Le Chaykh Ahmad Zarroûq prouve que Allâh existe sans endroit

Sujet : Allâh n’est pas dans un endroit

ahmad zarrouq commentaire qourtoubi  ahmad zarruq - Allah est sans endroit

Dans son commentaire de « Al-Mouqadimmah Al-Qourtoubiyyah» (page 106 de cette édition), le Chaykh Ahmad Zarroûq Al-Fâçi a dit au sujet de Allâh :

« فأما نفي المكان عنه فدليله ما ذكره من أنه مكون المكان،  وذلك شاهد بأنه كان قبل خلق المكان، فلا يصح في حقه المكان »

« Quant au fait de nier l’endroit au sujet de Allâh, la preuve de cela est ce qu’a cité l’auteur [le chaykh Yahyâ Al-Qourtoubi], à savoir que Allâh est Le Créateur de l’endroit, et cela prouve que Allâh existe avant la création de l’endroit, ainsi il n’est pas valable à son sujet d’être dans un endroit »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), Az-Zâhid (l’ascète), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Al-Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), le Chaykh Abou l-Fadl Chihâbou d-Dîn Ahmad Zarroûq Al-Fâçi Al-Barnouçi Al-Mâliki est né en 846 dans la région située en Taza et Fès (Maroc) et il est décédé en 899 à Misrata (Lybie). Au cours de sa vie, il s’installa en Egypte et enseigna la science de la religion à l’Université Al-Azhar et devint une référence notamment dans le fiqh Malikite. On compte de parmi ses enseignants les plus célèbres : le Chaykh ‘Abdou r-Rahmân Ath-Tha’âlibi et le Hâfidh As-Sakhâwi. Sa tombe fût détruite en 2012 par les extrémistes wahhabites.

  • Le Chaykh ‘Abdou r-Ra-oûf Al-Mounâwi a dit de lui : « Il avait énormément de science dans le fiqh, le tasawwouf, les fondements et les sujets de divergence » [Dans ses tabaqât]
  • Le Chaykh Ahmad Bâbâ At-Tanbakti a dit à son sujet : « L’Imâm, Al-‘Âlim (le savant), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), As-Soûfî, le Waliyy (Saint), le Sâlih (vertueux), le Zâhid (ascète), Al-Qoutb, Al-Ghawth, Al-‘Ârifou bi lLâh » [Naylou l-Ibtihâj]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Hayy Al-Kittâni a dit de lui : « L’Imâm, Al-‘Ârif, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), As-Soûfî, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) » [Fahraçatou l-Fahâris]
  • Ibn Ghâzi a dit à propos de lui : « Le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) » [Naylou l-Ibtihâj]

– Ces paroles du Chaykh Ahmad Zarroûq viennent lorsqu’il commente la parole du Chaykh Yahyâ Al-Qourtoubi qui a dit : « Allâh est exempt de la similarité, de la ressemblance et d’être établi dans un endroit. Il existe de toute éternité et il n’y pas d’endroit de toute éternité ; Il ne dépend pas du temps » [Mandhoûmat Al-Qourtoubi]

– Ainsi, le Chaykh Ahmad Zarroûq confirme que Allâh existe sans endroit et il appuie cela en donnant une preuve rationnelle simple, à savoir que Allâh existe de toute éternité alors que les endroits n’existent pas de toute éternité, ainsi Allâh existe avant que les endroits n’existent, Allâh est Le Créateur des endroits, et ceci prouve que Allâh existe sans endroit, car Allâh n’a aucun besoin de Ses créatures.

– Quant aux preuves textuelles, elles sont nombreuses et nous pouvons mentionner parmi elles :

  • La parole de Allâh ta’âlâ : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -».
  • La parole du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) dans un hadîth Sahîh rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : « Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth nous indique qu’hormis Allâh, rien n’existe de toute éternité, ni terre, ni ciel, ni mer, ni endroit, ni corps, ni membre, ni organe, ni aucune autre créature quelle qu’elle soit ?!
  • La parole du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) dans un hadîth Sahîh rapporté par Mouslim et autre : « أنت الظاهر فليس فوقك شىء وأنت الباطن فليس دونك شىء » [ce qui a pour sens ] : « Ô Allâh, Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en dessous de Toi ». L’Imâm Al-Bayhaqi a dit en commentant ce hadîth :« Puisque rien n’est au-dessus de Lui et rien n’est en dessous de Lui, Il n’est donc pas dans un endroit » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât].

– De même les musulmans sont unanimes sur ce point de croyance comme le confirment de nombreux savants, parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi [Al-Farqou bayna l-Firaq],
  • L’Imâm Al-Jouwayni [Al-Irchâd],
  • L’Imâm Ar-Râzi [Dans son tafsîr],
  • Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari [Rapporté par le Chaykh Al-’Azzâmi],
  • Le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi [Fourqânou l-Qour-ân],
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn],
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [It-hâfou l-Kâ-inat (1)] et [It-hâfou l-Kâ-inat (2)],
  • Le Chaykh Ach-Chanqîti [Al-Âyatou-l Mouhkamât],
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi qui a dit : « L’ensemble de la communauté Islamique est sur la croyance que Allâh est exempt de l’incarnation dans les endroits, et qu’Il est exempt de la direction, c’est-à-dire d’être au-dessus de quelque chose, ou en dessous, ou à droite, ou à gauche, ou derrière ou devant. Et on ne dit pas que Allâh serait en contact par Son Être avec quelque chose, ou qu’Il serait séparé de quelque chose, ainsi on ne dit pas que Allâh serait séparé du monde, ou en contact avec lui » [Rapporté par le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât]
  • Le Mouhaddith Al-Harari,
  • Dans une fatwâ provenant de Dârou l-Iftâ Al-Misriyyah [Emise en 2005]

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanime sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

Imâm An-Nawawi explique le sens du dahik de Allâh

Sujet : Allâh n’est pas concerné par le rire ou le sourire

  nawawi dahik Allah

Dans son commentaire du sahîh Mouslim (tome 3 page 24 de cette édition), l’Imâm An-Nawawi a dit :

« قوله فلا يزال يدعو الله تعالى حتى يضحك الله تعالى منه قال العلماء ضحك الله تعالى منه هو رضاه بفعل عبده ومحبته اياه واظهار نعمته عليه وايجابها عليه والله أعلم »

« La parole du prophète : « falâ yazâlou yad’ou l-Lâha ta’âlâ hattâ yad-haka l-Lâhou ta’âlâ minhou » [qui a pour sens : ] « Et il ne cesse d’invoquer Allâh jusqu’à ce que Allâh ta’âlâ yad-haka minhou », les savants ont dit que « dahika l-Lâhou ta’âlâ minhou » c’est-à-dire que Allâh agréé Son esclave et son acte, manifeste Son bienfait envers lui, et qu’Il lui exauce ses invocations, et Allâh sait plus que tout autre »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est une référence incontournable pour tout étudiant en science de la religion et pour tout savant.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici, l’Imâm An-Nawawi aborde un hadîth dans lequel le terme « dahik » est attribué à Allâh, et il explique que cela signifie que Allâh agrée, et manifeste Son bienfait.

– Le mot « dahik » dans la langue arabe a plusieurs sens et son sens premier est « rire », mais il a également d’autre sens. On dit, par exemple : « la Terre dahakat » lorsque de la végétation se montre en elle, et qu’elle donne des fleurs.

– Lorsque le terme « dahik » est attribué à Allâh, il est évident qu’il n’a pas le sens de « rire » ou « sourire ». On ne dit pas que Allâh rit ou sourit, et nous demandons à Allâh de nous préserver d’une telle croyance. Ceci est totalement contraire au tawhîd. Allâh est exempt du changement et de tout les attributs des créatures.

– En effet, Allâh ta’âlâ dit : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -».

– D’autres savants ont tenu des propos similaires :

  • L’Imâm Al-Boukhâri a dit : « La signification de « ad-dahik » est la miséricorde (ar-rahmah) » [Rapporté par Al-Bayhaqi et par Ibn Hajar Al-‘Asqalâni]
  • L’Imâm Ibn Hibbân a dit : « Nous disons à ce sujet que les Arabes annexent le verbe à celui qui ordonne l’action, tout comme ils l’annexent à celui qui fait l’action, ainsi il arrive que soient annexé quelque chose qui fait partie des mouvements des créatures à Allâh Al-Bâri Jalla wa ‘alâ, tout comme il leur est également annexé (aux créatures). Ainsi la parole du prophète [au sujet de Allâh] « dahika min rajoulayn » il est voulu par cela que Allâh a fait que Ses anges rient […] ainsi il a lié le terme « dahika » qui est provenu des anges à Allâh Jalla wa ‘alâ car Il est Celui qui a ordonné et voulu cela» [Dans son Sahîh]
  • L’Imâm Al-Khattâbi a dit : « Ad-dahik qui se produit chez les humains lorsqu’ils sont emporté par la joie et la gaité [c’est-à-dire le rire] est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ » [Rapporté par Ibn Hajar dans son charh sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Al-Khattâbi a dit aussi : « Al-Boukhâri a fait une interprétation de « ad-dahik » à une autre occasion dans le sens de la Miséricorde (ar-rahmah), ce sont des sens proches, et l’interpréter dans le sens de l’agrément (ar-ridâ) serait encore mieux, certes ad-dahik indique l’agrément et l’acceptation » [Rapporté par Ibn Hajar dans son charh sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Al-Qouchayri a dit : « Sache que ad-dahik [au sujet de Allâh] est un attribut de parmi les attributs des actes, et c’est la manifestation de Son bienfait » [Dans son livre Ar-Riçâlah Al-Qouchayriyyah]
  • L’Imâm Al-Mâziri a dit : « Ad-dahik au sujet de Allâh soubhânah est expliqué par la manifestation de Son agrément et de Son acceptation » [Dans son livre Al-Mou’lim bi fawâdi Mouslim et également rapporté par Al-Qâdî ‘Iyâd]
  • Al-Qâdî ‘Iyâd a dit : « Ad-dahik ici est une métaphore au sujet de Allâh, car il n’est pas possible à Son sujet ad-dahik qui est connu [c’est-à-dire le rire], car ceci n’est valable que pour les corps et pour ceux à qui il est possible le changement d’état, et Allâh en est exempt, mais le sens de cela est l’agrément (ar-ridâ) de leurs actes, le fait qu’ils soient récompensé, le fait de leur accorder du bien et l’éloge de leurs actes » [Dans son livre Ikmâlou l-mou’lim bi fawâ-id Mouslim et également rapporté par An-Nawawi dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • Al-Qâdî ‘Iyâd a dit également : « Il est possible que le sens ici soit : les anges de Allâh ont rient, tout comme ont dit : le Sultan a tué untel, du fait que ce soit lui qui ait ordonné de le tuer » [Dans son livre Ikmâlou l-mou’lim bi fawâ-id Mouslim et également rapporté par An-Nawawi dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi a dit : « De même Ad-dahik qui se produit chez les humains et qui est le fait que la bouche s’ouvre et qu’apparaissent les dents [c’est-à-dire le rire], ceci est impossible au sujet de Allâh soubhânahou wa ta’âlâ, mais il faut le comprendre dans le sens que Allâh manifeste Sa générosité et Son bienfait » [Dans son livre Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm Fakhou d-Dîn Ar-Râzi a dit : « Sache que le dahîk au sens véritable est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ » [Dans son livre Asâsou l-Taqdîs]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Nous avions déjà mentionné précédemment que le sens du dahik de Allâh ta’âlâ est l’agrément (ridâ) et la miséricorde (rahmah), et le fait qu’Il veuille le bien à qui Il veut accorder la miséricorde de parmi Ses esclaves, et Allâh sait plus que tout autre » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm Al-Baydâwi a dit : « L’attribution de ad-dahik au sujet de Allâh ta’âlâ vient dans le sens figuré (majâz) dans le sens de l’agrément (ridâ) » [Rapporté par Ibn Hajar dans son charh sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Zaynou d-Dîn Ibnou l-Mounayyir (m.695 h.) a dit : « Yad-hak c’est-à-dire Il agrée (yardâ) » [Dans son livre Tafsîr Mouchkilât Ahâdith youchkilou dhâhirouhâ]
  • Le Qâdî Ibn Jamâ’ah a dit : « Sache que ad-dahik qui se produit chez les humains [c’est-à-dire le rire] lors d’une joie dans le cœur, ou  d’une grande gaité, ou de l’apparition d’une chose cachée dont on ignore la cause, cela est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ » [Dans son livre Idâhou d-Dalîl fî Qat’i Houjaji ahli t-ta’tîl]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-Asqalâni a dit : « Le sens de ad-dahik est le rapprochement de l’agrément  » [Dans son charh sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-Asqalâni a dit aussi : « L’attribution de ad-dahik et de at-ta’ajjoub au sujet de Allâh ta’âlâ vient dans le sens figuré (majâz), et le sens de ces deux termes est l’agrément (ridâ) » [Dans son charh sahîh Al-Boukhâri]
  • Le Chaykh As-Sindi Al-Hanafi a dit : « Il a été dit : le dahik de Allâh est Son agrément et Sa volonté d’accorder du bien […] ou dans le sens d’ordonner aux anges de rire, tout comme on dit que le Sultan a tué quelqu’un lorsqu’il a ordonné de le tuer. Ibn Hibbân a dit dans son sahîh : il s’agit là du fait d’attribuer l’action à celui qui l’a ordonnée et ceci est très répandu dans la langue Arabe » [Dans son charh Sounan Ibn Mâjah]

– Et l’Imâm At-Tahâwi a dit : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant. Celui qui aura bien compris cela en aura tiré des leçons et se sera écarté des propos semblables à ceux des mécréants, il aura su que Allâh avec Ses attributs n’est pas semblable aux humains » [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah], voilà la croyance correct et la voie des gens de la Sounnah.

Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami dénonce Ibn Taymiyah

Sujet : L’égarement d’Ibn Taymiyah

 

Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit, dans sa Hâchiyah de Charhou l-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj (page 486 de cette édition) :

« ولا يغتر بإنكار ابن تيمية لسن زيارته، فإنه عبد أضله الله كما قاله العز بن جماعة، وأطال في الرد عليه التقي السبكي في تصنيف مستقل، ووقوعه في حق رسول الله صلى الله عليه وسلم ليس بعجب؛ فإنه وقع في حق الله سبحانه وتعالى عما يقول الظالمون والجاحدون علوا كبيرا فنسب اليه العظائم كقوله ان لله تعالى جهة و يدا و عينا و غير ذلك من القبائح الشنيعة و لقد كفره كثير من العلماء عامله الله بعدله وخذل متبعيه الذين نصروا ما افتراه على الشريعة الغراء »

« Il ne faut pas se laisser duper par le reniement d’Ibn Taymiyah de la Sounnah de la visite du prophète [à sa tombe], Ibn Taymiyah est certes un esclave que Allâh a égaré, tout comme l’a dit Al-‘Izz Ibn Jamâ’ah. Et [l’Imâm] At-Taqî As-Soubki a détaillé cela dans une mise en garde contre lui dans un ouvrage spécial qu’il a composé. Et sa calomnie à l’égard du Messager de Allâh (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam) n’est pas étonnante, car il s’est même permis de calomnier au sujet de Allâh ta’âlâ, Qui est exempt de ce que disent les injustes et les négateurs, d’une totale exemption, car il Lui a attribué des gravités, comme sa prétention que Allâh serait dans une direction, ou qu’Il aurait une main, des yeux et autre que cela de parmi les choses laides et abominables, et certes beaucoup de savants l’ont déclaré mécréant, que Allâh lui accorde ce qu’il mérite, et qu’Il fasse disparaitre ses suiveurs qui soutiennent ce qu’il a apporté comme mensonge au sujet de la Charî’ah »

Informations utiles :

– Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hajar Al-Haytami Al-Makki est né en 907 en Egypte et il est décédé en 974 de l’Hégire à La Mecque (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 460 ans. Il était un savant dans l’école de jurisprudence (madh-hab) Chafi’ite. On peut citer de parmi ses chouyoûkh : Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri, le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli et bien d’autres…

– Ici, le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami dénonce plusieurs égarements d’Ibn Taymiyah et confirme que de nombreux savants de l’Islâm lui ont répliqué et l’ont jugé égaré, mécréant. Et il s’agit des savants qui ont eu connaissance de ses égarements et paroles de mécréances.

