Chaykh ‘Atiyyah Saqr Al-Azhari : la qibla en Amérique du Nord est le Sud-Est

Sujet : La Qibla au Canada et aux Etats-Unis est le Sud-Est.

 

Le responsable du comité de Fatwâ d’Al-Azhar, le Chaykh ‘Atiyyah Saqr a émis une fatwâ en date du 28 novembre 1993 concernant la Qiblah en Amérique du Nord, dans laquelle il a dit :

« نعلمكم بأن اتجاه القبلة بالنسبة لأهل الولايات المتحدة الأمريكية و كندا هو الجنوب الشرقي و ذلك لأن أمريكا الشمالية واقعة في الربع الشمالي الغربي بالنسبة لمكة و من صلى إلى الشمال الشرقي فاتجاهه غير صحيح و صلاته كذلك »

« Nous vous informons que la direction de la Qiblah pour les gens des Etats-Unis d’Amérique et du Canada est le Sud-Est. Ceci car l’Amérique du Nord est située au Nord-Ouest de La Mecque. Ainsi, celui qui prie vers le Nord-Est, sa direction n’est pas correct et sa prière n’est pas valable. »

Informations utiles :

– Le Chaykh ‘Atiyyah Mouhammad ‘Atiyyah Saqr Al-Misri Al-Azhari est décédé en 1427 de l’Hégire (رحمه الله). Il était le responsable du comité de Fatwâ de l’Université Islamique Al-Azhar, et membre du haut conseil des affaires Islamiques.

– Ici, le Chaykh ‘Atiyyah Saqr confirme que la direction de la Qiblah pour les gens qui se trouvent en Amérique du nord, c’est-à-dire aux Etats-Unis et au Canada, est le Sud-Est, car ces pays sont situés au Nord-Ouest de La Mecque.

– Et il confirme également qu’il n’est pas valable pour les gens d’Amérique du nord de prendre comme Qiblah le Nord-Est et que la prière effectuée dans cette direction n’est pas valable.

– En effet, les savants de l’Islâm sont unanime que pour déterminer la Qiblah, on prend en considération la position du pays par rapport à La Mecque en se basant sur les signes comme l’étoile polaire et autres.

  • L’Imâm Aboû Hanîfah a dit : « L’Est est la Qiblah des gens de l’Ouest, l’Ouest est la Qiblah des gens de l’Est, le Sud est la Qiblah des gens du Nord et le Nord est la Qiblah des gens du Sud » [Rapporté par Az-Zayla’i Al-Hanafi dans Tabyînou l-Haqâ-iq Charh Kanzi d-Daqâ-iq et par Khayrou d-Dîn Ar-Ramli dans Al-Fatâwa l-Khayriyyah]
  • L’Imâm Ach-Châfi’i a dit : « Allâh ta’âlâ a ordonné de se diriger vers la Qiblah en recherchant ses signes, et non pas comme bon leur semble, selon leur intuition sans des signes que Allâh a créé pour eux ». [Al-Oumm]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « S’efforcer de déterminer la direction de la Qiblah n’est valable que si on se base sur les signes de la Qiblah. Il y a en cela des livres composés. Les plus faibles de ces indices sont les vents à cause de leur diversité et le plus fort est l’étoile polaire » [Dans son livre Al-Majmoû’ et l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit semblable à lui]
  • Le Chaykh Al-Maqrîzi Ach-Châfi’i a dit : « Les gens sont, concernant leur orientation par rapport à La Mecque, comme un cercle autour d’un même centre, ainsi celui qui se trouve dans la direction de l’Ouest par rapport à la Ka’bah alors la direction de la Qiblah pour sa prière sera l’Est, et celui qui se trouve dans la direction de l’Est par rapport à la Ka’bah alors il se positionne dans sa prière vers l’Ouest, et celui qui se trouve dans la direction du Nord par rapport à la Ka’bah alors il s’oriente vers la direction du Sud pour sa prière, et celui qui se trouve dans la direction du Sud par rapport à La Ka’bah alors il fait sa prière en direction du Nord. Et celui qui se trouve au Sud-Est de la Ka’bah alors sa Qiblah est au Nord-Ouest, et celui qui se trouve au Sud-Ouest de la Ka’bah alors sa Qiblah est au Nord-Est, et celui qui se trouve au Nord-Est de la Ka’bah alors sa Qiblah est au Sud-Ouest, et celui qui se trouve au Nord-Ouest de la Ka’bah alors sa Qiblah est le Sud-Est » [Dans son livre Al-Khitat]
  • L’Imâm Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi a dit : « L’étoile polaire est le plus fort des signes » [Dans son livre Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr]
  • Ibnou Qoudâmah Al-Hambali a dit : « Les plus fiables des signes de la Qiblah sont les étoiles » puis il ajouta : « la plus sûre est l’étoile polaire » [Dans son livre Al-Moughni]
  • Le Chaykh Mayyârah Al-Mâliki a dit en parlant d’une personne ne se trouvant pas à La Mecque ou à Médine : « Il doit chercher la direction de la Qiblah au moyen des étoiles et de ce qui suit leur trajectoire. Allâh dit [ce qui a pour sens : ] « Par les étoiles ils se guident » et Allâh dit [ ce qui a pour sens : ]« Il est Celui Qui a créé pour vous les étoiles pour que vous puissiez vous guider ». Il n’y a pas de divergence d’opinion là-dessus ». Cela signifie qu’il y a unanimité (ijmâ’) sur ce point.

– Ainsi, Les savants des quatre écoles ont mentionné qu’il y a abondance de signes et ont écrit de nombreux livres sur le sujet comme l’a mentionné l’Imâm An-Nawawi. Pas un seul n’a pris en considération la brièveté ou la longueur du trajet, ni la proximité ou l’éloignement de La Mecque pour déterminer la Qiblah. Bien au contraire, ils ont explicitement établi de ne pas le prendre en considération mais de se contenter des signes pour rechercher la direction et la connaître.

– Et comme nous venons de le voir, le plus fort de ces signes est l’étoile polaire qui indique le nord. Les savants mentionnent que Souhayl est une autre étoile qui indique toujours le sud. Plus on voit l’étoile polaire élevée au dessus de l’horizon, plus le pays d’où l’on observe est au nord.

– Ainsi, si quelqu’un se trouvant à La Mecque observait la hauteur de l’étoile polaire au dessus de l’horizon et la comparait à la hauteur au dessus de l’horizon observé aux USA ou au Canada, il trouverait qu’elle est plus haute aux USA ou au Canada. Cela signifie que ces pays se trouvent au nord de La Mecque. Ainsi, pour faire face à la Ka’bah, il est obligatoire de se diriger vers le sud.

– De plus, si on ajoute que les USA et le Canada sont également à l’Ouest de La Mecque, qui est le centre de la terre, alors il est nécessaire que celui qui prie en étant dans ces pays se tourne vers le Sud-Est pour qu’il soit dirigé vers la Qiblah.

– Il en résulte donc clairement que celui qui veut prier en étant aux USA ou au Canada doit se diriger vers le Sud-Est s’il veut que sa prière soit valable et se conformer à la méthode et aux décrets des savants musulmans.

– Ainsi, la Qiblah des gens d’Amérique du Nord (USA et Canada) est le Sud-Est :

  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Ahmad Al-Maqrîzi Ach-Châfi’i (m.845 H.) a dit: « Celui qui se trouve au Nord-Ouest de la Ka’bah alors sa Qiblah est le Sud-Est » [Dans son livre Al-Khitat]
  • Le Chaykh d’Al-Azhar (en 1414 H.), Jâdou l-Haqq a dit concernant la Qiblah en Amérique du Nord : « La direction qui est correcte pour la Qiblah dans cette région est la direction du Sud-Est, il s’agit de la direction qui est correcte pour orienter la mosquée. Quant au fait de se baser sur la plus courte distance en prenant le Nord-Est, ceci est utilisé pour le trajet mais pas pour la prendre comme Qiblah » [Dans une Fatwâ publié le 7 février 1994]
  • Le président de l’Université Al-Azhar (en 1413 H.), Oustâdh Docteur ‘Abdou l-Fattâh Al-Houçayni a dit : « La direction de la Qiblah pour la ville de Montréal (Québec) est le Sud-Est » [Dans un courrier datant du 8 septembre 1992]
  • Le comité des recherches Islamiques de l’Université Al-Azhar a publié une Fatwâ concernant la Qiblah en Amérique du Nord dans laquelle il est dit : « Il s’agit de la direction du Sud-Est » [Dans une Fatwâ publié le 2 Juillet 2015]
  • Le Mouhaddith ‘AbdoulLâh Al-Harari a dit : « La preuve concernant la question de la Qiblah en Amérique [du Nord], c’est l’unanimité des gens de l’Islâm, sur le fait que les gens de l’Est s’orientent vers l’Ouest, que les gens de l’Ouest s’orientent vers l’Est, que les gens du Nord s’orientent vers le Sud, et que les gens du Sud s’orientent vers le Nord, du fait que La Mecque se trouve au centre de la Terre. Ainsi, la parole disant que les gens d’Amérique du Nord doivent se diriger vers le Nord-Est est infondée, mais les gens d’Amérique du Nord doivent plutôt s’orienter vers le Sud-Est. Celui qui fera autrement sortira de ce sur quoi il y a accord et unanimité des gens de l’Islâm, du Salaf et du Khalaf. Et que celui qui le veuille, consulte les commentaires du livre Al-Minhâj, et le livre Anwâr ‘Amal al-Abrâr de Al-Ardabîli, et le livre Nihâyâtou l-Matlab de Imâm Al-Haramayn [Al-Jouwayni] et d’autres de parmi les livres de l’école de l’Imâm Ach-Châfi’i. Et aussi le livre Al-Mabsoût de As-Sarakhsi Al-Hanafi de parmi les savants anciens et Ibn ‘Âbidîn de parmi les savants récents, et autres qu’eux de parmi les savants et spécialistes du Fiqh des quatre écoles » [Dans un document composé à ce sujet]
  • Le Mouhaddith ‘AbdoulLâh Al-Harari a dit également : « Ce qui prouve que la direction de la Qiblah des gens d’Amérique du Nord est le Sud-Est, c’est l’unanimité (ijmâ’) des gens de l’Islâm sur le fait que les gens de l’Ouest se dirigent vers l’Est, que les gens de l’Est se dirigent vers l’Ouest, que les gens du Nord se dirigent vers le Sud, et que les gens du Sud se dirigent vers le Nord. Et certes Ar-Râfi’i a rapporté cela d’Aboû Hanîfah et d’autres que lui » [Dans son livre Sarîhou l-Bayân]
  • Le Chaykh Ach-Chahîd Nizâr Al-Halabi a dit : « L’Amérique du Nord, par rapport à La Mecque se trouve au Nord Ouest de la Terre, donc elle se trouve au Nord de La Mecque honoré et à l’Ouest, ainsi il est indispensable pour celui qui prie en Amérique du Nord de s’orienter vers le Sud-Est pour la prière. Mais s’il s’oriente vers le Nord-Est alors sa prière n’est pas valable catégoriquement, comme cela est connu à travers les textes des Châfi’ites, des Hanafites et autres qu’eux » [Dans une lettre datant du 25 novembre 1993]
  • Le Moufti du Daghestan, le Chaykh Sayyid Ahmad fils du savant Soulaymân Darwîch a dit : « La direction de la Qiblah pour les gens des Etats-Unis d’Amérique et du Canada est le Sud-Est, et celui qui prie vers le Nord-Est sa prière est catégoriquement non valable, et ceci car les gens de l’Islâm sont unanime sur le fait que les gens de l’Est doivent s’orienter vers l’Ouest, que les gens de l’Ouest doivent s’orienter vers l’Est, que les gens du Nord doivent s’orienter vers le Sud et que les gens du Sud doivent s’orienter vers le Nord. Et que celui qui veux plus de détail consulte les commentaires du livre Al-Minhâj dans le Fiqh Châfi’i et le livre Nihâyâtou l-Matlab de Imâm Al-Haramayn [Al-Jouwayni] et autres qu’eux de parmi les livres de jurisprudence qui sont pris en considération » [Dans une lettre datant du 18 octobre 1993]
  • Le Moufti d’Ukraine, le Chaykh Ahmad Tamîm a dit : « Nous vous informons que la direction de la Qiblah pour les gens qui font la prière aux Etats-Unis d’Amérique et au Canada est le Sud-Est. Et celui qui prie vers le Nord-Est se sera orienté vers une direction qui est autre que la Qiblah des musulmans, et celui qui prie vers une direction qui est autre que la Qiblah, sa prière est catégoriquement non-valable. Et certes Az-Zayla’i et d’autres, ont rapporté que l’Imâm Aboû Hanîfah a dit : « L’Est est la Qiblah des gens de l’Ouest, l’Ouest est la Qiblah des gens de l’Est… » et c’est sur cela que les Mihrab [ce qui indique la direction de la prière dans une mosquée] ont été édifiés dans les pays éloignés de La Mecque comme l’Andalousie » [Dans une lettre datant du 26 septembre 1993]
  • Le Chaykh Sâlik Ibn Siddînâ Al-Moûrîtâni a dit : « Tout ceux qui, en Amérique du Nord, prient dans une autre direction que le Sud-Est, alors qu’ils sachent de manière certaine que leurs prières ne sont pas valable, qu’ils sachent qu’ils n’ont pas prié […] Les compagnons ont voyagé d’Est en Ouest et du Nord au Sud, et ils n’ont jamais prêté attention à la science de l’ingénieur, ni à la plus courte ou la plus longue distance. Et ont fait pareil à eux les successeurs et les successeurs des successeurs, et ceux qui les ont suivis correctement jusqu’à il y a 30 ans, jusqu’à ce qu’un groupe débarque et dise « ceci est une grande erreur ». Est-ce que vous allez les croire? Allez-vous les croire alors que vous êtes musulmans ? L’Imâm Al-Ghazâli, l’Imâm Al-Qarâfi, l’Imâm Ach-Châfi’i et tout les Imams disent qu’on ne prête pas de considération à la science de l’ingénieur pour déterminer la Qiblah, ceci est la parole de tout les Imams de parmi les Imams des musulmans pris en considération, il n’y a aucune considération concernant la science de l’ingénieur pour déterminer la Qiblah. La détermination de la Qiblah est une science qui nous a été transmise par les compagnons, les successeurs des compagnons et qui s’est répandu de génération en génération… Ni l’ingénieur, ni l’avocat, ni le médecin, n’interviennent dedans, ni même ces moustiques. Ceci n’est pas un travail pour ces moustiques, ceci est le travail des grands compagnons, successeurs des compagnons et savants qui ont rapporté la science, génération après génération, qui l’ont maitrisé et qui ont changé les pays et les esclaves, ils y ont passé leurs vies, par l’apprentissage et l’enseignement […] si vous regardez la réalité des choses [vous qui êtes aux Etats-Unis et qui priez vers le nord] vous priez en direction du Canada. Regardez le globe terrestre, vous priez vers le Canada. Allâh ta’âlâ dit [ce qui a pour sens : ] « Et où que vous soyez dirigez-vous vers la ka’bah », et eux ils ont fait comme si le Canada était la Ka’bah […] L’Imâm Aboû Hanîfah a dit que l’Est est la Qiblah des gens de l’Ouest. Les compagnons se sont dirigé vers l’Est et l’Ouest ainsi que les successeurs et les successeurs des successeurs qui sont parvenu dans bon nombre de pays, lorsqu’ils partaient à l’Est ils s’orientaient vers l’Ouest pour prier, et lorsqu’ils partaient vers l’Ouest, ils s’orientaient vers l’Est pour prier, et lorsqu’ils partaient vers le Nords ils se dirigeaient vers le sud pour prier, et lorsqu’ils partaient vers le Sud, ils s’orientaient vers le Nord pour prier et c’est ainsi qu’ils sont rentré dans beaucoup de pays. Quelqu’un va t-il oser dire que la Qiblah en Amérique du Nord doit se déterminer par la plus courte distance et prétendre que ceci est l’avis de l’unanimité des savants? Celui-ci verra ce qu’il verra [comme châtiment], cette personne sera interrogé au jour du jugement pour ses propos calomnieux. Et comme je vous l’ai dit ceci n’est pas valable […] Vos Chouyoûkh vous ont mentis. » [Dans un cours donné le 12 septembre 2020]

– Ceux qui ne sont pas d’accord là-dessus disent en quelque sorte que la Qiblah pour les gens du Canada (qui est au nord de La Mecque) est la même que la Qiblah des gens du Yémen (qui est au sud de La Mecque). Ils disent de même que la Qiblah pour les gens des USA est la même que la Qiblah pour ceux de la Somalie et des pays se trouvant sur le même chemin, la même que la Qiblah du Chili et de ce qui l’entoure. Il est clair que tout ceci n’est pas valable.

– Comment quelqu’un qui est situé au Nord de la Ka’bah pourrait prier vers le Nord ?!

L’Imâm Al-Jouwayni confirme que Allâh est sans endroit et sans direction

Sujet : Tawhid : Allâh existe sans endroit ni direction.

 

Dans son livre «Louma’ al-Adillah» (page 107 de cette édition), l’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni a dit :

« الرب تعالى متقدس عن الاختصاص بالجهات, والاتصاف بالمحاذاة, لا تحده الأفكار, و لا تحيط به الأقطار ولا تكتنفه الأقتار ويجل عن قبول الحد والمقدار »

« Le Seigneur (Ar-Rabb) ta’âlâ est exempt d’être spécifié par les directions, d’être qualifié par le face à face [avec un corps], les pensées ne l’atteignent pas, Il n’est pas entouré par les endroits, Il n’est pas contenu par les espaces et Il est exempt de la limite et du volume »

Informations utiles :

– L’Imâm Al-Haramayn (des deux Haram) Abou l-Ma’âli ‘Abdou l-Malik Ibnou ‘Abdi l-Lâh Al-Jouwayni, est né en 419 et il est décédé en 478 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans. C’est un grand savant reconnu par toute la communauté musulmane. Il était surnommé « Imâm al-Haramayn » c’est-à-dire l’Imâm des deux enceintes sacrées de La Mecque et Médine. Il était du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i et il fût l’un des chouyoûkh de l’Imâm Aboû Hâmid Al-Ghazâli (رحمه الله).

  • Le Chaykh Aboû Is-hâq Ach-Chîrâzi a fait son éloge en lui disant : « Oh toi qui est profitable aux gens d’orient et d’occident, certes les premiers comme les derniers ont profité de ta science ». Il lui a dit également : « Tu es en ce jour, l’Imâm des Imâms » [Dhayl Târîkh Baghdâd]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « Imâm Al-Haramayn (des deux Haram), la fierté de l’Islâm, l’Imâm de la Oummah dans l’absolue, le docte dans la charî’ah, celui qui a réunis le statut d’Imâm en orient et en occident » [Al-Mountakhab]
  • Le Hâfidh Ibn Najjâr Al-Baghdâdi a dit à son sujet : « Il est un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Chafi’ite, il est surnommé Imâm Al-Haramayn […] il est l’Imâm des fouqahâ (spécialistes de la jurisprudence) d’orient et d’occident […] il est parvenu au degré de l’ijtihâd» [Dhayl Târîkh Baghdâd]
  • ‘Abdou l-Lâh Ibn Yoûçouf Al-Jarjâni a dit : « Abou l-Ma’âli Al-Jouwayni est l’Imâm de son temps » [Dhayl Târîkh Baghdâd]

– Ici, l’Imâm Al-Jouwayni parle de ce qui est impossible d’attribuer à Allâh, et il confirme que Allâh existe sans endroit et sans direction.

– Voici d’autres citations de l’Imâm Al-Jouwayni, indiquant que Allâh n’est pas dans un endroit, ni une direction et qu’Il n’est pas concerné par la notion de distance.

