Al-Kawthari : Attribuer une direction à Allâh est du koufr selon les 4 Imams

Sujet : Croire que Allâh est dans une direction est de la mécréance

 

Dans son livre « Maqâlâtou l-Kawthari » (page 269 de cette édition), l’assistant du dernier Calife des musulmans, l’Imâm Al-Kawthari a dit :

« إن القول بإثبات الجهة له تعالى كفر عند الأئمة الأربعة هداة الأمة كما نقل عنهم العراقي على ما في شرح المشكاة لعلي القاري »

« Attribuer la direction à Allâh ta’âlâ est de la mécréance selon les quatre Imams, guides de la communauté, tout comme l’a rapporté d’eux Al-‘Irâqi comme cela est mentionné dans [le livre] « Charh Al-Michkâh » de ‘Ali Al-Qârî »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), le Chaykh Mouhammad Zâhid Al-Kawthari Al-Hanafi était l’assistant du dernier Calife des musulmans (le Califat a pris fin en 1924). Il était un grand savant Hanafite qui a même été appelé par certains le « Moujaddid » du siècle dernier (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion). Il est né en 1296 et il est décédé en 1371 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 70 ans.

  • Le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi  a dit de lui : « Al-‘Allâmah (l’illustre savant) scrupuleux, qui est très intelligent, le vérificateur, l’éminent enseignant  (al-Oustâdh al-Kabîr), le Chaykh Mouhammad Zâhid Al-Kawthari » [Al-Fourqân]

–  Ici, le Chaykh Al-Kawthari rapporte de Al-‘Irâqi et de Moullâ ‘Ali Al-Qârî que les fondateurs des quatre écoles de jurisprudence (madh-hab) sunnite : l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Mâlik, l’Imâm Ach-Châfi’i et l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, ont dit qu’attribuer la direction à Allâh est de la mécréance. Il y a ainsi unanimité des fondateurs des quatre écoles sur ce jugement.

– L’Imâm, le Moujtahid (jurisconsulte) Aboû Hanîfah An-Nou’mân Ibnou Thâbit, est l’un des savants du Salaf les plus réputés. Il est né en 80 et il est décédé en 150 de l’Hégire (رحمه الله). C’est-à-dire il y a plus de 1280 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Hanafite et il a eu l’honneur de rencontrer des compagnons du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم). Retrouvez sa biographie : ici.

– Cette déclaration de mécréance de l’Imâm Aboû Hanîfah à l’égard de ceux qui ont pour croyance que Allâh serait dans un endroit ou une direction, ou qu’Il serait un corps est également confirmée de lui par de nombreux savants tels que :

  • L’Imâm Abou l-Layth As-Samarqandi [Charh Al-Fiqh Al-Akbar],
  • Le Chaykh Ahmad Ar-Rifâ’i [Al-Bourhânou l-Mou-ayyad],
  • Chaykhou l-Islâm Ibnou ‘Abdi s-Salâm [Rapporté par Moullâ ‘Ali Al-Qârî],
  • L’Imâm Al-‘Irâqi [Rapporté par Moullâ ‘Ali Al-Qâri] et [Rapporté par Mahmoûd As-Soubki] et [Rapporté par Al-Kawthari]
  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad],
  • L’Imâm Al-Bayâdi Al-Hanafi [Ichâratou l-Marâm],
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [Al-Minhajou l-Qawîm],
  • Le Chaykh Al-Qarâfi [Rapporté par Al-Haytami] et [Fat-hou l-Ilâh fî Charhi l-Michkâh],
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri [Charh Al-Fiqh Al-Akbar] et [Mirqât al-Mafâtîh] et [Rapporté par Al-Kawthari]
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [It-hâfou l-Kâ-inât],
  • L’Imâm Al-Kawthari [Maqâlâtou l-Kawthari],
  • Et autres qu’eux.
  • Et l’Imâm At-Tahâwi dans son célèbre traité de croyance qu’il a présenté comme étant conforme à la voie de l’Imâm Aboû Hanîfah et de ses deux illustres élèves a dit : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant.» [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah].

– L’Imâm, le spécialiste de la science du Hadîth, le Moujtahid (jurisconsulte), Mâlik Ibnou Anas est l’un des plus grands savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un Salaf (C’est-à-dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1260 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Malikite. L’Imâm Ach-Châfi’i disait de lui « Lorsque les savants sont cités, Mâlik est comme une étoile »Consultez sa biographie : ici.

– Cette déclaration de mécréance de l’Imâm Mâlik à l’égard de ceux qui ont pour croyance que Allâh serait un corps, ou qu’Il serait dans un endroit ou une direction, ou qu’il serait assis sur le trône est également confirmée de lui par de nombreux savants tels que :

  • L’Imâm Al-‘Irâqi [Rapporté par Moullâ ‘Ali Al-Qâri] et [Rapporté par Mahmoûd As-Soubki] et [Rapporté par Al-Kawthari],
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri [Mirqât al-Mafâtîh] et [Rapporté par Al-Kawthari],
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami [Al-Minhajou l-Qawîm] et [Fat-hou l-Ilâh fî Charhi l-Michkâh],
  • L’Imâm Al-Kawthari [Maqâlâtou l-Kawthari],
  • et autres.
  • De plus, l’une des plus grandes références de l’école de l’Imâm Mâlik, le Qâdî  ‘Abdou l-Wahhâb Al-Mâliki (362 – 422 H.) confirme que le fait d’attribuer à Allâh l’endroit ou la direction est de la mécréance selon tous les gens de l’Islâm, c’est-à-dire par unanimité. [Charh ‘Aqîtadi Mâlik As-Saghîr].

– L’Imâm, le Moujtahid (jurisconsulte) Mouhammad Ibnou Idrîs Ach-Châfi’i est l’un des plus grands savants de notre communauté, c’est une référence incontournable pour tout musulman. C’est un salaf (C’est-à-dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 150 et il est décédé en 204 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1230 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Chafi’ite.

  • L’Imâm Abou l-Haçan As-Soulami a dit à son sujet : « Mouhammad Ibn Idrîs Ach-Châfi’i est le savant à la tête du second siècle [de l’Hégire] (c’est-à-dire le moujaddid – savant revivificateur)» [Rapporté par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir dans Tabyînou kadhibi l-Mouftari]

– Cette déclaration de mécréance de l’Imâm Ach-Châfi’i à l’égard de ceux qui ont pour croyance que Allâh serait un corps, ou qu’Il serait dans un endroit ou une direction, ou qu’il serait assis sur le trône est également confirmée de lui par de nombreux savants tels que :

– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), l’Imâm Aboû ‘Abdi l-Lâh Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal Ach-Chaybâni est né en 164 à Baghdâd et il est décédé en 241 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1190 ans. Il est l’Imâm de l’école Hanbalite, l’un des quatre Imams.

– La déclaration de mécréance de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal à l’égard de ceux qui ont pour croyance que Allâh serait dans un endroit ou une direction, ou qu’Il serait un corps est également confirmée de lui par :

– L’Imâm Ahmad Ibn Hanbal a dit : « Devient mécréant celui qui fait ressembler Allâh à Sa créature » [Rapporté par Ibn Hamdân Al-Hambali dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]

– L’Imâm, l’Illustre savant, le Mouhaddith (transmetteur du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî est un grand savant du madh-hab (école de jurisprudence) Hanafite, il est né en Afghanistan et il est décédé à La Mecque en 1014 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 430 ans. Il a écrit un commentaire du livre « Al-Fiqh Al-Akbar » de l’Imâm Aboû Hanîfah qui est très connu.

  • Ibn ‘Âbidîn Al-Hanafi a dit à son sujet : « Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Ali Al-Qârî, le dernier de ceux qui sont enracinés [dans la science] »[Raddou l-Mouhtâr]
  • Ibn ‘Âbidîn Al-Hanafi a dit également  à son sujet : « Le dernier des spécialistes de la récitation, des spécialistes du fiqh, des spécialistes de la science du hadîth, l’élite des authentificateurs et vérificateurs » [Majmou’atou Raçâ-il Ibn ‘Âbidîn]
  • Al-Mouhibbi a dit le concernant : « L’une des références de science, il était sans pareil à son époque » [Khoulâsatou l-Athar]
  • Az-Zirikli a dit de lui : « Il est un faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Hanafite, de parmi les références de science de son époque […] il a écrit de nombreux ouvrages »[Al-A’lâm]

– Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri déclarait également les moujassimah (anthropomorphistes) mécréants comme cela apparaît dans son Charh (commentaire) du livre « Al-Fiqh Al-Akbar » de l’Imâm Aboû Hanîfah.

– Dans plusieurs passages de ses ouvrages, l’Imâm Al-Kawthari a mis en garde contre le danger de la croyance des moujassimah (anthropomorphistes) et a dénoncé leur mécréance. Ainsi il a dit que le fait d’attribuer à Allâh l’endroit, la direction, le mouvement, le fait de bouger, la position assise, le fait de se lever, et les limites est de la mécréance par unanimité :

  • Le Chaykh Al-Kawthari a dit : « La mécréance de celui qui attribue le mouvement, la position assise et les limites à Allâh ta’âlâ est une chose au sujet de laquelle deux musulmans ne sont pas en désaccord. » [Maqâlâtou l-Kawthari]
  • Le Chaykh Al-Kawthari a dit au sujet de Ad-Dârimi (le moujassim) : « Ce qu’adore ce perdant se lève, s’assoit, et bouge ! Peut-être que ce Sijzi (originaire du Sijistan) a hérité cette croyance de ses voisins les adorateurs des vaches (les hindous), et celui qui croit cela au sujet du Seigneur des mondes, c’est un mécréant par accord [des savants]. Malheur à celui qui  suit des gens comme lui dans la prière ou dans le mariage ! » [Maqâlâtou l-Kawthari]
  • Le Chaykh Al-Kawthari a dit  : « Celui qui considère que Allâh soubhânah est dans un endroit, c’est un adorateur d’idole, et il quitte la communauté des musulmans [c’est-à-dire qu’il n’est plus musulman], tout comme cela a été rapporté par plus d’un des Imams des fondements de la religion. Allâh est exempt de telles calomnies. » [Maqâlâtou l-Kawthari]
  • Le Chaykh Al-Kawthari a dit  : « L’Imâm Aboû Mansoûr ‘Abdou l-Qâhir At-Tamîmi a dit dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât » d’après ce qu’a rapporté de lui [l’Imâm] At-Taqî As-Soubki […] : [L’Imâm] Al-Ach’ari et la plupart des savants spécialistes de la croyance (moutakallimîn) ont déclaré mécréant tout innovateur dont l’innovation constitue de la mécréance, ou dont l’innovation mène à la mécréance, comme ceux qui prétendent que ce qu’ils adorent aurait une image ou qu’il aurait une limite ou une fin ou qu’il lui serait possible le mouvement et l’immobilité. Et il n’y a aucun problème concernant celui qui déclare mécréant les karrâmiyyah corporalistes (moujassimah) du Khourâçân concernant leur propos lorsqu’ils disent que Allâh ta’âlâ serait un corps, qu’Il aurait une limite et une fin par le bas, qu’Il serait en contact avec Son trône et qu’Il serait sujet aux choses qui entrent en existence » [Maqâlâtou l-Kawthari]

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici .

Le Mouhaddith ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri dévoile Al-Albâni

Sujet : L’ignorance de Al-Albâni dans la science du hadîth

 

Dans son livre « Bayân Nakth an-Nâkith al-Mouta’addi » (page 17 de cette édition), le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri a dit au sujet du wahhabite Al-Albâni :

« فنجده -أي الألباني- يصحح ما هو موضوع، ويضعف ما هو صحيح، ويحكم بوقف ما هو مرفوع »

« Nous constatons que Al-Albâni juge authentique des hadîth inventés (mawdoû’), et il juge faible des hadîth qui sont authentiques, et il juge comme s’arrêtant aux compagnons (mawqoûf) des hadîth dont la chaîne de transmission remonte jusqu’au prophète (marfoû’)»

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) du Maghreb, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Ibnou Mouhammad As-Siddîq Al-Ghoumâri Al-Hassani est né en 1355 et il est décédé en 1418 de l’Hégire (رحمه الله) à Tanger (Maroc), c’est-à-dire il y a plus de 20 ans.

– Ici, le Mouhaddith ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri blâme Al-Albâni (wahhabite) et dénonce son incompétence ainsi que son manque de sérieux et de rigueur dans l’authentification des hadîth. Il affirme que Al-Albâni considère authentique des hadith qui sont pourtant faibles, et même inventés (mawdoû’), qu’il considère faible des hadîth qui sont pourtant authentiques et qu’il considère interrompu des hadîth dont la chaîne de transmission remonte pourtant jusqu’au prophète.

– Dans un autre passage de ce livre, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri blâme Al-Albâni (wahhabite) en disant : « Il (Al-Albâni) invente des règles (qawâ’id) selon ce qui lui apparaît et selon ce que veut sa compréhension. C’est pourquoi tu le vois, dans ses propos sur les hadîth, tantôt déclarer authentique (sahîh), tantôt faible (da’îf), tantôt confirmer, tantôt invalider, d’une manière qui se contredit lui-même, lorsque son opinion, sa polémique, sa controverse et son entêtement l’exigent. En effet, ses règles sont dispersées : elles ne suivent ni les gens du hadîth, ni les spécialistes des fondements, ni les spécialistes du fiqh. Son but, par cela, est d’échapper à tomber entre les mains de son adversaire ; pourtant, il est tombé dans des paroles aberrantes et faibles — et elles sont nombreuses… Au point que si quelqu’un les rassemblait, il en tirerait un livre utile pour se divertir lors d’un moment de repos après un travail pénible, qui pourrait servir de complément au livre “Akhbâr al-Humqâ wa al-Mughafalîn” d’Ibn al-Jawzî, que Allâh ta’âlâ lui fasse miséricorde. » [Bayân Nakth an-Nâkith al-Mouta’addi]

– Toujours dans le même ouvrage, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri a blâmé Al-Albâni (wahhabite) en disant : « Il apparaît donc clairement que al-Albâni n’a pas de connaissance en science des transmetteurs (ar-Rijâl) ni de profondeur dans la compréhension des propos des spécialistes de la critique (al-Jarh). » [Bayân Nakth an-Nâkith al-Mouta’addi]

– Mouhammad Nasr Al-Albâni est l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1333 H. (c’est-à-dire en 1914) à Shkodër (Albanie) et il est décédé en 1420 H. (c’est-à-dire en 1999) à Amman (Jordanie), il y a environ vingt ans. Les wahhabites lui ont octroyé le titre illusoire de « mouhaddith » alors qu’il n’a pas étudié la science du Hadîth auprès de chouyoûkh, mais qu’il s’est contenté de lire des livres. Les savants du hadîth furent nombreux à composer des ouvrages pour dénoncer son incompétence dans cette science. Ses écrits restent une source d’égarement que ce soit en termes de croyance, de fiqh (jurisprudence) ou autres, pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

  • L’Imâm, le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri Al-Haçani Al-Maghribi a dit à son sujet : « Al-Albâni l’innovateur (moubtadi’) ». [I’lâmou r-Râki’i s-Sâjid]
  • Le Mouhaddith Al-Harari a dit : « Al-Albâni n’a pas atteint le degré de Mouhaddith, lui-même a reconnu qu’il ne mémorisait pas les hadîth, il disait : je suis un mouhaddith avec un livre [sous les yeux], je ne suis pas un mouhaddith qui mémorise les hadîth». [Ach-Charhou l-Qawîm]

– Sachez également qu’Al-Albâni était incompétent au point de juger « sahîh » un hadîth dans un de ses ouvrages et de le considérer « da’îf » dans un autre de ses ouvrages, alors qu’il s’agit du même hadîth avec la même chaîne de transmission. [Voir un exemple : ici]

– Comment après cela, pouvons-nous accorder de la valeur à la parole de cet homme en terme de hadîth ?! Après cela, comment peut-on dire de lui qu’il est un mouhaddîth ?! Comment pouvons-nous prendre en compte la parole d’une personne qui authentifie et affaiblit exactement le même hadîth; tout en sachant qu’il ne s’agit pas ici d’une erreur isolée. En effet, ce genre de gaffe se répète régulièrement à travers ses ouvrages.

– Pour que l’on comprenne bien ce qu’est un mouhaddîth, et le niveau que cela requiert, l’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit : « Il y a un groupe de gens qui prétend être spécialistes du Hadîth alors que leur extrême connaissance s’arrête à des études dans ‘’Machâriqou l-Anwâr’’ de As-Saghâni (un livre rassemblant les deux sahîh de Al-Boukhâri et Mouslim). Lorsqu’ils progressent jusqu’au ‘‘Masâbih’’ de Al-Baghawi (un recueil de hadîth en deux volumes) ils pensent qu’avec cette partie ils auraient atteint le degré de Mouhaddith. Mais ceci n’est qu’à cause de leur ignorance de la spécialité du Hadîth. Ces gens précités, même s’ils apprenaient ces deux livres par cœur, et y ajoutaient le double de ce nombre en livres de recueils de Hadîth, ils n’en seront des Mouhaddith jusqu’à ce que le chameau passe par le trou de l’aiguille (c’est-à-dire que ce niveau est insuffisant pour être Mouhaddith). Lorsqu’ils tentent l’extrême limite dans le domaine du Hadîth, selon leurs prétentions, ils étudient ‘’Jâmi’ou l-Ousoûl’’ de Ibnou l-Athîr (un recueil qui réunit les six livres de hadîth les plus connus). Lorsqu’ils y rajoutent le livre ’’’Ouloûmou l-Hadîth’’ de Ibnou s-Salâh (livres de terminologie et d’explication sur les études et analyses du hadîth) ou son résumé intitulé ‘’At-Taqrîb’’ de An-Nawawi ou un livre du même genre, on appellera celui qui arrive à ce stade : ‘’Mouhaddith al-Mouhaddithîn’’, ‘’le Boukhâri du siècle’’ ou ce genre de titre mensonger. En effet, celui qui correspond à l’exemple que nous venons de citer n’est pas Mouhaddith avec ce niveau! Le Mouhaddith est celui qui connaît les chaînes de transmission (les Sanad), les failles (‘IIal), les noms des hommes (les maillons des chaînes de transmissions, hommes ou femmes), le haut niveau et le niveau moindre. Et qui connaît par cœur un grand nombre de livres de Recueils et des Traités, qui a appris par transmission direct les six livres (Al-Boukhâri, Mouslim, An-Naçâ-i, Aboû Dâwoûd, At-Tirmidhi et Ibnou Mâjah), en plus du Mousnad de [l’Imâm] Ahmad, le [livre des] ‘’Sounan’’ de Al-Bayhaqi, et Al-Mou’jam de At-Tabarâni, et qui y a rajouté un millier de Jouz de Hadîth. Voilà le minimum de ses niveaux. S’il apprend par transmission direct ce que nous avons cité, termine les Tibâq (les différentes catégories des Compagnons, et des Tâbi’în), fait le tour des Chouyoûkh, s’exerce dans les analyses sur les failles (‘Ilal), les dates de décès (des différents maillons ‘’rapporteurs’’ dans les chaînes de transmission), les Masânid (Pluriel de Mousnad : recueils réservés à une source : un compagnon par exemple ou un successeur de compagnon ou un grand savant de cette Oummah), il sera alors débutant parmi les Mouhaddith, et ensuite Allâh augmente à qui Il le veut ». [Dans son livre Mou’îdou n-Ni’am]

– Or il est connu qu’Al-Albâni n’était pas en mesure de mentionner un seul hadîth avec sa chaîne de transmission. Et malgré cela, Al-Albâni s’est même vanté d’avoir affaibli des hadîth présents dans les recueils de hadîth de Al-Boukhâri et Mouslim. Il a dit en page 524 du livre intitulé « Fatâwa ch-Chaykh Al-Albâni » : « Quant au fait qu’il m’est arrivé de juger faible des hadîth de Al-Boukhâri ceci est une vérité qu’il faut reconnaître et qu’il n’est pas permis de nier, ceci étant due à de nombreuses raisons.» Lâ hawla wa lâ qouwwata illâ bi l-Lâh.

– Pourtant, les savants ont dit que c’est uniquement le Hâfidh (un niveau supérieur à celui du Mouhaddith) qui est apte à se prononcer sur le jugement d’un hadîth, c’est-à-dire de le déclarer faible, authentique… Tout comme l’a dit l’Imâm As-Souyoûti dans ses Alfiyyah et d’autres que lui. Ainsi, même le simple Mouhaddith n’a pas à se prononcer à ce sujet. Que dire alors d’Al-Albâni qui n’était ni Hâfidh, ni Mouhaddith, ni même un étudiant dans cette science ?!

– Les savants furent nombreux à composer des ouvrages afin de mettre en garde contre les erreurs de Al-Albâni que ce soit dans le hadîth, dans la croyance, dans le fiqh et autres. Parmi eux :

  • Le Mouhaddith du Maroc, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri Al-Haçani :
    – Ar-Radd ‘Ala l-Albâni wa Bayân ba’di Tadlîssihi wa Khiyânatih.
    – Irghâm al-Moubtadi’ al-Ghabi bi Jawâzi t-Tawassoul bi n-Nabiyyi fi r-Radd ‘ala l-Albâni l-Wabi.
    – Al-Qawlou l-Mouqni’ fi r-Raddi ‘ala l-Albâni l-Moubtadi’.
     Itqân as-San’ah fî Tahqîq Ma’na l-Bid’ah.
  • Le Mouhaddith du Maroc, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri Al-Haçani :
    – Bayân Nakth al-Nâkith al-Mou’tadi bi Tad’îf Al-Hârith.
  • Le Mouhaddith du Châm, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Mouhammad Al-Harari :
    – Nousrah At-Ta’aqoub al-Hathîth ‘alâ man Ta’ana fîma Sahha mina l-Hadîth
  • Le Mouhaddîth de l’Inde, le Chaykh Habib Ar-Rahmân Al-A’dhami :
    – Al-Albâni Choudhoûdhouhou wa A’tâ-ouh (4 tomes).
  • Le Chaykh Mahmoûd Sa’îd Mamdoûd :
    – Wousoûl al-Tahâni bi Ithbât Sounniyyati s-Soubhah wa r-Radd ‘ala l-Albâni.
    – Tanbîh al-Mouslim ilâ Ta’addiyyi l-Albâni ‘alâ Sahîh Mouslim
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibn Mouhammad Al-Ansâri (Dârou l-Iftâ – Riyâd):
    – Ta’âqqoubât ‘alâ « Silsilah al-Ahâdîth ad-Da’îfah wa l-Mawdoû’ah » li l-Albâni.
    – Tas-hîh Hadîth Salati t-Tarâwîh ‘Ichrîna Rak’atan wa r-Radd ‘ala l-Albâni fi Tad’îfih.
    – Ibâhatou t-Tahalliyyi bi dh-Dhahabi l-Mouhallaqi li n-Nissâ wa r-Radd ‘ala l-Albâni fî Tahrîmih.
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Ahmad Al-Khazraji (Responsable des affaires Islamiques et des Awqâf aux Emirats Arabes Unis) :
    – qui a composé un article dans un journal qu’il a intitulé : al-Albâni : Tatarroufâtouh.
  • Al-Oustâdh Badrou d-Dîn Haçan Diyâb Ad-Dimachqi :
    – Anwâr al-Maçâbîh ‘alâ Dhouloumâti l-Albâni fî Salati t-Tarâwîh.
  • Le Chaykh Mouhammad ‘Ârif Al-Joûhîbâti Ad-Dimachqi :
    – Aqrabou l-Maçâ-il al-Maqsoûdah fî Bouloughi l-Hidâyah Al-Manchoudah.
  • Le Chaykh Mouhammad Hamdi Al-Joûhîbâti Ad-Dimachqi.
  • Et autres qu’eux…

– Même au sein de sa propre mouvance -wahhabite – Al-Albâni a fait l’objet de rudes critiques. Ainsi, Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) a dit : « Tout le temps, le Chaykh Al-Albâni déclare « authentique » (sahîh) le hadîth qui est « faible » (da’îf) et il déclare « faible » le hadîth qui est « authentique ». D’ailleurs, le Chaykh ‘AbdoulLâh Ad-Douwîch a composé un livre sur ce sujet, concernant les hadîth qu’Al-Albâni déclare « authentiques » alors qu’ils sont « faibles », ou les hadîth qu’il a rendu « faibles » alors qu’ils sont « authentiques » » [Enregistrement audio]

– De son coté, Ibn Bâz (wahhabite) a dit au sujet d’Al-Albâni : « Il n’a pas eu de chouyoûkh auprès de qui il a étudié, mais il a seulement lu dans les livres » [Al-Houlalou l-Ibrîziyyah]

– Le plus étonnant c’est que Al-Albâni a lui-même avoué ne pas avoir de science ni d’enseignant religieux. Il a dit : « Il faut que vous ayez présent à l’esprit que nous sommes actuellement des étudiants de science, comme vous le savez, à qui l’on reproche de ne pas avoir d’enseignants (chouyoûkh), cela est une vérité confirmée. Malgré cela, nous sommes meilleurs que d’autres que nous, car nous, nous reconnaissons que nous n’avons pas eu d’enseignants (chouyoûkh). De ce fait, nous n’avons pas de science, alors nous essayons de compenser ce manque [de science] en fournissant un effort particulier. » [Enregistrement audio]

– Après tout cela il est regrettable de voir des gens partager des hadîth sur les réseaux sociaux avec la mention « authentifié par Al-Albâni » ou « jugé faible par Al-Albâni ».

