Réponse à ceux qui disent que nier les directions au sujet de Allâh revient à nier Son existence (As-Soubki Al-Azhari)

fatawa-soubki-azhari   

Dans son ouvrage « It-hâfou l-Kâ-inat bi-bayâni madh-habi s-salaf wa l-khalaf fi l-moutachâbihât », le Chaykh As-Soubki Al-Azhari a rédigé une longue fatwâ, dans laquelle il a dit :

« وأما ما قيل من أنه يلزم من نفي الجهات الست عن الله نفي وجوده !! فهو قول باطل بالبداهة لما هو معلوم من أن الله عز وجل كان موجودا قبل وجود الجهات الست المذكورة ، وهي فوق وتحت وأمام وخلف ويمين وشمال ، بل كان موجودا قبل وجود العالم كله بإجماع السابقين واللاحقين ، فكيف يتوهم من عنده أدنى شائبة عقل أنه يلزم من نفي تلك الجهات عنه سبحانه وتعالى نفي وجوده جل وعلا ؟؟!! وكيف يتصور أن الله عز وجل القديم يتوقف وجوده على وجود بعض الحوادث أو كل الحوادث التي خلقها ؟؟!! سبحانك هذا بهتان عظيم »

« Quant à ce qui a été dit [de la part de certains égarés] que « renier les six directions au sujet de Allâh ta’âlâ revient à nier Son existence », ce n’est d’évidence qu’une parole infondée, en raison de ce qui est connu que Allâh ‘azza wa jall existe avant l’existence des six directions citées qui sont le haut, le bas, le devant, le derrière, la droite et la gauche. Il existe avant l’existence du monde dans sa totalité par l’unanimité des prédécesseurs et des successeurs. Comment pourrait-on concevoir que l’existence de Allâh ‘azza wa jall qui est exempt de début, dépendrait de l’existence de certaines choses entrées en existence ou de tout ce qui est entré en existence qu’Il a crée soubhânalLâh ? Ce ne sont là que des calomnies graves » 

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (spécialiste de la science du Hadîth)  Aboû Mouhammad Mahmoûd ibnou Mouhammad ibnou Ahmad Khattâb As-Soubki Al-Azhari Al-Mâliki est né en 1274 à Soubk al-Ahad (Egypte) et il est décédé en 1352 de l’Hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 80 ans. Il était l’un des Chaykh de l’Université Islamique Al-Azhar et y enseigna durant 37 ans.

– Ici, il répond aux égarés qui prétendent que le fait de nier les directions au sujet de Allâh revient à nier Son existence.

  • A l’instar d’Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) qui a dit : « Ils (les Sunnites) ont dit : « Il (Allâh) n’est ni en haut ni en bas, ni à l’intérieur du monde ni à l’extérieur, ni à droite ni à a gauche, ni en contact physique ni séparé [de la création] ». Cela est du négationnisme explicite, car tout ceci est la caractéristique du néant. » [dans son livre intitulé : Tafsîr Âyah al-Koursiyy]
  • et Ibn ‘Outhaymîn a dit également : « Ceci (le fait de nier les directions au sujet de Allâh) implique le fait de décrire Allâh par le néant parce que les six directions sont le haut, le bas, la droite, la gauche, derrière et devant, et rien n’existe sans être concerné par une de ces directions et ceci est connu par évidence par la raison et si ces directions sont niées au sujet de Allâh cela voudrait dire qu’Il n’existe pas » [Majmoû’ Fatâwâ]
  • Ainsi Ibn ‘Outhaymîn accuse ouvertement les musulmans d’adorer le néant, et d’adorer quelque chose qui n’existe pas. Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki répond à ce type de propos de manière très simple : en expliquant que Allâh existe avant les directions.

– En effet Allâh ta’âlâ dit dans Son livre honoré :

  • {الله خالق كل شيء} [Ce qui a pour sens] : « Allâh est Le Créateur de toute chose » [Soûrat Az-Zoumar / 62].
  • Et Il dit ta’âlâ  : {وخلق كل شيء} [Ce qui a pour sens] : « Et Il a créé toute chose » [Soûrat Al-Fourqân / 2].
  • Et Il dit ta’âlâ  : {هل من خالق غير الله} [Ce qui a pour sens] : « Y aurait-il un autre Créateur que Allâh ? -c’est-à-dire : bien sûr que non – » [Soûrat Al-Fâtir / 3].

– De plus, le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth Sahîh rapporté par Al-Boukhâri et Al-Bayhaqi : « كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : « Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth est une réplique suffisante aux propos des wahhabites. En effet ni les limites, ni les directions, ni les endroits ni autre qu’eux n’existent de toute éternité avec Allâh.

– Ainsi les wahhabites sont obligés d’admettre que seul Allâh existe de toute éternité, et ils sont obligé d’admettre que Allâh existait donc sans endroit et sans direction (sans haut, ni bas, ni droite, ni gauche, ni devant ni arrière). Et s’il admette cette vérité éclatante, ils auront eux-mêmes considéré Allâh comme ayant les caractéristiques du néant, et de ce fait ils se seront eux-mêmes considéré comme adorateur du néant.

– De plus le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même nié les directions au sujet de Allâh par sa parole : « أنت الظاهر فليس فوقك شىء وأنت الباطن فليس دونك شىء» [ce qui a pour sens] : « Ô Allâh, Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en dessous de Toi » [rapporté par Mouslim et autres]. L’Imâm Al-Bayhaqi a expliqué ce hadîth en disant : « Puisque rien n’est au-dessus de Lui et rien n’est en dessous de Lui, Il n’est donc pas dans un endroit ». [voir l’article : ici]

– L’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله) qui fait partie des illustres savants du salaf a dit dans son traité de Croyance présentant la croyance de l’ensemble des gens de la Sounnah : « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures ». [voir l’article : ici]

– Et le Chaykh Mouhammad Mayyârah Al-Mâliki a dit : « Les gens de la vérité ont été unanimes sur le fait que Allâh ta’âlâ n’a pas de direction, qu’Il n’a pas de dessus, ni de dessous, ni de droite, ni de gauche, ni de devant, ni de derrière » [voir l’article : ici]

– Ainsi, en plus des preuves catégoriques du Qour-ân et de la Sounnah, les musulmans sont unanimes sur le fait que Allâh existe sans endroit et sans direction. Cette unanimité a été mentionnée par de nombreux autres savants tels que :

– Cette fatwâ du Chaykh Mahmoûd As-Soubki fut validée par une assemblée de savants de l’Université Islamique Al-Azhar, composée :

  • du Chaykh Mouhammad An-Najdi, le Chaykh des maîtres des Chafi’ites ;
  • du Chaykh Mouhammad Sabî’ Adh-Dhahabi, le Chaykh des maîtres Hanbalites ;
  • du Chaykh Mouhammad al-‘Azbi Rizq, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh ‘Abdoul-Hamîd ‘Ammâr, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh ‘Aliyy An-Nahrawi, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh Dousoûqi ‘AbdoulLâh Al-‘Arabi, du comité des grands savants ;
  • du Chaykh ‘Ali Mahfoûdh, l’enseignant dans les spécialités de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Ibrâhîm ‘Ayyârah Ad-Daljamoûni, l’enseignant dans la section spécialisation de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Mouhammad ‘Alyân, grand savant de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Ahmad Makki, l’enseignant dans la section des spécialisations de Al-Azhar ;
  • et du Chaykh Mouhammad Houcayn Himdân.

– D’autres extraits de cette fatwâ sont disponible sur le site [à retrouver : ici].

Al-Hisni rapporte de Al-Bayhaqi que les compagnons venaient à la tombe du Prophète lors de difficultés

   

Dans son livre « Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad » l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit :

« وروى البيهقي بسنده إلى الأعمش عن ابي صالح قال أصاب الناس قحط في زمن عمر رضى اللّه عنه فجاء رجل إلى قبر النبي صلى الله عليه وسلم فقال: يا رسول الله استسق لأمتك فأتاه رسول الله في المنام فقال: أئت عمر فاقرأه مني السلام وأخبره أنهم مسقون وقل له: عليك الكيس،قال فأتى الرجل عمر فأخبره فبكى عمر رضى اللّه عنه وقال: يا ربّ ما ءالو إلا ما عجزت عنه »

« Al-Bayhaqi a rapporté avec sa chaîne de transmission qui remonte jusqu’à Al-A’mach, d’après Aboû Sâlih qui  a dit : « Les gens furent touchés par la sécheresse durant le califat de ‘Oumar Ibnou l-Khattâb. Un homme est alors venu à la tombe du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et a dit : « Ô Messager de Allâh, demande la pluie pour ta communauté ». Cet homme a alors vu dans le rêve le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) lui dire [dans le sens] : «Passe le salâm à ‘Oumar et informe-le qu’ils recevront la pluie et dis-lui: «Occupe-toi bien de la communauté». L’homme est alors allé voir ‘Oumar et lui a annoncé cela. ‘Oumar s’est alors mis à pleurer et a dit : « Ô Seigneur, je ferai tout ce qui est en ma capacité pour servir la communauté »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Bakr Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni Al-Houçayni Ach-Châfi’i Ad-Dimachqi est né en 752 et il est décédé en 829 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 600 ans.

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements) Aboû Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait partie des plus grands savants du hadîth, et il est de l’école de jurisprudence Châfi’ite.

