L’Imâm An-Naçafi parle de la vision de Allâh dans l’au-delà : sans endroit et sans direction

   

Dans son célèbre traité de croyance connu sous le nom de « Al-‘Aqîdatou n-Naçafiyyah » (page 2 du traité), l’Imâm An-Naçafi a dit :

« ورؤيةُ الله تعالى جَائزَةٌ في العقلِ واجبةٌ بالنقلِ، وقد وردَ الدليلُ السَّمعيُّ بإيجاب رؤيةِ المؤمنينَ لله تعالى في دارِ الآخرةِ، فيُرى لا في مكانٍ، ولا على جهةٍ من مُقابلةٍ أو اتصالِ شُعاعٍ أو ثبوتِ مسافةٍ بين الرائي وبينَ الله تعالى »

« La vision que les croyants auront de Allâh ta’âlâ est possible selon la raison et obligatoire selon ce qui est rapporté, et les preuves selon les textes sont parvenues concernant l’obligation de la vision de Allâh ta’âlâ par les croyants dans la résidence de l’au-delà. Ainsi, Il sera vu sans qu’Il soit dans un endroit ni dans une direction, sans que ce soit de face, ni par le lien d’un rayon lumineux, ou par la délimitation d’une distance entre celui qui regarde et Allâh ta’âlâ »

Informations utiles :

– Le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth)  Aboû Hafs Najmou d-Dîn ‘Oumar Ibnou Mouhammad An-Naçafi, le Hanafite, est né en 461 et il est décédé en 537 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 900 ans. Il est l’auteur du traité de croyance connu sous le nom de « ‘Aqîdatou n-Naçafiyyah», qui est l’un des traités de croyance les plus célèbres, les plus répandus, et les plus étudiés dans le monde musulman.

– Ici, il dit qu’il est un devoir de croire en la vision de Allâh, par les croyants dans l’au-delà. Et il dit clairement, que Allâh sera vu, sans qu’Il soit dans un endroit ou une direction, et sans qu’il y ait de notion de distance.

– Consultez d’autres paroles de savants concernant la vision de Allâh : ici.

– Plusieurs grands savants de l’Islâm porte le nom An-Naçafi, en effet il y a également ‘Abdou l-Mou’în An-Naçafi qui est décédé en 508 de l’Hégire  (رحمه الله) [voir des articles à son sujet : ici], et aussi ‘Abdou l-Lâh Ibnou Ahmad An-Naçafi qui est décédé en 710 de l’Hégire (certains ayant dit en 701 de l’Hégire) (رحمه الله), qui est l’auteur du célèbre tafsîr [voir des articles à son sujet : ici].

‘Outhmân a innové un appel à la prière (adhân) le jour du vendredi [rapporté par Al-Boukhâri]

Sujet : La bonne innovation.

Sahih Al-Bukhari   'othman innovation adhan sahih Bokhari

Dans son célèbre recueil de hadîth, l’Imâm Al-Boukhâri rapporte :

« حدثنا آدم قال: حدثنا ابن أبي ذئب، عن الزهري، عن السائب بن يزيد قال: كان النداء يوم الجمعة، أوله إذا جلس الإمام على المنبر، على عهد النبي صلى الله عليه وسلم وأبي بكر وعمر رضي الله عنهما، فلما كان عثمان رضي الله عنه، وكثر الناس، زاد النداء الثالث على الزوراء . »

« Âdam m’a rapporté et il a dit : Ibnou Abî Dhi-b m’a rapporté d’après Az-Zouhri d’après As-Sâ-ib Ibnou Yazîd qu’il a dit : « L’appel du vendredi commençait quand l’Imâm s’asseyait sur le minbar, à l’époque du Prophète (صلى الله عليه وسلم), de Aboû Bakr et de ‘Oumar (رضي الله عنهما). A l’époque de ‘Outhmân (رضي الله عنه) alors que les gens sont devenus plus nombreux, il a ajouté le troisième appel à Az-Zawrâ».

Informations utiles :

– L’Illustre Compagnon, Amîr al-Mou-minîn, ‘Outhmân Ibn ‘Affân Dhoun-Noûrayn est décédé en 36 de l’Hégire (رضي الله عنه) c’est-à-dire il y a environ 1400 ans. Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a fait son éloge à de nombreuses occasions. Il a été surnommé « Dhou n-Noûrayn » (l’homme aux deux lumières) car il a épousé successivement deux des filles du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم). ‘Outhmân fait également parti des compagnons à qui le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a annoncé qu’ils auraient le Paradis.

– L’Imâm, le Chaykh des Mouhaddith Aboû ‘Abdi l-Lâh Mouhammad Ibnou Ismâ’îl Al-Boukhâri, l’auteur du célèbre « Sahîh » connu comme étant le livre le plus authentique après le Qour-ân, est né en 194 et il est décédé en 256 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1175 ans. Il est une référence incontournable dans la science du hadîth. Voir la biographie de l’Imâm Al-Boukhâri : ici.

– L’Imâm Al-Boukhâri a rapporté ce hadîth dans son Sahîh dans le livre de la prière de vendredi : chapitre l’appel à la prière le jour de vendredi.

– Ici, il rapporte que le grand Calife ‘Outhmân Ibnou ‘Affân (رضي الله عنه) a ajouté un appel à la prière le vendredi, alors que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) ne le faisait pas, ni Aboû Bakr, ni ‘Oumar. Cet acte nous confirme que ce n’est pas toute chose que le Messager ne nous a pas ordonné de faire (sans nous l’interdire), qui est forcement quelque chose d’interdit. Au contraire le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit :«مَنْ سَنَّ فِى الإِسْلامِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا» (ce qui a pour sens le sens) : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense » [Rapporté par Mouslim et d’autres].

– Az-Zawrâ est un endroit situé à Médine.

– Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni, dans son livre « Fath al-Bârî », lors de l’explication de ce hadîth explique que les trois appels dont il est question dans ce hadîth sont dans l’ordre actuel: l’appel à la prière (al-adhân) ajouté par ‘Outhmân, puis le second appel à la prière (al-adhân) qui était présent à l’origine, et ensuite l’annonce de la prière (al-iqâmah). Donc le premier appel à la prière que nous réalisons le jour du vendredi est celui que ‘Outhmân (رضي الله عنه) a lui-même ajouté. Et personne n’a jamais blâmé cela.

– L’Imâm Aboû Zayd Al-Qayrawâni (رحمه الله) rapporte également que ce Adhân a été innové [Dans sa Riçâlah].

– L’Imâm, le Hâfidh As-Souyoûti a dit au sujet de ‘Outhmân Ibn ‘Affân (رضي الله عنه) : « Il est le premier à avoir instauré le premier adhân du joumou’ah » [Dans son livre Târîkhou l-Khoulafâ]

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir l’explication de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant les bonnes innovations : ici.

L’Imâm Al-Ghazâli parle de la croyance en Allâh et du fait qu’Il n’est pas un corps, et qu’Il n’est pas dans une direction

   

Dans son célèbre ouvrage « Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn » dans la partie des règles de la croyance (tome 1 page 108 de cette édition) l’Imâm Al-Ghazâli a dit :

« وأنه ليس بجسم مصور ولا جوهر محدود مقدر وأنه لا يماثل والأجسام ولا في التقدير ولا في قبول الانقسام وأنه ليس بجوهر ولا تحله الجواهر ولا بعرض ولا تحله الأعراض بل لا يماثل موجوداً ولا يماثله موجود {ليس كمثله شيء} ولا هو مثل شيء. وأنه لا يحده المقدار ولا تحويه الأقطار ولا تحيط به الجهات ولا تكتنفه الأرضون ولا السموات »

« Allâh n’est pas un corps doté d’une image, Il n’est pas non plus une substance élémentaire, Il ne ressemble pas aux corps, dans le sens où Il n’est pas limité, ou divisé. Il n’est pas une substance et Il n’est pas composé de substance, Il n’est pas un attribut des substances et n’existe pas dans un attribut des substances. Non, Il ne ressemble pas aux choses qui existent, rien de semblable à Lui n’existe. {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} (layça kamithlihi chay) ce qui a pour sens : « Rien n’est tel que Lui », et Il n’est pas comme quoi que ce soit. Il n’est pas limité ni circonscrit. Il n’est pas entouré par les directions, et Il n’est pas contenu par les terres et les cieux. »

Informations utiles :

– Le Chaykh, l’Imâm Aboû Hâmid Mouhammad Ibnou Mouhammad Al-Ghazâli est né en 450 à Tus et il est décédé en 505 de l’Hégire à Tus (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 940 ans. C’est un savant très célèbre, il était surnommé « houjjatou l-Islâm » c’est-à-dire qu’il était capable de prouver la véracité, la beauté et la sagesse de l’Islâm. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 5ème siècle de l’Hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion). Il était du madhhab (école de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i. Son livre «Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn » est son ouvrage le plus connu.

  • Le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir a dit à son sujet : « Selon moi, le savant qui était à la tête du 5ème siècle [de l’hégire] (c’est-à-dire le Moujaddid – savant revivificateur) est l’Imâm Aboû Hâmid Mouhammad Ibnou Mouhammad Ibn Mouhammad Ibn Mouhammad Al-Ghazâli At-Toûçi, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), car il était un savant qui œuvrait (conformément à sa science), un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), un vertueux (Fâdil), un spécialiste des fondements (ousoûli), quelqu’un de complet, auteur d’ouvrages, doué de raison et dont la mention du fait qu’il ait de la science s’est propagée dans tous les horizons et il surpassa ses contemporains du Khouraçân, du Châm et d’Irak » [Tabyînou kadhibi l-Mouftarî]

– Ici, il explique plusieurs points fondamentaux du Tawhîd : Allâh n’est pas un corps ni une substance, Il n’a pas d’image, Il n’est pas limité, ni divisé, ni circonscrit. Il n’est pas composé, Il n’est pas dans une direction, Il n’est pas contenu par les terres et les cieux, rien n’est tel que Lui et Il n’a aucune ressemblance avec Ses créatures.