– Autres articles au sujet du wahhabite Al-Albâni :

L’Imâm Al-Baghawi interprète le verset 22 de Soûrat Al-Fajr

Sujet : Interprétation des gens du Salaf

 

Dans son Tafsîr « Ma’âlim At-Tanzîl », lors de l’explication du verset 22 de Soûrat Al-Fajr, l’Imâm Al-Baghawi a dit :

« {وجاء ربك} قال الحسن : جاء أمره وقضاؤه وقال الكلبي : ينزل حكمه »

« {wa jâ-a Rabbouka} Al-Haçan [Al-Basri] a dit : Viendra l’ordre de ton Seigneur et Son jugement. Et Al-Kalbi a dit : Descendra Son jugement ».

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moufassir (exégète) Aboû Mouhammad Al-Houçayn Ibnou Mas’oûd Al-Baghawi est né 433 et il est décédé en 516 de l’Hégire, (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 900 ans. Il est du Madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i.

– Ici, l’Imâm Al-Baghawi rapporte l’interprétation de l’Imâm Al-Haçan Al-Basri du verset 22 de Soûrat Al-Fajr, à savoir que c’est l’ordre de Allâh et Son jugement qui viendront au jour du jugement, et non Allâh Lui-même. Cette interprétation de Al-Haçan Al-Basri a été rapportée par d’autres savants comme l’Imâm Al-Qourtoubi [Dans son Tafsîr].

– Puis il rapporte une interprétation similaire de Al-Kalbi, à savoir que c’est le jugement de Allâh qui descendra au jour dernier.

Note : Dans l’édition Dâr Taybah, il y a un manquement lors de l’interprétation de Al-Kalbi, le terme « حكمه » n’est pas présent, ce qui altère le sens. Il se peut qu’il s’agisse d’un oubli ou d’une falsification.

–  L’Illustre successeur des compagnons (tâbi’i), l’Imâm Aboû Sa’îd Al-Haçan Ibn Abi l-Haçan Yaçâr Al-Basri est né en 21 et est décédé en 110 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 1325 ans. Il fut l’un des savants de l’Islâm les plus réputé, de nombreux compagnons et autres savants de l’Islâm ont fait son éloge.

– Mouhammad Ibn As-Sâ-ib Al-Kalbi est décédé en 146 de l’Hégire.

– Ainsi, ce verset ne signifie pas que c’est Allâh Lui-même qui viendra comme l’ont prétendu certains anthropomorphistes. L’Imâm Ach-Chahrastâni a dit à ce sujet : « En ce qui concerne les expressions révélées (c’est-à-dire présentes dans le Qour-ân ou la Sounnah) telles que « al-istiwâ », « al-wajh », « al-yadayn », « al-janb », « al-majî » [comme dans le verset wa jâ-a Rabbouka], « al-ityân », « al-fawqiyyah » et d’autres que celles-ci, les anthropomorphistes les prennent selon leur sens apparent, je veux dire telles qu’elles sont comprises lorsqu’elles sont employées au sujet des corps » [Al-Milal wa n-Nihal]

– Cette interprétation a également été rapportée de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal dans de nombreux ouvrages de savants. Parmi eux :

  • Le Hâfidh Al-Bayhaqi, avec une chaîne de transmission authentique comme le mentionne Ibnou Kathîr [Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi Al-Hanbali [dans son livre Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • Le Chaykh Ahmad Ibn Hamdân Al-Hanbali [dans son livre Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh As-Sa’di Al-Hanbali [Al-Jawhar Al-Mouhsal]
  • Le Chaykh Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali [dans son tafsîr]
  • Le Chaykh Al-Kawthari [dans son introduction du livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]

– Cette citation est une preuve supplémentaire confirmant le fait que les musulmans du Salaf avaient quelquefois recours à l’interprétation détaillée (ta-wîl).

– Le Chaykh Ibn Hamdân Al-Hanbali a dit : « Et [l’Imâm] Ahmad a certes interprété certains versets et certains hadîths, comme le verset de an-najwâ, ainsi que Sa parole { أَن يَأْتِيَهُمُ اللّهُ} [an ya-tiyahoumou l-Lâh] et il a dit qu’il s’agit de Sa puissance (c’est-à-dire les manifestations de Sa toute puissance) et Son ordre. Et Sa parole {وَجَاء رَبُّكَ} [wa jâ-a rabbouk] et il a dit qu’il s’agit de Sa puissance. Et Ibnou l-Jawzi [Al-Hambali] a mentionné ces deux interprétations [de l’Imâm Ahmad] dans « Al-Minhâj » et il a, quant à lui, penché vers le fait de prendre les versets tels qu’ils sont parvenus sans en donner d’explications, et Ibn ‘Aqîl [Al-Hambali] a interprété de nombreux versets et khabar. Et [l’Imâm] Ahmad a interprété la parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) : « الحجر الأسود يمين الله في الارض » [al-hajarou l-aswad yamînou l-Lâhi fi l-ard] et ce qui est similaire » [Nihâyatou l-Moubtadi-în]. Cela nous indique que, bien que la voie majoritaire des savants du Salaf était de ne pas procéder à l’interprétation, il est toutefois arrivé que certains d’entre eux, à l’image de l’Imâm Ahmad Ibn Hambal, la pratiquait dans certains cas. Et il en est de même concernant les savants du madh-hab Hambalite.

– De nombreux autres savants ont donné des explications similaires, parmi eux :

  • L’Imâm Al-Bayhaqi qui dit que le Majî de Allâh n’est pas un mouvement ou un déplacement [Dans son livre Al-I’tiqâd] et il explique qu’il est valable de se contenter d’accepter le majî sans comment (bilâ kayf) [Dans son ouvrage Al-I’tiqâd] en niant par cette expression le déplacement ou le mouvement à l’égard de Allâh.
  • L’Imâm Al-Jouwayni (m.478 H.) qui a dit : « Le sens du majî n’est pas le déplacement et la disparition [d’un endroit à autre], Allâh est exempt de cela, mais le sens de Sa parole { وجاء ربك } « wa jâ-a Rabbouk » c’est-à-dire l’ordre de ton Seigneur viendra, ainsi que Son jugement » [Dans son livre Al-Irchâd]
  • L’Imâm Al-Baghawi [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi [Dans son livre Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou Abî Jamrah (m.699 H.) qui a dit : « La parole de Allâh ta’âlâ { وجاء ربك والملك } « wa jâ-a Rabbouka wa l-malak » c’est-à-dire : l’ordre de ton Seigneur viendra ; et ceci [ce genre de formulation] est très utilisé dans la langue arabe » [Dans son livre Bahjatou n-Noufoûs]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Il n’est pas permis d’attribuer à Allâh la venue (majî) et l’aller (dhahâb) [c’est-à-dire le mouvement et le déplacement] car cela fait partie des attributs des créatures et des caractéristiques des choses entrées en existence, ce sont donc deux attributs qui sont rejetés concernant Allâh ta’âlâ. Ne vois-tu pas comment [le prophète] Ibrahîm -عليه السلام- a argumenté sur le fait que ce qui se déplace d’un endroit à un autre endroit n’est pas Dieu, lorsqu’il a dit : {فَلَمَّا أَفَلَ قَالَ لَا أُحِبُّ الْآفِلِينَ} [ce qui signifie] «Je n’adore pas les choses qui disparaissent».» [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Le sens de la parole de Allâh ta’âla {وجاء ربك} « wa jâ-a Rabbouka » est :  viendra l’ordre de ton Seigneur» [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Ath-Tha’âlibi [Dans son tafsîr]
  • Et autres qu’eux.

– Les savants de l’Islâm, qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf, sont unanimes a exempter Allâh des caractéristiques des corps comme le mouvement et le déplacement. Nous pouvons citer parmi eux :

  • L’Imâm Al-Mâtourîdi [Kitâbou t-Tawhîd]
  • Le Hâfidh Ibn Hibbân [Dans son Sahîh]
  • L’Imâm Al-Khattâbi
  • L’Imâm Al-Halîmi [Rapporté par Al-Bayhaqi]
  • L’Imâm Ibn Battâl
  • Abou l-Fadl At-Tamîmi Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Et il n’est pas possible à Son sujet le déplacement et l’incarnation dans les endroits » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • Ibnou l-Bannâ Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « On ne dit pas que cela a lieu par un mouvement ou un déplacement » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni [Al-Insâf]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Al-Isfarâyîni [At-Tabsîrou fi d-Dîn]
  • L’Imâm Ach-Chirâzi [Al-Ichârah]
  • L’Imâm Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Ghazâli [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât]
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.)
  • Le Chaykh Ibn ‘Aqîl Al-Hambali a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Ce n’est pas par la disparition (d’un endroit à un autre) ou un déplacement, et ce n’est pas comme notre nouzoûl […] devient mécréant celui qui assimile Allâh à ce qu’Il a créé » [Rapporté par Ibn Hamdân Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Ibn Al-Jawzi [Saydou l-Khâtir] et [Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi : [Dans son Tafsîr (1)] et [Dans son Tafsîr (2)]
  • L’Imâm An-Nawawi [Charh Sahîh Mouslim (1)] et [Charh Sahîh Mouslim (2)]
  • L’Imâm Al-Baydâwi [Rapporté par Ibn Hajar] et [Rapporté par Az-Zourqâni]
  • Le Chaykh Mouhammad At-Tîbi
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçânou l-‘Arab]
  • Le Qâdî Ibn Jamâ’ah [Idâhou d-Dalîl]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Yamani
  • L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Charh Sahîh Al-Boukhâri (1)] et [Charh Sahîh Al-Boukhâri (2)]
  • Le Chaykh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm As-Sanoûçi qui a dit : «Il est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ […] le mouvement et l’immobilité » [Dans son traité de croyance Al-Moufîdah li l-Wildân wa n-Niçâ-i l-Mou-minât]
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • La Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • L’Imâm Az-Zourqâni [Charh du Mouwatta de l’Imâm Mâlik]
  • Le Chaykh Ahmad Ridâ [Qawâri’ou l-Qahhâr]
  • Le Chaykh Mahmoud As-Soubki, qui mentionne l’unanimité des savants du Salaf et du Khalaf [It-hâfou l-Kâ-inat (1)] et [It-hâfou l-Kâ-inat (2)]
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi Al-Misri qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son livre Al-Kalimâtou t-Tayyibâtou fî Ma-thoûri ‘ani l-Isrâ-i wa l-Mi’râj mina r-Riwâyât]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Fourqânou l-Qour-ân]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
  • Le Chaykh Al-Harari [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • et beaucoup d’autres…

– Le Hâfidh Ibnou l-Qattân Al-Fâçi Al-Mâliki (m.628 H.) a dit : « Et ils [les gens de la Sounnah, du Salaf et du Khalaf] ont été unanimes que Allâh yajî au jour du jugement […] et Son majî n’est pas un mouvement ni un déplacement » [Al-Iqnâ’]

– Certains savants ont mentionné de manière explicite dans leurs ouvrages que le fait d’attribuer à Allâh le mouvement ou le déplacement est de la mécréance. Parmi eux :

– Articles à consulter :

Ibn Taymiyah fait l’éloge des maîtres Soufis

Sujet : Ibn Taymiyah et le Soufisme

   

Dans son livre « Majmoû’ Fatâwâ » [tome 10 pages 516 et 517 de cette édition] Ibn Taymiyah (moujassim) a dit :

« الشيخ عبد القادر وشيخه حماد الدباس وغيرهما من المشائخ أهل الاستقامة رضي اللّه عنهم »

 و قال أيضا : « فأما المستقيمون من السالكين كجمهور مشائخ السلف، مثل الفضيل بن عياض، وإبراهيم بن أدهم، وأبي سليمان الداراني ومعروفالكرخي، والسري السقطي، والجنيد ابن محمد، وغيرهم من المتقدمين ومثل الشيخ عبد القادر، والشيخ حماد، والشيخ أبي البيان، وغيرهم من المتأخرين، فهم لا يسوغون للمسالك ولو طار في الهواء أو مشى على الماء أن يخرج عن الأمر والنهي الشرعيين بل عليه أن يفعل المأمور، ويدع المحظور إلى أن يموت، وهذا هو الحق الذي دل عليه الكتاب والسنة وإجماع السلف‏.‏وهذا كثير في كلامهم »

« Le Chaykh ‘Abdou l-Qâdir [Al-Jaylâni] et son Chaykh Hammâd Ad-Dabbâs et autres qu’eux de parmi les Machaykh des gens de la droiture (istiqâmah), que Allâh les agrée (رضي الله عنهم)  »

Et il a dit aussi : « Quant aux gens de la droiture de parmi les sâlikîn comme la majorité des Machaykh du salaf tels que Al-Foudayl Ibn ‘Iyâd, Ibrâhîm Ibn Ad-ham, Aboû Soulaymân Ad-Dârâni, Ma’roûf Al-Kalkhi, As-Sârî As-Saqati, Al-Jounayd Ibn Mouhammad [Al-Baghdâdi], et autre qu’eux de parmi les prédécesseurs ; et tels que le Chaykh ‘Abdou l-Qâdir [Al-Jaylâni], le Chaykh Hammâd [Ad-Dabbâs], le Chaykh Abou l-Bayân et autres qu’eux parmi les plus récents,  ils refusent que le sâlik fasse une entorse aux ordres et aux interdits de la loi de l’Islâm, quand bien même il volerait en l’air ou marcherait sur l’eau. Mais il doit se tenir à appliquer les choses qui sont ordonnées par la Loi jusqu’à son dernier souffle. Et ceci est la vérité enseignée par le Qour-ân et la Sounnah, et l’unanimité du Salaf. Cela revient souvent dans leurs paroles. »

Informations utiles :

– Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est à l’origine d’une grande discorde dans le monde musulman. Nombreux sont les savants de l’Islâm qui ont mis en garde contre lui et ont dénoncé ses multiples égarements. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis). Nous le mentionnons ici, non pas en tant que modèle, mais pour répliquer à ceux qui le considèrent comme une référence, tout en le contredisant. Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibn Taymiyah sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com ; ou voir nos articles en rapport avec Ibn Taymiyyah : ici.

– Ici, nous constatons qu’Ibn Taymiyah (moujassim) fait l’éloge d’un grand nombre de maître Soufis et les considère comme des gens de droiture et des références religieuses qui œuvrent en conformité avec la Loi de l’Islam. Il mentionne :

  • Le Chaykh ‘Abdou l-Qâdir Al-Jaylâni ;
  • Le Chaykh Hammâd Ad-Dabbâs ;
  • Le Chaykh Al-Foudayl Ibn ‘Iyâd ;
  • Le Chaykh Ibrâhîm Ibn Ad-ham ;
  • Le Chaykh Aboû Soulaymân Ad-Dârâni ;
  • Le  Chaykh Ma’roûf Al-Kalkhi ;
  • Le Chaykh As-Sârî As-Saqati ;
  • Le Chaykh Al-Jounayd Ibn Mouhammad Al-Baghdâdi ;
  • Et le Chaykh Abou l-Bayân (رضي الله عنهم).

– De plus, Ibnou Taymiyah (moujassim) a considéré que les quatre Imams étaient des Soufis. Il a dit : « Comme les Imams du Hadîth, du Tafsîr, du Soufisme (tasawwouf) et de la jurisprudence (fiqh) tels que les quatre Imams et ceux qui les ont suivis » [Dans son livre Minhâjou s-Sounnati n-Nabawiyyah tome 2 page 105] Les quatre Imams, c’est-à-dire Aboû Hanîfah, Mâlik, Ach-Châfi’i et Ahmad Ibnou Hambal.

– L’Imâm An-Nawawi a définit le soufisme en disant :  « Les fondements de la voie du soufisme (tasawwouf) sont au nombre de cinq : Faire preuve de piété envers Allâh, en public comme en privé ; suivre la Sounnah dans les œuvres et les paroles ; s’écarter des futilités des gens et ne pas avoir recours à eux (les gens futiles) ; être satisfait de Allâh, qu’Il t’accorde peu ou beaucoup ; s’en remettre toujours à Allâh dans les moments heureux comme dans les épreuves. » [Al-Maqâsid]

– Nous remarquons qu’à aucun moment, l’Imâm An-Nawawi ne décrit le soufisme comme étant quelque chose de blâmable ou comme étant une secte. Au contraire, il en fait l’éloge en disant que les fondements du soufisme sont :

  • Faire preuve de piété à l’égard de Allâh, que l’on soit seul ou en public ;
  • L’attachement à la Sounnah dans les actes et les paroles ;
  • S’éloigner des gens futiles ;
  • Se satisfaire de Allâh, qu’il nous accorde beaucoup ou peu ;
  • S’en remettre constamment à Allâh, que l’on soit heureux ou dans une difficulté.

– Le soufisme fait partie intégrante du sunnisme. Et de nombreux savants de référence comme l’Imâm An-Nawawi étaient des Soufis.

– Dans le célèbre hadîth, connu sous le nom du hadîth de Jibrîl, le prophète  (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné qu’il y a dans la religion : Al-Islâm, Al-Îmân et Al-Ihçân :

  • Al-Islâm dans ce hadîth désigne les 5 principaux devoirs, tout comme le prophète  (صلى الله عليه وسلم) l’a expliqué, à savoir : la prononciation des deux témoignages, la prière, la zakât, le jeûne et le pèlerinage. C’est-à-dire qu’il s’agit ici d’application des lois (fiqh). Et il y a dans le sunnisme quatre principales écoles de fiqh (madh-hab) qui sont les écoles : Hanafite, Malikite, Chafi’ite et Hambalite.
  • Al-Îmân, c’est-à-dire la foi. Il s’agit ici des sujets liés à la croyance. Et il y a dans le sunnisme deux principales écoles dans la ‘aqîdah (croyance) : les écoles Ach’arite et Matouridite.
  • Al-Ihçân, que le prophète a définit en disant [sens en français : ] « C’est que tu adores Allâh comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes, Lui te voit ». L’Imâm Ibnou Daqîq Al-‘Îd a commenté cela en disant : « Cette partie du hadîth revient au fait de parfaire les adorations en prenant en compte les droits de Allâh et en se surveillant soi-même pour Allâh et en gardant à l’esprit l’éminence de Allâh et Sa glorification au moment des adorations.» [Charh Arba’în An-Nawawiyyah] Et c’est justement cela dont traite la science du Soufisme (tasawwouf).

– Le Chaykh Mouhammad Al-Mourâkouchi a dit dans son explication du matn d’Ibnou ‘Âchir : « Il (Ibnou ‘Âchir) a informé que son ouvrage en vers (nadhm) comporte les sujets importants des trois sciences qui sont la croyance, la jurisprudence et le soufisme (tasawwouf) et qui se rapportent aux trois catégories de la religion qui sont Al-Îmân, Al-Islâm et Al-Ihçân » [Dans son livre Hablou l-Matîn].

– Ainsi, si nous observons la voie des grands savants Sunnites, nous remarquons qu’ils adhèrent à une école de croyance, une école de fiqh (jurisprudence) et qu’ils maîtrisent la science du Soufisme (tasawwouf). Par exemple :

  • L’Imâm Al-Ghazâli était de madh-hab Ach’arite dans la croyance (‘aqîdah), Châfi’ite dans la jurisprudence (fiqh), et il était Soufis comme en témoigne son livre ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn.
  • L’Imâm An-Nawawi était de madh-hab Ach’arite dans la croyance (‘aqîdah), Châfi’ite dans la jurisprudence (fiqh), et il était Soufis comme en témoigne son livre Al-Maqâsid.
  • L’Imâm ‘Abdou l-Qâdir Al-Jaylâni qui était Hambalite dans la jurisprudence (fiqh), et il était Soufis.
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri était de madh-hab Matouridite dans la croyance (‘Aqîdah), Hanafite dans la jurisprudence (fiqh), et il était Soufis.
  • Le Chaykh Ibnou ‘Âchir, était de madh-hab Ach’arite dans la croyance (‘aqîdah), Mâlikite dans la jurisprudence (fiqh), et il était Soufis comme en témoigne son livre Al-Mourchidou l-Mou’în.

– Le grand zâhid (ascète) Sahl At-Toustouri (m.283 H.) a dit : « Les fondements de notre voie (le Soufisme) sont de trois : le suivi du prophète dans ses caractères et ses actes ;  consommer ce qui provient de voie licite (halâl) ; et l’intention sincère dans tout les actes » [Rapporté par le Qâdî ‘Iyâd dans son livre Ach-Chifâ. Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri explique dans son commentaire du livre Ach-Chifâ que ce qui est visé par sa parole « notre voie » est le soufisme -tasawwouf-]

– Le grand savant du Salaf, le Grand Soufis, l’Imâm Al-Jounayd Al-Baghdâdi (m.297 H.) a été interrogé au sujet du tasawwouf (Soufisme) et il a répondu: «C’est un nom qui englobe dix sens:
Le premier : diminuer de toute chose du bas monde ;
Le deuxième : se fier avec son cœur à Allâh ‘azza wa jall et ne pas s’attacher aux causes ;
Le troisième : multiplier les actes surérogatoires d’adoration, en période de facilité ;
Le quatrième : la patience en période de difficulté du bas monde et ne pas demander ni se plaindre ;
Le cinquième : distinguer et ne pas prendre tout ce qui est présent ;
Le sixième : s’occuper de l’adoration de Allâh et se détourner de tout autre que Lui ;
Le septième : les évocations discrètes ;
Le huitième : réaliser la sincérité ;
Le neuvième : la certitude de la foi ;
Le dixième : trouver la sérénité dans le recours à Allâh, en se libérant de toute perturbation, s’il trouve ces dix sens, il est Soûfî, sinon il est menteur.» [Rapporté par le Hâfidh Aboû Nou’aym dans son livre Hilyatou l-Awliyâ]

– En une autre occasion, l’Imâm Al-Jounayd Al-Baghdâdi (m.297 H.) a été questionné au sujet du tasawwouf (soufisme) et il a répondu : « C’est sortir de tout bas comportement et s’engager dans tout comportement de bien » [Rapporté par le Hâfidh Aboû Nou’aym dans son livre Hilyatou l-Awliyâ]

– Aboû Bakr Ach-Chibli (m.334 H.) a été interrogé « qui est le Soufis ? » il répondit : « C’est celui dont le cœur s’est purifié et est ainsi devenu pur, qui a suivi la voie du Prophète Al-Moustafâ (صلى الله عليه وسلم), qui a jeté le bas monde derrière son dos et qui a fait goûter à ses passions le goût de la froideur », il fût questionné une seconde fois et répondit : « C’est celui qui s’est éloigné du trouble, qui s’est délivré des souillures, qui s’est empli de méditation et pour qui l’or et la terre sont équivalents ». Puis il fût questionné « qu’est-ce que le soufisme ? » il répondit : « C’est purifier les cœurs pour l’agrément de Allâh Celui Qui connait les choses cachées», il fût questionné une seconde fois et répondit : « C’est glorifier l’ordre de Allâh et avoir de la compassion pour les esclaves de Allâh». [Rapporté par le Hâfidh Aboû Nou’aym dans son livre Hilyatou l-Awliyâ]

– Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Aboû Nou’aym (m. 430 H.) a dit : « Le soufisme ce sont des états contraignants, des comportements purs qui sont à la merci d’états qui les emprisonnent. Les soufis ont adopté la sincérité dans la servitude, délaissé les voies de la perplexité, ils ont été préservés du délaissement de l’obéissance et de la rupture, ils n’ont pour compagnie que l’obéissance à Allâh. Ainsi ce sont ceux qui maîtrisent leurs cœurs qui délaissent ce qui n’est pas bon. Ils ont suivi la voie des compagnons, de leurs successeurs, de celui qui suit leurs voies, des gens qui délaissent les biens du bas monde et qui ont atteint les hauts degrés, qui discernent entre la sincérité et l’insincérité, ceux qui connaissent l’ardeur, de la ferme volonté, de l’intention, qui se rendent des comptes à eux-mêmes , qui protègent leurs fors intérieurs, qui contredisent leurs âmes, qui évitent de tomber dans l’insouciance en méditant tout le temps, en gardant leurs cœurs éveillés, il recherchent la modestie, ils fuient la paresse. Seul quelqu’un qui quitte la religion se moque de leur haut degré, et seul quelqu’un de faux prétend posséder leurs états. Seul quelqu’un qui est intelligent, qui a leur croyance et seul quelqu’un qui se languit du bien, les suit correctement. Ce sont des modèles pour les gens, ce que les gens espèrent voir, c’est eux que nous suivons et c’est d’eux dont nous sommes les partisans jusqu’au jour du Jugement » [Dans son livre Hilyatou l-Awliyâ]

– Chaykhou l-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri a dit : « Le soufisme (tasawwouf) est une science qui permet de connaître les états de purification des âmes, le raffinement des caractères et l’anoblissement de l’apparence et du for intérieur, afin de parvenir au bonheur éternel. » [Dans son commentaire de « Ar-Riçâlatou l-Qouchayriyyah » intitulé « Ihkâmou d-Dalâlah »]

– Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri a tenu, avec exactitude, les mêmes propos que l’Imâm An-Nawawi, il a dit : « Les fondements de la voie du soufisme (tasawwouf) sont au nombre de cinq : Faire preuve de piété envers Allâh, en public comme en privé ; suivre la Sounnah dans les œuvres et les paroles ; s’écarter des futilités des gens et ne pas avoir recours à eux (les gens futiles) ; être satisfait de Allâh, qu’Il t’accorde peu ou beaucoup ; s’en remettre toujours à Allâh dans les moments heureux comme dans les épreuves. » [Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah]

– Ainsi ceux qui blâment les Soufis dans l’absolu, qui considèrent que le Soufisme (tasawwouf) est de la mécréance et de la perversité, ces gens-là n’ont pas connu la réalité du soufisme.

– Les Soufis ne sont pas blâmables dans l’absolu. Ceux qui sont blâmables sont ceux qui prétendent suivre le Soufisme tout en contredisant la Loi, tout en n’accomplissant pas les actes d’adoration conformément à ce qui est parvenu du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم), et combien sont-ils nombreux à notre époque !

