L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi rapporte l’unanimité sur le fait que Allâh existe sans endroit

Sujet : La croyance musulmane

      

L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi a dit dans son livre Al-Farqou bayna l-Firaq (page 260 de cette édition) :

« وأجمعوا -أي أهل السنة – على أنه لا يحويه مكان، ولا يجري عليه زمان، على خلاف قول من زعم من الهشاميّة والكرّاميّة أنه مماسّ لعرشه، وقد قال أمير المؤمنين علي رضي الله عنه : إن الله تعالى خلق العرش إظهارًا لقدرته لا مكانًا لذاته، وقال أيضا : قد كان ولا مكان وهو الآن على ما كان  »

« Ils ont été unanimes (c’est-à-dire Ahlou s-Sounnah) sur le fait que Allâh n’est pas contenu dans un endroit et que le temps ne s’écoule pas sur Lui, contrairement à ce que les Hichâmiyyah et les Karrâmiyyah prétendent lorsqu’ils disent que Allâh est en contact avec Son Trône. L’émir des croyants, ‘Ali (Ibnou Abi Tâlib) a dit : « Allâh ta’âlâ a créé le Trône comme manifestation de Sa Toute-puissance et ne l’a pas pris comme endroit pour lui-même ». Et il (‘Ali Ibnou Abi Tâlib) a dit également : « Allâh existe de toute éternité alors qu’il n’y a pas d’endroit de toute éternité et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité » ».

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Mouhaddith (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), al-Ousoûli (spécialiste des fondements); le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe),  l’Imâm Aboû Mansoûr ‘Abdou l-Qâhir Ibnou Tâhir At-Tamîmi Al-Baghdâdi Al-Isfarâyîni est décédé en 429 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1000 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite.. On compte de parmi ceux qui ont rapporté de lui : l’Imâm Al-Bayhaqi [m. 458 H.] et l’Imâm Al-Qouchayri [m. 465 H.].

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit de lui : « Le grand Imâm, l’enseignant (Oustâdh) […] l’Imâm au degré très élevé, au statut honoré, qui a beaucoup de science » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’illustre savant (Al-‘Allâmah), celui qui excelle (Al-Bâri’), celui qui maîtrise de nombreuse sciences (al-Mouttafannin), l’enseignant (al-Oustâdh) […] l’auteur d’ouvrages originales, l’un des plus savants de parmi les Châfi’ites» [Siyarou A’lâmi n-Noubalâ]
  • Aboû ‘Outhmân As-Sâboûni a dit de lui : « Al-Oustâdh Aboû Mansoûr [al-Baghdâdi] faisait partie des imams des fondements et il était une grande personnalité de l’Islâm par unanimité des gens qui ont un mérite, il excellait dans l’agencement [de ses ouvrages], il était l’auteur d’ouvrage extraordinaire, et était un Imâm très honorable » [Tabyîn kadhib al-Mouftari]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fârissi a dit le concernant : « Il est l’enseignant (al-Oustadh), l’Imâm complet [de par sa science], celui qui maitrise de nombreuse science, le spécialiste de la jurisprudence (al-Faqîh), le spécialiste des fondements de la religion (al-ousoûli), le spécialiste de la poésie, le spécialiste de la grammaire […] » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]

– Son livre al-Farqou bayna l-Firaq est au sujet de 73 groupes sur lesquels le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit (dans le sens) : « Certes cette communauté se séparera en 73 groupes, 72 sont en enfer et un seul est au paradis. C’est la majorité (Al-Jamâ’ah) » [Rapporté par Aboû Dâwoûd dans ses Sounan]. Cette version confirme l’autre version qui signifie : « Ma communauté se séparera en 73 groupes ; tous sont en enfer sauf ceux qui seront sur ce sur quoi j’étais, moi et mes compagnons ». En effet, la voie du Prophète et de ses compagnons est la voie suivie par la majorité des musulmans

– Après avoir cité tous les groupes égarés, il a écrit un long chapitre dédié à la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah. Cette citation est tirée de ce chapitre. Il cite 15 points de croyance unanimes chez les Sunnites et il met ce point en troisième dans sa liste. Voilà la vraie croyance sunnite.

