Chaykh Al-‘Arabi At-Tabbâni condamne Ibn Taymiyah et les wahhabites

   

Dans son livre « Barâ-atou l-Ach’ariyyîn » (tome 1 page 4 de cette édition), Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit :

« وتنحصر أمهات عقائد محمد بن عبد الوهاب ومقلديه في أربع: تشبيه الله سبحانه وتعالى بخلقه، وتوحيد الألوهية والربوبية، وعدم توقيرهم النبي صلى الله عليه وسلم، وتكفير المسلمين. وهو مقلد فيها كلها أحمد بن تيمية، وهذا مقلد في الأولى الكرامية ومجسمة الحنابلة، ومقتد بهما وبالحروريين في الرابعة، ومخترع توحيد الألوهية والربوبية الذي تفرع عنه عدم توقيرهم النبي صلى الله تعالى عليه وسلم وتكفير المسلمين أيضاً. »

« Les fondements des croyances de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et de ceux qui le suivent se résument à quatre points : l’assimilation (tachbîh) de Allâh soubhânahou wa ta’âlâ à Ses créatures ; la division du tawhîd en Seigneurie (Rouboûbiyyah) et en Divinité (Ouloûhiyyah) ; le manque de considération envers le Prophète ﷺ ; et la déclaration de mécréance (takfîr) des musulmans. En tout cela, il n’a fait que suivre Ahmad Ibn Taymiyah ; et ce dernier a suivi dans le premier point les Karrâmiyyah et les anthropomorphistes parmi les Hanbalites ; dans le quatrième, il a adopté la doctrine des Houroûriyyoûn (un groupe de Khawârij) ; et il est l’inventeur du concept de “tawhîd de la divinité (tawhîd al-Ouloûhiyyah)” et de tawhîd de la seigneurie (tawhîd ar-Rouboûbiyyah) duquel a découlé leur manque de considération envers le Prophète ﷺ, ainsi que la déclaration de mécréance (takfîr) des musulmans. »

Informations utiles :

–  Le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Jazâ-iri Al-Makki Al-Haçani connu également sous le nom de « Aboû Hâmid Ibnou Marzoûq » est né en 1313 de l’Hégire à Sétif en Algérie, et il est décédé en 1390 de l’Hégire à La Mecque (رحمه الله). Il était un savant de l’école de jurisprudence (madh-hab) Malikite et enseignait dans la célèbre école « Madraçatou l-Falâh » de La Mecque et également dans Al-Masjid Al-Harâm (la grande mosquée de La Mecque).

– Il expose ici 4 fondements de la croyance de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et de ses suiveurs, c’est-à-dire les adeptes de la secte wahhabite :

  1. Le tachbîh (assimilationnisme), c’est-à-dire faire ressembler Allâh aux créatures.
  2. Le fait de diviser le Tawhîd en deux : tawhîd de la Divinité (Ouloûhiyyah) et tawhîd de la Seigneurie (Rouboûbiyyah). Ils ont par la suite ajouté une troisième division, à savoir le tawhîd des Noms et des Attributs (al-Asmâ wa s-Sifât).
  3. Le manque de considération envers le Prophète ﷺ.
  4. Le takfir, c’est-à-dire le fait de déclarer mécréants les musulmans.

– Il précise que dans ces 4 points, Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb n’a fait que suivre Ibn Taymiyah (moujassim). C’est-à-dire que ces 4 points font également parties des fondements de la croyance d’Ibn Taymiyah. Puis il indique que concernant le tachbîh (assimilationnisme), Ibn Taymiyah a suivi les Karrâmiyyah (secte) et les anthropomorphistes qui l’ont précédé.

– Ainsi, Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et ses adeptes, à savoir les wahhabites, ont adopté la croyance du tachbîh (assimilationisme) et du tajsîm (anthropomorphisme) et ils ont suivi en cela Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah qui était une secte anthropomorphiste du passé, fondé par un homme déviant du nom de Aboû ‘Abdil-Lâh Ibn Karrâm.

– C’est pour cela que dans un autre passage, le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (anthropomorphisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]

– Ahmad Ibn Taymiyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis). Retrouvez plus d’informations à son sujet sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com. Ou voir nos articles en rapport avec Ibn Taymiyyah : ici.

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête» [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Hâfidh Ibn Rajab Al-Hambali a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Le Chaykh Zaynou d-Dîn Ibn Rajab Al-Hambali fait parti de ceux qui considéraient mécréant Ibn Taymiyah et il lui a répliqué. Et il disait de sa plus haute voix, dans certaines assemblés : [l’Imâm Taqiyyou d-Dîn] As-Soubki avait ses raisons de le déclarer mécréant  ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwa Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a dit aussi : « Qui est Ibn Taymiyah pour qu’il soit pris en compte ou qu’il soit pris comme référence dans un des sujets de la religion ? Il n’est pas autre que ce qu’on dit de lui un groupe de savants qui ont observé ses propos fallacieux et ses fausses preuves jusqu’à dévoiler l’égarement dans ses écarts et la laideur de ses illusions et ses erreurs comme a dit al-‘Izz Ibn jamâ’ah : il est un être que Allâh a égaré et qui a été dupé et qui a porté l’habit de la honte, que Allâh le fasse périr. Qu’il l’humilie et le prive suite à ses mensonges et ses fabrications » [Dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham fî Ziyârati l-qabri ch-Charîfi n-Nabawiyyi l-Moukarram]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « De nombreux savants ont déclaré mécréant Ibn Taymiyah ». [Dans sa Hâchiyah de Charhou l-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj]
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Châfi’ites ont dit qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité et a emprunté la voie des innovations blâmables » [Dans son livre Ach-Charhou s-Saghîr ‘Alâ Aqrabi l-Maçâlik]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égarés Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim »[Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (anthropomorphisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti. […] Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]
  • Retrouvez ici une liste non exhaustive : Les savants ayant répliqué à Ibn Taymiyah.

– Al-Moubtadi’ (l’innovateur) Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb est né en 1115 et il est décédé en 1206 de l’Hégire. Il est le fondateur de la mouvance sectaire wahhabite, le groupe qui se fait appeler mensongèrement Salafi pour tromper les gens qui n’ont pas de connaissances religieuses.

– Sachez que contrairement à son père, son grand père, et son frère,  Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb duquel se réclament les wahhabites, n’était pas un homme de science, il n’était pas un faqîh (un spécialiste de la jurisprudence), il n’était pas un mouhaddith (c’est-à-dire de ceux qui transmettent le hadîth) et il n’était pas un nahwi (un grammairien de la langue arabe). C’est pour cela que les savants qui ont composé dans l’énumération des biographies, des savants Hanbalites n’ont pas inclus Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb dans le nombre des savants Hambalites, les seuls qui ont fait son éloge, ce sont ceux qui l’ont suivi et il n’y a aucune considération à donner à cela.

– Pour exemple, dans son recueil de biographies de savants Hambalites intitulé « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah », le Chaykh Ibn Houmayd Al-Hanbali An-Najdi a répertorié plus de 800 biographies de savants et savantes de l’école de jurisprudence de l’Imâm Ahmad Ibn Hambal. Parmi ces biographies, nous ne trouvons pas la biographie de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb, bien que le Chaykh Ibn Houmayd soit décédé 80 ans après lui. Cela signifie que Mouhammad Ibn ‘Abdil-Wahhâb n’était pas considéré comme un homme de science par les savants de son époque et de sa région. Cependant nous retrouvons la biographie du Chaykh ‘Abdoul-Wahhâb (Le père de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) et c’est lors de cette biographie que le Chaykh Ibnou Houmayd dénonce l’égarement de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb [As-Souhoub al-Wâbilah].

– Sachez que de nombreux savants ont dénoncé Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et son takfîr injuste. Parmi eux :

  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb a dit en faisant référence à Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb : « Aujourd’hui les gens sont éprouvé par celui qui prétend se référer au Livre et à la Sounnah (la tradition prophétique), et qui prétend donner des jugements à partir de ces sources, tout en rejetant la parole de ceux qui divergent avec lui et lorsqu’on l’invite à en discuter avec les gens de science, il refuse. Mais il impose aux gens ses propres avis et sa propre compréhension, et il déclare mécréant (kâfir) celui qui le contredit, alors qu’il ne possède même pas une seule des qualités des gens de l’ijtihâd, par Allâh il ne possède même pas le dixième d’une seule, et malgré cela, ses paroles ont emporté beaucoup d’ignorants, {Innâ lil-Lâhi wa innâ ilayhi râji’oûn}, La communauté toute entière l’interpelle d’une seule voix, mais il n’y prête aucunement attention, au contraire tous sont pour lui des mécréants ou des ignorants. Ô Allâh guide cet égaré et met le sur le chemin de droiture » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous avez contredit l’unanimité (ijmâ’) et vous avez déclaré mécréant la communauté de Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) dans sa totalité » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous déclarez mécréant le commun des musulmans et vous considérez licite leur sang et leurs biens, et vous considérez leurs pays comme des terres de guerre  » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous déclarez mécréant celui qui témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh uniquement et que Mouhammad est Son esclave et Son messager et qui accomplit la prière, qui s’acquitte de la zakât, qui jeûne durant Ramadân, qui accomplit le pèlerinage à la Maison sacrée, et qui croit en Allâh, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers, et qui s’attache à l’ensemble des emblèmes de l’Islâm, celui-ci vous le considérez mécréant et vous considérez son pays comme une terre de guerre » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit : « Lorsque [Mouhammad] Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et ceux qui l’ont aidé, ont entrepris leur da’wah odieuse, à cause de laquelle ils ont déclaré mécréant les musulmans, ils se sont emparé des tribus de l’Est… » [Fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit aussi : « Ils (les wahhabites) se sont mis à croire que celui qui ne croit pas en ce que dit Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb, alors il est un mécréant (kâfir), un associateur (mouchrik) dont le sang et les biens sont licite » [fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit également : « Il (Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb) leur écrivit (à ses adeptes) des épîtres jusqu’à ce qu’ils se mettent à croirent que la plupart des gens du tawhîd sont des mécréants » [fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit aussi : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) en arriva à déclarer mécréant les croyants » [Dans son livre fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit  : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) a déclaré mécréant l’ensemble des musulmans et a prétendu que les gens étaient mécréants depuis 600 ans, et il a appliqué les versets qui concernent les associateurs de Qouraych sur les pieux de la communauté » [Dans son livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Soulaymân Al-Kourdi (qui était l’un des enseignant de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) qui s’adressa à lui en disant : « Rien ne t’autorise à déclarer mécréant la grande majorité des musulmans » [Rapporté par Ibn Zayni Dahlân dans son livre fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Al-‘Allâmah Mouhammad Ibn Ahmad Al-Hafadhi a dit : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) croyait que l’Islâm lui était réservé, et à ceux qui le suivaient, et que toute les créatures étaient des associateurs (mouchrikoûn) » [Rapporté par Ibn Zayni Dahlân dans son livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm]
  • Le Chaykh Aboû Hafs ‘Oumar Al-Mahjoûb At-Toûniçi Al-Mâliki a dit dans une lettre à destination de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb : « Par Allâh, tu t’es certes égaré et tu as égaré des gens […] et tu cries à la déclaration de mécréance des gens du Salaf et du Khalaf » [Rapporté par l’historien Ibn Abî Diyâf dans son livre It-hâfou Ahli z-Zamân fî Akhbâri Mouloûki Toûnis wa ‘ahdi l-Amân]
  • L’Imâm Ibnou ‘Âbidîn qui a dit : « Ils (les wahhabites) croyaient qu’eux seuls étaient musulmans, et que tous ceux qui s’opposaient à leur croyance étaient des associateurs (mouchrikoûn). Sur cette base, ils ont légitimé le meurtre des gens de Ahlou s-Sounnah ainsi que de leurs savants» [Dans son livre « Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr »]
  • Le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd qui a dit : « Car ce qu’il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhab) faisait quand quelqu’un le contredisait et le réfutait et qu’il était dans l’incapacité de le tuer au grand jour, il envoyait quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréant tout ceux qui était en désaccord avec lui et il rendait licite son assassinat.» [Dans son livre « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah »]
  • Le Chaykh Anwar Châh Al-Kachmîri qui a dit : « Quant à Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb du Najd, il était certes un homme stupide qui avait peu de science et qui se précipitait à déclarer mécréant les gens» [Dans son livre « Faydou l-Bârî »]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari qui a dit : « Les wahhabites se rendent licite le sang des musulmans d’Est en Ouest, du fait qu’ils considèrent que tout autre qu’eux sont des mécréants » [Dans son livre Boughyatou t-Tâlib]

– Tout cela est également confirmé par la parole des wahhabites eux-mêmes. En effet :

  • Le wahhabite Soulaymân Ibnou Sahmân a dit : « Certes les gens du Najd étaient des mécréants avant la da’wah du Chaykh [il vise Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb]» [Dans son livre « Minhajou Ahli l-Haqq »]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit : «Si ce n’est que les gens jusqu’à aujourd’hui ne connaissaient pas la religion du messager» [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit dans une lettre à destination des savants de Ad-Dir’iyyah : «Vous, ainsi que vos enseignants et les enseignants de vos enseignants ne connaissaient pas le sens de lâ ilâha illa l-Lâh, et vous ne faites pas la distinction entre la religion de Mouhammad et la religion que ‘Amr Ibn Lou-ayy a apporté aux arabes» [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit : « Je vous informe à mon sujet, et je jure par Allâh Celui dont il n’y a aucune divinité hormis Lui, que j’ai certes recherché la science et ceux qui me connaissaient croyaient que j’avais de la connaissance, alors que durant cette époque, je ne connaissais pas la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » et je ne connaissais pas la religion de l’Islâm avant ce bien que Allâh m’a accordé. Et il en est de même pour mes enseignants religieux (Mâchaykh), aucun d’entre eux ne connaissaient cela. Et si quelqu’un parmi les savants d’Al-‘Ârid (région dans l’est de l’arabie) prétend qu’il connaissait la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » ou qu’il connaissait la signification de l’Islâm avant cette époque, ou qu’il prétend au sujet de ses enseignants religieux (Mâchaykh) que l’un d’entre eux connaissait cela, alors il aura menti, inventé (une fausseté), induit les gens en erreur et aura fait sa propre éloge avec une chose qui n’est pas en lui. » [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah] Ceci est une déclaration de mécréance explicite envers les savants de Al-‘Ârid, ainsi que de leurs enseignants.

– Il est rapporté que Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb a tenté de faire assassiner son frère, le Chaykh Soulaymân Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb. A ce sujet le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ibnou Houmayd a dit : « On dit qu’il y avait un fou dans un village, qui avait pour habitude de frapper quiconque lui faisait face, même si il était armé. Alors Mouhammad [Ibn ‘Abdi l-Wahhâb] à ordonné qu’on donne à ce fou une épée et qu’on le fasse entré dans la Mosquée où se trouvait seul son frère le Chaykh Soulaymân, alors on le fît entrer, et quand le Chaykh Soulaymân l’a vu il a eu peur de lui. Mais le fou jeta son épée et s’est mit à dire : « Ô Soulaymân n’ait crainte, tu fais partie des gens protégé », et il s’est mit à répéter ça plusieurs fois.  Il n’y a aucun doute que ceci une Karâmah (prodige) » [Dans son livre « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah »]

– Depuis la fondation de leur mouvance sectaire, il y a moins de 300 ans, les wahhabites se sont tristement illustrés par des massacres et des tueries de masse, principalement à l’encontre des musulmans, comme en témoignent les ouvrages des savants de l’Islâm. Parmi eux nous pouvons citer :

  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki qui a dit : « Il a été dit que ce verset (il parle du verset 6 de Soûrat Fâtir) a été révélé sur les Khawârij ceux qui falsifient l’interprétation (ta-wîl) du Livre et de la Sounnah et qui se rendent par cela permis le sang des musulmans et leurs biens, comme nous constatons à présent dans leurs manières d’agir ceux d’un groupe du Hijâz qui sont appelés les Wahhabites qui pensent être sur la vérité alors que ceux sont eux les menteurs, le Chaytân a eu emprise sur eux et leur a fait oublier le rappel de Allâh, certes ils sont le parti de Chaytân et certes le parti de Chaytân est le perdant et nous demandons à Allâh qu’Il les extermine jusqu’au dernier. » [Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn]
  • L’Imâm Ibn ‘Âbidîn Al-Hanafi qui a dit : « Il est suffisant qu’ils soient convaincus de la mécréance de ceux qu’ils combattent, comme cela s’est produit à notre époque avec les disciples de [Mouhammad Ibnou] ‘Abdi l-Wahhâb, qui ont émergé du Najd et pris le contrôle des deux sanctuaires (La Mecque et Médine). Ils prétendaient suivre l’école Hanbalite, mais ils croyaient qu’eux seuls étaient musulmans, et que tous ceux qui s’opposaient à leur croyance étaient des associateurs (mouchrikoûn). Sur cette base, ils ont légitimé le meurtre des gens de Ahlou s-Sounnah ainsi que de leurs savants » [Raddou l-Mouhtâr]
  • Le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd Al-Hambali qui a dit : « Car ce qu’il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhab) faisait quand quelqu’un le contredisait et le réfutait et qu’il était dans l’incapacité de le tuer au grand jour, il envoyait quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréant tout ceux qui était en désaccord avec lui et il rendait licite son assassinat.» [As-Souhoub al-Wâbilah]
  • Le Moufti de La Mecque, Ahmad Ibn Zayni Dahlân Ach-Châfi’i qui a dit : « Lorsque les wahhabites apprirent la nouvelle, ils attaquèrent brusquement la muraille et ils ne rencontrèrent pas de résistance capable de les combattre et de les repousser. Un groupe d’habitants de Tâ-if avant cela avait prit la fuite mais la cavalerie les avait rejoint et les wahhabites les tuèrent ; seul un petit nombre fut épargné. Lorsqu’ils entrèrent dans AT-Tâ-if, ils se livrèrent à une tuerie générale des gens, les adultes et les jeunes, ceux qui sont commandés comme ceux qui commandent, les notables et les gens du commun. Ils égorgèrent même le nourrisson sur la poitrine de la mère ; ils montaient dans les maisons, faisaient sortir ceux qui s’y réfugiaient et les tuaient. Ils trouvèrent un groupe qui étudiait le Qour-ân et les tuèrent du premier au dernier. Ils massacrèrent tous ceux qui s’étaient réfugiés dans les maisons. Ensuite ils allèrent vers les boutiques et les mosquées et ils tuèrent les gens qui s’y trouvaient. Ils tuèrent l’homme dans la mosquée alors qu’il était dans l’inclination ou dans la prosternation jusqu’à l’extermination de tout ce monde ; alors malheur à eux de la part du Tout Puissant qui détient les cieux par Sa puissance. Il ne resta des gens de Tâ-if (c’est-à-dire des combattants de cette ville) qu’un groupe d’un peu plus de 20 personnes» [Oumarâ-ou l-Baladi l-Harâm]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân Ach-Châfi’i a dit : « Les wahhabites interdisent l’invocation en faveur du prophète (صلى الله عليه وسلم) depuis les manâbir (pl.minbar) après l’appel à la prière (adhân), au point où il y avait un homme vertueux qui était aveugle, il faisait l’appel à la prière, et réalisait l’invocation en faveur du prophète (صلى الله عليه وسلم) après le adhân, et ceci après que les wahhabites l’aient interdit, alors ils l’ont pris et l’ont emmené jusqu’à Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb qui a ordonné qu’on l’exécute, et il fût tué » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)].

– Et cela se perpétue jusqu’à notre époque avec Daech qui est un mouvement wahhabite, tout comme le reconnaissent eux même les leaders de la mouvance. Ainsi, dans une interview accordée à la chaîne MBC et diffusée le 22 janvier 2016, Al-Kalbâni (wahhabite) a dit : « Daech suit le Salafisme [c’est-à-dire la doctrine wahhabite] […], l’idéologie que suit Daech est l’idéologie Salafi [wahhabite], ce n’est pas celle des Ikhwâniyyah, ni celle des Qoutbiyyah, ni celle des Soûfiyyah, ni celle des ach’ariyyah, mais ils tirent leurs idées de ce qui est écrit dans nos propres livres, de nos principes mêmes » [Interview de la chaîne MBC]

– De nombreux autres savants ont mis en garde contre la mécréance des karrâmiyyah, qui est la secte qui a influencé Ibn Taymiyah et Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb.  Parmi eux :

  •  L’Imâm Abou l-Haçân Al-Ach’ari (رحمه الله) qui a dit : « Et il n’y a aucun problème concernant celui qui déclare mécréant les karrâmiyyah corporalistes (moujassimah) du Khourâçân concernant leur propos lorsqu’ils disent que Allâh ta’âlâ serait un corps, qu’Il aurait une limite et une fin par le bas, qu’Il serait en contact avec Son trône et qu’Il serait sujet aux choses qui entrent en existence » [Rapporté par l’Imâm Aboû Mansoûr ‘Abdou l-Qâhir At-Tamîmi dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât » d’après ce qu’a rapporté de lui As-Soubki]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi qui a dit : « Quant aux adorateurs de corps du Khourâçân parmi les Karrâmiyyah, les déclarer mécréants est obligatoire (takfîrouhoum wâjib), parce qu’ils prétendent que Allâh ta’âlâ aurait une limite, et une fin par la direction du bas, et que par elle Il toucherait Son Trône, et aussi par ce qu’ils prétendent que Allâh serait concerné par des choses qui entrent en existence » [Dans son livre “Ousoûlou d-Dîn”]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi qui a dit également :« les Karrâmiyyah prétendent que Allâh est en contact avec Son Trône» [Dans son livre “Al-Farqou Bayna l-Firaq”]
  • L’Imâm Abou l-Moudhaffar Al-Isfarâyîni qui a dit : « Certains d’entre eux (c’est-à-dire des Karrâmiyyah) ont dit que Allâh est plus grand que le trône et d’autres ont dit qu’Il est similaire au trône […] Parmi les égarements qu’ils ont inventés et que personne avant eux n’avait osé avouer par crainte d’être immédiatement dévoilé, c’est leur déclaration d’adorer un être auquel il adviendrait des attributs entrés en existence, que ses paroles, sa volonté, sa perception du visible et de l’audible adviendraient à son être et ils ont appelé cela « écoute » (sam’an) et « regard » (tabassouran). Ils ont dit également que le contact de la face supérieur du Trône adviendrait à son être : ils ont prétendu que toutes ces caractéristiques adviendraient à son être. Allâh est exempt de ce qu’ils ont dit. » [Dans son livre At-Tabsirou fi d-Dîn]
  • L’Imâm Al-Moutawalli qui a dit : « Contrairement aux Karrâmiyyah, aux Hachawiyyah, et aux Mouchabbihah (assimilationnistes) qui ont dit que Allâh est dans la direction du haut (fawq). Et certains d’entre eux ont même dit qu’Il est assis sur le trône, établi dessus, et Allâh est exempt de leurs paroles » [Dans son livre “Al-Moughnî”]
  • L’Imâm An-Naçafi (508h.) qui a dit : « Les Karrâmiyyah ont dit que Allâh ta’âlâ est établi sur le trône et qu’Il le remplit» [Dans son livre “Bahrou l-Kalâm”]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Les gens de la vérité disent : Allâh ta’âlâ n’est pas situé dans un endroit ; mais selon les mouchabbihah, les karrâmiyyah et les moujassimah Il serait situé sur le trône » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Certains Karrâmiyyah ont dit : « Allâh a un comment (kayfiyyah) que seul Allâh connait », cette parole est corrompue » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]

– Aboû ‘Abdil-Lâh Mouhammad Ibn Karrâm est né en 190 et décédé en 255 de l’Hégire. Il fait parti des premiers anthropomorphistes. Voir nos articles en rapport avec Ibn Karrâm : ici.

 Avertissement : Les wahhabites utilisent l’appellation trompeuse de “Salafisme” pour définir leur mouvance. Ainsi, par cette appellation mensongère, les wahhabites tentent de faire croire qu’ils seraient sur la voie des gens du Salaf. Or, les wahhabites ont une croyance opposée à celle des gens du Salaf sur de nombreux sujets tels que les fondements de la croyance, le jugement de l’innovation, la récitation du Qour-ân en faveur des morts musulmans, la pratique du tawassoul et du tabarrouk et de nombreux autres sujets [Retrouvez plus d’informations dans la rubrique “les sectes” : ici]. Ainsi, il n’est pas permis d’appeler ces gens “Salafi” car ils ne sont pas sur la voie du “Salaf”. Depuis leur apparition, les musulmans leurs ont attribué l’appellation de “Wahhabite” en référence au fondateur de leur groupe : Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb.

Réponse à une ambiguïté : Certains adeptes de la secte, gênés par l’appellation «wahhabite» disent : Vous appelez «wahhabites» les suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb alors que ‘Abdou l-Wahhâb est le père, vous devriez plutôt les appeler « Mouhammadites» étant donné que lui-même s’appelle Mouhammad.
Nous répondons :

  • Premièrement : Que l’on vous donne une appellation ou une autre, cela ne change rien au fait que vous avez dévié de la voie de droiture.
  • Deuxièmement : Pourquoi vous ne blâmez pas pour cela les leaders de la mouvance comme Ibn Bâz et Ibnou ‘Outhaymîn qui utilisent eux-mêmes l’appellation «wahhabites» et non « Mouhammadites»?! Pourquoi vous ne vous opposez pas à eux ?!
  • Troisièmement : L’ensemble des musulmans est en accord depuis l’époque des pieux prédécesseurs sur le fait que celui qui suit la voie du grand Imâm Ahmad Ibnou Hanbal (رحمه الله) est surnommé «Hanbalite», et non «Ahmadite» , alors que Hanbal est le nom de son grand-père. En effet, son père s’appelle Mouhammad Ibn Hanbal, et son grand-père s’appelle Hanbal Ibn Hilâl. Pourtant personne n’a jamais contesté le fait d’appeler «Hanbalite» quelqu’un qui suit l’école (madh-hab) de l’Imâm Ahmad. D’ailleurs, les wahhabites eux même prétendent mensongèrement être des Hanbalites, alors qu’ils sont bien loin de cela.

– Voici d’autres citations précieuses du Chaykh At-Tabbâni :

  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit : « Les spécialistes des preuves selon la raison parmi les gens de Ahlou s-Sounnah, les Chafi’ites, les Hanafites, les Malikites et ceux qui ne se sont pas égarés parmi les Hanbalites, ainsi que d’autres, se sont accordés à dire que Allâh tabâraka wa ta’âlâ est exempt de la direction, du corps, de la limite, de l’endroit, et de la ressemblance avec Ses créatures » [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit : « Les innovateurs (moubtadi’ah) ont inséré frauduleusement beaucoup de choses, que nous ne pouvons énumérer, dans les livres de [l’Imâm] Al-Ach’ari et autres que lui. Parmi cela, il y a le fait qu’ils ont introduit frauduleusement de l’anthropomorphisme (tajsîm) dans le tafsîr de l’Imâm Ibn jarîr At-Tabari, lors de la parole de Allâh {عسى أن يبعثك ربك مقاما محمودا}. Et ils ont inséré frauduleusement de l’assimilationnisme (tachbîh) dans [le livre] Al-Ibânah de l’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari […]. Et ils ont également inséré frauduleusement de l’assimilationnisme (tachbîh) dans le tafsîr de [l’Imâm] Al-Qourtoubi, lors de la parole de Allâh {وهو القاهر فوق عباده}. Ainsi, celui qui le consulte y trouvera des contradictions. Et les Taymiyyoûn (les adeptes d’Ibn Taymiyah) ont inséré frauduleusement beaucoup de choses dans le tafsîr de Al-Aloûçi […]. Et ils ont également inséré frauduleusement de l’assimilationnisme (tachbîh) dans [le livre] Al-Ghounyah de l’Imâm, Al-‘Allâmah ‘Abdou l-Qâdir Al-Jaylâni » [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit : « Même si la célébration du Mawlid a été instaurée après l’époque des pieux prédécesseurs, elle ne comporte pas ce qui contredirait le Livre de Allâh (Al-Qour-ân), ni la Sounnah de Son Messager (صلى الله عليه وسلم), ni l’Unanimité des musulmans ; il n’y a personne qui ait un brin de cervelle et de religion qui dise qu’elle est blâmable » [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]

– Retrouvez sur notre site d’autres mises en gardes des savants de Ahlou s-Sounnah contre la secte wahhabite :

– Retrouvez la rubrique sur les groupes égarés : ici.

Contradiction de la secte wahhabite sur le Nom de Allâh : An-Noûr

Sujet : Contradiction wahhabite sur les Noms de Allâh

   

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contradictoires de la secte wahhabite]

Le comité permanent de l’Iftâ [qui est une instance wahhabite Saoudienne, anciennement présidée par Ibn Bâz] a émis la Fatwâ suivante :

«السؤال : هل يجوز إطلاق اسم (عبد النور) على واحد من الناس ؟

الجواب : أسماء الله تعالى توقيفية، ولم يثبت أن (النور) من أسمائه تعالى، وبناء على ذلك فلا يصح تعبيد الاسم له فلا يقال : (عبد النور) »

« La question : Est-il permis de donner le nom « ‘Abdou n-Noûr’ » à quelqu’un ?

La réponse : Les Noms de Allâh sont tawqîfiyyah (établis par les Textes), et il n’est pas confirmé que « An-Noûr » fait partie des Noms de Allâh ta’âlâ. Ainsi, en se basant sur cela, il n’est pas valable de dire « ‘Abdou n-Noûr ». »

Informations utiles :

– Comme mentionné précédemment, le comité permanent de l’Iftâ est une instance wahhabite Saoudienne. Cette Fatwâ porte le numéro 19346. Elle fut publiée alors que :

  • Ibn Bâz en était le président ;
  • ‘Abdou l-‘Azîz Âl Ach-Chaykh en était le président adjoint ;
  • Sâlih Al-Fawzân : un membre ;
  • Bakr Aboû Zayd : un membre ;
  • ‘Abdou l-Lâh Ibn Ghoudayân : un membre ;

Ceux sont donc ces 5 personnes qui ont émis, validé  et signé cette Fatwâ.

– Cette fatwâ est également présente dans l’ouvrage intitulé « Fatâwa l-Lajnati d-Dâ-imah » qui regroupe un grand nombre de Fatwâ émises par le comité permanent de l’Iftâ Saoudien. Elle est également propagée à grande échelle sur internet et les réseaux sociaux.

– Ici, nous remarquons que ce comité de wahhabites a délivré une Fatwâ dans laquelle ils affirment qu’il n’est pas permis d’appeler quelqu’un « ‘Abdou n-Noûr » car selon eux, il ne serait pas confirmé le Nom « An-Noûr » pour Allâh.

