Le Chaykh ‘Abdou l-Majîd Al-Maghribi confirme que Allâh existe sans endroit et sans direction

Dans son livre « Al-minhâj fi l-mi’râj » le Chaykh ‘Abdou l-Majîd Al-Maghribi a dit :

« إن الله تعالى لا يحويه مكان ولا تحصره جهة، لا فوق ولا تحت، كان الله تعالى في الأزل ولم يكن شيء من الكائنات والأمكنة والجهات على الإطلاق »

« Certes Allâh ta’âlâ n’est pas contenu dans un endroit et Il n’est pas limité dans une direction : ni haut, ni bas. Allâh ta’âlâ existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’existe de toute éternité, ni être, ni endroit, ni direction dans l’absolu »

 

Informations utiles :

– Le Chaykh ‘Abdou l-Majîd Al-Maghribi Al-Haçani At-Tarâboulçi est né en 1283 et il est décédé en 1352 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 80 ans. Il était le secrétaire de Fatwâ à Tripoli (Liban).

– Ici il confirme la croyance des musulmans sur le fait que Allâh existe sans endroit et sans direction.

Le Hâfidh As-Souyoûti explique le hadîth « aqrabou mâ yakoûnou l-‘abdou min Rabbihi wa houwa sâjid »

      

Dans son Charh (commentaire) des Sounan de An-Naçâ-i , le Hâfidh As-Souyoûti lors du commentaire du hadîth : « أقرب ما يكون العبد من ربِّه وهو ساجد» [« aqrabou mâ yakoûnou l-‘abdou min Rabbihi wa houwa sâjid »], il a dit :

« قال القرطبي : هذا أقرب بالرتبة والكرامة لا بالـمسافة ، لأنه منـزه عن الـمكان والـمساحة والزمان . وقال البدر بن الصاحب في تذكرته : في الحديث إشارةٌ إلى نفي الجهة عن الله تعالى »

« Al-Qourtoubi a dit :  » Ceci veut dire que l’esclave est plus proche dans la prosternation de l’agrément de Allâh par le rang et l’honneur et non pas par la distance car Allâh est exempt de l’endroit, de l’étendue et du temps « . Et Al-Badr Ibnou s-Sâhib a dit dans sa Tadhkirah :  » Il y a dans ce hadîth l’indication que la direction est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ » ».

Informations utiles : 

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Abou l-Fadl ‘Abdou r-Rahmân ibnou Abî Bakr Jalâlou d-Dîn as-Souyoûti est un grand savant Chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 au Caire et il est décédé en 911 de l’hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

  • ‘Abdou l-Qâdir Ibn Mouhammad Ach-Châdhili (l’un de ses élèves) a dit à son sujet : « Notre maître (sayyidounâ wa mawlânâ), l’illustre et grand enseignant […] Chaykhou l-Islâm, l’héritier des sciences des prophètes (‘alayhimou s-salâm), celui qui était sans égal à son époque, unique en son temps, celui qui anéantit l’innovation blâmable et qui revivifie la sounnah […] l’Illustre savant, l’océan de science, le très intelligent […] le savant de la religion sans équivalent, l’Imâm de ceux qui appellent à la guidée, celui qui réprime les moubtadi’ah (innovateurs dans la croyance) et les athées, le Sultan des savants, le porte parole des défenseurs de la croyance (moutakallimîn), Le chaykh de l’Islâm et des musulmans, celui qui appelle à la voie agréée par Allâh, l’Imâm des mouhaddithîn (spécialiste du Hadîth) de son époque et de son temps » [Jalâlou d-Dîn As-Souyoûti : Ma’lamatou ‘ouloûmi l-Islâmiyyah]
  • Chamsou d-Dîn Ad-Dâwoûdi (l’un de ses élèves) a dit de lui : « Il était le plus savant des gens de son époque dans la science du Hadîth et ses ramifications » [Chadharâtou dh-Dhahab].
  • Ibnou ‘Imâd Al-Hanbali a dit à son sujet : « Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) […] le Chafi’ite, le mousnid, l’examinateur scrupuleux, l’auteur d’ouvrages excellents et bénéfiques » [Chadharâtou dh-Dhahab].

– Ici, il rapporte que l’Imâm Al-Qourtoubi a expliqué ce hadîth par le fait que l’esclave est plus proche dans la prosternation de l’agrément de Allâh et que ce n’est pas un rapprochement par la distance, car Allâh n’est pas concerné par les endroits. Et Al-Badr Ibnou s-Sâhib a dit que ce hadîth nous indique que la direction est impossible au sujet de Allâh.

– Le Moufassir (exégète) Mouhammad Ibnou Ahmad Al-Ansâri Al-Qourtoubi est décédé en 671 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 760 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Mâlik. Son tafsîr « Al-Jâmi’ou li Ahkâmi l-Qour-ân » est une référence incontournable.

  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’illustre savant (Al-‘Allâmah) […] un Imâm très intelligent, un érudit dans la science, il est l’auteur de nombreux ouvrages qui sont très utiles et qui indiquent sa grande connaissance, et l’abondance de sa vertu » [Târîkhou l-Islâm]
  • Ibnou Farhoûn al-Mâliki a dit de lui : « Le Chaykh, l’Imâm […] le moufassir (exégète), Il était parmi les esclaves vertueux de Allâh, de parmi les savants , les connaisseurs, les pieux, les détachés du bas-monde, ceux qui sont occupé par les affaires qui concernent l’au-delà. » Et il a dit au sujet de son Tafsîr (exégèse du Qour-ân) : « Il compte parmi les tafsîr les plus importants et les plus éminents en terme de mérite  » [Ad-Dîbâj]
  • Ibnou ‘Imâd al-Hambali a dit : « Il était un Imâm, un savant, de parmi ceux qui ont une grande connaissance du hadîth, auteur de bons ouvrages » [Choudhouratou dh-Dhahab]
  • Mouhammad Makhloûf a dit à son sujet : « Le savant, l’Imâm, le glorieux (al-jalîl), le vertueux (al-fâdil), le spécialiste de la jurisprudence (faqîh), le spécialiste de l’explication du Qour-ân (moufassir), le pieux, celui qui est scrupuleux, celui qui est complet, il était parmi les esclaves vertueux de Allâh et de parmi les savants qui ont le plus de science » [Chajaratou n-Noûr]
  • Az-Zirikli a dit de lui : « Il est de parmi les plus grands des moufassiroûn (exégètes du Qour-ân), il était vertueux, et pieux» [Al-A’lâm]

– Ces paroles de l’Imâm Al-Qourtoubi et de Al-Badr ibnou s-Sâhib ont également été mentionnées par l’Imâm As-Sindi Al-Hanafi (رحمه الله) dans sa hâchiyah (émargement) du commentaire de l’Imâm As-Souyoûti (رحمه الله).

Le Chaykh As-Soubki Al-Azhari explique le verset « A-amintoum man fi s-samâ » de Soûrat Al-Moulk

fatawa-soubki-azhari      

Dans son ouvrage « It-hâfou l-Kâ-inât bi-bayâni madh-habi s-salaf wa l-khalaf fi l-moutachâbihât », le Chaykh As-Soubki Al-Azhari a rédigé une longue fatwâ, dans laquelle il a dit :

« ومعنى { ءأمنتم من في السماء } من في السماء عذابه أو سلطانه ومصدر أمره ، أو هو كناية عن تعظيم الله تعالى بوصفه بالعلو والعظمة ، وتنـزيهه عن السفل والتحت لا أنه سبحانه وتعالى حال فيها !! لأن الحلول من صفات الأجسام وأمارات الحدوث والله منـزه عن ذلك »

« Et la signification de { ءأمنتم من في السماء } [a-amintoum man fis-samâ] (soûrat Al-Moulk), c’est : « Celui dont la souveraineté est au ciel », ou alors c’est une forme (en langue arabe) qui indique la glorification de Allâh ta’âlâ en lui attribuant al-‘oulouww (l’élévation du mérite) et al-‘adhamah (l’éminence) et l’exemption du fait d’être dessous ou en bas (as-soufl wa at-taht), non pas que Allâh ta’âlâ serait  incarné dans le ciel, car l’incarnation fait partie des caractéristiques des corps et des signes d’entrée en existence et Allâh est exempt de cela. »

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (spécialiste de la science du Hadîth)  Aboû Mouhammad Mahmoûd ibnou Mouhammad ibnou Ahmad Khattâb As-Soubki Al-Azhari Al-Mâliki est né en 1274 à Soubk al-Ahad (Egypte) et il est décédé en 1352 de l’Hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 80 ans. Il était l’un des Chaykh de l’Université Islamique Al-Azhar et y enseigna durant 37 ans.

– Ici, il explique comment les savants du khalaf ont expliqué le verset « a-amintoum man fis-samâ » dans Soûrat Al-Moulk. Nous voyons qu’en aucun cas, les savants de l’Islâm ont compris de ce verset que Allâh serait dans le ciel, comme le prétendent les mouchabbihah (assimilationnistes). D’autres savants ont dit que ce sont les anges qui sont visé dans ce verset.

