Sujet : les savants de l’Islâm font l’éloge du Mawlid.
Le Hâfidh As-Souyoûti dans son recueil de Fatwâ : « Al-Hâwi li l-Fatâwi », dans le chapitre : « Housnou l-Maqsid fi ‘Amali l-Mawlid » (Le bon objectif dans l’accomplissement du Mawlid), a dit :
« فقد وقع السؤال عن عمل المولد النبوي في شهر ربيع الأول ، ما حكمه من حيث الشرع ؟ وهل هو محمود أو مذموم ؟ وهل يثاب فاعله أو لا ؟
الجواب : عندي أن أصل عمل المولد الذي هو اجتماع الناس وقراءة ما تيسر من القرآن ورواية الأخبار الواردة في مبدأ أمر النبي صلى الله عليه وسلم وما وقع في مولده من الآيات ، ثم يمد لهم سماط يأكلونه وينصرفون من غير زيادة على ذلك – هو من البدع الحسنة التي يثاب عليها صاحبها لما فيه من تعظيم قدر النبي صلى الله عليه وسلم وإظهار الفرح والاستبشار بمولده الشريف ، وأول من أحدث فعل ذلك صاحب إربل الملك المظفر أبو سعيد كوكبري بن زين الدين علي بن بكتكين ، أحد الملوك الأمجاد والكبراء الأجواد ، وكان له آثار حسنة ، وهو الذي عمر الجامع المظفري بسفح قاسيون »
« La question a été posée sur le fait de commémorer la naissance honorée au mois de Rabî’ou l-‘Awwal, quel est son jugement du point de vue de la Loi de l’Islam ? Est-ce une chose louable ou blâmable ? Est-ce que celui qui le commémore a des récompenses ou non ?
La réponse d’après moi est la suivante : la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance.
Le premier à l’innover fut le gouverneur de Irbil, le roi Al-Moudhaffar Aboû Sa’îd Koûkabri Ibnou Zayni d-Dîn ‘Ali Ibnou Baktakîn qui était l’un des rois glorieux et des grands généreux. Il a laissé de bonnes traces et c’est lui qui avait édifié la mosquée Al-Moudhaffari au pied de la montagne de Qâsiyoûn ».
Informations utiles :
– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Abou l-Fadl ‘Abdou r-Rahmân ibnou Abî Bakr Jalâlou d-Dîn as-Souyoûti est un grand savant Chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 au Caire et il est décédé en 911 de l’hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).
- ‘Abdou l-Qâdir Ibn Mouhammad Ach-Châdhili (l’un de ses élèves) a dit à son sujet : « Notre maître (sayyidounâ wa mawlânâ), l’illustre et grand enseignant […] Chaykhou l-Islâm, l’héritier des sciences des prophètes (‘alayhimou s-salâm), celui qui était sans égal à son époque, unique en son temps, celui qui anéantit l’innovation blâmable et qui revivifie la sounnah […] l’Illustre savant, l’océan de science, le très intelligent […] le savant de la religion sans équivalent, l’Imâm de ceux qui appellent à la guidée, celui qui réprime les moubtadi’ah (innovateurs dans la croyance) et les athées, le Sultan des savants, le porte parole des défenseurs de la croyance (moutakallimîn), Le chaykh de l’Islâm et des musulmans, celui qui appelle à la voie agréée par Allâh, l’Imâm des mouhaddithîn (spécialiste du Hadîth) de son époque et de son temps » [Jalâlou d-Dîn As-Souyoûti : Ma’lamatou ‘ouloûmi l-Islâmiyyah]
- Chamsou d-Dîn Ad-Dâwoûdi (l’un de ses élèves) a dit de lui : « Il était le plus savant des gens de son époque dans la science du Hadîth et ses ramifications » [Chadharâtou dh-Dhahab].
- Ibnou ‘Imâd Al-Hanbali a dit à son sujet : « Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) […] le Chafi’ite, le mousnid, l’examinateur scrupuleux, l’auteur d’ouvrages excellents et bénéfiques » [Chadharâtou dh-Dhahab].
