Sujet : Attribuer l’endroit ou le corps à Allâh est de la mécréance
Dans son livre « Minhou l-Jalîl ‘alâ Moukhtasari l-‘Allâmati Khalîl », le Chaykh Mouhammad ‘Illaych, a dit dans le chapitre de l’apostasie :
« وسواء كفر بقول صريح في الكفر كقوله كفرت بالله أو برسول الله أو بالقرآن أو الإله اثنان أو ثلاثة أو المسيح ابن الله أو العزيز ابن الله أو بلفظ يقتضيه أي يستلزم اللفظ الكفر استلزاما بينا كجحد مشروعية شيء مجمع عليه معلوم من الدين ضرورة ، فإنه يستلزم تكذيب القرآن أو الرسول، وكاعتقاد جسمية الله وتحيزه، فإنه يستلزم حدوثه واحتياجه لمحدِث »
« C’est de la mécréance explicite si quelqu’un dit : « je suis mécréant en Allâh » , ou « en le Messager de Allâh » ou « en le Qour-ân », ou celui qui dit que Dieu est deux ou trois, ou celui qui dit : « Jésus est le fils de Dieu » ou « ‘Ouzayr est le fils de Dieu », ou celui qui renie quelque chose qui fait partie de la religion selon l’unanimité qui est bien connue qu’elle fait partie de la religion, car ceci implique le démenti du Qour-ân ou du Messager ; ou le fait de croire que Allâh serait un corps ou qu’Il serait localisé, ce qui impliquerait qu’Il soit entré en existence et qu’Il aurait eu besoin de qui l’a créé »
Informations utiles :
– Le Chaykh, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moufti des contrées égyptiennes, Aboû ‘Abdi l-Lâh Mouhammad Ibn Ahmad ‘Illaych Al-Mâliki Al-Azhari, est né en 1217 au Caire (Egypte) et il est décédé en 1299 de l’hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 150 ans.
- Az-Zirikli a dit à son sujet : « Il est l’un des plus grands spécialistes du Fiqh (jurisprudence) Mâlikite » [Al-A’lâm]
– Dans son chapitre concernant les choses qui font sortir de l’Islâm (l’apostasie), il mentionne, entre autres, le fait de croire que Allâh serait un corps ou de croire que Allâh serait localisé, c’est-à-dire croire que Allâh serait dans un endroit ou une direction.
– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :
- L’Imâm ‘Ali Ibnou Abî Tâlib [Rapporté par Ibnou Mou’allim al-Qourachi]
- L’Imâm Aboû Hanîfah [Rapporté par Al-Qarâfi]
- L’Imâm Mâlik [Rapporté par Al-Qarâfi]
- L’Imâm Ach-Châfi’i [Rapporté par As-Souyoûti] et [Rapporté par Al-Qarâfi]
- L’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal [Rapporté par Az-Zarkachi] et [Rapporté par Al-Qarâfi]
- L’Imâm Al-Ach’ari [Dans son livre An-Nawâdir] et [Rapporté par Al-Bayâdi] et [Rapporté par Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi]
- Le Qâdî ‘Abdou l-Wahhâb Al-Mâliki qui mentionne l’unanimité [Dans son Charh de la partie croyance d’Ar-Riçâlah]
- L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât] et [Dans son livre Ousoûl Ad-Dîn]
- L’Imâm Ibnou Battâl (449 H.) [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
- L’Imâm Al-Bayhaqi [Dans son livre Chou’abou l-Îmân]
- Le Chaykh Aboû Chakoûr As-Sâlimi Al-Hanafi [Dans son livre At-Tamhîd fî Bayâni t-Tawhîd]
- L’Imâm Al-Ghazâli qui rapporte également l’unanimité [Dans son livre Iljâmou l-‘awâm]
- L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi [Dans son livre Ousoûl Ad-Dîn]
- L’Imâm An-Nawawi (676 H.) [Dans son livre Al-Majmoû’]
- L’Imâm Al-Mawsili [Dans son livre Al-Ikhtiyâr]
- Le Chaykh Ibnou Hamdân Al-Hambali (695 H.) [Dans son livre Nihâyatou l-Moubtadi-în]
- L’Imâm Ibnou Abî Jamrah (699 H.) [Dans son livre Bahjah An-Noufoûs]
- L’Imâm An-Naçafi (710 H.) [Dans son tafsîr]
- L’Imâm Safiyyou d-Dîn Al-Hindi (715 H.) qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Nihâyatou l-Wousoûl]
- Le Chaykh Mahmôud Al-Qoûnawi Al-Hanafi (771 H.) [Dans son livre Al-Qalâ-id]
- Al-Qâdî Ibn Khaldoûn Al-Mâliki (m.808 H.) [Dans son livre Al-Ibar wa Diwânou l-Moubtada]
- L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni (829 H.) [Dans son livre Kifâyatou l-Akhyâr]
- Le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Mouljimatou l-Moujassimah]
- Le Chaykh Ibnou Amîr Al-Hajj Al-Hanafi (879 H.) [Dans son livre At-Taqrîr wa t-Tahbîr]
- Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Koûrâni [Dans son livre Ad-Dourarou l-Lawâmi’]
- L’Imâm As-Souyoûti [Dans son livre al-Achbâh wa n-Nadhâ-ir]
- Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [Dans son livre Al-Minhajou l-Qawîm]
- Le Chaykh Al-Mounâwi [Dans son livre Faydou l-Qadîr]
- Le Chaykh Mouhammad Mayyârah (1072 H.)
- Le Chaykh Ibn Balbân [Dans son livre Moukhtasar Al-Ifâdât] et [Rapporté par Al-Qaddoûmi]
- L’Imâm Al-Bayâdi (1098 H.)
- L’Imâm Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi [Dans son livre Al-Fathou r-Rabbâni ]
- Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Houçayn Al-‘Alawi (1272 H.) [Dans son livre Soullamou t-Tawfîq]
- Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Al-Habîb Mouhammad Ibn Houçayn (1281 H.) [Dans son livre Fat-hou l-Ilâh]
- Le Chaykh Mouhammad ‘illaych Al-Mâliki [Dans son livre Minhou l-Jalîl]
- Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari (1335 H.) [Rapporté par Al-‘Azzâmi]
- Le Chaykh Al-Marighni Az-Zaytoûni qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Tâli’ou l-Bouchrâ]
- L’Imâm Al-Kawthari [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari]
- Le Chaykh Mehmed Zâhid Kotku [Dans son livre Ehl-i Sünnet Akaidi]
- Le Mouhaddith Mouhammad Yâçîn Al-Fâdâni (1410 H.) qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Boughyah Al-Mouchtâq]
- Le Mouhaddith Al-Harari (1429 H.) [Dans son livre Boughyah At-Tâlib]
- Al-Oustâdh Mouhammad At-Tâwîl Al-Mâliki Al-Maghribi (Enseignant à l’Université Al-Qarawiyyîn) (1436 H.) qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Al-Loubâb fî Charhi Touhfati t-Toullâb]
- Et beaucoup d’autres…
– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :
- L’Imâm Ja’far As-Sâdiq [Rapporté par Al-Qouchayri] et [Rapporté par Al-Bâqillâni] et [Rapporté par As-Samarqandi]
- L’Imâm Aboû Hanîfah [Rapporté par Al-Qarâfi] et [Rapporté par Ibn ‘Abdi s-Salâm] et [Rapporté par As-Samarqandi]
- L’Imâm Mâlik [Rapporté par Al-Qarâfi] et [Rapporté par Al-‘Irâqi] et [Rapporté par Mahmoûd As-Soubki]
- L’Imâm Ach-Châfi’i [Rapporté par As-Souyoûti] et [Rapporté par Al-Qarâfi] et [Rapporté par Al-‘Irâqi] et [Rapporté par Mahmoûd As-Soubki]
- L’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal [Rapporté par Al-Qarâfi]
- L’Imâm Al-Ach’ari [Rapporté par Al-‘Irâqi] et [Rapporté par Mahmoûd As-Soubki]
- L’Imâm Abou l-Layth As-Samarqandi [Dans son charh de Al-Fiqh Al-Akbar]
- L’Imâm Al-Bâqillâni [Rapporté par Al-‘Irâqi] et [Rapporté par Mahmoûd As-Soubki]
- Le Qâdî ‘Abdou l-Wahhâb Al-Mâliki qui mentionne l’unanimité [Dans son Charh de la partie croyance d’Ar-Riçâlah]
- L’Imâm Al-Jouwayni [Rapporté par ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri]
- L’Imâm An-Naçafi (508 H.) [Dans son livre Tabsiratou l-Adil-lah]
- L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i (578 H.)
- L’Imâm Ibnou ‘Abdi s-Salâm [Dans son livre Hallou r-Roumoûz]
- L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi [Dans son livre Ousoûl Ad-Dîn]
- L’Imâm An-Nawawi [Dans son livre Rawdat At-Tâlibîn]
- L’Imâm Al-Mawsili [Dans son livre Al-Ikhtiyâr]
- Le Chaykh Ibnou Hamdân Al-Hambali (695 H.) [Dans son livre Nihâyatou l-Moubtadi-în]
- Le Chaykh Badrou r-Rachîd Al-Hanafi [Dans son livre Riçâlatoun fî Alfâdhi l-Koufr ]
- Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi (826 H.) qui rapporté l’unanimité,
- L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni (829 H.) [Dans son livre Kifâyatou l-Akhyâr]
- Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [Dans son livre Al-Minhajou l-Qawîm]
- Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri [Dans son Charh de Al-Fiqh Al-Akbar] et [Dans son charh de Al-Fiqh Al-Akbar (2)] et [Dans son livre Mirqât al-Mafâtîh] et [Rapporté par Mahmoûd As-Soubki]
- Le Chaykh Nidhâmou d-Dîn Al-Hindi [Al-Fatâwa l-Hindiyyah]
- Le Chaykh Al-Mounâwi [Dans son livre Faydou l-Qadîr]
- Le Moufassir Ismâ’îl Haqqi [Dans son Tafsîr]
- L’Imâm Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi [Dans son livre Al-Fathou r-Rabbâni]
- Le Chaykh Ibn Balbân [Dans son livre Moukhtasar Al-Ifâdât] et [Rapporté par Al-Qaddoûmi]
- Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki [Dans sa Hâchiyah du Tafsîr al-Jalâlayn]
- Le Chaykh Mouhammad ‘illaych Al-Mâliki [Dans son livre Minhou l-Jalîl]
- Le Chaykh Al-Qawouqji [Dans son livre Al-I’timâd fi l-I’tiqâd]
- L’Imâm Al-Kawthari [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari ]
- Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari qui mentionne l’unanimité [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât] et [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât (2)] et [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât (3)] et [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât (4)]
- Le Chaykh Mehmed Zâhid Kotku [Dans son livre Ehl-i Sünnet Akaidi]
- Le Mouhaddith Al-Harari (1439 H.) [Dans son livre As-Sirât Al-Moustaqîm]
- Et beaucoup d’autres…
– Celui qui a commis une mécréance doit revenir immédiatement à l’Islam en prononçant les deux témoignages, qui sont (ach-hadou an la ilaha il-la l-Lah, wa ach-hadou anna Mouhammadan raçoulou l-Lah) c’est-à-dire : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allâh ». Il ne suffit pas de dire « astaghfirou l-Lâh ».



































Mar 18
L’Imâm Mâlik dit que l’istiwâ de Allâh est sans comment (rapporté par Al-Qayrawâni)
Sujet : La position de l’Imâm Mâlik sur l’istiwâ de Allâh
Dans son livre « Kitâb Al-Jâmi’ fi s-Sounan wa l-Âdâb wa l-Maghâzi wa t-Târîkh », l’Imâm Ibn Abî Zayd Al-Qayrawâni a dit :
« و قال رجل لمالك : » يا أبا عبد الله { الرحمن على العرش استوى } كيف استوى ؟ قال : الاستواء غير مجهول و الكيف منه غير معقول و السؤال عنه بدعة و الإيمان به واجب ، و أراك صاحب بدعة ، أخرجوه »
« Un homme demanda à [l’Imâm] Mâlik : « Ô Abâ ‘Abdi l-Lâh [il récita le verset : ] « Ar-Rahmân ‘ala ‘arch istawâ » : Istawâ comment ? L’Imâm Mâlik répondit : « L’istiwâ n’est pas inconnu et le comment n’est pas concevable, poser la question à ce sujet est une innovation, et y croire est un devoir et je pense que tu fais partie des [mauvais] innovateurs ! Faites le sortir ! ».»
Informations utiles :
– L’Imâm Aboû Mouhammad ‘Abdou l-Lâh Ibn Abî Zayd Al-Qayrawâni Al-Mâliki est né en 310 à Qayrawân -Kairouan- (Tunisie) et il est décédé en 386 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1060 ans. Il était surnommé Mâlik As-Saghîr, c’est-à-dire le petit Mâlik. Son ouvrage Ar-Riçâlah est très réputé.
– L’Imâm, le spécialiste de la science du Hadîth, le Moujtahid (jurisconsulte), Mâlik Ibnou Anas est l’un des plus grands savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un Salaf (C’est-à-dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1260 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Malikite. L’Imâm Ach-Châfi’i disait de lui « Lorsque les savants sont cités, Mâlik est comme une étoile ». Consultez sa biographie : ici.
– Ici, l’Imâm Mâlik dit clairement que le comment au sujet de l’istiwâ de Allâh est inconcevable, c’est-à-dire que c’est un istiwâ sans comment (bilâ kayf). En effet, l’Imâm Mâlik n’a pas accepté que l’on demande « comment ? » au sujet de l’istiwâ de Allâh. Ceci nous confirme donc que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise, ni un établissement, ni une installation, ni une élévation spatiale ni aucun autres sens qui font partie des attributs des créatures et qui sont concerné par le « comment » [al-kayf]. [Voir à ce sujet l’explication du Chaykh Al-‘Azzâmi Al-Mâliki]
– Le comment (al-kayf / al-kayfiyyah) c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, le poids, la position assise, l’établissement, la proximité, la distance, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh n’est pas concerné par cela.
– L’Imâm Al-Bayhaqi a bien résumé tout cela en disant au sujet de Allâh ta’âlâ : « Il est Celui Qui n’est pas soumis aux illusions de la kayfiyyah (comment, description physique) » [Dans son livre : Al-I’tiqâd]
– L’Imâm Mâlik a dit : « l’istiwâ n’est pas inconnu » (al-istiwâ ghayrou majhoul) c’est-à-dire que l’istiwâ est connu car il est rapporté dans le Qour-ân, puis il a dit : « le comment n’est pas concevable » (al-kayfou ghayrou ma’qoûl) c’est-à-dire que le comment est exclu, impossible à Son sujet, à savoir que l’istiwâ dans le sens du comment, c’est-à-dire de l’attitude comme la position assise, n’est pas concevable : la raison ne l’accepte pas puisqu’il fait partie des caractéristiques des créatures. En effet, la position assise n’est valable que pour un être qui a des membres, c’est-à-dire un postérieur et des genoux, gloire à Allâh Qui est exempté de tout cela.
– Cette citation est rapportée avec une chaîne de transmission authentique. Elle a également été citée par :
– Elle est d’ailleurs confirmée dans le manuscrit du livre Al-I’tiqâd :
– Le Hâfidh Az-Zabîdi a dit : « Ibnou l-Labân a dit dans l’explication de la parole de Mâlik : sa parole « Kayf ghayrou ma’qoûl » (le comment est inconcevable) : c’est-à-dire que le kayf (comment) fait parti des caractéristiques de ce qui entre en existence, et tout ce qui fait parti des attributs des choses entrées en existence, le fait de les attribuer à Allâh contredit la raison, de ce fait cela est catégoriquement renié pour Allâh ta’âlâ. Quant à sa parole : « wa l-Istiwâ ghayrou majhoûl » (l’istiwâ n’est pas inconnu) c’est-à-dire que son sens est connu par les spécialistes de la langue Arabe, et sa parole « wa l-îmânou bihi» (et y croire) c’est-à-dire selon ce qui est digne de Lui ta’âlâ, « wâjib» (est un devoir) car cela fait parti de la foi en Allâh et en Ses livres, « wa s-sou-âlou ‘anhou bid’ah» (poser la question à ce sujet est une innovation) c’est-à-dire une nouveauté car les compagnons connaissaient son sens qui est digne d’être attribué à Allâh du point du vue de la langue, ainsi ils n’ont pas été amené à poser cette question» [It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn].
– Au sujet de la parole « fauteur d’innovation » [صاحب بدعة] adressé par l’Imâm Mâlik à cet homme qui lui avait demandé « comment est l’istiwâ de Allâh », le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi Al-Azhari explique en disant : « Parce que sa question sur le comment de l’istiwâ indique qu’il a compris l’istiwâ selon son sens apparent, physique, qui relève de l’emprise d’un corps sur un autre et de son établissement dessus, et qu’il n’a fait que douter sur le comment de cet établissement. Il a donc demandé à son sujet. Et c’est exactement cela l’assimilation (tachbîh) que l’Imâm Mâlik a pointé comme étant une innovation (bid’ah)» [Dans son livre «Fourqânou l-Qour-ân»]
– Une autre version authentique proche de celle-ci est rapportée avec les termes (wa kayfa ‘anhou marfoû’) c’est-à-dire : « Dire “comment” est exclu à Son sujet ». Cela est rapporté par le Hâfidh Al-Bayhaqi dans « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât », par le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni dans son livre « Fathou l-Bârî charh Sahîh Al-Boukhâri », par Adh-Dhahabi dans « Siyarou A’lâmi n-Noubalâ » et d’autres.
– Quant à la version propagée par les anthropomorphistes, selon laquelle Mâlik aurait dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoûl), cette version n’est pas vraie ; elle n’a été validée d’aucun des Salaf ; elle n’a pas été confirmée comme étant la parole de Mâlik ni de personne d’autre parmi les Imâm. L’Imâm Mâlik n’a pas dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoûl). Cette version n’a aucune chaîne de transmission sur laquelle on puisse se baser et elle n’est pas conforme au tawhîd. En effet, le fait de dire que le comment est ignoré, cela insinue que Allâh aurait des attributs qui ont un comment (des caractéristiques des créatures), mais que nous ne saurions pas par lesquelles de ces caractéristiques Il serait attribué; et cela contredit le tawhîd. Cependant certains savants on cité cette version dans leurs ouvrages en expliquant « al-kayf » par « al-haqîqah » c’est-à-dire Sa réalité, ainsi ils expliquent que nul ne connaît la réalité de Allâh si ce n’est Lui-même.
– Le Chaykh Ahmad Zarroûq Al-Mâliki explique [dans son livre « Charh ‘Aqîdati l-Ghazâli »] que la version contenant les termes « al-kayfiyyatou majhoûlah » n’est pas authentique, car elle signifierait que le comment est inconnu. Cette parole impliquerait donc qu’il existe un comment mais que celui-ci serait ignoré, alors que l’Imâm Mâlik a justement voulu expliquer qu’il n’y a pas de comment.
– Ce qui confirme davantage la position de l’Imâm Mâlik, c’est ce que rapporte l’Imâm Al-Bayhaqi qui a dit : « [Les imâms] Al-Awzâ’i, Mâlik, Soufyân Ath-Thawri et Al-Layth Ibn Sa’d ont été questionné au sujet de ces hadîth (les hadîth moutachâbih – équivoques -), alors ils ont dit : Citez les comme ils sont parvenus, sans attribuer de comment (bilâ kayfiyyah) » [Dans son livre “Al-I’tiqâd”].
– De même l’Imâm Mâlik considérait le verset de l’istiwâ de parmi les moutachâbihât (textes équivoques). En effet, l’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi a dit : « Certains d’entre eux [c’est-à-dire les savants] ont dit que le verset de l’istiwâ est moutachâbih (équivoque), et ceci est l’avis de Mâlik Ibn Anas, des Fouqahâ de Médine et de Al-Asma’i » [Dans son livre Ousoûlou d-Dîn].
– Remarque importante : il y a une grande différence entre :
– Certains leaders de la mouvance sectaire wahhabite ont même prétendu textuellement que Allâh serait assis sur le trône. Article à consulter à ce sujet : Ar-Râjihi et Fawzân (wahhabites) prétendent que Allâh est assis sur le trône.
– Les wahhabites ont hérité cette croyance abjecte d’Ibn Taymiyah (moujassim) qui a également prétendu que Allâh serait assis. Article à consulter à ce sujet : L’Imam Abou Hayyan Al-Andalouçi dénonce l’égarement de Ibn Taymiyah.
– Il a été rapporté que l’Imâm Mâlik considérait mécréant ceux qui ont pour croyance que Allâh serait dans une direction ou qu’Il serait un corps [Rapporté par Al-Haytami] et [Rapporté par Al-Qâri] et [Rapporté par Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari].
– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :
Il n’est donc pas permis de traduire le verset {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).
– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’Istiwâ de Allâh : ici.
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