– L’Imâm An-Nawawi a rapporté que le Qâdî ‘Iyâd a dit : « Il n’y a pas de divergence entre les musulmans dans leur totalité, qu’il s’agisse des savants du fiqh, du hadîth (mouhaddith), de la croyance (moutakallim), et de ceux qui les suivent, que les textes apparents [du Qour-ân et du hadîth] dans lesquelles il est cité “Allâh fi s-samâ ” comme Sa parole ta’âlâ  {ءَأَمِنتُم مَّن فِى ٱلسَّمَآءِ أَن يَخۡسِفَ بِكُمُ ٱلۡأَرۡضَ } (a-amintoum man fi s-samâ an yakhsifa bikoumou l-ard ) ne sont pas pris dans le sens apparent (dhâhir), mais ils sont interprétés [par ce qui est digne de Allâh] chez la totalité d’entre eux (les savants). » [Retrouvez l’article : ici]

– D’autres savants ont tenu des propos très proche de ceux du Qâdî ‘Iyâd, comme le Mouhaddith, le Faqîh Ahmad Ibn ‘Oumar Al-Qourtoubi (m.656 H.) qui a dit : « Avertissement : Sache qu’il n’y a pas de divergence chez les musulmans dans leur totalité, que ce soit chez leurs spécialistes du hadîth, leur Faqîh, leurs spécialistes de la croyance, et chez ceux qui les suivent, que les textes apparents [du Qour-ân et du hadîth] dans lesquelles il est cité “Allâh fi s-samâ ” comme Sa parole ta’âlâ  {ءَأَمِنتُم مَّن فِى ٱلسَّمَآءِ أَن يَخۡسِفَ بِكُمُ ٱلۡأَرۡضَ } (a-amintoum man fi s-samâ an yakhsifa bikoumou l-ard ) ne sont pas pris dans le sens apparent (dhâhir), mais ils sont interprétés [par ce qui est digne de Allâh] chez la totalité d’entre eux (les savants) […] la parole de la femme esclave “fi s-samâ” n’est pas à prendre au sens apparent selon l’unanimité des musulmans […] et celui qui la prendrait selon son sens apparent un est égaré de parmi les égarés » [Al-Moufhim limâ Achkala min Talkhîssi Kitâbi Mouslim]

– L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit lors de l’explication de Soûrat Al-Moulk : «  {مَنْ فِي السَّمَاءِ} (man fi s-samâ) : Ce passage fait partie des versets équivoques (moutachâbih) dont Allâh s’est réservé la connaissance, nous y croyons sans nous exposer à expliquer le sens et nous en remettons la connaissance à Allâh » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]

– Quant au Moufassir (spécialiste du Tafsîr), l’Imâm Ar-Râzi, il a dit : « Sache que les mouchabbihah (assimilationnistes) ont considéré comme preuve pour confirmer l’endroit au sujet de Allâh ta’âlâ Sa parole : {ءَأَمِنتُم مَّن فِى ٱلسَّمَآءِ} (a-amintoum man fi s-samâ) » [Retrouvez l’article : ici]. Ainsi il dit bien que ceux qui comprennent de ce verset que Allâh serait dans un endroit sont des mouchabbihah (assimilationnistes).

– Cette fatwâ fut validée par une assemblée de savants de l’Université Islamique Al-Azhar, composée :

  • du Chaykh Mouhammad An-Najdi, le Chaykh des maîtres des Chafi’ites ;
  • du Chaykh Mouhammad Sabî’ Adh-Dhahabi, le Chaykh des maîtres Hanbalites ;
  • du Chaykh Mouhammad al-‘Azbi Rizq, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh ‘Abdoul-Hamîd ‘Ammâr, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh ‘Aliyy An-Nahrawi, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh Dousoûqi ‘AbdoulLâh Al-‘Arabi, du comité des grands savants ;
  • du Chaykh ‘Ali Mahfoûdh, l’enseignant dans les spécialités de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Ibrâhîm ‘Ayyârah Ad-Daljamoûni, l’enseignant dans la section spécialisation de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Mouhammad ‘Alyân, grand savant de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Ahmad Makki, l’enseignant dans la section des spécialisations de Al-Azhar ;
  • et du Chaykh Mouhammad Houcayn Himdân.

– Les savants de l’Islâm ont été catégorique à juger mécréant celui qui s’illusionne que Allâh serait dans un endroit ou une direction. [Retrouvez des articles à ce sujet : ici]

Le Chaykh ‘Abdou l-Majîd Al-Maghribi parle de la commémoration du Mawlid

Dans son livre « Al-minhâj fi l-mi’râj » le Chaykh ‘Abdou l-Majîd Al-Maghribi a dit :

« اعتاد الناس الاحتفال لاستماع قصة مولده الشريف عليه الصلاة والسلام ولنعمة الذكرى بمولد النبي العظيم الذي أخرج اللهُ الخلق بهديه من الظلمات إلى النور »

« Les gens ont pris l’habitude d’organiser une fête pour écouter l’histoire de la naissance du Prophète Honoré (عليه الصلاة والسلام), et pour commémorer le bienfait de la naissance du Prophète que Allâh a envoyé pour guider les gens des ténèbres de l’ignorance vers la lumière de la guidée. »

Informations utiles :

– Le Chaykh ‘Abdou l-Majîd Al-Maghribi Al-Haçani At-Tarâboulçi est né en 1283 et il est décédé en 1352 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 80 ans.

– Ici, il fait l’éloge de la commémoration de la naissance du Prophète (صلى الله عليه وسلم) (al-Mawlid).

– Le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations que les savants de l’Islâm ont approuvé. Parmi eux le Chaykh de l’Imâm An-Nawawi, le Hâfidh Aboû Châma [voir : ici], l’Imâm As-Souyoûti [voir : ici], l’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni [voir : ici], le Hafîdh As-Sakhawi [voir : ici] et beaucoup d’autres. Retrouvez de nombreuses paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [voir l’article : ici].

– Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations, et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » (Rapporté par Mouslim) [Retrouvez l’article : ici].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

Aboû ‘Oubaydah et Ad-Dahhâk (du salaf) ont interprété le mot “wajh” dans soûrat Al-Qasas [rapporté par Ibn Al-Jawzi]

Sujet : Allâh n’a pas de visage

Ibn-al-jawzi-daf'ou-choubahi-t-tachbih   

Dans son livre « Daf’ou Choubahi t-Tachbîh » (page 113 de cette édition) l’Imâm Ibnou l-Jawzi a dit :

« قال الضحَّاك وأبو عبيدة في قوله:{كُلُّ شَيْءٍ هَالِكٌ إِلاَّ وَجْهَهُ} [القصص: الآية 88]، أي: إلا هو »

« Ad-Dahhâk et Aboû ‘Oubaydah ont dit au sujet de la parole de Allâh :

{كُلُّ شَىءٍ هَالِكٌ إِلَّا وَجهَهُ} [« koullou chay-in hâlikoun illâ wajhah » qui signifie : « tout sera anéanti sauf Son Wajh »] (soûrat Al-Qasas/88) c’est-à-dire sauf Lui (Allâh). »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste des chaînes de transmission du hadîth), le Moufassir (exégète) ‘Abdou r-Rahmân Ibnou ‘Ali connu sous le nom de Ibnou l-Jawzi le Hanbalite, est né en 508 à Baghdâd et il est décédé en 597 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 845 ans.

– Ibnou l-Jawzi fait partie des piliers des hanbalites. Il a écrit son livre « Daf’ou Choubahi t-Tachbîh » pour répliquer à ceux qui ont attribué le corps à Allâh tout en se réclamant de l’école de l’Imâm Ahmad alors que l’Imâm Ahmad est innocent de ce qu’ils ont pris pour croyance. Ibnou l-Jawzi a souligné dans ce livre que la croyance du Salaf est bien la croyance de l’Imâm Ahmad : l’exemption de Allâh de l’endroit, de la limite, du corps, de la position debout, assise, de l’installation et de toutes les autres caractéristiques des choses qui entrent en existence et des corps.

– Ici Ad-Dahhâk et Aboû ‘Oubaydah ont expliqué que la signification de « illâ wajhah » dans ce verset est « sauf Allâh ».

– Cette interprétation a également été donnée par :

– Le Moufassir (l’exégète) Ad-Dahhâk Ibnou Mouzâhim Al-Hilâli, est décédé dans les environ de 105 de l’Hégire (رحمه الله) c’est à dire il y a environ 1330 ans. Il était un successeur des compagnons (tâbi’i). Il est souvent cité dans les exégèses du Qour-ân (tafsîr).

– Le Moufassir (l’exégète) Aboû ‘Oubaydah Ma’mar Ibnou Mouthannâ At-Taymi Al-Bisri est né en 110 et il est décédé en 209 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1230 ans.

  • An-Nawawi a dit à son sujet : « Il compte de parmi les plus grands Imâms dans la langue »  [Tahdhîbou l-‘Asmâ-i wa l-Loughât]

– Le mot « wajh » dans la langue arabe a plusieurs sens, et son sens premier est « visage » ou « face ». Mais ce n’est pas ce sens qui est retenu lorsqu’il est attribué à Allâh. En effet Allâh n’est pas composé de partie, Il n’est pas un corps et Il n’a ni membre, ni organe. Le mot wajh peut désigner un être, ou encore avoir le sens de al-Moulk (la souveraineté) comme l’a dit l’Imam Al-Boukhâri [Dans son Sahîh].

  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « Son « wajh » n’est pas une image [un visage] » [Al-Asmâ-ou wa s-Sifât].
  • Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri a dit : « Allâh ta’âlâ dit : {Koullou chay-in hâlikoun illâ Wajhah} [ce qui signifie : « Tout disparaîtra sauf Son Wajh »], cela n’est pas dans le sens de l’organe (du visage) » [Dans son charh de « Ar-Riçâlatou l-Qouchayriyyah »].
  • L’Imâm Ach-Chahrastâni a dit que le fait de prendre le terme wajh, dans ce type de verset, selon le sens apparent, c’est-à-dire selon le sens du corps est la voie des moujassimah (corporalistes) [Dans son livre « Al-Milal wa n-Nihal »]. Et il dit également que certains savants ne traduisaient pas ce terme dans les autres langues pour éviter des mauvaises compréhensions, alors ils se contentaient de le citer en arabe [Dans son livre « Al-Milal wa n-Nihal »].
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a dit au sujet des versets équivoques (moutachâbihah) comme le verset {وَيَبْقَى وَجْهُ رَبِّكَ} « wa yabqâ wajhou rabbik » : « Le sens voulu n’est pas le sens apparent, du fait de l’impossibilité de l’attribuer à Allâh, Qui est totalement exempt de ce que disent les injustes et les mécréants » puis il explique les deux voies valables concernant ce type de verset. [Al-Minhajou l-Qawîm].

– Le fait de prendre ce verset et ceux de ce type selon le sens apparent (c’est-à-dire le sens du visage) est la voie des anthropomorphistes (mouchabbihah).

– Le grand savant du Salaf, l’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله) a dit :  « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures » [Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah].