  • Ibnou l-Jawzi a dit à son sujet : « Il n’avait pas d’égal à son époque dans la mémorisation et la grande maîtrise [des sciences], il est l’auteur de bons ouvrages, il maîtrisait aussi bien la science du Hadîth, que la jurisprudence (Fiqh) et les fondements (Ousoûl), et il compte parmi les plus grands compagnons de [l’Imâm] Al-Hâkim Abî ‘Abdi l-Lâh (m.405 H) » [Al-Mountadham]
  • Ibnou l-Athîr a dit de lui : « Il était un savant dans le Hadîth et dans la jurisprudence (Fiqh) et il est l’auteur de nombreux ouvrages qui démontrent ses nombreux mérites » [Al-Loubâb] et il a dit de lui également : « Il était un Imâm dans le Hadîth et dans la jurisprudence au sein du Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i et il est l’auteur à ce sujet de différents ouvrages » [Al-Kâmil]
  • Le Hâfidh Salâhou d-Dîn Al-‘Alâ-i a dit à propos de lui : « Personne n’est venu après Al-Bayhaqi et Ad-Dâraqoutni qui les égale ou qui se rapproche de leur niveau [dans la science du Hadîth]». [Al-Wachyou l-Mou’am]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Il est le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth),  l’illustre savant (‘Allâmah), le digne de confiance, le spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), Chaykhou l-Islâm », il disait également à son sujet : « Si l’Imâm Al-Bayhaqi auvait voulu fonder sa propre école (Madh-hab) dans laquelle il réalise son ijtihâd (effort de recherche) il aurait été capable de cela vu l’abondance de sa science, et sa connaissance des divergences» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit à son sujet : « L’Imâm Al-Bayhaqi était l’un des Imâm des musulmans, quelqu’un qui appelait à s’accrocher fermement à la religion, un éminent spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un grand Hâfidh (spécialiste du Hadîth), un spécialiste des fondements (Ousoûli) intelligent, un ascète pieux, un fervent adorateur de Allâh,  il se dressait pour soutenir le Madh-hab (c’est-à-dire le Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i) dans les fondements et dans les ramifications, il était une montagne de parmi les montagnes de science » [At-Tabaqât]
  • Ibnou Kathîr a dit à propos de lui : « Il n’avait pas de semblable à son époque dans la maîtrise [des sciences], la mémorisation, le Fiqh (la jurisprudence) et l’écriture [d’ouvrages], Il était un spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un spécialiste du Hadîth (Mouhaddith), un spécialiste des fondements (Ousoûli), il a étudié la science auprès de Al-Hâkim ‘Abdou l-Lâh An-Nayçâboûri , et il étudia également de nombreux sujets auprès d’autres savants, il a composé de nombreux ouvrages utiles qui n’ont pas eu de semblable »[Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Al-Ousoûli (spécialiste des fondements), le pieux, le vertueux, celui qui n’avait pas d’équivalent à son époque dans la mémorisation, Il a excellé dans la maîtrise [des sciences] et la mémorisation » [Al-Mountakhab]
  • Ibnou ‘Abdi l-Hâdi a dit à son sujet : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), l’illustre savant, le Chaykh de Khourâçân » [Tabaqât ‘oulamâ-i l-Hadîth]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il était celui qui soutenait le plus la voie de l’Imâm Ach-Châfi’i » [Wafayâtou l-A’yân]
  • Retrouvez la biographie de l’Imâm Al-Bayhaqi : ici.

– Ce Hadîth a été rapporté :

  • par le Hâfidh Al-Bayhaqi dans « Dalâ-il an-Noubouwwah » ;
  • par le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni dans son commentaire du sahîh Al-Boukhâri « Fath Al-Bârî » et dans «Al-Isâbah fi Tamyîzi s-Sahâbah » qui déclare que la chaîne de transmission est sahîh (authentique) ;
  • par Ibnou Kathîr à deux reprises dans « Al-Bidâyah wa n-Nihâyah » qui déclare également que la chaîne de transmission est sahîh (authentique) [voir l’article : ici] ;
  • par Adh-Dhahabi dans « Siyarou A’lâmi n-Noubalâ » [voir l’article : ici] ;
  • par le Hâfidh Taqiyyou d-Dîn As-Soubki dans « Chifâ-ou s-Saqâm » ;
  • par l’Imâm Al-Hisni dans « Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarrad »  ;
  • par le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri qui déclare que la chaîne de transmission est sahîh (authentique);
  • et par d’autres encore… Cela fera l’objet d’articles (إن شاء الله).

– Dans ce Hadîth, nous retenons qu’un compagnon s’est rendu à la tombe du Messager (صلى الله عليه وسلم) pour faire le tabarrouk (la recherche de bénédiction) et l’istighâthah (la demande du renfort) ; et personne ne l’a blâmé ou n’a renié cela, ni ‘Oumar, ni personne d’autre parmi les compagnons et ceux qui les ont succédé. Pourtant ‘Oumar était connu pour être ferme lorsqu’il s’agissait de blâmer un égarement. Il a été rapporté au sujet de l’explication de ce Hadîth que le compagnon en question est Bilâl Ibnou l-Hârith Al-Mouzani.

– Et le rapporteur de ce récit est Mâlik Ad-Dâr qui était responsable du trésor public des musulmans (Baytou l-mâl) auprès du Calife ‘Oumar Ibnou l-Khattâb. Certains ignorants prétendent que Mâlik Ad-Dâr est quelqu’un d’inconnu. Leur parole est réfutée par le fait que ‘Oumar ne prend pour la fonction de Responsable du Trésor que quelqu’un digne de confiance.

– Ceux qui déclarent mécréant la personne du simple fait qu’elle a eu pour destination la tombe du Messager (صلى الله عليه وسلم) ou d’un saint, pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions), ceux-là ont ignoré la signification de l’adoration (‘ibâdah). Ils ont contredit la croyance qu’ont les musulmans. Les musulmans, qu’ils fassent partie du Salaf ou du Khalaf, ont depuis toujours visité la tombe du Prophète (صلى الله عليه وسلم). Le sens de la visite n’est pas que le Messager (صلى الله عليه وسلم) leur créerait la bénédiction ! Mais le sens en est qu’ils espèrent que Allâh leur crée la bénédiction (barakah) grâce à leur visite de sa tombe.

– Ce hadîth invalide la prétention des wahhabites que l’istighâthah (recherche du renfort) par le Messager (صلى الله عليه وسلم) après sa mort serait une forme d’association (chirk).

– Retrouvez d’autres paroles de savants au sujet du tawassoul et du tabarrouk : ici .

Al-Azhar : Explication du verset « lam yalid wa lam yoûlad »

   

Dans le livre « ‘Aqîdatou l-Mouslimîn» ayant reçu l’approbation de l’Université Islamique Al-Azhar, il est dit :

« ما معنى قوله تعالى: {لم يلد ولم يولد}
ج: معناه نفي المادية والانحلال عن الله. فالله لا يحل في شيء ولا ينحل منه شيء ولا يحل فيه شيء.

قال الإمام جعفر الصادق: « من زعم أن الله في شيء أو من شيء أو على شيء فقد أشرك » رواه القشيري في الرسالة القشيرية. »

« Que signifie Sa parole ta’âlâ :{ لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ } (lam yalid wa lam yoûlad) ?

Réponse : Elle signifie la négation de la matière et de l’incarnation au sujet de Allâh. Ainsi, Allâh ne s’incarne pas en quoi que ce soit. Rien ne se sépare de Lui de façon absolue et rien ne s’incarne en Lui non plus.

L’Imâm Ja’far As-Sâdiq a dit :

« مَن زَعَمَ أَنَّ اللهَ فِي شِىءٍ أَوْ مِن شَىءٍ أَوْ عَلٰى شَىءٍ فَقَدْ أَشْرَكَ »

 « Celui qui prétend que Allâh est dans quelque chose, ou issu de quelque chose, ou sur quelque chose aura commis du chirk (c’est-à-dire : adorer autre que Allâh) »

[rapporté par Abou l-Qâçim Al-Qouchayri dans son livre Ar-Riçâlatou l-Qouchayriyyah]. »

Informations utiles :

– Le livre « ‘Aqîdatou l-Mouslimîn» est approuvé par la section des Fondements de la Religion (Ousoûlou d-Dîn) de l’Université de Al-Azhar Ach-Charîf. Cette croyance a été vérifiée et a reçu le sceau officiel.

– Ici, il est confirmé la négation de la matière et de l’incarnation au sujet de Allâh. En effet Allâh n’est pas un corps et Il existe sans endroit.

– L’Imâm Ja’far As-Sâdiq: Il est Aboû ‘Abdi l-Lâh, Ja’far fils de Mouhammad Al-Bâqir, fils de Zaynou l-‘Âbidin ‘Ali fils de Al-Houçayn, le fils de l’Imâm ‘Ali Ibnou Abî Tâlib et Fâtimah (رضي الله عنهم), la fille du prophète (صلى الله عليه وسلم). Il est également descendant du Calife Aboû Bakr As-Siddîq (رضي الله عنه) de par son ascendance maternelle. Il est parmi les grands Imam du Salaf. Il est né en 83 à Médine et est décédé en 148 de l’Hégire à Médine également, et fût enterré dans le cimetière d’Al-Baqî’. Il faisait partie des maîtres des gens de la famille du Prophète (صلى الله عليه وسلم) dans la jurisprudence, dans la science et par le mérite.

– Cette parole de Ja’far As-Sâdiq a été rapportée par de nombreux savants. Parmi eux :

  • L’Imâm Al-Qouchayri [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Baqillâni [voir : ici]
  • Le Chaykh Ahmad Zarroûq Al-Fâçi [Dans son Charh ‘Aqîdati l-Imâm Al-Ghazâli]
  • L’Imâm As-Samarqandi en des termes proches [voir : ici]

L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni confirme que l’ombre du Jour du Jugement est celle du Trône

   

Dans son commentaire du Sahîh de Al-Boukhâri «Fath Al-Bârî », l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a dit au sujet du hadîth qui comporte l’expression « في ظله » (fî dhillihi) :

« وقيل المراد ظل عرشه ، ويدل عليه حديث سلمان عند سعيد بن منصور بإسناد حسن « سبعة يظلهم الله في ظل عرشه» »

« Il a été dit que le sens visé est l’ombre du Trône ; ce qui démontre cela c’est le Hadîth de Salmân d’après Sa’îd ibn Mansoûr avec une chaîne de transmission Haçan (forte) : [qui a pour sens :] « Sept catégories de personnes seront abritées à l’ombre du Trône (‘Arch) ».

Informations utiles :

– Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 590 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est le plus célèbre commentaire du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.

  • L’Imâm As-Souyoûti a dit de lui :  « Chaykhou l-Islâm, l’Imâm des houffâdh (spécialistes de la science du hadîth) de son temps, le Hâfidh (spécialiste du hadîth) des contrées Egyptienne mais il est aussi le Hâfidh de tout le bas-monde, le juge des juges » [Tabaqât Al-Houffâdh].
  • Le Hâfidh Ibn Nasrou d-Dîn Ad-Dimachqi Ach-Châfi’i a dit à son sujet : « Notre Maître (mawlanâ wa sayyidounâ), Chaykhou l-Islâm, le grand Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), celui qui supporte la sounnah, l’Imâm des Imams, le juge des juges de la oummah » [Al-Jawâhir].

– Ici, il explique que ce qui est visé par l’expression « في ظله » (fî dhillihi, qui signifierait au sens apparent : Son ombre), c’est l’ombre du Trône, comme cela est indiqué dans un autre hadîth qui a le degré de Haçan (fort). Et cela ne signifie pas que Allâh serait un corps qui aurait une ombre, comme l’ont prétendu certains assimilateurs (mouchabbihah).

– En effet, le wahhabite Ibn Bâz a prétendu dans son ouvre intitulé « Majmoû’ Fatâwâ » que Allâh aurait une ombre dont on ignorerait le comment, c’est-à-dire une ombre qui aurait un comment (c’est-à-dire des caractéristiques des créatures telles que la taille, la forme, la couleur …) mais que nous ignorons ce comment.

