Imâm Al-Bâqillâni : la parole de Allâh n’est pas de lettre ni de son

Sujet : La parole de Allâh

Dans son livre « Al-Insâf » (page 94 de cette édition), l’Imâm Al-Bâqillâni a dit :

« ويجب أن يعلم أن الله تعالى لا يتصف كلامه القديم بالحروف والأصوات ولا شىء من صفات الخلق وأنه تعالى لا يفتقر في كلامه إلى مخارج وأدوات بل يتقدس عن جميـع ذلك »

« Il est un devoir de savoir que la parole de Allâh ta’âlâ qui est sans début, n’est pas attribuée de lettres, de sons ni d’une chose qui fait partie des attributs de la création. Et Il n’a pas besoin ta’âlâ concernant Sa parole de points de prononciation ni de parties corporelles, mais Il est totalement exempt de tout cela. »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Qâdî Aboû Bakr Mouhammad Al-Bâqillâni Al-Mâliki est né en 338 à Bassora et il est décédé en 403 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1030 ans. Il était l’un des plus grands savants du madh-hab (Ecole de jurisprudence) Malikite durant son époque et un grand défenseur de la croyance de Ahlou s-Sounnah. Certains l’ont désigné comme le Moujaddid du 4ème siècle de l’Hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

  • Al-Qâdî ‘Iyâd a dit à son sujet : « Il est surnommé le Chaykh de la Sounnah et le porte-parole de la Oummah (Liçânou l-Oummah), il était un spécialiste de la croyance dans le madh-hab qui comporte les preuves décisives, et de parmi les gens du hadîth ». Et il le considérait comme le Moujaddid du 4ème siècle. [Tartîb al-Madârik]
  • Le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir a dit le concernant : « Il est surnommé le Chaykh de la Sounnah et le porte-parole de la Oummah (Liçânou l-Oummah) »[Tabyînou kadhabi l-mouftari]
  • Le Hâfidh Ad-Dâraqoutni a dit de lui : « Il est le soutien de la Sounnah et il a maitrisé les Mou’tazilah ». [Tartîb al-Madârik]
  • Ibnou Jahdam disait de lui : « Il était le Chaykh de son temps, le savant de son époque, celui vers qui l’on revenait lorsqu’il y avait un litige avec autre que lui ». [Tartîb al-Madârik]
  • Aboû ‘Imrân al-Fâçi a dit à son sujet : « Il est l’épée d’Ahlou s-Sounnah de son époque, l’Imâm des savants spécialistes de la croyance de parmi les gens de la vérité de son temps ». [Tartîb al-Madârik]
  • Ibnou ‘Ammâr Al-Mayourqi disait de lui : « Il est surnommé le Chaykh de la Sounnah et le porte-parole de la Oummah (Liçânou l-Oummah) » ; il a dit également : « Il était l’une des forteresses des musulmans et les gens de l’innovation (ahlou-l bida’) n’ont jamais connu plus grande joie que celle qu’ils ont ressenti au moment de sa mort » [Tartîb al-Madârik]
  • Salâhou d-Dîn As-Safadi à dit à son sujet : « Il n’avait pas d’égal à son époque » [Al-Wâfî bi l-Wafayât]
  • Al-Yâfi’i a dit de lui : « Sayfou s-Sounnah (l’épée de la Sounnah), le soutien de la religion, le grand Imâm, le célèbre érudit, le porte parole des spécialistes de la croyance (liçânou l-Moutakallimîn), celui qui disposait des arguments incontestables, celui qui a maitrisé les innovateurs [dans la croyance] celui qui a réfuté les mensonges » ; il a dit également de lui : « Il est un spécialiste des fondements religieux (ousoûli), un spécialiste de la croyance (moutakallim), un Mâliki, un Ach’ari, le Moujaddid (revivificateur) de la religion du quatrième siècle, selon l’avis authentique (sahîh) » ; il a dit aussi : « Il n’avait pas d’égal à son époque » [Mir-atou l-Jinân]
  • As-Sam’âni a dit à son sujet : « Il était unique en son temps, incomparable dans l’intelligence, la mémorisation, et dans le fait de vaincre ses adversaires». [Al-Insâb]
  • L’Imâm As-Souyoûti le considère également comme l’un des trois possible Moujaddid du quatrième siècle, dans sa Qasîdah « Touhfatou l-Mouhtadîn »
  • L’Imâm Abou l-Haçan As-Soulami a dit à son sujet : « Al-Baqillâni est le savant à la tête du 4ème siècle [de l’Hégire] (c’est-à-dire le moujaddid – savant revivificateur)» [Rapporté par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir dans Tabyîn kadhib al-Mouftari]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, l’illustre savant (Al-‘Allâmah), l’incomparable spécialiste de la croyance (moutakallim), le spécialiste des fondements religieux surpassant les autres, le Qâdî », il a dit également dit de lui : « Il faisait preuve d’une forte compréhension et d’intelligence ». Il rapporte également qu’il était surnommé « Sayfou s-Sounnah » (l’épée de la Sounnah) [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]

– Ici, comme à plusieurs reprises dans son livre, l’Imâm Al-Bâqillâni confirme que la parole de Allâh n’est pas de lettre ni de son.

– En effet, Allâh a pour attribut la parole et Il parle sans langue, ni lèvres, ni voix, ni sons, ni lettres. Sa parole n’est pas une langue arabe, ni aucune autre langue et Sa parole ne ressemble pas à la parole des humains. En effet la parole de Allâh est un attribut de toute éternité alors que les lettres, les sons et les langues sont entrés en existence. Ainsi il ne Lui advient pas de silence ni d’entrecoupement car Sa parole n’est pas constituée de lettres ni de son.

– Allâh ta’âlâ dit :
{ وَكَلَّمَ اللهُ مُوسَى تَكْلِيمًا }
[Soûrat An-Niçâ/ 146] ce qui a pour sens : « Allâh a assurément parlé à Moûçâ ».

– Le mot Qour-ân a deux sens :

  • 1- Le premier sens désigne l’attribut de parole de Allâh qui n’a pas de ressemblance avec la parole des créatures qui n’a pas de début ni de fin, qui est sans organes ni lettres.
  • 2- Le deuxième sens du mot Qour-ân désigne les termes révélés au prophète Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) qui sont en langue arabe, ils sont créés par Allâh; ces termes sont une expression de l’attribut de la parole de Allâh, ainsi l’attribut de Parole de Allâh n’est pas une langue arabe ni une autre langue ; dans ce cas nous pouvons dire des termes révélés qui sont en langue arabe que c’est la parole de Allâh dans le sens que c’est une expression de l’attribut de la parole de Allâh qui n’est pas des sons ni une langue arabe ni autre, qui ne ressemble pas à la parole des créatures ; ainsi si nous écrivons Allâh, ce mot là n’est pas Le Créateur Lui même mais c’est une expression qui désigne Le Créateur, de même Qour-ân dans le sens des termes révélés n’est pas l’attribut de parole même de Allâh mais c’est une expression de l’attribut de la parole de Allâh qui n’est pas des sons ni une langue arabe ni autre, qui ne ressemble pas à la parole des créatures, qui n’a pas de début ni de fin.

– Le Hâfidh Ibnou l-Qattân Al-Fâçi Al-Mâliki (m.628 H.) a dit : « Et ils [les gens de la Sounnah, du Salaf et du Khalaf] ont été unanimes sur le fait que la parole de Allâh n’est pas de lettres ni de sons » [Al-Iqnâ’]

– De nombreux savants ont tenus des propos similaires. Parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah qui a dit : « Et Il (Allâh) parle, pas comme nous parlons. Nous, nous parlons grâce à des organes et des lettres, alors que Allâh ta’âlâ parle sans organes et sans lettres. Les lettres sont créées alors que la Parole de Allâh ta’âlâ n’est pas créée. » [Al-Fiqh al-Akbar]
  • L’Imâm Jounayd Al-Baghdâdi qui a dit au sujet de Allâh : « Son Être est exempt des limites, Sa parole est exempte des lettres, ainsi il n’y a pas de limite à Son Être, et Sa parole n’est pas de lettres » [Rapporté par Al-Bâqillâni dans son livre Al-Insâf]
  • L’Imâm At-Tahâwi qui a dit : « Le Qour-ân est la parole de Allâh révélé par Lui, il s’agit d’une parole sans comment (bila kayfiyyah) » [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah] En niant le comment (kayfiyyah) l’Imâm At-tahâwi a explicitement nié les lettres, les sons et les voix ;
  • L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari qui a dit : « Allâh ta’âlâ a fait entendre à Moûçâ Sa parole éternelle qui n’est pas de lettre ni de son » [Rapporté par Ar-Râzi dans son Tafsîr] ;
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi qui a dit : « Car Sa parole qui Lui est attribué [à Allâh] de toute éternité, n’est pas qualifié de lettre, ni d’alphabet, ni de son, ni d’une chose par laquelle on qualifie la parole de ce qui est créé » [Ta-wîlât Ahlou s-Sounnah] ;
  • L’Imâm Ibnou Hibbân qui a dit : « Il n’y a pas de comment aux attributs de Allâh jalla wa ‘alâ, et ils ne sont pas comparé aux attributs des créatures. Ainsi Allâh a pour attribut la parole, sans appareils tels que des dents, une luette, une langue, et des lèvres comme c’est le cas des créatures. Notre Seigneur est totalement exempt de telles comparaisons. Et il n’est pas permis de faire une similitude entre Sa parole et notre parole, car la parole des créatures n’a lieu que par le biais d’appareils, alors que Allâh parle comme Il le veut sans appareils. » [Dans son Sahîh] ;
  • L’Imâm Al-Kalâbâdhi Al-Hanafi qui a dit :  « Certes la parole de Allâh ta’âlâ n’est pas de lettre ni de son » [At-Ta’arrouf] ;
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi lorsqu’il a parlé de la secte égaré des mouchabbihah (assimilationnistes), il a dit :  « Parmi eux certains ont assimilé la parole de Allâh ‘azza wa jall à la parole de Ses créatures, et ils ont prétendu que la parole de Allâh ta’âlâ serait de sons et de lettres, du genre des sons et des lettres dont sont qualifié les esclaves [de Allâh]» [Al-Farqou bayna l-Firaq] ;
  • L’Imâm Al-Bayhaqi ;
  • L’Imâm Al-Isfarâyîni (471 H.) qui a dit :  « Certes la parole de Allâh ta’âlâ est sans lettre ni son » [At-Tabsirou fi d-Dîn] ;
  • L’Imâm Al-Jouwayni (m.478 H.) qui  a dit « Certes la parole [de Allâh], selon les gens de la vérité, est propre à Son Être, elle n’est pas de lettre ni de son » [Al-Irchâd] ;
  • L’Imâm Al-Ghazâli qui a dit : « Allâh soubhânahou wa ta’âlâ a la parole qui est un attribut qui est propre à Son Être, qui n’est ni de son ni de lettre, mais Sa parole ne ressemble pas à la parole d’autre que Lui. » [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn] ;
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.) qui a dit au sujet de la parole de Allâh : « Elle est sans lettre ni son » [Bahrou l-Kalâm] ;
  • L’Imâm Aboû ‘Ali Al-Haçan Ibn ‘Atâ qui a dit : « Allâh (Al-Qadîm) n’a pas de début à Son existence, et il n’y a pas de lettre ni de son qui n’ont pas de début à leurs existences » [Rapporté de lui par l’Imâm Ibn Mou’allim Al-Qourachi dans son livre : Najmou l-Mouhtadî] ;
  • L’Imâm An-Naçafi (m.537 H.) qui a dit : « Allâh parle d’une parole qui est un attribut à Lui et qui est de toute éternité, qui n’est pas du genre des lettres et des sons […] Allâh ta’âlâ est attribué par cet attribut, la parole, par lequel Il ordonne, interdit, informe et le Qour-ân est la parole de Allâh ta’âlâ, il n’est pas créé » [Al-‘Aqîdatou n-Naçafiyyah] ;
  • Le Moufassir Ibn ‘Atiyyah qui a dit : « La parole de Allâh au prophète Moûçâ (‘alayhi s-Salâm), est sans comment (takyîf), ni limite, elle n’implique pas d’entrée en existence, et elle n’est pas de lettre ni de son » [Dans son tafsîr, Soûrat An-Niçâ/164] ;
  • L’Imâm Aboû Madyan qui a dit : « On n’attribue pas à Allâh les lettres et les sons » [Dans son traité de croyance] ;
  • Le Chaykh Tâjou d-Dîn Mouhammad Ibn Hibati l-Lâh Al-Makki dans son ouvrage en vers «Hadâ-iqou l-Fousoûl wa jawâhirou l-Ousoûl» dans la science du tawhîd qu’il dédia au sultan combattant Salâhou d-Dîn Al-Ayyoûbi. Celui-ci la reçu avec intérêt et alla jusqu’à ordonner de l’enseigner aux enfants dans les écoles, au point que ce traité de croyance est à présent connu sous le nom de  «Al-‘Aqîdah As-Salâhiyyah».
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibn Ibrâhîm Ach-Chaybâni Al-Hanafi qui a dit : « La parole de Allâh n’est pas concernée par les lettres et les sons » [Charh ‘Aqîdah At-Tahâwiyyah] ;
  • L’Imâm Ibn ‘Abdi s-Salâm qui a dit : « Allâh parle avec une parole sans début qui n’est pas de lettre ni de son » [Raçâ-il fi t-Tawhîd] ;
  • L’Imâm Al-Qourtoubi qui a dit : « La parole de Allâh n’est pas de lettre ni de son » [Dans son Tafsîr – Soûrat At-Tawbah/6] ;
  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit également : « Sa parole (du prophète) dans le hadîth [qui a pour sens : ] « Il les appelle au moyen d’un son » cela a été utilisé comme preuve par ceux qui ont dit que Allâh parle au moyen de lettres et de sons, or Allâh est exempt de ce que disent les corporalistes (moujassimoûn) et les négationnistes (jâhidoûn); il faut plutôt attribuer l’appel annexé à Allâh, à certains anges honorées et ce par la volonté de Allâh et par Son ordre.» [At-Tadhkirah] ;
  • Le Chaykh Charafou d-Dîn Ibn At-Tilimçâni qui a dit : « Les Karrâmiyyah [secte corporaliste] ont prétendu qu’il adviendrait au Créateur (Al-Bâri’) ta’âlâ des paroles composées de lettres et de sons » [Charh Louma’ Al-Adillah] ;
  • Le Chaykh Al-Bâbirti Al-Hanafi (m.786 H.) a dit : « Tout cela vient confirmer la négation de l’entrée en existence de la parole [de Allâh] et du fait qu’elle soit du genre des lettres et des sons et qu’elle ressemblerait à la parole des créatures. Certes, celui qui dit que le Qour-ân (l’attribut de la parole de Allâh) est créé, qu’il est entré en existence et qu’il est du genre des lettres et des sons, alors il aura attribué à Al-Bârî (Allâh) ce qu’on attribue aux humains» [Dans son commentaire de la tahâwiyyah] ;
  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni ;
  • Le Moufassir Ath-Tha’âlibi qui a dit : « Allâh a parlé à Moûçâ, d’une parole sans comment (takyîf), qui n’est pas limité, qui n’est pas de lettre ni de son » [Dans son tafsîr « Al-Jawâhir Al-Hissân» Soûrat An-Niçâ/164] ;
  • L’Imâm As-Sanoûçi qui a dit : « … et [Allâh a pour attribut] la parole qui n’est pas de lettre ni de son » [Dans son célèbre traité de croyance] ;
  • Dans un autre de ses traités de croyance, l’Imâm As-Sanôuçi confirme ses propos en disant : « Il est obligatoire au sujet de Allâh ta’âlâ […] [l’attribut de] la parole qui n’est pas de lettre ni de son » [Dans son traité de croyance Al-Hafîdah -connu également sous de nom de Soughrâ Soughra l-Soughrâ-]
  • Le Chaykh Kamâlou d-Dîn connu sous le nom de Ibnou Abî Charîf Al-Maqdissi Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Abou l-Mountahâ Al-Hanafi qui a dit : « Allâh ta’âlâ parle avec Sa parole qui est Son attribut éternel sans début, et la parole de Allâh ta’âlâ ne ressemble pas à la parole des créatures, car les créatures parlent avec des organes et des lettres, alors que Allâh ta’âlâ parle sans organes ni lettres » [Dans son charh du livre Al-Fiqh Al-Akbar] ;
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri qui a dit : « Les innovateurs [se réclamant] Hambalites ont dit : la parole de Allâh est de lettres et de sons » et il a dit également : «Les Mâchaykh, que Allâh leur fasse miséricorde, ont mentionné que l’on dit : “Le Qour-ân qui est la parole de Allâh n’est pas créé”, et qu’on ne dit pas :”le Qour-ân n’est pas créé [c’est-à-dire sans préciser que l’on parle de l’attribut de la parole de Allâh]” afin que personne ne comprenne que ce qui est composé de sons et de voix serait sans début, comme l’ont pensé certains ignorants [se réclamant] Hambalites» [Charh Al-Fiqh Al-Akbar] ;
  • Le Chaykh Mayyârah Al-Mâliki qui a dit : « Ainsi Sa parole n’est pas comme notre parole dans le fait d’être par des lettres et des sons » [Moukhtasar Ad-Dourrou th-Thamîn] ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi qui a dit : « Allâh a [pour attribut] la parole qui n’est pas similaire à ce que nous connaissons, elle est exempte de sons et de lettres » [Mouqtada ch-Chahâdatayn] ;
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki qui a dit : « La parole de Allâh n’est pas de lettres » [Al-Kharîdah al-Bahiyyah] ;
  • Le Chaykh Khâlid Al-Baghdâdi An-Naqchabandi qui a dit : « L’attribut de la parole est confirmée [pour Allâh], et elle n’est ni de lettre ni de son » [Al-Îmân wa l-Islâm] ;
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn A’mar An-Nâbighah Al-Ghalâwi a dit : « Il est un devoir au sujet de Allâh, une parole unique qui n’est pas de sons ni de lettres » [Al-Moubâchir ‘ala Bni ‘Âchir]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri qui a dit : « [L’attribut de Allâh de] la parole : Il s’agit d’un attribut éternel sans début, propre à Son Être ta’âlâ, qui n’est pas de lettre ni de son »  [Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah]
  • Le Chaykh Ahmadou Bamba qui a dit : « [Sa parole] n’est pas du genre des lettres, des sons et de ce que l’on pourrait imaginer, et ceci sans divergence » [Mawâhibou l-Qouddoûs]
  • Le Chaykh Al-Mârighni At-Toûniçi Az-Zaytoûni qui a dit : « La parole [de Allâh] est un attribut éternel, propre à Son Être ta’âlâ, qui n’est pas de lettre ni de son et qui est exempt du fait d’être de faible volume ou de fort volume » [Tâli’ou l-Bouchrâ] ;
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari qui a dit : « Sa parole ta’âlâ n’est pas de lettre ni de son et elle n’est pas caractérisée du fait d’être de fort ou faible volume » [Ad-Dînou l-Khâlis] ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-‘Alîm Al-Haddâdi Ach-Châfi’i Al-Azhari qui a dit  : « La parole de Allâh est exempte des lettres et des sons » [Al-Khilâsatou s-Sounniyyah fî Charhi l-Matni s-Sanoûçiyyah] ;
  • Le Chaykh Mouhammad Al-Mourâkouchi Al-Mâliki qui a dit : « Sa parole soubhânah n’est pas de lettre ni de son » [Al-Hablou l-Matîn] ;
  • Le Chaykh Al-Kawthari qui a dit : « Il n’y a aucun hadîth authentique concernant l’attribution du son à l’égard de Allâh » [Maqâlâtou l-Kawthari] ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari qui a dit : « Sa parole n’est pas un son produit par l’écoulement de l’air ou par le choc de corps entre eux, ni des lettres qui sont prononcées en fermant une lèvre ou en bougeant une langue. Nous croyons fermement que Moûçâ a entendu la parole de Allâh exempte de début, sans lettre, ni son » [As-Sirât Al-Moustaqîm] ;
  • Et beaucoups d’autres…

– Les mouchabbihah (assimilateurs) ont contredit la croyance des musulmans sur ce sujet, en prétendant que la parole de Allâh serait de lettres et de sons. Parmi eux :

– Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth Sahîh rapporté par Al-Boukhâri et autre :

« كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ »

[ce qui a pour sens ] : «Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth est une réplique suffisante aux propos des wahhabites. En effet ni les sons, ni les lettres, ni les voix, ni autre qu’eux n’existent de toute éternité avec Allâh. Alors que les attributs de Allâh sont de toute éternité sans début ni fin.

– Voir d’autres citations de savants au sujet de la parole de Allâh : ici .

Le linguiste Al-Fayroûzâbâdî parle de l’istiwâ de Allâh sur le trône

Sujet : Allâh n’est pas établi sur le trône

Dans son livre « Basâ-irou dhawi t-Tamyîz » (tome 2 page 106 de cette édition) le Loughawi Al-Fayroûzâbâdî lorsqu’il mentionne les différents sens du terme istawâ dans le Qour-ân, il dit :

« السادس: بمعنى القهر والقدرة : {اسْتَوَى عَلَى الْعَرْشِ}{الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى}»

« Le sixième : Il est parvenu [dans le Qour-ân] dans le sens de la domination et la toute-puissance (al-qahr wa l-qoudrah) comme dans le verset « istawâ ‘ala l-‘Arch» et « Ar-Rahmânou ‘ala l-‘Archi stawâ ». »

Informations utiles :

– Le Loughawi (le spécialiste de la langue Arabe) Majdou d-Dîn Mouhammad Ibn Ya’qoûb Al-Fayroûzâbâdî est né en 729 et est décédé en 817 de l’Hégire (رحمه الله). Il fait parti des plus grandes références dans la langue Arabe et il est l’auteur du célèbre ouvrage « al-Qâmoûs ».

– Ici, après avoir indiqué que le terme istawâ comporte plusieurs sens dans la langue Arabe, et qu’il a été employé selon différents sens dans le Qour-ân, il explique que son sens dans les versets « istawâ ‘ala l-‘Arch» [Soûrat Al-A’raf/54 et Soûrat Yoûnous/3] et « Ar-Rahmânou ‘ala l-‘Archi stawâ » [Soûrat Taha/5] est celui de la domination par la toute-puissance.

– Dans la suite de cette citation, il dit au sujet de trône : « Il est la créature la plus imposante [par la taille], la plus grande des choses qui existent, ainsi, si Allâh le domine par Sa toute-puissance alors que dire de ce qui est plus petit que lui ?! » [Basâ-irou dhawi t-Tamyîz]

– Ainsi, à travers ces versets, Allâh nous apprend qu’Il domine le trône qui est la plus grande des créatures du point de vue de la taille, cela nous enseigne qu’à plus forte raison, Allâh domine toutes les autres créatures, qui sont plus petites que le trône. De nombreux savants ont expliqué cela. Parmi eux :

  • L’Imâm Al-Moutawalli a dit : « Si quelqu’un dit : « si vous l’expliquez par la puissance alors il n’y pas d’utilité à mentionner le trône de manière spécifique». Nous disons : l’utilité est qu’étant donné que le trône est la plus grande des créatures, s’Il le domine par Sa puissance alors nous savons qu’Il domine également toutes autres choses en dehors de lui. » [Al-Ghounyah]
  • Le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd a dit : « Etant donné que le trône est la plus grande des créatures [de par la taille] il est suffisant de le citer pour englober ce qui est plus petit que lui, car ce qui est plus petit sera tel que lui [dans le fait d’être dominé] » [Rapporté par Ibnou l-Hajj Al-Mâliki]

– Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Al-Fayroûzâbâdi a dit : « Les adeptes du Tawhîd (l’unicité divine) ont dit que Allâh ta’âlâ est sans kammiyyah (quantité, volume) et sans kayfiyyah (comment, description physique)» [Al-Qâmoûs Al-Mouhît]

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).