– D’autres leaders de la mouvance sectaire wahhabite ont tenu des propos similaires. Parmi eux :

  • Sâlih Al-Fawzân (qui a participé à la Fatwâ ci-dessus), lorsqu’il a été interrogé « est-ce qu’il est permis d’appeler quelqu’un ‘Abdou n-Noûr, il a répondu : « Non ! An-Noûr ne fait pas partie des Noms de Allâh ‘Azza wa Jall […] on ne dit pas ‘Abdou n-Noûr » [Vidéo disponible sur sa chaîne Youtube officielle, publiée le 15 février 2019 –  Série : Silsilah al-Fatâwâ mina l-koutoub wa l-moutoûn al-‘Ilmiyyah]

– Sauf que… par ces propos, ces wahhabites contredisent et s’opposent sans s’en rendre compte à d’autres références de leur mouvance. En effet :

  • Ibnou l-Qayyîm Al-Jawziyyah, l’élève d’Ibn Taymiyah (moujassim), a dit : « An-Noûr fait partie des Noms de Allâh et Ses attributs » [Al-Kâfiyah]
  • Mouhammad Khalîl Harrâs (wahhabite) a dit : « Parmi les Noms de Allâh soubhânah : An-Noûr. » [Charh An-Noûniyyah]
  • ‘Abdou r-Razzâq Al-Badr (wahhabite) a dit : « An-Noûr : il est certes parvenu ce Nom dans le Qour-ân Al-Karîm » [Fiqh Al-Asmâ-i l-Housnâ]
  • Mouhammad Ibn Ibrâhîm At-Touwayjri (wahhabite) lorsqu’il a énuméré les Noms de Allâh, il a dit : « Allâh ta’âlâ est An-Noûr » [Asmâ-ou l-Lâhi l-Housnâ fî daw-i l-Kitab wa s-Sounnah]
  • Sâlih Al-Louhaydân (wahhabite) a dit au sujet du Nom de Allâh « An-Noûr » : « Il fait partie des Noms de Allâh » [Enregistrement vidéo disponible sur Youtube]
  • ‘Abdou l-‘Azîz Ar-Râjihi (wahhabite) lorsqu’il a été interrogé sur le jugement du nom ‘Abdou n-Noûr, il a dit : « Il n’y a pas de mal en cela car An-Noûr est un Nom de Allâh. An-Noûr est un Nom de Allâh, bien sûr, Ibnou l-Qayyim a mentionné cela dans sa Noûniyyah » [Vidéo disponible sur sa chaîne Youtube officielle, publiée le 23 janvier 2025, sous le numéro 1203]

La grande contradiction du wahhabite Al-Fawzân :

  • Contradiction N°1 : Salîh Al-Fawzân qui a pourtant participé à cette fatwâ et qui a confirmé à plusieurs reprises que An-Noûr n’est pas un Nom de Allâh a fini par se contredire -tout seul- en disant : « Parmi les Noms de Allâh il y a « An-Noûr » soubhânahou wa ta’âlâ, il n’y a pas de doute que parmi Ses Noms il y a « An-Noûr »». [Vidéo disponible sur sa chaîne Youtube officielle, publiée le 01 juin 2025 –  référence de la question : 3436-1242]
  • Contradiction N°2 : Sâlih Al-Fawzân, lorsqu’il a été interrogé par la question suivante « Quel est le jugement d’appeler quelqu’un ‘Abdou n-Noûr, et est-ce que An-Noûr compte parmi les Noms de Allâh ? », Fawzân répondit : « An-Noûr compte parmi les Noms de Allâh, na’am !». [Vidéo disponible sur sa chaîne Youtube officielle, publiée le 11 mai 2022 – référence de l’enregistrement : 2802-999]
  • Contradiction N°3 : Sâlih Al-Fawzân, lorsqu’il a été interrogé par la question suivante « Est-ce que An-Noûr compte parmi les Noms de Allâh ? », Fawzân répondit : « Oui ! An-Noûr compte parmi les Noms de Allâh ta’âlâ ». [Vidéo disponible sur sa chaîne Youtube officielle, publiée le 11 mai 2021 – référence de l’enregistrement : 1024-869]
  • Contradiction N°4 : Sâlih Al-Fawzân, lorsqu’il a été interrogé par la question suivante « Est-ce que nous confirmons pour Allâh ta’âlâ l’attribut de An-Noûr ? », Fawzân répondit : « Oui, An-Noûr compte parmi Ses Noms soubhânah, et également parmi Ses attributs il y a An-Noûr ». [Vidéo disponible sur sa chaîne Youtube officielle, publiée le 16 septembre 2023 – référence de l’enregistrement : 4717-1775]
  • Contradiction N°5 : Sâlih Al-Fawzân, lorsqu’il a été interrogé par la question suivante « Est-ce que An-Noûr est un des Noms de Allâh ‘Azza wa Jall ? », Fawzân répondit : « Oui, An-Noûr compte parmi les Noms de Allâh ». [Vidéo disponible sur sa chaîne Youtube officielle, publiée le 22 avril 2021 – référence de l’enregistrement : 1024-494]
  • Résumé de la position de Fawzân : Pour la même question, le wahhabite Al-Fawzân a indiqué à deux reprises que An-Noûr n’est pas un Nom de Allâh, et à cinq autres occasions il a affirmé que An-Noûr est un Nom de Allâh … Ce qui le pousse dans une contradiction flagrante.

– Nous voyons donc, une fois de plus, que les leaders de la mouvance sectaire wahhabite vivent dans des oppositions doctrinales et des contradictions permanentes. Nous remarquons ainsi, que contrairement à l’image qu’ils tentent de véhiculer, leur mouvement n’est pas du tout structuré. Bien plus, nous remarquons ici avec Al-Fawzân, que certains des individus de la secte se contredisent eux-mêmes sur des sujets liés à la croyance.

– Le Nom de Allâh « An-Noûr » est parvenu dans les différentes versions du hadîth énumérant les 99 noms de Allâh, que ce soit :

  • Par At-Tirmidhi dans ses Sounan ;
  • Par Ibn Mâjah dans ses Sounan ;
  • Par Al-Hâkim dans Al-Moustadrak, dans les deux versions qu’il rapporte ;
  • Par Al-Bayhaqi dans les deux versions qu’il rapporte dans Al-Asmâ-ou wa s-Sifât et également dans son livre Al-I’tiqâd.

– De ce fait, de nombreux savants ont composé des ouvrages dans lesquelles ils ont énuméré les Noms de Allâh, et ils ont confirmé le Nom de Allâh « An-Noûr ». Parmi eux :

  • L’Imâm Al-Bayhaqi [Al-Asmâ-ou wa s-Sifât] et [Al-I’tiqâd] ;
  • L’Imâm Al-Jouwayni [Al-Irchâd] ;
  • L’Imâm Al-Ghazâli [Al-Maqsidou l-Asnâ]
  • L’Imâm Ibn Mandhoûr [Liçân Al-‘Arab] ;
  • L’Imâm Al-Halîmi [Al-Minhaj] ;
  • Et de nombreux autres.

Important : L’Imâm Al-Jouwayni (m. 478 H.) a dit : « An-Noûr : sa signification est Celui Qui guide (Al-Hâdî). » [Dans son livre Al-Irchâd]. Il ne faut donc pas comprendre de ce Nom, que Allâh serait une lumière qui est le contraire de l’obscurité, car Il est Celui Qui crée la lumière. Allâh ta’âlâ dit dans Soûrat Al-An’âm : { وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ } [ce qui a pour sens] : « Et Il (Allâh) créa les obscurités et la lumière », Dès lors, comment serait-il possible qu’Il soit une lumière comme Ses créatures ?!

– Le fait de croire que Allâh serait une luminosité (contraire de l’obscurité) est une croyance contraire à l’Islâm, et cette croyance fait sortir de l’Islâm. [voir à ce sujet la citation de l’Imâm An-Nâboulouçi : ici].

– Le Chaykh, le Faqîh Aboû Chakoûr As-Sâlimi Al-Hanafi (m.~460 H.) a dit au sujet des Mouchabbihah (ceux qui ont pour croyance que Allâh ressemble aux créatures) : « Parmi eux certains disent que « Allâh ta’âlâ est une lumière qui scintille » et cela est de la mécréance car il y a le reniement d’un texte et il s’agit de la parole de Allâh ta’âlâ [qui a pour sens : ] {Rien n’est tel que Lui} » [Dans son livre At-Tamhîd fî Bayâni t-Tawhîd]

– Retrouvez d’autres paroles de savants ayant mentionné que Allâh n’est pas une lumière : ici.

– ‘Abdou l-‘Azîz Ibn ‘Abdi l-Lâh Ibn Bâz était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1330 H. (c’est-à-dire en 1910) à Ryad et il est décédé en 1420 H. (c’est-à-dire en 1999), il y a plus 25 ans. Il s’est efforcé à propager le dogme wahhabite au point qu’il fût nommé Moufti et président du comité permanent de l’Iftâ (instance wahhabite). Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses. Article à consulter à son sujet :

– Sâlih Ibn Fawzân Ibn ‘Abdi l-Lâh Al-Fawzân est l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1354 de l’Hégire (c’est-à-dire en 1935) et il est toujours en vie. Ses écrits et ses positions sont des sources d’égarement pour les personnes n’ayant que très peu de connaissances religieuses. Il a été nommé Moufti d’Arabie Saoudite en octobre 2025. Article à consulter à son sujet :

– ‘Abdou l-‘Azîz Âl Ach-Chaykh est un leader de la secte wahhabite. Il est né en 1362 H. (c’est-à-dire en 1943) à Riyad et il est décédé en 1447 H. (c’est-à-dire en 2025) à Riyad également. Il était le Moufti d’Arabie Saoudite et l’un des élèves d’Ibn Bâz.

– ‘Abdou l-Lâh Ibn Ghoudayân qui était membre du comité permanent de l’Iftâ (instance wahhabite) est né en 1345 H. et il est décédé en 1431 H. (c’est-à-dire en 2010). Il était un élève de ‘Abdou r-Razzâq ‘Afîfi et de Ibn Bâz.

– Bakr Ibn ‘Abdi l-Lâh Aboû Zayd est un wahhabite Saoudien qui est né en 1365 H (1944 G.) et décédé en 1429 H (2008 G.). Il est l’un des élèves d’Ibn Bâz (wahhabite) et il occupa de nombreux postes haut placés chez les wahhabites saoudiens comme le fait d’être membre du Comité de la Délivrance des Fatwas et membre du Comité des [soi disant] Grands Savants (instance wahhabite saoudienne).

– A consulter : Les groupes ayant contredit les gens de la Sounnah : ici

L’Imâm Ibn ‘Arafah confirme que Allâh est sans endroit

Sujet : Allâh n’est pas concerné par l’endroit

 

Dans son Tafsîr, l’Imâm Ibnou ‘Arafah a dit :

« وما أحسن قول الإمام المهدي [أي محمد بن تومرت] في عقيدته حيث قال: لا يقالُ: متى كانَ؟ ولا أينَ كانَ؟ ولا كيفَ، كان ولا مكان، دبَّر الزمانَ، لا يتقيَّدُ بالزمانِ ولا يتخصَّصُ بالمكان »

« Quelle belle parole de l’Imâm [Mouhammad Ibn Toûmart] Al-Mahdi dans son traité de croyance, lorsqu’il a dit : On ne dit pas [concernant Allâh] : quand a-t-Il existé ? ni : où était-Il ? ni : comment ? Il existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’existe de toute éternité. Il a fait exister les êtres et Il a établi le temps. Il ne dépend pas du temps et Il n’est pas spécifié par l’endroit. »

Informations utiles :

– Chaykh Al-Islâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse), l’Imâm Aboû ‘Abdi l-Lâh Mouhammad Ibn Mouhammad Ibn ‘Arafah Al-Warghami At-Toûniçi Al-Mâliki est né à Tunis en 716 et il est décédé à Tunis également en 803 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 600 ans. Il était Imâm de la célèbre mosquée et université Az-Zaytoûnah. Certains savants, comme l’Imâm As-Souyoûti, le considèrent comme le moujaddid du 8ème siècle de l’Hégire.

  • Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a dit de lui : « L’Imâm, Chaykh al-Islâm au Maghreb, Aboû ‘Abdi l-Lâh, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) »
  • Le Chaykh Ahmad Bâbâ At-Tanbakti a dit à son sujet : « Mouhammad Ibn Mouhammad Ibn ‘Arafah Al-Warghami Al-Toûniçi, son imâm et son prédicateur [c’est-à-dire de la Tunisie], l’Imâm, l’illustre savant (al-‘allâmah), le savant vérificateur (mouhaqqiq), le Chaykh de l’Islâm, envoyé à la tête du huitième siècle [c’est-à-dire le moujaddid], comme l’a mentionné As-Souyoûti dans son poème. » [Naylou l-Ibtihâj]
  • Ibn Farhoûn Al-Mâliki a dit à son sujet : « Il est l’Imâm, l’illustre savant (al-‘allâmah), le maître de la récitation du Qour-ân (al-mouqri), versé dans les sciences dérivées et fondamentales (al-fouroû’i al-ousoûli), éminent dans l’art de l’exposé et de l’argumentation logique, le Chaykh des Chaykh et l’un des derniers représentants des savants profondément enracinés dans la science. Tous, aussi bien l’élite que le commun, sont unanimes quant à la rectitude de sa croyance et à l’affection particulière qu’ils lui portent. Il était doté d’une foi solide, d’un esprit équilibré, d’une fraternité sincère et d’un visage toujours souriant envers les étudiants. Il jeûnait continuellement, ne cessait jamais l’évocation de Allâh ni la récitation du Qour-ân, sauf aux moments consacrés au travail et à l’enseignement. Il se tenait à l’écart de la fréquentation des souverains et on ne le voyait qu’à la mosquée ou dans son cercle d’enseignement.» [Ad-Dibâj]

– Ici, l’Imâm Ibnou ‘Arafah fait l’éloge du célèbre traité de croyance, connu sous le nom de « Al-‘Aqîdah Al-Mourchidah », et plus particulièrement de la partie dans laquelle il est confirmé que :

  • Allâh existe sans endroit ;
  • On ne dit pas « comment » (kayfa) au sujet de Allâh ;
  • On ne dit pas « où ? » (ayna) concernant Allâh ;
  • Allâh ne dépend pas du temps.

– L’auteur du traité de croyance est Mouhammad Ibnou Toûmart Al-Maghribi. Il est né en ~ 471 et il est décédé en 524 de l’Hégire (رحمه الله) à Marrakech (Maroc). Il était l’un des illustres élèves de l’Imâm Al-Ghazâli.

– Dans son traité de croyance, il confirme que Allâh n’est pas concerné par l’endroit et les directions, qu’Il n’est pas possible de L’imaginer, qu’Il n’est ni composant ni composé, qu’Il ne dépend pas du temps, et qu’Il n’est pas concerné par le comment (les caractéristiques des créatures).

– Le Hâfidh Al-‘Alâ-i a dit : « Et l’auteur de cette croyance qui guide vers la vérité l’a écrite conformément à la voie et à la croyance de droiture, il a dit vrai concernant ce qu’il a mentionné au sujet de l’exemption de Allâh Al-‘Aliyyou l-‘Adhîm de toute ressemblance avec les créatures » [Rapporté par Tâjou d-Dîn As-Soubki]

– L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki après avoir rapporté et approuvé le traité de croyance, a conclu en disant : « Il n’y a pas en lui ce que renierait un Sunnite ». C’est-à-dire que ce qui est contenu dans ce traité de croyance fait l’objet de l’unanimité chez les gens de la Sounnah.

– L’Imâm Mouhammad Ibn Yoûçouf As-Sanoûçi (m.895 H.) a dit : « Les Imâms sont unanimes sur la validité de cette croyance et sur le fait qu’elle guide vers la vérité » [Dans son commentaire de la ‘Aqîdah Al-Mourchidah]

– Le Chaykh Fakhrou d-Dîn Ibn ‘Açâkir fait partie des savants qui ont enseigné, propagé et rendu célèbre ce traité de croyance, comme le mentionne l’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyati l-Koubrâ].

– Voici d’autres citations précieuses de l’Imâm Ibn ‘Arafah :

  • L’Imâm Ibnou ‘Arafah Al-Mâliki a dit : « La voie correcte selon les savants spécialistes des fondements (Ousoûliyyîn) est que Allâh est exempt de la direction et de l’endroit. En effet s’il Lui était attribué le fait d’être dans un endroit, il en résulterait nécessairement soit que le monde n’est pas entré en existence ou l’entrée en existence de L’Être honoré de Allâh, car l’endroit fait partie de Ses créatures. Or s’il était dans un endroit cela impliquerait nécessairement soit l’éternité de cet endroit, soit l’entrée en existence de celui qui s’y trouve » [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou ‘Arafah Al-Mâliki a dit : « Il est impossible pour Allâh ta’âlâ d’être dans un endroit » [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou ‘Arafah Al-Mâliki a dit lors de l’explication du verset {ولله المشرق و المغرب} : « Il y a en cela l’invalidation de l’attribution du corps et de la direction [au sujet de Allâh] » [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou ‘Arafah Al-Mâliki a dit : « Quant à la direction, il est dit dans [le livre] « Al-Irchâd » [de l’Imâm Al-Jouwayni] : s’Il [Allâh] était spécifié par une direction, cela aurait impliqué nécessairement qu’Il soit en face des corps et que la relation de proximité et de correspondance propre à ce qui est entré en existence Lui soit applicable, de même l’égalité de position, et qu’Il puisse s’en éloigner ou s’en rapprocher, diminuer ou augmenter, or tout cela implique une délimitation du Créateur et c’est de la mécréance » [Al-Moukhtasar Al-Kalâmî]
  • L’Imâm Ibnou ‘Arafah Al-Mâliki a dit lors de l’explication du verset {ثم ازدادوا كفرا} : « Ainsi, ils sont devenu mécréant, premièrement, par leur non reconnaissance du tawhîd, puis ils ont augmenté en mécréance par leur attribution du corps [à Allâh]» [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou ‘Arafah Al-Mâliki a dit : « L’abstention de déclarer mécréant celui qui attribue la direction à Allâh est incorrecte (bâtil) » [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou ‘Arafah Al-Mâliki a dit : « [Al-Qâdî] ‘Iyâd a accepté l’argumentation de certains savants sur le fait qu’il est recommandé (moustahabb) de réciter [le Qour-ân] auprès de la tombe [du défunt musulman] en se basant sur le hadîth des deux palmes et Ach-Châfi’i a également dit cela (رضي الله عنه)» [Rapporté par le Chaykh Mouhammad ‘Illaych dans Minah al-Jalîl]

La majorité des savants ont jugé Ibn Taymiyah égaré [Al-Wazzâni]

Sujet : La majorité des savants ont considéré Ibn Taymiyah égaré

 

Dans son livre « An-Nachrou t-Tayyib » (tome 1 page 247 de cette édition), après avoir mentionné Ibn Taymiyah et son élève Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyyah, le Chaykh Idrîs Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit :

« أكثر العلماء على تضليلهما -أي ابن تيمية و ابن القيم- معاً »

« La majorité des savants ont déclaré égarés Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim »

Informations utiles :

– Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Haçani Al-Fâçi Al-Mâliki est né à Fès (Maroc) en 1275 de l’Hégire (رحمه الله).

– Ici, le Chaykh Al-Wazzâni Al-Mâliki confirme que la majorité des savants ont considéré Ibn Taymiyah et son élève Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyyah comme étant égarés.

– Ahmad Ibn Taymiyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est à l’origine d’une grande discorde dans le monde musulman. Nombreux sont les savants de l’Islâm qui ont mis en garde contre lui et ont dénoncé ses multiples égarements. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis). Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibn Taymiyah sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com.

– Ibnou l-Qayyim Al-Jawziyyah est né en 691 et il est décédé en 751 de l’Hégire à Damas. Il fait partie des élèves d’Ibn taymiyah qui l’ont suivi aveuglement sur certains de ses avis contraires à l’unanimité, comme le fait de prétendre que l’enfer sera anéanti ou encore dans sa croyance de tachbîh (assimilation) et de tajsîm (attribution du corps à Allâh).

Important : Ne pas confondre Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyyah, avec le grand savant, l’Imâm Ibn Al-Jawzi Al-Hambali (m.597 H.).

– De très nombreux savants de l’Islâm ont mis en garde contre les déviations d’Ibn Taymiyah, parmi eux :

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête» [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Hâfidh Ibn Rajab Al-Hambali a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Le Chaykh Zaynou d-Dîn Ibn Rajab Al-Hambali fait parti de ceux qui considéraient mécréant Ibn Taymiyah et il lui a répliqué. Et il disait de sa plus haute voix, dans certaines assemblés : [l’Imâm Taqiyyou d-Dîn] As-Soubki avait ses raisons de le déclarer mécréant  ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwa Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a dit aussi : « Qui est Ibn Taymiyah pour qu’il soit pris en compte ou qu’il soit pris comme référence dans un des sujets de la religion ? Il n’est pas autre que ce qu’on dit de lui un groupe de savants qui ont observé ses propos fallacieux et ses fausses preuves jusqu’à dévoiler l’égarement dans ses écarts et la laideur de ses illusions et ses erreurs comme a dit al-‘Izz Ibn jamâ’ah : il est un être que Allâh a égaré et qui a été dupé et qui a porté l’habit de la honte, que Allâh le fasse périr. Qu’il l’humilie et le prive suite à ses mensonges et ses fabrications » [Dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham fî Ziyârati l-qabri ch-Charîfi n-Nabawiyyi l-Moukarram]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « De nombreux savants ont déclaré mécréant Ibn Taymiyah ». [Dans sa Hâchiyah de Charhou l-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj]
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Châfi’ites ont dit qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité et a emprunté la voie des innovations blâmables » [Dans son livre Ach-Charhou s-Saghîr ‘Alâ Aqrabi l-Maçâlik]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égarés Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim »[Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (corporalisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti. […] Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]
  • Retrouvez ici une liste non exhaustive : Les savants ayant répliqué à Ibn Taymiyah.

– Articles à consulter sur notre site :

– Les paroles d’Ibn Taymiyah qui dérangent les wahhabites :

– Voici d’autres citations précieuses de l’Imâm Al-Wazzâni dans la croyance :

  • Le Chaykh Idrîs Al-Wazzâni Al-Mâliki a dit : « Ibn ‘Açâkir a pris comme preuve pour renier la direction au sujet de Allâh, le hadîth rapporté par Mouslim [qui signifie] : « Allâh, Tu es Al-Awwal, rien n’est avant Toi et Tu es Al-Âkhir, rien n’est après Toi. Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en dessous de Toi », et il a rapporté d’après Al-Bayhaqi qu’il a dit : « Certains de nos compagnons en ont tiré un argument pour renier l’endroit au sujet de Allâh, car celui qui n’a rien au dessus de lui, ni rien en dessous de lui n’est donc pas dans un endroit ». » [An-Nachrou t-Tayyib]
  • Le Chaykh Idrîs Al-Wazzâni Al-Mâliki a dit : « Allâh ta’âlâ n’est pas à droite du trône, ni à sa gauche, ni devant lui, ni derrière lui, ni au-dessus de lui, ni en dessous de lui. Et Allâh ta’âlâ n’a pas de droite, ni de gauche, ni de devant, ni de derrière, ni de dessous car les six directions font partie des caractéristiques du corps (jism) » [An-Nachrou t-Tayyib]
  • Le Chaykh Idrîs Al-Wazzâni Al-Mâliki a dit : « Le terme istiwâ s’emploie dans la langue pour désigner l’établissement sur une chose, mais on ne le prend pas selon son sens apparent [concernant Allâh] contrairement à ce que prétendent les assimilationnistes (mouchabbihah), mais le sens qui est à prendre est celui de la domination par la toute-puissance (al-qahr wa l-ghalabah) » [An-Nachrou t-Tayyib]

Imâm Al-Qoûnawi déclare les moujassimah mécréants

Sujet : Les anthropomorphistes sont mécréants

 

Dans son livre « Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id », lorsqu’il commente la parole de l’Imâm At-Tahâwi : « Nous ne déclarons pas mécréant quelqu’un des gens de la Qiblah en raison d’un péché qu’il aurait commis, tant qu’il ne se le rend pas permis », l’Imâm Al-Qoûnawi Al-Hanafi a dit :

« إشارة إلى تكفيره بفساد اعتقاده كفساد اعتقاد المجسمة والمشبهة والقدرية ونحوهم »

« Ceci indique qu’est déclaré mécréant celui qui a une croyance corrompue comme la croyance des moujassimah, des mouchabbihah, des qadariyyah et ceux de cet ordre »

Informations utiles :

– Qâdi l-Qoudâ (le juge des juges), Al-‘Allâmah (l’illustre savant), l’Imâm Jamâlou d-Dîn Mahmoûd Ibn Ahmad Ibn Mas’oûd Ibn ‘Abdi r-Rahmân Al-Qoûnawi Al-Hanafi, connu également sous le nom de Ibn As-Sirâj, est né en 697 et est décédé en 771 de l’Hégire (رحمه الله) à Damas. Il était un juge Hanafite à Damas. Son nom « Al-Qoûnawi » est en référence à la ville de Konya en Turquie. Son livre « Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id » est un commentaire du célèbre traité de croyance de l’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله).

– L’Imâm Al-Qoûnawi dit clairement que ceux qui ont une croyance corrompue, comme ceux qui attribuent à Allâh le corps et les caractéristiques des corps (moujassimah), et ceux qui attribuent à Allâh une ressemblance avec Ses créatures (mouchabbihah), sont déclarés mécréants même s’ils se revendiquent de l’Islâm. Il en est de même pour les Qadariyyah et les autres groupes ayant une croyance contraire aux fondements de l’Islâm.

– Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî mentionne également cette citation de l’Imâm Al-Qoûnawi dans son commentaire du livre Al-Fiqh Al-Akbar de l’Imâm Aboû Hanîfah.

– Dans un autre passage de son livre, l’Imâm Al-Qoûnawi confirme cela en disant : « Il est un devoir de déclarer mécréants les moujassimah. Et cela a été mentionné ainsi par l’Imâm Dhahîrou d-Dîn Al-Boukhâri (رحمه الله) » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]

– Cela démontre que la parole : « On ne déclare pas mécréant quelqu’un qui fait partie des gens de la Qiblah », n’est pas à prendre dans l’absolu. En effet, si quelqu’un a une croyance contraire à l’Islâm, ou qu’il tombe dans un cas d’apostasie, il n’est pas considéré musulman, même s’il prétend prier ou jeûner. Et ceci est le cas du moujassim (celui qui attribue à Allâh le corps ou les caractéristiques des créatures) comme le précise l’Imâm Al-Qoûnawi. Le fait que cette règle n’est pas prise dans l’absolu est confirmé par d’autres savants, parmi eux :

  • Le Chaykh Ibnou Ar-Rif’ah qui a dit : « Et ceux que nous avons déclaré mécréants parmi les gens de la Qiblah sont par exemple ceux qui croient que le Qour-ân serait créé, que Allâh ne saurait pas les choses inexistantes avant qu’elles n’existent, et ceux qui ne croient pas en la prédestination, également ceux qui croient que Allâh serait assis sur le Trône comme l’a cité le Qâdî Houçayn du texte de Ach-Châfi’i. »[Kifâyatou n-Nabîh Charh at-Tanbîh]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allam Al-Qourachi qui a dit : « Ceci est de la mécréance selon l’Unanimité et nous déclarons mécréant de parmi les gens de la qiblah ceux qui disent que la Parole de Allâh est créée et ceux qui disent que Allâh ne sait pas les choses avant leur existence et celui qui ne croit pas en la Prédestination et celui qui croit que Allâh est assis sur le trône tout comme a rapporté ce jugement Al-Qâdî Houçayn d’après le texte de Ach-Châfi’i » [Najmou l-Mouhtadi]
  • L’Imâm As-Souyoûti qui a dit : « Ach-Châfi’i a dit : “On ne déclare pas mécréant quelqu’un qui fait partie des gens de la Qiblah” et il (c’est-à-dire l’Imâm  Ach-Châfi’i) a exclu le moujassim (anthropomorphiste) ainsi que celui qui nie que Allâh connaît les détails de toute chose (c’est-à-dire que ces deux groupes sont déclaré mécréant). » [Al-Achbâh wa n-Nadhâ-ir]
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Kourâni qui a dit : « Sa parole (c’est-à-dire au Chaykh Tâjou d-Dîn As-Soubki) : « On ne déclare pas mécréant quelqu’un qui fait partie des gens de la Qiblah », je dis : cette parole est devenu célèbre parmi les gens, et elle a été rapportée des Imams comme Ach-Châfi’i et Aboû Hanîfah, mais elle n’est pas à prendre dans l’absolu car le moujassim est mécréant même s’il jeûne et prie » [Ad-Dourarou l-Lawâmi’]
  • L’Imâm At-Tahawi qui a dit : «Nous appelons musulmans croyants, ceux qui s’orientent vers notre Qiblah tant qu’ils reconnaissent la véracité de ce que le Prophète a amené, tant qu’ils croient en la véracité de ce qu’il a dit et annoncé et qu’ils n’en renient rien» [Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah]
  • L’Imâm At-Tahâwi qui a dit : « Nous ne déclarons pas mécréant quelqu’un des gens de la Qiblah en raison d’un péché qu’il aurait commis tant qu’il ne se le rend pas permis » [Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah]
  • Le Mouhaddith Al-Harari qui a commenté les propos ci-dessus de l’Imâm At-Tahâwi en disant : « Ce qui est visé par Ahlou l-Qiblah –les gens de la Qiblah– ce sont les croyants. Celui qui est ainsi sur la foi, il n’est pas permis de le déclarer mécréant à cause d’un péché, sauf s’il se le rend permis et que ce péché est connu d’évidence dans la religion comme étant un péché. C’est celui-là qui est déclaré mécréant. » [Ad-Dourratou l-Bahiyyah fî Halli l-Alfhâfi l-‘Aqîdah at-Tahâwiyyah]
– Voici d’autres citations précieuses de l’Imâm Al-Qoûnawi dans la croyance :
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Celui qui attribue à Allâh ta’âlâ un attribut de parmi les attributs des humains, qui eux sont entrés en existence, est devenu mécréant, car il aura affirmé une ressemblance entre Allâh ta’âlâ et Sa création, et ceci vient en opposition avec le Texte, et il s’agit de Sa parole ta’âlâ : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [ce qui a pour sens] : « Absolument rien n’est pareil à Lui» […] Il est un devoir pour la personne de connaître et de savoir avec certitude que Allâh ta’âlâ par Ses attributs n’est pas comme les humains par leurs attributs, car les attributs de Allâh sont éternels sans début (qadîm), alors que les attributs des humains sont entrés en existence (mouhdath), et il n’y a aucune similarité entre ce qui est éternel et ce qui a un début » [Al-Qalâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Allâh n’est pas englobé par les six directions qui sont le haut, le bas, le derrière, le devant, la droite et la gauche » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Les gens de la vérité  – que Allâh leur accorde la victoire – disent : Allâh soubhânahou wa ta’âlâ n’est pas dans une direction, et Il n’a pas d’image » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Les gens de la vérité disent : Allâh ta’âlâ n’est pas situé dans un endroit ; mais selon les mouchabbihah, les karrâmiyyah et les moujassimah Il serait situé sur le trône » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Le fait de lever les mains et les visages vers le ciel lors des invocations est fait à titre d’adoration, tout comme le fait de se diriger vers la Ka’bah pour la prière. Ainsi, le ciel est la qiblah des invocations, tout comme la Maison [sacrée – c’est-à-dire la Ka’bah] est la qiblah de la prière » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Nous disons que Allâh ta’âlâ n’est pas attribué de la couleur, du goût et de l’odeur, car ces choses font parties de ce qui entre en existence, de même Il n’est pas attribué du comment (kayfiyyah) » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Certains Karrâmiyyah (secte d’anthropomorphistes) ont dit : « Allâh a un comment (kayfiyyah) que seul Allâh connait », cette parole est corrompue » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit lors de l’explication du verset {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} « Ar-Rahmânou ‘ala l-‘Archi stawâ » [Soûrat Taha/5] : « Il n’est pas permis de le prendre dans le sens de l’établissement (istiqrâr) » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Allâh est exempt d’être dans la Ka’bah, de même Il est exempt d’être sur le trône » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « La parole de Allâh : { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ } (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdihi) c’est-à-dire la fawqiyyah (supériorité) du point de vue de la domination » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « La parole de Allâh : { إِنَّ الَّذِينَ عِندَ رَبِّكَ } (Inna l-ladhîna ‘inda Rabbika) c’est-à-dire les anges, d’une proximité de degré et de mérite, pas par l’endroit » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « La parole du prophète «إن الله ينزل كل ليلة إلى سماء الدنيا » jusqu’à la fin du hadîth, il faut savoir que la descente, la montée, le mouvement et l’immobilité font partie des attributs des corps, et Allâh ta’âlâ est totalement exempt de cela, le sens [de ce hadîth] est la descente de la miséricorde » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Les gens de science -que Allâh leur accorde la victoire – ont dit : la vision de Allâh ta’âlâ par la vue des croyants dans l’au-delà après leur entrée au paradis est possible selon la raison et obligatoire selon ce qui est transmis. Ainsi, Allâh sera vu sans qu’Il ne soit dans un endroit, ni une direction, sans que ce soit par le lien d’un rayon lumineux, ou par la délimitation d’une distance entre celui qui regarde et Allâh ta’âlâ, ni par autre que cela de parmi les choses qui entrent en existence » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Nous disons que Le Créateur du monde (jalla jalâlouh) parle d’une parole éternelle sans début, unique, propre à Son Être, qui n’est pas du genre des lettres et des sons » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Les mouchabbihah (assimilationnistes) ont dit : « Il est permis de dire que Allâh ta’âlâ est une lumière qui scintille » et Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah ont dit : ceci n’est pas permis ! Car Allâh est Le Créateur de la lumière, et Il est Celui qui fait briller la lumière, et la lumière a une couleur, et si on dit qu’Il aurait une couleur cela impliquerait le tachbîh (la ressemblance avec les créatures) et Allâh ta’âlâ est exempt de la ressemblance avec les créatures. Et Ils (les mouchabbihah) ont argumenté avec la parole de Allâh ta’âlâ {الله نور السماوات والأرض} [qui a pour sens : ] « Allâh est noûr des cieux et de la terre » [et ils disent : ] Il s’est nommé lui-même « Noûr ». Alors nous leur disons : Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنهما) a dit : cela signifie Celui Qui illumine les cieux et la terre. Et d’autres ont dit : cela signifie Celui Qui guide les gens des cieux et de la terre. » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Il n’est pas permis d’attribuer à Allâh la venue (majî) et l’aller (dhahâb) [c’est-à-dire le mouvement et le déplacement] car cela fait partie des attributs des créatures et des caractéristiques des choses entrées en existence, ce sont donc deux attributs qui sont rejetés concernant Allâh ta’âlâ. Ne vois-tu pas comment [le prophète] Ibrahîm -عليه السلام- a argumenté sur le fait que ce qui se déplace d’un endroit à un autre endroit n’est pas Dieu, lorsqu’il a dit : {فَلَمَّا أَفَلَ قَالَ لَا أُحِبُّ الْآفِلِينَ} [ce qui signifie] «Je n’adore pas les choses qui disparaissent».» [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Le sens de la parole de Allâh ta’âla {وجاء ربك} « wa jâ-a Rabbouka » est :  viendra l’ordre de ton Seigneur» [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i : ne pas prendre le sens apparent des Textes équivoques

Sujet : Comment aborder les Textes équivoques

 

Dans son livre Al-Bourhân al-Mou-ayyad (page 14 de cette édition), l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit :

« صونوا عقائدكم من التمسك بظاهر ما تشابه من الكتاب والسنة فانّ ذلك من أصول الكفر »

« Préservez vos croyances de l’attachement au sens apparent de ce qui n’est pas explicite parmi les expressions du Livre [le Qour-ân] et de la Sounnah, car c’est une des sources de mécréance »

Informations utiles :

– Al-Imâm al-Kabîr (le Grand Imâm), le Chaykh, le Mouhaddith (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moufassir (spécialiste de l’explication du Qour-ân), Al-‘Ârifou bi l-Lâh, As-Sayyid (descendant du prophète) Ahmad ibn ‘Ali ibn Yahyâ Ar-Rifâ’i Al-Houçayni Ach-Châfi’i est né en 516 et il est décédé en 578 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 900 ans. Il est le fondateur de la Tarîqah Rifâ’iyyah. Il était un maître connaisseur, un ascète, un saint véridique qui a suivi la droiture dans l’obéissance à Allâh, un savant éminent, un des océans de la science, l’un de ceux qui œuvrent conformément à leur science.