– Le Chaykh Jamîl Halîm Al-Houçayni (حفظه الله) a dit : « Que l’on prenne garde à ce que pensent certains ignorants qui croient que Allâh serait un volume (hajm) qui aurait une ombre, wa l-‘iyâdhoubilLâhi ta’âlâ, ceux qui expliquent la parole du prophète « fî dhillihi » dans le sens que Allâh serait un corps (jism) qui aurait une ombre, Allâh est totalement exempt de cela, Il est totalement exempt de toutes ressemblances avec ce qui entre en existence » [Dans son livre : Ijmâ’ Ahli t-Tanzîl ‘alâ Ithbâti haqqiyyati t-Ta-wîl]

– Allâh ta’âlâ a dit dans Son livre honoré {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -». Les savants spécialistes de tafsîr du Qour-ân ont confirmé que ce verset en lui-même est une preuve pour exempter Allâh du corps et des caractéristiques des corps (comme l’ombre).

– De nombreux savants ont donné des explications similaires à celles d’Ibn Hajar, parmi eux :

  • Al-Qâdî ‘Iyâd (رحمه الله) a dit dans son commentaire du sahîh de Mouslim : « L’annexion de l’ombre ici à Allâh est une annexion indiquant la possession […] et il s’agit de l’ombre du trône comme cela est parvenu dans un autre hadîth »
  • L’Imâm An-Nawawi (رحمه الله) a dit : « Le sens qui est visé ici c’est l’ombre du trône comme cela est parvenu clairement dans un autre hadîth ; le sens c’est qu’au Jour Dernier, lorsque les gens seront stationnés pour le Jugement du Seigneur des mondes, que le soleil se rapprochera, sa chaleur s’intensifiera et que leur sueur coulera, il n’y aura pas à ce moment là d’autre ombre que celle du Trône. » [Voir l’article à ce sujet : ici]
  • Le Hâfidh As-Souyoûti a dit : « L’ombre dans ce hadîth, il en est voulu la miséricorde (ar-rahmah) ; Al-Qâdî ‘Iyâd a dit : L’annexion de l’ombre ici à Allâh est une annexion indiquant la possession, et d’autres que lui ont dit : cela désigne l’attribution d’honneur. Îçâ Ibn Dînâr a dit : le sens de « dhillihi » est l’honneur qu’il accorde et Sa préservation. Et d’autres ont dit : ce qui en est visé c’est l’ombre de Son trône, comme cela est clairement indiqué dans beaucoup de hadîth. » [Dans son charh du Mouwatta de l’Imâm Mâlik]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî a dit : « Allâh abritera c’est-à-dire qu’ils rentreront « fî dhillihi » c’est-à-dire sous sa miséricorde (rahmatihi), et il a été dit que le sens est l’ombre du trône du fait qu’il est parvenu certaines versions du hadîth avec les termes [qui ont pour sens :] sous l’ombre de Son trône. » [Dans son livre Mirqât al-Mafâtîh, Charh Michkât al-Masâbîh]
  • Le Chaykh Az-Zourqâni Al-Mâliki Al-Azhari a dit dans son commentaire du Mouwattâ de l’Imâm Mâlik : « Il s’agit d’une annexion indiquant la possession […] et il a été dit qu’il s’agit de l’ombre du trône, et ce qui indique cela c’est le hadîth rapporté par Salmân d’après Sa’îd Ibn Mansoûr avec une chaîne de transmission haçan [forte] [qui a pour sens :] « Sept catégories de personnes seront abritées à l’ombre du Trône (‘Arch) » »
  • Le Mouhaddith Al-Harari (رحمه الله) a dit : « Le hadîth [qui a pour sens :] « Sept catégories de personnes seront abritées par Allâh fî dhillih » c’est-à-dire à l’ombre de Son trône » [Dans son livre As-Sirât Al-Moustaqîm]

– Al-Hâfidh Al-‘Irâqi (رحمه الله) mort au huitième siècle de l’hégire a dit : « La meilleure façon d’expliquer un hadîth c’est de l’expliquer par un autre hadîth. ».

Yahyâ Ibn Ya’mar a innové l’inscription des points dans le Mous-haf [rapporté par Ibn Abî Dâwoûd]

Sujet : Les bonnes innovations des Salafs

kitab al masahif - ibn abi dawoud   innovation mus-haf ibn abi dawoud

Dans son livre « Kitâb al-Masâhif », l’Imâm Ibnou Abî Dâwoûd a dit :

« حدّثنا عبد الله، حدّثنا محمّد بن عبد الله المخزوميُّ، حدّثنا أحمد بن نصر بن مالك، حدّثنا الحسين بن الوليد، عن هارون بن موسى قال: أوّل مَن نقط المصاحف يحيى بن يعمر»

« ‘Abdou l-Lâh nous a rapporté de Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Lâh Al-Makhzoûmi d’après Ahmad Ibnou Nasr Ibni Mâlik qu’il a rapporté de Al-Houçayn Ibnou l-Walîd qu’il a rapporté de Hâroûn Ibnou Moûçâ qu’il a dit :

« le premier à avoir mis les points dans le Mous-haf (le Livre du Qour-ân), c’est Yahyâ Ibnou Ya’mar » »

Informations utiles :

–  Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Aboû Bakr Ibnou Abî Dâwoûd Soulaymân Ibn Ach’ath As-Sijistâni est né en 230 et il est décédé en 316 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1120 ans. Il est le fils du grand Imâm du hadîth Aboû Dâwoûd (m.275H.).

  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, l’illustre savant (Al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Chaykh de Baghdâd ». [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]

– Ici il rapporte que le premier à avoir mis les points des lettres dans le Mous-haf est Yahyâ Ibnou Ya’mar qui fait parti des successeurs des compagnons (tâbi’i), parmi les gens de science, de mérite et de piété.

– Avant cela, le Mous-haf était écrit sans les points, c’est-à-dire que par exemple, les lettres « bâ », « tâ », « thâ » ne comportaient pas les points qu’elles possèdent actuellement, qui nous permettent de les différencier.

– Lorsqu’il a fait cela, aucun savant ne le lui a renié, bien que le Messager (صلى الله عليه وسلم) n’a pas ordonné de mettre les points sur le Mous-haf. Ceci est donc une innovation de bonne guidée.

– Les ignorants vont-ils interdire cette innovation parce que le Messager (صلى الله عليه وسلم) ne l’a pas fait ou parce qu’il ne l’a pas ordonné ? S’il en est ainsi, qu’ils abandonnent donc ces Mous-haf comportant les points ou alors, qu’ils enlèvent ces points des Mous-haf pour qu’ils en soient de nouveau dépourvus comme c’était le cas au temps de ‘Outhmân Ibnou ‘Affân :

– Ces personnes qui prétendent que toutes les innovations dans l’absolue sont de l’égarement utilisent et éditent eux-mêmes des Mous-haf comportant ces points. Quelle attitude contradictoire.

– Depuis d’autres bonnes innovations ont été instaurées. Ainsi, nous trouvons dans la grande majorité des mous-haf, les harakât et les tanwîn, et nous trouvons également des mous-haf avec des lettres en couleurs pour faciliter l’apprentissage des règles du tajwîd. Tout cela rentre dans le cadre des bonnes innovations qui sont en accord avec le Qour-ân et la Sounnah.

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Ainsi, le hadîth qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah) est un hadîth dont les termes sont générales mais dont le sens est restreint c’est-à-dire que ce ne sont pas toute les innovations -dans l’absolu- qui sont de l’égarement, mais il s’agit des innovations qui contredisent la religion. Ainsi ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Voir d’autres articles au sujet de l’innovation : ici .

Al-Azhar confirme qu’insulter Allâh est de la mécréance

   

Dans le livre « ‘Aqîdatou l-Mouslimîn» ayant reçu l’approbation de l’Université Islamique Al-Azhar, il est dit :

« حكم ساب الله انه كافر‚ بين ذلك مع الدليل :
ج: نقل القاضي عياض الإجماع على ان ساب الله كافر ولو كان غاضبا أو مازحا أو غير منشرح الصدر.
قال تعالى: ( ولئن سألتهم ليقولن إنما كنا نخوض ونلعب قل ابالله وءاياته ورسوله كنتم تستهزئون لا تعتذروا قد كفرتم بعد إيمانكم) سورة التوبة ءاية 65ـ 66.
الحديث : « ان العبد ليتكلم بالكلمة لا يرى بها بأسا يهوي بها في النار سبعين خريفا » رواه الترمذي. »

« Le jugement de celui qui insulte Allâh c’est qu’il est mécréant. Montre cela avec les preuves.

Réponse : Le Qâdî ‘Iyâd a rapporté l’Unanimité que celui qui insulte Allâh est jugé mécréant même s’il était en colère, même s’il plaisantait, même s’il n’acceptait pas la mécréance dans son cœur.

Allâh ta’âlâ dit :

{ وَلَئِن سَأَلْتَهُمْ لَيَقُولُنَّ إِنَّمَا كُنَّا نَخُوضُ وَنَلْعَبْ قُلْ أَبِاللهِ وَءَايَاتِهِ وَرَسُولِهِ كُنْتُمْ تَسْتَهْزِءُونَ لاَ تَعْتَذِرُوا قَدْ كَفَرْتُمْ بَعْدَ إِيـمَانِكُمْ }

ce qui a pour sens : « Si tu leur avais posé la question, ils auraient répondu : « Nous ne faisions que discuter et jouer ». Dis : Est-ce de Allâh, de Ses Âyah, de Son messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après avoir été croyants » [soûrat At-Tawbah / 65-66].

Il y a le Hadîth :

«إِنَّ العَبْدَ لَيَتَكَلَّمُ بِالكَلِمَةِ لاَ يَرَى بِهَا بَأْسًا يَهْوِي بِهَا فِي النَارِ سَبْعِينَ خَرِيفًا»

Qui a pour sens : « Certes il arrive à l’esclave de Allâh de prononcer un mot dans lequel il ne voit aucun mal et à cause duquel il chutera en enfer d’une distance de soixante-dix automnes » [rapporté par At-Tirmidhi]. »

Informations utiles :

– Le livre « ‘Aqîdatou l-Mouslimîn» est approuvé par la section des Fondements de la Religion (Ousoulou d-dîn) de l’Université de Al-Azhar Ach-Charif. Cette croyance a été vérifiée et a reçu le sceau officiel.

– Ici il est confirmé que le jugement que celui qui insulte Allâh est jugé mécréant. Et il est précisé qu’il n’y a pas de divergence, cela signifie qu’il y a unanimité (ijmâ’) sur ce jugement.

– Le Qâdî (juge) Abou l-Fadl ‘Iyâd Ibnou Moûçâ Ibnou ‘Iyâd al-Yahsoubi connu sous le nom de Qâdî ‘Iyâd, est un grand savant Malikite. Il est né en 476 à Ceuta et il est décédé en 544 de l’Hégire à Marrakech (Maroc) (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans.