– De nombreux autres savants ont interprété le mot « wajh » en fonction du contexte du verset. [Consultez des paroles de savants : ici].

– Retrouvez aussi l’article : “Al-Albâni (wahhabite) déclare indirectement mécréant l’Imâm Al-Boukhâri pour son interprétation du terme wajh par moulk” : ici.

Les savants du salaf et du khalaf déclarent mécréant ceux qui attribuent une direction à Allâh

Sujet : Attribuer la direction à Allâh est de la mécréance

      

Dans son livre « Mirqâtou l-Mafâtîh, Charh Michkât al-Masâbîh », le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî a dit :

« قال جمع منهم ومن الخلف : إن معتقد الجهة كافر ، كما صرح به العراقي ، وقال : إنه قول لأبي حنيفة ومالك والشافعي والأشعري والباقلاني »

« Tout un groupe d’entre eux [c’est-à-dire les Pieux Prédécesseurs -Salaf as-Sâlih -] ainsi que du Khalaf [c’est-à-dire de l’époque qui a suivi] a dit: “Celui qui croit que Allâh est dans une direction est un mécréant (kâfir), comme cela a clairement été rapporté par Al-‘Irâqi quand il a dit: “Ceci est l’avis de Aboû Hanîfah, Mâlik, Ach-Châfi’i, Al-Ach’ari et Al-Bâqillâni”».

Informations utiles :

– L’Imâm, l’Illustre savant, le Mouhaddith (transmetteur du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî est un grand savant du madh-hab (école de jurisprudence) Hanafite, il est né en Afghanistan et il est décédé à La Mecque en 1014 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 430 ans. Il a écrit un commentaire du livre « Al-Fiqh Al-Akbar » de l’Imâm Aboû Hanîfah qui est très connu.

  • Ibn ‘Âbidîn Al-Hanafi a dit à son sujet : « Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Ali Al-Qârî, le dernier de ceux qui sont enraciné [dans la science] »[Raddou l-Mouhtâr]
  • Ibn ‘Âbidîn Al-Hanafi a dit également  à son sujet : « Le dernier des spécialistes de la récitation, des spécialistes du fiqh, des spécialistes de la science du hadîth, l’élite des authentificateurs et vérificateurs » [Majmou’atou Raçâ-il Ibn ‘Âbidîn]
  • Al-Mouhibbi a dit le concernant : « L’une des références de science, il était sans pareil à son époque » [Khoulâsatou l-Athar]
  • Az-Zirikli a dit de lui : « Il est un faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Hanafite, de parmi les références de science de son époque […] il a écrit de nombreux ouvrages »[Al-A’lâm]

– Ici, il confirme que les savants du salaf et du khalaf déclarent mécréant ceux qui ont pour croyance que Allâh serait dans une direction. Suite à cela il cite parmi eux, cinq savants de référence dans la communauté musulmane, à savoir : Aboû Hanîfah, Mâlik, Ach-Châfi’i, Al-Ach’ari et Al-Baqillâni.

– L’Imâm, le Moujtahid (jurisconsulte) Aboû Hanîfah An-Nou’mân Ibnou Thâbit, est l’un des savants du Salaf les plus réputés. Il est né en 80 et il est décédé en 150 de l’Hégire (رحمه الله). C’est-à-dire il y a plus de 1280 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Hanafite et il a eu l’honneur de rencontrer des compagnons du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم). Retrouvez sa biographie : ici.

– Cette déclaration de mécréance de l’Imâm Aboû Hanîfah à l’égard de ceux qui ont pour croyance que Allâh serait dans un endroit ou une direction, ou qu’Il serait un corps est également confirmée de lui par de nombreux savants tels que :

– L’Imâm, le spécialiste de la science du Hadîth, le Moujtahid (jurisconsulte), Mâlik Ibnou Anas est l’un des plus grands savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un Salaf (C’est-à-dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1260 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Malikite. L’Imâm Ach-Châfi’i disait de lui « Lorsque les savants sont cités, Mâlik est comme une étoile »Consultez sa biographie : ici.

– Cette déclaration de mécréance de l’Imâm Mâlik à l’égard de ceux qui ont pour croyance que Allâh serait un corps, ou qu’Il serait dans un endroit ou une direction, ou qu’il serait assis sur le trône est également confirmée de lui par de nombreux savants tels que :

– L’Imâm, le Moujtahid (jurisconsulte) Mouhammad Ibnou Idrîs Ach-Châfi’i est l’un des plus grands savants de notre communauté, c’est une référence incontournable pour tout musulman. C’est un salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), il est né en 150 et il est décédé en 204 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1230 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Chafi’ite.

  • L’Imâm Abou l-Haçan As-Soulami a dit à son sujet : « Mouhammad Ibn Idrîs Ach-Châfi’i est le savant à la tête du second siècle [de l’Hégire] (c’est-à-dire le moujaddid – savant revivificateur)» [Rapporté par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir dans Tabyînou kadhibi l-Mouftari]

– Cette déclaration de mécréance de l’Imâm Ach-Châfi’i à l’égard de ceux qui ont pour croyance que Allâh serait un corps, ou qu’Il serait dans un endroit ou une direction, ou qu’Il serait assis sur le trône est confirmée de lui par de nombreux savants tels que :

– L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari est un savant du salaf (C’est-à-dire ayant vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire) il est né en 260 (certains ont dit 270) et il est décédé en 324 de l’Hégire (d’autres ont dit 330 ou 333) (رحمه الله). Un très grand nombre de savants ont fait son éloge et le considèrent comme l’un des plus grands défenseurs de la croyance de Ahlou s-sounnah wa-l Jamâ’ah. Consultez sa biographie : ici.

  • L’Imâm Abou l-Haçan As-Soulami a dit à son sujet : « Al-Ach’ari est le savant à la tête du 3ème siècle [de l’Hégire] (c’est-à-dire le moujaddid – savant revivificateur)» [Rapporté par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir dans Tabyîn kadhib al-Mouftari]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn A’mar An-Nâbighah Al-Ghalâwi a dit de lui : « Al-Ach’ari est l’Imâm de Ahlou s-Sounnah » [Al-Moubâchir ‘ala Bni ‘Âchir]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri a dit : « Nous disons que Ach-Châfi’i, Mâlik, Aboû Hanîfah, Ahmad Ibn Hanbal, Al-Awzâ’i, et le reste des moujtahidîn sont sur la bonne guidée de leur Seigneur, et que Abou l-Haçan Al-Ach’ari est un Imâm de la Sounnah, tout comme Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi » [Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah]

– Cette déclaration de mécréance de l’Imâm Al-Ach’ari à l’égard de ceux qui ont pour croyance que Allâh serait un corps, ou qu’Il serait dans un endroit ou une direction, est également confirmée de lui par de nombreux savants tels que :

– L’Imâm, le Qâdî Aboû Bakr Mouhammad Al-Bâqillâni Al-Mâliki est né en 338 à Bassora et il est décédé en 403 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1030 ans. Il était l’un des plus grands savants du madh-hab (Ecole de jurisprudence) Malikite durant son époque et un grand défenseur de la croyance de Ahlou s-Sounnah. Certains l’ont désigné comme le Moujaddid du 4ème siècle de l’Hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

  • Al-Qâdî ‘Iyâd a dit à son sujet : « Il est surnommé le Chaykh de la Sounnah et le porte-parole de la Oummah (Liçânou l-Oummah), il était un spécialiste de la croyance dans le madh-hab qui comporte les preuves décisives, et de parmi les gens du hadîth ». Et il le considérait comme le Moujaddid du 4ème siècle. [Tartîb al-Madârik]
  • Le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir a dit le concernant : « Il est surnommé le Chaykh de la Sounnah et le porte-parole de la Oummah (Liçânou l-Oummah) »[Tabyînou kadhibi l-mouftari]
  • Le Hâfidh Ad-Dâraqoutni a dit de lui : « Il est le soutien de la Sounnah et il a maitrisé les Mou’tazilah ». [Tartîb al-Madârik]
  • Ibnou Jahdam disait de lui : « Il était le Chaykh de son temps, le savant de son époque, celui vers qui l’on revenait lorsqu’il y avait un litige avec autre que lui ». [Tartîb al-Madârik]
  • Aboû ‘Imrân al-Fâçi a dit à son sujet : « Il est l’épée d’Ahlou s-Sounnah de son époque, l’Imâm des savants spécialistes de la croyance de parmi les gens de la vérité de son temps ». [Tartîb al-Madârik]
  • Ibnou ‘Ammâr Al-Mayourqi disait de lui : « Il est surnommé le Chaykh de la Sounnah et le porte-parole de la Oummah (Liçânou l-Oummah) » ; il a dit également : « Il était l’une des forteresses des musulmans et les gens de l’innovation (ahlou-l bida’) n’ont jamais connu plus grande joie que celle qu’ils ont ressenti au moment de sa mort » [Tartîb al-Madârik]
  • Salâhou d-Dîn As-Safadi à dit à son sujet : « Il n’avait pas d’égal à son époque » [Al-Wâfî bi l-Wafayât]
  • Al-Yâfi’i a dit de lui : « Sayfou s-Sounnah (l’épée de la Sounnah), le soutien de la religion, le grand Imâm, le célèbre érudit, le porte parole des spécialistes de la croyance (liçânou l-Moutakallimîn), celui qui disposait des arguments incontestables, celui qui a maitrisé les innovateurs [dans la croyance] celui qui a réfuté les mensonges » ; il a dit également de lui : « Il est un spécialiste des fondements religieux (ousoûli), un spécialiste de la croyance (moutakallim), un Mâliki, un Ach’ari, le Moujaddid (revivificateur) de la religion du quatrième siècle, selon l’avis authentique (sahîh) » ; il a dit aussi : « Il n’avait pas d’égal à son époque » [Mir-atou l-Jinân]
  • As-Sam’âni a dit à son sujet : « Il était unique en son temps, incomparable dans l’intelligence, la mémorisation, et dans le fait de vaincre ses adversaires». [Al-Insâb]
  • L’Imâm As-Souyoûti le considère également comme l’un des trois possible Moujaddid du quatrième siècle, dans sa Qasîdah « Touhfatou l-Mouhtadîn »
  • L’Imâm Abou l-Haçan As-Soulami a dit à son sujet : « Al-Baqillâni est le savant à la tête du 4ème siècle [de l’Hégire] (c’est-à-dire le moujaddid – savant revivificateur)» [Rapporté par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir dans Tabyîn kadhib al-Mouftari]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, l’illustre savant (Al-‘Allâmah), l’incomparable spécialiste de la croyance (moutakallim), le spécialiste des fondements religieux surpassant les autres, le Qâdî », il a dit également dit de lui : « Il faisait preuve d’une forte compréhension et d’intelligence ». Il rapporte également qu’il était surnommé « Sayfou s-Sounnah » (l’épée de la Sounnah) [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]

– Cette déclaration de mécréance de l’Imâm Al-Bâqillâni à l’égard de ceux qui ont pour croyance que Allâh serait un corps, ou qu’Il serait dans un endroit ou une direction, est également confirmée de lui dans son propre ouvrage “Al-Insâf” dans lequel il rapporte la célèbre parole de l’Imâm Ja’far As-Sâdiq, et cela a également été confirmé de lui par :

  • L’Imâm Al-‘Irâqi [Rapporté par Moullâ ‘Ali Al-Qâri] et [Rapporté par Mahmoûd As-Soubki],
  • le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri [Mirqât al-Mafâtîh],
  • Et le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [Al-Minhajou l-Qawîm] et [Fat-hou l-Ilâh fî Charhi l-Michkâh].

– Enfin le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri qui rapporte tout cela,  déclarait lui-même les moujassimah mécréant comme cela apparaît dans son Charh (commentaire) du livre « Al-Fiqh Al-Akbar » de l’Imâm Aboû Hanîfah [voir l’article : ici].

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance : ici .

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici .

Le Prophète a dit que toute chose a été créée à partir de l’eau [rapporté par Ibn Hibbân]

   

Dans son recueil de hadîth connu sous le nom de « Sahîh Ibnou Hibbân », le Hâfidh Ibnou Hibbân a rapporté un hadîth d’après Aboû Hourayrah, dans lequel il a dit :

« قلت : يا رسول الله إني إذا رأيتك طابت نفسي وقرت عيني أنبئني عن كل شيء ،   قال : كُلُّ شَىْءٍ خُلِقَ مَنَ الْمَاءِ »

ce qui a pour sens :

« J’ai dit : Ô Messager de Allâh chaque fois que je te vois je me sens bien et je me réjouis. Informe moi sur toute chose. Il (c’est-à-dire le Prophète صلى الله عليه وسلم) a dit :  » Toute chose a été créée à partir de l’eau » »

 

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth) Aboû Hâtim Mouhammad Ibnou Hibbân Ibnou Ahmad At-Tamîmi Al-Bousti, est un savant du Salaf, il est né en 270 et il est décédé en 354 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1080 ans. Il est un grand spécialiste de la science du Hadîth. Il est l’auteur du « Sahîh » réputé sous le nom de « Sahîh Ibn Hibbân ». Il était du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i.

– Ce hadîth qui est confirmé comme étant sahîh, est l’une des preuves qui confirme que la première des créatures à être entrée en existence est l’eau.

– Ibnou Mâjah a également rapporté une version de ce hadîth dans ses sounan.

– Parmi les autres textes du Qour-ân et du hadîth confirmant que l’eau est la première créature :

  • Allâh ta’âlâ dit : { وَجَعَلْنَا مِنَ الْمَاءِ كُلَّ شَىْءٍ حَيّ} [Al-‘Anbiyâ / 30] (ce qui a pour sens) : « Nous avons fait de l’eau toute chose vivante ».
  • Allâh ta’âlâ dit : {قُلْ إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ مِثْلُكُمْ يُوحَى إِلَيّ} [Al-Kahf / 110] (ce qui a pour sens): « Dis (Ô Mouhammad, à ton sujet) : je ne suis qu’un être humain comme vous à qui il a été révélé ».
  • Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) lorsqu’il fût interrogé au sujet du début de la création a dit : « كَانَ اللهُ وَلَمْ يَكُنْ شَىْءٌ غَيْرُهُ وَكَانَ عَرْشُهُ عَلَى الْمَاءِ » (ce qui a pour sens)  : « Allâh est de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité. Son Trône a été créé sur l’eau. » [Rapporté de Al-Boukhâri et Al-Bayhaqi d’après ‘Imran Ibnou l-Housayn]. Nous comprenons à travers ce hadîth que la création de l’eau a précédé celle du trône.
  • As-Souddi a rapporté dans son tafsîr avec plusieurs chaînes de transmission qui remontent jusqu’à plusieurs compagnons, que le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit : « إِنَّ اللهَ لَمْ يَخْلُقْ شَيْئًا مِمَّا خَلَقَ قَبْلَ الْمَاءِ » (ce qui a pour sens) : « Certes Allâh n’a rien créé de ce qu’Il a créé avant l’eau ».

– Consultez d’autres articles concernant le thème : « L’eau est la première des créatures » : ici

L’istiwâ de Allâh expliqué par les savants du khalaf (Chaykh As-Soubki Al-Azhari)

fatawa-soubki-azhari   

Dans son ouvrage « It-hâfou l-Kâ-inat bi-bayâni madh-habi s-salaf wa l-khalaf fi l-moutachâbihât », le Chaykh As-Soubki Al-Azhari a rédigé une longue fatwâ, dans laquelle il a dit :

« وأما الخلف رحمهم الله تعالى فيقولون في هذه الآيات والأحاديث هي معروفة المعنى ، فمعنى { الرحمن على العرش استوى } استولى بالقهر والتصرف »

« Les gens du Khalaf, que Allâh ta’âlâ leur fasse miséricorde, disent au sujet de ces versets et de ces hadith (il parle ici des versets moutachâbihah, c’est à dire non-explicite), que leur sens est connu. Ainsi le sens de {الرحمن على العرش استوى} [ar-Rahmânou ‘ala l-‘archi stawâ]  est que Allâh domine le Trône par Sa toute-Puissance (Istawlâ bi l-qahr) et que le Trône est sous Sa destinée.»

 

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (spécialiste de la science du Hadîth)  Aboû Mouhammad Mahmoûd ibnou Mouhammad ibnou Ahmad Khattâb As-Soubki Al-Azhari Al-Mâliki est né en 1274 à Soubk al-Ahad (Egypte) et il est décédé en 1352 de l’Hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 80 ans. Il était l’un des Chaykh de l’Université Islamique Al-Azhar et y enseigna durant 37 ans.

– Ici, il dit que les savants du khalaf expliquent l’istiwâ de Allâh (comme dans le verset Taha / 5) par le sens de la domination par Sa toute-puissance.

– Les Khalaf sont les musulmans qui ont vécu après la période du Salaf, c’est-à-dire après les trois premiers siècles de l’Hégire.

– De nos jours, il y a certaines personnes qui n’ont pas appris les bases du tawhîd, et qui comprennent de ce verset que Allâh serait établit ou assis ou encore installé sur le Trône. Ceci est contraire à la croyance des musulmans. Le Chaykh As-Soubki Al-Azhari dit bien que les musulmans du khalaf ont expliqué l’istiwâ de Allâh par le sens de  » istawlâ bi l-qahri » c’est à dire par le fait de dominer par Sa toute-Puissance. Bien que certains savants ce soit abstenus de donner une interprétation détaillée mais se sont contenté de nier le comment (kayf) au sujet de Allâh.

– Le comment (al-kayf) : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh est exempt de tout cela.

– Dans un autre passage de sa fatwâ, il réplique aux égarés qui utilisent le verset « ar-rahmânou ‘ala-l ‘archi stawâ » et le verset « A-amintoum man fi s-samâ » pour tenter d’appuyer leur mauvaise croyance que Allâh serait dans un endroit ou une direction, ou qu’Il serait assis sur le Trône [Retrouvez l’article : ici].

– À de nombreuses reprises, dans cette même fatwâ, le Chaykh Mahmoûd As-Soubki confirme que le fait d’attribuer à Allâh l’endroit, la direction, ou la localisation sur le Trône ou dans le ciel est de la mécréance par unanimité [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici].

– Important : Concernant Allâh, la signification de “istawlâ” n’est pas :

  • de vaincre après avoir combattu, ce qui impliquerait un changement, et le changement est impossible au sujet de Allâh ‘azza wa jall.
  • ni de dominer physiquement par l’élévation de la position, ce qui impliquerait un endroit et une direction, ce qui est également impossible au sujet de Allâh ta’âlâ.

– De nombreux savants ont proposé l’interprétation (ta-wîl) du terme “istawâ” par la domination par la toute-puissance. Parmi eux :

  • Le Loughawi ‘Abdou l-Lâh Ibnou Yahyâ Ibnou l-Moubârak
  • L’Imâm Az-Zajjâj [voir : ici] et [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi
  • L’Imâm At-Tabarâni [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Bakr Ahmad Ar-Râzi Al-Jassâs Al-Hanafi
  • L’Imâm Abou l-Layth As-Samarqandi
  • L’Imâm Ibnou Foûrak [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Mouhammad Ibnou l-Haçan Ibnou Abî Ayyoûb Al-Ayyoûbi An-Nayçâboûri
  • L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Jouwayni [père de l’Imâm Al-Haramayn]
  • Le Moufassir Abou l-Haçan ‘Ali Ibn Mouhammad Al-Mâwardi
  • Le Moufassir Al-Wâhidi [voir : ici]
  • L’Imâm Abou Is-hâq Ach-Chîrâzi
  • Le Moufassir Ad-Damghâni Al-Hanafi
  • L’Imâm Al-Moutawalli [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni [voir : ici]
  • Le Loughawi Ar-Râghib Al-Asbahâni
  • L’Imâm Al-Ghazâli
  • L’Imâm An-Naçafi (508 H.)
  • L’Imâm Abou n-Nasr Al-Qouchayri
  • Le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd [voir : ici]
  • Al-Allâmah Al-Lâmichi Al-Hanafi
  • Le Moufassir Ibnou ‘Atiyyah Al-Andalouçi
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibnou Ibrâhîm Ach-Chaybâni Al-Hanafi
  • Le Chaykh Sayfou d-Dîn Al-Âmidi
  • Le Chaykh Ibnou l-Hâjib Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-‘Îzz Ibnou ‘Abdi s-Salâm
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Qarâfi
  • Le Moufassir An-Naçafi [voir : ici]
  • Le Moufassir Al-Baydâwi
  • Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou l-Jamâ’ah
  • Le Qâdî ‘Abdou r-Rahmân Al-Îji
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki
  • Le Chaykh Al-Yâfi’i
  • Le Qâdî Ibnou s-Sirâj Al-Hanafi
  • Le Qâdî Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • Le Loughawi Fayroûzâbâdi
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • Le Moufassir Ismâ’îl Haqqi Al-Hanafi
  • Le Hâfidh Mourtadâ Az-Zabîdi
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari [voir : ici]
  • Le Chaykh Az-Zourqâni Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-Kawthari [voir : ici]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari [voir : ici]
  • et de nombreux autres savants.

– Cette fatwâ fut validée par une assemblée de savants de l’Université Islamique Al-Azhar, composée :

  • du Chaykh Mouhammad An-Najdi, le Chaykh des maîtres des Chafi’ites ;
  • du Chaykh Mouhammad Sabî’ Adh-Dhahabi, le Chaykh des maîtres Hanbalites ;
  • du Chaykh Mouhammad al-‘Azbi Rizq, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh ‘Abdoul-Hamîd ‘Ammâr, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh ‘Aliyy An-Nahrawi, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh Dousoûqi ‘AbdoulLâh Al-‘Arabi, du comité des grands savants ;
  • du Chaykh ‘Ali Mahfoûdh, l’enseignant dans les spécialités de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Ibrâhîm ‘Ayyârah Ad-Daljamoûni, l’enseignant dans la section spécialisation de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Mouhammad ‘Alyân, grand savant de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Ahmad Makki, l’enseignant dans la section des spécialisations de Al-Azhar ;
  • et du Chaykh Mouhammad Houcayn Himdân.

– Retrouvez d’autres citations des savants au sujet de l’istiwâ de Allâh : ici .

Le Hâfidh As-Souyoûti dit au sujet du hadîth de Jâbir qu’il n’a pas de chaîne de transmission sur laquelle on puisse se baser

      

Dans son recueil de Fatwâ : « Al-Hâwi li l-Fatâwi »,  le Hâfidh As-Souyoûti a dit au sujet du hadîth connu sous le nom de « hadîth de Jâbir », dans lequel il est mentionné que la première des créatures serait la lumière du Prophète (صلى الله عليه وسلم) :

« ليس له (أي حديث جابر) إسناد يعتمد عليه »

« Il n’y a (concernant le hadîth de Jâbir) aucune chaîne de transmission (isnâd) sur laquelle on puisse se baser »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Abou l-Fadl ‘Abdou r-Rahmân ibnou Abî Bakr Jalâlou d-Dîn as-Souyoûti est un grand savant Chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 au Caire et il est décédé en 911 de l’hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

  • ‘Abdou l-Qâdir Ibn Mouhammad Ach-Châdhili (l’un de ses élèves) a dit à son sujet : « Notre maître (sayyidounâ wa mawlânâ), l’illustre et grand enseignant […] Chaykhou l-Islâm, l’héritier des sciences des prophètes (‘alayhimou s-salâm), celui qui était sans égal à son époque, unique en son temps, celui qui anéantit l’innovation blâmable et qui revivifie la sounnah […] l’Illustre savant, l’océan de science, le très intelligent […] le savant de la religion sans équivalent, l’Imâm de ceux qui appellent à la guidée, celui qui réprime les moubtadi’ah (innovateurs dans la croyance) et les athées, le Sultan des savants, le porte parole des défenseurs de la croyance (moutakallimîn), Le chaykh de l’Islâm et des musulmans, celui qui appelle à la voie agréée par Allâh, l’Imâm des mouhaddithîn (spécialiste du Hadîth) de son époque et de son temps » [Jalâlou d-Dîn As-Souyoûti : Ma’lamatou ‘ouloûmi l-Islâmiyyah]
  • Chamsou d-Dîn Ad-Dâwoûdi (l’un de ses élèves) a dit de lui : « Il était le plus savant des gens de son époque dans la science du Hadîth et ses ramifications » [Chadharâtou dh-Dhahab].
  • Ibnou ‘Imâd Al-Hanbali a dit à son sujet : « Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) […] le Chafi’ite, le mousnid, l’examinateur scrupuleux, l’auteur d’ouvrages excellents et bénéfiques » [Chadharâtou dh-Dhahab].

– Ici, il dit clairement que le hadîth de Jâbir dans lequel il est dit que la première créature serait la lumière du prophète (صلى الله عليه وسلم) n’a pas de chaîne de transmission sur laquelle on puisse se baser.

– D’autres savants spécialistes de la science du hadîth ont confirmé les propos de l’Imâm As-Souyoûti, et d’autres encore ont dit que les expressions même du hadîth, démontrent qu’il n’est pas à retenir.

– L’avis retenu est que la première créature par l’existence est l’eau. Parmi les textes du Qour-ân et du hadîth confirmant cela :

  • Allâh ta’âlâ dit : { وَجَعَلْنَا مِنَ الْمَاءِ كُلَّ شَىْءٍ حَيّ} [Al-‘Anbiyâ / 30] (ce qui a pour sens) : « Nous avons fait de l’eau toute chose vivante ».
  • Allâh ta’âlâ dit : {قُلْ إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ مِثْلُكُمْ يُوحَى إِلَيّ} [Al-Kahf / 110] (ce qui a pour sens): « Dis (Ô Mouhammad, à ton sujet) : je ne suis qu’un être humain comme vous à qui il a été révélé ».
  • Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) lorsqu’il fût interrogé au sujet du début de la création a dit : « كَانَ اللهُ وَلَمْ يَكُنْ شَىْءٌ غَيْرُهُ وَكَانَ عَرْشُهُ عَلَى الْمَاءِ » (ce qui a pour sens)  : « Allâh est de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité. Son Trône a été créé sur l’eau. » [Rapporté de Al-Boukhâri et Al-Bayhaqi d’après ‘Imran Ibnou l-Housayn]. Nous comprenons à travers ce hadîth que la création de l’eau a précédé celle du trône.
  • Ibnou Hibbân a rapporté dans son sahîh, d’après Aboû Hourayrah qu’il a dit : « J’ai dit : Ô Messager de Allâh chaque fois que je te vois je me sens bien et je me réjouis. Informe moi sur toute chose. Il a dit : « كُلُّ شَىْءٍ خُلِقَ مَنَ الْمَاءِ » (ce qui a pour sens) : « Toute chose a été créée à partir de l’eau ». Ce hadîth est confirmé comme étant sahîh. Et Ibnou Mâjah à rapporté semblable à cela dans ses sounan.
  • As-Souddi a rapporté dans son tafsîr avec plusieurs chaînes de transmission qui remontent jusqu’à plusieurs compagnons, que le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit : « إِنَّ اللهَ لَمْ يَخْلُقْ شَيْئًا مِمَّا خَلَقَ قَبْلَ الْمَاءِ » (ce qui a pour sens) : « Certes Allâh n’a rien créé de ce qu’Il a créé avant l’eau »

– Consultez d’autres articles concernant le thème : « L’eau est la première des créatures » : ici

L’Imâm Al-Ghazâli dit que Allâh existe sans endroit et qu’Il ne dépend pas du temps

Sujet : Allâh existe sans endroit

   

Dans son célèbre ouvrage « Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn » dans la partie des règles de la croyance (tome 1 page 108 de cette édition) l’Imâm Al-Ghazâli a dit :

« أنه لا يحل في شئ، ولا يحل فيه شئ، تعالى عن أن يحويه مكان كما تقدس عن أن يحويه زمان، بل كان قبل أن يخلق الزمان والمكان وهو الآن على ما عليه كان »

« Allâh ne s’incarne pas en quoi que ce soit, et rien ne s’incarne en Lui. Il est exempt du fait d’être contenu dans un endroit, tout comme Il est exempt du fait de dépendre du temps. Au contraire, Son existence prime sur la création du temps et de l’endroit, et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité »

Informations utiles :

– Le Chaykh, l’Imâm Aboû Hâmid Mouhammad Ibnou Mouhammad Al-Ghazâli est né en 450 à Tus et il est décédé en 505 de l’Hégire à Tus (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 940 ans. C’est un savant très célèbre, il était surnommé « houjjatou l-Islâm » c’est-à-dire qu’il était capable de prouver la véracité, la beauté et la sagesse de l’Islâm. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 5ème siècle de l’Hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion). Il était du madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i. Son livre «Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn » est son ouvrage le plus connu.

  • Le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir a dit à son sujet : « Selon moi, le savant qui était à la tête du 5ème siècle [de l’hégire] (c’est-à-dire le Moujaddid – savant revivificateur) est l’Imâm Aboû Hâmid Mouhammad Ibnou Mouhammad Ibn Mouhammad Ibn Mouhammad Al-Ghazâli At-Toûçi, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), car il était un savant qui œuvrait (conformément à sa science), un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), un vertueux (Fâdil), un spécialiste des fondements (ousoûli), quelqu’un de complet, auteur d’ouvrages, doué de raison et dont la mention du fait qu’il ait de la science s’est propagée dans tous les horizons et il surpassa ses contemporains du Khouraçân, du Châm et d’Irak » [Tabyînou kadhibi l-Mouftarî]

– Ici l’Imâm Al-Ghazali confirme la croyance de Ahlou s-Sounnah, sur le fait que Allâh existe sans endroit, et qu’Il ne dépend pas du temps. Il explique également que Allâh est exempt de l’incarnation.

– L’Imâm Al-Ghazâli a confirmé à de nombreuses reprises dans ses ouvrages, que Allâh n’est pas dans un endroit, ni dans une direction et qu’Il n’est pas un corps, que Son istiwâ n’est pas un établissement, et que le fait de croire que Allâh serait un corps est de la mécréance par unanimité. En effet :

  • L’Imâm Al-Ghazâli a dit : « Allâh n’est pas un corps doté d’une image, Il n’est pas non plus une substance élémentaire, Il ne ressemble pas aux corps, dans le sens où Il n’est pas limité, ou divisé. Il n’est pas une substance et Il n’est pas composé de substance, Il n’est pas un attribut des substances et n’existe pas dans un attribut des substances. Non, Il ne ressemble pas aux choses qui existent, rien de semblable à Lui n’existe. {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} (layça kamithlihi chay) ce qui a pour sens : « Rien n’est tel que Lui », et Il n’est pas comme quoi que ce soit. Il n’est pas limité ni circonscrit. Il n’est pas entouré par les directions, et Il n’est pas contenu par les terres et les cieux. » [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • L’Imâm Al-Ghazâli a dit : « Le septième fondement : savoir que l’Être de Allâh ta’âlâ est exempt d’être spécifié dans les directions car la direction est soit haut ou bas, droite ou gauche, devant ou derrière et toutes ces directions, c’est Allâh Qui les crée ». [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • L’Imâm Al-Ghazâli a dit : « Et Allâh est « istawâ ‘ala l-‘Arch » (le Trône), tel qu’Il l’a révélé et avec le sens qu’Il a voulu, d’un « istiwâ » exempt du contact, de l’établissement, du fait d’être dans un endroit, d’être incarné ou d’être en mouvement. Il n’est pas porté par le Trône, au contraire, le Trône et ceux qui le portent sont porté par Sa puissance et Sa grâce. » [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • L’Imâm Al-Ghazâli a dit : « Quiconque adore un corps est un mécréant par unanimité des Imams du Salaf (prédécesseurs) et du Khalaf (successeurs). » [Iljâmou l-‘awâmm]
  • L’Imâm Al-Ghazâli a dit : « Certes, celui qui adore un corps alors il adore une idole, que ce corps soit petit ou grand, laid ou beau, dans la direction du bas ou du haut, sur terre ou sur le trône » [Iljâmou l-‘awâmm]

L’Imâm Ahmad Ibn Hanbal dit que Allâh n’est pas un corps [rapporté par Abou l-Fadl At-Tamîmi]

   

Dans son livre « I’tiqâdou l-Imâmou l-Mounabal Abî ‘Abdi l-Lâhi Ahmad bni Hanbal », l’Imâm Abou l-Fadl At-Tamîmi rapporte que l’Imâm Ahmad ibn Hanbal a répliqué à ceux qui attribuent le corps à Allâh en disant :

« إن الأسماء مأخوذة من الشريعة واللغة، وأهل اللغة وضعوا هذا ‏الاسم على ذي طولٍ وعرضٍ وسمكٍ وتركيبٍ وصورةٍ وتأليف والله تعالى خارج عن ذلك كله، فلم يجز أن يسمى ‏جسمًا لخروجه عن معنى الجسمية، ولم يجىء في الشريعة ذلك فبطل »

« Les noms sont pris de la religion (charî’ah) et de la langue arabe, or les spécialistes de la langue ont mentionné que le mot « corps » (jism) est attribué pour tout ce qui présente une longueur, une largeur, une épaisseur, une composition et une image, et Allâh ta’âlâ est exempt de tout ceci. Il n’est donc pas permis de Lui attribuer le corps (jism) car Il en est exempt, en plus ce terme n’a pas été cité dans la religion (charî’ah) comme nom de Allâh, ce qui montre que cela est infondé ».

Informations utiles :

L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), l’Imâm Aboû ‘Abdi l-Lâh Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal Ach-Chaybâni est né en 164 à Baghdâd et il est décédé en 241 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1190 ans. Il est l’Imâm de l’école Hanbalite, l’un des quatre Imams.

– Ici, l’Imâm Ahmad donne la définition du corps (jism) et explique que Allâh n’est pas un corps, qu’Il n’a pas de longueur, de largeur, d’épaisseur, de composition ou d’image. Et il dit que le terme corps n’a pas été attribué à Allâh que ce soit dans le Qour-ân ou dans le hadîth.

– Le fait de nier le corps au sujet de Allâh, fait partie des choses sur lesquelles la communauté musulmane est unanime.

– Parmi les citations de l’Imâm Ahmad concernant l’exemption du corps au sujet de Allâh il y a sa parole : « Celui qui dit que Allâh est un corps pas comme les autres corps, il devient [quand même] mécréant » Rapporté par l’Imâm Az-Zarkachi [retrouvez l’article : ici].

– La déclaration de mécréance de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal à l’égard de ceux qui ont pour croyance que Allâh serait dans un endroit ou une direction, ou qu’Il serait un corps est également confirmée de lui par l’Imâm Ibn Hajar Al-Haytami [voir l’article : ici].

– L’Imâm Ahmad Ibn Hambal a dit : « Devient mécréant celui qui fait ressembler Allâh à Sa créature » [Rapporté par Ibn Hamdân Al-Hambali dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]

– L’Imâm Abou l-Fadl At-Tamîmi Al-Baghdâdi Al-Hanbali est né en 341 et il est décédé en 410 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 1025 ans. Il était le chef et le fils du chef des Hanbalites à Baghdâd.

– Cette citation est également rapportée par l’Imâm Al-Bayhaqi dans son livre Manâqibou Ahmad.

L’Imâm Ibn Foûrak dit que la fawqiyyah (supériorité) de Allâh n’est pas par l’endroit et la distance

   

Dans son livre « Mouchkilou l-Hadîth » (page 81 de cette édition), l’Imâm Ibnou Foûrak a dit :

« واعلـم أَنَّا إذا قلنا إن الله عزّ وجل فوق ما خلق لـم يُرْجَعْ به إلى فوقية المكان والارتفاع على الأمكنة بالـمسافة والإشراف عليها بالـمماسة لشىء منها »

« Sache que, lorsque nous disons que Allâh ‘azza wa jall est « fawqa mâ khalaqa » (supérieur à ce qu’Il a créé), cela ne veut pas dire que c’est une fawqiyyah (supériorité) spatiale ni une élévation sur les endroits par la distance ni leur supervision par le contact avec quoi que ce soit de ces endroits »

 

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le moutakallim (spécialiste de la croyance), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Bakr Mouhammad Ibnou l-Haçan Ibnou Foûrak (certains le nomment « Ibnou Fawrak ») al-Asbahâni ach-Châfi’i est décédé en 406 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 1030 ans. Il était un grand défenseur de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa-l jamâ’ah. On compte parmi ses illustres élèves : l’Imâm Al-Bayhaqi et l’Imâm Abou l-Qâçim Al-Qouchayri.

  • L’Imâm An-Nawawi faisait son éloge en disant :  « Al-Oustâdh [Al-Isfarâyîni] est l’une des trois personnes qui vécurent à la même époque et qui se levèrent afin de défendre l’école du Hadîth et de la Sounnah dans les questions de croyance, il s’agit ainsi de ceux qui ont défendu l’école du Chaykh Abou l-Haçan Al-Ach’ari. Ce sont Al-Oustâdh Aboû Is-hâq Al-Isfarâyîni, Al-Qâdî Aboû Bakr Al-Bâqillâni et l’Imâm Aboû Bakr Ibnou Foûrak. » [Tahdhîbou l-Asmâ-i wa l-Loughât]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, l’Illustre savant (Al-‘Allâmah), le vertueux (As-Sâlih) le Chaykh des théologiens (moutakallimîn)» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]

– Ici, il explique que la fawqiyyah (supériorité) de Allâh n’est pas une supériorité par l’endroit et la direction. Les savants disent que c’est une fawqiyyah (supériorité) de puissance, de domination, de mérite et d’éminence.

– C’est ainsi que doit être compris le verset 54 de Soûrat Al-A’râf qui comprend la partie { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ } (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdihi), comme l’ont mentionné les savants tels que :

– Quant au fait de prendre ce verset selon le sens de la supériorité spatiale, c’est-à-dire la supériorité par l’endroit cela est la voie des moujassimah (anthropomorphistes). [Voir à ce sujet la parole de l’Imâm Ach-Chahrastâni : ici]

– Retrouvez d’autres paroles de savants au sujet des termes « fawq » et fawqiyyah » : ici .

L’Imâm An-Nawawi explique le Hadîth du nouzoûl

Sujet : Explication du hadîth du nouzoûl

      

Dans son commentaire du Sahîh Mouslim, lors de l’explication du hadîth an-nouzoûl (le hadîth qui commence par « Yanzilou Rabbounâ … »),  l’Imâm An-Nawawi a dit :

« قوله – صلى الله عليه وسلم – : ( ينزل ربنا كل ليلة إلى السماء الدنيا فيقول : من يدعوني فأستجيب له ) هذا الحديث من أحاديث الصفات ، وفيه مذهبان مشهوران للعلماء سبق  إيضاحهما في كتاب الإيمان ومختصرهما أن أحدهما وهو مذهب جمهور السلف وبعض المتكلمين : أنه يؤمن بأنها حق على ما يليق بالله تعالى ، وأن ظاهرها المتعارف في حقنا غير مراد ، ولا يتكلم في تأويلها مع اعتقاد تنزيه الله تعالى عن صفات المخلوق ، وعن الانتقال والحركات وسائر سمات الخلق .
والثاني : مذهب أكثر المتكلمين وجماعات من السلف وهو محكي هنا عن مالك والأوزاعي : أنها تتأول على ما يليق بها بحسب مواطنها . فعلى هذا تأولوا هذا الحديث تأويلين أحدهما : تأويل مالك بن أنس وغيره معناه : تنزل رحمته وأمره وملائكته كما يقال : فعل السلطان كذا إذا فعله أتباعه بأمره . والثاني : أنه على الاستعارة ، ومعناه : الإقبال على الداعين بالإجابة واللطف . والله أعلم . »

« La parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) : « Yanzilou Rabbounâ koulla laylatin ila s-samâ-i d-dounyâ fayaqoûl : man yad’oûnî fa Astajîbou lah) ; ce hadîth fait partie des hadîth qui traitent des attributs de Allâh. Et il y a, à ce sujet, deux voies (madh-habân) célèbres empruntées par les savants, que nous avons déjà clarifiées dans [le chapitre] « le livre de la Foi » , et le résumé de ces deux voies est :

– L’une de ces voies (madh-hab), et il s’agit de la voie de la plupart des Salaf [les savants des trois premiers siècles de l’Hégire], et de quelques-uns des moutakallimoûn [c’est-à-dire des théologiens, qui sont venus après le salaf], qui consiste à croire en ces textes comme étant véridiques selon ce qui est digne de Allâh ta’âlâ, et que leur sens apparent (dhâhir) qui s’applique aux créatures n’est pas le sens visé, sans parler de son interprétation, tout en ayant la croyance que Allâh ta’âlâ est exempt des attributs des créatures, et exempt du déplacement, du mouvement, et des autres états de la création.

– La seconde voie (madh-hab) est celle de la plupart des moutakallimoûn [théologiens] et d’un groupe de savants du Salaf, et qui est rapportée ici de Mâlik et d’Al-Awzâ’i : cela consiste à interpréter les textes en fonction de ce qui est digne de Allâh. Ainsi, ils ont interprété ce hadîth avec deux explications : l’une d’entre elles est un ta-wîl [interprétation] par Mâlik Ibnou Anas et d’autres que lui, qui ont dit : ce sont Sa Miséricorde (rahmah), Son Ordre (amr) et Ses anges qui descendent, comme on peut dire : « le sultan a fait ceci » alors que cela a été fait par des personnes sous son commandement [et non par lui personnellement]. Le deuxième type d’explication est que ceci est au sens figuré, c’est-à-dire que Allâh exauce ceux qui invoquent et leur fait miséricorde, et Allâh a plus de science que tout autre ».

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 770 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est très célèbre.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de Son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici, l’Imâm An-Nawawi explique le hadîth du nouzoûl et indique les deux voies empruntées par les savants au sujet de ce hadîth et des Textes qui sont similaires, c’est-à-dire les Textes équivoques :

  • La première : croire en ce qui est parvenu dans les Textes sans rentrer dans les détails du sens, tout en exemptant Allâh de toutes ressemblances et caractéristiques des créatures, comme le mouvement et le déplacement (c’est ce qu’on appelle tafwîd ou encore interprétation globale -ta-wîl ijmâliyy-).
  • La seconde : Interpréter selon un sens digne d’être attribué à Allâh et valable dans la langue (c’est ce qu’on appelle l’interprétation détaillée – ta-wîl tafsîliyy -).

– Ces deux voies qui sont toutes les deux correctes ont en commun de ne pas prendre le sens apparent et d’exempter Allâh des attributs des créatures tels que le mouvement et le déplacement. Ainsi nous croyons que Allâh a pour attribut le nouzoûl sans faire de similitude avec les attributs des créatures et sans en comprendre que Allâh serait concerné par la descente. Remarque : Les savants du Salaf, bien qu’ils utilisaient majoritairement l’interprétation globale, ils avaient quelque fois recours à l’interprétation détaillée également, comme le précise An-Nawawi en mentionnant l’Imâm Mâlik et l’Imâm Al-Awzâ’i.

– De nombreux savants ont mentionné les deux méthodologies valables concernant les Textes (versets et hadith) équivoques (moutachâbih), parmi eux :

– Donc lorsque le terme « yanzilou » est employé au sujet de Allâh, nous ne disons pas que Allâh descend, car comme l’ont dit les savants, Allâh est exempt du déplacement, du mouvement, de la direction et de l’endroit.

– L’Imâm An-Nawawi rapporte également le célèbre ta-wîl (interprétation) de l’Imâm Mâlik, expliquant que ce n’est pas Allâh qui descend mais Sa Miséricorde, ainsi que Son Ordre et Ses anges. D’autres savants ont rapporté cela de l’Imâm Mâlik tels que Az-Zourqâni [Charh du Mouwatta de l’Imâm Mâlik], Ibn Battâl, Al-Qâdî ‘Iyâd, Al-Qastallâni, Al-Yamani, Moullâ ‘Ali Al-Qâri ainsi que Ibn ‘Abdi l-Barr et autres.

– Cette interprétation a également été mentionnée par d’autres savants tels que :

  • L’Imâm Ibn Foûrak
  • Le Qâdî Aboû Bakr Ibn ‘Arabi
  • Le Qâdî ‘Iyâd
  • L’Imâm Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Moutawalli [Al-Ghounyah]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçânou l-‘Arab]
  • L’Imâm Jamâlou d-Dîn Al-Qoûnawi [Al-Qalâ-id]
  • L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [Al-Minhajou l-Qawîm]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-Khatîb Al-Misri
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [It-hâfou l-Kâ-inat]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
  • et beaucoup d’autres…

– Cette interprétation est appuyée par ce qu’ont rapporté certains transmetteurs du hadîth de Al-Boukhâri qui l’ont rapporté avec la dammah sur le yâ, c’est-à-dire avec les termes « يُنزِل ربنا » « younzilou rabbounâ » (Notre Seigneur fait descendre), c’est à dire que Allâh ordonne à un ange de descendre. Cette transmission est mentionnée par de nombreux savants dont :

  • L’Imâm Ibnou Foûrak
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • L’Imâm Badrou d-Dîn Az-Zarkachi
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni
  • L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Kawthari
  • et d’autres.

– Les savants de l’Islâm, qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf, sont unanimes a confirmer l’attribut du nouzoûl au sujet de Allâh, tout en exemptant Allâh du comment (kayf), c’est-à-dire des caractéristiques des corps comme le mouvement, le déplacement et la descente de Son Être. Nous pouvons citer parmi eux :

  • L’Imâm Al-Mâtourîdi [Kitâbou t-Tawhîd]
  • Le Hâfidh Ibn Hibbân [Dans son Sahîh]
  • L’Imâm Al-Khattâbi
  • L’Imâm Al-Halîmi [Rapporté par Al-Bayhaqi]
  • L’Imâm Ibn Battâl
  • Abou l-Fadl At-Tamîmi Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Et il n’est pas possible à Son sujet le déplacement et l’incarnation dans les endroits » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • Ibnou l-Bannâ Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « On ne dit pas que cela a lieu par un mouvement ou un déplacement » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni [Al-Insâf]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Al-Isfarâyîni [At-Tabsîrou fi d-Dîn]
  • L’Imâm Ach-Chirâzi [Al-Ichârah]
  • L’Imâm Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Ghazâli [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât]
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.)
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Ne dites pas que le nouzoûl [au sujet de Allâh] est une venue ou un déplacement » [Al-Bourhân al-Mou-ayyad]
  • Le Chaykh Ibn ‘Aqîl Al-Hambali a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Ce n’est pas par la disparition (d’un endroit à un autre) ou un déplacement, et ce n’est pas comme notre nouzoûl […] devient mécréant celui qui assimile Allâh à ce qu’Il a créé » [Rapporté par Ibn Hamdân Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Ibn Al-Jawzi [Saydou l-Khâtir] et [Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi : [Dans son Tafsîr (1)] et [Dans son Tafsîr (2)]
  • L’Imâm An-Nawawi [Charh Sahîh Mouslim (1)] et [Charh Sahîh Mouslim (2)]
  • L’Imâm Al-Baydâwi [Rapporté par Ibn Hajar] et [Rapporté par Az-Zourqâni]
  • Le Chaykh Mouhammad At-Tîbi
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçânou l-‘Arab]
  • Le Qâdî Ibn Jamâ’ah [Idâhou d-Dalîl]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Yamani
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « La parole du prophète «إن الله ينزل كل ليلة إلى سماء الدنيا » jusqu’à la fin du hadîth, il faut savoir que la descente, la montée, le mouvement et l’immobilité font partie des attributs des corps, et Allâh ta’âlâ est totalement exempt de cela, le sens [de ce hadîth] est la descente de la miséricorde » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Charh Sahîh Al-Boukhâri (1)] et [Charh Sahîh Al-Boukhâri (2)]
  • Le Chaykh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm As-Sanoûçi qui a dit : «Il est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ […] le mouvement et l’immobilité » [Dans son traité de croyance Al-Moufîdah li l-Wildân wa n-Niçâ-i l-Mou-minât]
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • La Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • L’Imâm Az-Zourqâni [Charh du Mouwatta de l’Imâm Mâlik]
  • Le Chaykh Ahmad Ridâ [Qawâri’ou l-Qahhâr]
  • Le Chaykh Mahmoud As-Soubki, qui mentionne l’unanimité des savants du Salaf et du Khalaf [It-hâfou l-Kâ-inat (1)] et [It-hâfou l-Kâ-inat (2)]
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi Al-Misri qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son livre Al-Kalimâtou t-Tayyibâtou fî Ma-thoûri ‘ani l-Isrâ-i wa l-Mi’râj mina r-Riwâyât]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Fourqânou l-Qour-ân]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
  • Le Chaykh Al-Harari [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • et beaucoup d’autres…

– Certains savants ont mentionné de manière explicite dans leurs ouvrages que le fait d’attribuer à Allâh le mouvement ou le déplacement est de la mécréance. Parmi eux :

– Ainsi il ne convient pas de prêter attention aux propos des wahhabites qui accusent les gens de la Sounnah qui ont interprété ce hadîth d’être des mou’attil (négateur/athée). Ces mêmes wahhabites qui prétendent qu’il s’agit d’une descente véritable de Allâh tout comme l’a prétendu Ibn Outhaymîn (wahhabite) qui a dit : « Et il s’agit d’une descente véritable qui convient à Allâh. Et les négateurs (ahlou t-Ta’tîl) l’ont interprété par la descente de Son ordre, de Sa miséricorde ou d’un de parmi Ses anges » [Dans son commentaire du livre Loum’atou l-I’tiqâd]Ainsi, il est venu avec une croyance totalement opposée à celle des savants mentionnés ci-dessus.

– Cette croyance que défendent les wahhabites est propre aux mouchabbihah (corporalistes) comme l’a signalé l’Imâm Ibn Hajar, lorsqu’il a dit : Les gens ont divergé sur le sens de an-nouzoûl : certains l’ont pris selon son sens apparent et son sens propre (haqîqi), et ce sont les corporalistes (al-Mouchabbihah), et Allâh est exempt de ce qu’ils disent. [Charh Sahîh Al-Boukhâri], et cette croyance que prône Ibn ‘Outhaymîn est celle que prônait l’ancêtre des moujassimah, Aboû ‘Abdi l-Lâh Ibn Karrâm qui prétendait que ce qu’il adore est concerné par le changement de lieu, le déplacement et la descente [voir à ce sujet le livre de l’Imâm Ach-Charastâni : ici].

– Le Chaykh Ibn Hamdân Al-Hambali a dit : « Le hadîth du nouzoûl et ce qui est similaire dont la chaîne de transmission est authentique ne doivent pas être pris selon le sens apparent » [Nihâyatou l-Moubtadi-în].

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le hadîth du nouzoûl : ici.

– L’Imâm, le spécialiste de la science du Hadîth, le Moujtahid (jurisconsulte), Mâlik Ibnou Anas est l’un des plus grands savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un Salaf (C’est-à-dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1260 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Malikite. L’Imâm Ach-Châfi’i disait de lui « Lorsque les savants sont cités, Mâlik est comme une étoile »Consultez sa biographie : ici.

– L’Imâm du salaf, le Moujtahid, Aboû ‘Amr ‘Abdou r-Rahmân Ibnou ‘Amr Al-Awzâ’i est né en 88 et il est décédé en 158 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1285 ans. Il était l’un des plus grands savants du salaf. Il compte parmi les grands savants de la communauté qui ont fondé une école de jurisprudence (madh-hab) tout comme l’Imâm Mâlik, l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Soufyân Ath-Thawri, l’Imâm Ach-Châfi’i ou encore l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, mais son école (madh-hab) n’a pas subsisté. Elle fût suivie durant deux siècles, notamment en Andalousie.

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le fait que Allâh n’est pas concerné par le déplacement et le mouvement : ici.

Le Chaykh As-Soubki Al-Azhari explique la voie du Salaf et du Khalaf concernant les textes non explicites (moutachâbih)

fatawa-soubki-azhari   

Dans son ouvrage « It-hâfou l-Kâ-inât bi-bayâni s-salaf wa l-khalaf fi l-moutachâbihât », le Chaykh As-Soubki Al-Azhari a rédigé une longue fatwâ, dans laquelle il a dit :

« وأما مذهب السلف والخلف بالنسبة للآيات والأحاديث المتشابهة فقد اتفق الكل على أن الله تعالى منـزه عن صفات الحوادث ، فليس له عز وجل مكان في العرش ولا في السماء ولا في غيرهما ، ولا يتصف بالحلول في شيء من الحوادث ، ولا بالاتصال بشيء منها ، ولا بالتحول والانتقال ونحوهما من صفات الحوادث ، بل هو سبحانه وتعالى على ما كان عليه قبل خلق العرش والكرسي والسماوات وغيرها من الحوادث »

« Quant à la voie du Salaf et du Khalaf concernant les versets et les hadiths non explicites (moutachâbih), tous se sont accordés à dire que Allâh ta’âlâ est exempt des caractéristiques des créatures, que Allâh ‘azza wa jall n’a pas d’endroit, ni au trône, ni dans le ciel, ni ailleurs. Et qu’Il n’est pas caractérisé par l’incarnation dans des choses qui seraient entrées en existence, ni par le contact avec quoi que ce soit, ni par le changement, ni par le déplacement et ce qui est du même ordre des caractéristiques de ce qui entre en existence. Mais Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est tel qu’Il est [de toute éternité], avant qu’Il n’ait créé le trône, le piédestal, les cieux et autres choses qui sont entrées en existence. »

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (spécialiste de la science du Hadîth)  Aboû Mouhammad Mahmoûd ibnou Mouhammad ibnou Ahmad Khattâb As-Soubki Al-Azhari Al-Mâliki est né en 1274 à Soubk al-Ahad (Egypte) et il est décédé en 1352 de l’Hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 80 ans. Il était l’un des Chaykh de l’Université Islamique Al-Azhar et y enseigna durant 37 ans.

– Ici, il dit que les gens du Salaf et du Khalaf sont en accord, c’est-à-dire unanimes, sur le fait que Allâh est sans endroit, et qu’Il est exempt des caractéristiques des créatures, comme le changement, le déplacement, et le contact.

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanimes sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– À de nombreuses reprises, dans cette même fatwâ il confirme que le fait d’attribuer à Allâh l’endroit, la direction, ou la localisation sur le trône ou dans le ciel est de la mécréance par unanimité [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici].

– Cette fatwâ fut validée par une assemblée de savants de l’Université Islamique Al-Azhar, composée :

  • du Chaykh Mouhammad An-Najdi, le Chaykh des maîtres des Chafi’ites ;
  • du Chaykh Mouhammad Sabî’ Adh-Dhahabi, le Chaykh des maîtres Hanbalites ;
  • du Chaykh Mouhammad al-‘Azbi Rizq, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh ‘Abdoul-Hamîd ‘Ammâr, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh ‘Aliyy An-Nahrawi, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh Dousoûqi ‘AbdoulLâh Al-‘Arabi, du comité des grands savants ;
  • du Chaykh ‘Ali Mahfoûdh, l’enseignant dans les spécialités de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Ibrâhîm ‘Ayyârah Ad-Daljamoûni, l’enseignant dans la section spécialisation de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Mouhammad ‘Alyân, grand savant de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Ahmad Makki, l’enseignant dans la section des spécialisations de Al-Azhar ;
  • et du Chaykh Mouhammad Houcayn Himdân.

L’Imâm Al-Kawthari dit que celui qui croit que Allâh se lève, s’assoit ou bouge est mécréant à l’unanimité

   

L’assistant du dernier calife des musulmans, l’Imâm Al-Kawthari a dit dans son livre « Maqâlâtou l-Kawthari » (page 379 de cette édition) au sujet d’un égaré qui se nomme Ad-Darîmi :

« فإذا معبود هذا الخاسر يقوم ويمشي ويتحرك، ولعل هذا الاعتقاد ورثه هذا السجزي من جيرانه عباد البقر، ومن اعتقد ذلك في إله العالمين يكون كافرًا باتفاق، فيا ويح من يقتدي بمثله في الصلاة أو يناكحه»

« Ce qu’adore ce perdant se lève, s’assoit, et bouge ! Peut-être que ce Sijzi (originaire du Sijistan) a hérité cette croyance de ses voisins les adorateurs des vaches (les hindous), et celui qui croit cela au sujet du Seigneur des mondes, c’est un mécréant par accord [des savants]. Malheur à celui qui  suit des gens comme lui dans la prière ou dans le mariage ! »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), le Chaykh Mouhammad Zâhid Al-Kawthari Al-Hanafi était l’assistant du dernier Calife des musulmans (le Califat a pris fin en 1924). Il était un grand savant Hanafite qui a même été appelé par certains le « Moujaddid » du siècle dernier (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion). Il est né en 1296 et il est décédé en 1371 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 70 ans.

  • Le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi a dit de lui : « Al-‘Allâmah (l’illustre savant) scrupuleux, qui est très intelligent, le vérificateur, l’éminent enseignant  (al-Oustâdh al-Kabîr), le Chaykh Mouhammad Zâhid Al-Kawthari » [Al-Fourqân]

– Ici, il dit que celui qui a pour croyance que Allâh se lève, s’assoit, ou bouge est un mécréant par accord des savants, c’est-à-dire par unanimité. Et il compare cette mauvaise croyance à celle des hindous.

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanimes sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– En effet le fait de se lever, de s’asseoir ou d’être en mouvement font partie des attributs des corps et les savants ont confirmé que le fait d’attribuer cela à Allâh est de la mécréance :

  • L’Imâm Ach-Châfi’i déclarait mécréant ceux qui croient que Allâh est assis sur le trône, tout comme le rapporte Al-Qourachi qui mentionne d’ailleurs que cela fait l’objet de l’unanimité [voir : ici] et Ibnou Ar-Rif’ah [voir : ici] ;
  • L’Imâm Al-Bayhaqi déclare mécréant celui qui attribut à Allâh le fait d’être assis sur le Trône [voir : ici] ;
  • Le Qâdî ‘Abdou l-Wahhâb Al-Mâliki confirme que le fait d’attribuer le mouvement à Allâh est de la mécréance par unanimité [voir : ici] ;
  • L’Imâm An-Nawawi qui a dit : « Et s’il dit “Allâh s’est levé pour la justice” il est devenu mécréant,  ou s’il dit “Allâh s’est assis pour la justice” il est devenu mécréant » [Rawdatou t-Tâlibîn / Kitâb Ar-Riddah] et Ibn Noujaym Al-Hanafi a tenu avec exactitude les mêmes propos dans son livre « Al-Bahrou r-Râ-iq », et également Adh-Dhahabi  dans “Ith-hâfou l-Akâbir fî tahdhîbi kitâbi l-Kabâ-ir” ;
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit que celui qui attribut à Allah le mouvement, le déplacement ou le changement, alors il devient mécréant [voir : ici] ;
  • Dans un autre passage de son ouvrage l’Imâm Al-Kawthari mentionne l’unanimité de la mécréance de celui qui attribut à Allâh le mouvement ou la position assise [voir : ici] ;
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari rapporte l’unanimité sur la mécréance de celui qui croit que Allâh est assis sur le Trône [voir : ici] ;

– L’anthropomorphiste contre qui l’Imâm Al-Kawthari met en garde dans ce livre serait ‘Outhmân ibnou Sa’îd ad-Dârimi qui est décédé en 280 de l’Hégire. Ne pas confondre avec ‘Abdou l-Lâh ibnou ‘Abdou r-Rahmân Ad-Dârimi, décédé en 255 de l’Hégire, l’auteur des sounan.

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance : ici .

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici .