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Août 01

L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki rapporte l’unanimité sur le fait que le tawassoul est permis

      

Dans son livre « Chifâ-ou s-Saqâm fi Ziyârati Khayri l-Anâm » (page 357 de cette édition), l’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit :

«اعلم أنه يجوز ويحسن التوسل والاستغاثة والتشفع بالنبي صلى الله عليه وسلم إلى ربه سبحانه وتعالى ، وجواز ذلك وحسنه من الأمور المعلومة لكل ذي دين المعروفة من فعل الأنبياء والمرسلين وسير السلف الصالحين والعلماء والعوام من المسلمين ، ولم ينكر أحد ذلك من أهل الأديان ولا سمع به في زمن من الأزمان حتى جاء ابن تيمية فتكلم في ذلك بكلام يلبس فيه على الضعفاء الأغمار، وابتدع ما لم يسبق إليه في سائر الأعصار»

« Sache qu’il est permis et qu’il est bien de faire le tawassoul, l’istighâthah (la demande du renfort), le tachaffou’ (la demande d’intercession) par le Prophète (صلى الله عليه وسلم) à Allâh soubhânahou wa ta’âlâ. Le caractère permis de ces pratiques compte parmi les choses connues pour toute personne qui s’attache à la religion. C’est une chose bien connue à partir des actes des prophètes et des messagers, de la conduite des prédécesseurs vertueux (les gens du Salaf), des savants et du commun des musulmans. Personne parmi les gens qui s’attachent à la religion ne l’a jamais renié et en aucune époque nous n’avons entendu que quiconque l’ait renié. Jusqu’à ce que vienne Ibnou Taymiyah qui a dit à ce sujet des propos par lesquels il trompait les faibles d’esprit et les immatures. Il a innové ce en quoi personne ne l’avait précédé à travers les siècles.»

 

Informations utiles :

– L’Illustre savant, Chaykhou l-Islâm, le Qâdî (Juge), le Hâfidh (spécialiste de la sience du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moujtahid (jurisconsulte), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Loughawi (spécialiste de la langue arabe) le Chaykh Taqiyyou d-Dîn ‘Ali Ibnou ‘Abdi l-Kâfî As-Soubki est né en 683 à Soubk et il est décédé en 756 de l’Hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 680 ans. Il était du Madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i.  Son père et son fils (Taj ad-Dîn Aboû Nasr ‘Abdou l-Wahhâb Ibn Taqiyyou d-Dîn as-Soubki) étaient également des savants reconnues.

  • Le Hâfidh As-Souyoûti a dit le concernant : « L’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (exégète), le Ousoûli (spécialiste des fondements), al-Adîb, le Moujtahid […] Chaykou l-Islâm, l’Imâm de son époque». [Tabaqâtou l-Houffâdh]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami le surnommait « Chaykh al-Islâm ». [Al-Jawhar], et il a dit de lui : « L’Imâm, le Moujtahid, celui pour lequel il y a accord sur le fait qu’Il est un grand imâm et sur son grand degré, sa grande maîtrise, son rang d’ijtihad» [Al-Fatâwa l-Hadîthiyyah]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki (son fils) a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Moufassir (exégète), le Mouqri (spécialiste de la récitation), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Moutakallim (spécialiste de la croyance), al-Adîb, le Nahwi (spécialiste de la grammaire Arabe), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le Moujtahid […] Chaykou l-Islâm, le juge des juges (Qâdi l-Qoudâ)». [At-Tabaqât]
  • Chamsou d-Dîn Ad-Dâwoûdi a dit à son sujet : « Taqiyyou d-Dîn Abou l-Haçan le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Châfi’ite, le Moufassir (exégète), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Nahwi (spécialiste de la grammaire Arabe), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le Mouqri (spécialiste de la récitation) […] Chaykh al-Islâm, l’un des grands Moujtahid» [Tabaqâtou l-Moufassirîn]
  • As-Safadi a dit de lui :« Le juge des juges (Qâdi l-Qoudâ) […]  le Chaykh, l’Imâm, le savant (al-‘Âlim), l’Illustre savant (al-‘Allâmah) […] le Moufassir (exégète), le Mouqri (spécialiste de la récitation), le Mouhaddîth (transmetteur du hadîth), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] le Nahwi (spécialiste de la grammaire), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’un des grands moujtahid […] Chaykhou l-Islâm, le grand savant de la Oummah, le pôle des Imâms  ». [Al-Wâfî bi l-Wafayât]
  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « Al-Qâdî (Juge), l’Imâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), la fierté des savants» [Al-Mou’jam Al-Moukhtas]. Et Adh-Dhahabi a dit ces deux vers (poésie arabe) en éloge à Taqiyyou d-Dîn As-Soubki : “Que le Minbar Omeyyade soit fier lorsque le sage, l’océan de science, le taqiyy l’a gravi, Celui qui mémorise le plus parmi tous les chaykh de son époque, Le plus éloquent d’entre eux, celui qui maîtrise le plus la science des lois : ‘Ali”, il s’agit de ‘Ali le fils de ‘Abdou l-Kâfî, As-Soubki.
  • Az-Zirikli a dit à son sujet : « Le Chaykh al-Islâm de son époque, l’un des Houffâdh (spécialistes de la science du hadîth) et des Moufassirîn (exégètes)» [Al-A’lâm]

– Ici, il rapporte l’unanimité sur le fait que le tawassoul, la demande de renfort et la demande d’intercession par le Prophète à Allâh est permis. Et que ceci est connue à partir de la Sounnah, de la conduite des savants (du salaf et autres) et du commun des musulmans.

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanime sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a tenu des propos similaires à ceux de l’Imâm As-Soubki en disant : « Il y a unanimité sur le caractère permis du tawassoul » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– Le tawassoul est le fait de demander à Allâh l’obtention d’un profit ou l’empêchement d’une nuisance et ce, par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint, par honneur pour celui par lequel le tawassoul est fait. Faire le tawassoul est permis en leur présence et en leur absence tout comme l’indique les preuves selon la Loi de l’Islâm. Le tawassoul ne constitue donc pas une adoration pour autre que Allâh.

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) enseigna lui-même le tawassoul aux compagnons et les compagnons le pratiquaient également après son décès (صلى الله عليه وسلم). [voir l’article à ce sujet : ici]

– Egalement, l’Imâm As-Soubki met en garde contre Ibnou Taymiyyah qui est celui qui a innové l’interdiction du tawassoul. Consultez ici l’article : “Les positions d’Ibnou Taymiyyah concernant le tawassoul”.

– Abou l-’Abbâs Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis). Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibnou Taymiyah sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com.

Important : L’adoration (al-‘Ibâdah) : c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission, comme l’a mentionné l’Imâm Moujtahid, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Taqiyyou d-Dîn As-Soubki.

Ainsi le simple fait d’appeler (nidâ) un vivant ou un mort ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh, ni le simple fait de glorifier (ta’dhîm) ou de faire al-istighâthah (la recherche du renfort) par autre que Allâh. De même, le simple fait de visiter la tombe d’un saint pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions) ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, le simple fait de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander aux gens ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, la formule de al-isti’ânah (demande d’aide) à autre que Allâh ta’âlâ ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. Egalement, la simple humilité n’est pas une adoration envers autre que Allâh car sinon, tous ceux qui font preuve d’humilité avec les rois et les nobles seraient devenus mécréants.

C’est-à-dire que tout cela n’est pas du chirk (le fait d’attribuer des associés à Allâh), car la définition de l’adoration (al-‘ibâdah) selon les spécialistes de la langue ne s’applique pas à tout cela. En effet, pour eux, l’adoration (al-‘ibâdah) comme nous venons de le voir est l’obéissance avec la soumission. Voir à ce sujet l’explication de l’Imâm du Salaf, le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Aboû Is-hâq Ibrâhîm Az-Zajjâj : ici.

– Retrouvez d’autres articles au sujet du tawassoul et du tabarrouk : ici.

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