  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Hâfidh (le spécialiste de la science du hadîth), celui qui n’a pas de pareil, Chaykhou l-Islâm, le Qâdî (Juge)» et il a dit également : « Ses ouvrages sont précieux» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Bachkwâl a dit à son sujet : « Il était parmi les gens de science qui sont intelligents et qui ont une bonne compréhension » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il est l’Imâm du hadîth de son temps, et le plus connaisseur des gens de ses sciences, de la grammaire, la langue, la parole des arabes, leurs histoires, et les généalogies.» [Wafayâtou l-A’yân]

– Retrouvez la parole du Qadi ‘Iyad sur ce sujet : ici.

– L’apostasie est de trois sortes comme les savants l’ont classée : l’apostasie par la croyance, l’apostasie par les actes et l’apostasie par la parole. Le fait d’insulter Allâh compte parmi l’apostasie par la parole. Que Allâh nous en préserve.

– C’est également de la mécréance d’insulter un prophète ou un ange. La règle : c’est que toute croyance, tout acte ou toute parole qui signifie une moquerie ou un dédain à l’égard de Allâh, de Ses livres, de Ses messagers, de Ses anges, des signes de Sa religion, de Ses lois, de Sa promesse ou de Sa menace est de la mécréance.

– De nos jours, il y a certaine personne lorsqu’elles sont en colère, insultent Allâh et pensent qu’elles sont toujours sur l’Islâm, alors qu’elles sont devenues mécréantes.

– Celui qui a commis une mécréance doit revenir immédiatement à l’Islam en prononçant les deux témoignages, qui sont (‘ach-hadou ‘an la ’ilaha ‘il-la l-Lah, wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan raçoulou l-Lah) c’est-à-dire : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allâh » ou ce qui est similaire. Il ne suffit pas de dire « astaghfirou l-Lâh ».

– Voir les articles suivants :

Le Chaykh As-Soubki Al-Azhari explique le hadîth de la femme esclave (al-jâriyah)

fatawa-soubki-azhari   

Dans son ouvrage « It-hâfou l-Kâ-inat bi-bayâni madh-habi s-salaf wa l-khalaf fi l-moutachâbihât », le Chaykh As-Soubki Al-Azhari a rédigé une longue fatwâ, dans laquelle il a dit :

« وأما إقرار الرسول صلى الله عليه وآله وسلم الجارية على إشارتها نحو السماء فاكتفاء منها بما يدل على عدم شركها لتعتق ، لأنه بإشارتها إلى السماء علم أنها ليست ممن يعبد الأصنام التي في الأرض »

« Quant à la décision du Messager (صلى الله عليه وآله وسلم) de libérer la femme esclave (al-jâriyah), lorsqu’elle a dirigé sa main vers le ciel, c’est parce que cela indique de sa part qu’elle n’attribue pas d’associé à Allâh. Car en montrant le ciel du doigt, il a su qu’elle n’était pas de ceux qui adorent les idoles qui sont sur terre. »

 

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (spécialiste de la science du Hadîth)  Aboû Mouhammad Mahmoûd ibnou Mouhammad ibnou Ahmad Khattâb As-Soubki Al-Azhari Al-Mâliki est né en 1274 à Soubk al-Ahad (Egypte) et il est décédé en 1352 de l’Hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 80 ans. Il était l’un des Chaykh de l’Université Islamique Al-Azhar et y enseigna durant 37 ans.

– Ici, il explique comment les savants ont compris et expliqué le hadîth de la femme esclave (al-jâriyah). Nous voyons qu’en aucun cas, les savants de l’Islâm ont compris de ce hadîth que le prophète aurait interrogé cette femme esclave d’une interrogation au sujet de l’endroit, ou bien qu’elle aurait désigné le ciel pour indiquer que Allâh y serait localisé, comme le prétendent les mouchabbihah (assimilationnistes). En effet, Allâh n’est pas concerné par l’endroit et la direction. Il n’est ni dans le ciel, ni au-dessus du ciel, ni dans aucun autre endroit.

– D’ailleur, à de nombreuses reprises, dans cette même fatwâ, ce Chaykh confirme que le fait d’attribuer à Allâh l’endroit, la direction, ou la localisation sur le trône ou dans le ciel est de la mécréance par unanimité [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici].

– Il est à savoir que ce hadîth a été rapporté avec plusieurs versions qui sont incompatibles les unes avec les autres, au point que certains savants du hadîth l’ont jugé moudtarib (perturbé), et le hadîth moudtarib fait partie des hadîth qui sont faible. Ainsi certains savants l’ont rejeté et d’autres ont donné une interprétation conforme aux fondements de la religion, comme c’est le cas ici. La version du hadîth qui est en accord avec les fondements est celle rapportée par l’Imâm Mâlik [à consulter : ici], et par l’Imâm Ahmad et autres qu’eux. Et la version de l’Imâm Ad-Dârimi est proche de leur version [Voir : ici].

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le hadîth de la femme esclave (Jâriyah) : ici

– Cette fatwâ fut validée par une assemblée de savants de l’Université Islamique Al-Azhar, composée :

  • du Chaykh Mouhammad An-Najdi, le Chaykh des maîtres des Chafi’ites ;
  • du Chaykh Mouhammad Sabî’ Adh-Dhahabi, le Chaykh des maîtres Hanbalites ;
  • du Chaykh Mouhammad al-‘Azbi Rizq, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh ‘Abdoul-Hamîd ‘Ammâr, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh ‘Aliyy An-Nahrawi, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh Dousoûqi ‘AbdoulLâh Al-‘Arabi, du comité des grands savants ;
  • du Chaykh ‘Ali Mahfoûdh, l’enseignant dans les spécialités de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Ibrâhîm ‘Ayyârah Ad-Daljamoûni, l’enseignant dans la section spécialisation de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Mouhammad ‘Alyân, grand savant de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Ahmad Makki, l’enseignant dans la section des spécialisations de Al-Azhar ;
  • et du Chaykh Mouhammad Houcayn Himdân.

– D’autres extraits de cette fatwâ sont disponible sur le site [à retrouver : ici].

L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki dit que le tawassoul par le Prophète est permis dans tous les cas

      

Dans son livre « Chifâ-ou s-Saqâm fî Ziyârati Khayri l-Anâm » (page 358 de cette édition), l’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit :

« و أقول : إن التوسل بالنبي (صلى الله عليه وسلم) جائز في كل حال: قبل خلقه، وبعد خلقه، في مدة حياته في الدنيا، وبعد موته، في مدة البرزخ، وبعد البعث في عرصات القيامة والجنة.»

« Je dis que le tawassoul par le Prophète  (صلى الله عليه وسلم) est permis dans tous les cas : avant sa création, après sa création, pendant sa vie dans le bas-monde, après sa mort durant le barzakh, après la résurrection pendant les stations du jour dernier et au paradis.»

 

Informations utiles :

– L’Illustre savant, Chaykhou l-Islâm, le Qâdî (Juge), le Hâfidh (spécialiste de la sience du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moujtahid (jurisconsulte), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Loughawi (spécialiste de la langue arabe) le Chaykh Taqiyyou d-Dîn ‘Ali Ibnou ‘Abdi l-Kâfî As-Soubki est né en 683 à Soubk et il est décédé en 756 de l’Hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 680 ans. Il était du Madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i.  Son père et son fils (Taj ad-Dîn Aboû Nasr ‘Abdou l-Wahhâb Ibn Taqiyyou d-Dîn as-Soubki) étaient également des savants reconnues.

  • Le Hâfidh As-Souyoûti a dit le concernant : « L’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (exégète), le Ousoûli (spécialiste des fondements), al-Adîb, le Moujtahid […] Chaykou l-Islâm, l’Imâm de son époque». [Tabaqâtou l-Houffâdh]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami le surnommait « Chaykh al-Islâm ». [Al-Jawhar], et il a dit de lui : « L’Imâm, le Moujtahid, celui pour lequel il y a accord sur le fait qu’Il est un grand imâm et sur son grand degré, sa grande maîtrise, son rang d’ijtihad» [Al-Fatâwa l-Hadîthiyyah]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki (son fils) a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Moufassir (exégète), le Mouqri (spécialiste de la récitation), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Moutakallim (spécialiste de la croyance), al-Adîb, le Nahwi (spécialiste de la grammaire Arabe), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le Moujtahid […] Chaykou l-Islâm, le juge des juges (Qâdi l-Qoudâ)». [At-Tabaqât]
  • Chamsou d-Dîn Ad-Dâwoûdi a dit à son sujet : « Taqiyyou d-Dîn Abou l-Haçan le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Châfi’ite, le Moufassir (exégète), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Nahwi (spécialiste de la grammaire Arabe), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le Mouqri (spécialiste de la récitation) […] Chaykh al-Islâm, l’un des grands Moujtahid» [Tabaqâtou l-Moufassirîn]
  • As-Safadi a dit de lui :« Le juge des juges (Qâdi l-Qoudâ) […]  le Chaykh, l’Imâm, le savant (al-‘Âlim), l’Illustre savant (al-‘Allâmah) […] le Moufassir (exégète), le Mouqri (spécialiste de la récitation), le Mouhaddîth (transmetteur du hadîth), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] le Nahwi (spécialiste de la grammaire), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’un des grands moujtahid […] Chaykhou l-Islâm, le grand savant de la Oummah, le pôle des Imâms  ». [Al-Wâfî bi l-Wafayât]
  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « Al-Qâdî (Juge), l’Imâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), la fierté des savants» [Al-Mou’jam Al-Moukhtas]. Et Adh-Dhahabi a dit ces deux vers (poésie arabe) en éloge à Taqiyyou d-Dîn As-Soubki : “Que le Minbar Omeyyade soit fier lorsque le sage, l’océan de science, le taqiyy l’a gravi, Celui qui mémorise le plus parmi tous les chaykh de son époque, Le plus éloquent d’entre eux, celui qui maîtrise le plus la science des lois : ‘Ali”, il s’agit de ‘Ali le fils de ‘Abdou l-Kâfî, As-Soubki.
  • Az-Zirikli a dit à son sujet : « Le Chaykh al-Islâm de son époque, l’un des Houffâdh (spécialistes de la science du hadîth) et des Moufassirîn (exégètes)» [Al-A’lâm]

– Ici il confirme que le tawassoul par le Prophète (صلى الله عليه وسلم) est permis, et cela même après sa mort.

– Le tawassoul est le fait de demander à Allâh l’obtention d’un profit ou l’empêchement d’une nuisance et ce, par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint, par honneur pour celui par lequel le tawassoul est fait. Faire le tawassoul est permis en leur présence et en leur absence tout comme l’indique les preuves selon la Loi de l’Islâm. Le tawassoul ne constitue donc pas une adoration pour autre que Allâh.

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) enseigna lui-même le tawassoul aux compagnons et les compagnons le pratiquaient également après son décès (صلى الله عليه وسلم). [voir l’article à ce sujet : ici]

– De plus il a été confirmé que le fait de dire “yâ foulân” au sujet d’un mort ou d’une personne absente est quelque chose que le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui-même pratiqué et incité à faire. En effet il a été rapporté que lorsque le prophète (صلى الله عليه وسلم) visitait les tombes, il disait “As-Salâmou ‘alaykoum yâ Ahla l-qouboûr” (As-Salâmou ‘alaykoum Ô habitants des tombes) [voir l’article à ce sujet  : ici].

– Le Chaykh Al-Ghoumari met en garde contre ceux qui interdisent le tawassoul  [à retrouver : ici]

– Concernant le tawassoul avant la création du prophète [voir l’explication de As-Soubki : ici]

– Dans ce même ouvrage l’Imâm As-Soubki dit que le premier à avoir innové l’interdiction du tawassoul est Ibn Taymiyah (moujassim) [Voir l’article : ici]

– Retrouvez d’autres citations au sujet du tawassoul et du tabarrouk : ici.

 

L’Imâm Aboû Hanîfah dit que les attributs de Allâh « al-yad », « al-ghadab » et « ar-ridâ » sont sans comment (bilâ kayf)

Sujet : les attributs de Allâh sont sans comment

   

L’Imâm Aboû Hanîfah a dit au sujet de Allâh, dans son livre « Al Fiqh al Akbar » (page 324 de cette édition qui est un charh -commentaire- du livre « Al Fiqh al Akbar » réalisé par le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî, mais 2ème page du traité de croyance de l’Imâm Aboû Hanîfah qui est cité à la fin du livre) :

« يدُهُ صفتُهُ بلا كيفٍ، وغضبُهُ ورضاهُ صفتانِ من صفاتِهِ بلا كيفٍ »

« Son yad est Son attribut sans comment (bilâ kayf), et Son ghadab et Son ridâ sont deux de Ses attributs sans comment (bilâ kayf) »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Moujtahid (jurisconsulte) Aboû Hanîfah An-Nou’mân Ibnou Thâbit, est l’un des savants du Salaf les plus réputés. Il est né en 80 et il est décédé en 150 de l’Hégire (رحمه الله). C’est-à-dire il y a plus de 1280 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Hanafite et il a eu l’honneur de rencontrer des compagnons du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم). Retrouvez sa biographie : ici.

– Son livre « Al-Fiqh Al-Akbar » fait partie des ouvrages qu’il a écrit sur la croyance et dont les savants ont confirmé l’authenticité. L’Imâm Mourtadâ Az-Zabîdi Al-Hanafi confirme cela dans son livre «It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn», ainsi que l’Imâm Al-Kawthari Al-Hanafi et d’autres.

– Ici il parle au sujet des attributs de Allâh (al-yad, al-ghadab et ar-ridâ) et il précise qu’ils sont sans comment.

– Le comment (al-kayf) : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh est exempt de tout cela.

– Donc lorsque l’Imâm Aboû Hanîfah dit que Allâh a pour attribut « al-yad » sans comment (bilâ kayf), il nie par cela que le yad de Allâh soit un organe. En effet, on ne dit pas que Allâh a une main, car Allâh n’a pas de membre, ni d’organe, Il n’est pas un corps, Il n’est ni composé, ni composant.

– L’Imâm Aboû Hanîfah a confirmé cela dans un autre ouvrage en disant : « {yadou l-Lâhi fawqa aydîhim} et Son yad n’est pas comme le yad des créatures, ce n’est pas une partie corporelle (c’est-à-dire une main), et Il est Le Créateur des mains  » [Dans son livre Al-Fiqhou l-Absat]

– L’Imâm Aboû Hanîfah dit dans le même livre : « Il [Allâh] n’est pas un corps, ni une substance, ni une caractéristique d’un corps. Il est exempt de la limite. Il est exempt de l’opposé. Il est exempt du semblable et du ressemblant. » [Al-Fiqhou l-Akbar]

– A ce sujet, l’Imâm du Salaf, Aboû Ja’far At-Tahâwi, dans son traité de croyance qu’il a présenté en disant « Ceci est la mention de la présentation de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah, selon la voie des savants de la communauté,  l’Imâm Aboû Hanîfah […]» , il a dit :  : « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres». [Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah]

– L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a dit : « Il est mentionné dans le Qour-ân et dans le hadîth l’annexion de « al-yad » à Allâh ta’âlâ, et Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah ont été unanimes qu’il n’est pas visé [au sujet de Allâh] par « al-yad » l’organe (c’est-à-dire la main), qui fait partie des choses qui sont concernées par l’entrée en existence » [Charh Sahîh Al-Boukhâri]

– L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {بَلۡ يَدَاهُ مَبۡسُوطَتَانِ} (Bal yadâhou Mabsoûtatân) : ce qui en est voulu n’est pas le sens réelle de l’organe qui est composée, car Allâh ta’âlâ est exempt de la composition, mais il s’agit d’un des attributs de Son Être, comme l’ouïe et la vue, Allâh جل ذكره dit : {لِمَا خَلَقْتُ بِيَدَيَّ} (limâ khalaqtou biyaday), et le prophète a dit « كِلْتَا يَدَيْهِ يَمِينٌ » (kiltâ yadayhi yamîn) et Allâh est plus savant concernant Ses attributs, ainsi les esclaves se doivent d’y croire, de les accepter et de les lires tels qu’ils sont parvenu, sans comment (bila kayf) » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]

– Ainsi pour résumer nous disons que le terme « yad » dans la langue arabe a de très nombreux sens autre que le mot « main ». Lorsqu’il est employé au sujet de Allâh il n’est pas à  prendre dans le sens de l’organe et de la partie corporelle. Les savants ont donné la règle suivante : La similarité dans les termes n’implique pas la similarité dans la signification. Cela signifie que lorsqu’un même terme est employé au sujet de Allâh et au sujet d’une créature alors la signification sera différente.

– De même lorsque l’Imâm Aboû Hanîfah dit que Allâh a pour attribut « al-ghadab » et « ar-ridâ » sans comment (bilâ kayf), il nie par cela que ces deux attributs soient des sentiments, des humeurs, des changements d’état etc. Donc, au sujet de Allâh on ne traduit pas « ghadab » par « colère » car attribuer la colère à Allâh signifierait lui attribuer le comment (kayf). La colère est un changement et Allâh et Ses attributs en sont exempts. Les savants ont dit que  le mot « ghadab » lorsqu’il est employé au sujet de Allâh signifie « la volonté éternelle de Allâh de faire parvenir un châtiment », et que « ridâ » au sujet de Allâh signifie Son agrément.

– Parmi les savants qui ont confirmé cela :

  • Le Chaykh Ibnou ‘Ourfah Naftawayh (m.323 h.) a dit : « Le ghadab concernant les créatures [qui vient dans le sens de la colère] est une chose qui pénètre dans leurs cœurs, et il y a celle qui est louable et celle qui est blâmable. Celle qui est blâmable est celle qui est sans droit. Et celle qui est louable est celle qui est en conformité avec la religion et la vérité. Quant au ghadab de Allâh [qui n’est pas dans le sens de la colère] il s’agit de Sa réprobation de ceux qui Lui ont désobéit, ainsi Il leur inflige un châtiment » [Rapporté par Ibnou Mandhoûr dans liçânou l-‘Arab]
  • L’Imâm Al-Mâziri Al-Mâliki (m.536 H.) a dit : « Le ghadab de Allâh et Son ridâ reviennent tout deux à Sa volonté » [Rapporté par le Hâfidh Al-‘Irâqi dans son livre Tarhou t-Tathrîb fî charhi t-Taqrîb]
  • Le Chaykh Ibnou l-Athîr (m.606 H.) a dit : « L’attribution du ghadab se répète dans les hadîth concernant Allâh ta’âlâ et concernant les gens. Concernant Allâh, il s’agit de Sa réprobation de celui qui Lui désobéit et du châtiment qu’Il lui inflige. Quant au ghadab des créatures [qui vient dans le sens de la colère], il y a celle qui est louable et celle qui est blâmable. Celle qui est louable est celle qui est en conformité avec la religion et la vérité et celle qui est blâmable est celle qui est contraire à cela » [Dans son livre An-Nihâyatou fî Gharîbi l-Hadîth wa l-Athar]
  • Le Hâfidh Ibnou l-Qattân Al-Fâçi Al-Mâliki (m.628 H.) a dit : « Le ridâ de Allâh est Sa volonté de leur accorder une félicité […] et Son ghadab est Sa volonté de châtier » [Al-Iqnâ’]
  • L’Imâm Zaynou d-Dîn Ibnou l-Mounayyir (m.695 h.) a dit : « [le terme] yaghdab [au sujet de Allâh] c’est-à-dire qu’Il veut les châtier » [Dans son livre Tafsîr Mouchkilât Ahâdith youchkilou dhâhirouhâ]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki (m.756 H.) a dit : « Le ghadab de Allâh ta’âlâ signifie Sa volonté de châtier des désobéissants » [Dans ses Fatâwâ]
  • Le Loughawi Ibnou Mandhoûr (m.771 H.) a dit : « L’attribution du ghadab se répète dans les hadîth concernant Allâh et concernant les gens. Concernant Allâh, il s’agit de Sa réprobation de celui qui Lui désobéit et du châtiment qu’Il lui inflige» [Dans son livre liçânou l-‘Arab]
  • Le Chaykh Sirâjou d-Dîn Al-Ghaznawi Al-Hindi (m.773 H.) a dit : « Il n’est pas voulu par Son ghadab et Son ridâ ce qui est similaire au ghadab des créatures et leur ridâ. Car le ghadab des créatures (la colère) est une expression de leur changement d’état, et parmi elle, il y a le fait que le visage rougit et que les veines du cou gonflent. Et le ridâ des créatures est une expression de beauté sur le visage et de joie. Et Allâh ta’âlâ est exempt du changement et de l’évolution d’état. Ainsi nous disons que ce qui est voulu par le ghadab de Allâh c’est Sa volonté de châtier ceux qui ont désobéi et de leur faire subir le châtiment […] Et ce qui est voulu par le ridâ de Allâh c’est Sa volonté de récompenser ceux qui sont obéissants envers Lui et de pardonner ceux qui Lui ont désobéi» [Dans son commentaire de la tahâwiyyah]
  • Le Chaykh Al-Bâbirti Al-Hanafi (m.786 H.) a tenu les mêmes propos que le Chaykh Al-Ghaznawi. Il a dit : « Il n’est pas voulu par Son ghadab et Son ridâ ce qui est similaire au ghadab des créatures et leur ridâ. Car le ghadab des créatures (la colère) est une expression de leur changement d’état, et parmi elle, il y a le fait que le visage rougit et que les veines du cou gonflent. Et le ridâ des créatures est une expression de beauté sur le visage et de joie. Et Allâh ta’âlâ est exempt du changement et de l’évolution d’état. Ainsi nous disons que ce qui est voulu par le ghadab de Allâh c’est Sa volonté de châtier ceux qui ont désobéi et de leur faire subir le châtiment […] Et ce qui est voulu par le ridâ de Allâh c’est Sa volonté de récompenser ceux qui sont obéissants envers Lui et de pardonner ceux qui Lui ont désobéi» [Dans son commentaire de la tahâwiyyah]
  • Le Chaykh Ad-Damâmîni (m.827 H.) a dit : « Le ghadab (au sujet de Allâh) signifie Sa volonté de châtier, et Sa rahmah est Sa volonté de récompenser » [Dans son livre Al-Masâbîh]
  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni (m.852 H.) a dit : « Le ghadab (au sujet de Allâh) signifie Sa volonté de faire parvenir un châtiment » [Dans son livre Fat-hou l-Bârî]
  • L’Imâm Al-Qastallâni (m.923 H.) a dit : « Ce qui est voulu par « al-ghadab » ici (dans Soûrat Al-Fâtihah) c’est le fait de châtier ; mais le sens n’est pas le changement qui se produit lorsque la personne s’énerve (c’est-à-dire la colère), car ceci est impossible au sujet de Allâh » et il a dit également : « Le ghadab (au sujet de Allâh) signifie Sa volonté de faire parvenir un châtiment » [Dans son livre Irchâdou s-Sârî]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari (m.1429 H.) a dit : « Il est un devoir de confirmer l’attribut de « al-ghadab » et de « ar-ridâ » à Allâh tout en exemptant Allâh ta’âlâ d’avoir un ghadab et un ridâ qui soient des changements d’humeur, mais il s’agit de deux attributs éternels, qui n’ont pas de début ni de fin» [Dans son livre Ad-Dourratou l-Bahiyyah fî Halli l-Alfhâfi l-‘Aqîdah at-Tahâwiyyah]

– Retrouvez d’autres citations concernant le terme “yad” : ici.

– Retrouvez d’autres citations sur le thème Allâh n’est pas un corps / n’a pas d’organes : ici

– Retrouvez d’autres citations sur le thème Attribuer le corps à Allâh est de la mécréance : ici

Al-Azhar confirme que l’eau est la première des créatures

   

Dans le livre « ‘Aqîdatou l-Mouslimîn» ayant reçu l’approbation de l’Université Islamique Al-Azhar, il est dit :

« ما هو أول المخلوقات ؟
ج: أول المخلوقات الماء.
قال تعالى: ﴿ وَجَعَلْنَا مِنَ المَاءِ كُلَّ شَىءٍ حَيّ ﴾ سورة الأنبياء ءاية 30.
الحديث : « كُلُّ شَىءٍ خُلِقَ مِنَ المَاءِ » رواه ابن حبان.»

« Quelle est la première des créatures ?

Réponse : La première des créatures, c’est l’eau.

Allâh ta’âlâ dit :

{ وَجَعَلْنَا مِنَ الْمَاءِ كُلَّ شَىْءٍ حَيّ}

 [soûrat Al-Anbiyâ/ 30] ce qui a pour sens : « Nous avons fait à partir de l’eau toute créature vivante. ».

Le hadîth :

« كُلُّ شَىْءٍ خُلِقَ مَنَ الْمَاءِ »

 [rapporté par Ibnou Hibbân] ce qui a pour sens : « Toute chose a été créée à partir de l’eau. » »

 

Informations utiles :

– Le livre « ‘Aqîdatou l-Mouslimîn» est un petit ouvrage de 50 questions-réponses sur la croyance, approuvé par la faculté des Fondements de la Religion (Ousoûlou d-Dîn) de l’Université de Al-Azhar Ach-Charîf. Cette croyance a été vérifiée et a reçu le sceau officiel.

– Ici il est confirmé que la première des créatures dans l’absolue est l’eau.

– Le hadîth qui est mentionné est confirmé comme étant sahîh, et Ibnou Mâjah a également rapporté une version dans ses sounan.

– Parmi les autres textes du Qour-ân et du hadîth confirmant que l’eau est la première créature :

  • Allâh ta’âlâ dit : { وَجَعَلْنَا مِنَ الْمَاءِ كُلَّ شَىْءٍ حَيّ} [Al-‘Anbiyâ / 30] (ce qui a pour sens) : « Nous avons fait de l’eau toute chose vivante ».
  • Allâh ta’âlâ dit : {قُلْ إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ مِثْلُكُمْ يُوحَى إِلَيّ} [Al-Kahf / 110] (ce qui a pour sens): « Dis (Ô Mouhammad, à ton sujet) : je ne suis qu’un être humain comme vous à qui il a été révélé ».
  • Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) lorsqu’il fût interrogé au sujet du début de la création a dit : « كَانَ اللهُ وَلَمْ يَكُنْ شَىْءٌ غَيْرُهُ وَكَانَ عَرْشُهُ عَلَى الْمَاءِ » (ce qui a pour sens)  : « Allâh est de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité. Son Trône a été créé sur l’eau. » [Rapporté de Al-Boukhâri et Al-Bayhaqi d’après ‘Imrân Ibnou l-Housayn]. Nous comprenons à travers ce hadîth que la création de l’eau a précédé celle du trône.
  • As-Souddi a rapporté dans son tafsîr avec plusieurs chaînes de transmission qui remontent jusqu’à plusieurs compagnons, que le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit : « إِنَّ اللهَ لَمْ يَخْلُقْ شَيْئًا مِمَّا خَلَقَ قَبْلَ الْمَاءِ » (ce qui a pour sens) : « Certes Allâh n’a rien créé de ce qu’Il a créé avant l’eau ».

– Consultez d’autres articles concernant le thème : « L’eau est la première des créatures » : ici

Ibn Kathîr interprète {yadâhou Mabsoûtatân} par le fait que Allâh est généreux et miséricordieux

   

Dans son tafsîr, lors de l’explication du verset 64 de Soûrat Al-Mâ-idah, Ibnou Kathîr a dit :

« قال تعالى { بَلْ يَدَاهُ مَبْسُوطَتَانِ يُنفِقُ كَيْفَ يَشَآءُ } أي بل هو الواسع الفضل، الجزيل العطاء، الذي ما من شيء إلا عنده خزائنه »

« Allâh ta’âlâ dit : {بَلۡ يَدَاهُ مَبۡسُوطَتَانِ يُنفِقُ كَيۡفَ يَشَآءُ‌} (Bal yadâhou Mabsoûtatân younfiqou kayfa yachâ) : c’est-à-dire que Allâh est Celui dont les miséricordes sont immenses, et dont la générosité est abondante, puisqu’Il est Celui qui possède les trésors de toute chose »

Informations utiles :

– Ismâ’îl Ibnou Kathîr Ad-Dimachqi est né en 701 et il est décédé en 774 de l’hégire. Il est souvent pris en référence par les gens qui se prétendent à tord Salafis (les wahhabites). Il a été élève de Ibnou Taymiyyah le moujassim durant sa jeunesse.

– Ici, il explique que « yadâhou mabsoûtatân» (Traduit mot-à-mot : Ses deux yad sont déployés) dans ce verset, est une expression qui signifie que Allâh est généreux et miséricordieux.

– Ce verset ne veut absolument pas dire que Allâh aurait deux mains, comme le prétendent les anthropomorphistes.

– Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a dit dans son livre « Hadyou s-Sârî Mouqaddimah Fath al-Bârî »: « Il est mentionné dans le Qour-ân et dans le hadîth l’annexion de « al-yad » à Allâh ta’âlâ, et Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah ont été unanimes qu’il n’est pas visé [au sujet de Allâh] par « al-yad » l’organe (c’est-à-dire la main), qui fait partie des choses qui sont concernées par l’entrée en existence » [voir : ici]

– L’Imâm Aboû Hanîfah a dit : « {yadou l-Lâhi fawqa aydîhim} et Son yad n’est pas comme le yad des créatures, ce n’est pas une partie corporelle (c’est-à-dire une main), et Il est Le Créateur des mains  » [Dans son livre Al-Fiqhou l-Absat]

– L’Imâm du Salaf, Aboû Ja’far At-Tahâwi, dans son traité de croyance qu’il a présenté en disant « Ceci est la mention de la présentation de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah », il a dit : « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres». [Voir : ici]

– L’Imâm Al-Bayhaqi a dit dans son livre Al-I’tiqâd : «Son « yad » n’est pas un organe (c’est-à-dire une main)». [Voir : ici]

– L’Imâm Al-Halîmi a dit lors de son explication du nom de Allâh « Al-Mouta’âlî » : « Cela signifie qu’Il est exempt du fait que Lui soit possible ce qui est possible aux choses qui entrent en existence : le mariage, l’enfantement, les organes et les membres […] » [voir : ici]

– L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : «Ne dites pas que le yad et le ‘ayn [au sujet de Allâh] sont des organes » [Dans son livre Al-Bourhânou l-Mou-ayyad].

– L’Imâm An-Naçafi (m.508 h.) a dit : « Il est permis de dire que Allâh ta’âlâ a un yad en Arabe, mais ce n’est pas permis en Persan. Et al-yad est l’un de Ses attributs éternels, sans comment (bila kayf) et sans similarité (wa lâ tachbîh) […] Il en est de même pour al-yad qui compte de parmi Ses attributs éternels sans comment, ni similarité, et qui n’est pas un membre. Ainsi, nous confirmons al-yad, et son sens est tel que Allâh ta’âlâ veut » [Dans son livre Bahrou l-Kalâm] (voir l’article : ici)

– L’Imâm Al-Qourtoubi a dit : « Le terme – yad – dans la langue Arabe peut venir dans le sens de la partie corporelle (c’est-à-dire de la main) comme dans la parole de Allâh ta’âlâ {wa khoudh bi yadika dightha} et ceci est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ » [Dans son tafsîr]

– L’Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi Al-Mâliki (m. 699 H.) a dit : « [La parole de Allâh : ] { يد الله فوق أيديهم } (Yadou l-Lâh fawqa aydîhim) : il ne s’agit pas ici d’un « yad » dans le sens d’une partie corporelle (c’est-à-dire une main), mais il s’agit d’un « yad » dans le sens de la puissance, car Al-Bâri (c’est-à-dire Allâh) est exempt d’une telle chose (c’est-à-dire d’avoir une main) ». [Rapporté par Ibnou l-Mou’allim Al-Qourachi dans son livre Najmou l-Mouhtadi]

– L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {بَلۡ يَدَاهُ مَبۡسُوطَتَانِ} (Bal yadâhou Mabsoûtatân) : ce qui en est voulu n’est pas le sens réelle de l’organe qui est composée, car Allâh ta’âlâ est exempt de la composition, mais il s’agit d’un des attributs de Son Être, comme l’ouïe et la vue, Allâh جل ذكره dit : {لِمَا خَلَقْتُ بِيَدَيَّ} (limâ khalaqtou biyaday), et le prophète a dit « كِلْتَا يَدَيْهِ يَمِينٌ » (kiltâ yadayhi yamîn) et Allâh est plus savant concernant Ses attributs, ainsi les esclaves se doivent d’y croire, de les accepter et de les lires tels qu’ils sont parvenu, sans comment (bila kayf) » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]

– L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {قَالَ يَاإِبْلِيسُ مَا مَنَعَكَ أَنْ تَسْجُدَ لِمَا خَلَقْتُ بِيَدَيَّ} (qâla yâ Iblîssou mâ mana’aka an tasjouda limâ khalaqtou biyadayy) : c’est-à-dire [ce que j’ai créé] moi-même sans intermédiaire comme un père ou une mère ; et « al-yadân » est un attribut de parmi les attributs de Allâh ‘azza wa jall, nous y croyons tel que cela est parvenuet nous remettons la connaissance du sens à Allâh » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]

– Le Chaykh Ibnou ‘Aqîl Al-Hambali a dit : « Allâh n’est pas de ceux qui ont des parties ou des organes»[voir : ici]

– L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi lors de son explication de la parole de Allâh { ليس كمثله شيء } (layça kamithlihi chay) qui signifie « Rien n’est tel que Lui », il a dit : « Les savants du Tawhîd par le passé et par le présent ont retenu cette âyah comme argument pour nier le fait que Allâh ta’âlâ soit un corps composé d’organes et de parties étant dans un endroit et une direction ». [Voir : ici]

– L’Imâm Abdou l-Ghani An-Naboulouçi a dit dans son livre : « Quant à l’assimilation (tachbîh) c’est de croire que Allâh ta’âlâ ressemble à l’une de Ses créatures, comme ceux qui croient que Allâh est un corps au-dessus du Trône ou qui croient qu’Il a des mains […] et tout ceci est de la mécréance claire » [voir : ici] Ainsi le fait  de croire que Allâh aurait des mains ou n’importe quelle autre partie corporelle, ceci constitue de la mécréance.

– L’Imâm At-Tahâwi a d’ailleurs dit : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant. Celui qui aura bien compris cela en aura tiré des leçons et se sera écarté des propos semblables à ceux des mécréants, il aura su que Allâh avec Ses attributs n’est pas semblable aux humains » [voir : ici]

– Ainsi pour résumer nous disons que le terme « yad » dans la langue arabe a de très nombreux sens autre que le mot « main ». Lorsqu’il est employé au sujet de Allâh il n’est pas à  prendre dans le sens de l’organe et de la partie corporelle. Les savants ont donné la règle suivante : La similarité dans les termes n’implique pas la similarité dans la signification. Cela signifie que lorsqu’un même terme est employé au sujet de Allâh et au sujet d’une créature alors la signification sera différente.

– Retrouvez d’autres citations concernant le terme “yad” : ici.

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Aboû Hayyân Al-Andalouci dit que le mot «’inda» ne désigne pas un endroit pour Allâh

   

Dans son célèbre tafsîr « Al-Bahrou l-Mouhît »,  lors de l’explication de la parole de Allâh ta’âlâ : { وَلَهُ مَن فِى ٱلسَّمَـٰوَٲتِ وَٱلۡأَرۡضِ‌ وَمَنۡ عِندَهُ لَا يَسۡتَكۡبِرُونَ عَنۡ عِبَادَتِه } [soûrat Al-Anbiyâ /19], l’Imâm Aboû Hayyân Al-Andalouçi a dit :

« وعند هنا لا يراد بِها ظرف الـمكان لأنه تعالى منـزه عن الـمكان ، بل الـمعنى شرف الـمكانة وعلو الـمنـزلة »

« Ici, il n’est pas visé par «’inda» (عند) l’endroit, car Allâh ta’âlâ est exempt de l’endroit. La signification est bien l’honneur par le mérite et l’élévation de l’éminence »

Informations utiles :

– L’Imâm, Al-‘Allâmah (l’Illustre savant), le Moufassir (exégète), le Mouqri (spécialiste de la récitation), le Nahwiyy (spécialiste de la grammaire) Mouhammad Ibn Yoûçouf Aboû Hayyân Al-Andalouçi Al-Gharnâti est né en 654 à Grenade (Espagne) et il décédé en 745 de l’hégire (رحمه الله) au Caire (Egypte) c’est-à-dire il y a environ 690 ans. C’est un savant du madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i. De nombreux grands savants ont étudié auprès de lui, parmi eux : Taqiyyou d-Dîn As-Soubki, Tâjou d-Dîn As-Soubki, Badrou d-Dîn Ibn Jamâ’ah, et autres.

  • L’Imâm As-Souyoûti a dit de lui : « Il est le nahwi (spécialiste de la grammaire), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le Moufassir (spécialiste du tafsîr), le Mouhaddith (spécialiste de la transmission du hadîth), le Mouqri (spécialiste de la récitation), et l’Historien de son époque » [Al-Boughyah]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a dit à son sujet : « Il est le Chaykh de son époque et le revivificateur des sciences » et il a dit aussi : « Il a une grande maîtrise du tafsîr et de ses explications » [Ad-Dourarou l-Kâminah]
  • As-Safadi a dit le concernant : « Il a une grande maîtrise du tafsîr, du hadîth, et des biographies ».
  • Ibnou l-Jazari a dit de lui : « L’Imâm, le Hâfidh, le Chaykh de la langue Arabe, des récitations, et qui est honnete et digne de confiance ».
  • Ibnou Battoûtah a dit de lui après avoir cité un groupe de savants : « Et parmi eux [c’est-à-dire les savants d’Egypte] il y a Athîrou d-Dîn Aboû Hayyân Mouhammad Ibn Yoûçouf Ibn Hayyân Al-Gharnâti, et il est le plus savant d’entre eux dans la grammaire (nahw) » [Ar-Rihlah].
  • Az-Zirikli a dit à son sujet : « Il compte de parmi les plus grands savants dans la langue Arabe, le tafsîr (l’exégèse du Qour-ân), le hadîth, les biographies, et les matières linguistiques». [Al-A’lâm]

– Il explique que le terme « ‘inda » lorsqu’il est employé au sujet de Allâh ne comporte pas de notion d’endroit, car Allâh en est exempt. Puis il dit que la signification est l’honneur par le mérite et l’élévation de l’éminence.

– Dans un autre passage de son tafsîr comportant le terme «’inda» attribué à Allâh, l’Imâm Aboû Hayyân donne une explication similaire en disant : «Le sens de la ‘indiyyah est le rapprochement et la proximité de [l’agrément de] Allâh ta’âlâ par le mérite et non par l’endroit» [Tafsîr du verset 206 de Soûrat al-A’râf]

– Il en est de même concernant le hadîth rapporté par Al-Boukhâri et autres :

 « لمّا قضى اللهُ الخلق كتب في كتابه فهو عنده فوق العرش: إن رحمتي غلبت غضبي »

Qui a pour sens : « Lorsque Allâh a créé le monde, Il a fait écrire un livre dans lequel il y a Sa promesse et se trouvant « ‘indahou » au-dessus du Trône : « Inna Rahmatî sabaqat ghadabî ». Ici, le terme  » ‘Indahou » ne vient pas dans le sens de l’endroit, mais dans le sens de l’honneur, comme l’ont mentionné certains savants. Parmi eux :

  • Le Hâfidh Al-‘Irâqi (826 H.) a dit : « Concernant Sa parole « فهو عنده فوق العرش  » (fahouwa ‘indahou fawqa l-‘Arch), il est indispensable d’interpréter le terme « عنده » (‘indahou) hors de son sens apparent car ce sens indiquerait la présence physique, alors que Allâh est exempt de l’établissement (istiqrâr), d’être dans un endroit ou une direction. Donc le mot « عنده » (‘indahou) dans le contexte mentionné, ne désigne pas un lieu mais signifie l’honneur par le statut. Par conséquent la bonne explication de la parole du Prophète est que le Livre est situé dans un endroit honoré par Allâh.» [Dans son livre Tarhou t-Tathrîb fî charhi t-Taqrîb]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Ce qui est visé par « عنده » (‘indahou) ici c’est la marque d’honneur, tout comme dans Sa parole ta’âlâ au sujet de Âciyah : [رَبِّ ابْنِ لِي عِندَكَ بَيْتََا فِي الْجَنَّةِ] (Rabbi bni lî ‘indaka baytan fi l-jannah) [Soûrat At-Tahrîm / 11] qui a pour sens: « Seigneur, fais construire pour moi une maison, dans l’endroit que Tu honores (‘indaka), au paradis »» [dans son livre Ad-Dourratou l-Bahiyyah fî Halli l-Alfhâfi l-‘Aqîdah at-Tahâwiyyah]

Quant au sens de : « ‘Inna Rahmatî sabaqat ghadabî » c’est : certes les manifestations de Ma volonté de miséricorde sont plus nombreuses que les manifestations de Ma volonté de châtier.

– L’Imâm Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah, après avoir cité une série de versets et de hadîth dans lesquels le terme ‘inda est attribué à Allâh, il a dit : «Dans tout cela, le sens n’est pas la ‘indiyyah par la direction, mais il s’agit d’une ‘indiyyah d’honneur, de glorification, de secours, et de grâce et non une ‘indiyyah de localisation et d’endroit. Le fait que Allâh (Ar-Rabb) soit « ‘inda » en terme de direction et d’endroit est impossible par unanimité (ijmâ’)» [Dans son livre Îdâhou d-Dalîl]

– L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « La parole de Allâh : { إِنَّ الَّذِينَ عِندَ رَبِّكَ } (Inna l-ladhîna ‘inda Rabbika) c’est-à-dire les anges, d’une proximité de degré et de mérite, pas par l’endroit » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]

– L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {وَلَهُ مَنْ فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ} (wa lahou man fi s-samâwâti wa l-ard) : en tant qu’esclaves et en tant que possession, {وَمَنْ عِنْدَهُ} (wa man ‘indahou) : de parmi les anges, leur attribution à Lui est pour indiquer leur honneur, et non pas qu’Il serait, ta’âlâ, dans un endroit » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]

– Lorsque le mot «’inda» est employé au sujet d’une créature, généralement, son sens est : « chez » ou « auprès », mais il peut également avoir d’autres sens. Même au sujet des créatures le mot «’inda» n’a pas toujours le sens de l’endroit.

– Dans d’autres passages de son ouvrage l’Imâm Aboû Hayyân confirme le fait que Allâh existe sans endroit ni direction [voir : ici] et [voir : ici]. Il est également connu pour avoir dénoncé l’égarement d’Ibn Taymiyyah qui est son contemporain, concernant sa croyance selon laquelle Allâh serait assis sur le trône [Retrouvez l’article : ici].

Le Chaykh ‘Ali Al-Qâri déclare mécréant ceux qui attribuent l’endroit ou la direction à Allâh

   

Dans son Charh (commentaire) du livre « Al-Fiqh Al-Akbar » de l’Imâm Aboû Hanîfah, (page 355 de cette édition), le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri a dit :

« فمن أظلم ممن كذب على الله أو من ادعى إدعاء معيناً مشتملاً على إثبات المكان والهيئة والجهة من مقابلة وثبوت مسافة وأمثال تلك الحالة ، فيصير كافراً لا محالة »

« Ceux qui ont été injuste, qui sont parmi ceux qui ont menti au sujet de Allâh, ou qui ont prétendu des choses qui comprenaient la confirmation d’un endroit à Allâh, d’une forme, d’une direction en face [de Lui] et une confirmation d’une distance [entre Lui et Ses créatures] et de toute chose semblable à cela devient mécréant (kâfir) immédiatement. »

Informations utiles :

– L’Imâm, l’Illustre savant, le Mouhaddith (transmetteur du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî est un grand savant du madh-hab (école de jurisprudence) Hanafite, il est né en Afghanistan et il est décédé à La Mecque en 1014 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 430 ans. Il a écrit un commentaire du livre « Al-Fiqh Al-Akbar » de l’Imâm Aboû Hanîfah qui est très connu.

  • Ibn ‘Âbidîn Al-Hanafi a dit à son sujet : « Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Ali Al-Qârî, le dernier de ceux qui sont enraciné [dans la science] »[Raddou l-Mouhtâr]
  • Ibn ‘Âbidîn Al-Hanafi a dit également  à son sujet : « Le dernier des spécialistes de la récitation, des spécialistes du fiqh, des spécialistes de la science du hadîth, l’élite des authentificateurs et vérificateurs » [Majmou’atou Raçâ-il Ibn ‘Âbidîn]
  • Al-Mouhibbi a dit le concernant : « L’une des références de science, il était sans pareil à son époque » [Khoulâsatou l-Athar]
  • Az-Zirikli a dit de lui : « Il est un faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Hanafite, de parmi les références de science de son époque […] il a écrit de nombreux ouvrages »[Al-A’lâm]

– Ici, il confirme que celui qui attribue l’endroit ou la direction à Allâh devient mécréant.

– Dans un autre de ses ouvrages, il confirme que les savants du salaf et du khalaf déclarent mécréant ceux qui ont pour croyance que Allâh serait dans une direction. Suite à cela il cite parmi eux, cinq savants de référence dans la communauté musulmane, à savoir : Aboû Hanîfah, Mâlik, Ach-Châfi’i, Al-Ach’ari et Al-Baqillâni. [Voir l’article : ici]

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici .

Al-Azhar confirme qu’il est permis de faire le tawassoul par les prophètes et les saints

   

Dans le livre « ‘aqîdatou l-Mouslimîn» ayant reçu l’approbation de l’Université Islamique Al-Azhar, il est dit :

«  س: ما حكم نداء نبي أو ولي ولو كان غائبا أو طلب شيء منه لم تجر به العادة ؟

ج: يجوز ذلك لأن مجرد ذلك لا يعد عبادة لغير الله وليس مجرد قول يا رسول الله إشراكا بالله، وقد ثبت أن بلال بن الحارث المزني أتى قبر الرسول عام الرمادة أيام عمر فقال: يا رسول الله استسق لأمتك فإنهم قد هلكوا رواه البيهقي وغيره فلم ينكر عليه عمر ولا غيره بل استحسنوا فعله.

قال تعالى: {ولو أنهم إذ ظلموا أنفسهم جاءوك فاستغفروا الله واستغفر لهم الرسول لوجدوا الله توابا رحيما} [سورة النساء].

وثبت أن ابن عمر قال « يا محمد » لما خدرت رجله رواه البخاري في الأدب المفرد.»

« Quel est le jugement de celui qui appelle un prophète ou un saint en leur absence ? Et quel est le jugement de demander au saint et au prophète quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander ?

Réponse : Ceci est permis car le simple fait d’appeler ou de demander une chose inhabituelle ne constitue pas une adoration pour autre que Allâh. Ce n’est pas le simple fait de dire : « Ô Messager de Allâh » qui est une association à Allâh. En effet, il a été confirmé que [le compagnon] Bilâl Ibnou l-Harîth Al-Mouzani était venu auprès de la tombe du Messager durant l’année de la sècheresse (ar-ramadah) au temps du califat de ‘Oumar, et qu’il avait dit : « Ô Messager de Allâh, demande la pluie pour ta communauté, ils risquent de périr ». Ceci a été rapporté par Al-Bayhaqi et d’autres. ‘Oumar ne l’a pas renié à Bilâl Ibnou l-Hârith ni personne d’autre que ‘Oumar, tous l’ont au contraire approuvé.
Allâh ta’âlâ dit :

{ وَلَوْ أَنَّهُمْ إِذْ ظَلَمُوا أَنْفُسَهُمْ جَاءُوكَ فَاسْتَغْفَرُوا اللهَ وَاسْتَغْفَرَ لَهُمُ الرَسُولُ لَوَجَدُوا اللهَ تَوَّابًا رَحِيمًا }

[ce qui a pour sens : ] « Si, ayant été injustes envers eux-mêmes, ils venaient auprès de toi pour demander le pardon à Allâh, et le Messager demandait le pardon pour eux, ils sauraient que Allâh est Celui Qui accepte le repentir et Qui fait miséricorde ». [soûrat An-Niçâ / 64]

D’autre part, il est confirmé que Ibnou ‘Oumar a dit :

« يَا مُحَمَّد »

(yâ Mouhammad)

[ce qui a pour sens : ] « Ô Mouhammad » lorsque sa jambe s’était comme paralysée. Ceci est rapporté par Al-Boukhâri dans son livre Al-Adabou l-Moufrad. »

Informations utiles :

– Le livre « ‘Aqîdatou l-Mouslimîn» est un petit ouvrage de 50 questions-réponses sur la croyance, approuvé par la faculté des Fondements de la Religion (Ousoûlou d-Dîn) de l’Université de Al-Azhar Ach-Charîf. Cette croyance a été vérifiée et a reçu le sceau officiel.

– Ce passage est une réplique aux égarés (principalement wahhabites) qui prétendent que tous ceux qui disent : «Yâ Mouhammad» après la mort du Messager (صلى الله عليه وسلم) ou bien en son absence, sont des mécréants associateurs. Par leur parole infondée ces gens là ont déclaré mécréant le prophète (صلى الله عليه وسلم) en personne, de grands compagnons et un grand nombre de musulmans.

– Cette parole “Yâ Mouhammad” est confirmé dans le manuscrit du livre « Al-Adabou l-Moufrad » de l’Imâm Al-Boukhâri, et sa chaîne de transmission est authentique. [Retrouvez l’article : ici]

– Cette parole est rapportée par de très nombreux savants, voir l’extrait du livre de l’Imâm An-Nawawi : ici ; et de l’Imâm Ibn Sounni : ici .

– Même Ibn Taymiyah a mentionné ce hadîth dans son livre intitulé « Al-Kalimou t-Tayyib » (les bonnes paroles) afin d’inciter les gens à dire “Yâ Mouhammad” lorsque la jambe se paralyse.

– Le tawassoul est le fait de demander à Allâh l’obtention d’un profit ou l’empêchement d’une nuisance et ce, par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint, par honneur pour celui par lequel le tawassoul est fait. Faire le tawassoul est permis en leur présence et en leur absence tout comme l’indique les preuves selon la Loi de l’Islâm. Le tawassoul ne constitue donc pas une adoration pour autre que Allâh.

– L’adoration : c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission, comme l’a mentionné l’Imâm Moujtahid, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Taqiyyou d-Dîn As-Soubki.
Ainsi le simple fait d’appeler (nidâ) un vivant ou un mort ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh, ni le simple fait de glorifier (ta’dhîm) ou de faire al-istighâthah (la recherche du renfort) par autre que Allâh. De même, le simple fait de visiter la tombe d’un saint pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions) ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, le simple fait de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander aux gens ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, la formule de al-isti’ânah (demande d’aide) à autre que Allâh ta’âlâ ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. Egalement, la simple humilité n’est pas une adoration envers autre que Allâh car sinon, tous ceux qui font preuve d’humilité avec les rois et les nobles seraient devenus mécréants.
C’est-à-dire que tout cela n’est pas du chirk (le fait d’attribuer des associés à Allâh), car la définition de l’adoration (al-‘ibâdah) selon les spécialistes de la langue ne s’applique pas à tout cela. En effet, pour eux, l’adoration (al-‘ibâdah) comme nous venons de le voir est l’obéissance avec la soumission. Voir à ce sujet l’explication de l’Imâm du Salaf, le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Aboû Is-hâq Ibrâhîm Az-Zajjâj : ici.

– De plus il a été confirmé que le fait de dire “yâ foulân” au sujet d’un mort ou d’une personne absente est quelque chose que le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui-même pratiqué et incité à faire. En effet il a été rapporté que lorsque le prophète (صلى الله عليه وسلم) visitait les tombes, il disait “As-Salâmou ‘alaykoum yâ Ahla l-qouboûr” (As-Salâmou ‘alaykoum Ô habitants des tombes) [voir l’article à ce sujet  : ici], et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a enseigné à un homme aveugle de réciter en son absence une invocation qui contient les termes “yâ Mouhammad” [voir l’article à ce sujet : ici].

– Ainsi les compagnons œuvraient conformément à l’enseignement du prophète (صلى الله عليه وسلم), comme il a été rapporté d’Ibnou ‘Oumar, et également de ‘Outhmân Ibn Hounayf [voir : ici], de Khoubayb [voir : ici], de Bilâl Ibnou l-Hârith Al-Mouzani et de nombreux autres.

– Le Hadîth concernant Bilâl Ibnou l-Hârith Al-Mouzani été rapporté :

  • par le Hâfidh Al-Bayhaqi dans « Dalâ-il an-Noubouwwah » ;
  • par le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni dans son commentaire du sahîh Al-Boukhâri « Fath Al-Bârî » et dans «Al-Isâbah fi Tamyîzi s-Sahâbah » qui déclare que la chaîne de transmission est sahîh;
  • par Ibnou Kathîr à deux reprises dans « Al-Bidâyah wa n-Nihâyah » qui déclare également que la chaîne de transmission est sahîh [voir l’article : ici],
  • par Adh-Dhahabi dans « Siyarou A’lâmi n-Noubalâ » [voir l’article : ici] ;
  • par le Hâfidh Taqiyyou d-Dîn As-Soubki dans « Chifâ-ou s-Saqâm »;
  • par Al-Hisni dans « Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarrad » [voir l’article : ici];
  • et par d’autres encore…

– Retrouvez d’autres citations au sujet du tawassoul et du tabarrouk : ici.