– En plus du reniement de la visite de la tombe du prophète (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam), Ibn Taymiyah a dévié, entre autre, en attribuant à Allâh la direction et le corps, tout comme le confirme ici le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami, et cette croyance est une croyance de mécréance tout comme le mentionne Ibn Hajar Al-Haytami dans un autre de ses ouvrages dans lequel il a dit :  « Sache que Al-Qarâfi et d’autres ont rapporté de Ach-Châfi’i, de Mâlik, de Ahmad [Ibn Hanbal] et de Aboû Hanîfah, que Allâh les agrée, que ceux qui disent [à propos de Allâh] qu’Il est dans une direction ou qu’Il est un corps ont commis de la mécréance, et ils [ces savants] ont raison en cela » [Dans son livre al-Minhajou l-Qawîm]

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance : ici .

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici .

– Dans d’autres de ses ouvrages, le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a mis en garde contre l’égarement d’Ibn Taymiyah :

  • Ibn Hajar Al-Haytami a dit : « Qui est Ibn Taymiyah pour qu’il soit pris en compte ou qu’il soit pris comme référence dans un des sujets de la religion ? Il n’est pas autre que ce qu’on dit de lui un groupe de savants qui ont observé ses propos fallacieux et ses fausses preuves jusqu’à dévoiler l’égarement dans ses écarts et la laideur de ses illusions et ses erreurs comme a dit al-‘Izz Ibn jamâ’ah : il est un être que Allâh a égaré et qui a été dupé et qui a porté l’habit de la honte, que Allâh le fasse périr. Qu’il l’humilie et le prive suite à ses mensonges et ses fabrications » [Dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham fî Ziyârati l-qabri ch-Charîfi n-Nabawiyyi l-Moukarram]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwa Al-Hadîthiyyah]

– Abou l-’Abbâs Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est à l’origine d’une grande discorde dans le monde musulman. Nombreux sont les savants de l’Islâm qui ont mis en garde contre lui et ont dénoncé ses multiples égarements. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis). Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibn Taymiyah sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com.

– De très nombreux savants de l’Islâm ont mis en garde contre les déviations d’Ibn Taymiyah, parmi eux :

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui ». [Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré ». [Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête » [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré »[Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Châfi’ites ont dit qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité et a emprunté la voie des innovations blâmables » [Dans son livre Ach-Charhou s-Saghîr ‘Alâ Aqrabi l-Maçâlik]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr tome 2 p.362]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égaré Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyîm ». [Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare ». [Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (corporalisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi, en bas de page de son livre en réplique à Al-Albâni (wahhabite) a dit : « Il a été rapporté de ‘Abdou l-Lâh ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi que celui qui qualifie Ibn Taymiyah de « chaykhou l-Islâm » alors par ce propos là il devient mécréant. Ce qu’il veut dire, c’est le fait de dire cela tout en ayant connaissance de ses paroles de mécréance et sa croyance d’égaré, et que malgré cela il le qualifie par ce terme ».
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti. […] Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]
  • Retrouvez ici une liste non exhaustive : Les savants ayant répliqué à Ibn Taymiyah.

– Articles à consulter sur notre site :

– Les paroles d’Ibn Taymiyah qui dérangent les wahhabites :

L’Imâm Al-Moutawalli confirme que Allâh n’est pas sur le trône

Sujet : Allâh n’est pas établi sur le trône.

 

Dans son livre « Al-Ghounyah fî Ousoûli d-Dîn » (page 73 de cette édition) l’Imâm Al-Moutawalli a dit :

« والغرض من هذا الفصل نفي الحاجة إلى المحل والجهة خلافا للكرامية والحشوية والمشبهة الذين قالوا أن لله جهة فوق وأطلق بعضهم القول بأنه جالس على العرش مستقر عليه تعالى الله عن قولهم. »

« L’objectif de ce chapitre est de nier [pour Allâh] le besoin d’un endroit et d’une direction, contrairement aux Karrâmiyyah, aux Hachawiyyah, et aux Mouchabbihah (assimilationnistes) qui ont dit que Allâh est dans la direction du haut (fawq). Et certains d’entre eux ont même dit qu’Il est assis sur le trône, établi dessus, et Allâh est exempt de leurs paroles »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), l’Imâm, le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Sa’îd ‘Abdou r-Rahmân An-Nayçâboûri, connu sous le nom de Al-Moutawalli Ach-Châfi’i est né en 426 à Nayçâboûr et il est décédé en 478 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله). C’est-à-dire il y a environ 960 ans. Il succéda à l’Imâm Ach-Chîrâzi comme enseignant à la célèbre école An-Nidhâmiyyah de Baghdâd. Il étudia la jurisprudence Chafi’ite auprès du savant, le Qâdî Houçayn Ach-Châfi’i (m.463 A.H) celui dont l’Imâm Ar-Râfi’i (m.623 A.H.) disait : « On le surnommait le savant de la communauté», et autres que lui. L’Imâm An-Nawawi (m.676 A.H.) le cite souvent comme référence dans ses ouvrages.

  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’illustre savant (Al-‘Allâmah) le Chaykh des Chafi’ites »[Siyarou A’lâmi n-Noubalâ], et il a également dit de lui : « Il était un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Chafi’ite, l’un des grands savants, Il était un Faqîh reconnu, et un savant méticuleux » [Târîkhou l-Islâm].
  • Quant à Ibn Kathîr, il a dit à son sujet : « Il était éloquent, un grand orateur, et maîtrisait de nombreuses sciences »[Al-Bidâyah wa n-Nihâyah], il a dit également : « Il était un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) reconnu, et un savant méticuleux », il a également fait son éloge en disant : « Il était l’un des ash-hâbou l-woujoûh (une catégorie de savants en dessous du degré du moujtahid, qui est apte à déduire les jugements religieux à partir des textes de l’Imâm fondateur de l’école) dans le madh-hab [Châfi’i] ». [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyîn]
  • As-Safadi a dit de lui : « Il comptait parmi les meilleurs des gens de par le comportement et le caractère, et de parmi les savants les plus modestes et généreux, il était reconnu et méticuleux tout en étant un grand orateur, éloquent, et nombreux devenaient des imams en assistant à ses assemblées de science ». [Al-Wâfî bi l-Wafayât]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit de lui : « Il est l’un des Imâm aux degrés les plus élevés de parmi nos compagnons »[Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ].
  • Et Ibn Khallikân a dit à son sujet : « Il était un Faqîh Chafi’ite originaire de Nayçâboûr, il a rassemblé la science, l’application de la religion, et les bons caractères, il a maîtrisé le Fiqh (la jurisprudence), Al-Ousoûl (les fondements) et al-Khilâf (les divergences religieuses) »[Wafayâtou l-A’yân].

– Ici, l’Imâm Al-Moutawalli confirme la croyance des musulmans concernant le fait que Allâh existe sans endroit ni direction, puis il dénonce la croyance des groupes déviés qui ont contredit les fondements de la religion en prétendant que Allâh serait dans une direction ou un endroit, ou qu’Il serait assis ou établi sur le trône, que Allâh nous préserve de cette croyance.

– Les Karrâmiyyah comptent de parmi les groupes égarés qui sont tombé dans le tachbîh (assimilation) et le tajsîm (corporalisme). Le fondateur est Aboû ‘Abdil-Lâh Mouhammad Ibn Karrâm qui est né en 190 et décédé en 255 de l’Hégire. Il fait parti des premiers corporalistes. Retrouvez d’autres articles faisant référence aux Karrâmiyyah : ici.

– De nombreux autres savants ont mis en garde contre la mécréance des karrâmiyyah, parmi eux :

  •  L’Imâm Abou l-Haçân Al-Ach’ari (رحمه الله) qui a dit : « Et il n’y a aucun problème concernant celui qui déclare mécréant les karrâmiyyah corporalistes (moujassimah) du Khourâçân concernant leur propos lorsqu’ils disent que Allâh ta’âlâ serait un corps, qu’Il aurait une limite et une fin par le bas, qu’Il serait en contact avec Son trône et qu’Il serait sujet aux choses qui entrent en existence » [Rapporté par l’Imâm Aboû Mansoûr ‘Abdou l-Qâhir At-Tamîmi dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât » d’après ce qu’a rapporté de lui [l’Imâm] At-Taqî As-Soubki]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi qui a dit : « Quant aux adorateurs de corps du Khourâçân parmi les Karrâmiyyah, les déclarer mécréants est obligatoire (takfîrouhoum wâjib), parce qu’ils prétendent que Allâh ta’âlâ aurait une limite, et une fin par la direction du bas, et que par elle Il toucherait Son Trône, et aussi parce qu’ils prétendent que Allâh serait concerné par des choses qui entrent en existence » [Dans son livre “Ousoûlou d-Dîn”]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi qui a dit également :« les Karrâmiyyah prétendent que Allâh est en contact avec Son Trône» [Dans son livre « Al-Farqou Bayna l-Firaq »]
  • L’Imâm Abou l-Moudhaffar Al-Isfarâyîni qui a dit : « Certains d’entre eux (c’est-à-dire des Karrâmiyyah) ont dit que Allâh est plus grand que le trône et d’autres ont dit qu’Il est similaire au trône […] Parmi les égarements qu’ils ont inventés et que personne avant eux n’avait osé avouer par crainte d’être immédiatement dévoilé, c’est leur déclaration d’adorer un être auquel il adviendrait des attributs entrés en existence, que ses paroles, sa volonté, sa perception du visible et de l’audible adviendraient à son être et ils ont appelé cela « écoute » (sam’an) et « regard » (tabassouran). Ils ont dit également que le contact de la face supérieur du Trône adviendrait à son être : ils ont prétendu que toutes ces caractéristiques adviendraient à son être. Allâh est exempt de ce qu’ils ont dit. » [Dans son livre At-Tabsirou fi d-Dîn]
  • L’Imâm An-Naçafi (508h.) qui a dit : « Les Karrâmiyyah ont dit que Allâh ta’âlâ est établi sur le trône et qu’Il le remplit» [Dans son livre « Bahrou l-Kalâm »]
  • L’Imâm Ach-Chahrastâni a dit, concernant les Karrâmiyyah : « Aboû ‘Abdil-Lâh [Ibnou Karrâm] a écrit que celui qu’il adore est établi sur le Trône, et qu’il se trouve, par Lui-même, dans la direction du haut. Il lui applique le nom de « substance » (jawhar) : il dit en effet dans son livre intitulé « Le châtiment de la tombe » qu’il [celui qu’il adore] est « un par lui-même, un par la substance », qu’il touche le trône par son côté supérieur, et qu’il peut se déplacer, changer de lieu, et descendre. Et il y en parmi eux qui ont dit que [ce qu’ils adorent] est sur une partie du trône. Et certains ont dit que [ce qu’ils adorent] remplit tout l’espace du trône. Et les plus récents d’entre eux disent qu’Il est, ta’âlâ, dans la direction du haut et qu’Il est sur le Trône. » [Dans son livre « Al-Milal wa n-Nihal»]

– Les Hachawiyyah sont également un groupe sectaire d’assimilateurs qui est apparu dans le passé. A ce sujet :

  • Le Hâfidh Ibn ‘Açâkir a dit : « De même, les « Najjâriyah » disent que le Créateur, qu’Il soit exalté, est dans tous les endroits sans qu’Il soit diffus et sans direction, tandis que les « hachawiyyah » et les « moujassimah » disent qu’Il est présent sur le Trône, que le Trône est son endroit, et qu’Il est assis dessus » [Dans son livre « Tabyinou Kadhibi l-Mouftari»]

– Nous pouvons faire le parallèle entre ces groupes corporalistes du passé et les corporalistes de notre époque (principalement wahhabites) qui ont pour croyance que Allâh serait un corps, avec une limite, dans la direction du haut, qu’Il serait sur le trône, qu’Il changerait de lieu, qu’Il descendrait etc. A ce sujet :

  • Le Chaykh Mouhammad ‘Arabi At-Tabbâni a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb (les wahhabites) concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (corporalisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre “Barâ-atou l-Ach’ariyyîn”]

– Le tajsîm (le corporalisme) c’est le fait de croire que Allâh serait un corps, qu’Il serait composé de parties corporelles, ou qu’Il serait un Être doté d’une forme, ou d’une image, ou qu’Il occuperait un endroit ou serait dans une direction. Ces croyances font sortir de l’Islam.  Voir les séries d’articles à ce sujet :

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh). Consultez d’autres paroles de savants au sujet du terme « istawâ » : ici .

L’Imâm Al-Bayhaqi explique le Nom de Allâh : Al-Jamîl

 

Sujet : Explication du Nom de Allâh : Al-Jamîl

 

Dans son livre Al-I’tiqâd, lorsqu’il explique les Noms de Allâh, l’Imâm Al-Bayhaqi a dit :

« الجميل : هو المجمل المحسن »

« Al-Jamîl : C’est Celui Qui accorde beaucoup de bienfaits (Al-Moujmil Al-Mouhsin) »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements) Aboû Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait parti des plus grands savants du hadîth, et il est de l’école de jurisprudence Châfi’ite.

  • Ibnou l-Jawzi a dit à son sujet : « Il n’avait pas d’égal à son époque dans la mémorisation et la grande maîtrise [des sciences], il est l’auteur de bons ouvrages, il maîtrisait aussi bien la science du Hadîth, que la jurisprudence (Fiqh) et les fondements (Ousoûl), et il compte de parmi les plus grands compagnons de [l’Imâm] Al-Hâkim Abî ‘Abdi l-Lâh (m.405 H) » [Al-Mountadham]
  • Ibnou l-Athîr a dit de lui : « Il était un savant dans le Hadîth et dans la jurisprudence (Fiqh) et il est l’auteur de nombreux ouvrages qui démontre ses nombreux mérites » [Al-Loubâb] et il a dit de lui également : « Il était un Imâm dans le Hadîth et dans la jurisprudence au sein du Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i et il est l’auteur à ce sujet de différents ouvrages »[Al-Kâmil]
  • Le Hâfidh Salâhou d-Dîn Al-‘Alâ-i a dit à propos de lui : « Personne n’est venu après Al-Bayhaqi et Ad-Dâraqoutni qui les égale ou qui se rapproche de leur niveau [dans la science du Hadîth]». [Al-Wachyou l-Mou’am]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Il est le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth),  l’illustre savant (‘Allâmah), le digne de confiance, le spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), Chaykhou l-Islâm », il disait également à son sujet : « Si l’Imâm Al-Bayhaqi aurait voulu fonder sa propre école (Madh-hab) dans laquelle il réalise son ijtihâd (effort de recherche) il aurait été capable de cela vu l’abondance de sa science, et sa connaissance des divergences» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit à son sujet : « L’Imâm Al-Bayhaqi était l’un des Imâm des musulmans, quelqu’un qui appelait à s’accrocher fermement à la religion, un éminent spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un grand Hâfidh (spécialiste du Hadîth), un spécialiste des fondements (Ousoûli) intelligent, un ascète pieux, un fervent adorateur de Allâh,  il se dressait pour soutenir le Madh-hab (c’est-à-dire le Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i) dans les fondements et dans les ramifications, il était une montagne de parmi les montagnes de science » [At-Tabaqât]
  • Ibnou Kathîr a dit à propos de lui : « Il n’avait pas de semblable à son époque dans la maîtrise [des sciences], la mémorisation, le Fiqh (la jurisprudence) et l’écriture [d’ouvrages], Il était un spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un spécialiste du Hadîth (Mouhaddith), un spécialiste des fondements (Ousoûli), il a étudié la science auprès de Al-Hâkim ‘Abdou l-Lâh An-Nayçâboûri , et il étudia également auprès d’autres que lui de nombreux sujets, il a composé de nombreux ouvrages utiles qui n’ont pas eu de semblable »[Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Al-Ousoûli (spécialiste des fondements), le pieux, le vertueux, celui qui n’avait pas d’équivalent à son époque dans la mémorisation, Il a excellé dans la maîtrise [des sciences] et la mémorisation » [Al-Mountakhab]
  • Ibnou ‘Abdi l-Hâdi a dit à son sujet : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), l’illustre savant, le Chaykh de Khourâçân » [Tabaqât ‘oulamâ-i l-Hadîth]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il était celui qui soutenait le plus la voie de l’Imâm Ach-Châfi’i »[Wafayâtou l-A’yân]
  • Retrouvez la biographie de l’Imâm Al-Bayhaqi : ici.

– Ici, l’Imâm Al-Bayhaqi explique le nom de Allâh « Al-Jamîl », tout comme il apparait dans le hadîth rapporté par Mouslim : « إن الله جميل يحب الجمال » (Inna l-Lâha Jamîl youhibbou l-Jamâl), et il dit que le sens est : Celui Qui accorde beaucoup de bienfaits. 

– Ainsi, Il n’est pas correct de traduire le hadîth « إن الله جميل  » (Inna l-Lâha jamîl) en disant : Allâh est beau, car Allâh n’est pas concerné par l’aspect, l’image, le corps et toutes les autres caractéristiques des créatures.

– Allâh ta’âlâ dit dans Son livre honoré {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -».

– Les savants ont donné la règle suivante : La similarité dans les termes n’implique pas la similarité dans la signification. Cela signifie que lorsqu’un même terme est employé au sujet de Allâh et au sujet d’une créature alors la signification sera différente.

– C’est pour cela qu’aucun savant n’a jamais expliqué le Nom de Allâh « Al-Jamîl » par le fait d’être beau. Mais ils ont donné différentes explications comme : « Celui Qui a les attributs de perfection », « Celui Qui a les Noms Parfaits », « Celui Qui accorde beaucoup de bienfaits » et d’autres explications digne de Allâh.

  • L’Imâm Al-Halîmi a dit concernant le Nom de Allâh Al-Jamîl : « Il signifie Celui Qui a les Noms Parfaits » [Dans son livre Al-Minhâj fî Chou’abi l-Îmân, et rapporté par Al-Bayhaqi dans Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]
  • L’Imâm Al-Khattâbi a dit : « Al-Jamîl c’est-à-dire Celui Qui accorde beaucoup de bienfaits » [Rapporté par Al-Bayhaqi dans Al-Asmâ-ou wa s-Sifât et par Al-Qourtoubi dans Al-Asnâ fî charhi Asma-i l-Lâhi l-Housnâ]
  • L’Imâm Al-Qouchayri a dit : « Al-Jamîl c’est-à-dire Celui Qui a l’éminence (Al-Jalîl) » [Rapporté Al-Qourtoubi dans Al-Asnâ fî charhi Asma-i l-Lâhi l-Housnâ et par An-Nawawi dans Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « Al-Jamîl signifie Celui Qui accorde beaucoup de bienfaits » [Dans son livre Al-Irchâd]
  • Le Chaykh Ibnou l-Athîr a dit concernant le Nom de Allâh Al-Jamîl : « Celui Qui a les attributs de perfection » [Dans son livre An-Nihâyatou fî Gharîbi l-Hadîthi wa l-Athar et rapporté par Ibn Mandhoûr dans Liçânou l-‘Arab]
  • L’Imâm An-Nawawi a mentionné différentes explications, parmi elles : « Celui Qui a les Noms parfaits, et les attributs de perfection » ou encore : « Celui Qui accorde des bienfaits » [Dans Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm As-Souyoûti a cité différentes explications, parmi elles : « Celui Qui a l’éminence (Al-Jalîl) » et « Celui Qui a les Noms parfaits, et les attributs de perfection » ou encore : « Celui Qui accorde des bienfaits » [Dans son livre Ad-Dîbâj]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Quant à ce qui a été cité dans le hadith : (( إِنَّ اللهَ جَمِيلٌ )) (inna l-Lâha jamîl) ce qui signifie : « Certes, Allah est Jamîl », cela ne signifie pas la beauté de l’aspect mais qu’Il est Celui Dont les attributs sont parfaits, ou Celui Qui accorde beaucoup de bienfaits.» [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • Chaykh Docteur Jamîl Halîm Al-Houçayni a dit : « Il a été dit [concernant le hadîth : Inna l-Lâh Jamîl] que le sens est : Celui qui accorde beaucoup de bienfaits (Al-Mouhsin) ; et il a été dit : Celui Qui est attribué par tout les attributs de perfection qui sont digne de Lui. Et il est un devoir de croire que Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est exempt de la ressemblance, de la similitude, du corps, de l’aspect, de l’image, de l’apparence, et des parties corporelles car Il a dit Soubhânah {ليس كمثله شيء} [ce qui a pour sens : Absolument rien n’est tel que Lui] […] le sens de « inna l-Lâh Jamîl » n’est pas la beauté de l’aspect, mais son sens est : Celui Qui a les attributs de perfection qui sont de toute éternité qui n’augmente pas, ne diminue pas, ne change pas ; ou alors Celui Qui accorde beaucoup de bienfaits à Ses esclaves, Qui les honores par Ses grâces. Quant à sa parole « youhibbou l-jamâl » c’est-à-dire que Allâh agrée pour Ses esclaves croyants la purification, la modestie et le bon caractère » [It-hâfou l-Mouslim]

– Ainsi le sens de  » يحب الجمال » (youhibbou l-Jamâl) n’est pas la beauté physique. Car la beauté physique concernent aussi bien le musulman que le mécréant, et Allâh ta’âlâ dit : {فإن الله لا يحب الكافرين} [ce qui a pour sens : ] « Et certes Allâh n’agrée pas les mécréants » [Soûrat Âli ‘Imrân / 32].

– Concernant le hadîth « إن اللَّه نَظيفٌ يُحبُّ النَّظافة  » (inna l-Lâha nadhîfoun youhibbou n-nadhâfah) :

  • Le Chaykh Ibnou l-Athîr a dit : « La nadhâfah de Allâh est une expression qui indique Son exemption de choses entrées en existence et l’exemption de Son Être de tout défaut » [Dans son livre An-Nihâyatou fî Gharîbi l-Hadîthi wa l-Athar et rapporté par Ibn Mandhoûr dans Liçânou l-‘Arab]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Quant au hadith rapporté par At-Tirmidhi qui est : (inna l-Lâha nadhîfoun youhibbou n-nadhâfah) cela signifie que Allâh est exempt du mal et du défaut, et sa parole (youhibbou n-nadhâfah) c’est-à-dire qu’Il agrée pour Ses esclaves la propreté dans leurs comportements et leurs actes, leurs vêtements et leur corps.» [Ach-Charhou l-Qawîm]

Chaykh ‘Atiyyah Saqr Al-Azhari : la qibla en Amérique du Nord est le Sud-Est

Sujet : La Qibla au Canada et aux Etats-Unis est le Sud-Est.

 

Le responsable du comité de Fatwâ d’Al-Azhar, le Chaykh ‘Atiyyah Saqr a émis une fatwâ en date du 28 novembre 1993 concernant la Qiblah en Amérique du Nord, dans laquelle il a dit :

« نعلمكم بأن اتجاه القبلة بالنسبة لأهل الولايات المتحدة الأمريكية و كندا هو الجنوب الشرقي و ذلك لأن أمريكا الشمالية واقعة في الربع الشمالي الغربي بالنسبة لمكة و من صلى إلى الشمال الشرقي فاتجاهه غير صحيح و صلاته كذلك »

« Nous vous informons que la direction de la Qiblah pour les gens des Etats-Unis d’Amérique et du Canada est le Sud-Est. Ceci car l’Amérique du Nord est située au Nord-Ouest de La Mecque. Ainsi, celui qui prie vers le Nord-Est, sa direction n’est pas correct et sa prière n’est pas valable. »

Informations utiles :

– Le Chaykh ‘Atiyyah Mouhammad ‘Atiyyah Saqr Al-Misri Al-Azhari est décédé en 1427 de l’Hégire (رحمه الله). Il était le responsable du comité de Fatwâ de l’Université Islamique Al-Azhar, et membre du haut conseil des affaires Islamiques.

– Ici, le Chaykh ‘Atiyyah Saqr confirme que la direction de la Qiblah pour les gens qui se trouvent en Amérique du nord, c’est-à-dire aux Etats-Unis et au Canada, est le Sud-Est, car ces pays sont situés au Nord-Ouest de La Mecque.

– Et il confirme également qu’il n’est pas valable pour les gens d’Amérique du nord de prendre comme Qiblah le Nord-Est et que la prière effectuée dans cette direction n’est pas valable.

– En effet, les savants de l’Islâm sont unanime que pour déterminer la Qiblah, on prend en considération la position du pays par rapport à La Mecque en se basant sur les signes comme l’étoile polaire et autres.

  • L’Imâm Aboû Hanîfah a dit : « L’Est est la Qiblah des gens de l’Ouest, l’Ouest est la Qiblah des gens de l’Est, le Sud est la Qiblah des gens du Nord et le Nord est la Qiblah des gens du Sud » [Rapporté par Az-Zayla’i Al-Hanafi dans Tabyînou l-Haqâ-iq Charh Kanzi d-Daqâ-iq et par Khayrou d-Dîn Ar-Ramli dans Al-Fatâwa l-Khayriyyah]
  • L’Imâm Ach-Châfi’i a dit : « Allâh ta’âlâ a ordonné de se diriger vers la Qiblah en recherchant ses signes, et non pas comme bon leur semble, selon leur intuition sans des signes que Allâh a créé pour eux ». [Al-Oumm]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « S’efforcer de déterminer la direction de la Qiblah n’est valable que si on se base sur les signes de la Qiblah. Il y a en cela des livres composés. Les plus faibles de ces indices sont les vents à cause de leur diversité et le plus fort est l’étoile polaire » [Dans son livre Al-Majmoû’ et l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit semblable à lui]
  • Le Chaykh Al-Maqrîzi Ach-Châfi’i a dit : « Les gens sont, concernant leur orientation par rapport à La Mecque, comme un cercle autour d’un même centre, ainsi celui qui se trouve dans la direction de l’Ouest par rapport à la Ka’bah alors la direction de la Qiblah pour sa prière sera l’Est, et celui qui se trouve dans la direction de l’Est par rapport à la Ka’bah alors il se positionne dans sa prière vers l’Ouest, et celui qui se trouve dans la direction du Nord par rapport à la Ka’bah alors il s’oriente vers la direction du Sud pour sa prière, et celui qui se trouve dans la direction du Sud par rapport à La Ka’bah alors il fait sa prière en direction du Nord. Et celui qui se trouve au Sud-Est de la Ka’bah alors sa Qiblah est au Nord-Ouest, et celui qui se trouve au Sud-Ouest de la Ka’bah alors sa Qiblah est au Nord-Est, et celui qui se trouve au Nord-Est de la Ka’bah alors sa Qiblah est au Sud-Ouest, et celui qui se trouve au Nord-Ouest de la Ka’bah alors sa Qiblah est le Sud-Est » [Dans son livre Al-Khitat]
  • L’Imâm Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi a dit : « L’étoile polaire est le plus fort des signes » [Dans son livre Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr]
  • Ibnou Qoudâmah Al-Hambali a dit : « Les plus fiables des signes de la Qiblah sont les étoiles » puis il ajouta : « la plus sûre est l’étoile polaire » [Dans son livre Al-Moughni]
  • Le Chaykh Mayyârah Al-Mâliki a dit en parlant d’une personne ne se trouvant pas à La Mecque ou à Médine : « Il doit chercher la direction de la Qiblah au moyen des étoiles et de ce qui suit leur trajectoire. Allâh dit [ce qui a pour sens : ] « Par les étoiles ils se guident » et Allâh dit [ ce qui a pour sens : ]« Il est Celui Qui a créé pour vous les étoiles pour que vous puissiez vous guider ». Il n’y a pas de divergence d’opinion là-dessus ». Cela signifie qu’il y a unanimité (ijmâ’) sur ce point.

– Ainsi, Les savants des quatre écoles ont mentionné qu’il y a abondance de signes et ont écrit de nombreux livres sur le sujet comme l’a mentionné l’Imâm An-Nawawi. Pas un seul n’a pris en considération la brièveté ou la longueur du trajet, ni la proximité ou l’éloignement de La Mecque pour déterminer la Qiblah. Bien au contraire, ils ont explicitement établi de ne pas le prendre en considération mais de se contenter des signes pour rechercher la direction et la connaître.

– Et comme nous venons de le voir, le plus fort de ces signes est l’étoile polaire qui indique le nord. Les savants mentionnent que Souhayl est une autre étoile qui indique toujours le sud. Plus on voit l’étoile polaire élevée au dessus de l’horizon, plus le pays d’où l’on observe est au nord.

– Ainsi, si quelqu’un se trouvant à La Mecque observait la hauteur de l’étoile polaire au dessus de l’horizon et la comparait à la hauteur au dessus de l’horizon observé aux USA ou au Canada, il trouverait qu’elle est plus haute aux USA ou au Canada. Cela signifie que ces pays se trouvent au nord de La Mecque. Ainsi, pour faire face à la Ka’bah, il est obligatoire de se diriger vers le sud.

– De plus, si on ajoute que les USA et le Canada sont également à l’Ouest de La Mecque, qui est le centre de la terre, alors il est nécessaire que celui qui prie en étant dans ces pays se tourne vers le Sud-Est pour qu’il soit dirigé vers la Qiblah.

– Il en résulte donc clairement que celui qui veut prier en étant aux USA ou au Canada doit se diriger vers le Sud-Est s’il veut que sa prière soit valable et se conformer à la méthode et aux décrets des savants musulmans.

– Ainsi, la Qiblah des gens d’Amérique du Nord (USA et Canada) est le Sud-Est :