– En effet, combien de gens se montrent comme étant des Soufis tout en déformant la religion de Allâh. Parmi eux :

  • Ceux qui ont adopté la croyance en l’incarnation (al-houloûl), en ce sens qu’ils croient que Allâh s’incarnerait dans les créatures.
  • Ceux qui croient que Allâh serait la totalité de ce monde (wahdatou l-woujoûd), et que les éléments qui composent ce monde seraient des parties de Lui. Ou bien ils croient que Allâh s’incarnerait dans ces éléments.
  • Ceux qui ont pour croyance que Allâh serait une luminosité.
  • Ceux qui prétendent que notre prophète Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) proviendrait d’une partie de la lumière de Allâh. Ainsi, en plus d’avoir attribuer à Allâh la luminosité, ils Lui ont attribué le corps et la partition.
  • Ceux qui déforment le nom de Allâh dans leurs assemblées d’évocations en disant « ah ! ».
  • Ceux qui se détournent de l’apprentissage de la part de la science de la religion qu’il est un devoir d’apprendre.
  • Ceux qui prétendent que réciter une fois salâtou l-Fâtih (qui est une invocation en faveur du prophète) équivaudrait à réciter six-mille fois le Qour-ân.
  • Ceux qui considèrent les autres religions, ou la croyance des moujassimah (corporalistes) comme des voies valables selon le jugement de Allâh.
  • Et autres de parmi ce qui n’est pas conforme aux fondements de la religion…

– Ainsi, celui qui se prétend Soufis mais dont la croyance n’est pas conforme à la croyance sunnite ou qui pratique un acte qui n’est pas en conformité avec les écoles de jurisprudence sunnites, est en réalité un imposteur.

Important : L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Les vertueux, malgré leur haut degré selon le jugement de Allâh, ne sont dispensés d’aucun des devoirs ni des obligations, que ce soit la prière, la zakât, le pèlerinage, le jeûne, ou autre. Celui qui prétend être devenu un waliy (saint) et être dispensé des obligations, il sera devenu mécréant. En effet les prophètes n’ont pas été dispensé des obligations, comment cela pourrait -il avoir lieu pour les saints ? » [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah]

– L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a résumé cela en disant : « Toute voie qui contredit la Loi (charî’ah) est une forme d’athéisme et d’irréligion (zandaqah) ».

– Le Chaykh Mouhyi d-Dîn Ibnou ‘Arabi a lui aussi dénoncé certaines mécréances par sa parole : « Celui qui croit en l’incarnation (houloûl), sa religion est incorrecte et ne croit en l’unité absolue (de Allâh avec Ses créatures) que les athées ». [Dans le livre Al-Yawâqît wa l-Jawâhir de Ach-Cha’râni]

– Egalement le Chaykh Mouhyi d-Dîn Ibnou ‘Arabi a dit : « Celui qui veut ne pas s’égarer, qu’il ne lâche pas la balance de la Loi de sa main ne fût-ce le temps d’un clin d’œil, mais qu’il la garde avec lui nuit et jour, lors de chaque parole, chaque geste et chaque croyance. » [Dans le livre Latâ-ifou l-Minani wa l-Akhlâq de Ach-Cha’râni]

– Le Chaykh Ismâ’îl Haqqi Al-Hanafi a dit : « Celui qui attribue à Allâh ta’âlâ un endroit alors il fait partie des moujassimah (ceux qui attribuent le corps à Allâh), et parmi eux il y a les ignorants qui se revendiquent [mensongèrement] du Soufisme et qui disent que Allâh est dans tous les endroits » [Rapporté par le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari dans son livre Ad-Dîn Al-Khâlis]

– Ainsi, il ne convient pas de prêter attention aux propos virulents des wahhabites (ceux qui se font appeler mensongèrement « salafis ») qui généralisent et prétendent que le Soufisme est une secte, et que le Soufisme serait opposé au Sunnisme. Lorsqu’ils voient un musulman qui s’oppose à leurs mauvaises croyances, ils disent de lui « c’est un soufi !  » pour tenter d’effrayer les gens qui n’ont pas de connaissances religieuses.

– Nous répondons à ces wahhabites que leurs plus grandes références ont fait l’éloge du Soufisme (tasawwouf). En effet :

  • Ibn Taymiyah (moujassim) a fait l’éloge de nombreux maîtres Soufis comme cela a été indiqué précedemment.
  • Et Ibnou l-Qayyim Al-Jawziyyah, l’élève d’Ibn Taymiyah a dit : « Les gens du hadîth dans leur totalité, les imams qui délivrent des fatwâ, les gens des vérités (haqâ-iqou l-‘ourfân), et les connaisseurs de leur Seigneur, de leur Prophète et des degrés des œuvres dans leur prévalence sont des soufis qui suivent la Sounnah et l’exemple du prophète et ne sont pas des égarés ou des divagateurs. » [Dans sa Qasîdah An-Noûniyyah]
  • Le fondateur de la secte wahhabite, Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb a dit : « Sache, que Allâh te guide, que Allâh soubhânahou wa ta’âlâ a envoyé Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) avec la guidée qui est la science profitable, et la religion de vérité qui consiste en l’acte pieux. Quand à ceux qui sont rattachés à la religion : Il y a ceux qui sont occupés à acquérir la science et le fiqh (jurisprudence) et qui parlent par cela comme les Fouqahâ (spécialistes du fiqh) et il y a ceux qui se consacrent à l’adoration et qui recherchent l’au-delà comme les Soufis. Et Allâh a envoyé Son Prophète avec cette religion qui rassemble ces deux sortes » [Dans son livre Fatâwâ wa Maçâ-il page 31]
  • D’ailleurs Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) a dit : « Ibn Taymiyah n’était pas l’ennemi des Soufis ni d’autre que les Soufis, il était ennemi du faux où qu’il soit, quant aux soufis, dans leur voie il y a ce qui est vrai et dans leur voie il y a ce qui est faux, et ils ne sont pas tous sur le faux» [Dans son livre intitulé « Ad-Dourratou l-‘Outhaymîniyyah p.40]. Ainsi, même selon Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite), il existe des Soufis véridiques qui ne sont pas sur l’erreur et le faux.

– Sachez que de nombreux savants ont mis en garde contre Ibn Taymiyah :

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête» [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Hâfidh Ibn Rajab Al-Hambali a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Le Chaykh Zaynou d-Dîn Ibn Rajab Al-Hambali fait parti de ceux qui considéraient mécréant Ibn Taymiyah et il lui a répliqué. Et il disait de sa plus haute voix, dans certaines assemblés : [l’Imâm Taqiyyou d-Dîn] As-Soubki avait ses raisons de le déclarer mécréant  ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwa Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a dit aussi : « Qui est Ibn Taymiyah pour qu’il soit pris en compte ou qu’il soit pris comme référence dans un des sujets de la religion ? Il n’est pas autre que ce qu’on dit de lui un groupe de savants qui ont observé ses propos fallacieux et ses fausses preuves jusqu’à dévoiler l’égarement dans ses écarts et la laideur de ses illusions et ses erreurs comme a dit al-‘Izz Ibn jamâ’ah : il est un être que Allâh a égaré et qui a été dupé et qui a porté l’habit de la honte, que Allâh le fasse périr. Qu’il l’humilie et le prive suite à ses mensonges et ses fabrications » [Dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham fî Ziyârati l-qabri ch-Charîfi n-Nabawiyyi l-Moukarram]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « De nombreux savants ont déclaré mécréant Ibn Taymiyah ». [Dans sa Hâchiyah de Charhou l-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj]
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Châfi’ites ont dit qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité et a emprunté la voie des innovations blâmables » [Dans son livre Ach-Charhou s-Saghîr ‘Alâ Aqrabi l-Maçâlik]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égarés Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim »[Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabbih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (anthropomorphisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti. […] Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]
  • Retrouvez ici une liste non exhaustive : Les savants ayant répliqué à Ibn Taymiyah.

Ibn Taymiyah interprète le terme « wajh » au sujet de Allâh

Sujet : Ibn Taymiyah pratique l’interprétation (ta-wîl)

 

Dans son livre « Majmoû’ Fatâwâ » [tome 2 page 433 de cette édition] Ibn Taymiyah (moujassim) a dit :

« فقوله:{ كل شيء هالك إلا وجهه } أي دينه وإرادته وعبادته »

« La parole de Allâh : {koullou chay-in hâlikoun illâ wajhah} ce qui signifie : {Tout sera détruit sauf Son wajh} c’est-à-dire : Sauf Sa religion (c’est-à-dire la religion qu’Il agréé : l’Islâm), Sa volonté et Son adoration ». 

Informations utiles :

– Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est à l’origine d’une grande discorde dans le monde musulman. Nombreux sont les savants de l’Islâm qui ont mis en garde contre lui et ont dénoncé ses multiples égarements. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis). Nous le mentionnons ici, non pas en tant que modèle, mais pour répliquer à ceux qui le considèrent comme une référence, tout en le contredisant. Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibn Taymiyah sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com ; ou voir nos articles en rapport avec Ibn Taymiyyah : ici.

– Ici, nous voyons qu’Ibn Taymiyah a réalisé une interprétation détaillée (ta-wîl tafsîlî) du verset 88 de Soûrat Al-Qasas. En effet, il explique que le sens de « wajh » dans ce verset est : la religion, la volonté et l’adoration de Allâh. Il n’explique pas que le sens de « wajh » ici serait le visage.

– Il s’agit donc d’une interprétation qui rentre dans le cadre de ce qui est blâmé par les wahhabites. En effet les wahhabites disent au sujet de ce verset qu’il est une confirmation de l’attribut du « wajh » pour Allâh, et ils en comprennent le sens du visage. A titre d’exemple :

  • Le wahhabite ‘Abdou l-‘Azîz Ar-Râjihi a dit : « Allâh s’est attribué pour Lui-même un wajh (selon sa compréhension : un visage), et Il a mentionné des versets. La parole de Allâh : {وَيَبْقَى وَجْهُ رَبِّكَ ذُو الْجَلالِ وَالإِكْرَامِ} et Sa parole : {كُلُّ شَيْءٍ هَالِكٌ إِلَّا وَجْهَهُ}. Il y a dedans l’attribution du wajh pour Allâh ‘azza wa jall » [Dans son commentaire de la Hamawiyyah d’Ibn Taymiyah]

– Le mot « wajh » dans la langue arabe a plusieurs sens, et son sens premier est « visage » ou « face ». Mais ce n’est pas ce sens qui est retenu lorsqu’il est attribué à Allâh. En effet, Allâh n’est pas composé de partie, Il n’est pas un corps, Il n’a ni membre, ni organe.

Important : L’une des règles fondamentales du wahhabisme, est de dire « at-ta-wîl ta’tîl » c’est-à-dire que selon eux, le fait d’interpréter un attribut est une négation, un rejet de cet attribut. Et par cette règle les wahhabites déclarent mécréant un grand nombre de savants de l’Islâm, car le fait de renier un attribut de Allâh est de la mécréance [Ce jugement comporte des détails que vous pouvez retrouver sous la citation de Nou’aym Ibnou Hammâd : ici]

– Ainsi, selon leur propre règle, Ibn Taymiyah aurait renié et rejeté l’attribut du wajh (qui d’après leur compréhension défaillante signifie le visage) pour Allâh ta’âlâ. De même Ibn Taymiyah tombe également ici dans leur accusation d’être un Jahmite, car les wahhabites insultent tout ceux qui réalisent une interprétation de ce genre d’être des Jahmites.

– C’est d’ailleurs à cause de cette règle infondée que le wahhabite Al-Albâni avait osé dire au sujet d’une interprétation confirmée de la part de Al-Boukhâri dans son Sahîh : « Ceci un musulman croyant ne le dit pas » [Voir l’article à ce sujet ici].

– De même, Ibn Bâz (wahhabite) s’est lui aussi attaqué à la croyance de l’Imâm Al-Boukhâri. En effet dans l’ouvrage intitulé « Maçâ-ilou l-Imâm Ibn Bâz », celui-ci a été interrogé concernant l’interprétation de l’Imâm Al-Boukhâri du verset 88 de soûrat Al-Qasas : « {koullou chay-in hâlikoun illâ wajhah} par « Sauf Sa souveraineté (illâ moulkah) ». Ibn Bâz a répondu : « Ceci est une interprétation (ta-wîl) [et comme nous l’avons dit ceci est considéré comme étant un rejet de l’attribut chez les wahhabites]», puis il a considéré que l’Imâm Al-Boukhâri s’est égaré.

– Sachez qu’Ibn Taymiyah a réalisé et rapporté avec approbation d’autres interprétations. En effet :

  • Ibn Taymiyah a dit concernant le verset {koullou chay-in hâlikoun illâ wajhah} (Tout disparaitra sauf Son Wajh) : « Il est rapporté de Abou l-‘Âliyah qu’il a dit : « Sauf ce par quoi on recherche Son agrément » ; et Ja’far As-Sâdiq a dit : « Sauf Sa religion » (c’est-à-dire la religion qu’Il agrée), et ces deux sens sont similaires » [Majmoû’ Fatâwâ 2/427]
  • Ibn Taymiyah a dit concernant le verset {koullou chay-in hâlikoun illâ wajhah} (Tout disparaitra sauf Son Wajh): « D’après Moujâhid : « Sauf Lui (Allâh) » ; et d’après Ad-Dahhâk : « Tout disparaitra sauf Allâh, le Paradis, l’Enfer, et le Trône » ; et d’après Ibn Kayçân : « Sauf Sa souveraineté (illâ moulkah) ». » [Majmoû’ Fatâwâ 2/428]
  • Ibn Taymiyah a dit  : « Sa parole {wa li l-Lâhi l-machriqou wa l-maghribou fa aynamâ touwalloû fathamma wajhou l-Lâh} c’est-à-dire la Qiblah agréée par Allâh et la direction agréée par Allâh [pour la prière], c’est ce qu’a dit la majorité des Salafs» [Majmoû’ Fatâwâ 2/429]
  • Ibn Taymiyah a dit : « Sa parole {wa Nahnou aqrabou ilayhi min habli l-warîd} : il s’agit de la proximité des êtres des anges et la proximité de la science de Allâh » [Majmoû’ Fatâwâ ]

– Sachez que de nombreux savants du Salaf ont donné une interprétation du terme « wajh » :

  • L’Imâm Al-Boukhâri a dit : « {koullou chay-in hâlikoun illâ wajhah} ce qui signifie : {Tout sera détruit sauf Son wajh} [c’est-à-dire] : Sauf Sa souveraineté (illâ moulkah) ; et Il est dit aussi : sauf ce par quoi l’on recherche l’agrément de Allâh » [Dans son Sahîh]
  • L’Imâm Soufyân Ath-Thawri a dit que « illâ wajhah » signifie : « Sauf ce par quoi on recherche l’agrément de Allâh et non les actes accomplis avec insincérité et par recherche des éloges des gens» [Rapporté par Al-‘Ayni] et [Rapporté par As-Souyoûti]
  • Ibn Kayçân, tout comme l’Imâm Al-Boukhâri, a dit : « {koullou chay-in hâlikoun illâ wajhah} [ce qui signifie : {Tout sera détruit sauf Son wajh}] c’est-à-dire : Sauf Sa souveraineté (illâ moulkah)» [Tafsîr Ath-Tha’alibi]
  • L’Imâm Az-Zajjâj a dit que {Koullou chay-in hâlikoun illâ wajhah} signifie : « Tout disparaîtra sauf Allâh ‘azza wa jall » ;  et que le verset {wa yabqâ wajhou Rabbika} signifie : « Seul subsistera ton Seigneur » [Ma’âni Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Abou l-‘Âliyah a dit que « illâ wajhah » signifie : « Sauf ce par quoi on recherche Son agrément » [Rapporté par Al-Baghawi]
  • L’Imâm Al-Farrâ a dit que « illâ wajhah » signifie : « Sauf Sa souveraineté (illâ moulkah)» [Rapporté par Al-‘Ayni]
  • L’Imâm Aboû ‘Oubayd a dit que « illâ wajhah » signifie : « Sauf Sa Majesté (illâ jalâlah)» [Rapporté par Al-‘Ayni]
  • L’Imâm Ad-Dahhâk a dit que « illâ wajhah » signifie : « Sauf Lui (Allâh) » [Rapporté par Ibnou l-Jawzi]
  • L’Imâm Aboû ‘Oubaydah a dit que « illâ wajhah » signifie : « Sauf Lui (Allâh) » [Rapporté par Ibnou l-Jawzi]

– Ainsi toutes ces citations nous démontrent que les savants du Salaf avaient quelquefois recourt à l’interprétation détaillée. Et qu’aucun d’entre eux n’a dit que « wajh » dans ce verset signifierait le visage ou la face, contrairement à ce que les moujassimah (anthropomorphistes) ont pris comme croyance innovée.

– L’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله) qui fait partie des illustres savants du salaf a dit dans son traité présentant la croyance de l’ensemble des gens de la Sounnah : « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures »  [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah].

– Beaucoup de savants du salaf ont eu recourt à des interprétations concernant d’autres textes que celui-ci. En voici quelques exemples :

– Nous constatons donc que l’appellation de « Salafi » que s’attribuent eux-mêmes les wahhabites n’est que mensongère, car la règle infondée qu’ils ont innové appelle à déclarer mécréant de nombreux savants du Salaf.

– Sachez que de nombreux savants ont mis en garde contre Ibn Taymiyah :

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête» [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Hâfidh Ibn Rajab Al-Hambali a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Le Chaykh Zaynou d-Dîn Ibn Rajab Al-Hambali fait parti de ceux qui considéraient mécréant Ibn Taymiyah et il lui a répliqué. Et il disait de sa plus haute voix, dans certaines assemblés : [l’Imâm Taqiyyou d-Dîn] As-Soubki avait ses raisons de le déclarer mécréant  ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwa Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a dit aussi : « Qui est Ibn Taymiyah pour qu’il soit pris en compte ou qu’il soit pris comme référence dans un des sujets de la religion ? Il n’est pas autre que ce qu’on dit de lui un groupe de savants qui ont observé ses propos fallacieux et ses fausses preuves jusqu’à dévoiler l’égarement dans ses écarts et la laideur de ses illusions et ses erreurs comme a dit al-‘Izz Ibn jamâ’ah : il est un être que Allâh a égaré et qui a été dupé et qui a porté l’habit de la honte, que Allâh le fasse périr. Qu’il l’humilie et le prive suite à ses mensonges et ses fabrications » [Dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham fî Ziyârati l-qabri ch-Charîfi n-Nabawiyyi l-Moukarram]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « De nombreux savants ont déclaré mécréant Ibn Taymiyah ». [Dans sa Hâchiyah de Charhou l-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj]
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Châfi’ites ont dit qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité et a emprunté la voie des innovations blâmables » [Dans son livre Ach-Charhou s-Saghîr ‘Alâ Aqrabi l-Maçâlik]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égarés Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim »[Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabbih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (anthropomorphisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti. […] Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]
  • Retrouvez ici une liste non exhaustive : Les savants ayant répliqué à Ibn Taymiyah.

Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb témoigne de son ignorance

Sujet : La déviance de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb

 

Dans le livre intitulé « Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah » [Tome 10 page 51 de cette édition], il est rapporté que Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb (le fondateur de la secte wahhabite) a dit :

« وأنا أخبركم عن نفسي والله الذي لا إله إلا هو، لقد طلبت العلم، واعتقد من عرفني أن لي معرفة، وأنا ذلك الوقت، لا أعرف معنى لا إله إلا الله، ولا أعرف دين الإسلام، قبل هذا الخير الذي من الله به؛ وكذلك مشايخي، ما منهم رجل عرف ذلك. فمن زعم من علماء العارض: أنه عرف معنى لا إله إلا الله، أو عرف معنى الإسلام قبل هذا الوقت، أو زعم من مشايخه أن أحدا عرف ذلك، فقد كذب وافترى، ولبس على الناس، ومدح نفسه بما ليس فيه »

« Je vous informe à mon sujet, et je jure par Allâh Celui dont il n’y a aucune divinité hormis Lui, que j’ai certes recherché la science et ceux qui me connaissaient croyaient que j’avais de la connaissance, alors que durant cette époque, je ne connaissais pas la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » et je ne connaissais pas la religion de l’Islâm avant ce bien que Allâh m’a accordé. Et il en est de même pour mes enseignants religieux (Mâchaykh), aucun d’entre eux ne connaissaient cela. Et si quelqu’un parmi les savants d’Al-‘Ârid (région dans l’est de l’arabie) prétend qu’il connaissait la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » ou qu’il connaissait la signification de l’Islâm avant cette époque, ou qu’il prétend au sujet de ses enseignants religieux (Mâchaykh) que l’un d’entre eux connaissait cela, alors il aura menti, inventé (une fausseté), induit les gens en erreur et aura fait son propre éloge avec une chose qui n’est pas en lui. » 

Informations utiles :

– Le livre intitulé « Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah » a été composé par Ibnou Qâçim An-Najdi qui est un adepte du wahhabisme. Il est né en 1312 et est décédé en 1392 de l’Hégire. Son ouvrage est une compilation de lettres et de questions diverses qui ont été écrites par les références de la mouvance wahhabite, de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb (le fondateur de la secte) jusqu’à son époque. Il est considéré comme un ouvrage de référence chez les adeptes du wahhabisme. Ce livre comporte également des témoignages de massacres et d’exactions commis par les wahhabites envers les musulmans.

– Le passage mentionné ici est issu d’une lettre composée par Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb. Elle débute par « De la part de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb à tous ceux à qui parviendra ce livre ».

– Nous constatons à travers cet extrait, des propos vraiment très étranges indiquant le sectarisme de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb :

  • Pour commencer, il se déclare lui-même ignorant, en jurant par Allâh. Il dit que malgré ce qu’il a appris auparavant, il ne connaissait pas le sens de « lâ ilâha illa l-Lâh », ni même ce qu’est la religion de l’Islam. Par ces propos, Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb considère avoir été sur autre que l’Islam, c’est-à-dire mécréant, durant de nombreuses années. Il invalide ainsi sa propre chaîne de transmission qui le reliait à ses enseignants du passé.
  • Puis il dit « je ne connaissais pas la religion de l’Islâm avant ce bien que Allâh m’a accordé ». Par cela, il vise sa compréhension déviante de la religion. La question qu’il est légitime de se poser est : qui lui a transmis cette compréhension ? Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb n’étant pas un prophète, il ne reçoit donc pas de révélation ; ainsi il est indispensable pour lui tout comme pour chaque individu de posséder une chaîne de transmission qui le relie jusqu’au prophète (صلى الله عليه وسلم) afin de s’assurer de l’authenticité de son apprentissage, mais ici ce n’est pas le cas pour Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb. Nous n’avons aucune connaissance de la provenance de sa compréhension de la religion.
  • Ensuite, nous voyons qu’en plus de se déclarer lui-même ignorant et en dehors de l’Islam, il prétend que tous ses enseignants et les savants de Al-‘Ârîd également ne connaissaient pas la religion de l’Islâm ni la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » jusqu’à son apparition à lui et sa nouvelle compréhension sans chaîne de transmission. Il précise même que celui qui dirait le contraire de cela serait un menteur. Ses propos constituent une déclaration de mécréance explicite envers les savants de Al-‘Ârid, ainsi que de leurs enseignants.
  • Il apparaît de ce témoignage de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb, que le wahhabisme est une religion fausse, fragmentée et sans chaîne de transmission. Comment quelqu’un de censé pourrait suivre une religion fondée par quelqu’un qui a lui-même témoigné de sa propre mécréance, et dont on ne sait pas d’où provient sa compréhension de la religion ?

– Tout cela est également confirmé par d’autres citations de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et des adeptes de sa mouvance mortifère. En effet :

  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit : «Si ce n’est que les gens jusqu’à aujourd’hui ne connaissaient pas la religion du messager» [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit dans une lettre à destination des savants de Ad-Dir’iyyah : «Vous, ainsi que vos enseignants et les enseignants de vos enseignants ne connaissaient pas le sens de lâ ilâha illa l-Lâh, et vous ne faites pas la distinction entre la religion de Mouhammad et la religion que ‘Amr Ibn Lou-ayy a apporté aux arabes» [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah]
  • Le wahhabite Soulaymân Ibnou Sahmân a dit : « Certes les gens du Najd étaient des mécréants avant la da’wah du Chaykh [il vise Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb]» [Dans son livre « Minhajou Ahli l-Haqq »]
  • Le wahhabite Soulaymân Ibnou Sahmân a dit : « Donc, si tu sais cela, cet homme qui vient du Koweït désobéit à Allâh en résidant dans ce pays, qui est un pays de mécréance » [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah 5/377]

– Al-Moubtadi’ (l’innovateur) Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb est né en 1115 et il est décédé en 1206 de l’Hégire. Il est le fondateur de la mouvance sectaire wahhabite, le groupe qui se fait appeler mensongèrement Salafi pour tromper les gens qui n’ont pas de connaissances religieuses.

– Sachez que contrairement à son père, son grand père, et son frère,  Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb duquel se réclament les wahhabites, n’était pas un homme de science, il n’était pas un faqîh (un spécialiste de la jurisprudence), il n’était pas un mouhaddith (c’est-à-dire de ceux qui transmettent le hadîth) et il n’était pas un nahwi (un grammairien de la langue arabe). C’est pour cela que les savants qui ont composé dans l’énumération des biographies, des savants Hanbalites n’ont pas inclus Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb dans le nombre des savants Hambalites, les seuls qui ont fait son éloge, ce sont ceux qui l’ont suivi et il n’y a aucune considération à donner à cela.

