Ibn Battoûta : Les gens de La Mecque célèbrent le Mawlid

Sujet : La célébration du Mawlid à La Mecque.

 

Dans le récit de son voyage « ar-Rihlah », dans le chapitre dans lequel il décrit la ka’bah, Ibn Battoûta a dit :

« يفتح الباب الكريم في كل يوم جمعة بعد الصلاة ويفتح في يوم مولد النبي صلى الله عليه وسلم »

« On ouvre la porte honorée de la Ka’bah chaque vendredi après la prière [de joumou’ah] et on l’ouvre également le jour du Mawlid du prophète (صلى الله عليه وسلم) »

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le savant digne de confiance, Aboû ‘Abdi l-Lâh Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Lâh Ibnou Mouhammad Ibnou Ibrâhîm Al-Lawâti At-Tanji Al-Maghribi connu sous le nom de Ibnou Battoûta est né en 703 à Tanger et il est décédé en 779 de l’Hégire à Marrakech (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 650 ans. Il est connu pour être l’un des plus grands explorateurs de l’histoire. Il a voyagé durant près de 30 ans, du Maroc, jusqu’en Chine en passant par l’Arabie. Il a visité de nombreuses villes et pays : Mali, Tanzanie, Turquie, Malaisie, Inde, Irak, Syrie, Égypte, Maldives etc. et il y rencontra de nombreux savants.

– Lorsqu’il raconte ses voyages à La Mecque, il décrit la Ka’bah et rapporte que les gens de La Mecque ouvraient les portes de la Ka’bah chaque vendredi après la prière et également le jour du Mawlid du prophète (صلى الله عليه وسلم).

–  Ce témoignage d’Ibn Battoûta nous indique que le Mawlid était un jour important et était commémoré en Arabie au 8ème siècle de l’Hégire par l’ensemble des musulmans. D’autres passages du livre attestent également de cela. En effet, dans un autre passage Ibn Battoûta rapporte que les musulmans célébraient le Mawlid au sein de La mosquée sacrée de La Mecque.

  • Ibn Battoûta a dit : « Le Qâdî (juge) de La Mecque est le savant, l’adorateur vertueux [de Allâh] Najmou d-Dîn Mouhammad fils de l’Imâm, du savant Mouhyi d-Dîn At-Tabari. C’est un homme honorable qui fait preuve de beaucoup de charité et de réconfort envers les visiteurs du Haram (enceinte sacrée) ; il a un excellent comportement et pratique beaucoup de tours rituelles (tawâf) en allant régulièrement voir la Ka’bah honorée. Il distribue beaucoup de repas dans les grandes occasions, particulièrement lors de la Commémoration du Mawlid du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم). En cette occasion, il offre des repas aux Chérifiens (descendants du Prophète) de La Mecque, aux notables comme aux pauvres, à ceux qui travaillent au sein de La Mosquée Sacrée et à l’ensemble des visiteurs séjournant dans l’enceinte sacrée. » [Ar-Rihlah]

– Et bien avant lui, au 6ème siècle, l’explorateur Ibn Joubayr décrit également le Mawlid à La Mecque en disant : « Ce lieu béni (c’est-à-dire la maison du prophète) est ouvert au grand public qui y rentre pour en rechercher la bénédiction (tabarrouk), chaque lundi du mois de rabî’ou l-awwal. Car il s’agit du mois dans lequel a eu lieu la naissance du prophète (صلى الله عليه وسلم), et c’est durant le jour mentionné (à savoir un lundi) qu’est né le prophète (صلى الله عليه وسلم). À cette occasion, tous les lieux bénis sont ouverts, et c’est un jour particulièrement mémorable à La Mecque » [Ar-Rihlah]

– De même le Chaykh Ibn Dhâhirah décrit la célébration du Mawlid à La Mecque en disant : « Une des coutumes de La Mecque est que chaque année, la nuit du 12 [du mois] de Rabî’ou l-Awwal, le juge (Qâdî) Châfi’ite de La Mecque se prépare à visiter ce noble lieu (l’endroit de la naissance du prophète) après la prière du Maghrib avec une immense assemblée, et parmi eux les trois autres juges [Hanafite, Malikite et Hambalite], et la plupart des plus grands spécialistes du fiqh (jurisprudence), les gens de vertu, et des familles nobles, avec des lampes et des bougies et beaucoup de monde… » [Al-Jâmi’ou l-Latîf]

– Le Mawlid compte parmi les bonnes innovations que les savants de l’Islâm ont approuvé. Parmi eux :

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Housnou l-Maqsid fi ‘Amali l-Mawlid].

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui-même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i exempte Allâh de l’endroit et de la direction

Sujet : La croyance islamique

   

Dans son livre Al-Bourhân al-Mou-ayyad (page 16 et 17 de cette édition), l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit :

« أي سادة نزّهوا الله عن سمات المحدثين وصفات المخلوقين وطهّروا عقائدكم عن تفسير معنى الاستواء في حقه تعالى بالاستقرار كاستواء الأجسام على الأجسام المستلزم للحلول تعالى الله عن ذلك ، وإياكم والقول بالفوقية والسفلية والمكان واليد والعين بالجارحة والنزول بالإتيان والانتقال »

« Exemptez Allâh des caractéristiques de ce qui entre en existence et des attributs des créatures, et purifiez vos croyances d’expliquer le sens de l’istiwâ à Son sujet ta’âlâ par l’établissement, comme l’istiwâ des corps sur les corps, qui impliquerait l’incarnation dans un endroit. Allâh est exempt de cela. Et gardez-vous d’affirmer à Son sujet une direction supérieure ou inférieure, ou un endroit, ne dites pas que le yad et le ‘ayn [au sujet de Allâh] sont des organes [c’est-à-dire une main et un œil] ; ne dites pas que le nouzoûl [au sujet de Allâh] est une venue ou un déplacement »

Informations utiles :

– Al-Imâm al-Kabîr (le Grand Imâm), le Chaykh, le Mouhaddith (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moufassir (spécialiste de l’explication du Qour-ân), Al-‘Ârifou bi l-Lâh, As-Sayyid (descendant du prophète) Ahmad ibn ‘Ali ibn Yahyâ Ar-Rifâ’i Al-Houçayni Ach-Châfi’i est né en 516 et il est décédé en 578 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 900 ans. Il est le fondateur de la Tarîqah Rifâ’iyyah. Il était un maître connaisseur, un ascète, un saint véridique qui a suivi la droiture dans l’obéissance à Allâh, un savant éminent, un des océans de la science, l’un de ceux qui œuvrent conformément à leur science.

  • Ibnou l-Athîr a dit le concernant: « Il était vertueux, il était très estimé par les gens et avait d’innombrables élèves »
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il était un homme vertueux, un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) châfi’ite » [Wafayâtou l-A’yân]
  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’Imâm, le modèle (al-qoudwah), l’adorateur, l’ascète (zâhid), le Chaykh des ‘Ârifîn »[Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn ‘Imâd Al-Hambali a dit de lui : « Le Chaykh, l’ascète (zâhid), le modèle (al-qoudwah)»

– Ici, l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i parle de sujets importants de la croyance. Il explique que Allâh n’a aucune ressemblance avec Ses créatures.

– Puis il aborde le sujet de l’istiwâ de Allâh en disant qu’il ne faut pas le prendre dans le sens de l’établissement (istiqrâr), car cela est un sens qui est propre aux corps et cela implique l’incarnation dans un endroit. Or, Allâh n’est pas un corps, Il existe sans endroit ni direction.

– Dans ce même ouvrage, l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i rapporte la position de l’Imâm Ja’far As-Sâdiq et des quatre Imams : Aboû Hanîfah, Mâlik, Ach-Châfi’i et Ahmad Ibn Hambal concernant l’istiwâ de Allâh et Son exemption de l’endroit, il a dit : « Un homme interrogea l’Imâm Mâlik Ibn Anas (رضي الله عنه) au sujet de la parole de Allâh {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-‘Archi stawa), et il (c’est-à-dire l’Imâm Mâlik) répondit : « L’istiwâ n’est pas inconnu, et le comment (al-kayf) n’est pas concevable, y croire (à l’istiwâ) est un devoir, poser la question à ce sujet est une innovation, et je ne te vois que comme un [mauvais] innovateur»,  et il a ordonné qu’on le fasse sortir. [Précision : il est rapporté dans les versions authentiques que l’homme questionna l’Imâm Mâlik au sujet du comment de l’istiwâ, alors que Allâh n’est pas concerné par le comment, c’est pour cela que l’Imâm Mâlik lui a répliqué et a ordonné qu’on le fasse sortir.] Et notre Imâm Ach-Châfi’i (رضي الله عنه) lorsqu’il a été interrogé à ce sujet [c’est- à-dire concernant l’istiwâ de Allâh] il a dit : « J’ai cru fermement en cela sans assimilation, j’en ai reconnu la véracité sans attribuer d’image, je me suis fait à l’idée que j’étais incapable d’en atteindre la réalité et je me suis abstenu d’engager une discussion à ce sujet d’une totale abstention. Et l’Imâm Aboû Hanîfah (رضي الله عنه) a dit : « Celui qui dit : Je ne sais pas si Allâh ta’âlâ est au ciel ou sur terre est devenu mécréant ; Car cette parole donne l’illusion que Allâh (Al-Haqq) aurait un endroit et celui qui se donne l’illusion que Allâh a un endroit est un assimilationniste (mouchabbih)». Et l’Imâm Ahmad [Ibn Hambal] (رضي الله عنه) a été interrogé au sujet de l’istiwâ [de Allâh], il a dit : « Istawâ tel qu’Il l’a porté à notre connaissance, et non pas comme cela pourrait passer par l’imagination des humains. Et l’Imâm Ja’far As-Sâdiq (عليه السلام) a dit : « Celui qui prétend que Allâh est dans quelque chose, ou issu de quelque chose, ou au-dessus de [ou sur] quelque chose a commis du chirk (c’est-à-dire : adorer autre que Allâh), car s’Il était au-dessus de [ou sur] quelque chose Il serait porté, s’Il était dans quelque chose, Il serait limité, s’Il était issu de quelque chose, Il serait entré en existence (c’est-à-dire créé) » [Al-Bourhân al-Mou-ayyad]

– De plus, L’Imâm Aboû Hanîfah a dit : « Nous reconnaissons [tout comme il a été rapporté dans le Qour-ân] que Allâh ta’âlâ «’ala l-‘arch (le Trône) istawâ» sans qu’Il ait besoin du Trône et sans qu’Il soit établi dessus et Il est Celui Qui préserve le Trône et autre que le Trône sans en avoir besoin car s’Il avait un quelconque besoin, Il ne serait pas tout puissant à faire exister le monde et à lui prédestiner tout ce qui lui arrive, Il serait comme les créatures. Et s’Il avait le besoin de s’asseoir et de s’établir, alors avant de créer le Trône, où donc aurait-Il été ? Allâh est exempt de cela, d’une totale exemption » [Al-Wasiyyah]

– Le Qâdî Houçayn a dit : « Ach-Châfi’i –que Allâh lui fasse miséricorde- a dit textuellement […] : celui qui croit que Allâh ta’âlâ est assis sur le trône il est jugé mécréant, et la prière n’est pas valable derrière ceux-là » [At-Ta’lîqah]

– Cette position de l’Imâm Ach-Châfi’i a également été rapportée de lui par :

  • Le Chaykh Al-Qourachi qui a dit : « Ceci est de la mécréance selon l’Unanimité et nous déclarons mécréant ceux qui se réclament de l’Islâm qui disent que la Parole de Allâh est créée et ceux qui disent que Allâh ne sait pas les choses avant leur existence et celui qui ne croit pas en la Prédestination et celui qui croit que Allâh est assis sur le trône tout comme a rapporté ce jugement Al-Qâdî Houçayn d’après le texte de Ach-Châfi’i » [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  • Le Chaykh Ibnou Ar-Rif’ah qui a dit : « Et ceux que nous avons déclaré mécréants parmi les gens de la Qiblah sont par exemple ceux qui croient que le Qour-ân serait créé, que Allâh ne saurait pas les choses inexistantes avant qu’elles n’existent, et ceux qui ne croient pas en la prédestination, également ceux qui croient que Allâh serait assis sur le Trône comme l’a cité le Qâdî Houçayn du texte de Ach-Châfi’i. » [Dans son livre Kifâyatou n-Nabîh]

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh). Consultez d’autres paroles de savants au sujet du terme « istawâ » : ici.

– Articles à consulter sur le sujet :

– Ensuite, l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i explique que le terme « yad » (يد) au sujet de Allâh ne doit pas être compris dans le sens de l’organe, c’est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’une main.

– Ainsi, lorsque le terme “yad” est attribué à Allâh il ne vient pas dans le sens du membre. Il n’est donc pas valable d’attribuer à Allâh la main et ceci sans divergence.

– De nombreux savants ont expliqué ce sujet :

  • L’Imâm du Salaf, Aboû Ja’far At-Tahâwi, dans son traité de croyance qu’il a présenté en disant « Ceci est la mention de la présentation de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah », il a dit :« Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres». [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah]
  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a mentionné l’unanimité sur le fait que le terme “yad” au sujet de Allâh ne vient pas dans le sens de la main. Il a dit : « Il est mentionné dans le Qour-ân et dans le hadîth l’annexion de « al-yad » à Allâh ta’âlâ, et Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah ont été unanimes qu’il n’est pas visé [au sujet de Allâh] par « al-yad » l’organe (c’est-à-dire la main), qui fait partie des choses qui sont concernées par l’entrée en existence » [Dans son livre « Hadyou s-Sârî Mouqaddimah Fath al-Bârî »]
  • L’Imâm Aboû Hanîfah a dit : « {yadou l-Lâhi fawqa aydîhim} et Son yad n’est pas comme le yad des créatures, ce n’est pas une partie corporelle (c’est-à-dire une main), et Il est Le Créateur des mains  » [Dans son livre Al-Fiqhou l-Absat]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : «Son « yad » n’est pas un organe (c’est-à-dire une main)». [Al-I’tiqâd]
  •  L’Imâm Al-Qourtoubi a dit : « Le terme – yad – dans la langue Arabe peut venir dans le sens de la partie corporelle (c’est-à-dire de la main) comme dans la parole de Allâh ta’âlâ {wa khoudh bi yadika dightha} et ceci est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ » [Dans son tafsîr]
  • Le Hâfidh Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a dit : « Le terme « yad » dans la langue arabe peut être utilisé dans de nombreux sens, parmi eux, nous avons mentionné 25 sens, qui sont des sens propres ou des sens figurés » [Dans son livre Fath al-Bârî].
  • L’Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi Al-Mâliki (m. 699 H.) a dit : « [La parole de Allâh : ] { يد الله فوق أيديهم } (Yadou l-Lâh fawqa aydîhim) : il ne s’agit pas ici d’un « yad » dans le sens d’une partie corporelle (c’est-à-dire une main), mais il s’agit d’un « yad » dans le sens de la puissance, car Al-Bâri (c’est-à-dire Allâh) est exempt d’une telle chose (c’est-à-dire d’avoir une main) ». [Rapporté par Ibnou l-Mou’allim Al-Qourachi dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {بَلۡ يَدَاهُ مَبۡسُوطَتَانِ} (Bal yadâhou Mabsoûtatân) : ce qui en est voulu n’est pas le sens réelle de l’organe qui est composée, car Allâh ta’âlâ est exempt de la composition, mais il s’agit d’un des attributs de Son Être, comme l’ouïe et la vue, Allâh جل ذكره dit : {لِمَا خَلَقْتُ بِيَدَيَّ} (limâ khalaqtou biyaday), et le prophète a dit « كِلْتَا يَدَيْهِ يَمِينٌ » (kiltâ yadayhi yamîn) et Allâh est plus savant concernant Ses attributs, ainsi les esclaves se doivent d’y croire, de les accepter et de les lires tels qu’ils sont parvenu, sans comment (bila kayf) » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  •  L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {قَالَ يَاإِبْلِيسُ مَا مَنَعَكَ أَنْ تَسْجُدَ لِمَا خَلَقْتُ بِيَدَيَّ} (qâla yâ Iblîssou mâ mana’aka an tasjouda limâ khalaqtou biyadayy) : c’est-à-dire [ce que j’ai créé] moi-même sans intermédiaire comme un père ou une mère ; et « al-yadân » est un attribut de parmi les attributs de Allâh ‘azza wa jall, nous y croyons tel que cela est parvenuet nous remettons la connaissance du sens à Allâh » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm ‘Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi a dit : « Quant à l’assimilation (tachbîh) c’est de croire que Allâh ta’âlâ ressemble à l’une de Ses créatures, comme ceux qui croient que Allâh est un corps au-dessus du Trône ou qui croient qu’Il a des mains […] et tout ceci est de la mécréance claire » [Al-Fathou r-Rabbâni] Ainsi le fait de croire que Allâh aurait des mains ou n’importe quelle autre partie corporelle constitue de la mécréance. Quant à celui qui utilise le terme « main » sans en comprendre le sens de la partie corporelle, ce n’est pas de la mécréance, mais il n’est pas précautionneux d’utiliser ce terme au sujet de Allâh, en raison du risque que cela comporte, comme nous l’avons vu précédemment.
  •  L’Imâm Abou l-Mou’în Maymoûn An-Naçafi a dit : « Il est permis de dire que Allâh ta’âlâ a un yad en Arabe, mais ce n’est pas permis en Persan. Et al-yad est l’un de Ses attributs éternels, sans comment (bila kayf) et sans similarité (wa lâ tachbîh) comme l’ouïe, la vue, la science, la puissance, la vie, la volonté, et la parole. Ainsi, Allâh ta’âlâ entend sans organe, Il voit sans œil, Il sait [toutes choses] sans appareils, Il a la volonté sans qu’Il n’ait de cœur, Il parle sans langue ni lèvres. Il en est de même pour al-yad qui compte de parmi Ses attributs éternels sans comment, ni similarité, et qui n’est pas un membre. Ainsi, nous confirmons al-yad, et son sens est tel que Allâh ta’âlâ veut » [Bahrou l-Kalâm]
  • Cela a également été mentionné par l’Imâm Aboû Hanîfah dans son livre « Al-Fiqh Al-Akbar », dans lequel il dit qu’on ne peut pas traduire le terme « yad » en persan, car le mot persan qui se dit “Daste” ne donne que le sens du membre, de la main. Il a dit : « Tout ce que les savants ont cité en Persan comme attribut de Allâh ta’âlâ il est permis de le dire hormis pour al-yad en Persan».
  • Le Chaykh Abou l-Mountahâ Al-Hanafi a dit : « Il n’est pas permis de dire « la main de Dieu » (daste khoudâ)» [Dans son commentaire du livre Al-Fiqh Al-Akbar]. En effet, le terme « daste » en persan, ne désigne que le sens de la partie corporelle, le sens de la main, c’est pour cela qu’il n’est pas permis d’employer ce terme au sujet de Allâh.
  • De même l’Imâm Ach-Chahrastâni aborde ce sujet en disant : « Certains [savants] étaient prudents au point qu’ils ne traduisaient pas les mots « yad », « wajh » et « istiwâ » en farsi [persan] ainsi que pour tout ce qui est parvenu et qui est du même genre. S’ils avaient besoin d’une expression pour les mentionner, ils les citaient mot pour mot [les expressions révélées en arabe]. En effet telle est la voie saine : cela ne constitue en rien de l’assimilationnisme (tachbîh). » [dans son livre « Al-Milal wa n-Nihal »]

– Ceux qui sont précautionneux concernant leur religion suivent également cette règle pour le français. Ou bien ils traduisent selon l’interprétation correcte donnée par les savants de l’Islâm.

– Ainsi pour résumer nous disons que le terme « yad » dans la langue arabe a de très nombreux sens autres que le mot « main ». Lorsqu’il est employé au sujet de Allâh, il n’est pas à prendre dans le sens du membre et de la partie corporelle. Les savants ont donné la règle suivante : La similarité dans les termes n’implique pas la similarité dans la signification. Cela signifie que lorsqu’un même terme est employé au sujet de Allâh et au sujet d’une créature alors la signification est différente.

– Retrouvez d’autres citations concernant le terme “yad” : ici.

– Ensuite, l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i explique que le terme « ‘ayn » (عين) au sujet de Allâh ne doit pas être compris dans le sens de l’organe, c’est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’un œil.

– De nombreux savants ont confirmé cela :

  • L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari a dit au sujet de Allâh : « Il a un ‘ayn sans comment (bilâ kayf)». [Dans son livre Al-Ibânah, d’après Ibnou ‘Açâkir dans son livre Tabyînou kadhibi l-Mouftarî]. Le comment (kayf) c’est ce par quoi on décrit les créatures, comme la forme, la taille, le poids, la couleur, le mouvement, l’immobilité etc. Ainsi, en niant le comment (kayf), l’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari a nié le fait que le terme ‘ayn au sujet de Allâh vienne dans le sens de la partie corporelle, c’est-à-dire de l’œil.
  • L’Imâm Al-Khattâbi a dit : « Il est confirmé l’attribut de la vue et de l’ouïe au sujet de Allâh, mais Il n’est pas attribué de l’oreille et de l’œil car ce sont des organes». [Charh Sounan Abî Dâwoûd]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit :«Son « ‘ayn » n’est pas un globe oculaire [un oeil]». [Dans son livre Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit aussi concernant l’attribut du ‘ayn : «Il s’agit d’un attribut qui n’est pas un globe oculaire [un œil[Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 h.) a dit : « Allâh voit sans œil » [Dans son livre Bahrou l-Kalâm]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : «Ne dites pas que le yad et le ‘ayn [au sujet de Allâh] sont des organes » [Dans son livre Al-Bourhânou l-Mou-ayyad]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit également au sujet de Allâh : « Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans œil] ni paupières, Il entend sans tympans ni oreilles » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit aussi au sujet de Allâh : « Il entend sans oreille, Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans œil] et Il parle sans langue. » [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah]
  • Le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Kâçâni Al-Hanafi (m. 587 H.) a dit : « Allâh entend sans avoir d’oreille, Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans œil] , Il parle sans avoir de langue » [Al-Mou’tamad fi l-Mou’taqad]
  • L’Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi Al-Mâliki (m. 699 H.) a dit au sujet de Allâh: «  Il ne voit pas par le biais d’un globe oculaire [œil] ni d’une paupière ». [I’tiqâdou Ahli s-Sounnah wa ‘Oulamâ-i l-Oummah]
  • Le Chaykh Abou l-Mountahâ Al-Hanafi a dit : « La vue de Allâh qui est Son attribut qui est éternel, sans organe (lâ bi l-âlah)» [Dans son charh du livre Al-Fiqh Al-Akbar]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibn Zaynî Dahlân dit au sujet de Allâh : « Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans œil] ni paupières » [Charh Al-‘Aqîdah al-Moukhtasarah]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn ‘Oumar Nawawi Al-Jâwi a dit : « Allâh voit sans œil » [Dans son livre Mirqâh Sou’oûdi t-Tasdîq]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri a dit : « [L’attribut de Allâh de] la vue : Il s’agit d’un attribut éternel sans début, propre à Son Être ta’âlâ, sans globe oculaire [œil] ni paupières »  [Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-Mourâkouchi Al-Mâliki Al-Mouwaqqit a dit : « Le sens du fait que Allâh soubhânah entend et voit est qu’Il entend tout ce qui est audible que ce soit de faible volume ou fort, et qu’Il voit ce qui est visible que ce soit caché ou apparent, mais sans oreille et sans œil et sans organe, car les organes font partie des attributs de ce qui entre en existence » [Al-Hablou l-Matîn ‘alâ Nadhmi l-Mourchidi l-Mou’în]

– Retrouvez d’autres citations concernant le terme “’ayn” : ici.