– Il fait partie des nombreux grands savants qui ont fait l’éloge de la célébration du Mawlid et qui ont distingué les bonnes innovations, des mauvaises innovations [Dans son livre Al-Hâwi li l-Fatâwi].
– En quoi consiste le Mawlid ?
- Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
- De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
- De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
- D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم) : ceci est un bien dans la religion.
- De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
- Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
- Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
- D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.
– Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations, et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].
– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].
– Après avoir expliqué en quoi consiste le Mawlid, il dit que cela compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé. Et que le Mawlid comporte une glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم).
– Il dit que le premier à avoir innové le Mawlid fut le roi Al-Moudhaffar, et il en fait son l’éloge.
– Le Savant Sunnite, le Sultân attaché à la religion, le Gouverneur de Irbil, l’éminent Roi Al-Moudhaffar Aboû Sa’îd Koûkabri Ibnou Zaynou d-Dîn ‘Ali Ibnou Baktakîn est né 549 et il est décédé en 630 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 800 ans. Il était très proche du grand Moujâhid Salâhou d-Dîn Al-Ayyoûbi (رحمه الله), le Roi Al-Moudhaffar était d’ailleurs marié avec la sœur du Sultân Salâhou d-Dîn. Nombreux sont les savants qui ont fait son éloge.
– Dans d’autres parties de son livre l’Imâm As-Souyoûti mentionne les paroles d’autres savants ayant fait l’éloge du Mawlid tels que l’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni [Dans son livre « Al-Hâwi li l-Fatâwi »] et le Hâfidh Ibn Dihyah [Dans son ouvrage « Al-Hâwi li l-Fatâwi »]. Il mentionne aussi une citation de Ibn Kathîr [Al-Hâwi li l-Fatâwi].
– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le Mawlid : ici.




















Juin 03
L’Imâm An-Nawawi explique le hadîth «koullou bid’ah dalâlah» et les différentes sortes d’innovations.
Sujet : L’Imâm An-Nawawi et les bonnes innovations.
L’Imâm An-Nawawi, dans son charh (commentaire) du Sahîh Mouslim (tome 6 pages 154-155 de cette édition) lorsqu’il a commenté le hadîth qui contient la phrase « koullou bid’atin dalâlah wa koullou dalâlatin fi n-nâr » qui signifierait selon le sens apparent « Toute innovation est égarement et tout égarement est au feu », il a dit :
« قوله صلى الله عليه وسلم : ( وكل بدعة ضلالة ) هذا عام مخصوص ، والمراد غالب البدع .
قال أهل اللغة : هي كل شيء عمل على غير مثال سابق . قال العلماء : البدعة خمسة أقسام : واجبة ، ومندوبة ومحرمة ، ومكروهة ، ومباحة . فمن الواجبة : نظم أدلة المتكلمين للرد على الملاحدة والمبتدعين وشبه ذلك . ومن المندوبة : تصنيف كتب العلم ، وبناء المدارس والربط وغير ذلك . ومن المباح : التبسط في ألوان الأطعمة وغير ذلك . والحرام والمكروه ظاهران .
وقد أوضحت المسألة بأدلتها المبسوطة في تهذيب الأسماء واللغات ، فإذا عرف ما ذكرته علم أن الحديث من العام المخصوص . وكذا ما أشبهه من الأحاديث الواردة ، ويؤيد ما قلناه قول عمر بن الخطاب – رضي الله عنه – في التراويح : نعمت البدعة ، ولا يمنع من كون الحديث عاما مخصوصا . قوله : ( كل بدعة ) مؤكدا ( بكل ) ، بل يدخله التخصيص مع ذلك ، كقوله تعالى : تدمر كل شيء . »
« La parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) « wa koullou bid’atin dalâlah» est [un texte] de portée générale dont le sens est restreint (‘âm makhsoûs), et ce qui est visé est « la plupart des innovations » (ghâlibou l-bida’).