– Pour exemple, dans son recueil de biographies de savants Hambalites intitulé « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah », le Chaykh Ibn Houmayd Al-Hanbali An-Najdi a répertorié plus de 800 biographies de savants et savantes de l’école de jurisprudence de l’Imâm Ahmad Ibn Hambal. Parmi ces biographies, nous ne trouvons pas la biographie de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb, bien que le Chaykh Ibn Houmayd soit décédé 80 ans après lui. Cela signifie que Mouhammad Ibn ‘Abdil-Wahhâb n’était pas considéré comme un homme de science par les savants de son époque et de sa région. Cependant nous retrouvons la biographie du Chaykh ‘Abdoul-Wahhâb (Le père de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) et c’est lors de cette biographie que le Chaykh Ibnou Houmayd dénonce l’égarement de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb [As-Souhoub al-Wâbilah].

– Sachez que de nombreux savants ont dénoncé Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et son takfîr injuste. Parmi eux :

  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb a dit en faisant référence à Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb : « Aujourd’hui les gens sont éprouvé par celui qui prétend se référer au Livre et à la Sounnah (la tradition prophétique), et qui prétend donner des jugements à partir de ces sources, tout en rejetant la parole de ceux qui divergent avec lui et lorsqu’on l’invite à en discuter avec les gens de science, il refuse. Mais il impose aux gens ses propres avis et sa propre compréhension, et il déclare mécréant (kâfir) celui qui le contredit, alors qu’il ne possède même pas une seule des qualités des gens de l’ijtihâd, par Allâh il ne possède même pas le dixième d’une seule, et malgré cela, ses paroles ont emporté beaucoup d’ignorants, {Innâ lil-Lâhi wa innâ ilayhi râji’oûn}, La communauté toute entière l’interpelle d’une seule voix, mais il n’y prête aucunement attention, au contraire tous sont pour lui des mécréants ou des ignorants. Ô Allâh guide cet égaré et met le sur le chemin de droiture » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous avez contredit l’unanimité (ijmâ’) et vous avez déclaré mécréant la communauté de Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) dans sa totalité » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous déclarez mécréant le commun des musulmans et vous considérez licite leur sang et leurs biens, et vous considérez leurs pays comme des terres de guerre  » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous déclarez mécréant celui qui témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh uniquement et que Mouhammad est Son esclave et Son messager et qui accomplit la prière, qui s’acquitte de la zakât, qui jeûne durant Ramadân, qui accomplit le pèlerinage à la Maison sacrée, et qui croit en Allâh, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers, et qui s’attache à l’ensemble des emblèmes de l’Islâm, celui-ci vous le considérez mécréant et vous considérez son pays comme une terre de guerre » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit : « Lorsque [Mouhammad] Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et ceux qui l’ont aidé, ont entrepris leur da’wah odieuse, à cause de laquelle ils ont déclaré mécréant les musulmans, ils se sont emparé des tribus de l’Est… » [Fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit aussi : « Ils (les wahhabites) se sont mis à croire que celui qui ne croit pas en ce que dit Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb, alors il est un mécréant (kâfir), un associateur (mouchrik) dont le sang et les biens sont licite » [fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit également : « Il (Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb) leur écrivit (à ses adeptes) des épîtres jusqu’à ce qu’ils se mettent à croirent que la plupart des gens du tawhîd sont des mécréants » [fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit aussi : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) en arriva à déclarer mécréant les croyants » [Dans son livre fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit  : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) a déclaré mécréant l’ensemble des musulmans et a prétendu que les gens étaient mécréants depuis 600 ans, et il a appliqué les versets qui concernent les associateurs de Qouraych sur les pieux de la communauté » [Dans son livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Soulaymân Al-Kourdi (qui était l’un des enseignant de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) qui s’adressa à lui en disant : « Rien ne t’autorise à déclarer mécréant la grande majorité des musulmans » [Rapporté par Ibn Zayni Dahlân dans son livre fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Al-‘Allâmah Mouhammad Ibn Ahmad Al-Hafadhi a dit : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) croyait que l’Islâm lui était réservé, et à ceux qui le suivaient, et que toute les créatures étaient des associateurs (mouchrikoûn) » [Rapporté par Ibn Zayni Dahlân dans son livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm]
  • Le Chaykh Aboû Hafs ‘Oumar Al-Mahjoûb At-Toûniçi Al-Mâliki a dit dans une lettre à destination de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb : « Par Allâh, tu t’es certes égaré et tu as égaré des gens […] et tu cries à la déclaration de mécréance des gens du Salaf et du Khalaf » [Rapporté par l’historien Ibn Abî Diyâf dans son livre It-hâfou Ahli z-Zamân fî Akhbâri Mouloûki Toûnis wa ‘ahdi l-Amân]
  • L’Imâm Ibnou ‘Âbidîn qui a dit : « Ils (les wahhabites) croyaient qu’eux seuls étaient musulmans, et que tous ceux qui s’opposaient à leur croyance étaient des associateurs (mouchrikoûn). Sur cette base, ils ont légitimé le meurtre des gens de Ahlou s-Sounnah ainsi que de leurs savants» [Dans son livre « Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr »]
  • Le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd qui a dit : « Car ce qu’il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhab) faisait quand quelqu’un le contredisait et le réfutait et qu’il était dans l’incapacité de le tuer au grand jour, il envoyait quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréant tout ceux qui était en désaccord avec lui et il rendait licite son assassinat.» [Dans son livre « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah »]
  • Le Chaykh Anwar Châh Al-Kachmîri qui a dit : « Quant à Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb du Najd, il était certes un homme stupide qui avait peu de science et qui se précipitait à déclarer mécréant les gens» [Dans son livre « Faydou l-Bârî »]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni qui a dit : « Les fondements des croyances de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et de ceux qui le suivent se résument à quatre points : l’assimilation (tachbîh) de Allâh soubhânahou wa ta’âlâ à Ses créatures ; la division du tawhîd en Seigneurie (Rouboûbiyyah) et en Divinité (Ouloûhiyyah) ; le manque de considération envers le Prophète ﷺ ; et la déclaration de mécréance (takfîr) des musulmans » [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari qui a dit : « Les wahhabites se rendent licite le sang des musulmans d’Est en Ouest, du fait qu’ils considèrent que tout autre qu’eux sont des mécréants » [Dans son livre Boughyatou t-Tâlib]

– Il est rapporté que Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb a tenté de faire assassiner son frère, le Chaykh Soulaymân Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb. A ce sujet le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ibnou Houmayd a dit : « On dit qu’il y avait un fou dans un village, qui avait pour habitude de frapper quiconque lui faisait face, même si il était armé. Alors Mouhammad [Ibn ‘Abdi l-Wahhâb] à ordonné qu’on donne à ce fou une épée et qu’on le fasse entré dans la Mosquée où se trouvait seul son frère le Chaykh Soulaymân, alors on le fît entrer, et quand le Chaykh Soulaymân l’a vu il a eu peur de lui. Mais le fou jeta son épée et s’est mit à dire : « Ô Soulaymân n’ait crainte, tu fais partie des gens protégé », et il s’est mit à répéter ça plusieurs fois.  Il n’y a aucun doute que ceci une Karâmah (prodige) » [Dans son livre « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah »]

– Depuis la fondation de leur mouvance sectaire, il y a moins de 300 ans, les wahhabites se sont tristement illustrés par des massacres et des tueries de masse, principalement à l’encontre des musulmans, comme en témoignent les ouvrages des savants de l’Islâm. Parmi eux nous pouvons citer :

  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki qui a dit : « Il a été dit que ce verset (il parle du verset 6 de Soûrat Fâtir) a été révélé sur les Khawârij ceux qui falsifient l’interprétation (ta-wîl) du Livre et de la Sounnah et qui se rendent par cela permis le sang des musulmans et leurs biens, comme nous constatons à présent dans leurs manières d’agir ceux d’un groupe du Hijâz qui sont appelés les Wahhabites qui pensent être sur la vérité alors que ceux sont eux les menteurs, le Chaytân a eu emprise sur eux et leur a fait oublier le rappel de Allâh, certes ils sont le parti de Chaytân et certes le parti de Chaytân est le perdant et nous demandons à Allâh qu’Il les extermine jusqu’au dernier. » [Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn]
  • L’Imâm Ibn ‘Âbidîn Al-Hanafi qui a dit : « Il est suffisant qu’ils soient convaincus de la mécréance de ceux qu’ils combattent, comme cela s’est produit à notre époque avec les disciples de [Mouhammad Ibnou] ‘Abdi l-Wahhâb, qui ont émergé du Najd et pris le contrôle des deux sanctuaires (La Mecque et Médine). Ils prétendaient suivre l’école Hanbalite, mais ils croyaient qu’eux seuls étaient musulmans, et que tous ceux qui s’opposaient à leur croyance étaient des associateurs (mouchrikoûn). Sur cette base, ils ont légitimé le meurtre des gens de Ahlou s-Sounnah ainsi que de leurs savants » [Raddou l-Mouhtâr]
  • Le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd Al-Hambali qui a dit : « Car ce qu’il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhab) faisait quand quelqu’un le contredisait et le réfutait et qu’il était dans l’incapacité de le tuer au grand jour, il envoyait quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréant tout ceux qui était en désaccord avec lui et il rendait licite son assassinat.» [As-Souhoub al-Wâbilah]
  • Le Moufti de La Mecque, Ahmad Ibn Zayni Dahlân Ach-Châfi’i qui a dit : « Lorsque les wahhabites apprirent la nouvelle, ils attaquèrent brusquement la muraille et ils ne rencontrèrent pas de résistance capable de les combattre et de les repousser. Un groupe d’habitants de Tâ-if avant cela avait prit la fuite mais la cavalerie les avait rejoint et les wahhabites les tuèrent ; seul un petit nombre fut épargné. Lorsqu’ils entrèrent dans AT-Tâ-if, ils se livrèrent à une tuerie générale des gens, les adultes et les jeunes, ceux qui sont commandés comme ceux qui commandent, les notables et les gens du commun. Ils égorgèrent même le nourrisson sur la poitrine de la mère ; ils montaient dans les maisons, faisaient sortir ceux qui s’y réfugiaient et les tuaient. Ils trouvèrent un groupe qui étudiait le Qour-ân et les tuèrent du premier au dernier. Ils massacrèrent tous ceux qui s’étaient réfugiés dans les maisons. Ensuite ils allèrent vers les boutiques et les mosquées et ils tuèrent les gens qui s’y trouvaient. Ils tuèrent l’homme dans la mosquée alors qu’il était dans l’inclination ou dans la prosternation jusqu’à l’extermination de tout ce monde ; alors malheur à eux de la part du Tout Puissant qui détient les cieux par Sa puissance. Il ne resta des gens de Tâ-if (c’est-à-dire des combattants de cette ville) qu’un groupe d’un peu plus de 20 personnes» [Oumarâ-ou l-Baladi l-Harâm]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân Ach-Châfi’i a dit : « Les wahhabites interdisent l’invocation en faveur du prophète (صلى الله عليه وسلم) depuis les manâbir (pl.minbar) après l’appel à la prière (adhân), au point où il y avait un homme vertueux qui était aveugle, il faisait l’appel à la prière, et réalisait l’invocation en faveur du prophète (صلى الله عليه وسلم) après le adhân, et ceci après que les wahhabites l’aient interdit, alors ils l’ont pris et l’ont emmené jusqu’à Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb qui a ordonné qu’on l’exécute, et il fût tué » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)].

– Et cela se perpétue jusqu’à notre époque avec Daech qui est un mouvement wahhabite, tout comme le reconnaissent eux même les leaders de la mouvance. Ainsi, dans une interview accordée à la chaîne MBC et diffusée le 22 janvier 2016, Al-Kalbâni (wahhabite) a dit : « Daech suit le Salafisme [c’est-à-dire la doctrine wahhabite] […], l’idéologie que suit Daech est l’idéologie Salafi [wahhabite], ce n’est pas celle des Ikhwâniyyah, ni celle des Qoutbiyyah, ni celle des Soûfiyyah, ni celle des ach’ariyyah, mais ils tirent leurs idées de ce qui est écrit dans nos propres livres, de nos principes mêmes » [Interview de la chaîne MBC]

 Avertissement : Les wahhabites utilisent l’appellation trompeuse de “Salafisme” pour définir leur mouvance. Ainsi, par cette appellation mensongère, les wahhabites tentent de faire croire qu’ils seraient sur la voie des gens du Salaf. Or, les wahhabites ont une croyance opposée à celle des gens du Salaf sur de nombreux sujets tels que les fondements de la croyance, le jugement de l’innovation, la récitation du Qour-ân en faveur des morts musulmans, la pratique du tawassoul et du tabarrouk et de nombreux autres sujets [Retrouvez plus d’informations dans la rubrique “les sectes” : ici]. Ainsi, il n’est pas permis d’appeler ces gens “Salafi” car ils ne sont pas sur la voie du “Salaf”. Depuis leur apparition, les musulmans leurs ont attribué l’appellation de “Wahhabite” en référence au fondateur de leur groupe : Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb.

Réponse à une ambiguïté : Certains adeptes de la secte, gênés par l’appellation «wahhabite» disent : Vous appelez «wahhabites» les suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb alors que ‘Abdou l-Wahhâb est le père, vous devriez plutôt les appeler « Mouhammadites» étant donné que lui-même s’appelle Mouhammad.
Nous répondons :

  • Premièrement : Que l’on vous donne une appellation ou une autre, cela ne change rien au fait que vous avez dévié de la voie de droiture.
  • Deuxièmement : Pourquoi vous ne blâmez pas pour cela les leaders de la mouvance comme Ibn Bâz et Ibnou ‘Outhaymîn qui utilisent eux-mêmes l’appellation «wahhabites» et non « Mouhammadites»?! Pourquoi vous ne vous opposez pas à eux ?!
  • Troisièmement : L’ensemble des musulmans est en accord depuis l’époque des pieux prédécesseurs sur le fait que celui qui suit la voie du grand Imâm Ahmad Ibnou Hanbal (رحمه الله) est surnommé «Hanbalite», et non «Ahmadite» , alors que Hanbal est le nom de son grand-père. En effet, son père s’appelle Mouhammad Ibn Hanbal, et son grand-père s’appelle Hanbal Ibn Hilâl. Pourtant personne n’a jamais contesté le fait d’appeler «Hanbalite» quelqu’un qui suit l’école (madh-hab) de l’Imâm Ahmad. D’ailleurs, les wahhabites eux même prétendent mensongèrement être des Hanbalites, alors qu’ils sont bien loin de cela.

– Retrouvez sur notre site d’autres mises en gardes des savants de Ahlou s-Sounnah contre la secte wahhabite :

– Retrouvez la rubrique sur les groupes égarés : ici.

Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi explique le verset “wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdih”

 

Dans son Tafsîr « Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân », l’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali a dit :

« {وَهُوَ الْقَاهِرُ فَوْقَ عِبَادِهِ} القادرُ الغالبُ، والمرادُ بفَوْقَ: علوُّ القدرةِ والشأنِ؛ كقوله: {وَإِنَّا فَوْقَهُمْ قَاهِرُونَ} »

« Le verset { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ } (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdihi) c’est-à-dire que Allâh est Al-Qâdir (Celui qui est tout-puissant sur toutes choses) et Al-Ghâlib (Celui qui domine toutes choses). Et ce qui est voulu par « fawqa » est la supériorité (‘oulouww) en termes de puissance et de mérite, comme dans Sa parole { وَإِنَّا فَوْقَهُمْ قَاهِرُونَ} »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Qâdî (Juge), le Mou-arrikh (Historien), le Moufassir (exégète), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Abou l-Yamîn ‘Abdou r-Rahmân Ibn Mouhammad Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-‘Oumari Al-Maqdiçi Al-Hanbali est né en 860 et il est décédé en 927 de l’Hégire à Jérusalem (Palestine). Il est également l’auteur d’un ouvrage célèbre sur l’histoire de la Palestine intitulé « Al-Ounsou l-Jalîl fî târîkhi l-Qouds wa l-Khalîl ».

  • Az-Zirikli a dit de lui : « Il était le juge des juges (Qâdi l-Qoudâh) à Al-Qouds (Jérusalem) » [Al-A’lâm]
  • As-Sakhâwi a dit à son sujet : « Le plus éminent des juges de Jérusalem, d’excellente conduite, réputé pour son mérite et son intérêt pour l’histoire, doté d’une belle écriture ainsi que d’un talent pour la composition en vers. » [rapporté par Ibn Houmayd dans As-Souhoub Al-Wâbilah]
  • Al-Ghazzi a dit le concernant : « L’Imâm, l’illustre savant (‘allâmah), le transmetteur de hadîth (mousnad), l’historien, le spécialiste de la jurisprudence (faqîh), celui qui est versé dans les diverses sciences ». Il a dit également : « L’orateur (khatîb), le spécialiste de la jurisprudence (faqîh), le spécialiste du hadîth (mouhaddith), le Athari ».[An-Na’t Al-Akmal]

– Ici l’Imâm Al-‘Oulaymi Al-Hanbali explique que ce qui est visé par « fawqa » dans ce verset est la supériorité par la puissance et le mérite, et non par l’endroit.

– L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali a dit similaire à cela lors de l’explication du verset 50 de Soûrat An-Nahl : «  {يَخَافُونَ رَبَّهُمْ مِنْ فَوْقِهِمْ} (yakhâfoûna Rabbahoum min fawqihim) : c’est-à-dire que Allâh les domine et qu’Il est tout-puissant sur eux, comme dans Sa parole {يَدُ اللَّهِ فَوْقَ أَيْدِيهِمْ} (yadou l-Lâhi fawqa aydîhim), ainsi rien ne le rend incapable et personne ne Le domine ; ou le sens est : ils craignent un châtiment provenant d’au-dessus d’eux, s’ils Lui désobéissent » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]

– D’autres savants ont expliqué ce verset de manière similaire :

  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit : « La signification de : {فَوقَ عِبَادِه} (fawqa ‘ibâdih) c’est une fawqiyyah (supériorité) d’isti’lâ (de domination) par la manifestation de Sa toute puissance et la réalisation inéluctable de Sa volonté sur eux, c’est-à-dire que Ses esclaves sont assujettis à Sa volonté, et il ne s’agit pas d’une supériorité spatiale » [Dans son tafsîr].
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « La parole de Allâh : { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ } (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdihi) c’est-à-dire la fawqiyyah (supériorité) du point de vue de la domination » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • Le Chaykh Al-Bâbirti Al-Hanafi (m.786 H.) a dit : « La parole de Allâh : { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ } (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdihi) est une fawqiyyah (supériorité) du point de vue de la domination et du mérite et non pas du point de vue de l’élévation spatiale et de l’endroit» [Dans son commentaire de la tahâwiyyah]
  •  L’Imâm Ath-Tha’âlibi a dit : « Il n’est pas possible que le terme « fawqa » [dans ce verset] vienne dans le sens de la direction, mais il s’agit d’une élévation (‘oulouww) par la puissance et le mérite. Tout comme on dit [dans la langue arabe] le rubis est fawqa (c’est-à-dire supérieur en terme de valeur) au fer». [Dans son tafsîr]
  • Le Chaykh Moullâ ʹAli Al-Qârî a dit : « Quant à Son ‘oulouww, ta’âlâ, par rapport à Ses créatures qui est tiré de ce qui est de l’ordre de la parole de Allâh ta’âlâ :  {وَ هُوَ القَاهِرُ فَوْقَ عِبَادِهِ} (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdih) [soûrat Al-An’âm / 61], il s’agit d’un ‘oulouww (élévation) par le mérite et l’éminence et non pas d’une élévation par l’endroit, conformément à ce qui est décrété chez les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah » [Dans son commentaire du livre Al-Fiqh al-Akbar].

– L’Imâm Ibnou Foûrak a dit à ce sujet : « Sache que, lorsque nous disons que Allâh ‘azza wa jall est “fawqa mâ khalaqa” (supérieur à ce qu’Il a créé), cela ne veut pas dire que c’est une fawqiyyah (supériorité) spatiale ni une élévation sur les endroits par la distance ni leur supervision par le contact avec quoi que ce soit de ces endroits » [Dans son livre Mouchkilou l-Hadîth].

– Le Chaykh Abou n-Nasr Al-Qouchayri a dit : « Ainsi Ar-Rabb [c’est-à-dire Allâh] est attribué du ‘Oulouww (élévation) et de la Fawqiyyah (supériorité) par le mérite et l’éminence et Il est exempt d’être dans un endroit et d’être en face d’un corps» [Dans son livre At-Tadhkirah Ach-Charqiyyah]

– L’Imâm Al-Ghazâli a dit : « Allâh est supérieur (fawqa) au Trône et aux cieux, et Il est supérieur (fawqa) à toute chose, d’une supériorité (fawqiyyah) qui ne Le rend pas plus proche du Trône et des cieux, mais qui ne Le rend pas plus loin de la Terre non plus.  Il est Très Éminent par rapport au Trône et aux cieux, tout comme Il est Très Éminent par rapport à la Terre.» [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]

– Egalement l’Imâm Ach-Chahrastâni a dit : « En ce qui concerne les expressions révélées (c’est-à-dire présentes dans le Qour-ân ou la Sounnah) telles que « al-istiwâ », « al-wajh », « al-yadayn », « al-janb », « al-majî », « al-ityân », « al-fawqiyyah » et d’autres que celles-ci, les anthropomorphistes les prennent selon leur sens apparent, je veux dire telles qu’elles sont comprises lorsqu’elles sont employées au sujet des corps » [Dans son livre Al-Milal wa n-Nihal].

– Pourtant le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a catégoriquement nié la notion de direction au sujet de Allâh dans un hadîth sahîh. Il a dit (صلى الله عليه وسلم) [ce qui a pour sens : ] « Ô Allâh Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en-dessous de Toi » [Rapporté par Mouslim, par Al-Bayhaqi et d’autres].

– Ainsi, les savants ont expliqué que la fawqiyyah (supériorité) de Allâh mentionnée dans ce verset ou encore dans le verset {yakhâfoûna Rabbahoum min fawqihim} n’est pas une fawqiyyah par l’endroit et la direction, mais il s’agit plutôt d’une fawqiyyah (supériorité) de domination, de toute puissance et de mérite.

– Voici d’autres citations précieuses de l’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi :

  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit lors de l’explication de Soûrat Al-Ikhlâs : « Allâh n’est pas un corps et Il n’est pas composé » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-arch istawâ) : un istiwâ digne de Son éminence, sans comment (bila kayf). Ceci compte parmi les versets équivoques (moutachâbih) du Qour-ân, nous y croyons, mais nous ne nous exposons pas à en expliquer le sens » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {ثُمَّ اسْتَوَى عَلَى الْعَرْشِ} (thoumma stawâ ‘ala l-‘arch) : un istiwâ digne de Son éminence, sans comment (bila kayf). Ceci compte parmi les textes équivoques pour lesquels, selon les gens de la Sounnah, il incombe d’y croire et d’en remettre la connaissance à Allâh ‘azza wa jall » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : « L’Imâm Ahmad [Ibn Hambal] (رضي الله عنه) a été interrogé au sujet de la parole de Allâh ta’âlâ :  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-arch istawâ), il a dit : « Il en est tel qu’Il l’a porté à notre connaissance, et non pas comme cela pourrait passer par l’imagination des humains » et al-‘arch dans la langue [Arabe] c’est le lit ; et le trône a été spécifié [dans ce verset] du fait de son honneur, car il s’agit de la plus grande des créatures » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {وَلَهُ مَنْ فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ} (wa lahou man fi s-samâwâti wa l-ard) : en tant qu’esclaves et en tant que possession, {وَمَنْ عِنْدَهُ} (wa man ‘indahou) : de parmi les anges, leur attribution à Lui est pour indiquer leur honneur, et non pas qu’Il serait, ta’âlâ, dans un endroit » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {بَلۡ يَدَاهُ مَبۡسُوطَتَانِ} (Bal yadâhou Mabsoûtatân) : ce qui en est voulu n’est pas le sens réelle de l’organe qui est composée, car Allâh ta’âlâ est exempt de la composition, mais il s’agit d’un des attributs de Son Être, comme l’ouïe et la vue, Allâh جل ذكره dit : {لِمَا خَلَقْتُ بِيَدَيَّ} (limâ khalaqtou biyaday), et le prophète a dit « كِلْتَا يَدَيْهِ يَمِينٌ » (kiltâ yadayhi yamîn) et Allâh est plus savant concernant Ses attributs, ainsi les esclaves se doivent d’y croire, de les accepter et de les lires tels qu’ils sont parvenu, sans comment (bila kayf) » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {قَالَ يَاإِبْلِيسُ مَا مَنَعَكَ أَنْ تَسْجُدَ لِمَا خَلَقْتُ بِيَدَيَّ} (qâla yâ Iblîssou mâ mana’aka an tasjouda limâ khalaqtou biyadayy) : c’est-à-dire [ce que j’ai créé] moi-même sans intermédiaire comme un père ou une mère ; et « al-yadân » est un attribut de parmi les attributs de Allâh ‘azza wa jall, nous y croyons tel que cela est parvenu, et nous remettons la connaissance du sens à Allâh » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {اللَّهُ نُورُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ} (Allâhou Noûrou s-samâwâti wa l-ard) : c’est-à-dire qu’Il est Celui qui a la lumière des cieux et de la terre, et ces deux lumières sont le soleil et la lune, le sens est : Il est Celui qui guide ceux qui y sont (c’est-à-dire dans les cieux et sur terre) par sa lumière » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {كل شيء هالك إلا وجهه} (koullou chay-in hâlikoum illâ Wajhah) : c’est-à-dire sauf Lui (Allâh) » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {وَيَبْقَى وَجْهُ رَبِّكَ} (wa yabqâ Wajhou rabbik) : c’est-à-dire Son Être » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {تَجْرِي بِأَعْيُنِنَا} (tajrî bi A’youninâ) : c’est-à-dire par Notre préservation et Notre protection » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit lors de l’explication de Soûrat Al-Moulk : «  {مَنْ فِي السَّمَاءِ} (man fi s-samâ) : Ce passage fait partie des versets équivoques (moutachâbih) dont Allâh s’est réservé la connaissance, nous y croyons sans nous exposer à expliquer le sens et nous en remettons la connaissance à Allâh » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {وَجَاءَ رَبُّكَ} (wa jâ-a Rabbouka) : L’Imâm Ahmad a dit : son sens est que l’ordre de Allâh viendra » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit lors de l’explication du verset {هَلْ يَنْظُرُونَ إِلَّا أَنْ يَأْتِيَهُمُ اللَّهُ فِي ظُلَلٍ مِنَ الْغَمَامِ} : « Ce qui est prioritaire dans ce verset et ceux qui sont similaires est d’y croire et de les lires tels qu’ils sont parvenus, sans attribuer de comment (bilâ kayf), et d’en remettre la connaissance à Allâh soubhânah, ceci est la voie des Imams du salaf et des savants de la Sounnah » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]

Imâm Az-Zabîdi : Ahlou s-Sounnah sont les Acharites et les Matouridites

Sujet : Ahlou s-Sounnah sont les Acharites et les Matouridites

  

Dans son livre «It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn» (tome 2 page 8 de cette édition), l’Imâm Mourtadâ Az-Zabîdi a dit :

« إذا أطلق أهل السنة والجماعة فالمراد بهم الأشاعرة والماتريدية »

« Quand on dit le terme Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah, ce qui est visé ce sont les Acharites et les Matouridites »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (mémorisateur des chaînes de transmission du hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Mouhammad Mourtadâ Az-Zabîdi Al-Houçayni Al-Hanafi est mort en 1205 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 240 ans. Il était surnommé « khâtimatou l-Loughawiyyîn » c’est-à-dire le dernier des grands Linguistes. Son livre « It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn » est un commentaire du livre « Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn » de l’Imâm Aboû Hâmid Al-Ghazâli, décédé en 505 de l’hégire (رحمه الله).