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « Al-Bârî (Le Créateur : c’est-à-dire Allâh) soubhânahou wa ta’âlâ n’a pas besoin d’autrui, Il est exempt d’avoir besoin d’un endroit où S’incarner, ou d’un endroit qui Le porte »[Dans son livre Al-Irchâd]
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit également : « La voie de tous les gens de la vérité sans exception c’est que Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est exempt de la localisation et de la spécification par les directions » [Dans son livre Al-Irchâd]
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit aussi : « Certes [le prophète] Mouhammad (صلى الله عليه وسلم), lors de la nuit de al-Isrâ (c’est-à-dire lors du voyage nocturne et de l’ascension), n’a pas été plus proche [physiquement] de Allâh ‘azza wa jall que [le prophète] Yoûnous Ibnou Matâ lorsqu’il était dans le ventre de la baleine » [Rapporté par Al-Qourtoubi]
  • De plus l’Imâm Al-Jouwayni a dit  : « Attribuer la direction à Allâh est de la mécréance manifeste » [Rapporté par ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri]

– Concernant l’Istiwâ de Allâh sur le trône :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « Si on nous interroge sur la parole de Allâh ta’âlâ : {الرحمن على العرش استوى} [Ar-Rahmân ‘ala l-‘archi stawâ], nous disons : Ce qui est voulu par l’istiwâ c’est la domination par la toute-puissance (al-qahr wa l-ghalabah) et l’élévation [du mérite].» [Louma’ou l-Adillah]
  • Dans son livre Al-Irchâd, l’Imâm Al-Jouwayni confirme également que l’istiwâ de Allâh vient dans le sens de la domination par la toute-puissance, puis il précise qu’il ne vient absolument pas dans le sens de l’établissement (istiqrâr).
  •  Le Moufassir Ath-Tha’âlibi mentionne également la position de l’Imâm Al-Jouwayni en disant : « Sa parole soubhânah : « { ثُمَّ ٱسۡتَوَىٰ عَلَى ٱلۡعَرۡشِ } (thoumma stawâ ’ala l-’arch) » signifie d’après Abou l-Ma’âli [Al-Jouwayni] et d’autres que lui de parmi les spécialistes de la Croyance (moutakallimîn) : la royauté et la souveraineté. Et le fait que le trône soit mentionné spécifiquement est en raison de son honneur, car il est la plus grande des créatures » [Dans son Tafsîr]

Ibn ‘Outhaymîn critique la fiabilité d’Al-Albâni dans le hadîth (wahhabites)

Sujet : Al-Albâni n’est pas fiable

Lors d’une assemblée, Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) a répliqué à un homme ayant dit qu’Al-Albâni s’est prononcé sur la fiabilité d’un hadîth, en lui disant :

« أين؟ لكن ما يكفي هذا، ما يكفي لأن الشيخ الألباني دائما يُصحح أحاديث ضعيفة ويضعف أحاديث صحيحة وقد ألّف الشيخ عبد الله الدويش كتابا في هذا الموضوع فيما صحّحه الألباني وهو ضعيف أو فيما ضعّفه وهو صحيح »

« Où ça ? Mais ceci n’est pas suffisant, cela ne suffit pas, car tout le temps, le Chaykh Al-Albâni déclare « authentique » (sahîh) le hadîth qui est « faible » (da’îf) et il déclare « faible » le hadîth qui est « authentique ». D’ailleurs, le Chaykh ‘AbdoulLâh Ad-Douwîch a composé un livre sur ce sujet, concernant les hadîth qu’Al-Albâni déclare « authentiques » alors qu’ils sont « faibles », ou les hadîth qu’il a rendu « faibles » alors qu’ils sont « authentiques » »

Informations utiles :

– Mouhammad Ibnou Sâlih Al-‘Outhaymîn était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1347 H. (c’est-à-dire en 1925) et il est décédé en 1421 H. (c’est-à-dire en 2001), il y a environ vingt ans. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– Mouhammad Nasr Al-Albâni est l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1333 H. (c’est-à-dire en 1914) à Shkodër (Albanie) et il est décédé en 1420 H. (c’est-à-dire en 1999) à Amman (Jordanie), il y a environ vingt ans. Les wahhabites lui ont octroyé le titre illusoire de « mouhaddith » alors qu’il n’a pas étudié la science du Hadîth auprès de chouyoûkh, mais qu’il s’est contenté de lire des livres. Les savants du hadîth furent nombreux à composer des ouvrages pour dénoncer son incompétence dans cette science. Ses écrits restent une source d’égarement que ce soit en terme de croyance, de fiqh (jurisprudence) ou autres, pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

  • L’Imâm, le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri Al-Haçani Al-Maghribi a dit à son sujet : « Al-Albâni l’innovateur (moubtadi’) ». [I’lâmou r-Râki’i s-Sâjid]
  • Le Mouhaddith Al-Harari a dit : « Al-Albâni n’a pas atteint le degré de Mouhaddith, lui-même a reconnu qu’il ne mémorisait pas les hadîth, il disait : je suis un mouhaddith avec un livre [sous les yeux], je ne suis pas un mouhaddith qui mémorise les hadîth». [Ach-Charhou l-Qawîm]

– À travers cette déclaration, nous voyons qu’Ibn ‘Outhaymin, lui-même, ne fait pas confiance à Al-Albâni concernant l’authentification des hadîth. Il confirme qu’Al-Albâni considère faible des hadîth qui sont authentique, et qu’il considère authentique des hadîth qui sont faible.

– Ce témoignage d’Ibn ‘Outhaymîn nous démontre également que les erreurs d’Al-Albâni dans la science du hadîth sont très fréquente.

– D’ailleurs, il mentionne que des ouvrages ont été composé concernant les nombreuses erreurs d’Al-Albâni dans ce domaine.

– De son coté, Ibn Bâz (wahhabite) a dit au sujet d’Al-Albâni : « Il n’a pas eu de chouyoûkh auprès de qui il a étudié, mais il a seulement lu dans les livres » [Al-Houlalou l-Ibrîziyyah]

– Ainsi, nous voyons que la fiabilité d’Al-Albâni est remise en question au sein même de la mouvance sectaire wahhabite.

– Sachez également qu’Al-Albâni était incompétent au point de jugé « sahîh » un hadîth dans un de ses ouvrages et de le considérer « da’îf » dans un autre de ses ouvrages, alors qu’il s’agit du même hadîth avec la même chaîne de transmission. [Voir un exemple : ici]

– Comment après cela, pouvons nous accordé de la valeur à la parole de cet homme en terme de hadîth ?! Après cela, comment peut-on dire de lui qu’il est un mouhaddîth ?! Comment pouvons nous prendre en compte la parole d’une personne qui authentifie et affaiblie exactement le même hadîth; tout en sachant qu’il ne s’agit pas ici d’une erreur isolée. En effet, ce genre de gaffe se répètent régulièrement à travers ses ouvrages.

– Pour bien que l’on comprenne ce qu’est un mouhaddîth, et le niveau que cela requiert, l’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit : « Il y a un groupe de gens qui prétend être spécialistes du Hadîth alors que leur extrême connaissance s’arrête à des études dans ‘’Machâriqou l-Anwâr’’ de As-Saghâni (un livre rassemblant les deux sahîh de Al-Boukhâri et Mouslim). Lorsqu’ils progressent jusqu’au ‘‘Masâbih’’ de Al-Baghawi (un recueil de hadîth en deux volumes) ils pensent qu’avec cette partie ils auraient atteint le degré de Mouhaddith. Mais ceci n’est qu’à cause de leur ignorance de la spécialité du Hadîth. Ces gens précités, même s’ils apprenaient ces deux livres par cœur, et y ajoutaient le double de ce nombre en livres de recueils de Hadîth, ils n’en seront des Mouhaddith jusqu’à ce que le chameau passe par le trou de l’aiguille (c’est-à-dire que ce niveau est insuffisant pour être Mouhaddith). Lorsqu’ils tentent l’extrême limite dans le domaine du Hadîth, selon leurs prétentions, ils étudient ‘’Jâmi’ou l-Ousoûl’’ de Ibnou l-Athîr (un recueil qui réunis les six livres de hadîth les plus connus). Lorsqu’ils y rajoutent le livre ’’’Ouloûmou l-Hadîth’’ de Ibnou s-Salâh (livres de terminologie et d’explication sur les études et analyses du hadîth) ou son résumé intitulé ‘’At-Taqrîb’’ de An-Nawawi ou un livre du même genre, on appellera celui qui arrive à ce stade : ‘’Mouhaddith al-Mouhaddithîn’’, ‘’le Boukhâri du siècle’’ ou ce genre de titre mensonger. En effet, celui qui correspond à l’exemple que nous venons de citer n’est pas Mouhaddith avec ce niveau! Le Mouhaddith est celui qui connaît les chaînes de transmission (les Sanad), les failles (‘IIal), les noms des hommes (les maillons des chaînes de transmissions, hommes ou femmes), le haut niveau et le niveau moindre. Et qui connaît par cœur un grand nombre de livres de Recueils et des Traités, qui a appris par transmission direct les six livres (Al-Boukhâri, Mouslim, An-Naçâ-i, Aboû Dâwoûd, At-Tirmidhi et Ibnou Mâjah), en plus du Mousnad de [l’Imâm] Ahmad, le [livre des] ‘’Sounan’’ de Al-Bayhaqi, et Al-Mou’jam de At-Tabarâni, et qui y a rajouté un millier de Jouz de Hadîth. Voilà le minimum des ses niveaux. S’il apprend par transmission direct ce que nous avons cité, termine les Tibâq (les différentes catégories des Compagnons, et des Tâbi’în), fait le tour des Chouyoûkh, s’exerce dans les analyses sur les failles (‘Ilal), les dates de décès (des différents maillons ‘’rapporteurs’’ dans les chaînes de transmission), les Masânid (Pluriel de Mousnad : recueils réservés à une source : un compagnon par exemple ou un successeur de compagnon ou un grand savant de cette Oummah), il sera alors débutant parmi les Mouhaddith, et ensuite Allâh augmente à qui Il le veut ». [Dans son livre Mou’îdou n-Ni’am]

– Or il est connu qu’Al-Albâni n’était pas en mesure de mentionner un seul hadîth avec sa chaîne de transmission. Et malgré cela, Al-Albâni s’est même vanté d’avoir affaibli des hadîth présent dans les recueils de hadîth de Al-Boukhâri et Mouslim. Il a dit en page 524 du livre intitulé « Fatâwa ch-Chaykh Al-Albâni » : « Quant au fait qu’il m’est arrivé de juger faible des hadîth de Al-Boukhâri ceci est une vérité qu’il faut reconnaître et qu’il n’est pas permis de nier, ceci étant due à de nombreuses raisons.» Lâ hawla wa lâ qouwwata illâ bi l-Lâh.

– Pourtant, les savants ont dit que c’est uniquement le Hâfidh (un niveau supérieur à celui du Mouhaddith) qui est apte à se prononcer sur le jugement d’un hadîth, c’est-à-dire de le déclarer faible, authentique… Tout comme l’a dit l’Imâm As-Souyoûti dans ses Alfiyah et d’autres que lui. Ainsi, même le simple Mouhaddith n’a pas à se prononcer à ce sujet. Que dire alors d’Al-Albâni qui n’était ni Hâfidh ni Mouhaddith, ni même un étudiant dans cette science ?!

– Les savants furent nombreux à composer des ouvrages afin de mettre en garde contre les erreurs de Al-Albâni que ce soit dans le hadîth, dans la croyance, dans le fiqh et autres. Parmi eux :

  • Le Mouhaddith du Maroc, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri Al-Haçani :
    – Ar-Radd ‘Ala l-Albâni wa Bayân ba’di Tadlîssihi wa Khiyânatih.
    – Irghâm al-Moubtadi’ al-Ghabi bi Jawâzi t-Tawassoul bi n-Nabiyyi fi r-Radd ‘ala l-Albâni l-Wabi.
    – Al-Qawlou l-Mouqni’ fi r-Raddi ‘ala l-Albâni l-Moubtadi’.
     Itqân as-San’ah fî Tahqîq Ma’na l-Bid’ah.
  • Le Mouhaddith du Maroc, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri Al-Haçani :
    – Bayân Nakth al-Nâkith al-Mou’tadi bi Tad’îf Al-Hârith.
  • Le Mouhaddith du Châm, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Mouhammad Al-Harari :
    – Nousrah At-Ta’aqoub al-Hathîth ‘alâ man Ta’ana fîma Sahha mina l-Hadîth
  • Le Mouhaddîth de l’Inde, le Chaykh Habib Ar-Rahmân Al-A’dhami :
    – Al-Albâni Choudhoûdhouhou wa A’tâ-ouh (4 tomes).
  • Le Chaykh Mahmoûd Sa’îd Mamdoûd :
    – Wousoûl al-Tahâni bi Ithbât Sounniyyati s-Soubhah wa r-Radd ‘ala l-Albâni.
    – Tanbîh al-Mouslim ilâ Ta’addiyyi l-Albâni ‘alâ Sahîh Mouslim
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibn Mouhammad Al-Ansâri (Dârou l-Iftâ – Riyâd):
    – Ta’âqqoubât ‘alâ « Silsilah al-Ahâdîth ad-Da’îfah wa l-Mawdoû’ah » li l-Albâni.
    – Tas-hîh Hadîth Salati t-Tarâwîh ‘Ichrîna Rak’atan wa r-Radd ‘ala l-Albâni fi Tad’îfih.
    – Ibâhatou t-Tahalliyyi bi dh-Dhahabi l-Mouhallaqi li n-Nissâ wa r-Radd ‘ala l-Albâni fî Tahrîmih.
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Ahmad Al-Khazraji (Responsable des affaires Islamiques et des Awqâf aux Emirats Arabes Unis) :
    – qui a composé un article dans un journal qu’il a intitulé : al-Albâni : Tatarroufâtouh.
  • Al-Oustâdh Badrou d-Dîn Haçan Diyâb Ad-Dimachqi :
    – Anwâr al-Maçâbîh ‘alâ Dhouloumâti l-Albâni fî Salati t-Tarâwîh.
  • Le Chaykh Mouhammad ‘Ârif Al-Joûhîbâti Ad-Dimachqi :
    – Aqrabou l-Maçâ-il al-Maqsoûdah fî Bouloughi l-Hidâyah Al-Manchoudah.
  • Le Chaykh Mouhammad Hamdi Al-Joûhîbâti Ad-Dimachqi.
  • Et autres qu’eux…

– Après tout cela il est regrettable de voir des gens partager des hadîth sur les réseaux sociaux avec la mention « authentifié par Al-Albâni » ou « jugé faible par Al-Albâni ».

– Articles à consulter :

Le Chaykh Ibnou l-Athîr explique le ghadab de Allâh

 

Sujet : Allâh n’est pas concerné par la colère.

   

Dans son livre « An-Nihâyatou fî Gharîbi l-Hadîthi wa l-Athar » [tome 3 page 370 de cette édition], le Chaykh Ibnou l-Athîr a dit :

غضب: قد تكرر ذكر (الغضب) في الحديث من الله تعالى ومن الناس، فأما غضب الله فهو إنكاره على من عصاه وسخطه عليه وإعراضه عنه ومعاقبته له، وأما من المخلوقين فمنه محمود ومذموم، فالمحمود ما كان في جانب الدين والحق، والمذموم ما كان في خلافه.»

« La mention du ghadab se répète dans les hadîth concernant Allâh ta’âlâ et concernant les gens. Concernant Allâh, il s’agit de Sa réprobation de celui qui Lui désobéit et du châtiment qu’Il lui inflige. Quant au ghadab des créatures [qui vient dans le sens de la colère], il y a celle qui est louable et celle qui est blâmable. Celle qui est louable est celle qui est en conformité avec la religion et la vérité et celle qui est blâmable est celle qui est contraire à cela »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Qâdî (Juge) Majdou d-Dîn Abou s-Sa’âdât Al-Moubârak Ibn Mouhammad Ibn ‘Abdi l-karîm Ibn ‘Abdi l-Wâhid, Ibnou l-Athîr Ach-Chaybâni Al-Jazari, est né en 544 et il est décédé en 606 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 800 ans. [Ne pas le confondre avec son frère, le célèbre Historien ‘Ali ‘Izzou d-Dîn Ibnou l-Athîr qui est décédé en 630 de l’Hégire (رحمه الله)]

– Ici, le Chaykh Ibnou l-Âthir explique que le sens du terme « ghadab » lorsqu’il est employé au sujet de Allâh a un sens différent que lorsqu’il est employé au sujet des créatures. En effet au sujet des créatures le terme « ghadab » signifie la colère, mais au sujet de Allâh, ce mot a un sens différent.

– Les savants ont donné la règle suivante : La similarité dans les termes n’implique pas la similarité dans la signification. Cela signifie que lorsqu’un même terme est employé au sujet de Allâh et au sujet d’une créature alors la signification sera différente.

– Ainsi, au sujet de Allâh on ne traduit pas « ghadab » par « colère », car la colère est un changement d’humeur et Allâh n’est pas concerné par le changement.

– Les savants ont dit que  le mot « ghadab » lorsqu’il est employé au sujet de Allâh signifie « la volonté éternelle de Allâh de faire parvenir un châtiment ».

– Allâh ta’âlâ a dit dans Son livre honoré {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -».

– Ainsi concernant le verset {صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلَا الضَّالِّينَ} [Soûrat Al-Fâtihah] on ne traduit pas (al-maghdoûb) par « la colère » mais on l’explique par « la volonté éternelle de Allâh de faire parvenir un châtiment ». En effet, les attributs de Allâh n’ont pas de ressemblance avec les attributs des créatures, Allâh n’est donc pas concerné par la colère qui est un attribut des créatures. La colère indique un changement, et ceci est impossible au sujet de Allâh. Ainsi, on pourrait traduire ce verset en disant : « La voie (c’est-à-dire la religion) de ceux que Tu as honorés et non la voie de ceux à qui Allâh destine le châtiment, ni la voie des égarés ».