  • Ibnou l-Athîr a dit le concernant: « Il était vertueux, il était très estimé par les gens et avait d’innombrables élèves »
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il était un homme vertueux, un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) châfi’ite » [Wafayâtou l-A’yân]
  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’Imâm, le modèle (al-qoudwah), l’adorateur, l’ascète (zâhid), le Chaykh des ‘Ârifîn »[Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn ‘Imâd Al-Hambali a dit de lui : « Le Chaykh, l’ascète (zâhid), le modèle (al-qoudwah)»

– Ici, l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i indique comment préserver sa croyance de la mauvaise compréhension des Textes de la religion. Il insiste sur le fait que nous ne devons pas prendre le sens apparent des Textes du Qour-ân et de la Sounnah qui sont moutachâbih (équivoques, non explicites). Et il précise que le fait de les prendre selon le sens apparent est l’une des sources de mécréance.

Important : Les versets et hadîth équivoques – c’est-à-dire dont le sens apparent impliquerait d’attribuer à Allâh une ressemblance avec Ses créatures – doivent impérativement être interprétés. C’est-à-dire qu’il n’est pas permis de les prendre selon leurs sens apparents. Ce jugement fait l’objet de l’unanimité des savants.

  • Le Chaykh Al-Mârighni Az-Zaytoûni Al-Mâliki a dit : « Si tu trouves dans la parole de Allâh ou la parole de Son Messager ce qui laisserait croire à une ressemblance [de Allâh avec Ses créatures] alors tu ne dois pas en croire le sens apparent, du fait de l’unanimité des savants qu’il faut en réaliser l’interprétation (ta-wîl), c’est-à-dire le détourner de son sens apparent » [Tâli’ Al-Bouchrâ]

– En effet, celui qui comprend du terme yad lorsqu’il est attribué à Allâh le sens apparent, à savoir le sens de la partie corporelle, c’est-à-dire la main, il aura attribué à Allâh une caractéristique propre aux créatures et aura donc commis de la mécréance. De même pour celui qui comprend du terme ‘ayn lorsqu’il est attribué à Allâh le sens de l’œil, ou celui qui comprend du terme istawâ lorsqu’il est attribué à Allâh la position assise, l’établissement, ou l’élévation physique et spatiale. Ou encore celui qui croit que le nouzoûl de Allâh est un déplacement de Son Être. Et ainsi de suite pour les autres expressions équivoques.

– C’est pour cela que l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Exemptez Allâh des caractéristiques de ce qui entre en existence et des attributs des créatures. Purifiez vos croyances d’expliquer le sens de l’istiwâ à Son sujet ta’âlâ, par l’établissement, comme l’istiwâ des corps sur les corps, qui impliquerait l’incarnation ou l’occupation d’un endroit. Allâh est exempt de cela. Et ne dites pas (à Son sujet) « au-dessus » ou « en dessous », ne Lui attribuez pas l’endroit ; ne dites pas que le yad et le ‘ayn [au sujet de Allâh] sont des organes [c’est-à-dire une main et un oeil] ; ne dites pas que le nouzoûl [au sujet de Allâh] est une venue ou un déplacement » [Al-Bourhân al-Mou-ayyad]

– Sache qu’il existe deux méthodologies correctes face aux Textes équivoques :

  • La première : croire en ce qui est révélé dans les Textes sans rentrer dans le détails du sens, tout en exemptant Allâh de toutes ressemblances et caractéristiques des créatures (c’est ce qu’on appelle tafwîd ou encore interprétation globale -ta-wîl ijmâliyy-). Voici quelques exemples :
  1. L’Imâm Aboû Hanîfah concernant l’Istiwâ [Dans son livre Al-Wasiyyah]
  2. L’Imâm Aboû Hanîfah concernant le Yad [Dans son livre Al Fiqh al Akbar]
  3. L’Imâm Mâlik concernant l’Istiwâ [Rapporté par Al-Bayhaqi] et [Rapporté par Al-Qayrawâni] et [Rapporté par Al-’Azzâmi] et [Rapporté par Al-Qourtoubi] et [Rapporté par Ibn Kathîr]
  4. L’Imâm Ibn Hibbân concernant le hadîth du Nouzoûl [Dans son Sahîh]
  • La seconde : Interpréter selon un sens digne d’être attribué à Allâh, et valable dans la langue (c’est ce qu’on appelle l’interprétation détaillée – ta-wîl tafsîliyy -). Voici quelques exemples :
  1. L’Imâm Ibn ‘Abbâs concernant le Sâq [Rapporté par At-Tabari] et [Rapporté par Al-Bayhaqi]
  2. L’Imâm Al-Boukhâri concernant le Wajh [Dans son Sahîh]
  3. L’Imâm Ahmad concernant le verset : “wa jâ-a rabbouka” [Rapporté par Al-Bayhaqi] et [Rapporté par As-Sa’di] et [Rapporté par Al-Hisni]
  4. L’Imâm At-Tabarâni concernant l’Istiwâ [Dans son Tafsîr]
  • Ces deux voies qui sont toutes les deux correctes ont en commun de ne pas prendre le sens apparent. Remarquons que, bien que les savants du Salaf recouraient majoritairement à l’interprétation globale, ils utilisaient parfois aussi l’interprétation détaillée, comme cela apparaît dans les exemples ci-dessus.
  • Quant au fait de prendre le sens apparent des Textes (versets et hadîth) équivoques, c’est-à-dire le sens qui impliquerait d’attribuer à Allâh une ressemblance avec Ses créatures, il s’agit là de la voie des mouchabbihah (assimilationnistes), et cela est rejeté par l’unanimité des savants.

– De nombreux savants ont mentionné les deux méthodologies valables concernant les Textes équivoques (moutachâbih), parmi eux :

– Que chacun garde en tête la précieuse parole de l’Imâm At-Tahâwi qui a dit : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant. Celui qui aura bien compris cela en aura tiré des leçons et se sera écarté des propos semblables à ceux des mécréants, il aura su que Allâh avec Ses attributs n’est pas semblable aux humains » [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah], voilà la croyance correcte et la voie des gens de la Sounnah.

– Voici d’autres citations précieuses de l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i dans la croyance :

  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « La limite de notre connaissance de Allâh c’est d’avoir la certitude que Son existence, ta’âlâ, est sans comment et sans endroit » [Hikam ach-Chaykh Ahmad Ar-Rifâ’i Al-Kabîr]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Allâh n’est pas incarné dans quoi que ce soit et rien n’est incarné en Lui. Allâh est exempt d’être contenu dans un endroit tout comme Il est exempt d’être limité par le temps. Son existence prime sur la création de l’endroit et du temps et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Allâh ta’âlâ n’est pas limité par les quantités ni inclus par les étendues ni englobé par les directions ni contenu par les cieux et Allâh moustawin ‘ala l-‘arch –le Trône– dans le sens qu’Il dit et qu’Il vise, d’un istiwâ qui est exempt du contact, de l’établissement, de l’occupation d’un endroit, du déplacement ou du changement. Il n’est pas porté par le trône, au contraire, le Trône et les anges qui portent le Trône sont maintenus par Sa toute-puissance et dominés par Lui. Il est fawqa l-‘arch –supérieur au Trône– et fawqa koulli chay– supérieur à toute chose– jusqu’aux cieux, d’une fawqiyyah- supériorité– qui ne Le rend pas plus proche du Trône ou des cieux mais qui veut dire qu’Il a l’élévation du mérite par rapport au Trône tout comme Il a l’élévation du mérite par rapport aux cieux » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Allâh n’est pas un corps doté d’une image, Il n’est pas non plus une substance élémentaire, Il ne ressemble pas aux corps, dans le sens où Il n’est pas limité, ou divisé. Il n’est pas une substance et Il n’est pas composé de substance, Il n’est pas un attribut des substances et n’existe pas dans un attribut des substances. Non, Il ne ressemble pas aux choses qui existent, rien de semblable à Lui n’existe. {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} (layça kamithlihi chay) ce qui a pour sens : « Rien n’est tel que Lui », et Il n’est pas comme quoi que ce soit. Il n’est pas limité ni circonscrit. Il n’est pas entouré par les directions, et Il n’est pas contenu par les cieux. » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit au sujet de Allâh : « Il est exempt du changement et du déplacement » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit au sujet de Allâh : « Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans oeil] ni paupières, Il entend sans tympans ni oreilles » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit au sujet de Allâh : « Il parle, Il ordonne, interdit, promet et menace par une parole qui n’a ni début ni fin et qui est propre à Son Être. Elle n’a pas de ressemblance avec la parole des créatures. Elle n’est pas un son produit par l’écoulement de l’air ou par le choc de corps entre eux, ni des lettres qui sont prononcées en fermant une lèvre ou en bougeant une langue. » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Nous croyons que Moûçâ a entendu la parole de Allâh sans lettre, ni son. » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit au sujet de Allâh: « Il entend sans oreille, Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans œil] et Il parle sans langue. Allâh est éternel sans début ainsi que Ses attributs, Il n’a pas d’attributs qui entre en existence, Sa parole n’est pas par les lettres et les sons, mais les lettres et les sons sont une expressions de Sa parole. Et Allâh ta’âlâ n’est pas un corps, ni une substance (jawhar), ni une caractéristique des substances (‘arad), Il n’est ni sur (ou au-dessus d’) un endroit, ni dans un endroit mais Il existe de toute éternité alors que le temps et l’endroit n’existait pas. Et Allâh ta’âlâ n’est pas une image, et tout ce que tu t’imagines ou te représentes dans ton esprit, sache que c’est Allâh qui en est Le Créateur, et Allâh ne ressemble à rien de ce qu’Il crée, Son Être ne ressemble pas aux êtres des créatures, tout comme Ses attributs ne ressemblent pas aux attributs des créatures, tout comme Il le dit : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ الْبَصِيرُ} [ce qui a pour sens : ] « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui qui a pour attribut l’ouïe et la vue ».» [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Les gens du paradis verront leur Seigneur, avec leurs yeux sans ressemblance, sans Le cerner, sans comment, sans qu’Il soit de face, sans qu’Il soit dans un endroit ni dans l’une des six directions » [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah]

– Article à consulter : L’Imâm An-Nawawi explique ce qu’est le soufisme (tasawwouf).

L’Imâm Ibn Jouzayy mentionne des cas d’apostasie

Sujet : Exposition de cas d’apostasie

     

Dans son livre Al-Qawânîn Al-Fiqhiyyah, l’Imâm Ibn Jouzayy Al-Mâliki a dit :

«  بيــان: لا خلاف في تكفير من نفى الربوبية أو الوحدانية ، أو عبد مع الله غيره ، أو كان على دين اليهود أو النصارى أو المجوس أو الصابئين ، أو قال بالحلول أو التناسخ ، أو اعتقد أن الله غير حي أو غير عليم ، أو نفى عنه صفة من صفاته، أو قال: ( صنع العالم غيره) أو قال: ( هو متولد عن شيئ ) أو الدعى مجالسة الله حقيقة أو العروج إليه ، أو قال بقدم العالم ، أو شك في ذلك كله، أو قال بنبوة أحد بعد سيدنا محمد صلى الله عليه وسلم ، أو جوز الكذب على الأنبياء ـ عليهم الصلاة والسلام ـ أو قال بتخصيص الرسالة للعرب أو أدعى أنه يوحى إليه أو يدخل الجنة في الدنيا حقيقة ، أو كفر جميع الصحابة ـ رضي الله عنهم ـ أو جحد شيئا مما يعلم من الدين ضرورة ، أو سعى إلى الكنائيس في زي النصارى ، أو قال بسقوط العبادة عن بعض الأولياء ، أو جحد حرفا فأكثر من القرآن أوزاده أو غيره ، أو قال ليس بمعجز ، أو قال : ( الثواب والعقاب معنويان) أو قال: ( الأئمة أفضل من الأنبياء ) »

« Il n’y a pas de divergence sur le fait de déclarer mécréant celui qui nie la divinité ou l’unicité de Allâh, ou qui adore avec Allâh quelqu’un d’autre, ou qui est sur la religion des Yahoûd, des Nasârah, des Mazdéens (adorateurs du feu) ou des Sabéens (adorateurs des étoiles).
Ou qui croit que Allâh s’incarnerait dans les créatures, ou qui croit à la réincarnation.
Ou qui croit que Allâh n’est pas Vivant, qu’Il ne sait pas toute chose ou qui renie l’un de Ses attributs.
De même s’il dit que quelqu’un d’autre que Allâh a créé le monde.
Ou celui qui dit que Allâh est issu de quelque chose, ou s’il prétend qu’il s’est assis en séance avec Allâh ou qu’il s’est élevé vers Lui, ou s’il prétend que le monde est sans début ou s’il doute dans tout cela.
Ou celui qui prétend la prophétie de quiconque après notre Maître Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) ou qui rend permis le mensonge pour les Prophètes (عليهم الصلاة والسلام) ou s’il dit que le message prophétique est spécifiquement pour les arabes [c’est-à-dire que le Prophète (عليه الصلاة والسلام) a été envoyé aux arabes uniquement].
Ou s’il prétend recevoir la révélation, ou s’il prétend entrer véritablement au Paradis dans cette vie.
Ou qui déclare tous les compagnons (رضي الله عنهم) mécréants, ou qui nie quelque chose qui est bien connu comme faisant partie de la religion.
Ou celui qui entre dans l’église en se mélangeant aux nasârah tout en portant leurs emblèmes qui leurs sont spécifiques.
Ou qui prétend que certains saints seraient dispensés des obligations.
Ou qui renie une seule lettre ou plus du Qour-ân [c’est-à-dire qu’il a renié tout en sachant que cela fait partie du Qour-ân] ou qui en ajoute [à savoir par entêtement, c’est-à-dire tout en sachant qu’elle n’en fait pas partie] ou qui l’a changée [par entêtement] ou qui dit qu’il peut produire un texte équivalent au Qour-ân.
Ou qui dit que la récompense et le châtiment sont spirituels ou qui dit que les Imams [descendants du prophète] sont meilleurs que les Prophètes »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Moufassir (spécialiste de l’exégèse du Qour-ân), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Mouhammad Ibn Ahmad Ibn Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Lâh, Abou l-Qâçim, Ibn Jouzayy (Ibn Juzayy) Al-Kalbi Al-Gharnâti Al-Mâliki est né en 693 et décédé en 741 de l’hégire (رحمه الله). Il fait partie des savants des fondements et de la langue arabe. Il était de Grenade (Espagne) et est tombé martyr lors de la bataille de Tarîf (Rio Salado).

– Il ne faut pas le confondre avec son fils Aboû ‘Abdi l-Lâh Ibn Jouzayy qui est décédé en 757 H. à Fès. Ce dernier est principalement connu pour avoir été l’écrivain à qui Ibn Battoûtah dicta le récit de ses voyages sous l’ordre du Sultan Aboû ‘Inân Al-Marîni.

– L’Imâm Ibn Jouzayy mentionne ici plusieurs croyances, actes et paroles qui font sortir de l’Islâm.

Rappel : L’apostasie est de trois sortes, c’est-à-dire qu’il arrive que des gens sortent de l’Islâm suite à une mauvaise croyance, ou bien suite à un acte de mécréance, ou encore par le fait d’avoir prononcé une parole de mécréance. En effet il y a des croyances, des actes et des paroles qui contredisent les deux témoignages et font tomber dans la mécréance. Tout ceci par accord des savants des quatre écoles (madh-hab).

  •  Le Chaykh ‘AbdoulLâh Ibn Houçayn Al-Hadrami a dit : « L’apostasie est de trois sortes : par la croyance, par les actes et par la parole. Et chacune de ces sortes se ramifient en de nombreuses branches ». [Soullam At-Tawfîq]

– Parmi les points importants cités par Ibn Jouzayy, il y a le fait qu’il n’y a pas de divergence sur le fait de déclarer mécréant quelqu’un qui suit une autre religion que l’Islam.

Règle : celui qui suit une autre religion que l’Islâm est un mécréant ; et celui qui ne considère pas mécréant une personne qui suit une autre religion que l’Islâm est lui même un mécréant, même s’il prétend être musulman ; il en est de même pour celui qui doute de la mécréance de quelqu’un qui suit une autre religion que l’Islâm. De nombreux savants ont expliqué cela dans leurs ouvrages :

  • Al-Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki a dit : « Il y a unanimité sur la mécréance de celui qui ne déclare pas mécréant un de parmi les Nasârah, de parmi les Yahoûd ou de tout ceux qui ont contredit la religion des musulmans ; ou bien s’il ne se prononce pas [comme en disant : je ne dis pas qu’il est mécréant ni qu’il n’est pas mécréant], ou s’il doute de leur mécréance » [Dans son livre Ach-Chifâ].
  • Al-Qâdî ‘Iyâd a dit également : « Nous déclarons mécréant celui qui prend pour religion autre que l’Islâm de parmi les religions, ou celui qui ne se prononce pas à leur sujet [comme en disant : je ne dis pas qu’ils sont mécréants ni qu’ils ne sont pas mécréants] ou celui qui doute [de leur mécréance], ou celui qui considère leurs voies comme étant valable, même s’il manifeste l’Islâm en apparence et qu’il prétend y croire » [Dans son livre Ach-Chifâ].
  • L’Imâm Al-Ghazâli a dit : « Exposé concernant celui qu’il est obligatoire de déclarer mécréant de parmi les groupes […] tout ceux qui démentent [le prophète] Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) sont mécréants, c’est-à-dire qu’ils resteront éternellement en enfer [s’ils meurent en étant mécréant], […] Les Yahoûd, les Nasârâ, les gens de toutes les autres religions [en dehors de l’Islâm] tels que les Mazdéens et les adorateurs d’idoles et autres qu’eux, leur déclaration de mécréance est issue du Livre (le Qour-ân) et il y a unanimité à ce sujet au sein de la Oummah » [Dans son livre Al-Iqtisâd fi l-I’tiqâd].
  • L’Imâm Al-Ghazâli a dit également : « Les yahoûd et les Nasârâ sont mécréants du fait de leur démentis du Messager (صلى الله عليه وسلم) » [Dans son livre Faysal At-Tafriqah].
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Celui qui ne considère pas mécréant, celui qui suit une religion autre que l’Islâm comme les Nasârâ, ou qui doute de leur mécréance ou considère leur voie comme étant valable, est lui-même un mécréant, même s’il manifeste l’Islâm et prétend y croire » [Rawdat At-Tâlibîn]
  • Le Mouhaddith Ahmad Ibn ‘Oumar Al-Qourtoubi a dit : « Ne vois-tu pas que celui qui confirme l’unicité de Allâh ta’âlâ mais qui ne croit pas au prophète [Mouhammad] (صلى الله عليه وسلم), sa croyance envers Allâh ne lui est pas profitable, ni le fait qu’il confirme Son unicité, et qu’il compte de parmi les mécréants par unanimité, de façon catégorique ?!» [Dans son livre Al-Moufhim].
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a tenu avec exactitude les mêmes propos que l’Imâm An-Nawawi en disant : « Celui qui ne considère pas mécréant, celui qui suit une religion autre que l’Islâm comme les Nasârâ, ou qui doute de leur mécréance ou considère leur voie comme étant valable, est lui-même un mécréant, même s’il manifeste l’Islâm et prétend y croire » [Dans son livre Al-A’lâm]
  • Le Chaykh Al-Bouhoûti Al-Hambali a dit : « Devient mécréant celui qui ne considère pas mécréant ceux qui prennent autre que l’Islâm pour religion, ou qui doute de leur mécréance, ou qui considère leur voie comme étant valable » [Dans son livre Charh Mountaha l-Irâdât].
  • Le Mouhaddith ‘AbdoulLâh Al-Harari a dit : « Les savants de l’Islâm ont été unanimes à juger mécréant celui qui a autre chose que l’Islâm pour religion et ils ont été unanimes à juger mécréant celui qui ne le juge pas mécréant, celui qui en doute ou bien celui qui ne se prononce pas comme en disant : « moi, je ne dis pas qu’il est mécréant ni qu’il n’est pas mécréant ».» [Dans son livre As-Sirât Al-Moustaqim].

–  Allâh ta’âlâ dit dans soûrat Al-Fath / 6 :

« وَمَنْ لَمْ يُؤْمِنْ بِاللهِ وَرَسُولِهِ فَإِنَّا أَعْتَدْنَا لِلْكَافِرِينَ سَعِيراً »

Ce qui a pour sens : « Si quelqu’un ne croit pas en Allâh et en Son Messager, alors Nous avons préparé pour les mécréants l’enfer ».

Ce verset est suffisant pour juger mécréant quelqu’un qui ne croit pas en Mouhammad (صلى الله عليه وسلم). Celui qui conteste à ce sujet contredit le Qour-ân et celui qui contredit le Qour-ân devient mécréant comme l’a indiqué l’Imâm An-Nawawi.

– Allâh ta’âlâ dit dans soûrat Âli ‘Imrân / 32 :

« قُلْ أَطِيعُوا اللهَ وَالرَّسُولَ فَإِنْ تَوَلَّوْا فَإِنَّ اللهَ لاَ يُحِبُّ الْكَافِرِينَ »

ce qui a pour sens :  « Dis : Obéissez à Allâh et au Messager. S’ils se détournent, alors certes Allâh n’agrée pas les mécréants ». C’est-à-dire que Allâh n’agrée pas ceux qui se détournent de la croyance en Allâh et en le Messager, en raison de leur mécréance et ce qui est visé par l’obéissance à Allâh et à Son messager dans ce verset c’est de croire en eux.

– Allâh ta’âlâ dit dans soûrat Âli ‘Imrân / 85 :

« وَمَن يَبْتَغِ غَيْرَ الإِسْلاَمِ دِينًا فَلَن يُقْبَلَ مِنْهُ وَهُوَ فِي الآخِرَةِ مِنَ الْخَاسِرِينَ »

ce qui a pour sens : « Si quelqu’un choisit autre que l’Islâm pour religion, cela ne sera pas accepté de lui et il fera partie des perdants dans l’au-delà »

– Allâh ta’âlâ dit dans soûrat Âli ‘Imrân / 19 :

« إِنَّ الدِّينَ عِنْدَ اللهِ الإِسْلاَم »

ce qui a pour sens : « Certes la seule religion que Allâh agrée est l’Islâm »

– Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« والذي نفْسُ محمدٍ بيدِهِ ، لا يسمعُ بي أحدٌ من هذه الأمةِ ، لا يهودِيٌّ ، و لا نصرانِيٌّ ، ثُمَّ يموتُ ولم يؤمِنْ بالذي أُرْسِلْتُ به ، إلَّا كان من أصحابِ النارِ « 

ce qui a pour sens : « Je jure par Allâh, Celui qui détient mon âme par Sa toute puissance, aucun de cette communauté, ni aucun yahoûdi, ni aucun nasrâni, n’aura entendu parlé de moi puis est mort sans croire en Allâh Celui qui m’a envoyé, sans qu’il ne soit parmi les gens de l’enfer » [rapporté par Mouslim]

– De même, il n’est pas permis de demander à Allâh de faire miséricorde à une personne qui est morte sur la mécréance. Car Allâh nous a clairement indiqué qu’Il ne fera pas miséricorde à ceux qui sont mort mécréant. Il n’est pas permis d’employer à leur sujet des formules comme « rahimahoullâh » , « que Allâh lui fasse miséricorde », « repose en paix » …

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat An-Niçâ / 48 :

« إِنَّ اللهَ لاَ يَغْفِرُ أَنْ يُشْرَكَ بِهِ وَيَغْفِرُ مَا دُونَ ذَلِكَ لِمَنْ يَشَاءُ »

ce qui a pour sens : « Certes, Allâh ne pardonne pas qu’on adore autre que Lui et Il pardonne ce qui est en-deçà à qui Il veut ».

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat Mouhammad / 34 :

« إِنَّ الَّذِينَ كَفَرُوا وَصَدُّوا عَنْ سَبِيلِ اللهِ ثُمَّ مَاتُوا وَهُمْ كُفَّارٌ فَلَنْ يَغْفِرَ اللهُ لَهُمْ »

ce qui a pour sens : « Certes, ceux qui ont mécru et qui ont empêché les gens d’entrer en Islâm, puis sont morts en étant mécréants, ceux-là Allâh ne leur pardonne pas ».

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat An-Niçâ / 168-169 :

« إنَّ الذِينَ كَفَرُوا وظَلَمُوا لَمْ يَكُنِ اللهُ لِيَغْفِرَ لَهُم ولا لِيَهْدِيَهُم طَرِيقًا إِلاّ طَرِيقَ جَهَنَّمَ خالِدِينَ فيها أَبَدًا »

ce qui a pour sens : « Certes, ceux qui ont mécru et fait preuve d’injustice, Allâh ne leur pardonne pas et ne les mènera qu’à l’enfer dans lequel ils resteront éternellement, à jamais ».

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat At-Tawbah / 113 :

« مَا كَانَ لِلنَّبِيِّ وَالَّذِينَ آَمَنُوا أَنْ يَسْتَغْفِرُوا لِلْمُشْرِكِينَ وَلَوْ كَانُوا أُولِي قُرْبَى مِنْ بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحَابُ الْجَحِيمِ »

Ce qui a pour sens : « Il n’est pas permis au Prophète ni aux croyants de demander miséricorde pour les mécréants après qu’ils ont su d’eux qu’ils sont morts sur la mécréance, même s’ils faisaient partie de leurs proches »

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat Al-A’râf / 156 :

« وَرَحْمَتِي وَسِعَتْ كُلَّ شَيْءٍ فَسَأَكْتُبُهَا لِلَّذِينَ يَتَّقُونَ »

Ce qui a pour sens  : « Ma miséricorde concerne toute chose. Je la destine dans l’au-delà à ceux qui se gardent [de l’association et de la mécréance] »

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat Ibrâhîm / 18 :

« مَثَلُ الّذِينَ كَفَرُواْ بِرَبِّهِمْ أَعْمَالُهُمْ كَرَمَادٍ اشْتَدّتْ بِهِ الرِّيحُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ »

ce qui a pour sens : « Les œuvres de ceux qui ont mécru, sont telle de la cendre emportée par le vent, un jour de tempête » 

Ces versets sont claires pour indiquer que Allâh ne pardonne pas à ceux qui sont mort sur la mécréance.

– Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« وَأَمَّا الْكَافِرُ فَيُطْعَمُ بِحَسَنَاتِهِ في الدُّنْيَا حَتّى إِذا أَفْضَى إِلى الآخِرَةِ لَم يَكُنْ لُهُ مِنْهَا نَصِيبٌ «

ce qui a pour sens : « Quant au mécréant il sera rétribué pour ses bonnes œuvres dans cette vie, mais dans l’au-delà il n’aura aucune récompense » [rapporté par l’Imâm Ahmad dans son Mousnad]

– De nombreux savants ont confirmé ce jugement :

  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi a dit : « Demander le pardon pour les morts mécréants est quelque chose qui amène à contredire ce que Allâh a annoncé en terme de promesse et menace, et ceci n’est pas permis. Et également du fait que Allâh a prédestiné qu’Il les châtiera » [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit  : « De nombreux savants ont dit : il n’y a pas de mal dans le fait que quelqu’un fasse des invocations en faveur de ses parents mécréants, et qu’il fasse l’istighfar (la demande de pardon -par l’entrée en Islâm-) pour eux tant qu’ils sont toujours vivants, quant à celui qui est mort [mécréant] il n’y a plus d’espoir pour lui, alors nous n’invoquons pas en sa faveur » [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit  : « Quant à la prière [funéraire] en faveur du mécréant, et les invocations pour que Allâh lui pardonne, ceci est interdit par le texte du Qour-ân et l’unanimité (ijmâ’) » [Al-Majmoû’ Charh al-Mouhadh-dhab]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Devient mécréant celui qui dit à un mécréant : (Allâhou yaghfirou laka) ce qui signifie : (que Allâh te pardonne) en visant que Allâh ta’âlâ lui pardonne quand bien même il resterait mécréant jusqu’à la mort. [Le chaykh précise dans son commentaire : Mais s’il vise que Allâh lui pardonne par l’entrée en Islam alors dans ce cas il ne devient pas mécréant]De même, devient mécréant celui qui dit à propos de celui qui est mort mécréant : (Allâhou yarhamouh) ce qui signifie : (Que Allâh lui fasse miséricorde) voulant par cela qu’Il lui accorde la paix dans sa tombe » [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit également : « La demande de miséricorde pour un mécréant qui est vivant est permis, car il est possible qu’il soit guidé, qu’il entre en Islâm et qu’il meurt musulman ; mais s’il est mort [en étant mécréant] alors il n’est plus possible qu’il devienne croyant, Allâh ta’âlâ dit  : « وَرَحْمَتِي وَسِعَتْ كُلَّ شَيْءٍ فَسَأَكْتُبُهَا لِلَّذِينَ يَتَّقُونَ » c’est-à-dire que la miséricorde de Allâh englobe, dans ce bas-monde, tout les croyants et les mécréants, mais dans l’au-delà, Allâh fait que Sa miséricorde ne soit spécifique qu’aux croyants » [Ach-Charhou l-Qawîm]

– Dans la suite de sa citation, l’Imâm Ibn Jouzayy confirme que la croyance du houloûl est de la mécréance, c’est-à-dire croire que Allâh serait incarné dans les créatures. Il précise bien qu’il n’y a pas de divergence à ce sujet. De nombreux savants ont mis en garde contre la croyance du houloûl, parmi eux :

  • L’Imâm Ibn Abî Jamrah Al-Mâliki a dit lorsqu’il mentionne plusieurs groupes égarés : « Et parmi eux il y a les anthropomorphistes (moujassimah) car ils attribuent à Allâh le corps et l’incarnation (al-houloûl)  [dans Ses créatures] et celui qui a une telle croyance, la foi n’est pas valable de sa part (c’est-à-dire qu’il n’est pas musulman) […] car celui qui ne connait pas Celui qu’il adore, comment sa foi pourrait être valable ?! Cela est impossible ! » [Bahjatou n-Noufoûs]
  • Le Chaykh Mouhyi d-Dîn Ibnou ‘Arabi a lui aussi dénoncé cette mauvaise croyance en disant : « Celui qui croit en l’incarnation (houloûl), sa religion est incorrecte et ne croit en l’unité absolue (de Allâh avec Ses créatures) que les athées ». [Dans le livre Al-Yawâqît wa l-Jawâhir de Ach-Cha’râni]
  • L’Imâm Ibn Foûrak a dit : « Il n’est pas possible que Allâh ‘azza wa jall s’incarne dans les endroits du fait de l’impossibilité qu’Il soit limité ou fini et ceci du fait de l’impossibilité qu’Il soit entré en existence » [Mouchkilou l-Hadîth]
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « Al-Bâri (Le Créateur : c’est-à-dire Allâh) soubhânahou wa ta’âlâ n’a pas besoin d’autrui, Il est exempt d’avoir besoin d’un endroit où S’incarner, ou d’un endroit qui Le porte »[Dans son livre Al-Irchâd]
  • Al-Qâdî ‘Iyâd  Al-Mâliki a dit : « N’aura pas connu Allâh ta’âlâ celui qui L’assimile à Ses Créatures ou qui Lui attribue le corps, comme les Yahoûd ; ou Lui attribue le fait d’avoir un semblable ou qui Lui attribue le fait d’avoir un fils, ou encore une compagne et un enfant, ou qui Lui attribue le fait d’être incarné ou le déplacement, ou le fait d’être mélangé, comme le prétendent les Nasârâ » [Ikmâlou l-mou’lim bi fawâ-id Mouslim]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Allâh n’est pas incarné dans quoi que ce soit et rien n’est incarné en Lui. » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Aboû Madyan a dit au sujet de Allâh : « Il ne s’incarne pas dans ce qui entre en existence et Il ne ressemble pas aux créatures [Dans son traité de croyance]
  • Le Chaykh Ibn Hamdân Al-Hanbali a dit : « Et celui qui dit que Allâh est par Son Être dans tous les endroits, ou dans un endroit, c’est un mécréant, car cela impliquerait l’éternité de l’endroit et l’incarnation dans les endroits répugnants et autres, et Allâh est totalement exempt de cela » [Dans son livre Nihâyatou l-Moubtadi-în].
  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a dit : « La croyance du Salaf, des Imams et des savants de la Sounnah du Khalaf, c’est que Allâh est exempt du mouvement, du déplacement et de l’incarnation. Rien n’est tel que Lui ». [Fat-hou l-Bârî]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni (m.852 H.) lors de l’explication du Hadîth dans lequel Zaynab Bintou Jahch (l’épouse du Prophète) a dit : « إن الله أنكحنى في السماء », il a dit : « Al-Karmâni a dit :  Le sens apparent de Sa parole (fi s-samâ) n’est pas le sens qui est visé car Allâh est exempt de l’incarnation dans un endroit »  [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi (m. 902 H.) a dit : «  Notre Chaykh –il vise le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqâlani– a dit : La science de Allâh concerne tous les endroits et Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est exempt d’être incarné dans les endroits, en effet, Allâh soubhânahou wa ta’âlâ existe de toute éternité avant que les endroits n’entrent en existence » [Dans son livre « Al-Maqâsidou l-Haçanah »]
  • Le Chaykh Ad-Dardîr Al-Mâliki Al-Azhari (m.1201 H.) a dit : « Il (Allâh) est exempt de l’incarnation, de la direction, du contact, de la séparation et de ce qui serait stupide de Lui attribuer » [Al-Kharîdah al-Bahiyyah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Ghani Al-Nâboulouçi Al-Hanafi a dit : « Quant à l’assimilation (tachbîh) c’est de croire que Allâh ta’âlâ ressemble à l’une de Ses créatures, comme ceux qui croient que Allâh est un corps au-dessus du Trône […] ou qu’Il est au ciel (fi s-samâ), ou qu’Il est dans une des six directions, ou qu’Il est dans un des endroits ou dans tous les endroits , ou qu’Il a rempli les cieux et la terre ou qu’Il s’est incarné dans quelque chose ou dans toute les choses, ou celui qui croit que les créatures seraient une partie de Lui, et tout ceci est de la mécréance claire » [Al-Fathou r-Rabbâni].
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari (m. 1352 H.) a dit : « Quant à la voie du Salaf et du Khalaf concernant les versets et les hadiths non explicites (moutachâbih), tous se sont accordés à dire que Allâh ta’âlâ est exempt des caractéristiques des créatures, que Allâh ‘azza wa jall n’a pas d’endroit, ni au trône, ni dans le ciel, ni ailleurs. Et qu’Il n’est pas caractérisé par l’incarnation dans des choses qui seraient entrées en existence, ni par le contact avec quoi que ce soit, ni par le changement, ni par le déplacement et ce qui est du même ordre des caractéristiques de ce qui entre en existence. Mais Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est tel qu’Il est [de toute éternité], avant qu’Il n’ait créé le trône, le piédestal, les cieux et autres choses qui sont entrées en existence.  » [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât]
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari (m. 1352 H.) a dit : « Quiconque a cru que Allâh ta’âlâ est incarné dans un endroit, ou qu’Il est en contact avec un endroit, ou avec quoi que ce soit parmi les créatures comme le trône (al-‘Arch), le piédestal (al-Koursi), le ciel, la terre ou autre que cela est catégoriquement un mécréant. » [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât]
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi Al-Azhari (m.1354 H.) a dit aussi : « L’ensemble de la communauté Islamique est sur la croyance que Allâh est exempt de l’incarnation dans les endroits » [Rapporté par le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari (m. 1388 H.) a dit : « Allâh ta’âlâ est éternel sans début (qadîm), il Lui est donc impossible l’incarnation dans un endroit ou une direction »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Dans l’ouvrage « Ousoûlou d-Dîn » qui est un ouvrage d’enseignement pour la 1ère année de collège d’Al-Azhar, il est dit : « Allâh ta’âlâ n’est pas un corps, Il ne s’incarne pas dans les corps » [Ousoûlou d-Dîn]

– Ensuite l’Imâm Ibn Jouzayy confirme que le fait de nier l’un des attributs de Allâh est de la mécréance, comme celui qui renierait l’un des attributs de Allâh qui sont obligatoirement siens et que l’on peux déduire par la raison comme l’existence, l’unicité, le non-début, la non-fin, le non-besoin, la science, la toute-puissance, la volonté, la vie, l’ouïe, la vue, la parole, et la non-ressemblance absolue avec Ses créatures.

– Concernant les autres attributs non déductible par la raison tels de al-yad, al-wajh, al-‘ayn, al-istiwâ et ce qui est du même ordre, la personne n’aura commis de la mécréance que dans le cas où il lui est parvenue d’une manière confirmée que ces attributs sont bien des attributs de Allâh puis qu’elle s’est mise à les renier.

– Quant à celui qui aurait pour croyance que le Yad de Allâh serait une main, ou que Son Wajh serait un visage, que Son ‘ayn serait un œil, que Son Istiwâ serait un établissement de Son Être, et ce qui est de cet ordre, cela est du tachbîh (assimilation) et constituent de la mécréance. Voir à ce sujet :

– La voie des gens de la vérité est de confirmer ce que Allâh s’est attribué pour lui-même, sans assimilation, sans comment.

– Parmi les cas d’apostasie, Ibn Jouzayy mentionne le fait de dire ou croire que Allâh est issu de quelque chose. En effet, cette croyance implique de considérer que Allâh serait créé et entré en existence ce qui est de la mécréance manifeste. L’Imâm Ja’far As-Sâdiq a dit : « Celui qui prétend que Allâh est dans quelque chose, ou issu de quelque chose, ou au-dessus de [ou sur] quelque chose a commis du chirk (c’est-à-dire : adorer autre que Allâh), car s’Il était au-dessus de [ou sur] quelque chose Il serait porté, s’Il était dans quelque chose, Il serait limité, s’Il était issu de quelque chose, Il serait entré en existence (c’est-à-dire créé) et Allâh est exempt de tout cela ». Cette parole de l’Imâm Ja’far As-Sâdiq a été rapportée par de nombreux savants, parmi eux :

  • L’Imâm Al-Baqillâni [Al-Insâf]
  • L’Imâm Al-Qouchayri [Ar-Riçâlatou l-Qouchayriyyah]
  • Le Chaykh Ahmad Zarroûq Al-Fâçi [Dans son Charh ‘Aqîdati l-Imâm Al-Ghazâli]
  • L’Imâm As-Samarqandi en des termes proches [Charh Al-Fiqh Al-Akbar]
  • Et autres… Comme dans le livre « ‘Aqîdah al-Mouslimîn » qui est un livre approuvé par la section des fondements de la religion (Ousoûl ad-Dîn) de l’Université Al-Azhar [‘Aqîdatou l-Mouslimîn]

– Ensuite l’Imâm Ibn Jouzayy cite de parmi les cas d’apostasie : « si quelqu’un prétend qu’il s’est assis en séance avec Allâh ou qu’il s’est élevé vers Lui ». En effet, il y a en cela l’attribution de la position assise, du corps, de l’endroit et de la direction à Allâh, ce qui est de la mécréance par unanimité.

– L’Imâm Ibn Jouzayy met également en garde contre ceux qui disent que le monde n’a pas de début [Explication détaillée ici].

– Par la suite, l’Imâm Ibn Jouzayy mentionne une règle importante concernant le chapitre de l’apostasie : Nier quelque chose qui est bien connu comme faisant partie de la religion. Ce jugement a été mentionné par de très nombreux savants.

  • L’Imâm An-Nawawi a mentionné cela en disant : « [L’Imâm] Al-Moutawalli a dit : […] Renier ce qui est confirmé au sujet de Al-Qadîm (Celui Qui n’a pas de début à Son existence – c’est-à-dire Allâh-) et qui fait l’objet de l’unanimité comme le fait qu’Il ait pour attribut la science et la toute-puissance ; ou qui Lui attribue ce dont il est obligatoirement exempt par unanimité comme les couleurs ; ou Lui attribuer le fait d’être en contact ou le fait d’être séparé, il devient est mécréant […], ou qui considère licite ce qui est interdit par unanimité comme la consommation d’alcool, la fornication et la sodomie ; ou qui considère illicite ce qui est licite par unanimité ; ou qui renie une obligation faisant l’objet de l’unanimité sur son obligation comme une rak’ah d’une des cinq prières obligatoires ; ou qui considère obligatoire ce qui ne l’est pas par unanimité comme une sixième prière obligatoire, ou le jeûne durant le mois de chawwal » [Rawdatou t-Tâlibîn]
  • Le Chaykh ‘AbdoulLâh Ibn Houçayn Al-Hadrami a donné de nombreux exemples découlant de cette règle, dans son chapitre de l’apostasie, en disant : « [Parmi les cas d’apostasie : ] Douter au sujet de Allâh, de Son messager, du Qour-ân, du Jour dernier, du Paradis, de l’enfer, de la récompense, du châtiment, ou de toute autre chose du même genre faisant l’objet de l’unanimité. Et Nier l’un des attributs de Allâh qui Lui sont obligatoires par unanimité, comme le fait qu’Il ait pour attribut la science. Attribuer à Allâh ce dont Il est obligatoirement exempt par unanimité, comme le corps. Considérer licite ce qui est interdit par unanimité, connu d’évidence comme faisant partie de la religion, de parmi les choses dont la connaissance de l’interdiction ne lui échappe pas, comme la fornication, la sodomie, le meurtre, le vol ou l’usurpation. Tout comme considérer illicite ce qui est clairement connu comme étant licite tels que la vente et le mariage. Ou nier l’obligation de ce sur quoi il y a unanimité également, tel que les cinq prières ou même une seule prosternation de ces prières, la zakât, le jeûne, le hajj ou le woudoû. Ou considérer obligatoire ce qui ne l’est pas par unanimité également. Nier le caractère méritoire de ce sur quoi il y a unanimité comme les rawâtib .» [Soullam At-Tawfîq]. 
  • Le Chaykh ‘AbdoulLâh Al-Harari a expliqué cette règle en disant : « Si quelqu’un renie ce qui est comme connu d’évidence que c’est dans la religion, c’est-à-dire ce dont la connaissance est manifeste, partagée par les savants et les gens du commun des musulmans, il devient mécréant même s’il ignorait que sa parole fait sortir de l’Islam ; comme dans le cas où il a dit que boire de l’alcool est licite après avoir su que c’est interdit dans la Loi de l’Islam, même s’il ignorait qu’en le disant il deviendrait mécréant.» Puis il poursuit en donnant plus de détails. [Qawâ’id Mouhimmah]

Note : celui qui renie ce qui fait l’objet de l’unanimité et étant connu comme faisant partie de la religion commet de la mécréance, même s’il le fait par plaisanterie.

  • Le Qâdî Aboû Bakr Ibnou l-‘Arabi Al-Mâliki (m. 543 H.) a dit : « Faire de la mécréance en plaisantant est de la mécréance, il n’y a pas de divergence à ce sujet dans la communauté musulmane » [Dans son livre Ahkâmou l-Qour-ân et également rapporté de lui par Al-Qourtoubi dans son Tafsîr]
  •  L’Imâm Ibn Noujaym Al-Hanafi (m. 970 H.) a dit : « Celui qui prononce une parole de mécréance en plaisantant ou pour s’amuser devient mécréant selon tout les savants » [Dans son livre Al-Bahrou r-Râ-iq et également rapporté de lui par Ibn ‘Âbidîn dans Raddou l-Mouhtâr]

– Et par sa parole « ou qui dit que les Imams sont meilleurs que les Prophètes », l’Imâm Ibn Jouzayy réplique à certains chiites [Lire l’article à ce sujet : ici].

Important :  Celui qui a commis une mécréance doit revenir immédiatement à l’Islâm en prononçant les deux témoignages, qui sont (ach-hadou an lâ ilâha il-la l-Lâh, wa ach-hadou anna MouHammadan raçoûlou l-Lâh) c’est-à-dire : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allâh ». Il ne suffit pas de dire « astaghfirou l-Lâh ».

  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Houçayn Al-Hadrami a dit : « Il est obligatoire pour celui qui est tombé dans l’apostasie de revenir immédiatement à l’Islam, en prononçant les deux témoignages et en abandonnant ce par quoi l’apostasie a eu lieu. » [Soullam At-Tawfîq]

– Consulter d’autres articles concernant certaines choses qui font sortir de l’Islam : ici .

– A voir également : Préserver sa foi : éviter l’apostasie, la mécréance, le blasphème : ici.

Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi explique la croyance en Allâh

Sujet : La croyance des gens de la Sounnah

     

Dans son traité de croyance « I’tiqâdou Ahli s-Sounnah wa ‘Oulamâ-i l-Oummah », l’Imâm Aboû Mouhammad Al-Marjâni At-Toûniçi a dit :

« يَجِبُ عَلَى كُلِّ بَالِغٍ عَاقِلٍ أَنْ يَعْلَمَ أَن لَا إِلَهَ إِلَّا الـلَّهُ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى وَأَنَّهُ وَاحِدٌ لَا شَرِيكَ لَهُ قَدِيمٌ لَا أَوَّلَ لَهُ دَائِمٌ لَا آخِرَ لَهُ لَيْسَ لَهُ ضِدٌّ، وَلَا نَظِيرٌ، وَلَا مُعِينٌ، وَلَا وَزِيرٌ، وَلَا تُـمَاثِلُهُ الـمَوْجُودَاتُ، وَلَا يُمَاثِلُهَا، وَلَا تَـحْوِيهِ الأَزْمَانُ، وَلَا الجِهَاتُ، وَلَا يَحُلُّ فِيهَا وَلَا يَحْتَاجُ إِلَى مَكَانٍ، وَلَا يَفْتَقِرُ إِلَى زَمَانٍ »

« Il est un devoir pour chaque personne pubère et saine d’esprit de savoir qu’il n’est de dieu que Allâh soubhânahou wa ta’âlâ, qu’Il est Unique sans associé, qu’Il existe de toute éternité, Il est Qadîm, Il n’a pas de début à Son existence, Il est Dâ-im, Il n’a pas de fin à Son existence, Il n’a ni opposé, ni égal, ni aide, rien dans l’existence n’a de ressemblance avec Lui, et Il n’a aucune ressemblance avec ce qui existe, Il ne dépend pas du temps et n’est pas contenu dans les directions, Il ne s’incarne pas dedans, et Il n’a pas besoin de l’endroit et n’est pas sujet au temps »

Informations utiles :

– Le Chaykh, l’Imâm, le Moufassir (spécialiste de l’exégèse du Qour-ân), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Aboû Mouhammad ‘Abdou l-Lâh Ibn Mouhammad Al-Marjâni Al-Qourachi Al-Bakri At-Toûniçi Al-Mâliki est né en 633 (certains disent 637), et il est décédé en 699 de l’Hégire à Tunis (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 745 ans.

  • Ibnou l-Mou’allim Al-Qourachi a dit de lui : « Le Chaykh, l’Imâm, le modèle (al-qoudwah) […] celui qui est ancré dans la science et la sagesse […] il possédait une vaste connaissance de la jurisprudence (fiqh), des fondements de la religion (ousoûl ad-Dîn), et de l’exégèse du Qour-ân (tafsîr). ». Il a également dit : « Ses paroles témoignent de sa bonne croyance et du fait qu’il fait partie des gens de la vérité » [Najmou l-Mouhtadi]
  • Az-Zourqâni a dit à son sujet : «  L’Imâm, le modèle (al-qoudwah), le prêcheur (wâ’idh), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse du Qour-ân), l’un des plus savants dans le fiqh (jurisprudence) et le tasawwouf (soufisme) » [Charh ‘ala l-Mawâhib]
  • Ibn Al-Moulaqqin a dit à son propos : «  L’Imâm, le modèle (al-qoudwah), le prêcheur (wâ’idh), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse du Qour-ân), celui qui maîtrisait de nombreuses sciences, l’un des plus savants, il connaissait le madh-hab de [l’Imâm] Mâlik, il était une sommité dans le tafsîr et un savant dans le hadîth» [Tabaqâtou l-Awliyâ]
  • As-Safadi a fait son éloge en disant : « Le prêcheur (wâ’idh), l’ascète (zâhid) […] il était un Moufti, un savant, un Moufassir (spécialiste de l’exégèse du Qour-ân), éloquent, sa renommée s’étendait à travers le monde […] il maîtrisait l’école malikite et excellait dans la science du hadîth» [Al-Wâfi bi-l Wafayât]
  • Hâjji Khalîfah a dit à son sujet : « Il était l’un des Chaykh les plus distingués du Maghreb » [Soullamou l-Wousoûl]

– L’Imâm Al-Marjâni a composé ce court traité de croyance dans lequel il expose la doctrine de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama’âh. Il l’a décrit en disant : « hâdhâ I’tiqâd Ahli s-Sounnah wa ‘Oulamâ-i l-Oummah » c’est-à-dire : « Ceci est la croyance des gens de la Sounnah et des savants de la communauté ».

– Ce traité de croyance a été approuvé et rapporté intégralement par le Chaykh Ibnou l-Mou’allim Al-Qourachi  (m. 725 H.) dans son livre Najmou l-Mouhtadi, où il mentionne également sa biographie.

– L’Imâm Al-Marjâni y affirme que Allâh n’a aucune ressemblance avec Ses créatures et qu’Il existe sans endroit ni direction.

– Voici d’autres précieuses paroles de l’Imâm Al-Marjâni sur la croyance :

  • L’Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi Al-Mâliki a dit au sujet de Allâh: « Il parle, d’une parole éternelle sans début, qui n’est pas de lettres ni de sons ». [I’tiqâdou Ahli s-Sounnah wa ‘Oulamâ-i l-Oummah]
  • L’Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi Al-Mâliki a dit au sujet de Allâh: « Il est exempt des attributs des créatures, Il est totalement exempt des caractéristiques de ce qui entre en existence et de toute imperfection ; ainsi Ses attributs ne ressemblent pas à leurs attributs, tout comme Son Être ne ressemble pas à leurs êtres ». [I’tiqâdou Ahli s-Sounnah wa ‘Oulamâ-i l-Oummah]
  • L’Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi Al-Mâliki a dit au sujet de Allâh: « Il n’a pas de parties corporelles ; Il n’entend pas par le biais d’une oreille, et Il ne voit pas par le biais d’un globe oculaire ni d’une paupière […], Il ne parle pas par le biais d’une langue, Il n’est ni une caractéristique des substances (‘arad), ni une substance (jawhar), et Il n’est pas un corps ». [I’tiqâdou Ahli s-Sounnah wa ‘Oulamâ-i l-Oummah]
  • L’Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi Al-Mâliki a dit : « Al-Bâri (c’est-à-dire Allâh) soubhânahou wa ta’âlâ n’est pas localisé ni limité dans une direction ou un endroit ». [Rapporté par Ibnou l-Mou’allim Al-Qourachi dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  • L’Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi Al-Mâliki a dit : « [La parole de Allâh : ] { يد الله فوق أيديهم } (Yadou l-Lâh fawqa aydîhim) : il ne s’agit pas ici d’un « yad » dans le sens d’une partie corporelle (c’est-à-dire une main), mais il s’agit d’un « yad » dans le sens de la puissance, car Al-Bâri (c’est-à-dire Allâh) est exempt d’une telle chose (c’est-à-dire d’avoir une main) ». [Rapporté par Ibnou l-Mou’allim Al-Qourachi dans son livre Najmou l-Mouhtadi]

– Le Chaykh Ibnou l-Mou’allim Al-Qourachi a dit au sujet de l’Imâm Al-Marjâni : « Il a catégoriquement nié l’attribution d’une direction – à Allâh-». [Najmou l-Mouhtadi]

– Ainsi, l’Imâm Al-Marjâni Al-Mâliki était sur la croyance des gens de la Sounnah : Il exemptait explicitement Allâh de l’endroit, de la direction, du corps et de toute ressemblance avec les créatures. Il enseignait que Allâh n’a pas de parties corporelles : ni œil, ni langue, ni oreille …

Ibn Jubayr décrit la célébration du Mawlid à La Mecque au 6ème siècle

Sujet : La célébration du Mawlid à La Mecque

  

Dans son récit de voyage « Ar-Rihlah », lorsqu’il décrit son étape à La Mecque,  le célèbre explorateur Ibn Joubayr Al-Andalouçi a dit :

« يفتح هذا الموضع المبارك – أي منزل النبي صلى الله عليه وسلم- فيدخله الناس كافة متبركين به في شهر ربيع الأول ويوم الاثنين منه، لأنه كان شهر مولد النبي صلى الله عليه وسلم، وفي اليوم المذكور الذي ولد فيه النبي صلى الله عليه وسلم، تفتح المواضع المقدسة المذكورة كلها وهو يوم مشهود بمكة دائما »

« Ce lieu béni (c’est-à-dire la maison du prophète) est ouvert au grand public qui y rentre pour en rechercher la bénédiction (tabarrouk), chaque lundi du mois de rabî’ou l-awwal. Car il s’agit du mois dans lequel a eu lieu la naissance du prophète (صلى الله عليه وسلم), et c’est durant le jour mentionné (à savoir un lundi) qu’est né le prophète (صلى الله عليه وسلم). À cette occasion, tous les lieux bénis sont ouverts, et c’est un jour particulièrement mémorable à La Mecque »

Informations utiles :

–  Abou l-Houçayn Mouhammad Ibn Ahmad Ibn Joubayr Al-Kinâni Al-Andalouçi est né en 540 à Valence (Espagne) et il est décédé en 614 de l’Hégire en Egypte à Alexandrie (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 830 ans.

  • Liçânou d-Dîn Ibn Al-Khatîb a dit à son sujet : « Il était un homme de lettres accompli, un poète talentueux, d’une âme noble, aux mœurs honorables et à l’écriture élégante ». [Al-Ihâtah fî Akhbâr Gharnâta]

– Ici, Ibn Joubayr décrit la célébration du Mawlid par les habitants de La Mecque durant le mois de Rabî’ou l-Awwal.

– Ce récit d’Ibn Joubayr compte de parmi les sources les plus anciennes décrivant une commémoration du Mawlid. Cela eu lieu en 579 H.

– Ibn Joubayr est arrivé à La Mecque le 16 de Chawwal de l’an 579 de l’Hégire, il y est resté plus de 8 mois puis il a quitté La Mecque le jeudi 22 de Dhou l-Hijjah 579 H. pour se rendre à Médine l’illuminée tout comme cela est mentionné dans son ouvrage.

– De plus Ibn Joubayr décrit cette pratique des gens de La Mecque comme habituelle et coutumier, ce qui indique que cette célébration était en vigueur bien avant l’année 579 H.

Remarque : Ibn Joubayr précise bien que le lieu de naissance du prophète est un endroit béni (moubârak) et que les gens qui s’y rendent y pratiquent le tabarrouk, c’est-à-dire la recherche de bénédiction.

– Le tabarrouk c’est la recherche de bénédiction par les traces physiques d’un Prophète ou d’un être de vertu, tout en sachant, bien évidemment, que c’est Allâh ta’âlâ qui est Le Créateur de la guérison, du profit, de la barakah etc. Ainsi, le tabarrouk n’est pas une adoration d’autre que Allâh comme le considèrent à tord certains ignorants. Retrouvez d’autres articles au sujet du tabarrouk : ici.

– Le célèbre explorateur Ibn Battoûtah a également décrit la célébration du Mawlid à La Mecque :

  • Ibn Battoûtah a dit : « Le Qâdî (juge) de La Mecque est le savant, l’adorateur vertueux [de Allâh] Najmou d-Dîn Mouhammad fils de l’Imâm, du savant Mouhyi d-Dîn At-Tabari. C’est un homme honorable qui fait preuve de beaucoup de charité et de réconfort envers les visiteurs du Haram (enceinte sacrée) ; il a un excellent comportement et pratique beaucoup de tours rituelles (tawâf) en allant régulièrement voir la Ka’bah honorée. Il distribue beaucoup de repas dans les grandes occasions, particulièrement lors de la Commémoration du Mawlid du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم). En cette occasion, il offre des repas aux Chérifiens (descendants du Prophète) de La Mecque, aux notables comme aux pauvres, à ceux qui travail au sein de La Mosquée Sacrée et à l’ensemble des visiteurs séjournant dans l’enceinte sacrée. » [Ar-Rihlah]
  • Ibn Battoûtah a dit également : « On ouvrait la porte de la Ka’bah tout les vendredi après la prière [du joumou’ah] et le jour du Mawlid du prophète (صلى الله عليه وسلم) » [Ar-Rihlah]

– De même le Chaykh Ibn Dhâhirah décrit la célébration du Mawlid à La Mecque en disant : « Une des coutumes de La Mecque est que chaque année, la nuit du 12 [du mois] de Rabî’ou l-Awwal, le juge (Qâdî) Châfi’ite de La Mecque se prépare à visiter ce noble lieu (l’endroit de la naissance du prophète) après la prière du Maghrib avec une immense assemblée, et parmi eux les trois autres juges [Hanafite, Malikite et Hambalite], et la plupart des plus grands spécialistes du fiqh (jurisprudence), les gens de vertu, et des familles nobles, avec des lampes et des bougies et beaucoup de monde… » [Al-Jâmi’ou l-Latîf]

– Le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations que les savants de l’Islâm ont approuvé. Parmi eux :

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Housnou l-Maqsid fi ‘Amali l-Mawlid].

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

Imâm Ach-Chîrâzi : la zone de pudeur (‘awrah) de la femme

Sujet : Le niqâb n’est pas une obligation pour la femme

   

Dans son livre « Al-Mouhadh-dhab fî fiqhi l-Imâm Ach-Châfi’i » (tome 1 page 124 de cette édition), l’Imâm Ach-Chîrâzi a dit :

« فأما الحرة فجميع بدنها عورة إلا الوجه والكفين لقوله تعالى : {وَلا يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلَّا مَا ظَهَرَ مِنْهَا } [النور: ٣١] قال ابن عباس رضي الله عنهما: وجهها وكفيها ولأن النبي صلى الله عليه وسلم نهى المرأة في الحرام عن لبس القفازين والنقاب ولو كان الوجه والكف عورة لما حرم سترهما في الإحرام »

« Quant à la femme libre, l’ensemble de son corps est une zone de pudeur (‘awrah) sauf le visage et les mains, en raison de la parole de Allâh ta’âlâ : ﴾ وَلاَ يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلاَّ مَا ظَهَرَ مِنْهَا﴿ , Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنهما) a dit [que le sens est] : « [et elles ne montrent de leurs corps que] le visage et les mains » ; et aussi parce que le prophète (صلى الله عليه وسلم ) a interdit à la femme en état d’ihrâm de porter des gants et le niqâb ; ainsi, si le visage et les mains étaient une zone de pudeur il n’aurait pas été interdit de les couvrir [pour les femmes] en état d’ihrâm »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh Ibrâhîm Ibnou ‘Ali Aboû Is-hâq Ach-Chîrâzi est né en 393 à Fayrouzâbâd (en Perse) et il est décédé en 476 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus environ 960 ans. Il est de l’école de jurisprudence (madh-hab) de l’Imâm Ach-Châfi’i. Il est l’auteur d’ouvrages de référence dans le madh-hab Chafi’ite comme « At-Tanbîh », « Al-Mouhadh-dhab » et « Al-Louma’ ».

  • An-Nawawi a dit de lui : « Il est l’Imâm, le vérificateur scrupuleux, celui qui maîtrise de nombreuses sciences, l’auteur de nombreux ouvrages profitables, l’ascète, l’adorateur, le pieux, détaché de la vie du bas-monde, celui qui s’est sacrifié pour faire vaincre la religion agréée par Allâh, l’un des savants vertueux et l’un des adorateurs de Allâh, l’un des connaisseurs de Allâh (‘ârifîn), qui ont rassemblé entre la science, l’adoration, la dévotion et l’ascétisme ». [Al-Majmoû’]
  • As-Sam’âni a dit à son sujet : « Il est l’Imâm des Chafi’ites, l’enseignant de An-Nidhâmiyyah (célèbre école à Baghdâd), le Chaykh de l’époque. Les gens voyageaient jusqu’à lui depuis leur pays désirant le rencontrer. Il s’est singularisé par l’étendu de sa science, et ses bons caractères. » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Al-Mouwaffaq Al-Hanafi a dit de lui : « Aboû Is-hâq l’Emir des croyants (Amîr al-Mou-minîn) de parmi les Fouqahâ (pl. Faqîh)». [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Chaykh, l’Imâm, le modèle (al-Qoudwah), le moujtahid (jurisconsulte), Chaykhou l-Islâm ». [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]

– Ici l’Imâm Aboû Is-hâq Ach-Chîrâzi explique que la zone de pudeur (‘awrah) de la femme libre est l’ensemble de son corps hormis le visage et les mains.

– Ainsi, ce n’est pas un devoir pour la femme de couvrir son visage et ses mains ; de ce fait il ne lui est pas obligatoire de porter le niqâb et de porter des gants.

– Ici, il parle de la zone de pudeur de la femme libre devant les hommes qui ne sont pas des mahram. Les mahram sont les personnes interdites en mariage à jamais pour elle, à cause des liens de sang, d’allaitement ou de mariage. A cause des liens de sang : tel que son père ou son frère (mais pas son cousin ni le mari de sa tante, ni le mari de sa sœur), des liens de mariage : tel que le père de son mari ou son grand père (mais pas le frère de son mari ou l’oncle de son mari).

– Couvrir la zone de pudeur a lieu par ce qui couvre la couleur de la peau, ainsi ce qui laisse voir la couleur de la peau n’est pas suffisant et ceci est obligatoire selon l’unanimité des savants de l’Islam.

– Quant au fait de porter ce qui est serré, cela est déconseillé pour la femme.

  • L’Imâm Mouhammad Al-Khatîb Ach-Chirbîni Ach-Châfi’i a dit : « Quant à ce qui laisse apercevoir la forme du corps pour la femme, cela est déconseillé (makroûh) » [Dans son livre Moughni l-Mouhtâj]

– L’Imâm Ach-Chîrâzi commence par mentionner l’explication du verset ﴾ وَلاَ يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلاَّ مَا ظَهَرَ مِنْهَا﴿ et il mentionne que le grand compagnon Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنهما) a dit que ce qui est visé par ﴾ إِلاَّ مَا ظَهَرَ مِنْهَا﴿ est le visage et les mains. Ainsi le verset a pour sens : « Et elles ne montrent de leurs corps que le visage et les mains ». Cette interprétation a été rapportée d’Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنهما) par un très grand nombre de savants tels que :

  • Ibn Abî Chaybah [Rapporté par As-Souyoûti dans Ad-Dourrou l-Manthoûr]
  • ‘Abdou Ibn Houmayd [Rapporté par As-Souyoûti dans Ad-Dourrou l-Manthoûr]
  • Ibn Abî Hâtim [Rapporté par As-Souyoûti dans Ad-Dourrou l-Manthoûr]
  • L’Imâm Aboû Is-hâq Ach-Chîrâzi [Dans son livre Al-Mouhadh-dhab]
  • L’Imâm Chamsou d-Dîn Ar-Ramli [Dans son livre Nihâyatou l-Mouhtâj]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Khalîfah Al-Oubay Al-Wachtâni Al-Mâliki [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm As-Souyoûti [Dans son livre Ad-Dourrou l-Manthoûr] et [Dans son livre Al-Iklîl]
  • Le Chaykh Al-Bakri Ad-Dimyâti [Dans sa Hâchiyah du livre Fathou l-Mou’în]
  • Ibn Kathîr [Dans son tafsîr]
  • Et beaucoup d’autres.

– Et de nombreux autres compagnons, successeurs des compagnons et grands savants ont donné la même interprétation, parmi eux :

  • Ibn ‘Oumar [Rapporté par Ibn Kathîr dans son tafsîr]
  • ‘Â-ichah [Rapporté par Ad-Dimyâti dans sa Hâchiyah du livre Fathou l-Mou’în et par Chamsou d-Dîn Ar-Ramli dans son livre Nihâyatou l-Mouhtâj]
  • ‘Ikrimah [Rapporté par Ibn Abî Chaybah dans son Mousannaf]
  • Al-Haçân Al-Basri (tâbi’i) [Rapporté par At-Tabari dans son tafsîr]
  • ‘Atâ Ibn Abî Rabâh (tâbi’i) [Rapporté par At-Tabari dans son tafsîr]
  • Sa’îd Ibn Joubayr (tâbi’i) [Rapporté par At-Tabari dans son tafsîr]
  • Ad-Dahhâk (tâbi’i) [Rapporté par At-Tabari dans son tafsîr]
  • Abou ch-Cha’thâ (tâbi’i) [Rapporté par Ibn Kathîr dans son tafsîr]
  • Ibrâhîm An-Nakh’i (tâbi’i) [Rapporté par Ibn Kathîr dans son tafsîr]
  • L’Imâm Al-Awzâ’i [Rapporté par At-Tabari dans son tafsîr]
  • L’Imâm At-Tabari qui a dit « La meilleure parole qui a été dite à ce sujet est la parole de ceux qui ont dit : ce qui en est voulu est le visage et les mains » [Dans son tafsîr].
  • L’Imâm Al-Qaffâl Ach-Châchi [Rapporté par Ar-Râzi dans son tafsîr]
  • Et beaucoup d’autres…
  • C’est pour cela que Al-Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki a dit concernant l’explication de ﴾ إِلاَّ مَا ظَهَرَ مِنْهَا﴿ : « Un grand groupe de parmi les Salaf ont été d’avis qu’il s’agit du visage et des mains » [Ikmâlou l-Mou’lim].
  • Et le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâhi Al-Harari a dit : « Il est certes parvenu d’Ibn ‘Abbâs, de ‘Â-ichah, de Sa’îd Ibn Joubayr, de ‘Atâ et d’autres qu’eux qu’ils ont interprété la parole de Allâh ta’âlâ ﴾ وَلاَ يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلاَّ مَا ظَهَرَ مِنْهَا﴿  par le visage et les mains » [Sarîhou l-Bayân].

– Parmi les preuves qui indiquent ce jugement, il y a ce que Aboû Dâwoûd a rapporté dans ses Sounan que Asmâ la fille de Aboû Bakr (رضي الله عنهما) est rentrée auprès du Prophète (صلى الله عليه وسلم) avec des vêtements fins, alors le Prophète (صلى الله عليه وسلم) s’est détourné d’elle et a dit :

« يا أسماء إن المرأة إذا بلغت المحيض لم تصلح أن يُرى منها إلا هذا وهذا » وأشار إلى وجهه وكفيه.

[Ce qui a pour sens] : « Ô Asmâ lorsque la femme devient pubère, il n’est valable de voire d’elle que cela et cela » et il a indiqué son visage et ses mains (à lui). [Rapporté par Aboû Dâwoûd et Al-Bayhaqi].

– L’Imâm Ach-Chîrâzi met en avant un autre argument décisif : le fait que le prophète a interdit à la femme en état d’ihram de se couvrir le visage et de porter des gants. En effet, l’Imâm Al-Boukhâri rapporte dans son sahîh d’après Ibn ‘Oumar (رضي الله عنهما) que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« لا تَنْتَقِبُ الْمَرْأَةُ الْمُحْرِمَةُ وَلا تَلْبَسُ الْقُفَّازَيْنِ »

[Ce qui a pour sens : ] « La femme en état d’ihram ne doit pas se couvrir le visage ni porter des gants ». Ainsi, s’il était un devoir pour la femme de cacher son visage et ses mains, le prophète ne leur aurait pas interdit de porter le niqâb et des gants lorsqu’elles sont en état d’ihram.

– La personne en état d’ihram est la personne qui a mis l’intention dans son cœur d’entamer les actes du Hajj ou de la ‘Oumrah.

Remarque : Le Hajj et la ‘Oumrah sont deux grands rassemblements dans lesquelles les hommes et les femmes effectuent des actes d’adoration dans les mêmes lieux, ainsi si le visage et les mains de la femme étaient une zone de pudeur il aurait été prioritaire de les cacher à ce moment-là.

Une autre preuve indiquant qu’il n’est pas un devoir pour la femme de couvrir son visage : Pendant le pèlerinage le prophète (صلى الله عليه وسلم) était avec son cousin Al-Fadl Ibnou ‘Abbâs. Une jeune et belle femme est venue voir le prophète (صلى الله عليه وسلم) pour lui poser une question sur le Hajj, son cousin s’est mis à la regarder car elle lui a plu, alors le prophète (صلى الله عليه وسلم) a détourné le visage de son cousin pour qu’il ne la regarde pas, car son cousin l’a regardé avec désir. Elle a posé sa question et le prophète (صلى الله عليه وسلم) lui a répondu. Ainsi, le prophète (صلى الله عليه وسلم) ne lui a pas dit « toi tu es belle il faut couvrir ton visage » mais il a simplement détourné le visage de son cousin pour qu’il ne la voit pas, car son cousin l’a regardé avec désir. Ce hadîth authentique est rapporté par :

  • Al-Boukhâri dans son Sahîh ;
  • Mouslim dans son Sahîh ;
  • Mâlik dans son Mouwatta ;
  • Aboû Dâwoûd dans ses Sounan ;
  • An-Naçâ-i dans ses Sounan ;
  • Ad-Dârimi dans ses Sounan ;
  • et Ahmad dans son Mousnad.

– De nombreux savants ont confirmé dans leurs ouvrages que la zone de pudeur de la femme libre est tout le corps sauf le visage et les mains. Parmi eux :

  • L’Imâm At-Tabarâni (m.380 H.) qui a dit : « Il est permis aux hommes ajânib de regarder son visage (à la femme) sans désir » [Dans son tafsîr]
  • Ibn ‘Abdi l-Barr qui a dit : « Ils ont été unanimes sur le fait que la femme découvre son visage dans la prière et en état d’ihram. Et Mâlik, Aboû Hanîfah, Ach-Châfi’i et leurs compagnons ont dit, et c’est également l’avis de Al-Awzâ’i et de Aboû Thawr : que la femme doit se couvrir hormis le visage et les mains » [Dans son livre At-Tamhîd]
  • Chamsou l-A-immah As-Sarakhsi Al-Hanafi (m. 490 H.) qui a dit : « Et il n’y a pas de doute qu’il est permis de regarder ses vêtements et on ne prend pas en considération la crainte de fitnah en cela, et il en est de même pour son visage et ses mains » [Al-Mabsoût]
  • Al-Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki qui a dit : « Et il y a dans tout cela, une preuve chez les savants qu’il n’est pas obligatoire pour la femme de couvrir son visage, mais cela est préférable et recommandé pour elle, et l’homme doit détourner son regard d’elle [s’il craint la tentation ou le désir] » [Ikmâlou l-Mou’lim].
  • L’Imâm Al-Qourtoubi qui a dit : « Quant à la femme libre, sa zone de pudeur est tout son corps sauf le visage et les mains, c’est sur cela qu’est la plupart des gens de science » [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm An-Nawawi qui a dit : « Quant à la femme, si elle est libre, tout son corps est une zone de pudeur (‘awrah) sauf le visage et les mains, l’extérieur et l’intérieur (des mains), jusqu’aux poignés » [Rawdatou t-Tâlibîn]
  • L’Imâm An-Nawawi qui a dit aussi : « Ce qui est célèbre (mach-hoûr) dans notre madh-hab est que la zone de pudeur (‘awrah) de l’homme est ce qui est compris entre le nombril et le genoux, et la zone de pudeur de la femme libre est l’ensemble de son corps sauf le visage et les mains […] et parmi ceux qui ont dit que la zone de pudeur (‘awrah) de la femme libre est tout son corps sauf le visage et les mains, il y a Al-Awzâ’i et Aboû Thawr » [Al-Majmoû’]
  •  Le Chaykh Khalîl Al-Misri Al-Mâliki qui a dit concernant la zone de pudeur (‘awrah) de la femme : « Devant les ajnabiyy il s’agit de ce qui est autre que le visage et les mains » [Moukhtasar Khalîl]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Khalîfah Al-Oubay Al-Wachtâni Al-Mâliki (m. 827 H.) a dit : « Le visage et les mains ne sont pas une zone de pudeur (‘awrah) pour la femme, ainsi il est permis pour un homme ajnabiyy de les regarder (le visage et les mains) sans désir » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • Chaykhou l-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri qui a dit : « La zone de pudeur (‘awrah) de la femme libre dans la prière, et devant un homme ajnabiyy, même en dehors de la prière, est l’ensemble de son corps sauf le visage et les mains, l’extérieur et l’intérieur (des mains) jusqu’aux poignés » [Charhou Rawdi t-Tâlib].
  • Chaykhou l-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri qui a dit aussi : «Quant à ce qu’a rapporté l’Imâm (c’est-à-dire l’Imâm An-Nawawi) concernant l’accord sur le fait d’interdire aux femmes, c’est-à-dire que le gouverneur leur interdise ce qui a été mentionné – c’est-à-dire de sortir le visage découvert- cela ne contredit pas ce que rapporte Al-Qâdî ‘Iyâd d’après les savants sur le fait qu’il n’est pas obligatoire pour la femme de couvrir son visage dans la rue, mais ceci n’est que recommandé, et les hommes doivent détourner le regard d’elles, en raison de la parole de Allâh ta’âlâ {قُل لِّلْمُؤْمِنِينَ يَغُضُّوا مِنْ أَبْصَارِهِمْ } [qui a pour sens : ] « Dis aux musulmans de détourner leurs regards ».» [Charhou Rawdi t-Tâlib].
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami qui a dit : « La conclusion de notre madh-hab est que Imâm Al-Haramayn (c’est-à-dire l’Imâm Al-Jouwayni) a rapporté l’unanimité sur le fait qu’il est permis à la femme de sortir en ayant le visage découvert, et les hommes doivent détourner le regards [s’ils craignent la tentation ou le désir] » [Al-Fatâwa l-Koubrâ].
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami qui a dit également : « Il est permis à la femme de découvrir son visage par unanimité, et les hommes doivent détourner le regard [s’ils craignent la tentation ou le désir] ; et cette unanimité ne contredit pas le fait qu’on puisse dans certains cas lui ordonner [c’est-à-dire le gouverneur] de couvrir son visage pour un intérêt générale mais cela n’implique pas que c’est un devoir de le faire » [Hâchiyatou Charh Al-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj].
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami qui a dit aussi : « Il n’est pas obligatoire pour la femme de couvrir son visage dans les rues » [Hâchiyatou Charh Al-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj].
  • L’Imâm Mouhammad Al-Khatîb Ach-Chirbîni Ach-Châfi’i qui a dit :  « Il (l’homme) n’a pas le droit de regarder de la femme libre ce qui est autre que le visage et les mains, l’intérieur et l’extérieur (des mains) » [Dans son livre Moughni l-Mouhtâj]
  • Le Chaykh Mouhammad ‘Illaych Al-Mâliki Al-Azhari qui a dit : « La zone de pudeur (‘awrah) de la femme avec l’homme musulman ajnabiyy est l’ensemble de son corps hormis le visage et les mains, l’intérieur et l’extérieur (des mains) ; ainsi le visage et les mains ne sont pas une zone de pudeur (‘awrah), il lui est donc permis de les découvrir devant un homme ajnabiyy et lui peut regarder ces zones (le visage et les mains de la femme) s’il ne craint pas de tentation (fitnah) » [Minahou l-Jalîl].
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari qui a dit : « Sache que la zone de pudeur (‘awrah) de la femme devant les hommes ajnabiyy est l’ensemble de son corps sauf son visage et ses mains ; ainsi il lui est permis de sortir de chez elle en dévoilant son visage par unanimité » [Sarîhou l-Bayân].
  • Et beaucoup d’autres…
  • Il est parvenu dans une Fatwâ de Dâr al-Iftâ Al-Misriyyah : « Il est indispensable que la femme musulmane pubère cache l’ensemble de son corps hormis son visage et ses mains » [Fatwâ N°6592 du 21 juin 1994]
  • Il est également parvenu dans une Fatwâ de Dâr al-Iftâ Al-Misriyyah : « Parmi ce qui est incontestable religieusement par unanimité des savants de la Oummah, ses prédécesseurs et ses successeurs, par ses moujtahidîn, ses Imâms, ses spécialistes du fiqh (fouqahâ), et ses spécialistes de la science du hadîth (mouhaddithîn), il y a que le voile pour la femme musulmane est une obligation, pour celle qui ont atteint l’âge de la responsabilité (taklîf), il s’agit de l’âge dans laquelle elle voit le sang des règles et dans lequel elle atteint l’état de femme ; elle doit ainsi cacher son corps [devant les hommes ajnabiyy] hormis le visage et les mains, et un groupe de savants ont ajouté à cela le fait qu’il lui est permis de découvrir ses pieds » [Fatwâ N°7852 du 12 décembre 2004]

Conclusion : Porter le niqâb – qui couvre le visage -n’est pas obligatoire en Islam, mais recommandé. Ce qui est obligatoire pour la femme en Islam c’est de couvrir tout le corps sauf le visage et les mains. Donc ce n’est pas obligatoire pour elle de couvrir son visage et ses mains. Cependant si elle couvre son visage sans que cela ne lui entraîne une nuisance, ceci est recommandé pour elle. Aussi, il n’est pas obligatoire de porter le jilbâb ou le voile intégral ou la burka. Mais il n’est pas permis de rabaisser le port du niqâb (qui couvre le visage), car le fait de rabaisser les sujets de la religion est une mécréance.

– Quant aux épouses du Prophète (صلى الله عليه وسلم), elles ont à ce sujet un jugement particulier. Il est obligatoire pour elles de se couvrir le visage devant les hommes ajnabiyy.

Précision : Concernant les pieds de la femme, certains savants ont considéré qu’ils ne sont pas une zone de pudeur (‘awrah), que ce soit devant les hommes ajnabiyy ou durant la prière, et ceci est l’avis fort de l’école hanafite.

  • Le Chaykh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni Al-Hanafi a dit : « Le fait que le pied ne compte pas de parmi la zone de pudeur (‘awrah) est l’avis le plus sûr [c’est-à-dire dans l’école Hanafite]» [Dans son libre Al-Binâyah]
  • Le Chaykh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni Al-Hanafi a dit également : « Dans [le livre] Al-Moufîd, il est dit que les Machaykh divergent sur les pieds (de la femme). Et [Soufyân] Ath-Thawri et Al-Mouzani ont dit : les pieds ne font pas partie de la zone de pudeur (‘awrah)» [Dans son libre Al-Binâyah]
  • L’Imâm Al-Mouzani (m.264 H.) a dit : « Les pieds ne sont pas une zone de pudeur (‘awrah)» [Rapporté par Ach-Chirbîni dans Moughni l-Mouhtâj]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Aboû Hanîfah, Ath-Thawri et Al-Mouzani ont dit : ses pieds également ne sont pas une zone de pudeur (‘awrah) » [Al-Majmoû’]
  • Le Moufassir An-Naçafi Al-Hanafi (m.710 H.) a dit lors de l’explication de ﴾ إِلاَّ مَا ظَهَرَ مِنْهَا﴿ : « Il s’agit du visage, des mains et des pieds» [Dans son tafsîr].
  • Le Chaykh Fakhrou d-Dîn ‘Outhmân Az-Zayla’i Al-Hanafi (m.743 H.) a dit : « Le corps de la femme libre est une zone de pudeur (‘awrah) sauf son visage, ses mains et ses pieds » [Dans son livre Tabyînou l-Haqâ-iq charh kanz ad-Daqâ-iq]
  • Le Chaykh Ach-Chourounboulâli Al-Hanafi (m. 1069 h.) a dit : « L’ensemble du corps de la femme libre est une zone de pudeur (‘awrah) sauf le visage, les mains et les pieds ». [Dans son livre Noûrou l-Îdâh]
  • Dans le célèbre recueil de fiqh Hanafite « Al-Fatâwa l-Hindiyyah » il est dit : « Le corps de la femme libre est une zone de pudeur (‘awrah) sauf son visage, ses mains et ses pieds ».
  • L’Imâm Az-Zabîdi Al-Hanafi a dit : « L’ensemble du corps de la femme libre est une zone de pudeur (‘awrah) sauf son visage, ses mains et ses pieds ». [Dans son livre It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn]

Al-Albâni (wahhabite) ment sur les savants d’Al-Azhar

Sujet : Le mensonge du wahhabite Al-Albâni

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

    

Dans son livre intitulé « At-Tawhîdou Awwalan Yâ Dou’âta l-Islâm » [page 22 de cette édition], le wahhabite Al-Albâni a dit mensongèrement :

« لو سألت اليوم كبار شيوخ الأزهر – مثلاً – أين اللّه؟ لقالوا لك: في كل مكان ! »

« Si tu questionnes, aujourd’hui, les plus grands chouyoûkh d’Al-Azhar -par exemple- : « Ayna l-Lâh ? [litt : où est Allâh ?]», Ils te diront : « dans tous les endroits ».

Informations utiles :

– Mouhammad Nasr Al-Albâni est l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1333 H. (c’est-à-dire en 1914) à Shkodër (Albanie) et il est décédé en 1420 H. (c’est-à-dire en 1999) à Amman (Jordanie), il y a plus de vingt ans. Les wahhabites lui ont octroyé le titre illusoire de « mouhaddith » alors qu’il n’a pas étudié la science du Hadîth auprès de chouyoûkh, mais qu’il s’est contenté de lire des livres. Les savants du hadîth furent nombreux à composer des ouvrages pour dénoncer son incompétence dans cette science. Ses écrits restent une source d’égarement que ce soit en terme de croyance, de fiqh (jurisprudence) ou autres, pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

  • L’Imâm, le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri Al-Haçani Al-Maghribi a dit à son sujet : « Al-Albâni l’innovateur (moubtadi’) ».[I’lâmou r-Râki’i s-Sâjid]
  • Le Mouhaddith Al-Harari a dit : « Al-Albâni n’a pas atteint le degré de Mouhaddith, lui-même a reconnu qu’il ne mémorisait pas les hadîth, il disait : je suis un mouhaddith avec un livre [sous les yeux], je ne suis pas un mouhaddith qui mémorise les hadîth».[Ach-Charhou l-Qawîm]

– Ici, nous voyons que Al-Albâni (wahhabite) fait preuve de bassesse en mentant et calomniant sur les savants d’Al-Azhar, en les accusant d’adopter une croyance qui n’est absolument pas la leur. En effet, Al-Albâni (wahhabite) les accuse mensongèrement de croire que Allâh est dans tous les endroits (fî koulli makân).

– Cette croyance est celle des mou’tazilah, des jahmiyyah et également celle de Sayyid Qoutb [voir son livre « Fî Dhilâli l-Qour-ân »].

– Or, ce qui est enseigné par Al-Azhar, dans le passé jusqu’à nos jours, c’est que Allâh existe sans endroit ni direction. En effet :

  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni (m.852 H.) qui compte de parmi les grands savants d’Al-Azhar a dit : « Le fait que les deux directions du haut et du bas soient impossibles au sujet de Allâh n’implique pas qu’on ne Le qualifie pas par al-‘oulouww (l’élévation par le degré) car Son attribution par al-‘oulouww vient dans le sens figuré. Ce qui est impossible, c’est qu’il vienne dans le sens physique (c’est-à-dire l’élévation par l’endroit) »  [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni (m.852 H.) qui compte de parmi les grands savants d’Al-Azhar, lors de l’explication du Hadîth dans lequel Zaynab Bintou Jahch (l’épouse du Prophète) a dit : « إن الله أنكحنى في السماء », il a dit : « Al-Karmâni a dit :  Le sens apparent de Sa parole (fi s-samâ) n’est pas le sens qui est visé car Allâh est exempt de l’incarnation dans un endroit et comme la direction du haut est une direction plus honorable que les autres directions, cela est une attribution qui indique l’exemption de toutes imperfections de l’Être et des attributs »  [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni (m.852 H.) qui compte de parmi les grands savants d’Al-Azhar a dit aussi : «La croyance du Salaf, des Imams et des savants de la Sounnah du Khalaf, c’est que Allâh est exempt du mouvement, du déplacement et de l’incarnation. Rien n’est tel que Lui »  [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi (m. 902 H.) a dit : «  Notre Chaykh –il vise le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqâlani– a dit : La science de Allâh concerne tous les endroits et Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est exempt d’être incarné dans les endroits, en effet, Allâh soubhânahou wa ta’âlâ existe de toute éternité avant que les endroits n’entrent en existence » [Dans son livre « Al-Maqâsidou l-Haçanah »]
  • Le Chaykh Ahmad Zarroûq Al-Fâçi Al-Maliki (m.899 H.) qui fût enseignant à Al-Azhar a dit : « Quant au fait de nier l’endroit au sujet de Allâh, la preuve de cela est ce qu’a cité l’auteur [le chaykh Yahyâ Al-Qourtoubi], à savoir que Allâh est Le Créateur de l’endroit, et cela prouve que Allâh existe avant la création de l’endroit, ainsi il n’est pas valable à Son sujet d’être dans un endroit » [Dans son commentaire de « Al-Mouqadimmah Al-Qourtoubiyyah»]
  • Le Hâfidh Jalâlou d-Dîn As-Souyoûti (m.911 H.) qui compte de parmi les grands savants d’Al-Azhar a dit : « La parole de Allâh : {ليس كمثله شيء } « Layça kamithlihi chay » (qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ») est une réfutation de la croyance des Mouchabbihah (Ceux qui assimilent Allâh à Ses créatures) et une confirmation qu’Il (Allâh) n’est pas une substance, ni un corps, ni une caractéristique d’un corps, ni une couleur, ni un goût, qu’Il n’occupe pas un endroit et qu’Il ne dépend pas du temps » [Dans son livre « Al-Iklîl fi stinbâtit-Tanzîl »]
  • Chaykhou l-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri Al-Azhari (m.926 H.) a dit : « Certes, Allâh n’est pas un corps ni une caractéristique qui advient aux corps. Il n’est pas dans un endroit ni sujet au temps » [Dans son commentaire de Ar-Riçâlatou l-Qouchayriyyah ]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami Al-Azhari (m. 974 H.) a dit : « … il s’agit de la voie des gens du Khalaf (c’est-à-dire majoritairement), ils ont adopté cette position compte tenu de l’augmentation des mauvais innovateurs (moubtadi’ah) qui attribuaient à Allâh la direction et le corps et autres de parmi ce qui est impossible à l’égard de Allâh ta’âlâ » [Dans son livre « Al-Minhajou l-Qawîm »]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami Al-Azhari (m. 974 H.) a dit aussi : « Sache que Al-Qarâfi et d’autres ont rapporté de Ach-Châfi’i, de Mâlik, de Ahmad [Ibn Hanbal] et de Aboû Hanîfah, que Allâh les agrée, que ceux qui disent [à propos de Allâh] qu’Il est dans une direction ou qu’Il est un corps ont commis de la mécréance, et ils [ces savants] ont raison en cela » [Dans son livre « Al-Minhajou l-Qawîm »]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami Al-Azhari (m.974 H.) a dit également : « Un groupe d’entre eux (c’est-à-dire du Salaf) ainsi que du khalaf a dit : celui qui croit que Allâh est dans une direction est mécréant, tout comme l’a dit clairement Al-‘Irâqi, et il a dit : c’est l’avis de Aboû Hanîfah, de Mâlik, de Ach-Châfi’i, de Al-Ach’ari et de Al-Bâqillâni » [Dans son livre Al-Minhajou l-Qawîm]. Il a également dit cela dans son livre [Fat-hou l-Ilâh fî Charhi l-Michkâh].
  •  Le Chaykh Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Bâqi Az-Zourqâni Al-Mâliki Al-Azhari (m.1122 H.) a dit aussi : « Al-Baydâwi a dit : Puisqu’il a été confirmé par les preuves catégoriques que Allâh soubhânahou est exempt du corps et de la localisation, il Lui est impossible le nouzoûl dans le sens d’un déplacement d’un endroit vers un endroit qui lui serait inférieur» [Dans son commentaire du Mouwatta de l’Imâm Mâlik]
  • Le Chaykh Ad-Dardîr Al-Mâliki Al-Azhari (m.1201 H.) a dit : « Il (Allâh) est exempt de l’incarnation, de la direction, du contact, de la séparation et de ce qui serait stupide de Lui attribuer » [Al-Kharîdah al-Bahiyyah]
  • Le Chaykh Mouhammad ‘Illaych Al-Mâliki Al-Azhari (m.1299 H.) a dit dans le chapitre de l’apostasie : « C’est de la mécréance explicite […] le fait de croire que Allâh serait un corps ou qu’Il serait localisé, ce qui impliquerait qu’Il soit entré en existence et qu’Il aurait eu besoin de qui l’a créé » [Dans son livre « Minhou l-Jalîl ‘alâ Moukhtasari l-‘Allâmati Khalîl »]
  • Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari (m. 1335 H.), qui était à son époque le Chaykh d’Al-Azhar, a dit : « La voie du groupe qui est sauvé, et c’est ce sur quoi les sunnites ont été unanimes, c’est que Allâh ta’âlâ est exempt de toute ressemblance avec ce qui entre en existence et que par conséquent, Il est exempté de la direction et de l’endroit tout comme les preuves catégoriques l’ont indiqué » [Rapporté par le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Majîd Ach-Chournoûbi Al-Azhari (m. 1348 H.) a dit : « Allâh est exempt d’imperfection, Il ne dépend pas du temps, Il n’est pas contenu dans un endroit, et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité » [Dans son Charh Tâ-iyyati s-Souloûk]
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari (m. 1352 H.) a dit : « Bismi l-Lâhi r-Rahmâni r-Rahîm, La louange est à Allâh Le Seigneur des mondes. Celui Qui est exempt des caractéristiques des créatures, comme la direction, le corps, l’endroit et le fait d’être au-dessus. Que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à notre maître Mouhammad, celui qui est venu avec l’effacement de l’association (ach-chirk) et de l’athéisme (al-Ilhâd), celui qui nous a ordonné d’exempter Allâh ta’âlâ des attributs des esclaves. » [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât]
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari (m. 1352 H.) a dit : « Quant à la voie du Salaf et du Khalaf concernant les versets et les hadiths non explicites (moutachâbih), tous se sont accordés à dire que Allâh ta’âlâ est exempt des caractéristiques des créatures, que Allâh ‘azza wa jall n’a pas d’endroit, ni au trône, ni dans le ciel, ni ailleurs. Et qu’Il n’est pas caractérisé par l’incarnation dans des choses qui seraient entrées en existence, ni par le contact avec quoi que ce soit, ni par le changement, ni par le déplacement et ce qui est du même ordre des caractéristiques de ce qui entre en existence. Mais Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est tel qu’Il est [de toute éternité], avant qu’Il n’ait créé le trône, le piédestal, les cieux et autres choses qui sont entrées en existence.  » [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât]
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari (m. 1352 H.) a dit : « Quiconque a cru que Allâh ta’âlâ est incarné dans un endroit, ou qu’Il est en contact avec un endroit, ou avec quoi que ce soit parmi les créatures comme le trône (al-‘Arch), le piédestal (al-Koursi), le ciel, la terre ou autre que cela est catégoriquement un mécréant. Toutes les récompenses de ses actes sont annulés que ce soit sa prière, son jeûne, son pèlerinage et autres que ceux-là. Sa femme cesse d’être son épouse, il doit se repentir immédiatement [en revenant à l’Islâm par la prononciation des deux témoignages] et s’il meurt sur cette croyance, que Allâh ta’âlâ nous en préserve, il n’est pas lavé, on ne fait pas la prière funéraire en sa faveur, on ne l’enterre pas dans un cimetière de musulmans. Et sont pareils à celui-là tous ceux qui ont cru [en une telle personne] avec cette croyance, que Allâh ta’âlâ nous préserve du mal de nos âmes et de nos mauvais actes. Quant au fait d’amener les gens à croire en cela et à leur dire que ne pas croire ainsi est de la mécréance, ceci est [également] de la mécréance et une grave calomnie. » [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât]
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari (m. 1352 H.) a dit : « Quant à ce qui a été dit [de la part de certains égarés] que « renier les six directions au sujet de Allâh ta’âlâ revient à nier Son existence », ce n’est d’évidence qu’une parole infondée, en raison de ce qui est connu que Allâh ‘azza wa jall existe avant l’existence des six directions citées qui sont le haut, le bas, le devant, le derrière, la droite et la gauche. Il existe avant l’existence du monde dans sa totalité par l’unanimité des prédécesseurs et des successeurs. Comment pourrait-on concevoir que l’existence de Allâh ‘azza wa jall qui est exempt de début, dépendrait de l’existence de certaines choses entrées en existence ou de tout ce qui est entré en existence qu’Il a crée soubhânalLâh ? Ce ne sont là que des calomnies graves » [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât]
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari (m. 1352 H.) a dit aussi : « Un groupe de [savants du] Salaf et de Khalaf ont dit que celui qui a pour croyance que Allâh est dans une direction est un mécréant tout comme l’a dit Al-’Irâqi, et parmi eux il a cité : Aboû Hanîfah, Mâlik, Ach-Châfi’i, Abou l-Hacan Al-Ach’ari et Al-Bâqillâni. Le savant Moullâ ‘Ali al-Qârî a cité cela dans son Charh de al-Michkâh » [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât]
  • Note : Les propos du Chaykh Mahmoûd As-Soubki ont été validé par une assemblée de savants de l’Université Islamique Al-Azhar, composée :
    • du Chaykh Mouhammad An-Najdi, le Chaykh des maîtres des Chafi’ites ;
    • du Chaykh Mouhammad Sabî’ Adh-Dhahabi, le Chaykh des maîtres Hanbalites ;
    • du Chaykh Mouhammad al-‘Azbi Rizq, l’enseignant des hautes études ;
    • du Chaykh ‘Abdoul-Hamîd ‘Ammâr, l’enseignant des hautes études ;
    • du Chaykh ‘Aliyy An-Nahrawi, l’enseignant des hautes études ;
    • du Chaykh Dousoûqi ‘AbdoulLâh Al-‘Arabi, du comité des grands savants ;
    • du Chaykh ‘Ali Mahfoûdh, l’enseignant dans les spécialités de Al-Azhar ;
    • du Chaykh Ibrâhîm ‘Ayyârah Ad-Daljamoûni, l’enseignant dans la section spécialisation de Al-Azhar ;
    • du Chaykh Mouhammad ‘Alyân, grand savant de Al-Azhar ;
    • du Chaykh Ahmad Makki, l’enseignant dans la section des spécialisations de Al-Azhar ;
    • et du Chaykh Mouhammad Houcayn Himdân.
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi Al-Azhari (m.1354 H.) a dit : « Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son livre Al-Kalimâtou t-Tayyibâtou fî Ma-thoûri ‘ani l-Isrâ-i wa l-Mi’râj mina r-Riwâyât]
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi Al-Azhari (m.1354 H.) a dit aussi : « L’ensemble de la communauté Islamique est sur la croyance que Allâh est exempt de l’incarnation dans les endroits, et qu’Il est exempt de la direction, c’est-à-dire d’être au-dessus de quelque chose, ou en dessous, ou à droite, ou à gauche, ou derrière ou devant. Et on ne dit pas que Allâh serait en contact par Son Être avec quelque chose, ou qu’Il serait séparé de quelque chose, ainsi on ne dit pas que Allâh serait séparé du monde, ou en contact avec lui » [Rapporté par le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât]
  • Le Chaykh Yoûçouf Ad-Dajwi Al-Azhari (m.1365 H.) a intitulé l’un de ses chapitres : « L’exemption de Allâh de l’endroit et de la direction » [Dans son ouvrage Maqâlât wa Fatâwâ]
  • Le Chaykh Yoûçouf Ad-Dajwi Al-Azhari (m.1365 H.) a dit aussi : « Sache que les gens du Salaf déclarent que la supériorité spatiale (al-‘oulouww al-Makânî) est impossible à Son sujet (c’est-à-dire au sujet de Allâh) ta’âlâ, contrairement à certains ignorants qui débattent à tort et à travers à ce propos. » [Dans son ouvrage Maqâlât wa Fatâwâ]
  • Le Chaykh Yoûçouf Ad-Dajwi Al-Azhari (m.1365 H.) a dit aussi : « Al-A’lâ est un attribut du Seigneur. Ce qui en est visé c’est la supériorité (‘oulouww) par la domination et la manifestation de la puissance et non pas par l’endroit et la direction, qu’Il soit absolument exempté de tout cela » [Dans son livre Maqâlât wa Fatâwâ]
  •  Le Chaykh Mouhammad ‘Abdou l-‘Adhîm Az-Zourqâni Al-Azhari (m.1367 H.) a dit au sujet de Allâh : « Il n’a pas de direction ni d’endroit » [Dans son Manâhilou l-‘Ourfân]
  • Le Chaykh Salâmah Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi Ach-Châfi’i Al-Azhari (m.1376 H.) a dit : « Les gens de la vérité parmi les savants du salaf et du khalaf sont unanimes sur le fait que Allâh est exempt de la direction et de l’endroit, et sur Son exemption de la partition, de la division, de la montée, de la descente, de la proximité, de l’éloignement, du déplacement, du mouvement, de l’immobilité et de tout ce qui est semblable à cela » [Dans son livre «Fourqânou l-Qour-ân»]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-Khidr Houçayn At-Toûnouçi (m.1377 H.), qui était le grand Imâm d’Al-Azhar à son époque, a dit : « Certes l’attribution du corps nécessite l’emplacement et l’endroit, et il est certes confirmé que cela est impossible au sujet de Allâh »[Dans le Magazine « Al-Hidâyatou l-Islâmiyyah »]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari (m. 1388 H.) a dit : « Allâh ta’âlâ est éternel sans début (qadîm), il Lui est donc impossible l’incarnation dans un endroit ou une direction »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le Chaykh Houçayn ‘Abdou r-Rahîm Makki Al-Misri Al-Azhari a dit : « Nous considérons que Allâh ta’âlâ est exempt de la direction, de faire face et du comment, tout comme nous avons pour croyance que Allâh ta’âlâ n’est pas dans une direction, ni de faire face à quoi que ce soit et qu’Il n’est pas un corps »[Dans son livre « Tawdîhou l-‘aqîdah »] Cet ouvrage est retenu pour l’enseignement de quatrième année préparatoire dans les lycées de Al-Azhar en Egypte.
  • Le Chaykh Houçayn ‘Abdou r-Rahîm Makki Al-Misri Al-Azhari a dit aussi : « Certes Allâh ta’âlâ sera vu [dans l’au-delà] sans qu’Il ne soit dans un endroit et une direction »[Dans son livre « Tawdîhou l-‘aqîdah »]
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Haçanayn Makhloûf Al-Azhari (m. 1410 H.) a dit : « Allâh est exempt de toute imperfection et de toutes les caractéristiques de ce qui entre en existence parmi lesquelles le temps et l’endroit. Il n’est donc pas sujet au temps et Il n’est pas contenu dans un endroit. Étant le Créateur de l’un et de l’autre, comment en aurait-Il besoin ?! » [Dans son livre « Moukhtasarou Charhi ‘Aqîdati Ahli l-Islâm »]
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Haçanayn Makhloûf Al-Azhari (m.1410 H.) a dit aussi : «  Il (Allâh) sera vu soubhânahou sans qu’Il soit dans un endroit ni une direction, sans contact par un rayon lumineux ni établissement d’une distance entre ceux qui Le verront et Lui ta’âlâ mais tel qu’il est digne de Son exemption et de Sa gloire, soubhânah » [Dans son livre « Moukhtasarou Charhi ‘Aqîdati Ahli l-Islâm »]
  • Il est parvenu dans une Fatwâ de Dâr al-Iftâ Al-Misriyyah qui est une instance islamique principalement gérée par des chouyoukh d’Al-Azhar : « L’un des principes confirmés de la croyance (‘aqîdah) des musulmans est que Allâh n’est pas circonscrit dans un endroit et n’est pas limité dans le temps. En effet, l’endroit et le temps sont deux créatures, et Allâh soubhânah est exempt du fait d’être entouré par une de Ses créatures.  Il est, au contraire, Le Créateur de toute chose et Il englobe parfaitement toute chose [par Sa science]. Cette croyance fait l’unanimité des musulmans, et nul parmi eux ne la rejette. » [Fatwâ N°4307 du 06 décembre 2005]
  • le Docteur Mouhammad ‘Abdou l-Fadîl Al-Qoûsi Al-Azhari (m.1441 H.) a dénoncé Ibn Taymiyah et sa croyance en disant : « Parmi les croyances laides et fausses d’Ibn Taymiyya : […] Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh serait concerné par l’endroit. » [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]
  • Dans l’ouvrage « Ousoûlou d-Dîn » qui est un ouvrage d’enseignement pour la 1ère année de collège d’Al-Azhar, il est dit : « La non-ressemblance de Allâh ta’âlâ avec Ses créatures : Allâh n’a aucune ressemblance avec les créatures concernant Son Être, Ses attributs et Ses actes. Ainsi Son Être n’est pas tel que les êtres des créatures, Ses attributs ne sont pas comme les attributs des créatures, et Ses actes ne sont pas comme les actes des créatures. Allâh ta’âlâ n’est pas un corps, Il ne s’incarne pas dans les corps, Il n’est pas contenu dans un endroit et Il n’est pas limité par le temps. Et on ne demande pas « Où était-il ? » ni « comment était-il ? » mais Il existe [de toute éternité] avant la création du temps et de l’endroit, Il n’est pas dans une direction. Et Il n’a pas de yad, de wajh et de ‘ayn dans le sens du membre et de la partie corporelle [c’est-à-dire qu’Il n’a pas de main, ni de visage, ni d’œil] et on ne Lui attribue pas les attributs des créatures comme le nouzoûl et le majî physique [c’est-à-dire la descente et le déplacement], ou l’établissement sur les corps ou la supériorité spatiale » [Ousoûlou d-Dîn]
  •  Dans le livre « ‘Aqîdatou l-Mouslimîn » ayant reçu l’approbation de l’Université Islamique Al-Azhar, il est dit : « Allâh existe, il n’y a pas de doute sur Son existence, Il existe sans comment, sans endroit et sans direction. Il ne ressemble pas à Ses créatures et rien de parmi Ses créatures ne lui ressemble » [‘Aqîdatou l-Mouslimîn question 6]
  • Dans la série d’ouvrages « Ath-Thaqâfatou l-Islâmiyyah » ayant reçu l’approbation de l’Université Islamique Al-Azhar, il est dit : « Il est un devoir de croire que Allâh existe, il n’y a aucune doute sur Son existence ta’âlâ. Il existe sans endroit et sans direction et Il n’est pas dépendant du temps » [Ath-Thaqâfatou l-Islâmiyyah tome 5]
  • Dans la série d’ouvrages « Ath-Thaqâfatou l-Islâmiyyah » ayant reçu l’approbation de l’Université Islamique Al-Azhar, lors du chapitre intitulé « Les sortes de mécréance et les catégories de mécréants« , il est dit : « L’assimilation (tachbîh) : c’est-à-dire le fait d’assimiler Allâh à Ses créatures. C’est par exemple le cas de celui qui attribue à Allah la position assise, la forme ou l’aspect. C’est le cas également de celui qui Lui attribue l’endroit ou la direction. » [Ath-Thaqâfatou l-Islâmiyyah tome 5]

– Ainsi, il apparait clairement que les propos de Al-Albâni (wahhabite) sont infondés et qu’il s’agit là d’une calomnie grossière. Les savants d’Al-Azhar n’enseignent absolument pas que Allâh est dans tous les endroits, mais ils enseignent que Allâh existe sans endroit, sans direction et qu’Il n’est pas un corps.

– Quant aux preuves textuelles qui confirme cette croyance, elles sont nombreuses et nous pouvons mentionner parmi elles :

  • La parole de Allâh ta’âlâ : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -».
  • La parole du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) dans un hadîth Sahîh rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : « Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth nous indique qu’hormis Allâh, rien n’existe de toute éternité, ni terre, ni ciel, ni mer, ni endroit, ni corps, ni membre, ni organe, ni aucune autre créature quelle qu’elle soit ! Ainsi, Allâh existe de toute éternité sans endroit.
  • La parole du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) dans un hadîth Sahîh rapporté par Mouslim et autre : « أنت الظاهر فليس فوقك شىء وأنت الباطن فليس دونك شىء » [ce qui a pour sens ] : « Ô Allâh, Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en dessous de Toi ». L’Imâm Al-Bayhaqi a dit en commentant ce hadîth :« Puisque rien n’est au-dessus de Lui et rien n’est en dessous de Lui, Il n’est donc pas dans un endroit » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât].

Important : cette accusation de Al-Albâni (wahhabite) envers Al-Azhar est extrêmement grave. Car par ses propos, ils les accusent d’adopter une croyance qui est un égarement manifeste. En effet, les savants ont considéré cette croyance comme étant de la mécréance claire et explicite :

  • Le Chaykh Ibn Hamdân Al-Hanbali a dit : « Et celui qui dit que Allâh est par Son Être dans tous les endroits, ou dans un endroit, c’est un mécréant, car cela impliquerait l’éternité de l’endroit et l’incarnation dans les endroits répugnants et autres, et Allâh est totalement exempt de cela » [Dans son livre Nihâyatou l-Moubtadi-în].
  • Le Chaykh Ibn Balbân Al-Hanbali a dit : «Celui qui croit que Allâh est par Lui-même dans tous les endroits ou dans un endroit est mécréant.» [Moukhtasarou l-Ifâdât] et cela a également été confirmé de lui par le Chaykh Al-Qaddoûmi Al-Hanbali [Dans son livre Al-Manhajou l-Ahmad].
  • Quant au Chaykh ‘Abdou l-Ghani Al-Nâboulouçi Al-Hanafi, il a dit : « Quant à l’assimilation (tachbîh) c’est de croire que Allâh ta’âlâ ressemble à l’une de Ses créatures, comme ceux qui croient que Allâh est un corps au-dessus du Trône […] ou qu’Il est au ciel (fi s-samâ), ou qu’Il est dans une des six directions, ou qu’Il est dans un des endroits ou dans tous les endroits , ou qu’Il a rempli les cieux et la terre ou qu’Il s’est incarné dans quelque chose ou dans toute les choses, ou celui qui croit que les créatures seraient une partie de Lui, et tout ceci est de la mécréance claire » [Al-Fathou r-Rabbâni].

– Quant à celui qui dirait “Allâh est partout” ou “dans tous les endroits” en comprenant de ces expressions que Allâh sait toute chose, qu’Il voit tout et qu’Il entend tout, tout en ayant pour croyance que Allâh n’est pas concerné par les endroits, alors il n’est pas déclaré mécréant, bien que les termes qu’il ait utilisé soient blâmable. L’Imâm Ibnou Foûrak a dit à ce sujet : «Le sens est correct mais l’expression utilisée est interdite (mamnoû’)» [Mouchkilou l-Hadîth].

– Le Chaykh Khalîl Daryân Al-Azhari a dit : « Sache qu’il n’est pas permis de dire que Allâh est dans tous les endroits, même si celui qui dit cela comprend de cette expression corrompue (fâçidah) que Allâh sait toute chose » [Ghâyatou l-Bayân fî Tanzîhi l-Lâhi ‘ani l-Jihati wa l-Makân]

– Sachez également que cette accusation mensongère de la part des wahhabites ne se limite pas aux chouyoûkh d’Al-Azhar. Car il est de l’habitude des wahhabites d’accuser les gens de Ahlou s-Sounnah dans leur ensemble, qu’ils soient Ach’arites ou Matouridites de croire que Allâh serait dans tous les endroits, alors que cela est totalement faux.

– De nombreux savants ont dénoncé cette mauvaise croyance. Parmi eux :

  • L’Imâm Ahmad Ibn Hambal. En effet, Ibn Hamdân a dit :  « Ahmad reniait ceux qui disent que Allâh est dans tous les endroits » [Nihâyatou l-Moubtadi-în].
  • L’Imâm Ibn Foûrak a dit : « Il n’est pas permis de dire que Allâh ta’âlâ serait dans un endroit, ou qu’Il serait dans tous les endroits » [Mouchkilou l-Hadîth]. Cette citation de l’Imâm Ibnou Foûrak est suffisante pour repousser ces calomnies et mensonges à l’égard des Ach’arites. En effet, l’Imâm Ibnou Foûrak qui a clairement rejeté cette mauvaise croyance, fait partie des références dans le madh-hab de l’Imâm Al-Ach’ari ; il a pris la science de l’Imâm Abou l-Haçan Al-Bâhili qui était le compagnon de l’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari. Ainsi il etait l’élève direct d’un des élèves de l’Imâm Al-Ach’ari.
  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « Et ce que nous avons mentionné de parmi les versets est une preuve de l’infondé de la parole de ceux qui prétendent, de parmi les jahmiyyah, que Allâh ta’âlâ serait par Son Être dans tous les endroits. Et Sa parole ‘Azza wa Jall :  { وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَ مَا كُنتُمْ} (wa houwa ma’akoum ayna mâ kountoum) [soûrat Al-Hadîd / 4] ce qu’Il en a voulu est : par Sa science et non par Son Être» [Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Al-Ghazâli a dit : « S’est trompé celui qui a dit que Allâh est dans tous les endroits ; et tout ceux qui lui ont attribué l’endroit et la direction se sont humilié et se sont égaré » [Al-Arba’în fî Ousoûli d-Dîn]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni qui compte de parmi les savants Ach’arites d’Al-Azhar a dit : « Et ont contredit cela certains mou’tazilah qui ont dit que Allâh est dans tous les endroits, et cela est une ignorance claire » [Fat-hou l-Bârî]. Cette citation du Hâfidh Ibn Hajar est suffisante pour démontrer que les savants d’Al-Azhar rejettent catégoriquement la croyance que Allâh est dans tous les endroits.
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Wahhâb Ach-Cha’râni rapporte de ‘Ali Al-Khawwâs qu’il a dit : « Il n’est pas permis de dire que Allâh ta’âlâ est dans tous les endroits comme l’ont dit les Mou’tazilah et les Qadariyyah » [Al-Yawâqît wa l-Jawâhir]
  • Le Chaykh Ismâ’îl Haqqi Al-Hanafi a dit : « Celui qui attribue à Allâh ta’âlâ un endroit alors il fait partie des moujassimah (ceux qui attribuent le corps à Allâh), et parmi eux il y a les ignorants qui se revendiquent [mensongèrement] du Soufisme et qui disent que Allâh est dans tous les endroits » [Rapporté par le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari dans son livre Ad-Dîn Al-Khâlis]

– Quant à l’argumentation du wahhabite Al-Albâni par le hadîth de la femme esclave : Il est à savoir que ce hadîth a été rapporté avec plusieurs versions qui sont incompatibles les unes avec les autres, au point que certains savants du hadîth l’ont jugé moudtarib (perturbé) [voir la parole de Al-Kawthari : ici], et le hadîth moudtarib fait partie des hadîth qui sont faible comme l’a mentionné le Hâfidh Al-‘Irâqi et d’autres. Et on ne se base pas sur un hadîth perturbé en terme de croyance.

– Si quelqu’un s’étonne que l’on parle de hadîth faible concernant la version avec les termes « ayna l-Lâh » et « fi s-Samâ » rapportée dans le sahîh Mouslim, qu’il sache que certains savants du Hadîth comme l’Imâm Ach-Châfi’i, l’Imâm Al-Boukhâri et l’Imâm As-Souyoûti ont considéré faibles des hadîth qui se trouvent dans le Sahîh Mouslim.

– Aussi certains savants ont rejeté la version de Mouslim de ce hadîth car il est en contradiction avec des hadîth qui ont une chaîne de transmission beaucoup plus forte et qui indiquent que la personne n’est considérée musulmane que si elle prononce les deux témoignages en y croyant, et non en disant “Allâhou fi s-Samâ”. D’autant plus que les chrétiens et les juifs sont en accord avec les moujassimah (anthropomorphistes) sur le fait que Allâh serait aux cieux. Alors comment pourraient-on se baser sur ce genre de parole pour considérer quelqu’un musulman ?! La version du hadîth qui est en accord avec les fondements est celle rapportée par l’Imâm Mâlik [Dans son Mouwattâ], l’Imâm Ad-Dârimi [Dans ses Sounan], l’Imâm Ahmad, et autres qu’eux.

– De même, il est à savoir que ce hadîth n’a pas été mentionné par l’Imâm Mouslim dans le livre de la foi, mais dans le livre : “Al-Maçâjid wa Mawâdi’ as-Salah”, chapitre : “tahrîm al-Kalâm fi s-Salât” ce qui nous indique que l’Imâm Mouslim n’accordait pas à ce hadîth une quelconque importance concernant les sujets de la croyance.

–  Les savants de l’Islâm ont dit que celui qui dit : “Allâh fi s-Samâ” alors il y a deux cas :
1- S’il dit cela en visant l’endroit, alors il a commis de la mécréance.
2- Mais s’il visait le simple fait de répéter ce qui est parvenu de manière apparente dans les textes, comme dans ce hadîth, sans viser l’endroit, alors il ne commet pas de mécréance.
Voir à ce sujet :

– De plus, les savants ont dit que la personne qui dirait pour entrer en Islâm “Il n’y a pas d’autre dieu à part Allâh, qui est localisé aux cieux” cela n’est pas valable de sa part et il ne devient pas musulman car le fait de croire que Allâh est dans un endroit ou une direction est une croyance qui est contraire à l’Islâm, contraire au tawhîd. Cela a été mentionné entre autre par :

  • L’Imâm An-Nawawi qui a dit : « Si quelqu’un qui dit “Il n’y a pas d’autre dieu à part celui qui est dans les cieux”, il ne devient pas croyant (musulman), et il en est de même s’il dit “Il n’y a pas d’autre dieu à part Allâh, qui est localisé aux cieux”, parce que le fait d’être localisé est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ. » [Dans son Charh du Sahîh de Mouslim]
  • L’Imâm Badrou r-Rachîd Al-Hanafi qui a confirmé ses propos [Riçâlatoun fî Alfâdhi l-Koufr].

– Retrouvez de nombreuses autres paroles de savants confirmant qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici.

– Ainsi prenez garde aux propos des wahhabites qui prétendent que le hadîth de la femme esclave serait une preuve pour attribuer l’endroit à Allâh, tout comme l’a prétendu Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) qui a dit : « Dans le hadîth de la femme esclave il y a au sujet des attributs de Allâh : La confirmation d’un endroit à Allâh et qu’Il est dans le ciel » [Dans son livre Majmoû’ Al-Fatâwâ]. C’est exactement cette croyance corrompue que les savants de l’Islâm considèrent comme de la mécréance.

– De plus il y a unanimité chez les savants que tout les textes qui laisseraient croire selon leurs sens apparents que Allâh serait dans les cieux, doivent être interprété selon un sens digne d’être attribué à Allâh. A ce sujet :

  •  Al-Qâdî ‘Iyâd a dit : « Il n’y a pas de divergence entre les musulmans dans leur totalité, qu’il s’agisse des savants du fiqh, du hadîth (mouhaddith), de la croyance (moutakallim), et de ceux qui les suivent, que les textes apparents [du Qour-ân et du hadîth] dans lesquelles il est cité “Allâh fi s-samâ ” comme  Sa parole ta’âlâ  {ءَأَمِنتُم مَّن فِى ٱلسَّمَآءِ أَن يَخۡسِفَ بِكُمُ ٱلۡأَرۡضَ } (a-amintoum man fi s-samâ an yakhsifa bikoumou l-ard ) ne sont pas pris dans le sens apparent (dhâhir), mais ils sont interprétés [par ce qui est digne de Allâh] chez la totalité d’entre eux (les savants). » [Rapporté par An-Nawawi]
  • Le Mouhaddith, le Faqîh Ahmad Ibn ‘Oumar Al-Qourtoubi (m.656 H.) a dit : « Avertissement : Sache qu’il n’y a pas de divergence chez les musulmans dans leur totalité, que ce soit chez leurs spécialistes du hadîth, leur Faqîh (spécialistes de la jurisprudence), leurs spécialistes de la croyance, et chez ceux qui les suivent, que les textes apparents [du Qour-ân et du hadîth] dans lesquelles il est cité “Allâh fi s-samâ ” comme Sa parole ta’âlâ  {ءَأَمِنتُم مَّن فِى ٱلسَّمَآءِ أَن يَخۡسِفَ بِكُمُ ٱلۡأَرۡضَ } (a-amintoum man fi s-samâ an yakhsifa bikoumou l-ard ) ne sont pas pris dans le sens apparent (dhâhir), mais ils sont interprétés [par ce qui est digne de Allâh] chez la totalité d’entre eux (les savants) […] la parole de la femme esclave “fi s-samâ” n’est pas à prendre au sens apparent selon l’unanimité des musulmans […] et celui qui la prendrait selon son sens apparent un est égaré de parmi les égarés » [Al-Moufhim limâ Achkala min Talkhîssi Kitâbi Mouslim]
  • L’Imâm Al-Kawthari a dit : «La communauté a été unanime, que ce soit les sunnites ou les innovateurs, que Allâh n’est pas dans le ciel ; bien plus, tout ce qui est rapporté et qui laisserait penser cela doit être interprété par accord des savants, tout comme l’a mentionné Al-Qâdî ‘Iyâd dans Ikmâlou l-Mou’lim, et An-Nawawi a rapporté sa citation dans son commentaire du Sahîh de Mouslim» [Dans ses annotations du livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât de l’Imâm Al-Bayhaqi]
  • Le Moufassir Al-Qourtoubi (m.676 H.) a dit : « Tout ce qui est dans [ou au-dessus] les cieux (fi s-samâ) et sur terre et ce qui est entre eux est une création de Allâh ta’âlâ et Lui appartient, et s’il en est ainsi, il est donc impossible que Allâh soit dans [ou au-dessus] les cieux (fi s-samâ) ou sur terre, car s’Il était dans quelque chose Il serait circonscrit ou limité, et s’Il était ainsi, Il aurait été créé. Ceci est la voie des gens de la vérité. Et [on suit] la même règle pour Sa parole « A-amintoum man fi s-samâ » et sa parole [c’est-à-dire la parole du Prophète (صلى الله عليه وسلم)]  à la femme esclave : «Ayna l-Lâh ?» et elle a répondu « fi s-samâ » et il ne l’a pas contredit, et ce qui est de cet ordre, ce n’est pas selon le sens apparent mais c’est interprété avec des interprétations correctes, qui sont très nombreuses dans les livres des gens de science » [Dans son livre At-Tidhkâr]

– Ainsi les savants ont expliqué que ce qui est visé par la question « ayna l-Lâh » est une interrogation concernant le degré (al-makânah) et non l’endroit.

  • L’Imâm Aboû Bakr Ibnou l-‘Arabi a dit : « [la parole] « ayna l-Lâh ? » ce qui est voulu par sa question ici, c’est concernant le degré (al-makânah) car le fait d’être dans un endroit est impossible pour Allâh » [Dans son commentaire du recueil de hadîth de l’Imâm At-Tirmidhi « ‘Âridatou l-Ahwadhi »]
  • L’Imâm Al-Kawthari a dit : « Le mot « ayna » peut être une interrogation au sujet de l’endroit (makân) et peut être une interrogation au sujet du mérite -ou du degré- (makânah); ainsi le sens du hadîth serait : « Quel est le degré que tu accordes à Allâh -dans ton adoration- ? », tout comme tu vois ce détail dans [le livre] ‘Âridah [al-Ahwadhi] d’Aboû Bakr Ibnou l-‘Arabi ; et ce qui est connu chez les Arabes c’est que lorsqu’ils disent : « foulân makânouhou fi s-samâ », ils veulent dire que c’est quelqu’un qui a un haut degré, sans que cela veuille dire qu’il ne soit lui-même dans le ciel » [Dans son livre « Maqâlâtou l-Kawthari »]
  • Le Mouhaddith Al-Harari a dit : « Certains savants en ont fait l’interprétation selon le sens suivant : ils ont dit que « ayna l-Lâh » est une interrogation sur la vénération qu’elle voue à Allâh et que sa réponse « fi s-samâ » signifie qu’Il a un rang extrêmement élevé. Quant à retenir le sens apparant, que Allâh habiterait le ciel, c’est une erreur à rejeter » [Dans son livre As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  •  Dans le livre « ‘Aqîdatou l-Mouslimîn » ayant reçu l’approbation de l’Université Islamique Al-Azhar, il est dit : « La parole « ayna l-Lâh » est une interrogation au sujet du degré (al-makânah) et non au sujet de l’endroit (al-makân). Elle signifie : quelle est ta croyance en fait de glorification de Allâh ? Et lorsqu’elle a répondu « fi s-samâ » c’est-à-dire qu’Il a un très haut degré. Et il n’est pas permis de croire que le Messager l’a interrogé au sujet de l’endroit. Il n’est pas permis non plus de croire que cette femme esclave a visé qu’Il habite le ciel » [‘Aqîdatou l-Mouslimîn question 16]

– Retrouvez d’autres articles concernant le hadîth de la femme esclave (Jâriyah) : ici

– Autres articles au sujet du wahhabite Al-Albâni :

Ibn Hamdân Al-Hambali : Attribuer le corps ou l’endroit à Allâh est de la mécréance

Sujet : Attribuer l’endroit ou le corps à Allâh est de la mécréance

 

Dans son livre « Nihâyatou l-Moubtadi-în », le Chaykh Ibn Hamdân Al-Hambali a dit :

« وأنه لا يشبه شيئا ولا يشبهه شيء، ومن شبَّهه بخلقه فقد كفر، نص عليه أحمد، وكذا من جسَّم، أو قال إنه جسم لا كالأجسام، ذكره القاضي»

 ثم قال : « ومن قال إنه بذاته في كل مكان أو في مكان، فكافر»

« Et Allâh ne ressemble pas à quoi que ce soit, et rien ne Lui ressemble, et celui qui fait ressembler Allâh à Sa créature il devient mécréant, Ahmad [Ibn Hambal] a textuellement dit cela, et il en est de même pour celui qui Lui attribue le corps, ou qui dit : « c’est un corps pas comme les [autres] corps », Al-Qâdî a mentionné cela. »

Et il a dit : « Et celui qui dit que Allâh est par Son Être dans tous les endroits, ou dans un endroit, c’est un mécréant, car cela impliquerait l’éternité de l’endroit et l’incarnation dans les endroits répugnants et autres, et Allâh est totalement exempt de cela »

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements religieux),le Qâdî (Juge), Aboû ‘Abdi l-Lâh Najmou d-Dîn Ahmad Ibn Hamdân Al-Harrâni Al-Hambali est né en 603 et il est décédé en 695 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans.

  • Ibn Rajab a dit à son sujet : « Il excellait dans le fiqh (jurisprudence), s’arrête à lui la connaissance du madh-hab (Hambalite), ainsi que ses détails et ses ambiguïtés, il maitrisait les deux fondements (Ousoûlou d-Dîn et Ousoûlou l-Fiqh) et les divergences ». [Dhaylou tabaqâti l-Hanâbilah]
  • Yoûçouf Ibn Taghrî Birdî a dit de lui : « Le Chaykh des Hambalites de son époque, il avait une connaissance profonde des fondements et des divergences ». [Al-Manhalou s-Sâfî]
  • Al-‘Oulaymi l’a décrit en disant : « Le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements religieux) ». [Al-Manhajou l-Ahmad]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Il était l’un des puits de science ». [Mou’jamou Mouhaddithi dh-Dhahabi]
  • Adh-Dhahabi a dit également : « Al-‘Allâmah (l’illustre savant)… le Chaykh des Hambalites ». [Mou’jamou ch-Chouyoûkh]
  • Ibn Mouflih a dit de lui : « Le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements religieux) … s’arrête à lui la connaissance du madh-hab (Hambalite), ainsi que ses détails et ses ambiguïtés ».[Al-Maqsadou l-Archad]
  • As-Safadi a fait son éloge en disant : « Al-‘Allâmah (l’illustre savant), Al-Bâri’ (celui qui excelle), l’héritier des Mâchaykh, le mousnid de l’époque, le Chaykh des Hambalites, il avait une connaissance profonde des fondements et des divergences ». [Al-Wâfi bi-l Wafayât]
  • Ibnou l-‘Imâd Al-Hambali a dit le concernant : « Le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements religieux) … Il excellait dans le fiqh (jurisprudence), s’arrête à lui la connaissance du madh-hab (Hambalite), ainsi que ses détails et ses ambiguïtés ». [Chadharâtou dh-Dhahab]
  • Hâji Khalîfah a dit de lui : « Il était le Chaykh des Hambalites à son époque… il avait une connaissance profonde des fondements et des divergences ». [Soullamou l-Wousoûl]
  • Az-Zirikli a dit à son sujet : « Il excellait dans le fiqh (jurisprudence) ». [Al-A’lâm]

Remarque : Ibn Hamdân Al-Hambali est originaire de Harrân (ville située en Turquie mais autrefois considérée Syrienne) qui est également la ville d’Ahmad Ibn Taymiyah le moujassim. Et parmi les chouyoukh d’Ibn Hamdân, il y a :

Ainsi, Fakhrou d-Dîn Ibn Taymiyah est l’oncle paternel de Majdou d-Dîn Ibn Taymiyah (m.652 H.) qui est lui-même le grand-père d’Ahmad Ibn Taymiyah le moujassim (m. 728 H.). Cela nous informe, qu’Ahmad Ibn Taymiyah (moujassim) a contredit dans la croyance et dans de nombreux autres sujets : les savants de sa région, mais aussi ses ancêtres, et également les savants de son école (le madh-hab Hambalite). Bien plus, il a contredit l’unanimité de la communauté musulmane sur de nombreux sujets tout comme l’ont dit les savants :

  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah].
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah].
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’Ijmâ’ dans plus de 60 points, et lui qui prétendait être hanbalite, il a contredit dans 23 points de croyance l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, le Salaf » [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar].
  • Consultez aussi l’article « Chaykh As-Sawi Al-Mâliki dénonce Ibn Taymiyah » pour constater qu’Ibn Taymiyah était en opposition avec l’unanimité de la Oummah, avec son école de fiqh (madh-hab Hambalite) et son grand-père Majdou d-Dîn Ibn Taymiyah sur le sujet du divorce triple.

– Ainsi, Ibn Hamdân qui est une référence de l’école Hambalite confirme catégoriquement que :

  • Allâh n’est pas un corps,
  • Qu’il n’est pas dans un endroit,
  • Et qu’Il n’est pas dans tous les endroits.

Bien plus, il considère mécréant ceux qui ont ces mauvaises croyances.

– Ibn Hamdân dit bien que celui qui attribue le corps à Allâh a commis de la mécréance, même s’il dit « Allâh est un corps mais pas comme les autres corps ». En effet, celui qui comprend ce que signifie le terme « jism » (corps) et qui l’attribue à Allâh, il commet de la mécréance, même s’il ajoute « mais pas les autres corps » ou « mais pas comme nous ». En effet, dans la langue Arabe le terme « jism » (corps) désigne ce qui est composé, et celui qui attribue cela à Allâh est catégoriquement mécréant. Ce jugement a été mentionné par plus d’un savant, dont l’Imâm Ahmad Ibn Hambal. En effet :

  • L’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal a dit : « Celui qui dit que Allâh est un corps pas comme les autres corps, il devient [quand même] mécréant » [Rapporté par Az-Zarkachi]
  • Le Chaykh, le Faqîh Aboû Chakoûr As-Sâlimi Al-Hanafi (m.~460 H.) a dit au sujet des Mouchabbihah (ceux qui ont pour croyance que Allâh ressemble aux créatures) : « Parmi eux certains disent que « Allâh est un corps pas comme les autres corps » et cela est de la mécréance » [Dans son livre At-Tamhîd fî Bayâni t-Tawhîd]

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance : ici .

– Egalement Ibn Hamdân blâme la croyance de ceux qui disent que Allâh serait « dans tous les endroits » ou « partout ». Il s’agit là de la croyance des mou’tazilah, des jahmiyyah et également celle de Sayyid Qoutb [voir son livre « Fî Dhilâli l-Qour-ân »]. Ibn Hamdân dit très clairement que cela est de la mécréance. De nombreux savants ont dénoncé cette croyance. Parmi eux :

  • L’Imâm Ahmad Ibn Hambal. En effet, Ibn Hamdân a dit :  « Ahmad reniait ceux qui disent que Allâh est dans tous les endroits » [Nihâyatou l-Moubtadi-în].
  • L’Imâm Ibn Foûrak a dit : « Il n’est pas permis de dire que Allâh ta’âlâ serait dans un endroit, ou qu’Il serait dans tous les endroits » [Mouchkilou l-Hadîth]. Cette citation de l’Imâm Ibnou Foûrak est également très importante pour repousser certaines calomnies et mensonges à l’égard des Ach’arites. En effet, certaines personnes prétendent mensongèrement que les Ach’arites ont pour croyance que Allâh serait dans tous les endroits, c’est-à-dire qu’Il serait partout. Or, l’Imâm Ibnou Foûrak qui a clairement rejeté cette mauvaise croyance, fait partie des références dans le madh-hab de l’Imâm Al-Ach’ari ; il a pris la science de l’Imâm Abou l-Haçan Al-Bâhili qui était le compagnon de l’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari. Ainsi il etait l’élève direct d’un des élèves de l’Imâm Al-Ach’ari.
  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « Et ce que nous avons mentionné de parmi les versets est une preuve de l’infondé de la parole de ceux qui prétendent, de parmi les jahmiyyah, que Allâh ta’âlâ serait par Son Être dans tous les endroits. Et Sa parole ‘Azza wa Jall :  { وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَ مَا كُنتُمْ} (wa houwa ma’akoum ayna mâ kountoum) [soûrat Al-Hadîd / 4] ce qu’Il en a voulu est : par Sa science et non par Son Être» [Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Al-Ghazâli a dit : « S’est trompé celui qui a dit que Allâh est dans tous les endroits ; et tout ceux qui lui ont attribué l’endroit et la direction se sont humilié et se sont égaré » [Al-Arba’în fî Ousoûli d-Dîn]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a dit : « Et ont contredit cela certains mou’tazilah qui ont dit que Allâh est dans tous les endroits, et cela est une ignorance claire » [Fat-hou l-Bârî]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Wahhâb Ach-Cha’râni rapporte de ‘Ali Al-Khawwâs qu’il a dit : « Il n’est pas permis de dire que Allâh ta’âlâ est dans tous les endroits comme l’ont dit les Mou’tazilah et les Qadariyyah » [Al-Yawâqît wa l-Jawâhir]
  • Le Chaykh Ismâ’îl Haqqi Al-Hanafi a dit : « Celui qui attribue à Allâh ta’âlâ un endroit alors il fait partie des moujassimah (ceux qui attribuent le corps à Allâh), et parmi eux il y a les ignorants qui se revendiquent [mensongèrement] du Soufisme et qui disent que Allâh est dans tous les endroits » [Rapporté par le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari dans son livre Ad-Dîn Al-Khâlis]
  • Le Chaykh Abdou l-Ghani Al-Nâboulouçi Al-Hanafi, il a dit : « Quant à l’assimilation (tachbîh) c’est de croire que Allâh ta’âlâ ressemble à l’une de Ses créatures, comme ceux qui croient que Allâh est un corps au-dessus du Trône […] ou qu’Il est au ciel (fi s-samâ), ou qu’Il est dans une des six directions, ou qu’Il est dans un des endroits ou dans tous les endroits , ou qu’Il a rempli les cieux et la terre ou qu’Il s’est incarné dans quelque chose ou dans toute les choses, ou celui qui croit que les créatures seraient une partie de Lui, et tout ceci est de la mécréance claire » [Al-Fathou r-Rabbâni]

– Quant à celui qui dirait “Allâh est partout” ou “dans tous les endroits” en comprenant de ces expressions que Allâh sait toute chose, qu’Il voit tout et qu’Il entend tout, tout en ayant pour croyance que Allâh n’est pas concerné par les endroits, alors il n’est pas déclaré mécréant, bien que les termes qu’il ait utilisé soient blâmable. L’Imâm Ibnou Foûrak a dit à ce sujet : « Le sens est correct mais l’expression utilisée est interdite (mamnoû’) » [Mouchkilou l-Hadîth].

– Le Chaykh Khalîl Daryân Al-Azhari a dit : « Sache qu’il n’est pas permis de dire que Allâh est dans tous les endroits, même si celui qui dit cela comprend de cette expression corrompue (fâçidah) que Allâh sait toute chose » [Ghâyatou l-Bayân fî Tanzîhi l-Lâhi ‘ani l-Jihati wa l-Makân]

– Retrouvez d’autres paroles de savants qui ont confirmé qu’il n’est pas permis de dire que Allâh est dans tous les endroits.

– Ensuite, le Chaykh Ibn Hamdân déclare mécréant ceux qui croient que Allâh serait dans un endroit (comme le ciel ou le trône).

– Ce jugement, en plus de faire l’objet de l’unanimité, a été confirmé par des grands savants Hambalites, comme le Chaykh Ibn Balbân Al-Hambali qui a dit :  « Celui qui croit que Allâh est par Lui-même dans tous les endroits ou dans un endroit est mécréant » [Dans son livre Moukhtasarou l-Ifâdât et également rapporté avec approbation par le Chaykh Al-Qaddoûmi Al-Hanbali].

– L’Imâm Ahmad lui-même considérait mécréant ceux qui attribuent à Allâh l’endroit, la direction ou le corps. En effet :

  • L’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal a dit : « Celui qui dit que Allâh est un corps pas comme les autres corps, il devient [quand même] mécréant » [Rapporté par Az-Zarkachi]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit : «  Sache que Al-Qarâfi et d’autres ont rapporté de Ach-Châfi’i, de Mâlik, de Ahmad [Ibn Hanbal] et de Aboû Hanîfah, que Allâh les agrée, que ceux qui disent [à propos de Allâh] qu’Il est dans une direction ou qu’Il est un corps ont commis de la mécréance, et ils [ces savants] ont raison en cela  » [Al-Minhajou l-Qawîm]
  • Le Chaykh Al-Kawthari a dit : «  La croyance affirmant la direction à Allâh ta’âlâ est de la mécréance chez les quatre Imams, les guides de la communauté, tout comme l’a rapporté d’eux Al-‘Irâqi d’après ce qui figure dans « Charhou l-Michkât » de ‘Ali Al-Qârî » [Maqâlâtou l-Kawthari]

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici .

– Ainsi, la voie du Chaykh Ibn Hamdân Al-Hambali était le tafwîd des versets et hadîth équivoques. C’est-à-dire d’accepter les textes tels qu’ils sont parvenues, sans s’engager dans une explication du sens ou une interprétation. Mais sans en comprendre un sens qui impliquerait une ressemblance de Allâh avec Ses créatures, comme l’attribution d’un endroit ou du corps. Cette méthodologie est également appelée interprétation globale. C’est pour cela qu’il dit dans son livre : « Nous affirmons que Allâh est fi s-samâ et qu’Il istawâ sur le trône sans comment (bila kayf) mais dans un sens qui est digne de Lui dans tout cela. Nous n’interprétons pas cela, nous n’en faisons pas le tafsîr, nous n’en attribuons pas de comment, nous ne nous l’imaginons pas, nous ne donnons pas un sens spécifique, nous ne renions pas, et nous ne démentons pas, mais nous laissons la science de cela à Allâh ta’âlâ ». Ainsi, il apparait très clairement qu’Ibn Hamdân ne comprend pas des expressions « fi s-samâ » et « istawâ ‘ala l-‘arch » le sens de l’endroit, car il a catégoriquement renié pour Allâh le corps et l’endroit et qu’il a considéré mécréant celui qui attribue cela à Allâh. Ce qui est voulu par Ibn Hamdân avec cette méthodologie, c’est de mentionner le texte tel qu’il est rapporté, sans s’engager dans une explication précise, tout en rejetant les sens qui ne sont pas dignes de Allâh et le comment (kayf). Ainsi, il n’est pas correcte de traduire les propos d’Ibn hamdân par : « nous affirmons que Allâh est dans le ciel et qu’Il est établi sur le trône ». Car la traduction de ces expressions dans une autre langue contredit fondamentalement sa croyance et sa méthodologie qui est de mentionner les textes tels qu’ils sont rapporté (en langue Arabe) et sans attribuer d’endroit à Allâh.

Important : Les savants de l’Islâm ont dit que celui qui dit : “Allâh fi s-Samâ” alors il y a deux cas :
1- S’il dit cela en visant l’endroit, alors il a commis de la mécréance. Et c’est exactement ce que confirme Ibn Hamdân.
2- Mais s’il visait le simple fait de répéter ce qui est parvenu de manière apparente dans les textes, sans viser l’endroit, alors il ne commet pas de mécréance. Et c’est exactement ce que réalise Ibn Hamdân.
Voir à ce sujet :

Rappel : Le comment (al-kayf / al-kayfiyyah) c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, le poids, la position assise, l’établissement, la proximité, la distance, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh n’est pas concerné par cela.

  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Ar-Râghib Al-Asbahâni (m.502 A.H.) a dit : « “Kayfa” est un terme par lequel on demande à connaitre ce qu’il convient de dire [au sujet de quelqu’un], c’est-à-dire en terme de comparaison ou autre, tel que le blanc et le noir, la personne saine et le malade, et c’est pour cela qu’il n’est pas valable de dire au sujet de Allâh ‘azza wa jall “kayfa” (comment) » [Al-Moufradât fî Gharîbi l-Qour-ân]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Ar-Râghib Al-Asbahâni (m.502 A.H.) a dit également : « La forme (ach-chakl), l’aspect (al-hay-ah), l’image (as-soûrah), la similitude (an-nidd) concernent le genre et la comparaison et sont compris dans la kayfiyyah (le comment, la description physique)» [Rapporté par Al-Mounâwi dans son livre : At-Tawqîf ‘alâ Mouhimmâti t-Ta’ârîf]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Ar-Râghib Al-Asbahâni (m.502 A.H.) a dit également : « La comparaison est dans la kayfiyyah» [Rapporté par Al-‘Askari dans son ouvrage : Al-Fouroûq Al-Loughawiyyah]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue arabe) Ibn Mandhoûr (m.711 A.H.) a dit : « al-hay-ah et  al-hî-ah (l’aspect, l’apparence) est l’état d’une chose, c’est sa kayfiyyah (comment, description physique)» [Liçân al-‘Arab]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Al-Fayroûzâbâdi (m.817 A.H.) a dit : « Les adeptes du Tawhîd (l’unicité divine) ont dit que Allâh ta’âlâ est sans kammiyyah (quantité, volume) et sans kayfiyyah (comment, description physique)» [Al-Qâmoûs Al-Mouhît]
  • Le Mouhaddith (transmetteur du hadîth) Mouhammad ‘Abdou r-Ra-oûf Al-Mounâwi (m.1031 A.H.) a dit : « “Kayfa” est un mot dont la portée est une interrogation sur les états de façon générale, sur ce que l’on perçoit par nos sens » [At-Tawqîf ‘alâ Mouhimmâti t-Ta’ârîf]

– Voici d’autres citations intéressantes provenant d’Ibn Hamdân venant confirmer sa croyance :

  • Le Chaykh Ibn Hamdân a dit : « La louange est à Allâh, Celui qui existe de toute éternité sans début (Al-Qadîm), Celui Qui possède les attributs d’éminence et de perfection,  Celui qui est adoré avec l’exemption de toute ressemblance [avec Ses créatures] (tachbîh), du corps (tajsîm), et des imperfections » [Nihâyatou l-Moubtadi-în]. Note : ici, nous constatons qu’il appelle Allâh « Al-Qadîm ». Cela est permis chez les gens de la sounnah mais fortement blâmé par les leaders et les adeptes de la secte wahhabite. Parmi eux : Al-Fawzân et Ibn ‘Outhaymîn.
  • Le Chaykh Ibn Hamdân a dit : « Allâh n’est pas une substance (jawhar), ni un attribut des substances (‘arad), ni un corps (jism), ce qui entre en existence (al-hawâdith) ne s’incarnent pas en Lui, et Il ne s’incarne pas en eux. Aucune des choses qui entrent en existence ne Le contienne. Mais Il est totalement différent de Sa création. Il est ‘ala l-‘Arch sans notion de limite, mais c’est le trône qui est limité ainsi que ce qui est en dessous, et Allâh est supérieur (fawqa) à cela, Il n’a pas d’endroit ni de limite, puis Il a créé l’endroit et Il est tel qu’Il a toujours été avant la création des endroits » [Nihâyatou l-Moubtadi-în]. Note 1 : Selon les savants, al-mahdoûd (ce qui est limité), c’est ce qui occupe un espace, qu’il soit grand ou petit. Note 2 : Concernant le terme « fawqa » : L’Imâm Ibnou Foûrak a dit à ce sujet : « Sache que, lorsque nous disons que Allâh ‘azza wa jall est “fawqa mâ khalaqa” (supérieur à ce qu’Il a créé), cela ne veut pas dire que c’est une fawqiyyah (supériorité) spatiale ni une élévation sur les endroits par la distance ni leur supervision par le contact avec quoi que ce soit de ces endroits » [Dans son livre Mouchkilou l-Hadîth]. Et c’est ce que confirme lui-même Ibn Hamdân en exemptant Allâh de l’endroit et de la limite. Aussi, nous voyons qu’il utilise l’expression « ‘ala l-‘arch » sans en comprendre un sens physique, ni en comprendre que le trône serait un endroit pour Allâh. Bien plus, comme nous l’avons vu précédemment, il déclare catégoriquement mécréant celui qui attribue l’endroit à Allâh.
  • Le Chaykh Ibn Hamdân a dit : « Il est un devoir de croire que Allâh est unique, qu’Il n’admet ni la partition ni la division, Il est unique mais pas dans le sens numérique, unique et Samad (Qui n’a besoin de rien, mais dont toutes les créatures ont besoin), Il n’engendre pas, Il n’est pas engendré, et Il n’a aucun équivalent, Il n’a pas de semblable ni d’associé dans Sa souveraineté, Il n’a pas d’adjoint dans Sa création, ni d’assistant dans ce qu’Il crée, Il existe pas comme les autres choses qui existent (chay-oun lâ ka l-achyâ), Il est vivant, Il existe, Il est de toute éternité sans début (qadîmoun azaliyyoun), Il n’a pas de début ni de fin, Il n’a pas de fin à Son existence » [Nihâyatou l-Moubtadi-în].
  • Le Chaykh Ibn Hamdân a dit : « Allâh n’est pas connu par les sens, Il n’est pas comparable aux gens, on ne fait pas au sujet de Son Être et de Ses attributs d’analogie, Il n’a pas de compagne ni d’enfant, mais Il est Celui qui n’a absolument besoin de rien et toute chose a besoin Lui. Il ne ressemble pas à quoi que ce soit, et rien ne Lui ressemble, et celui qui fait ressembler Allâh à Sa créature il devient mécréant, Ahmad [Ibn Hambal] a textuellement dit cela, et il en est de même pour celui qui Lui attribue le corps, ou qui dit : « c’est un corps pas comme les [autres] corps », Al-Qâdî a mentionné cela. » [Nihâyatou l-Moubtadi-în].
  • Le Chaykh Ibn Hamdân a dit : « Les imaginations ne l’atteignent pas et les compréhensions ne Le saisissent pas, Il ne ressemble pas aux gens, et on ne Lui donne aucune comparaison et tout ce que la personne se représente dans son esprit ou s’imagine, alors Il est totalement différent de cela Dhou l-Jalâli wa l-Ikrâm» [Nihâyatou l-Moubtadi-în].
  • Le Chaykh Ibn Hamdân a dit : « Nous affirmons catégoriquement la négation de la ressemblance (tachbîh) et du corps (tajsîm), ainsi que toutes imperfections, c’est ainsi que nous abordons tous les versets concernant les attributs [de Allâh] et les akhbâr authentiques et explicites » [Nihâyatou l-Moubtadi-în]. Ici, il confirme que tous les versets du Qour-ân et les hadîth authentiques qui concernent les attributs de Allâh ne viennent jamais dans un sens qui implique une ressemblance de Allâh avec Ses créatures, ni l’attribution du corps et des attributs des corps.
  • Le Chaykh Ibn Hamdân a dit : « Le hadîth du nouzoûl et ce qui est similaire dont la chaîne de transmission est authentique ne doivent pas être pris selon le sens apparent » [Nihâyatou l-Moubtadi-în].
  • Le Chaykh Ibn Hamdân a dit : « Et [l’Imâm] Ahmad a certes interprété certains versets et certains hadîths comme le verset de an-najwâ, ainsi que Sa parole { أَن يَأْتِيَهُمُ اللّهُ} [an ya-tiyahoumou l-Lâh] et il a dit qu’il s’agit de Sa puissance (c’est-à-dire les manifestations de Sa toute puissance) et Son ordre. Et Sa parole {وَجَاء رَبُّكَ} [wa jâ-a rabbouk] et il a dit qu’il s’agit de Sa puissance. Et Ibnou l-Jawzi [Al-Hambali] a mentionné ces deux interprétations [de l’Imâm Ahmad] dans « Al-Minhâj » et il a, quant à lui, penché dans le fait de prendre les versets tels qu’ils sont parvenus sans en donner d’explications, et Ibn ‘Aqîl [Al-Hambali] a interprété de nombreux versets et khabar. Et [l’Imâm] Ahmad a interprété la parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) : « الحجر الأسود يمين الله في الارض » [al-hajarou l-aswad yamînou l-Lâhi fi l-ard] et ce qui est similaire » [Nihâyatou l-Moubtadi-în]. Cela nous indique que bien que la voie majoritaire des savants du Salaf était de ne pas procéder à l’interprétation, il est toutefois arrivé que certains d’entre eux, à l’image de l’Imâm Ahmad Ibn Hambal, la pratique dans certains cas. Et il en est de même concernant les savants du madh-hab Hambalite.
  • Le Chaykh Ibn Hamdân a dit : « [Abou l-Fadl] At-Tamîmi [Al-Hambali] a dit dans [son livre] « I’tiqâd Ahmad » (la croyance de l’Imâm Ahmad) concernant le hadîth du nouzoûl : et il n’est pas possible à Son sujet le déplacement et l’incarnation dans les endroits » [Nihâyatou l-Moubtadi-în]. Ici, il confirme que le nouzoûl de Allâh n’est pas un déplacement d’un endroit vers un autre, et ne signifie en aucun cas que Allâh serait incarné dans les endroits, comme les cieux.
  • Le Chaykh Ibn Hamdân a dit : « Ibn ‘Aqîl [Al-Hambali] a dit [concernant le hadîth du nouzoûl] : ce n’est pas par la disparition (d’un endroit à un autre) ou un déplacement, et ce n’est pas comme notre nouzoûl […] devient mécréant celui qui assimile Allâh à ce qu’Il a créé » [Nihâyatou l-Moubtadi-în]. Notre nouzoûl à nous vient dans le sens de la descente, c’est-à-dire un déplacement, un mouvement du haut vers le bas. Ici, Ibn ‘Aqîl Al-Hambali renie fermement ce sens là pour Allâh.
  • Le Chaykh Ibn Hamdân a dit : « Ibnou l-Bannâ [Al-Hambali] a dit dans la croyance de Ahmad [concernant le hadîth du nouzoûl] : On ne dit pas que cela a lieu par un mouvement ou un déplacement » [Nihâyatou l-Moubtadi-în]. Cela est également confirmé de Ibnou l-Bannâ Al-Hambali dans un autre de ses ouvrages dans lequel il a dit : « Celui qui prend le nouzoûl dans le sens de quitter un endroit pour en occuper un autre, et du déplacement alors c’est de la mécréance » [Al-Ousoûlou l-Moujarradah].
  • Le Chaykh Ibn Hamdân a dit : « Aboû Mouhammad Rizqou l-Lâh Ibn ‘Abdi l-Wahhâb At-Tamîmi [Al-Hambali] a dit : On ne dit pas que le trône est Son endroit, car les endroits sont créés par Allâh et ils sont entrés en existence contrairement à Lui, et on ne dit pas qu’Il est assis (qâ’id) par Son Être sur le trône, ou debout, ou allongé, ou endormi, ou en contact, ou proche. Mais nous employons le terme de cet attribut (c’est-à-dire le terme istawâ) tout comme cela est parvenu dans le Qour-ân » [Nihâyatou l-Moubtadi-în].
  • Le Chaykh Ibn Hamdân a dit : « Ibn ‘Aqîl [Al-Hambali] a dit [au sujet de Allâh] : « ‘ala l-‘arch »  pas comme quelqu’un qui est assis sur un lit ni comme quelqu’un chevauchant une monture » [Nihâyatou l-Moubtadi-în]. Ainsi, Ibn ‘Aqîl confirme que l’istiwâ de Allâh ne vient pas dans un sens physique comme celui de la position assise, de l’établissement ou de l’installation.
  • Le Chaykh Ibn Hamdân a dit : « Ibn Hâmid [un égaré moujassim] a dit que Allâh est sur le trône par Son Être, en contact avec lui, et qu’Il descend de l’endroit dans lequel Il se trouve et qu’Il se déplace. Et Ibn ‘Aqîl [Al-Hambali] lui a répliqué ainsi que d’autres [savants], ils ont déclaré qu’il s’est trompé et ils l’ont condamné, et ils ont eu raison de le blâmer » [Nihâyatou l-Moubtadi-în]. L’Imâm Ibnou l-Jawzi Al-Hambali a d’ailleurs fermement dénoncé Ibn Hâmid, ainsi que le Qâdî Aboû Ya’lâ et Ibnou z-Zâghoûni dans son livre Daf’ou Choubahi t-Tachbîh.

Autre sujet :  Le Chaykh Ibn Hamdân a dit : « Et il est recommandé pour celui qui a achevé ses actes rituels [de pèlerinage], d’aller visiter la tombe du prophète (صلى الله عليه وسلم) et la tombe de ses deux compagnons [Aboû Bakr et ‘Oumar] (رضي الله عنهما), et il fait cela après l’accomplissement de son pèlerinage et s’il le souhaite avant de l’accomplir » [Ar-Ri’âyatou l-Koubrâ fi l-Fiqh ‘alâ Madh-dhabi l-Imâmi Ahmad Ibn Hambal]. Encore une fois, nous voyons que la position de ce savant Hambalite est opposée aux avis propagés par Ibn Taymiyah (moujassim) et les adeptes de la secte wahhabite, qui se revendiquent pourtant de l’école Hambalite.

– Après ce bref exposé de la croyance d’Ibn Hamdân nous constatons que les adeptes de la secte wahhabite sont clairement opposés à la voie empruntée par les références de l’école Hambalite, que ce soit dans la croyance mais également dans les autres sujets de la religion (comme le tabarrouk, le tawassoul, la visite de la tombe du prophète (صلى الله عليه و سلم) et le port du hirz…). Cela nous démontre que leur revendication d’appartenir à l’école de l’Imâm Ahmad n’est que tromperie et ruse. Nous constatons également durant quelques années, que beaucoup de wahhabites se camouflent derrière des écoles de Fiqh (notamment le madh-hab Malikite en Europe) pour tenter de diffuser leur mauvaise croyance. Alors que tout le monde fasse preuve de vigilance à ce sujet.

L’Imâm Ibn Bazîzah rapporte l’ijmâ’ que le groupe de Mou’âwiyah a été injuste

Sujet : Ceux qui ont combattu ‘Ali ont été injuste.

 

L’Imâm Ibn Bazîzah Al-Mâliki a dit dans son livre Rawdatou l-Moustabîn (tome 2 page 1260) :

« ثم تكلم عن حكم الفئة الباغية وهم عصاة متأولون كمقاتلة عثمان ومقاتلة علي يوم صفين ويوم الجمل ولا يخرجهم القتال بالتأويل إلى حد الكفر فيغسل قتلاهم ،ويصلى عليهم، ولا يتبعون بما استهلكوا من الأموال إذا تابوا ، ولم يطالب أحد من البغاة المقاتلين لعلي رضي الله عنه في صفين بما استهلكوا من نفوس وأموال ، وقد أجمع أهل الحل والعقد على أن فئة معاوية بغاة ظلمة بالتأويل . »

« Le groupe rebelle, il s’agit de ceux qui ont combattu ‘Outhmân, et ceux qui ont combattu ‘Ali le jour de Siffîn et le jour de Al-Jamal […] Certes les savants ont été unanimes sur le fait que le groupe de Mou’âwiyah est un groupe rebelle et injuste dans son interprétation. »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (exégète), Al-‘Allâmah (l’Illustre savant), le Moujtahid, ‘Abdou l-‘Azîz Ibn Ibrâhîm Ibn Ahmad Al-Qourachi At-Toûniçi Al-Mâliki, connu sous le nom de Ibn Bazîzah est né en 606 et il est décédé en 662 de l’Hégire  (رحمه الله) à Tunis, c’est-à-dire il y a plus de 780 ans.

– Ici, l’Imâm Ibn Bazîzah rapporte l’unanimité des savants de l’Islâm que le groupe de Mou’âwiyah qui a combattu ‘Ali durant la bataille de Siffîn, est un groupe rebelle et injuste.

Informations : La bataille de Siffîn a eu lieu entre ‘Ali Ibn Abî Tâlib et ceux qui étaient avec lui contre Mou’âwiyah et ceux qui étaient avec lui. Siffîn est un endroit qui se trouve dans le Nord-Ouest de la Syrie, à présent cet endroit se situe dans la ville qui s’appelle Ar-Raqa. Et c’est là-bas qu’est enterré ‘Ammâr Ibn Yâçir (رضي الله عنه) et une mosquée à été construite à cet endroit.

– Allâh ta’âlâ dit :

﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ أَطِيعُواْ اللّهَ وَأَطِيعُواْ الرَّسُولَ وَأُوْلِي الأَمْرِ مِنكُمْ ﴾

[Ce qui a pour sens : ] « Ô vous qui avez cru obéissez à Allâh, et obéissez au Messager ainsi qu’à ceux qui vous gouvernent (Califes) » [Soûrat An-Niçâ / 59]. Et sans aucun doute, le grand compagnon et Calife bien guidé ‘Ali Ibn Abî Tâlib (رضي الله عنه) gouvernait les musulmans justement et il a obtenu le pouvoir justement. Il était donc un devoir de lui obéir et de ne pas se rebeller contre lui.

– Allâh ta’âlâ dit :

﴿ وَإِن طَائِفَتَانِ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ اقْتَتَلُوا فَأَصْلِحُوا بَيْنَهُمَا فَإِن بَغَتْ إِحْدَاهُمَا عَلَى الْأُخْرَى فَقَاتِلُوا الَّتِي تَبْغِي ﴾

[Ce qui a pour sens : ]« Si deux groupes de croyants s’entretuent alors arrangez entre eux, et si l’un des deux groupes fait preuve d’injustice sur l’autre alors combattez le groupe injuste » [Soûrat Al-Houjourât / 9]. Ainsi, le Calife bien guidé ‘Ali Ibn Abî Tâlib (رضي الله عنه) a agit conformément à ce verset en combattant le groupe injuste et rebelle.

– Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« وَيْحَ عَمَّار تَقْتُلُهُ الْفِئَةُ البَاغِيَةُ »

ce qui a pour sens : « Pauvre ‘Ammâr, il sera tué par le groupe rebelle (fi-atou l-bâghiyah) » [Rapporté par Al-Boukhâri et d’autres]. Et il s’agit d’un hadîth moutawâtir, en effet il a été rapporté par 24 compagnons dont Mou’âwiyah. Et le compagnon ‘Ammâr Ibn Yâçir (رضي الله عنه) combattait au coté du Calife bien guidé ‘Ali Ibn Abî Tâlib (رضي الله عنه), et il a été tué par le groupe de Mou’âwiyah.

  • L’Imâm Al-Mounâwi a expliqué ce hadîth en disant : « Pauvre ‘Ammâr» il s’agit d’Ibn Yâçir, « il sera tué par le groupe rebelle (fi-atou l-bâghiyah) » Al-Qâdî a dit, dans Charh Al-Masâbîh : « il vise par cela Mou’âwiyah et son groupe », et ceci est explicite concernant l’injustice du groupe de Mou’âwiyah, ceux qui ont tué ‘Ammâr dans la bataille de Siffîn, et cela indique que ‘Ali était sur la vérité « il les appelle » c’est-à-dire que ‘Ammâr appelle le groupe et il s’agit des hommes de Mou’âwiyah qui vont le tuer durant la bataille de Siffîn dans le futur « au paradis» c’est-à-dire à ce qui est une cause pour le paradis, et il s’agit de l’obéissance envers le Calife de droit « et eux ils l’appellent à » ce qui est une cause pour « l’enfer» et il s’agit du fait de se rebeller contre lui et de le combattre. Et ils ont dit  : ceci s’est produit durant la bataille de Siffîn, ‘Ammâr les a appelé à suivre le calife de droit, et eux l’ont appelé au feu et ils l’ont tué. Ceci est un miracle pour Al-Moustafâ [c’est-à-dire le prophète Mouhammad]. Et certains d’entre eux disent : ce qui est voulu sont les gens de La Mecque qui l’ont châtié au début de la révélation, ils l’avaient contraint à renier la religion. Al-Qourtoubi a dit : Et ce Hadîth fait parti des hadîth les plus confirmé et les plus authentique, et Mou’âwiyah n’a pas pu le contester, mais il a dit : ceux qui l’ont tué sont ceux qui l’ont fait sortir. Et ‘Ali lui a répondu : alors ça voudrait dire (selon cette logique) que c’est le messager de Allâh qui a tué Hamzah puisque c’est lui qui l’a fait sortir (sur le champ de bataille). Ibn Dihyah a dit : Et cette parole de ‘Ali fût irréfutable, on ne peux pas répondre à cela, c’est un argument qu’on ne peux pas objecter. Et l’Imâm ‘Abdou l-Qâhir Al-Jourjâni a dit dans kitâbou l-Imâmah : Les fouqahâ du hijâz et d’Irak des deux groupes, c’est-à-dire les spécialistes du hadîth et les spécialistes de l’argumentation rationnelle, et parmi eux Mâlik, Ach-Châfi’i, Aboû Hanîfah, Al-Awzâ’i et la grande majorité des spécialistes de la croyance et des musulmans ont été unanimes sur le fait que ‘Ali était juste dans son combat contre les gens de Siffîn, tout comme il était juste contre les gens de Al-Jamal et que ceux qui l’ont combattu ont été des rebelles (boughât) et ont été injuste envers lui, mais nous ne les déclarons pas mécréant pour leur injustice. Et l’Imâm Aboû Mansoûr a dit dans son livre « Al-Farq » dans l’explication de la croyance des gens de la Sounnah : « Ils ont été unanime que ‘Ali était juste dans son combat contre les gens de Al-Jamal, Talhah, Az-Zoubayr et ‘Â-ichah à Al-Basrah, et contre les gens de Siffîn, Mou’âwiyah et son armée.» [Dans son livre Charhou l-Jâmi’i s-Saghîr]
  • L’Imâm Al-Mounâwi a dit aussi : « Le hadîth [qui a pour sens : ] « Pauvre ‘Ammâr» ‘Ibn Yâçir, « il sera tué par le groupe rebelle (fi-atou l-bâghiyah)» Al-Baydâwi a dit : Il est visé par cela Mou’âwiyah et son groupe, « il (c’est-à-dire ‘Ammâr) les appelle au paradis», c’est-à-dire à ce qui est une cause pour le paradis et il s’agit de l’obéissance envers le Calife de droit «mais eux l’appellent à » ce qui est une cause «pour l’enfer » et il s’agit du fait de se rebeller contre lui et de le combattre et ceci a eu lieu le jour de Siffîn, il (‘Ammâr) les a appelé à l’obéissance au Calife et eux l’ont appelé à l’enfer et l’ont tué» [Dans son livre Tayçîr Charhi l-Jâmi’i s-Saghîr]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri, lorsqu’il a expliqué le hadîth adressé au compagnon ‘Ammâr [qui a pour sens : ] : « Le groupe rebelle va te tuer », il a dit :« Il s’agit du groupe qui est sorti contre l’Imâm et le Calife de l’époque (c’est-à-dire l’Imâm ‘Ali). At-Tîbi a dit : Il a eu de la compassion pour lui à cause de la difficulté qu’allait connaître ‘Ammâr, et par « le groupe rebelle » il est visé Mou’âwiyah et son groupe, et certes il (‘Ammâr) a été tué le jour de Siffîn. Et Ibnou l-Mâlik a dit : Sache que ‘Ammâr a été tué par Mou’âwiyah et son groupe, ainsi ils ont été des injustes et des rebelles, car ‘Ammâr était dans l’armée de ‘Ali qui était celui qui méritait l’Imâmah (c’est-à-dire le Califah) » [Charh Al-Michkâh]

– Ainsi, par le texte du Qour-ân, par le hadîth du prophète (صلى الله عليه وسلم) et par l’unanimité des savants, il apparait clairement que ceux qui ont combattu le Calife ‘Ali Ibn Abî Tâlib (رضي الله عنه)  ont été injuste.

– L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi a dit : « Et ils ont dit -c’est-à-dire Ahlou s-Sounnah- que ‘Ali était le Calife de droit à son époque, et que ‘Ali était dans le vrai dans ses guerres à Al-Basrah, à Siffîn et à Nahrawân » [Dans son livre Al-Farqou Bayna l-Firaq].

– L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi a dit également : « Nos compagnons ont été unanimes sur le fait que ‘Ali (رضي الله عنه) était sur le vrai dans son combat contre les gens de Al-Jamal, et dans son combat contre le groupe de Mou’âwiyah à Siffîn, et ils ont dit concernant ceux qui l’ont combattu à Al-Basrah qu’ils étaient dans l’erreur » [Dans son livre Ousoûlou d-Dîn].

– Le Hâfidh Al-Bayhaqi a rapporté de Mouhammad Ibn Is-hâq qu’il a dit : « Tout ceux qui ont combattu l’Emir des croyants ‘Ali Ibn Abî Tâlib pour le fait qu’il soit le Calife sont des injustes (boughât), cela est ce sur quoi nos chouyoukh nous ont habitué et c’est l’avis de l’Imâm Ach-Châfi’i » [Dans son livre Al-I’tiqâd].

– Le Hâfidh Al-Bayhaqi a dit : « Tout cela nous indique que Ach-Châfi’i (رحمه الله) avait pour croyance au sujet de ‘Ali (رضي الله عنه) qu’il était sur la vérité dans son combat contre ceux qui sont sortis contre lui, et que Mou’âwiyah et ceux qui ont combattu [avec lui], par leur rébellion ne sont pas sortie de la foi, car Allâh ta’âlâ a appelé les deux groupes par « croyants » [dans le verset 9 de Soûrat Al-Houjourât ]» [Dans son livre Manâqibou ch-Châfi’i].

– L’Imâm Al-Bayhaqi a dit aussi : « Quant à celui qui est sorti contre l’Emir des croyants ‘Ali (رضي الله عنه) avec les gens du Châm pour demander justice pour ‘Outhmân, puis qui a combattu ‘Ali lorsqu’il était Calife, il a été injuste dans ce qu’il a fait » [Dans son livre Al-I’tiqâd].

– L’Imâm Al-Bayhaqi a dit également : « Certes, celui qui est sorti contre l’Emir des croyants ‘Ali (رضي الله عنه), et qui l’a combattu a été injuste envers lui, et le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a informé ‘Ammâr Ibn Yâçir que le groupe des injustes allaient le tuer, et ceux qui l’ont tué sont ceux là qui sont sorti contre l’Emir des croyants ‘Ali (رضي الله عنه) dans la bataille de Siffîn » [Dans son livre Al-I’tiqâd].

– L’Imâm Al-Qourtoubi a dit : « Il est confirmé chez les savants musulmans et confirmé par les preuves religieuses que ‘Ali était l’Imâm (c’est-à-dire le Calife de droit), et que tout ceux qui sont sortis contre lui ont été injuste, et que son combat (à ‘Ali) était un devoir (wâjib) afin d’appeler à la justice » [Dans son livre Tafsîr].

– L’Imâm, le Mouhaddith Chafi’ite Sirâjou d-Dîn Ibnou Moulaqqin a dit : « Il est confirmé que ceux qui ont combattu ‘Ali sont des rebelles (boughât) » [Dans son ouvrage Al-Badrou l-Mounîr].

– L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a rapporté d’après l’Imâm Abou l-Qâçim Ar-Râfi’i, le grand savant châfi’ite qu’il a dit : « Il est confirmé que les gens [qui ont combattu ‘Ali] dans les batailles de Al-Jamal, de Siffîn et de Nahrawân sont des rebelles (boughât) ». Puis l’Imâm Ibn Hajar a dit après la parole de Ar-Râfi’i : « Il en est comme il a dit, et ce qui indique cela est le hadîth (de ‘Ali) [dans le sens : ] « J’ai été ordonné de combattre les nâkithîn, les qâsitîn et les mâriqîn. » rapporté par An-Naçâ-i dans Al-Khasâ-is, et par Al-Bazzar et At-Tabarâni. Les nâkithîn sont les gens de Al-Jamal car ils ont annulé le pacte [qu’ils avaient avec ‘Ali et l’ont combattu], les qâsitîn sont les gens du Châm qui ont fait preuve d’injustice face à la vérité lorsqu’ils ont refusé de faire le pacte et le serment d’allégeance [envers ‘Ali et ils l’ont combattu], et les mâriqîn sont les gens de An-Nahrawân en raison du hadîth authentique à leur sujet, dans lequel il est dit qu’ils vont quitter la religion de l’Islâm comme la flèche traverse la proie et quitte la proie, et il est confirmé au sujet des gens du Châm [qui ont combattu ‘Ali dans la bataille de Siffîn] le hadîth de ‘Ammâr [dans le sens : ] « Le groupe injuste (boughât) va le tuer» et d’autres hadîth encore».  [Dans son livre Talkhîsou l-Habîr]

– L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a dit également : « Il est confirmé que ceux qui ont combattu ‘Ali ont été injuste (boughât) » [Fat-hou l-Bârî].

– L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a dit aussi : « Le hadîth [qui a pour sens : ] «Le groupe des injustes tuera ‘Ammâr» est une preuve qui indique que ‘Ali était sur la vérité dans cette guerre (la bataille de Siffîn) car le groupe de Mou’âwiyah l’a tué » [Fat-hou l-Bârî].

– Salm Ibn Sâlim a dit : « J’ai entendu Aboû Hanîfah dire : « Sais-tu pourquoi les gens du châm (selon une version : d’Al-Basrah) nous haïssent ? », nous avons dit : « non », alors il a dit : « Car si nous étions présent à [la bataille de] Siffîn nous aurions été du coté de ‘Ali contre Mou’âwiyah, et c’est pour cela qu’ils ne nous aiment pas » [Rapporté par le Qâdî Abou l-‘Alâ Sâ’id Ibn Mouhammad dans son livre Al-I’tiqâd, et par Aboû Mouhammad Al-Hârithi dans Kitâb Al-Kachf et d’autres qu’eux].

– L’Illustre savant, le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Ibn Mandhoûr a dit : « Le groupe injuste (al-fi-atou l-Bâghiyah) sont ceux qui sont sortie de l’obéissance du Calife juste (‘âdil), et le Messager (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam) a dit [ce qui a pour sens : ] « Pauvre fils de Soumayyah (c’est-à-dire ‘Ammâr), il sera tué par le groupe rebelle (fi-atou l-bâghiyah) ».» [Liçânou l-‘Arab]

– L’Imâm ‘Abdou l-Qâhir Al-Jourjâni a dit : « Les Fouqahâ du Hijâz et d’Iraq, des deux écoles, du hadîth et du raisonnement (ra-yi), et parmi eux Mâlik, Ach-Châfi’i, Aboû Hanîfah, Al-Awzâ’i et la grande majorité des spécialistes de la croyance, ont été unanimes sur le fait que ‘Ali (karrama l-Lâhou wajhah) était sur la vérité dans son combat contre les gens de As-Siffîn, tout comme ils ont dit qu’il était sur la vérité lorsqu’il a combattu les gens de la bataille de Al-Jamal, et ils ont dit également que ceux qui l’ont combattu sont des rebelles, des injustes (boughâtoun dhâlimoûn) envers lui, cependant il n’est pas permis de les déclarer mécréant pour leur injustice » [Dans son livre Al-Imâmah]

– Le compagnon ‘Ammâr Ibn Yâçir a dit : « Ne dites pas que les gens du Châm (c’est-à-dire le groupe qui est sorti contre ‘Ali durant la bataille de Siffîn) ont mécru, mais dites plutôt qu’ils ont été pervers et injustes » [Rapporté par Al-Bayhaqi dans As-Sounan Al-Koubrâ et Ibn Abî Chaybah dans son Mousannaf].

– Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a nommé un chapitre d’un de ses livres : « Le jugement du combat qui a eu lieu entre l’Imâm ‘Ali et Mou’âwiyah, et le fait que Mou’âwiyah et ceux qui étaient avec lui ont été injustes » [Sarîhou l-Bayân].

Important : Dire que ceux qui ont combattu ‘Ali (رضي الله عنه) sont des rebelles et des injustes (boughât) ne relève pas de l’insulte envers les compagnons, car ceci fait partie de ce qui a été rapporté explicitement dans le hadîth authentique au sujet de certains d’entre eux, à savoir ceux qui ont combattu dans la bataille de Siffîn. En effet, c’est le prophète lui-même (صلى الله عليه وسلم) qui a indiqué que ceux qui vont tuer ‘Ammâr sont des injustes, et il s’est avéré qu’il s’agit de Mou’awiyah et ceux qui étaient avec lui.

Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) prétend que Allâh a deux yeux véritables

Sujet : L’égarement du wahhabite Ibn ‘Outhaymîn.

    

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans son livre intitulé mensongèrement « ‘Aqîdatou Ahli s-Sounnati wa l-Jamâ’ah » (page 19 de cette édition) Ibn ‘Outhaymîn le wahhabite a dit :

« و نؤمن بأن لله تعالى عينين اثنتين حقيقيتين »

« و قال أيضا كاذبا  : « و أجمع أهل السنة على أن العينين اثنتان

« Nous croyons que Allâh ta’âlâ a deux yeux véritables »

Et il a dit aussi mensongèrement : « Les gens de la Sounnah sont unanimes sur le fait que les yeux sont au nombre de deux»

Informations utiles :

– Mouhammad Ibnou Sâlih Al-‘Outhaymîn était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1347 H. (c’est-à-dire en 1925) et il est décédé en 1421 H. (c’est-à-dire en 2001), il y a environ vingt ans. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– Ici Ibnou ‘Outhaymîn (wahhabite) dévoile son égarement en prétendant que Allâh aurait deux yeux véritables (haqîqiyyatayn). Ainsi selon lui, lorsque le terme « a’youn » est attribué à Allâh dans le Qour-ân, cela viendrait dans le sens des yeux, c’est-à-dire de la partie corporelle. Et il s’enfonce en prétendant que cela est la croyance des gens de la Sounnah.

– D’ailleurs, Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) précise cela dans son propre commentaire de son ouvrage en disant que ce qu’il vise par sa parole « véritables (haqîqiyyatayn) » est la négation d’un quelconque sens figuré. Ainsi, pour lui le terme « ‘ayn » au sujet de Allâh doit être compris selon son sens apparent dans la langue, son sens premier, c’est-à-dire le sens de l’organe, de l’œil.

– L’édition présentée ici est celle validée, éditée et propagée par le ministère des affaires Islamiques, des Awqâf et de Da’wah de l’Arabie Saoudite (instance wahhabite). Et elle fait partie des ouvrages empoisonnés qui ont été distribué à grande échelle aux pèlerins venus du monde entier durant de nombreuses années. Ainsi, cet ouvrage dangereux s’est répandu dans de nombreux foyers, mosquées et salles de prière à travers le monde. Il est donc important de mettre en garde contre les déviations qu’il contient.

Important : Cet ouvrage d’Ibn ‘Outhaymîn a reçu l’approbation du wahhabite Ibn Bâz qui en a composé la préface et en a fait ses éloges en disant : «J’ai pris connaissance de cette profession de foi du musulman sous forme de résumé, composé par notre frère l’éminent savant Cheikh Mohamed Ibn Saleh Al-‘Othaymin. Je I’ai entendu en entier et je I’ai trouvé complet et clair concernant la foi des Gens de la Sunna et du consensus (Aqidat Ahl As-Sunna wa l-Jama’a), particulièrement dans les chapitres de l’unicité de Dieu, de Ses noms et attributs, de la croyance en Dieu, en Ses Livres révélés, en Ses messagers, aux anges, au Jour du Jugement Dernier, et au destin bon ou mauvais. ». Ainsi, Ibn Bâz (wahhabite) est lui aussi en accord et soutient les nombreux égarements présents dans cet ouvrage.

– D’ailleurs, dans la traduction officielle en langue française de ce livre, qui est également éditée et propagée par le ministère des affaires Islamiques d’Arabie Saoudite, la parole d’Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) est traduite ainsi : « Et nous croyons que le Très-Haut possède également deux yeux véritables ». Puis : « Les gens de la sunna se sont mis d’accord sur le fait que Ses yeux sont au nombre de deux ». 

   

– Nous disons, ceci est un mensonge ! Cette croyance que propagent Ibnou ‘Outhaymîn et l’ensemble des adeptes de la secte wahhabite est contraire au Qour-ân, à la voie du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et à l’unanimité des gens de la Sounnah.

– En effet, Allâh ta’âlâ dit : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -». Les savants spécialistes de tafsîr du Qour-ân ont confirmé que ce verset en lui-même est une preuve pour exempter Allâh du corps. Parmi eux : l’Imâm Ar-Râzi [Dans son Tafsîr], l’Imâm As-Souyoûti [Dans son livre Al-Iklîl] et autres.

– Et le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth sahîh (authentique) rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : « Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth nous indique qu’hormis Allâh et Ses Attributs, rien n’existe de toute éternité, ni terre, ni ciel, ni mer, ni endroit, ni corps, ni membre, ni organe, ni aucune autre créature quelle qu’elle soit. Après cela comment attribuer à Allâh des choses entrées en existence ?!

– L’Imâm du Salaf, Aboû Ja’far At-Tahâwi, dans son traité de croyance qu’il a présenté en disant « Ceci est la mention de la présentation de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah », il a dit :« Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres ». [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah]

– Et l’Imâm At-Tahâwi a dit également : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant. Celui qui aura bien compris cela en aura tiré des leçons et se sera écarté des propos semblables à ceux des mécréants, il aura su que Allâh avec Ses attributs n’est pas semblable aux humains » [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah], voilà la croyance correct et la voie des gens de la Sounnah.

– Pour affirmer ses dires, Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) se base sur sa compréhension défaillante de la parole de Allâh qui comprend les termes { بأعيننا} {bi A’youninâ} . Alors que les savants de l’Islâm ont expliqué les versets qui comportent ce terme, de différentes manières, sans en comprendre que Allâh aurait des yeux :

  • L’Imâm Soufyân Ibnou ‘Ouyaynah a dit au sujet du verset {Tajrî bi A’youninâ} « C’est-à-dire : par Notre ordre» [Rapporté par At-Tabari et Al-Baghâwi dans leurs Tafsîr]
  • L’Imâm Az-Zajjâj a dit concernant le verset {wasna’i l-foulka bi a’youninâ} : « La signification de « Bi A’youninâ » est à Notre vue et par Notre préservation à ton égard » [Dans son tafsîr « Ma’âni Al-Qour-ân»].
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « Concernant la parole de Allâh ta’âlâ au sujet l’arche de Noûh (‘alayhi s-Salâm) : {Tajrî bi A’youninâ} [verset 14 de Soûrat Al-Qamar] Personne de jugement sain n’a attribué des yeux à Allâh ta’âlâ. Le sens du verset est que l’arche voguait bi A’youninâ, c’est-à-dire dans un endroit entouré par les anges, préservé, et protégé. […] Il a été dit que le sens de « A’youn » dans ce verset désigne les sources qui ont jailli de la terre, et elles sont annexées à Allâh pour indiquer la possession, et cela [cette explication] est acceptable.» [Dans son livre Al-Irchâd]
  • L’Imâm Al-Moutawalli Ach-Châfi’i a dit : « Quant à la parole de Allâh ta’âlâ : {Tajrî bi A’youninâ} [verset 14 de Soûrat Al-Qamar], ce qui en est visé sont les sources qui ont jaillis de la terre, et leur annexion au nom de Allâh est pour indiquer la possession » [Dans son livre Al-Ghounyah]
  • L’Imâm Ibnou ‘Atiyyah a dit : « La parole de Allâh {Tajrî bi A’youninâ} : la majorité (al-joumhoûr) a dit que cela signifie : par Notre préservation » [Dans son Tafsîr].
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi a dit : « La parole de Allâh {Tajrî bi A’youninâ} c’est-à-dire à Notre vue ou par Notre préservation.» [Dans son Tafsîr].
  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit : « La parole de Allâh {Tajrî bi A’youninâ} c’est-à-dire à Notre vue. Et il a été dit : par Notre ordre. Et il a été dit : par Notre préservation. Et il a été dit : par Notre révélation. Et il a été dit que ce qui est visé par “A’youn” sont les sources sortant de la terre. Et il a été dit que “A’youn” signifie les saints de parmi les anges qui étaient chargé de préserver l’arche. Et tout ce que Allâh a créé, il est permis de Lui annexer» [Dans son Tafsîr].
  • L’Imâm Al-Baydâwi a dit : « La parole de Allâh {Tajrî bi A’youninâ} à Notre vue, c’est-à-dire une préservation de parmi Nos préservations» [Dans son Tafsîr].
  • L’Imâm An-Naçafi a dit : « La parole de Allâh {Tajrî bi A’youninâ} c’est-à-dire à Notre vue ou par Notre préservation.» [Dans son Tafsîr].
  • L’Imâm Al-Khâzin a dit : « La parole de Allâh {Tajrî bi A’youninâ} c’est-à-dire à Notre vue. Et il a été dit : par Notre préservation. Et il a été dit : par Notre ordre.» [Dans son Tafsîr].
  • Ibn Kathîr a donné une explication similaire en disant : « La parole de Allâh {Tajrî bi A’youninâ} c’est-à-dire par Notre ordre, Notre protection et sous Notre préservation.» [Dans son Tafsîr].
  • Et beaucoup d’autres…

– Ainsi ces versets ne signifient en aucun cas que Allâh aurait des yeux. De plus le terme “A’youn” est le pluriel du terme “‘ayn”. Et dans la langue Arabe le pluriel s’utilise à partir de trois.

– L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari a dit au sujet de Allâh : « Il a un ‘ayn sans comment (bilâ kayf)». [Dans son livre Al-Ibânah, d’après Ibnou ‘Açâkir dans son livre Tabyînou kadhibi l-Mouftarî]. Le comment (kayf) c’est ce par quoi on décrit les créatures, comme la forme, la taille, le poid, la couleur, le mouvement, l’immobilité etc. Ainsi, en niant le comment (kayf), l’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari a nié le fait que le terme ‘ayn au sujet de Allâh vienne dans le sens de la partie corporelle, c’est-à-dire de l’œil.

– L’Imâm Al-Khattâbi a dit : « Il est confirmé l’attribut de la vue et de l’ouïe au sujet de Allâh, mais Il n’est pas attribué de l’oreille et de l’œil car ce sont des organes». [Charh Sounan Abî Dâwoûd]

– L’Imâm Al-Bayhaqi a dit :«Son « ‘ayn » n’est pas un globe oculaire [un oeil]». [Dans son livre Al-I’tiqâd]

– L’Imâm Al-Bayhaqi a dit aussi concernant l’attribut du ‘ayn : «Il s’agit d’un attribut qui n’est pas un globe oculaire [un oeil]» [Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]

– L’Imâm An-Naçafi (m.508 h.) a dit : « Allâh voit sans œil » [Dans son livre Bahrou l-Kalâm]

– L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : «Ne dites pas que le yad et le ‘ayn [au sujet de Allâh] sont des organes » [Dans son livre Al-Bourhânou l-Mou-ayyad]

– Le Chaykh Abou l-Mountahâ Al-Hanafi a dit : « La vue de Allâh qui est Son attribut qui est éternel, sans organe (lâ bi l-âlah)» [Dans son charh du livre Al-Fiqh Al-Akbar] ;

– Le Chaykh Mouhammad Ibn ‘Oumar Nawawi Al-Jâwi a dit : « Allâh voit sans œil » [Dans son livre Mirqâh Sou’oûdi t-Tasdîq]

– Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri a dit : « [L’attribut de Allâh de] la vue : Il s’agit d’un attribut éternel sans début, propre à Son Être ta’âlâ, sans globe oculaire [œil] ni paupières »  [Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah]

– Le Chaykh Mouhammad Al-Mourâkouchi Al-Mâliki Al-Mouwaqqit a dit : « Le sens du fait que Allâh soubhânah entend et voit est qu’Il entend tout ce qui est audible que ce soit de faible volume ou fort, et qu’Il voit ce qui est visible que ce soit caché ou apparent, mais sans oreille et sans œil et sans organe, car les organes font partis des attributs de ce qui entre en existence » [Al-Hablou l-Matîn ‘alâ Nadhmi l-Mourchidi l-Mou’în]

– Ainsi, il apparait très clairement que la croyance des gens de la sounnah, consiste à croire que Allâh n’a pas de membre, ni d’organe, ni de partie corporelle. Ils ont unanimement pour croyance que Allâh voit sans œil. Comment après tout cela, Ibn ‘Outhaymîn et ses partisans ont-ils pu avoir l’audace de prétendre que leur croyance hideuse serait la croyance des gens de la Sounnah ?!

– Retrouvez d’autres paroles de savants sur le thème : Allâh n’est pas un corps et n’a pas d’organes : ici.

– Retrouvez d’autres paroles de savants sur le thème : Attribuer le corps à Allâh est de la mécréance : ici.

– A voir également :

Imâm Ibn Abî Jamrah : la foi des moujassimah n’est pas valable

Sujet : Les moujassimah sont mécréants

         

Dans son  livre « Bahjatou n-Noufoûs » (Tome 1 page 34 de cette édition), lorsqu’il mentionne plusieurs groupes égarés, l’Imâm Ibn Abî Jamrah Al-Mâliki a dit :

« ومنهم المجسمة لأنهم يقولون بالجسم والحلول ومعتقد هذا لا يصح منه الايمان […] لأن من لا يعرف معبوده كيف يصح له الايمان به وذلك محال »

« Et parmi eux il y a les anthropomorphistes (moujassimah) car ils attribuent à Allâh le corps et l’incarnation [dans Ses créatures] et celui qui a une telle croyance, la foi n’est pas valable de sa part (c’est-à-dire qu’il n’est pas musulman) […] car celui qui ne connait pas Celui qu’il adore, comment sa foi pourrait être valable ?! Cela est impossible ! »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) Aboû Mouhammad ‘Abdou l-Lâh Ibn Sa’d Ibn Abî Jamrah Al-Azdi Al-Andalouçi Al-Mâliki est décédé en 699 de l’Hégire en Egypte (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 740 ans. Il est très célèbre pour son résumé du Sahîh Al-Boukhâri intitulé « Jam’ou n-Nihâyah ». Son livre « Bahjatou n-Noufoûs » est d’ailleurs un commentaire de son livre « Jam’ou n-Nihâyah ». On compte parmi ses élèves, le grand savant, l’Imâm Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki (رحمه الله).

– Ici, l’Imâm Ibn Abî Jamrah, mentionne les moujassimah parmi les groupes égarés, et il confirme que leur foi n’est pas valable, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas des musulmans.

– Les moujassimah sont ceux qui attribuent à Allâh le corps ou les caractéristiques des corps (comme la position assise, l’établissement, la forme, le mouvement, l’immobilité, le contact, la séparation, l’endroit, la direction, la couleur et les autres caractéristiques des créatures).

– Il explique que leur foi n’est pas valable car ils n’ont pas connu Allâh.

– L’Imâm Al-Ghazâli a dit à ce sujet : « لا تصح العبادة إلا بعد معرفة المعبود » c’est-à-dire « L’adoration n’est valable qu’après avoir connu Celui Qui mérite d’être adoré».
Ainsi celui qui ne connait pas Allâh et qui adore un corps en pensant que ce corps serait Allâh, celui-ci son adoration n’est pas valable et il n’est pas sur l’Islâm. L’Imâm Al-Ghazâli a dit également : « من عبد جسمًا فهو كافر بإجماع الأمة السلف منهم والخلف » c’est-à-dire « Quiconque adore un corps est un mécréant par unanimité des Salafs (prédécesseurs) et des Khalafs (sucesseurs).» [Iljâmou l-‘awâm]

– Egalement, Al-Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki a dit concernant ceux qui attribuent à Allâh le corps ou d’autres choses qui ne sont pas digne de Lui : « Ce qu’ils adorent n’est pas Allâh, même s’ils le nomment ainsi, car ils ne Lui attribuent pas les attributs de la divinité qui Lui sont obligatoires, ainsi ils n’ont pas connue Allâh et ils ne L’adorent pas » [Ikmâlou l-mou’lim]

– Dans cette citation, l’Imâm Ibn Abî Jamrah confirme également que la croyance du houlôul, c’est-à-dire croire que Allâh serait incarné dans les créatures, est de la mécréance manifeste.

  • Le Chaykh Mouhyi d-Dîn Ibnou ‘Arabi a lui aussi dénoncé cette mauvaise croyance en disant : « Celui qui croit en l’incarnation (houloûl), sa religion est incorrecte et ne croit en l’unité absolue (de Allâh avec Ses créatures) que les athées ». [Dans le livre Al-Yawâqît wa l-Jawâhir de Ach-Cha’râni]

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :