Dârou l-Iftâ Jordanie : Fatwâ en faveur du Mawlid

Sujet : Le Mawlid est une bonne innovation.

 

L’instance religieuse Jordanienne « Dârou l-Iftâ » a émise la fatwâ suivante en date du 22 avril 2010 sous le numéro 653 :

« السؤال : ما حكم الاحتفال بالمولد النبوي الشريف؟

الجواب : الحمد لله، والصلاة والسلام على سيدنا رسول الله
الاحتفال بالمولد النبوي الشريف أسلوب حضاري للتعبير عن المحبة لرسول الله صلى الله عليه وسلم، والاعتزاز بقيادته، والالتزام بشريعته، ويجب أن يكون خالياً من المخالفات الشرعية، ويُكتفى فيه بذكر السيرة العطرة، والشمائل الكريمة، والحث على التمسك بالدين. والله أعلم. »

« La question : Quel est le jugement de la célébration du Mawlid An-Nabawi ch-Charîf ?

La réponse : La louange est à Allâh, que l’augmentation en gloire et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre Maître, le Messager de Allâh.

La célébration du Mawlid An-Nabawi ch-Charîf est une manière d’exprimer l’amour envers le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم), une fierté de le suivre, et s’attacher à la loi qui lui a été révélé, et il est un devoir [que la célébration du mawlid] soit dénué de tout ce qui est en contradiction avec la charî’ah, et il est suffisant de rappeler sa biographie parfumée, ses qualités honorables, et l’incitation à s’attacher à la religion. Et Allâh sait plus que tout autre. »

Informations utiles :

– Dârou l-Iftâ, Département Général des Fatwâ de Jordanie est l’instance religieuse du Royaume Hachémite de Jordanie, fondée en 1921 G.

– Ici, ils confirment qu’il est permis de célébrer le Mawlid. Et que cette célébration comporte des actes de bien.

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Dans son livre Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid].

– Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations (bid’âh haçanah), et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

– Retrouvez de nombreuses paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

Al-Qâdî ‘Iyâd et Moullâ ‘Ali Al-Qârî parlent de la préservation des prophètes

Sujet : La préservation des prophètes.

 

Dans son livre Ach-Chifâ, Al-Qâdi ‘iyâd Al-Maliki a dit, lorsqu’il aborde le sujet de la préservation des prophètes :

«وَأَمَّا الصَّغَائِرُ فَجَوَّزَهَا جَمَاعَةٌ مِنَ السَّلَفِ وَغَيْرُهُمْ عَلَى الْأَنْبِيَاءِ وَهُوَ مَذْهَبُ أَبِي جَعْفَرٍ الطَّبَرِيِّ وَغَيْرِهِ مِنَ الْفُقَهَاءِ وَالْمُحَدِّثِينَ وَالْمُتَكَلِّمِينَ»

« Quant aux petits péchés [qui ne comportent ni bassesse ni indécence], un groupe [de savants] du salaf et d’autres qu’eux ont jugé que cela est possible au sujet des prophètes, et ceci est la voie de Aboû Ja’far At-Tabari et d’autres que lui de parmi les Fouqahâ (jurisconsultes), et les Mouhaddithîn (transmetteurs du hadîth) et les Moutakallimîn (spécialiste de la croyance) »

Dans son commentaire du livre Ach-Chifâ (tome 2 page 258 de cette édition), le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî détaille la parole du Qâdî ‘Iyâd en disant :

«  (وَأَمَّا الصَّغَائِرُ فَجَوَّزَهَا) أي وجودها ووقوعها (جَمَاعَةٌ مِنَ السَّلَفِ وَغَيْرُهُمْ) مِن الخلف كإمام الحرمَين منَّا وأبي هاشم مِن المُعتزلة حيث جوَّزوا الصَّغائر غير المُنفِّرة (عَلَى الْأَنْبِيَاءِ وَهُوَ مَذْهَبُ أَبِي جَعْفَرٍ الطَّبَرِيِّ وَغَيْرِهِ مِنَ الْفُقَهَاءِ) أي المُجتهدِين (وَالْمُحَدِّثِينَ وَالْمُتَكَلِّمِينَ) أي في أصول الدِّين والمُراد بعضٌ مِن كُلٍّ منهم »

« Quant aux petits péchés [qui ne comportent ni bassesse ni indécence], un groupe [de savants] du salaf et d’autres qu’eux, de parmi les savants du khalaf comme Imâm Al-Haramayn [Al-Jouwayni] qui est de chez nous [de Ahlou s-Sounnah] et Aboû Hâchim de parmi les Mou’tazilah, ont jugé que cela est possible au sujet des prophètes, c’est-à-dire que cela se produise d’eux, ils ont jugé possible à leurs sujets les petits péchés qui ne comportent pas de bassesse, et ceci est la voie de Aboû Ja’far At-Tabari et d’autres que lui de parmi les Fouqahâ, c’est-à-dire les Moujtahidîn (jurisconsultes), les Mouhaddithîn (transmetteurs du hadîth) et les Moutakallimîn (spécialiste de la croyance) c’est-à-dire dans les fondements de la croyance, c’est-à-dire certains d’entre eux »

Informations utiles :

– Le Qâdî (juge) Abou l-Fadl ‘Iyâd Ibnou Moûçâ Ibnou ‘Iyâd al-Yahsoubi connu sous le nom de Qâdî ‘Iyâd, est un grand savant Malikite. Il est né en 476 à Ceuta et il est décédé en 544 de l’Hégire à Marrakech (Maroc) (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans.

  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Hâfidh (le spécialiste de la science du hadîth), celui qui n’a pas de pareil, Chaykhou l-Islâm, le Qâdî (Juge)» et il a dit également : « Ses ouvrages sont précieux» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Bachkwâl a dit à son sujet : « Il était parmi les gens de science qui sont intelligent et qui ont une bonne compréhension » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il est l’Imâm du hadîth de son temps, et le plus connaisseur des gens de ses sciences, de la grammaire, la langue, la parole des arabes, leurs histoires, et les généalogies.» [Wafayâtou l-A’yân]

–  L’Imâm, l’Illustre savant, le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri est un grand savant du madh-hab (école de jurisprudence) Hanafite, il est né en Afghanistan et il est décédé à La Mecque en 1014 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 420 ans.

– Pour bien comprendre la position des gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah au sujet de la préservation des prophètes, nous disons qu’il est impossible à leurs sujets, par unanimité, que ce soit avant ou après qu’ils reçoivent la prophétie :

  • La mécréance. L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Razi a dit à ce sujet : « La mécréance est impossible par unanimité concernant les prophètes » [Dans son tafsîr] ;
  • Les grands péchés ;
  • Les petits péchés de bassesse et d’indécence ;
  • Le mensonge ;
  • La trahison ;
  • Les maladies repoussantes ;
  • La stupidité, c’est-à-dire la faiblesse de compréhension ;
  • Le manque de courage.

– Concernant les petits péchés ne comportant ni bassesse ni indécence, les gens de Ahlou s-Sounnah ont divergé, ainsi :

  • Certains ont dit que cela est possible à leur sujet. Cependant, s’il provient d’un prophète un petit péché qui ne comporte pas de bassesse ni d’indécence, il en est immédiatement avertis et s’en repent avant que d’autres ne le suivent dans ce petit péché et ne fassent la même chose que lui.
  • Certains ont considéré que les prophètes sont également préservé des petits péchés qui ne comportent ni bassesse ni indécence, et certains parmi eux ont également dit qu’ils ne tombent pas non plus dans le déconseillé (makroûh).

– Ces deux avis sont pris en considération par les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah. Ainsi, si un musulman opte pour un avis plutôt qu’un autre, il n’est pas déclaré mécréant, ni égaré, ni innovateur.

– Ceux qui ont considéré qu’il est possible concernant les prophètes, un petit péché sans bassesse ni indécence, se sont basé sur des versets, tels que :

  • La parole de Allâh ta’âlâ : {وَعَصَى آدَمُ رَبَّهُ فَغَوَى} (wa ‘asâ Âdamou Rabbahou faghawâ) qui a pour sens (litt.) : « Âdam a désobéi à son Seigneur » [Soûrat Tâhâ / 121]
  • La parole de Allâh ta’âlâ au sujet du prophète Ibrâhîm ‘alayhi s-Salâm selon laquelle il a dit : {وَالَّذِي أَطْمَعُ أَن يَغْفِرَ لِي خَطِيئَتِي يَوْمَ الدِّينِ} (wa l-ladhî atma’ou an yaghfira lî khatî-atî yawma d-dîn) et qui signifie qu’il a demandé à Allâh de lui pardonner son péché (en ayant la certitude que Allâh lui accordera le pardon). [Soûrat Ach-Chou’arâ / 82]
  • Et d’autres versets où sont employé le terme dhanb (ذنب) au sujet de prophète.

– Quant au groupe qui considère qu’il n’est pas possible au sujet des prophètes, les petits péchés même sans bassesse ni indécence, ils ne contredisent pas, ni ne renient les versets précédemment cités, mais ils les ont interprété dans un sens qui les détourne de leurs sens apparents.

– Remarque : Al-Qâdî ‘Iyâd était d’avis que les prophètes sont préservé également des petits péchés ne comportant ni bassesse ni indécence, cependant, par honnêteté religieuse, il mentionne clairement dans son ouvrage qu’il y a divergence sur ce sujet, et que des grands savants ont tenu un avis différent du sien.

– Ainsi, il n’est pas permis de prendre en considération la parole de certaines personnes semant la fitnah au sein des gens de Ahlou s-Sounnah et qui considèrent que celui qui attribue à un prophète un petit péché sans bassesse ni indécence, serait mécréant. Par cette parole qu’ils ont innovée, ce groupe d’ignorants a rendu mécréant un grand nombre de savants de l’Islâm.

– Voici d’autres paroles de savants à ce sujet :

  • L’Imâm Ahmad Ibn Hambal a dit en réplique aux Mou’tazilah : « Celui qui rend mécréant (un musulman) du fait que celui-ci a commis un péché, alors il aura déclaré mécréant (le prophète) Âdam ‘alayhi s-Salâm » [Rapporté par le Hâfidh Ibnou l-Jawzi dans Manâqibou Ahmad]
  • L’Imâm Moujtahid Ibn Bazîzah At-Toûnisi a dit : « La majorité (al-joumhour) des Ach’arites sont de l’avis de la possibilité des petits péchés (sans bassesse ni indécence) aux prophètes, et que les grands péchés sont impossible à leurs sujets » [Rapporté par le Hâfidh Ibn Moulaqqin dans Al-I’lâm]
  • L’Imâm Ibn Battâl Al-Mâliki a dit : « La communauté a été unanime sur la fait que les prophètes sont préservé dans la transmission de leur message, et qu’il ne provient pas d’eux de grands péchés. Et ils ont divergé sur la possibilité qu’il leur advienne des petits péchés (sans bassesse). Les Mou’tazilah et les Khawârij sont d’avis qu’il ne leur advient pas de péché […] et Ahlou s-Sounnah a dit : il est possible qu’il advienne aux prophètes des petits péchés (sans bassesse), et ils ont pris comme preuve la parole de Allâh adressé à Son messager : {لِيَغْفِرَ لَكَ اللَّهُ مَا تَقَدَّمَ مِن ذَنبِكَ وَمَا تَأَخَّرَ} dans laquelle lui est annexé adh-dhanb (litt. le péché), et certes Allâh a mentionné dans Son livre des péchés au sujet des prophètes, Il a dit ta’âlâ : {وَعَصَى آدَمُ رَبَّهُ فَغَوَى} [… il continu en mentionnant d’autres versets…]» [Dans son Charh sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Aboû Hamîd Al-Ghazâli a dit : « Quant aux petits péchés (sans bassesse), les savants ont divergé, et la majorité (al-ghâlib) sont de l’avis que cela est possible concernant les prophètes, et c’est ce qu’indiquent certains versets et textes rapportés  » [Dans son livre Al-Mankhoûl]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Et ils (c’est-à-dire les savants) ont divergé sur le fait qu’ils puissent (c’est-à-dire les prophète) être concerné par les petits péchés autre que ceux-là (c’est-à-dire autres que les petits péchés de bassesse), et la plupart (mou’dham) des fouqahâ (jurisconsulte), des mouhaddithîn (transmetteurs du hadîth) et des moutakallimîn (spécialiste de la croyance) du salaf et du khalaf sont d’avis que cela peux provenir d’eux » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm Az-Zarkachi a dit : « Al-Qâdî ‘Iyâd a rapporté d’un groupe de salaf l’avis qu’il est possible pour les prophètes les petits péchés (sans bassesse) et que cela se produit d’eux, et parmi eux Aboû Ja’far At-Tabari, ainsi qu’un groupe de Fouqahâ et de Mouhaddithîn. Et il a dit dans [son livre] « Al-Ikmâl » : ceci est la voie de la majorité des savants » [Dans son livre Al-Bahrou l-Mouhît fî Ousoûli d-Dîn]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Il est un devoir de croire que chacun des prophètes de Allâh est obligatoirement caractérisé par la véracité, l’honnêteté et l’extrême intelligence. De ce fait, leur sont impossibles le mensonge, la trahison, la bassesse, la vulgarité, la stupidité, la lâcheté et tout ce qui serait de nature à repousser les gens d’accepter leur appel. Ils sont obligatoirement préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse, avant l’avènement de leur mission de prophète tout comme après. Il est possible qu’ils commettent d’autres péchés que ceux-là mais ils sont immédiatement avertis afin qu’ils s’en repentent avant que d’autres ne les suivent en cela. » [Dans son livre Al-Moukhtasar]

– Note : Concernant la parole de Moullâ ‘Ali Al-Qâri : «Aboû Hâchim de parmi les Mou’tazilah», sachez que l’avis de la majorité des Mou’tazilah (groupe égaré) est contraire à celui de Aboû Hâchim, en effet les Mou’tazilah dans leur globalité ont opté pour l’avis qu’il est impossible au sujet des prophètes les petits péchés dans l’absolu. Ceci est mentionné par l’Imâm Ibn Battâl Al-Mâliki (qui rapporte qu’il s’agit également de l’avis des Khawârij) [Dans son Charh du Sahîh Al-Boukhâri], par l’Imâm Al-Ghazâli [Dans son livre Al-Mankhoûl] et d’autres qu’eux. Ainsi cette position de Aboû Hachîm ne peut pas être utilisée pour tenter de décrédibiliser les musulmans qui ont suivi cet avis, d’autant plus qu’il s’agit de l’avis de la majorité. 

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moujtahid Aboû Ja’far Mouhammad Ibnou Jarîr At-Tabari est un célèbre savant du Salaf, il est né en 224 et il est décédé en 310 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1120 ans. Son tafsîr connu sous le nom de « Jamî’ou l-bayân fî ta-wîl al-Qour-ân» est très réputé.

  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit de lui : « At-Tabari est un Imâm moujtahid. Il a mémorisé plus de cent milles Hadîth. Il était similaire à l’Imâm Ach-Châfi’i et à l’Imâm Mâlik (que Allâh les agréé) »

– L’Imâm Al-Haramayn (des deux Haram) Abou l-Ma’âli ‘Abdou l-Malik Ibnou ‘Abdi l-Lâh Al-Jouwayni, est né en 419 et il est décédé en 478 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans. C’est un grand savant reconnu par toute la communauté musulmane. Il était surnommé « Imâm al-Haramayn » c’est-à-dire l’Imâm des deux enceintes sacrées de La Mecque et Médine. Il était du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i et il fût l’un des chouyoûkh de l’Imâm Aboû Hâmid Al-Ghazâli (رحمه الله).

  • Le Chaykh Aboû Is-hâq Ach-Chîrâzi a fait son éloge en lui disant : « Oh toi qui est profitable aux gens d’orient et d’occident, certes les premiers comme les derniers ont profité de ta science ». Il lui a dit également : « Tu es en ce jour, l’Imâm des Imâms » [Dhayl Târîkh Baghdâd]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « Imâm Al-Haramayn (des deux Haram), la fierté de l’Islâm, l’Imâm de la Oummah dans l’absolue, le docte dans la charî’ah, celui qui a réunis le statut d’Imâm en orient et en occident » [Al-Mountakhab]
  • Le Hâfidh Ibn Najjâr Al-Baghdâdi a dit à son sujet : « Il est un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Chafi’ite, il est surnommé Imâm Al-Haramayn […] il est l’Imâm des fouqahâ (spécialistes de la jurisprudence) d’orient et d’occident […] il est parvenu au degré de l’ijtihâd» [Dhayl Târîkh Baghdâd]
  • ‘Abdou l-Lâh Ibn Yoûçouf Al-Jarjâni a dit : « Abou l-Ma’âli Al-Jouwayni est l’Imâm de son temps » [Dhayl Târîkh Baghdâd]

Chaykh Mouhammad At-Tâwîl déclare mécréants les moujassimah

Sujet : Les moujassimah sont mécréants par unanimité.

 

Dans son livre « Al-Loubâb fî Charhi Touhfati t-Toullâb », le Chaykh Mouhammad At-Tâwîl Al-Mâliki a dit  :

« وأما المبتدع المتفق على كفره كالمجسمة و أشباههم فإنه كغيره من الكفار, لا توارث بينه و بين المسلمين»

« Quant à l’innovateur sur lequel il y a unanimité (ittifâq) sur sa mécréance, comme les moujassimah (ceux qui croient que Allâh est un corps) et ceux qui sont semblable à eux, ils sont comme les autres mécréants : il n’y a pas d’héritage entre eux et les musulmans »

Informations utiles :

– Le Chaykh Mouhammad At-Tâwîl Al-Mâliki Al-Maghribi est né en 1353 de l’hégire, c’est-à-dire en 1934 G, et il est décédé en 1436 de l’hégire, c’est-à-dire en 2015 G (رحمه الله). Il était enseignant de fiqh (jurisprudence) et de ousoûl (fondements) à l’Université Islamique Al-Qarawiyyîn de Fès (Maroc).

– Ici il confirme que les moujassimah (corporalistes) sont mécréants par unanimité, et qu’ils ont le même jugement que les autres mécréants, même dans les jugements de l’héritage. Il explique que cette mauvaise croyance est une innovation qui est de la mécréance (koufr).

– De nombreux savants ont confirmé ce jugement, parmi eux :

  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Et nous avons certes mentionné que celui qui est devenu mécréant par son innovation, la prière n’est pas valable derrière lui […] et parmi ceux qui sont devenu mécréant il y a celui qui attribue clairement le corps [à Allâh] » [dans son livre « Al-Majmoû’ Charhou l-Mouhadh-dhab »]
  • L’Imâm As-Souyoûti a également confirmé cela de l’Imâm An-Nawawi en disant : « Celui qui est devenu mécréant par son innovation, et cela comme le dit l’auteur (An-Nawawi) du commentaire de Al-Mouhadh-dhab : le moujassim (l’anthropomorphiste) et celui qui nie que Allâh connait le détail des choses .. [Tadrîbou r-Râwî].

– Les moujassimah sont ceux qui attribuent à Allâh le corps ou les caractéristiques des corps (comme la position assise, l’établissement, la forme, le mouvement, l’immobilité, le contact, la séparation, l’endroit, la direction, la couleur et les autres caractéristiques des créatures).

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) croit que Allâh a deux pieds

Sujet : La mauvaise croyance du wahhabite Ibn ‘Outhaymîn.

Charh riyad as-salihin ibn uthaymin wahhabite  ibn uthaymin croit que Allâh a des pieds  ibn uthaymin wahhabite

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans son livre « Charh Riyâd As-Sâlihîn » (tome 1 page 327 de cette édition) Ibn ‘Outhaymîn le wahhabite a dit :

« الكرسي هو موضع قدمي الرحمن عز وجل »

« Le Koursiyy (Piédestal) est l’emplacement des deux pieds de [Allâh] Ar-Rahmân ‘Azza wa Jall »

Informations utiles :

– Mouhammad Ibnou Sâlih Al-‘Outhaymîn était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1347 H. (c’est-à-dire en 1925) et il est décédé en 1421 H. (c’est-à-dire en 2001), il y a environ vingt ans. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– En de nombreuses occasions, Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) a propagé cette croyance empoisonnée. En effet :

  • Dans son livre intitulé « Tafsîr Âyah Al-Koursiyy », Ibn ‘Outhaymîn a dit : « Le Koursiyy (Piédestal) est l’emplacement des deux pieds de Allâh ».
  • Dans son Majmoû’ Fatâwâ, Ibn ‘Outhaymîn a dit : « Le Koursiyy (Piédestal) est l’emplacement des deux pieds de [Allâh] Ar-Rahmân Soubhânahou wa ta’âlâ ».
  • Dans son livre intitulé mensongèrement « Charh ‘Aqîdah Ahli s-Sounnah wa l-Jamâ’ah, Ibn ‘Outhaymîn a dit : « Ce qui est correct, c’est que le Koursiyy (Piédestal) est l’emplacement des deux pieds de Allâh ‘Azza wa jall ».
  • Dans son livre Charh Loum’ah Al-I’tiqâd, Ibn ‘Outhaymîn a dit : « Le Koursiyy (Piédestal) est autre chose que le ‘Arch (Trône), car le Trône est ce sur quoi Allâh ta’âlâ s’est installé, et le Koursiyy est l’emplacement de Ses deux pieds ».
  • Egalement dans des enregistrements audio Ibn ‘Outhaymîn a dit : « Le Koursiyy (Piédestal) est l’emplacement des deux pieds de Allâh ‘Azza wa jall ». [Ecouter un audio : ici]

– L’Imâm Ibnou l-Jawzi Al-Hambali a dénoncé cette mauvaise croyance en disant : « Un groupe (de moujassimah) a prétendu que Allâh ta’âlâ serait sur le trône et en occuperait tout l’espace, et que le plus plausible est qu’Il serait en contact avec le trône, et que le Koursiyy (Piédestal) serait l’emplacement de Ses deux pieds. Je dis (c’est-à-dire Ibnou l-Jawzi) : Le fait d’être en contact se produit entre deux corps, qu’est-ce qu’il y a de pire encore dans le tajsîm (l’attribution du corps à Allâh) que cela !?» [Dans son livre Daf’ou Chouhabi t-Tachbîh]

– En effet, Allâh ta’âlâ dit : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -». Les savants spécialistes de tafsîr du Qour-ân ont confirmé que ce verset en lui-même est une preuve pour exempter Allâh du corps. Parmi eux : l’Imâm Ar-Râzi [Dans son Tafsîr], l’Imâm As-Souyoûti [Dans son livre Al-Iklîl] et autres.