– Parmi les savants qui ont confirmé cela :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah (m. 80 H.) a dit au sujet de Allâh : « Son ghadab et Son ridâ sont deux de Ses attributs sans comment (bilâ kayf) » [Dans son livre Al-Fiqhou l-Akbar]. Ainsi, en niant le comment (kayf), l’Imâm Aboû Hanîfah confirme que ces deux attributs ne sont pas des sentiments, des humeurs, des changements d’état etc.
  • Le Chaykh Ibnou ‘Ourfah Naftawayh (m.323 H.) a dit : « Le ghadab concernant les créatures [qui vient dans le sens de la colère] est une chose qui pénètre dans leurs cœurs, et il y a celle qui est louable et celle qui est blâmable. Celle qui est blâmable est celle qui est sans droit. Et celle qui est louable est celle qui est en conformité avec la religion et la vérité. Quant au ghadab de Allâh [qui n’est pas dans le sens de la colère] il s’agit de Sa réprobation de ceux qui Lui ont désobéit, ainsi Il leur inflige un châtiment » [Rapporté par Ibnou Mandhoûr dans liçânou l-‘Arab]
  • L’Imâm Al-Mâziri Al-Mâliki (m.536 H.) a dit : « Le ghadab de Allâh et Son ridâ reviennent tout deux à Sa volonté » [Rapporté par le Hâfidh Al-‘Irâqi dans son livre Tarhou t-Tathrîb fî charhi t-Taqrîb]
  • Le Hâfidh Ibnou l-Qattân Al-Fâçi Al-Mâliki (m.628 H.) a dit : « Le ridâ de Allâh est Sa volonté de leur accorder une félicité […] et Son ghadab est Sa volonté de châtier » [Al-Iqnâ’]
  • L’Imâm Zaynou d-Dîn Ibnou l-Mounayyir (m.695 h.) a dit : « [le terme] yaghdab [au sujet de Allâh] c’est-à-dire qu’Il veut les châtier » [Dans son livre Tafsîr Mouchkilât Ahâdith youchkilou dhâhirouhâ]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki (m.756 H.) a dit : « Le ghadab de Allâh ta’âlâ signifie Sa volonté de châtier des désobéissants » [Dans ses Fatâwâ]
  • Le Loughawi Ibnou Mandhoûr (m.771 H.) a dit : « L’attribution du ghadab se répète dans les hadîth concernant Allâh et concernant les gens. Concernant Allâh, il s’agit de Sa réprobation de celui qui Lui désobéit et du châtiment qu’Il lui inflige» [Dans son livre liçânou l-‘Arab]
  • Le Chaykh Sirâjou d-Dîn Al-Ghaznawi Al-Hindi (m.773 H.) a dit : « Il n’est pas voulu par Son ghadab et Son ridâ ce qui est similaire au ghadab des créatures et leur ridâ. Car le ghadab des créatures (la colère) est une expression de leur changement d’état, et parmi elle, il y a le fait que le visage rougit et que les veines du cou gonflent. Et le ridâ des créatures est une expression de beauté sur le visage et de joie. Et Allâh ta’âlâ est exempt du changement et de l’évolution d’état. Ainsi nous disons que ce qui est voulu par le ghadab de Allâh c’est Sa volonté de châtier ceux qui ont désobéi et de leur faire subir le châtiment […] Et ce qui est voulu par le ridâ de Allâh c’est Sa volonté de récompenser ceux qui sont obéissants envers Lui et de pardonner ceux qui Lui ont désobéi» [Dans son commentaire de la tahâwiyyah]
  • Le Chaykh Al-Bâbirti Al-Hanafi (m.786 H.) a tenu les mêmes propos que le Chaykh Al-Ghaznawi. Il a dit : « Il n’est pas voulu par Son ghadab et Son ridâ ce qui est similaire au ghadab des créatures et leur ridâ. Car le ghadab des créatures (la colère) est une expression de leur changement d’état, et parmi elle, il y a le fait que le visage rougit et que les veines du cou gonflent. Et le ridâ des créatures est une expression de beauté sur le visage et de joie. Et Allâh ta’âlâ est exempt du changement et de l’évolution d’état. Ainsi nous disons que ce qui est voulu par le ghadab de Allâh c’est Sa volonté de châtier ceux qui ont désobéi et de leur faire subir le châtiment […] Et ce qui est voulu par le ridâ de Allâh c’est Sa volonté de récompenser ceux qui sont obéissants envers Lui et de pardonner ceux qui Lui ont désobéi» [Dans son commentaire de la tahâwiyyah]
  • Le Chaykh Ad-Damâmîni (m.827 H.) a dit : « Le ghadab (au sujet de Allâh) signifie Sa volonté de châtier, et Sa rahmah est Sa volonté de récompenser » [Dans son livre Al-Masâbîh]
  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni (m.852 H.) a dit : « Le ghadab (au sujet de Allâh) signifie Sa volonté de faire parvenir un châtiment » [Dans son livre Fat-hou l-Bârî]
  • L’Imâm Al-Qastallâni (m.923 H.) a dit : « Ce qui est voulu par « al-ghadab » ici (dans Soûrat Al-Fâtihah) c’est le fait de châtier ; mais le sens n’est pas le changement qui se produit lorsque la personne s’énerve (c’est-à-dire la colère), car ceci est impossible au sujet de Allâh » et il a dit également : « Le ghadab (au sujet de Allâh) signifie Sa volonté de faire parvenir un châtiment » [Dans son livre Irchâdou s-Sârî]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari (m.1429 H.) a dit : « Il est un devoir de confirmer l’attribut de « al-ghadab » et de « ar-ridâ » à Allâh tout en exemptant Allâh ta’âlâ d’avoir un ghadab et un ridâ qui soient des changements d’humeur, mais il s’agit de deux attributs éternels, qui n’ont pas de début ni de fin» [Dans son livre Ad-Dourratou l-Bahiyyah fî Halli l-Alfhâfi l-‘Aqîdah at-Tahâwiyyah]

– Comme mentionné précédemment, les savants ont confirmé textuellement que Allâh n’est pas concerné par le changement :

  • L’Imâm Ach-Châfi’i a dit : « Allâh ta’âlâ existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’est de toute éternité. Il a créé l’endroit en ayant l’attribut de l’exemption de début, tout comme avant la création des endroits, le changement n’est pas possible selon la raison à Son sujet, ni pour Son Être ni pour Ses attributs » [Rapporté par Az-Zabîdi]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni a dit : « Allâh n’est pas caractérisé par le changement » [Dans son livre Al-Insâf]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni a dit aussi : « Allâh n’a pas changé par rapport à ce qu’Il est de toute éternité » [Al-Insâf]
  • L’Imâm Ach-Chîrâzi a dit : « Il n’est pas possible au sujet de Allâh le changement, le déplacement et le mouvement ». [Al-Ichârah ilâ madh-hab ahli l-Haqq]
  • Le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd a dit : « Il n’est pas possible au sujet de Allâh ce qui est possible concernant les substances et les corps, comme le mouvement, l’immobilité, la disparition (d’un endroit à un autre), le déplacement, le changement, ce qui peux Lui apporter un profit et ce qui peux Lui apporter une nuisance, Il n’est pas contenu par les endroits et Il ne dépend pas du temps. »[Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi a dit : « Ce qu’il est un devoir de croire pour nous, c’est que l’Être de Allâh ne se divise pas, qu’Il n’est pas contenu dans un endroit et qu’Il n’est pas attribué du changement ni du déplacement » [Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm An-Naçafi (m. 701 H.) a dit : « Allâh ne change pas par rapport à ce qu’Il est de toute éternité »[Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « Il est impossible au sujet de Allâh ‘azza wa jall le mouvement, le déplacement et le changement, car cela est de parmi les attributs des créatures ; et celui qui attribue cela au sujet de Allâh ta’âlâ, lui aura attribué d’être une créature et cela est de la mécréance explicite de par la contradiction que cela comporte du Qour-ân, en ce qui concerne l’exemption de Allâh [de tout ce qui est indigne de lui être attribué] pour Lui-même soubhânahou wa ta’âlâ » [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • le Chaykh Ahmad Razâ Barilwi a dit : « Allâh n’est pas sujet aux changements. Il est maintenant tel qu’Il a toujours été de toute éternité. Et Il le sera éternellement. Il est absolument impossible qu’Il évolue d’un état à un autre.» [Qawâri’ou l-Qahhâr fi r-Raddi ‘ala l-Moujassimah al-foujjâr]
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari a dit : « Quant à la voie du Salaf et du Khalaf concernant les versets et les hadiths non explicites (moutachâbih), tous se sont accordés à dire que Allâh ta’âlâ est exempt des caractéristiques des créatures, que Allâh ‘azza wa jall n’a pas d’endroit, ni au trône, ni dans le ciel, ni ailleurs. Et qu’Il n’est pas caractérisé par l’incarnation dans des choses qui seraient entrées en existence, ni par le contact avec quoi que ce soit, ni par le changement, ni par le déplacement et ce qui est du même ordre des caractéristiques de ce qui entre en existence. Mais Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est tel qu’Il est [de toute éternité], avant qu’Il n’ait créé le trône, le piédestal, les cieux et autres choses qui sont entrées en existence. » [It-hâfou l-Kâ-inât]

– Retrouvez d’autres articles concernant le thème : Allâh ne change pas : ici.

Sâlih Âl Ach-Chaykh (wahhabite) juge possible la mécréance pour les prophètes

Sujet : Les wahhabites considèrent possible la mécréance et les grands péchés pour les prophètes.

 

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans son commentaire de la Tahâwiyyah (tome 1 page 149 de cette édition), le wahhabite Sâlih Âl Ach-Chaykh a dit :

« فمنها الكفر وجائز في حق الأنبياء والرسل أنْ يكونوا على غير التوحيد قبل الرسالة والنبوة […] والكبائر جائزة فيما قبل النبوة »

« Parmi eux (les sortes de péchés), il y a la mécréance (koufr) : Il est possible au sujet des prophètes et des messagers d’avoir été sur autre que le tawhîd avant d’avoir reçu leur mission de messager et de prophète […] et les grands péchés sont possible à leur sujet avant la mission de prophète »

Informations utiles :

– Sâlih Ibn ‘Abdi l-‘Azîz Ibn Mouhammad Âl Ach-Chaykh est né à Riyad (Arabie Saoudite) en 1959. Il est un adepte de la mouvance sectaire wahhabite et petit fils du fondateur de la secte, Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb. Il a été durant près de 20 ans le Ministre des affaires Islamiques d’Arabie Saoudite. On compte de parmi ses enseignants le célèbre prédicateur wahhabite Ibn Bâz.

– Ici, il considère qu’il est possible concernant les prophètes la mécréance, il considère possible à leur sujet qu’ils ne soient pas sur le tawhîd, c’est-à-dire que selon ses propos, il serait possible qu’un prophète commette du chirk, comme l’adoration d’idôles, dans sa vie.

– Ce genre de propos outrancier se retrouve dans les ouvrages d’Ibn Taymiyah (moujassim) qui a lui-même prétendu que le prophète Chou’ayb (عليه السلام) était sur la religion de son peuple, c’est-à-dire le chirk, l’adoration d’autre que Allâh. En effet, après avoir mentionné les versets 88 et 89 de Soûrat Al-A’râf, Ibn Taymiyah a dit : « Ce qui apparaît de cela est une preuve sur le fait que Chou’ayb et ceux qui ont cru avec lui étaient sur la religion de leur peuple […] cela indique qu’ils (Chou’ayb et ceux qui ont cru avec lui) en faisaient partie » [Dans son Majmoû’ou l-Fatâwâ tome 15 page 20]

– Ensuite, Sâlih Âl Ach-Chaykh prétend qu’il serait possible pour les prophètes les grands péchés (kabâ-ir). Ainsi, selon ses propos il serait possible qu’un prophète ait commis la fornication, ou ait consommé de l’alcool ou autre de parmi les grands péchés.

– Pour bien comprendre la position des gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah au sujet de la préservation des prophètes, nous disons qu’il est impossible à leurs sujets, par unanimité, que ce soit avant ou après qu’ils reçoivent la prophétie :

  • La mécréance. L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Razi a dit à ce sujet : « La mécréance est impossible par unanimité concernant les prophètes » [Dans son tafsîr] ; et l’Imâm Al-Baydâwi a dit : « Il n’est pas possible pour les prophètes la mécréance dans l’absolu » [Dans son tafsîr] ; et l’Imâm An-Naçafi a dit : « La mécréance est impossible pour les prophètes » [Dans son tafsîr].
  • Les grands péchés ;
  • Les petits péchés de bassesse et d’indécence ;
  • Le mensonge ;
  • La trahison ;
  • Les maladies repoussantes ;
  • La stupidité, c’est-à-dire la faiblesse de compréhension ;
  • Le manque de courage.

– Concernant les petits péchés ne comportant ni bassesse ni indécence, les gens de Ahlou s-Sounnah ont divergé, ainsi :

  • Certains ont dit que cela est possible à leur sujet. Cependant, s’il provient d’un prophète un petit péché qui ne comporte pas de bassesse ni d’indécence, il en est immédiatement avertis et s’en repent avant que d’autres ne le suivent dans ce petit péché et ne fassent la même chose que lui.
  • Certains ont considéré que les prophètes sont également préservé des petits péchés qui ne comportent ni bassesse ni indécence.

– Ces deux avis sont pris en considération par les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah. Ainsi, si un musulman opte pour un avis plutôt qu’un autre, il n’est pas déclaré mécréant, ni égaré.

– Ceux qui ont considéré qu’il est possible concernant les prophètes, un petit péché sans bassesse ni indécence, se sont basé sur des versets, tels que :

  • La parole de Allâh ta’âlâ : {وَعَصَى آدَمُ رَبَّهُ فَغَوَى} (wa ‘asâ Âdamou Rabbahou faghawâ) qui a pour sens (litt.) : « Âdam a désobéi à son Seigneur » [Soûrat Tâhâ / 121]
  • La parole de Allâh ta’âlâ au sujet du prophète Ibrâhîm ‘alayhi s-Salâm selon laquelle il a dit : {وَالَّذِي أَطْمَعُ أَن يَغْفِرَ لِي خَطِيئَتِي يَوْمَ الدِّينِ} (wa l-ladhî atma’ou an yaghfira lî khatî-atî yawma d-dîn) et qui signifie qu’il a demandé à Allâh de lui pardonner son péché (en ayant la certitude que Allâh lui accordera le pardon). [Soûrat Ach-Chou’arâ / 82]
  • Et d’autres versets où sont employé le terme dhanb (ذنب) au sujet de prophète.

– Quant au groupe qui considère qu’il n’est pas possible au sujet des prophètes, les petits péchés même sans bassesse ni indécence, ils ne contredisent pas, ni ne renient les versets précédemment cités, mais ils les ont interprété dans un sens qui les détourne de leurs sens apparents.

– Ainsi, il n’est pas permis de prendre en considération la parole de certaines personnes semant la fitnah au sein des gens de Ahlou s-Sounnah et qui considèrent que celui qui attribue à un prophète un petit péché sans bassesse ni indécence, serait mécréant. Par cette parole qu’ils ont innovée, ce groupe d’ignorants a rendu mécréant un grand nombre de savants de l’Islâm. Ces mêmes semeurs de fitnah se taisent lorsqu’ils entendent les wahhabites considérer possible la mécréance et les grands péchés pour les prophètes, mais s’attaquent aux gens de la Sounnah, pour un sujet sur lequel il y a une divergence réputée chez les gens de science.

– Voici quelques paroles de savants à ce sujet :

  • L’Imâm Ahmad Ibn Hambal a dit en réplique aux Mou’tazilah : « Celui qui rend mécréant (un musulman) du fait que celui-ci a commis un péché, alors il aura déclaré mécréant (le prophète) Âdam ‘alayhi s-Salâm » [Rapporté par le Hâfidh Ibnou l-Jawzi dans Manâqibou Ahmad]
  • L’Imâm Moujtahid Ibn Bazîzah At-Toûnisi a dit : « La majorité (al-joumhour) des Ach’arites sont de l’avis de la possibilité des petits péchés (sans bassesse ni indécence) aux prophètes, et que les grands péchés sont impossible à leurs sujets » [Rapporté par le Hâfidh Ibn Moulaqqin dans Al-I’lâm]
  • L’Imâm Ibn Battâl Al-Mâliki a dit : « La communauté a été unanime sur la fait que les prophètes sont préservé dans la transmission de leur message, et qu’il ne provient pas d’eux de grands péchés. Et ils ont divergé sur la possibilité qu’il leur advienne des petits péchés (sans bassesse). Les Mou’tazilah et les Khawârij sont d’avis qu’il ne leur advient pas de péché […] et Ahlou s-Sounnah a dit : il est possible qu’il advienne aux prophètes des petits péchés (sans bassesse), et ils ont pris comme preuve la parole de Allâh adressé à Son messager : {لِيَغْفِرَ لَكَ اللَّهُ مَا تَقَدَّمَ مِن ذَنبِكَ وَمَا تَأَخَّرَ} dans laquelle lui est annexé adh-dhanb (litt. le péché), et certes Allâh a mentionné dans Son livre des péchés au sujet des prophètes, Il a dit ta’âlâ : {وَعَصَى آدَمُ رَبَّهُ فَغَوَى} [… il continu en mentionnant d’autres versets…]» [Dans son Charh sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « Il n’y a pas d’unanimité [concernant la préservation des prophètes de la totalité des péchés] du fait que les savants ont divergé sur la possibilité des petits péchés (sans bassesse) concernant les prophètes » [Dans son livre Al-Irchâd]
  • L’Imâm Aboû Hamîd Al-Ghazâli a dit : « Quant aux petits péchés (sans bassesse), les savants ont divergé, et la majorité (al-ghâlib) sont de l’avis que cela est possible concernant les prophètes, et c’est ce qu’indiquent certains versets et textes rapportés  » [Dans son livre Al-Mankhoûl]
  • le Qâdî ‘Iyâd a dit : « Quant aux petits péchés [qui ne comportent ni bassesse ni indécence], un groupe [de savants] du salaf et d’autres qu’eux ont jugé que cela est possible au sujet des prophètes, et ceci est la voie de Aboû Ja’far At-Tabari et d’autres que lui de parmi les Fouqahâ (jurisconsultes), et les Mouhaddithîn (transmetteurs du hadîth) et les Moutakallimîn (spécialiste de la croyance) » [Dans son livre Ach-Chifâ]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi a dit : « Les prophètes, bien qu’ils soient préservés des grands péchés, ils ne sont pas préservé des petits péchés (c’est-à-dire des petits péchés ne comportant ni bassesse ni indécence)  » [Dans son livre Kachfou l-Mouchkil]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Et ils (c’est-à-dire les savants) ont divergé sur le fait qu’ils puissent (c’est-à-dire les prophète) être concerné par les petits péchés autre que ceux-là (c’est-à-dire autres que les petits péchés de bassesse), et la plupart (mou’dham) des fouqahâ (jurisconsulte), des mouhaddithîn (transmetteurs du hadîth) et des moutakallimîn (spécialiste de la croyance) du salaf et du khalaf sont d’avis que cela peux provenir d’eux » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm At-Taftâzâni a dit : « Il est possible [pour les prophètes] les petits péchés (sans bassesse ni indécence) ‘amdan selon la majorité (al-joumhoûr) » [Dans son livre Charh ‘Aqâ-id An-Naçafiyyah]
  • L’Imâm Az-Zarkachi a dit : « Al-Qâdî ‘Iyâd a rapporté d’un groupe de salaf l’avis qu’il est possible pour les prophètes les petits péchés (sans bassesse) et que cela se produit d’eux, et parmi eux Aboû Ja’far At-Tabari, ainsi qu’un groupe de Fouqahâ et de Mouhaddithîn. Et il a dit dans [son livre] « Al-Ikmâl » : ceci est la voie de la majorité des savants » [Dans son livre Al-Bahrou l-Mouhît fî Ousoûli d-Dîn]
  • L’Imâm As-Souyoûti a dit : « La parole de Allâh ta’âlâ {واستغفر لذنبك} [wa staghfir lidhanbik] (Soûrat Mouhammad/19) est utilisée comme preuve par ceux qui considèrent qu’il est possible les petits péchés (sans bassesse ni indécence) pour les prophètes » [Dans son livre Al-Iklîl]
  • Le Chaykh Moulla ‘Ali Al-Qâri a dit en commentant la parole du Qâdî ‘Iyâd : « Quant aux petits péchés [qui ne comportent ni bassesse ni indécence], un groupe [de savants] du salaf et d’autres qu’eux, de parmi les savants du khalaf comme Imâm Al-Haramayn [Al-Jouwayni] qui est de chez nous [de Ahlou s-Sounnah] et Aboû Hâchim de parmi les Mou’tazilah, ont jugé que cela est possible au sujet des prophètes, c’est-à-dire que cela se produise d’eux, ils ont jugé possible à leurs sujets les petits péchés qui ne comportent pas de bassesse, et ceci est la voie de Aboû Ja’far At-Tabari et d’autres que lui de parmi les Fouqahâ, c’est-à-dire les Moujtahidîn (jurisconsultes), les Mouhaddithîn (transmetteurs du hadîth) et les Moutakallimîn (spécialiste de la croyance) c’est-à-dire dans les fondements de la croyance, c’est-à-dire certains d’entre eux » [Dans son commentaire du livre Ach-Chifâ]
  • Le Chaykh Ismâ’îl Haqqî Al-Hanafi a dit : « Selon certains Ach’arites, les prophètes ne sont pas préservé des petits péchés (sans bassesse ni indécence) » [Dans son Tafsîr Roûhou l-Bayân]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Il est un devoir de croire que chacun des prophètes de Allâh est obligatoirement caractérisé par la véracité, l’honnêteté et l’extrême intelligence. De ce fait, leur sont impossibles le mensonge, la trahison, la bassesse, la vulgarité, la stupidité, la lâcheté et tout ce qui serait de nature à repousser les gens d’accepter leur appel. Ils sont obligatoirement préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse, avant l’avènement de leur mission de prophète tout comme après. Il est possible qu’ils commettent d’autres péchés que ceux-là mais ils sont immédiatement avertis afin qu’ils s’en repentent avant que d’autres ne les suivent en cela. » [Dans son livre Al-Moukhtasar]