– Le wahhabite Ibn ‘Outhaymîn a contredit les savants de l’Islam en prétendant que Allâh aurait deux yeux véritables [Dans son livre intitulé mensongèrement « ‘Aqîdatou Ahli s-Sounnati wa l-Jamâ’ah »]

– Malheureusement dans de nombreuses soi-disant traductions du Qour-ân et de recueils de hadîth, les auteurs n’ont pas fait preuve de prudence et se sont aventurés à traduire ces termes selon le sens apparent, et non selon le sens du verset et du hadîth. Par cela ils ont induit en erreur beaucoup de personnes ignorantes de la richesse de la langue arabe. Au point qu’en lisant ces ouvrages, certains se sont mis à croire que Allâh aurait des mains, un pied, un visage, des yeux, qu’Il serait concerné par l’étonnement, l’orgueil, le rire, la colère, l’oubli, la position assise, l’établissement, la descente, la venue, la direction, l’endroit et de nombreuses autres caractéristiques humaines. Ainsi ces gens là pensent avoir lu le Qour-ân, et des hadîth du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et ils pensent être musulmans alors qu’ils ont une croyance très éloignée de l’Islâm.

– Alors soyons prudents, car les livres que l’on trouve sur le marché francophone sont dans de nombreux cas parsemés non seulement d’expressions qui nuisent à la compréhension, mais aussi et surtout, d’expressions qui nuisent à la vraie croyance.

– Ensuite, l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i explique que le nouzoûl lorsqu’il est attribué à Allâh ne doit pas être compris dans le sens de la venue ni du déplacement, c’est-à-dire que ce n’est pas une descente physique de Son Être.

– Ainsi, lorsque le terme « nouzoûl » est employé au sujet de Allâh, nous ne disons pas que Allâh descend, car comme l’ont dit les savants, Allâh est exempt du déplacement, du mouvement, de la direction et de l’endroit.

– Les savants de l’Islâm, qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf, sont unanimes à confirmer l’attribut du nouzoûl au sujet de Allâh, tout en exemptant Allâh du comment (kayf), c’est-à-dire des caractéristiques des corps comme le mouvement, le déplacement et la descente de Son Être. Nous pouvons citer parmi eux :

  • L’Imâm Al-Mâtourîdi [Kitâbou t-Tawhîd]
  • Le Hâfidh Ibn Hibbân [Dans son Sahîh]
  • L’Imâm Al-Khattâbi
  • L’Imâm Al-Halîmi [Rapporté par Al-Bayhaqi]
  • L’Imâm Ibn Battâl
  • Abou l-Fadl At-Tamîmi Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Et il n’est pas possible à Son sujet le déplacement et l’incarnation dans les endroits » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • Ibnou l-Bannâ Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « On ne dit pas que cela a lieu par un mouvement ou un déplacement » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni [Al-Insâf]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Al-Isfarâyîni [At-Tabsîrou fi d-Dîn]
  • L’Imâm Ach-Chirâzi [Al-Ichârah]
  • L’Imâm Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Ghazâli [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât]
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.)
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Ne dites pas que le nouzoûl [au sujet de Allâh] est une venue ou un déplacement » [Al-Bourhân al-Mou-ayyad]
  • Le Chaykh Ibn ‘Aqîl Al-Hambali a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Ce n’est pas par la disparition (d’un endroit à un autre) ou un déplacement, et ce n’est pas comme notre nouzoûl […] devient mécréant celui qui assimile Allâh à ce qu’Il a créé » [Rapporté par Ibn Hamdân Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Ibn Al-Jawzi [Saydou l-Khâtir] et [Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi : [Dans son Tafsîr (1)] et [Dans son Tafsîr (2)]
  • L’Imâm An-Nawawi [Charh Sahîh Mouslim (1)] et [Charh Sahîh Mouslim (2)]
  • L’Imâm Al-Baydâwi [Rapporté par Ibn Hajar] et [Rapporté par Az-Zourqâni]
  • Le Chaykh Mouhammad At-Tîbi
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçânou l-‘Arab]
  • Le Qâdî Ibn Jamâ’ah [Idâhou d-Dalîl]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Yamani
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « La parole du prophète «إن الله ينزل كل ليلة إلى سماء الدنيا » jusqu’à la fin du hadîth, il faut savoir que la descente, la montée, le mouvement et l’immobilité font partie des attributs des corps, et Allâh ta’âlâ est totalement exempt de cela, le sens [de ce hadîth] est la descente de la miséricorde » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Charh Sahîh Al-Boukhâri (1)] et [Charh Sahîh Al-Boukhâri (2)]
  • Le Chaykh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm As-Sanoûçi qui a dit : «Il est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ […] le mouvement et l’immobilité » [Dans son traité de croyance Al-Moufîdah li l-Wildân wa n-Niçâ-i l-Mou-minât]
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • L’Imâm Az-Zourqâni [Charh du Mouwatta de l’Imâm Mâlik]
  • Le Chaykh Ahmad Ridâ [Qawâri’ou l-Qahhâr]
  • Le Chaykh Mahmoud As-Soubki, qui mentionne l’unanimité des savants du Salaf et du Khalaf [It-hâfou l-Kâ-inat (1)] et [It-hâfou l-Kâ-inat (2)]
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi Al-Misri qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son livre Al-Kalimâtou t-Tayyibâtou fî Ma-thoûri ‘ani l-Isrâ-i wa l-Mi’râj mina r-Riwâyât]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Fourqânou l-Qour-ân]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
  • Le Chaykh Al-Harari [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • et beaucoup d’autres…

– Certains savants ont mentionné de manière explicite dans leurs ouvrages que le fait d’attribuer à Allâh le mouvement ou le déplacement est de la mécréance. Parmi eux :

– De nombreux savants ont fait une interprétation détaillée de ce hadîth en expliquant que c’est l’ordre de Allâh, ou un ange, ou encore Sa miséricorde qui descend, parmi ceux qui ont soutenu cela, figurent:

  • L’Imâm Mâlik, comme le mentionne An-Nawawi qui présente cette interprétation comme l’une des voies valables chez les gens de la sounnah [Charh Sahîh Mouslim], Az-Zourqâni [Charh du Mouwatta de l’Imâm Mâlik], Ibn Battâl, Al-Qâdî ‘Iyâd, Al-Qastallâni, Al-Yamani, Moullâ ‘Ali Al-Qâri ainsi que Ibn ‘Abdi l-Barr et autres.
  • L’Imâm Ibn Foûrak
  • Le Qâdî Aboû Bakr Ibn ‘Arabi
  • Le Qâdî ‘Iyâd
  • L’Imâm Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Moutawalli [Al-Ghounyah]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçânou l-‘Arab]
  • L’Imâm Jamâlou d-Dîn Al-Qoûnawi [Al-Qalâ-id]
  • L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [Al-Minhajou l-Qawîm]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-Khatîb Al-Misri
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [It-hâfou l-Kâ-inat]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
  • et beaucoup d’autres…

– Ainsi il ne convient pas de prêter attention aux propos des wahhabites qui accusent les gens de la Sounnah qui ont interprété ce hadîth d’être des mou’attil (négateur/athée). Ces mêmes wahhabites qui prétendent qu’il s’agit d’une descente véritable de Allâh tout comme l’a prétendu Ibn Outhaymîn (wahhabite) qui a dit : « Et il s’agit d’une descente véritable qui convient à Allâh. Et les négateurs (ahlou t-Ta’tîl) l’ont interprété par la descente de Son ordre, de Sa miséricorde ou d’un de parmi Ses anges » [Dans son commentaire du livre Loum’atou l-I’tiqâd]Ainsi, il est venu avec une croyance totalement opposée à celle des savants mentionnés ci-dessus.

– Cette croyance que défendent les wahhabites est propre aux mouchabbihah (anthropomorphistes) comme l’a signalé l’Imâm Ibn Hajar, lorsqu’il a dit : Les gens ont divergé sur le sens de an-nouzoûl : certains l’ont pris selon son sens apparent et son sens propre (haqîqi), et ce sont les corporalistes (al-Mouchabbihah), et Allâh est exempt de ce qu’ils disent. [Charh Sahîh Al-Boukhâri], et cette croyance que prône Ibn ‘Outhaymîn est celle que prônait l’ancêtre des moujassimah, Aboû ‘Abdi l-Lâh Ibn Karrâm qui prétendait que ce qu’il adore est concerné par le changement de lieu, le déplacement et la descente [voir à ce sujet le livre de l’Imâm Ach-Charastâni : ici].

– Le Chaykh Ibn Hamdân a dit : « Le hadîth du nouzoûl et ce qui est similaire dont la chaîne de transmission est authentique ne doivent pas être pris selon le sens apparent » [Nihâyatou l-Moubtadi-în].

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le hadîth du nouzoûl : ici.

– Voici d’autres citations précieuses de l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i dans la croyance :

  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « La limite de notre connaissance de Allâh c’est d’avoir la certitude que Son existence, ta’âlâ, est sans comment et sans endroit » [Hikam ach-Chaykh Ahmad Ar-Rifâ’i Al-Kabîr]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Préservez vos croyances de l’attachement au sens apparent de ce qui n’est pas explicite parmi les expressions du Livre [le Qour-ân] et de la Sounnah, car c’est une des sources de mécréance » [Al-Bourhân al-Mou-ayyad]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Allâh n’est pas incarné dans quoi que ce soit et rien n’est incarné en Lui. Allâh est exempt d’être contenu dans un endroit tout comme Il est exempt d’être limité par le temps. Son existence prime sur la création de l’endroit et du temps et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Allâh ta’âlâ n’est pas limité par les quantités ni inclus par les étendues ni englobé par les directions ni contenu par les cieux et Allâh moustawin ‘ala l-‘arch –le Trône– dans le sens qu’Il dit et qu’Il vise, d’un istiwâ qui est exempt du contact, de l’établissement, de l’occupation d’un endroit, du déplacement ou du changement. Il n’est pas porté par le trône, au contraire, le Trône et les anges qui portent le Trône sont maintenus par Sa toute-puissance et dominés par Lui. Il est fawqa l-‘arch –supérieur au Trône– et fawqa koulli chay– supérieur à toute chose– jusqu’aux cieux, d’une fawqiyyah- supériorité– qui ne Le rend pas plus proche du Trône ou des cieux mais qui veut dire qu’Il a l’élévation du mérite par rapport au Trône tout comme Il a l’élévation du mérite par rapport aux cieux » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Allâh n’est pas un corps doté d’une image, Il n’est pas non plus une substance élémentaire, Il ne ressemble pas aux corps, dans le sens où Il n’est pas limité, ou divisé. Il n’est pas une substance et Il n’est pas composé de substance, Il n’est pas un attribut des substances et n’existe pas dans un attribut des substances. Non, Il ne ressemble pas aux choses qui existent, rien de semblable à Lui n’existe. {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} (layça kamithlihi chay) ce qui a pour sens : « Rien n’est tel que Lui », et Il n’est pas comme quoi que ce soit. Il n’est pas limité ni circonscrit. Il n’est pas entouré par les directions, et Il n’est pas contenu par les cieux. » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit au sujet de Allâh : « Il est exempt du changement et du déplacement » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit au sujet de Allâh : « Il parle, Il ordonne, interdit, promet et menace par une parole qui n’a ni début ni fin et qui est propre à Son Être. Elle n’a pas de ressemblance avec la parole des créatures. Elle n’est pas un son produit par l’écoulement de l’air ou par le choc de corps entre eux, ni des lettres qui sont prononcées en fermant une lèvre ou en bougeant une langue. » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Nous croyons que Moûçâ a entendu la parole de Allâh sans lettre, ni son. » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit au sujet de Allâh: « Il entend sans oreille, Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans œil] et Il parle sans langue. Allâh est éternel sans début ainsi que Ses attributs, Il n’a pas d’attributs qui entre en existence, Sa parole n’est pas par les lettres et les sons, mais les lettres et les sons sont une expression de Sa parole. Et Allâh ta’âlâ n’est pas un corps, ni une substance (jawhar), ni une caractéristique des substances (‘arad), Il n’est ni sur (ou au-dessus d’) un endroit, ni dans un endroit mais Il existe de toute éternité alors que le temps et l’endroit n’existaient pas. Et Allâh ta’âlâ n’est pas une image, et tout ce que tu t’imagines ou te représentes dans ton esprit, sache que c’est Allâh qui en est Le Créateur, et Allâh ne ressemble à rien de ce qu’Il crée, Son Être ne ressemble pas aux êtres des créatures, tout comme Ses attributs ne ressemblent pas aux attributs des créatures, tout comme Il le dit : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ الْبَصِيرُ} [ce qui a pour sens : ] « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui qui a pour attribut l’ouïe et la vue ».» [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Les gens du paradis verront leur Seigneur, avec leurs yeux sans ressemblance, sans Le cerner, sans comment, sans qu’Il soit de face, sans qu’Il soit dans un endroit ni dans l’une des six directions » [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah]

– Article à consulter : L’Imâm An-Nawawi explique ce qu’est le soufisme (tasawwouf).

Imâm Al-Mâtourîdi : Allâh existe sans endroit

Sujet : Allâh existe sans endroit

   

Dans son livre « Kitâb At-Tawhîd » (page 132 de cette édition), l’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi a dit :

« إن الله سبحانه كان ولا مكان، وجائز ارتفاع الأمكنة وبقاؤه على ما كان، فهو على ما كان، وكان على ما عليه الآن، جلَّ عن التغـيُّر والزوال والاستحالة »

« Allâh soubhânah existe de toute éternité alors qu’il n’y a pas d’endroit de toute éternité. Il est possible que les endroits cessent d’exister, mais Lui demeure toujours tel qu’Il est, Il est tel qu’Il est de toute éternité et Il est tel qu’Il est maintenant. Il est exempt du changement, de l’anéantissement et de l’évolution d’un état à un autre »

Informations utiles :

– L’Imâm de Ahlou s-Sounnah Aboû Mansoûr Mouhammad Ibn Mouhammad As-Samarqandi Al-Mâtourîdi est un savant du Salaf (C’est-à-dire ayant vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), il est décédé en 333 de l’Hégire (رحمه الله). Un très grand nombre de savants ont fait son éloge et le considèrent comme l’un des plus grands défenseurs de la croyance de Ahlou s-sounnah wa-l jamâ’ah.

– En effet, il a défendu la religion et a exposé les fondements de la croyance de Ahlou s-Sounnah sur laquelle étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis en apportant les preuves textuelles du Qour-ân et du hadîth ainsi que les preuves rationnelles, tout en répliquant aux faux-semblants des mou’tazilah et des mauvais innovateurs, en débattant contre eux en public et en les confrontant dans leurs discussions jusqu’à les réduire au silence. Il a lutté pour donner la victoire à la Sounnah et il a revivifié la Loi de l’Islâm au point qu’on l’a surnommé l’Imâm de Ahlou s-Sounnah.

– Ici, l’Imâm Al-Mâtourîdi confirme la croyance des gens de la vérité sur le fait que Allâh existe sans endroit, qu’Il est exempt du changement, de l’anéantissement et de l’évolution d’un état à un autre. Ce qui veut dire que tout ceci est exclu s’agissant de Allâh et impossible à Son sujet soubhânahou wa ta’âlâ.

– L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi (m.333 H.) a dit aussi : « Quant au sens de l’élévation des mains vers le ciel, ce geste est fait à titre d’adoration. En effet, il appartient à Allâh d’ordonner à Ses esclaves de L’adorer comme Il le veut et de les orienter vers la direction qu’Il veut. La croyance de celui qui a pensé qu’on lève les yeux vers le ciel parce que Allâh serait dans cette direction est équivalente à la croyance, entre autres, de celui qui prétend que Allâh est en direction du sous-sol du fait qu’il pose son front par terre en s’orientant dans la prière. C’est comme la croyance de celui qui prétend que Allâh se trouve à l’Est ou à l’Ouest lorsqu’il s’oriente dans ces directions dans la prière ou en direction de La Mecque quand il se rend au pèlerinage. Gloire à Allâh Qui est exempt de tout cela »  [Dans son livre Kitâb at-Tawhîd]

-Également, pour confirmer la vision des croyants qu’ils auront de Allâh dans l’au-delà, l’Imâm Al-Mâtourîdi a dit : « Si quelqu’un dit : « Comment Allâh sera vu ? » On lui dit : « Sans comment » car le comment advient à celui qui a une image, Il sera vu sans être qualifié d’une image, d’une position debout, assise, adossée ou suspendue, d’un contact ou d’une séparation, sans qu’Il soit de face ou de dos, court ou long, lumière ou obscurité, immobile ou en mouvement, en contact ou séparé, extérieur ou intérieur et sans aucun sens que l’imagination pourrait retenir ou que la raison pourrait estimer car Il est totalement exempt de tout cela ». [Kitâb At-Tawhîd]

Le Chaykh Al-Mârighni parle des attributs de Allâh

Sujet : Les attributs de Allâh

 

Dans son livre « Ach-Chadharâtou dh-Dhahabiyyah » (page 42 cette édition), le Chaykh Al-Mârighni Az-Zaytoûni Al-Mâliki a dit :

« ولا يتصف سبحانه بالحركة والسكون، ولا بالكبر والصغر، ولا بالطول والقصر، ولا بالقرب والبعد بالمسافة، ولا بغير ذلك من صفات الحوادث »

« Allâh soubhânah n’est pas caractérisé par le mouvement et l’immobilité, ni par le fait d’être grand [de taille] ou petit, ni par la longueur ni la petitesse, ni par la proximité et l’éloignement par la distance, ni par autre que cela parmi les caractéristiques des créatures »

Informations utiles :

– Le Chaykh, Al-‘Allâmah (l’illustre savant) Ibrâhîm Ibnou Ahmad Al-Mârighni At-Toûniçi Az-Zaytoûni Al-Mâliki est décédé 1349 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 85 ans. Il était l’un des savants de référence de l’université Az-Zaytoûnah en Tunisie. Il faisait d’ailleurs partie des chouyoûkh du grand Chaykh Ibnou ‘Âchoûr Az-Zaytoûni Al-Mâliki.  

– Ce livre « Ach-Chadharâtou dh-Dhahabiyyah » est un commentaire de la Mandhoûmah du Chaykh ‘Abdou l-Majîd Ach-Charnoûbi Al-Mâliki Al-Azhari -m.1348 H.- (رحمه الله). Il a reçu l’agrément des savants de Zaytoûnah, ils l’ont approuvé, l’ont déclaré conforme à la croyance sunnite et ils l’ont choisi comme livre d’enseignement de référence à Zaytoûnah.

– Ici, le Chaykh Al-Mârighni Az-Zaytouni mentionne des points importants concernant la croyance :

– 1. Allâh n’est pas caractérisé par le mouvement ou l’immobilité ;

– 2. Allâh n’est pas concerné par la taille. Ainsi lorsque nous disons « Allâh Akbar » cela ne signifie pas que Allâh est Le plus grand du point de vu de la taille, mais cela signifie que Allâh mérite plus de vénération et de glorification que tout autre, qu’Il est le plus éminent.

– 3. Allâh n’est pas concerné par la proximité et l’éloignement par la distance. À ce sujet :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah a dit : « Al-qourb (la proximité) ou al-bou’d (l’éloignement) par rapport à Allâh ta’âlâ n’est pas une proximité ou un éloignement par la voie de la distance mais cela est dans le sens de l’attribution d’honneur ou d’humiliation.  L’obéissant est qarîb [hororé par Allâh] sans comment (bila kayf) et le désobéissance est ba’îd [humilié par Allâh] sans comment (bila kayf) » [Al-Fiqhou l-Akbar]
  •  Le Loughawi Ibn Mandhoûr a dit : « Ce qui est visé par “al-qourb” (la proximité) de l’esclave vis-à-vis de Allâh ta’âlâ c’est la proximité de l’agrément de Allâh par les évocations et les actes de vertus et il n’est pas visé par cela la proximité [physique] de Allâh Lui-même ni la proximité de l’endroit car ceci fait partie des attributs des corps et Allâh est exempt de cela » [Liçânou l-‘Arab]
  • Le Chaykh Al-Kawthari qui a dit : « Al-qourb (le rapprochement) envers Allâh n’est pas en terme de distance, et  al-bou’d (l’éloignement) envers Lui n’est pas en terme de distance » [Maqalâtou l-Kawthari].

– 4. Allâh n’est pas concerné par l’ensemble des caractéristiques des créatures.

– Voici d’autres citations précieuses du Chaykh Al-Mârighni Al-Mâliki : 

  • Le Chaykh Al-Mârighni a rapporté l’unanimité sur le fait qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance, par sa parole : « … et la mauvaise croyance comme la croyance que le monde n’a pas de début ou qu’il y aurait plusieurs divinités ou que Allâh ta’âlâ serait un corps, et celui qui a cette croyance est mécréant à l’unanimité » [Tâli’ou l-Bouchrâ]
  • Le Chaykh Al-Mârighni Az-Zaytoûni At-Toûniçi Al-Mâliki a dit concernant les choses qui sont impossibles au sujet de Allâh : « Comme le fait qu’Il ait, c’est-à-dire Allâh ta’âlâ, une direction. Ainsi, Il n’a pas de dessus, ni de dessous, ni de devant, ni de derrière, ni de droite ni de gauche ; ou qu’Il ait, ta’âlâ, un endroit » [Tâli’ou l-Bouchrâ]
  • Le Chaykh Al-Mârighni Az-Zaytoûni At-Toûniçi Al-Mâliki a dit : « Si tu trouves dans la parole de Allâh ou la parole de Son Messager ce qui laisserait croire à une ressemblance [de Allâh avec Ses créatures] alors tu ne dois pas en croire le sens apparent, du fait de l’unanimité des savants qu’il faut en réaliser l’interprétation (ta-wîl), c’est-à-dire le détourner de son sens apparent  » [Tâli’ou l-Bouchrâ]

Chaykh Ibn ‘Allân As-Siddîqi : La croyance de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal

Sujet : La croyance de l’Imâm Ahmad

 

Dans son livre « Al-Foutoûhâtou r-Rabbâniyyah ‘ala l-Adhkâr An-Nawâwiyyah » (tome 3 page 133 de cette édition), le Chaykh Ibn ‘Allân As-Siddîqi a dit :

« وأنّه -أي الله- تعالى منزّه عن الجهة والمكان والجسم وسائر أوصاف الحدوث، وهذا معتقد أهل الحقّ ومنهم الإمام أحمد، وما نسبه إليه بعضهم من القول بالجهة أو نحوها كذب صراح عليه وعلى أصحابه المتقدمين كما أفاده ابن الجوزي من أكابر الحنابلة، وما وقع في كلام بعض المحدّثين والفقهاء ممّا يوهم الجهة أو التجسيم أوّله العلماء، وقالوا إنّ ظاهره غير مراد، فعليك بحفظ هذا الاعتقاد، واحذر زيغ المجسّمة والجهمية أرباب الفساد »

« Allâh ta’âlâ est exempt de la direction, de l’endroit, du corps et de toutes les caractéristiques de ce qui entre en existence. Ceci est la croyance des gens de la vérité, parmi lesquels figure l’Imâm Ahmad [Ibn Hanbal]. Quant à ce que certains lui ont attribué comme parole affirmant une direction ou des choses semblables, c’est un mensonge manifeste à son encontre ainsi qu’à l’encontre de ses premiers compagnons, comme l’a expliqué Ibn Al-Jawzi, l’un des grands savants hanbalites. Et ce qui est rapporté dans les propos de certains spécialistes du hadîth et juristes, parmi les expressions qui pourraient laisser croire à une direction ou à l’anthropomorphisme (tajsîm), a été interprété par les savants, qui ont affirmé que leur sens apparent n’est pas voulu. Attache-toi donc à préserver cette croyance et prends garde à l’égarement des anthropomorphistes (moujassimah) et des jahmites, les gens de la corruption. »

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), le Moufassir (exégète), Mouhammad Ibn ‘Allân As-Siddîqi Ach-Châfi’i Al-Bakri Al-Makki est décédé en 1057 de l’Hégire (رحمه الله).