– Dans un autre de ses ouvrages l’Imâm Al-Ghazâli dit que celui qui croit que Allâh est un corps, c’est-à-dire qui croit que Allâh aurait une longueur, une largeur et une profondeur, alors il est mécréant et ce par unanimité des gens du Salaf (trois premiers siècles de l’Hégire) et du Khalaf (ceux qui ont succédé aux Salaf). [Retrouver l’article : ici]

Le Prophète a fait une invocation en orientant les paumes de ses mains vers le sol (rapporté par Mouslim)

Sujet : Lever les mains vers le ciel lors des invocations

   

Dans son célèbre recueil de hadîth sahîh, l’Imâm Mouslim rapporte que Anas Ibnou Mâlik a dit :

« أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى الله عَلَيْهِ وَسَلَّمَ اسْتَسْقَى ، فَأَشَارَ بِظَهْرِ كَفَّيْهِ إِلَى السَّمَاءِ »

« Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a invoqué Allâh pour demander la pluie et il a dirigé le dos de ses mains vers le ciel. »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh Mouslim Ibnou Al-Hajjâj Ibnou Mouslim Al-Qouchayri An-Nayçâboûri, l’auteur du célèbre recueil de Hadîth authentique (sahîh) connu sous le nom de « Sahîh Mouslim » est né en 202 et il est décédé en 261 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1170 ans. Il est une référence incontournable dans la science du Hadîth.

– Ce hadîth s’oppose à la prétention de certains assimilationnistes qui ont dit « Allâh se trouve dans la direction du haut car lors de nos invocations nous levons nos mains vers le ciel ». Nous leur répondons que dans ce hadîth là, il est rapporté que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a fait une invocation en orientant le dos de ses mains vers le ciel, donc avec la paume de ses mains orientées en direction du sol. Ces gens là vont-ils comprendre de ce hadîth que Allâh se trouverait dans la direction du bas !? wa l-‘iyâdhou bil-Lâh. Allâh existe sans endroit et sans direction.

– Aboû Dâwoûd dans ses Sounan et Ibnou Hibbân dans son sahîh ont rapporté similaire à cela.

– Nous levons nos mains vers le ciel lors de nos invocations car Allâh a fait du ciel la Qiblah pour les invocations, de la même façon que la Ka’bah est la Qiblah pour la prière.

– De nombreux savants ont confirmé cela. Parmi eux :

  • L’Imâm de Ahlou s-Sounnah, Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi (m.333 H.) a dit : « Quant au sens de l’élévation des mains vers le ciel, ce geste est fait à titre d’adoration. En effet, il appartient à Allâh d’ordonner à Ses esclaves de L’adorer comme Il le veut et de les orienter vers la direction qu’Il veut. La croyance de celui qui a pensé qu’on lève les yeux vers le ciel parce que Allâh serait dans cette direction est équivalente à la croyance, entre autres, de celui qui prétend que Allâh est en direction du sous-sol du fait qu’il pose son front par terre en s’orientant dans la prière. C’est comme la croyance de celui qui prétend que Allâh se trouve à l’Est ou à l’Ouest lorsqu’il s’oriente dans ces directions dans la prière ou en direction de La Mecque quand il se rend au pèlerinage. Gloire à Allâh Qui est exempt de tout cela »  [Dans son livre Kitâb at-Tawhîd]
  • L’Imâm Aboû Is-hâq Ach-Chîrâzi (m.476 H.) a dit « Allâh a fait que le ciel soit la qiblah des invocations et Allâh ‘azza wa jall n’y est pas incarné » [Dans son livre Al-Ichârah ilâ madh-hab ahli l-Haqq]
  • L’Imâm Aboû Sa’îd Al-Moutawalli (m.478 H.) a dit : « Le fait qu’on lève les mains lors des invocations ce n’est pas parce que Allâh serait dans un endroit , mais parce que le ciel est la qiblah des invocations tout comme la Ka’bah est la qiblah pour la prière » [Dans son livre Al-Ghounyah fî Ousoûli d-Dîn]
  • L’Imâm Al-Ghazâli (m.505 H.) a dit : « Le fait qu’on lève les mains lors des demandes (invocations) dans la direction du ciel c’est parce qu’il s’agit de la qiblah des dou’â » [Dans son livre Ihyâou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • L’Imâm Abou l-Mou’în An-Naçafi (m.508 H.) a dit : « Le fait de lever les mains et les visages lors des invocations, ceci est une adoration similaire au fait de s’orienter vers la Ka’bah lors des prières. Ainsi le ciel est la qiblah des invocations tout comme la maison [sacrée -c’est-à-dire la Ka’bah-] est la qiblah des prières » [Rapporté de lui par l’Imâm Az-Zabîdi dans son livre It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn et par le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî dans son livre Charh Fiqh Al-Akbar]
  • Le Chaykh Charafou d-Dîn Ibn At-Tilimçâni (m.658 H.) a dit : « Quant au fait qu’on lève nos mains vers le ciel, c’est parce qu’il s’agit de la qiblah des invocations, tout comme la ka’bah est la qiblah de la prière, et il s’agit également de l’endroit d’où descend la révélation » ; et il a dit avant cela, pour dénoncer la croyance des mouchabbihah (assimilationnistes) : « Ils (les assimilationnistes) ont dit que le fait qu’on lève nos mains vers le ciel lors de nos demandes et invocations indique [pour Allâh] la direction » [Charh louma’ Al-Adillah]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi (m.671 H.) a dit : « Nous levons les mains vers le ciel dans les invocations car c’est du ciel que descendent la révélation et la pluie, c’est un lieu qui est sacré, purifié et c’est le lieu de résidence pour des anges purs, c’est vers le ciel que sont élevés les actes des esclaves et au-dessus du ciel qu’il y a le Trône et le Paradis, de la même manière que Allâh a fait de la Ka’bah une qiblah – une direction– pour les invocations et les prières. En effet, Il a créé les endroits et n’en a pas besoin et Il existe de toute éternité avant la création des endroits et du temps, Il n’a pas d’endroit ni d’époque et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité » [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm An-Nawawi (m.676 H.) a dit : « Allâh est Celui pour lequel ceux qui font des invocations lèvent leurs mains vers le ciel, de la même façon que celui qui prie se dirige vers la Ka’bah; et ce n’est pas parce qu’Il serait localisé dans (ou au-dessus) le ciel, de même qu’Il n’est pas localisé dans la direction de la Ka’bah, mais il en est ainsi parce que le ciel est la Qiblah de ceux qui font des invocations, et la Ka’bah est la direction de ceux qui prient » [Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Le fait de lever les mains et les visages vers le ciel lors des invocations est fait à titre d’adoration, tout comme le fait de se diriger vers la Ka’bah pour la prière. Ainsi, le ciel est la qiblah des invocations, tout comme la Maison [sacrée – c’est-à-dire la Ka’bah] est la qiblah de la prière » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni (m.852 H.) rapporte que l’Imâm Ibnou Battâl (m.449 H.) a dit : « Le ciel est la qiblah des invocations tout comme la Ka’bah est la qiblah pour la prière» [Dans son livre Fat-hou l-Bârî]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî (m. 1014 H.) a dit : « Le ciel est la qiblah des invocations » [Dans son livre Charh Fiqh Al-Akbar]
  • L’Imâm Al-Bayâdi Al-Hanafi (m.1098 H.) a dit : « Le fait qu’on lève les mains lors de nos invocations dans la direction du ciel ce n’est parce que Allâh ta’âlâ serait au-dessus des cieux mais parce que le ciel est la qiblah des dou’â » [Dans son livre Ichâratou l-Marâm]
  • L’Imâm, le Hâfidh Mourtadâ Az-Zabîdi (m.1205 H.) a dit : « Certes le ciel a été spécifié par le fait qu’on lève les mains vers lui lors de nos invocations, car il est la qiblah des invocations, tout comme la Ka’bah est la qiblah de ceux qui prient afin qu’ils s’y orientent lors de leurs prières. Et on ne dit pas que Allâh serait dans la direction de la Ka’bah » [Dans son livre It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn]
  • Le Moufti de La Mecque le Chaykh Ahmad Ibn Zayni Dahlân rapporte de Abou l-Qâçim As-Samarqandi qu’il a dit : « Le fait de lever les mains est la qiblah des invocations tout comme la Ka’bah est la qiblah pour la prière» [Dans son livre Ad-Dourarou s-Saniyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah]
  • Le Chaykh Moustafâ Wahîb Al-Bâroûdi At-Tarâboulçi (m.1373 H.) a dit similaire à l’Imâm Al-Ghazâli : « Le fait qu’on lève les mains lors des demandes (invocations) dans la direction du ciel c’est parce qu’il s’agit de la qiblah des dou’â » [Dans son livre Al-Fawzou l-Abdî]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari (m.1439 H.) a dit : « Le fait de lever les mains et les visages lors des invocations, ceci est une adoration similaire au fait de s’orienter vers la Ka’bah lors des prières. Ainsi le ciel est la qiblah des invocations tout comme la maison [sacrée -c’est-à-dire la Ka’bah-] est la qiblah des prières » [Dans son livre Idh-hârou l-‘Aqîdah as-Sounniyyah]
  • Le Chaykh, le Docteur Samîr Al-Qâdî a dit : « Le ciel est la qiblah des invocations » [Dans son livre Noûrou s-Sirât al-Moustaqîm]

– Retrouvez des paroles de savants qui expliquent pourquoi nous levons nos mains vers le ciel lors des invocations : ici.

– Ainsi il ne convient pas de prêter attention aux propos des wahhabites qui prétendent que si nous levons nos mains vers la direction du haut lors de nos invocations ça serait parce que Allâh serait – d’après eux – dans le ciel. Ces propos contraires au tawhîd ont été tenus entre autre par Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite), dans son commentaire du livre Riyâd as-Sâlihîn, dans lequel il a osé dire : « Même ceux qui nient que Allâh est au ciel [l’unanimité des musulmans], que Allâh nous guide ainsi que eux, s’ils veulent invoquer, vers où lèvent-ils les mains ? Au ciel, soubhâna l-Lâh. Leurs actes contredisent leur croyance, cette croyance mauvaise et erronée qui risque de causer leur mécréance ». On remarque également qu’il est de l’habitude des wahhabites, de commenter les ouvrages de savants dont ils contredisent la croyance, comme c’est le cas ici avec l’Imâm An-Nawawi (رحمه الله). En effet le livre Riyâd as-Sâlihîn est une œuvre de l’Imâm An-Nawawi, pourtant Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) l’a commenté en incluant dedans des croyances contraires à celle de l’Imâm An-Nawawi.

L’Imâm An-Nawawi explique le hadîth al-Jâriyah (femme esclave)

   

Dans son commentaire du Sahîh Mouslim, lors de l’explication du hadîth al-Jâriyah (le hadîth de la femme esclave) l’Imâm An-Nawawi a dit :

« قوله – صلى الله عليه وسلم – : ( أين الله ؟ قالت في السماء قال : من أنا؟ قالت : أنت رسول الله قال : أعتقها فإنها مؤمنة ) 

هذا الحديث من أحاديث الصفات ، وفيها مذهبان تقدم ذكرهما مرات في كتاب الإيمان .

أحدهما : الإيمان به من غير خوض في معناه ، مع اعتقاد أن الله تعالى ليس كمثله شيء وتنزيهه عن سمات المخلوقات .

والثاني تأويله بما يليق به ، فمن قال بهذا قال : كان المراد امتحانها ، هل هي موحدة تقر بأن الخالق المدبر الفعال هو الله وحده ، وهو الذي إذا دعاه الداعي استقبل السماء كما إذا صلى المصلي استقبل الكعبة ؟ وليس ذلك ؛ لأنه منحصر في السماء كما أنه ليس منحصرا في جهة الكعبة ، بل ذلك لأن السماء قبلة الداعين ، كما أن الكعبة قبلة المصلين ، أو هي من عبدة الأوثان العابدين للأوثان التي بين أيديهم ، فلما قالت : في السماء ، علم أنها موحدة وليست عابدة للأوثان . »

« Au sujet de sa parole (c’est-à-dire la parole du Prophète) (صلى الله عليه وسلم) « ayna l-Lâh? » Elle répondit « fi s-samâ» (les expressions ne sont pas traduites car An-Nawawi va expliquer leur sens plus bas) Il lui demanda : « Qui suis-je? » Elle répondit « Tu es le Messager de Allâh ». Il dit alors [ce qui a pour sens : ] Libère-là car elle est certes croyante ».

Ce hadîth fait partie des hadîth qui traitent des attributs de Allâh. Il y a, au sujet de ces hadîth, deux voies principales (madh-hab) au sujet de la croyance, que nous avons déjà clarifiées de nombreuses fois dans le livre au sujet de la Foi (c’est-à-dire le chapitre de la Foi dans le recueil de hadîth de Mouslim);

Et l’une de ces voies est : y croire sans plonger dans [le détail] du sens avec la croyance que rien n’est tel que Allâh, et [la croyance qu]‘Il est exempt de ce qui advient aux créatures.

La deuxième voie : c’est l’interpréter selon ce qui est digne de Lui. Ceux qui ont choisi cette position ont dit : ici le sens était de la tester, afin de voir : est-ce qu’elle était une monothéiste, qui croit effectivement que le Seigneur, Celui qui gère toute chose, Celui Qui fait ce qu’Il veut, c’est Allâh Lui seul, et qu’Il est Celui pour Lequel ceux qui font des invocations se dirigent vers le ciel, de la même façon que celui qui prie se dirige vers la Ka’bah; et ce n’est pas parce qu’Il serait circonscrit dans [ou au-dessus] le ciel, de même qu’Il n’est pas circonscrit dans la direction de la Ka’bah, mais il en est ainsi parce que le ciel est la Qiblah de ceux qui font des invocations, et la Ka’bah est la direction de ceux qui prient. Ou bien elle faisait partie des adorateurs d’idoles, qui adorent les statues qui se trouvent tout autour d’eux, et lorsqu’elle a dit « fi s-samâ », il a été su qu’elle était une monothéiste, et qu’elle ne faisait pas partie des adorateurs d’idoles. »

[Puis il poursuit en citant Al-Qâdî ‘Iyâd (voir l’article : ici) ]

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est très célèbre.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de Son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici il explique le hadîth connu sous le nom de hadîth al-Jâriyah (le hadîth de la femme esclave), et il dit qu’au sujet de ce genre de hadîth (c’est-à-dire les hadîth équivoques -moutachâbih -) il y a deux méthodologies correctes :

  • La première : croire en ce qui est révélé dans les Textes sans rentrer dans les détails du sens, tout en exemptant Allâh de toutes ressemblances et caractéristiques des créatures (c’est ce qu’on appelle l’interprétation globale ou encore tafwîd).
  • La seconde : Interpréter selon un sens digne d’être attribué à Allâh (c’est ce qu’on appelle l’interprétation détaillée).

Ces deux voies qui sont toutes les deux correctes ont en commun de ne pas prendre le sens apparent.

– Lors de son explication, il dit très bien que ce hadîth ne signifie pas que Allâh serait dans (ou au dessus) le ciel.

– Les savants ont dit que celui qui dit : « Allâh fi s-Samâ » alors il y a deux cas :
1- S’il dit cela en visant l’endroit, alors il a commis de la mécréance.
2- Mais s’il visait le simple fait de répéter ce qui est parvenu de manière apparente dans les textes, comme dans ce hadîth, alors il ne commet pas de mécréance.
Voir à ce sujet l’extrait du livre Al-Fatâwâ Al-Hindiyyah : ici ; la citation du Chaykh Ibn Noujaym : ici ; et la citation du Chaykh Ismâ’îl Haqqi : ici.

– De plus, l’Imâm An-Nawawi a dit : « Si quelqu’un qui dit “Il n’y a pas d’autre dieu à part celui qui est dans les cieux”, il ne devient pas croyant (musulman), et il en est de même s’il dit “Il n’y a pas d’autre dieu à part Allâh, qui est localisé aux cieux”, parce que le fait d’être localisé est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ. » [voir : ici] et l’Imâm Badrou r-Rachîd Al-Hanafi a confirmé ses propos [voir : ici].

– Il est à savoir que ce hadîth a été rapporté avec plusieurs versions qui sont incompatibles les unes avec les autres, au point que certains savants du hadîth l’ont jugé moudtarib (perturbé), et le hadîth moudtarib fait partie des hadîth qui sont faible. Si quelqu’un s’étonne que l’on parle de hadîth faible concernant le sahîh Mouslim, qu’il sache que certains savants du Hadîth comme l’Imâm Ach-Châfi’i, l’Imâm Al-Boukhâri et l’Imâm As-Souyoûti ont considéré faibles des hadîth qui se trouvent dans le Sahîh Mouslim.

– Aussi certains savants ont rejeté la version de Mouslim de ce hadîth car il est en contradiction avec des hadîth qui ont une chaîne de transmission beaucoup plus forte et qui indiquent que la personne n’est considéré musulmane que si elle prononce les deux témoignages en y croyant, et non en disant « Allâhou fi s-Samâ ». D’autant plus que les chrétiens et les juifs sont en accord avec les moujassimah (anthropomorphistes) sur le fait que Allâh serait aux cieux. Alors comment pourraient-on se baser sur ce genre de parole pour considérer quelqu’un musulman ?! La version du hadîth qui est en accord avec les fondements est celle rapportée par l’Imâm Mâlik [à consulter : ici], et par l’Imâm Ahmad et autres qu’eux. Et la version de l’Imâm Ad-Dârimi est proche de leur version [Voir : ici].

– De même, il est à savoir que ce hadîth n’a pas été mentionné par l’Imâm Mouslim dans le livre de la foi, mais dans le livre : « Al-Maçâjid wa Mawâdi’ as-Salah », chapitre : « tahrîm al-Kalâm fi s-Salât » ce qui nous indique que l’Imâm Mouslim n’accordait pas à ce hadîth une quelconque importance concernant les sujets de la croyance.

– Retrouvez d’autres articles concernant le hadîth de la femme esclave (Jâriyah) : ici

– Retrouvez de nombreuses autres paroles de savants confirmant qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici.

L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi dit que la âyah {Layça kamithlihi chay} exempte Allâh de l’endroit et du corps

Sujet : Allâh existe sans endroit ni direction et Il n’est pas un corps

   

Dans son célèbre tafsîr connu sous le nom de « At-Tafsîrou l-Kabîr » (tome 27 page 151 de cette édition) lors de l’explication du verset 11 de Soûrat Ach-Choûrâ { ليس كمثله شيء } (layça kamithlihi chay) qui signifie « Rien n’est tel que Lui », l’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi a dit :

« احتج علماء التوحيد قديماً وحديثاً بهذه الآية في نفي كونه تعالى جسماً مركباً من الأعضاء والأجزاء وحاصلاً في المكان والجهة، وقالوا لو كان جسماً لكان مثلاً لسائر الأجسام، فيلزم حصول الأمثال والأشباه له، وذلك باطل بصريح قوله تعالى: {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} »

« Les savants du Tawhîd par le passé et par le présent ont retenu ce verset comme argument pour nier le fait que Allâh ta’âlâ soit un corps composé d’organes et de parties étant dans un endroit et une direction. Ils ont dit : s’Il était un corps Il aurait été semblable à tous les corps et ceci implique qu’Il aurait des semblables et des ressemblants à Lui, or ceci est faux du fait même du Texte explicite de Sa Parole ta’âlâ : { ليس كمثله شيء } (layça kamithlihi chay) qui signifie « Rien n’est tel que Lui ». »

Informations utiles :

– Chaykh al-Islâm, l’Imâm, le Moufassir –exégète– Aboû ‘Abdoul-Lâh Mouhammad ‘Oumar Al-Houçayn Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi est né en 543 et il est décédé en 606 de l’hégire (rahimahou l-Lâh) c’est-à-dire il y a plus de 830 ans. Il était du madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. C’est un savant de référence et son oeuvre « At-Tafsîrou l-Kabîr » est l’un des tafsîr les plus célèbres et les plus répandus. Certains savants, comme l’Imâm As-Souyoûti, l’ont désigné comme le moujaddid du 6ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

  • Ibnou l-Athîr a dit de lui : « Il était le savant de ce bas-monde à son époque » [Al-Kâmil]
  • Le Chaykh Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit : « Il était surnommé Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici, il explique que les savants du Tawhîd ont dit que le verset { لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ } « Layça kamithlihi chay » (qui signifie : « Rien n’est tel que Lui »)  prouve que Allâh n’est pas un corps, qu’Il n’a pas d’organes ni de parties, et qu’Il n’est pas dans un endroit ni une direction.

– De nombreux savants se sont appuyé sur ce verset pour renier au sujet de Allâh les caractéristiques des créatures tels que l’endroit, la direction, le corps et les attributs des corps (changement, déplacement…) :

  • L’Imâm Al-Bâqillâni a dit : « Il est un devoir de savoir que le Seigneur ta’âlâ est exempt de tout ce qui indique l’entrée en existence ou un quelconque défaut. Ainsi, Il est exempt, ta’âlâ, de la caractérisation par les directions, d’être qualifié par les caractéristiques de ce qui entre en existence, Il n’est pas caractérisé non plus par le changement et le déplacement, ni la position debout, ni la position assise en raison de Sa parole ta’âlâ : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} (layça kamithlihî chay) [soûrat Ach-Choûrâ / 11] qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». » [Al-Insâf]
  • L’Imâm As-Souyoûti a dit : « La parole de Allâh : {ليس كمثله شيء } « Layça kamithlihi chay » (qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ») est une réfutation de la croyance des Mouchabbihah (Ceux qui assimilent Allâh à Ses créatures) et une confirmation qu’Il (Allâh) n’est pas une substance, ni un corps, ni une caractéristique d’un corps, ni une couleur, ni un goût, qu’Il n’occupe pas un endroit et qu’Il ne dépend pas du temps » [Al-Iklîl]
  • L’Imâm Al-Kawthari a dit : « Sa parole soubhânah : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} (layça kamithlihi chay) [soûrat Ach-Choûrâ / 11] qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » est un texte qui exempte Allâh de la direction, ta’âlâ. En effet, s’Il n’était pas exempt de la direction Il aurait des semblables innombrables, gloire à Allâh Qui en est exempt ». [Dans son commentaire du livre « As-Sayfou s-Saqîl »]
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari, lorsqu’il a été interrogé par la question suivante : « Que disent les maîtres des savants, que Allâh ta’âlâ les protège, au sujet de celui qui a pour croyance que Allâh ‘azza wa jall a une direction, ou qu’Il serait assis sur le trône dans un endroit spécifique et qui dit que cela est la croyance du Salaf ?», il a répondu :« Le jugement de cette croyance est qu’elle est infondée et celui qui y croit est un mécréant par l’unanimité des savants musulmans que l’on prend en considération. La preuve selon la raison est l’exemption de Allâh ta’âlâ du début et le fait qu’Il est différent de ce qui entre en existence. Et la preuve à partir des textes est Sa parole ta’âlâ (ليس كمثله شيء و هو السميع البصير ) [- « Layça kamithlihi chay-oun wa houwa s-Samî’ou l-Basîr » – qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui qui entend et qui voit »]. » [It-hâfou l-Kâ-inât]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Il suffit comme preuve de l’exemption de Allâh de l’endroit, de la localisation et de la direction, Sa parole ta’âlâ :  {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْء} [ce qui a pour sens :] « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit-». En effet, s’Il était dans un endroit, Il aurait des semblables et des dimensions : hauteur, largeur et profondeur et ce qui est ainsi est entré en existence et nécessite qui l’a limité par cette hauteur, cette largeur et cette profondeur. Ceci est la preuve à partir du Qour-ân. » [As-Sirât al-Moustaqîm]

– Voir d’autres paroles de savants au sujet du verset « Layça kamithlihi chay » (qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ») : ici .

– Voici d’autres citations précieuses de l’Imâm Ar-Râzi (رحمه الله) : 

  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi (m.606 H.) a dit lors de l’explication du verset { وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَمَا كُنْتُم} (wa houwa ma’akoum aynamâ kountoum) [Soûrat Al-Hadîd/4] : « Les spécialistes de la science de la croyance (al-moutakallimoûn) ont dit que cette « ma’iyyah » est soit par la science, soit par la préservation et la protection ou bien les deux. Il est confirmé l’unanimité sur le fait que Allâh soubhânah n’est pas avec nous dans un endroit, ni une direction, ni dans un espace. Donc concernant Sa parole « wa houwa ma’akoum » il est indispensable d’en faire le ta-wîl (interprétation), et si le ta-wîl (interprétation) nous est permis ici, alors il est indispensable qu’il soit permis dans d’autres endroits [c’est-à-dire d’autres versets]». [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi (m.606 H.) a dit : « Dans la parole de Allâh ta’âlâ : {وَهُوَ ٱلۡعَلِىُّ ٱلۡعَظِيمُ} (wa houwa l-‘Aliyyou l-‘Adhîm) [qui signifie : « Il est Celui Qui a la domination absolue par la puissance et l’éminence du mérite »], il n’est pas possible que ce qui est visé par Al-‘Aliyy soit l’élévation par la direction et l’endroit puisque les preuves de la corruption de cette croyance ont été confirmées. Il n’est pas possible non plus que ce qui est visé par Al-‘Adhîm soit l’éminence par la corpulence et l’ampleur du corps car cela impliquerait qu’il soit composé de parties et d’éléments et cela est contraire à la parole de Allâh : {اللَّهُ أَحَدٌ} (Allâhou ahad) [qui signifie : « Allâh est unique »]. Il est donc obligatoire que ce qui est visé par Al-‘Aliyy, c’est Al-Mouta’âlî, c’est-à-dire Celui Qui est exempt de toute similitude avec les possibilités rationnelles et de toute corrélation avec les choses qui entrent en existence et ce qui est visé par Al-‘Adhîm, c’est l’éminence par la puissance, la domination et la perfection dans la divinité ». [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi (m.606 H.) a dit : « Sache que les mouchabbihah (assimilationnistes) ont considéré comme preuve pour confirmer l’endroit au sujet de Allâh ta’âlâ Sa parole : {ءَأَمِنتُم مَّن فِى ٱلسَّمَآءِ} (a-amintoum man fi s-samâ) » [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi (m.606 H.) a dit : « Les moujassimah (anthropomorphistes) sont mécréants car ils ont cru que tout ce qui n’est pas localisé, limité et dans une direction alors n’existe pas. Et nous, nous croyons que tout ce qui est localisé, limité est entré en existence et Son Créateur existe et n’est ni localisé, ni limité et ni dans une direction. Les moujassimah (anthropomorphistes) ont donc nié l’Etre Qui a la divinité c’est pour cela qu’ils sont déclaré mécréants. » [Ousoûl Ad-Dîn]
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi (m.606 H.) a dit : « Il n’est pas permis de dire qu’Ibrâhîm (عليه السلام) aurait dit à titre d’affirmation [concernant l’astre, la lune et le soleil] : ceci est mon seigneur » [Dans son Tafsîr]

L’Imâm Al-Boukhâri interprète « ad-dahik » par « ar-Rahmah » (la miséricorde) (2)

  

Dans son commentaire du Sahîh de Al-Boukhâri «Fath Al-Bârî» (tome 6 page 40 de cette édition), l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a dit :

« قال الخطابي وقد تأول البخاري الضحك في موضع آخر على معنى الرحمة ، وهو قريب ، وتأويله على معنى الرضا أقرب »

« Al-Khattâbi a dit : « Al-Boukhâri a fait une interprétation de « ad-dahik » à une autre occasion dans le sens de la Miséricorde (ar-rahmah), ce sont des sens proches, et l’interpréter dans le sens de l’agrément (ar-ridâ) serait encore mieux »

Informations utiles :

– Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 590 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est le plus célèbre commentaire du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.

– L’Imâm, l’illustre savant, le Faqîh (le spécialiste de la jurisprudence), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Abou Soulaymân Al-Khattâbi est né en 319 à Boust (dans l’actuel Afghanistan) et il est décédé en 388 de l’hégire (رحمه الله) à Boust également, c’est-à-dire il y a plus de 1040 ans. Il fait parti des savants qui avaient le plus de science dans les sujets du hadîth. Il est de l’école de jurisprudence Chafi’ite. Parmi les savants qui ont rapporté le hadîth de lui : le Hâfidh Al-Hâkim, l’Imâm Aboû Hâmid Al-Isfarâyîni et autres qu’eux. L’Imâm al-Bayhaqi le cite énormément dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât ».

  • As-Souyoûti a dit à son sujet : « L’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah) bénéfique, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) voyageur […] il était digne de confiance, et confirmé dans la connaissance de la science» [Tabaqâtou l-Houffâdh]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit de lui : « Il etait un Imâm dans le Fiqh (jurisprudence), dans le hadîth, et dans la langue Arabe » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’illustre savant (al-‘Allâmah) le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe)» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ], Il a dit également : « Il était un illustre savant (‘Allâmah) reconnu » [Al-‘Ibr]
  • Ibn Khallikân a dit à son sujet : « Il était un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), lettré (adîb), Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), auteur d’ouvrages sans précédents» [Wafayâtou l-A’yân]
  • Fayroûz Âbâdi a dit de lui : « Le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadith), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le vérificateur scrupuleux, de parmi l’élite des Imâm » [Al-Boulaghatou fî Tarâjimi A-immah an-Nahwi wa l-Loughah]

– L’Imâm, le Chaykh des Mouhaddith Aboû ‘Abdi l-Lâh Mouhammad Ibnou Ismâ’îl Al-Boukhâri, l’auteur du célèbre « Sahîh » connu comme étant le livre le plus authentique après le Qour-ân, est né en 194 et il est décédé en 256 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1175 ans. Il est une référence incontournable dans la science du hadîth. Voir la biographie de l’Imâm Al-Boukhâri : ici.

– Le mot « dahik » dans la langue arabe a plusieurs sens et son sens premier est « rire », mais il a également d’autre sens. On dit, par exemple : « la Terre dahakat » lorsque de la végétation se montre en elle, et qu’elle donne des fleurs.

– Lorsque le terme « dahik » est attribué à Allâh, il est évident qu’il n’a pas le sens de « rire » ou « sourire ». On ne dit pas que Allâh rit ou sourit, A’oûdhoubi l-Lâh. Ceci est totalement contraire au tawhîd. Allâh est exempt du changement et de tout les attributs des créatures.

– Ici, l’Imâm Al-Boukhâri dit que « ad-dahik » au sujet de Allâh vient dans le sens de la miséricorde (ar-rahmah). Et l’Imâm Al-Khattâbi précise que l’interprétation de « ad-dahik » dans le sens de l’agrément (ar-ridâ) est encore meilleure.

– Cette interprétation de l’Imâm Al-Boukhâri a également été rapportée par l’Imâm Al-Bayhaqi [voir l’article : ici] .

– De nombreuses interprétations ont été données par d’autres grands savants, ceci fera l’objet d’articles (إن شاء الله).

– L’Imâm Zaynou d-Dîn Ibnou l-Mounayyir (m.695 h.) a dit : « Yad-hak c’est-à-dire Il agrée (yardâ) » [Dans son livre Tafsîr Mouchkilât Ahâdith youchkilou dhâhirouhâ]

– Le hadîth dont il est question est le suivant : Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« يضحك الله إلى رجلين يقتل أحدهما الآخر يدخلان الجنة، يقاتل هذا في سبيل الله فيقتل، ثم يتوب الله على القاتل فيقاتل فيستشهد »

[Rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim]

L’Imâm An-Naçafi confirme que Âdam est le premier prophète

   

Dans son célèbre traité de croyance connu sous le nom de « Al-‘Aqîdatou n-Naçafiyyah » (page 4 du traité), l’Imâm An-Naçafi a dit :

« وأولُ الأنبياءِ ءادمُ عليه السلام وءاخرهم محمدٌ صلى الله عليه وسلم »

« Le premier des prophètes est Âdam (عليه السلام) et le dernier d’entre eux est Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) »

Informations utiles :

– Le Mouhaddith Aboû Hafs Najmou d-Dîn ‘Oumar Ibnou Mouhammad An-Naçafi, le Hanafite, est né en 461 et il est décédé en 537 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 900 ans. Il est l’auteur du traité de croyance connu sous le nom de « ‘Aqîdatou n-Naçafiyyah», qui est l’un des traités de croyance les plus célèbres, les plus répandus, et les plus étudiés dans le monde musulman.

– Ici, il dit très clairement que le premier prophète est Âdam (عليه السلام).

– Les musulmans ont été unanimes sur le fait que Âdam est le premier prophète-messager. Ce sujet est connu d’évidence parmi eux. Celui donc qui renie la prophétie de Âdam est un mécréant selon l’Unanimité tout comme cela est mentionné dans le livre Marâtibou l-Ijmâ’. Ce livre dans lequel il est indiqué que celui qui renie le statut de prophète de notre maître Âdam (عليه السلام) il devient mécréant par l’unanimité. Celui qui doute de son statut de messager également est mécréant.

Le Chaykh Ibn Noujaym Al-Hanafi a dit : « Devient mécréant celui qui dit : je ne sais pas si Âdam (‘alayhi s-Salâm) est un prophète ou non » [Al-Bahrou r-Râ-iq]

– Certains égarés ont contredit les musulmans sur cette question, ils prétendent que Noûh est le premier prophète dans l’absolu. Dans un hadîth rapporté par Al-Boukhâri il est rapporté que Noûh (عليه السلام) est le premier prophète-messager envoyé aux gens de la terre, mais il s’agit ici d’une primauté relative, c’est-à-dire qu’il est le premier prophète envoyé après l’apparition de la mécréance parmi les humains. Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas eu de prophète ni de messager avant lui. Les Prophètes Âdam, Chîth et Idrîss ont vécu avant Noûh. Ainsi Noûh (عليه السلام) est le quatrième prophète dans l’ordre chronologique.

– Ces ignorants ont compris de travers le hadîth rapporté par Al-Boukhâri et ils ont rejeté les autres hadîth qui indiquent que Âdam est un prophète, ils n’ont même pas pris en compte l’unanimité de la communauté.

– C’est comme s’ils avaient dit que les descendants de Âdam ont vécu pendant un certain temps comme les animaux, sans qu’ils aient de loi qui régissent leur vie, puisqu’avant Âdam il n’y avait pas de prophète. Ceux qui renie le statut de prophète à Âdam, regardez l’atrocité des conséquences de leur parole.

– Parmi ce qui témoigne de la prophétie de Âdam (عليه السلام) il y a un hadîth rapporté par Ibnou Hibbân et également un hadîth rapporté et jugé haçan par At-Tirmidhi.

– Le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Kâçâni Al-Hanafi (m. 587 H.) a dit : « Il y eu des messagers (rouçoul) avant le prophète Mouhammad (صلى الله عليه و سلم), et le premier d’entre eux est Âdam (عليه السلام) » [Al-Mou’tamad fi l-Mou’taqad]

– L’Imâm An-Nawawi a dit : « Allâh a fait de Âdam (‘alayhi s-Salâm) le premier des prophètes » [Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât]

–  Le Prophète non-messager est un homme qui reçoit la révélation sans loi nouvelle, mais il lui est révélé de suivre la loi du messager qui est venu avant lui. Et le Prophète-messager est celui auquel il a été révélé une nouvelle loi et tous deux ont pour ordre de transmettre la révélation.

– Retrouvez d’autres paroles de savants sur le thème : Âdam est le premier prophète-messager : ici.

– Plusieurs grands savants de l’Islâm porte le nom An-Naçafi, en effet il y a également ‘Abdou l-Mou’în An-Naçafi qui est décédé en 508 de l’Hégire  (رحمه الله) [voir des articles à son sujet : ici], et aussi ‘Abdou l-Lâh Ibnou Ahmad An-Naçafi qui est décédé en 710 de l’Hégire (certains ayant dit en 701 de l’Hégire) (رحمه الله), qui est l’auteur du célèbre tafsîr [voir des articles à son sujet : ici].

Chaykh As-Soubki Al-Azhari : le jugement de celui qui attribue l’endroit à Allâh

fatawa-soubki-azhari   

Dans son ouvrage « Ithâfou l-Kâ-inât bi-bayâni s-salaf wa l-khalaf fi l-moutachâbihât » le Chaykh As-Soubki Al-Azhari a rédigé une longue fatwâ, dans laquelle il a dit :

« فكل من اعتقد أنه تعالى حل في مكان أو اتصل به أو بشيء من الحوادث كالعرش أوالكرسي أو السماء أو الأرض أو غير ذلك فهو كافر قطعا ، ويبطل جميع عمله من صلاة وصيام وحج وغير ذلك ، وتبين منه زوجه وعليه أن يتوب فورا ، وإذا مات على هذا الاعتقاد ـ والعياذ بالله تعالى ـ لا يغسل ولا يصلى عليه ولا يدفن في مقابر المسلمين ، ومثله في ذلك كله من صدقه في اعتقاده أعاذنا الله تعالى من شرور أنفسنا وسيئات أعمالنا ، وأما حمله الناس على أن يعتقدوا هذا الاعتقاد المكفر وقوله لهم من لم يعتقد ذلك يكون كافرا !! فهو كفر وبهتان عظيم »

« Quiconque a cru que Allâh ta’âlâ est incarné dans un endroit, ou qu’Il est en contact avec un endroit, ou avec quoi que ce soit parmi les créatures comme le trône (al-‘Arch), le piédestal (al-Koursi), le ciel, la terre ou autre que cela est catégoriquement un mécréant. Toutes les récompenses de ses actes sont annulés que ce soit sa prière, son jeûne, son pèlerinage et autres que ceux-là. Sa femme cesse d’être son épouse, il doit se repentir immédiatement [en revenant à l’Islâm par la prononciation des deux témoignages] et s’il meurt sur cette croyance, que Allâh ta’âlâ nous en préserve, il n’est pas lavé, on ne fait pas la prière funéraire en sa faveur, on ne l’enterre pas dans un cimetière de musulmans. Et sont pareils à celui-là tous ceux qui ont cru [en une telle personne] avec cette croyance, que Allâh ta’âlâ nous préserve du mal de nos âmes et de nos mauvais actes. Quant au fait d’amener les gens à croire en cela et à leur dire que ne pas croire ainsi est de la mécréance, ceci est [également] de la mécréance et une grave calomnie.» 

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (spécialiste de la science du Hadîth)  Aboû Mouhammad Mahmoûd ibnou Mouhammad ibnou Ahmad Khattâb As-Soubki Al-Azhari Al-Mâliki est né en 1274 à Soubk al-Ahad (Egypte) et il est décédé en 1352 de l’Hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 80 ans. Il était l’un des Chaykh de l’Université Islamique Al-Azhar et y enseigna durant 37 ans.

– Ici, il explique de manière détaillée le jugement de celui qui croit que Allâh serait dans un endroit et les conséquences de cette mauvaise croyance.

– Dans un autre passage il précise que le fait de croire que Allâh serait dans une direction, ou de croire que Allâh serait sur le trône, cela est de la mécréance par unanimité. [Retrouvez la citation : ici]

– Cette fatwâ fut validée par une assemblée de savants de l’Université Islamique Al-Azhar, composée :

  • du Chaykh Mouhammad An-Najdi, le Chaykh des maîtres des Chafi’ites ;
  • du Chaykh Mouhammad Sabî’ Adh-Dhahabi, le Chaykh des maîtres Hanbalites ;
  • du Chaykh Mouhammad al-‘Azbi Rizq, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh ‘Abdoul-Hamîd ‘Ammâr, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh ‘Aliyy An-Nahrawi, l’enseignant des hautes études ;
  • du Chaykh Dousoûqi ‘AbdoulLâh Al-‘Arabi, du comité des grands savants ;
  • du Chaykh ‘Ali Mahfoûdh, l’enseignant dans les spécialités de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Ibrâhîm ‘Ayyârah Ad-Daljamoûni, l’enseignant dans la section spécialisation de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Mouhammad ‘Alyân, grand savant de Al-Azhar ;
  • du Chaykh Ahmad Makki, l’enseignant dans la section des spécialisations de Al-Azhar ;
  • et du Chaykh Mouhammad Houcayn Himdân.

– D’autres extraits de cette fatwâ sont disponible sur le site [à retrouver : ici].

L’Imâm Al-Mâtourîdi parle de la vision de Allâh au paradis : sans comment

   

Dans son livre « Kitâbou t-Tawhîd » (page 151 de cette édition), pour confirmer la vision des croyants qu’ils auront de Allâh dans l’au-delà, l’Imâm Al-Mâtourîdi a dit :

« فإن قيل: كيف يرى؟ قيل: بلا كيف، إذ الكيفية تكون لدى صورة بل يرى بلا وصف قيام وقعود واتكاء وتعلق واتصال وانفصال ومقابلة ومدابرة، وقصير وطويل، ونور، وظلمة وساكن ومتحرك، ومماس ومباين، وخارج وداخل ولا معنى يأخذه الوهم أو يقدره العقل لتعاليه عن ذلك »

« Si quelqu’un dit : « Comment Allâh sera vu ?» On lui dit : « Sans comment » car le comment advient à celui qui a une image, Il sera vu sans être qualifié d’une image, d’une position debout, assise, adossée ou suspendue, d’un contact ou d’une séparation, sans qu’Il soit de face ou de dos, court ou long, lumière ou obscurité, immobile ou en mouvement, en contact ou séparé, extérieur ou intérieur et sans aucun sens que l’imagination pourrait retenir ou que la raison pourrait estimer car Il est totalement exempt de tout cela »

Informations utiles :

– L’Imâm de Ahlou s-Sounnah Aboû Mansoûr Mouhammad Ibn Mouhammad As-Samarqandi Al-Mâtourîdi est un savant du Salaf (C’est-à-dire ayant vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), il est décédé en 333 de l’Hégire (رحمه الله). Un très grand nombre de savants ont fait son éloge et le considèrent comme l’un des plus grands défenseurs de la croyance de Ahlou s-sounnah wa-l jamâ’ah.

– En effet, il a défendu la religion et a exposé les fondements de la croyance de Ahlou s-Sounnah sur laquelle étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis en apportant les preuves textuelles du Qour-ân et du hadîth ainsi que les preuves rationnelles, tout en répliquant aux faux-semblants des mou’tazilah et des mauvais innovateurs, en débattant contre eux en public et en les confrontant dans leurs discussions jusqu’à les réduire au silence. Il a lutté pour donner la victoire à la Sounnah et il a revivifié la Loi de l’Islâm au point qu’on l’a surnommé l’Imâm de Ahlou s-Sounnah.

– Ici, l’Imâm Al-Mâtourîdi déclare explicitement que Allâh ta’âlâ est exempt du comment, de l’image, de la position assise, du fait d’être debout, du fait d’être adossé, du fait d’être suspendu, du contact, de la séparation, de l’immobilité, du mouvement etc.

– Ceci comporte une réplique aux moujassimah (ceux qui attribuent le corps à Allâh) et aux mouchabbihah (ceux qui assimilent Allâh à Ses créatures), eux qui prétendent calomnieusement que les gens du Salaf ont confirmé la direction au sujet de Dieu. Qu’ils s’attachent donc à ce qu’a dit l’Imâm Al-Mâtourîdi.

– De nombreux savants ont tenu des propos similaires :

  •  L’Imâm Aboû Hanîfah a dit : « Les gens du paradis verront Allâh ta’âlâ sans comment, sans ressemblance et sans direction et ceci est une vérité ». [Retrouvez l’article : ici].
  • L’Imâm Aboû Hanîfah a dit aussi : « Allâh ta’âlâ sera vu dans l’au-delà, les croyants Le verront alors qu’ils seront eux au paradis, avec les yeux de leur tête, sans aucune ressemblance et sans comment, et il n’y aura pas de [notion de] distance entre Lui et Ses créatures ». [Retrouvez l’article : ici]
  • L’Imâm At-Tahâwi a dit : « La vision de Allâh est une vérité accordée aux gens du paradis, sans qu’ils connaissent Sa réalité, sans comment ». [‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah]
  • L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari a dit : « Allâh sera vu sans incarnation (houloûl), sans limites (houdoûd) et sans comment (takyîf)»[Rapporté par Ibnou ‘Açâkir dans son livre  Tabyînou kadhibi l-Mouftarî]
  • L’Imâm An-Naçafi a dit : « La vision que les croyants auront de Allâh ta’âlâ est possible selon la raison et obligatoire selon ce qui est rapporté, et les preuves selon les textes sont parvenues concernant l’obligation de la vision de Allâh ta’âlâ par les croyants dans la résidence de l’au-delà. Ainsi, Il sera vu sans qu’Il soit dans un endroit ni dans une direction, sans que ce soit de face, ni par le lien d’un rayon lumineux, ou par la délimitation d’une distance entre celui qui regarde et Allâh ta’âlâ » [Voir l’article : ici]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Les gens du paradis verront leur Seigneur, avec leurs yeux sans ressemblance, sans Le cerner, sans comment, sans qu’Il soit de face, sans qu’Il soit dans un endroit ni dans l’une des six directions » [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah]
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibn Ibrâhîm Ach-Chaybâni Al-Hanafi (m.629 H.) a dit : « Allâh soubhânah est tout puissant pour créer dans la vue de ceux qui Le verront, la force de pouvoir Le voir, sans direction, ni par le lien d’un rayon lumineux ». [Charh ‘Aqîdah At-Tahâwiyyah]
  • L’Imâm Al-Qarâfi Al-Mâliki a dit : « Allâh n’est pas dans une direction, nous (les croyants), nous Le verrons (au paradis) sans qu’Il soit dans une direction » [Al-’Ajwibatou l-Fâkhirah]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Les gens de science -que Allâh leur accorde la victoire – ont dit : la vision de Allâh ta’âlâ par la vue des croyants dans l’au-delà après leur entrée au paradis est possible selon la raison et obligatoire selon ce qui est transmis. Ainsi, Allâh sera vu sans qu’Il ne soit dans un endroit, ni une direction, sans que ce soit par le lien d’un rayon lumineux, ou par la délimitation d’une distance entre celui qui regarde et Allâh ta’âlâ, ni par autre que cela de parmi les choses qui entrent en existence » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • Le Chaykh Al-Bâbirti Al-Hanafi (m.786 H.) a dit : « Allâh sera vu sans être dans un endroit et sans être dans une direction, sans le lien d’un rayon lumineux et sans notion de distance entre celui qui Le voit et Lui (Allâh) ta’âlâ»  [Dans son commentaire de la tahâwiyyah]
  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni, au sujet de la parole du Prophète « تَرَوْنَهُ كَذَلِكَ » qui a pour sens : « Vous le verrez ainsi », a dit : « Ce qui en est visé, c’est la comparaison de la vision dans la clarté, dans l’absence de doute, dans la facilité et l’absence de divergence ». Al-Bayhaqi a dit : « J’ai entendu le Chaykh Abou t-Tayyib As-Sou’loûki dire : « Vous ne vous regrouperez pas pour Le voir dans une direction, vous n’allez pas vous rassembler les uns aux autres, car Allah n’est pas vu dans une direction. » [Fathou l-Bârî]
  • L’Imâm Al-Qastallâni a dit : « La parole de Allâh ta’âlâ : {وُجُوهٌ} (woujoûhoun) c’est-à-dire les visages des croyants, {يَومَئِذٍ} (yawma’idhin), c’est-à-dire au Jour du jugement, {نَاضِرَةٌ} (nâdirah) c’est-à-dire qu’ils seront beaux et doux,  {إِلَى رَبِّهَا نَاظِرَةٌ} (‘ilâ Rabbihâ nâdhirah) : ils verront leur Seigneur sans comment, sans direction, ni établissement d’une distance » [Irchâd As-Sârî]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Ghaniyy Al-Ghounaymi Al-Maydâni Al-Hanafi a dit : « Et Allâh ta’âlâ n’est pas un corps, par conséquent Il n’est pas vu (au Paradis) comme sont vus les corps. Les créatures sont dans des directions et dans des endroits, elles sont donc vues dans une direction et dans un endroit, et Allâh existe sans direction et sans endroit Il est donc vu sans direction et sans endroit »  [Charh al-‘Aqîdah at-Tahâwiyyah]
  • Le Chaykh Ahmad Ridâ Khân Al-Hanafi a dit : « Les gens du paradis seront honoré par la vision de Allâh ta’âlâ lorsqu’ils seront au paradis, sans comment et sans direction» [Al-‘Aqîdah fi l-Islâm]
  • Le Mouhaddith Chabbîr Ahmad Al-‘Outhmâni Al-Hindi a dit : « Il n’est pas une condition concernant la vision de Allâh qu’Il soit dans une direction. Allâh est exempt de cela. Mais les croyants le verront sans qu’Il soit dans une direction, tout comme Il nous l’a appris, sans direction» [Fathou l-Moulhim bi charhi Sahîh Al-Imâm Mouslim]
  • Le Chaykh Mouhammad Haçanayn Makhloûf (ex-Moufti d’Egypte) a dit : « Il (Allâh) sera vu soubhânahou sans qu’Il soit dans un endroit ni une direction, sans contact par un rayon lumineux ni établissement d’une distance entre ceux qui Le verront et Lui ta’âlâ mais tel qu’il est digne de Son exemption et de Sa gloire, soubhânah » [voir l’article : ici]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit :  « Ils verront Allâh alors qu’ils seront au paradis, sans comment, sans ressemblance avec Ses créatures et sans direction, tout comme l’a dit l’Imâm Aboû Hanîfah, que Allâh l’agrée. C’est-à-dire que Allâh ta^âlâ ne sera pas dans une direction ni dans un endroit. Seulement ce sont eux qui seront dans leurs endroits au paradis. » [Boughyatou t-Tâlib]
  • Dans le livre « Tawdîhou l-‘Aqîdah » qui est au programme de la quatrième année de collège des établissements de Al-Azhar en Egypte, il est dit : « Nous (les gens du paradis) verront Allâh sans qu’Il soit dans une direction, ni de face et de toute autres choses impliquant le comment, tout comme nous croyons qu’Il n’est pas dans une direction, qu’Il n’est pas de face et qu’Il n’est pas un corps». [Tawdîhou l-‘Aqîdati l-Moufîd fî ‘ilmi t-Tawhîd li charhi l-Kharîdah li Sayyidi Ahmad Ad-Dardîr]
  • Dans le livre « Al-‘Aqîdatou l-Islâmiyyah » qui est enseigné dans les Emirats Arabes Unis, il est dit : « La croyance de sauvegarde qui t’épargnera des périls de l’association et des égarements des groupes déviés, c’est d’avoir pour croyance que Allâh ta’âlâ sera vu dans l’au-delà par les croyants sans comment, sans délimitation, sans direction et sans confinement ». [Al-‘Aqîdatou l-Islâmiyyah : At-Tawhîd fi l-Kitâbi wa s-Sounnah]

– Le comment (al-kayf / al-kayfiyyah) c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, le poids, la position assise, l’établissement, la proximité, la distance, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh n’est pas concerné par cela.

  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Ar-Râghib Al-Asbahâni (m.502 A.H.) a dit : « “Kayfa” est un terme par lequel on demande à connaitre ce qu’il convient de dire [au sujet de quelqu’un], c’est-à-dire en terme de comparaison ou autre, tel que le blanc et le noir, la personne saine et le malade, et c’est pour cela qu’il n’est pas valable de dire au sujet de Allâh ‘azza wa jall “kayfa” (comment) » [Al-Moufradât fî Gharîbi l-Qour-ân]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Ar-Râghib Al-Asbahâni (m.502 A.H.) a dit également : « La forme (ach-chakl), l’aspect (al-hay-ah), l’image (as-soûrah), la similitude (an-nidd) concernent le genre et la comparaison et sont compris dans la kayfiyyah (le comment, la description physique)» [Rapporté par Al-Mounâwi dans son livre : At-Tawqîf ‘alâ Mouhimmâti t-Ta’ârîf]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Ar-Râghib Al-Asbahâni (m.502 A.H.) a dit également : « La comparaison est dans la kayfiyyah» [Rapporté par Al-‘Askari dans son ouvrage : Al-Fouroûq Al-Loughawiyyah]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue arabe) Ibn Mandhoûr (m.711 A.H.) a dit : « al-hay-ah et  al-hî-ah (l’aspect, l’apparence) est l’état d’une chose, c’est sa kayfiyyah (comment, description physique)» [Liçân al-‘Arab]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Al-Fayroûzâbâdi (m.817 A.H.) a dit : « Les adeptes du Tawhîd (l’unicité divine) ont dit que Allâh ta’âlâ est sans kammiyyah (quantité, volume) et sans kayfiyyah (comment, description physique)» [Al-Qâmoûs Al-Mouhît]
  • Le Mouhaddith (transmetteur du hadîth) Mouhammad ‘Abdou r-Ra-oûf Al-Mounâwi (m.1031 A.H.) a dit : « “Kayfa” est un mot dont la portée est une interrogation sur les états de façon générale, sur ce que l’on perçoit par nos sens » [At-Tawqîf ‘alâ Mouhimmâti t-Ta’ârîf]

– L’Imâm Al-Bayhaqi a bien résumé tout cela en disant au sujet de Allâh ta’âlâ : « Il est Celui Qui n’est pas soumis aux illusions de la kayfiyyah (comment, description physique) » [Dans son livre : Al-I’tiqâd]

– Retrouvez d’autre citations de savants concernant la vision de Allâh au paradis : ici.

L’Imâm Aboû Hanîfah dit que la proximité ou le fait d’être loin de Allâh n’est pas en terme de distance

      

L’Imâm Aboû Hanîfah a dit dans son livre « Al-Fiqhou l-Akbar » (pages 326 et 327 de cette édition qui est un charh (commentaire) du livre « Al-Fiqhou l-Akbar » réalisé par le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri, mais 4ème et 5ème pages du traité de croyance de l’Imâm Aboû Hanîfah qui est cité à la fin du livre) :

« وليسَ قربُ اللهِ تعالى ولا بُعدُهُ منْ طريقِ طولِ المسافةِ وقِصَرِها و لكن على معنى الكرامةِ والهوانِ، و المطيعُ قريبٌ منهُ بلا كيفٍ، والعاصي بعيدٌ عنهُ بلا كيفٍ »

« Al-qourb (la proximité) ou al-bou’d (l’éloignement) par rapport à Allâh ta’âlâ n’est pas une proximité ou un éloignement par la voie de la distance mais cela est dans le sens de l’attribution d’honneur ou d’humiliation.  L’obéissant est qarîb [hororé par Allâh] sans comment (bila kayf) et le désobéissance est ba’îd [humilié par Allâh] sans comment (bila kayf) »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Moujtahid Aboû Hanîfah An-Nou’mân Ibnou Thâbit, est l’un des savants du Salaf les plus réputés. Il est né en 80 et il est décédé en 150 de l’Hégire (رحمه الله). C’est-à-dire il y a plus de 1280 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Hanafite et il a eu l’honneur de rencontrer des compagnons du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم). Retrouvez sa biographie : ici.

– Son livre « Al-Fiqh Al-Akbar » fait partie des ouvrages qu’il a écrit sur la croyance et dont les savants ont confirmé l’authenticité. L’Imâm Mourtadâ Az-Zabîdi Al-Hanafi confirme cela dans son livre «It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn», ainsi que l’Imâm Al-Kawthari Al-Hanafi et d’autres.

– Ici, l’Imâm Aboû Hanîfah explique que la proximité ou le fait d’être loin de Allâh n’est pas en terme de distance, puis il interprète en disant que cela est en termes d’honneur et d’humiliation. C’est ce qui doit être compris, entre autres, du hadîth : « أقرب ما يكون العبد من ربِّه وهو ساجد »

– La proximité et l’éloignement par la distance est impossible au sujet de Allâh. Celui qui est au sommet de la montagne ou même les anges qui portent le Trône, et celui qui est tout en bas de la vallée sont équivalents par rapport à Allâh. Car Allâh ta’âlâ est sans endroit, Il exempt de la proximité et de l’éloignement physique, c’est-à-dire la proximité et l’éloignement par la distance. Ce qui est visé par ces termes, c’est la proximité et l’éloignement de son agrément.

– C’est pour cela que l’Imâm Al-Jouwayni (رحمه الله) a dit : « Certes [le prophète] Mouhammad (صلى الله عليه وسلم), lors de la nuit de al-Isrâ (c’est-à-dire lors du voyage nocturne et de l’ascension), n’a pas été plus proche [physiquement] de Allâh ‘azza wa jall que [le prophète] Yoûnous Ibnou Matâ lorsqu’il était dans le ventre de la baleine » [retrouvez l’article : ici].

L’Imâm Al-Kawthari dit que Allâh est sans endroit et ne dépend pas du temps

   

L’assistant du dernier calife des musulmans, l’Imâm Al-Kawthari a dit dans son livre « Maqâlâtou l-Kawthari » (page 490 de cette édition) :

« وتنـزيه الله سبحانه عن الـمكان والـمكانيات والزمان والزمانيات هو عقيدة أهل الحق رغم اغتياظ الـمجسمة الصرحاء »

« L’exemption de Allâh soubhânahou, de l’endroit et de ce qui est relatif aux endroits, du temps et de ce qui est relatif au temps, la voilà la croyance des gens de la vérité en dépit de la rage des anthropomorphistes (moujassimah) déclarés »

 

Informations utiles :

– L’Imâm, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), le Chaykh Mouhammad Zâhid Al-Kawthari Al-Hanafi était l’assistant du dernier Calife des musulmans (le Califat a pris fin en 1924). Il était un grand savant Hanafite qui a même été appelé par certains le « Moujaddid » du siècle dernier (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion). Il est né en 1296 et il est décédé en 1371 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 70 ans.

  • Le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi a dit de lui : « Al-‘Allâmah (l’illustre savant) scrupuleux, qui est très intelligent, le vérificateur, l’éminent enseignant  (al-Oustâdh al-Kabîr), le Chaykh Mouhammad Zâhid Al-Kawthari » [Al-Fourqân]

– Ici, il dit que le fait de croire que Allâh est exempt de l’endroit et du temps est la croyance des gens de la vérité, contrairement à ce que prétendent les anthropomorphistes, qui attribuent le corps à Allâh.

Dans « Al-Fatâwâ Al-Hindiyyah » il est dit qu’attribuer un endroit à Allâh est de la mécréance

   

Dans le livre « Al-Fatâwâ Al-Hindiyyah » composé par Chaykh Nidhâm Ad-Dîn Al-Bourhânboûri et un groupe de 500 savants, il est mentionné :

« يكفر بإثبات المكان لله تعالى »

« Devient mécréant, celui qui attribue l’endroit à Allâh ta’âlâ  »

Ensuite il est dit:

« ولو قال الله تعالى في السماء، فإن قصد به حكاية ما جاء فيه ظاهر الأخبار لا يكفر و إن أراد به المكان يكفر»

« Et s’il dit, « Allâh fi s-samâ », [il y a deux cas : ] si il visait le simple fait de répéter ce qui est parvenu de manière apparente dans les textes, il ne commet pas de mécréance, mais s’il visait par cela l’endroit, il commet de la mécréance. »

Informations utiles :

– L’ouvrage «Al-Fatâwâ Al-Hindiyyah» est un recueil de fatwâ de savants Hanafites principalement du sous-contient Indien (Inde, Pakistan, Bangladesh…), mais aussi d’Irak et du Hijâz (la région qui comprend La Mecque et Médine) qui regroupe presque tous les avis de l’école Hanafite et qui est une référence jusqu’à nos jours concernant les jugements de l’école. Il a été écrit il y a plus de 300 ans.

– Il a été dit que 500 savants du sous-continent Indien, d’Irak et du Hijâz ont travaillé à ce recueil (chaque groupe de savants d’une région était en charge d’un chapitre), et qu’ils n’écrivaient une fatwâ que lorsque personne ne la contestait.

– Le titre original de ce recueil c’est Fatâwâ al-‘Âlamgîriyyah, en perse, du nom du Sultan Aboû Moudhaffar Mouhyi d-Dîn Mouhammad Aurangzeb ‘Âlamgîr (décédé en 1118 H.) qui avait facilité aux savants hanafites la compilation de ces fatwâ. Elles ont très vite été surnommées “al-Fatâwâ al-Hindiyyah” en arabe.

– Le Chaykh Nidhâm Ad-Dîn Al-Bourhânboûri Al-Hindi Al-Hanafi était en charge de compiler les différentes Fatwâ au sein d’un ouvrage.

  • ‘Abdou l-Hayy Al-Haçani a dit de lui : « Le Chaykh, le savant (‘âlim), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), […] l’un des plus grand savants et faqîh Hanafite réputés». [Nouzhatou l-Khawâtir]

– Ici, il est dit clairement qu’attribuer à Allâh un endroit est de la mécréance.

– Puis il est mentionné également que celui qui dit « Allâh fi s-samâ» et qui vise par cette parole que Allâh est dans un endroit, a également commis de la mécréance. Ce jugement a également été cité par d’autres savants tels que l’Imâm Ibn Noujaym Al-Hanafi [voir : ici], le Moufassir Ismâ’îl Haqqi [voir : ici], et autres.

– Le Chaykh Ahmad Ridâ Khân a d’ailleurs dit : « Dans [le livre] Al-Bahrou r-Râ-iq [de l’Imâm Ibn Noujaym Al-Hanafi] et dans [Al-Fatâwâ] Al-Hindiyyah, il est stipulé : Devient mécréant celui qui attribue l’endroit à Allâh ta’âlâ. Et dans les Fatâwâ de l’Imâm Qâdî Khân : un homme qui dit : « Allâh est dans le ciel, Il sait que je ne possède rien » il commet de la mécréance car Allâh ta’âlâ est exempt de l’endroit. Et dans Fatâwa l-Khoulâsah : si quelqu’un dit : « prend l’arc et monte dans le ciel pour combattre Allâh » il commet de la mécréance car il aura attribué l’endroit à Allâh ta’âlâ ». [Dans son livre « Qawâri’ou l-Qahhâr fi r-Raddi ‘ala l-Moujassimah al-foujjâr »]

– Ceci est conforme à la position même de l’Imâm Aboû Hanîfah. Cela ayant été confirmé de lui par de nombreux savants tels que l’Imâm As-Samarqandi [Voir : ici], le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami, le Chaykh Al-Qarâfi [Voir : ici], le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri [Voir : ici] et [Voir : ici], le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [Voir : ici], et autres. Et l’Imâm At-Tahâwi dans son célèbre traité de croyance qu’il a présenté comme étant conforme à la voie de l’Imâm Aboû Hanîfah et de ses deux illustres élèves a dit : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant.» [Voir l’article: ici].

– Les savants de l’islam ont été en accord pour déclarer mécréant celui qui a pour croyance que Allâh serait dans un endroit ou une direction, voir plusieurs citations à ce sujet : ici.

L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi parle de la mauvaise compréhension des assimilationnistes (mouchabbihah)

   

Dans son célèbre tafsîr connu sous le nom de « At-Tafsîrou l-Kabîr » (tome 30 page 69 de cette édition) lors de l’explication du verset 16 de soûrat Al-Moulk, l’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi a dit :

 « واعلـم أن المشبِّهة احتجوا على إثبات الـمكان لله تعالى بقوله : {ءأَمِنتُم مَّن فيِ السَّمَاءِ}»

« Sache que les mouchabbihah (assimilationnistes) ont considéré comme preuve pour confirmer l’endroit au sujet de Allâh ta’âlâ Sa parole : {ءَأَمِنتُم مَّن فِى ٱلسَّمَآءِ} (a-amintoum man fi s-samâ) »

 

Informations utiles :

– Chaykh al-Islâm, l’Imâm, le Moufassir –exégète– Aboû ‘Abdoul-Lâh Mouhammad ‘Oumar Al-Houçayn Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi est né en 543 et il est décédé en 606 de l’hégire (rahimahou l-Lâh) c’est-à-dire il y a plus de 830 ans. Il était du madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. C’est un savant de référence et son oeuvre « At-Tafsîrou l-Kabîr » est l’un des tafsîr les plus célèbres et les plus répandus. Certains savants, comme l’Imâm As-Souyoûti, l’ont désigné comme le moujaddid du 6ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

  • Ibnou l-Athîr a dit de lui : « Il était le savant de ce bas-monde à son époque » [Al-Kâmil]
  • Le Chaykh Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit : « Il était surnommé Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– La croyance que Allâh serait dans un endroit au-dessus du Trône ou en tout autre endroit est la croyance des assimilationnistes qui ont fait une analogie entre Le Créateur et les créatures ; c’est une analogie corrompue qui a pour origine l’ignorance et le fait de suivre ses illusions.

– Le Chaykh Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi dit bien que ceux qui comprennent de ce verset que Allâh serait dans un endroit sont des mouchabbihah (assimilationnistes). Et à notre époque, nous rencontrons également des personnes qui se basent sur ce verset pour tenter de justifier leur égarement.

– Les savants ont donné de nombreuses explications au sujet du sens de cette âyah. Certains ont dit que ce qui est visé par « man fi s-samâ » est un groupe d’anges, certains ont dit qu’il s’agit plus particulièrement de l’ange Jibrîl (عليه السلام), et d’autres ont donné d’autres explications. [Retrouvez des articles sur ce sujet: ici]. Mais aucun savant n’a compris de ce verset que Allâh serait dans le ciel ou au-dessus.

– L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit lors de l’explication de Soûrat Al-Moulk : «  {مَنْ فِي السَّمَاءِ} (man fi s-samâ) : Ce passage fait partie des versets équivoques (moutachâbih) dont Allâh s’est réservé la connaissance, nous y croyons sans nous exposer à expliquer le sens et nous en remettons la connaissance à Allâh » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]

– Al-Qâdî ‘Iyâd (رحمه الله) a rapporté l’unanimité des musulmans sur le fait que ce verset et les textes qui y sont similaires ne sont pas à prendre selon le sens apparent. [Retrouvez sa citation : ici]

– Les savants de l’Islâm ont été catégorique à juger mécréant celui qui s’illusionne que Allâh serait dans un endroit ou une direction. [Retrouvez des articles à ce sujet : ici]