– Ici, l’Imâm Az-Zabîdi dit que Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah, c’est-à-dire les gens qui suivent la tradition du Prophète , sont les Acharites et les Matouridites.

– Le terme « Acharite » renvoie à ceux qui suivent l’Imâm Aboû l-Hassân Al-Ach’ari -m.324 H.- (رضي الله عنه), et le terme « Matouridite » renvoie à ceux qui suivent l’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi -m. 333 H. – (رضي الله عنه). Il s’agit là de deux grands Imâms de référence qui ont sauvegardé et défendu la croyance du Prophète , des compagnons et de ceux qui les ont suivis grâce aux preuves textuelles du Qour-ân et du Hadîth et les preuves rationnelles. Ces deux Imâms sont nés durant la période bénie du Salaf.

  • L’Imâm Az-Zabîdi a dit : « Et que l’on sache que les deux Imams Aboû l-Haçan [Al-Ach’ari] et Aboû Mansoûr [Al-Mâtourîdi], que Dieu les agrée et les récompense pour ce qu’ils ont fait pour l’Islam, n’ont pas innové d’avis dans la croyance et n’ont pas fondé une nouvelle doctrine. Ils n’ont fait qu’édicter la croyance du Salaf, et défendre ce sur quoi étaient les compagnons du Prophète ﷺ  […] Ces deux Imams ont débattu avec les mauvais innovateurs et les gens de l’égarement jusqu’à ce qu’ils les aient évincés en les faisant taire […] Ainsi se réclamer de l’un d’entre eux, c’est tenir compte du fait que chacun d’entre eux s’est lié à la voie de droiture du Salaf, s’y est tenu fortement et a établi les preuves de cette voie ; ainsi celui qui adhère à ces questions et à ces preuves est appelé Acharite et Matouridite » [It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn]
  • Le Chaykh Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit : « Sache que Abou l-Haçan Al-Ach’ari n’a pas innové une nouvelle voie mais il a raffermi et résumé la voie du Salaf et il a défendu ce sur quoi étaient les compagnons du Messager de Allâh. Donc se réclamer de lui est dû au fait qu’il a délimité la voie du Salaf et qu’il s’y est attaché, qu’il a amené les preuves et arguments sur cette voie. Celui qui le suit en cela dans cette argumentation est appelé Ach’arite » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « Jusqu’à ce que le tour vienne à notre Chaykh Abou l-Haçan Al-Ach’ari (رحمه الله) Il n’a pas innové dans la religion agréée par Allâh quoi que ce soit. Il n’a pas amené de mauvaises innovations mais a repris les paroles des compagnons, des successeurs (tâbi’în) et ceux qui les ont suivis parmi les Imâm dans les fondements de la religion et les a soutenus en ajoutant plus de commentaires et plus d’explications. Et ce qu’il a dit au sujet des fondements et ce qu’il a amené dans les lois est correct par la raison contrairement à ce qu’ont prétendu les gens qui suivent leurs passions. Ainsi dans ses explications, il y a eu un renfort pour appuyer Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah et un soutien des paroles des Imâm qui l’ont précédé comme Aboû Hanîfah et Soufyân Ath-Thawri parmi les gens de Al-Koûfah, comme Al-Awzâ’i et d’autres parmi les gens de Ach-Châm, comme Mâlik et Ach-Châfi’i, des gens de deux Haram (c’est-à-dire La Mecque et Médine) et de ceux qui leur sont similaire dans le Hijâz et autres qu’eux, et des Imâm des autres contrées, et comme Ahmad Ibnou Hanbal et d’autres parmi les spécialistes du Hadîth et comme Al-Layth Ibn Sa’d et autres que lui et comme ‘Abdou l-Lâh Mouhammad Ibnou Ismâ’îl Al-Boukhâri et Abou l-Haçan Mouslim Ibnou l-Hajjâj An-Nayçaboûri, les deux Imâm spécialistes des Âthâr (Hadîth) et les Houffâdh auteurs des Sounan sur lesquels est basée la Loi agréée par Allâh, que Allâh les agrée tous. Il est devenu une sommité dans la science chez les gens de la Sounnah de son époque. Et c’est ainsi que notre maître (le prophète) al-Moustafâ (صلى الله عليه وسلم) a annoncé à sa communauté, d’après ce que rapporte de lui Aboû Hourayrah (رضي الله عنه) qu’il  a dit [ce qui a pour sens : ]  » Allâh fera apparaître pour cette communauté, à la tête de chaque cent ans quelqu’un qui lui revivifiera sa religion ».» [Rapporté par le Hâfidh Ibn ‘Açâkir dans son livre « Tabyînou kadhibi l-Mouftarî »]. Note :  Le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir a écrit le livre « Tabyîn kadhibi l-mouftarî fîmâ nousiba ila l-Imâm Abi l-Haçan al-Ach’ari ». Le titre de son livre signifie « l’Élucidation du Mensonge du Calomniateur au sujet de ce qui a été attribué à l’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari »; il l’a écrit pour défendre l’Imâm Al-Ach’ari des mensonges de ceux qui l’avaient calomnié.
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri a dit : « Nous disons que Ach-Châfi’i, Mâlik, Aboû Hanîfah, Ahmad Ibn Hanbal, Al-Awzâ’i, et le reste des moujtahidîn sont sur la bonne guidée de leur Seigneur, et que Abou l-Haçan Al-Ach’ari est un Imâm de la Sounnah, tout comme Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi » [Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah]
  • L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit : « Les quatre écoles – et la louange est à Allâh – sont sur la même croyance, sauf ceux qui s’y sont revendiqué de parmi les gens de l’i’tizâl ou du tajsîm (anthropomorphisme), sinon la majorité d’entre eux est sur la vérité et ils approuvent la croyance de Aboû Ja’far At-Tahâwi, que les savants du Salaf ou du Khalaf ont accueilli avec approbation, et ils ont pris pour croyance la voie du Chaykh de la Sounnah Abou l-Haçan Al-Ach’ari, celui que ne conteste qu’un innovateur (moubtadi’)» [Dans son livre Mou’îdou n-Ni’am].
  • L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit également : « Et dans l’ensemble, la croyance de Al-Ach’ari est celle qui est contenue dans la croyance de Aboû Ja’far At-Tahâwi que les savants des [quatre] écoles ont accueilli avec approbation et qu’ils ont accepté comme croyance » [Dans son livre Mou’îdou n-Ni’am].

Important : Les deux écoles Acharites et Matouridites sont identiques dans leurs fondements, les seules divergences qui existent en leur sein sont minimes et principalement sémantiques.

  • Le Chaykh Moustafâ Al-Kastali (m. 901 H.) a dit : « Entre les deux groupes (les Acharites et les Matouridites), il n’y a que quelques divergences sur des points comme sur le sujet du takwîn et autre que cela ». [Dans sa hâchiyah de Charhou l-‘Aqâ-id et rapporté par Az-Zabîdi dans Al-Ith-hâf]
  • Le Chaykh Chamsou d-Dîn Al-Khayâli (m. 870 H.) a dit : « Les savants vérificateurs des deux groupes (les Acharites et les Matouridites) ne considèrent pas ceux de l’autre groupe comme étant dans l’innovation ou l’égarement ». [Dans sa hâchiyah de Charhou l-‘Aqâ-id et rapporté par Az-Zabîdi dans Al-Ith-hâf]
  • Adh-Dhahabi a d’ailleurs confirmé cela en disant : « L’école Matouridite est considérée comme la sœur de sang de l’école Acharite tant ces deux dernières se ressemblent et s’entendent à tel point qu’elles donnent l’impression d’être un seul et même groupe. Il est ainsi difficile de les différencier. D’ailleurs, les Matouridites et les Acharites prônent d’une seule voix qu’Abou l-Haçan Al-Ach’ari et Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi sont les deux Imams des gens de la Sounnah.». [Dans son livre Kitâbou l-‘Arch – qui n’est pas conforme à la voie de Ahlou s-Sounnah-]

– De nombreux savants ont confirmé les propos de l’Imâm Az-Zabîdi. Parmi eux :

  • Le Chaykh Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi (m. 1252 H.)a dit  : « Les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah, ce sont les Ach’arites et les Matouridites » [Dans son livre Raddou l-mouhtâr ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr]
  • L’Imâm, l’illustre savant ‘Ali As-Sa’îdi Al-‘Adawi Al-Mâliki (m. 1189 H.) a dit : « Le terme « Ahlou l-Haqq (gens de la vérité) » désigne les gens de Ahlou s-Sounnah : les Ach’arites et les Matouridites ou ce qui est visé par cela sont ceux qui sont sur la voie du Messager de Allâh (صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ وَسَلَّمَ), donc cela englobe également ceux qui étaient avant l’arrivé des deux chaykh, c’est-à-dire Abou l-Hassan Al-Ach’ari et Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi » [Dans sa hâchiyah du livre Kifâyatou t-Tâlibi r-Rabbâni ‘alâ Riçâlati Bni Abî Zayd Al-Qayrawâni]
  • Le Chaykh Moustafâ Al-Kastali (m. 901 H.) a dit : « Ceux qui sont connus comme étant les gens de Ahlou s-Sounnah dans la région de Khouraçân, de l’Irak, du Châm (la région de la Syrie antique) ainsi que dans la plupart des pays, sont les Acharites, disciples de Abou l-Haçan Al-Ach’ari […] En revanche, dans les pays de l’autre côté de la rivière [Jayhoûn], les gens de Ahlou s-Sounnah sont [pour la plupart] les Matouridites, disciples de Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi ». [Dans sa hâchiyah de Charhou l-‘Aqâ-id et rapporté par Az-Zabîdi dans Al-Ith-hâf]
  • Le Chaykh Chamsou d-Dîn Al-Khayâli (m. 870 H.) a dit : « Les Ach’arites sont les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah, c’est cela qui est réputé dans la région de Khouraçân, de l’Irak, du Châm (la région de la Syrie antique) ainsi que dans la plupart des pays. Et dans les pays de l’autre côté de la rivière [Jayhoûn], cela est employé pour désigner les Matouridites, disciples de Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi ». [Dans sa hâchiyah de Charhou l-‘Aqâ-id et rapporté par Az-Zabîdi dans Al-Ith-hâf]

– Ainsi il ne convient pas de prêter attention aux propos des gens de la déviation, notamment les wahhabites, qui tentent de dénigrer par la calomnie et le mensonge ces deux éminents Imâms et les centaines de savants qui les ont suivi.

– L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari est un savant du salaf (c’est-à-dire ayant vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire) il est né en 260 (certains ont dit 270) et il est décédé en 324 de l’Hégire (d’autres ont dit 330 ou 333) (رحمه الله). Un très grand nombre de savants ont fait son éloge et le considèrent comme l’un des plus grands défenseurs de la croyance de Ahlou s-sounnah wa-l Jamâ’ah. Beaucoup l’ont considéré comme étant le moujaddid (savant revivificateur) de son siècle. Consultez sa biographie : ici.

  • L’Imâm Abou l-Haçan As-Soulami a dit à son sujet : « Al-Ach’ari est le savant à la tête du 3ème siècle [de l’Hégire] (c’est-à-dire le moujaddid – savant revivificateur)» [Rapporté par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir dans Tabyîn kadhib al-Mouftari]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn A’mar An-Nâbighah Al-Ghalâwi a dit de lui : « Al-Ach’ari est l’Imâm de Ahlou s-Sounnah » [Al-Moubâchir ‘ala Bni ‘Âchir]

– Consultez ces différents articles en lien avec l’Imâm Al-Ach’ari :

– L’Imâm de Ahlou s-Sounnah Aboû Mansoûr Mouhammad Ibn Mouhammad As-Samarqandi Al-Mâtourîdi est un savant du Salaf (c’est-à-dire ayant vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), il est décédé en 333 de l’Hégire (رحمه الله). Un très grand nombre de savants ont fait son éloge et le considèrent comme l’un des plus grands défenseurs de la croyance de Ahlou s-sounnah wa-l jamâ’ah.

– Article à consulter : L’Imam Al-Matouridi parle de la vision de Allah au paradis : sans comment

Imâm Al-Ghazâli : il est recommandé de visiter les tombes des vertueux

Sujet : la visite des tombes des vertueux pour le tabarrouk

   

Dans son célèbre ouvrage « Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn » (tome 2 page 1869 de cette édition) l’Imâm Al-Ghazâli a dit :

« زيارة القبور مستحبة على الجملة للتذكر والاعتبار وزيارة قبور الصالحين مستحبة لاجل التبرك مع الاعتبار وقد كان رسول الله صلى الله عليه وسلم نهى عن زيارة القبور ثم أذن في ذلك بعد »

« La visite des tombes est recommandée (moustahabbah) de manière générale pour le rappel [de l’au-delà] et pour en tirer des leçons ; et la visite des tombes des vertueux est recommandée (moustahabbah) pour la recherche de bénédiction (tabarrouk) et le rappel. Le Messager de Allâh ﷺ avait certes interdit la visite des tombes, puis il l’a autorisé par la suite »

Informations utiles :

– Le Chaykh, l’Imâm Aboû Hâmid Mouhammad Ibnou Mouhammad Al-Ghazâli est né en 450 à Tus et il est décédé en 505 de l’Hégire à Tus (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 940 ans. C’est un savant très célèbre, il était surnommé « houjjatou l-Islâm » c’est-à-dire qu’il était capable de prouver la véracité, la beauté et la sagesse de l’Islâm. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 5ème siècle de l’Hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion). Il était du madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i. Son livre «Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn » est son ouvrage le plus connu.

  • Le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir a dit à son sujet : « Selon moi, le savant qui était à la tête du 5ème siècle [de l’hégire] (c’est-à-dire le Moujaddid – savant revivificateur) est l’Imâm Aboû Hâmid Mouhammad Ibnou Mouhammad Ibn Mouhammad Ibn Mouhammad Al-Ghazâli At-Toûçi, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), car il était un savant qui œuvrait (conformément à sa science), un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), un vertueux (Fâdil), un spécialiste des fondements (ousoûli), quelqu’un de complet, auteur d’ouvrages, doué de raison et dont la mention du fait qu’il ait de la science s’est propagée dans tous les horizons et il surpassa ses contemporains du Khouraçân, du Châm et d’Irak » [Tabyînou kadhibi l-Mouftarî]

– Ici l’Imâm Al-Ghazâli confirme qu’il est recommandé de visiter les tombes de manière générale car cela est une source de rappel et d’exhortation, puis il confirme qu’il est recommandé de visiter les tombes des vertueux pour en rechercher des bénédictions (tabarrouk).

– Le tabarrouk c’est la recherche de bénédiction par un Prophète ou par un être de vertu, tout en sachant, bien évidemment, que c’est Allâh ta’âlâ qui est Le Créateur de la bénédiction, de la guérison, du profit, etc. Donc le tabarrouk n’est pas une adoration d’autre que Allâh comme le considèrent à tord certains ignorants.

– L’Imâm Ach-Châfi’i (m.204 H.) a dit : « Je fais certes le tabarrouk (la recherche de bénédiction) par Aboû Hanîfah et je me rends à sa tombe chaque jour (le visiter). Si j’ai un besoin, j’accomplis deux rak’ah (cycles de prière) puis je me rends à sa tombe et je demande à Allâh ta’âlâ qu’Il m’accorde la chose dont j’ai besoin et ce, auprès de sa tombe. Après cela mon affaire est rapidement réglée » [Rapporté par le Hâfidh Al-Khatîb Al-Baghdâdi].

  • Cette citation de l’Imâm Ach-Châfi’i a également été rapportée par l’Imâm Al-Mouwaffaq Ibn Ahmad Al-Makki dans son ouvrage «Manâqib Abî Hanîfah ».

– L’Imâm Al-Kawthari a dit : « Et nous avons mentionné le tawassoul de l’Imâm Ach-Châfi’i par le biais de [l’Imâm] Aboû Hanîfah, tout comme cela est rapporté au début [du livre] « At-Târîkh » d’Al-Khatîb [Al-Baghdâdi] avec une chaîne de transmission authentique (sahîh) » [Dans son livre Mahqou t-Taqawwoul fî mas-alati t-Tawassoul]

– Ce récit de l’Imâm Ach-Châfi’i fait parti des nombreux textes qui indiquent que les gens du salaf pratiquaient le tabarrouk.

– En effet, Il a été rapporté que Fâtimah, la fille du Prophète (صلى الله عليه وسلم) est partie rechercher des bénédictions en se rendant sur la tombe de son père, le prophète de Allâh (صلى الله عليه وسلم) et qu’elle mit de la terre de la tombe sur ses yeux. [Rapporté par As-Samhoûdi, le Hâfidh Ibnou l-Jawzi et le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir…].

– De même il a été rapporté avec une bonne chaîne de transmission que le compagnon Bilâl Al-Habachi a voyagé depuis le Châm (actuelle Syrie) dans le but d’aller visiter le prophète (صلى الله عليه وسلم). Lorsqu’il est arrivé à la tombe, Bilâl (رضي الله عنه) y frotta son visage par recherche de bénédiction (tabarrouk). [Rapporté par As-Samhoûdi]

– L’Imâm An-Nawawi (m.676 H.) a dit : « Il est permis au musulman ainsi qu’au dhimmi de faire un legs (wasiyyah) pour l’entretien et la construction de la mosquée Al-Aqsâ, ainsi que d’autres mosquées, et pour l’entretien des tombes des prophètes, des savants et des vertueux (sâlihîn), en raison de ce que cela comporte comme revivification de la visite (ziyârah) et de la recherche de bénédiction (tabarrouk) à travers elles » [Rawdatou t-Tâlibîn]

– Le Chaykh Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki (m. 737 H.) a dit : « Si le défunt que l’on visite est de ceux dont on espère la bénédiction (barakah) alors on réalise le tawassoul envers Allâh ta’âlâ par son biais (à ce défunt) […], mieux encore, il commence à réaliser le tawassoul envers Allâh ta’âlâ par le prophète ﷺ car il est le pilier et celui par qui on fait le tawassoul à l’origine, celui par qui cette pratique a été instituée, on réalise donc le tawassoul par lui (le prophète ﷺ) ainsi que par tout ceux qui l’ont suivi avec excellence (les vertueux) jusqu’au jour dernier […], puis il réalise le tawassoul par les gens du cimetière, et par cela je vise les vertueux (sâlihîn) parmi eux, afin que ses besoins soient réglés et ses péchés pardonnés» [Al-Madkhal]

– Le Chaykh Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki (m. 737 H.) a dit également : « Celui qui a un besoin qu’il souhaite voir exaucé, qu’il se rende donc auprès d’eux (ces vertueux) et qu’il réalise le tawassoul à Allah par leur intermédiaire, car ils sont un moyen (c’est-à-dire une cause d’obtention du bien par la permission de Allâh) entre Allâh ta’âlâ et Sa création. Cela est établi dans la Loi religieuse, et l’attention particulière que Allâh leur accorde est connue ; cela est répandu et notable. Les savants et les grands hommes, de génération en génération, en Orient comme en Occident, n’ont cessé de rechercher la bénédiction en visitant leurs tombes et d’en constater les effets bénéfiques, concrètement et spirituellement.» [Al-Madkhal]

– Le Chaykh Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki (m. 737 H.) a dit aussi : « Le Chaykh, l’Imâm Aboû ‘Abdi l-Lâh Ibnou n-Nou’mân رحمه الله a mentionné dans son livre intitulé « Safînatou n-Najâ li-Ahli l-Iltijâ fî Karâmâti ch-Chaykh Abî n-Najâ », au sujet de cette question : « Il est établi pour les gens doués de clairvoyance et de réflexion que la visite des tombes des vertueux est recommandée en vue de la recherche de bénédiction (tabarrouk), tout en méditant sur la mort. Car la bénédiction des vertueux demeure après leur mort comme elle l’était durant leur vie. L’invocation auprès de leurs tombes et la recherche de leur intercession (tachaffou’) sont pratiquées par nos savants vérificateurs parmi les Imams de la religion ». » [Al-Madkhal]

– Le tawassoul est le fait de demander à Allâh l’obtention d’un profit ou l’empêchement d’une nuisance et ce, par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint, par honneur pour celui par lequel le tawassoul est fait. Faire le tawassoul est permis en leur présence et en leur absence tout comme l’indique les preuves selon la Loi de l’Islâm. Le tawassoul ne constitue donc pas une adoration pour autre que Allâh.

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) enseigna lui-même le tawassoul aux compagnons et les compagnons le pratiquaient également après son décès (صلى الله عليه وسلم). [Rapporté par At-Tabarâni]

– Il est rapporté par l’Imâm Al-Boukhâri avec sa chaîne de transmission sahîh (authentique) que le Calife ‘Oumar Ibnou l-Khattâb (رضي الله عنه) a réalisé le tawassoul par Al-‘Abbâs (رضي الله عنه), l’oncle paternel du prophète (صلى الله عليه وسلم). [Sahîh Al-Boukhâri]

– Ainsi, le tawassoul est une pratique qui est permise selon l’unanimité des musulmans comme le rapporte l’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki [Dans son livre Chifâ-ou s-Saqâm]

– L’adoration (al-‘Ibâdah) : c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission, comme l’a mentionné l’Imâm Moujtahid, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Taqiyyou d-Dîn As-Soubki.

Ainsi le simple fait d’appeler (nidâ) un vivant ou un mort ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh, ni le simple fait de glorifier (ta’dhîm) ou de faire al-istighâthah (la recherche du renfort) par autre que Allâh. De même, le simple fait de visiter la tombe d’un saint pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions) ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, le simple fait de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander aux gens ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, la formule de al-isti’ânah (demande d’aide) à autre que Allâh ta’âlâ ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. Egalement, la simple humilité n’est pas une adoration envers autre que Allâh car sinon, tous ceux qui font preuve d’humilité avec les rois et les nobles seraient devenus mécréants.

C’est-à-dire que tout cela n’est pas du chirk (le fait d’attribuer des associés à Allâh), car la définition de l’adoration (al-‘ibâdah) selon les spécialistes de la langue ne s’applique pas à tout cela. En effet, pour eux, l’adoration (al-‘ibâdah) comme nous venons de le voir est l’obéissance avec la soumission. Voir à ce sujet l’explication de l’Imâm du Salaf, le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Aboû Is-hâq Ibrâhîm Az-Zajjâj : ici.

– Ainsi, il ne convient pas de prêter attention aux propos virulents des wahhabites qui interdisent cela fermement et qui considèrent même celui qui fait cela mouchrik (associateur), kâfir (mécréant), tout comme Al-Fawzân (wahhabite) l’a dit : « Il n’est pas permis de faire le tawassoul par le degré (bi jâhi) du prophète (صلى الله عليه وسلم), ni par le degré d’autres que lui, car ceci est une innovation (bid’ah), et il n’y a aucune preuve de cette pratique, et ceci est du chirk (association) » [Dans son livre Fatâwâ Al-‘Aqîdah]

– Retrouvez d’autres articles au sujet du tawassoul et du tabarrouk : ici.

– Concernant la visite des tombes pour les femmes, consultez l’article : Al-Fatâwâ al-Hindiyyah : Il est permis aux femmes de visiter les tombes

Chaykh Al-‘Arabi At-Tabbâni condamne Ibn Taymiyah et les wahhabites

   

Dans son livre « Barâ-atou l-Ach’ariyyîn » (tome 1 page 4 de cette édition), Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit :

« وتنحصر أمهات عقائد محمد بن عبد الوهاب ومقلديه في أربع: تشبيه الله سبحانه وتعالى بخلقه، وتوحيد الألوهية والربوبية، وعدم توقيرهم النبي صلى الله عليه وسلم، وتكفير المسلمين. وهو مقلد فيها كلها أحمد بن تيمية، وهذا مقلد في الأولى الكرامية ومجسمة الحنابلة، ومقتد بهما وبالحروريين في الرابعة، ومخترع توحيد الألوهية والربوبية الذي تفرع عنه عدم توقيرهم النبي صلى الله تعالى عليه وسلم وتكفير المسلمين أيضاً. »

« Les fondements des croyances de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et de ceux qui le suivent se résument à quatre points : l’assimilation (tachbîh) de Allâh soubhânahou wa ta’âlâ à Ses créatures ; la division du tawhîd en Seigneurie (Rouboûbiyyah) et en Divinité (Ouloûhiyyah) ; le manque de considération envers le Prophète ﷺ ; et la déclaration de mécréance (takfîr) des musulmans. En tout cela, il n’a fait que suivre Ahmad Ibn Taymiyah ; et ce dernier a suivi dans le premier point les Karrâmiyyah et les anthropomorphistes parmi les Hanbalites ; dans le quatrième, il a adopté la doctrine des Houroûriyyoûn (un groupe de Khawârij) ; et il est l’inventeur du concept de “tawhîd de la divinité (tawhîd al-Ouloûhiyyah)” et de tawhîd de la seigneurie (tawhîd ar-Rouboûbiyyah) duquel a découlé leur manque de considération envers le Prophète ﷺ, ainsi que la déclaration de mécréance (takfîr) des musulmans. »

Informations utiles :

–  Le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Jazâ-iri Al-Makki Al-Haçani connu également sous le nom de « Aboû Hâmid Ibnou Marzoûq » est né en 1313 de l’Hégire à Sétif en Algérie, et il est décédé en 1390 de l’Hégire à La Mecque (رحمه الله). Il était un savant de l’école de jurisprudence (madh-hab) Malikite et enseignait dans la célèbre école « Madraçatou l-Falâh » de La Mecque et également dans Al-Masjid Al-Harâm (la grande mosquée de La Mecque).

– Il expose ici 4 fondements de la croyance de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et de ses suiveurs, c’est-à-dire les adeptes de la secte wahhabite :

  1. Le tachbîh (assimilationnisme), c’est-à-dire faire ressembler Allâh aux créatures.
  2. Le fait de diviser le Tawhîd en deux : tawhîd de la Divinité (Ouloûhiyyah) et tawhîd de la Seigneurie (Rouboûbiyyah). Ils ont par la suite ajouté une troisième division, à savoir le tawhîd des Noms et des Attributs (al-Asmâ wa s-Sifât).
  3. Le manque de considération envers le Prophète ﷺ.
  4. Le takfir, c’est-à-dire le fait de déclarer mécréants les musulmans.

– Il précise que dans ces 4 points, Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb n’a fait que suivre Ibn Taymiyah (moujassim). C’est-à-dire que ces 4 points font également parties des fondements de la croyance d’Ibn Taymiyah. Puis il indique que concernant le tachbîh (assimilationnisme), Ibn Taymiyah a suivi les Karrâmiyyah (secte) et les anthropomorphistes qui l’ont précédé.

– Ainsi, Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et ses adeptes, à savoir les wahhabites, ont adopté la croyance du tachbîh (assimilationisme) et du tajsîm (anthropomorphisme) et ils ont suivi en cela Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah qui était une secte anthropomorphiste du passé, fondé par un homme déviant du nom de Aboû ‘Abdil-Lâh Ibn Karrâm.

– C’est pour cela que dans un autre passage, le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (anthropomorphisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]

– Ahmad Ibn Taymiyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis). Retrouvez plus d’informations à son sujet sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com. Ou voir nos articles en rapport avec Ibn Taymiyyah : ici.

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête» [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Hâfidh Ibn Rajab Al-Hambali a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Le Chaykh Zaynou d-Dîn Ibn Rajab Al-Hambali fait parti de ceux qui considéraient mécréant Ibn Taymiyah et il lui a répliqué. Et il disait de sa plus haute voix, dans certaines assemblés : [l’Imâm Taqiyyou d-Dîn] As-Soubki avait ses raisons de le déclarer mécréant  ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwa Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a dit aussi : « Qui est Ibn Taymiyah pour qu’il soit pris en compte ou qu’il soit pris comme référence dans un des sujets de la religion ? Il n’est pas autre que ce qu’on dit de lui un groupe de savants qui ont observé ses propos fallacieux et ses fausses preuves jusqu’à dévoiler l’égarement dans ses écarts et la laideur de ses illusions et ses erreurs comme a dit al-‘Izz Ibn jamâ’ah : il est un être que Allâh a égaré et qui a été dupé et qui a porté l’habit de la honte, que Allâh le fasse périr. Qu’il l’humilie et le prive suite à ses mensonges et ses fabrications » [Dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham fî Ziyârati l-qabri ch-Charîfi n-Nabawiyyi l-Moukarram]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « De nombreux savants ont déclaré mécréant Ibn Taymiyah ». [Dans sa Hâchiyah de Charhou l-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj]
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Châfi’ites ont dit qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité et a emprunté la voie des innovations blâmables » [Dans son livre Ach-Charhou s-Saghîr ‘Alâ Aqrabi l-Maçâlik]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égarés Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim »[Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabbih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (anthropomorphisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti. […] Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]
  • Retrouvez ici une liste non exhaustive : Les savants ayant répliqué à Ibn Taymiyah.

– Al-Moubtadi’ (l’innovateur) Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb est né en 1115 et il est décédé en 1206 de l’Hégire. Il est le fondateur de la mouvance sectaire wahhabite, le groupe qui se fait appeler mensongèrement Salafi pour tromper les gens qui n’ont pas de connaissances religieuses.

– Sachez que contrairement à son père, son grand père, et son frère,  Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb duquel se réclament les wahhabites, n’était pas un homme de science, il n’était pas un faqîh (un spécialiste de la jurisprudence), il n’était pas un mouhaddith (c’est-à-dire de ceux qui transmettent le hadîth) et il n’était pas un nahwi (un grammairien de la langue arabe). C’est pour cela que les savants qui ont composé dans l’énumération des biographies, des savants Hanbalites n’ont pas inclus Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb dans le nombre des savants Hambalites, les seuls qui ont fait son éloge, ce sont ceux qui l’ont suivi et il n’y a aucune considération à donner à cela.

– Pour exemple, dans son recueil de biographies de savants Hambalites intitulé « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah », le Chaykh Ibn Houmayd Al-Hanbali An-Najdi a répertorié plus de 800 biographies de savants et savantes de l’école de jurisprudence de l’Imâm Ahmad Ibn Hambal. Parmi ces biographies, nous ne trouvons pas la biographie de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb, bien que le Chaykh Ibn Houmayd soit décédé 80 ans après lui. Cela signifie que Mouhammad Ibn ‘Abdil-Wahhâb n’était pas considéré comme un homme de science par les savants de son époque et de sa région. Cependant nous retrouvons la biographie du Chaykh ‘Abdoul-Wahhâb (Le père de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) et c’est lors de cette biographie que le Chaykh Ibnou Houmayd dénonce l’égarement de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb [As-Souhoub al-Wâbilah].

– Sachez que de nombreux savants ont dénoncé Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et son takfîr injuste. Parmi eux :

  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb a dit en faisant référence à Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb : « Aujourd’hui les gens sont éprouvé par celui qui prétend se référer au Livre et à la Sounnah (la tradition prophétique), et qui prétend donner des jugements à partir de ces sources, tout en rejetant la parole de ceux qui divergent avec lui et lorsqu’on l’invite à en discuter avec les gens de science, il refuse. Mais il impose aux gens ses propres avis et sa propre compréhension, et il déclare mécréant (kâfir) celui qui le contredit, alors qu’il ne possède même pas une seule des qualités des gens de l’ijtihâd, par Allâh il ne possède même pas le dixième d’une seule, et malgré cela, ses paroles ont emporté beaucoup d’ignorants, {Innâ lil-Lâhi wa innâ ilayhi râji’oûn}, La communauté toute entière l’interpelle d’une seule voix, mais il n’y prête aucunement attention, au contraire tous sont pour lui des mécréants ou des ignorants. Ô Allâh guide cet égaré et met le sur le chemin de droiture » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous avez contredit l’unanimité (ijmâ’) et vous avez déclaré mécréant la communauté de Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) dans sa totalité » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous déclarez mécréant le commun des musulmans et vous considérez licite leur sang et leurs biens, et vous considérez leurs pays comme des terres de guerre  » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous déclarez mécréant celui qui témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh uniquement et que Mouhammad est Son esclave et Son messager et qui accomplit la prière, qui s’acquitte de la zakât, qui jeûne durant Ramadân, qui accomplit le pèlerinage à la Maison sacrée, et qui croit en Allâh, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers, et qui s’attache à l’ensemble des emblèmes de l’Islâm, celui-ci vous le considérez mécréant et vous considérez son pays comme une terre de guerre » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit : « Lorsque [Mouhammad] Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et ceux qui l’ont aidé, ont entrepris leur da’wah odieuse, à cause de laquelle ils ont déclaré mécréant les musulmans, ils se sont emparé des tribus de l’Est… » [Fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit aussi : « Ils (les wahhabites) se sont mis à croire que celui qui ne croit pas en ce que dit Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb, alors il est un mécréant (kâfir), un associateur (mouchrik) dont le sang et les biens sont licite » [fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit également : « Il (Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb) leur écrivit (à ses adeptes) des épîtres jusqu’à ce qu’ils se mettent à croirent que la plupart des gens du tawhîd sont des mécréants » [fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit aussi : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) en arriva à déclarer mécréant les croyants » [Dans son livre fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit  : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) a déclaré mécréant l’ensemble des musulmans et a prétendu que les gens étaient mécréants depuis 600 ans, et il a appliqué les versets qui concernent les associateurs de Qouraych sur les pieux de la communauté » [Dans son livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Soulaymân Al-Kourdi (qui était l’un des enseignant de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) qui s’adressa à lui en disant : « Rien ne t’autorise à déclarer mécréant la grande majorité des musulmans » [Rapporté par Ibn Zayni Dahlân dans son livre fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Al-‘Allâmah Mouhammad Ibn Ahmad Al-Hafadhi a dit : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) croyait que l’Islâm lui était réservé, et à ceux qui le suivaient, et que toute les créatures étaient des associateurs (mouchrikoûn) » [Rapporté par Ibn Zayni Dahlân dans son livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm]
  • Le Chaykh Aboû Hafs ‘Oumar Al-Mahjoûb At-Toûniçi Al-Mâliki a dit dans une lettre à destination de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb : « Par Allâh, tu t’es certes égaré et tu as égaré des gens […] et tu cries à la déclaration de mécréance des gens du Salaf et du Khalaf » [Rapporté par l’historien Ibn Abî Diyâf dans son livre It-hâfou Ahli z-Zamân fî Akhbâri Mouloûki Toûnis wa ‘ahdi l-Amân]
  • L’Imâm Ibnou ‘Âbidîn qui a dit : « Ils (les wahhabites) croyaient qu’eux seuls étaient musulmans, et que tous ceux qui s’opposaient à leur croyance étaient des associateurs (mouchrikoûn). Sur cette base, ils ont légitimé le meurtre des gens de Ahlou s-Sounnah ainsi que de leurs savants» [Dans son livre « Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr »]
  • Le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd qui a dit : « Car ce qu’il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhab) faisait quand quelqu’un le contredisait et le réfutait et qu’il était dans l’incapacité de le tuer au grand jour, il envoyait quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréant tout ceux qui était en désaccord avec lui et il rendait licite son assassinat.» [Dans son livre « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah »]
  • Le Chaykh Anwar Châh Al-Kachmîri qui a dit : « Quant à Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb du Najd, il était certes un homme stupide qui avait peu de science et qui se précipitait à déclarer mécréant les gens» [Dans son livre « Faydou l-Bârî »]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari qui a dit : « Les wahhabites se rendent licite le sang des musulmans d’Est en Ouest, du fait qu’ils considèrent que tout autre qu’eux sont des mécréants » [Dans son livre Boughyatou t-Tâlib]

– Tout cela est également confirmé par la parole des wahhabites eux-mêmes. En effet :

  • Le wahhabite Soulaymân Ibnou Sahmân a dit : « Certes les gens du Najd étaient des mécréants avant la da’wah du Chaykh [il vise Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb]» [Dans son livre « Minhajou Ahli l-Haqq »]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit : «Si ce n’est que les gens jusqu’à aujourd’hui ne connaissaient pas la religion du messager» [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit dans une lettre à destination des savants de Ad-Dir’iyyah : «Vous, ainsi que vos enseignants et les enseignants de vos enseignants ne connaissaient pas le sens de lâ ilâha illa l-Lâh, et vous ne faites pas la distinction entre la religion de Mouhammad et la religion que ‘Amr Ibn Lou-ayy a apporté aux arabes» [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit : « Je vous informe à mon sujet, et je jure par Allâh Celui dont il n’y a aucune divinité hormis Lui, que j’ai certes recherché la science et ceux qui me connaissaient croyaient que j’avais de la connaissance, alors que durant cette époque, je ne connaissais pas la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » et je ne connaissais pas la religion de l’Islâm avant ce bien que Allâh m’a accordé. Et il en est de même pour mes enseignants religieux (Mâchaykh), aucun d’entre eux ne connaissaient cela. Et si quelqu’un parmi les savants d’Al-‘Ârid (région dans l’est de l’arabie) prétend qu’il connaissait la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » ou qu’il connaissait la signification de l’Islâm avant cette époque, ou qu’il prétend au sujet de ses enseignants religieux (Mâchaykh) que l’un d’entre eux connaissait cela, alors il aura menti, inventé (une fausseté), induit les gens en erreur et aura fait sa propre éloge avec une chose qui n’est pas en lui. » [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah] Ceci est une déclaration de mécréance explicite envers les savants de Al-‘Ârid, ainsi que de leurs enseignants.

– Il est rapporté que Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb a tenté de faire assassiner son frère, le Chaykh Soulaymân Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb. A ce sujet le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ibnou Houmayd a dit : « On dit qu’il y avait un fou dans un village, qui avait pour habitude de frapper quiconque lui faisait face, même si il était armé. Alors Mouhammad [Ibn ‘Abdi l-Wahhâb] à ordonné qu’on donne à ce fou une épée et qu’on le fasse entré dans la Mosquée où se trouvait seul son frère le Chaykh Soulaymân, alors on le fît entrer, et quand le Chaykh Soulaymân l’a vu il a eu peur de lui. Mais le fou jeta son épée et s’est mit à dire : « Ô Soulaymân n’ait crainte, tu fais partie des gens protégé », et il s’est mit à répéter ça plusieurs fois.  Il n’y a aucun doute que ceci une Karâmah (prodige) » [Dans son livre « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah »]

– Depuis la fondation de leur mouvance sectaire, il y a moins de 300 ans, les wahhabites se sont tristement illustrés par des massacres et des tueries de masse, principalement à l’encontre des musulmans, comme en témoignent les ouvrages des savants de l’Islâm. Parmi eux nous pouvons citer :

  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki qui a dit : « Il a été dit que ce verset (il parle du verset 6 de Soûrat Fâtir) a été révélé sur les Khawârij ceux qui falsifient l’interprétation (ta-wîl) du Livre et de la Sounnah et qui se rendent par cela permis le sang des musulmans et leurs biens, comme nous constatons à présent dans leurs manières d’agir ceux d’un groupe du Hijâz qui sont appelés les Wahhabites qui pensent être sur la vérité alors que ceux sont eux les menteurs, le Chaytân a eu emprise sur eux et leur a fait oublier le rappel de Allâh, certes ils sont le parti de Chaytân et certes le parti de Chaytân est le perdant et nous demandons à Allâh qu’Il les extermine jusqu’au dernier. » [Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn]
  • L’Imâm Ibn ‘Âbidîn Al-Hanafi qui a dit : « Il est suffisant qu’ils soient convaincus de la mécréance de ceux qu’ils combattent, comme cela s’est produit à notre époque avec les disciples de [Mouhammad Ibnou] ‘Abdi l-Wahhâb, qui ont émergé du Najd et pris le contrôle des deux sanctuaires (La Mecque et Médine). Ils prétendaient suivre l’école Hanbalite, mais ils croyaient qu’eux seuls étaient musulmans, et que tous ceux qui s’opposaient à leur croyance étaient des associateurs (mouchrikoûn). Sur cette base, ils ont légitimé le meurtre des gens de Ahlou s-Sounnah ainsi que de leurs savants » [Raddou l-Mouhtâr]
  • Le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd Al-Hambali qui a dit : « Car ce qu’il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhab) faisait quand quelqu’un le contredisait et le réfutait et qu’il était dans l’incapacité de le tuer au grand jour, il envoyait quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréant tout ceux qui était en désaccord avec lui et il rendait licite son assassinat.» [As-Souhoub al-Wâbilah]
  • Le Moufti de La Mecque, Ahmad Ibn Zayni Dahlân Ach-Châfi’i qui a dit : « Lorsque les wahhabites apprirent la nouvelle, ils attaquèrent brusquement la muraille et ils ne rencontrèrent pas de résistance capable de les combattre et de les repousser. Un groupe d’habitants de Tâ-if avant cela avait prit la fuite mais la cavalerie les avait rejoint et les wahhabites les tuèrent ; seul un petit nombre fut épargné. Lorsqu’ils entrèrent dans AT-Tâ-if, ils se livrèrent à une tuerie générale des gens, les adultes et les jeunes, ceux qui sont commandés comme ceux qui commandent, les notables et les gens du commun. Ils égorgèrent même le nourrisson sur la poitrine de la mère ; ils montaient dans les maisons, faisaient sortir ceux qui s’y réfugiaient et les tuaient. Ils trouvèrent un groupe qui étudiait le Qour-ân et les tuèrent du premier au dernier. Ils massacrèrent tous ceux qui s’étaient réfugiés dans les maisons. Ensuite ils allèrent vers les boutiques et les mosquées et ils tuèrent les gens qui s’y trouvaient. Ils tuèrent l’homme dans la mosquée alors qu’il était dans l’inclination ou dans la prosternation jusqu’à l’extermination de tout ce monde ; alors malheur à eux de la part du Tout Puissant qui détient les cieux par Sa puissance. Il ne resta des gens de Tâ-if (c’est-à-dire des combattants de cette ville) qu’un groupe d’un peu plus de 20 personnes» [Oumarâ-ou l-Baladi l-Harâm]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân Ach-Châfi’i a dit : « Les wahhabites interdisent l’invocation en faveur du prophète (صلى الله عليه وسلم) depuis les manâbir (pl.minbar) après l’appel à la prière (adhân), au point où il y avait un homme vertueux qui était aveugle, il faisait l’appel à la prière, et réalisait l’invocation en faveur du prophète (صلى الله عليه وسلم) après le adhân, et ceci après que les wahhabites l’aient interdit, alors ils l’ont pris et l’ont emmené jusqu’à Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb qui a ordonné qu’on l’exécute, et il fût tué » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)].

– Et cela se perpétue jusqu’à notre époque avec Daech qui est un mouvement wahhabite, tout comme le reconnaissent eux même les leaders de la mouvance. Ainsi, dans une interview accordée à la chaîne MBC et diffusée le 22 janvier 2016, Al-Kalbâni (wahhabite) a dit : « Daech suit le Salafisme [c’est-à-dire la doctrine wahhabite] […], l’idéologie que suit Daech est l’idéologie Salafi [wahhabite], ce n’est pas celle des Ikhwâniyyah, ni celle des Qoutbiyyah, ni celle des Soûfiyyah, ni celle des ach’ariyyah, mais ils tirent leurs idées de ce qui est écrit dans nos propres livres, de nos principes mêmes » [Interview de la chaîne MBC]

– De nombreux autres savants ont mis en garde contre la mécréance des karrâmiyyah, qui est la secte qui a influencé Ibn Taymiyah et Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb.  Parmi eux :

  •  L’Imâm Abou l-Haçân Al-Ach’ari (رحمه الله) qui a dit : « Et il n’y a aucun problème concernant celui qui déclare mécréant les karrâmiyyah corporalistes (moujassimah) du Khourâçân concernant leur propos lorsqu’ils disent que Allâh ta’âlâ serait un corps, qu’Il aurait une limite et une fin par le bas, qu’Il serait en contact avec Son trône et qu’Il serait sujet aux choses qui entrent en existence » [Rapporté par l’Imâm Aboû Mansoûr ‘Abdou l-Qâhir At-Tamîmi dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât » d’après ce qu’a rapporté de lui As-Soubki]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi qui a dit : « Quant aux adorateurs de corps du Khourâçân parmi les Karrâmiyyah, les déclarer mécréants est obligatoire (takfîrouhoum wâjib), parce qu’ils prétendent que Allâh ta’âlâ aurait une limite, et une fin par la direction du bas, et que par elle Il toucherait Son Trône, et aussi par ce qu’ils prétendent que Allâh serait concerné par des choses qui entrent en existence » [Dans son livre “Ousoûlou d-Dîn”]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi qui a dit également :« les Karrâmiyyah prétendent que Allâh est en contact avec Son Trône» [Dans son livre “Al-Farqou Bayna l-Firaq”]
  • L’Imâm Abou l-Moudhaffar Al-Isfarâyîni qui a dit : « Certains d’entre eux (c’est-à-dire des Karrâmiyyah) ont dit que Allâh est plus grand que le trône et d’autres ont dit qu’Il est similaire au trône […] Parmi les égarements qu’ils ont inventés et que personne avant eux n’avait osé avouer par crainte d’être immédiatement dévoilé, c’est leur déclaration d’adorer un être auquel il adviendrait des attributs entrés en existence, que ses paroles, sa volonté, sa perception du visible et de l’audible adviendraient à son être et ils ont appelé cela « écoute » (sam’an) et « regard » (tabassouran). Ils ont dit également que le contact de la face supérieur du Trône adviendrait à son être : ils ont prétendu que toutes ces caractéristiques adviendraient à son être. Allâh est exempt de ce qu’ils ont dit. » [Dans son livre At-Tabsirou fi d-Dîn]
  • L’Imâm Al-Moutawalli qui a dit : « Contrairement aux Karrâmiyyah, aux Hachawiyyah, et aux Mouchabbihah (assimilationnistes) qui ont dit que Allâh est dans la direction du haut (fawq). Et certains d’entre eux ont même dit qu’Il est assis sur le trône, établi dessus, et Allâh est exempt de leurs paroles » [Dans son livre “Al-Moughnî”]
  • L’Imâm An-Naçafi (508h.) qui a dit : « Les Karrâmiyyah ont dit que Allâh ta’âlâ est établi sur le trône et qu’Il le remplit» [Dans son livre “Bahrou l-Kalâm”]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Les gens de la vérité disent : Allâh ta’âlâ n’est pas situé dans un endroit ; mais selon les mouchabbihah, les karrâmiyyah et les moujassimah Il serait situé sur le trône » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Certains Karrâmiyyah ont dit : « Allâh a un comment (kayfiyyah) que seul Allâh connait », cette parole est corrompue » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]

– Aboû ‘Abdil-Lâh Mouhammad Ibn Karrâm est né en 190 et décédé en 255 de l’Hégire. Il fait parti des premiers anthropomorphistes. Voir nos articles en rapport avec Ibn Karrâm : ici.

 Avertissement : Les wahhabites utilisent l’appellation trompeuse de “Salafisme” pour définir leur mouvance. Ainsi, par cette appellation mensongère, les wahhabites tentent de faire croire qu’ils seraient sur la voie des gens du Salaf. Or, les wahhabites ont une croyance opposée à celle des gens du Salaf sur de nombreux sujets tels que les fondements de la croyance, le jugement de l’innovation, la récitation du Qour-ân en faveur des morts musulmans, la pratique du tawassoul et du tabarrouk et de nombreux autres sujets [Retrouvez plus d’informations dans la rubrique “les sectes” : ici]. Ainsi, il n’est pas permis d’appeler ces gens “Salafi” car ils ne sont pas sur la voie du “Salaf”. Depuis leur apparition, les musulmans leurs ont attribué l’appellation de “Wahhabite” en référence au fondateur de leur groupe : Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb.

Réponse à une ambiguïté : Certains adeptes de la secte, gênés par l’appellation «wahhabite» disent : Vous appelez «wahhabites» les suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb alors que ‘Abdou l-Wahhâb est le père, vous devriez plutôt les appeler « Mouhammadites» étant donné que lui-même s’appelle Mouhammad.
Nous répondons :

  • Premièrement : Que l’on vous donne une appellation ou une autre, cela ne change rien au fait que vous avez dévié de la voie de droiture.
  • Deuxièmement : Pourquoi vous ne blâmez pas pour cela les leaders de la mouvance comme Ibn Bâz et Ibnou ‘Outhaymîn qui utilisent eux-mêmes l’appellation «wahhabites» et non « Mouhammadites»?! Pourquoi vous ne vous opposez pas à eux ?!
  • Troisièmement : L’ensemble des musulmans est en accord depuis l’époque des pieux prédécesseurs sur le fait que celui qui suit la voie du grand Imâm Ahmad Ibnou Hanbal (رحمه الله) est surnommé «Hanbalite», et non «Ahmadite» , alors que Hanbal est le nom de son grand-père. En effet, son père s’appelle Mouhammad Ibn Hanbal, et son grand-père s’appelle Hanbal Ibn Hilâl. Pourtant personne n’a jamais contesté le fait d’appeler «Hanbalite» quelqu’un qui suit l’école (madh-hab) de l’Imâm Ahmad. D’ailleurs, les wahhabites eux même prétendent mensongèrement être des Hanbalites, alors qu’ils sont bien loin de cela.

– Voici d’autres citations précieuses du Chaykh At-Tabbâni :

  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit : « Les spécialistes des preuves selon la raison parmi les gens de Ahlou s-Sounnah, les Chafi’ites, les Hanafites, les Malikites et ceux qui ne se sont pas égarés parmi les Hanbalites, ainsi que d’autres, se sont accordés à dire que Allâh tabâraka wa ta’âlâ est exempt de la direction, du corps, de la limite, de l’endroit, et de la ressemblance avec Ses créatures » [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit : « Les innovateurs (moubtadi’ah) ont inséré frauduleusement beaucoup de choses, que nous ne pouvons énumérer, dans les livres de [l’Imâm] Al-Ach’ari et autres que lui. Parmi cela, il y a le fait qu’ils ont introduit frauduleusement de l’anthropomorphisme (tajsîm) dans le tafsîr de l’Imâm Ibn jarîr At-Tabari, lors de la parole de Allâh {عسى أن يبعثك ربك مقاما محمودا}. Et ils ont inséré frauduleusement de l’assimilationnisme (tachbîh) dans [le livre] Al-Ibânah de l’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari […]. Et ils ont également inséré frauduleusement de l’assimilationnisme (tachbîh) dans le tafsîr de [l’Imâm] Al-Qourtoubi, lors de la parole de Allâh {وهو القاهر فوق عباده}. Ainsi, celui qui le consulte y trouvera des contradictions. Et les Taymiyyoûn (les adeptes d’Ibn Taymiyah) ont inséré frauduleusement beaucoup de choses dans le tafsîr de Al-Aloûçi […]. Et ils ont également inséré frauduleusement de l’assimilationnisme (tachbîh) dans [le livre] Al-Ghounyah de l’Imâm, Al-‘Allâmah ‘Abdou l-Qâdir Al-Jaylâni » [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit : « Même si la célébration du Mawlid a été instaurée après l’époque des pieux prédécesseurs, elle ne comporte pas ce qui contredirait le Livre de Allâh (Al-Qour-ân), ni la Sounnah de Son Messager (صلى الله عليه وسلم), ni l’Unanimité des musulmans ; il n’y a personne qui ait un brin de cervelle et de religion qui dise qu’elle est blâmable » [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]

– Retrouvez sur notre site d’autres mises en gardes des savants de Ahlou s-Sounnah contre la secte wahhabite :

– Retrouvez la rubrique sur les groupes égarés : ici.

Contradiction de la secte wahhabite sur le Nom de Allâh : An-Noûr

Sujet : Contradiction wahhabite sur les Noms de Allâh

   

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contradictoires de la secte wahhabite]

Le comité permanent de l’Iftâ [qui est une instance wahhabite Saoudienne, anciennement présidée par Ibn Bâz] a émis la Fatwâ suivante :

«السؤال : هل يجوز إطلاق اسم (عبد النور) على واحد من الناس ؟

الجواب : أسماء الله تعالى توقيفية، ولم يثبت أن (النور) من أسمائه تعالى، وبناء على ذلك فلا يصح تعبيد الاسم له فلا يقال : (عبد النور) »

« La question : Est-il permis de donner le nom « ‘Abdou n-Noûr’ » à quelqu’un ?

La réponse : Les Noms de Allâh sont tawqîfiyyah (établis par les Textes), et il n’est pas confirmé que « An-Noûr » fait partie des Noms de Allâh ta’âlâ. Ainsi, en se basant sur cela, il n’est pas valable de dire « ‘Abdou n-Noûr ». »

Informations utiles :

– Comme mentionné précédemment, le comité permanent de l’Iftâ est une instance wahhabite Saoudienne. Cette Fatwâ porte le numéro 19346. Elle fut publiée alors que :

  • Ibn Bâz en était le président ;
  • ‘Abdou l-‘Azîz Âl Ach-Chaykh en était le président adjoint ;
  • Sâlih Al-Fawzân : un membre ;
  • Bakr Aboû Zayd : un membre ;
  • ‘Abdou l-Lâh Ibn Ghoudayân : un membre ;

Ceux sont donc ces 5 personnes qui ont émis, validé  et signé cette Fatwâ.

– Cette fatwâ est également présente dans l’ouvrage intitulé « Fatâwa l-Lajnati d-Dâ-imah » qui regroupe un grand nombre de Fatwâ émises par le comité permanent de l’Iftâ Saoudien. Elle est également propagée à grande échelle sur internet et les réseaux sociaux.

– Ici, nous remarquons que ce comité de wahhabites a délivré une Fatwâ dans laquelle ils affirment qu’il n’est pas permis d’appeler quelqu’un « ‘Abdou n-Noûr » car selon eux, il ne serait pas confirmé le Nom « An-Noûr » pour Allâh.

– D’autres leaders de la mouvance sectaire wahhabite ont tenu des propos similaires. Parmi eux :

  • Sâlih Al-Fawzân (qui a participé à la Fatwâ ci-dessus), lorsqu’il a été interrogé « est-ce qu’il est permis d’appeler quelqu’un ‘Abdou n-Noûr, il a répondu : « Non ! An-Noûr ne fait pas partie des Noms de Allâh ‘Azza wa Jall […] on ne dit pas ‘Abdou n-Noûr » [Vidéo disponible sur sa chaîne Youtube officielle, publiée le 15 février 2019 –  Série : Silsilah al-Fatâwâ mina l-koutoub wa l-moutoûn al-‘Ilmiyyah]

– Sauf que… par ces propos, ces wahhabites contredisent et s’opposent sans s’en rendre compte à d’autres références de leur mouvance. En effet :

  • Ibnou l-Qayyîm Al-Jawziyyah, l’élève d’Ibn Taymiyah (moujassim), a dit : « An-Noûr fait partie des Noms de Allâh et Ses attributs » [Al-Kâfiyah]
  • Mouhammad Khalîl Harrâs (wahhabite) a dit : « Parmi les Noms de Allâh soubhânah : An-Noûr. » [Charh An-Noûniyyah]
  • ‘Abdou r-Razzâq Al-Badr (wahhabite) a dit : « An-Noûr : il est certes parvenu ce Nom dans le Qour-ân Al-Karîm » [Fiqh Al-Asmâ-i l-Housnâ]
  • Mouhammad Ibn Ibrâhîm At-Touwayjri (wahhabite) lorsqu’il a énuméré les Noms de Allâh, il a dit : « Allâh ta’âlâ est An-Noûr » [Asmâ-ou l-Lâhi l-Housnâ fî daw-i l-Kitab wa s-Sounnah]
  • Sâlih Al-Louhaydân (wahhabite) a dit au sujet du Nom de Allâh « An-Noûr » : « Il fait partie des Noms de Allâh » [Enregistrement vidéo disponible sur Youtube]
  • ‘Abdou l-‘Azîz Ar-Râjihi (wahhabite) lorsqu’il a été interrogé sur le jugement du nom ‘Abdou n-Noûr, il a dit : « Il n’y a pas de mal en cela car An-Noûr est un Nom de Allâh. An-Noûr est un Nom de Allâh, bien sûr, Ibnou l-Qayyim a mentionné cela dans sa Noûniyyah » [Vidéo disponible sur sa chaîne Youtube officielle, publiée le 23 janvier 2025, sous le numéro 1203]

La grande contradiction du wahhabite Al-Fawzân :

  • Contradiction N°1 : Salîh Al-Fawzân qui a pourtant participé à cette fatwâ et qui a confirmé à plusieurs reprises que An-Noûr n’est pas un Nom de Allâh a fini par se contredire -tout seul- en disant : « Parmi les Noms de Allâh il y a « An-Noûr » soubhânahou wa ta’âlâ, il n’y a pas de doute que parmi Ses Noms il y a « An-Noûr »». [Vidéo disponible sur sa chaîne Youtube officielle, publiée le 01 juin 2025 –  référence de la question : 3436-1242]
  • Contradiction N°2 : Sâlih Al-Fawzân, lorsqu’il a été interrogé par la question suivante « Quel est le jugement d’appeler quelqu’un ‘Abdou n-Noûr, et est-ce que An-Noûr compte parmi les Noms de Allâh ? », Fawzân répondit : « An-Noûr compte parmi les Noms de Allâh, na’am !». [Vidéo disponible sur sa chaîne Youtube officielle, publiée le 11 mai 2022 – référence de l’enregistrement : 2802-999]
  • Contradiction N°3 : Sâlih Al-Fawzân, lorsqu’il a été interrogé par la question suivante « Est-ce que An-Noûr compte parmi les Noms de Allâh ? », Fawzân répondit : « Oui ! An-Noûr compte parmi les Noms de Allâh ta’âlâ ». [Vidéo disponible sur sa chaîne Youtube officielle, publiée le 11 mai 2021 – référence de l’enregistrement : 1024-869]
  • Contradiction N°4 : Sâlih Al-Fawzân, lorsqu’il a été interrogé par la question suivante « Est-ce que nous confirmons pour Allâh ta’âlâ l’attribut de An-Noûr ? », Fawzân répondit : « Oui, An-Noûr compte parmi Ses Noms soubhânah, et également parmi Ses attributs il y a An-Noûr ». [Vidéo disponible sur sa chaîne Youtube officielle, publiée le 16 septembre 2023 – référence de l’enregistrement : 4717-1775]
  • Contradiction N°5 : Sâlih Al-Fawzân, lorsqu’il a été interrogé par la question suivante « Est-ce que An-Noûr est un des Noms de Allâh ‘Azza wa Jall ? », Fawzân répondit : « Oui, An-Noûr compte parmi les Noms de Allâh ». [Vidéo disponible sur sa chaîne Youtube officielle, publiée le 22 avril 2021 – référence de l’enregistrement : 1024-494]
  • Résumé de la position de Fawzân : Pour la même question, le wahhabite Al-Fawzân a indiqué à deux reprises que An-Noûr n’est pas un Nom de Allâh, et à cinq autres occasions il a affirmé que An-Noûr est un Nom de Allâh … Ce qui le pousse dans une contradiction flagrante.

– Nous voyons donc, une fois de plus, que les leaders de la mouvance sectaire wahhabite vivent dans des oppositions doctrinales et des contradictions permanentes. Nous remarquons ainsi, que contrairement à l’image qu’ils tentent de véhiculer, leur mouvement n’est pas du tout structuré. Bien plus, nous remarquons ici avec Al-Fawzân, que certains des individus de la secte se contredisent eux-mêmes sur des sujets liés à la croyance.

– Le Nom de Allâh « An-Noûr » est parvenu dans les différentes versions du hadîth énumérant les 99 noms de Allâh, que ce soit :

  • Par At-Tirmidhi dans ses Sounan ;
  • Par Ibn Mâjah dans ses Sounan ;
  • Par Al-Hâkim dans Al-Moustadrak, dans les deux versions qu’il rapporte ;
  • Par Al-Bayhaqi dans les deux versions qu’il rapporte dans Al-Asmâ-ou wa s-Sifât et également dans son livre Al-I’tiqâd.

– De ce fait, de nombreux savants ont composé des ouvrages dans lesquelles ils ont énuméré les Noms de Allâh, et ils ont confirmé le Nom de Allâh « An-Noûr ». Parmi eux :

  • L’Imâm Al-Bayhaqi [Al-Asmâ-ou wa s-Sifât] et [Al-I’tiqâd] ;
  • L’Imâm Al-Jouwayni [Al-Irchâd] ;
  • L’Imâm Al-Ghazâli [Al-Maqsidou l-Asnâ]
  • L’Imâm Ibn Mandhoûr [Liçân Al-‘Arab] ;
  • L’Imâm Al-Halîmi [Al-Minhaj] ;
  • Et de nombreux autres.

Important : L’Imâm Al-Jouwayni (m. 478 H.) a dit : « An-Noûr : sa signification est Celui Qui guide (Al-Hâdî). » [Dans son livre Al-Irchâd]. Il ne faut donc pas comprendre de ce Nom, que Allâh serait une lumière qui est le contraire de l’obscurité, car Il est Celui Qui crée la lumière. Allâh ta’âlâ dit dans Soûrat Al-An’âm : { وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ } [ce qui a pour sens] : « Et Il (Allâh) créa les obscurités et la lumière », Dès lors, comment serait-il possible qu’Il soit une lumière comme Ses créatures ?!

– Le fait de croire que Allâh serait une luminosité (contraire de l’obscurité) est une croyance contraire à l’Islâm, et cette croyance fait sortir de l’Islâm. [voir à ce sujet la citation de l’Imâm An-Nâboulouçi : ici].

– Le Chaykh, le Faqîh Aboû Chakoûr As-Sâlimi Al-Hanafi (m.~460 H.) a dit au sujet des Mouchabbihah (ceux qui ont pour croyance que Allâh ressemble aux créatures) : « Parmi eux certains disent que « Allâh ta’âlâ est une lumière qui scintille » et cela est de la mécréance car il y a le reniement d’un texte et il s’agit de la parole de Allâh ta’âlâ [qui a pour sens : ] {Rien n’est tel que Lui} » [Dans son livre At-Tamhîd fî Bayâni t-Tawhîd]

– Retrouvez d’autres paroles de savants ayant mentionné que Allâh n’est pas une lumière : ici.

– ‘Abdou l-‘Azîz Ibn ‘Abdi l-Lâh Ibn Bâz était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1330 H. (c’est-à-dire en 1910) à Ryad et il est décédé en 1420 H. (c’est-à-dire en 1999), il y a plus de 25 ans. Il s’est efforcé de propager le dogme wahhabite au point qu’il fut nommé Moufti et président du comité permanent de l’Iftâ (instance wahhabite). Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses. Article à consulter à son sujet :

– Sâlih Ibn Fawzân Ibn ‘Abdi l-Lâh Al-Fawzân est l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1354 de l’Hégire (c’est-à-dire en 1935) et il est toujours en vie. Ses écrits et ses positions sont des sources d’égarement pour les personnes n’ayant que peu de connaissances religieuses. Il a été nommé Moufti d’Arabie Saoudite en octobre 2025. Article à consulter à son sujet :

– ‘Abdou l-‘Azîz Âl Ach-Chaykh est un leader de la secte wahhabite. Il est né en 1362 H. (c’est-à-dire en 1943) à Riyad et il est décédé en 1447 H. (c’est-à-dire en 2025) à Riyad également. Il était le Moufti d’Arabie Saoudite et l’un des élèves d’Ibn Bâz.

– ‘Abdou l-Lâh Ibn Ghoudayân qui était membre du comité permanent de l’Iftâ (instance wahhabite) est né en 1345 H. et il est décédé en 1431 H. (c’est-à-dire en 2010). Il était un élève de ‘Abdou r-Razzâq ‘Afîfi et de Ibn Bâz.

– Bakr Ibn ‘Abdi l-Lâh Aboû Zayd est un wahhabite Saoudien qui est né en 1365 H (1944 G.) et décédé en 1429 H (2008 G.). Il est l’un des élèves d’Ibn Bâz (wahhabite) et il occupa de nombreux postes haut placés chez les wahhabites saoudiens comme le fait d’être membre du Comité de la Délivrance des Fatwas et membre du Comité des [soi disant] Grands Savants (instance wahhabite saoudienne).

– A consulter : Les groupes ayant contredit les gens de la Sounnah : ici

L’Imâm Ibn ‘Arafah confirme que Allâh est sans endroit

Sujet : Allâh n’est pas concerné par l’endroit

 

Dans son Tafsîr, l’Imâm Ibnou ‘Arafah a dit :

« وما أحسن قول الإمام المهدي [أي محمد بن تومرت] في عقيدته حيث قال: لا يقالُ: متى كانَ؟ ولا أينَ كانَ؟ ولا كيفَ، كان ولا مكان، دبَّر الزمانَ، لا يتقيَّدُ بالزمانِ ولا يتخصَّصُ بالمكان »

« Quelle belle parole de l’Imâm [Mouhammad Ibn Toûmart] Al-Mahdi dans son traité de croyance, lorsqu’il a dit : On ne dit pas [concernant Allâh] : quand a-t-Il existé ? ni : où était-Il ? ni : comment ? Il existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’existe de toute éternité. Il a fait exister les êtres et Il a établi le temps. Il ne dépend pas du temps et Il n’est pas spécifié par l’endroit. »

Informations utiles :

– Chaykh Al-Islâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse), l’Imâm Aboû ‘Abdi l-Lâh Mouhammad Ibn Mouhammad Ibn ‘Arafah Al-Warghami At-Toûniçi Al-Mâliki est né à Tunis en 716 et il est décédé à Tunis également en 803 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 600 ans. Il était Imâm de la célèbre mosquée et université Az-Zaytoûnah. Certains savants, comme l’Imâm As-Souyoûti, le considèrent comme le moujaddid du 8ème siècle de l’Hégire.

  • Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a dit de lui : « L’Imâm, Chaykh al-Islâm au Maghreb, Aboû ‘Abdi l-Lâh, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) »
  • Le Chaykh Ahmad Bâbâ At-Tanbakti a dit à son sujet : « Mouhammad Ibn Mouhammad Ibn ‘Arafah Al-Warghami Al-Toûniçi, son imâm et son prédicateur [c’est-à-dire de la Tunisie], l’Imâm, l’illustre savant (al-‘allâmah), le savant vérificateur (mouhaqqiq), le Chaykh de l’Islâm, envoyé à la tête du huitième siècle [c’est-à-dire le moujaddid], comme l’a mentionné As-Souyoûti dans son poème. » [Naylou l-Ibtihâj]
  • Ibn Farhoûn Al-Mâliki a dit à son sujet : « Il est l’Imâm, l’illustre savant (al-‘allâmah), le maître de la récitation du Qour-ân (al-mouqri), versé dans les sciences dérivées et fondamentales (al-fouroû’i al-ousoûli), éminent dans l’art de l’exposé et de l’argumentation logique, le Chaykh des Chaykh et l’un des derniers représentants des savants profondément enracinés dans la science. Tous, aussi bien l’élite que le commun, sont unanimes quant à la rectitude de sa croyance et à l’affection particulière qu’ils lui portent. Il était doté d’une foi solide, d’un esprit équilibré, d’une fraternité sincère et d’un visage toujours souriant envers les étudiants. Il jeûnait continuellement, ne cessait jamais l’évocation de Allâh ni la récitation du Qour-ân, sauf aux moments consacrés au travail et à l’enseignement. Il se tenait à l’écart de la fréquentation des souverains et on ne le voyait qu’à la mosquée ou dans son cercle d’enseignement.» [Ad-Dibâj]

– Ici, l’Imâm Ibnou ‘Arafah fait l’éloge du célèbre traité de croyance, connu sous le nom de « Al-‘Aqîdah Al-Mourchidah », et plus particulièrement de la partie dans laquelle il est confirmé que :

  • Allâh existe sans endroit ;
  • On ne dit pas « comment » (kayfa) au sujet de Allâh ;
  • On ne dit pas « où ? » (ayna) concernant Allâh ;
  • Allâh ne dépend pas du temps.

– L’auteur du traité de croyance est Mouhammad Ibnou Toûmart Al-Maghribi. Il est né en ~ 471 et il est décédé en 524 de l’Hégire (رحمه الله) à Marrakech (Maroc). Il était l’un des illustres élèves de l’Imâm Al-Ghazâli.

– Dans son traité de croyance, il confirme que Allâh n’est pas concerné par l’endroit et les directions, qu’Il n’est pas possible de L’imaginer, qu’Il n’est ni composant ni composé, qu’Il ne dépend pas du temps, et qu’Il n’est pas concerné par le comment (les caractéristiques des créatures).

– Le Hâfidh Al-‘Alâ-i a dit : « Et l’auteur de cette croyance qui guide vers la vérité l’a écrite conformément à la voie et à la croyance de droiture, il a dit vrai concernant ce qu’il a mentionné au sujet de l’exemption de Allâh Al-‘Aliyyou l-‘Adhîm de toute ressemblance avec les créatures » [Rapporté par Tâjou d-Dîn As-Soubki]

– L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki après avoir rapporté et approuvé le traité de croyance, a conclu en disant : « Il n’y a pas en lui ce que renierait un Sunnite ». C’est-à-dire que ce qui est contenu dans ce traité de croyance fait l’objet de l’unanimité chez les gens de la Sounnah.

– L’Imâm Mouhammad Ibn Yoûçouf As-Sanoûçi (m.895 H.) a dit : « Les Imâms sont unanimes sur la validité de cette croyance et sur le fait qu’elle guide vers la vérité » [Dans son commentaire de la ‘Aqîdah Al-Mourchidah]

– Le Chaykh Fakhrou d-Dîn Ibn ‘Açâkir fait partie des savants qui ont enseigné, propagé et rendu célèbre ce traité de croyance, comme le mentionne l’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyati l-Koubrâ].

– Voici d’autres citations précieuses de l’Imâm Ibn ‘Arafah :

  • L’Imâm Ibnou ‘Arafah Al-Mâliki a dit : « La voie correcte selon les savants spécialistes des fondements (Ousoûliyyîn) est que Allâh est exempt de la direction et de l’endroit. En effet s’il Lui était attribué le fait d’être dans un endroit, il en résulterait nécessairement soit que le monde n’est pas entré en existence ou l’entrée en existence de L’Être honoré de Allâh, car l’endroit fait partie de Ses créatures. Or s’il était dans un endroit cela impliquerait nécessairement soit l’éternité de cet endroit, soit l’entrée en existence de celui qui s’y trouve » [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou ‘Arafah Al-Mâliki a dit : « Il est impossible pour Allâh ta’âlâ d’être dans un endroit » [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou ‘Arafah Al-Mâliki a dit lors de l’explication du verset {ولله المشرق و المغرب} : « Il y a en cela l’invalidation de l’attribution du corps et de la direction [au sujet de Allâh] » [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou ‘Arafah Al-Mâliki a dit : « Quant à la direction, il est dit dans [le livre] « Al-Irchâd » [de l’Imâm Al-Jouwayni] : s’Il [Allâh] était spécifié par une direction, cela aurait impliqué nécessairement qu’Il soit en face des corps et que la relation de proximité et de correspondance propre à ce qui est entré en existence Lui soit applicable, de même l’égalité de position, et qu’Il puisse s’en éloigner ou s’en rapprocher, diminuer ou augmenter, or tout cela implique une délimitation du Créateur et c’est de la mécréance » [Al-Moukhtasar Al-Kalâmî]
  • L’Imâm Ibnou ‘Arafah Al-Mâliki a dit lors de l’explication du verset {ثم ازدادوا كفرا} : « Ainsi, ils sont devenu mécréant, premièrement, par leur non reconnaissance du tawhîd, puis ils ont augmenté en mécréance par leur attribution du corps [à Allâh]» [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou ‘Arafah Al-Mâliki a dit : « L’abstention de déclarer mécréant celui qui attribue la direction à Allâh est incorrecte (bâtil) » [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou ‘Arafah Al-Mâliki a dit : « [Al-Qâdî] ‘Iyâd a accepté l’argumentation de certains savants sur le fait qu’il est recommandé (moustahabb) de réciter [le Qour-ân] auprès de la tombe [du défunt musulman] en se basant sur le hadîth des deux palmes et Ach-Châfi’i a également dit cela (رضي الله عنه)» [Rapporté par le Chaykh Mouhammad ‘Illaych dans Minah al-Jalîl]

La majorité des savants ont jugé Ibn Taymiyah égaré [Al-Wazzâni]

Sujet : La majorité des savants ont considéré Ibn Taymiyah égaré

 

Dans son livre « An-Nachrou t-Tayyib » (tome 1 page 247 de cette édition), après avoir mentionné Ibn Taymiyah et son élève Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyyah, le Chaykh Idrîs Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit :

« أكثر العلماء على تضليلهما -أي ابن تيمية و ابن القيم- معاً »

« La majorité des savants ont déclaré égarés Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim »

Informations utiles :

– Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Haçani Al-Fâçi Al-Mâliki est né à Fès (Maroc) en 1275 de l’Hégire (رحمه الله).

– Ici, le Chaykh Al-Wazzâni Al-Mâliki confirme que la majorité des savants ont considéré Ibn Taymiyah et son élève Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyyah comme étant égarés.

– Ahmad Ibn Taymiyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est à l’origine d’une grande discorde dans le monde musulman. Nombreux sont les savants de l’Islâm qui ont mis en garde contre lui et ont dénoncé ses multiples égarements. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis). Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibn Taymiyah sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com.

– Ibnou l-Qayyim Al-Jawziyyah est né en 691 et il est décédé en 751 de l’Hégire à Damas. Il fait partie des élèves d’Ibn taymiyah qui l’ont suivi aveuglement sur certains de ses avis contraires à l’unanimité, comme le fait de prétendre que l’enfer sera anéanti ou encore dans sa croyance de tachbîh (assimilation) et de tajsîm (attribution du corps à Allâh).

Important : Ne pas confondre Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyyah, avec le grand savant, l’Imâm Ibn Al-Jawzi Al-Hambali (m.597 H.).

– De très nombreux savants de l’Islâm ont mis en garde contre les déviations d’Ibn Taymiyah, parmi eux :

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête» [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Hâfidh Ibn Rajab Al-Hambali a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Le Chaykh Zaynou d-Dîn Ibn Rajab Al-Hambali fait parti de ceux qui considéraient mécréant Ibn Taymiyah et il lui a répliqué. Et il disait de sa plus haute voix, dans certaines assemblés : [l’Imâm Taqiyyou d-Dîn] As-Soubki avait ses raisons de le déclarer mécréant  ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwa Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a dit aussi : « Qui est Ibn Taymiyah pour qu’il soit pris en compte ou qu’il soit pris comme référence dans un des sujets de la religion ? Il n’est pas autre que ce qu’on dit de lui un groupe de savants qui ont observé ses propos fallacieux et ses fausses preuves jusqu’à dévoiler l’égarement dans ses écarts et la laideur de ses illusions et ses erreurs comme a dit al-‘Izz Ibn jamâ’ah : il est un être que Allâh a égaré et qui a été dupé et qui a porté l’habit de la honte, que Allâh le fasse périr. Qu’il l’humilie et le prive suite à ses mensonges et ses fabrications » [Dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham fî Ziyârati l-qabri ch-Charîfi n-Nabawiyyi l-Moukarram]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « De nombreux savants ont déclaré mécréant Ibn Taymiyah ». [Dans sa Hâchiyah de Charhou l-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj]
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Châfi’ites ont dit qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité et a emprunté la voie des innovations blâmables » [Dans son livre Ach-Charhou s-Saghîr ‘Alâ Aqrabi l-Maçâlik]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égarés Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim »[Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabbih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (corporalisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti. […] Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]
  • Retrouvez ici une liste non exhaustive : Les savants ayant répliqué à Ibn Taymiyah.

– Articles à consulter sur notre site :

– Les paroles d’Ibn Taymiyah qui dérangent les wahhabites :

– Voici d’autres citations précieuses de l’Imâm Al-Wazzâni dans la croyance :

  • Le Chaykh Idrîs Al-Wazzâni Al-Mâliki a dit : « Ibn ‘Açâkir a pris comme preuve pour renier la direction au sujet de Allâh, le hadîth rapporté par Mouslim [qui signifie] : « Allâh, Tu es Al-Awwal, rien n’est avant Toi et Tu es Al-Âkhir, rien n’est après Toi. Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en dessous de Toi », et il a rapporté d’après Al-Bayhaqi qu’il a dit : « Certains de nos compagnons en ont tiré un argument pour renier l’endroit au sujet de Allâh, car celui qui n’a rien au dessus de lui, ni rien en dessous de lui n’est donc pas dans un endroit ». » [An-Nachrou t-Tayyib]
  • Le Chaykh Idrîs Al-Wazzâni Al-Mâliki a dit : « Allâh ta’âlâ n’est pas à droite du trône, ni à sa gauche, ni devant lui, ni derrière lui, ni au-dessus de lui, ni en dessous de lui. Et Allâh ta’âlâ n’a pas de droite, ni de gauche, ni de devant, ni de derrière, ni de dessous car les six directions font partie des caractéristiques du corps (jism) » [An-Nachrou t-Tayyib]
  • Le Chaykh Idrîs Al-Wazzâni Al-Mâliki a dit : « Le terme istiwâ s’emploie dans la langue pour désigner l’établissement sur une chose, mais on ne le prend pas selon son sens apparent [concernant Allâh] contrairement à ce que prétendent les assimilationnistes (mouchabbihah), mais le sens qui est à prendre est celui de la domination par la toute-puissance (al-qahr wa l-ghalabah) » [An-Nachrou t-Tayyib]

Imâm Al-Qoûnawi déclare les moujassimah mécréants

Sujet : Les anthropomorphistes sont mécréants

 

Dans son livre « Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id », lorsqu’il commente la parole de l’Imâm At-Tahâwi : « Nous ne déclarons pas mécréant quelqu’un des gens de la Qiblah en raison d’un péché qu’il aurait commis, tant qu’il ne se le rend pas permis », l’Imâm Al-Qoûnawi Al-Hanafi a dit :

« إشارة إلى تكفيره بفساد اعتقاده كفساد اعتقاد المجسمة والمشبهة والقدرية ونحوهم »

« Ceci indique qu’est déclaré mécréant celui qui a une croyance corrompue comme la croyance des moujassimah, des mouchabbihah, des qadariyyah et ceux de cet ordre »

Informations utiles :

– Qâdi l-Qoudâ (le juge des juges), Al-‘Allâmah (l’illustre savant), l’Imâm Jamâlou d-Dîn Mahmoûd Ibn Ahmad Ibn Mas’oûd Ibn ‘Abdi r-Rahmân Al-Qoûnawi Al-Hanafi, connu également sous le nom de Ibn As-Sirâj, est né en 697 et est décédé en 771 de l’Hégire (رحمه الله) à Damas. Il était un juge Hanafite à Damas. Son nom « Al-Qoûnawi » est en référence à la ville de Konya en Turquie. Son livre « Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id » est un commentaire du célèbre traité de croyance de l’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله).

– L’Imâm Al-Qoûnawi dit clairement que ceux qui ont une croyance corrompue, comme ceux qui attribuent à Allâh le corps et les caractéristiques des corps (moujassimah), et ceux qui attribuent à Allâh une ressemblance avec Ses créatures (mouchabbihah), sont déclarés mécréants même s’ils se revendiquent de l’Islâm. Il en est de même pour les Qadariyyah et les autres groupes ayant une croyance contraire aux fondements de l’Islâm.

– Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî mentionne également cette citation de l’Imâm Al-Qoûnawi dans son commentaire du livre Al-Fiqh Al-Akbar de l’Imâm Aboû Hanîfah.

– Dans un autre passage de son livre, l’Imâm Al-Qoûnawi confirme cela en disant : « Il est un devoir de déclarer mécréants les moujassimah. Et cela a été mentionné ainsi par l’Imâm Dhahîrou d-Dîn Al-Boukhâri (رحمه الله) » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]

– Cela démontre que la parole : « On ne déclare pas mécréant quelqu’un qui fait partie des gens de la Qiblah », n’est pas à prendre dans l’absolu. En effet, si quelqu’un a une croyance contraire à l’Islâm, ou qu’il tombe dans un cas d’apostasie, il n’est pas considéré musulman, même s’il prétend prier ou jeûner. Et ceci est le cas du moujassim (celui qui attribue à Allâh le corps ou les caractéristiques des créatures) comme le précise l’Imâm Al-Qoûnawi. Le fait que cette règle n’est pas prise dans l’absolu est confirmé par d’autres savants, parmi eux :

  • Le Chaykh Ibnou Ar-Rif’ah qui a dit : « Et ceux que nous avons déclaré mécréants parmi les gens de la Qiblah sont par exemple ceux qui croient que le Qour-ân serait créé, que Allâh ne saurait pas les choses inexistantes avant qu’elles n’existent, et ceux qui ne croient pas en la prédestination, également ceux qui croient que Allâh serait assis sur le Trône comme l’a cité le Qâdî Houçayn du texte de Ach-Châfi’i. »[Kifâyatou n-Nabîh Charh at-Tanbîh]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allam Al-Qourachi qui a dit : « Ceci est de la mécréance selon l’Unanimité et nous déclarons mécréant de parmi les gens de la qiblah ceux qui disent que la Parole de Allâh est créée et ceux qui disent que Allâh ne sait pas les choses avant leur existence et celui qui ne croit pas en la Prédestination et celui qui croit que Allâh est assis sur le trône tout comme a rapporté ce jugement Al-Qâdî Houçayn d’après le texte de Ach-Châfi’i » [Najmou l-Mouhtadi]
  • L’Imâm As-Souyoûti qui a dit : « Ach-Châfi’i a dit : “On ne déclare pas mécréant quelqu’un qui fait partie des gens de la Qiblah” et il (c’est-à-dire l’Imâm  Ach-Châfi’i) a exclu le moujassim (anthropomorphiste) ainsi que celui qui nie que Allâh connaît les détails de toute chose (c’est-à-dire que ces deux groupes sont déclaré mécréant). » [Al-Achbâh wa n-Nadhâ-ir]
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Kourâni qui a dit : « Sa parole (c’est-à-dire au Chaykh Tâjou d-Dîn As-Soubki) : « On ne déclare pas mécréant quelqu’un qui fait partie des gens de la Qiblah », je dis : cette parole est devenu célèbre parmi les gens, et elle a été rapportée des Imams comme Ach-Châfi’i et Aboû Hanîfah, mais elle n’est pas à prendre dans l’absolu car le moujassim est mécréant même s’il jeûne et prie » [Ad-Dourarou l-Lawâmi’]
  • L’Imâm At-Tahawi qui a dit : «Nous appelons musulmans croyants, ceux qui s’orientent vers notre Qiblah tant qu’ils reconnaissent la véracité de ce que le Prophète a amené, tant qu’ils croient en la véracité de ce qu’il a dit et annoncé et qu’ils n’en renient rien» [Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah]
  • L’Imâm At-Tahâwi qui a dit : « Nous ne déclarons pas mécréant quelqu’un des gens de la Qiblah en raison d’un péché qu’il aurait commis tant qu’il ne se le rend pas permis » [Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah]
  • Le Mouhaddith Al-Harari qui a commenté les propos ci-dessus de l’Imâm At-Tahâwi en disant : « Ce qui est visé par Ahlou l-Qiblah –les gens de la Qiblah– ce sont les croyants. Celui qui est ainsi sur la foi, il n’est pas permis de le déclarer mécréant à cause d’un péché, sauf s’il se le rend permis et que ce péché est connu d’évidence dans la religion comme étant un péché. C’est celui-là qui est déclaré mécréant. » [Ad-Dourratou l-Bahiyyah fî Halli l-Alfhâfi l-‘Aqîdah at-Tahâwiyyah]
– Voici d’autres citations précieuses de l’Imâm Al-Qoûnawi dans la croyance :
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Celui qui attribue à Allâh ta’âlâ un attribut de parmi les attributs des humains, qui eux sont entrés en existence, est devenu mécréant, car il aura affirmé une ressemblance entre Allâh ta’âlâ et Sa création, et ceci vient en opposition avec le Texte, et il s’agit de Sa parole ta’âlâ : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [ce qui a pour sens] : « Absolument rien n’est pareil à Lui» […] Il est un devoir pour la personne de connaître et de savoir avec certitude que Allâh ta’âlâ par Ses attributs n’est pas comme les humains par leurs attributs, car les attributs de Allâh sont éternels sans début (qadîm), alors que les attributs des humains sont entrés en existence (mouhdath), et il n’y a aucune similarité entre ce qui est éternel et ce qui a un début » [Al-Qalâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Allâh n’est pas englobé par les six directions qui sont le haut, le bas, le derrière, le devant, la droite et la gauche » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Les gens de la vérité  – que Allâh leur accorde la victoire – disent : Allâh soubhânahou wa ta’âlâ n’est pas dans une direction, et Il n’a pas d’image » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Les gens de la vérité disent : Allâh ta’âlâ n’est pas situé dans un endroit ; mais selon les mouchabbihah, les karrâmiyyah et les moujassimah Il serait situé sur le trône » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Le fait de lever les mains et les visages vers le ciel lors des invocations est fait à titre d’adoration, tout comme le fait de se diriger vers la Ka’bah pour la prière. Ainsi, le ciel est la qiblah des invocations, tout comme la Maison [sacrée – c’est-à-dire la Ka’bah] est la qiblah de la prière » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Nous disons que Allâh ta’âlâ n’est pas attribué de la couleur, du goût et de l’odeur, car ces choses font parties de ce qui entre en existence, de même Il n’est pas attribué du comment (kayfiyyah) » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Certains Karrâmiyyah (secte d’anthropomorphistes) ont dit : « Allâh a un comment (kayfiyyah) que seul Allâh connait », cette parole est corrompue » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit lors de l’explication du verset {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} « Ar-Rahmânou ‘ala l-‘Archi stawâ » [Soûrat Taha/5] : « Il n’est pas permis de le prendre dans le sens de l’établissement (istiqrâr) » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Allâh est exempt d’être dans la Ka’bah, de même Il est exempt d’être sur le trône » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « La parole de Allâh : { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ } (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdihi) c’est-à-dire la fawqiyyah (supériorité) du point de vue de la domination » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « La parole de Allâh : { إِنَّ الَّذِينَ عِندَ رَبِّكَ } (Inna l-ladhîna ‘inda Rabbika) c’est-à-dire les anges, d’une proximité de degré et de mérite, pas par l’endroit » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « La parole du prophète «إن الله ينزل كل ليلة إلى سماء الدنيا » jusqu’à la fin du hadîth, il faut savoir que la descente, la montée, le mouvement et l’immobilité font partie des attributs des corps, et Allâh ta’âlâ est totalement exempt de cela, le sens [de ce hadîth] est la descente de la miséricorde » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Les gens de science -que Allâh leur accorde la victoire – ont dit : la vision de Allâh ta’âlâ par la vue des croyants dans l’au-delà après leur entrée au paradis est possible selon la raison et obligatoire selon ce qui est transmis. Ainsi, Allâh sera vu sans qu’Il ne soit dans un endroit, ni une direction, sans que ce soit par le lien d’un rayon lumineux, ou par la délimitation d’une distance entre celui qui regarde et Allâh ta’âlâ, ni par autre que cela de parmi les choses qui entrent en existence » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Nous disons que Le Créateur du monde (jalla jalâlouh) parle d’une parole éternelle sans début, unique, propre à Son Être, qui n’est pas du genre des lettres et des sons » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Les mouchabbihah (assimilationnistes) ont dit : « Il est permis de dire que Allâh ta’âlâ est une lumière qui scintille » et Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah ont dit : ceci n’est pas permis ! Car Allâh est Le Créateur de la lumière, et Il est Celui qui fait briller la lumière, et la lumière a une couleur, et si on dit qu’Il aurait une couleur cela impliquerait le tachbîh (la ressemblance avec les créatures) et Allâh ta’âlâ est exempt de la ressemblance avec les créatures. Et Ils (les mouchabbihah) ont argumenté avec la parole de Allâh ta’âlâ {الله نور السماوات والأرض} [qui a pour sens : ] « Allâh est noûr des cieux et de la terre » [et ils disent : ] Il s’est nommé lui-même « Noûr ». Alors nous leur disons : Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنهما) a dit : cela signifie Celui Qui illumine les cieux et la terre. Et d’autres ont dit : cela signifie Celui Qui guide les gens des cieux et de la terre. » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Il n’est pas permis d’attribuer à Allâh la venue (majî) et l’aller (dhahâb) [c’est-à-dire le mouvement et le déplacement] car cela fait partie des attributs des créatures et des caractéristiques des choses entrées en existence, ce sont donc deux attributs qui sont rejetés concernant Allâh ta’âlâ. Ne vois-tu pas comment [le prophète] Ibrahîm -عليه السلام- a argumenté sur le fait que ce qui se déplace d’un endroit à un autre endroit n’est pas Dieu, lorsqu’il a dit : {فَلَمَّا أَفَلَ قَالَ لَا أُحِبُّ الْآفِلِينَ} [ce qui signifie] «Je n’adore pas les choses qui disparaissent».» [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Le sens de la parole de Allâh ta’âla {وجاء ربك} « wa jâ-a Rabbouka » est :  viendra l’ordre de ton Seigneur» [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i : ne pas prendre le sens apparent des Textes équivoques

Sujet : Comment aborder les Textes équivoques

 

Dans son livre Al-Bourhân al-Mou-ayyad (page 14 de cette édition), l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit :

« صونوا عقائدكم من التمسك بظاهر ما تشابه من الكتاب والسنة فانّ ذلك من أصول الكفر »

« Préservez vos croyances de l’attachement au sens apparent de ce qui n’est pas explicite parmi les expressions du Livre [le Qour-ân] et de la Sounnah, car c’est une des sources de mécréance »

Informations utiles :

– Al-Imâm al-Kabîr (le Grand Imâm), le Chaykh, le Mouhaddith (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moufassir (spécialiste de l’explication du Qour-ân), Al-‘Ârifou bi l-Lâh, As-Sayyid (descendant du prophète) Ahmad ibn ‘Ali ibn Yahyâ Ar-Rifâ’i Al-Houçayni Ach-Châfi’i est né en 516 et il est décédé en 578 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 900 ans. Il est le fondateur de la Tarîqah Rifâ’iyyah. Il était un maître connaisseur, un ascète, un saint véridique qui a suivi la droiture dans l’obéissance à Allâh, un savant éminent, un des océans de la science, l’un de ceux qui œuvrent conformément à leur science.

  • Ibnou l-Athîr a dit le concernant: « Il était vertueux, il était très estimé par les gens et avait d’innombrables élèves »
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il était un homme vertueux, un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) châfi’ite » [Wafayâtou l-A’yân]
  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’Imâm, le modèle (al-qoudwah), l’adorateur, l’ascète (zâhid), le Chaykh des ‘Ârifîn »[Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn ‘Imâd Al-Hambali a dit de lui : « Le Chaykh, l’ascète (zâhid), le modèle (al-qoudwah)»

– Ici, l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i indique comment préserver sa croyance de la mauvaise compréhension des Textes de la religion. Il insiste sur le fait que nous ne devons pas prendre le sens apparent des Textes du Qour-ân et de la Sounnah qui sont moutachâbih (équivoques, non explicites). Et il précise que le fait de les prendre selon le sens apparent est l’une des sources de mécréance.

Important : Les versets et hadîth équivoques – c’est-à-dire dont le sens apparent impliquerait d’attribuer à Allâh une ressemblance avec Ses créatures – doivent impérativement être interprétés. C’est-à-dire qu’il n’est pas permis de les prendre selon leurs sens apparents. Ce jugement fait l’objet de l’unanimité des savants.

  • Le Chaykh Al-Mârighni Az-Zaytoûni Al-Mâliki a dit : « Si tu trouves dans la parole de Allâh ou la parole de Son Messager ce qui laisserait croire à une ressemblance [de Allâh avec Ses créatures] alors tu ne dois pas en croire le sens apparent, du fait de l’unanimité des savants qu’il faut en réaliser l’interprétation (ta-wîl), c’est-à-dire le détourner de son sens apparent » [Tâli’ Al-Bouchrâ]

– En effet, celui qui comprend du terme yad lorsqu’il est attribué à Allâh le sens apparent, à savoir le sens de la partie corporelle, c’est-à-dire la main, il aura attribué à Allâh une caractéristique propre aux créatures et aura donc commis de la mécréance. De même pour celui qui comprend du terme ‘ayn lorsqu’il est attribué à Allâh le sens de l’œil, ou celui qui comprend du terme istawâ lorsqu’il est attribué à Allâh la position assise, l’établissement, ou l’élévation physique et spatiale. Ou encore celui qui croit que le nouzoûl de Allâh est un déplacement de Son Être. Et ainsi de suite pour les autres expressions équivoques.

– C’est pour cela que l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Exemptez Allâh des caractéristiques de ce qui entre en existence et des attributs des créatures. Purifiez vos croyances d’expliquer le sens de l’istiwâ à Son sujet ta’âlâ, par l’établissement, comme l’istiwâ des corps sur les corps, qui impliquerait l’incarnation ou l’occupation d’un endroit. Allâh est exempt de cela. Et ne dites pas (à Son sujet) « au-dessus » ou « en dessous », ne Lui attribuez pas l’endroit ; ne dites pas que le yad et le ‘ayn [au sujet de Allâh] sont des organes [c’est-à-dire une main et un oeil] ; ne dites pas que le nouzoûl [au sujet de Allâh] est une venue ou un déplacement » [Al-Bourhân al-Mou-ayyad]

– Sache qu’il existe deux méthodologies correctes face aux Textes équivoques :

  • La première : croire en ce qui est révélé dans les Textes sans rentrer dans le détails du sens, tout en exemptant Allâh de toutes ressemblances et caractéristiques des créatures (c’est ce qu’on appelle tafwîd ou encore interprétation globale -ta-wîl ijmâliyy-). Voici quelques exemples :
  1. L’Imâm Aboû Hanîfah concernant l’Istiwâ [Dans son livre Al-Wasiyyah]
  2. L’Imâm Aboû Hanîfah concernant le Yad [Dans son livre Al Fiqh al Akbar]
  3. L’Imâm Mâlik concernant l’Istiwâ [Rapporté par Al-Bayhaqi] et [Rapporté par Al-Qayrawâni] et [Rapporté par Al-’Azzâmi] et [Rapporté par Al-Qourtoubi] et [Rapporté par Ibn Kathîr]
  4. L’Imâm Ibn Hibbân concernant le hadîth du Nouzoûl [Dans son Sahîh]
  • La seconde : Interpréter selon un sens digne d’être attribué à Allâh, et valable dans la langue (c’est ce qu’on appelle l’interprétation détaillée – ta-wîl tafsîliyy -). Voici quelques exemples :
  1. L’Imâm Ibn ‘Abbâs concernant le Sâq [Rapporté par At-Tabari] et [Rapporté par Al-Bayhaqi]
  2. L’Imâm Al-Boukhâri concernant le Wajh [Dans son Sahîh]
  3. L’Imâm Ahmad concernant le verset : “wa jâ-a rabbouka” [Rapporté par Al-Bayhaqi] et [Rapporté par As-Sa’di] et [Rapporté par Al-Hisni]
  4. L’Imâm At-Tabarâni concernant l’Istiwâ [Dans son Tafsîr]
  • Ces deux voies qui sont toutes les deux correctes ont en commun de ne pas prendre le sens apparent. Remarquons que, bien que les savants du Salaf recouraient majoritairement à l’interprétation globale, ils utilisaient parfois aussi l’interprétation détaillée, comme cela apparaît dans les exemples ci-dessus.
  • Quant au fait de prendre le sens apparent des Textes (versets et hadîth) équivoques, c’est-à-dire le sens qui impliquerait d’attribuer à Allâh une ressemblance avec Ses créatures, il s’agit là de la voie des mouchabbihah (assimilationnistes), et cela est rejeté par l’unanimité des savants.

– De nombreux savants ont mentionné les deux méthodologies valables concernant les Textes équivoques (moutachâbih), parmi eux :

– Que chacun garde en tête la précieuse parole de l’Imâm At-Tahâwi qui a dit : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant. Celui qui aura bien compris cela en aura tiré des leçons et se sera écarté des propos semblables à ceux des mécréants, il aura su que Allâh avec Ses attributs n’est pas semblable aux humains » [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah], voilà la croyance correcte et la voie des gens de la Sounnah.

– Voici d’autres citations précieuses de l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i dans la croyance :

  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « La limite de notre connaissance de Allâh c’est d’avoir la certitude que Son existence, ta’âlâ, est sans comment et sans endroit » [Hikam ach-Chaykh Ahmad Ar-Rifâ’i Al-Kabîr]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Allâh n’est pas incarné dans quoi que ce soit et rien n’est incarné en Lui. Allâh est exempt d’être contenu dans un endroit tout comme Il est exempt d’être limité par le temps. Son existence prime sur la création de l’endroit et du temps et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Allâh ta’âlâ n’est pas limité par les quantités ni inclus par les étendues ni englobé par les directions ni contenu par les cieux et Allâh moustawin ‘ala l-‘arch –le Trône– dans le sens qu’Il dit et qu’Il vise, d’un istiwâ qui est exempt du contact, de l’établissement, de l’occupation d’un endroit, du déplacement ou du changement. Il n’est pas porté par le trône, au contraire, le Trône et les anges qui portent le Trône sont maintenus par Sa toute-puissance et dominés par Lui. Il est fawqa l-‘arch –supérieur au Trône– et fawqa koulli chay– supérieur à toute chose– jusqu’aux cieux, d’une fawqiyyah- supériorité– qui ne Le rend pas plus proche du Trône ou des cieux mais qui veut dire qu’Il a l’élévation du mérite par rapport au Trône tout comme Il a l’élévation du mérite par rapport aux cieux » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Allâh n’est pas un corps doté d’une image, Il n’est pas non plus une substance élémentaire, Il ne ressemble pas aux corps, dans le sens où Il n’est pas limité, ou divisé. Il n’est pas une substance et Il n’est pas composé de substance, Il n’est pas un attribut des substances et n’existe pas dans un attribut des substances. Non, Il ne ressemble pas aux choses qui existent, rien de semblable à Lui n’existe. {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} (layça kamithlihi chay) ce qui a pour sens : « Rien n’est tel que Lui », et Il n’est pas comme quoi que ce soit. Il n’est pas limité ni circonscrit. Il n’est pas entouré par les directions, et Il n’est pas contenu par les cieux. » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit au sujet de Allâh : « Il est exempt du changement et du déplacement » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit au sujet de Allâh : « Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans oeil] ni paupières, Il entend sans tympans ni oreilles » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit au sujet de Allâh : « Il parle, Il ordonne, interdit, promet et menace par une parole qui n’a ni début ni fin et qui est propre à Son Être. Elle n’a pas de ressemblance avec la parole des créatures. Elle n’est pas un son produit par l’écoulement de l’air ou par le choc de corps entre eux, ni des lettres qui sont prononcées en fermant une lèvre ou en bougeant une langue. » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Nous croyons que Moûçâ a entendu la parole de Allâh sans lettre, ni son. » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit au sujet de Allâh: « Il entend sans oreille, Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans œil] et Il parle sans langue. Allâh est éternel sans début ainsi que Ses attributs, Il n’a pas d’attributs qui entre en existence, Sa parole n’est pas par les lettres et les sons, mais les lettres et les sons sont une expressions de Sa parole. Et Allâh ta’âlâ n’est pas un corps, ni une substance (jawhar), ni une caractéristique des substances (‘arad), Il n’est ni sur (ou au-dessus d’) un endroit, ni dans un endroit mais Il existe de toute éternité alors que le temps et l’endroit n’existait pas. Et Allâh ta’âlâ n’est pas une image, et tout ce que tu t’imagines ou te représentes dans ton esprit, sache que c’est Allâh qui en est Le Créateur, et Allâh ne ressemble à rien de ce qu’Il crée, Son Être ne ressemble pas aux êtres des créatures, tout comme Ses attributs ne ressemblent pas aux attributs des créatures, tout comme Il le dit : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ الْبَصِيرُ} [ce qui a pour sens : ] « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui qui a pour attribut l’ouïe et la vue ».» [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Les gens du paradis verront leur Seigneur, avec leurs yeux sans ressemblance, sans Le cerner, sans comment, sans qu’Il soit de face, sans qu’Il soit dans un endroit ni dans l’une des six directions » [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah]

– Article à consulter : L’Imâm An-Nawawi explique ce qu’est le soufisme (tasawwouf).