– Et le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth sahîh (authentique) rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : «Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth nous indique qu’hormis Allâh et Ses Attributs, rien n’existe de toute éternité, ni terre, ni ciel, ni mer, ni endroit, ni corps, ni membre, ni organe, ni aucune autre créature quelle qu’elle soit. Après cela comment attribuer à Allâh des choses entrées en existence ?!

– L’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله) qui fait partie des illustres savants du salaf a dit dans son traité présentant la croyance de l’ensemble des gens de la Sounnah : « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures »  [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah].

– Et l’Imâm At-Tahâwi a dit également : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant. Celui qui aura bien compris cela en aura tiré des leçons et se sera écarté des propos semblables à ceux des mécréants, il aura su que Allâh avec Ses attributs n’est pas semblable aux humains » [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah], voilà la croyance correct et la voie des gens de la Sounnah.

– Quant à la parole dans laquelle il est dit : « الكرسي بين يدي العرش وهو موضع قدميه » ou selon une autre version : « الكرسي موضع القدمين » il faut savoir que :

  • Premièrement : Il ne s’agit pas d’une parole du prophète (صلى الله عليه وسلم). En effet, la chaîne de transmission de cette citation ne remonte pas jusqu’au prophète, mais elle remonte jusqu’à certains compagnons qui ne l’ont pas attribué au prophète.
    L’Imâm Al-Bayhaqi a dit à ce sujet : « Cette citation est mawqoûf (c’est-à-dire remonte jusqu’à un compagnon mais pas jusqu’au prophète), il n’est pas valable de l’attribuer au prophète (صلى الله عليه وسلم) » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât].
    Le Mouhaddith Badrou d-Dîn Ibn Jamâ’ah qui a dit : « Ce hadîth est faible (da’îf), et n’est pas confirmé du prophète »  [dans son livre Idâhou d-Dalîl].
    Le Hâfidh Ibnou l-Jawzi a dit également confirmé qu’il s’agit d’un récit mawqoûf (c’est-à-dire qui remonte jusqu’à un compagnon mais pas jusqu’au prophète) [dans son livre Daf’ou Chouhabi t-Tachbîh]
    Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumari a dit au sujet de ce récit : « On n’utilise pas les mawqoûfât (récits dont la chaîne de transmission s’arrête à un compagnon) et les maqtoû’ât (récits dont la chaîne de transmission s’arrête à un successeur des compagnons) concernant les règles de la jurisprudence, alors comment pourrait-on les utiliser en ce qui concerne le tawhîd ?! Ceci est étonnant ! »  [dans son livre Al-Mawsoû’at Tome 2].
  • Deuxièmement : Dans ce recit, il n’est pas spécifié que le terme qadam (au duel) revient à Allâh.
  • Certains savants ont expliqué que les deux qadam ici reviennent au trône. Parmi ceux qui ont dit cela, l’Imâm Ibn ‘Atiyyah dans son Tafsîr. Et l’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « Nous avons mentionné, que le sens [de cette citation] est, que le Koursiyy est placé en dessous du trône tout comme les pieds par rapport à un lit, et Il n’y a pas en cela l’attribution de l’endroit à Allâh Soubhânah» [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]
  • Et certains savants n’ont pas donné d’explications précises, mais ont confirmé qu’il n’est pas permis d’attribuer la partie corporelle à Allâh, tel que le pied ou autre. L’Imâm Al-Bayhaqi a dit à ce sujet : « Les plus anciens de parmi nos compagnons [pour la plupart] n’ont pas expliqué ce qui est similaire à ce texte, et ils ne se sont pas occupé à les interpréter, mais ils avaient pour croyance que Allâh ta’âlâ est unique, qu’Il n’est pas constitué de parties, et qu’Il n’a pas de parties corporelles » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]

– Sachez aussi des membres de la mouvance sectaire wahhabite ont considéré cette citation comme provenant de la tradition juive, en effet :

  • Al-Albâni a dit à ce sujet : « Il se peut que ce texte compte de parmi les Isrâ-îliyyât (les récits provenant de la tradition juive)» [Dans un audio et dans une série de ses cours intitulés Al-Houdâ wa n-Noûr et également dans son livre Al-Mawsoû’ah Tome 1 page 312]
  • Ibn Bâz a dit : « Pour dire que le koursiyy est « mawdi’ al-qadamayn » il faudrait un texte (du Qour-ân ou hadîth) clair et confirmé à ce sujet provenant du prophète (… la youhtamal), quant à ce récit, il est douteux, et il est fort probable qu’il provienne des récits des Banî Isrâ-îl (tradition juive), et ceci ne fait parti des paroles du prophète, et cela ne fait partie de ce qu’aurait entendu de lui Ibn ‘Abbâs » [Dans son livre At-Ta’liqât al-Bâziyyah ‘alâ Charh At-Tahâwiyyah page 605]

– Concernant le hadîth qui comporte les termes : « حتى يضع رب العزة فيها قدمه » ou selon une autre version : « حَتَّى يَضَعَ رِجْلَهُ  » :

  • An-Nadr Ibn Choumayl (122/204 h.) a dit :« Le sens de al-qadam ici, ce sont les mécréants dont Allâh ta’âlâ a su de toute éternité par Sa science, qu’ils seront parmi les gens de l’enfer » [Rapporté par Al-‘Ayni dans son charh sahîh Al-Boukhâri]
  • Le Chaykh Ibn Battâl Al-Mâliki a dit : « Il est valable d’utiliser le terme « qadam » [dans la langue arabe] au sujet de la partie corporelle (jârihah) et au sujet de ce qui n’est pas une partie corporelle, et il n’est pas valable d’attribuer à Allâh le « qadam » dans le sens de la partie corporelle (jârihah) [c’est-à-dire du pied], car le fait de Lui attribuer cela, impliquerait qu’Il soit un corps. […] Il est confirmé que le sens du « qadam » dans ce hadîth est une créature de parmi Ses créatures, dont Allâh a su de toute éternité que l’enfer sera remplit avec. An-Nadr Ibn Choumayl a dit : al-qadam ici, ce sont les mécréants dont Allâh a su de toute éternité par Sa science, qu’ils seront parmi les gens de l’enfer, et Allâh remplira l’enfer par eux» [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Al-Khattâbi a dit : « Concernant la mention de al-qadam ici, il se peut que le sens soit ceux que Allâh mettra en enfer » [Rapporté par Al-Bayhaqi dans Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « An-Nadr Ibn Choumayl a dit au sujet de la parole du prophète « حتى يضع الجبَّارُ فيها قدمَه » [qui signifie : jusqu’à ce que Al-Jabbâr -Allâh- y mette Son qadam] : c’est-à-dire ceux dont Allâh a su de toute éternité qu’ils seront parmi les gens de l’enfer ; Abou Soulaymân (Al-Khattâbi) a dit : certains ont interprété le terme « rijl » pareil à cela » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi a dit après avoir mentionné le hadîth : « Ce qu’il est un devoir de croire pour nous, c’est que l’Être de Allâh ne se divise pas, qu’Il n’est pas contenu dans un endroit et qu’Il n’est pas attribué du changement ni du déplacement. Aboû ‘Oubayd Al-Harawi rapporte d’après Al-Haçan Al-Basri qu’il a dit : al-qadam, ce sont ceux que Allâh ta’âlâ fera avancer de parmi les mauvaises créatures et qu’Il fera rester en enfer […] ; Al-Bayhaqi rapporte d’après An-Nadr Ibn Choumayl qu’il a dit : al-qadam ici, ce sont les mécréants dont Allâh a su de toute éternité qu’ils feront parti des gens de l’enfer ; Aboû Mansoûr Al-Azhari a dit : al-qadam ce sont ceux que Allâh mettra dans l’enfer pour l’éternité » [Dans son livre Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • Le Chaykh Ibnou l-Athîr a dit : « Le sens de al-qadam : les gens de l’enfer que Allâh ta’âlâ y fera parvenir » [Dans son livre An-Nihâyah fî Gharîbi l-Hadîth wa l-Athar]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit : « Nos savants, que Allâh leur fasse miséricorde, ont dit : le sens de « al-qadam » ici, c’est un groupe de gens que Allâh fera mettre en enfer, et certes Allâh a su de toute éternité par Sa science qu’ils seront parmi les gens de l’enfer, de même « ar-rijl » il s’agit d’un grand nombre de personnes et autres. On dit [dans la langue arabe] : j’ai vu un rijl de personnes et un rijl de criquets […] An-Nadr Ibn Choumayl a dit au sujet de la parole du prophète « حتى يضع الجبَّارُ فيها قدمَه » [qui signifie : jusqu’à ce que Al-Jabbâr -Allâh- y mette Son qadam] : c’est-à-dire ceux dont Allâh a su de toute éternité qu’ils seront parmi les gens de l’enfer » [Dans son tafsîr]
  • Le Loughawi Ibnou Mandhoûr a dit : « La parole du prophète dans un autre hadîth « حتى يضع فيها رب العزة قدمه  » [qui signifie : jusqu’à ce que Le Seigneur y mette Son qadam], ce qui est visé par al-qadam sont les gens que Allâh fera entrer en enfer de parmi les plus mauvaises de Ses créatures » [Dans son ouvrage Liçân Al-‘Arab]
  • Al-Qâdî Badrou d-Dîn Ibn Jamâ’ah a dit : « Sache, que le fait de prendre ce hadîth, ainsi que ceux qui sont similaires, selon le sens apparent est impossible au sujet de Allâh, du fait des preuves rationnelles et textuelles qui impliquent de le considérer faible ou alors de l’interpréter, et s’il n’est pas permis de le déclarer faible en raison de l’accord sur son authenticité, alors il devient obligatoire de l’interpréter par un sens qui est digne de Allâh ta’âlâ. Quant au terme « al-qadam », Al-Haçan [Al-Basri] a dit : al-qadam ici, ce sont ceux dont Allâh a su de toute éternité par Sa science qu’ils sont les gens de l’enfer; et An-Nadr Ibn Choumayl a dit : ce sont ceux dont Allâh a prédestiné pour eux l’enfer, de parmi les pires de Ses créatures; et An-Nadr Ibn Choumayl a dit [aussi] : ce sont les mécréants; et Al-Azhari a dit : al-qadam ce sont ceux dont il a été confirmé qu’ils resteront en enfer, que Allâh nous en préserve […] et sache qu’il y a des savants qui ont affirmé que ce hadîth est faible, même si les deux Imâms l’ont rapporté » [Dans son livre Îdâhou d-Dalîl]
  • Le Hâfidh Al-Karmâni a dit : « Cela compte de parmi les moutachâbihât (textes équivoques)» [Rapporté par Al-‘Ayni dans son charh sahîh Al-Boukhâri]
  • Le Hâfidh Ibn Hajar a dit : « Le sens n’est pas le pied (haqiqah al-qadam)» Et il mentionne différentes interprétations. [Dans son charh sahîh Al-Boukhâri]

– An-Nadr Ibn Choumayl Ibn Kharachah Ibn Yazîd Al-Mâzini At-Tamîmi, Abou l-Haçan est né en 122 et il est décédé 204 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1240 ans. Il est un successeur des successeurs (tâbi’i t-tâbi’în).

  • An-Nawawi a dit de lui : «Il est un Imâm dans l’arabe et dans la langue » [Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât]
  • Al-‘Abbâs Ibn Mous’ab a dit le concernant : «Il est un Imâm dans l’arabe et dans le hadîth » [Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât]
  • Az-Zirikli a dit à son sujet : « Il est l’un des plus savants concernant la connaissance de l’histoire des arabes, des chaînes de transmissions du hadîth, et dans les sujets de la langue Arabe » [Al-A’lâm]

– Parmi les savants qui ont clairement nié le corps, les membres ou les organes au sujet de Allâh nous pouvons mentionner :

– Bien plus, les savants ont mentionné que le fait d’attribuer à Allâh le corps, les membres ou les organes est de la mécréance. Parmi eux :

– Ainsi les musulmans qu’ils fassent parti de la génération du Salaf ou du Khalaf ont été unanimes sur le fait que Allâh est exempt du corps, des membres et des organes. Ceci n’a jamais fait l’objet d’une divergence. Comment Ibn ‘Outhaymîn a t-il pu se permettre de contredire un fondement aussi manifeste de la croyance musulmane ?!

– De plus les wahhabites prétendent mensongèrement être sur la voie des pieux prédécesseurs, pourtant aucun savant du Salaf n’a tenu de propos similaire à ceux d’Ibn ‘Outhaymîn. Egalement les wahhabites se réclament mensongèrement de l’école de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal (رحمه الله) alors qu’il est confirmé qu’il a nié le corps au sujet de Allâh et qu’il considérait mécréant ceux qui le Lui attribuaient.

– La croyance étant la base de la religion, nous appelons les victimes de la propagande wahhabite à délaisser leur corporalisme, à accepter la parole de Allâh : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -»,  et à rejoindre la voie des gens de la Sounnah de parmi les pieux prédécesseurs (As-Salafou s-Sâlih) et ceux qui leur ont succédé (Khalaf). Et qu’ils gardent en mémoire la parole de l’Imâm Al-Ghazâli qui a dit : « لا تصح العبادة إلا بعد معرفة المعبود » c’est-à-dire « L’adoration n’est valable qu’après avoir connu Celui Qui mérite d’être adoré» [rapporté par Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi dans son livre «Tafsîrou l-Asmâ-i wa s-Sifât»]. Comment quelqu’un qui prétend que ce qu’il adore a des pieds pourrait connaître Allâh ta’âlâ ?!

– D’autres leaders de la mouvance sectaire wahhabite ont également attribué à Allâh les pieds. Parmi eux, les responsables du comité permanent de la recherche scientifique et de la Fatwâ (instance wahhabite Saoudienne) composé de :

  • Ibn Bâz
  • ‘Abdou l-Lâh Ibn Ghoudayân
  • Sâlih Al-Fawzân
  • ‘Abdou l-‘Azîz Âl Chaykh
  • Bakr Aboû Zayd

Ils ont composé une Fatwâ dans laquelle ils ont dit : « Il est un devoir de confirmer ce que Allâh a confirmé à Son sujet … comme les deux pieds (qadamayn)… et autres de parmi ce qui est parvenu dans le Livre et la Sounnah… ceci est selon le sens véritable (haqîqî) et non selon un sens figuré (majâz)» [Dans le livre intitulé Fatâwâ li l-Jannati d-Dâ-imati li l-Bouhoûthi l-‘ilmiyyati wa l-Iftâ tome 2 page 376, deuxième recueil, première édition : Ar-Ri-âçatou l-‘Âmmah li l-Bouhoûthi l-Ilmiyyah]

– Retrouvez d’autres mises en garde contre les groupes égarés : ici.

– A voir également :

Le Moufassir Al-Khâzin interprète le terme wajh dans Soûrat Al-Qasas/88

Sujet : Le terme “wajh” au sujet de Allâh ne signifie pas le visage.

tafsir al khazin  tafsir al khazin wajh sourat al qasas

Dans son tafsîr intitulé « Loubâbou t-Ta-wîl fî ma’âni t-Tanzîl », lors de l’explication du verset 88 de Soûrat Al-Qasas, le Moufassir Al-Khâzin a dit :

« {كل شيء هالك } أي فانٍ { إلا وجهه } أي إلا هو والوجه يعبر به عن الذات وقيل معناه إلا ما أريد به وجهه لأن عمل كل شيء أريد به غير الله فهو هالك »

« [La parole de Allâh] : {koullou chay-in hâlikoun} c’est-à-dire [toute chose] disparaitra {illâ Wajhah} c’est-à-dire sauf Lui (Allâh), et le terme wajh est employé pour désigner l’être, et il a été dit que son sens est : sauf ce par quoi l’on recherche l’agrément de Allâh, car toute chose par laquelle on a recherché autre que l’agrément de Allâh sera anéantit »

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Moufassir (spécialiste de la science du tafsîr) ‘Ali Ibn Mouhammad Ibn Ibrâhîm Ach-Chayhi ‘Alâ-ou d-Dîn connu sous le nom d’Al-Khâzin est né en 678 et il est décédé en 741 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 700 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i.

  • Az-Zirikli a dit à son sujet : « C’est un savant dans le tafsîr (exégèse du Qour-ân) et le hadîth » [Al-A’lâm]

– Ici, le Chaykh Al-Khâzin mentionne plusieurs interprétations du mot « wajh » dans le verset 88 de Soûrat Al-Qasas. La première interprétation qu’il mentionne est que « wajh » signifie ici l’Être de Allâh, c’est-à-dire Allâh lui-même. Cette interprétation a également été donnée par :

– Et la seconde interprétation est que ce qui est visé par « wajh » ici, est ce par quoi l’on recherche l’agrément de Allâh. Cette interprétation a également été donnée par :

– Tout ceci nous démontre que les savants du Salaf avaient quelquefois recourt à l’interprétation détaillée.

– Le mot « wajh » dans la langue arabe a plusieurs sens, et son sens premier est « visage » ou « face ». Mais ce n’est pas ce sens qui est retenu lorsqu’il est attribué à Allâh. Car Allâh n’est pas composé de partie, Il n’est pas un corps et Il n’a ni membre, ni organe.

  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « Son « wajh » n’est pas une image [un visage] » [Al-Asmâ-ou wa s-Sifât].
  • Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri a dit : « Allâh ta’âlâ dit : {Koullou chay-in hâlikoun illâ Wajhah} [ce qui signifie : « Tout disparaîtra sauf Son Wajh »], cela n’est pas dans le sens de l’organe (du visage) » [Dans son charh de « Ar-Riçâlatou l-Qouchayriyyah »].
  • L’Imâm Ach-Chahrastâni a dit que le fait de prendre le terme wajh, dans ce type de verset, selon le sens apparent, c’est-à-dire selon le sens du corps est la voie des moujassimah (corporalistes) [Dans son livre « Al-Milal wa n-Nihal »]. Et il dit également que certains savants ne traduisaient pas ce terme dans les autres langues pour éviter des mauvaises compréhensions, alors ils se contentaient de le citer en arabe [Dans son livre « Al-Milal wa n-Nihal »].
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a dit au sujet des versets équivoques (moutachâbihah) comme le verset {وَيَبْقَى وَجْهُ رَبِّكَ} « wa yabqâ wahjou rabbik » : « Le sens voulu n’est pas le sens apparent, du fait de l’impossibilité de l’attribuer à Allâh, Qui est totalement exempt de ce que disent les injustes et les mécréants » puis il explique les deux voies valables concernant ce type de verset. [Al-Minhajou l-Qawîm].

– Le grand savant du Salaf, l’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله) a dit :  « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures » [‘Aqîdah At-Tahâwiyyah].

– De nombreux autres savants ont interprété le mot « wajh » en fonction du contexte du verset. [Consultez des paroles de savants : ici].

– Retrouvez aussi l’article : “Al-Albâni (wahhabite) déclare indirectement mécréant l’Imâm Al-Boukhâri pour son interprétation du terme wajh par moulk” : ici.

Ibn Taymiyah se base sur la bible pour justifier sa croyance

Sujet : Ibn Taymiyah prend comme référence l’Évangile falsifié.

charh hadith nuzul ibn taymiyya mujassim  Ibn taymiyya Evangile falsifié - père au cieux

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans son livre « Charh hadîth an-Nouzoûl » (Page 217 de l’édition Saoudienne Dârou l-‘Âsimah, vérifiée et annotée par le Wahhabite Mouhammad Ibn ‘Abdi r-Rahmân Al-Khamîs) Ibn Taymiyah le moujassim a dit :

« وفى الإنجيل: » أن المسيح – عليه السلام – قال:  » لا تحلفوا بالسماء؛ فإنها كرسي الله « . وقال للحواريين:  » إن أنتم غفرتم للناس؛ فإن أباكم الذي في السماء يغفر لكم كلكم، انظروا إلى طير السماء، فإنهن لا يزرعن،ولا يحصدن، ولا يجمعن في الأهواء، وأبوكم الذي في السماء هو الذي يرزقهم، أفلستم افضل منهن « . ومثل هذا من الشواهد كثير يطول به الكتاب » »

« Dans l’Evangile : Le Maçîh [‘Îçâ] – ‘alayhi s-salâm – a dit : « Ne jurez point par le ciel, il s’agit certes du koursiyy de Dieu ». Et il a dit aux apôtres : « Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, alors votre père qui est aux cieux vous pardonnera à tous ; Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre père qui est aux cieux les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux? » Et il y a de nombreuses preuves semblables dans le livre [l’Évangile] »

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ثم قال محقق الكتاب محمد الخميس الوهابي : « في « مختلف الحديث » : في الإنجيل الصحيح »

Après cela le vérificateur du livre, Mouhammad Al-Khamîs a dit : « Dans « Moukhtalif al-Hadîth » : Dans l’Évangile authentique »

Informations utiles :

– Abou l-’Abbâs Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est à l’origine d’une grande discorde dans le monde musulman. Nombreux sont les savants de l’Islâm qui ont mis en garde contre lui et ont dénoncé ses multiples égarements. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis). Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibn Taymiyah sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com.

– Ici, Ibn Taymiyah tente de justifier sa mauvaise croyance en s’appuyant sur trois passages de la bible, qu’il présente comme étant l’Évangile et la parole du prophète ‘Îçâ (عليه السلام). Il s’agit des chapitres de la bible : (Matthieu 5 : 34) ; (Matthieu 6 : 14) (Matthieu 6 : 26). Dans ces passages, il y a le fait d’accuser le prophète ‘Îçâ (عليه السلام) d’appeler Allâh « père » et de considérer qu’Il habiterait les cieux.

– Ces propos d’Ibn Taymiyah sont présent dans plusieurs de ses ouvrages tels que :

  • Majmoû’ Fatâwâ ;
  • Charh Hadith An-Nouzoûl ;
  • Kitâb Al-Asmâ wa s-Sifât ;

– Sachez que nous devons croire en Al-Injîl (l’Évangile authentique) qui est un livre qui a été révélé au prophète ‘Îçâ (عليه السلام). Mais les copies qui sont maintenant sur Terre sont des copies falsifiées. A l’époque du prophète Mouhammad (صلى الله عليه وسلم), l’Évangile était déjà falsifié. Le simple fait que Allâh y est appelé « un père » aurait dû suffire pour montrer qu’il n’est pas permis de prendre cette phrase comme preuve. Le Qour-ân est le seul livre révélé qui nous soit parvenu intact. Dedans, il y est mentionné : {لم يلد و لم يولد} [ce qui signifie] : « Allâh n’engendre pas, et Il n’est pas engendré » [Soûrat Al-Ikhlâs].

– Il y a également dans le fait d’attribuer au prophète ‘Îçâ (عليه السلام) d’appeler Allâh « notre père » un mensonge manifeste et un égarement évident. En effet, tout les prophètes sont musulmans et ont appelé à la même croyance, la croyance de l’Islâm. Aucun prophète n’a jamais appelé Allâh « mon père », car les prophètes sont préservé de la mécréance. L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi a dit : « La mécréance est impossible par unanimité concernant les prophètes » [Dans son tafsîr].

– Egalement, il est parvenu dans le Hadîth Qoudsiyy :

«قَالَ اللَّهُ تَعَالَى: شَتَمَنِي ابْنُ ءَادَمَ وَلَمْ يَكُنْ لَهُ ذَلِكَ […] وَأَمَّا شَتْمُهُ إِيَّايَ فَقَوْلُهُ: اتَّخَذَ اللَّهُ وَلَدًا » 

[ce qui a pour sens : ] « Allâh ta’âlâ dit : Le fils de Âdam m’a insulté alors qu’il n’a pas à m’insulter […] quant à son insulte envers Moi, il s’agit de sa parole « Allâh a un fils» [Hadîth sahîh rapporté par Al-Boukhâri, Ahmad, An-Naçâ-i et As-Souyoûti]

– Ainsi, nous voyons qu’Ibn Taymiyah n’a aucun scrupule à se baser sur des textes falsifiés, opposés aux fondements du tawhîd, comportant de la mécréance explicite, l’attribution de la mécréance à un prophète et l’insulte envers Allâh pour tenter de justifier sa mauvaise croyance que Allâh habiterait le ciel.

– Sachez que la croyance qui fait l’objet de l’unanimité chez les musulmans est que Allâh existe sans endroit ni direction. En effet, Allâh existe de toute éternité et rien hormis Lui n’existe de toute éternité. Il est Le Créateur de toute chose, Il n’a pas besoin de Ses créatures, et rien n’est tel que Lui. D’ailleurs, les savants ont dit que le fait d’attribuer à Allâh l’endroit ou la direction est de la mécréance.

  • Allâh ta’âlâ a dit dans Son livre honoré {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -».
  • Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth Sahîh rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : « Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth nous indique qu’hormis Allâh, rien n’existe de toute éternité, ni terre, ni ciel, ni mer, ni endroit, ni corps, ni membre, ni organe, ni aucune autre créature quelle qu’elle soit.
  • Egalement le prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth Sahîh rapporté par Mouslim et autre : « أنت الظاهر فليس فوقك شىء وأنت الباطن فليس دونك شىء» [ce qui a pour sens : ] « Ô Allâh, Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en dessous de Toi ». L’Imâm Al-Bayhaqi a commenté ce hadîth en disant : « Puisque rien n’est au-dessus de Lui et rien n’est en dessous de Lui, Il n’est donc pas dans un endroit » [Dans son livre “Al-Asmâ-ou wa s-Sifât”].

– Malgré tout cela, le Wahhabite Mouhammad Ibn ‘Abdi r-Rahmân Al-Khamîs, mentionne en note de bas de page, les propos du moujassim Ibn Qoutaybah dans son livre Moukhtalif Al-Hadîth. Ce dernier à prétendu que ces propos qui sont faussement attribués au prophète ‘Îçâ (عليه السلام), et qui sont clairement contraire à l’Islâm proviendrait de l’Évangile authentique. Ainsi, selon lui, Allâh aurait révélé au prophète ‘Îçâ (عليه السلام) qu’Il serait un père habitant les cieux, et toujours selon lui, ‘Îçâ (عليه السلام) aurait propagé autour de lui ces paroles abjectes. Que Allâh nous éloigne d’une telle croyance !

– Sachez aussi qu’Ibn Taymiyah s’est également appuyé sur la croyance de Pharaon, le grand mécréant, pour tenter de justifier sa mauvaise croyance.

  • Dans le livre « At-Tawfîq ar-Rabbânî fî raddi ‘alâ Ibni Taymiyyah al-Harrâni » [qui est un livre de mise en garde contre les égarements d’Ibnou Taymiyah] composé par un groupe de savants, il est dit : « Ibn Taymiyah a confirmé la direction à Allâh ta’âlâ en suivant en cela ses prédécesseurs corporalistes (moujassimah) en se basant sur la parole de Allâh ta’âlâ, mentionnant les dires de Pharaon [sens en français] : « Ô Hâmân bâtis pour moi une tour : peut-être atteindrai-je les voies, les voies des cieux, et apercevrai-je le Dieu de Moûçâ, mais je pense que celui-ci est menteur » Cela a été rapporté de lui (Ibn Taymiyah) par son contemporain le Hâfidh Ahmad Ibn Yahyâ Al-Kilâbi dans sa riçâlah » [Retrouvez l’article : ici].

– Pour en savoir plus, consultez les articles suivant :

– De très nombreux savants de l’Islâm ont mis en garde contre les déviations d’Ibn Taymiyah, parmi eux : 

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête» [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwa Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « De nombreux savants ont déclaré mécréant Ibn Taymiyah ». [Dans sa Hâchiyah de Charhou l-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr tome 2 p.362]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égaré Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyîm »[Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (corporalisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi, en bas de page de son livre en réplique à Al-Albâni (wahhabite) a dit : « Il a été rapporté de ‘Abdou l-Lâh ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi que celui qui qualifie Ibn Taymiyah de « chaykhou l-Islâm » alors par ce propos là il devient mécréant. Ce qu’il veut dire, c’est le fait de dire cela tout en ayant connaissance de ses paroles de mécréance et sa croyance d’égaré, et que malgré cela il le qualifie par ce terme ».
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti. […] Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]
  • Retrouvez ici une liste non exhaustive : Les savants ayant répliqué à Ibn Taymiyah.

– Articles à consulter sur notre site :

– Les paroles d’Ibn Taymiyah qui dérangent les wahhabites :

Al-Fatâwâ al-Hindiyyah : Il est permis aux femmes de visiter les tombes

Sujet : Jugement de la visite des tombes pour les femmes.

Livre Al-Fatâwâ Al-Hindiyyah   jugement de la visite des tombes et des cimetières pour les femmes (al fatâwâ al hindiyyah)

Dans le livre « Al-Fatâwâ Al-Hindiyyah » (Tome 5 page 429 de cette édition) composé par Chaykh Nidhâm Ad-Dîn Al-Bourhânboûri et un groupe de 500 savants, il est mentionné dans le chapitre relatif à la visite des tombes et la récitation du Qour-ân dans le cimetière :

« واختلف المشايخ رحمهم اللّه تعالى في زيارة القبور للنّساء قال شمس الأئمّة السّرخسيّ رحمه اللّه تعالى الأصحّ أنّه لا بأس بها وفي التّهذيب يستحبّ زيارة القبور »

« Les Mâchaykh, que Allâh ta’âlâ leur fasse miséricorde, ont divergé concernant la visite des tombes pour les femmes ; le soleil des Imâms As-Sarakhsi, que Allâh ta’âlâ lui fasse miséricorde, a dit : le plus sûr (asah-h) est qu’il n’y a pas de mal en cela, et dans [le livre] At-Tahdhîb est indiqué qu’il est fortement recommandé (moustahabb) de visiter les tombes »

Informations utiles :

– L’ouvrage «Al-Fatâwâ Al-Hindiyyah» est un recueil de fatwâ de savants Hanafites principalement du sous-contient Indien (Inde, Pakistan, Bangladesh…), mais aussi d’Irak et du Hijâz (la région qui comprend La Mecque et Médine) qui regroupe presque tous les avis de l’école Hanafite et qui est une référence jusqu’à nos jours concernant les jugements de l’école. Il a été écrit il y a plus de 300 ans.

– Il a été dit que 500 savants du sous-continent Indien, d’Irak et du Hijâz ont travaillé à ce recueil (chaque groupe de savants d’une région était en charge d’un chapitre), et qu’ils n’écrivaient une fatwâ que lorsque personne ne la contestait.

– Le titre original de ce recueil c’est Fatâwâ al-‘Âlamgîriyyah, en perse, du nom du Sultan Aboû Moudhaffar Mouhyi d-Dîn Mouhammad Aurangzeb ‘Âlamgîr (décédé en 1118 H.) qui avait facilité aux savants hanafites la compilation de ces fatwâ. Elles ont très vite été surnommées “al-Fatâwâ al-Hindiyyah” en arabe.

– Le Chaykh Nidhâm Ad-Dîn Al-Bourhânboûri Al-Hindi Al-Hanafi était en charge de compiler les différentes Fatwâ au sein d’un ouvrage.

  • ‘Abdou l-Hayy Al-Haçani a dit de lui : « Le Chaykh, le savant (‘âlim), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), […] l’un des plus grands savants et faqîh Hanafite réputés». [Nouzhatou l-Khawâtir]

– Ici, il est mentionné que le Chaykh As-Sarakhsi Al-Hanafi a considéré permise la visite des tombes pour les femmes selon l’avis le plus sûr, et qu’il est d’ailleurs mentionné dans le livre At-Tahdhîb le caractère fortement recommandé (moustahabb) de la visite des tombes.

– Cet avis de l’Imâm As-Sarakhsi est confirmé dans l’un de ses propres livres dans lequel il a dit : « Le plus sûr (asah-h), selon nous [c’est-à-dire selon notre école] est que la permission [de visiter les tombes] est confirmée pour les hommes et pour les femmes » [Dans son livre Al-Mabsoût fi l-Fiqhi l-Hanafi].

– L’Imâm, le Chaykh Mouhammad Ibn Ahmad Ibn Abî Sahl As-Sarakhsi Al-Hanafi est décédé en 490 de l’Hégire (رحمه الله)  c’est-à-dire il y a plus de 950 ans. Il était surnommé « Chamsou-l A-immah » c’est-à-dire le soleil des Imâms. Il est une référence dans l’école Hanafite.

– Concernant le hadîth « لعن رسول الله زوارات القبور » [qui a pour sens : ] « Le Messager de Allâh a maudit celles qui visitent les tombes » et les hadîth similaires, le Hâfidh Al-Hâkim a dit : « Ces hadîth qui sont rapporté au sujet de l’interdiction de visiter les tombes ont été abrogés (mançoûkh). Et leur abrogeant (nâçikh) est le hadîth de ‘Alqâmah Ibn Mourthid d’après Soulaymân Ibn Bouraydah, d’après son père qui a dit que le prophète a dit : « كنت قد نهيتكم عن زيارة القبور ألا فزوروها » [qui a pour sens : ] « Je vous avais certes interdit de visiter les tombes, mais à présent visitez-les »». [Dans son livre Al-Moustadrak]

  • L’Imâm Ahmad Al-Qourtoubi (m.656 h.) a dit : «La parole du prophète « فزوروها » [qui a pour sens : ] « à présent visitez-les » abroge l’interdiction qui avait eu lieu précédemment » [Dans son livre Al-Moufhim]

– Ce hadîth qui comprend les termes [dans le sens : ] «Je vous avais certes interdit de visiter les tombes, mais à présent visitez-les» a été rapporté par de nombreux savants du hadîth en des termes différents. Parmi eux :

  • L’Imâm Mouslim ;
  • L’Imâm At-Tirmidhi ;
  • L’Imâm Ibnou Mâjah ;
  • L’Imâm An-Naçâ-i ;
  • L’Imâm Ibnou Abî Chaybah ;
  • L’Imâm Aboû Dâwoûd ;
  • L’Imâm Al-Hâkim ;
  • L’Imâm Ahmad ;
  • Et d’autres.

– Egalement, concernant le hadîth « لعن رسول الله زوارات القبور » [qui a pour sens : ] « Le Messager de Allâh a maudit celles qui visitent les tombes » :

  • L’Imâm At-Tirmidhi a dit : « Certains savants ont dit que ceci était avant que le prophète autorise la visite des tombes, et lorsque le prophète a donné l’autorisation, cela concerne les hommes et les femmes » [Dans son Jâmi’]
  • Le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd Al-Mâliki a dit : « Le sens de ce hadîth, selon les gens de science, est que cela était avant que le prophète en donne l’autorisation, et lorsque l’autorisation [de visiter les tombes] a été donnée, cela a concerné les femmes tout comme les hommes » [Dans son livre Al-Bayân wa t-Tahsîl]
  • L’Imâm Ahmad Al-Qourtoubi (m.656 h.) a dit : « Ce la’n (malédiction) ne concerne que celles qui multiplient avec abondance les visites, tout comme en informe la structure de ce terme dans la balâghah, et il se peut que la raison de cela est le fait qu’elle (c’est-à-dire celle qui multiplie avec abondance les visites) ne va pas s’acquitter de son devoir envers son mari, et ce qui provient d’elles comme cris et ce qui est similaire, ainsi si la visite a lieu sans ces choses là, il n’y a rien qui s’oppose à sa permission, car l’homme tout comme la femme à besoin de se rappeler la mort». [Rapporté par le Hâfidh Ibnou Hajar dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Alî Al-Qârî Al-Hanafi a dit : « Il se peut que le sens soit : Celles qui multiplient les visites avec abondance.» [Dans son livre Mirqâtou l-Mafâtîh]

– Egalement, le Hâfidh Al-Hâkim rapporte d’après Soulaymân Ibn Dâwoûd, d’après Ja’far Ibn Mouhammad, d’après son père, d’après ‘Ali Ibn Al-Houçayn, d’après son père : « Fâtimah, la fille du prophète, visitait la tombe de son grand oncle paternel Hamzah tout les vendredi, et elle priait et pleurait auprès de sa tombe ». [Dans son livre Al-Moustadrak]

– Al-Hâkim et Al-Bayhaqi rapportent qu’Ibnou Abî Malîkah a vu ‘Â-ichah (رضي الله عنها) visiter la tombe de son frère ‘Abdou r-Rahmân, alors il lui a dit : « Le Messager de Allâh (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) n’a t-il pas interdit de visiter les tombes ? », alors elle répondit : « Oui, il l’avait interdit, puis il a incité à les visiter ».

  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni (m.852 h.) a dit : « Parmi ceux qui ont considéré qu’il est permis de manière générale, pour les hommes et pour les femmes, de visiter les tombes, il y a ‘Â-ichah (رضي الله عنها)» [Dans son commentaire du sahîh Al-Boukhâri]

– De même, il est rapporté de ‘Â-ichah (رضي الله عنها) qu’elle a dit : « Qu’est-ce que je peux dire [lors de la visite des tombes], Ô Messager de Allâh » ? Alors le prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) lui a répondu [ce qui a pour sens : ] «Tu dis : Que le Salâm soit sur les habitants des demeures (c’est-à-dire les tombes) de parmi les croyants, les musulmans. Que Allâh fasse miséricorde à ceux qui nous ont précédé [dans la mort] et ceux qui vont nous y succéder, et nous allons certes, si Allâh le veux, vous rencontrer» [Rapporté par Mouslim dans son Sahîh]. Dans ce hadîth, le prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) a enseigné à ‘Â-ichah (رضي الله عنها) une invocation à dire lorsqu’elle visite les tombes. Ce hadîth est donc une preuve sur le fait que la visite des tombes pour les femmes n’est pas interdite dans l’absolue, sinon le prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) l’aurait interdit à ‘Â-ichah et il ne lui aurait pas transmis d’invocation pour cela.

  • L’Imâm An-Nawawi a commenté ce hadîth en disant : « Il y a en cela une preuve pour ceux qui ont rendu licite la visite des tombes pour les femmes » [Dans son commentaire du sahîh Mouslim]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit concernant ce hadîth : « Le prendre comme preuve [en faveur de la visite des tombes pour les femmes] est valable » [Dans livre Chifâ-ou s-Saqâm]

– Egalement, le compagnon Anas Ibn Mâlik a dit : «Le prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) marchait vers une femme qui était auprès d’une tombe et qui pleurait, alors il lui a dit [ce qui a pour sens : ] « Fait preuve de crainte à l’égard de Allâh et patiente ».» [Rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim]

  • L’Imâm Al-Bayhaqi a commenté ce hadîth en disant : «Il n’y a pas dans ce hadîth le fait que le prophète aurait interdit à cette femme de sortir de chez elle pour se rendre dans le cimetière, et il y a dans ce hadîth ce qui renforce ce que nous rapportons de ‘Â-ichah (رضي الله عنها)» [Dans ses Sounan]. Le sens de la parole de Al-Bayhaqi est que si cela aurait été interdit alors le prophète le lui aurait interdit.
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit concernant ce hadîth : « Le prophète ne lui a pas interdit de visiter les tombes. Prendre cela comme preuve [en faveur de la visite des tombes pour les femmes] est valable » [Dans son livre Chifâ-ou s-Saqâm]
  • Le Chaykh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni a dit : « Il y a dans ce hadîth la permission de la visite des tombes dans l’absolue, que celui qui visite soit un homme ou une femme » [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • Dans une fatwâ provenant de Darou l-Iftâ Al-Misriyyah, il est dit au sujet de ce hadîth : « Ce qui constitue une preuve dans ce hadîth c’est que le prophète (صلى الله عليه وآله وسلم) l’a exhorté à faire preuve de patience et ne lui a pas interdit de visiter les tombes » [Fatwâ du 07 juillet 2014 sous le numéro 2770]

– De nombreux autres savants des quatre écoles et instances sunnites ont confirmé le caractère permis de la visite des tombes pour la femme. Parmi eux :

  • Le Chaykh Ibnou Qoudâmah Al-Maqdiçi Al-Hambali a dit : « Il est fortement recommandé (moustahabb) pour les hommes de visiter les tombes ; mais est-ce que cela est déconseillé pour les femmes ? Il y a à ce sujet deux avis rapporté de l’Imâm Ahmad [c’est-à-dire deux avis disant que cela est permis : l’un avec le caractère déconseillé et l’autre sans le caractère déconseillé] » [Dans son livre Al-Mouqni’]
  • L’Imâm Ahmad Al-Qourtoubi (m.656 h.) a dit : « Ce qui est sahîh c’est que l’interdiction de visiter les tombes a été abrogé pour les hommes et pour les femmes ». [Dans son livre Al-Moufhim]
  • L’Imâm An-Nawawi (m.676 h.) a dit : « Parmi ce qui indique que la visite des femmes n’est pas interdite, il y a le hadîth de Anas  (رضي الله عنه) dans lequel le prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) marchait vers une femme qui était auprès d’une tombe et qui pleurait, alors il lui a dit [ce qui a pour sens : ] « Fait preuve de crainte à l’égard de Allâh et patiente », la preuve se trouve dans le fait que le prophète ne lui a pas interdit la visite des tombes ;  et le hadîth où ‘Â-ichah (رضي الله عنها) a dit : « Qu’est-ce que je peux dire [lors de la visite des tombes], Ô Messager de Allâh » ? Alors le prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) lui a répondu [ce qui a pour sens : ] «Tu dis : Que le Salâm soit sur les habitants des demeures (c’est-à-dire les tombes) de parmi les croyants, les musulmans. Que Allâh fasse miséricorde à ceux qui nous ont précédé [dans la mort] et ceux qui vont nous y succéder, et nous allons certes, si Allâh le veux, vous rencontrer» [Dans son livre Al-Majmoû’]
  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni (m.852 h.) a dit : « Il y a eu divergence concernant [la visite des tombes par] les femmes ; Il a été dit qu’elle rentre dans la généralité au sujet de la permission [dans le hadîth qui comprend les termes qui signifie : « à présent visitez-les« ], et ceci est la parole de la majorité des savants ». [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Ibnou Noujaym Al-Hanafi (m.970 h.) a dit : « Le plus sûr (asah-h), c’est que la permission [de visiter les tombes] est confirmée pour les hommes et pour les femmes » [Dans son livre Al-Mabsoût fi l-Fiqhi l-HanafiAl-Bahrou r-Ra-îq].
  • Le Chaykh Ach-Chourounboulâli Al-Hanafi (m. 1069 h.) a dit : « Il est recommandé de visiter les tombes pour les hommes et pour les femmes selon l’avis le plus sûr, et il est fortement recommandé (moustahabb) d’y réciter Soûrat Yâçîn». [Noûrou l-Îdâh]
  • Le Chaykh At-Tahtâwi Al-Hanafi (m.1231 h.) a dit : « Le plus sûr (asah-h), c’est que la permission [de visiter les tombes] est confirmée pour les hommes et pour les femmes , car Sayyidah Fâtimah (رضي الله تعالى عنها) visitait la tombe de Hamzah (رضي الله عنه) chaque vendredi et ‘Â-ichah (رضي الله تعالى عنها) visitait la tombe de son frère ‘Abdou r-Rahmân à La Mecque» [Dans sa Hâchiyah du livre Marâqî Al-Falâh]
  • Le Chaykh Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi (m.1252 h.) a dit : « Le plus authentique (asah-h) dans notre école (madh-hab), et il s’agit de la parole d’Al-Kalkhi et d’autres, est que la permission de la visite des tombes est confirmée pour les hommes et pour les femmes » [Dans son livre Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr]
  • Dans une Fatwâ publié en date du 27 septembre 2018 sur le site du centre de Fatwâ d’Al-Azhar, il est dit : « Il est permis pour les femmes de visiter les tombes sans que cela soit déconseillé».
  • Dans une autre Fatwâ publié en date du 15 mars 2019 sur le site du centre de Fatwâ d’Al-Azhar, il est dit : « Il est permis pour la femme de visiter les tombes, cela comme exhortation et pour faire des invocations pour les défunts (musulmans)».
  • L’instance religieuse Egyptienne Darou l-Iftâ Al-Misriyyah a émis une Fatwâ en date du 07 juillet 2014 sous le numéro 2770 indiquant le caractère permis pour la femme de visiter les tombes.
  • L’instance religieuse Australienne Dâr Al-Fatwâ (al-Majliss al-Islâmî Al-A’lâ) a publié une Fatwâ dans laquelle il est dit : « Quant aux femmes, il leur est permis la visite des tombes, mais les savants ont divergé : est-ce qu’il y a en cela une récompense pour elle ou non ?» [Sur leur site internet : Darulfatwa.org.au].

– Quant à ceux qui ont considéré que la visite des tombes pour les femmes est makroûh, ils ont excepté de ce jugement la visite de la tombe du prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) :

  • Le Chaykh Al-Khatîb Ach-Chirbîni Ach-Châfi’i, après avoir évoqué l’avis du déconseillé, a dit : « Cet avis (du déconseillé pour les femmes) est pour ce qui est autre que la tombe du Maître des envoyés (sayyidou l-Mourçalîn -à savoir le prophète Mouhammad-), car le fait de le visiter compte de parmi les actes par lesquels on se rapproche le plus de l’agrément de Allâh, que ce soit pour les hommes ou pour les femmes » [Dans son livre Moughni l-Mouhtâj]
  • Le Chaykh Al-Bouhoûti Al-Hambali, après avoir évoqué l’avis du déconseillé, a dit : « Sauf la visite des femmes pour la tombe du prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ), ainsi que de Aboû Bakr et ‘Oumar, cela est recommandé (sounnah) tout comme c’est également le cas pour les hommes » [Dans son livre Charh Mountaha l-Irâdât]
  • Le Chaykh Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi a dit : « L’auteur de Charh Al-Loubab a dit : est-ce qu’il est fortement recommandé (moustahabb) de visiter la tombe du prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ) pour les femmes ? Ce qui est confirmé (sahîh) c’est que oui, sans que cela soit déconseillé, en respectant les conditions qu’ont mentionné certains savants. » [Dans son livre Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr]
  • Le Chaykh Ahmad Al-Qalyoûbi Ach-Châfi’i a dit :  « Oui, il est recommandé (mandoûb) pour les femmes tout comme pour les hommes de visiter la tombe du prophète (ﺻﻠﻰ ﺍﻟﻠﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﻭﺳﻠﻢ), car cela compte de parmi les actes par lesquels on se rapproche le plus de l’agrément de Allâh. Et il en est de même pour les tombes des autres prophètes et des saints (awliyâ), tout comme l’a dit Ar-Ramli » [Dans sa Hâchiyah du commentaire de Minhâj at-Tâlibîn]

L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni confirme que le châtiment d’Aboû Lahab n’est pas allégé

Sujet : Le châtiment d’Aboû Lahab n’est pas allégé.

fath al bari sahih al bukhari - ibn hajar   ibn hajar - châtiment Aboû lahab n'est pas allégé

Dans son commentaire du Sahîh de Al-Boukhâri «Fath Al-Bârî » (tome 9 page 145 de cette édition), l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a évoqué le récit de celui qui a rêvé que le châtiment de Aboû Lahab serait allégé, il a dit  :

« لكنَّه مُخالف لظاهر القُرآن؛ قال الله تعالى: {وَقَدِمْنَا إِلَىٰ مَا عَمِلُوا مِنْ عَمَلٍ فَجَعَلْنَاهُ هَبَاءً مَّنثُورًا} [الفُرقان/23]، وأُجيب أوَّلًا بأنَّ الخبر مُرسل أرسله عُروة ولم يذكر مَن حدَّثه به وعلى تقدير أنْ يكون موصولًا فالَّذي في الخبر رُؤيا منام فلا حُجَّة فيه ولعلَّ الَّذي رآها لم يكن إذ ذاك أسلم بعدُ فلا يُحتجُّ به »

 ثم قال «وأما عياض فقال : انعقد الإجماع على أنَّ الكُفَّار لا تنفعهم أعمالهم، ولا يُثابون عليها بنعيم ولا تخفيف عذاب، و ان كان بعضهم أشدُّ عذابًا مِن بعض » 

« Ceci est en contradiction avec ce qui est apparent dans le Qour-ân, Allâh ta’âlâ dit : { وَقَدِمْنَا إِلَىٰ مَا عَمِلُوا مِنْ عَمَلٍ فَجَعَلْنَاهُ هَبَاءً مَّنثُورًا } [ce qui a pour sens : «  Nous ferons échouer (le jour du jugement) les bonnes œuvres qu’ils (c’est-à-dire les mécréants) ont accomplies en les privant de leur rétribution. Nous les réduirons en poussière disséminée. »]  Et je réponds à cela par le fait que, premièrement, ce récit est mourçal (mentionné sans chaîne de transmission complète), ‘Ourwah l’a cité sans mentionner qui la lui a rapporté. Et même dans l’hypothèse où il aurait une chaîne de transmission ininterrompue, le contenu de ce récit est une vision dans le rêve [d’autre qu’un prophète], ainsi il n’y a aucune preuve dedans. Et, il se peut même que celui qui a fait ce rêve n’était, à ce moment là, pas encore entré en Islâm, ainsi on ne peut pas prendre cela comme un argument.»

Puis il a dit :  « Quant au Qâdî ‘Iyâd, il a dit : l‘Unanimité s’est constituée sur le fait que les mécréants ne tireront pas profit de leurs [bonnes] œuvres [dans l’au-delà], ils n’en obtiendrons aucune félicité, et aucune diminution du châtiment, cependant certains d’entre eux auront un châtiment plus dur que d’autres »

Informations utiles :

– Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 580 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est l’un des plus célèbres commentaires du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.

  • L’Imâm As-Souyoûti a dit de lui :  « Chaykhou l-Islâm, l’Imâm des houffâdh (spécialistes de la science du hadîth) de son temps, le Hâfidh (spécialiste du hadîth) des contrées Egyptienne mais il est aussi le Hâfidh de tout le bas-monde, le juge des juges » [Tabaqât Al-Houffâdh].
  • Le Hâfidh Ibn Nasrou d-Dîn Ad-Dimachqi Ach-Châfi’i a dit à son sujet : « Notre Maître (mawlanâ wa sayyidounâ), Chaykhou l-Islâm, le grand Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), celui qui supporte la sounnah, l’Imâm des Imams, le juge des juges de la oummah » [Al-Jawâhir].

– Ici, il explique que le récit de celui qui a vu, dans son rêve, Aboû Lahab avoir un châtiment allégé, n’est pas à prendre en considération pour plusieurs raisons :

  • Il ne s’agit que d’un rêve réalisé par autre qu’un prophète.
  • La chaîne de transmission de ce récit est incomplète.
  • Ce rêve vient en contradiction avec ce qui est parvenu dans la religion, que ce soit dans le Qour-ân, le hadîth et l’unanimité des musulmans (ijmâ’).

– En effet, il est mentionné dans le Qour-ân que le châtiment du mécréant n’est pas allégé.

  • Allâh ta’âlâ dit :

{وَالَّذِينَ كَفَرُوا لَهُمْ نَارُ جَهَنَّمَ لَا يُقْضَىٰ عَلَيْهِمْ فَيَمُوتُوا وَلَا يُخَفَّفُ عَنْهُم مِّنْ عَذَابِهَا ۚ كَذَٰلِكَ نَجْزِي كُلَّ كَفُورٍ}

ce qui a pour sens : « Les mécréants auront le feu de l’enfer comme rétribution, ils ne mourront pas de sorte à être soulagé, et ils ne seront pas allégé de leurs châtiments, c’est ainsi que Allâh rétribue chaque mécréant » [Soûrat Al-Fâtir / 36]

  • Et Allâh ta’âlâ dit :

{مَثَلُ الّذِينَ كَفَرُواْ بِرَبِّهِمْ أَعْمَالُهُمْ كَرَمَادٍ اشْتَدّتْ بِهِ الرِّيحُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ}

ce qui a pour sens : « Les œuvres de ceux qui ont mécru, sont telle de la cendre emportée par le vent, un jour de tempête » [Soûrat Ibrâhîm / 18].

  • Et Allâh ta’âlâ dit :

{وَرَحْمَتِي وَسِعَتْ كُلَّ شَيْءٍ فَسَأَكْتُبُهَا لِلَّذِينَ يَتَّقُونَ}

ce qui a pour sens : « Ma miséricorde concerne toute chose. Je la destine dans l’au-delà à ceux qui se gardent [de l’association et de la mécréance] » [Soûrat Al-A’râf / 156].

  • Et Allâh ta’âlâ dit :

{فَذُوقُوا فَلَنْ نَزِيدَكُمْ إِلا عَذَابًا}

ce qui a pour sens : « Et goûtez (le châtiment intense), Nous ne vous augmenterons en rien, si ce n’est en châtiment » [Soûrat An-Naba / 30]. Ibnou Abî Hâtim rapporte de Aboû Barzah Al-Aslami (que Allâh l’agrée) qu’il a dit : « Ce verset est le verset le plus le dur (achadd) dans le livre de Allâh au sujet des gens de l’enfer.»

– Egalement, il est parvenu dans le hadîth que le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« وَأَمَّا الْكَافِرُ فَيُطْعَمُ بِحَسَنَاتِهِ فِي الدُّنْيَا حَتَّى إِذَا أَفْضَى إِلَى الْآخِرَةِ لَمْ يَكُنْ لَهُ حَسَنَةٌ يُعْطَى بِهَا خَيْرًا »

Ce qui signifie : « Quant au mécréant il sera rétribué pour ses bonnes œuvres dans cette vie, mais dans l’au-delà il n’aura aucune récompense » [Rapporté par l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal dans son Mousnad].

– Quant à l’unanimité sur le fait que le châtiment du mécréant n’est pas allégé, elle a été rapporté par Al-Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki, tout comme cela a été mentionné précédemment.

– D’autres savants ont confirmé que la chaîne de transmission de ce récit est incomplète et également qu’on ne se base pas sur un rêve provenant d’autre qu’un prophète, pour établir des jugements religieux :

  • L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni a dit : «La voie des mouhaqqiqoûn (savants vérificateurs) est que le châtiment n’est pas allégé pour le mécréant en raison de ses bonnes actions dans le bas-monde, mais il peux en être rétribué durant sa vie dans le bas-monde. Al-Qâdî ‘Iyâd a dit : L’Unanimité s’est constituée sur le fait que les mécréants ne tireront pas profit de leurs [bonnes] œuvres [dans l’au-delà], ils n’en obtiendrons aucune félicité, et aucune diminution du châtiment, cependant certains d’entre eux auront un châtiment plus dur que d’autres en raison de leurs crimes. Al-Karmâni a dit : le mécréant ne tire aucun profit de ses bons actes. Ainsi ce rêve n’est pas une preuve […] la parole de ‘Ourwah : «Lorsqu’est mort Aboû Lahab, un membre de sa famille l’a vu en rêve…» jusqu’à la fin, ce récit est mourçal (mentionné sans chaîne de transmission complète), ‘Ourwah l’a cité sans mentionner qui la lui a rapporté. Et même dans l’hypothèse où il aurait une chaîne de transmission ininterrompue, le contenu de ce récit est une vision dans le rêve [d’autre qu’un prophète], ainsi il n’y a aucune preuve dedans. Et, il se peut même que celui qui a fait ce rêve n’était, à ce moment là, pas encore entré en Islâm, ainsi on ne peut pas prendre cela comme un argument.» [Dans son commentaire du sahîh de l’Imâm Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Al-Qastallâni a dit : « Ceci est en opposition avec ce qui est apparent de la parole de Allâh ta’âlâ dit : { وَقَدِمْنَا إِلَىٰ مَا عَمِلُوا مِنْ عَمَلٍ فَجَعَلْنَاهُ هَبَاءً مَّنثُورًا } [ce qui a pour sens : «  Nous ferons échouer (le jour du jugement) les bonnes œuvres qu’ils (c’est-à-dire les mécréants) ont accomplies en les privant de leur rétribution. Nous les réduirons en poussière disséminée. »] D’autant plus que ce récit est mourçal (mentionné sans chaîne de transmission complète), ‘Ourwah l’a cité sans mentionner qui la lui a rapporté. Et même dans l’hypothèse où il aurait une chaîne de transmission ininterrompue, nous ne l’aurions pas pris en considération du fait qu’il s’agit d’une vision dans le rêve [d’autre qu’un prophète], et on ne confirme pas par cela un jugement religieux. » [Dans son commentaire du sahîh de l’Imâm Al-Boukhâri].
  • L’Imâm Az-Zarkachi a dit : « Ce qui est confirmé (sahîh) c’est que le rêve [d’autre qu’un prophète] n’implique pas de jugement religieux et n’en fonde pas » [Al-Bahrou l-Mouhît fî Ousoûli l-fiqh].
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « De même, certains de nos compagnons et autres qu’eux, ont rapporté l’accord (ittifâq) sur le fait qu’on ne change pas ce qui est confirmé dans la loi, par rapport à un rêve» [Dans son commentaire du Sahîh de l’Imâm Mouslim].
  • Le Chaykh Jamîl Halîm Al-Houçayni a dit : « Ce récit n’est qu’un rêve qui provient d’autre qu’un prophète, ainsi cela ne nous permet pas d’en tirer un jugement religieux, et comment pourrait-on faire cela alors que cela nous amènerait à contredire des versets du Qour-ân… [puis il poursuit en mentionnant des versets indiquant que le châtiment du mécréant n’est pas allégé] » [Dans son livre Al-Kawkabou l-Mounîr bi Jawâzi l-Ihtifâli bi Mawlidi l-Hâdi l-Bachîr]
  • Il est parvenu dans une fatwâ de Darou l-Iftâ Al-Misriyyah : « Le rêve [d’autre qu’un prophète] n’est pas une preuve religieuse » [Fatwâ 3747 en date du 9 mars 2015].

– Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit concernant tout cela : « Il n’a pas été révélé une soûrat complète dans le Qour-ân pour blâmer une personne sauf pour Aboû Lahab. Alors comment pourrait-on prétendre que son châtiment serait allégé ?! Il est rapporté dans Al-Boukhâri que Al-‘Abbâs l’a vu dans le rêve et lui a dit : « Quel est ton état ? » et Aboû Lahab répondit « Dans le pire des états sauf qu’il m’est accordé tout les lundis telle quantité d’eau – et il a indiqué avec son pouce et son index la forme d’un petit rond – car j’ai affranchis Thouwaybah lorsque j’ai entendu la naissance du messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) ». Ceci n’est pas un hadîth du prophète, mais il s’agit seulement d’un rêve de Al-‘Abbâs, et ceci nous n’y croyons pas. Cette vision dans le rêve n’implique pas de jugement dans la loi de l’Islâm. Le messager n’a pas assisté au convoi funéraire de Aboû Lahab, il n’était pas présent à son enterrement, et il n’a pas fait d’invocation en sa faveur car il savait qu’il est mort sur la mécréance. Celui qui a pour croyance qu’actuellement dans la tombe il lui arrive un allègement de ses souffrances il ne sort pas de l’Islâm,  s’il ne considère pas cela comme étant opposé à la religion. Mais il n’est pas permis de dire que son châtiment sera allégé dans sa tombe. Quant à celui qui dit que son châtiment en enfer sera allégé, il devient mécréant car il aura démentit le verset :

{وَالَّذِينَ كَفَرُوا لَهُمْ نَارُ جَهَنَّمَ لَا يُقْضَىٰ عَلَيْهِمْ فَيَمُوتُوا وَلَا يُخَفَّفُ عَنْهُم مِّنْ عَذَابِهَا ۚ كَذَٰلِكَ نَجْزِي كُلَّ كَفُورٍ}

Qui signifie : « Les mécréants auront le feu de l’enfer comme rétribution, ils ne mourront pas de sorte à être soulagé, et ils ne seront pas allégé de leurs châtiments, c’est ainsi que Allâh rétribue chaque mécréant ».» [Rapporté de lui par Chaykh Jamîl Halîm Al-Houçayni dans son édition du livre Moukhtasar sîrati n-Nabiyy].

– Point important : Aboû Lahab ne s’est pas réjouit de la naissance du messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم), car d’une part il ne savait pas que son neveu allait devenir prophète, et lorsque le prophète (صلى الله عليه وسلم) a appelé à l’Islâm, Aboû Lahab s’est fermement opposé à lui. Aboû Lahab a donc affranchis Thouwaybah, non pas en tant que réjouissance de la naissance du messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم), mais pour la simple raison que son frère a eu un fils.

– Il convient également de se rappeler que les sources de la religion sont au nombre de quatre : Le Qour-ân, la Sounnah, l’Unanimité et le Qiyâs, tout comme l’ont mentionné les savants de l’Islâm. Et ce récit ne provient d’aucune de ces 4 sources, mais il a pour origine un simple rêve, qui n’est pas en conformité avec les sources religieuses. Alors ne vous laissez pas duper par le fait que ce récit est mentionné dans plusieurs ouvrages. Ce qui est a prendre en considération c’est la conformité avec les sources religieuses.

  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]

Le Chaykh Mehmed Zâhid Kotku dénonce la mécréance des wahhabites et des autres assimilationnistes

Sujet : L’égarement de la secte wahhabite.

ehl-i sünnet akaidi - mehmet zahid kotku   mehmed zahid kotku denonce les wahhabites   mehmed zahid kotku

Dans son livre « Ehl-i Sünnet Akaidi » (la croyance de Ahlou s-Sounnah), le Chaykh Mehmed Zâhid Kotku a dit [en Turc] :

« Müşebbihe, Halık-ı Zü’l-Celâl’a mahlûklar gibi a’za isnad ederler ki onların da arkasında namaz kılmak caiz değildir, İslâmiyetten çıkmışlardır.
Allaha mekân isnad eden veya semâdadır diyen de İslâmdan çıkmıştır. Bununla Hakk Teâlâ’nın arş üzerinde müstakar olduğunu kasdedenlerin de küfrüne hükmolunur. Vay vehhâbîlerin hâline »

« إن المشبهة ينسبون للخالق ذي الجلال الأعضاء كالمخلوقات فلا تجوز الصلاة خلفهم، فهؤلاء خارجون من الإسلام، من نسب المكان لله أو قال إنه في السماء أيضًا خارج من الإسلام، وكذا يُحكم بالكفر على من اعتقد أن الحق تعالى مستقر على العرش، فويلٌ للوهابية »

« Les Mouchabbihah (assimilationnistes) attribuent au Créateur (Al-Khâliq Dhou l-Jalâlah) les parties corporelles tout comme les créatures, ainsi la prière n’est pas valable derrière eux, ces gens là sont sortis de l’Islâm. Celui qui attribue à Allâh un endroit ou qui dit que Allâh est dans le ciel, lui-aussi sort de l’Islâm, également nous déclarons mécréant celui qui a pour croyance que Allâh (Al-Haqq ta’âlâ) serait établie sur le trône. Alors malheur aux wahhabites »

Informations utiles :

– Le Chaykh Mehmed (Mehmet) Zâhid Kotku Al-Hanafi était Imâm et enseignant dans la Mosquée Iskandar Bâchâ qui se trouve près de la Mosquée Al-Fâtih à Istanbul (Turquie), et ceci jusqu’à sa mort en 1409 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 30 ans. Il a été enterré dans un cimetière proche de celui du Sultân Soulaymân Al-Qânoûni.

– Ici, il dénonce la mauvaise croyance du groupe égaré des Mouchabbihah (assimilationnistes). Il dit que ces gens attribuent des parties corporelles à Allâh et que ceci est de la mécréance. Il précise que de ce fait, la prière n’est pas valable derrière eux.

– De nombreux savants ont confirmé ce jugement, parmi eux :

  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Et nous avons certes mentionné que celui qui est devenu mécréant par son innovation, la prière n’est pas valable derrière lui […] et parmi ceux qui sont devenu mécréant il y a celui qui attribue clairement le corps [à Allâh] » [dans son livre « Al-Majmoû’ Charhou l-Mouhadh-dhab »]
  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a confirmé cela de l’Imâm An-Nawawi en disant : « L’Imâm An-Nawawi, dans le chapitre de la description de la prière de son commentaire de Al-Mouhadh-dhab, a confirmé la déclaration de mécréance (takfîr) à l’égard des moujassimah (anthropomorphistes), et je dis [Al-Housni] que c’est cela qui est correct » [Kifâyatou l-Akhyâr]
  • L’Imâm As-Souyoûti a également confirmé cela de l’Imâm An-Nawawi en disant : « Celui qui est devenu mécréant par son innovation, et cela comme le dit l’auteur (An-Nawawi) du commentaire de Al-Mouhadh-dhab : le moujassim (l’anthropomorphiste) et celui qui nie que Allâh connait le détail des choses .. [Tadrîbou r-Râwî].
  • Le Chaykh As-Sayyid Mahmoûd Al-Hanafi Al-Khâdhami Al-Bâkistâni a été interrogé sur la validité de prier derrière un wahhabite, il a dit dans sa fatwâ : «Il n’est pas permis de prier derrière eux, et il n’est pas permis de prendre l’un d’eux comme Imâm, ou juge, ou pour l’enseignement du Livre et de la Sounnah ou pour la jurisprudence […] ils sont certes mécréants en Allâh et en Son messager […] ils sont certes d’une des pires mécréance et hypocrisie […] les savants ont émis une fatwâ à leur sujet indiquant qu’ils ont apostasié en la croyance en Allâh et en l’Islâm […] ceux-là sont mécréant, ils ne sont pas des sâdiqîn, ils sont de parmi les plus menteurs des gens à l’égard de Allâh et de Son Messager, ils sont des gens de la mécréance » [Rapporté à la suite du livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm du Chaykh Ibnou Zayni Dahlân, édition Waqf Ikhlâs]

– Egalement, il confirme que le fait d’attribuer à Allâh un endroit ou de croire qu’Il serait dans le ciel, ou croire qu’Il serait établie sur le trône, tout cela est également de la mécréance. Celui qui a une telle croyance n’est pas sur l’Islâm.

– Après tout cela, le Chaykh Mehmed Zâhid Kotku met en garde contre la secte wahhabite, qui est un groupe de mouchabbihah qui a pour croyance que Allâh aurait des parties corporelles, qu’Il serait dans un endroit dans la direction du haut et qu’Il serait établie sur le trône.

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh). Consultez d’autres paroles de savants au sujet du terme « istawâ » : ici .

 Avertissement : Les wahhabites utilisent l’appellation trompeuse de “Salafisme” pour définir leur mouvance. Ainsi, par cette appellation mensongère, les wahhabites tentent de faire croire qu’ils seraient sur la voie des gens du Salaf. Or, les wahhabites ont une croyance opposée à celle des gens du Salaf sur de nombreux sujets tels que les fondements de la croyance, le jugement de l’innovation, la récitation du Qour-ân en faveur des morts musulmans, la pratique du tawassoul et du tabarrouk et de nombreux autres sujets [Retrouvez plus d’informations dans la rubrique “les sectes” : ici]. Ainsi, il n’est pas permis d’appeler ces gens “Salafi” car ils ne sont pas sur la voie du “Salaf”. Depuis leur apparition, les musulmans leurs ont attribué l’appellation de “Wahhabite” en référence au fondateur de leur groupe : Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb.

– Retrouvez sur notre site d’autres mises en garde des savants de Ahlou s-Sounnah contre la secte wahhabite :

– Consultez également la rubrique concernant les groupes ayant contredit les gens de la sounnah : ici.

Darou l-Iftâ Al-Misriyyah : le mawlid est permis et fortement recommandé

Sujet : Le mawlid est une bonne innovation.

dar al ifta - mawlid   dar al ifta egypt

L’instance religieuse Égyptienne « Dâr al-Iftâ Al-Misriyyah » a publié sur son compte facebook en date du 03 novembre 2019 :

«المظاهر الدينية للاحتفال بذكرى مولد النبي الشريف؛ كقراءة القرآن الكريم، وتلاوة السيرة العطرة، وإحياء مجالس الصلاة على النبي صلى الله عليه وآله وسلم، والإنشاد والتغني بمدائحه الكريمة وشمائله العظيمة، كل ذلك جائز ومستحب شرعًا.»

« Les manifestations religieuses pour la commémoration de la naissance du prophète honoré, comme la récitation du Qour-ân, la lecture de sa biographie, la revivification des assemblées d’invocations en faveur du prophète (صلى الله عليه وآله وسلم), et les chants religieux d’éloges en sa faveur mentionnant ses grandes qualités, tout cela est permis et fortement recommandé (moustahabb) dans la religion »

Informations utiles :

– Dârou l-Iftâ al-Misriyyah est une instance religieuse Égyptienne fondée l’an 1313 H. (1895 c). Elle est étroitement liée à l’Université Islamique Al-Azhar et ses Chouyoûkh.

– Ici, ils confirment que tout les actes qui constituent le Mawlid sont des actes permis et fortement recommandé dans la religion.

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Dans son livre Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid].

– Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations, et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

– Retrouvez de nombreuses paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qoûsi Al-Azhari dénonce la mécréance d’Ibn Taymiyah

Sujet : L’égarement d’Ibn Taymiyah.

égarement Ibn taymiyah 1   égarement ibn taymiyya 2   égarement ibn taymiyyah 3

Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar, le Docteur Mouhammad ‘Abdou l-Fadîl Al-Qoûsi Al-Azhari a publié en date du 9 février 2015 un article en français intitulé : « La violence d’Ibn Taymiya… le fondement et la révision » :

« Ahmad Ibn Taymiyya est né à Harrân au sud-est de la Turquie en l’an 661 de l’hégire. Son père, le chaykh ‘Abdou l-Halîm, l’a emmené ainsi que toute sa famille par crainte des Mongols afin de s’installer à Damas, la capitale de la Syrie, là où il est mort en 728 de l’hégire. Il n’était donc pas un Salaf.

Ibn Taymiyya est décédé il y a 700 ans avec de nombreux égarements. L’Imâm le moujtahid Taqiyyou d-dîn As-Soubki qui a vécu pendant l’époque d’Ibn Taymiyya, a rapporté qu’Ibnou Taymiyya était en opposition avec l’unanimité des savants de l’Islâm dans plus de 60 sujets islamiques. C’est-à-dire qu’il a contredit l’Ijmâ’ dans plus de 60 points, et lui qui prétendait être hanbalite, il a contredit dans 23 points de croyance l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, le Salaf.

Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti.

 Parmi les croyances laides et fausses d’Ibn Taymiyya :

Preuves à l’appui et avec une totale confiance en Allâh, nous disons :

  • Ibn Taymiyya a prétendu qu’il y a des choses qui entrent en existence qui seraient éternelles avec Allâh !
  • Ibn Taymiyya a prétendu que le genre du monde n’a pas de début !
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh serait concerné par l’endroit.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh aurait une limite.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh serait un corps.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh serait assis sur le trône.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh parlerait avec des sons et des lettres.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh pourrait s’asseoir sur le dos d’un moustique.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que l’enfer aurait une fin.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que ce serait un péché de mettre l’intention de voyager pour visiter la tombe du Prophète.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que le Tawassoul par le Prophète Mouhammad serait interdit.

 Ainsi que beaucoup d’autres fausses croyances que les savants de son temps ont précisément décrites et recensées dans ses discours et ses écrits, par lesquelles il a dévié de la voie des Sunnites.

Ibn Taymiyya a été incarcéré par l’ordre des quatre juges musulmans de chacune des quatre écoles bien connues : Châfi’i, Mâliki, Hanbali, et Hanafi.

Soyez en garde contre Ibn Taymiyya et contre ses disciples, et mettez les autres en garde contre les innovations de son enseignement, ses affirmations sans preuve, et contre la diffusion de ses livres.

  Sachez que, même si Ibn Taymiyya est l’auteur de nombreux écrits et ouvrages, le Hâfidh Al-‘Irâqi, dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah a dit de lui : « Sa connaissance est supérieure à sa raison. » Il a également dit : « Il a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » Les savants de son époque ont réfuté Ibn Taymiyya par les preuves. Parmi eux il y a l’imâm, le Hâfidh As-Soubki, dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah, qui dit : « Ibnou Taymiya a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islam. »

Salahou-d-Dîn As-Safadi, l’élève de As-Soubki et de Ibn Taymiyya dans son livre ‘Ouyounou t-Târîkh a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est mâliki, l’autre châfi’i, l’autre hanafi et l’autre hambali ont été d’avis concordant et ont décrété que Ibn Taymiyya est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui. »

C’est ainsi que le roi Mouhammad Ibn Qalâwoûn a fait publier un édit et l’a fait lire du haut des minbars en Égypte et en pays du Châm pour mettre en garde contre lui et contre ses adeptes.

Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans.

La parole de certains fanatiques d’Ibn Taymiyya n’à aucun sens quand ils disent que son emprisonnement était en raison de sa concurrence avec certains Chaykh qui l’auraient attaqué pour cela. Que vaudrait une pareille position à l’égard de la parole du Hâfidh As-Soubki : « Il fut emprisonné par Unanimité des savants et des gouverneurs. »

Les savants à qui il est arrivé de faire l’éloge d’Ibn Taymiyya n’étaient pas au courant de ses hérésies quand ils l’ont fait ; mais quand ils ont pris connaissance de ses égarements, ils n’ont pas hésité une seconde à mettre en garde contre lui, comme l’a fait Adh-Dhahabi son élève ou Aboû Hayyân Al-Andalouci. Les musulmans ne sont pas fanatiques. Ils ne jugent pas la loi de l’Islam avec ce que dit Ibn Taymiyya. Mais ils jugent Ibn Taymiyya avec la Loi de l’Islam.

Jalalou d-Dîn Ad-Dawwâni a dénoncé la mécréance d’Ibn Taymiyya.

Jalalou d-Din Ad-Dawwâni dans le livre Charhou l-‘Adoudiyyah a rapporté l’égarement d’Ibn Taymiyya. Il a dit : « J’ai ainsi vu dans un ouvrage de Abou l-‘Abbâs Ibn Taymiyya sa parole affirmant l’existence de toute éternité du genre du Trône.»

Nous rappelons que le Trône est une créature, qui a donc un début, et qu’avant que le trône existe il n’y avait pas de trône. Allâh Lui seul est de toute éternité, soubhânah, et rien n’est de toute éternité sinon Lui ta’âlâ.

Adh-Dhahabi a loué le Hâfidh Taqiyyou d-Dîn As-Soubki qui dénonçait Ibn Taymiyya.

Ibn Taymiyya a été remis en cause par quelqu’un qui avait plus de science et de piété que nous, à savoir le Hâfidh Taqiyyou d-Dîn As-Soubki, et que Adh-Dhahabi a grandement loué dans deux vers de poésie arabe.

As-Soubki était contemporain d’Ibn Taymiyya et il l’a dénoncé à plusieurs reprises, comme par exemple dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah, de même que le Hâfidh Aboû Sa’îd Al-‘Alâ-i qui lui aussi, a dénoncé Ibn Taymiyya en son temps. »

Informations utiles :

– Al-Oustâdh (l’enseignant), le Chaykh, le Docteur Mouhammad ‘Abdou l-Fadîl Al-Qoûsi Al-Azhari était enseignant de ‘Aqîdah à l’université Islamique Al-Azhar, il a également été l’adjoint du président de l’université Al-Azhar, membre du comité des grands savants d’Al-Azhar, ex-ministre des Awqâf egyptiennes, Vice-président du Conseil d’Administration de l’Association des promus d’Al-Azhar. Il est décédé en 1441 de l’Hégire (رحمه الله).

– Ici, il met en garde contre les nombreux égarements d’Ibn Taymiyah en dressant une liste de ses principales contradictions avec les gens de la sounnah. Ainsi il dit :

  • Ibn Taymiyah croyait qu’il y a des choses entrées en existence qui serait éternelles sans début ;
  • Ibn Taymiyah croyait que ce monde existe de toute éternité sans commencement ;
  • Ibn Taymiyah croyait que Allâh serait dans un endroit ;
  • Ibn Taymiyah croyait que Allâh serait limité ;
  • Ibn Taymiyah croyait que Allâh serait un corps ;
  • Ibn Taymiyah croyait que Allâh serait assis sur le trône ;
  • Ibn Taymiyah croyait que Allâh parlerait avec des lettres et des sons ;
  • Ibn Taymiyah croyait que Allâh pourrait s’asseoir sur le dos d’un moustique ;
  • Ibn Taymiyah croyait que l’enfer aura une fin ;
  • Ibn Taymiyah croyait que ce serait interdit de voyager avec l’intention de visiter la tombe du prophète (صلى الله عليه وسلم) ;
  • Ibn Taymiyah croyait que le tawassoul par le prophète (صلى الله عليه وسلم) serait interdit.

– Bien plus, il dit qu’Ibn Taymiyah a été incarcéré à cause de ses mécréances dont il ne s’est jamais repenti, et que les savants de son époque et des époques qui ont suivis n’ont cessé de le considérer comme un égaré qui égare. En effet :

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête» [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  • Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwa Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « De nombreux savants ont déclaré mécréant Ibn Taymiyah ». [Dans sa Hâchiyah de Charhou l-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr tome 2 p.362]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égaré Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyîm »[Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (corporalisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi, en bas de page de son livre en réplique à Al-Albâni (wahhabite) a dit : « Il a été rapporté de ‘Abdou l-Lâh ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi que celui qui qualifie Ibn Taymiyah de « chaykhou l-Islâm » alors par ce propos là il devient mécréant. Ce qu’il veut dire, c’est le fait de dire cela tout en ayant connaissance de ses paroles de mécréance et sa croyance d’égaré, et que malgré cela il le qualifie par ce terme ».
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]

– Il dit également d’être en garde et de mettre en garde contre Ibn Taymiyah et la diffusion de ses livres.

– De très nombreux savants de l’Islâm ont mis en garde contre les déviations d’Ibn Taymiyah, retrouver ici une liste non exhaustive : Les savants ayant répliqué à Ibn Taymiyah.

– Abou l-’Abbâs Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est à l’origine d’une grande discorde dans le monde musulman. Nombreux sont les savants de l’Islâm qui ont mis en garde contre lui et ont dénoncé ses multiples égarements. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis). Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibn Taymiyah sur ce site : https://ibnoutaymiyya.com.

– Articles à consulter sur notre site :

– Les paroles d’Ibn Taymiyah qui dérangent les wahhabites :

Qatâdah confirme que l’eau et le trône sont les premières créatures [rapporté par ‘Abdou r-Razzâq]

Sujet : L’eau est la première des créatures.

tafsîr 'abdou r-Razzaq   Tafsîr 'abdu r-Razzaq   l'eau est la première créatures - tafsir 'abdou r-Razzaq

Dans son tafsîr, l’Imâm ‘Abdou r-Razzâq a dit :

« عن قتادة : ( وكان عرشه على الماء ) ، قال : هذا بدء خلقه قبل أن يخلق السماء والأرض »

«Qatâdah a dit au sujet du verset {وكانَ عَرْشُهُ علـى الـمَاءِ} (wa kâna ‘Archouhou ‘ala l-Mâ-) [-soûrat Hoûd / 7-, qui signifie : « Et Son trône fût [créé] sur l’eau »] : «Ceci est le début de ce que Allâh a créé, avant qu’Il ne créé les cieux et la terre».»

Informations utiles :

– L’Imâm, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse du Qour-ân) ‘Abdou r-Razzâq Ibn Hammâm Ibn Nâfi’ As-San’âni est né en 126 et il est décédé en 211 de l’Hégire  (رحمه الله) . C’est-à-dire il environ 1230 ans.

– Ici il rapporte d’après Qatâdah que l’eau et le trône sont les premières des créatures. Ainsi, les cieux la terre et les autres créatures furent créés après l’eau et le trône.

– Cette citation de Qatâdah a également été rapportée par :

  • L’Imâm At-Tabari dans son tafsîr,
  • Aboû Hâtim dans son tafsîr
  • et autres qu’eux.

– L’illustre successeur des compagnons (Tâbi’i), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Moufassir (exégète), Qatâdah Ibnou Di’âmah As-Sadoûçi Al-Basri est né en 61 et il est décédé en 118 (ou 117 selon un avis) de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1300 ans. Il est une référence dans la science du Tafsîr, et les moufassiroûn (exégète) le mentionnent régulièrement dans leurs ouvrages. De nombreux savants ont fait son éloge tels que l’Imâm Ibnou Sirîn, l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, l’Imâm An-Nawawi et autres.

– Ne pas le confondre avec Qatâdah Ibnou Nou’mân le compagnon qui fût blessé gravement à l’œil lors de la bataille de Ouhoud et qui a été guéri par miracle du prophète (صلى الله عليه وسلم).

– Ainsi, l’avis retenu est que la première créature par l’existence est l’eau. Parmi les textes du Qour-ân et du hadîth confirmant cela :

  • Allâh ta’âlâ dit : { وَجَعَلْنَا مِنَ الْمَاءِ كُلَّ شَىْءٍ حَيّ} [Al-‘Anbiyâ / 30] (ce qui a pour sens) : « Nous avons fait de l’eau toute chose vivante ».
  • Allâh ta’âlâ dit : {قُلْ إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ مِثْلُكُمْ يُوحَى إِلَيّ} [Al-Kahf / 110] (ce qui a pour sens): « Dis (Ô Mouhammad, à ton sujet) : je ne suis qu’un être humain comme vous à qui il a été révélé ».
  • Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) lorsqu’il fût interrogé au sujet du début de la création a dit : « كَانَ اللهُ وَلَمْ يَكُنْ شَىْءٌ غَيْرُهُ وَكَانَ عَرْشُهُ عَلَى الْمَاءِ » (ce qui a pour sens)  : « Allâh est de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité. Son Trône a été créé sur l’eau. » [Hadîth sahîh -authentique- rapporté de Al-Boukhâri et Al-Bayhaqi d’après ‘Imrân Ibnou l-Housayn]. Nous comprenons à travers ce hadîth que la création de l’eau a précédé celle du trône. Et ceci est confirmé par ce que mentionne Ibnou Hajar : « Ahmad et At-Tirmidhi ont rapporté, et At-Tirmidhi le déclare sahîh, du hadîth marfoû’ (c’est-à-dire qui remonte jusqu’au prophète) d’après Aboû Razîn Al-‘Ouqayli : “Certes l’eau fût créé avant le trône” » [Dans son livre Fat-hou l-Bârî et également rapporté par Al-Qastallâni dans Irchâd As-Sârî]
  • Ibnou Hibbân a rapporté dans son sahîh, d’après Aboû Hourayrah qu’il a dit : « J’ai dit : Ô Messager de Allâh chaque fois que je te vois je me sens bien et je me réjouis. Informe moi sur toute chose. Il a dit : « كُلُّ شَىْءٍ خُلِقَ مَنَ الْمَاءِ » (ce qui a pour sens) : « Toute chose a été créée à partir de l’eau ». Ce hadîth est confirmé comme étant sahîh. Et Ibnou Mâjah à rapporté semblable à cela dans ses sounan.
  • As-Souddi a rapporté dans son tafsîr avec plusieurs chaînes de transmission qui remontent jusqu’à plusieurs compagnons, que le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit : « إِنَّ اللهَ لَمْ يَخْلُقْ شَيْئًا مِمَّا خَلَقَ قَبْلَ الْمَاءِ » (ce qui a pour sens) : « Certes Allâh n’a rien créé de ce qu’Il a créé avant l’eau ».

– De parmi les savants qui ont confirmé que l’eau est la première des créatures :

  • Le compagnon Ibnou ‘Abbâs qui a dit : « Le trône de Allâh ta’âlâ était sur l’eau avant qu’Il ne crée autre chose, puis Il a créé [d’autres créatures], et la première de Ses créatures [après l’eau et le trône] fût le Qalam » [Rapporté par le Mouhaddith Aboû Bakr Al-Âjourri dans son livre Kitâbou ch-Charî’ah d’après Moujâhid]. Ibnou ‘Abbâs a dit également : « Le trône de Allâh ‘Azza wa jall était sur l’eau, et Il n’a rien créé de ce qu’Il a créé avant de créer l’eau » [Rapporté par l’Imâm Al-Qastallâni dans Irchâd As-Sârî, d’après Ibn Jarîr et d’autres]
  • L’Imâm Moujâhid [Rapporté par At-Tabari]
  • L’Imâm Qatâdah [voir ci-dessus]
  • L’Imâm Ibnou Hibbân a dit après avoir mentionné le hadîth rapporté par Aboû Hourayrah, précédemment cité :  « Ce qu’il a visé c’est que toute chose est créé à partir de l’eau et la preuve de l’authenticité de cela est la parole de Al-Moustafâ (le prophète), étant donné qu’il a dit [ce qui a pour sens : ] « Toute chose a été créée à partir de l’eau » alors qu’il n’y avait pas encore de créature » [Dans son Sahîh]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « Il (Allâh) a créé l’eau en premier, ou bien l’eau et ce qu’Il a voulu comme créature, sans origine et sans modèle précédant, puis Il en a fait l’origine des choses créées qui ont suivis » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât].
  • Le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir a dit : «La parole du prophète “كَانَ اللهُ وَلَمْ يَكُنْ شَىْءٌ غَيْرُهُ” (kâna l-Lâhou wa lam yakoun chay-oun ghayrouh) indique qu’il n’y avait rien [de toute éternité] autre que Lui, ni eau, ni trône, ni autre qu’eux deux de parmi tout ce qui est autre que Allâh ta’âlâ. Et sa parole “وَكَانَ عَرْشُهُ عَلَى الْمَاءِ” (wa kâna ‘archouhou ‘ala l-mâ) signifie qu’ensuite Allâh a créé l’eau, puis qu’Il a créé le trône sur l’eau, puis Il a fait écrire toute chose sur la table préservée» [Dans son livre Tabyînou kadhabi l-Mouftarî].
  • L’Imâm Al-Qourtoubi Al-Mâliki a dit : « L’origine de toute les choses créées est l’eau » puis il cite comme preuve le hadîth d’Ibnou Hibbân et Ibnou Mâjah précédemment cité [Dans son tafsîr].
  • Le Chaykh Houçayn Charafou d-Dîn At-Tîbi a dit : « Allâh a indiqué par sa parole {وكانَ عَرْشُهُ علـى الـمَاءِ} (wa kâna ‘Archouhou ‘ala l-Mâ-) [qui signifie : « Et Son trône fût [créé] sur l’eau »] que l’eau et le trône étaient tout deux le début de la création de ce monde ». [Rapporté par Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni dans Fat-hou l-Bârî]
  • L’Imâm Aboû Hayyân Al-Andalouçi a dit : « Certes l’origine de toutes les créatures est l’eau » [Dans son tafsîr].
  • L’Imâm Al-Qastallâni a dit : « La parole du prophète “وَكَانَ عَرْشُهُ عَلَى الْمَاءِ” (wa kâna ‘archouhou ‘ala l-mâ) indique qu’ils sont tout deux (l’eau et le trône) les premières créatures car ils ont été créés avant tout autre chose. Et dans le hadîth d’Aboû Razîn Al-‘Ouqayli, qui est marfoû’ (dont la chaîne de transmission remonte jusqu’au prophète) d’après l’Imâm Ahmad et qui a été jugé sahîh (authentique) par At-Tirmidhiyy : l’eau a été créé avant le trône. […] Et d’après l’Imâm Ahmad, et Ibnou Hibbân dans son sahîh ainsi que Al-Hâkim dans son sahîh, d’après Abou Hourayrah qui a dit : « J’ai dit : Ô Messager de Allâh chaque fois que je te vois je me sens bien et je me réjouis. Informe moi sur toute chose. Il a dit : « كُلُّ شَىْءٍ خُلِقَ مَنَ الْمَاءِ » (ce qui a pour sens) : « Toute chose a été créée à partir de l’eau » et cela indique que l’eau est l’origine (asl) de l’ensemble des créatures et que l’ensemble des créatures ont été créé à partir de l’eau» [Dans son livre Irchâdou s-Sârî].
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « L’eau est la première des créatures dans l’absolu.» [Dans son livre Riçâlatoun fî Boutlâni Da’wâ Awwaliyyati n-Noûri l-Mouhammadiyy].
  • Dans le livre « ‘Aqîdatou l-Mouslimîn» qui est un petit ouvrage de 50 questions-réponses sur la croyance, approuvé par la faculté des Fondements de la Religion (Ousoûlou d-Dîn) de l’Université de Al-Azhar Ach-Charîf, il est dit : « Quelle est la première des créatures ?Réponse : La première des créatures, c’est l’eau.» [‘Aqîdah al-Mouslimîn]

– Quant au hadîth connu sous le nom de “hadîth de Jâbir” dans lequel il est dit que la première créature serait la lumière du prophète (صلى الله عليه وسلم), il n’a pas de chaîne de transmission sur laquelle on puisse se baser, tout comme l’a mentionné le Hâfidh As-Souyoûti [Dans son livre Al-Hâwi li l-Fatâwi].

– D’autres savants spécialistes de la science du hadîth ont confirmé les propos de l’Imâm As-Souyoûti, et d’autres encore ont dit que les expressions même du hadîth, démontrent qu’il n’est pas à retenir. A ce sujet :

  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri a composé un livre qu’il a nommé “Mourchidou l-Hâ-ir li Bayâni Wad’i hadîth Jâbir”. Ainsi, tout comme l’indique le titre de son livre, le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri considérait ce hadîth mensonger (mawdoû’). Il a d’ailleurs explicité cela dedans en disant : « En résumé Il s’agit d’un hadîth mounkar, mawdoû’ (mensonger) qui n’a aucune origine dans les livres de la sounnah.».
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri a également dit au sujet du hadîth de Jâbir : « Le fait d’attribuer la chaîne de transmission de ce hadîth à ‘Abdou r-Razzâq est une erreur, car il ne se trouve ni dans son mousannaf, ni dans son jâmi’, ni dans son tafsîr » [Dans son livre Mourchidou l-Hâ-ir li Bayâni Wad’i hadîth Jâbir]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari après avoir mentionné les propos ci-dessus du Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri, les a confirmé en disant : « Il en est comme il l’a dit» [Dans son livre Riçâlatoun fî Boutlâni Da’wâ Awwaliyyati n-Noûri l-Mouhammadiyy].
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit également : « Le fait d’attribuer ce hadîth à Al-Bayhaqi n’est pas correct, et certains l’attribuent au mousannaf de ‘Abdou r-Razzâq, mais il ne se trouve pas dans son mousannaf, et ce qui se trouve dans son tafsîr est le contraire de cela. En effet, il a cité dedans que la première des choses entrées en existence est l’eau.» [Dans son livre Riçâlatoun fî Boutlâni Da’wâ Awwaliyyati n-Noûri l-Mouhammadiyy].
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit également : « Il s’agit d’un hadîth mawdoû’ (mensonger).» [Dans son livre Riçâlatoun fî Boutlâni Da’wâ Awwaliyyati n-Noûri l-Mouhammadiyy].
  • Le Hâfidh Ahmad Ibnou Siddîq Al-Ghoumari a dit : « Il s’agit d’un hadîth mawdoû’ (mensonger) […] il est composé d’expression faible et de sens rejetés.» [Dans l’introduction de son livre Al-Moughîr ‘Ala l-Ahâdithi l-Mawdoû’ah fi l-Jâmi’i s-Saghîr].
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a détaillé cela en disant : « Et s’il n’y avait dans ce hadîth que les termes “Allâh l’a créé de sa lumière avant toute chose” cela aurait suffit pour démontrer sa faiblesse d’expression, car il y a là une incohérence de parmi les plus extrême, en effet si on suppose que le pronom personnel “sa” dans “sa lumière” (min noûrihi) viendrait dans le sens d’une lumière créée par Allâh, alors cela viendrait contredire leur prétention, car selon cette supposition ce serait cette lumière là qui serait la première, et non la lumière de Mouhammad, au contraire la lumière de Mouhammad serait la seconde. Et si on suppose que l’attribution de cette lumière reviendrait à Allâh lui-même (c’est-à-dire prétendre que cette lumière serait une partie de Allâh) alors ça serait encore plus abominable et moche, car cela reviendrait à dire que Allâh serait composé, et le fait de dire que Allâh est composé fait partie des mécréance les plus laide, car il y a en cela l’attribution de l’entrée en existence à Allâh ta’âlâ » [Dans son livre Riçâlatoun fî Boutlâni Da’wâ Awwaliyyati n-Noûri l-Mouhammadiyy].

– Quant au hadîth qui semble indiquer la primauté du Qalam, il s’agit d’une primauté relative. C’est-à-dire que le Qalam est la première créature après l’eau et le trône.

  • Le compagnon Ibnou ‘Abbâs a dit : « Le trône de Allâh ta’âlâ était sur l’eau avant qu’Il ne crée autre chose, puis Il a créé [d’autres créatures], et la première de Ses créatures [après l’eau et le trône] fût le Qalam » [Rapporté par le Mouhaddith Aboû Bakr Al-Âjourri dans son livre Kitâbou ch-Charî’ah d’après Moujâhid]
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar a dit à ce sujet : « La primauté du Qalam est par rapport à ce qui est autre que l’eau et le trône » [Dans son livre Fat-hou l-Bâri].
  • L’Imâm Al-Qastallâni a dit après avoir mentionné un hadîth : « Ce hadîth indique que le création du trône a précédé celle du qalam, qui écrit ce qui est prédestiné, et ceci est l’avis de la majorité » [Dans son livre Irchâd As-Sârî].
  • Le Chaykh Al-‘Ajloûni a dit : « Le plus authentique est que le trône fût créé avant le Qalam » [Dans son livre Kachfou l-Khafâ]

– Quant au hadîth “أول ما خلق الله العقل”; il n’est pas parvenu avec une chaîne de transmission confirmé comme le mentionne :

  • Le Hâfidh As-Saghâni [dans son livre Al-Mawdoû’ât]
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar [dans son livre Fat-hou l-Bâri] ;
  • Le Mouhaddith Al-Harari [dans son livre Riçâlatoun fî Boutlâni Da’wâ Awwaliyyati n-Noûri l-Mouhammadiyy].
  • Le Hâfidh Al-‘Irâqi qui le déclare mounkar tout comme le rapporte de lui le Hâfidh Az-Zabîdi [dans son livre It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn]. Et le Hâfidh Al-‘Irâqi a dit également au sujet de ce hadîth : « At-Tabarâni le rapporte dans Al-Awsat d’après le hadîth de Aboû Oumâmah et Aboû Nou’aym du hadîth de ‘Â-ichah, par deux chaînes de transmissions toutes deux faibles (da’îf) »  [dans son takhrîj de Ihyâ-ou ‘ouloûmi d-Dîn]

– Consultez d’autres articles concernant le thème : « L’eau est la première des créatures » : ici

Ibn Bâz valide l’appellation « wahhabite » pour définir sa mouvance sectaire

Sujet : L’appellation « wahhabite » est confirmée au sein de la secte.

majmu' fatawa ibn baz   ibn baz wahhabite  Ibno baz wahhabi  ibnou baz wahhabite

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans le livre intitulé « Majmoû’ Fatâwâ » (tome 9 pages 230 à 233 de cette édition) lorsqu’il fût questionné au sujet du wahhabisme (secte), ‘Abdou l-‘Azîz Ibn Bâz (wahhabite) a tenté de défendre son groupuscule en disant :

« الوهابية منسوبة إلى الشيخ الإمام محمد بن عبدالوهاب المتوفى سنة 1206 هـ»

فقال بعد ذلك كاذبا : «كما أن الوهابية يسيرون على منهج السلف الصالح »

ثم قال : « ومما ذكرنا يعلم السائل وغيره أن الوهابيين وهم أتباع الشيخ محمد بن عبدالوهاب»

« Les wahhabites sont affiliés au Chaykh Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb mort en 1206 de l’Hégire»

Plus loin il dit mensongèrement : « Les wahhabites empruntent la voie des pieux prédécesseurs »

Puis il dit : « Ainsi par rapport à ce que nous venons de dire, le questionneur et autres que lui, sauront que les wahhabites sont les suiveurs de Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb ».

Informations utiles :

– ‘Abdou l-‘Azîz Ibn ‘Abdi l-Lâh Ibn Bâz était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1330 H. (c’est-à-dire en 1910) à Ryad et il est décédé en 1420 H. (c’est-à-dire en 1999), il y a environ vingt ans. Il s’est efforcé à propager le dogme wahhabite au point qu’il fût nommé Moufti et président du comité permanent de l’Iftâ qui est une instance wahhabite. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– Ces citations de Ibnou Bâz sont une réplique à ceux qui prétendent que l’appelation « wahhabite » ne serait utilisée que par les médias occidentaux et les ennemis de l’Islâm. En effet, les wahhabites eux-même utilisent cette appelation pour définir leur mouvance sectaire.

– En d’autres occasions Ibn Baz a confirmé l’appellation « wahhabite ». En effet :

  • Dans son livre «Fatâwâ Noûr ‘Ala d-Darb », Ibn Bâz a dit concernant l’appellation « wahhabite » : « Cette appellation est célèbre pour les gens du tawhîd et du Najd, Ils se revendiquent du Chaykh, l’Imâm Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb […] ses suiveurs et ceux qui appellent à sa da’wâ et qui ont grandi sur cette da’wâ dans le najd sont appelé par le terme « wahhabite » […] et il s’agit d’un surnom honorable (charîf), et éminent (‘adhîm) »
  • Ibn Bâz a dit également : « Selon l’auteur, le Wahhabisme n’est pas la seule doctrine qui dénigre ce genre d’innovation religieuse, mais le dogme Wahhabite : C’est le fait de s’attacher au Livre de Allâh ta’âlâ et la sounnah de Son Prophète […] Le dogme wahhabite, c’est le fait de croire en ces Attributs» [Majmoû’ Fatâwa tome 1]
  • Egalement à la question qui lui a été posée : «A votre avis qu’est-ce que le wahhabisme, est-ce une cinquième école juridique ou suit-il les quatre écoles juridiques ?» Ibn Bâz défend sa secte en disant : « Ceci est un terme que beaucoup de gens utilisent pour qualifier l’appel du savant et imâm Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb ibn Soulaymân At-Tamîmi Al-Hanbali. On l’appelle, ainsi que ses disciples, les wahhabites […] Le wahhabisme n’est nullement une cinquième école juridique» [Majmoû’ Fatâwa tome 1]

– Ibn Baz n’est pas le seul adepte de la secte à employer le terme « wahhabite » pour définir cette mouvance. En effet :

  • Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) a dit mensongèrement : « Les wahhabites étaient parmi ceux qui étaient les plus attachés au Livre et à la sounnah du Messager de Allâh, et parmi ceux qui honorent le plus le Messager de Allâh, ainsi que sa sounnah » [Dans son livre : Fatâwa l-‘Aqîdah]
  • Mouhammad Khalîl Harrâs (wahhabite) a composé un livre qu’il a appelé : « Le mouvement wahhabite (Al-Harakatou l-Wahhâbiyyah) » dans lequel il a dit : « Les relations entre la da’wâ wahhabite et le gouvernement Saoudien n’ont pas cessé jusqu’à notre époque ».
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Latîf Ibni ‘Abdi r-Rahmân (un descendant de Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb) a dit : « Certaines personnes entendent à notre sujet le nom wahhabite sans savoir la réalité à notre sujet.» [Rapporté dans le livre Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah qui est un des livres de référence de la mouvance wahhabite]
  • Soulaymân Ibnou Sahmân An-Najdi (wahhabite) a dit : « Oui, nous sommes wahhabites » [Rapporté dans le livre Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah qui est un des livres de référence de la mouvance wahhabite]
  • Soulaymân Ibnou Sahmân An-Najdi (wahhabite) a également écrit un épître qu’il a appelé : « Al-hidayatou s-Saniyyah wa touhtafou l-Wahhâbiyyah An-Najdiyyah » c’est à dire : « La guidance remarquable et la merveille wahhabite du najd »
  • Egalement l’un de leur chouyoûkh a dit dans le livre Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah (livre de référence wahhabite) : « Vous avez dit que c’est la religion des wahhabites, que notre religion est belle, et la louange est à Allâh ».
  • Egalement dans le livre Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah (livre de référence wahhabite) il y a une lettre qui s’intitule: « Ar-Raddou ‘alâ man ankara ‘alâ ahli d-Da’wah al-wahhabiyyah Inkârouhoum ach-Chirk » c’est à dire :« La réponse à celui qui renie aux gens de da’wâh les wahhabites, leur rejet du chirk».
  • Le Juge et Moufti Wahhabite Qatarite Ahmad Âl Boûtâmi (qui était l’un des enseignants du Moufti wahhabite d’Arabie Saoudite : ‘Abdou l-‘Azîz Âl Ach-Chaykh) a dit : « Lorsqu’il rencontra les wahhabites à La Mecque»;  il dit également : « Ces musulmans wahhabites ont pu fonder un état Islamique sur les fondements de la voie wahhabite »; il dit aussi : « Mais la da’wâ wahhabite…» ; il dit également : « Ils prennent pour religion l’Islâm selon le madh-hab wahhabite » [Dans son livre intitulé «Ach-Chaykh Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb ‘Aqîdatouhou s-Salafiyyah wa da’watouhou l-Islâhiyyah» qui a été préfacé par le wahhabite Ibn Bâz]
  • L’ex-Emir du Qatar Hamad ben Khalifa Al Thani a dit : « Je suis wahhabite et le Qatar est un pays wahhabite» [Dans une interview de 2005] (voir la vidéo : ici)

– Ainsi, nous voyons que l’appellation «wahhabite» est acceptée et revendiquée par les leaders religieux et politiques de la secte.

– Malgré tout cela, certains wahhabites de notre époque sont embarrassé par cette appellation qui dévoile leur mouvance, et tentent de la renier. C’est ainsi que :

  • Le célèbre prédicateur wahhabite Mouqbil Ibn Hâdî a dit : « Si tu entends un homme dire: « Untel est Wahhabite » alors sache qu’il est l’un de ces deux hommes : Soit il est un déchet vicieux, ou un ignorant.» [Dans son livre qu’il a intitulé Qatlou ch-Chaykh Jamîl ar-Rahmân Al-Afghâni].
  • Le célèbre prédicateur wahhabite ‘Oubayd Al-Jâbiri a dit : « Et personne n’utilise ce terme (le terme wahhabite) si ce n’est les gens des superstitions, les gens des innovations, les gens du chirk». [Dans un enregistrement audio].
  • Le célèbre prédicateur wahhabite Soulaymân Ar-Rouhayli a dit : « Il n’y a aucune personne, ni aucun groupe qui se fait appeler « wahhabite », car il n’y a de nom pour un groupe uniquement si celui-ci a innové quelque chose de nouveau ». [Dans un enregistrement audio].
  • Le célèbre prédicateur wahhabite Sâlih Al-Fawzân a dit : « Nous ne connaissons pas le wahhabisme […] seuls les groupes qui s’opposent à la voie du prophète s’affilient et se nomment par le nom de leurs fondateurs » [Dans un enregistrement audio].

– Ainsi selon ces parole de Mouqbil et de Al-Jâbiri qui sont diffusées massivement par les victimes francophones du wahhabisme sur les réseaux sociaux : Ibn Bâz, Ibnou ‘Outhaymîn, Mouhammad Khalîl Harrâs, Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Latîf Ibni ‘Abdi r-Rahmân et les autres sont des ignorants, des déchets vicieux, des innovateurs, des gens du chirk. Et selon Fawzân, ils sont opposés à la voie du prophète du fait qu’ils s’affilient au fondateur de leur groupe. Une fois de plus nous sommes face aux contradictions flagrantes de la secte.

Remarque : Mouqbil a intitulé son ouvrage « Qatlou ch-Chaykh Jamîl ar-Rahmân Al-Afghâni » (qui signifie en français : le meutre du Chaykh Jamîl ar-Rahmân Al-Afghâni) alors que le nom «Ar-Rahmân», tout comme le nom « Allâh» fait parti des noms qui sont spécifique à Allâh. C’est-à-dire qu’il n’est pas permis d’appeler autre que Allâh par le nom «Ar-Rahmân» ou «Allâh». Mais il est permis d’appeler quelqu’un ‘Abdou r-Rahmân ou ‘Abdou l-Lâh. Il en est de même pour les noms «Al-Qouddoûs», «Al-Khâliq», «Ar-Râziq», «Mâlikou l-Moulk»,  «Dhou l-Jalâli wa l-Ikrâm», «Al-Mouhyî», «Al-Moumît», il n’est permis d’appeler que Allâh par ces noms là.

Réponse à une ambiguïté : Certaines victimes de la secte, gênés par l’appellation «wahhabite» disent : Vous appelez «wahhabites» les suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb alors que ‘Abdou l-Wahhâb est le père, vous devriez plutôt les appeler « Mouhammadites» étant donné que lui-même s’appelle Mouhammad.
Nous répondons :

  • Premièrement : Que l’on vous donne une appellation ou une autre, cela ne change rien au fait que vous avez dévié de la voie de droiture.
  • Deuxièmement : Pourquoi vous ne blâmez par pour cela les leaders de la mouvance comme Ibn Bâz et Ibnou ‘Outhaymîn qui utilisent-ils eux-même l’appellation «wahhabites» et non « Mouhammadites»?! Pourquoi vous ne vous opposez pas à eux ?!
  • Troisièmement : L’ensemble des musulmans est en accord depuis l’époque des pieux prédécesseurs sur le fait que celui qui suit la voie du grand Imâm Ahmad Ibnou Hanbal (رحمه الله) est surnommé «Hanbalite», et non «Ahmadite» , alors que Hanbal est le nom de son grand-père. En effet, son père s’appelle Mouhammad Ibn Hanbal, et son grand-père s’appelle Hanbal Ibn Hilâl. Pourtant personne n’a jamais contesté le fait d’appeler «Hanbalite» quelqu’un qui suit l’école (madh-hab) de l’Imâm Ahmad. D’ailleurs, les wahhabites eux même prétendent mensongèrement être des Hanbalites, alors qu’ils sont bien loin de cela.

– Le wahhabisme est un groupe sectaire opposé à l’Islâm et aux musulmans. Ainsi de nombreux savants ont confirmé que Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb et ses suiveurs considéraient mécréant la communauté toute entière.

  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb (le grand frère de Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb, le fondateur de la secte) a dit : « Aujourd’hui les gens sont éprouvé par celui qui prétend se référer au Livre et à la Sounnah (la tradition prophétique), et qui prétend donner des jugements à partir de ces sources, tout en rejetant la parole de ceux qui divergent avec lui et lorsqu’on l’invite à en discuter avec les gens de science, il refuse. Mais il impose aux gens ses propres avis et sa propre compréhension, et il déclare mécréant (kâfir) celui qui le contredit, alors qu’il ne possède même pas une seule des qualités des gens de l’ijtihâd, par Allâh il ne possède même pas le dixième d’une seule, et malgré cela, ses paroles ont emporté beaucoup d’ignorants, {Innâ lil-Lâhi wa innâ ilayhi râji’oûn}, La communauté toute entière l’interpelle d’une seule voie, mais il n’y prête aucunement attention, au contraire tous sont pour lui des mécréants ou des ignorants. Ô Allâh guide cet égaré et met le sur le chemin de droiture » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah” (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites, a dit : « Vous avez contredit l’unanimité (ijmâ’) et vous avez déclaré mécréant la communauté de Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) dans sa totalité » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah” (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites, a dit : « Vous déclarez mécréant le commun des musulmans et vous considérez licite leur sang et leurs biens, et vous considérez leurs pays comme des terres de guerre  » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah” (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites, a dit : « Vous déclarez mécréant celui qui témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh uniquement et que Mouhammad est Son esclave et Son messager et qui accomplit la prière, qui s’acquitte de la zakât, qui jeûne durant Ramadân, qui accomplit le pèlerinage à la Maison sacrée, et qui croit en Allâh, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers, et qui s’attache à l’ensemble des emblèmes de l’Islâm, celui-ci vous le considérez mécréant et vous considérez son pays comme une terre de guerre » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah” (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân a dit : « Lorsque [Mouhammad] Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et ceux qui l’ont aidé, ont entrepris leur da’wah odieuse, à cause de laquelle ils ont déclaré mécréant les musulmans, ils se sont emparé des tribus de l’Est… » [Fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân a dit aussi : « Ils (les wahhabites) se sont mis à croire que celui qui ne croit pas en ce que dit Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb, alors il est un mécréant (kâfir), un associateur (mouchrik) dont le sang et les biens sont licite » [Fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân a dit également : « Il (Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb) leur écrivit (à ses adeptes) des épîtres jusqu’à ce qu’ils se mettent à croirent que la plupart des gens du tawhîd sont des mécréants » [Fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân a dit aussi : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) en arriva à déclarer mécréant les croyants » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân a dit  : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) a déclaré mécréant l’ensemble des musulmans et a prétendu que les gens étaient mécréants depuis 600 ans, et il a appliqué les versets qui concernent les associateurs de Qouraych sur les pieux de la communauté » [Dans son livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Soulaymân Al-Kourdi (qui était l’un des enseignant de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) qui s’adressa à lui en disant : « Rien ne t’autorise à déclarer mécréant la grande majorité des musulmans » [Rapporté par Ibn Zayni Dahlân dans son livre fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Al-‘Allâmah Mouhammad Ibn Ahmad Al-Hafadhi a dit : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) croyait que l’Islâm lui était réservé, et à ceux qui le suivaient, et que toute les créatures étaient des associateurs (mouchrikoûn) » [Rapporté par Ibn Zayni Dahlân dans son livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm]
  • Le Chaykh Aboû Hafs ‘Oumar Al-Mahjoûb At-Toûniçi Al-Mâliki a dit dans une lettre à destination de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb : « Par Allâh, tu t’es certes égaré et tu as égaré des gens […] et tu cries à la déclaration de mécréance des gens du Salaf et du Khalaf » [Rapporté par l’historien Ibn Abî Diyâf dans son livre It-hâfou Ahli z-Zamân fî Akhbâri Mouloûki Toûnis wa ‘ahdi l-Amân]
  • L’Imâm Ibnou ‘Âbidîn qui a dit : « Ils (les wahhabites) croyaient qu’eux seuls étaient musulmans, et que tous ceux qui s’opposaient à leur croyance étaient des associateurs (mouchrikoûn). Sur cette base, ils ont légitimé le meurtre des gens de Ahlou s-Sounnah ainsi que de leurs savants» [Dans son livre « Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr »]
  • Le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd qui a dit : « Car ce qu’il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhab) faisait quand quelqu’un le contredisait et le réfutait et qu’il était dans l’incapacité de le tuer au grand jour, il envoyait quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréant tout ceux qui était en désaccord avec lui et il rendait licite son assassinat.» [Dans son livre « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah »]
  • Le Chaykh Anwar Châh Al-Kachmîri qui a dit : « Quant à Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb du Najd, il était certes un homme stupide qui avait peu de science et qui se précipitait à déclarer mécréant les gens» [Dans son livre « Faydou l-Bârî »]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari qui a dit : « Les wahhabites se rendent licite le sang des musulmans d’Est en Ouest, du fait qu’ils considèrent que tout autre qu’eux sont des mécréants » [Dans son livre Boughyatou t-Tâlib]

– Tout cela est également confirmé par la parole des wahhabites eux-même. En effet :

  • Le wahhabite Soulaymân Ibnou Sahmân a dit : « Certes les gens du Najd étaient des mécréants avant la da’wah du Chaykh [il vise Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb]» [Dans son livre « Minhajou Ahli l-Haqq »]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit : «Si ce n’est que les gens jusqu’à aujourd’hui ne connaissaient pas la religion du messager» [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit dans une lettre à destination des savants de Ad-Dir’iyyah : «Vous, ainsi que vos enseignants et les enseignants de vos enseignants ne connaissaient pas le sens de lâ ilâha illa l-Lâh, et vous ne faites pas la distinction entre la religion de Mouhammad et la religion que ‘Amr Ibn Lou-ayy a apporté aux arabes» [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit : « Je vous informe à mon sujet, et je jure par Allâh Celui dont il n’y a aucune divinité hormis Lui, que j’ai certes recherché la science et ceux qui me connaissaient croyaient que j’avais de la connaissance, alors que durant cette époque, je ne connaissais pas la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » et je ne connaissais pas la religion de l’Islâm avant ce bien que Allâh m’a accordé. Et il en est de même pour mes enseignants religieux (Mâchaykh), aucun d’entre eux ne connaissaient cela. Et si quelqu’un parmi les savants d’Al-‘Ârid (région dans l’est de l’arabie) prétend qu’il connaissait la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » ou qu’il connaissait la signification de l’Islâm avant cette époque, ou qu’il prétend au sujet de ses enseignants religieux (Mâchaykh) que l’un d’entre eux connaissait cela, alors il aura menti, inventé (une fausseté), induit les gens en erreur et aura fait sa propre éloge avec une chose qui n’est pas en lui. » [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah] Ceci est une déclaration de mécréance explicite envers les savants de Al-‘Ârid, ainsi que de leurs enseignants.

– Il est rapporté que Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb a tenté de faire assassiner son frère, le Chaykh Soulaymân Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb. A ce sujet le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd a dit : «On dit qu’il y avait un fou dans un village, qui avait pour habitude de frapper quiconque lui faisait face, même si il était armé. Alors Mouhammad [Ibn ‘Abdi l-Wahhâb] à ordonné qu’on donne à ce fou une épée et qu’on le fasse entré dans la Mosquée où se trouvait seul son frère le Chaykh Soulaymân, alors on le fît entrer, et quand le Chaykh Soulaymân l’a vu il a eu peur de lui. Mais le fou jeta son épée et s’est mit à dire : « Ô Soulaymân n’ait crainte, tu fais partie des gens protégé », et il s’est mit à répéter ça plusieurs fois.  Il n’y a aucun doute que ceci une Karâmah (prodige)» [Dans son livre « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah »]

– Depuis la fondation de leur mouvance sectaire, il y a moins de 300 ans, les wahhabites se sont tristement illustrés pour des massacres et des tueries de masse, principalement à l’encontre des musulmans, comme en témoignent les ouvrages des savants de l’islâm. Parmi eux nous pouvons citer :

  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki qui a dit : « Il a été dit que ce verset (il parle du verset 6 de Soûrat Fâtir) a été révélé sur les Khawârij ceux qui falsifient l’interprétation (ta-wîl) du Livre et de la Sounnah et qui se rendent par cela permis le sang des musulmans et leurs biens, comme nous constatons à présent dans leurs manières d’agir ceux d’un groupe du Hijâz qui sont appelés les Wahhabites qui pensent être sur la vérité alors que ceux sont eux les menteurs, le Chaytân a eu emprise sur eux et leur a fait oublier le rappel de Allâh, certes ils sont le parti de Chaytân et certes le parti de Chaytân est le perdant et nous demandons à Allâh qu’Il les extermine jusqu’au dernier. » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • L’Imâm Ibn ‘Âbidîn qui a dit : « Il est suffisant qu’ils soient convaincus de la mécréance de ceux qu’ils combattent, comme cela s’est produit à notre époque avec les disciples de [Mouhammad Ibnou] ‘Abdi l-Wahhâb, qui ont émergé du Najd et pris le contrôle des deux sanctuaires (La Mecque et Médine). Ils prétendaient suivre l’école Hanbalite, mais ils croyaient qu’eux seuls étaient musulmans, et que tous ceux qui s’opposaient à leur croyance étaient des associateurs (mouchrikoûn). Sur cette base, ils ont légitimé le meurtre des gens de Ahlou s-Sounnah ainsi que de leurs savants » [Dans son livre « Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr »]
  • Le Moufti de La Mecque, Ahmad Ibn Zayni Dahlân qui a dit : « Lorsque les wahhabites apprirent la nouvelle, ils attaquèrent brusquement la muraille et ils ne rencontrèrent pas de résistance capable de les combattre et de les repousser. Un groupe d’habitants de Tâ-if avant cela avait prit la fuite mais la cavalerie les avait rejoint et les wahhabites les tuèrent ; seul un petit nombre fut épargné. Lorsqu’ils entrèrent dans AT-Tâ-if, ils se livrèrent à une tuerie générale des gens, les adultes et les jeunes, ceux qui sont commandés comme ceux qui commandent, les notables et les gens du commun. Ils égorgèrent même le nourrisson sur la poitrine de la mère ; ils montaient dans les maisons, faisaient sortir ceux qui s’y réfugiaient et les tuaient. Ils trouvèrent un groupe qui étudiait le Qour-ân et les tuèrent du premier au dernier. Ils massacrèrent tous ceux qui s’étaient réfugiés dans les maisons. Ensuite ils allèrent vers les boutiques et les mosquées et ils tuèrent les gens qui s’y trouvaient. Ils tuèrent l’homme dans la mosquée alors qu’il était dans l’inclination ou dans la prosternation jusqu’à l’extermination de tout ce monde ; alors malheur à eux de la part du Tout Puissant qui détient les cieux par Sa puissance. Il ne resta des gens de Tâ-if (c’est-à-dire des combattants de cette ville) qu’un groupe d’un peu plus de 20 personnes» [‘Oumarâ-ou l-Baladi l-Harâm]

– Et cela se perpétue jusqu’à notre époque avec Daech qui est un mouvement wahhabite, tout comme le reconnaissent eux même les leaders de la mouvance. Ainsi, dans une interview accordée à la chaîne MBC et diffusée le 22 janvier 2016, Al-Kalbâni (wahhabite) a dit : « Daech suit le Salafisme [c’est-à-dire la doctrine wahhabite] […], l’idéologie que suit Daech est l’idéologie Salafi [wahhabite], ce n’est pas celle des Ikhwâniyyah, ni celle des Qoutbiyyah, ni celle des Soûfiyyah, ni celle des ach’ariyyah, mais ils tirent leurs idées de ce qui est écrit dans nos propres livres, de nos principes mêmes » [voir l’article : ici]

 Avertissement : Les wahhabites utilisent l’appellation trompeuse de “Salafisme” pour définir leur mouvance. Ainsi, par cette appellation mensongère, les wahhabites tentent de faire croire qu’ils seraient sur la voie des gens du Salaf. Or, les wahhabites ont une croyance opposée à celle des gens du Salaf sur de nombreux sujets tels que les fondements de la croyance, le jugement de l’innovation, la récitation du Qour-ân en faveur des morts musulmans, la pratique du tawassoul et du tabarrouk et de nombreux autres sujets [Retrouvez plus d’informations dans la rubrique “les sectes” : ici]. Ainsi, il n’est pas permis d’appeler ces gens “Salafi” car ils ne sont pas sur la voie du “Salaf”. Depuis leur apparition, les musulmans leurs ont attribué l’appellation de “Wahhabite” en référence au fondateur de leur groupe : Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb.

– Retrouvez sur notre site d’autres mises en garde des savants de Ahlou s-Sounnah contre la secte wahhabite :

– Consultez également la rubrique concernant les groupes ayant contredit les gens de la sounnah : ici.

 

L’Imâm Al-Ghazâli confirme qu’il n’y a pas de mal à réciter le Qour-ân auprès des tombes des musulmans

Sujet : Il est permis de réciter le Qour-ân auprès des tombes.

ihya 'ulum ad-din ghazali   Ghazali - reciter le Coran sur les tombes

Dans son célèbre ouvrage « Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn » (tome 2 page 1871 de cette édition) l’Imâm Al-Ghazâli a dit :

« ولا بأس بقراءة القرآن على القبور »

« Il n’y a pas de mal dans le fait de réciter le Qour-ân auprès des tombes »

Informations utiles :

– Le Chaykh, l’Imâm Aboû Hâmid Mouhammad Ibnou Mouhammad Al-Ghazâli est né en 450 à Tus et il est décédé en 505 de l’Hégire à Tus (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 930 ans. C’est un savant très célèbre, il était surnommé « houjjatou l-Islâm » c’est-à-dire qu’il était capable de prouver la véracité, la beauté et la sagesse de l’Islâm. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 5ème siècle de l’Hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion). Il était du madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i. Son livre «Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn » est son ouvrage le plus connu.

  • Le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir a dit à son sujet : « Selon moi, le savant qui était à la tête du 5ème siècle [de l’hégire] (c’est-à-dire le Moujaddid – savant revivificateur) est l’Imâm Aboû Hâmid Mouhammad Ibnou Mouhammad Ibn Mouhammad Ibn Mouhammad Al-Ghazâli At-Toûçi, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), car il était un savant qui œuvrait (conformément à sa science), un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), un vertueux (Fâdil), un spécialiste des fondements (ousoûli), quelqu’un de complet, auteur d’ouvrages, doué de raison et dont la mention du fait qu’il ait de la science s’est propagé dans tout les horizons et il surpassa ses contemporains du Khouraçân, du Châm et d’Irak » [Tabyînou kadhabi l-Mouftarî]

– Ici, l’Imâm Al-Ghazâli confirme qu’il est permis de réciter le Qour-ân sur les tombes des musulmans. Dans son commentaire du livre «Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn », le Hâfidh Mourtadâ Az-Zabîdi confirme également les propos de l’Imâm Al-Ghazâli.

– Parmi les preuves que la récitation du Qour-ân par un tiers est utile au musulman décédé, il y a la parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) :

« إِقْرَءُوا يَس عَلَى مَوْتَاكُم »

ce Hadîth signifie : « Récitez [soûrat] Yâ-çîn pour vos morts » [Rapporté par Aboû Dâwoûd, An-Naçâ-i dans « Les actes du jour et de la nuit », Ibnou Mâjah, Ahmad, Al-Hâkim et Ibnou Hibbân.] (ceci fera l’objet d’un article إن شاء الله)

– Parmi les preuves il y a également la pratique des compagnons. En effet l’Imâm An-Nawawi a dit : « Il nous a été rapporté dans les Sounan de Al-Bayhaqi avec une chaîne de transmission haçan – fiable – que Ibnou ‘Oumar a jugé recommandé (moustahabb) de réciter sur les tombes après l’enterrement, le début et la fin de soûrat Al-Baqarah » [Dans son livre Al-Adhkâr].

– De nombreux savants des quatre écoles sunnites ont confirmé le caractère permis de la récitation du Qour-ân en faveur du mort musulman. Parmi eux :

  • L’Imâm Ach-Châfi’i qui a dit : « Il est fortement recommandé (moustahabb) de réciter auprès de lui (le défunt musulman qui est enterré) une partie du Qour-ân, et s’il récite entièrement le Qour-ân auprès de lui, c’est encore mieux » [Rapporté par An-Nawawi dans son livre Riyâdou s-Sâlihîn].
  • Egalement : « Ach-Châfi’i et les as-hâb – les savants de l’école – ont dit : « Il est recommandé qu’ils récitent auprès de lui quelque chose du Qour-ân. Ils ont dit : Et s’ils récitent tout le Qour-ân, c’est bien » [Parole de l’Imâm An-Nawawi dans son livre Al-Adhkâr].
  • Egalement, l’Imâm Az-Za’farâni (m.260 H.) qui a dit : « J’ai interrogé (l’Imâm) Ach-Châfi’i concernant la récitation du Qour-ân auprès de la tombe, il a répondu : Il n’y a pas de mal dedans.» [Rapporté par l’Imâm As-Souyoûti dans son livre Charhou s-Soudoûr et également rapporté par l’Imâm Az-Zabîdi dans charhou l-Ihyâ]
  • L’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal. En effet, le Chaykh Mouhammad Ibn Ahmad Al-Marwarroûdhi (l’un des élèves de l’Imâm Ahmad) a dit : « J’ai entendu Ahmad Ibnou Hanbal dire : « Si vous visitez les cimetières, récitez Âyatou l-Koursiyy et “qoul houwa l-Lâhou ahad” trois fois puis dites : « Ô Allâh accorde les récompenses de ce j’ai récité aux habitants des tombes » [Rapporté par le Chaykh Ibnou Mouflih dans son livre Maqsidou l-Irchâd ; par le Chaykh Aboû Mouhammad Ibn Qoudâmah Al-Maqdiçi dans son livre Al-Moughnî ; par l’Imâm Al-Qourtoubi dans At-Tadhkirah et par l’Imâm Al-Ghazâli dans al-Ihyâ]
  • L’Imâm Al-Ghazâli qui a dit : « Il n’y a pas de mal dans le fait de réciter le Qour-ân auprès des tombes » [Dans son livre Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn] (voir ci-dessus)
  • Le Chaykh Aboû Mouhammad Ibn Qoudâmah Al-Maqdiçi qui a dit : « Il n’y a pas de mal dans le fait de réciter le Qour-ân auprès de la tombe » [Dans son livre Al-Moughnî]
  • Le Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki. En effet Ibnou ‘Arafah a dit : «  [Le Qâdî] ‘Iyâd a approuvé l’argumentation de certains savants concernant le fait qu’il est fortement recommandé (moustahabb) de réciter le Qour-ân sur la tombe, et qui se sont basé sur le hadîth des deux palmes» [rapporté par Mouhammad ‘Illaych Al-Mâliki dans son livre Manhou l-Jalîl et voir Charh Sahîh Mouslim du Qâdî ‘Iyâd]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi qui a dit : « Chapitre concernant la récitation du Qour-ân sur la tombe, lors de l’enterrement et après, et que les récompenses de la récitation du Qour-ân, les invocations, les demandes de pardon ainsi que les aumônes qui lui sont dédiées parviennent au mort » [Dans son livre At-Tadhkirah]
  • L’Imâm An-Nawawi qui a dit : « Chapitre de l’invocation en faveur du défunt (musulman) après son enterrement, et du fait de s’asseoir auprès de sa tombe une durée pour faire des invocations en sa faveur, des demandes de pardon, et de la récitation du Qour-ân» [Dans son célèbre recueil de hadîth «Riyâdou s-Sâlihîn »].
  • L’Imâm An-Nawawi a dit également : « Nos compagnons, que Allâh leur fasse miséricorde, ont dit : il est fortement recommandé (moustahabb) pour celui qui visite (les tombes des défunts musulmans) de passer le salâm dans le cimetière, d’invoquer en faveur de celui qu’il va visiter et l’ensemble des gens du cimetière, et le mieux est qu’il passe le salâm et invoque par ce qui est confirmé dans le hadîth, et il est fortement recommandé (moustahabb) de réciter une partie du Qour-ân, et d’invoquer en leur faveur après [la récitation du Qour-ân], Ach-Châfi’i a mentionné cela et les as-hâb [un haut degré de savant dans l’école] ont été en accord sur cela » [Dans son livre Al-Majmoû’].
  • L’Imâm An-Nawawi a dit également : « Il est fortement recommandé (moustahabb) de s’asseoir auprès de lui (le défunt musulman qui vient d’être enterré) après le départ des gens, une durée équivalente au fait de sacrifier un chameau et de séparer sa viande, et ceux qui sont assis (auprès de la tombe) s’occupent par la récitation du Qour-ân, les invocations en faveur du défunt, l’exhortation, les récits des gens du bien et les états des vertueux» [Dans son livre Al-Adhkâr].
  • L’Imâm An-Nawawi a dit également : « Les savants ont jugé que la récitation du Qour-ân est fortement recommandée (moustahabb) sur la tombe » [Dans son commentaire du sahîh Mouslim]
  • Le Chaykh Fakhrou d-Dîn ‘Outhmân Az-Zayla’i Al-Hanafi (m.743 H.) qui a dit : « Chez les savants de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah, quelqu’un peut offrir les récompenses de ses actes à quelqu’un d’autre, que ce soit les récompenses d’une prière, d’un jeûne, d’un pèlerinage, d’une aumône, d’une récitation du Qour-ân, de ses évocations ou de tout autre acte de bien, que cela parvient au mort et que cela lui est utile » [Dans son livre Tabyînou l-Haqâ-iq charh kanz ad-Daqâ-iq]
  • Le Chaykh Youçoûf Ibn Ibrâhîm Al-Irdibîli Ach-Châfi’i (m.779 H.) a dit : « Il est fortement recommandé (moustahabb) de s’asseoir auprès de la tombe, après le départ des gens, un temps, et de réciter le Qour-ân et de faire des demandes de pardon en sa faveur, et s’il complète tout le Qour-ân c’est encore mieux» [Dans son livre Al-Anwâr li A’mâli l-Abrâr]
  • Le Chaykh Aboû Bakr Ibn ‘Ali Ibn Mouhammad Haddâd Az-Zabîdi Al-Hanafi (m.800 H.) qui a dit : « Il est très recommandé (moustahabb) lorsque le défunt est enterré, de s’asseoir un moment auprès de la tombe, après le départ des gens, une durée équivalente au fait de sacrifier un chameau et de séparer sa viande, et de réciter le Qour-ân et de faire des invocations en faveur du defunt » [Dans son livre Jawharatou n-Nîrah charh Moukhtasar Al-Qoudoûri]
  • L’Imâm, le Hâfidh Abou l-Qâçim ‘Abdou l-‘Azîz Al-‘Abdoûçi Al-Fâçi Al-Mâliki (m. 837 h.) qui a dit : « Quant à la récitation du Qour-ân auprès de la tombe, Ibnou Rouchd a écrit favorablement à ce sujet dans « al-Ajwibah », et Ibnou l-‘Arabi dans son livre « Ahkâm Al-Qour-ân », et Al-Qourtoubi dans « at-tadhkirah », ils ont dit que cette récitation est profitable au mort, que la récitation ait lieu sur la tombe ou à la maison» [Rapporté par Al-Wancharissi dans son livre Al-Mi’yâr et par Chaykhou l-Jamâ’ah Sayyidi Al-Mahdi Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki (m.1342 h.) dans son livre An-Nawâzil As-Soughrâ]
  • L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni Al-Hanafi qui a dit :  « Il n’y a pas de mal dans le fait de réciter le Qour-ân auprès des tombes » [Dans son livre Al-Banâyah Charh Al-Hidâyah]
  • L’Imâm As-Souyoûti qui a dit : « Quant à la récitation du Qour-ân auprès de la tombe, nos compagnons (de l’école), ainsi que d’autres ont confirmé son caractère agréé selon la Loi de l’Islâm (machroû’)» [Dans son livre Charhou s-Soudoûr et également rapporté de lui par l’Imâm Az-Zabîdi dans charhou l-Ihyâ]
  • Chaykhou l-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri qui a dit : « Louer les services de quelqu’un pour la récitation du Qour-ân auprès de la tombe, pour une durée déterminée, ou une partie déterminée, est permis en raison du profit de la descente de la miséricorde lorsqu’il récite le Qour-ân» [Dans son livre Asna l-Matâlib]
  • L’Imâm Ibn Noujaym Al-Hanafi qui a dit : « Il n’y a pas de mal dans le fait de réciter le Qour-ân auprès des tombes » [Dans son livre Bahrou r-Raqâ-iq]
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli qui a dit : « Il est recommandé (sounnah) de réciter auprès de la tombe ce qu’on peux du Qour-ân » [Dans son livre Nihâyatou l-Mouhtâj]
  • Le Chaykh Zaynou d-Dîn Al-Malîbâri Ach-Châfi’i qui a dit : « Il est recommandé (sounnah), comme cela est parvenu dans les textes, de réciter ce qu’on peux du Qour-ân sur la tombe » [Dans son livre Fathou l-Mou’în]
  • Dans le livre Al-Fatâwa l-Hindiyyah dans le fiqh Hanafite composé par un groupe d’environ 500 savants, dans lequel il est dit : « Il est très recommandé (moustahabb) lorsque le défunt est enterré, de s’asseoir un moment auprès de la tombe, le temps que l’on prendrait pour égorger un chameau et de partager sa viande, et de réciter le Qour-ân et de faire des invocations en faveur du defunt, et il en est ainsi dans [le livre] Jawharatou n-Nîrah. La récitation du Qour-ân auprès des tombes, selon [l’Imâm] Mouhammad  [Ibnou l-Haçan] rahimahou l-Lâhou ta’âla, n’est pas déconseillé, et nos Machaykh Rahimahoumou l-Lâh ont pris en compte sa parole »
  • Le Mouhaddith Ibnou ‘Allân qui a dit : « Chapitre de l’invocation en faveur du défunt (musulman) après son enterrement, car il s’agit du début de sa séparation du bas-monde et de son arrivé dans une demeure qu’il n’a jamais vu et qu’il ne connait pas, alors il convient de faire des invocations en sa faveur afin qu’il soit pardonné, qu’il lui soit fait miséricorde, qu’il soit raffermi et qu’il ne ressente pas de peur ; et du fait de s’asseoir auprès de sa tombe après son enterrement un temps d’une durée équivalente au fait de sacrifier un chameau et de séparer sa viande, pour faire des invocations en sa faveur, des demandes de pardon, et pour réciter le Qour-ân sur lui. En effet les miséricordes descendent lors de la récitation du Qour-ân, ainsi elles se répandront sur lui, et il bénéficiera de ses bénédictions ». Puis il a dit : « Ach-Châfi’i, que Allâh lui fasse miséricorde, a dit : il est fortement recommandé (moustahabb) de réciter auprès de lui (le défunt musulman qui est enterré) une partie du Qour-ân afin qu’il profite de la miséricorde (rahmah) qui descend par la récitation du Qour-ân, et s’il complète le Qour-ân, c’est-à-dire sa récitation entièrement, alors c’est un bien, en raison de la grandeur de ses bienfaits » [Dans son commentaire de Riyâdou s-Sâlihîn : Dalîlou l-Fâlihîn].
  • Egalement, le Chaykh Ibnou ‘Allân Ach-Châfi’i a commenté la parole de l’Imâm An-Nawawi : « Il est fortement recommandé (moustahabb) de s’asseoir auprès de lui (le défunt musulman qui vient d’être enterré)», en disant : « C’est-à-dire que cela est fortement recommandé pour celui qui est présent lors de l’enterrement, ou qui arrive après».
    Puis il commente la parole de l’Imâm Ach-Châfi’i et des grands savants de l’école : « Il est recommandé qu’ils récitent auprès de lui quelque chose du Qour-ân», en disant : « Afin qu’il soit atteint par les miséricordes qui se déversent sur l’assemblée de ceux qui récitent le Qour-ân, et par leurs invocations, et qu’il obtienne la bénédiction du Qour-ân, et du fait que le Chaytân s’éloigne en entendant cela». [Dans son commentaire des Adhkâr de An-Nawawi : Al-Foutoûhâtou r-Rabbâniyyah]
  • Le Chaykh Ach-Chourounboulâli Al-Hanafi (m. 1069 h.) a dit : « Il est recommandé de visiter les tombes pour les hommes et pour les femmes selon l’avis le plus sûr, et il est fortement recommandé (moustahabb) d’y réciter Soûrat Yâçîn». [Noûrou l-Îdâh]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki qui a dit : « Les savants successeurs ont jugé licite de réciter le Qour-ân, de faire des évocations et d’offrir les récompenses au mort, et que tout cela lui parvient si Allâh le veut. Voilà la voie des vertueux » [Dans sa hâchiyah du Charh Al-Kabîr]
  • Le Chaykh Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi qui a dit : « Il n’est pas détestable (makroûh) de s’asseoir afin de réciter le Qour-ân auprès de la tombe selon l’avis pris en considération (moukhtâr) » [Dans son livre Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni qui a intitulé l’un de ses ouvrages : « Le secours aux croyants et aux croyantes concernant le fait qu’il est permis de réciter le Qour-ân et de faire parvenir ses récompenses aux défunts » [Is’âfou l-Mou-minîn wa l-Mou-minât bijawâzi l-qirâ-ati wa wousoûl thawâbihah li l-Amwât]
  • L’instance religieuse Égyptienne « Dâr al-Iftâ Al-Misriyyah » dans une fatwâ en date du 30 juin 2009, dans laquelle il est dit : « La récitation du Qour-ân dans la mosquée ou auprès de la tombe avant ou pendant ou après l’enterrement est agréé selon la Loi de l’Islâm (machroû’) en raison de la généralité des textes indiquants le caractère permis de réciter le Qour-ân al-karîm, ainsi que de ce qui est parvenu dans les hadîth du prophète (salla l-Lâhou ‘alayhi wa Âlihi wa sallam) et des nombreux récits (âthar) provenant du salaf vertueux […] et les savants des quatre écoles ont composé des écrits à ce sujet»
  • Et beaucoup d’autres…

– Il n’y a aucune preuve qui interdise la récitation du Qour-ân en faveur du défunt musulman, ni dans Al-Qour-ân ni dans la Sounnah. Ainsi il ne convient pas de prêter attention à la parole des wahhabites qui interdisent la récitation du Qour-ân en faveur du défunt musulman et qui la qualifie de bid’ah interdite.

  • Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) a dit : « La récitation du Qour-ân sur les tombes est une innovation (bid’ah), et ceci n’est pas parvenu du prophète (صلى الله عليه وسلم), ni de ses compagnons. Et si cela n’est parvenu ni du prophète (صلى الله عليه وسلم), ni de ses compagnons, alors il ne nous convient pas à nous, de l’innover de nous même » [Dans son livre Fatâwâ Arkâni l-Islâm]

L’Imâm An-Naçafi (508 h.) parle du terme yad et du fait que Allâh n’a pas d’œil ni aucun autre organe

Sujet : Allâh n’a pas de membre ni d’organe.

an-Naçafi - bahr al kalâm   An-Naçafi : Allâh n'a pas de main ni d'oeil

Dans son livre « Bahrou l-Kalâm » l’Imâm Abou l-Mou’în Maymoûn An-Naçafi a dit :

« ويجوز أن يقال بأن لله تعالى يداً بالعربية ، ولا يجوز بالفارسية ، واليد من صفاته الأزلية بلا كيف ولا تشبيه كالسمع والبصر والعلم والقدرة والحياة والإرادة والكلام. فإن الله تعالى سميع بلا جارحة ، بصير بلا عين ، عالم بلا آلة ، مريد بلا قلب ، متكلم بلا لسان وشفتين ، وكذلك اليد من صفاته الأزلية بلا كيف وتشبيه وجارحة. فنقرُّ باليد والمراد به ما أراد الله تعالى »

« Il est permis de dire que Allâh ta’âlâ a un yad en Arabe, mais ce n’est pas permis en Persan. Et al-yad est l’un de Ses attributs éternels, sans comment (bila kayf) et sans similarité (wa lâ tachbîh) comme l’ouïe, la vue, la science, la puissance, la vie, la volonté, et la parole. Ainsi, Allâh ta’âlâ entend sans organe, Il voit sans œil, Il sait [toutes choses] sans appareils, Il a la volonté sans qu’Il n’ait de cœur, Il parle sans langue ni lèvres. Il en est de même pour al-yad qui compte de parmi Ses attributs éternels sans comment, ni similarité, et qui n’est pas un membre. Ainsi, nous confirmons al-yad, et son sens est tel que Allâh ta’âlâ veut »

Informations utiles :

– L’Imâm, Al-Moutakallim (le spécialiste de la croyance), Al-Ousoûli (le spécialiste des fondements) Abou l-Mou’în Maymoûn Ibnou Mouhammad An-Naçafi Al-Hanafi Al-Mâtourîdi est né en 418 et il est décédé en 508 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 930 ans.

– L’Imâm An-Naçafi commence en confirmant l’attribut d’al-yad au sujet de Allâh, mais il précise qu’il n’est pas permis de le traduire [mot à mot] en Persan.

– Cela a également été mentionné par l’Imâm Aboû Hanîfah dans son livre « Al-Fiqh Al-Akbar », dans lequel il dit qu’on ne peut pas traduire le terme « yad » en persan, car le mot persan qui se dit “Daste” ne donne que le sens du membre, de la main. Il a dit : « Tout ce que les savants ont cité en Persan comme attribut de Allâh ta’âlâ il est permis de le dire hormis pour al-yad en Persan».

– De même l’Imâm Ach-Chahrastâni aborde ce sujet en disant : « Certains [savants] étaient prudents au point qu’ils ne traduisaient pas les mots « yad », « wajh » et « istiwâ » en farsi [persan] ainsi que pour tout ce qui est parvenu et qui est du même genre. S’ils avaient besoin d’une expression pour les mentionner, ils les citaient mot pour mot [les expressions révélées en arabe]. En effet telle est la voie saine : cela ne constitue en rien de l’assimilationnisme (tachbîh). » [dans son livre « Al-Milal wa n-Nihal »].

– Ceux qui sont précautionneux concernant leur religion suivent également cette règle pour le français. Ou bien ils traduisent selon l’interprétation correcte donnée par les savants de l’Islâm.

– Malheureusement dans de nombreuses soi-disante traductions du Qour-ân et de recueils de hadîth, les auteurs n’ont pas fait preuve de prudence et se sont aventuré à traduire ces termes selon le sens apparent, et non selon le sens du verset et du hadîth. Par cela ils ont induit en erreur beaucoup de personnes ignorantes de la richesse de la langue arabe. Au point qu’en lisant ces ouvrages, certains se sont mis à croire que Allâh aurait des mains, un pied, un visage, des yeux, qu’Il serait concerné par l’étonnement, l’orgueil, le rire, la colère, l’oubli, la position assise, l’établissement, la descente, la venue, la direction, l’endroit et de nombreuses autres caractéristiques humaines. Ainsi ces gens là pensent avoir lu le Qour-ân, et des hadîth du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et ils pensent être musulman alors qu’ils ont une croyance très éloignée de l’Islâm.

– Alors soyons prudent, car les livres que l’on trouve sur le marché francophone sont dans de nombreux cas parsemés non seulement d’expressions qui nuisent à la compréhension, mais aussi et surtout, d’expressions qui nuisent à la vraie croyance.

– L’Imâm An-Naçafi confirme que le yad de Allâh est un attribut éternel, sans comment (bila kayf), sans similitude et que ce n’est pas un membre (une main).

– Ainsi, lorsque le terme “yad” est attribué à Allâh il ne vient pas dans le sens du membre. Il n’est donc pas valable d’attribuer à Allâh la main et ceci sans divergence.

– A ce sujet, l’Imâm du Salaf, Aboû Ja’far At-Tahâwi, dans son traité de croyance qu’il a présenté en disant « Ceci est la mention de la présentation de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah », il a dit :« Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres». [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah]

– L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a mentionné l’unanimité sur le fait que le terme “yad” au sujet de Allâh ne vient pas dans le sens de la main. Il a dit : « Il est mentionné dans le Qour-ân et dans le hadîth l’annexion de « al-yad » à Allâh ta’âlâ, et Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah ont été unanimes qu’il n’est pas visé [au sujet de Allâh] par « al-yad » l’organe (c’est-à-dire la main), qui fait partie des choses qui sont concernées par l’entrée en existence » [Dans son livre « Hadyou s-Sârî Mouqaddimah Fath al-Bârî »].

– L’Imâm Aboû Hanîfah a dit : « {yadou l-Lâhi fawqa aydîhim} et Son yad n’est pas comme le yad des créatures, ce n’est pas une partie corporelle (c’est-à-dire une main), et Il est Le Créateur des mains  » [Dans son livre Al-Fiqhou l-Absat]

– L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : «Son « yad » n’est pas un organe (c’est-à-dire une main)». [Al-I’tiqâd]

– L’Imâm Al-Halîmi a dit lors de son explication du nom de Allâh « Al-Mouta’âlî » : « Cela signifie qu’Il est exempt du fait que Lui soit possible ce qui est possible aux choses qui entrent en existence : le mariage, l’enfantement, les organes et les membres […] » [Rapporté par Al-Bayhaqi]

– L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : «Ne dites pas que le yad et le ‘ayn [au sujet de Allâh] sont des organes » [Dans son livre Al-Bourhânou l-Mou-ayyad].

– Le Chaykh Ibnou ‘Aqîl Al-Hambali a dit : « Allâh n’est pas de ceux qui ont des parties ou des organes»[Rapporté par Ibnou l-Jawzi]

– L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi lors de son explication de la parole de Allâh { ليس كمثله شيء } (layça kamithlihi chay) qui signifie « Rien n’est tel que Lui », il a dit : « Les savants du Tawhîd par le passé et par le présent ont retenu ce verset comme argument pour nier le fait que Allâh ta’âlâ soit un corps composé d’organes et de parties étant dans un endroit et une direction ». [Dans son tafsîr]

– L’Imâm ‘Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi a dit : « Quant à l’assimilation (tachbîh) c’est de croire que Allâh ta’âlâ ressemble à l’une de Ses créatures, comme ceux qui croient que Allâh est un corps au-dessus du Trône ou qui croient qu’Il a des mains […] et tout ceci est de la mécréance claire » [Al-Fathou r-Rabbâni] Ainsi le fait de croire que Allâh aurait des mains ou n’importe quelle autre partie corporelle, ceci constitue de la mécréance. Quant à celui qui utilise le terme « main » sans en comprendre le sens de la partie corporelle, ce n’est pas de la mécréance, mais il n’est pas précautionneux d’utiliser ce terme au sujet de Allâh, en raison du risque que cela comporte, comme nous l’avons vu précédemment.

– L’Imâm At-Tahâwi a d’ailleurs dit : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant. Celui qui aura bien compris cela en aura tiré des leçons et se sera écarté des propos semblables à ceux des mécréants, il aura su que Allâh avec Ses attributs n’est pas semblable aux humains » [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah]

– Ainsi pour résumer nous disons que le terme « yad » dans la langue arabe a de très nombreux sens autre que le mot « main ». Lorsqu’il est employé au sujet de Allâh, il n’est pas à prendre dans le sens du membre et de la partie corporelle. Les savants ont donné la règle suivante : La similarité dans les termes n’implique pas la similarité dans la signification. Cela signifie que lorsqu’un même terme est employé au sujet de Allâh et au sujet d’une créature alors la signification est différente.

– Retrouvez d’autres citations concernant le terme “yad” : ici.

– L’Imâm An-Naçafi confirme également que Allâh entend sans organe, c’est-à-dire sans oreille ni aucun autre organe. Ceci est confirmé dans de nombreux ouvrages de savants. Parmi eux :

  • L’Imâm, l’illustre savant, le Faqîh (le spécialiste de la jurisprudence), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Aboû Soulaymân Al-Khattâbi (319 – 388 A.H.) a dit : « Il n’y a pas d’attribution de l’oreille (al-oudhoun) et de l’oeil [à Allâh] car ce sont des organes (jârihatân) » [Charh Sounan Abî Dâwoûd]
  • L’Imâm, l’illustre savant, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Qâdî (juge) Al-Halîmi Ach-Châfi’i  (338 – 403 A.H) a dit lorsqu’il a abordé l’attribut de l’ouïe de Allâh : « Sans qu’Il (Allâh) n’ait d’oreille » [Al-Minhâjou fî Chou’abi l-Îmân]
  •  L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Aboû Bakr Al-Bayhaqi (384 – 458 A.H.) a également rapporté les propos de Al-Halîmi : « Sans qu’Il (Allâh) n’ait d’oreille » dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât.
  • Le Chaykh Abou l-Mountahâ Al-Hanafi a dit : « Allâh entend mais pas comme nous entendons, car nous, nous entendons par le biais d’organes, mais Allâh ta’âlâ entend tout les sons et les paroles par Son ouïe éternelle sans organes tels que l’oreille et le tympan, et sans notion d’endroit, de direction, de proximité ou d’éloignement» [Dans son charh de livre Al-Fiqh Al-Akbar]
  • Le Chaykh Al-Qâwouqji a dit : « Il est un devoir à Son sujet [de connaitre de parmi Ses attributs] ta’âlâ : l’ouïe : et Il est exempt de l’oreille et du tympan » [Al-I’timâdou fi l-I’tiqâd]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn ‘Oumar Nawawi Al-Jâwi a dit : « Allâh entend sans oreille » [Dans son livre Mirqâh Sou’oûdi t-Tasdîq]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri a dit : « [L’attribut de Allâh de] l’ouïe : Il s’agit d’un attribut éternel sans début, propre à Son Être ta’âlâ, sans oreille ni tympan »  [Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah]
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari a dit : « Allâh entend les pas d’une fourmi noire sur un rocher, dans les ténèbres de la nuit, sans Qu’Il ait d’oreille ni de tympan » [Ad-Dînou l-Khâlis]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-Mourâkouchi Al-Mâliki Al-Mouwaqqit a dit : « Le sens du fait que Allâh soubhânah entend et voit est qu’Il entend tout ce qui est audible que ce soit de faible volume ou fort, et qu’Il voit ce qui est visible que ce soit caché ou apparent, mais sans oreille (oudhoun) et sans oeil et sans organe, car les organes font partis des attributs de ce qui entre en existence » [Al-Hablou l-Matîn ‘alâ Nadhmi l-Mourchidi l-Mou’în]
  • Le Mouhaddith Al-Harari a dit : « L’ouïe (as-sam’) : C’est un attribut qui n’a pas de début, immuablement propre à Allâh. Il entend les sons par une ouïe qui n’a pas de début et qui n’a pas de fin, qui n’est pas telle que notre ouïe, qui n’est pas par le biais d’une oreille (oudhoun) ni d’un tympan.» [As-Sirât Al-Moustaqim]

Avertissement : les wahhabites se sont opposé à la croyance des musulmans et ont rejeté le tawhîd de Allâh sur cette question. En effet Ibnou ‘Outhaymîn (wahhabite) a innové dans la croyance en prétendant que Allâh aurait peut-être des oreilles [Retrouvez l’article et la réfutation de cette croyance : ici], de même Ibn Bâz (wahhabite) a prétendu que le fait de nier l’oreille ou le canal auditif (simâkh) au sujet de Allâh est contraire à la voie des gens de la Sounnah [Retrouvez l’article et la réfutation de cette croyance : ici].

– L’Imâm An-Naçafi confirme également que Allâh voit sans oeil. Cela est également confirmé dans les livres des savants de l’Islâm. Parmi eux :

  • L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari a dit au sujet de Allâh : « Il a un ‘ayn sans comment (bilâ kayf)». [Dans son livre Al-Ibânah, d’après Ibnou ‘Açâkir dans son livre Tabyînou kadhabi l-Mouftarî]. Le comment (kayf) c’est ce par quoi on décrit les créatures, comme la forme, la taille, le poid, la couleur, le mouvement, l’immobilité etc. Ainsi, en niant le comment (kayf), l’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari a nié le fait que le terme ‘ayn au sujet de Allâh vienne dans le sens de la partie corporelle, c’est-à-dire de l’oeil.
  • L’Imâm Al-Khattâbi a dit : « Il est confirmé l’attribut de la vue et de l’ouïe au sujet de Allâh, mais Il n’est pas attribué de l’oreille et de l’œil car ce sont des organes». [Charh Sounan Abî Dâwoûd]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : «Son « ‘ayn » n’est pas un globe oculaire [un oeil]»[Al-I’tiqâd].
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « Personne de jugement sain n’a attribué des yeux à Allâh ta’âlâ » [Al-Irchâd]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : «Ne dites pas que le yad et le ‘ayn [au sujet de Allâh] sont des organes » [Dans son livre Al-Bourhânou l-Mou-ayyad]
  • Le Chaykh Abou l-Mountahâ Al-Hanafi a dit : « La vue de Allâh qui est Son attribut qui est éternel, sans organe (lâ bi l-âlah)» [Dans son charh de livre Al-Fiqh Al-Akbar] ;
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn ‘Oumar Nawawi Al-Jâwi a dit : « Allâh voit sans œil » [Dans son livre Mirqâh Sou’oûdi t-Tasdîq]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri a dit : « [L’attribut de Allâh de] la vue : Il s’agit d’un attribut éternel sans début, propre à Son Être ta’âlâ, sans globe oculaire [œil] ni paupières »  [Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah]
  •  Le Chaykh Mouhammad Al-Mourâkouchi Al-Mâliki Al-Mouwaqqit a dit : « Le sens du fait que Allâh soubhânah entend et voit est qu’Il entend tout ce qui est audible que ce soit de faible volume ou fort, et qu’Il voit ce qui est visible que ce soit caché ou apparent, mais sans oreille et sans œil et sans organe, car les organes font partis des attributs de ce qui entre en existence » [Al-Hablou l-Matîn ‘alâ Nadhmi l-Mourchidi l-Mou’în]

– Retrouvez d’autres citations concernant le terme “’ayn” : ici.

– L’Imâm An-Naçafi confirme également que Allâh parle sans langue ni lèvres.

  • L’Imâm Ibnou Hibbân a dit : « Allâh a pour attribut la parole, sans appareils tels que des dents, une luette, une langue, et des lèvres comme c’est le cas des créatures. Notre Seigneur est totalement exempt de telles comparaisons. Et il n’est pas permis de faire une similitude entre Sa parole et notre parole, car la parole des créatures n’a lieu que par le biais d’appareils, alors que Allâh parle comme Il le veut sans appareils. » [Sahîh Ibnou Hibbân].
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari qui a dit : « Sa parole n’est pas un son produit par l’écoulement de l’air ou par le choc de corps entre eux, ni des lettres qui sont prononcées en fermant une lèvre ou en bougeant une langue. Nous croyons fermement que Moûçâ a entendu la parole de Allâh exempte de début, sans lettre, ni son » [As-Sirât Al-Moustaqîm]

– Ainsi, Allâh a pour attribut la parole et Il parle sans langue, ni lèvres, ni voix, ni sons, ni lettres. Sa parole n’est pas une langue arabe, ni aucune autre langue et Sa parole ne ressemble pas à la parole des humains. En effet la parole de Allâh est un attribut de toute éternité alors que les lettres, les sons et les langues sont entrés en existence. Ainsi il ne Lui advient pas de silence ni d’entrecoupement car Sa parole n’est pas constituée de lettres ni de son.

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’attribut de la parole : ici.

– Retrouvez d’autres paroles de savants sur le thème : Allâh n’est pas un corps et n’a pas d’organes : ici.

– Retrouvez d’autres paroles de savants sur le thème : Attribuer le corps à Allâh est de la mécréance : ici.

– Dans un autre ouvrage, l’Imâm An-Naçafi a confirmé que le fait d’attribuer l’endroit à Allâh est une contradiction du tawhîd [Dans son livre Tabsiratou l-Adil-lah ] et que cela est de la mécréance [Dans son livre Tabsiratou l-Adil-lah].

– Plusieurs grands savants de l’Islâm porte le nom An-Naçafi ; en effet il y a également Aboû Hafs Najmou d-Dîn ‘Oumar Ibnou Mouhammad An-Naçafi qui est décédé en 537 de l’Hégire  (رحمه الله) [voir des articles à son sujet : ici], et aussi ‘Abdou l-Lâh Ibnou Ahmad An-Naçafi qui est décédé en 710 de l’Hégire (certains ayant dit en 701 de l’Hégire) (رحمه الله), qui est l’auteur du célèbre tafsîr [voir des articles à son sujet : ici].