  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Ahmad Al-Maqrîzi Ach-Châfi’i (m.845 H.) a dit: « Celui qui se trouve au Nord-Ouest de la Ka’bah alors sa Qiblah est le Sud-Est » [Dans son livre Al-Khitat]
  • Le Chaykh d’Al-Azhar (en 1414 H.), Jâdou l-Haqq a dit concernant la Qiblah en Amérique du Nord : « La direction qui est correcte pour la Qiblah dans cette région est la direction du Sud-Est, il s’agit de la direction qui est correcte pour orienter la mosquée. Quant au fait de se baser sur la plus courte distance en prenant le Nord-Est, ceci est utilisé pour le trajet mais pas pour la prendre comme Qiblah » [Dans une Fatwâ publié le 7 février 1994]
  • Le président de l’Université Al-Azhar (en 1413 H.), Oustâdh Docteur ‘Abdou l-Fattâh Al-Houçayni a dit : « La direction de la Qiblah pour la ville de Montréal (Québec) est le Sud-Est » [Dans un courrier datant du 8 septembre 1992]
  • Le comité des recherches Islamiques de l’Université Al-Azhar a publié une Fatwâ concernant la Qiblah en Amérique du Nord dans laquelle il est dit : « Il s’agit de la direction du Sud-Est » [Dans une Fatwâ publié le 2 Juillet 2015]
  • Le Mouhaddith ‘AbdoulLâh Al-Harari a dit : « La preuve concernant la question de la Qiblah en Amérique [du Nord], c’est l’unanimité des gens de l’Islâm, sur le fait que les gens de l’Est s’orientent vers l’Ouest, que les gens de l’Ouest s’orientent vers l’Est, que les gens du Nord s’orientent vers le Sud, et que les gens du Sud s’orientent vers le Nord, du fait que La Mecque se trouve au centre de la Terre. Ainsi, la parole disant que les gens d’Amérique du Nord doivent se diriger vers le Nord-Est est infondée, mais les gens d’Amérique du Nord doivent plutôt s’orienter vers le Sud-Est. Celui qui fera autrement sortira de ce sur quoi il y a accord et unanimité des gens de l’Islâm, du Salaf et du Khalaf. Et que celui qui le veuille, consulte les commentaires du livre Al-Minhâj, et le livre Anwâr ‘Amal al-Abrâr de Al-Ardabîli, et le livre Nihâyâtou l-Matlab de Imâm Al-Haramayn [Al-Jouwayni] et d’autres de parmi les livres de l’école de l’Imâm Ach-Châfi’i. Et aussi le livre Al-Mabsoût de As-Sarkhasi Al-Hanafi de parmi les savants anciens et Ibn ‘Âbidîn de parmi les savants récents, et autres qu’eux de parmi les savants et spécialistes du Fiqh des quatre écoles » [Dans un document composé à ce sujet]
  • Le Mouhaddith ‘AbdoulLâh Al-Harari a dit également : « Ce qui prouve que la direction de la Qiblah des gens d’Amérique du Nord est le Sud-Est, c’est l’unanimité (ijmâ’) des gens de l’Islâm sur le fait que les gens de l’Ouest se dirigent vers l’Est, que les gens de l’Est se dirigent vers l’Ouest, que les gens du Nord se dirigent vers le Sud, et que les gens du Sud se dirigent vers le Nord. Et certes Ar-Râfi’i a rapporté cela d’Aboû Hanîfah et d’autres que lui » [Dans son livre Sarîhou l-Bayân]
  • Le Chaykh Ach-Chahîd Nizâr Al-Halabi a dit : « L’Amérique du Nord, par rapport à La Mecque se trouve au Nord Ouest de la Terre, donc elle se trouve au Nord de La Mecque honoré et à l’Ouest, ainsi il est indispensable pour celui qui prie en Amérique du Nord de s’orienter vers le Sud-Est pour la prière. Mais s’il s’oriente vers le Nord-Est alors sa prière n’est pas valable catégoriquement, comme cela est connu à travers les textes des Châfi’ites, des Hanafites et autres qu’eux » [Dans une lettre datant du 25 novembre 1993]
  • Le Moufti du Daghestan, le Chaykh Sayyid Ahmad fils du savant Soulaymân Darwîch a dit : « La direction de la Qiblah pour les gens des Etats-Unis d’Amérique et du Canada est le Sud-Est, et celui qui prie vers le Nord-Est sa prière est catégoriquement non valable, et ceci car les gens de l’Islâm sont unanime sur le fait que les gens de l’Est doivent s’orienter vers l’Ouest, que les gens de l’Ouest doivent s’orienter vers l’Est, que les gens du Nord doivent s’orienter vers le Sud et que les gens du Sud doivent s’orienter vers le Nord. Et que celui qui veux plus de détail consulte les commentaires du livre Al-Minhâj dans le Fiqh Châfi’i et le livre Nihâyâtou l-Matlab de Imâm Al-Haramayn [Al-Jouwayni] et autres qu’eux de parmi les livres de jurisprudence qui sont pris en considération » [Dans une lettre datant du 18 octobre 1993]
  • Le Moufti d’Ukraine, le Chaykh Ahmad Tamîm a dit : « Nous vous informons que la direction de la Qiblah pour les gens qui font la prière aux Etats-Unis d’Amérique et au Canada est le Sud-Est. Et celui qui prie vers le Nord-Est se sera orienté vers une direction qui est autre que la Qiblah des musulmans, et celui qui prie vers une direction qui est autre que la Qiblah, sa prière est catégoriquement non-valable. Et certes Az-Zayla’i et d’autres, ont rapporté que l’Imâm Aboû Hanîfah a dit : « L’Est est la Qiblah des gens de l’Ouest, l’Ouest est la Qiblah des gens de l’Est… » et c’est sur cela que les Mihrab [ce qui indique la direction de la prière dans une mosquée] ont été édifiés dans les pays éloignés de La Mecque comme l’Andalousie » [Dans une lettre datant du 26 septembre 1993]

– Ceux qui ne sont pas d’accord là-dessus disent en quelque sorte que la Qiblah pour les gens du Canada (qui est au nord de La Mecque) est la même que la Qiblah des gens du Yémen (qui est au sud de La Mecque). Ils disent de même que la Qiblah pour les gens des USA est la même que la Qiblah pour ceux de la Somalie et des pays se trouvant sur le même chemin, la même que la Qiblah du Chili et de ce qui l’entoure. Il est clair que tout ceci n’est pas valable.

– Comment quelqu’un qui est situé au Nord de la Ka’bah pourrait prier vers le Nord ?!

L’Imâm Al-Jouwayni confirme que Allâh est sans endroit et sans direction

Sujet : Tawhid : Allâh existe sans endroit ni direction.

 

Dans son livre «Louma’ al-Adillah» (page 107 de cette édition), l’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni a dit :

« الرب تعالى متقدس عن الاختصاص بالجهات, والاتصاف بالمحاذاة, لا تحده الأفكار, و لا تحيط به الأقطار ولا تكتنفه الأقتار ويجل عن قبول الحد والمقدار »

« Le Seigneur (Ar-Rabb) ta’âlâ est exempt d’être spécifié par les directions, d’être qualifié par le face à face [avec un corps], les pensées ne l’atteignent pas, Il n’est pas entouré par les endroits, Il n’est pas contenu par les espaces et Il est exempt de la limite et du volume »

Informations utiles :

– L’Imâm Al-Haramayn (des deux Haram) Abou l-Ma’âli ‘Abdou l-Malik Ibnou ‘Abdi l-Lâh Al-Jouwayni, est né en 419 et il est décédé en 478 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans. C’est un grand savant reconnu par toute la communauté musulmane. Il était surnommé « Imâm al-Haramayn » c’est-à-dire l’Imâm des deux enceintes sacrées de La Mecque et Médine. Il était du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i et il fût l’un des chouyoûkh de l’Imâm Aboû Hâmid Al-Ghazâli (رحمه الله).

  • Le Chaykh Aboû Is-hâq Ach-Chîrâzi a fait son éloge en lui disant : « Oh toi qui est profitable aux gens d’orient et d’occident, certes les premiers comme les derniers ont profité de ta science ». Il lui a dit également : « Tu es en ce jour, l’Imâm des Imâms » [Dhayl Târîkh Baghdâd]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « Imâm Al-Haramayn (des deux Haram), la fierté de l’Islâm, l’Imâm de la Oummah dans l’absolue, le docte dans la charî’ah, celui qui a réunis le statut d’Imâm en orient et en occident » [Al-Mountakhab]
  • Le Hâfidh Ibn Najjâr Al-Baghdâdi a dit à son sujet : « Il est un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Chafi’ite, il est surnommé Imâm Al-Haramayn […] il est l’Imâm des fouqahâ (spécialistes de la jurisprudence) d’orient et d’occident […] il est parvenu au degré de l’ijtihâd» [Dhayl Târîkh Baghdâd]
  • ‘Abdou l-Lâh Ibn Yoûçouf Al-Jarjâni a dit : « Abou l-Ma’âli Al-Jouwayni est l’Imâm de son temps » [Dhayl Târîkh Baghdâd]

– Ici, l’Imâm Al-Jouwayni parle de ce qui est impossible d’attribuer à Allâh, et il confirme que Allâh existe sans endroit et sans direction.

– Voici d’autres citations de l’Imâm Al-Jouwayni, indiquant que Allâh n’est pas dans un endroit, ni une direction et qu’Il n’est pas concerné par la notion de distance.

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « Al-Bârî (Le Créateur : c’est-à-dire Allâh) soubhânahou wa ta’âlâ n’a pas besoin d’autrui, Il est exempt d’avoir besoin d’un endroit où S’incarner, ou d’un endroit qui Le porte »[Dans son livre Al-Irchâd]
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit également : « La voie de tous les gens de la vérité sans exception c’est que Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est exempt de la localisation et de la spécification par les directions » [Dans son livre Al-Irchâd]
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit aussi : « Certes [le prophète] Mouhammad (صلى الله عليه وسلم), lors de la nuit de al-Isrâ (c’est-à-dire lors du voyage nocturne et de l’ascension), n’a pas été plus proche [physiquement] de Allâh ‘azza wa jall que [le prophète] Yoûnous Ibnou Matâ lorsqu’il était dans le ventre de la baleine » [Rapporté par Al-Qourtoubi]
  • De plus l’Imâm Al-Jouwayni a dit  : « Attribuer la direction à Allâh est de la mécréance manifeste » [Rapporté par ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri]

– Concernant l’Istiwâ de Allâh sur le trône :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « Si on nous interroge sur la parole de Allâh ta’âlâ : {الرحمن على العرش استوى} [Ar-Rahmân ‘ala l-‘archi stawâ], nous disons : Ce qui est voulu par l’istiwâ c’est la domination par la toute-puissance (al-qahr wa l-ghalabah) et l’élévation [du mérite].» [Louma’ou l-Adillah]
  • Dans son livre Al-Irchâd, l’Imâm Al-Jouwayni confirme également que l’istiwâ de Allâh vient dans le sens de la domination par la toute-puissance, puis il précise qu’il ne vient absolument pas dans le sens de l’établissement (istiqrâr).
  •  Le Moufassir Ath-Tha’âlibi mentionne également la position de l’Imâm Al-Jouwayni en disant : « Sa parole soubhânah : « { ثُمَّ ٱسۡتَوَىٰ عَلَى ٱلۡعَرۡشِ } (thoumma stawâ ’ala l-’arch) » signifie d’après Abou l-Ma’âli [Al-Jouwayni] et d’autres que lui de parmi les spécialistes de la Croyance (moutakallimîn) : la royauté et la souveraineté. Et le fait que le trône soit mentionné spécifiquement est en raison de son honneur, car il est la plus grande des créatures » [Dans son Tafsîr]

Ibn ‘Outhaymîn critique la fiabilité d’Al-Albâni dans le hadîth (wahhabites)

Sujet : Al-Albâni n’est pas fiable

Lors d’une assemblée, Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) a répliqué à un homme ayant dit qu’Al-Albâni s’est prononcé sur la fiabilité d’un hadîth, en lui disant :

« أين؟ لكن ما يكفي هذا، ما يكفي لأن الشيخ الألباني دائما يُصحح أحاديث ضعيفة ويضعف أحاديث صحيحة وقد ألّف الشيخ عبد الله الدويش كتابا في هذا الموضوع فيما صحّحه الألباني وهو ضعيف أو فيما ضعّفه وهو صحيح »

« Où ça ? Mais ceci n’est pas suffisant, cela ne suffit pas, car tout le temps, le Chaykh Al-Albâni déclare « authentique » (sahîh) le hadîth qui est « faible » (da’îf) et il déclare « faible » le hadîth qui est « authentique ». D’ailleurs, le Chaykh ‘AbdoulLâh Ad-Douwîch a composé un livre sur ce sujet, concernant les hadîth qu’Al-Albâni déclare « authentiques » alors qu’ils sont « faibles », ou les hadîth qu’il a rendu « faibles » alors qu’ils sont « authentiques » »

Informations utiles :

– Mouhammad Ibnou Sâlih Al-‘Outhaymîn était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1347 H. (c’est-à-dire en 1925) et il est décédé en 1421 H. (c’est-à-dire en 2001), il y a environ vingt ans. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– Mouhammad Nasr Al-Albâni est l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1333 H. (c’est-à-dire en 1914) à Shkodër (Albanie) et il est décédé en 1420 H. (c’est-à-dire en 1999) à Amman (Jordanie), il y a environ vingt ans. Les wahhabites lui ont octroyé le titre illusoire de « mouhaddith » alors qu’il n’a pas étudié la science du Hadîth auprès de chouyoûkh, mais qu’il s’est contenté de lire des livres. Les savants du hadîth furent nombreux à composer des ouvrages pour dénoncer son incompétence dans cette science. Ses écrits restent une source d’égarement que ce soit en terme de croyance, de fiqh (jurisprudence) ou autres, pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

  • L’Imâm, le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri Al-Haçani Al-Maghribi a dit à son sujet : « Al-Albâni l’innovateur (moubtadi’) ». [I’lâmou r-Râki’i s-Sâjid]
  • Le Mouhaddith Al-Harari a dit : « Al-Albâni n’a pas atteint le degré de Mouhaddith, lui-même a reconnu qu’il ne mémorisait pas les hadîth, il disait : je suis un mouhaddith avec un livre [sous les yeux], je ne suis pas un mouhaddith qui mémorise les hadîth». [Ach-Charhou l-Qawîm]

– À travers cette déclaration, nous voyons qu’Ibn ‘Outhaymin, lui-même, ne fait pas confiance à Al-Albâni concernant l’authentification des hadîth. Il confirme qu’Al-Albâni considère faible des hadîth qui sont authentique, et qu’il considère authentique des hadîth qui sont faible.

– Ce témoignage d’Ibn ‘Outhaymîn nous démontre également que les erreurs d’Al-Albâni dans la science du hadîth sont très fréquente.

– D’ailleurs, il mentionne que des ouvrages ont été composé concernant les nombreuses erreurs d’Al-Albâni dans ce domaine.

– De son coté, Ibn Bâz (wahhabite) a dit au sujet d’Al-Albâni : « Il n’a pas eu de chouyoûkh auprès de qui il a étudié, mais il a seulement lu dans les livres » [Al-Houlalou l-Ibrîziyyah]

– Ainsi, nous voyons que la fiabilité d’Al-Albâni est remise en question au sein même de la mouvance sectaire wahhabite.

– Sachez également qu’Al-Albâni était incompétent au point de jugé « sahîh » un hadîth dans un de ses ouvrages et de le considérer « da’îf » dans un autre de ses ouvrages, alors qu’il s’agit du même hadîth avec la même chaîne de transmission. [Voir un exemple : ici]

– Comment après cela, pouvons nous accordé de la valeur à la parole de cet homme en terme de hadîth ?! Après cela, comment peut-on dire de lui qu’il est un mouhaddîth ?! Comment pouvons nous prendre en compte la parole d’une personne qui authentifie et affaiblie exactement le même hadîth; tout en sachant qu’il ne s’agit pas ici d’une erreur isolée. En effet, ce genre de gaffe se répètent régulièrement à travers ses ouvrages.

– Pour bien que l’on comprenne ce qu’est un mouhaddîth, et le niveau que cela requiert, l’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit : « Il y a un groupe de gens qui prétend être spécialistes du Hadîth alors que leur extrême connaissance s’arrête à des études dans ‘’Machâriqou l-Anwâr’’ de As-Saghâni (un livre rassemblant les deux sahîh de Al-Boukhâri et Mouslim). Lorsqu’ils progressent jusqu’au ‘‘Masâbih’’ de Al-Baghawi (un recueil de hadîth en deux volumes) ils pensent qu’avec cette partie ils auraient atteint le degré de Mouhaddith. Mais ceci n’est qu’à cause de leur ignorance de la spécialité du Hadîth. Ces gens précités, même s’ils apprenaient ces deux livres par cœur, et y ajoutaient le double de ce nombre en livres de recueils de Hadîth, ils n’en seront des Mouhaddith jusqu’à ce que le chameau passe par le trou de l’aiguille (c’est-à-dire que ce niveau est insuffisant pour être Mouhaddith). Lorsqu’ils tentent l’extrême limite dans le domaine du Hadîth, selon leurs prétentions, ils étudient ‘’Jâmi’ou l-Ousoûl’’ de Ibnou l-Athîr (un recueil qui réunis les six livres de hadîth les plus connus). Lorsqu’ils y rajoutent le livre ’’’Ouloûmou l-Hadîth’’ de Ibnou s-Salâh (livres de terminologie et d’explication sur les études et analyses du hadîth) ou son résumé intitulé ‘’At-Taqrîb’’ de An-Nawawi ou un livre du même genre, on appellera celui qui arrive à ce stade : ‘’Mouhaddith al-Mouhaddithîn’’, ‘’le Boukhâri du siècle’’ ou ce genre de titre mensonger. En effet, celui qui correspond à l’exemple que nous venons de citer n’est pas Mouhaddith avec ce niveau! Le Mouhaddith est celui qui connaît les chaînes de transmission (les Sanad), les failles (‘IIal), les noms des hommes (les maillons des chaînes de transmissions, hommes ou femmes), le haut niveau et le niveau moindre. Et qui connaît par cœur un grand nombre de livres de Recueils et des Traités, qui a appris par transmission direct les six livres (Al-Boukhâri, Mouslim, An-Naçâ-i, Aboû Dâwoûd, At-Tirmidhi et Ibnou Mâjah), en plus du Mousnad de [l’Imâm] Ahmad, le [livre des] ‘’Sounan’’ de Al-Bayhaqi, et Al-Mou’jam de At-Tabarâni, et qui y a rajouté un millier de Jouz de Hadîth. Voilà le minimum des ses niveaux. S’il apprend par transmission direct ce que nous avons cité, termine les Tibâq (les différentes catégories des Compagnons, et des Tâbi’în), fait le tour des Chouyoûkh, s’exerce dans les analyses sur les failles (‘Ilal), les dates de décès (des différents maillons ‘’rapporteurs’’ dans les chaînes de transmission), les Masânid (Pluriel de Mousnad : recueils réservés à une source : un compagnon par exemple ou un successeur de compagnon ou un grand savant de cette Oummah), il sera alors débutant parmi les Mouhaddith, et ensuite Allâh augmente à qui Il le veut ». [Dans son livre Mou’îdou n-Ni’am]

– Or il est connu qu’Al-Albâni n’était pas en mesure de mentionner un seul hadîth avec sa chaîne de transmission. Et malgré cela, Al-Albâni s’est même vanté d’avoir affaibli des hadîth présent dans les recueils de hadîth de Al-Boukhâri et Mouslim. Il a dit en page 524 du livre intitulé « Fatâwa ch-Chaykh Al-Albâni » : « Quant au fait qu’il m’est arrivé de juger faible des hadîth de Al-Boukhâri ceci est une vérité qu’il faut reconnaître et qu’il n’est pas permis de nier, ceci étant due à de nombreuses raisons.» Lâ hawla wa lâ qouwwata illâ bi l-Lâh.

– Pourtant, les savants ont dit que c’est uniquement le Hâfidh (un niveau supérieur à celui du Mouhaddith) qui est apte à se prononcer sur le jugement d’un hadîth, c’est-à-dire de le déclarer faible, authentique… Tout comme l’a dit l’Imâm As-Souyoûti dans ses Alfiyah et d’autres que lui. Ainsi, même le simple Mouhaddith n’a pas à se prononcer à ce sujet. Que dire alors d’Al-Albâni qui n’était ni Hâfidh ni Mouhaddith, ni même un étudiant dans cette science ?!

– Les savants furent nombreux à composer des ouvrages afin de mettre en garde contre les erreurs de Al-Albâni que ce soit dans le hadîth, dans la croyance, dans le fiqh et autres. Parmi eux :

  • Le Mouhaddith du Maroc, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri Al-Haçani :
    – Ar-Radd ‘Ala l-Albâni wa Bayân ba’di Tadlîssihi wa Khiyânatih.
    – Irghâm al-Moubtadi’ al-Ghabi bi Jawâzi t-Tawassoul bi n-Nabiyyi fi r-Radd ‘ala l-Albâni l-Wabi.
    – Al-Qawlou l-Mouqni’ fi r-Raddi ‘ala l-Albâni l-Moubtadi’.
     Itqân as-San’ah fî Tahqîq Ma’na l-Bid’ah.
  • Le Mouhaddith du Maroc, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri Al-Haçani :
    – Bayân Nakth al-Nâkith al-Mou’tadi bi Tad’îf Al-Hârith.
  • Le Mouhaddith du Châm, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Mouhammad Al-Harari :
    – Nousrah At-Ta’aqoub al-Hathîth ‘alâ man Ta’ana fîma Sahha mina l-Hadîth
  • Le Mouhaddîth de l’Inde, le Chaykh Habib Ar-Rahmân Al-A’dhami :
    – Al-Albâni Choudhoûdhouhou wa A’tâ-ouh (4 tomes).
  • Le Chaykh Mahmoûd Sa’îd Mamdoûd :
    – Wousoûl al-Tahâni bi Ithbât Sounniyyati s-Soubhah wa r-Radd ‘ala l-Albâni.
    – Tanbîh al-Mouslim ilâ Ta’addiyyi l-Albâni ‘alâ Sahîh Mouslim
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibn Mouhammad Al-Ansâri (Dârou l-Iftâ – Riyâd):
    – Ta’âqqoubât ‘alâ « Silsilah al-Ahâdîth ad-Da’îfah wa l-Mawdoû’ah » li l-Albâni.
    – Tas-hîh Hadîth Salati t-Tarâwîh ‘Ichrîna Rak’atan wa r-Radd ‘ala l-Albâni fi Tad’îfih.
    – Ibâhatou t-Tahalliyyi bi dh-Dhahabi l-Mouhallaqi li n-Nissâ wa r-Radd ‘ala l-Albâni fî Tahrîmih.
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Ahmad Al-Khazraji (Responsable des affaires Islamiques et des Awqâf aux Emirats Arabes Unis) :
    – qui a composé un article dans un journal qu’il a intitulé : al-Albâni : Tatarroufâtouh.
  • Al-Oustâdh Badrou d-Dîn Haçan Diyâb Ad-Dimachqi :
    – Anwâr al-Maçâbîh ‘alâ Dhouloumâti l-Albâni fî Salati t-Tarâwîh.
  • Le Chaykh Mouhammad ‘Ârif Al-Joûhîbâti Ad-Dimachqi :
    – Aqrabou l-Maçâ-il al-Maqsoûdah fî Bouloughi l-Hidâyah Al-Manchoudah.
  • Le Chaykh Mouhammad Hamdi Al-Joûhîbâti Ad-Dimachqi.
  • Et autres qu’eux…

– Après tout cela il est regrettable de voir des gens partager des hadîth sur les réseaux sociaux avec la mention « authentifié par Al-Albâni » ou « jugé faible par Al-Albâni ».

– Articles à consulter :

Le Chaykh Ibnou l-Athîr explique le ghadab de Allâh

 

Sujet : Allâh n’est pas concerné par la colère.

   

Dans son livre « An-Nihâyatou fî Gharîbi l-Hadîthi wa l-Athar » [tome 3 page 370 de cette édition], le Chaykh Ibnou l-Athîr a dit :

غضب: قد تكرر ذكر (الغضب) في الحديث من الله تعالى ومن الناس، فأما غضب الله فهو إنكاره على من عصاه وسخطه عليه وإعراضه عنه ومعاقبته له، وأما من المخلوقين فمنه محمود ومذموم، فالمحمود ما كان في جانب الدين والحق، والمذموم ما كان في خلافه.»

« La mention du ghadab se répète dans les hadîth concernant Allâh ta’âlâ et concernant les gens. Concernant Allâh, il s’agit de Sa réprobation de celui qui Lui désobéit et du châtiment qu’Il lui inflige. Quant au ghadab des créatures [qui vient dans le sens de la colère], il y a celle qui est louable et celle qui est blâmable. Celle qui est louable est celle qui est en conformité avec la religion et la vérité et celle qui est blâmable est celle qui est contraire à cela »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Qâdî (Juge) Majdou d-Dîn Abou s-Sa’âdât Al-Moubârak Ibn Mouhammad Ibn ‘Abdi l-karîm Ibn ‘Abdi l-Wâhid, Ibnou l-Athîr Ach-Chaybâni Al-Jazari, est né en 544 et il est décédé en 606 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 800 ans. [Ne pas le confondre avec son frère, le célèbre Historien ‘Ali ‘Izzou d-Dîn Ibnou l-Athîr qui est décédé en 630 de l’Hégire (رحمه الله)]

– Ici, le Chaykh Ibnou l-Âthir explique que le sens du terme « ghadab » lorsqu’il est employé au sujet de Allâh a un sens différent que lorsqu’il est employé au sujet des créatures. En effet au sujet des créatures le terme « ghadab » signifie la colère, mais au sujet de Allâh, ce mot a un sens différent.

– Les savants ont donné la règle suivante : La similarité dans les termes n’implique pas la similarité dans la signification. Cela signifie que lorsqu’un même terme est employé au sujet de Allâh et au sujet d’une créature alors la signification sera différente.

– Ainsi, au sujet de Allâh on ne traduit pas « ghadab » par « colère », car la colère est un changement d’humeur et Allâh n’est pas concerné par le changement.

– Les savants ont dit que  le mot « ghadab » lorsqu’il est employé au sujet de Allâh signifie « la volonté éternelle de Allâh de faire parvenir un châtiment ».

– Allâh ta’âlâ a dit dans Son livre honoré {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -».

– Ainsi concernant le verset {صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلَا الضَّالِّينَ} [Soûrat Al-Fâtihah] on ne traduit pas (al-maghdoûb) par « la colère » mais on l’explique par « la volonté éternelle de Allâh de faire parvenir un châtiment ». En effet, les attributs de Allâh n’ont pas de ressemblance avec les attributs des créatures, Allâh n’est donc pas concerné par la colère qui est un attribut des créatures. La colère indique un changement, et ceci est impossible au sujet de Allâh. Ainsi, on pourrait traduire ce verset en disant : « La voie (c’est-à-dire la religion) de ceux que Tu as honorés et non la voie de ceux à qui Allâh destine le châtiment, ni la voie des égarés ».

– Parmi les savants qui ont confirmé cela :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah (m. 80 H.) a dit au sujet de Allâh : « Son ghadab et Son ridâ sont deux de Ses attributs sans comment (bilâ kayf) » [Dans son livre Al-Fiqhou l-Akbar]. Ainsi, en niant le comment (kayf), l’Imâm Aboû Hanîfah confirme que ces deux attributs ne sont pas des sentiments, des humeurs, des changements d’état etc.
  • Le Chaykh Ibnou ‘Ourfah Naftawayh (m.323 H.) a dit : « Le ghadab concernant les créatures [qui vient dans le sens de la colère] est une chose qui pénètre dans leurs cœurs, et il y a celle qui est louable et celle qui est blâmable. Celle qui est blâmable est celle qui est sans droit. Et celle qui est louable est celle qui est en conformité avec la religion et la vérité. Quant au ghadab de Allâh [qui n’est pas dans le sens de la colère] il s’agit de Sa réprobation de ceux qui Lui ont désobéit, ainsi Il leur inflige un châtiment » [Rapporté par Ibnou Mandhoûr dans liçânou l-‘Arab]
  • L’Imâm Al-Mâziri Al-Mâliki (m.536 H.) a dit : « Le ghadab de Allâh et Son ridâ reviennent tout deux à Sa volonté » [Rapporté par le Hâfidh Al-‘Irâqi dans son livre Tarhou t-Tathrîb fî charhi t-Taqrîb]
  • Le Hâfidh Ibnou l-Qattân Al-Fâçi Al-Mâliki (m.628 H.) a dit : « Le ridâ de Allâh est Sa volonté de leur accorder une félicité […] et Son ghadab est Sa volonté de châtier » [Al-Iqnâ’]
  • L’Imâm Zaynou d-Dîn Ibnou l-Mounayyir (m.695 h.) a dit : « [le terme] yaghdab [au sujet de Allâh] c’est-à-dire qu’Il veut les châtier » [Dans son livre Tafsîr Mouchkilât Ahâdith youchkilou dhâhirouhâ]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki (m.756 H.) a dit : « Le ghadab de Allâh ta’âlâ signifie Sa volonté de châtier des désobéissants » [Dans ses Fatâwâ]
  • Le Loughawi Ibnou Mandhoûr (m.771 H.) a dit : « L’attribution du ghadab se répète dans les hadîth concernant Allâh et concernant les gens. Concernant Allâh, il s’agit de Sa réprobation de celui qui Lui désobéit et du châtiment qu’Il lui inflige» [Dans son livre liçânou l-‘Arab]
  • Le Chaykh Sirâjou d-Dîn Al-Ghaznawi Al-Hindi (m.773 H.) a dit : « Il n’est pas voulu par Son ghadab et Son ridâ ce qui est similaire au ghadab des créatures et leur ridâ. Car le ghadab des créatures (la colère) est une expression de leur changement d’état, et parmi elle, il y a le fait que le visage rougit et que les veines du cou gonflent. Et le ridâ des créatures est une expression de beauté sur le visage et de joie. Et Allâh ta’âlâ est exempt du changement et de l’évolution d’état. Ainsi nous disons que ce qui est voulu par le ghadab de Allâh c’est Sa volonté de châtier ceux qui ont désobéi et de leur faire subir le châtiment […] Et ce qui est voulu par le ridâ de Allâh c’est Sa volonté de récompenser ceux qui sont obéissants envers Lui et de pardonner ceux qui Lui ont désobéi» [Dans son commentaire de la tahâwiyyah]
  • Le Chaykh Al-Bâbirti Al-Hanafi (m.786 H.) a tenu les mêmes propos que le Chaykh Al-Ghaznawi. Il a dit : « Il n’est pas voulu par Son ghadab et Son ridâ ce qui est similaire au ghadab des créatures et leur ridâ. Car le ghadab des créatures (la colère) est une expression de leur changement d’état, et parmi elle, il y a le fait que le visage rougit et que les veines du cou gonflent. Et le ridâ des créatures est une expression de beauté sur le visage et de joie. Et Allâh ta’âlâ est exempt du changement et de l’évolution d’état. Ainsi nous disons que ce qui est voulu par le ghadab de Allâh c’est Sa volonté de châtier ceux qui ont désobéi et de leur faire subir le châtiment […] Et ce qui est voulu par le ridâ de Allâh c’est Sa volonté de récompenser ceux qui sont obéissants envers Lui et de pardonner ceux qui Lui ont désobéi» [Dans son commentaire de la tahâwiyyah]
  • Le Chaykh Ad-Damâmîni (m.827 H.) a dit : « Le ghadab (au sujet de Allâh) signifie Sa volonté de châtier, et Sa rahmah est Sa volonté de récompenser » [Dans son livre Al-Masâbîh]
  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni (m.852 H.) a dit : « Le ghadab (au sujet de Allâh) signifie Sa volonté de faire parvenir un châtiment » [Dans son livre Fat-hou l-Bârî]
  • L’Imâm Al-Qastallâni (m.923 H.) a dit : « Ce qui est voulu par « al-ghadab » ici (dans Soûrat Al-Fâtihah) c’est le fait de châtier ; mais le sens n’est pas le changement qui se produit lorsque la personne s’énerve (c’est-à-dire la colère), car ceci est impossible au sujet de Allâh » et il a dit également : « Le ghadab (au sujet de Allâh) signifie Sa volonté de faire parvenir un châtiment » [Dans son livre Irchâdou s-Sârî]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari (m.1429 H.) a dit : « Il est un devoir de confirmer l’attribut de « al-ghadab » et de « ar-ridâ » à Allâh tout en exemptant Allâh ta’âlâ d’avoir un ghadab et un ridâ qui soient des changements d’humeur, mais il s’agit de deux attributs éternels, qui n’ont pas de début ni de fin» [Dans son livre Ad-Dourratou l-Bahiyyah fî Halli l-Alfhâfi l-‘Aqîdah at-Tahâwiyyah]

– Comme mentionné précédemment, les savants ont confirmé textuellement que Allâh n’est pas concerné par le changement :

  • L’Imâm Ach-Châfi’i a dit : « Allâh ta’âlâ existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’est de toute éternité. Il a créé l’endroit en ayant l’attribut de l’exemption de début, tout comme avant la création des endroits, le changement n’est pas possible selon la raison à Son sujet, ni pour Son Être ni pour Ses attributs » [Rapporté par Az-Zabîdi]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni a dit : « Allâh n’est pas caractérisé par le changement » [Dans son livre Al-Insâf]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni a dit aussi : « Allâh n’a pas changé par rapport à ce qu’Il est de toute éternité » [Al-Insâf]
  • L’Imâm Ach-Chîrâzi a dit : « Il n’est pas possible au sujet de Allâh le changement, le déplacement et le mouvement ». [Al-Ichârah ilâ madh-hab ahli l-Haqq]
  • Le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd a dit : « Il n’est pas possible au sujet de Allâh ce qui est possible concernant les substances et les corps, comme le mouvement, l’immobilité, la disparition (d’un endroit à un autre), le déplacement, le changement, ce qui peux Lui apporter un profit et ce qui peux Lui apporter une nuisance, Il n’est pas contenu par les endroits et Il ne dépend pas du temps. »[Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi a dit : « Ce qu’il est un devoir de croire pour nous, c’est que l’Être de Allâh ne se divise pas, qu’Il n’est pas contenu dans un endroit et qu’Il n’est pas attribué du changement ni du déplacement » [Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm An-Naçafi (m. 701 H.) a dit : « Allâh ne change pas par rapport à ce qu’Il est de toute éternité »[Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « Il est impossible au sujet de Allâh ‘azza wa jall le mouvement, le déplacement et le changement, car cela est de parmi les attributs des créatures ; et celui qui attribue cela au sujet de Allâh ta’âlâ, lui aura attribué d’être une créature et cela est de la mécréance explicite de par la contradiction que cela comporte du Qour-ân, en ce qui concerne l’exemption de Allâh [de tout ce qui est indigne de lui être attribué] pour Lui-même soubhânahou wa ta’âlâ » [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • le Chaykh Ahmad Razâ Barilwi a dit : « Allâh n’est pas sujet aux changements. Il est maintenant tel qu’Il a toujours été de toute éternité. Et Il le sera éternellement. Il est absolument impossible qu’Il évolue d’un état à un autre.» [Qawâri’ou l-Qahhâr fi r-Raddi ‘ala l-Moujassimah al-foujjâr]
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari a dit : « Quant à la voie du Salaf et du Khalaf concernant les versets et les hadiths non explicites (moutachâbih), tous se sont accordés à dire que Allâh ta’âlâ est exempt des caractéristiques des créatures, que Allâh ‘azza wa jall n’a pas d’endroit, ni au trône, ni dans le ciel, ni ailleurs. Et qu’Il n’est pas caractérisé par l’incarnation dans des choses qui seraient entrées en existence, ni par le contact avec quoi que ce soit, ni par le changement, ni par le déplacement et ce qui est du même ordre des caractéristiques de ce qui entre en existence. Mais Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est tel qu’Il est [de toute éternité], avant qu’Il n’ait créé le trône, le piédestal, les cieux et autres choses qui sont entrées en existence. » [It-hâfou l-Kâ-inât]

– Retrouvez d’autres articles concernant le thème : Allâh ne change pas : ici.

Sâlih Âl Ach-Chaykh (wahhabite) juge possible la mécréance pour les prophètes

Sujet : Les wahhabites considèrent possible la mécréance et les grands péchés pour les prophètes.

 

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans son commentaire de la Tahâwiyyah (tome 1 page 149 de cette édition), le wahhabite Sâlih Âl Ach-Chaykh a dit :

« فمنها الكفر وجائز في حق الأنبياء والرسل أنْ يكونوا على غير التوحيد قبل الرسالة والنبوة […] والكبائر جائزة فيما قبل النبوة »

« Parmi eux (les sortes de péchés), il y a la mécréance (koufr) : Il est possible au sujet des prophètes et des messagers d’avoir été sur autre que le tawhîd avant d’avoir reçu leur mission de messager et de prophète […] et les grands péchés sont possible à leur sujet avant la mission de prophète »

Informations utiles :

– Sâlih Ibn ‘Abdi l-‘Azîz Ibn Mouhammad Âl Ach-Chaykh est né à Riyad (Arabie Saoudite) en 1959. Il est un adepte de la mouvance sectaire wahhabite et petit fils du fondateur de la secte, Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb. Il a été durant près de 20 ans le Ministre des affaires Islamiques d’Arabie Saoudite. On compte de parmi ses enseignants le célèbre prédicateur wahhabite Ibn Bâz.

– Ici, il considère qu’il est possible concernant les prophètes la mécréance, il considère possible à leur sujet qu’ils ne soient pas sur le tawhîd, c’est-à-dire que selon ses propos, il serait possible qu’un prophète commette du chirk, comme l’adoration d’idôles, dans sa vie.

– Ce genre de propos outrancier se retrouve dans les ouvrages d’Ibn Taymiyah (moujassim) qui a lui-même prétendu que le prophète Chou’ayb (عليه السلام) était sur la religion de son peuple, c’est-à-dire le chirk, l’adoration d’autre que Allâh. En effet, après avoir mentionné les versets 88 et 89 de Soûrat Al-A’râf, Ibn Taymiyah a dit : « Ce qui apparaît de cela est une preuve sur le fait que Chou’ayb et ceux qui ont cru avec lui étaient sur la religion de leur peuple […] cela indique qu’ils (Chou’ayb et ceux qui ont cru avec lui) en faisaient partie » [Dans son Majmoû’ou l-Fatâwâ tome 15 page 20]

– Ensuite, Sâlih Âl Ach-Chaykh prétend qu’il serait possible pour les prophètes les grands péchés (kabâ-ir). Ainsi, selon ses propos il serait possible qu’un prophète ait commis la fornication, ou ait consommé de l’alcool ou autre de parmi les grands péchés.

– Pour bien comprendre la position des gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah au sujet de la préservation des prophètes, nous disons qu’il est impossible à leurs sujets, par unanimité, que ce soit avant ou après qu’ils reçoivent la prophétie :

  • La mécréance. L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Razi a dit à ce sujet : « La mécréance est impossible par unanimité concernant les prophètes » [Dans son tafsîr] ; et l’Imâm Al-Baydâwi a dit : « Il n’est pas possible pour les prophètes la mécréance dans l’absolu » [Dans son tafsîr] ; et l’Imâm An-Naçafi a dit : « La mécréance est impossible pour les prophètes » [Dans son tafsîr].
  • Les grands péchés ;
  • Les petits péchés de bassesse et d’indécence ;
  • Le mensonge ;
  • La trahison ;
  • Les maladies repoussantes ;
  • La stupidité, c’est-à-dire la faiblesse de compréhension ;
  • Le manque de courage.

– Concernant les petits péchés ne comportant ni bassesse ni indécence, les gens de Ahlou s-Sounnah ont divergé, ainsi :

  • Certains ont dit que cela est possible à leur sujet. Cependant, s’il provient d’un prophète un petit péché qui ne comporte pas de bassesse ni d’indécence, il en est immédiatement avertis et s’en repent avant que d’autres ne le suivent dans ce petit péché et ne fassent la même chose que lui.
  • Certains ont considéré que les prophètes sont également préservé des petits péchés qui ne comportent ni bassesse ni indécence.

– Ces deux avis sont pris en considération par les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah. Ainsi, si un musulman opte pour un avis plutôt qu’un autre, il n’est pas déclaré mécréant, ni égaré.

– Ceux qui ont considéré qu’il est possible concernant les prophètes, un petit péché sans bassesse ni indécence, se sont basé sur des versets, tels que :

  • La parole de Allâh ta’âlâ : {وَعَصَى آدَمُ رَبَّهُ فَغَوَى} (wa ‘asâ Âdamou Rabbahou faghawâ) qui a pour sens (litt.) : « Âdam a désobéi à son Seigneur » [Soûrat Tâhâ / 121]
  • La parole de Allâh ta’âlâ au sujet du prophète Ibrâhîm ‘alayhi s-Salâm selon laquelle il a dit : {وَالَّذِي أَطْمَعُ أَن يَغْفِرَ لِي خَطِيئَتِي يَوْمَ الدِّينِ} (wa l-ladhî atma’ou an yaghfira lî khatî-atî yawma d-dîn) et qui signifie qu’il a demandé à Allâh de lui pardonner son péché (en ayant la certitude que Allâh lui accordera le pardon). [Soûrat Ach-Chou’arâ / 82]
  • Et d’autres versets où sont employé le terme dhanb (ذنب) au sujet de prophète.

– Quant au groupe qui considère qu’il n’est pas possible au sujet des prophètes, les petits péchés même sans bassesse ni indécence, ils ne contredisent pas, ni ne renient les versets précédemment cités, mais ils les ont interprété dans un sens qui les détourne de leurs sens apparents.

– Ainsi, il n’est pas permis de prendre en considération la parole de certaines personnes semant la fitnah au sein des gens de Ahlou s-Sounnah et qui considèrent que celui qui attribue à un prophète un petit péché sans bassesse ni indécence, serait mécréant. Par cette parole qu’ils ont innovée, ce groupe d’ignorants a rendu mécréant un grand nombre de savants de l’Islâm. Ces mêmes semeurs de fitnah se taisent lorsqu’ils entendent les wahhabites considérer possible la mécréance et les grands péchés pour les prophètes, mais s’attaquent aux gens de la Sounnah, pour un sujet sur lequel il y a une divergence réputée chez les gens de science.

– Voici quelques paroles de savants à ce sujet :

  • L’Imâm Ahmad Ibn Hambal a dit en réplique aux Mou’tazilah : « Celui qui rend mécréant (un musulman) du fait que celui-ci a commis un péché, alors il aura déclaré mécréant (le prophète) Âdam ‘alayhi s-Salâm » [Rapporté par le Hâfidh Ibnou l-Jawzi dans Manâqibou Ahmad]
  • L’Imâm Moujtahid Ibn Bazîzah At-Toûnisi a dit : « La majorité (al-joumhour) des Ach’arites sont de l’avis de la possibilité des petits péchés (sans bassesse ni indécence) aux prophètes, et que les grands péchés sont impossible à leurs sujets » [Rapporté par le Hâfidh Ibn Moulaqqin dans Al-I’lâm]
  • L’Imâm Ibn Battâl Al-Mâliki a dit : « La communauté a été unanime sur le fait que les prophètes sont préservé dans la transmission de leur message, et qu’il ne provient pas d’eux de grands péchés. Et ils ont divergé sur la possibilité qu’il leur advienne des petits péchés (sans bassesse). Les Mou’tazilah et les Khawârij sont d’avis qu’il ne leur advient pas de péché […] et Ahlou s-Sounnah a dit : il est possible qu’il advienne aux prophètes des petits péchés (sans bassesse), et ils ont pris comme preuve la parole de Allâh adressé à Son messager : {لِيَغْفِرَ لَكَ اللَّهُ مَا تَقَدَّمَ مِن ذَنبِكَ وَمَا تَأَخَّرَ} dans laquelle lui est annexé adh-dhanb (litt. le péché), et certes Allâh a mentionné dans Son livre des péchés au sujet des prophètes, Il a dit ta’âlâ : {وَعَصَى آدَمُ رَبَّهُ فَغَوَى} [… il continu en mentionnant d’autres versets…]» [Dans son Charh sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « Il n’y a pas d’unanimité [concernant la préservation des prophètes de la totalité des péchés] du fait que les savants ont divergé sur la possibilité des petits péchés (sans bassesse) concernant les prophètes » [Dans son livre Al-Irchâd]
  • L’Imâm Aboû Hamîd Al-Ghazâli a dit : « Quant aux petits péchés (sans bassesse), les savants ont divergé, et la majorité (al-ghâlib) sont de l’avis que cela est possible concernant les prophètes, et c’est ce qu’indiquent certains versets et textes rapportés  » [Dans son livre Al-Mankhoûl]
  • le Qâdî ‘Iyâd a dit : « Quant aux petits péchés [qui ne comportent ni bassesse ni indécence], un groupe [de savants] du salaf et d’autres qu’eux ont jugé que cela est possible au sujet des prophètes, et ceci est la voie de Aboû Ja’far At-Tabari et d’autres que lui de parmi les Fouqahâ (jurisconsultes), et les Mouhaddithîn (transmetteurs du hadîth) et les Moutakallimîn (spécialiste de la croyance) » [Dans son livre Ach-Chifâ]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi a dit : « Les prophètes, bien qu’ils soient préservés des grands péchés, ils ne sont pas préservé des petits péchés (c’est-à-dire des petits péchés ne comportant ni bassesse ni indécence)  » [Dans son livre Kachfou l-Mouchkil]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Et ils (c’est-à-dire les savants) ont divergé sur le fait qu’ils puissent (c’est-à-dire les prophète) être concerné par les petits péchés autre que ceux-là (c’est-à-dire autres que les petits péchés de bassesse), et la plupart (mou’dham) des fouqahâ (jurisconsulte), des mouhaddithîn (transmetteurs du hadîth) et des moutakallimîn (spécialiste de la croyance) du salaf et du khalaf sont d’avis que cela peux provenir d’eux » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm At-Taftâzâni a dit : « Il est possible [pour les prophètes] les petits péchés (sans bassesse ni indécence) ‘amdan selon la majorité (al-joumhoûr) » [Dans son livre Charh ‘Aqâ-id An-Naçafiyyah]
  • L’Imâm Az-Zarkachi a dit : « Al-Qâdî ‘Iyâd a rapporté d’un groupe de salaf l’avis qu’il est possible pour les prophètes les petits péchés (sans bassesse) et que cela se produit d’eux, et parmi eux Aboû Ja’far At-Tabari, ainsi qu’un groupe de Fouqahâ et de Mouhaddithîn. Et il a dit dans [son livre] « Al-Ikmâl » : ceci est la voie de la majorité des savants » [Dans son livre Al-Bahrou l-Mouhît fî Ousoûli d-Dîn]
  • L’Imâm As-Souyoûti a dit : « La parole de Allâh ta’âlâ {واستغفر لذنبك} [wa staghfir lidhanbik] (Soûrat Mouhammad/19) est utilisée comme preuve par ceux qui considèrent qu’il est possible les petits péchés (sans bassesse ni indécence) pour les prophètes » [Dans son livre Al-Iklîl]
  • Le Chaykh Moulla ‘Ali Al-Qâri a dit en commentant la parole du Qâdî ‘Iyâd : « Quant aux petits péchés [qui ne comportent ni bassesse ni indécence], un groupe [de savants] du salaf et d’autres qu’eux, de parmi les savants du khalaf comme Imâm Al-Haramayn [Al-Jouwayni] qui est de chez nous [de Ahlou s-Sounnah] et Aboû Hâchim de parmi les Mou’tazilah, ont jugé que cela est possible au sujet des prophètes, c’est-à-dire que cela se produise d’eux, ils ont jugé possible à leurs sujets les petits péchés qui ne comportent pas de bassesse, et ceci est la voie de Aboû Ja’far At-Tabari et d’autres que lui de parmi les Fouqahâ, c’est-à-dire les Moujtahidîn (jurisconsultes), les Mouhaddithîn (transmetteurs du hadîth) et les Moutakallimîn (spécialiste de la croyance) c’est-à-dire dans les fondements de la croyance, c’est-à-dire certains d’entre eux » [Dans son commentaire du livre Ach-Chifâ]
  • Le Chaykh Ismâ’îl Haqqî Al-Hanafi a dit : « Selon certains Ach’arites, les prophètes ne sont pas préservé des petits péchés (sans bassesse ni indécence) » [Dans son Tafsîr Roûhou l-Bayân]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Il est un devoir de croire que chacun des prophètes de Allâh est obligatoirement caractérisé par la véracité, l’honnêteté et l’extrême intelligence. De ce fait, leur sont impossibles le mensonge, la trahison, la bassesse, la vulgarité, la stupidité, la lâcheté et tout ce qui serait de nature à repousser les gens d’accepter leur appel. Ils sont obligatoirement préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse, avant l’avènement de leur mission de prophète tout comme après. Il est possible qu’ils commettent d’autres péchés que ceux-là mais ils sont immédiatement avertis afin qu’ils s’en repentent avant que d’autres ne les suivent en cela. » [Dans son livre Al-Moukhtasar]

– Information : Sâlih Âl Ach-Chaykh fait parti des nombreux wahhabites qui ont confirmé qu’Ibn Taymiyah s’est opposé à l’Islâm en prétendant que l’enfer sera anéanti, en effet il a dit : « Parmi ce qui a été attribué à certains gens de la sounnah de parmi les Imâm de Ahlou s-Sounnah (sic) est que l’anéantissement de l’enfer est possible, que son anéantissement n’est pas impossible, et c’est une parole réputée de Chaykh Taqiyyou d-Dîn Ibn Taymiyah et d’autres que lui comme Ibnou l-Qayyim […] et s’est trompé celui qui a prétendu qu’il n’est pas valable d’attribuer cet avis aux deux chaykh Ibn Taymiyah et Ibnou l-Qayyim » [Dans son commentaire de la Tahâwiyyah]

– En plus de Sâlih Âl Ach-Chaykh, d’autres leaders de la mouvance wahhabite ont confirmé qu’Ibn Taymiyah avait cette croyance contraire à l’Islâm, parmi eux :

  • ‘Abdou r-Razzâq Al-‘Afîfi qui a dit : « La réalité est que l’avis de l’anéantissement de l’enfer est bien celui d’Ibn Taymiyah contrairement à ceux qui renient que cet avis est le sien » [dans son ouvrage “Fatâwâ wa raçâ-il”]
  • Al-Albâni qui a dit : « C’est ainsi que nous répliquons au chaykh de l’Islâm (sic) Ibnou Taymiyah au sujet de sa parole que l’enfer s’anéantirait, sans être tendre avec lui.» [Dans son commentaire du livre : «Raf’ou l-Astâr li Ibtâli Adillati l-Qâ-ilîna bi fanâ-i n-Nâr »]
  • Mouqbil qui a dit : « En ce qui concerne le propos relatif à l’anéantissement de l’enfer, ceci a été dit par Ibnou l-Qayyim dans son livre « Hâdi l-Arwâh Ilâ Bilâdi l-Afrâh » à la fin du livre. En ce qui concerne le propos de Chaykh al-Islâm (sic) Ibn Taymiyah dans « Majmoû’ al-fatâwâ » prétendant qu’il ne considère pas que l’enfer a une fin, ce que rapporte Ibnou l-Qayyim est plus sûr que ce qui figure dans le « Majmoû’ al-fatâwâ » car l’ouvrage « Majmoû’ al-fatâwâ » a été rassemblé par le Chaykh ‘Asri Fâdil, mais ce que rapporte Ibnou l-Qayyim est plus confirmé ». [Touhfatou l-Moujîb]
  • Et bien d’autres… [Pour en savoir plus, consultez le livre “Al-Bourhân wa l-I’tibâr : ici]

– Pour plus d’informations sur ce sujet, consultez les articles suivants : Ibn Taymiyya prétend que l’enfer aurait une fin [en français : ici] ou [en arabe : ici].

Ibn Dhahîrah décrit la célébration du Mawlid à La Mecque

Sujet : La célébration du Mawlid à La Mecque.

 

Dans son livre « Al-Jâmi’ou l-Latîf » le Chaykh Ibn Dhahîrah a dit :

« وجرت العادة بمكة في ليلة الاثنين عشر من ربيع الأول في كل عام أن قاضي مكة الشافعي يتهيأ لزيارة هذا المحل الشريف بعد صلاة المغرب في جمع عظيم منهم الثلاثة القضاة، وأكثر الأعيان من الفقهاء والفضلاء وذوي البيوت بفوانيس كثيرة، وشموع عظيمة، وزحام عظيم  »

« Une des coutumes de La Mecque est que chaque année, la nuit du 12 [du mois] de Rabî’ou l-Awwal, le juge (Qâdî) Châfi’ite de La Mecque se prépare à visiter ce noble lieu (l’endroit de la naissance du prophète) après la prière du Maghrib avec une immense assemblée, et parmi eux les trois autres juges [Hanafite, Malikite et Hambalite], et la plupart des plus grands spécialistes du fiqh (jurisprudence), les gens de vertu, et des familles nobles, avec des lampes et des bougies et beaucoup de monde… »

Informations utiles :

– Le Chaykh, l’historien, Jamâlou d-Dîn Mouhammad Ibn Mouhammad Ibn Abî Bakr Ibn Dhahîrah Al-Qourachi Al-Makki Al-Makhzoûmi Al-Hanafi est décédé en 986 de l’Hégire à La Mecque (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 450 ans.

– Ici, il rapporte que les gens de La Mecque ont pour habitude de célébrer le Mawlid du Messager de Allâh(صلى الله عليه وسلم)  en compagnie des juges islamiques et des savants de l’Islâm.

– Il mentionne que les juges des 4 écoles de jurisprudence sunnite sont unanime sur le fait de célébrer le Mawlid.

– Ainsi, ce témoignage de Ibn Dhahîrah nous indique qu’auparavant le Mawlid était commémoré par l’ensemble des habitants de La Mecque.

– Avant lui, au 8ème siècle de l’Hégire, le célèbre explorateur Ibn Battoûtah avait également décrit la célébration du Mawlid à La Mecque :

  • Ibn Battoûtah a dit : « Le Qâdî (juge) de La Mecque est le savant, l’adorateur vertueux [de Allâh] Najmou d-Dîn Mouhammad fils de l’Imâm, du savant Mouhyi d-Dîn At-Tabari. C’est un homme honorable qui fait preuve de beaucoup de charité et de réconfort envers les visiteurs du Haram (enceinte sacrée) ; il a un excellent comportement et pratique beaucoup de tours rituelles (tawâf) en allant régulièrement voir la Ka’bah honorée. Il distribue beaucoup de repas dans les grandes occasions, particulièrement lors de la Commémoration du Mawlid du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم). En cette occasion, il offre des repas aux Chérifiens (descendants du Prophète) de La Mecque, aux notables comme aux pauvres, à ceux qui travail au sein de La Mosquée Sacrée et à l’ensemble des visiteurs séjournant dans l’enceinte sacrée. » [Ar-Rihlah]
  • Ibn Battoûtah a dit également : « On ouvrait la porte de la Ka’bah tout les vendredi après la prière [du joumou’ah] et le jour du Mawlid du prophète (صلى الله عليه وسلم) » [Ar-Rihlah]

– Le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations que les savants de l’Islâm ont approuvé. Parmi eux :

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Housnou l-Maqsid fi ‘Amali l-Mawlid].

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » (Rapporté par Mouslim) [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

Al-Azhar : La célébration du Mawlid est recommandée

Sujet : La commémoration du Mawlid.

Fatwa al azhar mawlid  centre fatwa azhar

Le centre de Fatwâ de l’Université Islamique Al-Azhar a publié la Fatwâ suivante en date du 7 novembre 2019 au sujet du Mawlid, en voici un extrait :

« ما حكمُ الاحتفالِ بالمولدِ النَّبَوِيِّ الشَّرِيفِ؟

[…] وقد سنَّ لنا رسولُ اللهِ ﷺ بنفسه جنسَ الشكرِ لله تعالىٰ علىٰ ميلاده الشريف؛ فقد صحَّ أنه ﷺ كان يصوم يوم الاثنين، فلما سُئل عن ذلك قال: «ذلك يومٌ وُلِدتُ فيه» أخرجه مسلم.

وإذا ثبت ذلك وعُلم فمن الجائز للمسلم -بل من المندوبات له- ألا يمرَّ يومُ مولدِه من غير البهجة والسرور والفرح به ﷺ، وإعلانِ ذلك، واتخاذِ ذلك عُنوانًا وشعارًا.

قال الإمام السخاويُّ رحمه الله تعالىٰ في (الأجوبة المرضية) :
(ثم ما زال أهلُ الإسلامِ في سائر الأقطار والمدن العظام يحتفلون في شهر مولده ﷺ وشرَّف وكرَّم، يعملون الولائمَ البديعةَ المشتملةَ علىٰ الأمورِ البهِجَةِ الرفيعة، ويتصدقون في لياليه بأنواع الصدقات، ويُظهرون السرورَ، ويَزيدون في المبرَّاتِ، بل يعتنون بقراءة مولدِه الكريمِ، وتظهر عليهم من بركاته كلُّ فَضْلٍ عميم)اهـ.

وما ذكره الإمامُ السخاويُّ رحمه الله تعالىٰ هو ما نقصده بعمل المولدِ النبويِّ الـمُنيف صلىٰ الله وسلم علىٰ صاحبه.

فهل ينكر عاقلٌ ذو لُبٍّ سليمٍ جوازَ الفرحِ بمولدِه، والاحتفاءِ بطلعته المُنيرةِ علىٰ الأرض ﷺ بهذه الطريقة الشرعية التي تندرج كلُّ تفصيلةٍ منها تحتَ أصلٍ من أصولِ الشرع الشريف، وقواعده الكلِّيَّة!

وعليه؛ فالاحتفال بمولده ﷺ من المندوبات، وهو مظهر من مظاهر تعظيمه وتوقيره ﷺ الذي هو عنوان محبته ﷺ التي لا يكتمل إيمانُ العبدِ إلا بتحقيقها.

وَمِمَّا ذُكِرَ يُعلَمُ الْـجَـوَابُ. »

« Quel est le jugement de la célébration du Mawlid An-Nabawi ch-Charîf ?

[…] Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a lui même instauré pour nous, une sorte de remerciement à l’égard de Allâh ta’âlâ pour sa naissance honorée. En effet il est rapporté de source authentique qu’il (صلى الله عليه وسلم) jeunait les lundis, et lorsqu’il fût interrogé à ce sujet, il dit [ce qui a pour sens : ] « C’est en ce jour que je suis né » [rapporté par Mouslim].

Après avoir su que cela est confirmé, il est donc permis pour le musulman, et il lui est même recommandé, de ne pas laisser passer le jour de la naissance du prophète autrement que dans la réjouissance, la gaieté et la joie pour lui (صلى الله عليه وسلم), de le proclamer et de prendre cela comme signe et symbole.

L’Imâm As-Sakhâwi (رحمه الله تعالىٰ) a dit dans [son livre] Al-Ajwibatou l-Mardiyyah : « Les musulmans dans les différentes régions et grandes villes le fêtent pendant le mois de sa Naissance, que Allâh l’honore et l’élève davantage en degré, et font les festins originaux comportant la bonne joie, ils donnent différentes sortes d’aumônes durant ses nuits, ils expriment la joie, ils augmentent en bienfaisance, et ils s’appliquent à lire le récit de sa Noble Naissance, ainsi tous les Mérites largement répandus rejaillissaient sur eux grâce à ses Bénédictions »

Et ce que mentionne l’Imâm As-Sakhâwi est ce que nous visons par la célébration du Mawlid An-Nabawi ch-Charîf.

Est-ce que quelqu’un doté d’intelligence et de raison saine renierait le fait qu’il est permis de se réjouir de sa naissance ? Et de fêter le moment de sa venue sur terre de cette manière conforme à la loi dont chaque acte rentre dans l’un des fondements de la loi honoré et conforme à la totalité de ses règles ?

Ainsi, la célébration de son Mawlid (صلى الله عليه وسلم) compte de parmi les choses recommandées (mandoûbât), et fait partie des manifestations de glorification et de considération à son égard (صلى الله عليه وسلم),  qui est un symbole de l’amour envers lui, ce sans quoi le degré de foi de l’esclave n’est pas complet sans sa confirmation.

Par rapport à ce qui vient d’être mentionné, la réponse est connue »

Informations utiles :

– Le centre de Fatwâ de l’Université Islamique Al-Azhar confirme qu’il est permis, et même recommandé, de célébrer le Mawlid, et que chaque acte qui le compose est conforme à la religion.

– Ils mentionnent au sein de cette Fatwâ la citation de l’Imâm As-Sakhâwi qui fait lui aussi l’éloge du Mawlid [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah] et [Rapportée par le Chaykh Ibn Zayni Dahlân] et [Rapportée par le Chaykh As-Sâlihi Ach-Châmi] et [Mentionnée par le Chaykh Al-Harari].

– Le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth) Chamsou d-Dîn Mouhammad Ibnou ‘Abdi r-Rahmân As-Sakhâwi est né en 831 au Caire et il est décédé en 902 de l’Hégire à Médine (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 530 ans. Il était un grand savant reconnu dans la science du hadîth et il était du madhab (école de jurisprudence) Chafi’ite. Il a eu de parmi ses Chaykh l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni.

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Dans son livre Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid].

– Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations (bid’âh haçanah), et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

– Retrouvez de nombreuses paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

Dârou l-Iftâ Jordanie : Fatwâ en faveur du Mawlid

Sujet : Le Mawlid est une bonne innovation.

 

L’instance religieuse Jordanienne « Dârou l-Iftâ » a émise la fatwâ suivante en date du 22 avril 2010 sous le numéro 653 :

« السؤال : ما حكم الاحتفال بالمولد النبوي الشريف؟

الجواب : الحمد لله، والصلاة والسلام على سيدنا رسول الله
الاحتفال بالمولد النبوي الشريف أسلوب حضاري للتعبير عن المحبة لرسول الله صلى الله عليه وسلم، والاعتزاز بقيادته، والالتزام بشريعته، ويجب أن يكون خالياً من المخالفات الشرعية، ويُكتفى فيه بذكر السيرة العطرة، والشمائل الكريمة، والحث على التمسك بالدين. والله أعلم. »

« La question : Quel est le jugement de la célébration du Mawlid An-Nabawi ch-Charîf ?

La réponse : La louange est à Allâh, que l’augmentation en gloire et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre Maître, le Messager de Allâh.

La célébration du Mawlid An-Nabawi ch-Charîf est une manière d’exprimer l’amour envers le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم), une fierté de le suivre, et s’attacher à la loi qui lui a été révélé, et il est un devoir [que la célébration du mawlid] soit dénué de tout ce qui est en contradiction avec la charî’ah, et il est suffisant de rappeler sa biographie parfumée, ses qualités honorables, et l’incitation à s’attacher à la religion. Et Allâh sait plus que tout autre. »

Informations utiles :

– Dârou l-Iftâ, Département Général des Fatwâ de Jordanie est l’instance religieuse du Royaume Hachémite de Jordanie, fondée en 1921 G.

– Ici, ils confirment qu’il est permis de célébrer le Mawlid. Et que cette célébration comporte des actes de bien.

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Dans son livre Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid].

– Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations (bid’âh haçanah), et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

– Retrouvez de nombreuses paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

Al-Qâdî ‘Iyâd et Moullâ ‘Ali Al-Qârî parlent de la préservation des prophètes

Sujet : La préservation des prophètes.

 

Dans son livre Ach-Chifâ, Al-Qâdi ‘iyâd Al-Maliki a dit, lorsqu’il aborde le sujet de la préservation des prophètes :

«وَأَمَّا الصَّغَائِرُ فَجَوَّزَهَا جَمَاعَةٌ مِنَ السَّلَفِ وَغَيْرُهُمْ عَلَى الْأَنْبِيَاءِ وَهُوَ مَذْهَبُ أَبِي جَعْفَرٍ الطَّبَرِيِّ وَغَيْرِهِ مِنَ الْفُقَهَاءِ وَالْمُحَدِّثِينَ وَالْمُتَكَلِّمِينَ»

« Quant aux petits péchés [qui ne comportent ni bassesse ni indécence], un groupe [de savants] du salaf et d’autres qu’eux ont jugé que cela est possible au sujet des prophètes, et ceci est l’école de Aboû Ja’far At-Tabari et d’autres que lui de parmi les Fouqahâ (jurisconsultes), et les Mouhaddithîn (transmetteurs du hadîth) et les Moutakallimîn (spécialiste de la croyance) »

Dans son commentaire du livre Ach-Chifâ (tome 2 page 258 de cette édition), le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî détaille la parole du Qâdî ‘Iyâd en disant :

«  (وَأَمَّا الصَّغَائِرُ فَجَوَّزَهَا) أي وجودها ووقوعها (جَمَاعَةٌ مِنَ السَّلَفِ وَغَيْرُهُمْ) مِن الخلف كإمام الحرمَين منَّا وأبي هاشم مِن المُعتزلة حيث جوَّزوا الصَّغائر غير المُنفِّرة (عَلَى الْأَنْبِيَاءِ وَهُوَ مَذْهَبُ أَبِي جَعْفَرٍ الطَّبَرِيِّ وَغَيْرِهِ مِنَ الْفُقَهَاءِ) أي المُجتهدِين (وَالْمُحَدِّثِينَ وَالْمُتَكَلِّمِينَ) أي في أصول الدِّين والمُراد بعضٌ مِن كُلٍّ منهم »

« Quant aux petits péchés [qui ne comportent ni bassesse ni indécence], les ont déclarés possible, c’est-à-dire leur existence et leur réalisation effectives un groupe [de savants] du salaf, ainsi que d’autres de parmi les savants du khalaf comme Imâm Al-Haramayn [Al-Jouwayni] de parmi les nôtres [de Ahlou s-Sounnah] et Aboû Hâchim de parmi les Mou’tazilah. En effet, ils ont jugé possible les petits péchés non repoussant au sujet des prophètes, et ceci est l’école de Aboû Ja’far At-Tabari et d’autres que lui de parmi les Fouqahâ, c’est-à-dire les Moujtahidîn (jurisconsultes), les Mouhaddithîn (transmetteurs du hadîth) et les Moutakallimîn (spécialiste de la croyance) c’est-à-dire dans les fondements de la croyance. C’est-à-dire certains de chacun d’entre eux »

Informations utiles :

– Le Qâdî (juge) Abou l-Fadl ‘Iyâd Ibnou Moûçâ Ibnou ‘Iyâd al-Yahsoubi connu sous le nom de Qâdî ‘Iyâd, est un grand savant Malikite. Il est né en 476 à Ceuta et il est décédé en 544 de l’Hégire à Marrakech (Maroc) (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans.

  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Hâfidh (le spécialiste de la science du hadîth), celui qui n’a pas de pareil, Chaykhou l-Islâm, le Qâdî (Juge)» et il a dit également : « Ses ouvrages sont précieux» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Bachkwâl a dit à son sujet : « Il était parmi les gens de science qui sont intelligent et qui ont une bonne compréhension » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il est l’Imâm du hadîth de son temps, et le plus connaisseur des gens de ses sciences, de la grammaire, la langue, la parole des arabes, leurs histoires, et les généalogies.» [Wafayâtou l-A’yân]

–  L’Imâm, l’Illustre savant, le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri est un grand savant du madh-hab (école de jurisprudence) Hanafite, il est né en Afghanistan et il est décédé à La Mecque en 1014 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 420 ans.

– Pour bien comprendre la position des gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah au sujet de la préservation des prophètes, nous disons qu’il est impossible à leurs sujets, par unanimité, que ce soit avant ou après qu’ils reçoivent la prophétie :

  • La mécréance. L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Razi a dit à ce sujet : « La mécréance est impossible par unanimité concernant les prophètes » [Dans son tafsîr] ; et l’Imâm Al-Baydâwi a dit : « Il n’est pas possible pour les prophètes la mécréance dans l’absolu » [Dans son tafsîr] ; et l’Imâm An-Naçafi a dit : « La mécréance est impossible pour les prophètes » [Dans son tafsîr].
  • Les grands péchés ;
  • Les petits péchés de bassesse et d’indécence ;
  • Le mensonge ;
  • La trahison ;
  • Les maladies repoussantes ;
  • La stupidité, c’est-à-dire la faiblesse de compréhension ;
  • Le manque de courage.

– Concernant les petits péchés ne comportant ni bassesse ni indécence, les gens de Ahlou s-Sounnah ont divergé, ainsi :

  • Certains ont dit que cela est possible à leur sujet. Cependant, s’il provient d’un prophète un petit péché qui ne comporte pas de bassesse ni d’indécence, il en est immédiatement avertis et s’en repent avant que d’autres ne le suivent dans ce petit péché et ne fassent la même chose que lui.
  • Certains ont considéré que les prophètes sont également préservé des petits péchés qui ne comportent ni bassesse ni indécence.

– Ces deux avis sont pris en considération par les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah. Ainsi, si un musulman opte pour un avis plutôt qu’un autre, il n’est pas déclaré mécréant, ni égaré.

– Ceux qui ont considéré qu’il est possible concernant les prophètes, un petit péché sans bassesse ni indécence, se sont basé sur des versets, tels que :

  • La parole de Allâh ta’âlâ : {وَعَصَى آدَمُ رَبَّهُ فَغَوَى} (wa ‘asâ Âdamou Rabbahou faghawâ) qui a pour sens (litt.) : « Âdam a désobéi à son Seigneur » [Soûrat Tâhâ / 121]
  • La parole de Allâh ta’âlâ au sujet du prophète Ibrâhîm ‘alayhi s-Salâm selon laquelle il a dit : {وَالَّذِي أَطْمَعُ أَن يَغْفِرَ لِي خَطِيئَتِي يَوْمَ الدِّينِ} (wa l-ladhî atma’ou an yaghfira lî khatî-atî yawma d-dîn) et qui signifie qu’il a demandé à Allâh de lui pardonner son péché (en ayant la certitude que Allâh lui accordera le pardon). [Soûrat Ach-Chou’arâ / 82]
  • Et d’autres versets où sont employé le terme dhanb (ذنب) au sujet de prophète.

– Quant au groupe qui considère qu’il n’est pas possible au sujet des prophètes, les petits péchés même sans bassesse ni indécence, ils ne contredisent pas, ni ne renient les versets précédemment cités, mais ils les ont interprété dans un sens qui les détourne de leurs sens apparents.

– Remarque : Al-Qâdî ‘Iyâd était d’avis que les prophètes sont préservé également des petits péchés ne comportant ni bassesse ni indécence, cependant, par honnêteté religieuse, il mentionne clairement dans son ouvrage qu’il y a divergence sur ce sujet, et que des grands savants ont tenu un avis différent du sien.

– Ainsi, il n’est pas permis de prendre en considération la parole de certaines personnes semant la fitnah au sein des gens de Ahlou s-Sounnah et qui considèrent que celui qui attribue à un prophète un petit péché sans bassesse ni indécence, serait mécréant. Par cette parole qu’ils ont innovée, ce groupe d’ignorants a rendu mécréant un grand nombre de savants de l’Islâm.

– Voici d’autres paroles de savants à ce sujet :

  • L’Imâm Ahmad Ibn Hambal a dit en réplique aux Mou’tazilah : « Les mou’tazilah déclarent mécréant celui qui commet un péché, et s’il en est ainsi ils prétendent alors que Âdam est mécréant » [Rapporté par le Hâfidh Ibnou l-Jawzi dans Manâqibou Ahmad]
  • L’Imâm Moujtahid Ibn Bazîzah At-Toûnisi a dit : « La majorité (al-joumhour) des Ach’arites sont de l’avis de la possibilité des petits péchés (sans bassesse ni indécence) aux prophètes, et que les grands péchés sont impossible à leurs sujets » [Rapporté par le Hâfidh Ibn Moulaqqin dans Al-I’lâm]
  • L’Imâm Ibn Battâl Al-Mâliki a dit : « La communauté a été unanime sur le fait que les prophètes sont préservé dans la transmission de leur message, et qu’il ne provient pas d’eux de grands péchés. Et ils ont divergé sur la possibilité qu’il leur advienne des petits péchés (sans bassesse). Les Mou’tazilah et les Khawârij sont d’avis qu’il ne leur advient pas de péché […] et Ahlou s-Sounnah a dit : il est possible qu’il advienne aux prophètes des petits péchés (sans bassesse), et ils ont pris comme preuve la parole de Allâh adressé à Son messager : {لِيَغْفِرَ لَكَ اللَّهُ مَا تَقَدَّمَ مِن ذَنبِكَ وَمَا تَأَخَّرَ} dans laquelle lui est annexé adh-dhanb (litt. le péché), et certes Allâh a mentionné dans Son livre des péchés au sujet des prophètes, Il a dit ta’âlâ : {وَعَصَى آدَمُ رَبَّهُ فَغَوَى} [… il continu en mentionnant d’autres versets…]» [Dans son Charh sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « Il n’y a pas d’unanimité [concernant la préservation des prophètes de la totalité des péchés] du fait que les savants ont divergé sur la possibilité des petits péchés (sans bassesse) concernant les prophètes » [Dans son livre Al-Irchâd]
  • L’Imâm Aboû Hamîd Al-Ghazâli a dit : « Quant aux petits péchés (sans bassesse), les savants ont divergé, et la majorité (al-ghâlib) sont de l’avis que cela est possible concernant les prophètes, et c’est ce qu’indiquent certains versets et textes rapportés  » [Dans son livre Al-Mankhoûl]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi a dit : « Les prophètes, bien qu’ils soient préservés des grands péchés, ils ne sont pas préservé des petits péchés (c’est-à-dire des petits péchés ne comportant ni bassesse ni indécence)  » [Dans son livre Kachfou l-Mouchkil]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Et ils (c’est-à-dire les savants) ont divergé sur le fait qu’ils puissent (c’est-à-dire les prophète) être concerné par les petits péchés autre que ceux-là (c’est-à-dire autres que les petits péchés de bassesse), et la plupart (mou’dham) des fouqahâ (jurisconsulte), des mouhaddithîn (transmetteurs du hadîth) et des moutakallimîn (spécialiste de la croyance) du salaf et du khalaf sont d’avis que cela peux provenir d’eux » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm At-Taftâzâni a dit : « Il est possible [pour les prophètes] les petits péchés (sans bassesse ni indécence) ‘amdan selon la majorité (al-joumhoûr) » [Dans son livre Charh ‘Aqâ-id An-Naçafiyyah]
  • L’Imâm Az-Zarkachi a dit : « Al-Qâdî ‘Iyâd a rapporté d’un groupe de salaf l’avis qu’il est possible pour les prophètes les petits péchés (sans bassesse) et que cela se produit d’eux, et parmi eux Aboû Ja’far At-Tabari, ainsi qu’un groupe de Fouqahâ et de Mouhaddithîn. Et il a dit dans [son livre] « Al-Ikmâl » : ceci est la voie de la majorité des savants » [Dans son livre Al-Bahrou l-Mouhît fî Ousoûli d-Dîn]
  • L’Imâm As-Souyoûti a dit : « La parole de Allâh ta’âlâ {واستغفر لذنبك} [wa staghfir lidhanbik] (Soûrat Mouhammad/19) est utilisée comme preuve par ceux qui considèrent qu’il est possible les petits péchés (sans bassesse ni indécence) pour les prophètes » [Dans son livre Al-Iklîl]
  • Le Chaykh Ismâ’îl Haqqî Al-Hanafi a dit : « Selon certains Ach’arites, les prophètes ne sont pas préservé des petits péchés (sans bassesse ni indécence) » [Dans son Tafsîr Roûhou l-Bayân]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Il est un devoir de croire que chacun des prophètes de Allâh est obligatoirement caractérisé par la véracité, l’honnêteté et l’extrême intelligence. De ce fait, leur sont impossibles le mensonge, la trahison, la bassesse, la vulgarité, la stupidité, la lâcheté et tout ce qui serait de nature à repousser les gens d’accepter leur appel. Ils sont obligatoirement préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse, avant l’avènement de leur mission de prophète tout comme après. Il est possible qu’ils commettent d’autres péchés que ceux-là mais ils sont immédiatement avertis afin qu’ils s’en repentent avant que d’autres ne les suivent en cela. » [Dans son livre Al-Moukhtasar]

– Note : Concernant la parole de Moullâ ‘Ali Al-Qâri : «Aboû Hâchim de parmi les Mou’tazilah», sachez que l’avis de la majorité des Mou’tazilah (groupe égaré) est contraire à celui de Aboû Hâchim, en effet les Mou’tazilah dans leur globalité ont opté pour l’avis qu’il est impossible au sujet des prophètes les petits péchés dans l’absolu. Ceci est mentionné par l’Imâm Ibn Battâl Al-Mâliki (qui rapporte qu’il s’agit également de l’avis des Khawârij) [Dans son Charh du Sahîh Al-Boukhâri], par l’Imâm Al-Ghazâli [Dans son livre Al-Mankhoûl] et d’autres qu’eux. Ainsi cette position de Aboû Hachîm ne peut pas être utilisée pour tenter de décrédibiliser les musulmans qui ont suivi cet avis, d’autant plus qu’il s’agit de l’avis de la majorité. 

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moujtahid Aboû Ja’far Mouhammad Ibnou Jarîr At-Tabari est un célèbre savant du Salaf, il est né en 224 et il est décédé en 310 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1120 ans. Son tafsîr connu sous le nom de « Jamî’ou l-bayân fî ta-wîl al-Qour-ân» est très réputé.

  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit de lui : « At-Tabari est un Imâm moujtahid. Il a mémorisé plus de cent milles Hadîth. Il était similaire à l’Imâm Ach-Châfi’i et à l’Imâm Mâlik (que Allâh les agréé) »

– L’Imâm Al-Haramayn (des deux Haram) Abou l-Ma’âli ‘Abdou l-Malik Ibnou ‘Abdi l-Lâh Al-Jouwayni, est né en 419 et il est décédé en 478 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans. C’est un grand savant reconnu par toute la communauté musulmane. Il était surnommé « Imâm al-Haramayn » c’est-à-dire l’Imâm des deux enceintes sacrées de La Mecque et Médine. Il était du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i et il fût l’un des chouyoûkh de l’Imâm Aboû Hâmid Al-Ghazâli (رحمه الله).

  • Le Chaykh Aboû Is-hâq Ach-Chîrâzi a fait son éloge en lui disant : « Oh toi qui est profitable aux gens d’orient et d’occident, certes les premiers comme les derniers ont profité de ta science ». Il lui a dit également : « Tu es en ce jour, l’Imâm des Imâms » [Dhayl Târîkh Baghdâd]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « Imâm Al-Haramayn (des deux Haram), la fierté de l’Islâm, l’Imâm de la Oummah dans l’absolue, le docte dans la charî’ah, celui qui a réunis le statut d’Imâm en orient et en occident » [Al-Mountakhab]
  • Le Hâfidh Ibn Najjâr Al-Baghdâdi a dit à son sujet : « Il est un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Chafi’ite, il est surnommé Imâm Al-Haramayn […] il est l’Imâm des fouqahâ (spécialistes de la jurisprudence) d’orient et d’occident […] il est parvenu au degré de l’ijtihâd» [Dhayl Târîkh Baghdâd]
  • ‘Abdou l-Lâh Ibn Yoûçouf Al-Jarjâni a dit : « Abou l-Ma’âli Al-Jouwayni est l’Imâm de son temps » [Dhayl Târîkh Baghdâd]

Chaykh Mouhammad At-Tâwîl déclare mécréants les moujassimah

Sujet : Les moujassimah sont mécréants par unanimité.

 

Dans son livre « Al-Loubâb fî Charhi Touhfati t-Toullâb », le Chaykh Mouhammad At-Tâwîl Al-Mâliki a dit  :

« وأما المبتدع المتفق على كفره كالمجسمة و أشباههم فإنه كغيره من الكفار, لا توارث بينه و بين المسلمين»

« Quant à l’innovateur sur lequel il y a unanimité (ittifâq) sur sa mécréance, comme les moujassimah (ceux qui croient que Allâh est un corps) et ceux qui sont semblable à eux, ils sont comme les autres mécréants : il n’y a pas d’héritage entre eux et les musulmans »

Informations utiles :

– Le Chaykh Mouhammad At-Tâwîl Al-Mâliki Al-Maghribi est né en 1353 de l’hégire, c’est-à-dire en 1934 G, et il est décédé en 1436 de l’hégire, c’est-à-dire en 2015 G (رحمه الله). Il était enseignant de fiqh (jurisprudence) et de ousoûl (fondements) à l’Université Islamique Al-Qarawiyyîn de Fès (Maroc).

– Ici il confirme que les moujassimah (corporalistes) sont mécréants par unanimité, et qu’ils ont le même jugement que les autres mécréants, même dans les jugements de l’héritage. Il explique que cette mauvaise croyance est une innovation qui est de la mécréance (koufr).

– De nombreux savants ont confirmé ce jugement, parmi eux :

  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Et nous avons certes mentionné que celui qui est devenu mécréant par son innovation, la prière n’est pas valable derrière lui […] et parmi ceux qui sont devenu mécréant il y a celui qui attribue clairement le corps [à Allâh] » [dans son livre « Al-Majmoû’ Charhou l-Mouhadh-dhab »]
  • L’Imâm As-Souyoûti a également confirmé cela de l’Imâm An-Nawawi en disant : « Celui qui est devenu mécréant par son innovation, et cela comme le dit l’auteur (An-Nawawi) du commentaire de Al-Mouhadh-dhab : le moujassim (l’anthropomorphiste) et celui qui nie que Allâh connait le détail des choses .. [Tadrîbou r-Râwî].

– Les moujassimah sont ceux qui attribuent à Allâh le corps ou les caractéristiques des corps (comme la position assise, l’établissement, la forme, le mouvement, l’immobilité, le contact, la séparation, l’endroit, la direction, la couleur et les autres caractéristiques des créatures).

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :