Dans son livre « Chifâ-ou s-Saqâm fî Ziyârati Khayri l-Anâm » (page 358 et 359 de cette édition), l’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit :
« عن عمر بن الخطاب رضي الله عنه قال: قال رسول الله (صلى الله عليه وسلم): « لما اعترف آدم عليه السلام بالخطيئة قال: يا رب أسألك بحق محمد لما غفرت لي. فقال الله: يا آدم، وكيف عرفت محمدا ولم أخلقه؟ قال: يا رب لأنك لما خلقتني بيدك، ونفخت فيّ من روحك رفعت رأسي، فرأيت على قوائم العرش مكتوبا: (لا إله إلا الله، محمد رسول الله) فعرفت أنك لم تضف إلى اسمك إلا أحب الخلق إليك، فقال الله: صدقت يا آدم، إنه لأحب الخلق إليّ، إذ سألتني بحقه فقد غفرت لك، ولولا محمد ما خلقتك ».
قال الحاكم: هذا حديث صحيح الإسناد »
« ‘Oumar Ibnou l-Khattâb (رضي الله عنه) a dit : « Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit [ce qui a pour sens] :
« Lorsque Âdam (عليه السلام) a commis le [petit] péché, il a dit : Ô Seigneur, je te demande par le degré de Mouhammad de me pardonner. Allâh ‘azza wa jall lui dit [et Allâh sait toute chose de toute éternité]: Ô Âdam, Comment as-tu connu Mouhammad alors que Je ne l’ai pas encore créé. Il lui a dit : Ô Seigneur , parce que lorsque Tu m’as créé par Ta toute-puissance et que Tu as fait insuffler en moi l’âme honorée qui T’appartient, j’ai levé les yeux et j’ai vu inscrit sur les piliers du Trône : « Il n’est de dieu que Allâh, Mouhammad est le messager de Allâh ». J’ai su alors que Tu n’as joint à Ton nom que celle de Tes créatures que Tu agréés le plus. Allâh ‘azza wa jall dit : Tu dis vrai ô Âdam. Il est certes celle de Mes créatures que J’agréé le plus. Comme tu M’as invoqué par son degré, Je te pardonne et si ce n’était à cause de Mouhammad, Je ne T’aurais pas créé ».
Al-Hâkim a dit : « ceci est un hadîth dont la chaîne de transmission est sahîh (authentique) ». »
Informations utiles :
– L’Illustre savant, Chaykhou l-Islâm, le Qâdî (Juge), le Hâfidh (spécialiste de la sience du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moujtahid (jurisconsulte), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Loughawi (spécialiste de la langue arabe) le Chaykh Taqiyyou d-Dîn ‘Ali Ibnou ‘Abdi l-Kâfî As-Soubki est né en 683 à Soubk et il est décédé en 756 de l’Hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 680 ans. Il était du Madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i. Son père et son fils (Taj ad-Dîn Aboû Nasr ‘Abdou l-Wahhâb Ibn Taqiyyou d-Dîn as-Soubki) étaient également des savants reconnues.
- Le Hâfidh As-Souyoûti a dit le concernant : « L’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (exégète), le Ousoûli (spécialiste des fondements), al-Adîb, le Moujtahid […] Chaykou l-Islâm, l’Imâm de son époque». [Tabaqâtou l-Houffâdh]
- Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami le surnommait « Chaykh al-Islâm ». [Al-Jawhar], et il a dit de lui : « L’Imâm, le Moujtahid, celui pour lequel il y a accord sur le fait qu’Il est un grand imâm et sur son grand degré, sa grande maîtrise, son rang d’ijtihad» [Al-Fatâwa l-Hadîthiyyah]
- Tâjou d-Dîn As-Soubki (son fils) a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Moufassir (exégète), le Mouqri (spécialiste de la récitation), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Moutakallim (spécialiste de la croyance), al-Adîb, le Nahwi (spécialiste de la grammaire Arabe), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le Moujtahid […] Chaykou l-Islâm, le juge des juges (Qâdi l-Qoudâ)». [At-Tabaqât]
- Chamsou d-Dîn Ad-Dâwoûdi a dit à son sujet : « Taqiyyou d-Dîn Abou l-Haçan le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Châfi’ite, le Moufassir (exégète), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Nahwi (spécialiste de la grammaire Arabe), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le Mouqri (spécialiste de la récitation) […] Chaykh al-Islâm, l’un des grands Moujtahid» [Tabaqâtou l-Moufassirîn]
- As-Safadi a dit de lui :« Le juge des juges (Qâdi l-Qoudâ) […] le Chaykh, l’Imâm, le savant (al-‘Âlim), l’Illustre savant (al-‘Allâmah) […] le Moufassir (exégète), le Mouqri (spécialiste de la récitation), le Mouhaddîth (transmetteur du hadîth), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] le Nahwi (spécialiste de la grammaire), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’un des grands moujtahid […] Chaykhou l-Islâm, le grand savant de la Oummah, le pôle des Imâms ». [Al-Wâfî bi l-Wafayât]
- Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « Al-Qâdî (Juge), l’Imâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), la fierté des savants» [Al-Mou’jam Al-Moukhtas]. Et Adh-Dhahabi a dit ces deux vers (poésie arabe) en éloge à Taqiyyou d-Dîn As-Soubki : “Que le Minbar Omeyyade soit fier lorsque le sage, l’océan de science, le taqiyy l’a gravi, Celui qui mémorise le plus parmi tous les chaykh de son époque, Le plus éloquent d’entre eux, celui qui maîtrise le plus la science des lois : ‘Ali”, il s’agit de ‘Ali le fils de ‘Abdou l-Kâfî, As-Soubki.