– De nombreux savants ont proposé l’interprétation (ta-wîl) du terme “istawâ” par la domination par la toute-puissance. Parmi eux :

  • Le Loughawi ‘Abdou l-Lâh Ibnou Yahyâ Ibnou l-Moubârak
  • L’Imâm Az-Zajjâj [Dans son livre Ma’âni Al-Qour-ân] et [Rapporté par An-Naçafi]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi
  • L’Imâm At-Tabarâni [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Aboû Bakr Ahmad Ar-Râzi Al-Jassâs Al-Hanafi
  • L’Imâm Abou l-Layth As-Samarqandi
  • L’Imâm Ibnou Foûrak [Dans son livre Mouchkilou l-Hadîth]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Mouhammad Ibnou l-Haçan Ibnou Abî Ayyoûb Al-Ayyoûbi An-Nayçâboûri
  • L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Jouwayni [père de l’Imâm Al-Haramayn]
  • Le Moufassir Abou l-Haçan ‘Ali Ibn Mouhammad Al-Mâwardi
  • Le Moufassir Al-Wâhidi [Rapporté par Ibn Rouch Al-Jadd]
  • L’Imâm Abou Is-hâq Ach-Chîrâzi
  • Le Moufassir Ad-Damghâni Al-Hanafi
  • L’Imâm Al-Moutawalli [Dans son livre Al-Ghounyah]
  • L’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni [Dans son livre Louma’ al-Adillah]
  • Le Loughawi Ar-Râghib Al-Asbahâni
  • L’Imâm Al-Ghazâli
  • L’Imâm An-Naçafi (508 H.)
  • L’Imâm Abou n-Nasr Al-Qouchayri
  • Le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd [Rapporté par Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki]
  • Al-Allâmah Al-Lâmichi Al-Hanafi
  • Le Moufassir Ibnou ‘Atiyyah Al-Andalouçi
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibnou Ibrâhîm Ach-Chaybâni Al-Hanafi
  • Le Chaykh Sayfou d-Dîn Al-Âmidi
  • Le Chaykh Ibnou l-Hâjib Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-‘Îzz Ibnou ‘Abdi s-Salâm
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Qarâfi
  • Le Moufassir An-Naçafi [Dans son Tafsîr]
  • Le Moufassir Al-Baydâwi
  • Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou l-Jamâ’ah
  • Le Qâdî ‘Abdou r-Rahmân Al-Îji
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki
  • Le Chaykh Al-Yâfi’i
  • Le Qâdî Ibnou s-Sirâj Al-Hanafi
  • Le Qâdî Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • Le Chaykh ‘Izzou d-Dîn Ibn Jamâ’ah [Dans son livre Darajou l-Ma’âlî]
  • Le Loughawi Fayroûzâbâdi [Dans son livre Basâ-irou dhawi t-Tamyîz]
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri [Dans son livre Ihkâmou d-Dalâlah]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • Le Moufassir Ismâ’îl Haqqi Al-Hanafi
  • Le Hâfidh Mourtadâ Az-Zabîdi
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inat]
  • Le Chaykh Az-Zourqâni Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-Kawthari [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari [Dans son livre As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • et de nombreux autres savants.

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’istiwâ de Allâh : ici.

– Malgré cela, certains leaders de la mouvance sectaire wahhabite, ont diffusé la croyance hideuse d’Ibn Taymiyah (moujassim) et ont déclaré mensongèrement que Allâh serait assis sur le trône. Voir à ce sujet : Ar-Râjihi et Fawzân (wahhabites) prétendent que Allâh est assis sur le trône.

Chaykh Ad-Doussoûqi confirme qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare

Sujet : Ibn Taymiyah est égaré.

Dans sa hâchiyah sur Ach-Charhou l-Kabîr (tome 2 page 570 de cette édition) le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki lorsqu’il aborde l’avis erroné et contraire à l’unanimité proclamé par certains innovateurs selon lequel le divorce triple ne compte que comme un seul divorce, il dit :

« وقد اشتهر هذا القول عن ابن تيمية، قال بعض أئمة الشافعية: ابن تيمية ضال مضل لأنه خرق الاجماع وسلك مسلك الابتداع »

« Et il est réputé que ceci est l’avis d’Ibn Taymiyah. Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations blamâbles »

Informations utiles :

– Le Chaykh, Al-‘Allâmah (l’illustre savant) Chamsou d-Dîn Mouhammad Ibnou Ahmad Ibnou ‘Arafah Ad-Doussoûqi Al-Misri Al-Mâliki est né à Doussoûq (Egypte) et il décédé au Caire (Egypte) en 1230 de l’Hégire (رحمه الله). Il était enseignant dans l’Université Islamique Al-Azhar.

– Ce livre est un commentaire du livre Ach-Charh Al-Kabîr du Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki (رحمه الله).

– Ici, le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki dénonce l’un des nombreux sujets par lesquels Ibn Taymiyah s’est opposé à l’unanimité des musulmans. Il s’agit de son reniement de l’effectivité du divorce triple prononcé en une seule fois.

– Et il mentionne également que les savants de l’Islâm considèrent Ibn Taymiyah comme un égaré qui égare. Parmi les savants qui ont confirmé cela :

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête» [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwa Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « De nombreux savants ont déclaré mécréant Ibn Taymiyah ». [Dans sa Hâchiyah de Charhou l-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj]
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Châfi’ites ont dit qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité et a emprunté la voie des innovations blâmables » [Dans son livre Ach-Charhou s-Saghîr ‘Alâ Aqrabi l-Maçâlik]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égaré Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyîm »[Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (corporalisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi, en bas de page de son livre en réplique à Al-Albâni (wahhabite) a dit : « Il a été rapporté de ‘Abdou l-Lâh ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi que celui qui qualifie Ibn Taymiyah de « chaykhou l-Islâm » alors par ce propos là il devient mécréant. Ce qu’il veut dire, c’est le fait de dire cela tout en ayant connaissance de ses paroles de mécréance et sa croyance d’égaré, et que malgré cela il le qualifie par ce terme ».
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti. […] Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]

– Qu’est-ce que le divorce triple ? Le divorce triple est un divorce effectif, qu’il soit prononcé en une même expression ou en des temps séparé. Ainsi :

  • Si l’époux dit à son épouse « tu es divorcée, tu es divorcée, tu es divorcée » sans avoir eu l’intention d’insister sur le premier divorce, ce sera un divorce triple. En revanche, s’il avait eu l’intention d’insister sur le premier divorce, ce n’est pas compté comme un divorce triple mais compté comme un seul divorce.
  • Si l’époux dit à son épouse « tu es divorcée trois fois », elle sera divorcée d’un divorce triple.
  • même s’il a dit : « tu es divorcée » en ayant eu l’intention du divorce triple, il est compté comme un divorce triple.

Ainsi, cette femme ne lui sera licite après un divorce triple que si elle se marie avec un autre époux après lui, après avoir passé la période d’attente poste-maritale du premier et après avoir passé la période d’attente poste-maritale du deuxième époux et qu’elle consomme le mariage avec ce second époux.

– Mais selon Ibn Taymiyah, le divorce triple ne compte que comme un seul divorce. Ainsi selon lui, si l’époux dit à sa femme « tu es divorcée trois fois » ou bien « tu es divorcée, tu es divorcée, tu es divorcée » sans avoir eu l’intention d’insister sur le premier divorce, alors cela ne compte que comme un seul divorce selon sa prétention.

– Il s’agit pourtant d’un sujet faisant l’objet de l’unanimité (ijmâ’) de la communauté. Parmi les savants qui ont rapporté cette unanimité :

  • L’Imâm Moujtahid Mouhammad Ibnou Haçan Ach-Chaybâni, après avoir mentionné qu’Ibnou ‘Abbâs a confirmé à un homme qui avait divorcé sa femme de trois divorces, qu’elle ne lui est plus licite, il a dit : « Et c’est cet avis que nous prenons, et il s’agit de l’avis d’Aboû Hanîfah, et la parole de l’ensemble des savants, il n’y a pas de divergence à ce sujet » [Dans son livre Al-Âthâr] ;
  • L’Imâm Moujtahid Ibnou l-Moundhir [Dans son livre Al-Ijmâ’] ;
  • Le Qâdi Abou l-Walîd Al-Bâji Al-Mâliki a dit : « Celui qui a prononcé le divorce triple en une expression alors cela compte comme trois divorces, et c’est ce qu’à dit une jamâ’ah de fouqahâ, et le Qâdî Aboû Mouhammad a cité dans son « ichrâf » que certains innovateurs le considéraient comme un seul divorce […] et la preuve de notre position est l’unanimité (ijmâ’) des compagnons car cela a été rapporté d’Ibnou ‘Oumar, de ‘Imrân Ibnou Housayn, de ‘Abdou l-Lâh Ibnou Mas’oûd, d’Ibnou ‘Abbâs, d’Aboû Hourayrah et de ‘Â-ichah que Allâh les agrée, et il n’y a pas de divergence chez eux » [Dans son livre Al-Mountaqâ Charh Al-Mouwattâ]
  • L’Imâm Ibnou Rouchd Al-Jadd Al-Mâliki, après avoir lui même confirmé que celui qui divorce sa femme d’un divorce triple en une seule expression, alors elle est divorcée par trois fois, il a dit : «Il s’agit de la voie (madh-hab) de tout les fouqâha et de l’ensemble des savants » [Dans son livre Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât] ;
  • Le grand-père d’Ibn Taymiyah, le Chaykh Abou l-Barakât Majdou d-Dîn ‘Abdou s-Salâm Al-Hambali, après avoir mentionné plusieurs citations de compagnons sur ce sujet, a dit : «Et tout cela prouve qu’à leur unanimité, le divorce triple en une seule expression est effectif» [Dans son livre Al-Mountaqâ] ;
  • Le Chaykh Al-Mardâwi Al-Hanbali a dit : «Il s’agit de l’avis des quatre Imâms (c’est-à-dire d’Aboû Hanîfah, Mâlik, Ach-Châfi’i et Ahmad)» [Dans son livre Al-Insâf]
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-Asqalâni qui mentionne que cette unanimité était déjà connu et apparente depuis l’époque de ‘Oumar Ibnou l-Khattâb, en disant : « En résumé, ce qui est advenu concernant cette question est identique à ce qui est advenu concernant la question du mariage temporaire. Je fais allusion par cela à la parole de Jâbir : « C’était une pratique qui existait à l’époque du Prophète (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam), d’Abôu Bakr et au début du califat de ‘Oumar. » Il a dit : « Puis ‘Oumar nous l’a interdit et nous nous en sommes abstenus. » L’avis prévalent sur ces deux questions est que le mariage temporaire est interdit et que trois divorces sont effectifs (lorsque l’on prononce trois divorces en une seule fois) à cause du l’unanimité (ijmâ’) qui s’est établi sur cela à l’époque de ‘Oumar, et il n’a pas été rapporté que quiconque ait contredit ‘Oumar sur l’une de ces deux questions. Leur consensus indique donc l’existence d’un texte abrogeant, même si cela était caché à certains d’entre eux avant cela jusqu’à ce que finalement cela leur apparaisse à tous à l’époque de ‘Oumar. Donc celui qui divergera après cela rejettera l’unanimité (ijmâ’). La grande majorité est d’avis que l’on ne prend pas en compte celui qui émettra un avis divergent après qu’il ait eu consensus (ittifâq). » [Fat-hou l-Bâri] ;
  • L’Imâm Ibnou Noujaym Al-Hanafi qui a dit : « Il n’y a pas besoin de s’occuper à chercher des preuves pour réfuter l’avis de celui qui conteste le caractère effectif de trois divorces parce que cela va à l’encontre de l’unanimité (ijmâ’) comme il a été mentionné dans le livre al-mi’râj. C’est pour cela que les savants ont dit que si un juge valide que trois divorces en une seule fois ne correspondent qu’à un seul, son jugement ne sera pas appliqué, car c’est une question où il n’est pas permis de faire un ijtihâd car c’est une contradiction (de l’unanimité) et non une divergence. »[dans son livre Bahrou r-Râ-iq tome 3 p.418]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki qui a dit : «  Ibnou ‘Abdi l-Barr et d’autres ont rapporté l’unanimité (ijmâ’) concernant le caractère effectif de trois divorces pour celui qui les auraient prononcés. Et il est rapporté dans al-Irtichâf (du Chaykh Al-Wancharîssi Al-Mâliki) que certains innovateurs ont dit que cela n’aurait la valeur que d’un seul divorce. »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki qui a dit : « Si son divorce par trois fois est confirmé, qu’il est été prononcé en une fois ou en plusieurs, alors elle [l’épouse] ne lui est pas licite. Comme s’il lui avait dit : « tu es divorcé par trois fois » ou « définitivement », et cet avis fait l’objet de l’unanimité. Quant à l’avis selon lequel le divorce par trois en une seule fois ne compterait que comme un seul divorce, il n’est connu de personne sauf d’Ibn Taymiyah de parmi les Hambalites, et les Imams de son école lui ont répliqué à ce sujet, au point que les savants ont dit : Il (Ibn Taymiyah) est un égaré qui égare » [Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn] ;
  • Et beaucoup d’autres.

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanime sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– Mais Ibn Taymiyah est connu pour son opposition à l’unanimité des musulmans. A ce sujet :

  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Le Docteur Mouhammad ‘Abdou l-Fadîl Al-Qoûsi Al-Azhar a listé les nombreux égarements d’Ibn taymiyah [Site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]

– D’autres savants ont réprimandé Ibn Taymiyah sur son innovation concernant le divorce. Parmi eux :

  • Le Hâfidh Aboû Sa’îd Al-‘Alâ-i, tout comme le rapporte le Hâfidh et Historien Chamsou d-Dîn Ibnou Toûloûn en disant : « Il (c’est à dire le Hâfidh Al-‘Alâ-i) a mentionné les sujets sur lesquels s’est singularisé Ibnou Taymiyah, qu’il s’agisse des fondements de la croyance ou d’autres sujets parmi lesquels il a tantôt contredit l’unanimité des jurisconsultes et tantôt contesté l’avis qui prévaut dans les écoles. Parmi cela […] il a dit que le divorce par trois ne comptait que pour un seul alors qu’il avait rapporté auparavant que les musulmans étaient unanimes sur le fait qu’il s’agissait de trois divorces successifs et que celui qui contredisait cela devenait apostat. Et pourtant, il a statué par la suite contrairement au consensus et a ainsi berné un grand nombre de gens.» [Dans son livre Dhakâ-irou l-Qasr]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « Et ce qui est connu de lui (ibn taymiyah) et de ses disciples, c’est que le divorce par trois est comptabilisé comme un »[dans son livre Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit également : « Le sept du mois de safar de l’année 718, le sultan décréta l’interdiction de la fatwâ émise par Ibnou Taymiyah sur la question du divorce et ordonna la constitution d’une assemblée à Dārou s-Sa’âdah à laquelle assistèrent nombre de juges et de spécialistes du droit. Ils interrogèrent alors Ibnou Taymiyah quant aux fatwâ qu’il avait émises sur la question du divorce. Ils lui rappelèrent aussi qu’ils lui avaient déjà interdit cela et qu’il avait persisté malgré tout, faisant fi du décret émis par le sultan dans ce sens et sans tenir compte non plus des arrêts prononcés par les gouverneurs pour l’en empêcher. Mais Ibnou Taymiyah nia toutes ces accusations en bloc. Alors cinq individus motivés pour témoigner s’avancèrent et confirmèrent qu’Ibnou Taymiyah leur avait rendu ce jugement après qu’il lui avait été interdit de le faire. Ibnou Taymiyah nia les faits une fois de plus et se résolu fermement à nier encore et encore. Ibnou Toulaych s’avança alors accompagné de plusieurs témoins et affirmèrent qu’il avait rendu ce jugement dans le jardin d’Ibnou Manjâ à un boucher du nom de Qamar Mousalmâni. On dit alors à Ibnou Taymiyyah de s’engager par écrit à ne plus rendre de jugement qu’il s’agisse de celui-ci ou de tout autre. Ibnou Taymiyah s’exécuta ; il écrivit de sa main qu’il s’engageait à ne plus rendre ce jugement mais s’abstenu d’ajouter « ou de tout autre ». Naĵmou d-Dîn ibnou Sasrâ lui dit alors : « Je te condamne à être incarcéré dans une prison » »[dans son livre Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki qui a composé trois épîtres pour répliquer à Ibn Taymiyah sur le sujet du divorce.
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a dit : « Durant le mois de Ramadân de l’an 719, les gens s’insurgèrent contre lui à cause de ses dires relatifs à la question du divorce ; son interdiction de donner des fatwas fut alors confirmée. Puis au mois de rajab de l’année suivante il fut à nouveau interrogé par une assemblée de savants et emprisonné dans la citadelle ». [Dans son livre Ad-Dourarou l-Kâminah]
  • L’historien Ibnou l-Wardi a dit : « Au mois de Joumâda l-âkhirah de l’an 718, le sultan émit un décret interdisant Ibnou Taymiyah de donner des fatwa et cela relativement à la question du divorce par serment. Un conseil fut tenu pour cela à la suite duquel cette interdiction fut criée publiquement. Et j’ajoute qu’après cette interdiction et cette criée publique, quelqu’un m’apporta une fatwa dans laquelle il était question d’un homme qui avait divorcé son épouse trois fois par une seule formule durant sa période inter menstruelle ou par plusieurs formules répétées au cours de différentes périodes inter menstruelles avant même qu’il ne la reprenne ou qu’elle parvienne au terme du délai d’attente avant remariage. [Dans cette fatwa] il était écrit : « En cela il y a deux avis juridiques ; le plus vraisemblable d’entre eux est que cela ne compte que pour un seul divorce même s’il a prononcé un autre divorce après l’avoir reprise ou qu’il l’épouse à nouveau par un nouvel acte de mariage. Ce divorce est compté puisqu’il était licite. De même le troisième divorce qui intervient après une reprise ou un nouvel acte de mariage, il est licite, par conséquent il est pris en compte. Et cette femme ne lui redevient licite que par un mariage religieux et non pas par un mariage « tahlîl ». Allah sait plus que tout autre ». En dessous, Ibnou Taymiyah a écrit de sa propre main : « Ceci est transcrit de ma parole. Signé Ahmad Ibnou Taymiyah ». Et il a autorisé plusieurs autres choses que cela sur la question du divorce auxquelles les savants n’ont prêté aucune attention et vers lesquelles aucun savant ne s’est orienté ». [Dans son livre Târîkh Ibnou l-Wardi]
  • Salâhou d-Dîn As-Safadi (l’élève d’Ibn Taymiyah et de Taqiyyou d-Dîn As-Soubki) a dit : « Le mardi 19 du mois de Ramadân de l’an 719, les fouqahâ (spécialistes de la jurisprudence) ainsi que les juges furent rassemblés autour du gouverneur Sayfou d-Dîn Tankar. On leur lu la missive du sultan et plus particulièrement le passage relatif au Chaykh Taqiyyou d-Dîn (Ibn Taymiyah) à cause de ses fatwas sur la question du divorce. Il fut alors blâmé et se vit interdire d’émettre des jugements. Et l’assemblée se sépara sur la confirmation de cette interdiction. Puis le jeudi 22 du mois de rajab de l’an 720 une assemblée fut à nouveau convoquée à Dârou s-Sa’âdah. Il (Ibn Taymiyah) fut interrogé à plusieurs reprises sur ses propos relatifs à la question du divorce et fut à nouveau blâmé. Il fut alors incarcéré dans la citadelle de Damas » [Dans son livre A’yânou l-‘asr wa a’yoûnou n-nasr]
  • L’Imâm Mouhammad Al-Khatîb Ach-Chirbîni Ach-Châfi’i a dit :  « Remarque : la parole de l’auteur (c’est-à-dire de l’Imâm An-Nawawi) fait comprendre que les trois divorces sont effectifs lorsqu’ils sont réunis (en une seule parole), et c’est à cet avis que se sont limités les Imâms. Il est rapporté de Hajjâj Ibn Arta-ah, d’un groupe de Chiites et des zâhirites que cela ne comptera seulement que comme un divorce. Et parmi les tardifs, quelqu’un dont on ne fait pas cas (Ibn Taymiyah) a également choisi cet avis et a donné cette fatwâ, que seuls ceux que Allâh a égarés ont suivi. » [Dans son commentaire du Minhâj de l’Imâm An-Nawawi intitulé Moughni Al-Mouhtâj tome 4 p.502]
  • L’historien Ibnou Châkir Al-Koutoubi mentionne qu’un décret fût composé à l’égard d’Ibn Taymiyah, puis confirmé par le vice-sultan, dans lequel il est dit : « Et si jamais, de votre haut rang, vous confirmez le décret sur lequel nous nous sommes accordés au sujet d’Ibnou Taymiyah cela induit l’interdiction pour tout autre d’emprunter la même voie que lui, de rendre ce genre d’avis ou de les suivre, qu’il s’agisse de ceux relatifs au divorce ou de ses autres fatwâ inédites.» [Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki a dit : « Il est rapporté de certains innovateurs qu’il [c’est-à-dire le divorce triple prononcé en une seule expression] ne compterait que comme un seul divorce, et Ibn taymiyah est célèbre pour avoir dit une telle chose. Certains Imams Châfi’ites ont dit qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité et a emprunté la voie des innovations blâmables » [Dans son livre Ach-Charhou s-Saghîr ‘Alâ Aqrabi l-Maçâlik]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki [voir ci-dessus]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : «Quant à sa contradiction (à Ibn Taymiyah) de l’unanimité concernant le jugement du divorce, elle fait partie des choses qui sont connu à son sujet et pour lesquelles il a été incarcéré» [Dans son livre Maqâlâtou s-Sounniyyah fî Kachi d-Dalâlâti bni Taymiyah]

– Cet égarement d’Ibn Taymiyah au sujet du divorce a été repris par son élève Ibnou l-Qayyim Al-Jawziyyah, comme en témoigne Ibn Kathîr, qui a dit de lui : « Il (Ibnou l-Qayyim) s’entêtait à diffuser l’avis d’Ibnou Taymiyah sur la question du divorce, ce qui conduit le juge Taqiyyou d-Dîn As-Soubki et d’autres à répliquer par de longs exposés d’éclaircissements. » [Dans son livre Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]

– Et il a également été repris par les leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Parmi eux :

  • Ibn Bâz (wahhabite) qui a dit : « L’avis considérant cela comme une seule répudiation […] il s’agit du choix adopté par Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim et c’est d’ailleurs l’avis juridique que je donne »  [Dans le livre Fatâwa l-Mar-ati l-Mouslimah p733]
  • Al-Albâni (wahhabite) qui a dit : « Le divorce prononcé trois fois en une seule assise revient à un seul divorce […] c’est l’avis utilisé par Ibn Taymiyah et Ibnou l-Qayyim Al-Jawziyyah » [Dans un enregistrement audio]
  • Mouhammad ‘Ali Ferkous (wahhabite) qui a dit : « La question de la répudiation émise trois fois en même temps est une question au sujet de laquelle moult textes ont été rapportés. Elle est longue et complexe, et le débat qu’elle a suscité est très ancien. Cependant, l’opinion la plus soutenue par les preuves et la plus valable concernant cette question est celle qui est adoptée par ceux qui disent que la triple répudiation exprimée (proférée) d’un seul coup, en un seul mot ou en plusieurs mots, sans que la femme n’observe un délai de viduité puis retourne à son mari, est considérée comme une seule répudiation. Cette opinion est adoptée Ibn Taymiyya et par son élève Ibn Al-Qayyim.» [Dans ses Fatâwâ : 812]
  • Mouhammad ‘Ali Ferkous (wahhabite) confirme ses propos en disant : « Les opinions des savants diffèrent sur la question de la triple répudiation prononcée en une seule parole. La plus correcte et la plus prépondérante des opinions est que ce genre de répudiation est considéré comme une seule répudiation révocable […] c’est l’avis adopté par Ibn Taymiyah et son élève Ibn Al-Qayyim. » [Dans ses Fatâwâ : 751]

– Cela nous montre bien une fois de plus que l’appellation de « salafi » que s’attribuent les wahhabites est mensongère, car ils rejettent la voie des gens du salaf pour s’attacher aveuglement aux avis innovés d’Ibn Taymiyah. Le Hâfidh Ibnou Rajab Al-Hanbali a dit : « Sache qu’il n’est confirmé d’aucun compagnons, ni d’aucun successeur des compagnons (tâbi’i), ni d’aucun Imâm du Salaf dont la parole est prise en considération pour des fatwâ qui concerne le halâl et le harâm, quelque chose de clair comme quoi le divorce par trois, après la consommation du mariage, ne compterait que comme un seul divorce s’il a été prononcé en une seul fois» [Bayân Mouchkil al-Ahâdîth al-Wâridah fî anna t-Talâq ath-Thâlith Wâhidah]

– De même leur revendication d’appartenance à l’école Hambalite est également un mensonge manifeste, du fait que cet avis est rejeté dans l’école de l’Imâm Ahmad Ibnou Hambal. En effet :

  • Le Chaykh Al-Mardâwi Al-Hambali a dit : « Et s’il la divorce trois fois en une seule parole alors qu’il ne l’avait au préalable jamais divorcé puis reprise, elle sera divorcée trois fois, même s’il n’en a pas l’intention, selon l’avis correct de l’école. Il (l’Imâm Ahmad) a souvent mentionné cela, et c’est l’avis des savants de l’école (al-as-hâb), ou plus précisément celui des quatre imâms, que Allâh leur fasse miséricorde, et de leurs adhérents dans leur globalité.» [Dans son livre Al-Insâf]
  • Le Chaykh Jamâlou d-Dîn Ibnou ‘Abdi l-Hâdî Al-Hambali a dit : « Le divorce par trois fois, compte pour trois, et ceci est l’avis correct dans l’école [Hambalite]. Ainsi elle ne lui est plus licite jusqu’à ce qu’elle épouse un autre, et cet avis est confirmé dans la plupart des livres des compagnons de l’Imâm Ahmad, comme « Al-Khiraqi », « Al-Mouqni’ », « Al-Mouharrar », « Al-Hidâyah » et autres qu’eux » [Dans son livre As-Sayrou l-Hath-thi ilâ ‘ilmi t-Talâqi th-Thalâth]
  • Le Chaykh Al-Bouhoûti Al-Hambali a dit : « Quant à celui qui divorce sa femme par trois divorces en une seule fois, les trois divorces seront effectifs, et elle lui sera interdite jusqu’à ce qu’elle se remarie avec un autre homme, que cela (c’est-à-dire le divorce par trois fois) ait eu lieu avant la consommation du mariage ou après. » [Dans son livre Rawdou l-Mourabbi’]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les Imâms de son école (c’est-à-dire l’école Hambalite) lui ont répliqué (c’est-à-dire à Ibn Taymiyah) sur ce sujet (c’est-à-dire concernant son avis infondé sur le divorce par trois) » [Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’Ijmâ’ dans plus de 60 points, et lui qui prétendait être hanbalite, il a contredit dans 23 points de croyance l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, le Salaf.». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]

– Ainsi, tout cela confirme qu’Ibn Taymiyah est bien un égaré qui égare, car en plus de s’être égaré lui-même en s’opposant à l’unanimité, il a égaré d’autres personnes que lui, comme son élève Ibnou l-Qayyim et ses suiveurs aveugles, les wahhabites.

– Sachez également qu’Ibnou Taymiyah a contredit l’unanimité sur trois sujets concernant le divorce :

  • Premièrement : le divorce triple et c’est l’objet de cet article.
  • Deuxièmement : il a prétendu que le fait de jurer de divorcer ou bien le divorce conditionné ne serait pas pris en compte. Le divorce conditionné, c’est comme le fait qu’un homme dise à sa femme « si tu sors de la maison tu es divorcée » et que la femme sorte de la maison.
  • Troisièmement : il a prétendu que le fait de divorcer une femme ayant ses menstrues n’est pas pris en compte.

– Le fait de diffuser et de mettre en pratique les avis innovés d’Ibn Taymiyah, comme le font de nos jours les wahhabites, est un appel manifeste à la fornication, car le résultat de tout cela est que la femme restera avec un homme qui n’est plus son mari et qu’elle continuera à avoir des rapports intimes avec lui, des rapports qui sont en réalité de la fornication.

– Articles à consulter :

L’Imâm Ach-Châfi’i juge mécréant celui qui croit que Allâh est assis sur le trône [Rapporté par le Qâdî Houçayn]

Sujet : Celui qui croit que Allâh est assis sur le trône est mécréant.

Dans son livre « At-Ta’lîqah » (page 1031 de cette édition) le Qâdî Houçayn a dit :

« ما نص عليه الشافعي رحمه الله […] [من] اعتقد أن الله تعالی جالس على العرش ، فإنه يحكم بكفره ، ولا تصح الصلاة خلف هؤلاء »

« Ach-Châfi’i –que Allâh lui fasse miséricorde- a dit textuellement […] : celui qui croit que Allâh ta’âlâ est assis sur le trône il est jugé mécréant, et la prière n’est pas valable derrière ceux-là »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Chaykh, Al-Qâdî Houçayn Ibn Mouhammad Ibn Ahmad fait parti des grands savants de l’école de l’Imâm Ach-Châfi’i, il est décédé en 462 de l’Hégire (رحمه الله). On compte de parmi ses élèves de grands savants comme : Imâmou l-Haramayn Al-Jouwayni, l’Imâm Aboû Sa’îd Al-Moutawalli, l’Imâm Al-Baghawi et d’autres.

  • L’Imâm ‘Abdou l-Karîm Ar-Râfi’i a dit à son sujet : « On le surnommait le savant de la communauté » [At-Tadwîn].
  • Ibnou s-Sam’âni a dit de lui : « Il est l’Imâm de son époque ».
  • L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit le concernant : « L’Imâm glorieux (Jalîl) l’un des compagnons [de l’école Chafî’ite] au niveau le plus élevé » [At-Tabaqât].
  • L’Imâm An-Nawawi a dit  à son sujet : « L’un de nos compagnons [dans l’école Chafi’ite] du niveau de as-hâbou l-Woujoûh, d’un grand degré et d’une haute valeur » [At-Tahdhîb].

– Ici, le Qâdî Houçayn rapporte que l’Imâm Ach-Châfi’i a textuellement déclaré mécréant celui qui croit que Allâh serait assis sur le trône, et qu’il n’est pas valable de prier derrière une telle personne en raison de sa mécréance.

– Allâh ta’âlâ dit : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -». Les savants spécialistes de tafsîr du Qour-ân ont confirmé que ce verset en lui-même est une preuve pour exempter Allâh du corps. Parmi eux : l’Imâm Ar-Râzi [Dans son Tafsîr], l’Imâm As-Souyoûti [Dans son livre Al-Iklîl] et autres.

– Et le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth sahîh (authentique) rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : «Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth nous indique qu’hormis Allâh et Ses Attributs, rien n’existe de toute éternité, ni terre, ni ciel, ni mer, ni endroit, ni trône, ni corps, ni membre, ni organe, ni aucune autre créature quelle qu’elle soit. Après cela comment attribuer à Allâh des choses entrées en existence ?!

– Cette position de l’Imâm Ach-Châfi’i a également été rapportée de lui par :

  • Le Chaykh Al-Qourachi qui a dit : « Ceci est de la mécréance selon l’Unanimité et nous déclarons mécréant ceux qui se réclament de l’Islâm qui disent que la Parole de Allâh est créée et ceux qui disent que Allâh ne sait pas les choses avant leur existence et celui qui ne croit pas en la Prédestination et celui qui croit que Allâh est assis sur le trône tout comme a rapporté ce jugement Al-Qâdî Houçayn d’après le texte de Ach-Châfi’i » [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  • Le Chaykh Ibnou Ar-Rif’ah qui a dit : « Et ceux que nous avons déclaré mécréants parmi les gens de la Qiblah sont par exemple ceux qui croient que le Qour-ân serait créé, que Allâh ne saurait pas les choses inexistantes avant qu’elles n’existent, et ceux qui ne croient pas en la prédestination, également ceux qui croient que Allâh serait assis sur le Trône comme l’a cité le Qâdî Houçayn du texte de Ach-Châfi’i. » [Dans son livre Kifâyatou n-Nabîh]

– De nombreux autres savants ont confirmé que le fait de croire que Allâh serait assis sur le trône est une croyance qui constitue de la mécréance. Parmi eux :

  • L’Imâm Al-Bayhaqi qui a dit : « Il y a également parmi eux ceux qui ont dit qu’il est un corps (jism) et d’autres ont dit qu’il est possible qu’Il soit assis sur un trône, tout comme un roi est sur son lit. Toutes ces paroles entraînent l’attribution de la mécréance pour celui qui les dit, tout comme c’est le cas de celui qui fait preuve de négationnisme ou d’association. » [Dans son livre Chou’abou l-Îmân] ;
  • L’Imâm An-Nawawi qui a dit : « Et s’il dit “Allâh s’est levé pour la justice” il est devenu mécréant,  ou s’il dit “Allâh s’est assis pour la justice” il est devenu mécréant » [Rawdatou t-Tâlibîn / Kitâb Ar-Riddah] et Ibn Noujaym Al-Hanafi a tenu avec exactitude les mêmes propos dans son livre « Bahrou r-Raqâ-iq », et également Adh-Dhahabi  dans “Ith-hâfou l-Akâbir fî tahdhîbi kitâbi l-Kabâ-ir” ;
  • L’Imâm Al-Kawthari qui rapporte l’unanimité en disant : « La mécréance de celui qui attribue le mouvement, la position assise et les limites à Allâh ta’âlâ est une chose au sujet de laquelle deux musulmans ne sont pas en désaccord. » [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari]
  • L’Imâm Al-Kawthari a dit également : « Ce qu’adore ce perdant se lève, s’assoit, et bouge ! Peut-être que ce Sijzi (originaire du Sijistan) a hérité cette croyance de ses voisins, les adorateurs des vaches (les hindous), et celui qui croit cela au sujet du Seigneur des mondes, c’est un mécréant par accord [des savants]. Malheur à celui qui  suit des gens comme lui dans la prière ou dans le mariage ! » [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari] ;
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari qui rapporte également l’unanimité en disant : « Un de ceux qui veulent connaître la science de la religion, et s’attacher à la voie du Salaf et du Khalaf m’a interrogé au sujet de ce qui n’est pas explicite dans les versets et les hadîth, par sa parole : « Que disent les maîtres des savants, que Allâh ta’âlâ les protège, au sujet de celui qui a pour croyance que Allâh ‘azza wa jall a une direction, ou qu’Il serait assis sur le trône dans un endroit spécifique et qui dit que cela est la croyance du Salaf ?» Plus loin, il répond : « Le jugement de cette croyance est qu’elle est infondée et celui qui y croit est un mécréant par l’unanimité des savants musulmans que l’on prend en considération.  »[Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât] ;
  • Le Mouhaddith Al-Harari qui a dit : « L’exégèse du verset : {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-‘archi stawâ) : Il est un devoir de faire l’exégèse de ce verset dans un sens autre que celui de l’établissement (al-istiqrâr), de la position assise (al-jouloûss) ou de ce qui est de cet ordre. Celui qui croit une telle chose est devenu mécréant » [Dans son livre As-Sirât Al-Moustaqîm]
  • Et beaucoup d’autres …

– L’Imâm Ach-Châfi’i, lorsqu’il a été interrogé au sujet de l’istiwâ de Allâh, il a répondu : « J’ai cru fermement en cela sans assimilation, j’en ai reconnu la véracité sans attribuer d’image, je me suis fait à l’idée que j’étais incapable d’en atteindre la réalité et je me suis abstenu d’engager une discussion à ce sujet d’une totale abstention » [Rapporté par l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i et d’autres]. C’est-à-dire qu’il a accepté les termes mentionnés dans le Qour-ân sans en comprendre un sens qui implique l’assimilation (tachbîh) comme la position assise, l’installation, ou l’établissement sur le trône.

– Ibnou Kathîr mentionne également la position de l’Imâm Ach-Châfi’i concernant l’un des versets au sujet de l’istiwâ, qui est d’y croire sans assimilation, sans comment et sans prendre le sens apparent (comme la position assise ou l’établissement). [Dans son tafsîr]

– De même, l’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni rapporte la croyance de l’Imâm Ach-Châfi’i concernant les textes équivoques (moutachâbih) qui est d’y croire dans leur globalité, en exemptant Allâh du comment (kayfiyyah) et de toute assimilation (tachbîh), et sans prendre ces textes selon leurs sens apparents. [Dans son livre Fat-hou l-Bârî]

– L’Imâm Ach-Châfi’i a dit : « Allâh ta’âlâ existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’est de toute éternité. Il a créé l’endroit en ayant l’attribut de l’exemption de début, tout comme avant la création des endroits, le changement n’est pas possible selon la raison à Son sujet, ni pour Son Être ni pour Ses attributs » [Rapporté par Az-Zabîdi dans son livre It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn]

– Sachez également que l’Imâm Ach-Châfi’i considérait également mécréants ceux qui attribuent le corps ou la direction à Allâh [Voir à ce sujet : le livre du Chaykh Moulla ‘Ali Al-Qâri : ici ; le livre du Chaykh Al-Haytami : ici ; le livre de l’Imâm As-Souyoûti : ici ; et le livre du Chaykh Mahmoûd As-Soubki : ici].

 – Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh). Consultez d’autres paroles de savants au sujet du terme « istawâ » : ici.

 – Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’istiwâ de Allâh : ici.

– Malgré cela, certains leaders de la mouvance sectaire wahhabite, ont diffusé la croyance hideuse d’Ibn Taymiyah (moujassim) et ont déclaré mensongèrement que Allâh serait assis sur le trône. Voir à ce sujet : Ar-Râjihi et Fawzân (wahhabites) prétendent que Allâh est assis sur le trône.

– L’Imâm Ach-Châfi’i a précisé qu’il n’est pas valable de prier derrière quelqu’un qui croit que Allâh est assis sur le trône car il s’agit là d’une croyance faisant sortir de l’Islâm, et les actes d’adorations ne sont valables que de la part du musulman. A ce sujet :

  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Et nous avons certes mentionné que celui qui est devenu mécréant par son innovation, la prière n’est pas valable derrière lui […] et parmi ceux qui sont devenu mécréant il y a celui qui attribue clairement le corps [à Allâh] » [dans son livre « Al-Majmoû’ Charhou l-Mouhadh-dhab »]
  • Le Chaykh Mehmed Zâhid Kotku Al-Hanafi a dit : « Les Mouchabbihah (assimilationnistes) attribuent au Créateur (Al-Khâliq Dhou l-Jalâlah) les parties corporelles tout comme les créatures, ainsi la prière n’est pas valable derrière eux, ces gens là sont sortis de l’Islâm. Celui qui attribue à Allâh un endroit ou qui dit que Allâh est dans le ciel, lui-aussi sort de l’Islâm, également nous déclarons mécréant celui qui a pour croyance que Allâh (Al-Haqq ta’âlâ) serait établie sur le trône. Alors malheur aux wahhabites » [Dans son livre Ehl-i Sünnet Akaidi (la croyance de Ahlou s-Sounnah)]
  • Le Chaykh As-Sayyid Mahmoûd Al-Hanafi Al-Khâdhami Al-Bâkistâni a été interrogé sur la validité de prier derrière un wahhabite, il a dit dans sa fatwâ : «Il n’est pas permis de prier derrière eux, et il n’est pas permis de prendre l’un d’eux comme Imâm, ou juge, ou pour l’enseignement du Livre et de la Sounnah ou pour la jurisprudence […] ils sont certes mécréants en Allâh et en Son messager […] ils sont certes d’une des pires mécréance et hypocrisie […] les savants ont émis une fatwâ à leur sujet indiquant qu’ils ont apostasié en la croyance en Allâh et en l’Islâm […] ceux-là sont mécréant, ils ne sont pas des sâdiqîn, ils sont de parmi les plus menteurs des gens à l’égard de Allâh et de Son Messager, ils sont des gens de la mécréance » [Rapporté à la suite du livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm du Chaykh Ibnou Zayni Dahlân, édition Waqf Ikhlâs]

– Consultez également les articles sur le thème : Allâh n’est pas sur le trône : ici.

– Consultez également les articles sur le thème : Attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici.

Le Chaykh Ahmad Zarroûq explique l’istiwâ de Allâh sur le trône

Sujet : Allâh n’est pas établi sur le trône

Dans son livre « Charh ‘Aqîdati l-Ghazâli » le Chaykh Ahmad Zarroûq Al-Fâçi a dit au sujet de Allâh :

« استواء منزهاً عن المماسة والاستقرار والتمكن والحلول والانتقال : يعني لأن ذلك كله عليه محال، إذ هو من صفات المحدثات، وتعالى ربنا عن سمات الحدوث. هذا معنى ما أشار إليه مالك رحمه الله تعالى بقوله: والكيف غير معقول. وفي بعض الروايات: والكيفية مجهولة، ولا يصح لأن المجهولة يمكن تعلقها، وغير المعقول لا يتصور فهمه، وهو المراد هنا»

« L’ istiwâ [de Allâh est] exempt du contact, de l’établissement, du fait d’être dans un endroit, d’être incarné ou d’être en mouvement. » Car tout cela est impossible à Son sujet car cela fait partie des attributs de ce qui entre en existence et Allâh est totalement exempt de ce qui entre en existence, et c’est cela le sens indiqué par l’Imâm Mâlik par sa parole « al-kayfou ghayrou ma’qoûl » [le comment au sujet de Allâh est inconcevable]. Et selon une version : « al-kayfiyyatou majhoûlah » mais cela n’est pas valable, car ce qui est ignoré il est possible qu’il soit concerné par le comment.  Ce qui est inconcevable on ne peux pas le confirmer [à Allâh] et c’est cela le sens voulu ici. »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), Az-Zâhid (l’ascète), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Al-Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), le Chaykh Abou l-Fadl Chihâbou d-Dîn Ahmad Zarroûq Al-Fâçi Al-Barnouçi Al-Mâliki est né en 846 dans la région située entre Taza et Fès (Maroc) et il est décédé en 899 à Misrata (Lybie). Au cours de sa vie, il s’installa en Egypte et enseigna la science de la religion à l’Université Al-Azhar et devint une référence notamment dans le fiqh Malikite. On compte de parmi ses enseignants les plus célèbres : le Chaykh ‘Abdou r-Rahmân Ath-Tha’âlibi et le Hâfidh As-Sakhâwi. Sa tombe fût détruite en 2012 par les extrémistes wahhabites.

  • Le Chaykh ‘Abdou r-Ra-oûf Al-Mounâwi a dit de lui : « Il avait énormément de science dans le fiqh, le tasawwouf, les fondements et les sujets de divergence » [Dans ses tabaqât]
  • Le Chaykh Ahmad Bâbâ At-Tanbakti a dit à son sujet : « L’Imâm, Al-‘Âlim (le savant), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), As-Soûfî, le Waliyy (Saint), le Sâlih (vertueux), le Zâhid (ascète), Al-Qoutb, Al-Ghawth, Al-‘Ârifou bi lLâh » [Naylou l-Ibtihâj]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Hayy Al-Kittâni a dit de lui : « L’Imâm, Al-‘Ârif, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), As-Soûfî, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) » [Fahraçatou l-Fahâris]
  • Ibn Ghâzi a dit à propos de lui : « Le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) » [Naylou l-Ibtihâj]

– Ici le Chaykh Ahmad Zarroûq approuve et commente une citation de l’Imâm Al-Ghazâli au sujet de l’istiwâ de Allâh sur le trône, dans laquelle il a dit : « Et Allâh est « istawâ ‘ala l-‘Arch » (le Trône), tel qu’Il l’a révélé et avec le sens qu’Il a voulu, d’un « istiwâ » exempt du contact, de l’établissement, du fait d’être dans un endroit, d’être incarné ou d’être en mouvement. Il n’est pas porté par le Trône, au contraire, le Trône est porté grâce à Sa puissance et Sa grâce. » [Ihyâ-ou ‘Ouloumi d-Dîn]

– Le Chaykh Ahmad Zarroûq confirme ici qu’il est impossible au sujet de Allâh : le contact, l’établissement, le fait d’être dans un endroit, le fait d’être incarné et le fait d’être en mouvement car tout ceci fait parti des attributs des créatures, des choses entrées en existence.

– Ensuite il explique que cela est conforme à la parole de l’Imâm Mâlik au sujet de l’istiwâ de Allâh, lorsqu’il a dit : « le comment n’est pas concevable »(al-kayf ghayrou ma’qoûl), c’est-à-dire qu’il s’agit là d’un istiwâ sans comment, c’est-à-dire sans caractéristique physique, un istiwâ qui n’implique pas la localisation dans un endroit, ni contact, ni établissement ni aucune autre caractéristique des créatures.

– Le Chaykh Ahmad Zarroûq explique également que la version contenant les termes « al-kayfiyyatou majhoûlah » n’est pas authentique, car elle signifierait que le comment est inconnu. Cette parole impliquerait donc qu’il existe un comment mais que celui-ci serait ignoré, alors que l’Imâm Mâlik a justement voulu expliquer qu’il n’y a pas de comment.

– Ainsi, la version propagée par les moujassimah (corporalistes), selon laquelle Mâlik aurait dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoûl), cette version n’est pas vraie ; elle n’a été validée d’aucun des Salaf ; elle n’a pas été confirmée comme étant la parole de Mâlik ni de personne d’autre parmi les Imâm. L’Imâm Mâlik n’a pas dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoûl). Cette version n’a aucune chaîne de transmission sur laquelle on puisse se baser et elle n’est pas conforme au tawhîd. En effet, le fait de dire que le comment est ignoré, cela insinue que Allâh aurait des attributs qui ont un comment (des caractéristiques des créatures), mais que nous ne saurions pas par lesquelles de ces caractéristiques Il serait attribué; et cela contredit le tawhîd. Cependant certains savants ont cité cette version dans leurs ouvrages en expliquant “al-kayf” par “al-haqîqah” c’est-à-dire Sa réalité, ainsi ils comprennent de cette expression que nul ne connaît la réalité de Allâh si ce n’est Allâh Lui-même.

– Le comment (al-kayf) : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh est exempt de tout cela.

– L’Imâm Mâlik a clairement dit que le comment au sujet de l’istiwâ de Allâh est inconcevable, c’est-à-dire que c’est un istiwâ sans comment (bilâ kayf). En effet, l’Imâm Mâlik n’a pas accepté que l’on demande « comment ? » au sujet de l’istiwâ de Allâh. Ceci nous confirme donc que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise, ni un établissement, ni une installation, ni une élévation spatiale ni aucun autres sens qui font partie des attributs des créatures et qui sont concerné par le « comment » [kayf].

– L’Imâm Mâlik a dit également : « l’istiwâ n’est pas inconnu » (al-istiwâ ghayrou majhoûl) c’est-à-dire que l’istiwâ est connu car il est rapporté dans le Qour-ân, puis il a dit : « le comment n’est pas concevable »(al-kayf minhou ghayrou ma’qoûl) c’est-à-dire que le comment est exclu, impossible à Son sujet, à savoir que l’istiwâ dans le sens du comment, c’est-à-dire de l’attitude comme la position assise, n’est pas concevable : la raison ne l’accepte pas puisqu’il fait partie des caractéristiques des créatures. En effet, la position assise n’est valable que pour un être qui a des membres, c’est-à-dire un postérieur et des genoux, gloire à Allâh Qui est exempté de tout cela.

– Une autre version authentique proche de celle-ci est rapportée de Mâlik avec les termes (wa kayfa ‘anhou marfoû’) c’est-à-dire : « Dire “comment” est exclu à Son sujet ».

– Le Hâfidh Az-Zabîdi a dit : « Ibnou l-Labân a dit dans l’explication de la parole de Mâlik : sa parole « Kayf ghayrou ma’qoûl » (le comment est inconcevable) : c’est-à-dire que le kayf (comment) fait parti des caractéristiques de ce qui entre en existence, et tout ce qui fait parti des attributs des choses entrées en existence, le fait de les attribuer à Allâh contredit la raison, de ce fait cela est catégoriquement renié pour Allâh ta’âlâ. Quant à sa parole : « wa l-Istiwâ ghayrou majhoûl » (l’istiwâ n’est pas inconnu) c’est-à-dire que son sens est connu par les spécialistes de la langue Arabe, et sa parole « wa l-îmânou bihi» (et y croire) c’est-à-dire selon ce qui est digne de Lui ta’âlâ, « wâjib» (est un devoir) car cela fait parti de la foi en Allâh et en Ses livres,  « wa s-sou-âlou ‘anhou bid’ah» (poser la question à ce sujet est une innovation) c’est-à-dire une nouveauté car les compagnons connaissaient son sens qui est digne d’être attribué à Allâh du point du vue de la langue, ainsi ils n’ont pas été amené à poser cette question» [It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn].

– Au sujet de la parole « fauteur d’innovation » [صاحب بدعة] adressé par l’Imâm Mâlik à cet homme qui lui avait demandé « comment est l’istiwâ de Allâh », le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi Al-Azhari explique en disant : « Parce que sa question sur le comment de l’istiwâ indique qu’il a compris l’istiwâ selon son sens apparent, physique, qui relève de l’emprise d’un corps sur un autre et de son établissement dessus, et qu’il n’a fait que douter sur le comment de cet établissement. Il a donc demandé à son sujet. Et c’est exactement cela l’assimilation (tachbîh) que l’Imâm Mâlik a pointé comme étant une innovation (bid’ah)» [Dans son livre «Fourqânou l-Qour-ân»]

  • Ici, lors de l’explication de l’histoire de cet homme ignorant qui a osé demander à l’Imâm Mâlik « comment est l’istiwâ de Allâh ? », l’Imâm Al-‘Azzâmi dit que justement si l’Imâm Mâlik a dit à cet homme qu’il est un mauvais innovateur et qu’il l’a fait sortir, c’est que la question de cet homme relevait de l’innovation blâmable. En effet, le fait qu’il ait demandé « comment ? » au sujet de l’istiwâ de Allâh est en soit une mauvaise innovation.

– Ce qui confirme davantage la position de l’Imâm Mâlik, c’est ce que rapporte l’Imâm Al-Bayhaqi qui a dit : « [Les imâms] Al-Awzâ’i, Mâlik, Soufyân Ath-Thawri et Al-Layth Ibn Sa’d ont été questionné au sujet de ces hadîth (les hadîth moutachâbih – équivoques -), alors ils ont dit : Citez les comme ils sont parvenus, sans attribuer de comment (bilâ kayfiyyah) » [Dans son livre “Al-I’tiqâd”].

– La parole de l’Imâm Mâlik rejetant le « comment » au sujet de l’istiwâ de Allâh est rapportée avec une chaîne de transmission authentique. Elle a également été citée par :

  • Le Hâfidh Aboû Nou’aym dans « Hilyatou l-Awliyâ » ;
  • L’Imâm Al-Bayhaqi dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât », et aussi [Dans son livre  « Al-I’tiqâd »] ;
  • L’Imâm Al-Qayrawâni [Dans son livre « Kitâb Al-Jâmi’ »] ;
  • L’Imâm Al-Qourtoubi [Dans son Tafsîr] ;
  • L’Imâm Aboû Hayyân Al-Andalouçi [Dans son Tafsîr Al-Bahrou l-Mouhît]
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni dans son livre « Fathou l-Bârî charh Sahîh Al-Boukhâri » qui précise que la chaîne de transmission de l’Imâm Al-Bayhaqi est forte (jayyid) ;
  • Le Hâfidh As-Souyoûti dans son tafsîr « Ad-Dourrou l-Manthoûr fi t-Tafsîri bi l-Ma-thoûr »
  • et autres qu’eux.

– Voici le manuscrit du livre Al-I’tiqâd de l’Imâm Al-Bayhaqi dans laquelle est présente la parole de l’Imâm Mâlik :

Remarque importante : il y a une grande différence entre :

  • La parole des gens de la Sounnah qui disent que Allâh est sans comment (bilâ kayf), c’est-à-dire qu’Il n’est pas concerné par le comment, la description physique, comme cela a clairement été déclaré par les grands Imâm de la Oummah ;
  • et la parole des mouchabbihah (assimilateurs) qui se sont illusionné et qui ont pris pour croyance que Allâh aurait un comment mais que ce comment serait d’après eux ignoré, et qui disent : on ne sait pas comment. Ainsi, Ibn ‘Outhaymîn le wahhabite a contredit ouvertement les gens de la Sounnah en disant : « Nous ne nions pas à leurs sujets [les textes moutachâbihah] la kayfiyyah (comment, description physique) au contraire nous croyons qu’ils ont une kayfiyyah, mais nous n’avons pas connaissance de cette kayfiyyah» [Dans son livre intitulé « Charh al-‘Aqîdah Al-Wâsitiyyah »].

– Certains leaders de la mouvance sectaire wahhabite ont même prétendu textuellement que Allâh serait assis sur le trône. Article à consulter à ce sujet : Ar-Râjihi et Fawzân (wahhabites) prétendent que Allâh est assis sur le trône.

– Les wahhabites ont hérité cette croyance abjecte d’Ibn Taymiyah (moujassim) qui a également prétendu que Allâh serait assis. Article à consulter à ce sujet : L’Imam Abou Hayyan Al-Andalouçi dénonce l’égarement de Ibn Taymiyah.

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).

 

L’Imâm Al-Khattâbi confirme que Allâh n’a pas d’image

Sujet : Allâh n’a pas d’image

Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât, l’Imâm Al-Bayhaqi rapporte que l’Imâm Al-Khattâbi a dit :

« قوله : « خلق الله آدم على صورته » الهاء وقعت كناية بين اسمين ظاهرين ، فلم تصلح أن تصرف إلى الله عز وجل ، لقيام الدليل على أنه ليس بذي صورة سبحانه ليس كمثله شيء ، فكان مرجعها إلى آدم عليه السلام  »

« Sa parole (c’est-à-dire du prophète) [qui signifie : ] « Certes Allâh a créé Âdam à son image » le hâ [traduit ici par « son »] se trouve dans une phrase comportant deux noms apparents [c’est-à-dire le nom de Allâh et celui de Âdam], et il n’est pas valable de l’attribuer à Allâh ‘azza wa jall, en raison de la preuve qu’Il n’est pas un être possédant une image, soubhânah rien n’est tel que Lui. Ainsi cela revient à Âdam [c’est-à-dire à l’image de Âdam] ‘alayhi s-Salâm. »

Informations utiles :

–  L’Imâm, l’illustre savant, le Faqîh (le spécialiste de la jurisprudence), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Abou Soulaymân Al-Khattâbi est né en 319 à Boust (dans l’actuel Afghanistan) et il est décédé en 388 de l’hégire (رحمه الله) à Boust également, c’est-à-dire il y a plus de 1040 ans. Il fait parti des savants qui avaient le plus de science dans les sujets du hadîth. Il est de l’école de jurisprudence Chafi’ite. Parmi les savants qui ont rapporté le hadîth de lui : le Hâfidh Al-Hâkim, l’Imâm Aboû Hâmid Al-Isfarâyîni et autres qu’eux. L’Imâm al-Bayhaqi le cite énormément dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât ».

  • As-Souyoûti a dit à son sujet : « L’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah) bénéfique, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) voyageur […] il était digne de confiance, et confirmé dans la connaissance de la science» [Tabaqâtou l-Houffâdh]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit de lui : « Il était un Imâm dans le Fiqh (jurisprudence), dans le hadîth, et dans la langue Arabe » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’illustre savant (al-‘Allâmah) le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe)» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ], Il a dit également : « Il était un illustre savant (‘Allâmah) reconnu » [Al-‘Ibr]
  • Ibn Khallikân a dit à son sujet : « Il était un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), lettré (adîb), Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), auteur d’ouvrages sans précédents» [Wafayâtou l-A’yân]
  • Fayroûz Âbâdi a dit de lui : « Le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadith), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le vérificateur scrupuleux, de parmi l’élite des Imâm » [Al-Boulaghatou fî Tarâjimi A-immah an-Nahwi wa l-Loughah]

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements) Aboû Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait parti des plus grands savants du hadîth, et il est de l’école de jurisprudence Châfi’ite.

– Ici, l’Imâm Al-Bayhaqi cite en référence son Chaykh, l’Imâm Al-Khattâbi au sujet de l’explication du hadîth « خلق الله آدم على صورته » [qui signifie : ] « Certes Allâh a créé Âdam à son image ».

– L’Imâm Al-Khattâbi explique ici que l’image dont il est question dans ce hadîth revient à Âdam ‘alayhi s-Salâm et non à Allâh. Il confirme également qu’il n’est pas valable d’attribuer l’image à Allâh, car Allâh n’est pas un être ayant une image, et que rien n’est tel que Lui.

– Dans la suite de ses propos, l’Imâm Al-Khattâbi explique en disant : « Le sens est que les gens de la descendance de Âdam ont été créé en différentes étapes, ils sont au début de leur création sous forme de goutte de semence, puis sous forme de caillot adhérant, puis sous forme de bouchée malaxée, puis ils deviennent un fœtus durant le restant de la grossesse, puis ils naissent en étant bébé, puis ils deviennent petit, puis adulte de sorte que leurs corps grandissent. Mais Âdam, sa création n’a pas eu lieu sous cette forme là, car dès qu’il fût créé il eu directement sa forme complète, d’une taille de soixante coudées de hauteur » [Rapporté par Al-Bayhaqi dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]

– L’Imâm Al-Bayhaqi a donné une explication proche en disant : « Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a voulu expliquer que Âdam a été créé à l’image sur laquelle il était après sa sortie du paradis, son image n’a pas été déformée, et son apparence n’a pas changé » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]

– Ainsi concernant le hadîth « إذا ضرب أحدكم فَلْيَجْتَنِبْ الوجه فإن الله خلق آدم على صورته » [qui a pour sens : ] « Si l’un d’entre vous frappe [son frère] alors qu’il évite le visage, certes Allâh a créé Âdam à son image » [Rapporté par Mouslim et d’autres]. Certains savants ont expliqué que « صورته » « son image » revient à celui qui est frappé, ou bien à Âdam. En effet :

  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « Certes, il a voulu dire, et Allâh sait plus que tout autre, que Allâh a créé Âdam à l’image de celui qui est frappé, ainsi c’est cela qui est visé, et Allâh sait plus que tout autre » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]
  • Le Qâdî Ibnou Jamâ’ah a dit : « Les savants ont divergé sur qui revient l’adjectif possessif de l’image [dans « son image »]; il a été dit que cela revient à celui qui est frappé ou insulté et cela est le plus plausible […] et il a été dit que l’adjectif possessif revient à Âdam » [Dans son livre Îdâhou d-Dalîl]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les savants ont divergé sur l’interprétation de ce hadîth, un groupe d’entre eux a dit : l’adjectif possessif dans « à son image » revient au frère frappé et ceci est ce qui est apparent dans la version de Mouslim ; un autre groupe de savants a dit : cela revient à Âdam, et il y a en cela une faiblesse ; et un autre groupe a dit : cela revient à Allâh ta’âlâ et le sens est l’annexion d’honneur et de restriction comme dans Sa parole ta’âlâ {ناقة الله} nâqatou l-Lâh (mot à mot : la chamelle de Allâh), et comme on dit au sujet de la Ka’bah : Baytou l-Lâh (mot à mot : la maison de Allâh)». C’est-à-dire que l’image a été annexé au nom de Allâh pour indiquer l’honneur de cette image et sa particularité [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit également : « Certains savants ont dit que toutes les images sont à Allâh ta’âlâ dans le sens qu’elles lui appartiennent et qu’Il les a créées, et la restriction est parvenue pour certaines d’entre elles par l’annexion (idâfah) pour les honorer et les glorifier, tout comme on dit : naqatou l-Lâh (mot à mot : la chamelle de Allâh), Baytou l-Lâh (mot à mot : la maison de Allâh), masjidou l-Lâh (mot à mot : la mosquée de Allâh). Et certains ont dit que Allâh soubhânah a créé Âdam sans qu’un modèle ne le précède, puis qu’il a créé après lui d’autres humains sur le modèle de Âdam, c’est pour cela qu’Il l’a spécifié par une annexion (idâfah) et Allâh sait plus que tout autre. Et c’est ainsi que les savants ont expliqué ce qui est parvenu dans le hadîth que nous rapportons d’après [il cite sa chaîne de transmission qui aboutie à ] Ibn ‘Oumar, que le Messager de Allâh aurait dit : « لا تقبحوا الوجه فإن الله خلق آدم على صورة الرحمن » [qui a pour sens : ] « … Certes Allâh a créé Âdam à l’image de Ar-Rahmân »» [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]. Puis il explique qu’il se peut que ce soit un transmetteur du hadîth qui s’est trompé lors de la transmission de cette version.

– Sachez que les Houffâdh (savants spécialistes de la science du hadîth) ont jugé la version avec les termes « على صورة الرحمن » « à l’Imâge de Ar-Rahmân » comme étant faible (da’îf). Ainsi, il n’est pas valable de se baser dessus pour attribuer à Allâh ce qui n’est pas digne de Lui.

  • L’Imâm Al-Mâziri a dit : « Cette version n’est pas confirmée chez les spécialistes de la science du hadîth » [Rapporté par An-Nawawi dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • Le Hâfidh Ibnou l-Jawzi a dit : « Il y a au sujet de [la chaîne de transmission] ce hadîth trois défauts » puis il les mentionne en détail et poursuit en disant : « Je dis : ces preuves impliquent de devoir considérer ce hadîth comme étant faible, et ce hadîth peut être compris par l’annexion de l’image dans le sens de la possession [c’est-à-dire une image créée par Allâh] » [Dans son livre Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • Le Qâdî Ibnou Jamâ’ah a dit : « Si quelqu’un dit : il est certes parvenu dans une version de ce hadîth l’expression « على صورة الرحمن » [ce qui signifie : ] « à l’imâge de Ar-Rahmân »; nous disons : cette version est très faible, les imâm l’ont jugé faible » [Dans son livre Îdâhou d-Dalîl]

– L’Imâm Al-Khattâbi a dit également : « Ce qui est un devoir pour nous et pour tout musulman, c’est de savoir que notre Seigneur n’est pas un être possédant une image ou une forme, car certes, l’image implique le comment et le comment s’agissant de Allâh et de Ses attributs est exclu » [Rapporté par Al-Bayhaqi].

– Le comment (al-kayf / al-kayfiyyah) c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, le poids, la position assise, l’établissement, la proximité, la distance, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh n’est pas concerné par cela.

– Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Ar-Râghib Al-Asbahâni (m.502 A.H.) a dit également : « La forme (ach-chakl), l’aspect (al-hay-ah), l’image (as-soûrah), la similitude (an-nidd) concernent le genre et la comparaison et sont compris dans la kayfiyyah (le comment, la description physique)» [Rapporté par Al-Mounâwi dans son livre : At-Tawqîf ‘alâ Mouhimmâti t-Ta’ârîf]

– De nombreux savants ont confirmé qu’il n’est pas valable d’attribuer l’image à Allâh. Parmi eux :

  • L’Imâm Abou l-Qâçim [l’un des grands élèves de l’Imâm Mâlik] (m.191 H.) a dit : « J’ai interrogé Mâlik concernant ceux qui discutent au sujet du hadîth et qui disent que Allâh a créé Âdam à Son image, et du hadîth dans lequel il est dit : Inna l-Lâha yakchifou ‘an sâqih, et qu’il rentrera son yad en enfer pour en faire sortir qui Il veut ; alors Mâlik a renié cela d’un reniement total, et il a interdit que quiconque dise cela.» [Rapporté par Adh-Dhahabi dans Siyarou A’lami n-Noubalâ]
  • L’Imâm Ach-Châfi’i (m. 204 H.) a dit lorsqu’il a été interrogé concernant l’istiwâ de Allâh « J’ai cru fermement en cela sans assimilation, j’en ai reconnu la véracité sans attribuer d’image, je me suis fait à l’idée que j’étais incapable d’en atteindre la réalité et je me suis abstenu d’engager une discussion à ce sujet d’une totale abstention.» [Rapporté par Ar-Rifâ’i]
  • L’Imâm Ahmad Ibn Hanbal (m. 241 H.) a dit : « Les spécialistes de la langue ont mentionné que le mot « corps » (jism) est attribué pour tout ce qui présente une longueur, une largeur, une épaisseur, une composition et une image, et Allâh ta’âlâ est exempt de tout ceci. » [Rapporté par Abou l-Fadl At-Tamîmi]
  • L’Imâm Al-Mâtourîdi (m. 333 H.) a dit : « Si quelqu’un dit : « Comment Allâh sera vu ? On lui dit : « Sans comment » car le comment advient à celui qui a une image, Il sera vu sans être qualifié d’une image, d’une position debout, assise, adossée ou suspendue, d’un contact ou d’une séparation, sans qu’Il soit de face ou de dos, court ou long, lumière ou obscurité, immobile ou en mouvement, en contact ou séparé, extérieur ou intérieur et sans aucun sens que l’imagination pourrait retenir ou que la raison pourrait estimer car Il est totalement exempt de tout cela » [Dans son livre Kitâbou t-Tawhîd]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni (m. 403 H.) a dit : « Allâh n’a pas de composition ni d’image » [Dans son livre Al-Insâf]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi (m. 429 H.) a dit : « L’Imâm  Al-Ach’ari et la plupart des savants spécialistes de la croyance (moutakallimîn) ont déclaré mécréant tout innovateur dont l’innovation constitue de la mécréance, ou dont l’innovation mène à la mécréance, comme ceux qui prétendent que ce qu’ils adorent aurait une image ou qu’il aurait une limite ou une fin ou qu’il lui serait possible le mouvement et l’immobilité. » [Rapporté par Al-Kawthari]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi (m. 458 H.) a dit : « L’image (as-soûrah) est la composition ; ce qui a une image (al-mousawwar) est ce qui est composé (mourakkab) ; et Al-Mousawwir (un des noms de Allâh) est Celui Qui créé la composition (al-mourakkib) […] et il n’est pas possible que Al-Bâri (Allâh) ta’âlâ soit composé d’une image ni qu’Il n’ait une image » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi (m. 458 H.) a dit : « Le « wajh » de Allâh n’est pas une image [c’est-à-dire que ce n’est pas un visage] » [Dans son livre Al-I’tiqâd]
  • Le Chaykh, le Faqîh Aboû Chakoûr As-Sâlimi Al-Hanafi (m.~460 H.) a dit au sujet des Mouchabbihah (ceux qui ont pour croyance que Allâh ressemble aux créatures) : « Parmi eux certains disent que « Allâh ta’âlâ a une image mais qu’on ne la connait pas » et cela est de la mécréance » [Dans son livre At-Tamhîd fî Bayâni t-Tawhîd]
  • L’Imâm Aboû Hâmid Al-Ghazâli (m.505 H.) a dit : « Allâh n’est pas un corps doté d’une image, Il n’est pas non plus une substance élémentaire, Il ne ressemble pas aux corps, dans le sens où Il n’est pas limité, ou divisé. Il n’est pas une substance et Il n’est pas composé de substance, Il n’est pas un attribut des substances et n’existe pas dans un attribut des substances. Non, Il ne ressemble pas aux choses qui existent, rien de semblable à Lui n’existe. {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} (layça kamithlihi chay) ce qui a pour sens : « Rien n’est tel que Lui », et Il n’est pas comme quoi que ce soit. Il n’est pas limité ni circonscrit. Il n’est pas entouré par les directions, et Il n’est pas contenu par les terres et les cieux. » [Dans son ouvrage Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • L’Imâm Al-Mâziri a dit : « L’Image implique la composition, et tout ce qui est composé est créé, entré en existence, et Allâh n’est pas composé, de ce fait il n’est pas attribué d’une image » [Rapporté par An-Nawawi dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm Aboû Hafs An-Naçafi (m. 537 H.) a dit : « Allâh n’est pas quelque chose qui advient aux corps, ni un corps, ni une substance unitaire, ni quelque chose ayant une image, ni limité, ni dénombrable, ni constitué de parties, ni divisible, ni composé, ni fini, Il n’est pas attribué d’un genre ni d’un comment, Il n’est pas localisé dans un endroit et Il ne subit pas le temps, rien ne Lui ressemble.» [Al-‘Aqîdatou n-Naçafiyyah]
  • Al-Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki (m. 544 H.) a dit : « Allâh n’a pas d’image ni de forme, rien ne Lui ressemble et Il n’a pas de semblable, mais Il est Al-Ahad (Celui Qui n’a pas d’associé dans la divinité et Qui n’admet pas la partition), As-Samad (Celui Qui n’a besoin de rien, mais dont toutes les créatures ont besoin), Il n’engendre pas, Il n’est pas engendré, et Il n’a aucun équivalent.» [Dans son livre Al-I’lâm bi Houdoûdi wa Qawâ’idi l-Islâm]
  • L’Imâm Ibnou ‘Abdi s-Salâm (m.660 H.) a dit : « Allâh n’est pas un corps qui aurait une image ni une substance limitée qui aurait une quantité. Il n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit et rien n’a de ressemblance avec Lui. » [Rapporté par As-Soubki]
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr (m. 711 H.) a dit : « Quant au fait d’attribuer à Allâh ‘azza wa jall as-soûrah  (l’image) selon le sens apparent cela est rejeté, Allâh est exempt de cela, d’une exemption totale» [Dans son livre Liçânou l-‘Arab]
  • Le Qâdî Ibnou Jamâ’ah (m.733 H.) a dit : « Celui qui dit que Allâh a une image et qu’Il aurait créé Âdam selon cette image, cette parole n’est pas acceptée de lui en raison de ce que cela implique comme tajsîm (attribution du corps et caractéristiques des corps à Allâh), il en est de même pour celui qui dit : Il a une image mais pas comme les autres images » [Dans son livre Îdâhou d-Dalîl]
  • L’Imâm Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki (m.737 H.) a dit : « Allâh est exempt de l’image et du comment (kayfiyyah) » [Dans son livre Al-Madkhal]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Khalîfah Al-Oubay Al-Wachtâni Al-Mâliki (m. 827 H.) a dit : « La venue est un mouvement et un déplacement, et l’image implique la composition et tout ceci est impossible au sujet de Allâh soubhânah » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Khalîfah Al-Oubay Al-Wachtâni Al-Mâliki (m. 827 H.) a dit également : « Celui qui proclame que Allâh est une image pas comme les autres images, cela est une contradiction et du tajsîm (anthropomorphisme) » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm As-Sanoûçi a dit (m. 895 H.) : « La venue est un mouvement et un déplacement, et l’image implique la composition et tout ceci est impossible au sujet de Allâh soubhânah » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm ‘Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi (m.1143 H.) a dit : « Quant à l’assimilation (tachbîh) c’est de croire que Allâh ta’âlâ ressemble à l’une de Ses créatures, comme ceux qui croient que Allâh est un corps au-dessus du Trône ou qui croient qu’Il a des mains, ou qu’Il a tel image ou tel aspect ou qu’Il est une lumière, ou qu’Il est au ciel (fi s-samâ), ou qu’Il est dans une des six directions, ou qu’Il est dans un des endroits ou dans tous les endroits , ou qu’Il remplit les cieux et la terre ou qu’Il s’est incarné dans quelque chose ou dans toute les choses, ou qu’Il serait unis avec une des créatures, ou unis avec toute les créatures, ou celui qui croit que les créatures seraient une partie de Lui, et tout ceci est de la mécréance claire, que Allâh ta’âlâ nous en préserve, et la cause de cela est l’ignorance de la vérité. » [Dans son livre Al-Fathou r-Rabbâni]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri a dit : « La louange est à Allâh Al-Kabîr Al-Mouta’âl, Celui Qui est attribué des attributs éminents, Qui est attribué des attributs de perfection. Celui qui est exempt de la forme, de l’image et du semblable. Celui Qui est exempt d’être dans un endroit et exempt du fait que le temps s’écoule sur Lui » [Dans son livre Al-Fawâ-id Al-Maqsoûdah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Certes, Allâh tabâraka wa ta’âlâ, il est impossible à Son sujet d’avoir une image et une forme, comme l’image d’un humain ou d’un cheval ou autre que cela, car ceci fait partie de ce qui est spécifique aux corps » [Dans son livre Al-Matâlibou l-Wafiyyah]
  • Chaykh Docteur Jamîl Halîm Al-Houçayni a dit : « Il est un devoir de croire que Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est exempt de la ressemblance, de la similitude, du corps, de l’aspect, de l’image, de l’apparence, et des parties corporelles car Il a dit Soubhânah {ليس كمثله شيء} [ce qui a pour sens : Absolument rien n’est tel que Lui] » [It-hâfou l-Mouslim]
 

– Ainsi, il n’est pas valable de se baser sur la parole des mouchabbihah (ceux qui attribuent à Allâh les caractéristiques des créatures), des moujassimah (ceux qui attribuent à Allâh le corps ou les caractéristiques du corps), comme les wahhabites qui ont contredit la voie des gens de la sounnah en attribuant à Allâh l’image.

  • Le moujassim Ibn Qoutaybah s’est égaré en disant au sujet de Allâh : « Il a une image pas comme les autres images» [Rapporté de lui par Ibnou l-Jawzi et d’autres qui l’ont blâmé pour cela]
  • Le wahhabite Ibn Bâz a également attribué l’image à Allâh en disant : « « à Son image » c’est-à-dire que Allâh entend, qu’Il voit, qu’Il parle, qu’Il a une main, qu’Il a un visage, qu’Il a des doigts » [Enregistrement vidéo]
  • Le wahhabite Ibn ‘Outhaymîn s’est égaré en disant : « La parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) [qui signifie : ] « Certes Allâh a créé Âdam à son image », et l’image est semblable à l’autre et il n’est pas concevable selon la raison que l’image ne soit pas semblable à l’autre et c’est pour cela que si je t’écris un texte puis que tu le rentres dans une machine photocopieuse et qu’il en ressort un texte (sur une feuille), on peut dire que celle-ci est l’image de celle-ci, il n’y a aucune différence entre les textes et les expressions et l’image est identique à l’autre image. Et celui qui a dit « certes Allâh a créé Âdam à son image » c’est le Prophète (صلى الله عليه وسلم), le plus savant, le plus véridique, le meilleur conseilleur et le plus éloquent de parmi les créatures.» [Dans son livre majmoû’ Fatâwâ]
  • Le wahhabite Ibn ‘Outhaymîn a dit aussi : « Si on nous dit : quelle est cette image qui est à Allâh et sur laquelle est Âdam ? Nous disons : Certes Allâh ‘Azza wa Jall a un visage, et Il a un œil, et Il a une main, et Il a un pied ‘Azza wa Jall, mais ça n’implique pas que ces choses là soient identiques à ceux des Hommes, il y a donc ici une sorte de ressemblance mais sans que cela soit totalement identique » [Dans son livre intitulé Charh Al-‘Aqîdah Al-Wâçitiyyah]
  • Le wahhabite ‘Abdou l-‘Azîz Ar-Râjihi (un des plus gros élèves d’Ibn Bâz) a dit : « L’Image c’est l’aspect d’une chose et sa forme, et tout ce qui existe il est valable de le voir, de l’observer et a une image et une forme qui le distingue d’autre que Lui et Allâh est le plus éminent de ce qui existe » [Dans ses annotations du livre Bayân Talbîs Al-Jahmiyyah d’Ibn Taymiyah, édité avec l’approbation du ministre Saoudien des affaires islamiques Sâlih Ibn ‘Abdi l-‘Azîz Âl Ach-Chaykh]
  • Le wahhabite ‘Outhmân Al-Khâmis s’est également égaré en disant : « « à son image » c’est-à-dire à l’image de Allâh […] et ce qui est voulu par cela est qu’Il a un visage, deux mains, qu’Il a des doigts, qu’Il a deux yeux, qu’Il a un tibia, qu’Il a un pied … » [Enregistrement vidéo]

Un serpent immense trouvé sur le torse d’Ibn Taymiyah dans sa tombe

Sujet : L’égarement d’Ibn Taymiyah

 

Dans son livre « Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad » (page 132 de cette édition), l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit :

« وبلغني أنه لما دفنَ ابن تيمية قال شخص بعد ثلاثة أيام قد اضطرب القول في هذا الرجل والله لأنظرن ما صنع الله به، قال فحفر قبره فوجد على صدره ثعباناً عظيماً هاله منظره فكان الرجل يحذّر الناسَ من اعتقادهم ويُعلِمهم بما رأى »

« Il m’est parvenu que lorsqu’Ibn Taymiyah a été enterré, un homme a dit, après trois jours : « certes, les paroles au sujet de cet homme sont confuses, par Allâh je vais observer ce que Allâh a fait de lui », puis il creusa sa tombe et trouva sur la poitrine d’Ibn Taymiyah un serpent immense dont la vision l’a terrifié, suite à cela l’homme mettait en garde les gens contre la croyance d’Ibn Taymiyah et les informait de ce qu’il a vu»

Informations utiles :

– L’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Bakr Taqiyyou d-Dîn Al-Housni Al-Houçayni Ach-Châfi’i Ad-Dimachqi est né en 752 et il est décédé en 829 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 600 ans.

– Ici, il rapporte qu’un homme entendait des propos au sujet d’Ibn Taymiyah qui ne s’accordaient pas, c’est-à-dire que certains connaissaient la réalité d’Ibn taymiyah et mettaient en garde contre lui, et d’autres ignoraient ses paroles d’égarements ou étaient trompé par ses paroles, et de ce fait ils faisaient son éloge.

– Cet homme a voulu voir un signe au sujet d’Ibn Taymiyah après sa mort, et pour cela il creusa sa tombe pour voir l’état de son corps. Lorsqu’il fit cela, il trouva un serpent immense sur la poitrine d’Ibn Taymiyah.

– Suite à cela, cet homme mettait en garde catégoriquement contre Ibn Taymiyah et ses mauvaises croyances.

– Dans ce même ouvrage, l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « La mécréance d’Ibn Taymiyah a fait l’objet de l’unanimité ». C’est-à-dire que les savants des quatre écoles ont été unanimes à le déclarer mécréant.

– De très nombreux savants de l’Islâm ont mis en garde contre les déviations d’Ibn Taymiyah, parmi eux :

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui ». [Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré ». [Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête » [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré »[Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Châfi’ites ont dit qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité et a emprunté la voie des innovations blâmables » [Dans son livre Ach-Charhou s-Saghîr ‘Alâ Aqrabi l-Maçâlik]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égaré Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyîm ». [Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare ». [Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (corporalisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi, en bas de page de son livre en réplique à Al-Albâni (wahhabite) a dit : « Il a été rapporté de ‘Abdou l-Lâh ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi que celui qui qualifie Ibn Taymiyah de « chaykhou l-Islâm » alors par ce propos là il devient mécréant. Ce qu’il veut dire, c’est le fait de dire cela tout en ayant connaissance de ses paroles de mécréance et sa croyance d’égaré, et que malgré cela il le qualifie par ce terme ».
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti. […] Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]
  • Retrouvez ici une liste non exhaustive : Les savants ayant répliqué à Ibn Taymiyah.

– Articles à consulter sur notre site :

– Les paroles d’Ibn Taymiyah qui dérangent les wahhabites :

L’égarement de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb sur l’isti’âdhah

Sujet : le takfîr de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans son livre intitulé frauduleusement « Kitâb At-Tawhîd », Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb a dit :

« باب من الشرك الاستعاذة بغير الله »

« فيه مسائل : […] الثانية: كونه من الشرك. »

« الاستعاذة بالمخلوق شرك»

« Chapitre : Parmi ce qui constitue du chirk, il y a la demande de préservation à autre que Allâh »

« Point important à ce sujet […] deuxièmement : le fait que cela soit du chirk »

« La demande de préservation à une créature est du chirk »

Par cette parole d’ignorance, Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb a innové une règle impliquant de déclarer mécréant des compagnons. En effet :

Dans son recueil de hadîth « Mousnad », l’Imâm Ahmad Ibn Hambal rapporte que le compagnon Al-Hârith Ibn Hassân Al-Bakri a dit [en présence du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) ] :

« ﺃﻋﻮﺫ ﺑﺎﻟﻠﻪ ﻭﺭﺳﻮﻟﻪ ﺃﻥ ﺃﻛﻮﻥ ﻛﻮاﻓﺪ ﻋﺎﺩ .ﻗﺎﻝ له النبي : « هيه، ﻭﻣﺎ ﻭاﻓﺪ ﻋﺎﺩ ؟ » ﻭﻫﻮ ﺃﻋﻠﻢ ﺑﺎﻟﺤﺪﻳﺚ ﻣﻨﻪ… »

« Je demande la protection de Allâh et la protection de Son Messager afin de ne pas être comme l’émissaire de ‘Âd. Alors le prophète lui a dit [dans le sens : ] « Et qui est donc l’émissaire de ‘Âd ? » alors qu’il (le messager) sait mieux que lui…» jusqu’à la fin du hadîth.

Informations utiles :

– Al-Moubtadi’ (l’innovateur) Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb est né en 1115 et il est décédé en 1206 de l’Hégire. Il est le fondateur de la mouvance sectaire wahhabite, le groupe qui se fait appeler mensongèrement Salafi pour tromper les gens qui n’ont pas de connaissances religieuses.

– Sachez que contrairement à son père, son grand père, et son frère,  Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb duquel se réclament les wahhabites, n’était pas un homme de science, il n’était pas un faqîh (un spécialiste de la jurisprudence), il n’était pas un mouhaddith (c’est-à-dire de ceux qui transmettent le hadîth) et il n’était pas un nahwi (un grammairien de la langue arabe). C’est pour cela que les savants qui ont composé dans l’énumération des biographies, des savants Hanbalites n’ont pas inclus Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb dans le nombre des savants Hambalites, les seuls qui ont fait son éloge, ce sont ceux qui l’ont suivi et il n’y a aucune considération à donner à cela.

– Pour exemple, dans son recueil de biographies de savants Hambalites intitulé « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah », le Chaykh Ibn Houmayd Al-Hanbali An-Najdi a répertorié plus de 800 biographies de savants et savantes de l’école de jurisprudence de l’Imâm Ahmad Ibn Hambal. Parmi ces biographies, nous ne trouvons pas la biographie de Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb, bien que le Chaykh Ibn Houmayd soit décédé 80 ans après lui. Cela signifie que Mouhammad Ibn ‘Abdil-Wahhâb n’était pas considéré comme un homme de science par les savants de son époque et de sa région. Cependant nous retrouvons la biographie du Chaykh ‘Abdoul-Wahhâb (Le père de Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb) et c’est lors de cette biographie que le Chaykh Ibnou Houmayd dénonce l’égarement de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb [As-Souhoub al-Wâbilah].

– Ici, nous voyons que selon la compréhension erronée de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb, le fait de demander la protection auprès d’une créature constituerait du chirk, de l’association, du polythéisme. Et il mentionne cela dans son livre le plus célèbre et le plus répandu.

– Et comme cela a été prouvé, il est parvenu que des compagnons ont demandé la protection par autre que Allâh. Cela implique que ces compagnons sont déclaré mécréant par Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et son idéologie mortifère.

– Cela impliquerait également que le prophète (صلى الله عليه وسلم) tolèrerait le chirk, car comme cela est parvenu dans le hadîth, le prophète (صلى الله عليه وسلم) n’a absolument pas blâmé ce compagnon qui a fait la recherche de protection par lui. Le prophète (صلى الله عليه وسلم) ne lui a pas dit « tu as commis du chirk car tu as fait la demande de préservation par autre que Allâh », mais il a continué de discuté avec lui.

– Le hadîth du compagnon Al-Hârith Ibn Hassân Al-Bakri rapporté par l’Imâm Ahmad Ibn Hambal dans son mousnad est un hadîth confirmé. Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Ibn Hajar Al-‘Asqalâni l’a jugé bon (haçan) dans son livre Fat-hou l-Bâri :

– Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a résumé tout cela en disant : « Ahmad a rapporté dans son Mousnad avec une bonne chaîne de transmission, conformément à ce qu’a dit le Hâfidh Ibnou Hajar que Al-Hârith Ibnou Hassân Al-Bakri a dit au Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) : « Je recherche la protection par Allâh et par Son Messager pour ne pas subir le sort de l’émissaire de ‘Âd ». Le hadîth jusqu’à sa fin est donc une preuve qui annule la parole des wahhabites que la recherche de protection par autre que Allâh serait du chirk. » [Dans son livre As-Sirâtou l-Moustaqîm]

– L’Imâm, le Mouhaddith Chihâbou d-Dîn Ahmad Al-Qastallâni a également confirmé que la chaîne de transmission de ce hadîth est haçan dans son commentaire du sahîh de l’Imâm Al-Boukhâri intitulé « Irchâdou s-Sâri ».

– Et nous disons aux wahhabites qui ne prennent pas en considération la paroles des savants de l’Islâm, que Mouqbil Ibn Hâdî Al-Wâdi’i (célèbre prédicateur wahhabite) a lui aussi confirmé que le hadîth est Haçan dans son livre intitulé « Al-Jâmi’ou s-Sahîh mimmâ layça fi s-Sahîhayn ».

– Il est également parvenu dans le Mousnad de l’Imâm Ahmad que ‘Â-ichah (رضي الله عنها), l’épouse du prophète (صلى الله عليه وسلم) a fait une demande de protection par le prophète (صلى الله عليه وسلم), par les termes «  أعوذ برسول الله » c’est-à-dire : « je demande la préservation par le Messager de Allâh » [Mousnad]. Ainsi, selon la règle innovée par Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb, ‘Â-ichah, l’épouse du prophète (صلى الله عليه وسلم) qui a le plus de science, serait une polythéiste…

– Mouslim rapporte aussi dans son Sahîh que Aboû Mas’oûd a frappé l’un de ses esclaves et ce dernier dit alors « أعوذ بالله » c’est-à-dire « je demande la préservation par Allâh », mais il continua à le frapper alors l’esclave dit «  أعوذ برسول الله » c’est-à-dire : « je demande la préservation par le Messager de Allâh » alors il cessa de le frapper. Le prophète qui assista à la scène blâma Aboû Mas’oûd pour son comportement mais ne fît aucun reproche à l’esclave d’avoir fait l’isti’âdhah par autre que Allâh.

  • L’Imâm An-Nawawi a dit en commentaire de ce hadîth : « Les savants ont dit : il se peut qu’il (Aboû Mas’oûd) n’ait pas entendu le premier isti’âdhah (par Allâh) à cause de sa forte colère, ni même l’appel du prophète [en effet il est parvenu une autre version du hadîth que le prophète (صلى الله عليه وسلم) interpella Aboû Mas’oûd qui ne l’a pas entendu], ou lorsque Aboû Mas’oûd entendit l’isti’âdhah par le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) il reprit conscience du fait de son haut degré ». [Charh Sahîh Mouslim]  Conclusion : l’Imâm An-Nawawi n’a pas dit que l’esclave est devenu mécréant pour avoir fait l’isti’âdhah par le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم).
  • Le Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki a dit similaire à l’Imâm An-Nawawi dans son commentaire du sahîh Mouslim [Ikmâlou l-mou’lim bi fawâ-id Mouslim]. Lui non plus n’a pas considéré que l’esclave a commis un acte de chirk par son isti’âdhah par le prophète (صلى الله عليه وسلم).

– Ceci est une preuve claire et supplémentaire que les wahhabites sont des menteurs dans leur prétention de suivre la voie des pieux prédécesseurs ! Comment pourraient-ils être sur la voie des pieux prédécesseurs alors qu’ils innovent des règles qui impliquent le takfîr des compagnons !?

– Pour rappel, cet ouvrage dangereux a été traduit dans de nombreuses langues et a été diffusé en masse dans ce bas-monde. Ainsi de nombreuses personnes se sont faites empoisonner par la doctrine wahhabite. Voici une édition française de ce livre dans lequel on retrouve ce passage :

– Sachez que de nombreux savants ont dénoncé Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et son takfîr injuste. Parmi eux :

  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb a dit en faisant référence à Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb : « Aujourd’hui les gens sont éprouvé par celui qui prétend se référer au Livre et à la Sounnah (la tradition prophétique), et qui prétend donner des jugements à partir de ces sources, tout en rejetant la parole de ceux qui divergent avec lui et lorsqu’on l’invite à en discuter avec les gens de science, il refuse. Mais il impose aux gens ses propres avis et sa propre compréhension, et il déclare mécréant (kâfir) celui qui le contredit, alors qu’il ne possède même pas une seule des qualités des gens de l’ijtihâd, par Allâh il ne possède même pas le dixième d’une seule, et malgré cela, ses paroles ont emporté beaucoup d’ignorants, {Innâ lil-Lâhi wa innâ ilayhi râji’oûn}, La communauté toute entière l’interpelle d’une seule voie, mais il n’y prête aucunement attention, au contraire tous sont pour lui des mécréants ou des ignorants. Ô Allâh guide cet égaré et met le sur le chemin de droiture » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous avez contredit l’unanimité (ijmâ’) et vous avez déclaré mécréant la communauté de Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) dans sa totalité » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous déclarez mécréant le commun des musulmans et vous considérez licite leur sang et leurs biens, et vous considérez leurs pays comme des terres de guerre  » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous déclarez mécréant celui qui témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh uniquement et que Mouhammad est Son esclave et Son messager et qui accomplit la prière, qui s’acquitte de la zakât, qui jeûne durant Ramadân, qui accomplit le pèlerinage à la Maison sacrée, et qui croit en Allâh, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers, et qui s’attache à l’ensemble des emblèmes de l’Islâm, celui-ci vous le considérez mécréant et vous considérez son pays comme une terre de guerre » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit : « Lorsque [Mouhammad] Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et ceux qui l’ont aidé, ont entrepris leur da’wah odieuse, à cause de laquelle ils ont déclaré mécréant les musulmans, ils se sont emparé des tribus de l’Est… » [Fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit aussi : « Ils (les wahhabites) se sont mis à croire que celui qui ne croit pas en ce que dit Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb, alors il est un mécréant (kâfir), un associateur (mouchrik) dont le sang et les biens sont licite » [fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit également : « Il (Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb) leur écrivit (à ses adeptes) des épîtres jusqu’à ce qu’ils se mettent à croirent que la plupart des gens du tawhîd sont des mécréants » [fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit aussi : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) en arriva à déclarer mécréant les croyants » [Dans son livre fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit  : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) a déclaré mécréant l’ensemble des musulmans et a prétendu que les gens étaient mécréants depuis 600 ans, et il a appliqué les versets qui concernent les associateurs de Qouraych sur les pieux de la communauté » [Dans son livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Soulaymân Al-Kourdi (qui était l’un des enseignant de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) qui s’adressa à lui en disant : « Rien ne t’autorise à déclarer mécréant la grande majorité des musulmans » [Rapporté par Ibn Zayni Dahlân dans son livre fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Al-‘Allâmah Mouhammad Ibn Ahmad Al-Hafadhi a dit : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) croyait que l’Islâm lui était réservé, et à ceux qui le suivaient, et que toute les créatures étaient des associateurs (mouchrikoûn) » [Rapporté par Ibn Zayni Dahlân dans son livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm]
  • Le Chaykh Aboû Hafs ‘Oumar Al-Mahjoûb At-Toûniçi Al-Mâliki a dit dans une lettre à destination de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb : « Par Allâh, tu t’es certes égaré et tu as égaré des gens […] et tu cries à la déclaration de mécréance des gens du Salaf et du Khalaf » [Rapporté par l’historien Ibn Abî Diyâf dans son livre It-hâfou Ahli z-Zamân fî Akhbâri Mouloûki Toûnis wa ‘ahdi l-Amân]
  • L’Imâm Ibnou ‘Âbidîn qui a dit : « Ils (les wahhabites) croyaient qu’eux seuls étaient musulmans, et que tous ceux qui s’opposaient à leur croyance étaient des associateurs (mouchrikoûn). Sur cette base, ils ont légitimé le meurtre des gens de Ahlou s-Sounnah ainsi que de leurs savants» [Dans son livre « Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr »]
  • Le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd qui a dit : « Car ce qu’il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhab) faisait quand quelqu’un le contredisait et le réfutait et qu’il était dans l’incapacité de le tuer au grand jour, il envoyait quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréant tout ceux qui était en désaccord avec lui et il rendait licite son assassinat.» [Dans son livre « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah »]
  • Le Chaykh Anwar Châh Al-Kachmîri qui a dit : « Quant à Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb du Najd, il était certes un homme stupide qui avait peu de science et qui se précipitait à déclarer mécréant les gens» [Dans son livre « Faydou l-Bârî »]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari qui a dit : « Les wahhabites se rendent licite le sang des musulmans d’Est en Ouest, du fait qu’ils considèrent que tout autre qu’eux sont des mécréants » [Dans son livre Boughyatou t-Tâlib]

– Tout cela est également confirmé par la parole des wahhabites eux-mêmes. En effet :

  • Le wahhabite Soulaymân Ibnou Sahmân a dit : « Certes les gens du Najd étaient des mécréants avant la da’wah du Chaykh [il vise Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb]» [Dans son livre « Minhajou Ahli l-Haqq »]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit : «Si ce n’est que les gens jusqu’à aujourd’hui ne connaissaient pas la religion du messager» [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit dans une lettre à destination des savants de Ad-Dir’iyyah : «Vous, ainsi que vos enseignants et les enseignants de vos enseignants ne connaissaient pas le sens de lâ ilâha illa l-Lâh, et vous ne faites pas la distinction entre la religion de Mouhammad et la religion que ‘Amr Ibn Lou-ayy a apporté aux arabes» [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit : « Je vous informe à mon sujet, et je jure par Allâh Celui dont il n’y a aucune divinité hormis Lui, que j’ai certes recherché la science et ceux qui me connaissaient croyaient que j’avais de la connaissance, alors que durant cette époque, je ne connaissais pas la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » et je ne connaissais pas la religion de l’Islâm avant ce bien que Allâh m’a accordé. Et il en est de même pour mes enseignants religieux (Mâchaykh), aucun d’entre eux ne connaissaient cela. Et si quelqu’un parmi les savants d’Al-‘Ârid (région dans l’est de l’arabie) prétend qu’il connaissait la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » ou qu’il connaissait la signification de l’Islâm avant cette époque, ou qu’il prétend au sujet de ses enseignants religieux (Mâchaykh) que l’un d’entre eux connaissait cela, alors il aura menti, inventé (une fausseté), induit les gens en erreur et aura fait sa propre éloge avec une chose qui n’est pas en lui. » [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah] Ceci est une déclaration de mécréance explicite envers les savants de Al-‘Ârid, ainsi que de leurs enseignants.

– Il est rapporté que Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb a tenté de faire assassiner son frère, le Chaykh Soulaymân Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb. A ce sujet le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd a dit : «On dit qu’il y avait un fou dans un village, qui avait pour habitude de frapper quiconque lui faisait face, même si il était armé. Alors Mouhammad [Ibn ‘Abdi l-Wahhâb] à ordonné qu’on donne à ce fou une épée et qu’on le fasse entré dans la Mosquée où se trouvait seul son frère le Chaykh Soulaymân, alors on le fît entrer, et quand le Chaykh Soulaymân l’a vu il a eu peur de lui. Mais le fou jeta son épée et s’est mit à dire : « Ô Soulaymân n’ait crainte, tu fais partie des gens protégé », et il s’est mit à répéter ça plusieurs fois.  Il n’y a aucun doute que ceci une Karâmah (prodige)» [Dans son livre « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah »]

– Depuis la fondation de leur mouvance sectaire, il y a moins de 300 ans, les wahhabites se sont tristement illustrés pour des massacres et des tueries de masse, principalement à l’encontre des musulmans, comme en témoignent les ouvrages des savants de l’islâm. Parmi eux nous pouvons citer :

  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki qui a dit : « Il a été dit que ce verset (il parle du verset 6 de Soûrat Fâtir) a été révélé sur les Khawârij ceux qui falsifient l’interprétation (ta-wîl) du Livre et de la Sounnah et qui se rendent par cela permis le sang des musulmans et leurs biens, comme nous constatons à présent dans leurs manières d’agir ceux d’un groupe du Hijâz qui sont appelés les Wahhabites qui pensent être sur la vérité alors que ceux sont eux les menteurs, le Chaytân a eu emprise sur eux et leur a fait oublier le rappel de Allâh, certes ils sont le parti de Chaytân et certes le parti de Chaytân est le perdant et nous demandons à Allâh qu’Il les extermine jusqu’au dernier. » [Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn]
  • L’Imâm Ibn ‘Âbidîn qui a dit : « Il est suffisant qu’ils soient convaincus de la mécréance de ceux qu’ils combattent, comme cela s’est produit à notre époque avec les disciples de [Mouhammad Ibnou] ‘Abdi l-Wahhâb, qui ont émergé du Najd et pris le contrôle des deux sanctuaires (La Mecque et Médine). Ils prétendaient suivre l’école Hanbalite, mais ils croyaient qu’eux seuls étaient musulmans, et que tous ceux qui s’opposaient à leur croyance étaient des associateurs (mouchrikoûn). Sur cette base, ils ont légitimé le meurtre des gens de Ahlou s-Sounnah ainsi que de leurs savants » [Raddou l-Mouhtâr]
  • Le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd qui a dit : « Car ce qu’il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhab) faisait quand quelqu’un le contredisait et le réfutait et qu’il était dans l’incapacité de le tuer au grand jour, il envoyait quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréant tout ceux qui était en désaccord avec lui et il rendait licite son assassinat.» [As-Souhoub al-Wâbilah]
  • Le Moufti de La Mecque, Ahmad Ibn Zayni Dahlân qui a dit : « Lorsque les wahhabites apprirent la nouvelle, ils attaquèrent brusquement la muraille et ils ne rencontrèrent pas de résistance capable de les combattre et de les repousser. Un groupe d’habitants de Tâ-if avant cela avait prit la fuite mais la cavalerie les avait rejoint et les wahhabites les tuèrent ; seul un petit nombre fut épargné. Lorsqu’ils entrèrent dans AT-Tâ-if, ils se livrèrent à une tuerie générale des gens, les adultes et les jeunes, ceux qui sont commandés comme ceux qui commandent, les notables et les gens du commun. Ils égorgèrent même le nourrisson sur la poitrine de la mère ; ils montaient dans les maisons, faisaient sortir ceux qui s’y réfugiaient et les tuaient. Ils trouvèrent un groupe qui étudiait le Qour-ân et les tuèrent du premier au dernier. Ils massacrèrent tous ceux qui s’étaient réfugiés dans les maisons. Ensuite ils allèrent vers les boutiques et les mosquées et ils tuèrent les gens qui s’y trouvaient. Ils tuèrent l’homme dans la mosquée alors qu’il était dans l’inclination ou dans la prosternation jusqu’à l’extermination de tout ce monde ; alors malheur à eux de la part du Tout Puissant qui détient les cieux par Sa puissance. Il ne resta des gens de Tâ-if (c’est-à-dire des combattants de cette ville) qu’un groupe d’un peu plus de 20 personnes» [‘Oumarâ-ou l-Baladi l-Harâm]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân a dit : « Les wahhabites interdisent l’invocation en faveur du prophète (صلى الله عليه وسلم) depuis les manâbir (pl.minbar) après l’appel à la prière (adhân), au point où il y avait un homme vertueux qui était aveugle, il faisait l’appel à la prière, et réalisait l’invocation en faveur du prophète (صلى الله عليه وسلم) après le adhân, et ceci après que les wahhabites l’aient interdit, alors ils l’ont pris et l’ont emmené jusqu’à Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb qui a ordonné qu’on l’exécute, et il fût tué » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)].

– Et cela se perpétue jusqu’à notre époque avec Daech qui est un mouvement wahhabite, tout comme le reconnaissent eux même les leaders de la mouvance. Ainsi, dans une interview accordée à la chaîne MBC et diffusée le 22 janvier 2016, Al-Kalbâni (wahhabite) a dit : « Daech suit le Salafisme [c’est-à-dire la doctrine wahhabite] […], l’idéologie que suit Daech est l’idéologie Salafi [wahhabite], ce n’est pas celle des Ikhwâniyyah, ni celle des Qoutbiyyah, ni celle des Soûfiyyah, ni celle des ach’ariyyah, mais ils tirent leurs idées de ce qui est écrit dans nos propres livres, de nos principes mêmes » [Interview de la chaîne MBC]

 Avertissement : Les wahhabites utilisent l’appellation trompeuse de “Salafisme” pour définir leur mouvance. Ainsi, par cette appellation mensongère, les wahhabites tentent de faire croire qu’ils seraient sur la voie des gens du Salaf. Or, les wahhabites ont une croyance opposée à celle des gens du Salaf sur de nombreux sujets tels que les fondements de la croyance, le jugement de l’innovation, la récitation du Qour-ân en faveur des morts musulmans, la pratique du tawassoul et du tabarrouk et de nombreux autres sujets [Retrouvez plus d’informations dans la rubrique “les sectes” : ici]. Ainsi, il n’est pas permis d’appeler ces gens “Salafi” car ils ne sont pas sur la voie du “Salaf”. Depuis leur apparition, les musulmans leurs ont attribué l’appellation de “Wahhabite” en référence au fondateur de leur groupe : Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb.

Réponse à une ambiguïté : Certaines victimes de la secte, gênés par l’appellation «wahhabite» disent : Vous appelez «wahhabites» les suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb alors que ‘Abdou l-Wahhâb est le père, vous devriez plutôt les appeler « Mouhammadites» étant donné que lui-même s’appelle Mouhammad.
Nous répondons :

  • Premièrement : Que l’on vous donne une appellation ou une autre, cela ne change rien au fait que vous avez dévié de la voie de droiture.
  • Deuxièmement : Pourquoi vous ne blâmez pas pour cela les leaders de la mouvance comme Ibn Bâz et Ibnou ‘Outhaymîn qui utilisent-ils eux-mêmes l’appellation «wahhabites» et non « Mouhammadites»?! Pourquoi vous ne vous opposez pas à eux ?!
  • Troisièmement : L’ensemble des musulmans est en accord depuis l’époque des pieux prédécesseurs sur le fait que celui qui suit la voie du grand Imâm Ahmad Ibnou Hanbal (رحمه الله) est surnommé «Hanbalite», et non «Ahmadite» , alors que Hanbal est le nom de son grand-père. En effet, son père s’appelle Mouhammad Ibn Hanbal, et son grand-père s’appelle Hanbal Ibn Hilâl. Pourtant personne n’a jamais contesté le fait d’appeler «Hanbalite» quelqu’un qui suit l’école (madh-hab) de l’Imâm Ahmad. D’ailleurs, les wahhabites eux même prétendent mensongèrement être des Hanbalites, alors qu’ils sont bien loin de cela.

Chaykh Al-Koûrâni : le moujassim est mécréant même s’il jeûne et prie

Sujet : les moujassimah ne sont pas musulmans

Dans son livre « Ad-Dourarou l-Lawâmi’ » le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Kourâni a dit :

« قوله : لا نكفر أحدا من أهل القبلة.
أقول : هذا الكلام قد اشتهر بين الناس ونقل عن الأئمة مثل الشافعي و أبي حنيفة و ليس على إطلاقه إذ المجسم كافر و إن صام و صلى »

« Sa parole (c’est-à-dire au Chaykh Tâjou d-Dîn As-Soubki) : « On ne déclare pas mécréant quelqu’un qui fait partie des gens de la Qiblah », je dis : cette parole est devenu célèbre parmi les gens, et elle a été rapportée des Imams comme Ach-Châfi’i et Aboû Hanîfah, mais elle n’est pas à prendre dans l’absolu car le moujassim est mécréant même s’il jeûne et prie »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Chaykh, le Qâdî (juge Islamique) Chihâbou d-Dîn Ahmad Ibn Ismâ’îl Al-Koûrâni Ach-Châfi’i Al-Hanafi (connu aussi sous le nom de Molla Gürani) est né en 813 et il est décédé en 893 de l’Hégire (رحمه الله) à Istanbul, c’est-à-dire il y a plus de 550 ans. Il était un ami du Sultan Mourad II et il est le Chaykh du Sultan Mouhammad Al-Fâtih (Mehmet II).On compte de parmi ses Chouyoûkh : Ibn Hajar Al-‘Asqalâni, ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri et d’autres.

– Ici il explique que la parole « On ne déclare pas mécréant quelqu’un qui fait partie des gens de la Qiblah » n’est pas à prendre dans l’absolu. En effet, si quelqu’un a une croyance contraire à l’Islâm, ou qu’il est tombé dans un cas d’apostasie, il n’est pas considéré musulman, même si celui-ci prétend jeûner et prier. Et ceci est le cas du moujassim (celui qui attribue à Allâh le corps ou les caractéristiques des créatures) comme le précise le Chaykh Al-Koûrâni.

– Le fait que cette règle n’est pas prise dans l’absolu est confirmé par d’autres savants, parmi eux :

  • Le Chaykh Ibnou Ar-Rif’ah qui a dit : « Et ceux que nous avons déclaré mécréants parmi les gens de la Qiblah sont par exemple ceux qui croient que le Qour-ân serait créé, que Allâh ne saurait pas les choses inexistantes avant qu’elles n’existent, et ceux qui ne croient pas en la prédestination, également ceux qui croient que Allâh serait assis sur le Trône comme l’a cité le Qâdî Houçayn du texte de Ach-Châfi’i. »[Kifâyatou n-Nabîh Charh at-Tanbîh]
  • L’Imâm As-Souyoûti qui a dit : « Ach-Châfi’i a dit : “On ne déclare pas mécréant quelqu’un qui fait partie des gens de la Qiblah” et il (c’est-à-dire l’Imâm  Ach-Châfi’i) a exclu le moujassim (anthropomorphiste) ainsi que celui qui nie que Allâh connaît les détails de toute chose (c’est-à-dire que ces deux groupes sont déclaré mécréant). »[Al-Achbâh wa n-Nadhâ-ir]
  • L’Imâm At-Tahawi qui a dit : «Nous appelons musulmans croyants, ceux qui s’orientent vers notre Qiblah tant qu’ils reconnaissent la véracité de ce que le Prophète a amené, tant qu’ils croient en la véracité de ce qu’il a dit et annoncé et qu’ils n’en renient rien» [Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah]
  • L’Imâm At-Tahâwi qui a dit : « Nous ne déclarons pas mécréant quelqu’un des gens de la Qiblah en raison d’un péché qu’il aurait commis tant qu’il ne se le rend pas permis »[Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah]
  • Le Chaykh Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi qui a commenté les propos ci-dessus de l’Imâm At-Tahâwi en disant : « Ceci indique qu’est déclaré mécréante la personne qui a une croyance corrompu comme la croyance des moujassimah, des mouchabbihah, des qadariyyah et ce qui est de cet ordre » [Al-Qalâ-id]
  • Le Mouhaddith Al-Harari qui a commenté les propos ci-dessus de l’Imâm At-Tahâwi en disant : « Ce qui est visé par Ahlou l-Qiblah –les gens de la Qiblah– ce sont les croyants. Celui qui est ainsi sur la foi, il n’est pas permis de le déclarer mécréant à cause d’un péché, sauf s’il se le rend permis et que ce péché est connu d’évidence dans la religion comme étant un péché. C’est celui-là qui est déclaré mécréant. »[Ad-Dourratou l-Bahiyyah fî Halli l-Alfhâfi l-‘Aqîdah at-Tahâwiyyah]

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

Ibn ‘Outhaymîn humilie Ibn Bâz au sujet de l’ombre du trône

Sujet : La contradiction des wahhabites

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans son ouvrage intitulé « Majmoû’ Fatâwâ » (tome 28 page 402 de cette édition) le prédicateur wahhabite Ibn Bâz a été interrogé « Est-ce que Allâh ta’âlâ est attribué par le fait d’avoir une ombre ? », Ibn Bâz dérapa en disant :

« نعم […] فهو له ظل يليق به سبحانه لا نعلم كيفيته مثل سائر الصفات »

« Oui […] Il a une ombre digne de Lui soubhânah, nous ne savons pas comment elle est, comme c’est le cas de Ses autres attributs »

*  Constat : nous remarquons qu’Ibn Bâz tient ici des propos intolérables, contraires à la croyance des gens de la sounnah et qui sont clairement condamnables. Ceci dit, regardons à présent ce qu’en pense son compère wahhabite Ibn ‘Outhaymîn :

Dans son livre intitulé « Charh riyad As-Sâlihîn » (tome 3 page 347) le prédicateur wahhabite, qui est pourtant l’élève direct d’Ibn Bâz, réfute complètement la croyance aberrante de son mentor, et l’humilie en disant :

«وليس المراد ظل نفسه جل وعلا […] ومن فهم هذا الفهم فهو بليد أبلد من الحمار […] كيف يكون المراد بالظل ظل الرب عز وجل ؟! لكن كما قلت : بعض الناس أجهل من الحمار»

« Ce qui est voulu [dans le hadîth] n’est pas que Allâh aurait lui-même une ombre Jallâ wa ‘alâ […] et celui qui a cette compréhension est quelqu’un de stupide, encore plus stupide qu’un âne […] Comment serait-il possible que ce qui est voulu par l’ombre soit l’ombre du Seigneur ‘Azza wa Jall ?! Mais comme je l’ai dit : certaines personnes sont plus ignorantes qu’un âne »

Informations utiles :

–  ‘Abdou l-‘Azîz Ibn ‘Abdi l-Lâh Ibn Bâz était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1330 H. (c’est-à-dire en 1910) à Ryad et il est décédé en 1420 H. (c’est-à-dire en 1999), il y a environ vingt ans. Il s’est efforcé à propager le dogme wahhabite au point qu’il fût nommé Moufti et président du comité permanent de l’Iftâ qui est une instance wahhabite. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– Mouhammad Ibnou Sâlih Al-‘Outhaymîn était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1347 H. (c’est-à-dire en 1925) et il est décédé en 1421 H. (c’est-à-dire en 2001), il y a environ vingt ans. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– Le wahhabite Ibn Bâz a prétendu que Allâh aurait une ombre dont on ignorerait le comment, c’est-à-dire une ombre qui aurait un comment (c’est-à-dire des caractéristiques des créatures telles que la taille, la forme, la couleur …) mais que nous ignorons ce comment.

– Cette parole odieuse d’Ibn Bâz est également présente sur son site officiel :

– En d’autres occasions, Ibn Bâz a réitéré ses propos :

  • Ibn Bâz a dit : « Il s’agit d’une ombre qui Lui convient dont personne ne connait le comment hormis Allâh soubhânah ». Puis lorsqu’il a été interrogé est-ce que cette ombre est due au soleil, Ibn Bâz a répondu : « Oui » [Enregistrement audio]
  • Ibn Bâz a dit aussi : « Le trône a une ombre et Allâh aussi a une ombre, personne ne connaît son comment sauf Lui » [Enregistrement audio]
  • Ibn Bâz a été interrogé sur le sens du hadîth de l’ombre, il répondit : « Il s’agit de l’ombre du seigneur jallâ wa ‘alâ» [Enregistrement audio]
  • Ibn Bâz a dit également : « Cette ombre est une chose digne de Lui (Allâh)» [Enregistrement audio]

– Pour son élève Ibn ‘Outhaymîn, celui qui a une telle croyance est quelqu’un de stupide. Celui-ci a confirmé ses propos à plusieurs reprises :

  • Ibn Outhaymîn a dit : « Certains étudiants pensent que le sens de l’ombre dans [le hadîth qui a pour sens : ] « sous son ombre, le jour où il n’y aura pas d’autre ombre que la sienne » qu’il s’agirait de l’ombre du Seigneur ‘azza wa jall, et cela est une supposition très fausse, personne ne penserait cela hormis un homme ignorant » [Enregistrement audio]
  •  Ibn ‘Outhaymîn a dit aussi  : « Nous parlons d’un sujet sur lequel beaucoup d’ignorants se sont égaré, et cela concerne le hadîth « سبعة يظلهم الله في ظله » et ils se sont illusionné par ignorance de leur part qu’il s’agirait d’une ombre provenant de Allâh lui-même » [Enregistrement audio]

– Nous constatons donc qu’Ibn Bâz et Ibn ‘Outhaymîn sont opposé l’un à l’autre concernant l’un des sujets principaux de la science du tawhîd : les noms et attributs de Allâh.

– Ainsi, selon la croyance d’Ibn ‘Outhaymîn : Ibn Bâz et ceux qui l’ont suivi dans sa déviation sont des gens stupides, plus stupide que l’âne, ignorants et égarés, pour avoir pris pour croyance que Allâh aurait une ombre.

– Nous remarquons que les wahhabites, en plus de s’attaquer et s’opposer à la croyance des musulmans, sont des gens qui se contredisent entre eux sur des sujets fondamentaux. Ceci nous démontre qu’il s’agit là d’une secte désorganisée dont la déviation est manifeste.

Question : Comment vont se positionner les Wahhabites? Suivre l’avis d’Ibn Bâz et être considéré plus stupide et plus ignorant qu’un âne selon Ibn ‘Outhaymîn… ou bien, suivre l’avis d’Ibn ‘Outhaymîn et considérer leur chaykh Ibn Bâz plus idiot qu’un âne ? Avec un tel scénario et un tel dilemme, les victimes endoctrinées du Wahhabisme se retrouvent perplexes, sans réponse, bloquées et paniquées. En effet ils se situent (qu’ils acceptent ou pas cette réalité flagrante) au sein d’un même groupe avec deux idées extrêmement opposées. Comment choisir son camp dans un mouvement qu’ils pensent être au service de la sounnah véritable et décider de délaisser la parole de l’un ou de l’ autre ? Comment faire pour accepter et prendre en considération la parole des deux penseurs de leur mouvance, alors qu’elles se contredisent!?  Encore une question sans réponse…

– Allâh ta’âlâ dit dans Son livre honoré {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -». Les savants spécialistes de tafsîr du Qour-ân ont confirmé que ce verset en lui-même est une preuve pour exempter Allâh du corps et des caractéristiques des corps (comme l’ombre).

– De nombreux savants ont donné des explications claires à ce sujet :

  • Al-Qâdî ‘Iyâd (رحمه الله) a dit dans son commentaire du sahîh de Mouslim : « L’annexion de l’ombre ici à Allâh est une annexion indiquant la possession […] et il s’agit de l’ombre du trône comme cela est parvenue dans un autre hadîth »
  • Le Hâfidh An-Nawawi a dit : « Le sens qui est visé ici, c’est l’ombre du trône comme cela est parvenu clairement dans un autre hadîth ; le sens c’est qu’au Jour Dernier, lorsque les gens seront stationnés pour le Jugement du Seigneur des mondes, que le soleil se rapprochera, sa chaleur s’intensifiera et que leur sueur coulera, il n’y aura pas à ce moment là d’autre ombre que celle du Trône. » [Dans son commentaire du sahîh Mouslim]
  • Le Hâfidh Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a dit : « Il a été dit que le sens visé est l’ombre du Trône ; ce qui démontre cela c’est le Hadîth de Salmân d’après Sa’îd ibn Mansoûr avec une chaîne de transmission Haçan (forte) : [qui a pour sens :] « Sept catégories de personnes seront abritées à l’ombre du Trône (‘Arch) » [Dans son commentaire du sahîh de Al-Boukhâri]
  • Le Hâfidh As-Souyoûti a dit : « L’ombre dans ce hadîth, il en est voulu la miséricorde (ar-rahmah) ; Al-Qâdî ‘Iyâd a dit : L’annexion de l’ombre ici à Allâh est une annexion indiquant la possession, et d’autres que lui ont dit : cela désigne l’attribution d’honneur. Îçâ Ibn Dînâr a dit : le sens de « dhillihi » est l’honneur qu’il accorde et Sa préservation. Et d’autres ont dit : ce qui en est visé c’est l’ombre de Son trône, comme cela est clairement indiqué dans beaucoup de hadîth. » [Dans son charh du Mouwatta de l’Imâm Mâlik]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî a dit : « Allâh abritera c’est-à-dire qu’ils rentreront “fî dhillihi” c’est-à-dire sous Sa miséricorde (rahmatihi), et il a été dit que le sens est l’ombre du trône du fait qu’il est parvenu certaines versions du hadîth avec les termes [qui ont pour sens :] sous l’ombre de Son trône. » [Dans son livre Mirqât al-Mafâtîh, Charh Michkât al-Masâbîh]
  • Le Chaykh Az-Zourqâni Al-Mâliki Al-Azhari a dit dans son commentaire du Mouwattâ de l’Imâm Mâlik : « Il s’agit d’une annexion indiquant la possession […] et il a été dit qu’il s’agit de l’ombre du trône, et ce qui indique cela c’est le hadîth rapporté par Salmân d’après Sa’îd Ibn Mansoûr avec une chaîne de transmission haçan [forte] [qui a pour sens :] « Sept catégories de personnes seront abritées à l’ombre du Trône (‘Arch) » »
  • Le Mouhaddith Al-Harari (رحمه الله) a dit : « Le hadîth [qui a pour sens :] « Sept catégories de personnes seront abritées par Allâh fî dhillih » c’est-à-dire à l’ombre de Son trône » [Dans son livre As-Sirât Al-Moustaqîm]

– Al-Hâfidh Al-‘Irâqi (رحمه الله) mort au huitième siècle de l’hégire a dit : « La meilleure façon d’expliquer un hadîth c’est de l’expliquer par un autre hadîth. ».

– Le Chaykh Jamîl Halîm Al-Houçayni a dit : « Que l’on prenne garde à ce que pensent certains ignorants qui croient que Allâh serait un volume (hajm) qui aurait une ombre, wa l-‘iyâdhoubilLâhi ta’âlâ, ceux qui expliquent la parole du prophète “fî dhillihi” dans le sens que Allâh serait un corps (jism) qui aurait une ombre, Allâh est totalement exempt de cela, Il est totalement exempt de toutes ressemblances avec ce qui entre en existence »[Dans son livre Ijmâ’ Ahli t-Tanzîl ‘alâ Ithbâti haqqiyyati t-Ta-wîl]

An-Nawawi : la demande de pardon pour le mort mécréant est interdite

Sujet : La demande de pardon ou de miséricorde sur le mort mécréant est interdite.

 

Dans son livre « Al-Majmoû’ Charhou l-Mouhadh-dhab », dans le chapitre des préparatifs funéraires, [tome 5 page 120 de cette édition] l’Imâm An-Nawawi a dit :

«  وَأمَّا الصَّلاةُ عَلَى الكَافِرِ والدّعَاءُ لَهُ بِالمَغْفِرَةِ فَحَرَامٌ بِنَصِّ القُرآنِ وَالإِجمَاع »

« Quant à la prière [funéraire] en faveur du mécréant, et les invocations pour que Allâh lui pardonne, ceci est interdit par le texte du Qour-ân et l’unanimité (ijmâ’) »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est une référence incontournable pour tout étudiant en science de la religion et pour tout savant.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici il donne un jugement très important : Il n’est pas permis de demander le pardon ou la miséricorde pour celui qui est mort mécréant. Et il précise que cela est interdit par le texte même du Qour-ân et l’unanimité (ijmâ’).

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat An-Niçâ / 48 :

« إِنَّ اللهَ لاَ يَغْفِرُ أَنْ يُشْرَكَ بِهِ وَيَغْفِرُ مَا دُونَ ذَلِكَ لِمَنْ يَشَاءُ»

ce qui a pour sens : « Certes, Allâh ne pardonne pas qu’on adore autre que Lui et Il pardonne ce qui est en-deçà à qui Il veut ».

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat Mouhammad / 34 :

« إِنَّ الَّذِينَ كَفَرُوا وَصَدُّوا عَنْ سَبِيلِ اللهِ ثُمَّ مَاتُوا وَهُمْ كُفَّارٌ فَلَنْ يَغْفِرَ اللهُ لَهُمْ»

ce qui a pour sens : « Certes, ceux qui ont mécru et qui ont empêché les gens d’entrer en Islâm, puis sont morts en étant mécréants, ceux-là Allâh ne leur pardonne pas ».

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat An-Niçâ / 168-169 :

« إنَّ الذِينَ كَفَرُوا وظَلَمُوا لَمْ يَكُنِ اللهُ لِيَغْفِرَ لَهُم ولا لِيَهْدِيَهُم طَرِيقًا إِلاّ طَرِيقَ جَهَنَّمَ خالِدِينَ فيها أَبَدًا»

ce qui a pour sens : « Certes, ceux qui ont mécru et fait preuve d’injustice, Allâh ne leur pardonne pas et ne les mènera qu’à l’enfer dans lequel ils resteront éternellement, à jamais ».

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat At-Tawbah / 113 :

« مَا كَانَ لِلنَّبِيِّ وَالَّذِينَ آَمَنُوا أَنْ يَسْتَغْفِرُوا لِلْمُشْرِكِينَ وَلَوْ كَانُوا أُولِي قُرْبَى مِنْ بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحَابُ الْجَحِيمِ»

Ce qui a pour sens : « Il n’est pas permis au Prophète ni aux croyants de demander miséricorde pour les mécréants après qu’ils ont su d’eux qu’ils sont morts sur la mécréance, même s’ils faisaient partie de leurs proches »

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat Al-A’râf / 156 :

« وَرَحْمَتِي وَسِعَتْ كُلَّ شَيْءٍ فَسَأَكْتُبُهَا لِلَّذِينَ يَتَّقُونَ »

Ce qui a pour sens  : « Ma miséricorde concerne toute chose. Je la destine dans l’au-delà à ceux qui se gardent [de l’association et de la mécréance] »

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat Ibrâhîm / 18 :

« مَثَلُ الّذِينَ كَفَرُواْ بِرَبِّهِمْ أَعْمَالُهُمْ كَرَمَادٍ اشْتَدّتْ بِهِ الرِّيحُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ »

ce qui a pour sens : « Les œuvres de ceux qui ont mécru, sont telle de la cendre emportée par le vent, un jour de tempête » 

– Allâh ta’âlâ dit dans soûrat Âli ‘Imrân / 85 :

« وَمَنْ يَبْتَغِ غَيْرَ الإِسْلاَمِ دِيناً فَلَنْ يُقْبَلَ مِنْهُ»

ce qui a pour sens : « Si quelqu’un choisit autre que l’Islâm pour religion, cela ne sera pas accepté de lui »

Ces versets sont claires pour indiquer que Allâh ne pardonne pas à ceux qui sont mort sur la mécréance.

– Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« وَأَمَّا الْكَافِرُ فَيُطْعَمُ بِحَسَنَاتِهِ في الدُّنْيَا حَتّى إِذا أَفْضَى إِلى الآخِرَةِ لَم يَكُنْ لُهُ مِنْهَا نَصِيبٌ »

ce qui a pour sens : « Quant au mécréant il sera rétribué pour ses bonnes œuvres dans cette vie, mais dans l’au-delà il n’aura aucune récompense » [rapporté par l’Imâm Ahmad dans son Mousnad]

– Ainsi, il n’est pas permis de demander à Allâh de faire miséricorde à une personne qui est morte sur la mécréance. Car Allâh nous a clairement indiqué qu’Il ne fera pas miséricorde à ceux qui sont mort mécréant. Il n’est pas permis d’employer à leur sujet des formules comme « rahimahoullâh » , « que Allâh lui fasse miséricorde », « repose en paix » …

– Ce sujet fait l’objet de l’unanimité comme l’a précisé l’Imâm An-Nawawi, ainsi il ne convient pas de prêter attention à ceux qui contredisent ce jugement, peu importe leur renommée chez les gens.

– De nombreux savants ont confirmé ce jugement :

  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi a dit : « Demander le pardon pour les morts mécréants est quelque chose qui amène à contredire ce que Allâh a annoncé en terme de promesse et menace, et ceci n’est pas permis. Et également du fait que Allâh a prédestiné qu’Il les châtiera » [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit  : « De nombreux savants ont dit : il n’y a pas de mal dans le fait que quelqu’un fasse des invocations en faveur de ses parents mécréants, et qu’il fasse l’istighfar (la demande de pardon -par l’entrée en Islâm-) pour eux tant qu’ils sont toujours vivants, quant à celui qui est mort [mécréant] il n’y a plus d’espoir pour lui, alors nous n’invoquons pas en sa faveur » [Dans son tafsîr]
  • Le Chaykh Ibn Amîr Hâjj Al-Hanafi a dit :  « Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Qarâfi Al-Mâliki a dit explicitement que la demande de pardon pour un [mort] mécréant est de la mécréance du fait que cela comporte de demander à Allâh ta’âlâ de démentir ce dont Il nous a informé à ce sujet » [Halbatou l-Moujalli]
  • Le Chaykh Ibn Amîr Hâjj Al-Hanafi a dit aussi :  « Comme cela a été dit précédemment, la demande de pardon pour un [mort] mécréant est de la mécréance » [Halbatou l-Moujalli]
  • Le savant Ottoman Moustafâ Ibn Mouhammad Güzelhisâri Al-Hanafi a dit : « La demande de pardon pour un [mort] mécréant est de la mécréance » [Hilyatou n-Nâji]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Devient mécréant celui qui dit à un mécréant : (Allâhou yaghfirou laka) ce qui signifie : (que Allâh te pardonne) en visant que Allâh ta’âlâ lui pardonne quand bien même il resterait mécréant jusqu’à la mort. [Le chaykh précise dans son commentaire : Mais s’il vise que Allâh lui pardonne par l’entrée en Islam alors dans ce cas il ne devient pas mécréant]De même, devient mécréant celui qui dit à propos de celui qui est mort mécréant : (Allâhou yarhamouh) ce qui signifie : (Que Allâh lui fasse miséricorde) voulant par cela qu’Il lui accorde la paix dans sa tombe » [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit également : « La demande de miséricorde pour un mécréant qui est vivant est permis, car il est possible qu’il soit guidé, qu’il entre en Islâm et qu’il meurt musulman ; mais s’il est mort [en étant mécréant] alors il n’est plus possible qu’il devienne croyant, Allâh ta’âlâ dit  : « وَرَحْمَتِي وَسِعَتْ كُلَّ شَيْءٍ فَسَأَكْتُبُهَا لِلَّذِينَ يَتَّقُونَ » c’est-à-dire que la miséricorde de Allâh englobe, dans ce bas-monde,  tout les croyants et les mécréants, mais dans l’au-delà, Allâh fait que sa miséricorde ne soit spécifique qu’aux croyants » [Ach-Charhou l-Qawîm]

– Article à voir également : L’Imâm An-Nawawi confirme que ceux qui suivent une religion autre que l’Islâm sont mécréants.

An-Nawawi : le jugement de laisser descendre ses vêtements sous les chevilles

 

Dans son commentaire du sahîh Mouslim [tome 14 page 62 de cette édition] , l’Imâm An-Nawawi a dit :

« لا يجوز اسباله تحت الكعبين إن كان للخيلاء فإن كان لغيرها فهو مكروه وظواهر الأحاديث في تقييدها بالجر خيلاء تدل على أن التحريم مخصوص بالخيلاء وهكذا نص الشافعي على الفرق كما ذكرنا وأجمع العلماء على جواز الاسبال للنساء وقد صح عن النبي صلى الله عليه وسلم الاذن لهن في ارخاء ذيولهن ذراعا »

« Il n’est pas permis de laisser descendre les vêtements en dessous des chevilles si cela est fait par orgueil. Et si cela n’est pas fait par orgueil, alors c’est déconseillé (makroûh). Le sens apparent des hadîth indique que l’interdiction est spécifique à ceux qui le font par orgueil, et il y a un texte de Ach-Châfi’i indiquant qu’il a fait la distinction entre ces deux cas comme nous l’avons mentionné, et les savants ont été unanime sur le fait qu’il est permis pour les femmes de laisser descendre les vêtements en dessous des chevilles »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est une référence incontournable pour tout étudiant en science de la religion et pour tout savant.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– L’Imâm, le Moujtahid –jurisconsulte– Mouhammad Ibnou Idrîs Ach-Châfi’i est l’un des plus grands savants de notre communauté, c’est une référence incontournable pour tout musulman. C’est un salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), il est né en 150 et il est décédé en 204 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1230 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) chafi’ite.

  • L’Imâm Abou l-Haçan As-Soulami a dit à son sujet : « Mouhammad Ibn Idrîs Ach-Châfi’i est le savant à la tête du second siècle [de l’Hégire] (c’est-à-dire le moujaddid – savant revivificateur)» [Rapporté par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir dans Tabyînou kadhibi l-Mouftari]

– L’Imâm Al-Boukhâri rapporte que le messager de Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

« لا ينظر اللهُ إلى من جَرَّ ثوبَهُ خُيَلاء »

[ce qui a pour sens : ] « Allâh n’honorera pas mais rabaissera au jour du jugement celui qui laisse traîner ses vêtements par orgueil ». Aboû Bakr répondit : « Mon vêtement tombe sauf si je le surveille bien». le Prophète صلى الله عليه وسلم lui dit alors [ce qui a pour sens : ] « Tu n’es pas de ceux qui le font par orgueil ».

– De nombreux savants ont confirmé ce jugement, parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanifah. En effet, il est rapporté à son sujet : « Aboû Hanîfah رحمه الله portait un vêtement et le laissa tomber à terre. On lui a dit : Ne nous a t-il pas été interdit de faire cela ? Il a dit : L’interdiction concerne ceux qui le portent par orgueil et nous n’en faisons pas partie. » [Rapporté par l’auteur de Al-Mouhît chez les hanafites, et Ibnou Mouflih dans Al-Âdâbou ch-Char’iyyah et d’autres]
  • L’Imâm Ach-Châfi’i a dit : « Il n’est pas permis de laisser le vêtement tomber [sous les chevilles] en prière ou autrement par arrogance. En ce qui concerne le fait de laisser le vêtement tomber pour des raisons autres que l’arrogance en priant, ceci est moins grave, car le Prophète ﷺ a dit à Aboû Bakr رضي الله عنه quand son izâr tombait d’un côté: « Tu ne fais pas parti d’eux (c’est-à-dire de ceux qui laissent tomber le vêtement par orgueil). » [Rapporté par An-Nawawi dans Al-Majmoû’]
  • L’Imâm Ibnou Hibbân a dit : « La gravité de laisser descendre son vêtement en dessous des chevilles est spécifique à une raison déterminée et il s’agit de l’orgueil. Ainsi, si l’orgueil n’est pas présent alors il n’y pas de mal dans le fait de laisser descendre son vêtement » [Dans son Sahîh]
  • Dans le livre Al-Fatâwa l-Hindiyyah il est dit : « Si l’homme laisse dépasser son vêtement en dessous des chevilles, si cela est sans orgueil, alors c’est déconseillé » [Al-Fatâwa l-Hindiyyah]
  • Le Chaykh Al-Hattâb Al-Mâliki a dit concernant le fait de laisser descendre ses vêtements sous les chevilles sans orgueil : « Cela n’est pas interdit mais déconseillé » [Hâchiyah Al-‘Adawi]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Houçayn Ibn Tâhir a dit : « [Parmi les péchés du corps : ] laissez trainer ses vêtements par orgueil» [Dans son livre Soullamou t-Tawfîq]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [Parmi les péchés du corps : ] Laisser traîner son vêtement par suffisance c’est-à-dire le porter en dessous de la cheville par vanité. » [Dans son livre Al-Moukhtasar]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit également : « Parmi les péchés du corps, il y a laisser descendre son vêtement par vanité, c’est-à-dire par orgueil. Ceci a lieu en laissant descendre son habit ou son pagne jusqu’au-dessous de la cheville. Ainsi, faire descendre le pagne en dessous de la cheville fait partie des grands péchés si c’est par vanité, sinon c’est déconseillé [pour l’homme]» [Dans son livre Boughyatou t-Tâlib]

Qâdî ‘Iyâd : les deux témoignages sont indispensables pour être musulman

 

Dans son commentaire du sahîh Mouslim, l’Imâm An-Nawawi rapporte du Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki qu’il a dit :

« مذهب أهل السنة أن المعرفة مرتبطة بالشهادتين لا تنفع إحداهما ولا تنجي من النار دون الأخرى الا لمن لم يقدر على الشهادتين لآفة بلسانه أو لم تمهله المدة ليقولها بل اخترمته المنية»

« La voie de Ahlou s-sounnah c’est que la croyance par le cœur est liée à la reconnaissance par les deux témoignages, l’une n’est pas utile sans l’autre, et l’une de sauve pas de l’enfer sans l’autre, sauf pour celui qui n’avait pas la capacité de dire les deux témoignages pour un défaut de sa langue ou qui n’a pas eu le temps de les dire et qui est mort sur le champs »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est une référence incontournable pour tout étudiant en science de la religion et pour tout savant.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Le Qâdî (juge) Abou l-Fadl ‘Iyâd Ibnou Moûçâ Ibnou ‘Iyâd al-Yahsoubi connu sous le nom de Qâdî ‘Iyâd, est un grand savant Malikite. Il est né en 476 à Ceuta et il est décédé en 544 de l’Hégire à Marrakech (Maroc) (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans.

  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Hâfidh (le spécialiste de la science du hadîth), celui qui n’a pas de pareil, Chaykhou l-Islâm, le Qâdî (Juge)» et il a dit également : « Ses ouvrages sont précieux» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Bachkwâl a dit à son sujet : « Il était parmi les gens de science qui sont intelligent et qui ont une bonne compréhension » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il est l’Imâm du hadîth de son temps, et le plus connaisseur des gens de ses sciences, de la grammaire, la langue, la parole des arabes, leurs histoires, et les généalogies.» [Wafayâtou l-A’yân]

– Ici, Al-Qâdî ‘Iyâd explique qu’il est indispensable pour celui qui veut entrer en Islam de croire par son cœur et de prononcer les deux témoignages par sa langue.

– Il précise que l’une de ces deux choses là n’est pas utile et ne sauve pas de l’enfer sans l’autre, c’est-à-dire le fait de croire sans prononcer les deux témoignages, ou prononcer les deux témoignages sans y croire. Sauf dans le cas de la personne qui ne peut pas prononcer (comme c’est le cas de la personne muette) ou qui voulait entrer en Islam mais n’a pas eu le temps de les dires.

– Parmi les preuves de ce jugement, il y a le hadîth moutawâtir du prophète (صلى الله عليه وسلم) rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim :

« …أمرت أن أقاتل الناس حتى يشهدوا أن لا إله إلا الله وأن محمدا رسول الله »

« … jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Allâh et que Mouhammad est le messager de Allâh … »

– Voici d’autres paroles de savants à ce sujet :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah a dit : « La foi consiste à reconnaitre par la langue [c’est-à-dire par la prononciation des deux témoignages] et à croire par le coeur… le fait de savoir, à lui seul [sans la prononciation des deux témoignages] n’est pas de la foi » [Dans son livre Al-Wasiyyah]
  • L’Imâm Ach-Châfi’i a indiqué comment l’apostat revient à l’Islam, en disant : « il doit témoigner qu’il n’est de dieu que Allâh et que Mouhammad est le Messager de Allâh, et il doit s’innocenter de toute croyance qui est contraire à l’Islâm. » [Rapporté par An-Nawawi dans Rawdatou t-Tâlibîn]
  • L’Imâm At-Tahâwi a dit : « La foi consiste à reconnaître par la langue [c’est-à-dire à prononcer les deux témoignages] et à croire par le cœur  » [Dans son traité de croyance Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah]
  • Le Chaykh Ach-Chaybâni Al-Hanafi a dit : « Ach-Châfi’i, Mâlik, Ahmad, Al-Awzâ’i, Is-hâq Ibn râhawayh, Abou l-‘Abbâs Al-Qalâniçi et d’autres ont dit : la foi consiste à reconnaître par la langue [par la prononciation des deux témoignages] et à croire par le cœur … » [Dans son charh de la ‘Aqîdah At-Tahâwiyyah]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les gens de la sounnah ont été en accord, que ce soit les spécialistes du hadîth (mouhaddithîn), les spécialistes du fiqh (fouqahâ), les spécialistes de la croyance (moutakallimîn) que le croyant qui est jugé comme étant des gens de la qiblah, qui ne demeurera pas éternellement en enfer, n’est autre que celui qui a cru par son cœur en la religion de l’Islâm, d’une croyance ferme ne comportant pas le moindre doute et qui a prononcé les deux témoignages. Et s’il a délaissé l’un des deux (la foi par le cœur ou la prononciation des deux témoignages) alors il ne fait pas partie des gens de la qiblah à la base, sauf s’il était incapable de prononcer à cause d’un défaut de sa langue, ou que la mort l’a emporté avant, ou autre que cela, alors dans ces cas il sera tout de même musulman. » [Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit aussi : « La voie vers laquelle la majorité des savants (al-joumhoûr) a tranché, est que la prononciation des deux témoignages est indispensable, l’entrée en Islam n’a pas lieu sans eux » [Dans son livre Rawdatou t-Tâlibîn]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit également : « Et si sa mécréance était le fait de nier une obligation, ou de rendre permis une chose qui est interdite [avec les conditions qu’il a citées précédemment dans son chapitre], alors son Islam n’est pas valable jusqu’à ce qu’il dise les deux témoignages, et qu’il abandonne ce qu’il croyait » [Dans son livre Rawdatou t-Tâlibîn]
  • Le Chaykh Mouhibbou d-Dîn At-Tabari (694 h.) a dit : « La voie des gens de la sounnah, leur salaf ainsi que leur khalaf, est que la croyance dans le cœur est liée à la prononciation [par la langue] des deux témoignages : l’un des deux ne sauve pas de l’enfer sans l’autre » [Dans son livre Ghâyatou l-Ihkâm]
  • Le Chaykh Najmou d-Dîn Al-Asfoûni a dit : « Chapitre : concernant l’entrée en Islam de l’apostat et autre que lui, et le madh-hab est qu’il est indispensable pour cela qu’il dise les deux témoignages » [Rapporté par Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli dans ses Fatâwâ]
  • Le Chaykh Ibnou l-Mouqri a dit : « Chapitre : il est indispensable pour l’entrée en Islam de l’apostat et autre que lui qu’il dise les deux témoignages dans l’absolu » [Rapporté par Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli dans ses Fatâwâ]
  • Le Chaykh Al-Ardabîli Ach-Châfi’i a dit :  « Le repentir de l’apostat et l’entrée en Islâm du mécréant d’origine a lieu par le fait qu’il témoignage qu’il n’y a pas de divinité hormis Allâh et que Mouhammad est le messager de Allâh, qu’il s’innocente de toute religion en dehors de l’islam, et de toute croyance constituant de la mécréance, et il est indispensable qu’il prononce les deux témoignages, l’entrée en Islam n’a pas lieu sans eux » [Dans son livre Al-Anwâr]
  • Chaykhou l-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri a dit : « Il est indispensable pour l’entrée en Islam de l’apostat et autre que lui qu’il dise les deux témoignages » [Rapporté par Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli dans ses Fatâwâ]
  • L’Imâm Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli a dit : « Il est une condition pour l’Islâm de l’apostat et autre que lui, la prononciation des deux témoignages, en raison de ce qui a été rapporté d’authentique à ce sujet, comme le hadîth [qui signifie : ] « L’Islâm est fondé sur cinq principaux devoirs (dans lequel sont mentionné les deux témoignages) et le hadîth [qui signifie : ] « … jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Allâh et que Mouhammad est le messager de Allâh » » [Dans ses Fatâwâ]
  • L’Imâm Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli a dit aussi : « La voie vers laquelle la majorité des savants (al-joumhoûr) a tranché, est que la prononciation des deux témoignages est indispensable, l’entrée en Islam n’a pas lieu sans eux » [Dans ses Fatâwâ]
  • L’Imâm Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli a dit également : « La voie sur laquelle est la majorité des savants (al-joumhoûr) est que l’Islâm du mécréant n’est pas valable, qu’il soit apostat ou autre, sans la prononciation des deux témoignages » [Dans ses Fatâwâ]
  • Le Chaykh Zaynou d-Dîn Al-Malîbâri Ach-Châfi’i (m.987 h.) a dit : « L’Islâm de tout mécréant d’origine et de l’apostat a lieu par la prononciation des deux témoignages pour celui qui est en capacité de parler, et il n’est pas suffisant ce qu’il a comme foi dans son cœur » [Dans son livre Fathou l-Mou’în]
  • Le Chaykh Al-Bouhoûti Al-Hanbali (m.1083 h.) a dit : « Le retour à l’Islâm de l’apostat ainsi que le repentir de tout mécréant prônant l’unicité de Dieu comme les juifs ou ce qui ne le prône pas comme les chrétiens, les mazdéens, et les adorateurs d’idoles a lieu par le fait qu’il témoigne qu’il n’y a pas de divinité hormis Allâh et que Mouhammad est le messager de Allâh. Ceci est tiré du hadîth rapporté par Ibn ‘Oumar « Oumirtou an ouqâtila n-nâça hattâ yach-hadoû al-lâ ilâha illa l-Lâh wa anna Mouhammadan raçoûlou l-Lâh [jusqu’à la fin du hadîth…]» hadîth faisant objet de l’accord [entre Al-Boukhâri et Mouslim] et ceci confirme comment a lieu l’entrée en Islam du mécréant d’origine ainsi que de l’apostat. » [Dans son livre Kach-châfou l-Qinâ’]
  • Le Chaykh Abou l-Mountahâ Al-Hanafi a dit : « Dans la loi de l’Islâm, la foi consiste à reconnaitre par la langue [c’est-à-dire par la prononciation des deux témoignages] et à croire par le cœur … Celui qui veut faire partie de la communauté de Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) [c’est-à-dire celui qui veut entrer en Islâm] alors il dit par sa langue « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh et Mouhammad est le messager de Allâh » en croyant par son cœur au sens de cela, ainsi il devient un croyant» [Dans son charh du livre Al-Fiqh Al-Akbar]
  • Le Chaykh ‘AbdoulLâh Al-Harari a dit : « Sache aussi avec certitude que la foi et l’Islam ne sont pas valables et les bonnes œuvres ne sont pas acceptées sans les deux témoignages avec l’expression : « ach-hadou an lâ ilâha il-la l-Lâh, wa ach-hadou anna Mouhammadan raçoûlou l-Lâh » « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh et je témoigne que Mouhammad est le messager de Allâh », ou toute expression qui a la même signification, même dans une autre langue que la langue arabe. Il suffit pour la validité de l’Islam de prononcer les deux témoignages une fois dans la vie et il reste un devoir de les prononcer dans chaque prière pour la validité de la prière, ceci concernant quelqu’un qui n’est pas sur l’Islam puis a voulu entrer en Islam. » [Dans son livre As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • Dans le livre ‘Aqîdatou l-Mouslimîn, ayant reçu l’approbation de la section des Fondements de la Religion (Ousoûlou d-Dîn) de l’Université de Al-Azhar, il est dit : « Question : Comment se fait l’entrée en Islâm ? Réponse : Par la prononciation des deux témoignages avec l’intention d’entrer en Islâm » [‘Aqîdah Al-Mouslimîn]

– D’ailleurs, certains savants ont indiqué dans leurs ouvrages que devient mécréant celui qui retarde quelqu’un qui souhaite entrer en islam. Cela indique que le simple fait de croire n’est pas suffisant pour être musulman, et qu’il est indispensable de prononcer les deux témoignages pour entrer en Islam.

  • L’Imâm An-Nawawi a dit à ce sujet : « Si un mécréant demande à un musulman d’être invité à l’Islâm, et que celui-ci lui dit « On verra plus tard », ou « Patiente jusqu’à demain », ou bien si ce mécréant demande à être invité à l’Islâm à quelqu’un en train de faire un discours, et que ce dernier lui répond « Assieds-toi jusqu’à la fin de l’assemblée », il devient mécréant. Et nous avons rapporté ce même jugement de la part de Al-Moutawalli» [Dans son livre Rawdatou t-Tâlibîn]

– Egalement, l’histoire de Aboû Tâlib, l’oncle paternel du prophète (صلى الله عليه وسلم), est une preuve de cela. Car Aboû Tâlib savait que Mouhammad est le messager de Allâh mais il a refusé de prononcer les deux témoignages et il est mort sur la mécréance.

Imâm An-Nawawi : Hésiter à faire de la mécréance est de la mécréance

Sujet : Cas de mécréance

   

Dans son livre « Rawdat At-Tâlibîn » [tome 10 pages 65 de cette édition] dans le chapitre de l’apostasie, l’Imâm An-Nawawi a dit :

« قال المتولي: […] وكذا التردد في أنه يكفر أم لا، فهو كفر في الحال »

« [L’Imâm] Al-Moutawalli a dit : […] De même l’hésitation à faire de la mécréance ou non, cela est de la mécréance immédiatement »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est une référence incontournable pour tout étudiant en science de la religion et pour tout savant.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici, l’Imâm An-Nawawi rapporte, avec approbation, de l’Imâm Al-Moutawalli un jugement d’apostasie. A savoir : le fait d’hésiter à commettre de la mécréance ou non, cela est de la mécréance. Ainsi, si quelqu’un hésite en se disant par exemple « Est-ce que j’insulte le prophète ou non », c’est-à-dire qu’il hésite entre le faire et ne pas le faire, alors il devient immédiatement mécréant, même si au final il décide de ne pas le faire.

Précision : N’est pas concerné par cela, ce qui traverse l’esprit sans qu’on l’ait voulu. C’est-à-dire que si quelque chose traverse l’esprit, c’est-à-dire le cœur, sans volonté de sa part, on ne devient pas mécréant même si cette idée passagère se répète, car c’est quelque chose que l’être humain ne peut empêcher d’arriver et Allâh ne rend l’esclave responsable que de ce qui est dans sa capacité

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), l’Imâm, le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Sa’îd ‘Abdou r-Rahmân An-Nayçâboûri, connu sous le nom de Al-Moutawalli Ach-Châfi’i est né en 426 à Nayçâboûr et il est décédé en 478 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله). C’est-à-dire il y a environ 960 ans. Il succéda à l’Imâm Ach-Chîrâzi comme enseignant à la célèbre école An-Nidhâmiyyah de Baghdâd. Il étudia la jurisprudence Chafi’ite auprès du savant, le Qâdî Houçayn Ach-Châfi’i (m.463 A.H) celui dont l’Imâm Ar-Râfi’i (m.623 A.H.) disait : « On le surnommait le savant de la communauté», et autres que lui. L’Imâm An-Nawawi (m.676 A.H.) le cite souvent comme référence dans ses ouvrages.

  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’illustre savant (Al-‘Allâmah) le Chaykh des Chafi’ites »[Siyarou A’lâmi n-Noubalâ], et il a également dit de lui : « Il était un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Chafi’ite, l’un des grands savants, Il était un Faqîh reconnu, et un savant méticuleux » [Târîkhou l-Islâm].
  • Quant à Ibn Kathîr, il a dit à son sujet : « Il était éloquent, un grand orateur, et maîtrisait de nombreuses sciences »[Al-Bidâyah wa n-Nihâyah], il a dit également : « Il était un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) reconnu, et un savant méticuleux », il a également fait son éloge en disant : « Il était l’un des ash-hâbou l-woujoûh (une catégorie de savants en dessous du degré du moujtahid, qui est apte à déduire les jugements religieux à partir des textes de l’Imâm fondateur de l’école) dans le madh-hab [Châfi’i] ». [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyîn]
  • As-Safadi a dit de lui : « Il comptait parmi les meilleurs des gens de par le comportement et le caractère, et de parmi les savants les plus modestes et généreux, il était reconnu et méticuleux tout en étant un grand orateur, éloquent, et nombreux devenaient des imams en assistant à ses assemblées de science ». [Al-Wâfî bi l-Wafayât]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit de lui : « Il est l’un des Imâm aux degrés les plus élevés de parmi nos compagnons »[Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ].
  • Et Ibn Khallikân a dit à son sujet : « Il était un Faqîh Chafi’ite originaire de Nayçâboûr, il a rassemblé la science, l’application de la religion, et les bons caractères, il a maîtrisé le Fiqh (la jurisprudence), Al-Ousoûl (les fondements) et al-Khilâf (les divergences religieuses) »[Wafayâtou l-A’yân].

– De nombreux savants ont confirmé ce jugement dans leurs ouvrages. Parmi eux :

  • L’Imâm An-Nawawi Ach-Châfi’i (m.676 h.) a dit : « Celui qui a l’intention de commettre de la mécréance le lendemain ou hésite à la faire, il devient mécréant » [Dans son livre Minhâjou t-Tâlibîn]
  • Chaykhou l-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri Ach-Châfi’i (m.926 h.) a dit dans son chapitre de l’apostasie : « Celui qui hésite, est-ce qu’il commet la mécréance ou non [il sort de l’Islam] car le fait de se maintenir sur la foi est un devoir, et s’il délaisse cela il devient mécréant » [Dans son livre Asna l-Matâlib charh Rawd At-Tâlib]
  • Chaykhou l-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri Ach-Châfi’i (m.926 h.) a dit également dans son chapitre de l’apostasie : « Ou celui qui hésite à faire une mécréance [il sort de l’islâm]» [Dans son livre Manhajou t-Toullâb et son commentaire Fat-hou l-Wahhâb]
  • Le Chaykh Al-Khatîb Ach-Chirbîni Ach-Châfi’i (m.977 h.) a dit : « Celui qui a l’intention de commettre de la mécréance le lendemain ou hésite à la faire, il devient mécréant immédiatement » [Dans son livre Al-Iqnâ’]
  • Le Chaykh Zaynou d-Dîn Al-Malîbâri Ach-Châfi’i (m.987 h.) a dit dans le chapitre concernant l’apostasie : « Et le fait d’hésiter à faire une mécréance » [Dans son livre Qourratou l-‘Ayni bi Mahammâti d-Dîn]
  • Le Chaykh Zaynou d-Dîn Al-Malîbâri Ach-Châfi’i (m.987 h.) a dit également dans le commentaire de son précédent ouvrage : « Et le fait d’hésiter à faire une mécréance, en se disant : est-ce qu’il va la faire [cette mécréance] ou non » [Dans son livre Fathou l-Mou’în]
  • Le Chaykh Chamsou d-Dîn Ar-Ramli a dit concernant les choses qui font sortir de l’Islâm : « Et le fait d’hésiter à faire une mécréance, c’est-à-dire est-ce qu’il va la faire [cette mécréance] ou non, il sort de l’Islâm » [Dans son livre Nihâyatou l-Mouhtâj]
  • Le Chaykh Soulaymân Al-Boujayrimi Ach-Châfi’i (m.1221 h.) a dit dans le chapitre concernant l’apostasie : « Le fait d’hésiter à faire de la mécréance, c’est-à-dire est-ce qu’il commet la mécréance ou non, cela fait sortir de l’Islâm car il est un devoir de se maintenir sur l’Islâm, et l’hésitation contredit cela» [Dans sa Hâchiyah du livre Al-Iqnâ’]
  • Le Chaykh ‘AbdoulLâh Ibn Houçayn Ibn Tâhir Al-‘Alawi Al-Hadrami Ach-Châfi’i (m.1272 h.) a dit dans son chapitre concernant l’apostasie : « Le fait d’hésiter à faire une mécréance, mais pas ce qui est de l’ordre du waswas (idées passagères qui traversent l’esprit sans volonté de notre part) » [Dans son livre Soullamou t-Tawfîq]
  • Le Chaykh Aboû Bakr ‘Outhmân Chattâ Ad-Dimyâti Ach-Châfi’i (m.1300 h.) a dit dans le chapitre concernant l’apostasie : « Le fait d’hésiter à faire une mécréance, c’est-à-dire est-ce qu’il l’a fait ou non ? Il sort de l’Islâm immédiatement. L’auteur du commentaire de Ar-Rawd a dit : car il est un devoir de se maintenir sur l’Islâm, et l’hésitation contredit cela » [Dans sa Hâchiyah du livre Fathou l-Mou’în]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn ‘Oumar Nawawi Al-Jâwi Ach-Châfi’i (m. 1316 h.) a dit concernant les choses qui font sortir de l’Islâm : « Hésiter à commettre une mécréance, car l’hésitation comporte un doute qui contredit la ferme intention de se maintenir sur l’Islâm, comme dans le cas où il hésite à commettre une mécréance ou non, et certes l’hésitation [à commettre une mécréance] fait sortir de l’Islâm car il est un devoir de se maintenir sur l’Islâm, et l’hésitation contredit cela, tout comme l’a rapporté Al-Boujayrimi d’après le commentaire de Ar-Rawd. Mais pas le waswas, qui sont les idées passagères qui traversent l’esprit, comme l’a signalé Ach-Charqâwi » [Dans son livre Mirqâh Sou’oûdi t-Tasdîq]
  • Le Chaykh ‘AbdoulLâh Al-Harari Al-Habachi Ach-Châfi’i (m.1429 h.) a dit dans son chapitre concernant l’apostasie : « Décider d’apostasier dans le futur ou de faire dans le futur l’une des choses citées ci-dessus [c’est-à-dire des choses faisant sortir de l’Islam] ou hésiter en cela, mais pas si cela traverse l’esprit sans qu’on l’ait voulu. » [Dans son livre Al-Moukhtasar]
  • Le Chaykh ‘AbdoulLâh Al-Harari Al-Habachi Ach-Châfi’i (m.1429 h.) a dit aussi : « De même si quelqu’un hésite, est-ce qu’il commet de la mécréance ou non, alors il devient mécréant immédiatement » [Dans son livre Boughyatou t-Tâlib]
  • Le Chaykh ‘AbdoulLâh Al-Harari Al-Habachi Ach-Châfi’i (m.1429 h.) a dit également : « Si quelqu’un décide de commettre de la mécréance dans le futur, ou hésite à la faire ou fait dépendre sa mécréance de l’arrivée de quelque chose, comme en disant (si mes biens sont perdus) ou (si mon enfant meurt, je me fais adepte de telle autre religion) ou (je change pour une autre religion que l’Islam), il devient mécréant sur le champ.» [Dans son livre Qawâ’id Mouhimmah]

Chaykh ‘Izzou d-Dîn Ibn Jamâ’ah parle de la croyance et de l’istiwâ de Allâh

Sujet : Allâh n’est pas sur le trône ni dans un autre endroit

 

Dans son livre « Darajou l-Ma’âlî charhou Bad-i l-Amâlî » le Chaykh ‘Izzou d-Dîn Ibn Jamâ’ah a dit :

« مذهب أهل الحق أن الله تعالى ليس في جهة و لا مكان.

وقالوا في قوله تعالى {ٱلرَّحۡمَـٰنُ عَلَى ٱلۡعَرۡشِ ٱسۡتَوَىٰ} المراد منه استولى.

قال الشاعر: قد استوى بشر على العراق … من غير سيف ودم مهراق»

« La voie des gens de la vérité est que Allâh n’est pas dans une direction ni dans un endroit.

Ils ont dit au sujet de sa parole ta’âlâ {Ar-Rahmânou ‘ala l-‘arch Istawâ} ce qui est voulu est la domination par la toute puissance (istawlâ).

Le poète a dit : Bichr a dominé (istawâ) l’Irak assurément …  sans tirer d’épée et sans faire couler de sang. »

Informations utiles :

– Le Chaykh, Al-‘Allâmah (l’illustre savant),  ‘Izzou d-Dîn Mouhammad Ibn Abî Bakr Ibn Jamâ’ah Al-Misri Ach-Châfi’i est né en 759 et il décédé en 819 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 600 ans. On peux mentionner de parmi ses chouyoûkh les plus célèbres : les imams Tâjou d-Dîn As-Soubki et Sirajou d-Dîn Al-Boulqîni, et de parmi ses élèves le Hâfidh Ibn Hajar Al-‘Asqalâni. Il est l’arrière petit-fils du Qâdî Badrou d-Dîn Ibn Jamâ’ah.

  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni le surnommait : « L’imam des imams» [Al-Inbâ]

– Ici il confirme la croyance des gens de la sounnah, à savoir que Allâh n’est pas dans un endroit ni une direction. De nombreux savants ont rapporté l’unanimité à ce sujet dans leurs ouvrages, parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi a dit : « Ils ont été unanimes (c’est-à-dire Ahlou s-Sounnah) sur le fait que Allâh n’est pas contenu dans un endroit et que le temps ne s’écoule pas sur Lui » [Al-Farqou bayna l-Firaq],
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « La voie de tous les gens de la vérité sans exception c’est que Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est exempt de la localisation et de la spécification par les directions » [Al-Irchâd],
  • L’Imâm Ar-Râzi a dit : «  Il est confirmé l’unanimité sur le fait que Allâh soubhânah n’est pas avec nous dans un endroit, ni une direction, ni dans un espace. » [Dans son tafsîr],
  • Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari a dit : « La voie du groupe qui est sauvé, et c’est ce sur quoi les sunnites ont été unanimes, c’est que Allâh ta’âlâ est exempt de toute ressemblance avec ce qui entre en existence et que par conséquent, Il est exempté de la direction et de l’endroit tout comme les preuves catégoriques l’ont indiqué » [Rapporté par le Chaykh Al-’Azzâmi],
  • Le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi a dit : « Les gens de la vérité parmi les savants du salaf et du khalaf sont unanimes sur le fait que Allâh est exempt de la direction et de l’endroit, et sur Son exemption de la partition, de la division, de la montée, de la descente, de la proximité, de l’éloignement, du déplacement, du mouvement, de l’immobilité et de tout ce qui est semblable à cela » [Fourqânou l-Qour-ân],
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit : « Les spécialistes des preuves selon la raison parmi les gens de Ahlou s-Sounnah, les Chafi’ites, les Hanafites, les Malikites et ceux qui ne se sont pas égarés parmi les Hanbalites ainsi que d’autres se sont accordés à dire que Allâh tabâraka wa ta’âlâ est exempt de la direction, du corps, de la limite, de l’endroit, et de la ressemblance avec Ses créatures » [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn],
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki a dit : « Quant à la voie du Salaf et du Khalaf concernant les versets et les hadiths non explicites (moutachâbih), tous se sont accordés à dire que Allâh ta’âlâ est exempt des caractéristiques des créatures, que Allâh ‘azza wa jall n’a pas d’endroit, ni au trône, ni dans le ciel, ni ailleurs. Et qu’Il n’est pas caractérisé par l’incarnation dans des choses qui seraient entrées en existence, ni par le contact avec quoi que ce soit, ni par le changement, ni par le déplacement et ce qui est du même ordre des caractéristiques de ce qui entre en existence. Mais Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est tel qu’Il est [de toute éternité], avant qu’Il n’ait créé le trône, le piédestal, les cieux et autres choses qui sont entrées en existence. » [It-hâfou l-Kâ-inat],
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki a dit aussi : « Un de ceux qui veulent connaître la science de la religion, et s’attacher à la voie du Salaf et du Khalaf m’a interrogé au sujet de ce qui n’est pas explicite dans les versets et les hadîth, par sa parole : « Que disent les maîtres des savants, que Allâh ta’âlâ les protège, au sujet de celui qui a pour croyance que Allâh ‘azza wa jall a une direction, ou qu’Il serait assis sur le trône dans un endroit spécifique et qui dit que cela est la croyance du Salaf ?» Plus loin, il répond : « Le jugement de cette croyance est qu’elle est infondée et celui qui y croit est un mécréant par l’unanimité des savants musulmans que l’on prend en considération. La preuve selon la raison est l’exemption de Allâh ta’âlâ du début et le fait qu’Il est différent de ce qui entre en existence. Et la preuve à partir des textes est Sa parole ta’âlâ (ليس كمثله شيء و هو السميع البصير ) [- « Layça kamithlihi chay-oun wa houwa s-Samî’ou l-Basîr » – qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui qui entend et qui voit »]. » [It-hâfou l-Kâ-inat],
  • Le Chaykh Ach-Chanqîti a dit : « Les savants de Ahlou s-sounnah sont unanimes sur le fait que Allâh n’a besoin d’aucune créatures et que toute chose a besoin de Lui. Il existe par Lui-même, Il n’a pas besoin d’un lieu ni de quelqu’un qui Le spécifie. C’est Lui Qui a créé le temps et l’endroit et Il est tel qu’Il est de toute éternité, alors qu’il n’y avait ni temps ni endroit (de toute éternité).»[Al-Âyatou-l Mouhkamât],
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi qui a dit : « L’ensemble de la communauté Islamique est sur la croyance que Allâh est exempt de l’incarnation dans les endroits, et qu’Il est exempt de la direction, c’est-à-dire d’être au-dessus de quelque chose, ou en dessous, ou à droite, ou à gauche, ou derrière ou devant. Et on ne dit pas que Allâh serait en contact par Son Être avec quelque chose, ou qu’Il serait séparé de quelque chose, ainsi on ne dit pas que Allâh serait séparé du monde, ou en contact avec lui » [Rapporté par le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât]
  • Le Mouhaddith Al-Harari a dit : « Les gens de la vérité ont dit que Allâh n’est pas localisé dans un endroit c’est-à-dire qu’il est impossible à son sujet d’être en contact d’un endroit ou d’y être localisé » [Idh-hârou l-‘Aqîdati s-Sounniyyah],
  • Et beaucoup d’autres [voir : ici]

– Puis il explique que ce qui est voulu par le verset « ٱلرَّحۡمَـٰنُ عَلَى ٱلۡعَرۡشِ ٱسۡتَوَىٰ » (Ar-Rahmânou ‘ala l-‘archi stawâ)  est la domination par la toute-puissance (istawlâ).

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).

– De nombreux savants ont proposé l’interprétation (ta-wîl) du terme “istawâ” par la domination par la toute-puissance. Parmi eux :

  • Le Loughawi ‘Abdou l-Lâh Ibnou Yahyâ Ibnou l-Moubârak
  • L’Imâm Az-Zajjâj [Dans son livre Ma’âni Al-Qour-ân] et [Rapporté par An-Naçafi]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi
  • L’Imâm At-Tabarâni [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Aboû Bakr Ahmad Ar-Râzi Al-Jassâs Al-Hanafi
  • L’Imâm Abou l-Layth As-Samarqandi
  • L’Imâm Ibnou Foûrak [Dans son livre Mouchkilou l-Hadîth]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Mouhammad Ibnou l-Haçan Ibnou Abî Ayyoûb Al-Ayyoûbi An-Nayçâboûri
  • L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Jouwayni [père de l’Imâm Al-Haramayn]
  • Le Moufassir Abou l-Haçan ‘Ali Ibn Mouhammad Al-Mâwardi
  • Le Moufassir Al-Wâhidi [Rapporté par Ibn Rouch Al-Jadd]
  • L’Imâm Abou Is-hâq Ach-Chîrâzi
  • Le Moufassir Ad-Damghâni Al-Hanafi
  • L’Imâm Al-Moutawalli [Dans son livre Al-Ghounyah]
  • L’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni [Dans son livre Louma’ al-Adillah]
  • Le Loughawi Ar-Râghib Al-Asbahâni
  • L’Imâm Al-Ghazâli
  • L’Imâm An-Naçafi (508 H.)
  • L’Imâm Abou n-Nasr Al-Qouchayri
  • Le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd [Rapporté par Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki]
  • Al-Allâmah Al-Lâmichi Al-Hanafi
  • Le Moufassir Ibnou ‘Atiyyah Al-Andalouçi
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibnou Ibrâhîm Ach-Chaybâni Al-Hanafi
  • Le Chaykh Sayfou d-Dîn Al-Âmidi
  • Le Chaykh Ibnou l-Hâjib Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-‘Îzz Ibnou ‘Abdi s-Salâm
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Qarâfi
  • Le Moufassir An-Naçafi [Dans son Tafsîr]
  • Le Moufassir Al-Baydâwi
  • Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou l-Jamâ’ah
  • Le Qâdî ‘Abdou r-Rahmân Al-Îji
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki
  • Le Chaykh Al-Yâfi’i
  • Le Qâdî Ibnou s-Sirâj Al-Hanafi
  • Le Qâdî Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • Le Chaykh ‘Izzou d-Dîn Ibn Jamâ’ah [Dans son livre Darajou l-Ma’âlî]
  • Le Loughawi Fayroûzâbâdi [Dans son livre Basâ-irou dhawi t-Tamyîz]
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri [Dans son livre Ihkâmou d-Dalâlah]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • Le Moufassir Ismâ’îl Haqqi Al-Hanafi
  • Le Hâfidh Mourtadâ Az-Zabîdi
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inat]
  • Le Chaykh Az-Zourqâni Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-Kawthari [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari [Dans son livre As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • et de nombreux autres savants.

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’istiwâ de Allâh : ici.

– Ces propos du Chaykh ‘Izzou d-Dîn Ibn Jamâ’ah ont lieu lors de son explication des propos du Chaykh Al-Oûchi qui a dit : «  Le seigneur du trône est supérieur (fawqa) au trône sans attribution de localisation ni de contact» [Bad-ou l-Amâlî]. En effet, la supériorité (fawqiyyah) de Allâh est une supériorité par la puissance et le mérite et non une supériorité par l’endroit ou la direction.

  • L’Imâm Ibnou Foûrak a dit à ce sujet : « Sache que, lorsque nous disons que Allâh ‘azza wa jall est “fawqa mâ khalaqa” (supérieur à ce qu’Il a créé), cela ne veut pas dire que c’est une fawqiyyah (supériorité) spatiale ni une élévation sur les endroits par la distance ni leur supervision par le contact avec quoi que ce soit de ces endroits » [Dans son livre Mouchkilou l-Hadîth].
  • Le Chaykh Abou n-Nasr Al-Qouchayri a dit : « Ainsi Ar-Rabb [c’est-à-dire Allâh] est attribué du ‘Oulouww (élévation) et de la Fawqiyyah (supériorité) par le mérite et l’éminence et Il est exempt d’être dans un endroit et d’être en face d’un corps» [Dans son livre At-Tadhkirah Ach-Charqiyyah]
  • L’Imâm Al-Ghazâli a dit : « Allâh est supérieur (fawqa) au Trône et aux cieux, et Il est supérieur (fawqa) à toute chose, d’une supériorité (fawqiyyah) qui ne Le rend pas plus proche du Trône et des cieux, mais qui ne Le rend pas plus loin de la Terre non plus.  Il est Très Éminent par rapport au Trône et aux cieux, tout comme Il est Très Éminent par rapport à la Terre.»[Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit : « La signification de : {فَوقَ عِبَادِه} (fawqa ‘ibâdih) c’est une fawqiyyah (supériorité) d’isti’lâ (de domination) par la manifestation de Sa toute puissance et la réalisation inéluctable de Sa volonté sur eux, c’est-à-dire que Ses esclaves sont assujettis à Sa volonté, et il ne s’agit pas d’une supériorité spatiale » [Dans son tafsîr].
  • Le Chaykh Al-Bâbirti Al-Hanafi (m.786 H.) a dit : « La parole de Allâh : { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ } (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdihi) est une fawqiyyah (supériorité) du point de vue de la domination et du mérite et non pas du point de vue de l’élévation spatiale et de l’endroit» [Dans son commentaire de la tahâwiyyah]
  • L’Imâm Ath-Tha’âlibi a dit lors de l’explication de Soûrat Al-An’âm verset 61 qui comprend la partie { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ } (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdihi) : « Il n’est pas possible que le terme « fawqa » [dans ce verset] vienne dans le sens de la direction, mais il s’agit d’une élévation (‘oulouww) par la puissance et le mérite. Tout comme on dit [dans la langue arabe] le rubis est fawqa (c’est-à-dire supérieur en terme de valeur) au fer». [Al-Jawâhir Al-Hissân]
  • Le Chaykh Moullâ ʹAli Al-Qârî a dit : « Quant à Son ‘oulouww, ta’âlâ, par rapport à Ses créatures qui est tiré de ce qui est de l’ordre de la parole de Allâh ta’âlâ :  {وَ هُوَ القَاهِرُ فَوْقَ عِبَادِهِ} (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdih) [soûrat Al-An’âm / 61], il s’agit d’un ‘oulouww (élévation) par le mérite et l’éminence et non pas d’une élévation par l’endroit, conformément à ce qui est décrété chez les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah » [Dans son commentaire du livre Al-Fiqh al-Akbar]
  • Egalement l’Imâm Ach-Chahrastâni a dit : « En ce qui concerne les expressions révélées (c’est-à-dire présentes dans le Qour-ân ou la Sounnah) telles que « al-istiwâ », « al-wajh », « al-yadayn », « al-janb », « al-majî », « al-ityân », « al-fawqiyyah » et d’autres que celles-ci, les corporalistes les prennent selon leur sens apparent, je veux dire telles qu’elles sont comprises lorsqu’elles sont employées au sujet des corps » [Dans son livre Al-Milal wa n-Nihal]

– Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a catégoriquement nié la notion de direction au sujet de Allâh dans un hadîth sahîh. Il a dit (صلى الله عليه وسلم) [ce qui a pour sens : ] «Ô Allâh Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en-dessous de Toi » [Rapporté par Mouslim, par Al-Bayhaqi et d’autres].