  • Az-Zirikli a dit de lui : « Il est un Moufassir (exégète du Qour-ân), et un savant dans le hadîth » [Al-A’lâm]

– Son livre « Al-Foutoûhâtou r-Rabbâniyyah » est un commentaire du célèbre livre « Al-Adhkâr » de l’Imâm An-Nawawi. Le Chaykh Ibn ‘Allân a également composé un commentaire du livre « Riyâdou s-Sâlihîn » de l’Imâm An-Nawawi, intitulé « Dalîlou l-Fâlihîn li Tourouqi Riyâdi s-Sâlihîn».

– Ici, le Chaykh Ibn ‘Allân parle de la croyance des gens de la vérité et confirme que Allâh existe sans endroit, sans direction, qu’Il n’est pas un corps et qu’Il n’a aucune ressemblance avec les créatures. Puis il précise que cette croyance est également celle de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, et que les paroles l’accusant d’attribuer à Allâh la direction et ce qui est similaire, ne sont que de la calomnie à son encontre.

– Il mentionne également que l’Imâm Ibnou l-Jawzi a innocenté l’Imâm Ahmad des mensonges et calomnies propagés par les moujassimah (anthropomorphistes).

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste des chaînes de transmission du hadîth), le Moufassir (exégète) ‘Abdou r-Rahmân Ibnou ‘Ali connu sous le nom de Ibnou l-Jawzi le Hanbalite, est né en 508 à Baghdâd et il est décédé en 597 de l’Hégire à Baghdâd  (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 845 ans.

– Ibnou l-Jawzi fait partie des piliers des hanbalites. Il a écrit un livre appelé « Daf’ou Choubahi t-Tachbîh » pour répliquer à ceux qui ont attribué le corps à Allâh tout en se réclamant de l’école de l’Imâm Ahmad alors que l’Imâm Ahmad est innocent de ce qu’ils ont pris pour croyance. L’Imâm Ibnou l-Jawzi est à lui seul une armée contre les moujassimah qui se réclament hanbalites.

– Nombreux sont les savants qui ont innocenté l’Imâm Ahmad de la croyance des moujassimah (corporalistes). Parmi eux :

  • Le grand savant Hanbalite, l’Imâm Ibnou l-Jawzi (رحمه الله), un pilier dans l’école de l’Imâm Ahmad, qui a dit : « Ahmad (C’est-à-dire l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal) n’a jamais attribué de direction à Al-Bârî (Le Créateur : c’est-à-dire Allâh)» [Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah (رحمه الله) qui a dit : « Certes l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal n’a jamais attribué de direction à Al-Bârî (Le Créateur : c’est-à-dire Allâh)» [Îdâhou d-Dalîl]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami (رحمه الله) qui a dit : « La croyance de l’Imâm de la Sounnah, Ahmad Ibn Hanbal (رضي الله عنه), est conforme à la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah en ce qui concerne l’exemption totale et parfaite de Allâh ta’âlâ de ce que disent les injustes, et les négateurs, d’une totale exemption de la direction et de la corporalité et autre que cela de parmi l’ensemble des attributs d’imperfection, plus encore, Il est exempt de tous les attributs ne comportant pas une perfection absolue. Et ce qui s’est propagé chez les ignorants qui se réclament de cet illustre Imam Moujtahid, qu’il aurait dit quelque chose au sujet de la direction ou ce qui est de cet ordre, ce ne sont que des mensonges et des calomnies qui lui sont attribués mensongèrement. Que Allâh maudisse celui qui lui attribue cela ou l’accuse de ces défauts dont Allâh l’a innocenté. Le Hâfidh, preuve et modèle, l’Imâm Abou l-Farâj Ibnou l-Jawzi, qui est l’un des imams de son école, et qui est innocent de cette horrible et ignoble souillure, a clarifié que tout ce qui lui a été attribué à ce sujet n’est que mensonge, invention et calomnie, et que ses textes sont explicites quant à la fausseté de cela et quant à l’exemption de Allâh ta’âlâ de ces choses. Sache donc cela, car c’est important. » [Al-Fatâwâ Al-Hadîthiyyah]
  • Et d’autres.

– Le Hâfidh Taqiyyou d-Dîn Ibnou Salâh (m.643 H.) a dit : « Allâh a éprouvé deux imams à travers leurs compagnons, alors qu’ils sont innocents [de leurs égarements] :  Ahmad Ibnou Hambal a été éprouvé par les moujassimah (corporalistes) et Ja’far As-Sâdiq a été éprouvé par les râfidah (groupe chiite) » [rapporté par Tâjou d-Dîn As-Soubki dans Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]

– L’Imâm Ibnou Châhîn (m. 385 H.) a dit : « Deux hommes vertueux ont été éprouvés par leurs compagnons pervers : Ja’far Ibnou Mouhammad (As-Sâdiq) et Ahmad Ibnou Hambal » [rapporté par Ibnou ‘Açâkir dans Tabyînou kadhibi l-Mouftarî]

– En revanche, il a été rapporté de la part de l’Imâm Ahmad qu’il niait le corps au sujet de Allâh [Rapporté par l’Imâm Abou l-Fadl At-Tamîmi], et qu’il considérait mécréant ceux qui ont pris pour croyance que Allâh serait un corps ou qu’Il serait dans une direction [Rapporté par Al-Qarâfi et Ibn Hajar Al-Haytami] et [Rapporté par Ahmad Aboû Mouhammad Al-Baghdâdi et Az-Zarkachi].

– L’Imâm Ahmad Ibn Hambal a dit : « Devient mécréant celui qui fait ressembler Allâh à Sa créature » [Rapporté par Ibn Hamdân Al-Hambali dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]

– L’Imâm Ahmad [Ibn Hambal] a été interrogé au sujet de l’istiwâ [de Allâh], il a dit : « Istawâ tel qu’Il l’a porté à notre connaissance, et non pas comme cela pourrait passer par l’imagination des humains.» [Rapporté par l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i]

– Cette citation de l’Imâm Ahmad a également été rapportée par :

  • L’Imâm Ibnou ‘Abdi s-Salâm dans son livre « Hallou r-Roumoûz » ;
  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni dans son livre « Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad » ;
  • Le Chaykh Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hambali dans son tafsîr ;
  • Le Chaykh Ahmad Zarroûq Al-Fâçi dans son Charh ‘Aqîdati l-Imâm Al-Ghazâli ;
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli dans ses fatâwâ ;
  • Le Chaykh ‘Alwân Ibn ‘Atiyyah Al-Houçayni Al-Hamawi dans son livre « Bayân Al-Ma’âni » ;
  • Le Chaykh An-Nafrâwi Al-Azhari dans son livre « Al-Fawâkih Ad-Dawâni » ;
  • Le Chaykh Mouhammad Ibnou Soulaymân Al-Halabi dans son livre « Noukhbatou l-La-âlî » ;
  • Et d’autres qu’eux.

– Ibnou Kathîr mentionne également, la position de l’Imâm Ahmad concernant l’istiwâ de Allâh, qui est d’y croire sans assimilation, sans comment et sans prendre le sens apparent (comme la position assise ou l’établissement). [Dans son Tafsîr]

– De même, l’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a mentionné la position de l’Imâm Ahmad face aux textes équivoques (moutachâbih), qui est d’y croire dans leur globalité, tout en exemptant Allâh de la kayfiyyah (caractéristiques des créatures) et de l’assimilation (tachbîh) [Dans son livre Fath Al-Bârî].

– Sachez également, que l’Imâm Ahmad a quelquefois pratiqué l’interprétation (ta-wîl) détaillée. En effet, il est confirmé qu’il a interprété le verset {وجاء ربك} « wa jâ-a Rabbouka » en disant : le sens est que viendra l’ordre de ton Seigneur ; ou les manifestations de Sa toute puissance ; ou sa récompense.

– Cette interprétation de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal a été mentionnée dans de nombreux ouvrages de savants. Parmi eux :

– Le Chaykh Ibn Hamdân Al-Hanbali a dit : « Et [l’Imâm] Ahmad a certes interprété certains versets et certains hadîths comme le verset de an-najwâ, ainsi que Sa parole { أَن يَأْتِيَهُمُ اللّهُ} [an ya-tiyahoumou l-Lâh] et il a dit qu’il s’agit de Sa puissance (c’est-à-dire les manifestations de Sa toute puissance) et Son ordre. Et Sa parole {وَجَاء رَبُّكَ} [wa jâ-a rabbouk] et il a dit qu’il s’agit de Sa puissance. Et Ibnou l-Jawzi [Al-Hambali] a mentionné ces deux interprétations [de l’Imâm Ahmad] dans « Al-Minhâj » et il a, quant à lui, penché vers le fait de prendre les versets tels qu’ils sont parvenus sans en donner d’explications, et Ibn ‘Aqîl [Al-Hambali] a interprété de nombreux versets et khabar. Et [l’Imâm] Ahmad a interprété la parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) : « الحجر الأسود يمين الله في الارض » [al-hajarou l-aswad yamînou l-Lâhi fi l-ard] et ce qui est similaire » [Nihâyatou l-Moubtadi-în]. Cela nous indique que bien que la voie majoritaire des savants du Salaf était de ne pas procéder à l’interprétation, il est toutefois arrivé que certains d’entre eux, à l’image de l’Imâm Ahmad Ibn Hambal, la pratiquait dans certains cas. Et il en est de même concernant les savants du madh-hab Hambalite.

– Le Chaykh, le Chahîd, Nizâr Al-Halabi a dit : « L’Imâm Ahmad Ibnou Hambal, concernant la parole de Allâh ta’âlâ : {الرحمن على العرش استوى} (Ar-Rahmân ‘ala l-‘archi stawâ) il a dit : « Istawâ tel qu’Il l’a porté à notre connaissance, et non pas comme cela pourrait passer par l’imagination des humains. ». Et Qu’est-ce que Allâh a porté à notre connaissance ? [Le verset] {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} (layça kamithlihî chay) [soûrat Ach-Choûrâ / 11] qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». Qu’est-ce que Allâh a porté à notre connaissance ?  [Le verset] { وَلِلّهِ المَثَلُ الأَعلَى } (wa li l-Lâhi l-Mathalou l-A’lâ) [Soûrat An-Nahl/ 60 ] qui signifie : « Allah a les attributs qui n’ont aucune ressemblance avec les attributs d’autres que Lui ». Qu’est-ce que Allâh a porté à notre connaissance ? [Le verset] { فَلاَ تَضْرِبُوا للهِ الأَمْثَال } (falâ tadribou li l-Lâhi l-Amthâl) [Sourat An-Nahl / 74] qui signifie : « N’attribuez pas d’équivalents à Allâh ». Ceci est le sens de « istawâ comme Il l’a porté à notre connaissance » c’est-à-dire un istiwâ qui est digne de Lui. Et ce n’est pas un istiwâ dans le sens de l’établissement (istiqrâr), ni de la position assise (joulouss) sur le piédestal (koursiyy) ou le trône (‘Arch). Et celui qui croit que le sens de ce verset est que Allâh serait assis, celui-ci n’est pas un croyant et il n’est pas permis de nommer ce genre de personne « Salafis ». Que signifie « Salaf » ? Les Salaf as-Sâlih (pieux prédécesseurs) sont les gens des trois premiers siècles de l’Hégire. Et celui qui dit que Allâh serait assis sur le trône, celui-là n’a pas la croyance des pieux prédécesseurs (as-salafou s-Sâlih) ». [Enregistrement]

Ibn Hajar Al-Haytami blâme Ibn Taymiyah et Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyyah

Sujet : L’égarement d’Ibn Taymiyah et Ibnou l-Qayyim Al-Jawziyyah

    

Dans son livre « Al-Fatâwâ Al-Hadîthiyyah » (pages 415 et 416 de cette édition), le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit :

« وإياك أنْ تصغى إلى ما في كتب ابن تيمية وتلميذه ابن قيم الجوزية وغيرهما ممن اتخذ إلهه هواه، وأضله الله على علم، وختم على سمعه وقلبه، وجعل على بصره غشاوة، فمن يهديه من بعد الله، وكيف تجاوز هؤلاء الملحدون الحدود، وتعدوا الرسوم وخرقوا سياج الشريعة والحقيقة، فظنوا بذلك أنهم على هدى من ربهم وليسوا كذلك، بل هم على أسوأ الضلال وأقبح الخصال وأبلغ الـمَقتْ والخسران وأنهى الكذب والبهتان فخذل الله متَّبِعهم وطهر الأرض من أمثالهم »

 « Et prends garde à ne pas prêter l’oreille à ce qui se trouve dans les livres d’Ibn Taymiyah, de son élève Ibn Qayyim Al-Jawziyyah et d’autres semblables, parmi ceux qui ont pris leur passion pour divinité, que Allâh a égarés malgré leur science, dont Il a scellé l’ouïe et le cœur et sur la vue desquels Il a placé un voile. Qui donc pourra les guider après Allâh ? Jusqu’où ces égarés ont-ils dépassé les limites, franchi les bornes et déchiré la protection de la Loi sacrée et de la vérité ! Ils se sont imaginés être guidés par leur Seigneur alors qu’il n’en est rien ; au contraire, ils sont dans le pire des égarements, les plus hideux des caractères, le plus grand objet de détestation et de perte, ainsi que dans le summum du mensonge et de la calomnie. Que Allâh abandonne ceux qui les suivent et purifie la terre de leurs semblables. »

Informations utiles :

– Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hajar Al-Haytami Al-Makki est né en 907 en Egypte et il est décédé en 974 de l’Hégire à La Mecque (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 460 ans. Il était un savant dans l’école de jurisprudence (madh-hab) Chafi’ite. On peut citer parmi ses chouyoûkh : Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri, le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli et bien d’autres…

– Ici, Ibn Hajar Al-Haytami met en garde contre Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim Al-Jawziyyah et les déclare explicitement comme étant des égarés.

– Dans d’autres de ses ouvrages, le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a mis en garde contre l’égarement d’Ibn Taymiyah :

  • Ibn Hajar Al-Haytami a dit : « Qui est Ibn Taymiyah pour qu’il soit pris en compte ou qu’il soit pris comme référence dans un des sujets de la religion ? Il n’est pas autre que ce qu’on dit de lui un groupe de savants qui ont observé ses propos fallacieux et ses fausses preuves jusqu’à dévoiler l’égarement dans ses écarts et la laideur de ses illusions et ses erreurs comme a dit al-‘Izz Ibn Jamâ’ah : il est un être que Allâh a égaré et qui a été dupé et qui a porté l’habit de la honte, que Allâh le fasse périr. Qu’il l’humilie et le prive suite à ses mensonges et ses fabrications » [Dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham fî Ziyârati l-qabri ch-Charîfi n-Nabawiyyi l-Moukarram]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwâ Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « Il ne faut pas se laisser duper par le reniement d’Ibn Taymiyah de la Sounnah de la visite du prophète [à sa tombe], Ibn Taymiyah est certes un esclave que Allâh a égaré, tout comme l’a dit Al-‘Izz Ibn Jamâ’ah. Et [l’Imâm] At-Taqî As-Soubki a détaillé cela dans une mise en garde contre lui dans un ouvrage spécial qu’il a composé. Et sa calomnie à l’égard du Messager de Allâh (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam) n’est pas étonnante, car il s’est même permis de calomnier au sujet de Allâh ta’âlâ, Qui est exempt de ce que disent les injustes et les négateurs, d’une totale exemption, car il Lui a attribué des gravités, comme sa prétention que Allâh serait dans une direction, ou qu’Il aurait une main, des yeux et autre que cela de parmi les choses laides et abominables, et certes beaucoup de savants l’ont déclaré mécréant, que Allâh lui accorde ce qu’il mérite, et qu’Il fasse disparaître ses suiveurs qui soutiennent ce qu’il a apporté comme mensonge au sujet de la Charî’ah ». [Dans sa Hâchiyah de Charhou l-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj]

– Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est à l’origine d’une grande discorde dans le monde musulman. Nombreux sont les savants de l’Islâm qui ont mis en garde contre lui et ont dénoncé ses multiples égarements. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis). Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibn Taymiyah sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com.

– Ibnou l-Qayyim Al-Jawziyyah est né en 691 et il est décédé en 751 de l’Hégire à Damas. Il fait partie des élèves d’Ibn taymiyah qui l’ont suivi aveuglement sur certains de ses avis contraires à l’unanimité, comme le fait de prétendre que l’enfer sera anéanti ou encore dans sa croyance de tachbîh (assimilation) et de tajsîm (attribution du corps à Allâh).

 Important : Ne pas confondre Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyyah, avec le grand savant, l’Imâm Ibn Al-Jawzi Al-Hambali (m.597 H.).

– De très nombreux savants de l’Islâm ont mis en garde contre les déviations d’Ibn Taymiyah, parmi eux :

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête» [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Hâfidh Ibn Rajab Al-Hambali a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Le Chaykh Zaynou d-Dîn Ibn Rajab Al-Hambali fait partie de ceux qui considéraient mécréant Ibn Taymiyah et il lui a répliqué. Et il disait de sa plus haute voix, dans certaines assemblées : [l’Imâm Taqiyyou d-Dîn] As-Soubki avait ses raisons de le déclarer mécréant  ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Châfi’ites ont dit qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité et a emprunté la voie des innovations blâmables » [Dans son livre Ach-Charhou s-Saghîr ‘Alâ Aqrabi l-Maçâlik]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égarés Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim »[Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabbih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (corporalisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti. […] Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]
  • Retrouvez ici une liste non exhaustive : Les savants ayant répliqué à Ibn Taymiyah.

– Articles à consulter sur notre site :

– Les paroles d’Ibn Taymiyah qui dérangent les wahhabites :

Ibn Hajar Al-Haytami parle de la croyance de l’Imâm Ahmad

Sujet : La croyance de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal

 

Dans son livre « Al-Fatâwâ Al-Hadîthiyyah » (page 415 de cette édition), le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit :

« عقيدة إمام السنة أحمد بن حنبل رضي الله عنه وأرضاه وجعل جنان المعارف متقلَّبه ومأواه وأفاض علينا وعليه من سوابغ إمتنانه وبوأه الفردوس الأعلى من جنانه، موافقة لعقيدة أهل السنة والجماعة من المبالغة التامة في تنزيه الله تعالى عما يقول الظالمون والجاحدون علوًا كبيرًا من الجهة والجسمية وغيرهما من سائر سمات النقص، بل وعن كل وَصْف ليس فيه كمال مطلق، وما اشتهر بين جهلة المنسوبين إلى هذا الإمام الأعظم المجتهد من أنه قائل بشيء من الجهة أو نحوها فكذب وبُهتان وافتراء عليه، فلعن الله من نسب ذلك إليه، أو رماه بشيء من هذه المثالب التي برَّأه الله منها، وقد بيّـن الحافظ الحجة القدوة الإمام أبو الفرج بن الجوزي من أئمة مذهبه المبرئّيـن من هذه الوصمة القبيحة الشنيعة، أنَّ كل ما نسب إليه من ذلك كذب عليه وافتراء وبهتان وأن نصوصه صريحة في بطلان ذلك، وتنزيه الله تعالى عنه فاعلم ذلك فإنه مهم »

 « La croyance de l’Imâm de la Sounnah, Ahmad Ibn Hanbal (رضي الله عنه), est conforme à la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah en ce qui concerne l’exemption totale et parfaite de Allâh ta’âlâ de ce que disent les injustes, et les négateurs, d’une totale exemption de la direction et de la corporalité et autre que cela de parmi l’ensemble des attributs d’imperfection, plus encore, Il est exempt de tous les attributs ne comportant pas une perfection absolue. Et ce qui s’est propagé chez les ignorants qui se réclament de cet illustre Imam Moujtahid, qu’il aurait dit quelque chose au sujet de la direction ou ce qui est de cet ordre, ce ne sont que des mensonges et des calomnies qui lui sont attribués mensongèrement. Que Allâh maudisse celui qui lui attribue cela ou l’accuse de ces défauts dont Allâh l’a innocenté. Le Hâfidh, preuve et modèle, l’Imâm Abou l-Farâj Ibnou l-Jawzi, qui est l’un des imams de son école, et qui est innocent de cette horrible et ignoble souillure, a clarifié que tout ce qui lui a été attribué à ce sujet n’est que mensonge, invention et calomnie, et que ses textes sont explicites quant à la fausseté de cela et quant à l’exemption de Allâh ta’âlâ de ces choses. Sache donc cela, car c’est important. »

Informations utiles :

– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), l’Imâm Aboû ‘Abdi l-Lâh Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal Ach-Chaybâni est né en 164 à Baghdâd et il est décédé en 241 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1190 ans. Il est l’Imâm de l’école Hanbalite, l’un des quatre Imams.

– Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hajar Al-Haytami Al-Makki est né en 907 en Egypte et il est décédé en 974 de l’Hégire à La Mecque (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 460 ans. Il était un savant dans l’école de jurisprudence (madh-hab) Chafi’ite. On peut citer de parmi ses chouyoûkh : Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri, le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli et bien d’autres…

– Ici, le Chaykh Al-Haytami parle de la croyance de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal et confirme qu’elle était conforme à celle de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama’âh. Il confirme que l’Imâm Ahmad reniait le corps et la direction au sujet de Allâh, ainsi que tous les attributs d’imperfection.

– Il mentionne également que l’Imâm Ibnou l-Jawzi a innocenté l’Imâm Ahmad des mensonges et calomnies propagés par les moujassimah (anthropomorphistes).

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste des chaînes de transmission du hadîth), le Moufassir (exégète) ‘Abdou r-Rahmân Ibnou ‘Ali connu sous le nom de Ibnou l-Jawzi le Hanbalite, est né en 508 à Baghdâd et il est décédé en 597 de l’Hégire à Baghdâd  (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 845 ans.

– Ibnou l-Jawzi fait partie des piliers des hanbalites. Il a écrit un livre appelé « Daf’ou Choubahi t-Tachbîh » pour répliquer à ceux qui ont attribué le corps à Allâh tout en se réclamant de l’école de l’Imâm Ahmad alors que l’Imâm Ahmad est innocent de ce qu’ils ont pris pour croyance. L’Imâm Ibnou l-Jawzi est à lui seul une armée contre les moujassimah qui se réclament hanbalites.

– Nombreux sont les savants qui ont innocenté l’Imâm Ahmad de la croyance des moujassimah (corporalistes). Parmi eux :

  • Le grand savant Hanbalite, l’Imâm Ibnou l-Jawzi (رحمه الله), un pilier dans l’école de l’Imâm Ahmad, qui a dit : « Ahmad (C’est-à-dire l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal) n’a jamais attribué de direction à Al-Bârî (Le Créateur : c’est-à-dire Allâh)» [Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah (رحمه الله) qui a dit : « Certes l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal n’a jamais attribué de direction à Al-Bârî (Le Créateur : c’est-à-dire Allâh)» [Îdâhou d-Dalîl]
  • Le Chaykh Ibn ‘Allân As-Siddîqi (رحمه الله) qui a dit : « Allâh ta’âlâ est exempt de la direction, de l’endroit, du corps et de toutes les caractéristiques de ce qui entre en existence. Ceci est la croyance des gens de la vérité, parmi lesquels figure l’Imâm Ahmad [Ibn Hanbal]. Quant à ce que certains lui ont attribué comme parole affirmant une direction ou des choses semblables, c’est un mensonge manifeste à son encontre ainsi qu’à l’encontre de ses premiers compagnons, comme l’a expliqué Ibn Al-Jawzi, l’un des grands savants hanbalites» [Al-Foutoûhâtou r-Rabbâniyyah]
  • Et d’autres.

– Le Hâfidh Taqiyyou d-Dîn Ibnou Salâh (m.643 H.) a dit : « Allâh a éprouvé deux imams à travers leurs compagnons, alors qu’ils sont innocents [de leurs égarements] :  Ahmad Ibnou Hambal a été éprouvé par les moujassimah (corporalistes) et Ja’far As-Sâdiq a été éprouvé par les râfidah (groupe chiite) » [rapporté par Tâjou d-Dîn As-Soubki dans Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]

– L’Imâm Ibnou Châhîn (m. 385 H.) a dit : « Deux hommes vertueux ont été éprouvés par leurs compagnons pervers : Ja’far Ibnou Mouhammad (As-Sâdiq) et Ahmad Ibnou Hambal » [rapporté par Ibnou ‘Açâkir dans Tabyînou kadhibi l-Mouftarî]

– En revanche, il a été rapporté de la part de l’Imâm Ahmad qu’il niait le corps au sujet de Allâh [Rapporté par l’Imâm Abou l-Fadl At-Tamîmi], et qu’il considérait mécréant ceux qui ont pris pour croyance que Allâh serait un corps ou qu’Il serait dans une direction [Rapporté par Al-Qarâfi et Ibn Hajar Al-Haytami] et [Rapporté par Ahmad Aboû Mouhammad Al-Baghdâdi et Az-Zarkachi].

– L’Imâm Ahmad Ibn Hambal a dit : « Devient mécréant celui qui fait ressembler Allâh à Sa créature » [Rapporté par Ibn Hamdân Al-Hambali dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]

– L’Imâm Ahmad [Ibn Hambal] a été interrogé au sujet de l’istiwâ [de Allâh], il a dit : « Istawâ tel qu’Il l’a porté à notre connaissance, et non pas comme cela pourrait passer par l’imagination des humains.» [Rapporté par l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i]

– Cette citation de l’Imâm Ahmad a également été rapportée par :

  • L’Imâm Ibnou ‘Abdi s-Salâm dans son livre « Hallou r-Roumoûz » ;
  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni dans son livre « Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad » ;
  • Le Chaykh Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hambali dans son tafsîr ;
  • Le Chaykh Ahmad Zarroûq Al-Fâçi dans son Charh ‘Aqîdati l-Imâm Al-Ghazâli ;
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli dans ses fatâwâ ;
  • Le Chaykh ‘Alwân Ibn ‘Atiyyah Al-Houçayni Al-Hamawi dans son livre « Bayân Al-Ma’âni » ;
  • Le Chaykh An-Nafrâwi Al-Azhari dans son livre « Al-Fawâkih Ad-Dawâni » ;
  • Le Chaykh Mouhammad Ibnou Soulaymân Al-Halabi dans son livre « Noukhbatou l-La-âlî » ;
  • Et d’autres qu’eux.

– Ibnou Kathîr mentionne également la position de l’Imâm Ahmad concernant l’istiwâ de Allâh, qui est d’y croire sans assimilation, sans comment et sans prendre le sens apparent (comme la position assise ou l’établissement). [Dans son Tafsîr]

– De même, l’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a mentionné la position de l’Imâm Ahmad face aux textes équivoques (moutachâbih), qui est d’y croire dans leur globalité, tout en exemptant Allâh de la kayfiyyah (caractéristiques des créatures) et de l’assimilation (tachbîh) [Dans son livre Fath Al-Bârî].

– Sachez également, que l’Imâm Ahmad a quelquefois pratiqué l’interprétation (ta-wîl) détaillée. En effet, il est confirmé qu’il a interprété le verset {وجاء ربك} « wa jâ-a Rabbouka » en disant : le sens est que viendra l’ordre de ton Seigneur ; ou les manifestations de Sa toute puissance ; ou sa récompense.

– Cette interprétation de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal a été mentionnée dans de nombreux ouvrages de savants. Parmi eux :

– Le Chaykh Ibn Hamdân Al-Hanbali a dit : « Et [l’Imâm] Ahmad a certes interprété certains versets et certains hadîths comme le verset de an-najwâ, ainsi que Sa parole { أَن يَأْتِيَهُمُ اللّهُ} [an ya-tiyahoumou l-Lâh] et il a dit qu’il s’agit de Sa puissance (c’est-à-dire les manifestations de Sa toute puissance) et Son ordre. Et Sa parole {وَجَاء رَبُّكَ} [wa jâ-a rabbouk] et il a dit qu’il s’agit de Sa puissance. Et Ibnou l-Jawzi [Al-Hambali] a mentionné ces deux interprétations [de l’Imâm Ahmad] dans « Al-Minhâj » et il a, quant à lui, penché vers le fait de prendre les versets tels qu’ils sont parvenus sans en donner d’explications, et Ibn ‘Aqîl [Al-Hambali] a interprété de nombreux versets et khabar. Et [l’Imâm] Ahmad a interprété la parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) : « الحجر الأسود يمين الله في الارض » [al-hajarou l-aswad yamînou l-Lâhi fi l-ard] et ce qui est similaire » [Nihâyatou l-Moubtadi-în]. Cela nous indique que bien que la voie majoritaire des savants du Salaf était de ne pas procéder à l’interprétation, il est toutefois arrivé que certains d’entre eux, à l’image de l’Imâm Ahmad Ibn Hambal, la pratiquait dans certains cas. Et il en est de même concernant les savants du madh-hab Hambalite.

– Le Chaykh, le Chahîd, Nizâr Al-Halabi a dit : « L’Imâm Ahmad Ibnou Hambal, concernant la parole de Allâh ta’âlâ : {الرحمن على العرش استوى} (Ar-Rahmân ‘ala l-‘archi stawâ) il a dit : « Istawâ tel qu’Il l’a porté à notre connaissance, et non pas comme cela pourrait passer par l’imagination des humains. ». Et Qu’est-ce que Allâh a porté à notre connaissance ? [Le verset] {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} (layça kamithlihî chay) [soûrat Ach-Choûrâ / 11] qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». Qu’est-ce que Allâh a porté à notre connaissance ?  [Le verset] { وَلِلّهِ المَثَلُ الأَعلَى } (wa li l-Lâhi l-Mathalou l-A’lâ) [Soûrat An-Nahl/ 60 ] qui signifie : « Allah a les attributs qui n’ont aucune ressemblance avec les attributs d’autres que Lui ». Qu’est-ce que Allâh a porté à notre connaissance ? [Le verset] { فَلاَ تَضْرِبُوا للهِ الأَمْثَال } (falâ tadribou li l-Lâhi l-Amthâl) [Sourat An-Nahl / 74] qui signifie : « N’attribuez pas d’équivalents à Allâh ». Ceci est le sens de « istawâ comme Il l’a porté à notre connaissance » c’est-à-dire un istiwâ qui est digne de Lui. Et ce n’est pas un istiwâ dans le sens de l’établissement (istiqrâr), ni de la position assise (joulouss) sur le piédestal (koursiyy) ou le trône (‘Arch). Et celui qui croit que le sens de ce verset est que Allâh serait assis, celui-ci n’est pas un croyant et il n’est pas permis de nommer ce genre de personne « Salafis ». Que signifie « Salaf » ? Les Salaf as-Sâlih (pieux prédécesseurs) sont les gens des trois premiers siècles de l’Hégire. Et celui qui dit que Allâh serait assis sur le trône, celui-là n’a pas la croyance des pieux prédécesseurs (as-salafou s-Sâlih) ». [Enregistrement]

La prédestination de Allâh ne change pas [Hadîth]

Sujet : L’invocation ne change pas la prédestination

 

Dans son célèbre recueil de hadîth sahîh, l’Imâm Mouslim rapporte d’après Thawbân que le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« و إن ربي قال: يا محمد إني إذا قضيت قضاء فإنه لا يرد »

« Certes mon Seigneur a dit : Ô Mouhammad ! Si J’ai décrété une chose, alors elle ne sera jamais changée. »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Mouslim Ibnou Al-Hajjâj Ibnou Mouslim Al-Qouchayri An-Nayçâboûri, l’auteur du célèbre recueil de Hadîth authentique (sahîh) connu sous le nom de « Sahîh Mouslim » est né en 202 et il est décédé en 261 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1170 ans. Il est une référence incontournable dans la science du Hadîth.

– Ce hadîth authentique rapporté par Mouslim indique clairement que la prédestination de Allâh ne change pas.

– Ce hadîth est également rapporté par :

  • Aboû Dâwoûd dans ses Sounan
  • At-Tirmidhi dans son Jâmi’
  • Ahmad dans son Mousnad
  • Ibn Hibbân dans son Sahîh

– L’un des points fondamentaux de la croyance musulmane est de croire que tout ce qui existe est prédestiné par Allâh et que rien ne change Sa Prédestination, pas même les invocations.

– La volonté de Allâh, qui est de toute éternité, se réalise immanquablement. Il ne saurait y avoir ni manquement ni changement. Toute chose dont Allâh veut l’existence par Sa volonté exempte de début, existera nécessairement dans le moment où Allâh veut qu’elle existe. Et ce dont Allâh ne veut pas l’existence, cela n’existe pas et n’entrera jamais en existence.

Aboû Dâwoûd a rapporté dans ses Sounan que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a enseigné à l’une de ses filles :

ما شاءَ اللهُ كانَ وما لَمْ يَشَأْ لَمْ يَكُنْ 

ce qui a pour sens : « Ce que Allâh veut est, et ce que Allâh ne veut pas n’est pas. »

– Ainsi, rien ne peut changer la prédestination de Allâh qui est éternelle exempte de début, ni l’invocation de celui qui invoque, ni l’aumône de celui qui la donne, ni la prière de celui qui l’accomplit ni rien d’autre parmi les bons actes. Il est au contraire indispensable que les créatures soient telles qu’Il les prédestine de toute éternité, sans que cela change.

Important : Certaines personnes, se fondant arbitrairement sur un sens strictement littéral et apparent d’un hadîth, croient que l’invocation peut influer sur la Prédestination. Il s’agit de cette parole du Prophète  :

لا يردُّ القضاء إلا الدعاءُ

Ce qui a pour sens : « Rien ne change la Prédestination à part l’invocation » [Rapporté par Tirmidhi]

Mais alors comment concilier cette littéralité avec le fait que la Prédestination de Allâh ne change pas ?

La réponse apportée par les savants à cela est que ce hadîth est relatif à la prédestination conditionnée (al-qadar al-mou’allaq). En effet, dans ce que les Anges ont recopié de la Table Préservée, il est écrit par exemple que : « Si telle personne fait des invocations, resserre les liens familiaux, visite ses proches ou fait d’autres bonnes actions, alors elle ne sera pas éprouvée et Allâh lui accordera des largesses dans sa subsistance. Dans le cas contraire, elle aura telle épreuve. »
En effet, les Anges ne savent en aucun cas par avance ce que la personne va être amenée à faire. C’est donc par rapport à ce qu’ils ont relevé de la Table Préservée que cette prédestination est conditionnée, parce qu’ils ne savent pas d’avance ce qui se passera réellement.

C’est dans ce sens que les savants ont expliqué le verset où Allâh dit :

{يَمْحُو اللهُ مَا يَشَاء وَيُثْبِتُ وَعِندَهُ أُمُّ الْكِتَابِ }

Ce qui a pour sens  : « Allâh efface et confirme ce qu’Il veut et Il garde la Table préservée en un lieu qu’Il honore » [Soûrat Ar-Ra’d / 39].

Ainsi ce verset ne signifie pas que l’effacement et la confirmation concerneraient la prédestination de Allâh. Mais la signification est bien que Allâh a fait inscrire ce qui touchera chacun de Ses esclaves, les épreuves, les privations, la mort et autres, et que si l’esclave invoque Allâh ou s’il Lui obéit en entretenant les relations avec ses proches ou par d’autres actes d’obéissance, il ne sera pas atteint par de telles épreuves, il aura beaucoup de bien ou alors il atteindra un âge avancé ; et Il a fait écrire sur la Table préservée (oummou l-kitâb) laquelle des deux choses aura lieu. Par conséquent, l’effacement et la confirmation reviennent à l’un des deux écrits, comme l’a signalé Ibnou ‘Abbâs.

L’Imâm Ach-Châfi’i a dit de ce même verset qu’il concernait des règles d’application, ceci par rapport aux lois abrogées et abrogeantes, et tout cela est consigné sur la Table Préservée.

En ce qui concerne la notion de prédestination conditionnée, il faut savoir que les deux situations (si la personne fait telle chose, elle aura ça ; et si elle ne fait pas telle chose, elle sera éprouvée, etc.) sont inscrites sur la Table Préservée ainsi que ce que l’être humain fera effectivement.

– Ainsi, la croyance de ceux qui prétendent que Allâh changerait Sa volonté si quelqu’un L’invoque ou donne en aumône un bien licite, cette croyance est infondée et contraire à l’Islâm.

– L’Imâm Ahmad Al-Qourtoubi (m.656 H.) a dit : « Sa parole : «  يا محمد إني إذا قضيت قضاء فإنه لا يرد » » (Ô Mouhammad ! Si J’ai décrété une chose, alors elle ne sera jamais changée), on en tire comme profit qu’aucune invocation n’est exaucée sauf si elle est conforme à ce qui a été prédestiné ». [Al-Moufhim]

– Il est dit dans le célèbre traité de croyance « Al-‘Aqîdah Al-Mourchidah » : « Rien n’empêche ce que Allâh veut ».

– Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Sache que la prédestination de Allâh ta’âlâ est éternelle exempte de début, rien ne peut la changer, ni l’invocation de celui qui invoque, ni l’aumône de celui qui la donne, ni la prière de celui qui l’accomplit, ni rien d’autre parmi les bons actes. Il est au contraire indispensable que les créatures soient telles qu’Il les prédestine de toute éternité, sans que cela change. » [As-Sirât Al-Moustaqîm]

Al-Kawthari : Attribuer une direction à Allâh est du koufr selon les 4 Imams

Sujet : Croire que Allâh est dans une direction est de la mécréance

 

Dans son livre « Maqâlâtou l-Kawthari » (page 269 de cette édition), l’assistant du dernier Calife des musulmans, l’Imâm Al-Kawthari a dit :

« إن القول بإثبات الجهة له تعالى كفر عند الأئمة الأربعة هداة الأمة كما نقل عنهم العراقي على ما في شرح المشكاة لعلي القاري »

« Attribuer la direction à Allâh ta’âlâ est de la mécréance selon les quatre Imams, guides de la communauté, tout comme l’a rapporté d’eux Al-‘Irâqi comme cela est mentionné dans [le livre] « Charh Al-Michkâh » de ‘Ali Al-Qârî »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), le Chaykh Mouhammad Zâhid Al-Kawthari Al-Hanafi était l’assistant du dernier Calife des musulmans (le Califat a pris fin en 1924). Il était un grand savant Hanafite qui a même été appelé par certains le « Moujaddid » du siècle dernier (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion). Il est né en 1296 et il est décédé en 1371 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 70 ans.

  • Le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi  a dit de lui : « Al-‘Allâmah (l’illustre savant) scrupuleux, qui est très intelligent, le vérificateur, l’éminent enseignant  (al-Oustâdh al-Kabîr), le Chaykh Mouhammad Zâhid Al-Kawthari » [Al-Fourqân]

–  Ici, le Chaykh Al-Kawthari rapporte de Al-‘Irâqi et de Moullâ ‘Ali Al-Qârî que les fondateurs des quatre écoles de jurisprudence (madh-hab) sunnite : l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Mâlik, l’Imâm Ach-Châfi’i et l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, ont dit qu’attribuer la direction à Allâh est de la mécréance. Il y a ainsi unanimité des fondateurs des quatre écoles sur ce jugement.

– L’Imâm, le Moujtahid (jurisconsulte) Aboû Hanîfah An-Nou’mân Ibnou Thâbit, est l’un des savants du Salaf les plus réputés. Il est né en 80 et il est décédé en 150 de l’Hégire (رحمه الله). C’est-à-dire il y a plus de 1280 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Hanafite et il a eu l’honneur de rencontrer des compagnons du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم). Retrouvez sa biographie : ici.

– Cette déclaration de mécréance de l’Imâm Aboû Hanîfah à l’égard de ceux qui ont pour croyance que Allâh serait dans un endroit ou une direction, ou qu’Il serait un corps est également confirmée de lui par de nombreux savants tels que :

  • L’Imâm Abou l-Layth As-Samarqandi [Charh Al-Fiqh Al-Akbar],
  • Le Chaykh Ahmad Ar-Rifâ’i [Al-Bourhânou l-Mou-ayyad],
  • Chaykhou l-Islâm Ibnou ‘Abdi s-Salâm [Rapporté par Moullâ ‘Ali Al-Qârî],
  • L’Imâm Al-‘Irâqi [Rapporté par Moullâ ‘Ali Al-Qâri] et [Rapporté par Mahmoûd As-Soubki] et [Rapporté par Al-Kawthari]
  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad],
  • L’Imâm Al-Bayâdi Al-Hanafi [Ichâratou l-Marâm],
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [Al-Minhajou l-Qawîm],
  • Le Chaykh Al-Qarâfi [Rapporté par Al-Haytami] et [Fat-hou l-Ilâh fî Charhi l-Michkâh],
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri [Charh Al-Fiqh Al-Akbar] et [Mirqât al-Mafâtîh] et [Rapporté par Al-Kawthari]
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [It-hâfou l-Kâ-inât],
  • L’Imâm Al-Kawthari [Maqâlâtou l-Kawthari],
  • Et autres qu’eux.
  • Et l’Imâm At-Tahâwi dans son célèbre traité de croyance qu’il a présenté comme étant conforme à la voie de l’Imâm Aboû Hanîfah et de ses deux illustres élèves a dit : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant.» [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah].

– L’Imâm, le spécialiste de la science du Hadîth, le Moujtahid (jurisconsulte), Mâlik Ibnou Anas est l’un des plus grands savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un Salaf (C’est-à-dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1260 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Malikite. L’Imâm Ach-Châfi’i disait de lui « Lorsque les savants sont cités, Mâlik est comme une étoile »Consultez sa biographie : ici.

– Cette déclaration de mécréance de l’Imâm Mâlik à l’égard de ceux qui ont pour croyance que Allâh serait un corps, ou qu’Il serait dans un endroit ou une direction, ou qu’il serait assis sur le trône est également confirmée de lui par de nombreux savants tels que :

  • L’Imâm Al-‘Irâqi [Rapporté par Moullâ ‘Ali Al-Qâri] et [Rapporté par Mahmoûd As-Soubki] et [Rapporté par Al-Kawthari],
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri [Mirqât al-Mafâtîh] et [Rapporté par Al-Kawthari],
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami [Al-Minhajou l-Qawîm] et [Fat-hou l-Ilâh fî Charhi l-Michkâh],
  • L’Imâm Al-Kawthari [Maqâlâtou l-Kawthari],
  • et autres.
  • De plus, l’une des plus grandes références de l’école de l’Imâm Mâlik, le Qâdî  ‘Abdou l-Wahhâb Al-Mâliki (362 – 422 H.) confirme que le fait d’attribuer à Allâh l’endroit ou la direction est de la mécréance selon tous les gens de l’Islâm, c’est-à-dire par unanimité. [Charh ‘Aqîtadi Mâlik As-Saghîr].

– L’Imâm, le Moujtahid (jurisconsulte) Mouhammad Ibnou Idrîs Ach-Châfi’i est l’un des plus grands savants de notre communauté, c’est une référence incontournable pour tout musulman. C’est un salaf (C’est-à-dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 150 et il est décédé en 204 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1230 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Chafi’ite.

  • L’Imâm Abou l-Haçan As-Soulami a dit à son sujet : « Mouhammad Ibn Idrîs Ach-Châfi’i est le savant à la tête du second siècle [de l’Hégire] (c’est-à-dire le moujaddid – savant revivificateur)» [Rapporté par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir dans Tabyînou kadhibi l-Mouftari]

– Cette déclaration de mécréance de l’Imâm Ach-Châfi’i à l’égard de ceux qui ont pour croyance que Allâh serait un corps, ou qu’Il serait dans un endroit ou une direction, ou qu’il serait assis sur le trône est également confirmée de lui par de nombreux savants tels que :

– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), l’Imâm Aboû ‘Abdi l-Lâh Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal Ach-Chaybâni est né en 164 à Baghdâd et il est décédé en 241 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1190 ans. Il est l’Imâm de l’école Hanbalite, l’un des quatre Imams.

– La déclaration de mécréance de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal à l’égard de ceux qui ont pour croyance que Allâh serait dans un endroit ou une direction, ou qu’Il serait un corps est également confirmée de lui par :

– L’Imâm Ahmad Ibn Hanbal a dit : « Devient mécréant celui qui fait ressembler Allâh à Sa créature » [Rapporté par Ibn Hamdân Al-Hambali dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]

– L’Imâm, l’Illustre savant, le Mouhaddith (transmetteur du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî est un grand savant du madh-hab (école de jurisprudence) Hanafite, il est né en Afghanistan et il est décédé à La Mecque en 1014 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 430 ans. Il a écrit un commentaire du livre « Al-Fiqh Al-Akbar » de l’Imâm Aboû Hanîfah qui est très connu.

  • Ibn ‘Âbidîn Al-Hanafi a dit à son sujet : « Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Ali Al-Qârî, le dernier de ceux qui sont enracinés [dans la science] »[Raddou l-Mouhtâr]
  • Ibn ‘Âbidîn Al-Hanafi a dit également  à son sujet : « Le dernier des spécialistes de la récitation, des spécialistes du fiqh, des spécialistes de la science du hadîth, l’élite des authentificateurs et vérificateurs » [Majmou’atou Raçâ-il Ibn ‘Âbidîn]
  • Al-Mouhibbi a dit le concernant : « L’une des références de science, il était sans pareil à son époque » [Khoulâsatou l-Athar]
  • Az-Zirikli a dit de lui : « Il est un faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Hanafite, de parmi les références de science de son époque […] il a écrit de nombreux ouvrages »[Al-A’lâm]

– Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri déclarait également les moujassimah (anthropomorphistes) mécréants comme cela apparaît dans son Charh (commentaire) du livre « Al-Fiqh Al-Akbar » de l’Imâm Aboû Hanîfah.

– Dans plusieurs passages de ses ouvrages, l’Imâm Al-Kawthari a mis en garde contre le danger de la croyance des moujassimah (anthropomorphistes) et a dénoncé leur mécréance. Ainsi il a dit que le fait d’attribuer à Allâh l’endroit, la direction, le mouvement, le fait de bouger, la position assise, le fait de se lever, et les limites est de la mécréance par unanimité :

  • Le Chaykh Al-Kawthari a dit : « La mécréance de celui qui attribue le mouvement, la position assise et les limites à Allâh ta’âlâ est une chose au sujet de laquelle deux musulmans ne sont pas en désaccord. » [Maqâlâtou l-Kawthari]
  • Le Chaykh Al-Kawthari a dit au sujet de Ad-Dârimi (le moujassim) : « Ce qu’adore ce perdant se lève, s’assoit, et bouge ! Peut-être que ce Sijzi (originaire du Sijistan) a hérité cette croyance de ses voisins les adorateurs des vaches (les hindous), et celui qui croit cela au sujet du Seigneur des mondes, c’est un mécréant par accord [des savants]. Malheur à celui qui  suit des gens comme lui dans la prière ou dans le mariage ! » [Maqâlâtou l-Kawthari]
  • Le Chaykh Al-Kawthari a dit  : « Celui qui considère que Allâh soubhânah est dans un endroit, c’est un adorateur d’idole, et il quitte la communauté des musulmans [c’est-à-dire qu’il n’est plus musulman], tout comme cela a été rapporté par plus d’un des Imams des fondements de la religion. Allâh est exempt de telles calomnies. » [Maqâlâtou l-Kawthari]
  • Le Chaykh Al-Kawthari a dit  : « L’Imâm Aboû Mansoûr ‘Abdou l-Qâhir At-Tamîmi a dit dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât » d’après ce qu’a rapporté de lui [l’Imâm] At-Taqî As-Soubki […] : [L’Imâm] Al-Ach’ari et la plupart des savants spécialistes de la croyance (moutakallimîn) ont déclaré mécréant tout innovateur dont l’innovation constitue de la mécréance, ou dont l’innovation mène à la mécréance, comme ceux qui prétendent que ce qu’ils adorent aurait une image ou qu’il aurait une limite ou une fin ou qu’il lui serait possible le mouvement et l’immobilité. Et il n’y a aucun problème concernant celui qui déclare mécréant les karrâmiyyah corporalistes (moujassimah) du Khourâçân concernant leur propos lorsqu’ils disent que Allâh ta’âlâ serait un corps, qu’Il aurait une limite et une fin par le bas, qu’Il serait en contact avec Son trône et qu’Il serait sujet aux choses qui entrent en existence » [Maqâlâtou l-Kawthari]

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici .

Le Mouhaddith ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri dévoile Al-Albâni

Sujet : L’ignorance de Al-Albâni dans la science du hadîth

 

Dans son livre « Bayân Nakth an-Nâkith al-Mouta’addi » (page 17 de cette édition), le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri a dit au sujet du wahhabite Al-Albâni :

« فنجده -أي الألباني- يصحح ما هو موضوع، ويضعف ما هو صحيح، ويحكم بوقف ما هو مرفوع »

« Nous constatons que Al-Albâni juge authentique des hadîth inventés (mawdoû’), et il juge faible des hadîth qui sont authentiques, et il juge comme s’arrêtant aux compagnons (mawqoûf) des hadîth dont la chaîne de transmission remonte jusqu’au prophète (marfoû’)»

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) du Maghreb, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Ibnou Mouhammad As-Siddîq Al-Ghoumâri Al-Hassani est né en 1355 et il est décédé en 1418 de l’Hégire (رحمه الله) à Tanger (Maroc), c’est-à-dire il y a plus de 20 ans.

– Ici, le Mouhaddith ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri blâme Al-Albâni (wahhabite) et dénonce son incompétence ainsi que son manque de sérieux et de rigueur dans l’authentification des hadîth. Il affirme que Al-Albâni considère authentique des hadith qui sont pourtant faibles, et même inventés (mawdoû’), qu’il considère faible des hadîth qui sont pourtant authentiques et qu’il considère interrompu des hadîth dont la chaîne de transmission remonte pourtant jusqu’au prophète.

– Dans un autre passage de ce livre, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri blâme Al-Albâni (wahhabite) en disant : « Il (Al-Albâni) invente des règles (qawâ’id) selon ce qui lui apparaît et selon ce que veut sa compréhension. C’est pourquoi tu le vois, dans ses propos sur les hadîth, tantôt déclarer authentique (sahîh), tantôt faible (da’îf), tantôt confirmer, tantôt invalider, d’une manière qui se contredit lui-même, lorsque son opinion, sa polémique, sa controverse et son entêtement l’exigent. En effet, ses règles sont dispersées : elles ne suivent ni les gens du hadîth, ni les spécialistes des fondements, ni les spécialistes du fiqh. Son but, par cela, est d’échapper à tomber entre les mains de son adversaire ; pourtant, il est tombé dans des paroles aberrantes et faibles — et elles sont nombreuses… Au point que si quelqu’un les rassemblait, il en tirerait un livre utile pour se divertir lors d’un moment de repos après un travail pénible, qui pourrait servir de complément au livre “Akhbâr al-Humqâ wa al-Mughafalîn” d’Ibn al-Jawzî, que Allâh ta’âlâ lui fasse miséricorde. » [Bayân Nakth an-Nâkith al-Mouta’addi]

– Toujours dans le même ouvrage, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri a blâmé Al-Albâni (wahhabite) en disant : « Il apparaît donc clairement que al-Albâni n’a pas de connaissance en science des transmetteurs (ar-Rijâl) ni de profondeur dans la compréhension des propos des spécialistes de la critique (al-Jarh). » [Bayân Nakth an-Nâkith al-Mouta’addi]

– Mouhammad Nasr Al-Albâni est l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1333 H. (c’est-à-dire en 1914) à Shkodër (Albanie) et il est décédé en 1420 H. (c’est-à-dire en 1999) à Amman (Jordanie), il y a environ vingt ans. Les wahhabites lui ont octroyé le titre illusoire de « mouhaddith » alors qu’il n’a pas étudié la science du Hadîth auprès de chouyoûkh, mais qu’il s’est contenté de lire des livres. Les savants du hadîth furent nombreux à composer des ouvrages pour dénoncer son incompétence dans cette science. Ses écrits restent une source d’égarement que ce soit en termes de croyance, de fiqh (jurisprudence) ou autres, pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

  • L’Imâm, le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri Al-Haçani Al-Maghribi a dit à son sujet : « Al-Albâni l’innovateur (moubtadi’) ». [I’lâmou r-Râki’i s-Sâjid]
  • Le Mouhaddith Al-Harari a dit : « Al-Albâni n’a pas atteint le degré de Mouhaddith, il a lui-même reconnu qu’il ne mémorisait pas les hadîth, il disait : je suis un mouhaddith avec un livre [sous les yeux], je ne suis pas un mouhaddith qui mémorise les hadîth».[Ach-Charhou l-Qawîm]

– Sachez également qu’Al-Albâni était incompétent au point de juger « sahîh » un hadîth dans un de ses ouvrages et de le considérer « da’îf » dans un autre de ses ouvrages, alors qu’il s’agit du même hadîth avec la même chaîne de transmission. [Voir un exemple : ici]

– Comment après cela, pouvons-nous accorder de la valeur à la parole de cet homme en terme de hadîth ?! Après cela, comment peut-on dire de lui qu’il est un mouhaddîth ?! Comment pouvons-nous prendre en compte la parole d’une personne qui authentifie et affaiblit exactement le même hadîth; tout en sachant qu’il ne s’agit pas ici d’une erreur isolée. En effet, ce genre de gaffe se répète régulièrement à travers ses ouvrages.

– Pour que l’on comprenne bien ce qu’est un mouhaddîth, et le niveau que cela requiert, l’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit : « Il y a un groupe de gens qui prétend être spécialistes du Hadîth alors que leur extrême connaissance s’arrête à des études dans ‘’Machâriqou l-Anwâr’’ de As-Saghâni (un livre rassemblant les deux sahîh de Al-Boukhâri et Mouslim). Lorsqu’ils progressent jusqu’au ‘‘Masâbih’’ de Al-Baghawi (un recueil de hadîth en deux volumes) ils pensent qu’avec cette partie ils auraient atteint le degré de Mouhaddith. Mais ceci n’est qu’à cause de leur ignorance de la spécialité du Hadîth. Ces gens précités, même s’ils apprenaient ces deux livres par cœur, et y ajoutaient le double de ce nombre en livres de recueils de Hadîth, ils n’en seront des Mouhaddith jusqu’à ce que le chameau passe par le trou de l’aiguille (c’est-à-dire que ce niveau est insuffisant pour être Mouhaddith). Lorsqu’ils tentent l’extrême limite dans le domaine du Hadîth, selon leurs prétentions, ils étudient ‘’Jâmi’ou l-Ousoûl’’ de Ibnou l-Athîr (un recueil qui réunit les six livres de hadîth les plus connus). Lorsqu’ils y rajoutent le livre ’’’Ouloûmou l-Hadîth’’ de Ibnou s-Salâh (livres de terminologie et d’explication sur les études et analyses du hadîth) ou son résumé intitulé ‘’At-Taqrîb’’ de An-Nawawi ou un livre du même genre, on appellera celui qui arrive à ce stade : ‘’Mouhaddith al-Mouhaddithîn’’, ‘’le Boukhâri du siècle’’ ou ce genre de titre mensonger. En effet, celui qui correspond à l’exemple que nous venons de citer n’est pas Mouhaddith avec ce niveau! Le Mouhaddith est celui qui connaît les chaînes de transmission (les Sanad), les failles (‘IIal), les noms des hommes (les maillons des chaînes de transmissions, hommes ou femmes), le haut niveau et le niveau moindre. Et qui connaît par cœur un grand nombre de livres de Recueils et des Traités, qui a appris par transmission direct les six livres (Al-Boukhâri, Mouslim, An-Naçâ-i, Aboû Dâwoûd, At-Tirmidhi et Ibnou Mâjah), en plus du Mousnad de [l’Imâm] Ahmad, le [livre des] ‘’Sounan’’ de Al-Bayhaqi, et Al-Mou’jam de At-Tabarâni, et qui y a rajouté un millier de Jouz de Hadîth. Voilà le minimum de ses niveaux. S’il apprend par transmission direct ce que nous avons cité, termine les Tibâq (les différentes catégories des Compagnons, et des Tâbi’în), fait le tour des Chouyoûkh, s’exerce dans les analyses sur les failles (‘Ilal), les dates de décès (des différents maillons ‘’rapporteurs’’ dans les chaînes de transmission), les Masânid (Pluriel de Mousnad : recueils réservés à une source : un compagnon par exemple ou un successeur de compagnon ou un grand savant de cette Oummah), il sera alors débutant parmi les Mouhaddith, et ensuite Allâh augmente à qui Il le veut ». [Dans son livre Mou’îdou n-Ni’am]

– Or il est connu qu’Al-Albâni n’était pas en mesure de mentionner un seul hadîth avec sa chaîne de transmission. Et malgré cela, Al-Albâni s’est même vanté d’avoir affaibli des hadîth présents dans les recueils de hadîth de Al-Boukhâri et Mouslim. Il a dit en page 524 du livre intitulé « Fatâwa ch-Chaykh Al-Albâni » : « Quant au fait qu’il m’est arrivé de juger faible des hadîth de Al-Boukhâri ceci est une vérité qu’il faut reconnaître et qu’il n’est pas permis de nier, ceci étant due à de nombreuses raisons.» Lâ hawla wa lâ qouwwata illâ bi l-Lâh.

– Pourtant, les savants ont dit que c’est uniquement le Hâfidh (un niveau supérieur à celui du Mouhaddith) qui est apte à se prononcer sur le jugement d’un hadîth, c’est-à-dire de le déclarer faible, authentique… Tout comme l’a dit l’Imâm As-Souyoûti dans ses Alfiyyah et d’autres que lui. Ainsi, même le simple Mouhaddith n’a pas à se prononcer à ce sujet. Que dire alors d’Al-Albâni qui n’était ni Hâfidh, ni Mouhaddith, ni même un étudiant dans cette science ?!

– Les savants furent nombreux à composer des ouvrages afin de mettre en garde contre les erreurs de Al-Albâni que ce soit dans le hadîth, dans la croyance, dans le fiqh et autres. Parmi eux :

  • Le Mouhaddith du Maroc, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri Al-Haçani :
    – Ar-Radd ‘Ala l-Albâni wa Bayân ba’di Tadlîssihi wa Khiyânatih.
    – Irghâm al-Moubtadi’ al-Ghabi bi Jawâzi t-Tawassoul bi n-Nabiyyi fi r-Radd ‘ala l-Albâni l-Wabi.
    – Al-Qawlou l-Mouqni’ fi r-Raddi ‘ala l-Albâni l-Moubtadi’.
     Itqân as-San’ah fî Tahqîq Ma’na l-Bid’ah.
  • Le Mouhaddith du Maroc, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri Al-Haçani :
    – Bayân Nakth al-Nâkith al-Mou’tadi bi Tad’îf Al-Hârith.
  • Le Mouhaddith du Châm, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Mouhammad Al-Harari :
    – Nousrah At-Ta’aqoub al-Hathîth ‘alâ man Ta’ana fîma Sahha mina l-Hadîth
  • Le Mouhaddîth de l’Inde, le Chaykh Habib Ar-Rahmân Al-A’dhami :
    – Al-Albâni Choudhoûdhouhou wa A’tâ-ouh (4 tomes).
  • Le Chaykh Mahmoûd Sa’îd Mamdoûd :
    – Wousoûl al-Tahâni bi Ithbât Sounniyyati s-Soubhah wa r-Radd ‘ala l-Albâni.
    – Tanbîh al-Mouslim ilâ Ta’addiyyi l-Albâni ‘alâ Sahîh Mouslim
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibn Mouhammad Al-Ansâri (Dârou l-Iftâ – Riyâd):
    – Ta’âqqoubât ‘alâ « Silsilah al-Ahâdîth ad-Da’îfah wa l-Mawdoû’ah » li l-Albâni.
    – Tas-hîh Hadîth Salati t-Tarâwîh ‘Ichrîna Rak’atan wa r-Radd ‘ala l-Albâni fi Tad’îfih.
    – Ibâhatou t-Tahalliyyi bi dh-Dhahabi l-Mouhallaqi li n-Nissâ wa r-Radd ‘ala l-Albâni fî Tahrîmih.
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Ahmad Al-Khazraji (Responsable des affaires Islamiques et des Awqâf aux Emirats Arabes Unis) :
    – qui a composé un article dans un journal qu’il a intitulé : al-Albâni : Tatarroufâtouh.
  • Al-Oustâdh Badrou d-Dîn Haçan Diyâb Ad-Dimachqi :
    – Anwâr al-Maçâbîh ‘alâ Dhouloumâti l-Albâni fî Salati t-Tarâwîh.
  • Le Chaykh Mouhammad ‘Ârif Al-Joûhîbâti Ad-Dimachqi :
    – Aqrabou l-Maçâ-il al-Maqsoûdah fî Bouloughi l-Hidâyah Al-Manchoudah.
  • Le Chaykh Mouhammad Hamdi Al-Joûhîbâti Ad-Dimachqi.
  • Et autres qu’eux…

– Même au sein de sa propre mouvance -wahhabite – Al-Albâni a fait l’objet de rudes critiques. Ainsi, Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) a dit : « Tout le temps, le Chaykh Al-Albâni déclare « authentique » (sahîh) le hadîth qui est « faible » (da’îf) et il déclare « faible » le hadîth qui est « authentique ». D’ailleurs, le Chaykh ‘AbdoulLâh Ad-Douwîch a composé un livre sur ce sujet, concernant les hadîth qu’Al-Albâni déclare « authentiques » alors qu’ils sont « faibles », ou les hadîth qu’il a rendu « faibles » alors qu’ils sont « authentiques » » [Enregistrement audio]

– De son coté, Ibn Bâz (wahhabite) a dit au sujet d’Al-Albâni : « Il n’a pas eu de chouyoûkh auprès de qui il a étudié, mais il a seulement lu dans les livres » [Al-Houlalou l-Ibrîziyyah]

– Le plus étonnant c’est que Al-Albâni a lui-même avoué ne pas avoir de science ni d’enseignant religieux. Il a dit : « Il faut que vous ayez présent à l’esprit que nous sommes actuellement des étudiants de science, comme vous le savez, à qui l’on reproche de ne pas avoir d’enseignants (chouyoûkh), cela est une vérité confirmée. Malgré cela, nous sommes meilleurs que d’autres que nous, car nous, nous reconnaissons que nous n’avons pas eu d’enseignants (chouyoûkh). De ce fait, nous n’avons pas de science, alors nous essayons de compenser ce manque [de science] en fournissant un effort particulier. » [Enregistrement audio]

– Après tout cela il est regrettable de voir des gens partager des hadîth sur les réseaux sociaux avec la mention « authentifié par Al-Albâni » ou « jugé faible par Al-Albâni ».

– Autres articles au sujet du wahhabite Al-Albâni :

L’Imâm Al-Baghawi interprète le verset 22 de Soûrat Al-Fajr

Sujet : Interprétation des gens du Salaf

 

Dans son Tafsîr « Ma’âlim At-Tanzîl », lors de l’explication du verset 22 de Soûrat Al-Fajr, l’Imâm Al-Baghawi a dit :

« {وجاء ربك} قال الحسن : جاء أمره وقضاؤه وقال الكلبي : ينزل حكمه »

« {wa jâ-a Rabbouka} Al-Haçan [Al-Basri] a dit : Viendra l’ordre de ton Seigneur et Son jugement. Et Al-Kalbi a dit : Descendra Son jugement ».

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moufassir (exégète) Aboû Mouhammad Al-Houçayn Ibnou Mas’oûd Al-Baghawi est né 433 et il est décédé en 516 de l’Hégire, (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 900 ans. Il est du Madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i.

– Ici, l’Imâm Al-Baghawi rapporte l’interprétation de l’Imâm Al-Haçan Al-Basri du verset 22 de Soûrat Al-Fajr, à savoir que c’est l’ordre de Allâh et Son jugement qui viendront au jour du jugement, et non Allâh Lui-même. Cette interprétation de Al-Haçan Al-Basri a été rapportée par d’autres savants comme l’Imâm Al-Qourtoubi [Dans son Tafsîr].

– Puis il rapporte une interprétation similaire de Al-Kalbi, à savoir que c’est le jugement de Allâh qui descendra au jour dernier.

Note : Dans l’édition Dâr Taybah, il y a un manquement lors de l’interprétation de Al-Kalbi, le terme « حكمه » n’est pas présent, ce qui altère le sens. Il se peut qu’il s’agisse d’un oubli ou d’une falsification.

–  L’Illustre successeur des compagnons (tâbi’i), l’Imâm Aboû Sa’îd Al-Haçan Ibn Abi l-Haçan Yaçâr Al-Basri est né en 21 et est décédé en 110 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 1325 ans. Il fut l’un des savants de l’Islâm les plus réputé, de nombreux compagnons et autres savants de l’Islâm ont fait son éloge.

– Mouhammad Ibn As-Sâ-ib Al-Kalbi est décédé en 146 de l’Hégire.

– Ainsi, ce verset ne signifie pas que c’est Allâh Lui-même qui viendra comme l’ont prétendu certains anthropomorphistes. L’Imâm Ach-Chahrastâni a dit à ce sujet : « En ce qui concerne les expressions révélées (c’est-à-dire présentes dans le Qour-ân ou la Sounnah) telles que « al-istiwâ », « al-wajh », « al-yadayn », « al-janb », « al-majî » [comme dans le verset wa jâ-a Rabbouka], « al-ityân », « al-fawqiyyah » et d’autres que celles-ci, les anthropomorphistes les prennent selon leur sens apparent, je veux dire telles qu’elles sont comprises lorsqu’elles sont employées au sujet des corps » [Al-Milal wa n-Nihal]

– Cette interprétation a également été rapportée de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal dans de nombreux ouvrages de savants. Parmi eux :

  • Le Hâfidh Al-Bayhaqi, avec une chaîne de transmission authentique comme le mentionne Ibnou Kathîr [Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi Al-Hanbali [dans son livre Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • Le Chaykh Ahmad Ibn Hamdân Al-Hanbali [dans son livre Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh As-Sa’di Al-Hanbali [Al-Jawhar Al-Mouhsal]
  • Le Chaykh Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali [dans son tafsîr]
  • Le Chaykh Al-Kawthari [dans son introduction du livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]

– Cette citation est une preuve supplémentaire confirmant le fait que les musulmans du Salaf avaient quelquefois recours à l’interprétation détaillée (ta-wîl).

– Le Chaykh Ibn Hamdân Al-Hanbali a dit : « Et [l’Imâm] Ahmad a certes interprété certains versets et certains hadîths, comme le verset de an-najwâ, ainsi que Sa parole { أَن يَأْتِيَهُمُ اللّهُ} [an ya-tiyahoumou l-Lâh] et il a dit qu’il s’agit de Sa puissance (c’est-à-dire les manifestations de Sa toute puissance) et Son ordre. Et Sa parole {وَجَاء رَبُّكَ} [wa jâ-a rabbouk] et il a dit qu’il s’agit de Sa puissance. Et Ibnou l-Jawzi [Al-Hambali] a mentionné ces deux interprétations [de l’Imâm Ahmad] dans « Al-Minhâj » et il a, quant à lui, penché vers le fait de prendre les versets tels qu’ils sont parvenus sans en donner d’explications, et Ibn ‘Aqîl [Al-Hambali] a interprété de nombreux versets et khabar. Et [l’Imâm] Ahmad a interprété la parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) : « الحجر الأسود يمين الله في الارض » [al-hajarou l-aswad yamînou l-Lâhi fi l-ard] et ce qui est similaire » [Nihâyatou l-Moubtadi-în]. Cela nous indique que, bien que la voie majoritaire des savants du Salaf était de ne pas procéder à l’interprétation, il est toutefois arrivé que certains d’entre eux, à l’image de l’Imâm Ahmad Ibn Hambal, la pratiquait dans certains cas. Et il en est de même concernant les savants du madh-hab Hambalite.

– De nombreux autres savants ont donné des explications similaires, parmi eux :

  • L’Imâm Al-Bayhaqi qui dit que le Majî de Allâh n’est pas un mouvement ou un déplacement [Dans son livre Al-I’tiqâd] et il explique qu’il est valable de se contenter d’accepter le majî sans comment (bilâ kayf) [Dans son ouvrage Al-I’tiqâd] en niant par cette expression le déplacement ou le mouvement à l’égard de Allâh.
  • L’Imâm Al-Jouwayni (m.478 H.) qui a dit : « Le sens du majî n’est pas le déplacement et la disparition [d’un endroit à autre], Allâh est exempt de cela, mais le sens de Sa parole { وجاء ربك } « wa jâ-a Rabbouk » c’est-à-dire l’ordre de ton Seigneur viendra, ainsi que Son jugement » [Dans son livre Al-Irchâd]
  • L’Imâm Al-Baghawi [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi [Dans son livre Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou Abî Jamrah (m.699 H.) qui a dit : « La parole de Allâh ta’âlâ { وجاء ربك والملك } « wa jâ-a Rabbouka wa l-malak » c’est-à-dire : l’ordre de ton Seigneur viendra ; et ceci [ce genre de formulation] est très utilisé dans la langue arabe » [Dans son livre Bahjatou n-Noufoûs]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Il n’est pas permis d’attribuer à Allâh la venue (majî) et l’aller (dhahâb) [c’est-à-dire le mouvement et le déplacement] car cela fait partie des attributs des créatures et des caractéristiques des choses entrées en existence, ce sont donc deux attributs qui sont rejetés concernant Allâh ta’âlâ. Ne vois-tu pas comment [le prophète] Ibrahîm -عليه السلام- a argumenté sur le fait que ce qui se déplace d’un endroit à un autre endroit n’est pas Dieu, lorsqu’il a dit : {فَلَمَّا أَفَلَ قَالَ لَا أُحِبُّ الْآفِلِينَ} [ce qui signifie] «Je n’adore pas les choses qui disparaissent».» [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Le sens de la parole de Allâh ta’âla {وجاء ربك} « wa jâ-a Rabbouka » est :  viendra l’ordre de ton Seigneur» [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Ath-Tha’âlibi [Dans son tafsîr]
  • Et autres qu’eux.

– Les savants de l’Islâm, qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf, sont unanimes a exempter Allâh des caractéristiques des corps comme le mouvement et le déplacement. Nous pouvons citer parmi eux :

  • L’Imâm Al-Mâtourîdi [Kitâbou t-Tawhîd]
  • Le Hâfidh Ibn Hibbân [Dans son Sahîh]
  • L’Imâm Al-Khattâbi
  • L’Imâm Al-Halîmi [Rapporté par Al-Bayhaqi]
  • L’Imâm Ibn Battâl
  • Abou l-Fadl At-Tamîmi Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Et il n’est pas possible à Son sujet le déplacement et l’incarnation dans les endroits » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • Ibnou l-Bannâ Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « On ne dit pas que cela a lieu par un mouvement ou un déplacement » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni [Al-Insâf]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Al-Isfarâyîni [At-Tabsîrou fi d-Dîn]
  • L’Imâm Ach-Chirâzi [Al-Ichârah]
  • L’Imâm Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Ghazâli [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât]
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.)
  • Le Chaykh Ibn ‘Aqîl Al-Hambali a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Ce n’est pas par la disparition (d’un endroit à un autre) ou un déplacement, et ce n’est pas comme notre nouzoûl […] devient mécréant celui qui assimile Allâh à ce qu’Il a créé » [Rapporté par Ibn Hamdân Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Ibn Al-Jawzi [Saydou l-Khâtir] et [Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi : [Dans son Tafsîr (1)] et [Dans son Tafsîr (2)]
  • L’Imâm An-Nawawi [Charh Sahîh Mouslim (1)] et [Charh Sahîh Mouslim (2)]
  • L’Imâm Al-Baydâwi [Rapporté par Ibn Hajar] et [Rapporté par Az-Zourqâni]
  • Le Chaykh Mouhammad At-Tîbi
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçânou l-‘Arab]
  • Le Qâdî Ibn Jamâ’ah [Idâhou d-Dalîl]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Yamani
  • L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Charh Sahîh Al-Boukhâri (1)] et [Charh Sahîh Al-Boukhâri (2)]
  • Le Chaykh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm As-Sanoûçi qui a dit : «Il est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ […] le mouvement et l’immobilité » [Dans son traité de croyance Al-Moufîdah li l-Wildân wa n-Niçâ-i l-Mou-minât]
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • La Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • L’Imâm Az-Zourqâni [Charh du Mouwatta de l’Imâm Mâlik]
  • Le Chaykh Ahmad Ridâ [Qawâri’ou l-Qahhâr]
  • Le Chaykh Mahmoud As-Soubki, qui mentionne l’unanimité des savants du Salaf et du Khalaf [It-hâfou l-Kâ-inat (1)] et [It-hâfou l-Kâ-inat (2)]
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi Al-Misri qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son livre Al-Kalimâtou t-Tayyibâtou fî Ma-thoûri ‘ani l-Isrâ-i wa l-Mi’râj mina r-Riwâyât]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Fourqânou l-Qour-ân]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
  • Le Chaykh Al-Harari [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • et beaucoup d’autres…

– Le Hâfidh Ibnou l-Qattân Al-Fâçi Al-Mâliki (m.628 H.) a dit : « Et ils [les gens de la Sounnah, du Salaf et du Khalaf] ont été unanimes que Allâh yajî au jour du jugement […] et Son majî n’est pas un mouvement ni un déplacement » [Al-Iqnâ’]

– Certains savants ont mentionné de manière explicite dans leurs ouvrages que le fait d’attribuer à Allâh le mouvement ou le déplacement est de la mécréance. Parmi eux :

– Articles à consulter :

Ibn Taymiyah fait l’éloge des maîtres Soufis

Sujet : Ibn Taymiyah et le Soufisme

   

Dans son livre « Majmoû’ Fatâwâ » [tome 10 pages 516 et 517 de cette édition] Ibn Taymiyah (moujassim) a dit :

« الشيخ عبد القادر وشيخه حماد الدباس وغيرهما من المشائخ أهل الاستقامة رضي اللّه عنهم »

 و قال أيضا : « فأما المستقيمون من السالكين كجمهور مشائخ السلف، مثل الفضيل بن عياض، وإبراهيم بن أدهم، وأبي سليمان الداراني ومعروفالكرخي، والسري السقطي، والجنيد ابن محمد، وغيرهم من المتقدمين ومثل الشيخ عبد القادر، والشيخ حماد، والشيخ أبي البيان، وغيرهم من المتأخرين، فهم لا يسوغون للمسالك ولو طار في الهواء أو مشى على الماء أن يخرج عن الأمر والنهي الشرعيين بل عليه أن يفعل المأمور، ويدع المحظور إلى أن يموت، وهذا هو الحق الذي دل عليه الكتاب والسنة وإجماع السلف‏.‏وهذا كثير في كلامهم »

« Le Chaykh ‘Abdou l-Qâdir [Al-Jaylâni] et son Chaykh Hammâd Ad-Dabbâs et autres qu’eux de parmi les Machaykh des gens de la droiture (istiqâmah), que Allâh les agrée (رضي الله عنهم)  »

Et il a dit aussi : « Quant aux gens de la droiture de parmi les sâlikîn comme la majorité des Machaykh du salaf tels que Al-Foudayl Ibn ‘Iyâd, Ibrâhîm Ibn Ad-ham, Aboû Soulaymân Ad-Dârâni, Ma’roûf Al-Kalkhi, As-Sârî As-Saqati, Al-Jounayd Ibn Mouhammad [Al-Baghdâdi], et autre qu’eux de parmi les prédécesseurs ; et tels que le Chaykh ‘Abdou l-Qâdir [Al-Jaylâni], le Chaykh Hammâd [Ad-Dabbâs], le Chaykh Abou l-Bayân et autres qu’eux parmi les plus récents,  ils refusent que le sâlik fasse une entorse aux ordres et aux interdits de la loi de l’Islâm, quand bien même il volerait en l’air ou marcherait sur l’eau. Mais il doit se tenir à appliquer les choses qui sont ordonnées par la Loi jusqu’à son dernier souffle. Et ceci est la vérité enseignée par le Qour-ân et la Sounnah, et l’unanimité du Salaf. Cela revient souvent dans leurs paroles. »

Informations utiles :

– Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est à l’origine d’une grande discorde dans le monde musulman. Nombreux sont les savants de l’Islâm qui ont mis en garde contre lui et ont dénoncé ses multiples égarements. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis). Nous le mentionnons ici, non pas en tant que modèle, mais pour répliquer à ceux qui le considèrent comme une référence, tout en le contredisant. Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibn Taymiyah sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com ; ou voir nos articles en rapport avec Ibn Taymiyyah : ici.

– Ici, nous constatons qu’Ibn Taymiyah (moujassim) fait l’éloge d’un grand nombre de maître Soufis et les considère comme des gens de droiture et des références religieuses qui œuvrent en conformité avec la Loi de l’Islam. Il mentionne :

  • Le Chaykh ‘Abdou l-Qâdir Al-Jaylâni ;
  • Le Chaykh Hammâd Ad-Dabbâs ;
  • Le Chaykh Al-Foudayl Ibn ‘Iyâd ;
  • Le Chaykh Ibrâhîm Ibn Ad-ham ;
  • Le Chaykh Aboû Soulaymân Ad-Dârâni ;
  • Le  Chaykh Ma’roûf Al-Kalkhi ;
  • Le Chaykh As-Sârî As-Saqati ;
  • Le Chaykh Al-Jounayd Ibn Mouhammad Al-Baghdâdi ;
  • Et le Chaykh Abou l-Bayân (رضي الله عنهم).

– De plus, Ibnou Taymiyah (moujassim) a considéré que les quatre Imams étaient des Soufis. Il a dit : « Comme les Imams du Hadîth, du Tafsîr, du Soufisme (tasawwouf) et de la jurisprudence (fiqh) tels que les quatre Imams et ceux qui les ont suivis » [Dans son livre Minhâjou s-Sounnati n-Nabawiyyah tome 2 page 105] Les quatre Imams, c’est-à-dire Aboû Hanîfah, Mâlik, Ach-Châfi’i et Ahmad Ibnou Hambal.

– L’Imâm An-Nawawi a définit le soufisme en disant :  « Les fondements de la voie du soufisme (tasawwouf) sont au nombre de cinq : Faire preuve de piété envers Allâh, en public comme en privé ; suivre la Sounnah dans les œuvres et les paroles ; s’écarter des futilités des gens et ne pas avoir recours à eux (les gens futiles) ; être satisfait de Allâh, qu’Il t’accorde peu ou beaucoup ; s’en remettre toujours à Allâh dans les moments heureux comme dans les épreuves. » [Al-Maqâsid]

– Nous remarquons qu’à aucun moment, l’Imâm An-Nawawi ne décrit le soufisme comme étant quelque chose de blâmable ou comme étant une secte. Au contraire, il en fait l’éloge en disant que les fondements du soufisme sont :

  • Faire preuve de piété à l’égard de Allâh, que l’on soit seul ou en public ;
  • L’attachement à la Sounnah dans les actes et les paroles ;
  • S’éloigner des gens futiles ;
  • Se satisfaire de Allâh, qu’il nous accorde beaucoup ou peu ;
  • S’en remettre constamment à Allâh, que l’on soit heureux ou dans une difficulté.

– Le soufisme fait partie intégrante du sunnisme. Et de nombreux savants de référence comme l’Imâm An-Nawawi étaient des Soufis.

– Dans le célèbre hadîth, connu sous le nom du hadîth de Jibrîl, le prophète  (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné qu’il y a dans la religion : Al-Islâm, Al-Îmân et Al-Ihçân :

  • Al-Islâm dans ce hadîth désigne les 5 principaux devoirs, tout comme le prophète  (صلى الله عليه وسلم) l’a expliqué, à savoir : la prononciation des deux témoignages, la prière, la zakât, le jeûne et le pèlerinage. C’est-à-dire qu’il s’agit ici d’application des lois (fiqh). Et il y a dans le sunnisme quatre principales écoles de fiqh (madh-hab) qui sont les écoles : Hanafite, Malikite, Chafi’ite et Hambalite.
  • Al-Îmân, c’est-à-dire la foi. Il s’agit ici des sujets liés à la croyance. Et il y a dans le sunnisme deux principales écoles dans la ‘aqîdah (croyance) : les écoles Ach’arite et Matouridite.
  • Al-Ihçân, que le prophète a définit en disant [sens en français : ] « C’est que tu adores Allâh comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes, Lui te voit ». L’Imâm Ibnou Daqîq Al-‘Îd a commenté cela en disant : « Cette partie du hadîth revient au fait de parfaire les adorations en prenant en compte les droits de Allâh et en se surveillant soi-même pour Allâh et en gardant à l’esprit l’éminence de Allâh et Sa glorification au moment des adorations.» [Charh Arba’în An-Nawawiyyah] Et c’est justement cela dont traite la science du Soufisme (tasawwouf).

– Le Chaykh Mouhammad Al-Mourâkouchi a dit dans son explication du matn d’Ibnou ‘Âchir : « Il (Ibnou ‘Âchir) a informé que son ouvrage en vers (nadhm) comporte les sujets importants des trois sciences qui sont la croyance, la jurisprudence et le soufisme (tasawwouf) et qui se rapportent aux trois catégories de la religion qui sont Al-Îmân, Al-Islâm et Al-Ihçân » [Dans son livre Hablou l-Matîn].

– Ainsi, si nous observons la voie des grands savants Sunnites, nous remarquons qu’ils adhèrent à une école de croyance, une école de fiqh (jurisprudence) et qu’ils maîtrisent la science du Soufisme (tasawwouf). Par exemple :

  • L’Imâm Al-Ghazâli était de madh-hab Ach’arite dans la croyance (‘aqîdah), Châfi’ite dans la jurisprudence (fiqh), et il était Soufis comme en témoigne son livre ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn.
  • L’Imâm An-Nawawi était de madh-hab Ach’arite dans la croyance (‘aqîdah), Châfi’ite dans la jurisprudence (fiqh), et il était Soufis comme en témoigne son livre Al-Maqâsid.
  • L’Imâm ‘Abdou l-Qâdir Al-Jaylâni qui était Hambalite dans la jurisprudence (fiqh), et il était Soufis.
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri était de madh-hab Matouridite dans la croyance (‘Aqîdah), Hanafite dans la jurisprudence (fiqh), et il était Soufis.
  • Le Chaykh Ibnou ‘Âchir, était de madh-hab Ach’arite dans la croyance (‘aqîdah), Mâlikite dans la jurisprudence (fiqh), et il était Soufis comme en témoigne son livre Al-Mourchidou l-Mou’în.

– Le grand zâhid (ascète) Sahl At-Toustouri (m.283 H.) a dit : « Les fondements de notre voie (le Soufisme) sont de trois : le suivi du prophète dans ses caractères et ses actes ;  consommer ce qui provient de voie licite (halâl) ; et l’intention sincère dans tout les actes » [Rapporté par le Qâdî ‘Iyâd dans son livre Ach-Chifâ. Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri explique dans son commentaire du livre Ach-Chifâ que ce qui est visé par sa parole « notre voie » est le soufisme -tasawwouf-]

– Le grand savant du Salaf, le Grand Soufis, l’Imâm Al-Jounayd Al-Baghdâdi (m.297 H.) a été interrogé au sujet du tasawwouf (Soufisme) et il a répondu: «C’est un nom qui englobe dix sens:
Le premier : diminuer de toute chose du bas monde ;
Le deuxième : se fier avec son cœur à Allâh ‘azza wa jall et ne pas s’attacher aux causes ;
Le troisième : multiplier les actes surérogatoires d’adoration, en période de facilité ;
Le quatrième : la patience en période de difficulté du bas monde et ne pas demander ni se plaindre ;
Le cinquième : distinguer et ne pas prendre tout ce qui est présent ;
Le sixième : s’occuper de l’adoration de Allâh et se détourner de tout autre que Lui ;
Le septième : les évocations discrètes ;
Le huitième : réaliser la sincérité ;
Le neuvième : la certitude de la foi ;
Le dixième : trouver la sérénité dans le recours à Allâh, en se libérant de toute perturbation, s’il trouve ces dix sens, il est Soûfî, sinon il est menteur.» [Rapporté par le Hâfidh Aboû Nou’aym dans son livre Hilyatou l-Awliyâ]

– En une autre occasion, l’Imâm Al-Jounayd Al-Baghdâdi (m.297 H.) a été questionné au sujet du tasawwouf (soufisme) et il a répondu : « C’est sortir de tout bas comportement et s’engager dans tout comportement de bien » [Rapporté par le Hâfidh Aboû Nou’aym dans son livre Hilyatou l-Awliyâ]

– Aboû Bakr Ach-Chibli (m.334 H.) a été interrogé « qui est le Soufis ? » il répondit : « C’est celui dont le cœur s’est purifié et est ainsi devenu pur, qui a suivi la voie du Prophète Al-Moustafâ (صلى الله عليه وسلم), qui a jeté le bas monde derrière son dos et qui a fait goûter à ses passions le goût de la froideur », il fût questionné une seconde fois et répondit : « C’est celui qui s’est éloigné du trouble, qui s’est délivré des souillures, qui s’est empli de méditation et pour qui l’or et la terre sont équivalents ». Puis il fût questionné « qu’est-ce que le soufisme ? » il répondit : « C’est purifier les cœurs pour l’agrément de Allâh Celui Qui connait les choses cachées», il fût questionné une seconde fois et répondit : « C’est glorifier l’ordre de Allâh et avoir de la compassion pour les esclaves de Allâh». [Rapporté par le Hâfidh Aboû Nou’aym dans son livre Hilyatou l-Awliyâ]

– Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Aboû Nou’aym (m. 430 H.) a dit : « Le soufisme ce sont des états contraignants, des comportements purs qui sont à la merci d’états qui les emprisonnent. Les soufis ont adopté la sincérité dans la servitude, délaissé les voies de la perplexité, ils ont été préservés du délaissement de l’obéissance et de la rupture, ils n’ont pour compagnie que l’obéissance à Allâh. Ainsi ce sont ceux qui maîtrisent leurs cœurs qui délaissent ce qui n’est pas bon. Ils ont suivi la voie des compagnons, de leurs successeurs, de celui qui suit leurs voies, des gens qui délaissent les biens du bas monde et qui ont atteint les hauts degrés, qui discernent entre la sincérité et l’insincérité, ceux qui connaissent l’ardeur, de la ferme volonté, de l’intention, qui se rendent des comptes à eux-mêmes , qui protègent leurs fors intérieurs, qui contredisent leurs âmes, qui évitent de tomber dans l’insouciance en méditant tout le temps, en gardant leurs cœurs éveillés, il recherchent la modestie, ils fuient la paresse. Seul quelqu’un qui quitte la religion se moque de leur haut degré, et seul quelqu’un de faux prétend posséder leurs états. Seul quelqu’un qui est intelligent, qui a leur croyance et seul quelqu’un qui se languit du bien, les suit correctement. Ce sont des modèles pour les gens, ce que les gens espèrent voir, c’est eux que nous suivons et c’est d’eux dont nous sommes les partisans jusqu’au jour du Jugement » [Dans son livre Hilyatou l-Awliyâ]

– Chaykhou l-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri a dit : « Le soufisme (tasawwouf) est une science qui permet de connaître les états de purification des âmes, le raffinement des caractères et l’anoblissement de l’apparence et du for intérieur, afin de parvenir au bonheur éternel. » [Dans son commentaire de « Ar-Riçâlatou l-Qouchayriyyah » intitulé « Ihkâmou d-Dalâlah »]

– Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri a tenu, avec exactitude, les mêmes propos que l’Imâm An-Nawawi, il a dit : « Les fondements de la voie du soufisme (tasawwouf) sont au nombre de cinq : Faire preuve de piété envers Allâh, en public comme en privé ; suivre la Sounnah dans les œuvres et les paroles ; s’écarter des futilités des gens et ne pas avoir recours à eux (les gens futiles) ; être satisfait de Allâh, qu’Il t’accorde peu ou beaucoup ; s’en remettre toujours à Allâh dans les moments heureux comme dans les épreuves. » [Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah]

– Ainsi ceux qui blâment les Soufis dans l’absolu, qui considèrent que le Soufisme (tasawwouf) est de la mécréance et de la perversité, ces gens-là n’ont pas connu la réalité du soufisme.

– Les Soufis ne sont pas blâmables dans l’absolu. Ceux qui sont blâmables sont ceux qui prétendent suivre le Soufisme tout en contredisant la Loi, tout en n’accomplissant pas les actes d’adoration conformément à ce qui est parvenu du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم), et combien sont-ils nombreux à notre époque !

– En effet, combien de gens se montrent comme étant des Soufis tout en déformant la religion de Allâh. Parmi eux :

  • Ceux qui ont adopté la croyance en l’incarnation (al-houloûl), en ce sens qu’ils croient que Allâh s’incarnerait dans les créatures.
  • Ceux qui croient que Allâh serait la totalité de ce monde (wahdatou l-woujoûd), et que les éléments qui composent ce monde seraient des parties de Lui. Ou bien ils croient que Allâh s’incarnerait dans ces éléments.
  • Ceux qui ont pour croyance que Allâh serait une luminosité.
  • Ceux qui prétendent que notre prophète Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) proviendrait d’une partie de la lumière de Allâh. Ainsi, en plus d’avoir attribuer à Allâh la luminosité, ils Lui ont attribué le corps et la partition.
  • Ceux qui déforment le nom de Allâh dans leurs assemblées d’évocations en disant « ah ! ».
  • Ceux qui se détournent de l’apprentissage de la part de la science de la religion qu’il est un devoir d’apprendre.
  • Ceux qui prétendent que réciter une fois salâtou l-Fâtih (qui est une invocation en faveur du prophète) équivaudrait à réciter six-mille fois le Qour-ân.
  • Ceux qui considèrent les autres religions, ou la croyance des moujassimah (corporalistes) comme des voies valables selon le jugement de Allâh.
  • Et autres de parmi ce qui n’est pas conforme aux fondements de la religion…

– Ainsi, celui qui se prétend Soufis mais dont la croyance n’est pas conforme à la croyance sunnite ou qui pratique un acte qui n’est pas en conformité avec les écoles de jurisprudence sunnites, est en réalité un imposteur.

Important : L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Les vertueux, malgré leur haut degré selon le jugement de Allâh, ne sont dispensés d’aucun des devoirs ni des obligations, que ce soit la prière, la zakât, le pèlerinage, le jeûne, ou autre. Celui qui prétend être devenu un waliy (saint) et être dispensé des obligations, il sera devenu mécréant. En effet les prophètes n’ont pas été dispensé des obligations, comment cela pourrait -il avoir lieu pour les saints ? » [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah]

– L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a résumé cela en disant : « Toute voie qui contredit la Loi (charî’ah) est une forme d’athéisme et d’irréligion (zandaqah) ».

– Le Chaykh Mouhyi d-Dîn Ibnou ‘Arabi a lui aussi dénoncé certaines mécréances par sa parole : « Celui qui croit en l’incarnation (houloûl), sa religion est incorrecte et ne croit en l’unité absolue (de Allâh avec Ses créatures) que les athées ». [Dans le livre Al-Yawâqît wa l-Jawâhir de Ach-Cha’râni]

– Egalement le Chaykh Mouhyi d-Dîn Ibnou ‘Arabi a dit : « Celui qui veut ne pas s’égarer, qu’il ne lâche pas la balance de la Loi de sa main ne fût-ce le temps d’un clin d’œil, mais qu’il la garde avec lui nuit et jour, lors de chaque parole, chaque geste et chaque croyance. » [Dans le livre Latâ-ifou l-Minani wa l-Akhlâq de Ach-Cha’râni]

– Le Chaykh Ismâ’îl Haqqi Al-Hanafi a dit : « Celui qui attribue à Allâh ta’âlâ un endroit alors il fait partie des moujassimah (ceux qui attribuent le corps à Allâh), et parmi eux il y a les ignorants qui se revendiquent [mensongèrement] du Soufisme et qui disent que Allâh est dans tous les endroits » [Rapporté par le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari dans son livre Ad-Dîn Al-Khâlis]

– Ainsi, il ne convient pas de prêter attention aux propos virulents des wahhabites (ceux qui se font appeler mensongèrement « salafis ») qui généralisent et prétendent que le Soufisme est une secte, et que le Soufisme serait opposé au Sunnisme. Lorsqu’ils voient un musulman qui s’oppose à leurs mauvaises croyances, ils disent de lui « c’est un soufi !  » pour tenter d’effrayer les gens qui n’ont pas de connaissances religieuses.

– Nous répondons à ces wahhabites que leurs plus grandes références ont fait l’éloge du Soufisme (tasawwouf). En effet :

  • Ibn Taymiyah (moujassim) a fait l’éloge de nombreux maîtres Soufis comme cela a été indiqué précedemment.
  • Et Ibnou l-Qayyim Al-Jawziyyah, l’élève d’Ibn Taymiyah a dit : « Les gens du hadîth dans leur totalité, les imams qui délivrent des fatwâ, les gens des vérités (haqâ-iqou l-‘ourfân), et les connaisseurs de leur Seigneur, de leur Prophète et des degrés des œuvres dans leur prévalence sont des soufis qui suivent la Sounnah et l’exemple du prophète et ne sont pas des égarés ou des divagateurs. » [Dans sa Qasîdah An-Noûniyyah]
  • Le fondateur de la secte wahhabite, Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb a dit : « Sache, que Allâh te guide, que Allâh soubhânahou wa ta’âlâ a envoyé Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) avec la guidée qui est la science profitable, et la religion de vérité qui consiste en l’acte pieux. Quand à ceux qui sont rattachés à la religion : Il y a ceux qui sont occupés à acquérir la science et le fiqh (jurisprudence) et qui parlent par cela comme les Fouqahâ (spécialistes du fiqh) et il y a ceux qui se consacrent à l’adoration et qui recherchent l’au-delà comme les Soufis. Et Allâh a envoyé Son Prophète avec cette religion qui rassemble ces deux sortes » [Dans son livre Fatâwâ wa Maçâ-il page 31]
  • D’ailleurs Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) a dit : « Ibn Taymiyah n’était pas l’ennemi des Soufis ni d’autre que les Soufis, il était ennemi du faux où qu’il soit, quant aux soufis, dans leur voie il y a ce qui est vrai et dans leur voie il y a ce qui est faux, et ils ne sont pas tous sur le faux» [Dans son livre intitulé « Ad-Dourratou l-‘Outhaymîniyyah p.40]. Ainsi, même selon Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite), il existe des Soufis véridiques qui ne sont pas sur l’erreur et le faux.

– Sachez que de nombreux savants ont mis en garde contre Ibn Taymiyah :

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête» [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Hâfidh Ibn Rajab Al-Hambali a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Le Chaykh Zaynou d-Dîn Ibn Rajab Al-Hambali fait partie de ceux qui considéraient mécréant Ibn Taymiyah et il lui a répliqué. Et il disait de sa plus haute voix, dans certaines assemblés : [l’Imâm Taqiyyou d-Dîn] As-Soubki avait ses raisons de le déclarer mécréant  ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwâ Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a dit aussi : « Qui est Ibn Taymiyah pour qu’il soit pris en compte ou qu’il soit pris comme référence dans un des sujets de la religion ? Il n’est pas autre que ce qu’on dit de lui un groupe de savants qui ont observé ses propos fallacieux et ses fausses preuves jusqu’à dévoiler l’égarement dans ses écarts et la laideur de ses illusions et ses erreurs comme a dit al-‘Izz Ibn Jamâ’ah : il est un être que Allâh a égaré et qui a été dupé et qui a porté l’habit de la honte, que Allâh le fasse périr. Qu’il l’humilie et le prive suite à ses mensonges et ses fabrications » [Dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham fî Ziyârati l-qabri ch-Charîfi n-Nabawiyyi l-Moukarram]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « De nombreux savants ont déclaré mécréant Ibn Taymiyah ». [Dans sa Hâchiyah de Charhou l-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit aussi : « Et prends garde à ne pas prêter l’oreille à ce qui se trouve dans les livres d’Ibn Taymiyah, de son élève Ibn Qayyim Al-Jawziyyah et d’autres semblables, parmi ceux qui ont pris leur passion pour divinité, que Allâh a égarés malgré leur science, dont Il a scellé l’ouïe et le cœur et sur la vue desquels Il a placé un voile. Qui donc pourra les guider après Allâh ? Jusqu’où ces égarés ont-ils dépassé les limites, franchi les bornes et déchiré la protection de la Loi sacrée et de la vérité ! Ils se sont imaginés être guidés par leur Seigneur alors qu’il n’en est rien ; au contraire, ils sont dans le pire des égarements, les plus hideux des caractères, le plus grand objet de détestation et de perte, ainsi que dans le summum du mensonge et de la calomnie. Que Allâh abandonne ceux qui les suivent et purifie la terre de leurs semblables ». [Dans son livre Al-Fatâwâ Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Châfi’ites ont dit qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité et a emprunté la voie des innovations blâmables » [Dans son livre Ach-Charhou s-Saghîr ‘Alâ Aqrabi l-Maçâlik]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égarés Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim »[Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabbih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (anthropomorphisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti. […] Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]
  • Retrouvez ici une liste non exhaustive : Les savants ayant répliqué à Ibn Taymiyah.

Ibn Taymiyah interprète le terme « wajh » au sujet de Allâh

Sujet : Ibn Taymiyah pratique l’interprétation (ta-wîl)

 

Dans son livre « Majmoû’ Fatâwâ » [tome 2 page 433 de cette édition] Ibn Taymiyah (moujassim) a dit :

« فقوله:{ كل شيء هالك إلا وجهه } أي دينه وإرادته وعبادته »

« La parole de Allâh : {koullou chay-in hâlikoun illâ wajhah} ce qui signifie : {Tout sera détruit sauf Son wajh} c’est-à-dire : Sauf Sa religion (c’est-à-dire la religion qu’Il agréé : l’Islâm), Sa volonté et Son adoration ». 

Informations utiles :

– Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est à l’origine d’une grande discorde dans le monde musulman. Nombreux sont les savants de l’Islâm qui ont mis en garde contre lui et ont dénoncé ses multiples égarements. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis). Nous le mentionnons ici, non pas en tant que modèle, mais pour répliquer à ceux qui le considèrent comme une référence, tout en le contredisant. Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibn Taymiyah sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com ; ou voir nos articles en rapport avec Ibn Taymiyyah : ici.

– Ici, nous voyons qu’Ibn Taymiyah a réalisé une interprétation détaillée (ta-wîl tafsîlî) du verset 88 de Soûrat Al-Qasas. En effet, il explique que le sens de « wajh » dans ce verset est : la religion, la volonté et l’adoration de Allâh. Il n’explique pas que le sens de « wajh » ici serait le visage.

– Il s’agit donc d’une interprétation qui rentre dans le cadre de ce qui est blâmé par les wahhabites. En effet les wahhabites disent au sujet de ce verset qu’il est une confirmation de l’attribut du « wajh » pour Allâh, et ils en comprennent le sens du visage. A titre d’exemple :

  • Le wahhabite ‘Abdou l-‘Azîz Ar-Râjihi a dit : « Allâh s’est attribué pour Lui-même un wajh (selon sa compréhension : un visage), et Il a mentionné des versets. La parole de Allâh : {وَيَبْقَى وَجْهُ رَبِّكَ ذُو الْجَلالِ وَالإِكْرَامِ} et Sa parole : {كُلُّ شَيْءٍ هَالِكٌ إِلَّا وَجْهَهُ}. Il y a dedans l’attribution du wajh pour Allâh ‘azza wa jall » [Dans son commentaire de la Hamawiyyah d’Ibn Taymiyah]

– Le mot « wajh » dans la langue arabe a plusieurs sens, et son sens premier est « visage » ou « face ». Mais ce n’est pas ce sens qui est retenu lorsqu’il est attribué à Allâh. En effet, Allâh n’est pas composé de partie, Il n’est pas un corps, Il n’a ni membre, ni organe.

Important : L’une des règles fondamentales du wahhabisme, est de dire « at-ta-wîl ta’tîl » c’est-à-dire que selon eux, le fait d’interpréter un attribut est une négation, un rejet de cet attribut. Et par cette règle les wahhabites déclarent mécréant un grand nombre de savants de l’Islâm, car le fait de renier un attribut de Allâh est de la mécréance [Ce jugement comporte des détails que vous pouvez retrouver sous la citation de Nou’aym Ibnou Hammâd : ici]

– Ainsi, selon leur propre règle, Ibn Taymiyah aurait renié et rejeté l’attribut du wajh (qui d’après leur compréhension défaillante signifie le visage) pour Allâh ta’âlâ. De même Ibn Taymiyah tombe également ici dans leur accusation d’être un Jahmite, car les wahhabites insultent tout ceux qui réalisent une interprétation de ce genre d’être des Jahmites.

– C’est d’ailleurs à cause de cette règle infondée que le wahhabite Al-Albâni avait osé dire au sujet d’une interprétation confirmée de la part de Al-Boukhâri dans son Sahîh : « Ceci un musulman croyant ne le dit pas » [Voir l’article à ce sujet ici].

– De même, Ibn Bâz (wahhabite) s’est lui aussi attaqué à la croyance de l’Imâm Al-Boukhâri. En effet dans l’ouvrage intitulé « Maçâ-ilou l-Imâm Ibn Bâz », celui-ci a été interrogé concernant l’interprétation de l’Imâm Al-Boukhâri du verset 88 de soûrat Al-Qasas : « {koullou chay-in hâlikoun illâ wajhah} par « Sauf Sa souveraineté (illâ moulkah) ». Ibn Bâz a répondu : « Ceci est une interprétation (ta-wîl) [et comme nous l’avons dit ceci est considéré comme étant un rejet de l’attribut chez les wahhabites]», puis il a considéré que l’Imâm Al-Boukhâri s’est égaré.

– Sachez qu’Ibn Taymiyah a réalisé et rapporté avec approbation d’autres interprétations. En effet :

  • Ibn Taymiyah a dit concernant le verset {koullou chay-in hâlikoun illâ wajhah} (Tout disparaitra sauf Son Wajh) : « Il est rapporté de Abou l-‘Âliyah qu’il a dit : « Sauf ce par quoi on recherche Son agrément » ; et Ja’far As-Sâdiq a dit : « Sauf Sa religion » (c’est-à-dire la religion qu’Il agrée), et ces deux sens sont similaires » [Majmoû’ Fatâwâ 2/427]
  • Ibn Taymiyah a dit concernant le verset {koullou chay-in hâlikoun illâ wajhah} (Tout disparaitra sauf Son Wajh): « D’après Moujâhid : « Sauf Lui (Allâh) » ; et d’après Ad-Dahhâk : « Tout disparaitra sauf Allâh, le Paradis, l’Enfer, et le Trône » ; et d’après Ibn Kayçân : « Sauf Sa souveraineté (illâ moulkah) ». » [Majmoû’ Fatâwâ 2/428]
  • Ibn Taymiyah a dit  : « Sa parole {wa li l-Lâhi l-machriqou wa l-maghribou fa aynamâ touwalloû fathamma wajhou l-Lâh} c’est-à-dire la Qiblah agréée par Allâh et la direction agréée par Allâh [pour la prière], c’est ce qu’a dit la majorité des Salafs» [Majmoû’ Fatâwâ 2/429]
  • Ibn Taymiyah a dit : « Sa parole {wa Nahnou aqrabou ilayhi min habli l-warîd} : il s’agit de la proximité des êtres des anges et la proximité de la science de Allâh » [Majmoû’ Fatâwâ ]

– Sachez que de nombreux savants du Salaf ont donné une interprétation du terme « wajh » :

  • L’Imâm Al-Boukhâri a dit : « {koullou chay-in hâlikoun illâ wajhah} ce qui signifie : {Tout sera détruit sauf Son wajh} [c’est-à-dire] : Sauf Sa souveraineté (illâ moulkah) ; et Il est dit aussi : sauf ce par quoi l’on recherche l’agrément de Allâh » [Dans son Sahîh]
  • L’Imâm Soufyân Ath-Thawri a dit que « illâ wajhah » signifie : « Sauf ce par quoi on recherche l’agrément de Allâh et non les actes accomplis avec insincérité et par recherche des éloges des gens» [Rapporté par Al-‘Ayni] et [Rapporté par As-Souyoûti]
  • Ibn Kayçân, tout comme l’Imâm Al-Boukhâri, a dit : « {koullou chay-in hâlikoun illâ wajhah} [ce qui signifie : {Tout sera détruit sauf Son wajh}] c’est-à-dire : Sauf Sa souveraineté (illâ moulkah)» [Tafsîr Ath-Tha’alibi]
  • L’Imâm Az-Zajjâj a dit que {Koullou chay-in hâlikoun illâ wajhah} signifie : « Tout disparaîtra sauf Allâh ‘azza wa jall » ;  et que le verset {wa yabqâ wajhou Rabbika} signifie : « Seul subsistera ton Seigneur » [Ma’âni Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Abou l-‘Âliyah a dit que « illâ wajhah » signifie : « Sauf ce par quoi on recherche Son agrément » [Rapporté par Al-Baghawi]
  • L’Imâm Al-Farrâ a dit que « illâ wajhah » signifie : « Sauf Sa souveraineté (illâ moulkah)» [Rapporté par Al-‘Ayni]
  • L’Imâm Aboû ‘Oubayd a dit que « illâ wajhah » signifie : « Sauf Sa Majesté (illâ jalâlah)» [Rapporté par Al-‘Ayni]
  • L’Imâm Ad-Dahhâk a dit que « illâ wajhah » signifie : « Sauf Lui (Allâh) » [Rapporté par Ibnou l-Jawzi]
  • L’Imâm Aboû ‘Oubaydah a dit que « illâ wajhah » signifie : « Sauf Lui (Allâh) » [Rapporté par Ibnou l-Jawzi]

– Ainsi toutes ces citations nous démontrent que les savants du Salaf avaient quelquefois recourt à l’interprétation détaillée. Et qu’aucun d’entre eux n’a dit que « wajh » dans ce verset signifierait le visage ou la face, contrairement à ce que les moujassimah (anthropomorphistes) ont pris comme croyance innovée.

– L’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله) qui fait partie des illustres savants du salaf a dit dans son traité présentant la croyance de l’ensemble des gens de la Sounnah : « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures »  [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah].

– Beaucoup de savants du salaf ont eu recourt à des interprétations concernant d’autres textes que celui-ci. En voici quelques exemples :

– Nous constatons donc que l’appellation de « Salafi » que s’attribuent eux-mêmes les wahhabites n’est que mensongère, car la règle infondée qu’ils ont innové appelle à déclarer mécréant de nombreux savants du Salaf.

– Sachez que de nombreux savants ont mis en garde contre Ibn Taymiyah :

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête» [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Hâfidh Ibn Rajab Al-Hambali a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Le Chaykh Zaynou d-Dîn Ibn Rajab Al-Hambali fait partie de ceux qui considéraient mécréant Ibn Taymiyah et il lui a répliqué. Et il disait de sa plus haute voix, dans certaines assemblés : [l’Imâm Taqiyyou d-Dîn] As-Soubki avait ses raisons de le déclarer mécréant  ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwâ Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a dit aussi : « Qui est Ibn Taymiyah pour qu’il soit pris en compte ou qu’il soit pris comme référence dans un des sujets de la religion ? Il n’est pas autre que ce qu’on dit de lui un groupe de savants qui ont observé ses propos fallacieux et ses fausses preuves jusqu’à dévoiler l’égarement dans ses écarts et la laideur de ses illusions et ses erreurs comme a dit al-‘Izz Ibn Jamâ’ah : il est un être que Allâh a égaré et qui a été dupé et qui a porté l’habit de la honte, que Allâh le fasse périr. Qu’il l’humilie et le prive suite à ses mensonges et ses fabrications » [Dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham fî Ziyârati l-qabri ch-Charîfi n-Nabawiyyi l-Moukarram]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « De nombreux savants ont déclaré mécréant Ibn Taymiyah ». [Dans sa Hâchiyah de Charhou l-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit aussi : « Et prends garde à ne pas prêter l’oreille à ce qui se trouve dans les livres d’Ibn Taymiyah, de son élève Ibn Qayyim Al-Jawziyyah et d’autres semblables, parmi ceux qui ont pris leur passion pour divinité, que Allâh a égarés malgré leur science, dont Il a scellé l’ouïe et le cœur et sur la vue desquels Il a placé un voile. Qui donc pourra les guider après Allâh ? Jusqu’où ces égarés ont-ils dépassé les limites, franchi les bornes et déchiré la protection de la Loi sacrée et de la vérité ! Ils se sont imaginés être guidés par leur Seigneur alors qu’il n’en est rien ; au contraire, ils sont dans le pire des égarements, les plus hideux des caractères, le plus grand objet de détestation et de perte, ainsi que dans le summum du mensonge et de la calomnie. Que Allâh abandonne ceux qui les suivent et purifie la terre de leurs semblables ». [Dans son livre Al-Fatâwâ Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Châfi’ites ont dit qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité et a emprunté la voie des innovations blâmables » [Dans son livre Ach-Charhou s-Saghîr ‘Alâ Aqrabi l-Maçâlik]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égarés Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim »[Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabbih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (anthropomorphisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti. […] Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]
  • Retrouvez ici une liste non exhaustive : Les savants ayant répliqué à Ibn Taymiyah.

Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb témoigne de son ignorance

Sujet : La déviance de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb

 

Dans le livre intitulé « Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah » [Tome 10 page 51 de cette édition], il est rapporté que Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb (le fondateur de la secte wahhabite) a dit :

« وأنا أخبركم عن نفسي والله الذي لا إله إلا هو، لقد طلبت العلم، واعتقد من عرفني أن لي معرفة، وأنا ذلك الوقت، لا أعرف معنى لا إله إلا الله، ولا أعرف دين الإسلام، قبل هذا الخير الذي من الله به؛ وكذلك مشايخي، ما منهم رجل عرف ذلك. فمن زعم من علماء العارض: أنه عرف معنى لا إله إلا الله، أو عرف معنى الإسلام قبل هذا الوقت، أو زعم من مشايخه أن أحدا عرف ذلك، فقد كذب وافترى، ولبس على الناس، ومدح نفسه بما ليس فيه »

« Je vous informe à mon sujet, et je jure par Allâh Celui dont il n’y a aucune divinité hormis Lui, que j’ai certes recherché la science et ceux qui me connaissaient croyaient que j’avais de la connaissance, alors que durant cette époque, je ne connaissais pas la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » et je ne connaissais pas la religion de l’Islâm avant ce bien que Allâh m’a accordé. Et il en est de même pour mes enseignants religieux (Mâchaykh), aucun d’entre eux ne connaissaient cela. Et si quelqu’un parmi les savants d’Al-‘Ârid (région dans l’est de l’arabie) prétend qu’il connaissait la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » ou qu’il connaissait la signification de l’Islâm avant cette époque, ou qu’il prétend au sujet de ses enseignants religieux (Mâchaykh) que l’un d’entre eux connaissait cela, alors il aura menti, inventé (une fausseté), induit les gens en erreur et aura fait son propre éloge avec une chose qui n’est pas en lui. » 

Informations utiles :

– Le livre intitulé « Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah » a été composé par Ibnou Qâçim An-Najdi qui est un adepte du wahhabisme. Il est né en 1312 et est décédé en 1392 de l’Hégire. Son ouvrage est une compilation de lettres et de questions diverses qui ont été écrites par les références de la mouvance wahhabite, de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb (le fondateur de la secte) jusqu’à son époque. Il est considéré comme un ouvrage de référence chez les adeptes du wahhabisme. Ce livre comporte également des témoignages de massacres et d’exactions commis par les wahhabites envers les musulmans.

– Le passage mentionné ici est issu d’une lettre composée par Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb. Elle débute par « De la part de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb à tous ceux à qui parviendra ce livre ».

– Nous constatons à travers cet extrait, des propos vraiment très étranges indiquant le sectarisme de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb :

  • Pour commencer, il se déclare lui-même ignorant, en jurant par Allâh. Il dit que malgré ce qu’il a appris auparavant, il ne connaissait pas le sens de « lâ ilâha illa l-Lâh », ni même ce qu’est la religion de l’Islam. Par ces propos, Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb considère avoir été sur autre que l’Islam, c’est-à-dire mécréant, durant de nombreuses années. Il invalide ainsi sa propre chaîne de transmission qui le reliait à ses enseignants du passé.
  • Puis il dit « je ne connaissais pas la religion de l’Islâm avant ce bien que Allâh m’a accordé ». Par cela, il vise sa compréhension déviante de la religion. La question qu’il est légitime de se poser est : qui lui a transmis cette compréhension ? Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb n’étant pas un prophète, il ne reçoit donc pas de révélation ; ainsi il est indispensable pour lui tout comme pour chaque individu de posséder une chaîne de transmission qui le relie jusqu’au prophète (صلى الله عليه وسلم) afin de s’assurer de l’authenticité de son apprentissage, mais ici ce n’est pas le cas pour Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb. Nous n’avons aucune connaissance de la provenance de sa compréhension de la religion.
  • Ensuite, nous voyons qu’en plus de se déclarer lui-même ignorant et en dehors de l’Islam, il prétend que tous ses enseignants et les savants de Al-‘Ârîd également ne connaissaient pas la religion de l’Islâm ni la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » jusqu’à son apparition à lui et sa nouvelle compréhension sans chaîne de transmission. Il précise même que celui qui dirait le contraire de cela serait un menteur. Ses propos constituent une déclaration de mécréance explicite envers les savants de Al-‘Ârid, ainsi que de leurs enseignants.
  • Il apparaît de ce témoignage de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb, que le wahhabisme est une religion fausse, fragmentée et sans chaîne de transmission. Comment quelqu’un de censé pourrait suivre une religion fondée par quelqu’un qui a lui-même témoigné de sa propre mécréance, et dont on ne sait pas d’où provient sa compréhension de la religion ?

– Tout cela est également confirmé par d’autres citations de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et des adeptes de sa mouvance mortifère. En effet :

  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit : «Si ce n’est que les gens jusqu’à aujourd’hui ne connaissaient pas la religion du messager» [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit dans une lettre à destination des savants de Ad-Dir’iyyah : «Vous, ainsi que vos enseignants et les enseignants de vos enseignants ne connaissaient pas le sens de lâ ilâha illa l-Lâh, et vous ne faites pas la distinction entre la religion de Mouhammad et la religion que ‘Amr Ibn Lou-ayy a apporté aux arabes» [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah]
  • Le wahhabite Soulaymân Ibnou Sahmân a dit : « Certes les gens du Najd étaient des mécréants avant la da’wah du Chaykh [il vise Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb]» [Dans son livre « Minhajou Ahli l-Haqq »]
  • Le wahhabite Soulaymân Ibnou Sahmân a dit : « Donc, si tu sais cela, cet homme qui vient du Koweït désobéit à Allâh en résidant dans ce pays, qui est un pays de mécréance » [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah 5/377]

– Al-Moubtadi’ (l’innovateur) Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb est né en 1115 et il est décédé en 1206 de l’Hégire. Il est le fondateur de la mouvance sectaire wahhabite, le groupe qui se fait appeler mensongèrement Salafi pour tromper les gens qui n’ont pas de connaissances religieuses.

– Sachez que contrairement à son père, son grand père, et son frère,  Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb duquel se réclament les wahhabites, n’était pas un homme de science, il n’était pas un faqîh (un spécialiste de la jurisprudence), il n’était pas un mouhaddith (c’est-à-dire de ceux qui transmettent le hadîth) et il n’était pas un nahwi (un grammairien de la langue arabe). C’est pour cela que les savants qui ont composé dans l’énumération des biographies, des savants Hanbalites n’ont pas inclus Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb dans le nombre des savants Hambalites, les seuls qui ont fait son éloge, ce sont ceux qui l’ont suivi et il n’y a aucune considération à donner à cela.

– Pour exemple, dans son recueil de biographies de savants Hambalites intitulé « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah », le Chaykh Ibn Houmayd Al-Hanbali An-Najdi a répertorié plus de 800 biographies de savants et savantes de l’école de jurisprudence de l’Imâm Ahmad Ibn Hambal. Parmi ces biographies, nous ne trouvons pas la biographie de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb, bien que le Chaykh Ibn Houmayd soit décédé 80 ans après lui. Cela signifie que Mouhammad Ibn ‘Abdil-Wahhâb n’était pas considéré comme un homme de science par les savants de son époque et de sa région. Cependant nous retrouvons la biographie du Chaykh ‘Abdoul-Wahhâb (Le père de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) et c’est lors de cette biographie que le Chaykh Ibnou Houmayd dénonce l’égarement de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb [As-Souhoub al-Wâbilah].

– Sachez que de nombreux savants ont dénoncé Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et son takfîr injuste. Parmi eux :

  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb a dit en faisant référence à Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb : « Aujourd’hui les gens sont éprouvé par celui qui prétend se référer au Livre et à la Sounnah (la tradition prophétique), et qui prétend donner des jugements à partir de ces sources, tout en rejetant la parole de ceux qui divergent avec lui et lorsqu’on l’invite à en discuter avec les gens de science, il refuse. Mais il impose aux gens ses propres avis et sa propre compréhension, et il déclare mécréant (kâfir) celui qui le contredit, alors qu’il ne possède même pas une seule des qualités des gens de l’ijtihâd, par Allâh il ne possède même pas le dixième d’une seule, et malgré cela, ses paroles ont emporté beaucoup d’ignorants, {Innâ lil-Lâhi wa innâ ilayhi râji’oûn}, La communauté toute entière l’interpelle d’une seule voix, mais il n’y prête aucunement attention, au contraire tous sont pour lui des mécréants ou des ignorants. Ô Allâh guide cet égaré et met le sur le chemin de droiture » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous avez contredit l’unanimité (ijmâ’) et vous avez déclaré mécréant la communauté de Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) dans sa totalité » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous déclarez mécréant le commun des musulmans et vous considérez licite leur sang et leurs biens, et vous considérez leurs pays comme des terres de guerre  » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous déclarez mécréant celui qui témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh uniquement et que Mouhammad est Son esclave et Son messager et qui accomplit la prière, qui s’acquitte de la zakât, qui jeûne durant Ramadân, qui accomplit le pèlerinage à la Maison sacrée, et qui croit en Allâh, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers, et qui s’attache à l’ensemble des emblèmes de l’Islâm, celui-ci vous le considérez mécréant et vous considérez son pays comme une terre de guerre » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit : « Lorsque [Mouhammad] Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et ceux qui l’ont aidé, ont entrepris leur da’wah odieuse, à cause de laquelle ils ont déclaré mécréant les musulmans, ils se sont emparé des tribus de l’Est… » [Fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit aussi : « Ils (les wahhabites) se sont mis à croire que celui qui ne croit pas en ce que dit Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb, alors il est un mécréant (kâfir), un associateur (mouchrik) dont le sang et les biens sont licite » [fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit également : « Il (Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb) leur écrivit (à ses adeptes) des épîtres jusqu’à ce qu’ils se mettent à croirent que la plupart des gens du tawhîd sont des mécréants » [fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit aussi : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) en arriva à déclarer mécréant les croyants » [Dans son livre fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit  : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) a déclaré mécréant l’ensemble des musulmans et a prétendu que les gens étaient mécréants depuis 600 ans, et il a appliqué les versets qui concernent les associateurs de Qouraych sur les pieux de la communauté » [Dans son livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Soulaymân Al-Kourdi (qui était l’un des enseignant de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) qui s’adressa à lui en disant : « Rien ne t’autorise à déclarer mécréant la grande majorité des musulmans » [Rapporté par Ibn Zayni Dahlân dans son livre fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Al-‘Allâmah Mouhammad Ibn Ahmad Al-Hafadhi a dit : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) croyait que l’Islâm lui était réservé, et à ceux qui le suivaient, et que toute les créatures étaient des associateurs (mouchrikoûn) » [Rapporté par Ibn Zayni Dahlân dans son livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm]
  • Le Chaykh Aboû Hafs ‘Oumar Al-Mahjoûb At-Toûniçi Al-Mâliki a dit dans une lettre à destination de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb : « Par Allâh, tu t’es certes égaré et tu as égaré des gens […] et tu cries à la déclaration de mécréance des gens du Salaf et du Khalaf » [Rapporté par l’historien Ibn Abî Diyâf dans son livre It-hâfou Ahli z-Zamân fî Akhbâri Mouloûki Toûnis wa ‘ahdi l-Amân]
  • L’Imâm Ibnou ‘Âbidîn qui a dit : « Ils (les wahhabites) croyaient qu’eux seuls étaient musulmans, et que tous ceux qui s’opposaient à leur croyance étaient des associateurs (mouchrikoûn). Sur cette base, ils ont légitimé le meurtre des gens de Ahlou s-Sounnah ainsi que de leurs savants» [Dans son livre « Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr »]
  • Le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd qui a dit : « Car ce qu’il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhab) faisait quand quelqu’un le contredisait et le réfutait et qu’il était dans l’incapacité de le tuer au grand jour, il envoyait quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréant tout ceux qui était en désaccord avec lui et il rendait licite son assassinat.» [Dans son livre « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah »]
  • Le Chaykh Anwar Châh Al-Kachmîri qui a dit : « Quant à Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb du Najd, il était certes un homme stupide qui avait peu de science et qui se précipitait à déclarer mécréant les gens» [Dans son livre « Faydou l-Bârî »]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni qui a dit : « Les fondements des croyances de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et de ceux qui le suivent se résument à quatre points : l’assimilation (tachbîh) de Allâh soubhânahou wa ta’âlâ à Ses créatures ; la division du tawhîd en Seigneurie (Rouboûbiyyah) et en Divinité (Ouloûhiyyah) ; le manque de considération envers le Prophète ﷺ ; et la déclaration de mécréance (takfîr) des musulmans » [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari qui a dit : « Les wahhabites se rendent licite le sang des musulmans d’Est en Ouest, du fait qu’ils considèrent que tout autre qu’eux sont des mécréants » [Dans son livre Boughyatou t-Tâlib]

– Il est rapporté que Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb a tenté de faire assassiner son frère, le Chaykh Soulaymân Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb. A ce sujet le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ibnou Houmayd a dit : « On dit qu’il y avait un fou dans un village, qui avait pour habitude de frapper quiconque lui faisait face, même si il était armé. Alors Mouhammad [Ibn ‘Abdi l-Wahhâb] à ordonné qu’on donne à ce fou une épée et qu’on le fasse entré dans la Mosquée où se trouvait seul son frère le Chaykh Soulaymân, alors on le fît entrer, et quand le Chaykh Soulaymân l’a vu il a eu peur de lui. Mais le fou jeta son épée et s’est mit à dire : « Ô Soulaymân n’ait crainte, tu fais partie des gens protégé », et il s’est mit à répéter ça plusieurs fois.  Il n’y a aucun doute que ceci une Karâmah (prodige) » [Dans son livre « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah »]

– Depuis la fondation de leur mouvance sectaire, il y a moins de 300 ans, les wahhabites se sont tristement illustrés par des massacres et des tueries de masse, principalement à l’encontre des musulmans, comme en témoignent les ouvrages des savants de l’Islâm. Parmi eux nous pouvons citer :

  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki qui a dit : « Il a été dit que ce verset (il parle du verset 6 de Soûrat Fâtir) a été révélé sur les Khawârij ceux qui falsifient l’interprétation (ta-wîl) du Livre et de la Sounnah et qui se rendent par cela permis le sang des musulmans et leurs biens, comme nous constatons à présent dans leurs manières d’agir ceux d’un groupe du Hijâz qui sont appelés les Wahhabites qui pensent être sur la vérité alors que ceux sont eux les menteurs, le Chaytân a eu emprise sur eux et leur a fait oublier le rappel de Allâh, certes ils sont le parti de Chaytân et certes le parti de Chaytân est le perdant et nous demandons à Allâh qu’Il les extermine jusqu’au dernier. » [Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn]
  • L’Imâm Ibn ‘Âbidîn Al-Hanafi qui a dit : « Il est suffisant qu’ils soient convaincus de la mécréance de ceux qu’ils combattent, comme cela s’est produit à notre époque avec les disciples de [Mouhammad Ibnou] ‘Abdi l-Wahhâb, qui ont émergé du Najd et pris le contrôle des deux sanctuaires (La Mecque et Médine). Ils prétendaient suivre l’école Hanbalite, mais ils croyaient qu’eux seuls étaient musulmans, et que tous ceux qui s’opposaient à leur croyance étaient des associateurs (mouchrikoûn). Sur cette base, ils ont légitimé le meurtre des gens de Ahlou s-Sounnah ainsi que de leurs savants » [Raddou l-Mouhtâr]
  • Le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd Al-Hambali qui a dit : « Car ce qu’il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhab) faisait quand quelqu’un le contredisait et le réfutait et qu’il était dans l’incapacité de le tuer au grand jour, il envoyait quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréant tout ceux qui était en désaccord avec lui et il rendait licite son assassinat.» [As-Souhoub al-Wâbilah]
  • Le Moufti de La Mecque, Ahmad Ibn Zayni Dahlân Ach-Châfi’i qui a dit : « Lorsque les wahhabites apprirent la nouvelle, ils attaquèrent brusquement la muraille et ils ne rencontrèrent pas de résistance capable de les combattre et de les repousser. Un groupe d’habitants de Tâ-if avant cela avait prit la fuite mais la cavalerie les avait rejoint et les wahhabites les tuèrent ; seul un petit nombre fut épargné. Lorsqu’ils entrèrent dans AT-Tâ-if, ils se livrèrent à une tuerie générale des gens, les adultes et les jeunes, ceux qui sont commandés comme ceux qui commandent, les notables et les gens du commun. Ils égorgèrent même le nourrisson sur la poitrine de la mère ; ils montaient dans les maisons, faisaient sortir ceux qui s’y réfugiaient et les tuaient. Ils trouvèrent un groupe qui étudiait le Qour-ân et les tuèrent du premier au dernier. Ils massacrèrent tous ceux qui s’étaient réfugiés dans les maisons. Ensuite ils allèrent vers les boutiques et les mosquées et ils tuèrent les gens qui s’y trouvaient. Ils tuèrent l’homme dans la mosquée alors qu’il était dans l’inclination ou dans la prosternation jusqu’à l’extermination de tout ce monde ; alors malheur à eux de la part du Tout Puissant qui détient les cieux par Sa puissance. Il ne resta des gens de Tâ-if (c’est-à-dire des combattants de cette ville) qu’un groupe d’un peu plus de 20 personnes» [Oumarâ-ou l-Baladi l-Harâm]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân Ach-Châfi’i a dit : « Les wahhabites interdisent l’invocation en faveur du prophète (صلى الله عليه وسلم) depuis les manâbir (pl.minbar) après l’appel à la prière (adhân), au point où il y avait un homme vertueux qui était aveugle, il faisait l’appel à la prière, et réalisait l’invocation en faveur du prophète (صلى الله عليه وسلم) après le adhân, et ceci après que les wahhabites l’aient interdit, alors ils l’ont pris et l’ont emmené jusqu’à Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb qui a ordonné qu’on l’exécute, et il fût tué » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)].

– Et cela se perpétue jusqu’à notre époque avec Daech qui est un mouvement wahhabite, tout comme le reconnaissent eux même les leaders de la mouvance. Ainsi, dans une interview accordée à la chaîne MBC et diffusée le 22 janvier 2016, Al-Kalbâni (wahhabite) a dit : « Daech suit le Salafisme [c’est-à-dire la doctrine wahhabite] […], l’idéologie que suit Daech est l’idéologie Salafi [wahhabite], ce n’est pas celle des Ikhwâniyyah, ni celle des Qoutbiyyah, ni celle des Soûfiyyah, ni celle des ach’ariyyah, mais ils tirent leurs idées de ce qui est écrit dans nos propres livres, de nos principes mêmes » [Interview de la chaîne MBC]

 Avertissement : Les wahhabites utilisent l’appellation trompeuse de “Salafisme” pour définir leur mouvance. Ainsi, par cette appellation mensongère, les wahhabites tentent de faire croire qu’ils seraient sur la voie des gens du Salaf. Or, les wahhabites ont une croyance opposée à celle des gens du Salaf sur de nombreux sujets tels que les fondements de la croyance, le jugement de l’innovation, la récitation du Qour-ân en faveur des morts musulmans, la pratique du tawassoul et du tabarrouk et de nombreux autres sujets [Retrouvez plus d’informations dans la rubrique “les sectes” : ici]. Ainsi, il n’est pas permis d’appeler ces gens “Salafi” car ils ne sont pas sur la voie du “Salaf”. Depuis leur apparition, les musulmans leurs ont attribué l’appellation de “Wahhabite” en référence au fondateur de leur groupe : Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb.

Réponse à une ambiguïté : Certains adeptes de la secte, gênés par l’appellation «wahhabite» disent : Vous appelez «wahhabites» les suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb alors que ‘Abdou l-Wahhâb est le père, vous devriez plutôt les appeler « Mouhammadites» étant donné que lui-même s’appelle Mouhammad.
Nous répondons :

  • Premièrement : Que l’on vous donne une appellation ou une autre, cela ne change rien au fait que vous avez dévié de la voie de droiture.
  • Deuxièmement : Pourquoi vous ne blâmez pas pour cela les leaders de la mouvance comme Ibn Bâz et Ibnou ‘Outhaymîn qui utilisent eux-mêmes l’appellation «wahhabites» et non « Mouhammadites»?! Pourquoi vous ne vous opposez pas à eux ?!
  • Troisièmement : L’ensemble des musulmans est en accord depuis l’époque des pieux prédécesseurs sur le fait que celui qui suit la voie du grand Imâm Ahmad Ibnou Hanbal (رحمه الله) est surnommé «Hanbalite», et non «Ahmadite» , alors que Hanbal est le nom de son grand-père. En effet, son père s’appelle Mouhammad Ibn Hanbal, et son grand-père s’appelle Hanbal Ibn Hilâl. Pourtant personne n’a jamais contesté le fait d’appeler «Hanbalite» quelqu’un qui suit l’école (madh-hab) de l’Imâm Ahmad. D’ailleurs, les wahhabites eux même prétendent mensongèrement être des Hanbalites, alors qu’ils sont bien loin de cela.

– Retrouvez sur notre site d’autres mises en gardes des savants de Ahlou s-Sounnah contre la secte wahhabite :

– Retrouvez la rubrique sur les groupes égarés : ici.

Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi explique le verset “wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdih”

 

Dans son Tafsîr « Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân », l’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali a dit :

« {وَهُوَ الْقَاهِرُ فَوْقَ عِبَادِهِ} القادرُ الغالبُ، والمرادُ بفَوْقَ: علوُّ القدرةِ والشأنِ؛ كقوله: {وَإِنَّا فَوْقَهُمْ قَاهِرُونَ} »

« Le verset { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ } (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdihi) c’est-à-dire que Allâh est Al-Qâdir (Celui qui est tout-puissant sur toutes choses) et Al-Ghâlib (Celui qui domine toutes choses). Et ce qui est voulu par « fawqa » est la supériorité (‘oulouww) en termes de puissance et de mérite, comme dans Sa parole { وَإِنَّا فَوْقَهُمْ قَاهِرُونَ} »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Qâdî (Juge), le Mou-arrikh (Historien), le Moufassir (exégète), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Abou l-Yamîn ‘Abdou r-Rahmân Ibn Mouhammad Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-‘Oumari Al-Maqdiçi Al-Hanbali est né en 860 et il est décédé en 927 de l’Hégire à Jérusalem (Palestine). Il est également l’auteur d’un ouvrage célèbre sur l’histoire de la Palestine intitulé « Al-Ounsou l-Jalîl fî târîkhi l-Qouds wa l-Khalîl ».

  • Az-Zirikli a dit de lui : « Il était le juge des juges (Qâdi l-Qoudâh) à Al-Qouds (Jérusalem) » [Al-A’lâm]
  • As-Sakhâwi a dit à son sujet : « Le plus éminent des juges de Jérusalem, d’excellente conduite, réputé pour son mérite et son intérêt pour l’histoire, doté d’une belle écriture ainsi que d’un talent pour la composition en vers. » [rapporté par Ibn Houmayd dans As-Souhoub Al-Wâbilah]
  • Al-Ghazzi a dit le concernant : « L’Imâm, l’illustre savant (‘allâmah), le transmetteur de hadîth (mousnad), l’historien, le spécialiste de la jurisprudence (faqîh), celui qui est versé dans les diverses sciences ». Il a dit également : « L’orateur (khatîb), le spécialiste de la jurisprudence (faqîh), le spécialiste du hadîth (mouhaddith), le Athari ».[An-Na’t Al-Akmal]

– Ici l’Imâm Al-‘Oulaymi Al-Hanbali explique que ce qui est visé par « fawqa » dans ce verset est la supériorité par la puissance et le mérite, et non par l’endroit.

– L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali a dit similaire à cela lors de l’explication du verset 50 de Soûrat An-Nahl : «  {يَخَافُونَ رَبَّهُمْ مِنْ فَوْقِهِمْ} (yakhâfoûna Rabbahoum min fawqihim) : c’est-à-dire que Allâh les domine et qu’Il est tout-puissant sur eux, comme dans Sa parole {يَدُ اللَّهِ فَوْقَ أَيْدِيهِمْ} (yadou l-Lâhi fawqa aydîhim), ainsi rien ne le rend incapable et personne ne Le domine ; ou le sens est : ils craignent un châtiment provenant d’au-dessus d’eux, s’ils Lui désobéissent » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]

– D’autres savants ont expliqué ce verset de manière similaire :

  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit : « La signification de : {فَوقَ عِبَادِه} (fawqa ‘ibâdih) c’est une fawqiyyah (supériorité) d’isti’lâ (de domination) par la manifestation de Sa toute puissance et la réalisation inéluctable de Sa volonté sur eux, c’est-à-dire que Ses esclaves sont assujettis à Sa volonté, et il ne s’agit pas d’une supériorité spatiale » [Dans son tafsîr].
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « La parole de Allâh : { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ } (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdihi) c’est-à-dire la fawqiyyah (supériorité) du point de vue de la domination » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • Le Chaykh Al-Bâbirti Al-Hanafi (m.786 H.) a dit : « La parole de Allâh : { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ } (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdihi) est une fawqiyyah (supériorité) du point de vue de la domination et du mérite et non pas du point de vue de l’élévation spatiale et de l’endroit» [Dans son commentaire de la tahâwiyyah]
  •  L’Imâm Ath-Tha’âlibi a dit : « Il n’est pas possible que le terme « fawqa » [dans ce verset] vienne dans le sens de la direction, mais il s’agit d’une élévation (‘oulouww) par la puissance et le mérite. Tout comme on dit [dans la langue arabe] le rubis est fawqa (c’est-à-dire supérieur en terme de valeur) au fer». [Dans son tafsîr]
  • Le Chaykh Moullâ ʹAli Al-Qârî a dit : « Quant à Son ‘oulouww, ta’âlâ, par rapport à Ses créatures qui est tiré de ce qui est de l’ordre de la parole de Allâh ta’âlâ :  {وَ هُوَ القَاهِرُ فَوْقَ عِبَادِهِ} (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdih) [soûrat Al-An’âm / 61], il s’agit d’un ‘oulouww (élévation) par le mérite et l’éminence et non pas d’une élévation par l’endroit, conformément à ce qui est décrété chez les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah » [Dans son commentaire du livre Al-Fiqh al-Akbar].

– L’Imâm Ibnou Foûrak a dit à ce sujet : « Sache que, lorsque nous disons que Allâh ‘azza wa jall est “fawqa mâ khalaqa” (supérieur à ce qu’Il a créé), cela ne veut pas dire que c’est une fawqiyyah (supériorité) spatiale ni une élévation sur les endroits par la distance ni leur supervision par le contact avec quoi que ce soit de ces endroits » [Dans son livre Mouchkilou l-Hadîth].

– Le Chaykh Abou n-Nasr Al-Qouchayri a dit : « Ainsi Ar-Rabb [c’est-à-dire Allâh] est attribué du ‘Oulouww (élévation) et de la Fawqiyyah (supériorité) par le mérite et l’éminence et Il est exempt d’être dans un endroit et d’être en face d’un corps» [Dans son livre At-Tadhkirah Ach-Charqiyyah]

– L’Imâm Al-Ghazâli a dit : « Allâh est supérieur (fawqa) au Trône et aux cieux, et Il est supérieur (fawqa) à toute chose, d’une supériorité (fawqiyyah) qui ne Le rend pas plus proche du Trône et des cieux, mais qui ne Le rend pas plus loin de la Terre non plus.  Il est Très Éminent par rapport au Trône et aux cieux, tout comme Il est Très Éminent par rapport à la Terre.» [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]

– Egalement l’Imâm Ach-Chahrastâni a dit : « En ce qui concerne les expressions révélées (c’est-à-dire présentes dans le Qour-ân ou la Sounnah) telles que « al-istiwâ », « al-wajh », « al-yadayn », « al-janb », « al-majî », « al-ityân », « al-fawqiyyah » et d’autres que celles-ci, les anthropomorphistes les prennent selon leur sens apparent, je veux dire telles qu’elles sont comprises lorsqu’elles sont employées au sujet des corps » [Dans son livre Al-Milal wa n-Nihal].

– Pourtant le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a catégoriquement nié la notion de direction au sujet de Allâh dans un hadîth sahîh. Il a dit (صلى الله عليه وسلم) [ce qui a pour sens : ] « Ô Allâh Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en-dessous de Toi » [Rapporté par Mouslim, par Al-Bayhaqi et d’autres].

– Ainsi, les savants ont expliqué que la fawqiyyah (supériorité) de Allâh mentionnée dans ce verset ou encore dans le verset {yakhâfoûna Rabbahoum min fawqihim} n’est pas une fawqiyyah par l’endroit et la direction, mais il s’agit plutôt d’une fawqiyyah (supériorité) de domination, de toute puissance et de mérite.

– Voici d’autres citations précieuses de l’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi :

  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit lors de l’explication de Soûrat Al-Ikhlâs : « Allâh n’est pas un corps et Il n’est pas composé » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-arch istawâ) : un istiwâ digne de Son éminence, sans comment (bila kayf). Ceci compte parmi les versets équivoques (moutachâbih) du Qour-ân, nous y croyons, mais nous ne nous exposons pas à en expliquer le sens » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {ثُمَّ اسْتَوَى عَلَى الْعَرْشِ} (thoumma stawâ ‘ala l-‘arch) : un istiwâ digne de Son éminence, sans comment (bila kayf). Ceci compte parmi les textes équivoques pour lesquels, selon les gens de la Sounnah, il incombe d’y croire et d’en remettre la connaissance à Allâh ‘azza wa jall » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : « L’Imâm Ahmad [Ibn Hambal] (رضي الله عنه) a été interrogé au sujet de la parole de Allâh ta’âlâ :  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-arch istawâ), il a dit : « Il en est tel qu’Il l’a porté à notre connaissance, et non pas comme cela pourrait passer par l’imagination des humains » et al-‘arch dans la langue [Arabe] c’est le lit ; et le trône a été spécifié [dans ce verset] du fait de son honneur, car il s’agit de la plus grande des créatures » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {وَلَهُ مَنْ فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ} (wa lahou man fi s-samâwâti wa l-ard) : en tant qu’esclaves et en tant que possession, {وَمَنْ عِنْدَهُ} (wa man ‘indahou) : de parmi les anges, leur attribution à Lui est pour indiquer leur honneur, et non pas qu’Il serait, ta’âlâ, dans un endroit » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {بَلۡ يَدَاهُ مَبۡسُوطَتَانِ} (Bal yadâhou Mabsoûtatân) : ce qui en est voulu n’est pas le sens réelle de l’organe qui est composée, car Allâh ta’âlâ est exempt de la composition, mais il s’agit d’un des attributs de Son Être, comme l’ouïe et la vue, Allâh جل ذكره dit : {لِمَا خَلَقْتُ بِيَدَيَّ} (limâ khalaqtou biyaday), et le prophète a dit « كِلْتَا يَدَيْهِ يَمِينٌ » (kiltâ yadayhi yamîn) et Allâh est plus savant concernant Ses attributs, ainsi les esclaves se doivent d’y croire, de les accepter et de les lires tels qu’ils sont parvenu, sans comment (bila kayf) » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {قَالَ يَاإِبْلِيسُ مَا مَنَعَكَ أَنْ تَسْجُدَ لِمَا خَلَقْتُ بِيَدَيَّ} (qâla yâ Iblîssou mâ mana’aka an tasjouda limâ khalaqtou biyadayy) : c’est-à-dire [ce que j’ai créé] moi-même sans intermédiaire comme un père ou une mère ; et « al-yadân » est un attribut de parmi les attributs de Allâh ‘azza wa jall, nous y croyons tel que cela est parvenu, et nous remettons la connaissance du sens à Allâh » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {اللَّهُ نُورُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ} (Allâhou Noûrou s-samâwâti wa l-ard) : c’est-à-dire qu’Il est Celui qui a la lumière des cieux et de la terre, et ces deux lumières sont le soleil et la lune, le sens est : Il est Celui qui guide ceux qui y sont (c’est-à-dire dans les cieux et sur terre) par sa lumière » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {كل شيء هالك إلا وجهه} (koullou chay-in hâlikoum illâ Wajhah) : c’est-à-dire sauf Lui (Allâh) » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {وَيَبْقَى وَجْهُ رَبِّكَ} (wa yabqâ Wajhou rabbik) : c’est-à-dire Son Être » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {تَجْرِي بِأَعْيُنِنَا} (tajrî bi A’youninâ) : c’est-à-dire par Notre préservation et Notre protection » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit lors de l’explication de Soûrat Al-Moulk : «  {مَنْ فِي السَّمَاءِ} (man fi s-samâ) : Ce passage fait partie des versets équivoques (moutachâbih) dont Allâh s’est réservé la connaissance, nous y croyons sans nous exposer à expliquer le sens et nous en remettons la connaissance à Allâh » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {وَجَاءَ رَبُّكَ} (wa jâ-a Rabbouka) : L’Imâm Ahmad a dit : son sens est que l’ordre de Allâh viendra » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit lors de l’explication du verset {هَلْ يَنْظُرُونَ إِلَّا أَنْ يَأْتِيَهُمُ اللَّهُ فِي ظُلَلٍ مِنَ الْغَمَامِ} : « Ce qui est prioritaire dans ce verset et ceux qui sont similaires est d’y croire et de les lires tels qu’ils sont parvenus, sans attribuer de comment (bilâ kayf), et d’en remettre la connaissance à Allâh soubhânah, ceci est la voie des Imams du salaf et des savants de la Sounnah » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]