- Az-Zirikli a dit à son sujet : « Le Chaykh al-Islâm de son époque, l’un des Houffâdh (spécialistes de la science du hadîth) et des Moufassirîn (exégètes)» [Al-A’lâm]
– Ici, après avoir confirmé que le tawassoul par le Prophète (صلى الله عليه وسلم) est permis dans tout les cas, même après sa mort [voir l’article : ici], il rapporte le tawassoul effectué par Âdam (عليه السلام).
– Ce hadîth a été rapporté par :
- Le Hâfidh Al-Hâkim qui l’a déclaré sahîh (authentique) ;
- Le Hâfidh Al-Bayhaqi avec une chaîne de transmission sahîh (authentique) tout comme l’a mentionné le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibn Zayni Dahlân ;
- Le Hâfidh At-Tabarâni ;
- Le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir ;
- Et autres qu’eux.
– Le tawassoul est le fait de demander à Allâh l’obtention d’un profit ou l’empêchement d’une nuisance et ce, par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint, par honneur pour celui par lequel le tawassoul est fait. Faire le tawassoul est permis en leur présence et en leur absence tout comme l’indique les preuves selon la Loi de l’Islâm. Le tawassoul ne constitue donc pas une adoration pour autre que Allâh.
– Le prophète Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) enseigna lui-même le tawassoul aux compagnons et les compagnons le pratiquaient également après son décès (صلى الله عليه وسلم). [voir l’article à ce sujet : ici]
– Le tawassoul est donc un acte que nous ont enseigné les prophètes (‘alayhimou s-salâm).
– Lorsque Allâh demande à Âdam « Comment as-tu connu Mouhammad alors que Je ne l’ai pas encore créé », ce n’est pas par ignorance, car Allâh sait toute chose de toute éternité, et Il n’est pas concerné par l’ignorance. Cette demande était pour une sagesse particulière.
– Dans ce même ouvrage l’Imâm As-Soubki dit que le premier à avoir innové l’interdiction du tawassoul est Ibn Taymiyah (moujassim) [Voir l’article : ici]
– Retrouvez d’autres citations au sujet du tawassoul et du tabarrouk : ici.
– L’Imâm, le Hâfidh Aboû ‘Abdi l-Lâh Mouhammad Ibnou ‘Abdou l-Lâh Al-Hâkim An-Nayçâboûri est né en 321 à Nayçâboûr et il est décédé en 405 de l’Hégire à Nayçâboûr également (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 1030 ans. Il était du madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i. Il est très connu dans la science du hadîth, et son ouvrage le plus réputé est son recueil de hadîth « Al-Moustadrak ‘ala s-Sahîhayn » dans lequel il rapporte des hadîth selon les conditions d’acceptation de l’Imâm Al-Boukhâri et de l’Imâm Mouslim.






























Déc 01
L’Imâm ‘Ali confirme qu’on ne dit pas « où ? » ni « comment ? » au sujet de Allâh
Dans son livre « At-Tabsirou fi d-Dîn », l’Imâm Al-Isfarâyini rapporte que lorsqu’une personne demande à l’Imâm ‘Ali « ayna l-Lâh ?», l’Imâm ‘Ali lui répondit :
« إن الذي أين الأين لا يقال له أين »
« On ne dit pas « où ?» pour Celui qui a créé les endroits. »
Puis la personne lui demanda « comment est Allâh ? » et l’Imam ‘Ali répondit :
« إن الذي كيف الكيف لا يقال له كيف »
« On ne dit pas « comment ? » pour Celui qui a créé le comment »
Informations utiles :
– L’Imâm, le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moutakallim (spécialiste de la croyance), le Moufassir (exégète) Tâhir Ibnou Mouhammad Abou l-Moudhaffar Al-Isfarâyini est décédé en 471 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 950 ans. C’est un savant de l’école de jurisprudence (madh-hab) de l’Imâm Ach-Châfi’i.
– Il ne faut pas le confondre avec le savant, l’Imâm Aboû Is-hâq Al-Isfarâyîni qui est décédé en 418 de l’Hégire.
– Ici, il rapporte que l’Imâm ‘Ali met en garde contre la question « où est Allâh ? » que posent certaines personnes qui ignorent la science du tawhîd. L’Imâm ‘Ali explique qu’on ne dit pas « où » au sujet de Allâh car Il est le Créateur des endroits.
– Et lorsque la personne lui demanda « comment est Allâh ? » l’Imâm ‘Ali répondit que Allâh est le Créateur du comment et que par conséquent Il n’en est pas concerné. Le comment (al-kayf / al-kayfiyyah) c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, le poids, la position assise, l’établissement, la proximité, la distance, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh n’est pas concerné par cela.
– Remarque importante : il y a une grande différence entre :
– De nombreuses autres paroles de l’Imâm ‘Ali ont été rapportées concernant le Tawhîd. Parmi elles :
– Retrouvez d’autres paroles de savants sur le thème : On ne demande pas : “Où est Allah ?” : ici.
– Retrouvez d’autres paroles de savants sur le thème : Allâh est sans comment : ici.
– Concernant la version du hadîth de la femme esclave où le prophète aurait demandé “ayna l-Lâh” les savants ont expliqué qu’il ne s’agit pas ici d’un questionnement au sujet de l’endroit. Consultez l’explication de l’Imâm An-Nawawi : ici.
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