– Information : Sâlih Âl Ach-Chaykh fait parti des nombreux wahhabites qui ont confirmé qu’Ibn Taymiyah s’est opposé à l’Islâm en prétendant que l’enfer sera anéanti, en effet il a dit : « Parmi ce qui a été attribué à certains gens de la sounnah de parmi les Imâm de Ahlou s-Sounnah (sic) est que l’anéantissement de l’enfer est possible, que son anéantissement n’est pas impossible, et c’est une parole réputée de Chaykh Taqiyyou d-Dîn Ibn Taymiyah et d’autres que lui comme Ibnou l-Qayyim […] et s’est trompé celui qui a prétendu qu’il n’est pas valable d’attribuer cet avis aux deux chaykh Ibn Taymiyah et Ibnou l-Qayyim » [Dans son commentaire de la Tahâwiyyah]

– En plus de Sâlih Âl Ach-Chaykh, d’autres leaders de la mouvance wahhabite ont confirmé qu’Ibn Taymiyah avait cette croyance contraire à l’Islâm, parmi eux :

  • ‘Abdou r-Razzâq Al-‘Afîfi qui a dit : « La réalité est que l’avis de l’anéantissement de l’enfer est bien celui d’Ibn Taymiyah contrairement à ceux qui renient que cet avis est le sien » [dans son ouvrage “Fatâwâ wa raçâ-il”]
  • Al-Albâni qui a dit : « C’est ainsi que nous répliquons au chaykh de l’Islâm (sic) Ibnou Taymiyah au sujet de sa parole que l’enfer s’anéantirait, sans être tendre avec lui.» [Dans son commentaire du livre : «Raf’ou l-Astâr li Ibtâli Adillati l-Qâ-ilîna bi fanâ-i n-Nâr »]
  • Mouqbil qui a dit : « En ce qui concerne le propos relatif à l’anéantissement de l’enfer, ceci a été dit par Ibnou l-Qayyim dans son livre « Hâdi l-Arwâh Ilâ Bilâdi l-Afrâh » à la fin du livre. En ce qui concerne le propos de Chaykh al-Islâm (sic) Ibn Taymiyah dans « Majmoû’ al-fatâwâ » prétendant qu’il ne considère pas que l’enfer a une fin, ce que rapporte Ibnou l-Qayyim est plus sûr que ce qui figure dans le « Majmoû’ al-fatâwâ » car l’ouvrage « Majmoû’ al-fatâwâ » a été rassemblé par le Chaykh ‘Asri Fâdil, mais ce que rapporte Ibnou l-Qayyim est plus confirmé ». [Touhfatou l-Moujîb]
  • Et bien d’autres… [Pour en savoir plus, consultez le livre “Al-Bourhân wa l-I’tibâr : ici]

– Pour plus d’informations sur ce sujet, consultez les articles suivants : Ibn Taymiyya prétend que l’enfer aurait une fin [en français : ici] ou [en arabe : ici].

Ibn Dhahîrah décrit la célébration du Mawlid à La Mecque

Sujet : La célébration du Mawlid à La Mecque.

 

Dans son livre « Al-Jâmi’ou l-Latîf » le Chaykh Ibn Dhahîrah a dit :

« وجرت العادة بمكة في ليلة الاثنين عشر من ربيع الأول في كل عام أن قاضي مكة الشافعي يتهيأ لزيارة هذا المحل الشريف بعد صلاة المغرب في جمع عظيم منهم الثلاثة القضاة، وأكثر الأعيان من الفقهاء والفضلاء وذوي البيوت بفوانيس كثيرة، وشموع عظيمة، وزحام عظيم  »

« Une des coutumes de La Mecque est que chaque année, la nuit du 12 [du mois] de Rabî’ou l-Awwal, le juge (Qâdî) Châfi’ite de La Mecque se prépare à visiter ce noble lieu (l’endroit de la naissance du prophète) après la prière du Maghrib avec une immense assemblée, et parmi eux les trois autres juges [Hanafite, Malikite et Hambalite], et la plupart des plus grands spécialistes du fiqh (jurisprudence), les gens de vertu, et des familles nobles, avec des lampes et des bougies et beaucoup de monde… »

Informations utiles :

– Le Chaykh, l’historien, Jamâlou d-Dîn Mouhammad Ibn Mouhammad Ibn Abî Bakr Ibn Dhahîrah Al-Qourachi Al-Makki Al-Makhzoûmi Al-Hanafi est décédé en 986 de l’Hégire à La Mecque (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 450 ans.

– Ici, il rapporte que les gens de La Mecque ont pour habitude de célébrer le Mawlid du Messager de Allâh(صلى الله عليه وسلم)  en compagnie des juges islamiques et des savants de l’Islâm.

– Il mentionne que les juges des 4 écoles de jurisprudence sunnite sont unanime sur le fait de célébrer le Mawlid.

– Ainsi, ce témoignage de Ibn Dhahîrah nous indique qu’auparavant le Mawlid était commémoré par l’ensemble des habitants de La Mecque.

– Avant lui, au 8ème siècle de l’Hégire, le célèbre explorateur Ibn Battoûtah avait également décrit la célébration du Mawlid à La Mecque :

  • Ibn Battoûtah a dit : « Le Qâdî (juge) de La Mecque est le savant, l’adorateur vertueux [de Allâh] Najmou d-Dîn Mouhammad fils de l’Imâm, du savant Mouhyi d-Dîn At-Tabari. C’est un homme honorable qui fait preuve de beaucoup de charité et de réconfort envers les visiteurs du Haram (enceinte sacrée) ; il a un excellent comportement et pratique beaucoup de tours rituelles (tawâf) en allant régulièrement voir la Ka’bah honorée. Il distribue beaucoup de repas dans les grandes occasions, particulièrement lors de la Commémoration du Mawlid du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم). En cette occasion, il offre des repas aux Chérifiens (descendants du Prophète) de La Mecque, aux notables comme aux pauvres, à ceux qui travail au sein de La Mosquée Sacrée et à l’ensemble des visiteurs séjournant dans l’enceinte sacrée. » [Ar-Rihlah]
  • Ibn Battoûtah a dit également : « On ouvrait la porte de la Ka’bah tout les vendredi après la prière [du joumou’ah] et le jour du Mawlid du prophète (صلى الله عليه وسلم) » [Ar-Rihlah]

– Le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations que les savants de l’Islâm ont approuvé. Parmi eux :

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Housnou l-Maqsid fi ‘Amali l-Mawlid].

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » (Rapporté par Mouslim) [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

Al-Azhar : La célébration du Mawlid est recommandée

Sujet : La commémoration du Mawlid.

Fatwa al azhar mawlid  centre fatwa azhar

Le centre de Fatwâ de l’Université Islamique Al-Azhar a publié la Fatwâ suivante en date du 7 novembre 2019 au sujet du Mawlid, en voici un extrait :

« ما حكمُ الاحتفالِ بالمولدِ النَّبَوِيِّ الشَّرِيفِ؟

[…] وقد سنَّ لنا رسولُ اللهِ ﷺ بنفسه جنسَ الشكرِ لله تعالىٰ علىٰ ميلاده الشريف؛ فقد صحَّ أنه ﷺ كان يصوم يوم الاثنين، فلما سُئل عن ذلك قال: «ذلك يومٌ وُلِدتُ فيه» أخرجه مسلم.

وإذا ثبت ذلك وعُلم فمن الجائز للمسلم -بل من المندوبات له- ألا يمرَّ يومُ مولدِه من غير البهجة والسرور والفرح به ﷺ، وإعلانِ ذلك، واتخاذِ ذلك عُنوانًا وشعارًا.

قال الإمام السخاويُّ رحمه الله تعالىٰ في (الأجوبة المرضية) :
(ثم ما زال أهلُ الإسلامِ في سائر الأقطار والمدن العظام يحتفلون في شهر مولده ﷺ وشرَّف وكرَّم، يعملون الولائمَ البديعةَ المشتملةَ علىٰ الأمورِ البهِجَةِ الرفيعة، ويتصدقون في لياليه بأنواع الصدقات، ويُظهرون السرورَ، ويَزيدون في المبرَّاتِ، بل يعتنون بقراءة مولدِه الكريمِ، وتظهر عليهم من بركاته كلُّ فَضْلٍ عميم)اهـ.

وما ذكره الإمامُ السخاويُّ رحمه الله تعالىٰ هو ما نقصده بعمل المولدِ النبويِّ الـمُنيف صلىٰ الله وسلم علىٰ صاحبه.

فهل ينكر عاقلٌ ذو لُبٍّ سليمٍ جوازَ الفرحِ بمولدِه، والاحتفاءِ بطلعته المُنيرةِ علىٰ الأرض ﷺ بهذه الطريقة الشرعية التي تندرج كلُّ تفصيلةٍ منها تحتَ أصلٍ من أصولِ الشرع الشريف، وقواعده الكلِّيَّة!

وعليه؛ فالاحتفال بمولده ﷺ من المندوبات، وهو مظهر من مظاهر تعظيمه وتوقيره ﷺ الذي هو عنوان محبته ﷺ التي لا يكتمل إيمانُ العبدِ إلا بتحقيقها.

وَمِمَّا ذُكِرَ يُعلَمُ الْـجَـوَابُ. »

« Quel est le jugement de la célébration du Mawlid An-Nabawi ch-Charîf ?

[…] Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a lui même instauré pour nous, une sorte de remerciement à l’égard de Allâh ta’âlâ pour sa naissance honorée. En effet il est rapporté de source authentique qu’il (صلى الله عليه وسلم) jeunait les lundis, et lorsqu’il fût interrogé à ce sujet, il dit [ce qui a pour sens : ] « C’est en ce jour que je suis né » [rapporté par Mouslim].

Après avoir su que cela est confirmé, il est donc permis pour le musulman, et il lui est même recommandé, de ne pas laisser passer le jour de la naissance du prophète autrement que dans la réjouissance, la gaieté et la joie pour lui (صلى الله عليه وسلم), de le proclamer et de prendre cela comme signe et symbole.

L’Imâm As-Sakhâwi (رحمه الله تعالىٰ) a dit dans [son livre] Al-Ajwibatou l-Mardiyyah : « Les musulmans dans les différentes régions et grandes villes le fêtent pendant le mois de sa Naissance, que Allâh l’honore et l’élève davantage en degré, et font les festins originaux comportant la bonne joie, ils donnent différentes sortes d’aumônes durant ses nuits, ils expriment la joie, ils augmentent en bienfaisance, et ils s’appliquent à lire le récit de sa Noble Naissance, ainsi tous les Mérites largement répandus rejaillissaient sur eux grâce à ses Bénédictions »

Et ce que mentionne l’Imâm As-Sakhâwi est ce que nous visons par la célébration du Mawlid An-Nabawi ch-Charîf.

Est-ce que quelqu’un doté d’intelligence et de raison saine renierait le fait qu’il est permis de se réjouir de sa naissance ? Et de fêter le moment de sa venue sur terre de cette manière conforme à la loi dont chaque acte rentre dans l’un des fondements de la loi honoré et conforme à la totalité de ses règles ?

Ainsi, la célébration de son Mawlid (صلى الله عليه وسلم) compte de parmi les choses recommandées (mandoûbât), et fait partie des manifestations de glorification et de considération à son égard (صلى الله عليه وسلم),  qui est un symbole de l’amour envers lui, ce sans quoi le degré de foi de l’esclave n’est pas complet sans sa confirmation.

Par rapport à ce qui vient d’être mentionné, la réponse est connue »

Informations utiles :

– Le centre de Fatwâ de l’Université Islamique Al-Azhar confirme qu’il est permis, et même recommandé, de célébrer le Mawlid, et que chaque acte qui le compose est conforme à la religion.

– Ils mentionnent au sein de cette Fatwâ la citation de l’Imâm As-Sakhâwi qui fait lui aussi l’éloge du Mawlid [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah] et [Rapportée par le Chaykh Ibn Zayni Dahlân] et [Rapportée par le Chaykh As-Sâlihi Ach-Châmi] et [Mentionnée par le Chaykh Al-Harari].

– Le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth) Chamsou d-Dîn Mouhammad Ibnou ‘Abdi r-Rahmân As-Sakhâwi est né en 831 au Caire et il est décédé en 902 de l’Hégire à Médine (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 530 ans. Il était un grand savant reconnu dans la science du hadîth et il était du madhab (école de jurisprudence) Chafi’ite. Il a eu de parmi ses Chaykh l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni.

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Dans son livre Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid].

– Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations (bid’âh haçanah), et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

– Retrouvez de nombreuses paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

Dârou l-Iftâ Jordanie : Fatwâ en faveur du Mawlid

Sujet : Le Mawlid est une bonne innovation.

 

L’instance religieuse Jordanienne « Dârou l-Iftâ » a émise la fatwâ suivante en date du 22 avril 2010 sous le numéro 653 :

« السؤال : ما حكم الاحتفال بالمولد النبوي الشريف؟

الجواب : الحمد لله، والصلاة والسلام على سيدنا رسول الله
الاحتفال بالمولد النبوي الشريف أسلوب حضاري للتعبير عن المحبة لرسول الله صلى الله عليه وسلم، والاعتزاز بقيادته، والالتزام بشريعته، ويجب أن يكون خالياً من المخالفات الشرعية، ويُكتفى فيه بذكر السيرة العطرة، والشمائل الكريمة، والحث على التمسك بالدين. والله أعلم. »

« La question : Quel est le jugement de la célébration du Mawlid An-Nabawi ch-Charîf ?

La réponse : La louange est à Allâh, que l’augmentation en gloire et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre Maître, le Messager de Allâh.

La célébration du Mawlid An-Nabawi ch-Charîf est une manière d’exprimer l’amour envers le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم), une fierté de le suivre, et s’attacher à la loi qui lui a été révélé, et il est un devoir [que la célébration du mawlid] soit dénué de tout ce qui est en contradiction avec la charî’ah, et il est suffisant de rappeler sa biographie parfumée, ses qualités honorables, et l’incitation à s’attacher à la religion. Et Allâh sait plus que tout autre. »

Informations utiles :

– Dârou l-Iftâ, Département Général des Fatwâ de Jordanie est l’instance religieuse du Royaume Hachémite de Jordanie, fondée en 1921 G.

– Ici, ils confirment qu’il est permis de célébrer le Mawlid. Et que cette célébration comporte des actes de bien.

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Dans son livre Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid].

– Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations (bid’âh haçanah), et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

– Retrouvez de nombreuses paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

Al-Qâdî ‘Iyâd et Moullâ ‘Ali Al-Qârî parlent de la préservation des prophètes

Sujet : La préservation des prophètes.

 

Dans son livre Ach-Chifâ, Al-Qâdi ‘iyâd Al-Maliki a dit, lorsqu’il aborde le sujet de la préservation des prophètes :

«وَأَمَّا الصَّغَائِرُ فَجَوَّزَهَا جَمَاعَةٌ مِنَ السَّلَفِ وَغَيْرُهُمْ عَلَى الْأَنْبِيَاءِ وَهُوَ مَذْهَبُ أَبِي جَعْفَرٍ الطَّبَرِيِّ وَغَيْرِهِ مِنَ الْفُقَهَاءِ وَالْمُحَدِّثِينَ وَالْمُتَكَلِّمِينَ»

« Quant aux petits péchés [qui ne comportent ni bassesse ni indécence], un groupe [de savants] du salaf et d’autres qu’eux ont jugé que cela est possible au sujet des prophètes, et ceci est la voie de Aboû Ja’far At-Tabari et d’autres que lui de parmi les Fouqahâ (jurisconsultes), et les Mouhaddithîn (transmetteurs du hadîth) et les Moutakallimîn (spécialiste de la croyance) »

Dans son commentaire du livre Ach-Chifâ (tome 2 page 258 de cette édition), le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî détaille la parole du Qâdî ‘Iyâd en disant :

«  (وَأَمَّا الصَّغَائِرُ فَجَوَّزَهَا) أي وجودها ووقوعها (جَمَاعَةٌ مِنَ السَّلَفِ وَغَيْرُهُمْ) مِن الخلف كإمام الحرمَين منَّا وأبي هاشم مِن المُعتزلة حيث جوَّزوا الصَّغائر غير المُنفِّرة (عَلَى الْأَنْبِيَاءِ وَهُوَ مَذْهَبُ أَبِي جَعْفَرٍ الطَّبَرِيِّ وَغَيْرِهِ مِنَ الْفُقَهَاءِ) أي المُجتهدِين (وَالْمُحَدِّثِينَ وَالْمُتَكَلِّمِينَ) أي في أصول الدِّين والمُراد بعضٌ مِن كُلٍّ منهم »

« Quant aux petits péchés [qui ne comportent ni bassesse ni indécence], un groupe [de savants] du salaf et d’autres qu’eux, de parmi les savants du khalaf comme Imâm Al-Haramayn [Al-Jouwayni] qui est de chez nous [de Ahlou s-Sounnah] et Aboû Hâchim de parmi les Mou’tazilah, ont jugé que cela est possible au sujet des prophètes, c’est-à-dire que cela se produise d’eux, ils ont jugé possible à leurs sujets les petits péchés qui ne comportent pas de bassesse, et ceci est la voie de Aboû Ja’far At-Tabari et d’autres que lui de parmi les Fouqahâ, c’est-à-dire les Moujtahidîn (jurisconsultes), les Mouhaddithîn (transmetteurs du hadîth) et les Moutakallimîn (spécialiste de la croyance) c’est-à-dire dans les fondements de la croyance, c’est-à-dire certains d’entre eux »

Informations utiles :

– Le Qâdî (juge) Abou l-Fadl ‘Iyâd Ibnou Moûçâ Ibnou ‘Iyâd al-Yahsoubi connu sous le nom de Qâdî ‘Iyâd, est un grand savant Malikite. Il est né en 476 à Ceuta et il est décédé en 544 de l’Hégire à Marrakech (Maroc) (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans.

  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Hâfidh (le spécialiste de la science du hadîth), celui qui n’a pas de pareil, Chaykhou l-Islâm, le Qâdî (Juge)» et il a dit également : « Ses ouvrages sont précieux» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Bachkwâl a dit à son sujet : « Il était parmi les gens de science qui sont intelligent et qui ont une bonne compréhension » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il est l’Imâm du hadîth de son temps, et le plus connaisseur des gens de ses sciences, de la grammaire, la langue, la parole des arabes, leurs histoires, et les généalogies.» [Wafayâtou l-A’yân]

–  L’Imâm, l’Illustre savant, le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri est un grand savant du madh-hab (école de jurisprudence) Hanafite, il est né en Afghanistan et il est décédé à La Mecque en 1014 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 420 ans.

– Pour bien comprendre la position des gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah au sujet de la préservation des prophètes, nous disons qu’il est impossible à leurs sujets, par unanimité, que ce soit avant ou après qu’ils reçoivent la prophétie :

  • La mécréance. L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Razi a dit à ce sujet : « La mécréance est impossible par unanimité concernant les prophètes » [Dans son tafsîr] ; et l’Imâm Al-Baydâwi a dit : « Il n’est pas possible pour les prophètes la mécréance dans l’absolu » [Dans son tafsîr] ; et l’Imâm An-Naçafi a dit : « La mécréance est impossible pour les prophètes » [Dans son tafsîr].
  • Les grands péchés ;
  • Les petits péchés de bassesse et d’indécence ;
  • Le mensonge ;
  • La trahison ;
  • Les maladies repoussantes ;
  • La stupidité, c’est-à-dire la faiblesse de compréhension ;
  • Le manque de courage.

– Concernant les petits péchés ne comportant ni bassesse ni indécence, les gens de Ahlou s-Sounnah ont divergé, ainsi :

  • Certains ont dit que cela est possible à leur sujet. Cependant, s’il provient d’un prophète un petit péché qui ne comporte pas de bassesse ni d’indécence, il en est immédiatement avertis et s’en repent avant que d’autres ne le suivent dans ce petit péché et ne fassent la même chose que lui.
  • Certains ont considéré que les prophètes sont également préservé des petits péchés qui ne comportent ni bassesse ni indécence.

– Ces deux avis sont pris en considération par les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah. Ainsi, si un musulman opte pour un avis plutôt qu’un autre, il n’est pas déclaré mécréant, ni égaré.

– Ceux qui ont considéré qu’il est possible concernant les prophètes, un petit péché sans bassesse ni indécence, se sont basé sur des versets, tels que :

  • La parole de Allâh ta’âlâ : {وَعَصَى آدَمُ رَبَّهُ فَغَوَى} (wa ‘asâ Âdamou Rabbahou faghawâ) qui a pour sens (litt.) : « Âdam a désobéi à son Seigneur » [Soûrat Tâhâ / 121]
  • La parole de Allâh ta’âlâ au sujet du prophète Ibrâhîm ‘alayhi s-Salâm selon laquelle il a dit : {وَالَّذِي أَطْمَعُ أَن يَغْفِرَ لِي خَطِيئَتِي يَوْمَ الدِّينِ} (wa l-ladhî atma’ou an yaghfira lî khatî-atî yawma d-dîn) et qui signifie qu’il a demandé à Allâh de lui pardonner son péché (en ayant la certitude que Allâh lui accordera le pardon). [Soûrat Ach-Chou’arâ / 82]
  • Et d’autres versets où sont employé le terme dhanb (ذنب) au sujet de prophète.

– Quant au groupe qui considère qu’il n’est pas possible au sujet des prophètes, les petits péchés même sans bassesse ni indécence, ils ne contredisent pas, ni ne renient les versets précédemment cités, mais ils les ont interprété dans un sens qui les détourne de leurs sens apparents.

– Remarque : Al-Qâdî ‘Iyâd était d’avis que les prophètes sont préservé également des petits péchés ne comportant ni bassesse ni indécence, cependant, par honnêteté religieuse, il mentionne clairement dans son ouvrage qu’il y a divergence sur ce sujet, et que des grands savants ont tenu un avis différent du sien.

– Ainsi, il n’est pas permis de prendre en considération la parole de certaines personnes semant la fitnah au sein des gens de Ahlou s-Sounnah et qui considèrent que celui qui attribue à un prophète un petit péché sans bassesse ni indécence, serait mécréant. Par cette parole qu’ils ont innovée, ce groupe d’ignorants a rendu mécréant un grand nombre de savants de l’Islâm.

– Voici d’autres paroles de savants à ce sujet :

  • L’Imâm Ahmad Ibn Hambal a dit en réplique aux Mou’tazilah : « Celui qui rend mécréant (un musulman) du fait que celui-ci a commis un péché, alors il aura déclaré mécréant (le prophète) Âdam ‘alayhi s-Salâm » [Rapporté par le Hâfidh Ibnou l-Jawzi dans Manâqibou Ahmad]
  • L’Imâm Moujtahid Ibn Bazîzah At-Toûnisi a dit : « La majorité (al-joumhour) des Ach’arites sont de l’avis de la possibilité des petits péchés (sans bassesse ni indécence) aux prophètes, et que les grands péchés sont impossible à leurs sujets » [Rapporté par le Hâfidh Ibn Moulaqqin dans Al-I’lâm]
  • L’Imâm Ibn Battâl Al-Mâliki a dit : « La communauté a été unanime sur le fait que les prophètes sont préservé dans la transmission de leur message, et qu’il ne provient pas d’eux de grands péchés. Et ils ont divergé sur la possibilité qu’il leur advienne des petits péchés (sans bassesse). Les Mou’tazilah et les Khawârij sont d’avis qu’il ne leur advient pas de péché […] et Ahlou s-Sounnah a dit : il est possible qu’il advienne aux prophètes des petits péchés (sans bassesse), et ils ont pris comme preuve la parole de Allâh adressé à Son messager : {لِيَغْفِرَ لَكَ اللَّهُ مَا تَقَدَّمَ مِن ذَنبِكَ وَمَا تَأَخَّرَ} dans laquelle lui est annexé adh-dhanb (litt. le péché), et certes Allâh a mentionné dans Son livre des péchés au sujet des prophètes, Il a dit ta’âlâ : {وَعَصَى آدَمُ رَبَّهُ فَغَوَى} [… il continu en mentionnant d’autres versets…]» [Dans son Charh sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « Il n’y a pas d’unanimité [concernant la préservation des prophètes de la totalité des péchés] du fait que les savants ont divergé sur la possibilité des petits péchés (sans bassesse) concernant les prophètes » [Dans son livre Al-Irchâd]
  • L’Imâm Aboû Hamîd Al-Ghazâli a dit : « Quant aux petits péchés (sans bassesse), les savants ont divergé, et la majorité (al-ghâlib) sont de l’avis que cela est possible concernant les prophètes, et c’est ce qu’indiquent certains versets et textes rapportés  » [Dans son livre Al-Mankhoûl]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi a dit : « Les prophètes, bien qu’ils soient préservés des grands péchés, ils ne sont pas préservé des petits péchés (c’est-à-dire des petits péchés ne comportant ni bassesse ni indécence)  » [Dans son livre Kachfou l-Mouchkil]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Et ils (c’est-à-dire les savants) ont divergé sur le fait qu’ils puissent (c’est-à-dire les prophète) être concerné par les petits péchés autre que ceux-là (c’est-à-dire autres que les petits péchés de bassesse), et la plupart (mou’dham) des fouqahâ (jurisconsulte), des mouhaddithîn (transmetteurs du hadîth) et des moutakallimîn (spécialiste de la croyance) du salaf et du khalaf sont d’avis que cela peux provenir d’eux » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm At-Taftâzâni a dit : « Il est possible [pour les prophètes] les petits péchés (sans bassesse ni indécence) ‘amdan selon la majorité (al-joumhoûr) » [Dans son livre Charh ‘Aqâ-id An-Naçafiyyah]
  • L’Imâm Az-Zarkachi a dit : « Al-Qâdî ‘Iyâd a rapporté d’un groupe de salaf l’avis qu’il est possible pour les prophètes les petits péchés (sans bassesse) et que cela se produit d’eux, et parmi eux Aboû Ja’far At-Tabari, ainsi qu’un groupe de Fouqahâ et de Mouhaddithîn. Et il a dit dans [son livre] « Al-Ikmâl » : ceci est la voie de la majorité des savants » [Dans son livre Al-Bahrou l-Mouhît fî Ousoûli d-Dîn]
  • L’Imâm As-Souyoûti a dit : « La parole de Allâh ta’âlâ {واستغفر لذنبك} [wa staghfir lidhanbik] (Soûrat Mouhammad/19) est utilisée comme preuve par ceux qui considèrent qu’il est possible les petits péchés (sans bassesse ni indécence) pour les prophètes » [Dans son livre Al-Iklîl]
  • Le Chaykh Ismâ’îl Haqqî Al-Hanafi a dit : « Selon certains Ach’arites, les prophètes ne sont pas préservé des petits péchés (sans bassesse ni indécence) » [Dans son Tafsîr Roûhou l-Bayân]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Il est un devoir de croire que chacun des prophètes de Allâh est obligatoirement caractérisé par la véracité, l’honnêteté et l’extrême intelligence. De ce fait, leur sont impossibles le mensonge, la trahison, la bassesse, la vulgarité, la stupidité, la lâcheté et tout ce qui serait de nature à repousser les gens d’accepter leur appel. Ils sont obligatoirement préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse, avant l’avènement de leur mission de prophète tout comme après. Il est possible qu’ils commettent d’autres péchés que ceux-là mais ils sont immédiatement avertis afin qu’ils s’en repentent avant que d’autres ne les suivent en cela. » [Dans son livre Al-Moukhtasar]

– Note : Concernant la parole de Moullâ ‘Ali Al-Qâri : «Aboû Hâchim de parmi les Mou’tazilah», sachez que l’avis de la majorité des Mou’tazilah (groupe égaré) est contraire à celui de Aboû Hâchim, en effet les Mou’tazilah dans leur globalité ont opté pour l’avis qu’il est impossible au sujet des prophètes les petits péchés dans l’absolu. Ceci est mentionné par l’Imâm Ibn Battâl Al-Mâliki (qui rapporte qu’il s’agit également de l’avis des Khawârij) [Dans son Charh du Sahîh Al-Boukhâri], par l’Imâm Al-Ghazâli [Dans son livre Al-Mankhoûl] et d’autres qu’eux. Ainsi cette position de Aboû Hachîm ne peut pas être utilisée pour tenter de décrédibiliser les musulmans qui ont suivi cet avis, d’autant plus qu’il s’agit de l’avis de la majorité. 

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moujtahid Aboû Ja’far Mouhammad Ibnou Jarîr At-Tabari est un célèbre savant du Salaf, il est né en 224 et il est décédé en 310 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1120 ans. Son tafsîr connu sous le nom de « Jamî’ou l-bayân fî ta-wîl al-Qour-ân» est très réputé.

  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit de lui : « At-Tabari est un Imâm moujtahid. Il a mémorisé plus de cent milles Hadîth. Il était similaire à l’Imâm Ach-Châfi’i et à l’Imâm Mâlik (que Allâh les agréé) »

– L’Imâm Al-Haramayn (des deux Haram) Abou l-Ma’âli ‘Abdou l-Malik Ibnou ‘Abdi l-Lâh Al-Jouwayni, est né en 419 et il est décédé en 478 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans. C’est un grand savant reconnu par toute la communauté musulmane. Il était surnommé « Imâm al-Haramayn » c’est-à-dire l’Imâm des deux enceintes sacrées de La Mecque et Médine. Il était du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i et il fût l’un des chouyoûkh de l’Imâm Aboû Hâmid Al-Ghazâli (رحمه الله).

  • Le Chaykh Aboû Is-hâq Ach-Chîrâzi a fait son éloge en lui disant : « Oh toi qui est profitable aux gens d’orient et d’occident, certes les premiers comme les derniers ont profité de ta science ». Il lui a dit également : « Tu es en ce jour, l’Imâm des Imâms » [Dhayl Târîkh Baghdâd]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « Imâm Al-Haramayn (des deux Haram), la fierté de l’Islâm, l’Imâm de la Oummah dans l’absolue, le docte dans la charî’ah, celui qui a réunis le statut d’Imâm en orient et en occident » [Al-Mountakhab]
  • Le Hâfidh Ibn Najjâr Al-Baghdâdi a dit à son sujet : « Il est un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Chafi’ite, il est surnommé Imâm Al-Haramayn […] il est l’Imâm des fouqahâ (spécialistes de la jurisprudence) d’orient et d’occident […] il est parvenu au degré de l’ijtihâd» [Dhayl Târîkh Baghdâd]
  • ‘Abdou l-Lâh Ibn Yoûçouf Al-Jarjâni a dit : « Abou l-Ma’âli Al-Jouwayni est l’Imâm de son temps » [Dhayl Târîkh Baghdâd]

Chaykh Mouhammad At-Tâwîl déclare mécréants les moujassimah

Sujet : Les moujassimah sont mécréants par unanimité.

 

Dans son livre « Al-Loubâb fî Charhi Touhfati t-Toullâb », le Chaykh Mouhammad At-Tâwîl Al-Mâliki a dit  :

« وأما المبتدع المتفق على كفره كالمجسمة و أشباههم فإنه كغيره من الكفار, لا توارث بينه و بين المسلمين»

« Quant à l’innovateur sur lequel il y a unanimité (ittifâq) sur sa mécréance, comme les moujassimah (ceux qui croient que Allâh est un corps) et ceux qui sont semblable à eux, ils sont comme les autres mécréants : il n’y a pas d’héritage entre eux et les musulmans »

Informations utiles :

– Le Chaykh Mouhammad At-Tâwîl Al-Mâliki Al-Maghribi est né en 1353 de l’hégire, c’est-à-dire en 1934 G, et il est décédé en 1436 de l’hégire, c’est-à-dire en 2015 G (رحمه الله). Il était enseignant de fiqh (jurisprudence) et de ousoûl (fondements) à l’Université Islamique Al-Qarawiyyîn de Fès (Maroc).

– Ici il confirme que les moujassimah (corporalistes) sont mécréants par unanimité, et qu’ils ont le même jugement que les autres mécréants, même dans les jugements de l’héritage. Il explique que cette mauvaise croyance est une innovation qui est de la mécréance (koufr).

– De nombreux savants ont confirmé ce jugement, parmi eux :

  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Et nous avons certes mentionné que celui qui est devenu mécréant par son innovation, la prière n’est pas valable derrière lui […] et parmi ceux qui sont devenu mécréant il y a celui qui attribue clairement le corps [à Allâh] » [dans son livre « Al-Majmoû’ Charhou l-Mouhadh-dhab »]
  • L’Imâm As-Souyoûti a également confirmé cela de l’Imâm An-Nawawi en disant : « Celui qui est devenu mécréant par son innovation, et cela comme le dit l’auteur (An-Nawawi) du commentaire de Al-Mouhadh-dhab : le moujassim (l’anthropomorphiste) et celui qui nie que Allâh connait le détail des choses .. [Tadrîbou r-Râwî].

– Les moujassimah sont ceux qui attribuent à Allâh le corps ou les caractéristiques des corps (comme la position assise, l’établissement, la forme, le mouvement, l’immobilité, le contact, la séparation, l’endroit, la direction, la couleur et les autres caractéristiques des créatures).

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) croit que Allâh a deux pieds

Sujet : La mauvaise croyance du wahhabite Ibn ‘Outhaymîn.

Charh riyad as-salihin ibn uthaymin wahhabite  ibn uthaymin croit que Allâh a des pieds  ibn uthaymin wahhabite

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans son livre « Charh Riyâd As-Sâlihîn » (tome 1 page 327 de cette édition) Ibn ‘Outhaymîn le wahhabite a dit :

« الكرسي هو موضع قدمي الرحمن عز وجل »

« Le Koursiyy (Piédestal) est l’emplacement des deux pieds de [Allâh] Ar-Rahmân ‘Azza wa Jall »

Informations utiles :

– Mouhammad Ibnou Sâlih Al-‘Outhaymîn était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1347 H. (c’est-à-dire en 1925) et il est décédé en 1421 H. (c’est-à-dire en 2001), il y a environ vingt ans. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– En de nombreuses occasions, Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) a propagé cette croyance empoisonnée. En effet :

  • Dans son livre intitulé « Tafsîr Âyah Al-Koursiyy », Ibn ‘Outhaymîn a dit : « Le Koursiyy (Piédestal) est l’emplacement des deux pieds de Allâh ».
  • Dans son Majmoû’ Fatâwâ, Ibn ‘Outhaymîn a dit : « Le Koursiyy (Piédestal) est l’emplacement des deux pieds de [Allâh] Ar-Rahmân Soubhânahou wa ta’âlâ ».
  • Dans son livre intitulé mensongèrement « Charh ‘Aqîdah Ahli s-Sounnah wa l-Jamâ’ah, Ibn ‘Outhaymîn a dit : « Ce qui est correct, c’est que le Koursiyy (Piédestal) est l’emplacement des deux pieds de Allâh ‘Azza wa jall ».
  • Dans son livre Charh Loum’ah Al-I’tiqâd, Ibn ‘Outhaymîn a dit : « Le Koursiyy (Piédestal) est autre chose que le ‘Arch (Trône), car le Trône est ce sur quoi Allâh ta’âlâ s’est installé, et le Koursiyy est l’emplacement de Ses deux pieds ».
  • Egalement dans des enregistrements audio Ibn ‘Outhaymîn a dit : « Le Koursiyy (Piédestal) est l’emplacement des deux pieds de Allâh ‘Azza wa jall ». [Ecouter un audio : ici]

– L’Imâm Ibnou l-Jawzi Al-Hambali a dénoncé cette mauvaise croyance en disant : « Un groupe (de moujassimah) a prétendu que Allâh ta’âlâ serait sur le trône et en occuperait tout l’espace, et que le plus plausible est qu’Il serait en contact avec le trône, et que le Koursiyy (Piédestal) serait l’emplacement de Ses deux pieds. Je dis (c’est-à-dire Ibnou l-Jawzi) : Le fait d’être en contact se produit entre deux corps, qu’est-ce qu’il y a de pire encore dans le tajsîm (l’attribution du corps à Allâh) que cela !?» [Dans son livre Daf’ou Chouhabi t-Tachbîh]

– En effet, Allâh ta’âlâ dit : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -». Les savants spécialistes de tafsîr du Qour-ân ont confirmé que ce verset en lui-même est une preuve pour exempter Allâh du corps. Parmi eux : l’Imâm Ar-Râzi [Dans son Tafsîr], l’Imâm As-Souyoûti [Dans son livre Al-Iklîl] et autres.

– Et le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth sahîh (authentique) rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : «Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth nous indique qu’hormis Allâh et Ses Attributs, rien n’existe de toute éternité, ni terre, ni ciel, ni mer, ni endroit, ni corps, ni membre, ni organe, ni aucune autre créature quelle qu’elle soit. Après cela comment attribuer à Allâh des choses entrées en existence ?!

– L’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله) qui fait partie des illustres savants du salaf a dit dans son traité présentant la croyance de l’ensemble des gens de la Sounnah : « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures »  [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah].

– Et l’Imâm At-Tahâwi a dit également : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant. Celui qui aura bien compris cela en aura tiré des leçons et se sera écarté des propos semblables à ceux des mécréants, il aura su que Allâh avec Ses attributs n’est pas semblable aux humains » [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah], voilà la croyance correct et la voie des gens de la Sounnah.

– Quant à la parole dans laquelle il est dit : « الكرسي بين يدي العرش وهو موضع قدميه » ou selon une autre version : « الكرسي موضع القدمين » il faut savoir que :

  • Premièrement : Il ne s’agit pas d’une parole du prophète (صلى الله عليه وسلم). En effet, la chaîne de transmission de cette citation ne remonte pas jusqu’au prophète, mais elle remonte jusqu’à certains compagnons qui ne l’ont pas attribué au prophète.
    L’Imâm Al-Bayhaqi a dit à ce sujet : « Cette citation est mawqoûf (c’est-à-dire remonte jusqu’à un compagnon mais pas jusqu’au prophète), il n’est pas valable de l’attribuer au prophète (صلى الله عليه وسلم) » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât].
    Le Mouhaddith Badrou d-Dîn Ibn Jamâ’ah qui a dit : « Ce hadîth est faible (da’îf), et n’est pas confirmé du prophète »  [dans son livre Idâhou d-Dalîl].
    Le Hâfidh Ibnou l-Jawzi a également confirmé qu’il s’agit d’un récit mawqoûf (c’est-à-dire qui remonte jusqu’à un compagnon mais pas jusqu’au prophète) [dans son livre Daf’ou Chouhabi t-Tachbîh]
    Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumari a dit au sujet de ce récit : « On n’utilise pas les mawqoûfât (récits dont la chaîne de transmission s’arrête à un compagnon) et les maqtoû’ât (récits dont la chaîne de transmission s’arrête à un successeur des compagnons) concernant les règles de la jurisprudence, alors comment pourrait-on les utiliser en ce qui concerne le tawhîd ?! Ceci est étonnant ! »  [dans son livre Al-Mawsoû’at Tome 2].
  • Deuxièmement : Dans ce recit, il n’est pas spécifié que le terme qadam (au duel) revient à Allâh.
  • Certains savants ont expliqué que les deux qadam ici reviennent au trône. Parmi ceux qui ont dit cela, l’Imâm Ibn ‘Atiyyah dans son Tafsîr. Et l’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « Nous avons mentionné, que le sens [de cette citation] est, que le Koursiyy est placé en dessous du trône tout comme les pieds par rapport à un lit, et Il n’y a pas en cela l’attribution de l’endroit à Allâh Soubhânah» [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]
  • Et certains savants n’ont pas donné d’explications précises, mais ont confirmé qu’il n’est pas permis d’attribuer la partie corporelle à Allâh, tel que le pied ou autre. L’Imâm Al-Bayhaqi a dit à ce sujet : « Les plus anciens de parmi nos compagnons [pour la plupart] n’ont pas expliqué ce qui est similaire à ce texte, et ils ne se sont pas occupé à les interpréter, mais ils avaient pour croyance que Allâh ta’âlâ est unique, qu’Il n’est pas constitué de parties, et qu’Il n’a pas de parties corporelles » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]

– Sachez aussi des membres de la mouvance sectaire wahhabite ont considéré cette citation comme provenant de la tradition juive, en effet :

  • Al-Albâni a dit à ce sujet : « Il se peut que ce texte compte de parmi les Isrâ-îliyyât (les récits provenant de la tradition juive)» [Dans un audio et dans une série de ses cours intitulés Al-Houdâ wa n-Noûr et également dans son livre Al-Mawsoû’ah Tome 1 page 312]
  • Ibn Bâz a dit : « Pour dire que le koursiyy est « mawdi’ al-qadamayn » il faudrait un texte (du Qour-ân ou hadîth) clair et confirmé à ce sujet provenant du prophète (… la youhtamal), quant à ce récit, il est douteux, et il est fort probable qu’il provienne des récits des Banî Isrâ-îl (tradition juive), et ceci ne fait parti des paroles du prophète, et cela ne fait partie de ce qu’aurait entendu de lui Ibn ‘Abbâs » [Dans son livre At-Ta’liqât al-Bâziyyah ‘alâ Charh At-Tahâwiyyah page 605]

– Concernant le hadîth qui comporte les termes : « حتى يضع رب العزة فيها قدمه » ou selon une autre version : « حَتَّى يَضَعَ رِجْلَهُ  » :

  • An-Nadr Ibn Choumayl (122/204 h.) a dit :« Le sens de al-qadam ici, ce sont les mécréants dont Allâh ta’âlâ a su de toute éternité par Sa science, qu’ils seront parmi les gens de l’enfer » [Rapporté par Al-‘Ayni dans son charh sahîh Al-Boukhâri]
  • Le Chaykh Ibn Battâl Al-Mâliki a dit : « Il est valable d’utiliser le terme « qadam » [dans la langue arabe] au sujet de la partie corporelle (jârihah) et au sujet de ce qui n’est pas une partie corporelle, et il n’est pas valable d’attribuer à Allâh le « qadam » dans le sens de la partie corporelle (jârihah) [c’est-à-dire du pied], car le fait de Lui attribuer cela, impliquerait qu’Il soit un corps. […] Il est confirmé que le sens du « qadam » dans ce hadîth est une créature de parmi Ses créatures, dont Allâh a su de toute éternité que l’enfer sera remplit avec. An-Nadr Ibn Choumayl a dit : al-qadam ici, ce sont les mécréants dont Allâh a su de toute éternité par Sa science, qu’ils seront parmi les gens de l’enfer, et Allâh remplira l’enfer par eux» [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Al-Khattâbi a dit : « Concernant la mention de al-qadam ici, il se peut que le sens soit ceux que Allâh mettra en enfer » [Rapporté par Al-Bayhaqi dans Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « An-Nadr Ibn Choumayl a dit au sujet de la parole du prophète « حتى يضع الجبَّارُ فيها قدمَه » [qui signifie : jusqu’à ce que Al-Jabbâr -Allâh- y mette Son qadam] : c’est-à-dire ceux dont Allâh a su de toute éternité qu’ils seront parmi les gens de l’enfer ; Abou Soulaymân (Al-Khattâbi) a dit : certains ont interprété le terme « rijl » pareil à cela » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi a dit après avoir mentionné le hadîth : « Ce qu’il est un devoir de croire pour nous, c’est que l’Être de Allâh ne se divise pas, qu’Il n’est pas contenu dans un endroit et qu’Il n’est pas attribué du changement ni du déplacement. Aboû ‘Oubayd Al-Harawi rapporte d’après Al-Haçan Al-Basri qu’il a dit : al-qadam, ce sont ceux que Allâh ta’âlâ fera avancer de parmi les mauvaises créatures et qu’Il fera rester en enfer […] ; Al-Bayhaqi rapporte d’après An-Nadr Ibn Choumayl qu’il a dit : al-qadam ici, ce sont les mécréants dont Allâh a su de toute éternité qu’ils feront parti des gens de l’enfer ; Aboû Mansoûr Al-Azhari a dit : al-qadam ce sont ceux que Allâh mettra dans l’enfer pour l’éternité » [Dans son livre Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • Le Chaykh Ibnou l-Athîr a dit : « Le sens de al-qadam : les gens de l’enfer que Allâh ta’âlâ y fera parvenir » [Dans son livre An-Nihâyah fî Gharîbi l-Hadîth wa l-Athar]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit : « Nos savants, que Allâh leur fasse miséricorde, ont dit : le sens de « al-qadam » ici, c’est un groupe de gens que Allâh fera mettre en enfer, et certes Allâh a su de toute éternité par Sa science qu’ils seront parmi les gens de l’enfer, de même « ar-rijl » il s’agit d’un grand nombre de personnes et autres. On dit [dans la langue arabe] : j’ai vu un rijl de personnes et un rijl de criquets […] An-Nadr Ibn Choumayl a dit au sujet de la parole du prophète « حتى يضع الجبَّارُ فيها قدمَه » [qui signifie : jusqu’à ce que Al-Jabbâr -Allâh- y mette Son qadam] : c’est-à-dire ceux dont Allâh a su de toute éternité qu’ils seront parmi les gens de l’enfer » [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Zaynou d-Dîn Ibnou l-Mounayyir (m.695 h.) a dit : « Ceci est expliqué par le fait qu’Il y mettra l’une de Ses créatures » [Dans son livre Tafsîr Mouchkilât Ahâdith youchkilou dhâhirouhâ]
  • Le Loughawi Ibnou Mandhoûr a dit : « La parole du prophète dans un autre hadîth « حتى يضع فيها رب العزة قدمه  » [qui signifie : jusqu’à ce que Le Seigneur y mette Son qadam], ce qui est visé par al-qadam sont les gens que Allâh fera entrer en enfer de parmi les plus mauvaises de Ses créatures » [Dans son ouvrage Liçân Al-‘Arab]
  • Al-Qâdî Badrou d-Dîn Ibn Jamâ’ah a dit : « Sache, que le fait de prendre ce hadîth, ainsi que ceux qui sont similaires, selon le sens apparent est impossible au sujet de Allâh, du fait des preuves rationnelles et textuelles qui impliquent de le considérer faible ou alors de l’interpréter, et s’il n’est pas permis de le déclarer faible en raison de l’accord sur son authenticité, alors il devient obligatoire de l’interpréter par un sens qui est digne de Allâh ta’âlâ. Quant au terme « al-qadam », Al-Haçan [Al-Basri] a dit : al-qadam ici, ce sont ceux dont Allâh a su de toute éternité par Sa science qu’ils sont les gens de l’enfer; et An-Nadr Ibn Choumayl a dit : ce sont ceux dont Allâh a prédestiné pour eux l’enfer, de parmi les pires de Ses créatures; et An-Nadr Ibn Choumayl a dit [aussi] : ce sont les mécréants; et Al-Azhari a dit : al-qadam ce sont ceux dont il a été confirmé qu’ils resteront en enfer, que Allâh nous en préserve […] et sache qu’il y a des savants qui ont affirmé que ce hadîth est faible, même si les deux Imâms l’ont rapporté » [Dans son livre Îdâhou d-Dalîl]
  • Le Hâfidh Al-Karmâni a dit : « Cela compte de parmi les moutachâbihât (textes équivoques)» [Rapporté par Al-‘Ayni dans son charh sahîh Al-Boukhâri]
  • Le Hâfidh Ibn Hajar a dit : « Le sens n’est pas le pied (haqiqah al-qadam)» Et il mentionne différentes interprétations. [Dans son charh sahîh Al-Boukhâri]

– An-Nadr Ibn Choumayl Ibn Kharachah Ibn Yazîd Al-Mâzini At-Tamîmi, Abou l-Haçan est né en 122 et il est décédé 204 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1240 ans. Il est un successeur des successeurs (tâbi’i t-tâbi’în).

  • An-Nawawi a dit de lui : «Il est un Imâm dans l’arabe et dans la langue » [Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât]
  • Al-‘Abbâs Ibn Mous’ab a dit le concernant : «Il est un Imâm dans l’arabe et dans le hadîth » [Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât]
  • Az-Zirikli a dit à son sujet : « Il est l’un des plus savants concernant la connaissance de l’histoire des arabes, des chaînes de transmissions du hadîth, et dans les sujets de la langue Arabe » [Al-A’lâm]

– Parmi les savants qui ont clairement nié le corps, les membres ou les organes au sujet de Allâh nous pouvons mentionner :

– Bien plus, les savants ont mentionné que le fait d’attribuer à Allâh le corps, les membres ou les organes est de la mécréance. Parmi eux :

– Ainsi les musulmans qu’ils fassent parti de la génération du Salaf ou du Khalaf ont été unanimes sur le fait que Allâh est exempt du corps, des membres et des organes. Ceci n’a jamais fait l’objet d’une divergence. Comment Ibn ‘Outhaymîn a t-il pu se permettre de contredire un fondement aussi manifeste de la croyance musulmane ?!

– De plus les wahhabites prétendent mensongèrement être sur la voie des pieux prédécesseurs, pourtant aucun savant du Salaf n’a tenu de propos similaire à ceux d’Ibn ‘Outhaymîn. Egalement les wahhabites se réclament mensongèrement de l’école de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal (رحمه الله) alors qu’il est confirmé qu’il a nié le corps au sujet de Allâh et qu’il considérait mécréant ceux qui le Lui attribuaient.

– La croyance étant la base de la religion, nous appelons les victimes de la propagande wahhabite à délaisser leur corporalisme, à accepter la parole de Allâh : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -»,  et à rejoindre la voie des gens de la Sounnah de parmi les pieux prédécesseurs (As-Salafou s-Sâlih) et ceux qui leur ont succédé (Khalaf). Et qu’ils gardent en mémoire la parole de l’Imâm Al-Ghazâli qui a dit : « لا تصح العبادة إلا بعد معرفة المعبود » c’est-à-dire « L’adoration n’est valable qu’après avoir connu Celui Qui mérite d’être adoré» [rapporté par Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi dans son livre «Tafsîrou l-Asmâ-i wa s-Sifât»]. Comment quelqu’un qui prétend que ce qu’il adore a des pieds pourrait connaître Allâh ta’âlâ ?!

– D’autres leaders de la mouvance sectaire wahhabite ont également attribué à Allâh les pieds. Parmi eux, les responsables du comité permanent de la recherche scientifique et de la Fatwâ (instance wahhabite Saoudienne) composé de :

  • Ibn Bâz
  • ‘Abdou l-Lâh Ibn Ghoudayân
  • Sâlih Al-Fawzân
  • ‘Abdou l-‘Azîz Âl Chaykh
  • Bakr Aboû Zayd

Ils ont composé une Fatwâ dans laquelle ils ont dit : « Il est un devoir de confirmer ce que Allâh a confirmé à Son sujet … comme les deux pieds (qadamayn)… et autres de parmi ce qui est parvenu dans le Livre et la Sounnah… ceci est selon le sens véritable (haqîqî) et non selon un sens figuré (majâz)» [Dans le livre intitulé Fatâwâ li l-Jannati d-Dâ-imati li l-Bouhoûthi l-‘ilmiyyati wa l-Iftâ tome 2 page 376, deuxième recueil, première édition : Ar-Ri-âçatou l-‘Âmmah li l-Bouhoûthi l-Ilmiyyah]

– Retrouvez d’autres mises en garde contre les groupes égarés : ici.

– A voir également :

Le Moufassir Al-Khâzin interprète le terme wajh dans Soûrat Al-Qasas/88

Sujet : Le terme “wajh” au sujet de Allâh ne signifie pas le visage.

tafsir al khazin  tafsir al khazin wajh sourat al qasas

Dans son tafsîr intitulé « Loubâbou t-Ta-wîl fî ma’âni t-Tanzîl », lors de l’explication du verset 88 de Soûrat Al-Qasas, le Moufassir Al-Khâzin a dit :

« {كل شيء هالك } أي فانٍ { إلا وجهه } أي إلا هو والوجه يعبر به عن الذات وقيل معناه إلا ما أريد به وجهه لأن عمل كل شيء أريد به غير الله فهو هالك »

« [La parole de Allâh] : {koullou chay-in hâlikoun} c’est-à-dire [toute chose] disparaitra {illâ Wajhah} c’est-à-dire sauf Lui (Allâh), et le terme wajh est employé pour désigner l’être, et il a été dit que son sens est : sauf ce par quoi l’on recherche l’agrément de Allâh, car toute chose par laquelle on a recherché autre que l’agrément de Allâh sera anéantit »

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Moufassir (spécialiste de la science du tafsîr) ‘Ali Ibn Mouhammad Ibn Ibrâhîm Ach-Chayhi ‘Alâ-ou d-Dîn connu sous le nom d’Al-Khâzin est né en 678 et il est décédé en 741 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 700 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i.

  • Az-Zirikli a dit à son sujet : « C’est un savant dans le tafsîr (exégèse du Qour-ân) et le hadîth » [Al-A’lâm]

– Ici, le Chaykh Al-Khâzin mentionne plusieurs interprétations du mot « wajh » dans le verset 88 de Soûrat Al-Qasas. La première interprétation qu’il mentionne est que « wajh » signifie ici l’Être de Allâh, c’est-à-dire Allâh lui-même. Cette interprétation a également été donnée par :

– Et la seconde interprétation est que ce qui est visé par « wajh » ici, est ce par quoi l’on recherche l’agrément de Allâh. Cette interprétation a également été donnée par :

– Tout ceci nous démontre que les savants du Salaf avaient quelquefois recourt à l’interprétation détaillée.

– Le mot « wajh » dans la langue arabe a plusieurs sens, et son sens premier est « visage » ou « face ». Mais ce n’est pas ce sens qui est retenu lorsqu’il est attribué à Allâh. Car Allâh n’est pas composé de partie, Il n’est pas un corps et Il n’a ni membre, ni organe.

  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « Son « wajh » n’est pas une image [un visage] » [Al-Asmâ-ou wa s-Sifât].
  • Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri a dit : « Allâh ta’âlâ dit : {Koullou chay-in hâlikoun illâ Wajhah} [ce qui signifie : « Tout disparaîtra sauf Son Wajh »], cela n’est pas dans le sens de l’organe (du visage) » [Dans son charh de « Ar-Riçâlatou l-Qouchayriyyah »].
  • L’Imâm Ach-Chahrastâni a dit que le fait de prendre le terme wajh, dans ce type de verset, selon le sens apparent, c’est-à-dire selon le sens du corps est la voie des moujassimah (corporalistes) [Dans son livre « Al-Milal wa n-Nihal »]. Et il dit également que certains savants ne traduisaient pas ce terme dans les autres langues pour éviter des mauvaises compréhensions, alors ils se contentaient de le citer en arabe [Dans son livre « Al-Milal wa n-Nihal »].
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a dit au sujet des versets équivoques (moutachâbihah) comme le verset {وَيَبْقَى وَجْهُ رَبِّكَ} « wa yabqâ wahjou rabbik » : « Le sens voulu n’est pas le sens apparent, du fait de l’impossibilité de l’attribuer à Allâh, Qui est totalement exempt de ce que disent les injustes et les mécréants » puis il explique les deux voies valables concernant ce type de verset. [Al-Minhajou l-Qawîm].

– Le grand savant du Salaf, l’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله) a dit :  « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures » [‘Aqîdah At-Tahâwiyyah].

– De nombreux autres savants ont interprété le mot « wajh » en fonction du contexte du verset. [Consultez des paroles de savants : ici].

– Retrouvez aussi l’article : “Al-Albâni (wahhabite) déclare indirectement mécréant l’Imâm Al-Boukhâri pour son interprétation du terme wajh par moulk” : ici.

Ibn Taymiyah se base sur la bible pour justifier sa croyance

Sujet : Ibn Taymiyah prend comme référence l’Évangile falsifié.

charh hadith nuzul ibn taymiyya mujassim  Ibn taymiyya Evangile falsifié - père au cieux

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans son livre « Charh hadîth an-Nouzoûl » (Page 217 de l’édition Saoudienne Dârou l-‘Âsimah, vérifiée et annotée par le Wahhabite Mouhammad Ibn ‘Abdi r-Rahmân Al-Khamîs) Ibn Taymiyah le moujassim a dit :

« وفى الإنجيل: » أن المسيح – عليه السلام – قال:  » لا تحلفوا بالسماء؛ فإنها كرسي الله « . وقال للحواريين:  » إن أنتم غفرتم للناس؛ فإن أباكم الذي في السماء يغفر لكم كلكم، انظروا إلى طير السماء، فإنهن لا يزرعن،ولا يحصدن، ولا يجمعن في الأهواء، وأبوكم الذي في السماء هو الذي يرزقهم، أفلستم افضل منهن « . ومثل هذا من الشواهد كثير يطول به الكتاب » »

« Dans l’Evangile : Le Maçîh [‘Îçâ] – ‘alayhi s-salâm – a dit : « Ne jurez point par le ciel, il s’agit certes du koursiyy de Dieu ». Et il a dit aux apôtres : « Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, alors votre père qui est aux cieux vous pardonnera à tous ; Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre père qui est aux cieux les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux? » Et il y a de nombreuses preuves semblables dans le livre [l’Évangile] »

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ثم قال محقق الكتاب محمد الخميس الوهابي : « في « مختلف الحديث » : في الإنجيل الصحيح »

Après cela le vérificateur du livre, Mouhammad Al-Khamîs a dit : « Dans « Moukhtalif al-Hadîth » : Dans l’Évangile authentique »

Informations utiles :

– Abou l-’Abbâs Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est à l’origine d’une grande discorde dans le monde musulman. Nombreux sont les savants de l’Islâm qui ont mis en garde contre lui et ont dénoncé ses multiples égarements. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis). Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibn Taymiyah sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com.

– Ici, Ibn Taymiyah tente de justifier sa mauvaise croyance en s’appuyant sur trois passages de la bible, qu’il présente comme étant l’Évangile et la parole du prophète ‘Îçâ (عليه السلام). Il s’agit des chapitres de la bible : (Matthieu 5 : 34) ; (Matthieu 6 : 14) (Matthieu 6 : 26). Dans ces passages, il y a le fait d’accuser le prophète ‘Îçâ (عليه السلام) d’appeler Allâh « père » et de considérer qu’Il habiterait les cieux.

– Ces propos d’Ibn Taymiyah sont présent dans plusieurs de ses ouvrages tels que :

  • Majmoû’ Fatâwâ ;
  • Charh Hadith An-Nouzoûl ;
  • Kitâb Al-Asmâ wa s-Sifât ;

– Sachez que nous devons croire en Al-Injîl (l’Évangile authentique) qui est un livre qui a été révélé au prophète ‘Îçâ (عليه السلام). Mais les copies qui sont maintenant sur Terre sont des copies falsifiées. A l’époque du prophète Mouhammad (صلى الله عليه وسلم), l’Évangile était déjà falsifié. Le simple fait que Allâh y est appelé « un père » aurait dû suffire pour montrer qu’il n’est pas permis de prendre cette phrase comme preuve. Le Qour-ân est le seul livre révélé qui nous soit parvenu intact. Dedans, il y est mentionné : {لم يلد و لم يولد} [ce qui signifie] : « Allâh n’engendre pas, et Il n’est pas engendré » [Soûrat Al-Ikhlâs].

– Il y a également dans le fait d’attribuer au prophète ‘Îçâ (عليه السلام) d’appeler Allâh « notre père » un mensonge manifeste et un égarement évident. En effet, tout les prophètes sont musulmans et ont appelé à la même croyance, la croyance de l’Islâm. Aucun prophète n’a jamais appelé Allâh « mon père », car les prophètes sont préservé de la mécréance. L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi a dit : « La mécréance est impossible par unanimité concernant les prophètes » [Dans son tafsîr].

– Egalement, il est parvenu dans le Hadîth Qoudsiyy :

«قَالَ اللَّهُ تَعَالَى: شَتَمَنِي ابْنُ ءَادَمَ وَلَمْ يَكُنْ لَهُ ذَلِكَ […] وَأَمَّا شَتْمُهُ إِيَّايَ فَقَوْلُهُ: اتَّخَذَ اللَّهُ وَلَدًا » 

[ce qui a pour sens : ] « Allâh ta’âlâ dit : Le fils de Âdam m’a insulté alors qu’il n’a pas à m’insulter […] quant à son insulte envers Moi, il s’agit de sa parole « Allâh a un fils» [Hadîth sahîh rapporté par Al-Boukhâri, Ahmad, An-Naçâ-i et As-Souyoûti]

– Ainsi, nous voyons qu’Ibn Taymiyah n’a aucun scrupule à se baser sur des textes falsifiés, opposés aux fondements du tawhîd, comportant de la mécréance explicite, l’attribution de la mécréance à un prophète et l’insulte envers Allâh pour tenter de justifier sa mauvaise croyance que Allâh habiterait le ciel.

– Sachez que la croyance qui fait l’objet de l’unanimité chez les musulmans est que Allâh existe sans endroit ni direction. En effet, Allâh existe de toute éternité et rien hormis Lui n’existe de toute éternité. Il est Le Créateur de toute chose, Il n’a pas besoin de Ses créatures, et rien n’est tel que Lui. D’ailleurs, les savants ont dit que le fait d’attribuer à Allâh l’endroit ou la direction est de la mécréance.

  • Allâh ta’âlâ a dit dans Son livre honoré {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -».
  • Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth Sahîh rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : « Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth nous indique qu’hormis Allâh, rien n’existe de toute éternité, ni terre, ni ciel, ni mer, ni endroit, ni corps, ni membre, ni organe, ni aucune autre créature quelle qu’elle soit.
  • Egalement le prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth Sahîh rapporté par Mouslim et autre : « أنت الظاهر فليس فوقك شىء وأنت الباطن فليس دونك شىء» [ce qui a pour sens : ] « Ô Allâh, Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en dessous de Toi ». L’Imâm Al-Bayhaqi a commenté ce hadîth en disant : « Puisque rien n’est au-dessus de Lui et rien n’est en dessous de Lui, Il n’est donc pas dans un endroit » [Dans son livre “Al-Asmâ-ou wa s-Sifât”].

– Malgré tout cela, le Wahhabite Mouhammad Ibn ‘Abdi r-Rahmân Al-Khamîs, mentionne en note de bas de page, les propos du moujassim Ibn Qoutaybah dans son livre Moukhtalif Al-Hadîth. Ce dernier à prétendu que ces propos qui sont faussement attribués au prophète ‘Îçâ (عليه السلام), et qui sont clairement contraire à l’Islâm proviendrait de l’Évangile authentique. Ainsi, selon lui, Allâh aurait révélé au prophète ‘Îçâ (عليه السلام) qu’Il serait un père habitant les cieux, et toujours selon lui, ‘Îçâ (عليه السلام) aurait propagé autour de lui ces paroles abjectes. Que Allâh nous éloigne d’une telle croyance !

– Sachez aussi qu’Ibn Taymiyah s’est également appuyé sur la croyance de Pharaon, le grand mécréant, pour tenter de justifier sa mauvaise croyance.

  • Dans le livre « At-Tawfîq ar-Rabbânî fî raddi ‘alâ Ibni Taymiyyah al-Harrâni » [qui est un livre de mise en garde contre les égarements d’Ibnou Taymiyah] composé par un groupe de savants, il est dit : « Ibn Taymiyah a confirmé la direction à Allâh ta’âlâ en suivant en cela ses prédécesseurs corporalistes (moujassimah) en se basant sur la parole de Allâh ta’âlâ, mentionnant les dires de Pharaon [sens en français] : « Ô Hâmân bâtis pour moi une tour : peut-être atteindrai-je les voies, les voies des cieux, et apercevrai-je le Dieu de Moûçâ, mais je pense que celui-ci est menteur » Cela a été rapporté de lui (Ibn Taymiyah) par son contemporain le Hâfidh Ahmad Ibn Yahyâ Al-Kilâbi dans sa riçâlah » [Retrouvez l’article : ici].

– Pour en savoir plus, consultez les articles suivant :

– De très nombreux savants de l’Islâm ont mis en garde contre les déviations d’Ibn Taymiyah, parmi eux : 

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête» [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwa Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « De nombreux savants ont déclaré mécréant Ibn Taymiyah ». [Dans sa Hâchiyah de Charhou l-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr tome 2 p.362]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égaré Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyîm »[Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (corporalisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi, en bas de page de son livre en réplique à Al-Albâni (wahhabite) a dit : « Il a été rapporté de ‘Abdou l-Lâh ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi que celui qui qualifie Ibn Taymiyah de « chaykhou l-Islâm » alors par ce propos là il devient mécréant. Ce qu’il veut dire, c’est le fait de dire cela tout en ayant connaissance de ses paroles de mécréance et sa croyance d’égaré, et que malgré cela il le qualifie par ce terme ».
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti. […] Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]
  • Retrouvez ici une liste non exhaustive : Les savants ayant répliqué à Ibn Taymiyah.

– Articles à consulter sur notre site :

– Les paroles d’Ibn Taymiyah qui dérangent les wahhabites :

Al-Fatâwâ al-Hindiyyah : Il est permis aux femmes de visiter les tombes

Sujet : Jugement de la visite des tombes pour les femmes.

Livre Al-Fatâwâ Al-Hindiyyah   jugement de la visite des tombes et des cimetières pour les femmes (al fatâwâ al hindiyyah)

Dans le livre « Al-Fatâwâ Al-Hindiyyah » (Tome 5 page 429 de cette édition) composé par Chaykh Nidhâm Ad-Dîn Al-Bourhânboûri et un groupe de 500 savants, il est mentionné dans le chapitre relatif à la visite des tombes et la récitation du Qour-ân dans le cimetière :

« واختلف المشايخ رحمهم اللّه تعالى في زيارة القبور للنّساء قال شمس الأئمّة السّرخسيّ رحمه اللّه تعالى الأصحّ أنّه لا بأس بها وفي التّهذيب يستحبّ زيارة القبور »

« Les Mâchaykh, que Allâh ta’âlâ leur fasse miséricorde, ont divergé concernant la visite des tombes pour les femmes ; le soleil des Imâms As-Sarakhsi, que Allâh ta’âlâ lui fasse miséricorde, a dit : le plus sûr (asah-h) est qu’il n’y a pas de mal en cela, et dans [le livre] At-Tahdhîb est indiqué qu’il est fortement recommandé (moustahabb) de visiter les tombes »

Informations utiles :

– L’ouvrage «Al-Fatâwâ Al-Hindiyyah» est un recueil de fatwâ de savants Hanafites principalement du sous-contient Indien (Inde, Pakistan, Bangladesh…), mais aussi d’Irak et du Hijâz (la région qui comprend La Mecque et Médine) qui regroupe presque tous les avis de l’école Hanafite et qui est une référence jusqu’à nos jours concernant les jugements de l’école. Il a été écrit il y a plus de 300 ans.

– Il a été dit que 500 savants du sous-continent Indien, d’Irak et du Hijâz ont travaillé à ce recueil (chaque groupe de savants d’une région était en charge d’un chapitre), et qu’ils n’écrivaient une fatwâ que lorsque personne ne la contestait.

– Le titre original de ce recueil c’est Fatâwâ al-‘Âlamgîriyyah, en perse, du nom du Sultan Aboû Moudhaffar Mouhyi d-Dîn Mouhammad Aurangzeb ‘Âlamgîr (décédé en 1118 H.) qui avait facilité aux savants hanafites la compilation de ces fatwâ. Elles ont très vite été surnommées “al-Fatâwâ al-Hindiyyah” en arabe.

– Le Chaykh Nidhâm Ad-Dîn Al-Bourhânboûri Al-Hindi Al-Hanafi était en charge de compiler les différentes Fatwâ au sein d’un ouvrage.

  • ‘Abdou l-Hayy Al-Haçani a dit de lui : « Le Chaykh, le savant (‘âlim), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), […] l’un des plus grands savants et faqîh Hanafite réputés». [Nouzhatou l-Khawâtir]

– Ici, il est mentionné que le Chaykh As-Sarakhsi Al-Hanafi a considéré permise la visite des tombes pour les femmes selon l’avis le plus sûr, et qu’il est d’ailleurs mentionné dans le livre At-Tahdhîb le caractère fortement recommandé (moustahabb) de la visite des tombes.

– Cet avis de l’Imâm As-Sarakhsi est confirmé dans l’un de ses propres livres dans lequel il a dit : « Le plus sûr (asah-h), selon nous [c’est-à-dire selon notre école] est que la permission [de visiter les tombes] est confirmée pour les hommes et pour les femmes » [Dans son livre Al-Mabsoût fi l-Fiqhi l-Hanafi].

– L’Imâm, le Chaykh Mouhammad Ibn Ahmad Ibn Abî Sahl As-Sarakhsi Al-Hanafi est décédé en 490 de l’Hégire (رحمه الله)  c’est-à-dire il y a plus de 950 ans. Il était surnommé « Chamsou-l A-immah » c’est-à-dire le soleil des Imâms. Il est une référence dans l’école Hanafite.

– Concernant le hadîth « لعن رسول الله زوارات القبور » [qui a pour sens : ] « Le Messager de Allâh a maudit celles qui visitent les tombes » et les hadîth similaires, le Hâfidh Al-Hâkim a dit : « Ces hadîth qui sont rapporté au sujet de l’interdiction de visiter les tombes ont été abrogés (mançoûkh). Et leur abrogeant (nâçikh) est le hadîth de ‘Alqâmah Ibn Mourthid d’après Soulaymân Ibn Bouraydah, d’après son père qui a dit que le prophète a dit : « كنت قد نهيتكم عن زيارة القبور ألا فزوروها » [qui a pour sens : ] « Je vous avais certes interdit de visiter les tombes, mais à présent visitez-les »». [Dans son livre Al-Moustadrak]

  • L’Imâm Ahmad Al-Qourtoubi (m.656 h.) a dit : «La parole du prophète « فزوروها » [qui a pour sens : ] « à présent visitez-les » abroge l’interdiction qui avait eu lieu précédemment » [Dans son livre Al-Moufhim]

– Ce hadîth qui comprend les termes [dans le sens : ] «Je vous avais certes interdit de visiter les tombes, mais à présent visitez-les» a été rapporté par de nombreux savants du hadîth en des termes différents. Parmi eux :

  • L’Imâm Mouslim ;
  • L’Imâm At-Tirmidhi ;
  • L’Imâm Ibnou Mâjah ;
  • L’Imâm An-Naçâ-i ;
  • L’Imâm Ibnou Abî Chaybah ;
  • L’Imâm Aboû Dâwoûd ;
  • L’Imâm Al-Hâkim ;
  • L’Imâm Ahmad ;
  • Et d’autres.

– Egalement, concernant le hadîth « لعن رسول الله زوارات القبور » [qui a pour sens : ] « Le Messager de Allâh a maudit celles qui visitent les tombes » :

  • L’Imâm At-Tirmidhi a dit : « Certains savants ont dit que ceci était avant que le prophète autorise la visite des tombes, et lorsque le prophète a donné l’autorisation, cela concerne les hommes et les femmes » [Dans son Jâmi’]
  • Le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd Al-Mâliki a dit : « Le sens de ce hadîth, selon les gens de science, est que cela était avant que le prophète en donne l’autorisation, et lorsque l’autorisation [de visiter les tombes] a été donnée, cela a concerné les femmes tout comme les hommes » [Dans son livre Al-Bayân wa t-Tahsîl]
  • L’Imâm Ahmad Al-Qourtoubi (m.656 h.) a dit : « Ce la’n (malédiction) ne concerne que celles qui multiplient avec abondance les visites, tout comme en informe la structure de ce terme dans la balâghah, et il se peut que la raison de cela est le fait qu’elle (c’est-à-dire celle qui multiplie avec abondance les visites) ne va pas s’acquitter de son devoir envers son mari, et ce qui provient d’elles comme cris et ce qui est similaire, ainsi si la visite a lieu sans ces choses là, il n’y a rien qui s’oppose à sa permission, car l’homme tout comme la femme à besoin de se rappeler la mort». [Rapporté par le Hâfidh Ibnou Hajar dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Alî Al-Qârî Al-Hanafi a dit : « Il se peut que le sens soit : Celles qui multiplient les visites avec abondance.» [Dans son livre Mirqâtou l-Mafâtîh]

– Egalement, le Hâfidh Al-Hâkim rapporte d’après Soulaymân Ibn Dâwoûd, d’après Ja’far Ibn Mouhammad, d’après son père, d’après ‘Ali Ibn Al-Houçayn, d’après son père : « Fâtimah, la fille du prophète, visitait la tombe de son grand oncle paternel Hamzah tout les vendredi, et elle priait et pleurait auprès de sa tombe ». [Dans son livre Al-Moustadrak]

– Al-Hâkim et Al-Bayhaqi rapportent qu’Ibnou Abî Malîkah a vu ‘Â-ichah (رضي الله عنها) visiter la tombe de son frère ‘Abdou r-Rahmân, alors il lui a dit : « Le Messager de Allâh (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) n’a t-il pas interdit de visiter les tombes ? », alors elle répondit : « Oui, il l’avait interdit, puis il a incité à les visiter ».

  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni (m.852 h.) a dit : « Parmi ceux qui ont considéré qu’il est permis de manière générale, pour les hommes et pour les femmes, de visiter les tombes, il y a ‘Â-ichah (رضي الله عنها)» [Dans son commentaire du sahîh Al-Boukhâri]

– De même, il est rapporté de ‘Â-ichah (رضي الله عنها) qu’elle a dit : « Qu’est-ce que je peux dire [lors de la visite des tombes], Ô Messager de Allâh » ? Alors le prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) lui a répondu [ce qui a pour sens : ] «Tu dis : Que le Salâm soit sur les habitants des demeures (c’est-à-dire les tombes) de parmi les croyants, les musulmans. Que Allâh fasse miséricorde à ceux qui nous ont précédé [dans la mort] et ceux qui vont nous y succéder, et nous allons certes, si Allâh le veux, vous rencontrer» [Rapporté par Mouslim dans son Sahîh]. Dans ce hadîth, le prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) a enseigné à ‘Â-ichah (رضي الله عنها) une invocation à dire lorsqu’elle visite les tombes. Ce hadîth est donc une preuve sur le fait que la visite des tombes pour les femmes n’est pas interdite dans l’absolue, sinon le prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) l’aurait interdit à ‘Â-ichah et il ne lui aurait pas transmis d’invocation pour cela.

  • L’Imâm An-Nawawi a commenté ce hadîth en disant : « Il y a en cela une preuve pour ceux qui ont rendu licite la visite des tombes pour les femmes » [Dans son commentaire du sahîh Mouslim]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit concernant ce hadîth : « Le prendre comme preuve [en faveur de la visite des tombes pour les femmes] est valable » [Dans livre Chifâ-ou s-Saqâm]

– Egalement, le compagnon Anas Ibn Mâlik a dit : «Le prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) marchait vers une femme qui était auprès d’une tombe et qui pleurait, alors il lui a dit [ce qui a pour sens : ] « Fait preuve de crainte à l’égard de Allâh et patiente ».» [Rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim]

  • L’Imâm Al-Bayhaqi a commenté ce hadîth en disant : «Il n’y a pas dans ce hadîth le fait que le prophète aurait interdit à cette femme de sortir de chez elle pour se rendre dans le cimetière, et il y a dans ce hadîth ce qui renforce ce que nous rapportons de ‘Â-ichah (رضي الله عنها)» [Dans ses Sounan]. Le sens de la parole de Al-Bayhaqi est que si cela aurait été interdit alors le prophète le lui aurait interdit.
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit concernant ce hadîth : « Le prophète ne lui a pas interdit de visiter les tombes. Prendre cela comme preuve [en faveur de la visite des tombes pour les femmes] est valable » [Dans son livre Chifâ-ou s-Saqâm]
  • Le Chaykh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni a dit : « Il y a dans ce hadîth la permission de la visite des tombes dans l’absolue, que celui qui visite soit un homme ou une femme » [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • Dans une fatwâ provenant de Darou l-Iftâ Al-Misriyyah, il est dit au sujet de ce hadîth : « Ce qui constitue une preuve dans ce hadîth c’est que le prophète (صلى الله عليه وآله وسلم) l’a exhorté à faire preuve de patience et ne lui a pas interdit de visiter les tombes » [Fatwâ du 07 juillet 2014 sous le numéro 2770]

– De nombreux autres savants des quatre écoles et instances sunnites ont confirmé le caractère permis de la visite des tombes pour la femme. Parmi eux :

  • Le Chaykh Ibnou Qoudâmah Al-Maqdiçi Al-Hambali a dit : « Il est fortement recommandé (moustahabb) pour les hommes de visiter les tombes ; mais est-ce que cela est déconseillé pour les femmes ? Il y a à ce sujet deux avis rapporté de l’Imâm Ahmad [c’est-à-dire deux avis disant que cela est permis : l’un avec le caractère déconseillé et l’autre sans le caractère déconseillé] » [Dans son livre Al-Mouqni’]
  • L’Imâm Ahmad Al-Qourtoubi (m.656 h.) a dit : « Ce qui est sahîh c’est que l’interdiction de visiter les tombes a été abrogé pour les hommes et pour les femmes ». [Dans son livre Al-Moufhim]
  • L’Imâm An-Nawawi (m.676 h.) a dit : « Parmi ce qui indique que la visite des femmes n’est pas interdite, il y a le hadîth de Anas  (رضي الله عنه) dans lequel le prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) marchait vers une femme qui était auprès d’une tombe et qui pleurait, alors il lui a dit [ce qui a pour sens : ] « Fait preuve de crainte à l’égard de Allâh et patiente », la preuve se trouve dans le fait que le prophète ne lui a pas interdit la visite des tombes ;  et le hadîth où ‘Â-ichah (رضي الله عنها) a dit : « Qu’est-ce que je peux dire [lors de la visite des tombes], Ô Messager de Allâh » ? Alors le prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) lui a répondu [ce qui a pour sens : ] «Tu dis : Que le Salâm soit sur les habitants des demeures (c’est-à-dire les tombes) de parmi les croyants, les musulmans. Que Allâh fasse miséricorde à ceux qui nous ont précédé [dans la mort] et ceux qui vont nous y succéder, et nous allons certes, si Allâh le veux, vous rencontrer» [Dans son livre Al-Majmoû’]
  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni (m.852 h.) a dit : « Il y a eu divergence concernant [la visite des tombes par] les femmes ; Il a été dit qu’elle rentre dans la généralité au sujet de la permission [dans le hadîth qui comprend les termes qui signifie : « à présent visitez-les« ], et ceci est la parole de la majorité des savants ». [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Ibnou Noujaym Al-Hanafi (m.970 h.) a dit : « Le plus sûr (asah-h), c’est que la permission [de visiter les tombes] est confirmée pour les hommes et pour les femmes » [Dans son livre Al-Mabsoût fi l-Fiqhi l-HanafiAl-Bahrou r-Ra-îq].
  • Le Chaykh Ach-Chourounboulâli Al-Hanafi (m. 1069 h.) a dit : « Il est recommandé de visiter les tombes pour les hommes et pour les femmes selon l’avis le plus sûr, et il est fortement recommandé (moustahabb) d’y réciter Soûrat Yâçîn». [Noûrou l-Îdâh]
  • Le Chaykh At-Tahtâwi Al-Hanafi (m.1231 h.) a dit : « Le plus sûr (asah-h), c’est que la permission [de visiter les tombes] est confirmée pour les hommes et pour les femmes , car Sayyidah Fâtimah (رضي الله تعالى عنها) visitait la tombe de Hamzah (رضي الله عنه) chaque vendredi et ‘Â-ichah (رضي الله تعالى عنها) visitait la tombe de son frère ‘Abdou r-Rahmân à La Mecque» [Dans sa Hâchiyah du livre Marâqî Al-Falâh]
  • Le Chaykh Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi (m.1252 h.) a dit : « Le plus authentique (asah-h) dans notre école (madh-hab), et il s’agit de la parole d’Al-Kalkhi et d’autres, est que la permission de la visite des tombes est confirmée pour les hommes et pour les femmes » [Dans son livre Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr]
  • Dans une Fatwâ publié en date du 27 septembre 2018 sur le site du centre de Fatwâ d’Al-Azhar, il est dit : « Il est permis pour les femmes de visiter les tombes sans que cela soit déconseillé».
  • Dans une autre Fatwâ publié en date du 15 mars 2019 sur le site du centre de Fatwâ d’Al-Azhar, il est dit : « Il est permis pour la femme de visiter les tombes, cela comme exhortation et pour faire des invocations pour les défunts (musulmans)».
  • L’instance religieuse Egyptienne Darou l-Iftâ Al-Misriyyah a émis une Fatwâ en date du 07 juillet 2014 sous le numéro 2770 indiquant le caractère permis pour la femme de visiter les tombes.
  • L’instance religieuse Australienne Dâr Al-Fatwâ (al-Majliss al-Islâmî Al-A’lâ) a publié une Fatwâ dans laquelle il est dit : « Quant aux femmes, il leur est permis la visite des tombes, mais les savants ont divergé : est-ce qu’il y a en cela une récompense pour elle ou non ?» [Sur leur site internet : Darulfatwa.org.au].

– Quant à ceux qui ont considéré que la visite des tombes pour les femmes est makroûh, ils ont excepté de ce jugement la visite de la tombe du prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) :

  • Le Chaykh Al-Khatîb Ach-Chirbîni Ach-Châfi’i, après avoir évoqué l’avis du déconseillé, a dit : « Cet avis (du déconseillé pour les femmes) est pour ce qui est autre que la tombe du Maître des envoyés (sayyidou l-Mourçalîn -à savoir le prophète Mouhammad-), car le fait de le visiter compte de parmi les actes par lesquels on se rapproche le plus de l’agrément de Allâh, que ce soit pour les hommes ou pour les femmes » [Dans son livre Moughni l-Mouhtâj]
  • Le Chaykh Al-Bouhoûti Al-Hambali, après avoir évoqué l’avis du déconseillé, a dit : « Sauf la visite des femmes pour la tombe du prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ), ainsi que de Aboû Bakr et ‘Oumar, cela est recommandé (sounnah) tout comme c’est également le cas pour les hommes » [Dans son livre Charh Mountaha l-Irâdât]
  • Le Chaykh Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi a dit : « L’auteur de Charh Al-Loubab a dit : est-ce qu’il est fortement recommandé (moustahabb) de visiter la tombe du prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) pour les femmes ? Ce qui est confirmé (sahîh) c’est que oui, sans que cela soit déconseillé, en respectant les conditions qu’ont mentionné certains savants. » [Dans son livre Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr]
  • Le Chaykh Ahmad Al-Qalyoûbi Ach-Châfi’i a dit :  « Oui, il est recommandé (mandoûb) pour les femmes tout comme pour les hommes de visiter la tombe du prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ), car cela compte de parmi les actes par lesquels on se rapproche le plus de l’agrément de Allâh. Et il en est de même pour les tombes des autres prophètes et des saints (awliyâ), tout comme l’a dit Ar-Ramli » [Dans sa Hâchiyah du commentaire de Minhâj at-Tâlibîn]

L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni confirme que le châtiment d’Aboû Lahab n’est pas allégé

Sujet : Le châtiment d’Aboû Lahab n’est pas allégé.

fath al bari sahih al bukhari - ibn hajar   ibn hajar - châtiment Aboû lahab n'est pas allégé

Dans son commentaire du Sahîh de Al-Boukhâri «Fath Al-Bârî » (tome 9 page 145 de cette édition), l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a évoqué le récit de celui qui a rêvé que le châtiment de Aboû Lahab serait allégé, il a dit  :

« لكنَّه مُخالف لظاهر القُرآن؛ قال الله تعالى: {وَقَدِمْنَا إِلَىٰ مَا عَمِلُوا مِنْ عَمَلٍ فَجَعَلْنَاهُ هَبَاءً مَّنثُورًا} [الفُرقان/23]، وأُجيب أوَّلًا بأنَّ الخبر مُرسل أرسله عُروة ولم يذكر مَن حدَّثه به وعلى تقدير أنْ يكون موصولًا فالَّذي في الخبر رُؤيا منام فلا حُجَّة فيه ولعلَّ الَّذي رآها لم يكن إذ ذاك أسلم بعدُ فلا يُحتجُّ به »

 ثم قال «وأما عياض فقال : انعقد الإجماع على أنَّ الكُفَّار لا تنفعهم أعمالهم، ولا يُثابون عليها بنعيم ولا تخفيف عذاب، و ان كان بعضهم أشدُّ عذابًا مِن بعض » 

« Ceci est en contradiction avec ce qui est apparent dans le Qour-ân, Allâh ta’âlâ dit : { وَقَدِمْنَا إِلَىٰ مَا عَمِلُوا مِنْ عَمَلٍ فَجَعَلْنَاهُ هَبَاءً مَّنثُورًا } [ce qui a pour sens : «  Nous ferons échouer (le jour du jugement) les bonnes œuvres qu’ils (c’est-à-dire les mécréants) ont accomplies en les privant de leur rétribution. Nous les réduirons en poussière disséminée. »]  Et je réponds à cela par le fait que, premièrement, ce récit est mourçal (mentionné sans chaîne de transmission complète), ‘Ourwah l’a cité sans mentionner qui l’a lui a rapporté. Et même dans l’hypothèse où il aurait une chaîne de transmission ininterrompue, le contenu de ce récit est une vision dans le rêve [d’autre qu’un prophète], ainsi il n’y a aucune preuve dedans. Et, il se peut même que celui qui a fait ce rêve n’était, à ce moment là, pas encore entré en Islâm, ainsi on ne peut pas prendre cela comme un argument.»

Puis il a dit :  « Quant au Qâdî ‘Iyâd, il a dit : l‘Unanimité s’est constituée sur le fait que les mécréants ne tireront pas profit de leurs [bonnes] œuvres [dans l’au-delà], ils n’en obtiendrons aucune félicité, et aucune diminution du châtiment, cependant certains d’entre eux auront un châtiment plus dur que d’autres »

Informations utiles :

– Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 580 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est l’un des plus célèbres commentaires du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.

  • L’Imâm As-Souyoûti a dit de lui :  « Chaykhou l-Islâm, l’Imâm des houffâdh (spécialistes de la science du hadîth) de son temps, le Hâfidh (spécialiste du hadîth) des contrées Egyptienne mais il est aussi le Hâfidh de tout le bas-monde, le juge des juges » [Tabaqât Al-Houffâdh].
  • Le Hâfidh Ibn Nasrou d-Dîn Ad-Dimachqi Ach-Châfi’i a dit à son sujet : « Notre Maître (mawlanâ wa sayyidounâ), Chaykhou l-Islâm, le grand Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), celui qui supporte la sounnah, l’Imâm des Imams, le juge des juges de la oummah » [Al-Jawâhir].

– Ici, il explique que le récit de celui qui a vu, dans son rêve, Aboû Lahab avoir un châtiment allégé, n’est pas à prendre en considération pour plusieurs raisons :

  • Il ne s’agit que d’un rêve réalisé par autre qu’un prophète.
  • La chaîne de transmission de ce récit est incomplète.
  • Ce rêve vient en contradiction avec ce qui est parvenu dans la religion, que ce soit dans le Qour-ân, le hadîth et l’unanimité des musulmans (ijmâ’).

– En effet, il est mentionné dans le Qour-ân que le châtiment du mécréant n’est pas allégé.

  • Allâh ta’âlâ dit :

{وَالَّذِينَ كَفَرُوا لَهُمْ نَارُ جَهَنَّمَ لَا يُقْضَىٰ عَلَيْهِمْ فَيَمُوتُوا وَلَا يُخَفَّفُ عَنْهُم مِّنْ عَذَابِهَا ۚ كَذَٰلِكَ نَجْزِي كُلَّ كَفُورٍ}

ce qui a pour sens : « Les mécréants auront le feu de l’enfer comme rétribution, ils ne mourront pas de sorte à être soulagé, et ils ne seront pas allégé de leurs châtiments, c’est ainsi que Allâh rétribue chaque mécréant » [Soûrat Al-Fâtir / 36]

  • Et Allâh ta’âlâ dit :

{مَثَلُ الّذِينَ كَفَرُواْ بِرَبِّهِمْ أَعْمَالُهُمْ كَرَمَادٍ اشْتَدّتْ بِهِ الرِّيحُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ}

ce qui a pour sens : « Les œuvres de ceux qui ont mécru, sont telle de la cendre emportée par le vent, un jour de tempête » [Soûrat Ibrâhîm / 18].

  • Et Allâh ta’âlâ dit :

{وَرَحْمَتِي وَسِعَتْ كُلَّ شَيْءٍ فَسَأَكْتُبُهَا لِلَّذِينَ يَتَّقُونَ}

ce qui a pour sens : « Ma miséricorde concerne toute chose. Je la destine dans l’au-delà à ceux qui se gardent [de l’association et de la mécréance] » [Soûrat Al-A’râf / 156].

  • Et Allâh ta’âlâ dit :

{فَذُوقُوا فَلَنْ نَزِيدَكُمْ إِلا عَذَابًا}

ce qui a pour sens : « Et goûtez (le châtiment intense), Nous ne vous augmenterons en rien, si ce n’est en châtiment » [Soûrat An-Naba / 30]. Ibnou Abî Hâtim rapporte de Aboû Barzah Al-Aslami (que Allâh l’agrée) qu’il a dit : « Ce verset est le verset le plus le dur (achadd) dans le livre de Allâh au sujet des gens de l’enfer.»

– Egalement, il est parvenu dans le hadîth que le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« وَأَمَّا الْكَافِرُ فَيُطْعَمُ بِحَسَنَاتِهِ فِي الدُّنْيَا حَتَّى إِذَا أَفْضَى إِلَى الْآخِرَةِ لَمْ يَكُنْ لَهُ حَسَنَةٌ يُعْطَى بِهَا خَيْرًا »

Ce qui signifie : « Quant au mécréant il sera rétribué pour ses bonnes œuvres dans cette vie, mais dans l’au-delà il n’aura aucune récompense » [Rapporté par l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal dans son Mousnad].

– Quant à l’unanimité sur le fait que le châtiment du mécréant n’est pas allégé, elle a été rapporté par Al-Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki, tout comme cela a été mentionné précédemment.

– D’autres savants ont confirmé que la chaîne de transmission de ce récit est incomplète et également qu’on ne se base pas sur un rêve provenant d’autre qu’un prophète, pour établir des jugements religieux :

  • L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni a dit : «La voie des mouhaqqiqoûn (savants vérificateurs) est que le châtiment n’est pas allégé pour le mécréant en raison de ses bonnes actions dans le bas-monde, mais il peux en être rétribué durant sa vie dans le bas-monde. Al-Qâdî ‘Iyâd a dit : L’Unanimité s’est constituée sur le fait que les mécréants ne tireront pas profit de leurs [bonnes] œuvres [dans l’au-delà], ils n’en obtiendrons aucune félicité, et aucune diminution du châtiment, cependant certains d’entre eux auront un châtiment plus dur que d’autres en raison de leurs crimes. Al-Karmâni a dit : le mécréant ne tire aucun profit de ses bons actes. Ainsi ce rêve n’est pas une preuve […] la parole de ‘Ourwah : «Lorsqu’est mort Aboû Lahab, un membre de sa famille l’a vu en rêve…» jusqu’à la fin, ce récit est mourçal (mentionné sans chaîne de transmission complète), ‘Ourwah l’a cité sans mentionner qui la lui a rapporté. Et même dans l’hypothèse où il aurait une chaîne de transmission ininterrompue, le contenu de ce récit est une vision dans le rêve [d’autre qu’un prophète], ainsi il n’y a aucune preuve dedans. Et, il se peut même que celui qui a fait ce rêve n’était, à ce moment là, pas encore entré en Islâm, ainsi on ne peut pas prendre cela comme un argument.» [Dans son commentaire du sahîh de l’Imâm Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Al-Qastallâni a dit : « Ceci est en opposition avec ce qui est apparent de la parole de Allâh ta’âlâ dit : { وَقَدِمْنَا إِلَىٰ مَا عَمِلُوا مِنْ عَمَلٍ فَجَعَلْنَاهُ هَبَاءً مَّنثُورًا } [ce qui a pour sens : «  Nous ferons échouer (le jour du jugement) les bonnes œuvres qu’ils (c’est-à-dire les mécréants) ont accomplies en les privant de leur rétribution. Nous les réduirons en poussière disséminée. »] D’autant plus que ce récit est mourçal (mentionné sans chaîne de transmission complète), ‘Ourwah l’a cité sans mentionner qui la lui a rapporté. Et même dans l’hypothèse où il aurait une chaîne de transmission ininterrompue, nous ne l’aurions pas pris en considération du fait qu’il s’agit d’une vision dans le rêve [d’autre qu’un prophète], et on ne confirme pas par cela un jugement religieux. » [Dans son commentaire du sahîh de l’Imâm Al-Boukhâri].
  • L’Imâm Az-Zarkachi a dit : « Ce qui est confirmé (sahîh) c’est que le rêve [d’autre qu’un prophète] n’implique pas de jugement religieux et n’en fonde pas » [Al-Bahrou l-Mouhît fî Ousoûli l-fiqh].
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « De même, certains de nos compagnons et autres qu’eux, ont rapporté l’accord (ittifâq) sur le fait qu’on ne change pas ce qui est confirmé dans la loi, par rapport à un rêve» [Dans son commentaire du Sahîh de l’Imâm Mouslim].
  • Le Chaykh Jamîl Halîm Al-Houçayni a dit : « Ce récit n’est qu’un rêve qui provient d’autre qu’un prophète, ainsi cela ne nous permet pas d’en tirer un jugement religieux, et comment pourrait-on faire cela alors que cela nous amènerait à contredire des versets du Qour-ân… [puis il poursuit en mentionnant des versets indiquant que le châtiment du mécréant n’est pas allégé] » [Dans son livre Al-Kawkabou l-Mounîr bi Jawâzi l-Ihtifâli bi Mawlidi l-Hâdi l-Bachîr]
  • Il est parvenu dans une fatwâ de Darou l-Iftâ Al-Misriyyah : « Le rêve [d’autre qu’un prophète] n’est pas une preuve religieuse » [Fatwâ 3747 en date du 9 mars 2015].

– Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit concernant tout cela : « Il n’a pas été révélé une soûrat complète dans le Qour-ân pour blâmer une personne sauf pour Aboû Lahab. Alors comment pourrait-on prétendre que son châtiment serait allégé ?! Il est rapporté dans Al-Boukhâri que Al-‘Abbâs l’a vu dans le rêve et lui a dit : « Quel est ton état ? » et Aboû Lahab répondit « Dans le pire des états sauf qu’il m’est accordé tout les lundis telle quantité d’eau – et il a indiqué avec son pouce et son index la forme d’un petit rond – car j’ai affranchis Thouwaybah lorsque j’ai entendu la naissance du messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) ». Ceci n’est pas un hadîth du prophète, mais il s’agit seulement d’un rêve de Al-‘Abbâs, et ceci nous n’y croyons pas. Cette vision dans le rêve n’implique pas de jugement dans la loi de l’Islâm. Le messager n’a pas assisté au convoi funéraire de Aboû Lahab, il n’était pas présent à son enterrement, et il n’a pas fait d’invocation en sa faveur car il savait qu’il est mort sur la mécréance. Celui qui a pour croyance qu’actuellement dans la tombe il lui arrive un allègement de ses souffrances il ne sort pas de l’Islâm,  s’il ne considère pas cela comme étant opposé à la religion. Mais il n’est pas permis de dire que son châtiment sera allégé dans sa tombe. Quant à celui qui dit que son châtiment en enfer sera allégé, il devient mécréant car il aura démentit le verset :

{وَالَّذِينَ كَفَرُوا لَهُمْ نَارُ جَهَنَّمَ لَا يُقْضَىٰ عَلَيْهِمْ فَيَمُوتُوا وَلَا يُخَفَّفُ عَنْهُم مِّنْ عَذَابِهَا ۚ كَذَٰلِكَ نَجْزِي كُلَّ كَفُورٍ}

Qui signifie : « Les mécréants auront le feu de l’enfer comme rétribution, ils ne mourront pas de sorte à être soulagé, et ils ne seront pas allégé de leurs châtiments, c’est ainsi que Allâh rétribue chaque mécréant ».» [Rapporté de lui par Chaykh Jamîl Halîm Al-Houçayni dans son édition du livre Moukhtasar sîrati n-Nabiyy].

– Point important : Aboû Lahab ne s’est pas réjouit de la naissance du messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم), car d’une part il ne savait pas que son neveu allait devenir prophète, et lorsque le prophète (صلى الله عليه وسلم) a appelé à l’Islâm, Aboû Lahab s’est fermement opposé à lui. Aboû Lahab a donc affranchis Thouwaybah, non pas en tant que réjouissance de la naissance du messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم), mais pour la simple raison que son frère a eu un fils.

– Il convient également de se rappeler que les sources de la religion sont au nombre de quatre : Le Qour-ân, la Sounnah, l’Unanimité et le Qiyâs, tout comme l’ont mentionné les savants de l’Islâm. Et ce récit ne provient d’aucune de ces 4 sources, mais il a pour origine un simple rêve, qui n’est pas en conformité avec les sources religieuses. Alors ne vous laissez pas duper par le fait que ce récit est mentionné dans plusieurs ouvrages. Ce qui est a prendre en considération c’est la conformité avec les sources religieuses.

  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]