Les spécialistes de la langue ont dit [qu’une bid’ah] est toute chose qui est faite sans avoir eu de modèle précédemment. Les savants ont dit : les bid’ah sont de cinq sortes : obligatoire, recommandée, interdite, déconseillée, et permise. De parmi celles qui sont obligatoires il y a le fait que les théologiens aient rassemblé des preuves contre les athées, les innovateurs [dans la croyance], et les gens de leur sorte. De parmi celles qui sont recommandées il y a le fait de composer des livres de science de la religion, le fait de construire des madrassah, ainsi que d’autres choses. De parmi celles qui sont permises il y a : le fait de diversifier les types de nourriture, et d’autres choses. Quant à celles qui sont interdites ou déconseillées, elles sont évidentes.
Et j’ai déjà clarifié cette question avec ses preuves de manière détaillée dans [mon livre] Tahdhîbou l-Asmâ-i wa l-Loughât, donc dès lors que l’on sait ce que j’y ai cité, on a su que ce hadîth fait partie des textes de portée générale mais qui ont été restreints (al-‘âmou l-makhsoûs), et il en est de même pour ce qui ressemble à cela de parmi les hadîth révélés.
De plus, ce qui appuie ce que nous avons cité est la parole de ‘Oumar Ibnou l-Khattâb (رضي الله عنه) au sujet du Tarâwîh, lorsqu’il a dit : « ni’matou l-bid’ah » (Quelle bonne innovation). Rien n’empêche donc ce hadîth d’être de portée générale mais d’avoir été restreint (‘âm makhsoûs).
Quant à la parole « koullou bid’ah »: il est certain que le mot « koull » a été utilisé, cependant le mot « koull » accepte le fait d’être spécifique comme dans Sa parole ta’âlâ :
« تُدَمِّرُ كُلَّ شَيْءٍ » «toudammirou koulla chay » (soûrat Al-Ahqâf verset 25)
qui signifie : «Il [le vent que Allâh a envoyé pour châtier le peuple du prophète Hoûd] a anéanti tout [ce que Allâh a prédestiné qu’Il anéantisse de leurs habitations et autres] »
Informations utiles :
– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est très célèbre. Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth très connus.
– Ici il explique le hadîth du messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) qui contient la phrase « koullou bid’ah dalâlah wa koullou dalâlah fi n-nâr » et il explique en argumentant, que ce hadîth est sujet à la restriction, puis il dit que ce qui est visé c’est la plupart des innovations.
– Et cette parole de l’Imâm An-Nawawi est l’avis de l’ensemble des savants. L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri a dit : « Les savants ont été en accord sur le fait que la parole du prophète ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah) est un texte de portée générale mais dont le sens est restreint (‘âm makhsoûs)» [Itqânou s-San’ah].
– L’Imâm An-Nawawi a cité comme preuve, pour expliquer le mot « koull », le verset dans soûrat Al-Ahqâf en rapport avec le vent lorsqu’il a anéanti le peuple de ‘Âd à l’époque du Prophète Hoûd. On comprend de ce verset que le vent a anéanti « koull » chose et qu’après on ne voyait que leurs habitations. Il est mentionné dans la âyah le terme « koull » et pourtant le vent n’a pas détruit les habitations, ni les montagnes, ni les cieux. Le terme « koull » ici n’est pas dans l’absolu. Donc ce que veut nous montrer l’Imâm An-Nawawi c’est que parfois, comme nous le prouve le Qour-ân, le mot « koullou » en arabe ne veut pas toujours dire « tout » dans l’absolu, mais parfois il a un sens spécifique.
– L’Imâm An-Nawawi dit également que les innovations sont de cinq sortes : obligatoire, recommandée, interdite, déconseillée, et permise.
– Parmi ses arguments, il y a aussi la parole de ‘Oumar Ibnou-l Khattâb, le compagnon et second Calife (رضي الله عنه) : « ni’matou l-bid’ah » c’est-à-dire « Quelle bonne innovation ». Cette parole de ‘Oumar a été rapportée par l’Imâm Al-Boukhâri [Dans son Sahîh] et l’Imâm Mâlik [Dans Al-Mouwatta]. Et beaucoup de savants se sont appuyés sur cette parole de ‘Oumar pour confirmer qu’une innovation peut être bonne, parmi eux :
– Dans ce passage, l’Imâm An-Nawawi nous renvoie à l’un de ses autres ouvrages « Tahdhîb al-Asmâ-i wa l-Loughât » dans lequel il a dit : « L’innovation (al-bid’ah) dans la Loi de l’Islam, c’est innover ce qui n’existait pas à l’époque du Messager, elle se divise en bonne et en mauvaise innovation. L’Imâm, le Chaykh, à propos duquel il y a unanimité sur le fait qu’il est un guide, sur sa grandeur, sur sa maîtrise de nombreuses sortes de sciences et sur le fait qu’il y excellait, Aboû Mouhammad ‘Abdou l-‘Azîz Ibnou ‘Abdi s-Salâm, que Allâh lui fasse miséricorde et que Allâh l’agrée, a dit à la fin de son livre Al-Qawâ’id : L’innovation est divisée en : obligatoire, illicite, recommandée, déconseillée, et permise. Il a dit : le moyen pour cela est de soumettre l’innovation aux règles de la Loi de l’Islam, si elle entre dans le cadre du devoir, elle est alors un devoir, ou dans le cadre de l’interdiction, elle est alors illicite, ou dans le cadre de la recommandation, elle est alors recommandée, ou dans le cadre du déconseillé, elle est alors déconseillée, ou dans le cadre de la permission, elle est alors dans ce cas permise ». Fin de citation de An-Nawawi [Tahdhîb al-Asmâ-i wa l-Loughât].
– Ces citations nous prouvent que bien avant le groupe apparu aujourd’hui qui prétend qu’il ne peut y avoir de bonnes innovations, il y a eu des savants de référence qui ont écrit des ouvrages expliquant les différentes sortes d’innovations. En effet, ce hadîth a toujours été dans le Sahîh Mouslim. Est-ce que quelqu’un croit sérieusement qu’il a fallu attendre des contemporains pour savoir que le Prophète avait dit “koullou bid’ah dalâlah” et pour comprendre sa signification ?
– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui-même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim]
– Dans un autre passage de son ouvrage, l’Imâm An-Nawawi explique justement ce hadîth en le prenant comme preuve et incitation à accomplir de bonnes innovations. Puis il ajoute que ce hadîth restreint le hadîth ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah) [Retrouvez l’article : ici].
– De parmi les innovations obligatoires, l’Imâm An-Nawawi mentionne le fait de répliquer aux athées et aux moubtadi’oûn (mauvais innovateurs) comme ceux qui ont innové dans la croyance. Il a dit à ce sujet dans son livre « Al-Majmoû’ Charhou l-Mouhadh-dhab » : « Et nous avons certes mentionné que celui qui est devenu mécréant par son innovation, la prière n’est pas valable derrière lui […] et parmi ceux qui sont devenus mécréants, il y a celui qui attribue clairement le corps [à Allâh] ». Ainsi selon l’Imâm An-Nawawi, les moujassimah (corporalistes) ont une croyance innovée qui est de la mécréance et à laquelle il est un devoir de répliquer. Les moujassimah sont ceux qui attribuent à Allâh le corps (le corps : c’est ce qui a une longueur, une largeur et une profondeur) et les caractéristiques des corps comme : l’endroit, la limite, la direction, la couleur, le mouvement, l’immobilité, la position (assise, debout, allongée…), la forme, l’image et ce qui est du même ordre.
– Retrouvez d’autres citations de savants concernant les innovations : ici.
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