Le Chaykh Mouhammad ‘Illaych confirme qu’attribuer l’endroit ou le corps à Allâh est de la mécréance

Sujet : Attribuer l’endroit ou le corps à Allâh est de la mécréance

Mouhammad 'illaych - Minhou l-Jalil   'illaych al-maliki - ridda   'illaych al-maliki - apostasie

Dans son livre « Minhou l-Jalîl ‘alâ Moukhtasari l-‘Allâmati Khalîl », le Chaykh Mouhammad ‘Illaych, a dit dans le chapitre de l’apostasie :

« وسواء كفر بقول صريح في الكفر كقوله كفرت بالله أو برسول الله أو بالقرآن أو الإله اثنان أو ثلاثة أو المسيح ابن الله أو العزيز ابن الله  أو  بلفظ يقتضيه أي يستلزم اللفظ الكفر استلزاما بينا كجحد مشروعية شيء مجمع عليه معلوم من الدين ضرورة ، فإنه يستلزم تكذيب القرآن أو الرسول، وكاعتقاد جسمية الله وتحيزه، فإنه يستلزم حدوثه واحتياجه لمحدِث »

« C’est de la mécréance explicite si quelqu’un dit : « je suis mécréant en Allâh » , ou « en le Messager de Allâh » ou « en le Qour-ân », ou celui qui dit que Dieu est deux ou trois, ou celui qui dit : « Jésus est le fils de Dieu » ou « ‘Ouzayr est le fils de Dieu », ou celui qui renie quelque chose qui fait partie de la religion selon l’unanimité qui est bien connue qu’elle fait partie de la religion, car ceci implique le démenti du Qour-ân ou du Messager ; ou le fait de croire que Allâh serait un corps ou qu’Il serait localisé, ce qui impliquerait qu’Il soit entré en existence et qu’Il aurait eu besoin de qui l’a créé »

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moufti des contrées égyptiennes, Aboû ‘Abdi l-Lâh Mouhammad Ibn Ahmad ‘Illaych Al-Mâliki Al-Azhari, est né en 1217 au Caire (Egypte) et il est décédé en 1299 de l’hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 150 ans.

  • Az-Zirikli a dit à son sujet : « Il est l’un des plus grands spécialistes du Fiqh (jurisprudence) Mâlikite » [Al-A’lâm]

– Dans son chapitre concernant les choses qui font sortir de l’Islâm (l’apostasie), il mentionne, entre autres, le fait de croire que Allâh serait un corps ou de croire que Allâh serait localisé, c’est-à-dire croire que Allâh serait dans un endroit ou une direction.

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– Celui qui a commis une mécréance doit revenir immédiatement à l’Islam en prononçant les deux témoignages, qui sont (ach-hadou an la ilaha il-la l-Lah, wa ach-hadou anna Mouhammadan raçoulou l-Lah) c’est-à-dire : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allâh ». Il ne suffit pas de dire « astaghfirou l-Lâh ».

L’Imâm Mâlik dit que l’istiwâ de Allâh est sans comment (rapporté par Al-Qayrawâni)

Sujet : La position de l’Imâm Mâlik sur l’istiwâ de Allâh

Al-Qayrawani - Kitab Al-Jami’   Al-Qayrawani - كتاب الجامع   Al-Qayrawani Malik istiwa

Dans son livre « Kitâb Al-Jâmi’ fi s-Sounan wa l-Âdâb wa l-Maghâzi wa t-Târîkh », l’Imâm Ibn Abî Zayd Al-Qayrawâni a dit :

« و قال رجل لمالك :  » يا أبا عبد الله { الرحمن على العرش استوى } كيف استوى ؟ قال : الاستواء غير مجهول و الكيف منه غير معقول و السؤال عنه بدعة و الإيمان به واجب ، و أراك صاحب بدعة ، أخرجوه »

« Un homme demanda à [l’Imâm] Mâlik : « Ô Abâ ‘Abdi l-Lâh [il récita le verset : ] « Ar-Rahmân ‘ala ‘arch istawâ » : Istawâ comment ? L’Imâm Mâlik répondit : « L’istiwâ n’est pas inconnu et le comment n’est pas concevable, poser la question à ce sujet est une innovation, et y croire est un devoir et je pense que tu fais partie des [mauvais] innovateurs ! Faites le sortir ! ».»

Informations utiles :

– L’Imâm Aboû Mouhammad ‘Abdou l-Lâh Ibn Abî Zayd Al-Qayrawâni Al-Mâliki est né en 310 à Qayrawân -Kairouan- (Tunisie) et il est décédé en 386 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1060 ans. Il était surnommé Mâlik As-Saghîr, c’est-à-dire le petit Mâlik. Son ouvrage Ar-Riçâlah est très réputé.

– L’Imâm, le spécialiste de la science du Hadîth, le Moujtahid (jurisconsulte), Mâlik Ibnou Anas est l’un des plus grands savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un Salaf (C’est-à-dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1260 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Malikite. L’Imâm Ach-Châfi’i disait de lui « Lorsque les savants sont cités, Mâlik est comme une étoile »Consultez sa biographie : ici.

– Ici, l’Imâm Mâlik dit clairement que le comment au sujet de l’istiwâ de Allâh est inconcevable, c’est-à-dire que c’est un istiwâ sans comment (bilâ kayf). En effet, l’Imâm Mâlik n’a pas accepté que l’on demande « comment ? » au sujet de l’istiwâ de Allâh. Ceci nous confirme donc que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise, ni un établissement, ni une installation, ni une élévation spatiale ni aucun autres sens qui font partie des attributs des créatures et qui sont concerné par le « comment » [al-kayf]. [Voir à ce sujet l’explication du Chaykh Al-‘Azzâmi Al-Mâliki]

– Le comment (al-kayf / al-kayfiyyah) c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, le poids, la position assise, l’établissement, la proximité, la distance, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh n’est pas concerné par cela.

  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Ar-Râghib Al-Asbahâni (m.502 A.H.) a dit : « “Kayfa” est un terme par lequel on demande à connaitre ce qu’il convient de dire [au sujet de quelqu’un], c’est-à-dire en terme de comparaison ou autre, tel que le blanc et le noir, la personne saine et le malade, et c’est pour cela qu’il n’est pas valable de dire au sujet de Allâh ‘azza wa jall “kayfa” (comment) » [Al-Moufradât fî Gharîbi l-Qour-ân]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Ar-Râghib Al-Asbahâni (m.502 A.H.) a dit également : « La forme (ach-chakl), l’aspect (al-hay-ah), l’image (as-soûrah), la similitude (an-nidd) concernent le genre et la comparaison et sont compris dans la kayfiyyah (le comment, la description physique)» [Rapporté par Al-Mounâwi dans son livre : At-Tawqîf ‘alâ Mouhimmâti t-Ta’ârîf]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Ar-Râghib Al-Asbahâni (m.502 A.H.) a dit également : « La comparaison est dans la kayfiyyah» [Rapporté par Al-‘Askari dans son ouvrage : Al-Fouroûq Al-Loughawiyyah]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue arabe) Ibn Mandhoûr (m.711 A.H.) a dit : « al-hay-ah et  al-hî-ah (l’aspect, l’apparence) est l’état d’une chose, c’est sa kayfiyyah (comment, description physique)» [Liçân al-‘Arab]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Al-Fayroûzâbâdi (m.817 A.H.) a dit : « Les adeptes du Tawhîd (l’unicité divine) ont dit que Allâh ta’âlâ est sans kammiyyah (quantité, volume) et sans kayfiyyah (comment, description physique)» [Al-Qâmoûs Al-Mouhît]
  • Le Mouhaddith (transmetteur du hadîth) Mouhammad ‘Abdou r-Ra-oûf Al-Mounâwi (m.1031 A.H.) a dit : « “Kayfa” est un mot dont la portée est une interrogation sur les états de façon générale, sur ce que l’on perçoit par nos sens » [At-Tawqîf ‘alâ Mouhimmâti t-Ta’ârîf]

– L’Imâm Al-Bayhaqi a bien résumé tout cela en disant au sujet de Allâh ta’âlâ : « Il est Celui Qui n’est pas soumis aux illusions de la kayfiyyah (comment, description physique) » [Dans son livre : Al-I’tiqâd]

– L’Imâm Mâlik a dit : « l’istiwâ n’est pas inconnu » (al-istiwâ ghayrou majhoul) c’est-à-dire que l’istiwâ est connu car il est rapporté dans le Qour-ân, puis il a dit : « le comment n’est pas concevable » (al-kayfou ghayrou ma’qoûl) c’est-à-dire que le comment est exclu, impossible à Son sujet, à savoir que l’istiwâ dans le sens du comment, c’est-à-dire de l’attitude comme la position assise, n’est pas concevable : la raison ne l’accepte pas puisqu’il fait partie des caractéristiques des créatures. En effet, la position assise n’est valable que pour un être qui a des membres, c’est-à-dire un postérieur et des genoux, gloire à Allâh Qui est exempté de tout cela.

– Cette citation est rapportée avec une chaîne de transmission authentique. Elle a également été citée par :

  • Le Hâfidh Al-Bayhaqi [dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât »] et également [dans son livre « Al-I’tiqâd»] ;
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni l’a rapportée dans son livre « Fathou l-Bârî charh Sahîh Al-Boukhâri » ;
  • Le Hâfidh Aboû Nou’aym dans « Hilyatou l-Awliyâ » ;
  • L’Imâm Al-Qourtoubi l’a citée [dans son tafsîr];
  • et d’autres qu’eux.

– Elle est d’ailleurs confirmée dans le manuscrit du livre Al-I’tiqâd :

– Le Hâfidh Az-Zabîdi a dit : « Ibnou l-Labân a dit dans l’explication de la parole de Mâlik : sa parole « Kayf ghayrou ma’qoûl » (le comment est inconcevable) : c’est-à-dire que le kayf (comment) fait parti des caractéristiques de ce qui entre en existence, et tout ce qui fait parti des attributs des choses entrées en existence, le fait de les attribuer à Allâh contredit la raison, de ce fait cela est catégoriquement renié pour Allâh ta’âlâ. Quant à sa parole : « wa l-Istiwâ ghayrou majhoûl » (l’istiwâ n’est pas inconnu) c’est-à-dire que son sens est connu par les spécialistes de la langue Arabe, et sa parole « wa l-îmânou bihi» (et y croire) c’est-à-dire selon ce qui est digne de Lui ta’âlâ, « wâjib» (est un devoir) car cela fait parti de la foi en Allâh et en Ses livres,  « wa s-sou-âlou ‘anhou bid’ah» (poser la question à ce sujet est une innovation) c’est-à-dire une nouveauté car les compagnons connaissaient son sens qui est digne d’être attribué à Allâh du point du vue de la langue, ainsi ils n’ont pas été amené à poser cette question» [It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn].

– Au sujet de la parole « fauteur d’innovation » [صاحب بدعة] adressé par l’Imâm Mâlik à cet homme qui lui avait demandé « comment est l’istiwâ de Allâh », le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi Al-Azhari explique en disant : « Parce que sa question sur le comment de l’istiwâ indique qu’il a compris l’istiwâ selon son sens apparent, physique, qui relève de l’emprise d’un corps sur un autre et de son établissement dessus, et qu’il n’a fait que douter sur le comment de cet établissement. Il a donc demandé à son sujet. Et c’est exactement cela l’assimilation (tachbîh) que l’Imâm Mâlik a pointé comme étant une innovation (bid’ah)» [Dans son livre «Fourqânou l-Qour-ân»]

  • Ici, lors de l’explication de l’histoire de cet homme ignorant qui a osé demander à l’Imâm Mâlik « comment est l’istiwâ de Allâh ? », l’Imâm Al-‘Azzâmi dit que justement si l’Imâm Mâlik a dit à cet homme qu’il est un mauvais innovateur et qu’il l’a fait sortir, c’est que la question de cet homme relevait de l’innovation blâmable. En effet, le fait qu’il ait demandé « comment ? » au sujet de l’istiwâ de Allâh est en soit une mauvaise innovation.

– Une autre version authentique proche de celle-ci est rapportée avec les termes (wa kayfa ‘anhou marfoû’) c’est-à-dire : « Dire “comment” est exclu à Son sujet ». Cela est rapporté par le Hâfidh Al-Bayhaqi dans « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât », par le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni dans son livre « Fathou l-Bârî charh Sahîh Al-Boukhâri », par Adh-Dhahabi dans « Siyarou A’lâmi n-Noubalâ » et d’autres.

– Quant à la version propagée par les anthropomorphistes, selon laquelle Mâlik aurait dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoûl), cette version n’est pas vraie ; elle n’a été validée d’aucun des Salaf ; elle n’a pas été confirmée comme étant la parole de Mâlik ni de personne d’autre parmi les Imâm. L’Imâm Mâlik n’a pas dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoûl). Cette version n’a aucune chaîne de transmission sur laquelle on puisse se baser et elle n’est pas conforme au tawhîd. En effet, le fait de dire que le comment est ignoré, cela insinue que Allâh aurait des attributs qui ont un comment (des caractéristiques des créatures), mais que nous ne saurions pas par lesquelles de ces caractéristiques Il serait attribué; et cela contredit le tawhîd. Cependant certains savants on cité cette version dans leurs ouvrages en expliquant « al-kayf » par « al-haqîqah » c’est-à-dire Sa réalité, ainsi ils expliquent que nul ne connaît la réalité de Allâh si ce n’est Lui-même.

– Le Chaykh Ahmad Zarroûq Al-Mâliki explique [dans son livre « Charh ‘Aqîdati l-Ghazâli »] que la version contenant les termes « al-kayfiyyatou majhoûlah » n’est pas authentique, car elle signifierait que le comment est inconnu. Cette parole impliquerait donc qu’il existe un comment mais que celui-ci serait ignoré, alors que l’Imâm Mâlik a justement voulu expliquer qu’il n’y a pas de comment.

– Ce qui confirme davantage la position de l’Imâm Mâlik, c’est ce que rapporte l’Imâm Al-Bayhaqi qui a dit : « [Les imâms] Al-Awzâ’i, Mâlik, Soufyân Ath-Thawri et Al-Layth Ibn Sa’d ont été questionné au sujet de ces hadîth (les hadîth moutachâbih – équivoques -), alors ils ont dit : Citez les comme ils sont parvenus, sans attribuer de comment (bilâ kayfiyyah) » [Dans son livre “Al-I’tiqâd”].

– De même l’Imâm Mâlik considérait le verset de l’istiwâ de parmi les moutachâbihât (textes équivoques). En effet, l’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi a dit : « Certains d’entre eux [c’est-à-dire les savants] ont dit que le verset de l’istiwâ est moutachâbih (équivoque), et ceci est l’avis de Mâlik Ibn Anas, des Fouqahâ de Médine et de Al-Asma’i » [Dans son livre Ousoûlou d-Dîn].

– Remarque importante : il y a une grande différence entre :

  • La parole des gens de la Sounnah qui disent que Allâh est sans comment (bilâ kayf), c’est-à-dire qu’Il n’est pas concerné par le comment, la description physique, comme cela a clairement été déclaré par les grands Imâm de la Oummah ;
  • et la parole des mouchabbihah (assimilateurs) qui se sont illusionné et qui ont pris pour croyance que Allâh aurait un comment mais que ce comment serait d’après eux ignoré, et qui disent : on ne sait pas comment. Ainsi, Ibn ‘Outhaymîn le wahhabite a contredit ouvertement les gens de la Sounnah en disant : « Nous ne nions pas à leurs sujets [les textes moutachâbihah] la kayfiyyah (comment, description physique) au contraire nous croyons qu’ils ont une kayfiyyah, mais nous n’avons pas connaissance de cette kayfiyyah» [Dans son livre intitulé “Charh al-‘Aqîdah Al-Wâsitiyyah”].

– Certains leaders de la mouvance sectaire wahhabite ont même prétendu textuellement que Allâh serait assis sur le trône. Article à consulter à ce sujet : Ar-Râjihi et Fawzân (wahhabites) prétendent que Allâh est assis sur le trône.

– Les wahhabites ont hérité cette croyance abjecte d’Ibn Taymiyah (moujassim) qui a également prétendu que Allâh serait assis. Article à consulter à ce sujet : L’Imam Abou Hayyan Al-Andalouçi dénonce l’égarement de Ibn Taymiyah.

– Il a été rapporté que l’Imâm Mâlik considérait mécréant ceux qui ont pour croyance que Allâh serait dans une direction ou qu’Il serait un corps [Rapporté par Al-Haytami] et [Rapporté par Al-Qâri] et [Rapporté par Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari].

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah [Dans son livre Al-Wasiyyah]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni [Dans son livre Al-Insâf]
  • L’Imâm Ibnou Foûrak [Dans son livre Mouchkilou l-Hadîth]
  • L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Jouwayni (père de l’Imâm Al-Haramayn) [Dans son livre Kifâyatou l-Mou’taqad]
  • Le Chaykh Ibn Battâl [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [Dans son livre Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Ach-Chîrâzi [Dans son livre Al-Ichârah]
  • L’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni [Dans son livre Al-Irchâd]
  • L’Imâm Al-Moutawalli [Dans son livre Al-Ghounyah]
  • Le Chaykh Aboû Mouhammad Rizqou l-Lâh Ibn ‘Abdi l-Wahhâb At-Tamîmi Al-Hambali (m. 488 H.) a dit : « On ne dit pas que le trône est Son endroit, car les endroits sont créés par Allâh et ils sont entrés en existence contrairement à Lui, et on ne dit pas qu’Il est assis (qâ’id) par Son Être sur le trône, ou debout, ou allongé, ou endormi, ou en contact, ou proche. Mais nous employons le terme de cet attribut (c’est-à-dire le terme istawâ) tout comme cela est parvenu dans le Qour-ân » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în].
  • L’Imâm Al-Ghazâli [Dans son livre Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [Rapporté par Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki]
  • Le Chaykh Al-Lâmichi Al-Hanafi [Dans son livre At-Tamhîd li Qawâ’id At-Tahwîd]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i [Dans son livre Al-Bourhânou l-Mou-ayyad]
  • L’Imâm Aboû Madyan [Dans son traité de croyance]
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzî
  • L’Imâm Ibn ‘Abdi s-Salâm [Rapporté par Tâjou d-Dîn As-Soubki]
  • L’Imâm Zaynou d-Dîn Ibnou l-Mounayyir [Dans son livre Tafsîr Mouchkilât Ahâdith youchkilou dhâhirouhâ]
  • L’Imâm Ibnou Abî Jamrah [Dans son livre Bahjatou n-Noufoûs]
  • Al-Qâdî Ibn Jamâ’ah
  • Le Moufassir Al-Khâzin [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Abou Hayyân Al-Andalouçi [Dans son Tafsîr : An-Nahrou l-Mâdd]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit lors de l’explication du verset {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} « Ar-Rahmânou ‘ala l-‘Archi stawâ » [Soûrat Taha/5] : « Il n’est pas permis de le prendre dans le sens de l’établissement (istiqrâr) » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi [Dans son livre Tarhou t-Tathrîb]
  • Le Chaykh Ahmad Zarroûq Al-Fâçi [Dans son livre Charh ‘Aqîdati l-Ghazâli]
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri [Dans son livre Ihkâm ad-Dalâlah]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Alî Al-Qârî
  • L’Imâm Al-Kawthari (qui rapporte l’unanimité) [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi [Dans son livre Fourqân al-Qour-ân]
  • Le Chaykh Ibn ‘Âchoûr [Dans son tafsîr]
  • Le Chaykh Mehmed Zâhid Kotku [Dans son livre Ehl-i Sünnet Akaidi]
  • Le Hâfidh Al-Harari [Dans son livre As-Sirât al-Moustaqîm]
  • et de nombreux autres savants.

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’Istiwâ de Allâh : ici.

Le Hâfidh Aboû ‘Awânah confirme qu’une personne peut sortir de l’Islâm sans l’avoir voulu

Ibn hajar al-3Asqalani-fath-al-bari   abou 'awanah - riddah   abou 'awanah - apostasie

Dans son commentaire du Sahîh de Al-Boukhâri «Fath Al-Bâri », l’Imâm Ibnou Hajar Al-’Asqalâni rapporte que le grand Hâfidh Aboû ‘Awânah a dit :

« وفيه أن من المسلمين من يخرج من الدين من غير أن يقصد الخروج منه ومن غير أن يختار دينًا على دين الإسلام »

«  Certes, il y a parmi les musulmans qui sortent de l’Islâm sans qu’ils aient voulu en sortir, et sans qu’ils aient choisi une autre religion que l’Islâm » 

Informations utiles :

– Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 590 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est le plus célèbre commentaire du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.

  • L’Imâm As-Souyoûti a dit de lui :  « Chaykhou l-Islâm, l’Imâm des houffâdh (spécialistes de la science du hadîth) de son temps, le Hâfidh (spécialiste du hadîth) des contrées Egyptienne mais il est aussi le Hâfidh de tout le bas-monde, le juge des juges » [Tabaqât Al-Houffâdh].
  • Le Hâfidh Ibn Nasrou d-Dîn Ad-Dimachqi Ach-Châfi’i a dit à son sujet : « Notre Maître (mawlanâ wa sayyidounâ), Chaykhou l-Islâm, le grand Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), celui qui supporte la sounnah, l’Imâm des Imams, le juge des juges de la oummah » [Al-Jawâhir].

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Aboû ‘Awânah Ya’qoûb Ibn Is-hâq Ibn Ibrâhîm Ibn Yazîd Al-Isfarâyîni est un savant du salaf, il est né en 230 et il est décédé en 316 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1120 ans.

– Ici il parle de l’apostasie, qui est le fait qu’un musulman sorte de l’Islâm, c’est-à-dire qu’il devient mécréant. Et il dit qu’il se peut que quelqu’un sorte de l’Islâm sans avoir eu l’intention de quitter l’Islâm et sans avoir voulu changer pour autant de religion.

– Cette citation réfute la prétention de certains ignorants des sujets de l’apostasie, qui prétendent que la personne sortirait de l’Islâm uniquement si elle aurait eu l’intention d’en sortir ou si elle aurait changé de religion.

– Ceci est conforme à la parole du Prophète (صلى الله عليه وسلم) :

 إِنَّ العَبْدَ لَيَتَكَلَّمُ بِالكَلِمَةِ لا يَرىَ بِهَا بَأْساً يَهْوِي بِهَا فِي النَّارِ سَبْعِينَ خَرِيفاً 

qui a pour sens : « Certes, il arrive que quelqu’un dise une parole dans laquelle il ne voit pas de mal, mais à cause de laquelle il chutera en enfer pendant soixantedix automnes ». C’est-à-dire une distance parcourue en soixante-dix ans de chute pour atteindre le fond de l’enfer, le fond de l’enfer étant réservé aux mécréants. Ce hadîth a été rapporté par At-Tirmidhi, qui lui a donné le degré de haçan (bon). Dans le même sens, il existe un autre hadîth rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim.

– Ainsi, la personne se doit de connaître les sujets liés à l’apostasie afin de se préserver de tomber dans la mécréance. Car comme nous avons vu précédemment, il se peux qu’une personne sorte de l’Islâm sans même s’en apercevoir.

– Le Chaykh Bourhânou d-Dîn Ibn Mâzah Al-Boukhâri Al-Hanafi (m.616 H.) a dit : « Celui qui prononce une parole de mécréance tout en sachant qu’il s’agit d’une parole de mécréance et en y croyant, il a certes commis de la mécréance. Et s’il ne croyait pas en ce qu’il a prononcé, ou qu’il ne savait pas qu’il s’agit d’une parole de mécréance, mais qu’il l’a prononcé volontairement, alors il est devenu mécréant selon l’ensemble des savants, et il n’est pas excusé par son ignorance. Et s’il n’a pas eu l’intention de faire cela [c’est-à-dire de prononcer la parole de mécréance] de sorte qu’il a voulu prononcé autre chose mais qu’il soit sorti de sa langue la parole de mécréance sans qu’il l’ai voulu, comme si par exemple il voulait dire « il n’est de dieu que Allâh » mais qu’il est sorti de sa langue la parole « il y a avec Dieu un autre dieu » il ne devient pas mécréant » [Al-Mouhîtou l-Bourhâni]

– Le Qâdî Aboû Bakr Ibnou l-‘Arabi Al-Mâliki (m. 543 H.) a dit : « Faire de la mécréance en plaisantant est de la mécréance, il n’y a pas de divergence à ce sujet dans la communauté musulmane » [Dans son livre Ahkâmou l-Qour-ân et également rapporté de lui par Al-Qourtoubi dans son Tafsîr]

– L’Imâm Ibn Noujaym Al-Hanafi (m. 970 H.) a dit : « Celui qui prononce une parole de mécréance en plaisantant ou pour s’amuser devient mécréant selon tout les savants » [Dans son livre Al-Bahrou r-Râ-iq et également rapporté de lui parIbn ‘Âbidîn dans Raddou l-Mouhtâr]

– Celui qui a commis une mécréance doit revenir immédiatement à l’Islâm en prononçant les deux témoignages, qui sont (ach-hadou an la ilaha il-la l-Lah, wa ach-hadou anna Mouhammadan raçoulou l-Lah) c’est-à-dire : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allâh ». Il ne suffit pas de dire « astaghfirou l-Lâh ».

  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Houçayn Al-Hadrami a dit : « Il est obligatoire pour celui qui est tombé dans l’apostasie de revenir immédiatement à l’Islam, en prononçant les deux témoignages et en abandonnant ce par quoi l’apostasie a eu lieu. » [Soullam At-Tawfîq]

L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi confirme que les moujassimah sont mécréants et que Allâh existe sans endroit

Ar-Razi - Ousoul ad-din   Ar-Razi - les moujassimah sont mécréant

Dans son livre « Ousoûl Ad-Dîn » le Chaykh Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi a dit :

« المُجسّمة كفّار لأنهم اعتقدوا أنّ كلّ ما لا يكون متحيزاً ولا في جهة فليس بموجود ونحن نعتقد أنّ كلّ متحيّز فهو مُحْدَثٌ وخالقه موجود ليس بمُتحيّز ولا في جهة فالمُجسّمة نَفَوا ذات الشىء الذي هو الإله فيلزمهم الكفر»

« Les moujassimah (anthropomorphistes) sont mécréants car ils ont cru que tout ce qui n’est pas localisé, limité et dans une direction alors n’existe pas. Et nous, nous croyons que tout ce qui est localisé, limité est entré en existence et Son Créateur existe et n’est ni localisé, ni limité et ni dans une direction. Les moujassimah (anthropomorphistes) ont donc nié l’Etre Qui a la divinité c’est pour cela qu’ils sont déclaré mécréants. »

 Informations utiles :

– Chaykh al-Islâm, l’Imâm, le Moufassir –exégète– Aboû ‘Abdoul-Lâh Mouhammad ‘Oumar Al-Houçayn Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi est né en 543 et il est décédé en 606 de l’hégire (rahimahou l-Lâh) c’est-à-dire il y a plus de 830 ans. Il était du madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. C’est un savant de référence et son oeuvre « At-Tafsîrou l-Kabîr » est l’un des tafsîr les plus célèbres et les plus répandus. Certains savants, comme l’Imâm As-Souyoûti, l’ont désigné comme le moujaddid du 6ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

  • Ibnou l-Athîr a dit de lui : « Il était le savant de ce bas-monde à son époque » [Al-Kâmil]
  • Le Chaykh Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit : « Il était surnommé Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici, il confirme que les moujassimah (ceux qui attribuent le corps, la direction et l’endroit à Allâh) sont mécréants.

– Il confirme également le fait que Allâh n’est pas dans un endroit, ni une direction et qu’Il n’est pas limité.

– Dans d’autres passages de ses ouvrages, l’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Razi confirme la croyance des gens de la Sounnah :

  • Dans son tafsîr, lorsqu’il aborde le verset 11 de soûrat Ach-Choûra { ليس كمثله شيء } (layça kamithlihi chay) qui signifie « Rien n’est tel que Lui », l’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi a dit : « Les savants du Tawhîd par le passé et par le présent ont retenu cette âyah comme argument pour nier le fait que Allâh ta’âlâ soit un corps composé d’organes et de parties étant dans un endroit et une direction. Ils ont dit s’Il était un corps Il aurait été semblable à tous les corps et ceci implique qu’Il aurait des semblables et des ressemblants à Lui, or ceci est faux du fait même du Texte explicite de Sa Parole ta’âlâ : { ليس كمثله شيء } (layça kamithlihi chay) qui signifie « Rien n’est tel que Lui ». » [voir l’article : ici]
  • Dans son tafsîr, lors de l’explication du verset 4 de soûrat Ach-Choûrâ, l’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi a dit : « Dans la parole de Allâh ta’âlâ : {وَهُوَ ٱلۡعَلِىُّ ٱلۡعَظِيمُ} (wa houwa l-‘Aliyyou l-‘Adhîm) [qui signifie : « Il est Celui Qui a la domination absolue par la puissance et l’éminence du mérite »], il n’est pas possible que ce qui est visé par Al-‘Aliyy soit l’élévation par la direction et l’endroit puisque les preuves de la corruption de cette croyance ont été confirmées. Il n’est pas possible non plus que ce qui est visé par Al-‘Adhîm soit l’éminence par la corpulence et l’ampleur du corps car cela impliquerait qu’il soit composé de parties et d’éléments et cela est contraire à la parole de Allâh : {اللَّهُ أَحَدٌ} (Allâhou ahad) [qui signifie : « Allâh est unique »].». [voir l’article : ici]
  • Dans son tafsîr,  lors de l’explication du verset { وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَمَا كُنْتُم} (wa houwa ma’akoum aynamâ kountoum) [Soûrat Al-Hadîd/4] , l’Imam Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi a dit : « Les spécialistes de la science de la croyance (al-moutakallimoûn) ont dit que cette « ma’iyyah » est soit par la science, soit par la préservation et la protection ou bien les deux. Il est confirmé l’unanimité sur le fait que Allâh soubhânah n’est pas avec nous dans un endroit, ni une direction, ni dans un espace. Donc concernant Sa parole “wa houwa ma’akoum” il est indispensable d’en faire le ta-wîl (interprétation), et si le ta-wîl (interprétation) nous est permis ici, alors il est indispensable qu’il soit permis dans d’autres endroits [c’est-à-dire d’autres versets]». [voir l’article : ici]

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

  • L’Imâm ‘Ali Ibnou Abî Tâlib [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Hanîfah [voir : ici]
  • L’Imâm Mâlik [voir : ici]
  • L’Imâm Ach-Châfi’i [voir : ici] et [voir : ici]
  • L’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Ach’ari [voir : ici] et [voir : ici]
  • Le Qâdî ‘Abdou l-Wahhâb Al-Mâliki qui mentionne l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi [voir : ici]
  • L’Imâm Ibnou Battâl (449 H.)
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Ghazâli qui rapporte également l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi [voir ci-dessus]
  • L’Imâm An-Nawawi (676 H.)
  • L’Imâm Al-Mawsili [voir : ici]
  • L’Imâm Ibnou Abî Jamrah (699 H.)
  • L’Imâm An-Naçafi (710 H.) [voir : ici]
  • L’Imâm Safiyyou d-Dîn Al-Hindi (715 H.)
  • Le Chaykh Ibnou Amîr Al-Hajj Al-Hanafi (733 H.)
  • Le Chaykh Mahmôud Al-Qoûnawi Al-Hanafi (771 H.)
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni (829 H.)
  • Le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri qui rapporte l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm As-Souyoûti [voir : ici]
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [voir : ici]
  • Le Chaykh Al-Mounâwi [voir : ici]
  • Le Chaykh Mouhammad Mayyârah (1072 H.)
  • Le Chaykh Ibn Balbân [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Bayâdi (1098 H.)
  • L’Imâm Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi [voir : ici]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Houçayn Al-‘Alawi (1272 H.)
  • Le Chaykh Mouhammad ‘illaych Al-Mâliki [voir : ici]
  • Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari (1335 H.)
  • Le Chaykh Al-Marighni Az-Zaytoûni qui mentionne l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Kawthari [voir : ici]
  • Le Chaykh Mehmed Zâhid Kotku [voir : ici]
  • Le Mouhaddith Mouhammad Yâçîn Al-Fâdâni (1410 H.)
  • Le Mouhaddith Al-Harari (1429 H.)
  • Et beaucoup d’autres…

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

L’Imâm Al-Qayrawâni mentionne l’innovation du second adhân du vendredi par ‘Outhmân

Sujet : Les bonnes innovations.

ar-riçalah-Al-Qayrawani   Qayrawani - innovation deuxième appel à la prière - outhman

Dans son célèbre livre Ar-Riçâlah (dans le chapitre concernant la prière du vendredi), l’Imâm Al-Qayrawâni a dit :

« وهذا الأذان الثاني أحدثه بنو أمية »

« Le deuxième appel à la prière (adhan) a été innové par les Banoû Oumayyah »

Informations utiles :

– L’Imâm Aboû Mouhammad ‘Abdou l-Lâh Ibn Abî Zayd Al-Qayrawâni Al-Mâliki est né en 310 à Qayrawân -Kairouan- (Tunisie) et il est décédé en 386 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de  1060 ans. Il était surnommé Mâlik As-Saghîr, c’est-à-dire le petit Mâlik. Son ouvrage Ar-Riçâlah est très réputé.

– Ici, il rapporte que le second appel à la prière du vendredi -joumou’ah- a été ajouté par les Banoû Oumayyah, la tribu du grand Calife ‘Outhmân Ibnou ’Affân (رضي الله عنه) qui est celui qui a innové cet acte, comme cela est rapporté dans le Sahîh Al-Boukhâri ; ceci alors que ni Prophète (صلى الله عليه وسلم), ni Aboû Bakr, ni ‘Oumar ne le faisait. De nos jours cette bonne innovation est pratiquée par l’ensemble des musulmans à travers le monde.

– L’Illustre Compagnon, Amîr al-Mou-minîn, ‘Outhmân Ibn ‘Affân Dhoun-Noûrayn est décédé en 36 de l’Hégire (رضي الله عنه) c’est-à-dire il y a environ 1400 ans. Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a fait son éloge à de nombreuses occasions. Il a été surnommé « Dhou n-Noûrayn » (l’homme aux deux lumières) car il a épousé successivement deux des filles du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم). ‘Outhmân fait également parti des compagnons à qui le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a annoncé qu’ils auraient le Paradis.

– Cet acte nous confirme que ce n’est pas toute chose que le Messager (صلى الله عليه وسلم) ne nous a pas ordonné de faire (sans nous l’interdire), qui est forcement quelque chose d’interdite. Au contraire le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : «مَنْ سَنَّ فِى الإِسْلامِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا» (ce qui a pour sens le sens) : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Cette bonne innovation de ‘Outhmân est mentionnée par l’Imâm Al-Boukhâri [Dans son Sahîh], dans le livre de la prière de vendredi : chapitre l’appel à la prière le jour de vendredi.

– Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-’Asqalâni, dans son livre « Fath al-Bârî », explique que le premier appel à la prière que nous réalisons le jour du vendredi est celui que ‘Outhmân (رضي الله عنه) a lui-même ajouté. Et personne n’a jamais blâmé cela.

– L’Imâm, le Hâfidh As-Souyoûti a dit au sujet de ‘Outhmân Ibn ‘Affân (رضي الله عنه) : « Il est le premier à avoir instauré le premier adhân du joumou’ah » [Dans son livre Târîkhou l-Khoulafâ]

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant les bonnes innovations : ici.

L’Imâm Al-Ghazâli rapporte l’unanimité sur le fait que les moujassimah sont mécréant

Sujet : les moujassimah sont mécréant par unanimité

إلجام العوام عن علم الكلام Al-Ghazali - إلجام العوام عن علم الكلام   Al-Ghazali - unanimité sur le fait que les moujassimah sont mécréant

Dans sa riçâlah « Iljâmou l-‘awâmm ‘an ‘ilmi l-kalâm » l’Imâm Al-Ghazâli a dit :

« أعني بالجسم عبارة عن مقدار له طول وعرض وعمق »

« Je vise par « le corps » (jism) ce qui a une longueur, une largeur et une profondeur. »

Puis il dit :

«  من عبد جسمًا فهو كافر بإجماع الأئمة السلف منهم والخلف »

« Quiconque adore un corps est un mécréant par unanimité des Imams du Salaf (prédécesseurs) et du Khalaf (successeurs). »

Informations utiles :

– Le Chaykh, l’Imâm Aboû Hâmid Mouhammad Ibnou Mouhammad Al-Ghazâli est né en 450 à Tus et il est décédé en 505 de l’Hégire à Tus (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 940 ans. C’est un savant très célèbre, il était surnommé « houjjatou l-Islâm » c’est-à-dire qu’il était capable de prouver la véracité, la beauté et la sagesse de l’Islâm. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 5ème siècle de l’Hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion). Il était du madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i. Son livre «Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn » est son ouvrage le plus connu.

  • Le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir a dit à son sujet : « Selon moi, le savant qui était à la tête du 5ème siècle [de l’hégire] (c’est-à-dire le Moujaddid – savant revivificateur) est l’Imâm Aboû Hâmid Mouhammad Ibnou Mouhammad Ibn Mouhammad Ibn Mouhammad Al-Ghazâli At-Toûçi, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), car il était un savant qui œuvrait (conformément à sa science), un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), un vertueux (Fâdil), un spécialiste des fondements (ousoûli), quelqu’un de complet, auteur d’ouvrages, doué de raison et dont la mention du fait qu’il ait de la science s’est propagée dans tous les horizons et il surpassa ses contemporains du Khouraçân, du Châm et d’Irak » [Tabyînou kadhibi l-Mouftarî]

– Sa riçâlah « iljâmou l-‘awâmm ‘an ‘ilmi l-kalâm » fait partie des derniers ouvrages qu’il a écrit. L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Ibn Salâh a dit : « Il s’agit du dernier ouvrage de Al-Ghazâli dans l’absolu ou alors le dernier ouvrage qu’il a composé dans ousoûlou d-dîn» [Rapporté par Az-Zarkachi dans Al-Bahrou l-Mouhît]

– Ici nous voyons clairement que l’Imâm Al-Ghazâli déclare mécréant les moujassimah (anthropomorphistes) c’est-à-dire ceux qui ont pour croyance que Allâh serait un corps. Bien plus, l’Imâm Al-Ghazâli mentionne qu’il y a unanimité des Salafs et des Khalafs sur le fait que les moujassimah (anthropomorphistes) sont mécréant.

– Dans un autre passage de son livre, l’Imâm Al-Ghazâli confirme ses propos en disant : « Certes, celui qui adore un corps alors il adore une idole, que ce corps soit petit ou grand, laid ou beau, dans la direction du bas ou du haut, sur terre ou sur le trône » [Iljâmou l-‘awâmm]

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanimes sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– De plus, l’Imâm Al-Ghazâli nous donne ici la définition du corps, à savoir : ce qui a une longueur, une largeur et une profondeur. Il n’est donc pas permis d’attribuer cela à Allâh. D’autres savants ont dit que le corps est ce qui est composé de deux substances élémentaires (jawhar) ou plus, c’est-à-dire que le corps est ce qui est composé. Et Allâh n’est ni composé ni un composant.

  • L’Imâm Ahmad Ibn Hambal a dit : « Les spécialistes de la langue ont mentionné que le mot « corps » (jism) est attribué pour tout ce qui présente une longueur, une largeur, une épaisseur, une composition et une image, et Allâh ta’âlâ est exempt de tout ceci » [Rapporté par Abou l-Fadl At-Tamîmi]
  • L’Imâm Al-Moutawalli (m.478 h.) a dit : « Le corps (jism) c’est ce qui est composé, et le minimum d’un corps c’est la composition de deux substances [élémentaires] (jawhar)» [Dans son livre Al-Ghounyah fî Ousoûli d-Dîn]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Ar-Râghib Al-Asbahâni (m.502 A.H.) a dit : « Le corps (jism) c’est ce qui a une longueur, une largeur et une profondeur » [Rapporté par Az-Zabîdi dans Tâj al-‘Aroûss]
  • Le Mouhaddith Mouhammad ‘Abdou r-Ra-oûf Al-Mounâwi (m.1031 A.H.) a dit : « Le corps (jism) est ce qui a une longueur, une largeur et une profondeur » [At-Ta’ârîf]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Le corps (jism) c’est tout ce qui a un volume ou une longueur, une largeur et une profondeur, qu’il soit grand ou petit» [Boughyatou t-Tâlib]

– Les corps se divisent en deux catégories : les corps palpables et les corps impalpables. Les corps palpables, c’est ce qu’on peut saisir à la main tel que les pierres, les plantes, les humains… Et les corps impalpables, c’est ce qu’on ne peut pas saisir à la main tel que la lumière, les Anges, les Jinns, les âmes…  Les corps, qu’ils soient palpables ou impalpables, ainsi que leurs caractéristiques sont tous créés par Allâh, par conséquent Allâh n’est pas un corps, ni un corps palpable, ni un corps impalpable.

– Celui qui attribue à Allâh le fait d’avoir une longueur, ou une largeur, ou une profondeur, ou d’être composé, ou d’être un composant est mécréant par unanimité des savants qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf. Il n’est donc pas permis de dire ou de croire que Allâh aurait des membres ou des organes, tels que la main, les doigts, les yeux, le pied, le tibia, le visage …

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

L’Imâm Ibn Al-Jawzi parle du hadîth du nouzoûl et de la mauvaise compréhension des égarés

Saydou l-Khatir - Imam Ibn Al-Jawzi   Ibn Al-Jawzi hadith an-nouzoul   Ibn Al-jawzi hadith An-Nuzul

Dans son livre « Saydou l-Khâtir », l’Imâm Ibn Al-Jawzi a dit :

« فترى أقواماً يسمعون أخبار الصفات فيحملونَها على ما يقتضيه الحس ، كقول قائلهم : ينـزل بذاته إلى السماء ويتنقل ، وهذا فهم ردىء ، لأن الـمتنقـل يكون من مكان إلى مكان ، ويوجب ذلك كون الـمكان أكبر منه ، ويلزم منه الحركة ، وكل ذلك محال على الحق عزَّ وجلَّ »

« Tu trouves des gens qui entendent les nouvelles concernant les attributs [de Allâh] et qui leur donnent le sens physique, comme certains qui déclarent que Allâh descend au ciel ou qu’Il se déplace. Ceci est une mauvaise compréhension car celui qui se déplace se déplace d’un endroit à un autre et cela implique que l’espace soit plus grand que lui, cela implique aussi le mouvement alors que tout cela est impossible au sujet de Allâh (Al-Haqq) ‘azza wa jall ».

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste des chaînes de transmission du hadîth), le Moufassir (exégète) ‘Abdou r-Rahmân Ibnou ‘Ali connu sous le nom de Ibnou l-Jawzi le Hanbalite, est né en 508 à Baghdâd et il est décédé en 597 de l’Hégire à Baghdâd  (رحمه الله) c’est-à-dire il y a 835 ans.

– Ibnou l-Jawzi fait partie des piliers des hanbalites. Il a écrit un livre appelé « Daf’ou Choubahi t-Tachbîh » pour répliquer à ceux qui ont attribué le corps à Allâh tout en se réclamant de l’école de l’Imâm Ahmad alors que l’Imâm Ahmad est innocent de ce qu’ils ont pris pour croyance. L’Imâm Ibnou l-Jawzi est à lui seul une armée contre les moujassimah qui se réclament hanbalites.

– Ici, il parle des moujassimah (anthropomorphistes) et des mouchabbihah (assimilationnistes), qui par leurs mauvaises compréhensions des fondements de la religion, pensent que Allâh descend au ciel et qu’Il se déplace. A notre époque nous rencontrons toujours ce genre de personnes, principalement au sein de la mouvance sectaire wahhabite.

– L’Imâm Ibnou-l Jawzi dit clairement que le déplacement et le mouvement sont impossibles au sujet de Allâh. En effet, le mouvement et le déplacement sont des caractéristiques propres aux créatures.

– Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« ينـزل ربنا إلى سماء الدنيا »

[-yanzilou Rabbounâ ilâ samâ-i d-dounyâ-] mais ce hadîth ne signifie absolument pas que Allâh se déplacerait d’un endroit vers un autre, comme l’ont compris certains égarés.

– Les savants de l’Islâm, qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf, sont unanimes a confirmer l’attribut du nouzoûl au sujet de Allâh, tout en exemptant Allâh du comment (kayf), c’est-à-dire des caractéristiques des corps comme le mouvement, le déplacement et la descente de Son Être. Nous pouvons citer parmi eux :

  • L’Imâm Al-Bayhaqi [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Isfarâyîni [voir : ici]
  • L’Imâm Ach-Chirâzi [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Ghazâli [voir : ici]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [voir : ici]
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.)
  • L’Imâm Ibn Al-Jawzi [voir : ici] et [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi : [voir : ici] et [voir : ici]
  • L’Imâm An-Nawawi [voir : ici] et [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Baydâwi [voir : ici] et [voir : ici]
  • Le Chaykh Mouhammad At-Tîbi
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr [voir : ici]
  • Le Qâdî Ibn Jamâ’ah [voir : ici]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Yamani
  • L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [voir :ici]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [voir : ici] et [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • La Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • L’Imâm Az-Zourqâni [voir : ici]
  • Le Chaykh Ahmad Ridâ [voir : ici]
  • Le Chaykh Mahmoud As-Soubki, qui mentionne l’unanimité des savants du Salaf et du Khalaf [voir : ici] et [voir : ici]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [voir : ici]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
  • Le Chaykh Al-Harari [voir : ici]
  • et beaucoup d’autres…

– Certains savants ont mentionné de manière explicite dans leurs ouvrages que le fait d’attribuer à Allâh le mouvement ou le déplacement est de la mécréance. Parmi eux :

  • Le Qâdî ‘Abdou l-Wahhâb Al-Mâliki qui mentionne l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Kawthari qui mentionne l’unanimité [voir : ici] et [voir : ici]

– De nombreux savants ont fait une interprétation détaillée de ce hadîth en expliquant que c’est l’ordre de Allâh, ou un ange, ou encore Sa miséricorde qui descend. Parmi ceux qui ont soutenue cela, il y a :

  • L’Imâm Mâlik, comme le mentionne An-Nawawi qui présente cette interprétation comme l’une des voies valables chez les gens de la sounnah [voir : ici], Az-Zourqâni [voir : ici], Ibn Battâl, Al-Qâdî ‘Iyâd, Al-Qastallâni, Al-Yamani, Moullâ ‘Ali Al-Qâri ainsi que Ibn ‘Abdi l-Barr et autres.
  • L’Imâm Ibn Foûrak
  • Le Qâdî Aboû Bakr Ibn ‘Arabi
  • Le Qâdî ‘Iyâd
  • L’Imâm Al-Moutawalli [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr [voir : ici]
  • L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [voir : ici]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-Khatîb Al-Misri
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [voir : ici]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
  • et beaucoup d’autres…

– Ainsi il ne convient pas de prêter attention aux propos des wahhabites qui accusent les gens de la Sounnah qui ont interprété ce hadîth d’être des mou’attil (négateur/athée). Ces mêmes wahhabites qui prétendent qu’il s’agit d’une descente véritable de Allâh tout comme l’a prétendu Ibn Outhaymîn (wahhabite) qui a dit : « Et il s’agit d’une descente véritable qui convient à Allâh. Et les négateurs (ahlou t-Ta’tîl) l’ont interprété par la descente de Son ordre, de Sa miséricorde ou d’un de parmi Ses anges » [voir l’article à ce sujet : ici]Ainsi, il est venu avec une croyance totalement opposée aux savants mentionnés ci-dessus.

– Cette croyance que défendent les wahhabites est propre aux mouchabbihah (anthropomorphistes) comme l’a signalé l’Imâm Ibn Hajar dans son commentaire du Sahîh de l’Imâm Al-Boukhâri, lorsqu’il a dit : Les gens ont divergé sur le sens de an-nouzoûl : certains l’ont pris selon son sens apparent et son sens propre (haqîqi), et ce sont les anthropomorphistes (al-Mouchabbihah), et Allâh est exempt de ce qu’ils disent. [retrouvez l’article : ici], et cette croyance que prône Ibn ‘Outhaymîn est celle que prônait l’ancêtre des moujassimah, Aboû ‘Abdi l-Lâh Ibn Karrâm qui prétendait que ce qu’il adore est concerné par le changement de lieu, le déplacement et la descente [voir à ce sujet le livre de l’Imâm Ach-Charastâni : ici].

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le hadîth du nouzoûl : ici.

Le Faqîh Sa’îd Ibn Al-Mousayyib et le Hâfidh Al-Bayhaqi incitaient à porter des hirz

Sujet : Le port du hirz est permis

Al-Bayhaqi Sounan Al-Koubra   Sounan Al-Koubra tome 9 Al-Bayhaqi   Al-Bayhaqi - Porter le hirz est permis

Dans son recueil de Hadîth « As-Sounan Al-Koubrâ », le Hâfidh Al-Bayhaqi rapporte :

«أَخْبَرَنَا أَبُو زَكَرِيَّا بْنُ أَبِي إِسْحَاقَ، وَأَبُو بَكْرِ بْنُ الْحَسَنِ قَالَا: ثنا أَبُو الْعَبَّاسِ الْأَصَمُّ، ثنا بَحْرُ بْنُ نَصْرٍ، ثنا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي نَافِعُ بْنُ يَزِيدَ، أَنَّهُ سَأَلَ يَحْيَى بْنَ سَعِيدٍ عَنِ الرُّقَى وَتَعْلِيقِ الْكُتُبِ، فَقَالَ: كَانَ سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيِّبِ يَأْمُرُ بِتَعْلِيقِ الْقُرْآنِ وَقَالَ: لَا بَأْسَ بِهِ.
قَالَ الشَّيْخُ رَحِمَهُ اللهُ: وَهَذَا كُلُّهُ يَرْجِعُ إِلَى مَا قُلْنَا مِنْ أَنَّهُ إِنْ رَقَى بِمَا لَا يُعْرَفُ أَوْ عَلَى مَا كَانَ مِنْ أَهْلِ الْجَاهِلِيَّةِ مِنْ إِضَافَةِ الْعَافِيَةِ إِلَى الرُّقَى لَمْ يَجُزْ , وَإِنْ رَقَى بِكِتَابِ اللهِ أَوْ بِمَا يُعْرَفُ مِنْ ذِكْرِ اللهِ مُتَبَرِّكًا بِهِ وَهُوَ يَرَى نُزُولَ الشِّفَاءِ مِنَ اللهِ تَعَالَى فَلَا بَأْسَ بِهِ، وَبِاللهِ التَّوْفِيقُ.»

  « (…) Nâfi’ Ibnou Yazîd m’a rapporté qu’il a interrogé Yahyâ Ibnou Sa’îd sur le jugement des Rouqâ et du fait de porter sur soi des écritures, et qu’il lui a répondu : Sa’îd Ibnou l-Mousayyib incitait à porter des écrits Coraniques et il disait : « Il n’y a pas de mal en cela ! » 

Le Chaykh (Al-Bayhaqi), que Allâh lui fasse miséricorde, a dit : « Et tout cela revient à ce que nous disons, à savoir que si la personne porte des écrits dont on ignore la signification ou qui provient des gens de la jâhiliyyah [période avant la venue du Prophète Mouhammad] qui attribuaient aux rouqâ le pouvoir de les garder en bonne santé par elles-mêmes [sans la Volonté de Allâh], cela est interdit. Mais si la personne porte les rouqâ, qui comportent des versets du Qour-ân ou ce qui est connu comme étant du dhikr (évocation) de Allâh, dans le but de profiter de leur barakah, tout en sachant que la guérison ne provient que de Allâh, alors il n’y a pas de mal en cela, et c’est certes Allâh qui accorde la réussite. »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements) Aboû Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait partie des plus grands savants du hadîth, et il est de l’école de jurisprudence Châfi’ite.

  • Ibnou l-Jawzi a dit à son sujet : « Il n’avait pas d’égal à son époque dans la mémorisation et la grande maîtrise [des sciences], il est l’auteur de bons ouvrages, il maîtrisait aussi bien la science du Hadîth, que la jurisprudence (Fiqh) et les fondements (Ousoûl), et il compte parmi les plus grands compagnons de [l’Imâm] Al-Hâkim Abî ‘Abdi l-Lâh (m.405 H) » [Al-Mountadham]
  • Ibnou l-Athîr a dit de lui : « Il était un savant dans le Hadîth et dans la jurisprudence (Fiqh) et il est l’auteur de nombreux ouvrages qui démontrent ses nombreux mérites » [Al-Loubâb] et il a dit de lui également : « Il était un Imâm dans le Hadîth et dans la jurisprudence au sein du Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i et il est l’auteur à ce sujet de différents ouvrages » [Al-Kâmil]
  • Le Hâfidh Salâhou d-Dîn Al-‘Alâ-i a dit à propos de lui : « Personne n’est venu après Al-Bayhaqi et Ad-Dâraqoutni qui les égale ou qui se rapproche de leur niveau [dans la science du Hadîth]». [Al-Wachyou l-Mou’am]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Il est le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth),  l’illustre savant (‘Allâmah), le digne de confiance, le spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), Chaykhou l-Islâm », il disait également à son sujet : « Si l’Imâm Al-Bayhaqi auvait voulu fonder sa propre école (Madh-hab) dans laquelle il réalise son ijtihâd (effort de recherche) il aurait été capable de cela vu l’abondance de sa science, et sa connaissance des divergences» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit à son sujet : « L’Imâm Al-Bayhaqi était l’un des Imâm des musulmans, quelqu’un qui appelait à s’accrocher fermement à la religion, un éminent spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un grand Hâfidh (spécialiste du Hadîth), un spécialiste des fondements (Ousoûli) intelligent, un ascète pieux, un fervent adorateur de Allâh,  il se dressait pour soutenir le Madh-hab (c’est-à-dire le Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i) dans les fondements et dans les ramifications, il était une montagne de parmi les montagnes de science » [At-Tabaqât]
  • Ibnou Kathîr a dit à propos de lui : « Il n’avait pas de semblable à son époque dans la maîtrise [des sciences], la mémorisation, le Fiqh (la jurisprudence) et l’écriture [d’ouvrages], Il était un spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un spécialiste du Hadîth (Mouhaddith), un spécialiste des fondements (Ousoûli), il a étudié la science auprès de Al-Hâkim ‘Abdou l-Lâh An-Nayçâboûri , et il étudia également de nombreux sujets auprès d’autres savants, il a composé de nombreux ouvrages utiles qui n’ont pas eu de semblable »[Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Al-Ousoûli (spécialiste des fondements), le pieux, le vertueux, celui qui n’avait pas d’équivalent à son époque dans la mémorisation, Il a excellé dans la maîtrise [des sciences] et la mémorisation » [Al-Mountakhab]
  • Ibnou ‘Abdi l-Hâdi a dit à son sujet : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), l’illustre savant, le Chaykh de Khourâçân » [Tabaqât ‘oulamâ-i l-Hadîth]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il était celui qui soutenait le plus la voie de l’Imâm Ach-Châfi’i » [Wafayâtou l-A’yân]
  • Retrouvez la biographie de l’Imâm Al-Bayhaqi : ici.

– L’Illustre successeur des compagnons (Tâbi’i), le Faqîh (jurisconsulte) Sa’îd Ibnou l-Mousayyib Ibn Hazn Aboû Mouhammad Al-Qouraychi est né en 15 et il est décédé en 94 de l’Hégire (رضي الله عنه), c’est-à-dire il y a plus de 1040 ans. Il est connu comme étant l’un des sept célèbres fouqahâ de Médine, l’un des plus grands savants de son temps, au point que certains l’on surnommé « Faqîhou l-Fouqahâ » c’est-à-dire le juriste des juristes. Il était également le gendre de Aboû Hourayrah (رضي الله عنه). Il rencontra et appris la science de la religion auprès de nombreux compagnons éminents tel que ‘Oumar Ibnou l-Khattâb, ‘Outhmân Ibnou l-‘Affân, ‘Ali Ibn Abî Tâlib, Ibn ‘Abbâs, ‘Abdou l-Lâh Ibn ‘Oumar et beaucoup d’autres. Nombreux sont les gens de science qui ont fait son éloge, tel que l’Imâm Mâlik, l’Imâm Ach-Châfi’i ou encore l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal.

–  Nous voyons que ces deux grands savants ont confirmé le caractère licite de porter sur soi des écrits comportant du Qour-ân ou du Dhikr de Allâh dans le but d’en rechercher leur barakah (bénédiction).

– Parmi les autres preuves du caractère licite de cela, il y a la parole de Allâh ta’âlâ :

« وَنُنَزِّلُ مِنَ الْقُرْآنِ مَا هُوَ شِفَاء وَرَحْمَةٌ لِّلْمُؤْمِنِينَ وَلاَ يَزِيدُ الظَّالِمِينَ إَلاَّ خَسَاراً »

ce qui a pour sens : « Nous révélons du Qour-an ce qui comporte une guérison et une miséricorde pour les croyants (…).» [sourate Al-Isra / 82] 

– Il y a également le fait que les compagnons du Prophète (صلى الله عليه وسلم) les accrochaient autour du cou de leurs enfants. Ainsi, dans le hadîth rapporté par At-Tirmidhi, il est dit ce qui a pour sens : « ‘Abdou l-Lâh Ibnou ‘Amr a dit : “Nous enseignions à nos enfants les versets du Qour-ân. Pour ceux qui n’avaient pas encore atteint la puberté, nous les écrivions sur une feuille que nous accrochions à leurs cous”. » [Sounan At-Tirmidhi]. Ce hadîth est haçan (fiable) comme l’ont indiqué l’Imâm At-Tirmidhi et le Hâfidh Ibnou Hajar Al-’Asqalâni.

– Tous les croyants savent pertinemment que la création n’appartient qu’à Allâh, et aucun d’entre eux n’a pour croyance que le hirz créerait la protection. Ces groupes qui prétendent que le port du hirz serait du chirk se déclarent-ils associateurs lorsqu’ils prennent des médicaments pour guérir de leur maladie ? Pourtant n’est-ce pas Allâh qui crée la guérison !?

– Par conséquent, tout comme il est licite de prendre des médicaments pour espérer la guérison, il est également permis de rechercher les causes de protection par le port de hirz. Et aucun savant musulman digne de ce nom, que ce soit parmi les salaf ou les khalaf n’a jamais blâmé ou interdit cela.

– On ne prend donc pas en considération les prétentions de certains groupes déviés selon lesquels le port du hirz serait du chirk (association à Allâh). En effet certaines personnes, principalement des membres de la mouvance sectaire wahhabite, à l’image de Al-Albâni, ont essayé de discréditer ce hadîth pour rejeter le caractère permis du port du hirz. Or, la parole de Al-Albâni n’est pas prise en considération car Al-Albâni n’était ni un hâfidh, ni un mouhaddith, il n’avait pas de chaykh dans la science du hadîth et ses livres sont remplis d’erreurs et contradictions concernant l’authentification des hadîth. Retrouvez à ce sujet les articles suivants :

– Ce qui a été blâmé par le prophète (صلى الله عليه وسلم), c’est ce que portaient les gens durant la jâhiliyyah, mais il n’est pas du tout question des hirz contenant du Qour-ân ou du Dhikr.

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le port du hirz : ici.

L’Imâm Al-Qayrawâni confirme qu’il est permis de porter sur soi du Qour-ân pour la protection

Sujet : Le port du Hirz est permis.

ar-riçalah-Al-Qayrawani   Al-Qayrawani hirz rouqa permis

Dans son célèbre livre Ar-Riçâlah (chapitre de la médication, et de l’évocation des rouqâ), L’Imâm Ibn Abî Zayd Al-Qayrawâni a dit :

« ولا بأس بالاكتواء والرقى بكتاب الله وبالكلام الطيب. ولا بأس بالمعاذة تعلق، وفيها القرآن »

« Il n’y a aucun mal dans la pratique de al-iktiwâ et des rouqâ basées sur le Livre de Allâh et l’écriture de la bonne parole. Et il n’y a pas de mal non plus dans le fait de porter sur soi des inscriptions protectrices (ma’âdhah) comportant du Qour-ân » 

Informations utiles :

– L’Imâm Aboû Mouhammad ‘Abdou l-Lâh Ibn Abî Zayd Al-Qayrawâni Al-Mâliki est né en 310 à Qayrawân -Kairouan- (Tunisie) et il est décédé en 386 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1060 ans. Il était surnommé Mâlik As-Saghîr, c’est-à-dire le petit Mâlik. Son ouvrage Ar-Riçâlah est très réputé.

– Ici, il dit qu’il n’y a pas de mal à porter sur soi des versets du Qour-ân, ou l’écriture de bonnes paroles comme du dhikr de Allâh, pour la protection et la bénédiction.

– Parmi les autres preuves du caractère licite de cela, il y a la parole de Allâh ta’âlâ :

« وَنُنَزِّلُ مِنَ الْقُرْآنِ مَا هُوَ شِفَاء وَرَحْمَةٌ لِّلْمُؤْمِنِينَ وَلاَ يَزِيدُ الظَّالِمِينَ إَلاَّ خَسَاراً »

ce qui a pour sens : « Nous révélons du Qour-ân ce qui comporte une guérison et une miséricorde pour les croyants(…).».[soûrat Al-Isrâ / 82]

– Il y a également le fait que les compagnons du Prophète (صلى الله عليه وسلم) les accrochaient autour du cou de leurs enfants. Ainsi, dans le hadîth rapporté par At-Tirmidhi il est dit ce qui a pour sens : « Abdoul-Lâh Ibnou ‘Amr a dit : “Nous enseignions à nos enfants les versets du Qour-ân. Pour ceux qui n’avaient pas encore atteint la puberté, nous les écrivions sur une feuille que nous accrochions à leurs cous”. ». Ce hadîth est haçan (fiable) comme l’a indiqué le hâfidh Ibnou Hajar Al-’Asqalâni. D’ailleurs même Ibn Taymiyah (moujassim) rapporte ce hadîth dans son livre Al-Kalimou t-Tayyib.

– Le Hâfidh Al-Moustaghfiri rapporte : « (…) Mâlik Ibnou Anas [c’est-à-dire l’Imâm Mâlik] nous a rapporté de Ibnou Chihâb : « Je suis entré chez Anas Ibnou Mâlik et je l’ai vu accrocher un ta’wîdh (hirz) autour du cou d’un de ses fils, alors je lui ai dit : « Ô toi, père de Hamzah, est-ce que l’épreuve est descendue sur lui [c’est-à-dire sur son fils] ? Il [c’est-à-dire Anas Ibnou Mâlik ] a dit : « Non ! » Puis il a posé sa main sur mon épaule et a dit : « Ô toi, père de Bakr, j’ai entendu le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) dire (ce qui a pour sens) : « Il n’y a pas de mal dans le fait de porter autour du cou le ta’wîdh (hirz) comportant du Qour-ân avant la descente de l’épreuve, tout comme après la descente de l’épreuve » [Dans son livre « Fadâ-ilou l-Qour-ân »]

– Egalement, l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal a rapporté de Ach-Cha’bi : « Il n’y a pas de mal à rechercher la protection par des âyah du Qour-ân que porterait la personne » [Al-‘Ilal wa Ma’rifatou r-Rijâl]

– Tous les croyants savent pertinemment que la création n’appartient qu’à Allâh, et aucun d’entre eux n’a pour croyance que le hirz créerait la protection. Ces groupes qui prétendent que le port du hirz serait du chirk se déclarent-ils associateurs lorsqu’ils prennent des médicaments pour guérir de leur maladie ? Pourtant n’est-ce pas Allâh qui crée la guérison?

– Par conséquent, tout comme il est licite de prendre des médicaments pour espérer la guérison, il est également permis de rechercher les causes de protection par le port de hirz. Et aucun savant musulman digne de ce nom, que ce soit parmi les salaf ou les khalaf n’a jamais blâmé ou interdit cela.

– On ne prend donc pas en considération les prétentions de certains groupes déviés selon lesquels le port du hirz serait du chirk (association à Allâh). En effet certaines personnes, principalement des membres de la mouvance sectaire wahhabite, à l’image de Al-Albâni, ont essayé de discréditer ce hadîth pour rejeter le caractère permis du port du hirz. Or, la parole de Al-Albâni n’est pas prise en considération car Al-Albâni n’était ni un hâfidh, ni un mouhaddith, il n’avait pas de chaykh dans la science du hadîth et ses livres sont remplis d’erreurs et contradictions concernant les degrés des hadîth. Retrouvez à ce sujet les articles suivants :

– Ce qui a été blâmé par le prophète (صلى الله عليه وسلم), c’est ce que portaient les gens durant la jâhiliyyah, mais il n’est pas du tout question des hirz contenant du Qour-ân ou du Dhikr.

– Ainsi pour résumer, l’Imâm Al-Bayhaqi (رحمه الله) a dit : « Si la personne porte des écrits dont on ignore la signification ou qui provient des gens de la jâhiliyyah [période avant la venue du Prophète Mouhammad (صلى الله عليه وسلم)] qui attribuaient aux rouqâ le pouvoir de les garder en bonne santé par elles-mêmes sans la Volonté de Allâh, cela est interdit. Mais si la personne porte les rouqâ, qui comportent des versets du Qour-ân ou ce qui est connu comme étant du dhikr de Allâh, dans le but de profiter de leur barakah, tout en sachant que la guérison ne provient que de Allâh, alors il n’y a pas de mal en cela. » [As-Sounan Al-Koubrâ]

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le port du hirz : ici.

Retarder l’entrée en Islâm d’un non-musulman est de la mécréance (An-Nawawi)

Rawdat At-Talibin - Nawawi   Rawdat At-Talibin - nawawi -tome 10   Nawawi - retarder l'entrée en Islam d'un mécréant est de la mécréance   An-Nawawi - retarder l'entrée en Islam d'un mécréant est de la mécréance

Dans son livre « Rawdatou t-Tâlibîn » dans le chapitre de l’apostasie, l’Imâm An-Nawawi a dit :

« ولو قال كافر لمسلم : اعرض علي الإسلام ، فقال : حتى أرى ، أو اصبر إلى الغد ، أو طلب عرض الإسلام من واعظ ، فقال : اجلس إلى آخر المجلس ، كفر. وقد حكينا نظيره عن المتولي »

« Si un mécréant demande à un musulman d’être invité à l’Islâm, et que celui-ci lui dit « On verra plus tard », ou « Patiente jusqu’à demain », ou bien si ce mécréant demande à être invité à l’Islâm à quelqu’un en train de faire un discours, et que ce dernier lui répond « Assieds-toi jusqu’à la fin de l’assemblée », il devient mécréant. Et nous avons rapporté ce même jugement de la part de Al-Moutawalli»

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Il a écrit de nombreux ouvrages de référence tels qu’un commentaire du Sahîh Mouslim, le célèbre « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), le recueil de 40 hadîth si connus et beaucoup d’autres.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de Son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici, dans son chapitre au sujet de l’apostasie (ar-riddah), c’est-à-dire des choses qui font sortir de l’Islâm, il cite une règle importante : Le fait de retarder l’entrée en Islâm d’un mécréant, cela est de la mécréance. C’est-à-dire que si une personne retarde l’entrée en Islâm d’un non-musulman qui souhaite devenir musulman, elle sort de l’Islâm.

– Pour cela il cite plusieurs exemples : le fait de dire à cette personne « on verra plus tard » ou « patiente jusqu’à demain » ou même le fait de dire à cette personne d’attendre la fin du discours ; tout cela est de la mécréance.

– De nombreux savants ont dit semblable à l’Imâm An-Nawawi, parmi eux :

  • L’Imâm Al-Moutawalli ;
  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni ;
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami ;
  • Le Chaykh Zaynou d-Dîn Al-Malîbâri ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Bâçit Al-Fakhoûri ;
  • Le Chaykh ‘Abdou r-Rahmân Al-Hoût Al-Bayroûti ;
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari ;
  • Et de nombreux autres.

– Ici, on parle d’une personne qui souhaite devenir musulmane, mais la seule chose qui lui manque c’est de savoir comment faire. On ne parle pas de quelqu’un qui souhaite uniquement obtenir des informations sur l’Islâm.

– À notre époque, nombreux sont les gens qui retardent l’entrée en Islâm de non-musulmans, en leur disant par exemple « tu es sûr ?» ou « réfléchi bien ! » ou « va prendre une douche » ou « va voir un Imâm » ou « va chercher des témoins » ou « apprend l’arabe avant » ou « va te circoncire » ou « pourquoi tu veux devenir musulman ? » ou « choisis un prénom musulman avant » etc.

– Sachez donc qu’il n’est pas nécessaire d’aller voir un Imâm, ou de réunir des témoins, ou de changer de prénom, ou d’apprendre l’arabe, ou de se circoncire, ou de se doucher pour que l’entrée en Islâm soit effective.

– La seule et unique condition pour entrer en Islâm, c’est de prononcer les deux témoignages en y ayant foi. Donc si on rencontre ce genre de personne, il est de notre devoir, de lui demander immédiatement de dire : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu » ou tout autres expressions ayant la même signification.

– Le Chaykh d’Al-Azhar de son époque, le Chaykh Ibrâhîm Al-Bâjoûri Ach-Châfi’i (m. 1276 H.) a dit : « Ils ont été explicite sur la déclaration de mécréance de celui qui dit à un mécréant qui souhaite devenir musulman : « va faire un ghousl (un bain ou une douche) et ensuite devient musulman » car il aura accepté qu’il reste mécréant durant ce moment » [Dans sa hâchiyah du Charh de Al-Ghazzi] 

L’Imâm As-Sakhâwi fait l’éloge du Mawlid (3) [Rapporté par Ibn Zayni Dahlân]

Sujet : La bonne innovation du Mawlid

Moufti de la Mecque - Ibn Zayni Dahlan - as-sirah nabawiyyah   sakhawi - Mawlid - ibn zayni dahlan

Dans son livre «  As-Sîrah an-Nabawiyyah», le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibn Zayni Dahlân a consacré un chapitre à la commémoration du Mawlid dans lequel il a dit :

« قال السخاوي  : عمل المولد حدث بعد القرون الثلاثة ثم لا زال أهل الإسلام في سائر الأقطار والمدن الكبار يعملون المولد ويتصدقون في لياليه بأنواع الصدقات ويعتنون بقراءة مولده الكريم  ويظهر عليهم من بركاته كل فضل عميم »

 «  As-Sakhâwi a dit : La Commémoration du Mawlid a été instauré après les trois premiers siècles, et les musulmans dans les différentes régions et grandes villes le fêtent et font les festins originaux comportant la bonne joie, ils donnent différentes sortes d’aumônes durant ses nuits et ils s’appliquent à lire le récit de sa Noble Naissance, ainsi tous les Mérites largement répandus rejaillissaient sur eux grâce à ses Bénédictions »

Informations utiles :

– Le Moufti de La Mecque, Le Chaykh Ahmad Ibn Zaynî Dahlân Al-Makki est né en 1231 et il est décédé en 1304 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 130 ans. Il était spécialiste de la Charî’ah, de la grammaire et de l’histoire ainsi que d’autres domaines. Il a apporté sa contribution à de nombreuses sciences. Il était le Moufti des maîtres Châfi’i à la ville Sainte de la Mecque, il était surnommé Chaykhou l-Islâm. Il est l’auteur du livre « Ad-Dourarou s-Saniyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » ainsi que du livre « Al-Foutoûhâtou l-Islâmiyyah » (Les conquêtes islamiques) dans lequel se trouve le fameux chapitre de mise en garde contre la secte wahhabite qu’il a intitulé « Fitnatou l-Wahhâbiyyah » (La discorde des Wahhabites). Consultez sa biographie : ici.

– Dans son livre « As-Sîrah an-Nabawiyyah» il a écrit un chapitre au sujet du Mawlid. Ici il cite le Hâfidh As-Sakhâwi qui fait l’éloge de la commémoration du Mawlid.

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth) Chamsou d-Dîn Mouhammad Ibnou ‘Abdi r-Rahmân As-Sakhâwi est né en 831 au Caire et il est décédé en 902 de l’Hégire à Médine (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 530 ans. Il était un grand savant reconnu dans la science du hadîth et il était du madhab (école de jurisprudence) Chafi’ite. Il a eu de parmi ses Chaykh l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni.

– L’Imam As-Sakhâwi confirme la voie de Ahlou s-Sounnah sur le fait que le Mawlid fait partie des bonnes innovations (bid’ah haçanah), et qu’il y a du mérite et des bénédictions à l’accomplir.

– L’Imâm As-Sakhâwi mentionne cette citation dans son propre ouvrage [Al-Ajwibatou l-Mardiyyah] et d’autres savants rapportent également cela de lui comme [L’Imâm Mouhammad Ibn Yoûçouf as-Sâlihi ach-Châmi] et [Le Mouhaddith Al-Harari]. Cela a également été rapporté par le centre de Fatwâ de l’Université Islamique Al-Azhar.

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Housnou l-Maqsid fi ‘Amali l-Mawlid].

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. »[Rapporté par Mouslim]

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

Le Loughawi Ibn Mandhoûr dit que la proximité de Allâh n’est pas par la distance et qu’Il n’est pas un corps

Liçan Al-arab - Ibn mandhour   Ibn Mandhour - Al-Qourb - Allah est sans endroit

Dans son célèbre dictionnaire « Liçânou l-‘Arab» , le Loughawi Ibn Mandhoûr a dit :

«وفي الحديث : « من تقرب إلي شبرا تقربت إليه ذراعا ». المراد بقرب العبد من الله تعالى القرب بالذكر والعمل الصالح لا قرب الذات والمكان لأن ذلك من صفات الأجسام والله يتعالى عن ذلك ويتقدس »

 « Dans le hadîth [qoudsi] : « man taqarraba ilayya chibran taqarrabtou ilayhi dhirâ’â », ce qui est visé par “al-qourb” (la proximité) de l’esclave vis-à-vis de Allâh ta’âlâ c’est la proximité de l’agrément de Allâh par les évocations et les actes de vertus et il n’est pas visé par cela la proximité [physique] de Allâh Lui-même ni la proximité de l’endroit car ceci fait partie des attributs des corps et Allâh est exempt de cela ».

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Loughawi (spécialiste de la langue arabe) Mouhammad Ibn Moukarram Al-Ifrîqi Al-Misri connu sous le nom de Ibn Mandhoûr est né en 630 à Gafsah (Tunisie) et il est décédé en 711 de l’hégire au Caire (Egypte) (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 730 ans. Son dictionnaire « Liçânou l-‘arab » est un ouvrage de référence dans la langue Arabe.

– Ici, il dit que lorsque l’on attribut « al-qourb » (la proximité) au sujet de Allâh cela signifie la proximité de Son agrément, cela ne signifie pas la proximité par l’endroit, car Allâh n’est pas un corps et il n’est pas concerné par les endroits, les directions et les distances.

– Ainsi concernant le hadîth Qoudsi :

«من تقرب إلي شبرا تقربت إليه ذراعا»

« man taqarraba ilayya chibran taqarrabtou ilayhi dhirâ’â»

Il n’est pas permis de croire que si l’esclave se rapprocherait physiquement de Allâh, alors Allâh se rapprocherait physiquement de cet esclave. En effet, cette compréhension est totalement opposée à la croyance musulmane.

– La proximité et l’éloignement par la distance est impossible au sujet de Allâh. Celui qui est au sommet de la montagne ou même les anges qui portent le Trône, et celui qui est tout en bas de la vallée sont équivalents par rapport à Allâh. Car Allâh ta’âlâ est sans endroit, Il exempt de la proximité et de l’éloignement physique, c’est-à-dire la proximité et l’éloignement par la distance.

– C’est pour cela que l’Imâm Al-Jouwayni (رحمه الله) a dit : « Certes [le prophète] Mouhammad (صلى الله عليه وسلم), lors de la nuit de al-Isrâ (c’est-à-dire lors du voyage nocturne et de l’ascension), n’a pas été plus proche [physiquement] de Allâh ‘azza wa jall que [le prophète] Yoûnous Ibnou Matâ lorsqu’il était dans le ventre de la baleine ». [Retrouvez l’article : ici]

– Nombreux sont les savants qui ont confirmé cela, parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi.
  • Le Chaykh Loughawi Ar-Râghib Al-Asbahâni.
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi.
  • Le Chaykh Ibnou l-Athîr qui a tenu avec exactitude les mêmes propos que l’Imâm Ibn Mandhoûr.
  • L’Imâm Al-Qourtoubi lorsqu’il a expliqué le hadîth « أقرب ما يكون العبد من ربِّه وهو ساجد» [voir : ici]
  • Le Chaykh Loughawi Fayroûzabâdi.
  • L’Imâm As-Souyoûti.
  • L’Imâm As-Sindi Al-Hanafi.
  • Le Chaykh Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi.
  • Le Chaykh Al-Kawthari qui a dit : « Al-qourb (le rapprochement) envers Allâh n’est pas en terme de distance, et  al-bou’d (l’éloignement) envers Lui n’est pas en terme de distance» [Maqalâtou l-Kawthari].
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi Al-Mâliki qui mentionne l’unanimité [voir : ici]
  • Et beaucoup d’autres.

L’Imâm Al-Khattâbi confirme que Allâh n’est pas une lumière [rapporté par Al-Bayhaqi]

al-asmaou-wa-sifat-bayhaqi   khattabi - An-Nour - Bayhaqi

Dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât » (tome 1 page 144 de cette édition), lors de l’explication du Nom de Allâh « An-Noûr », l’Imâm Al-Bayhaqi a dit :

« قَالَ أَبُو سُلَيْمَانَ فِيمَا أُخْبِرْتُ عَنْهُ : وَلا يَجُوزُ أَنْ يُتَوَهَّمَ أَنَّ اللَّهَ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى نُورٌ مِنَ الأَنْوَارِ ، فَإِنَّ النُّورَ تُضَادُّهُ الظُّلْمَةُ وَتُعَاقِبُهُ فَتُزِيلُهُ , وَتَعَالَى اللَّهُ أَنْ يَكُونَ لَهُ ضِدٌّ أَوْ نِدٌّ »

« Aboû Soulaymân [Al-Khattâbi] a dit, selon ce que l’on m’a rapporté de lui : ‘‘Et il n’est pas permis de s’imaginer que Allâh soubhânahou wa ta’âlâ, serait une lumière parmi les lumières. Car celle-ci a pour opposée l’obscurité qui la remplace et l’élimine. Or, Allâh est exempt d’avoir un rival et ou un égal »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements) Aboû Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait partie des plus grands savants du hadîth, et il est de l’école de jurisprudence Châfi’ite.

  • Ibnou l-Jawzi a dit à son sujet : « Il n’avait pas d’égal à son époque dans la mémorisation et la grande maîtrise [des sciences], il est l’auteur de bons ouvrages, il maîtrisait aussi bien la science du Hadîth, que la jurisprudence (Fiqh) et les fondements (Ousoûl), et il compte parmi les plus grands compagnons de [l’Imâm] Al-Hâkim Abî ‘Abdi l-Lâh (m.405 H) » [Al-Mountadham]
  • Ibnou l-Athîr a dit de lui : « Il était un savant dans le Hadîth et dans la jurisprudence (Fiqh) et il est l’auteur de nombreux ouvrages qui démontrent ses nombreux mérites » [Al-Loubâb] et il a dit de lui également : « Il était un Imâm dans le Hadîth et dans la jurisprudence au sein du Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i et il est l’auteur à ce sujet de différents ouvrages » [Al-Kâmil]
  • Le Hâfidh Salâhou d-Dîn Al-‘Alâ-i a dit à propos de lui : « Personne n’est venu après Al-Bayhaqi et Ad-Dâraqoutni qui les égale ou qui se rapproche de leur niveau [dans la science du Hadîth]». [Al-Wachyou l-Mou’am]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Il est le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth),  l’illustre savant (‘Allâmah), le digne de confiance, le spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), Chaykhou l-Islâm », il disait également à son sujet : « Si l’Imâm Al-Bayhaqi auvait voulu fonder sa propre école (Madh-hab) dans laquelle il réalise son ijtihâd (effort de recherche) il aurait été capable de cela vu l’abondance de sa science, et sa connaissance des divergences» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit à son sujet : « L’Imâm Al-Bayhaqi était l’un des Imâm des musulmans, quelqu’un qui appelait à s’accrocher fermement à la religion, un éminent spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un grand Hâfidh (spécialiste du Hadîth), un spécialiste des fondements (Ousoûli) intelligent, un ascète pieux, un fervent adorateur de Allâh,  il se dressait pour soutenir le Madh-hab (c’est-à-dire le Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i) dans les fondements et dans les ramifications, il était une montagne de parmi les montagnes de science » [At-Tabaqât]
  • Ibnou Kathîr a dit à propos de lui : « Il n’avait pas de semblable à son époque dans la maîtrise [des sciences], la mémorisation, le Fiqh (la jurisprudence) et l’écriture [d’ouvrages], Il était un spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un spécialiste du Hadîth (Mouhaddith), un spécialiste des fondements (Ousoûli), il a étudié la science auprès de Al-Hâkim ‘Abdou l-Lâh An-Nayçâboûri , et il étudia également de nombreux sujets auprès d’autres savants, il a composé de nombreux ouvrages utiles qui n’ont pas eu de semblable »[Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Al-Ousoûli (spécialiste des fondements), le pieux, le vertueux, celui qui n’avait pas d’équivalent à son époque dans la mémorisation, Il a excellé dans la maîtrise [des sciences] et la mémorisation » [Al-Mountakhab]
  • Ibnou ‘Abdi l-Hâdi a dit à son sujet : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), l’illustre savant, le Chaykh de Khourâçân » [Tabaqât ‘oulamâ-i l-Hadîth]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il était celui qui soutenait le plus la voie de l’Imâm Ach-Châfi’i » [Wafayâtou l-A’yân]
  • Retrouvez la biographie de l’Imâm Al-Bayhaqi : ici.

– L’Imâm, l’illustre savant, le Faqîh (le spécialiste de la jurisprudence), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Abou Soulaymân Al-Khattâbi est né en 319 à Boust (dans l’actuel Afghanistan) et il est décédé en 388 de l’hégire (رحمه الله) à Boust également, c’est-à-dire il y a plus de 1040 ans. Il fait parti des savants qui avaient le plus de science dans les sujets du hadîth. Il est de l’école de jurisprudence Chafi’ite. Parmi les savants qui ont rapporté le hadîth de lui : le Hâfidh Al-Hâkim, l’Imâm Aboû Hâmid Al-Isfarâyîni et autres qu’eux. L’Imâm al-Bayhaqi le cite énormément dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât ».

  • As-Souyoûti a dit à son sujet : « L’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah) bénéfique, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) voyageur […] il était digne de confiance, et confirmé dans la connaissance de la science» [Tabaqâtou l-Houffâdh]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit de lui : « Il etait un Imâm dans le Fiqh (jurisprudence), dans le hadîth, et dans la langue Arabe » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’illustre savant (al-‘Allâmah) le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe)» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ], Il a dit également : « Il était un illustre savant (‘Allâmah) reconnu » [Al-‘Ibr]
  • Ibn Khallikân a dit à son sujet : « Il était un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), lettré (adîb), Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), auteur d’ouvrages sans précédents» [Wafayâtou l-A’yân]
  • Fayroûz Âbâdi a dit de lui : « Le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadith), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le vérificateur scrupuleux, de parmi l’élite des Imâm » [Al-Boulaghatou fî Tarâjimi A-immah an-Nahwi wa l-Loughah]

– Ici, l’Imâm Al-Khattâbi confirme que Allâh n’est pas une lumière; en effet le Nom de Allâh « An-Noûr » signifie que Allâh est « Al-Hâdî » c’est-à-dire Celui Qui guide. Il ne faut pas comprendre de ce Nom, que Allâh serait une lumière qui est le contraire de l’obscurité car Il est Celui Qui crée la lumière.

– De nombreux savants ont tenu des propos similaire. Parmi eux :

  • Le compagnon Ibnou l-‘Abbâs [voir : ici],
  • Le Loughâwi Aboû Mansoûr Al-Azhari [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Halîmi [voir :ici]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi qui a dit : « An-Noûr : Il est Celui Qui guide (Al-Hâdi), et il a été dit : Celui Qui crée la lumière (Al-Mounawwir)» [Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Al-Jouwayni [voir : ici]
  • L’Imâm Ibnou l-Athîr [voir : ici]
  • Le Loughâwi Ibnou Mandhoûr [voir : ici]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Les mouchabbihah (assimilationnistes) ont dit : « Il est permis de dire que Allâh ta’âlâ est une lumière qui scintille » et Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah ont dit : ceci n’est pas permis ! Car Allâh est Le Créateur de la lumière, et Il est Celui qui fait briller la lumière, et la lumière a une couleur, et si on dit qu’Il aurait une couleur cela impliquerait le tachbîh (la ressemblance avec les créatures) et Allâh ta’âlâ est exempt de la ressemblance avec les créatures. Et Ils (les mouchabbihah) ont argumenté avec la parole de Allâh ta’âlâ {الله نور السماوات والأرض} [qui a pour sens : ] « Allâh est noûr des cieux et de la terre » [et ils disent : ] Il s’est nommé lui-même « noûr ». Alors nous leur disons : Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنهما) a dit : cela signifie Celui Qui illumine les cieux et la terre. Et d’autres ont dit : cela signifie Celui Qui guide les gens des cieux et de la terre. » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {اللَّهُ نُورُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ} (Allâhou Noûrou s-samâwâti wa l-ard) : c’est-à-dire qu’Il est Celui qui a la lumière des cieux et de la terre, et ces deux lumières sont le soleil et la lune, le sens est : Il est Celui qui guide ceux qui y sont (c’est-à-dire dans les cieux et sur terre) par sa lumière » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • Le Mouhaddith Al-Harari qui a dit : « Sa parole ta’âlâ  : [اللهُ نُورُ السَّمَوَاتِ وَالأَرْض] (Allâhou noûrou s-samâwâti wa l-ard) signifie que Allâh ta’âlâ est Celui Qui guide les gens des cieux et de la terre vers la lumière de la foi, rapporté par Al-Bayhaqi de ‘Abdou l-Lâh Ibnou l-‘Abbâs, que Allâh les agrée tous deux. Allâh ta’âlâ n’est pas “noûr” dans le sens de « lumière » » [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • Et beaucoup d’autres.

– Allâh ta’âlâ dit dans Soûrat Al-An’âm :  { وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ } [ce qui a pour sens] : « Et Il (Allâh) créa les obscurités et la lumière », Dès lors, comment serait-il possible qu’Il soit une lumière comme Ses créatures ?!

– Le fait de croire que Allâh serait une lumière (contraire de l’obscurité) est une croyance contraire à l’Islâm, et cette croyance fait sortir de l’islâm. [voir à ce sujet la citation de l’Imâm An-Nâboulouçi : ici].

– Le Chaykh, le Faqîh Aboû Chakoûr As-Sâlimi Al-Hanafi (m.~460 H.) a dit au sujet des Mouchabbihah (ceux qui ont pour croyance que Allâh ressemble aux créatures) : « Parmi eux certains disent que « Allâh ta’âlâ est une lumière qui scintille » et cela est de la mécréance car il y a le reniement d’un texte et il s’agit de la parole de Allâh ta’âlâ [qui a pour sens : ] {Rien n’est tel que Lui} » [Dans son livre At-Tamhîd fî Bayâni t-Tawhîd]

– Les savants ont dit que les corps sont de deux sortes : les corps palpables (que l’on peux toucher) et les corps impalpables (que l’on ne peux pas toucher). La lumière est un corps impalpable et Allâh n’est ni un corps palpable ni un corps impalpable. Les savants ont été unanimes sur le fait qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance. [Retrouvez des citations à ce sujet  : ici]

– Retrouvez d’autres paroles de savants ayant mentionné que Allâh n’est pas une lumière : ici.

L’Imâm Al-Qastallâni fait l’éloge du Mawlid

Sujet : Le Mawlid est autorisé.

Al-Qastallani - Al-Mawahibou l-Ladouniyyah   Al-Qastallani éloge mawlid

Dans son livre « Al-Mawâhibou l-Ladouniyyah » l’Imâm Al-Qastallâni a dit :

« الاحتفال بالمولد : و لا زال أهل الإسلام يحتفلون بشهر مولده ـ عليه السَّلام ـ ، ويعملون الولائم ويتصدقون في لياليه بأنواع الصدقات،ويظهرون السرور، ويزيدون في المبرات ويعتنون بقراءة مولده الكريم. ويظهر عليهم من بركاته كل فضل عميم »

« La commémoration du Mawlid : Les gens de l’Islâm (les musulmans) ne cessent de commémorer durant le mois de sa naissance (‘alayhi s-salâm). Et ils font des repas, des aumônes de différentes sortes durant ces nuits, ils manifestent leur joie et ils rajoutent en acte de bien et s’attachent au récit de sa naissance honorée, et la bénédiction apparaît sur eux. »

 Informations utiles :

– L’Imâm, le Mouhaddith (transmetteur du Hadîth) Abou l-’Abbâs Chihâbou d-Dîn Ahmad Ibn Mouhammad Al-Qastallâni Al-Misri Ach-Châfi’i est né en 851 et il est décédé en 923 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 500 ans. Il est très connu pour son ouvrage « Irchâdou s-Sârî » qui est un commentaire du sahîh Al-Boukhâri.

– Ici, il dit que les musulmans sont très attachés au Mawlid et que le fait de le commémorer apporte des bénédictions.

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid].

– Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations, et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

– Retrouvez de nombreuses paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

Le Chaykh Al-Harari confirme qu’il est permis de faire le tabarrouk par les traces physiques du Prophète

sirat al-moustaqim - Al-Harari Al-Habachi   Chaykh 'abdoullah al-harari al-habachi - tabarrouk

Dans son livre « As-Sirâtou l-Moustaqîm », le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari a dit :

« اعلم أن الصحابة رضوان الله عليهم كانوا يتبركون بآثار النبي صلى الله عليه وسلم في حياته وبعد مماته ولا زال المسلمون بعدهم إلى يومنا هذا على ذلك وجواز هذا الأمر يعرف من فعل النبي  صلى الله عليه وسلم وذلك أنه صلى الله عليه وسلم قسم شعره حين حلق في حجة الوداع و أظفاره »

« Sachez que les compagnons, que Allâh les agrée, recherchaient les bénédictions par les traces physiques du Prophète (صلى الله عليه وسلم) au cours de sa vie et après sa mort. Les musulmans n’ont cessé de suivre cette voie jusqu’à nos jours. On a su la permission de cette pratique à partir des actes du Prophète (صلى الله عليه وسلم) puisqu’il a partagé (صلى الله عليه وسلم) ses cheveux lorsqu’il a fait raser sa tête lors du pèlerinage de l’adieu, de même qu’il a partagé ses coupures d’ongles. »

Informations utiles :

–  Al-‘Allâmah (l’illustre savant), l’Imâm, le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari Ach-Châfi’i Ach-Chaybi Al-‘Abdari connu sous le nom de Al-Habachi est décédé en 1429 de l’Hégire (رحمه الله). Il était un grand défenseur de la croyance de Ahlou s-Sounnah. De nombreux savants et responsables d’institutions islamiques ont fait son éloge. Parmi eux :

  • Le Mouhaddith des contrées marocaines, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri a dit à son sujet :  « Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh est juste (‘adl)… Il a des ouvrages dignes de considération et des livres utiles dans l’explication des Lois de Allâh pour les musulmans, qui montrent bien qu’il fait partie des religieux qui ont une grandeur d’âme et qui œuvrent pour la religion de Allâh. Il n’est donc pas permis, après tout cela, qu’on le calomnie dans sa religion, qu’on le discrédite dans sa croyance ou qu’on récuse sa justesse ».
  • Le Chaykh Mouhammad Châh Al-Hâmidi Al-Houçayni a dit : « Certe, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh est un Imâm dans la ‘Aqîdah (croyance), le Fiqh (jurisprudence), la langue arabe, le Hadîth, et il est rare de trouver semblable à lui dans cette époque. Et ceci n’est pas uniquement mon propre témoignage mais aussi le témoignage de mon père Al-‘Allâmah (l’illustre savant) le Chaykh Qoutbou d-Dîn Al-Hâmidi Al-Houçayni (rahimahou l-Lâh) le Moufti de Deir ez-Zor, et c’est également le témoignage de beaucoup des plus grands de parmi les gens de science de la région du Châm et d’ailleurs »
  • Le Président de l’Université et de l’Institut islamique “Az-Ziyâdah” à Jakarta en Indonésie, Habîb Al-Miçâwî, a dit : « J’ai pris connaissance des livres du Mouhaddith, le Chaykh respectable ‘Abdoul-Lâh Al-Harari Ach-Chaybi, que Allâh le préserve, surtout les livres “Al-Maqalatou s-Sounniyyah” et “Sarîhou l-Bayân”, j’ai trouvé en lui un savant, un jurisconsulte, versé dans la science et le Hadîth, je témoigne qu’il est unique à son époque et son ère et qu’il est le Moujaddid de ce siècle ». (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).
  • Le Moufti Mouhammad Ayyoûb An-Na’îmi, Université Na’îmiyyah , en Inde a dit : « Mon cœur a été fortement sensible, ma poitrine s’est fortement réjouie et mon cœur s’est illuminé par le service que le Grand savant, le Mouhaddith, le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari plus connu sous le nom de Al-Habachi porte à la communauté. J’ai pu lire ses livres, son excellent livre As-Sirâtou l-Moustaqîm à plusieurs reprises et j’ai constaté que c’est un livre qui constitue un rappel de nos Salaf vertueux. J’invoque Allâh ‘azza wa jall qu’Il fasse que son œuvre soit récompensée et que les savants ainsi que le commun des gens de l’islâm puissent profiter de ses bénédictions. Âmîn. As-salâmou ‘alaykoum.»
  • Le Chaykh Mouhammad Noûrou d-Dîn Al-Banjari Al-Makki (l’un des Chouyoukh d’Indonésie) a dit de lui : « Concernant la science il est difficile de trouver quelqu’un de semblable au Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari ou quelqu’un qui se rapproche de son niveau ».
  • Le Chaykh Mouhammad Dhafar (Dâr al-‘ouloûm Amjadiyyah de Karachi au Pakistan) a dit : « L’illustre savant érudit (Al-‘Allâmah al-Kabîr) Al-Hâfidh Al-Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) l’éducateur et l’honorable Chaykh Abdoullâh Al-Harari connu par Al-Habachi suit le Madh-hab Al-Haqq (l’école de droiture) et marche sur la voie droite, celle des Sahâbah du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) , des prédécesseurs vertueux ainsi que leurs successeurs. Puisse Allâh leur accorder à tous encore davantage d’agrément et d’approbation. Et il est un Imâm (guide et référence) très grand, et il est une référence en la religion (houjjatou fi d-Dîn). Il est pieux et vertueux, véridique et sincère. ».

– Ici, le Chaykh Al-Harari confirme le fait qu’il est permis de faire le tabarrouk par les traces physiques du prophète (صلى الله عليه وسلم), c’est-à-dire qu’il est permis d’en rechercher des bénédictions.

– Nous avons su la permission de cette pratique à partir des actes même du Prophète (صلى الله عليه وسلم) puisqu’il a partagé ses cheveux lorsqu’il a fait raser sa tête lors du pèlerinage de l’adieu. En effet, dans son célèbre recueil de hadîth sahîh, l’Imâm Mouslim rapporte que Anas Ibnou Mâlik a dit [ce qui a pour sens : ] « Une fois accomplis le lancer à Jamrah (Al-‘Aqabah) et l’égorgement de son offrande, le Prophète (صلى الله عليه وسلم), lors de son rasage rituel, a tendu au barbier la partie droite de sa tête. Celui-ci l’a rasée puis il a appelé Aboû Talhah Al-Ansâri et lui a donné les cheveux. Ensuite, le Prophète a tendu au barbier la partie gauche de sa tête et lui a dit : “Rase”. Il a donc rasé. Le Prophète a donné les cheveux à Aboû Talhah et lui a dit : “Distribue-les aux gens” » [Voir l’article à ce sujet : ici].

  • Le Mouhaddith Mouhammad Habîbou l-Lâh Ach-Chanqîti a dit concernant ce hadîth : « Le prophète a ordonné à Talhah de distribuer ses cheveux parmi les compagnons afin qu’ils en recherchent des bénédictions » [Dans son livre : Zâdou l-Mouslim]

– La permission de cette pratique est également sue à partir des actes des compagnons tels que :

  • Khâlid Ibnou-l Walîd qui gardait toujours avec lui une mèche de cheveux du prophète, comme cela est rapporté par Al-Hâkim dans son Moustadrak (ceci fera l’objet d’un article إن شاء الله).
  • Asmâ Bintou Abî Bakr. En effet, dans son célèbre recueil de hadîth sahîh, l’Imâm Mouslim rapporte du Mawlâ de Asmâ Bintou Abî Bakr qu’il a dit : « Asmâ nous a présenté une tunique longue (joubbah), dont l’encolure était ornée de brocart et les emmanchures ourlées, puis elle a dit : « C’est la joubbah du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) ; elle se trouvait chez ‘Â-ichah. Je l’ai récupérée lorsqu’elle est décédée. Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) la portait. Nous la trempons dans l’eau pour les malades et recherchons par elle la guérison ». [Retrouvez l’article : ici]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit concernant ce hadîth : « Il y a dans ce hadîth une preuve sur la recommandation de pratiquer le tabarrouk (la recherche de bénédiction) par les traces (âthâr) des vertueux et par leurs vêtements » [voir : ici]

– Parmi les grands savant du salaf, il y a également l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal qui faisait le tabarrouk avec les cheveux du prophète. En effet, dans son livre « Siyarou A’lâmi n-Noubalâ », Adh-Dhahabi a dit : « ‘Abdou l-Lâh ibnou Ahmad (le fils de l’Imâm Ahmad ibnou Hanbal) a dit: J’ai vu mon père (l’Imâm Ahmad ibnou Hanbal) prendre un cheveu de ceux du Prophète (صلى الله عليه وسلم), il l’a mis dans sa bouche puis l’a embrassé. Et je suis sur de l’avoir vu le mettre sur ses deux yeux, et l’avoir mélangé avec de l’eau, d’avoir bu cette eau en recherchant la guérison par cela. Et je l’ai vu prendre le bol du Prophète, le laver dans un puits, puis boire dedans. Je l’ai vu boire de l’eau de Zamzam en recherchant la guérison et s’essuyer les mains et le visage avec elle.  […]  Il fut rapporté que ‘Abdou l-Lâh demanda à son père au sujet de quelqu’un qui touche le pommeau du minbar du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et touche le mur de la chambre Honorée du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et Ahmad Ibnou Hanbal répondit : « Je ne vois aucun mal dans cela ».»  [Voir l’article à ce sujet : ici].

– Concernant le partage de ses coupures d’ongles, cela est rapporté par l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal dans son Mousnad (ceci fera l’objet d’un article إن شاء الله).

– L’Imâm An-Nawawi a dit : « Le Calife ‘Oumar Ibn ‘Abdi l-‘Azîz a demandé à ce que soit enterré avec lui l’un des cheveux du prophète (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam) qu’il avait avec lui, et également l’un de ses ongles. Il disait : “si je meurt alors mettez-les dans mon linceul”, et c’est ainsi qu’ils ont fait » [Dans son livre Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât]

– Le tabarrouk c’est la recherche de bénédiction par les traces physiques d’un Prophète ou d’un être de vertu, tout en sachant, bien évidemment, que c’est Allâh ta’âlâ qui est Le Créateur de la guérison, du profit, de la barakah etc. Donc le tabarrouk n’est pas une adoration d’autre que Allâh comme le considère à tord certains ignorants.

– Il n’y a donc aucune considération à donner à la prétention de ceux qui renient le tabarrouk par les traces physiques honorées du Prophète (صلى الله عليه وسلم).

– Retrouvez d’autres articles au sujet du tabarrouk : ici.