– Ainsi, les musulmans sont unanimes sur le fait que Allâh existe sans endroit ni direction. Cette unanimité a été mentionnée par de nombreux savants tels que :

  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi [Al-Farqou bayna l-Firaq],
  • L’Imâm Al-Jouwayni [Al-Irchâd],
  • L’Imâm Ar-Râzi [Dans son tafsîr],
  • Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari [Rapporté par le Chaykh Al-’Azzâmi],
  • Le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi [Fourqânou l-Qour-ân],
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn],
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [It-hâfou l-Kâ-inat (1)] et [It-hâfou l-Kâ-inat (2)],
  • Le Chaykh Ach-Chanqîti [Al-Âyatou-l Mouhkamât],
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi qui a dit : « L’ensemble de la communauté Islamique est sur la croyance que Allâh est exempt de l’incarnation dans les endroits, et qu’Il est exempt de la direction, c’est-à-dire d’être au-dessus de quelque chose, ou en dessous, ou à droite, ou à gauche, ou derrière ou devant. Et on ne dit pas que Allâh serait en contact par Son Être avec quelque chose, ou qu’Il serait séparé de quelque chose, ainsi on ne dit pas que Allâh serait séparé du monde, ou en contact avec lui » [Rapporté par le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât]
  • Le Mouhaddith Al-Harari,
  • Et beaucoup d’autres [voir : ici]

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet, le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanimes sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– Quant aux preuves textuelles qui confirme cette croyance, elles sont nombreuses et nous pouvons mentionner parmi elles :

  • La parole de Allâh ta’âlâ : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -».
  • La parole du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) dans un hadîth Sahîh rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : « Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth nous indique qu’hormis Allâh, rien n’existe de toute éternité, ni terre, ni ciel, ni mer, ni endroit, ni corps, ni membre, ni organe, ni aucune autre créature quelle qu’elle soit ! Ainsi, Allâh existe de toute éternité sans endroit.
  • La parole du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) dans un hadîth Sahîh rapporté par Mouslim et autre : « أنت الظاهر فليس فوقك شىء وأنت الباطن فليس دونك شىء » [ce qui a pour sens ] : « Ô Allâh, Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en dessous de Toi ». L’Imâm Al-Bayhaqi a dit en commentant ce hadîth :« Puisque rien n’est au-dessus de Lui et rien n’est en dessous de Lui, Il n’est donc pas dans un endroit » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât].

– L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdadi rapporte également la précieuse parole de l’Imâm ‘Ali (رضي الله عنه) qui est : « Allâh ta’âlâ a créé le Trône comme manifestation de Sa Toute-puissance et ne l’a pas pris comme endroit pour lui-même ».

– Consultez la série d’articles sur le thème : Allah n’est pas sur le trône.

– De nombreuses autres paroles de l’Imâm ‘Ali (رضي الله عنه) ont été rapportées concernant le Tawhîd. Parmi elles :

  • Ibnou ‘Abdi Rabbih (m.328 H.) a dit : « Il fût demandé à ‘Ali Ibn Abî Tâlib (que Allâh l’agréé) : “Où était notre Seigneur avant qu’Il ne créé le ciel et la terre ? Alors il (‘Ali Ibn Abî Tâlib) répondit : “la question “où” nécessite l’endroit et Allâh ‘azza wa jall existe de toute éternité et ce n’est pas le cas de l’endroit. » [Al-‘Iqdou l-Farîd]
  • L’Imâm Aboû Nou’aym (m.430 H.) rapporte que l’Imâm ‘Ali Ibn Abî Tâlib a dit : « Celui qui prétend que notre Seigneur est limité, alors certes il n’a pas connu le Créateur, Celui Qui mérite d’être adoré » [Hilyatou l-Awliyâ]
  • L’Imâm Al-Isfarâyini (m.471 H.) rapporte que lorsqu’une personne demande à l’Imâm ‘Ali « ayna l-Lâh ?», l’Imâm ‘Ali lui répondit : « On ne dit pas « où ?» pour Celui qui a créé les endroits. » Puis la personne lui demanda « comment est Allâh ? » et l’Imâm ‘Ali répondit : « On ne dit pas « comment ? » pour Celui qui a créé le comment » [Dans son livre At-Tabsirou fi d-Dîn]
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.) a dit : « Il fût demandé à ‘Ali Ibn Abî Tâlib (que Allâh l’agréé) : “Où était notre Seigneur avant qu’Il ne créé le trône ? Alors il (‘Ali Ibn Abî Tâlib) répondit : “la question “où” concerne l’endroit et Allâh ‘azza wa jall existe de toute éternité sans endroit et sans le temps, et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité (c’est-à-dire sans endroit et sans dépendre du temps) » [Bahrou l-Kalâm]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi (m. 725 H.) a dit : « [L’Imâm] ‘Ali [Ibn Abî Tâlib] que Allâh l’agrée a dit : « à l’approche du jour dernier il y aura des gens qui vont devenir mécréants », un homme a dit : « Ô émir des croyants leur mécréance à cause du fait qu’ils innovent une chose contraire à la religion ou en reniant une croyance de l’Islâm ? » Il a dit : « En reniant, ils renient leur Créateur ils Lui attribuent le corps et les membres » [Najmou l-Mouhtadi]

An-Nawawi rapporte de Ibn ‘Oumar et de Ach-Châfi’i le caractère recommandé de réciter le Qour-ân en faveur des morts musulmans

Sujet : La récitation du Qour-ân en faveur des morts

      

Dans son livre Al-Adhkâr (page 159 de cette édition), après avoir cité un hadîth incitant les musulmans à invoquer Allâh en faveur du défunt musulman, l’Imâm An-Nawawi a dit :

« ويستحب أن يقعد عنده بعد الفراغ ساعة قدر ما يُنحَر جَزُورٌ ويُقَسَّم لحمُها. ويشتغل القاعدون بتلاوة القرآن، والدعاء للميت، والوعظ، وحكايات أهل الخير، وأحوال الصالحين »

« Il est recommandé (moustahabb) de s’asseoir auprès de lui (le défunt musulman qui vient d’être enterré) après le départ des gens, une durée équivalente au fait de sacrifier un chameau et de séparer sa viande, et ceux qui sont assis (auprès de la tombe) s’occupent par la récitation du Qour-ân, les invocations en faveur du défunt, l’exhortation, les récits des gens du bien et les états des vertueux »

Puis An-Nawawi a dit :

« قال الشافعي والأصحاب: يُستحبّ أن يقرؤوا عنده شيئاً من القرآن، قالوا: فإن ختموا القرآن كلَّه كان حسناً »

« Ach-Châfi’i et les as-hâb (les savants de l’école) ont dit : « Il est recommandé qu’ils récitent auprès de lui quelque chose du Qour-ân. Ils ont dit : Et s’ils récitent tout le Qour-ân, c’est bien »

Puis An-Nawawi a dit :

« وروينا في سنن البيهقي بإسناد حسن؛ أن ابن عمر استحبَّ أن يقرأ على القبر بعد الدفن أوّل سورة البقرة وخاتمتها »

« Il nous a été rapporté dans les Sounan de Al-Bayhaqi avec une bonne chaîne de transmission (isnâd haçan) que Ibnou ‘Oumar a jugé recommandé de réciter sur la tombe après l’enterrement, le début et la fin de Soûrat Al-Baqarah »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est très célèbre.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de Son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

–  L’Imâm, le Moujtahid –jurisconsulte– Mouhammad Ibnou Idrîs Ach-Châfi’i est l’un des plus grands savants de notre communauté, c’est une référence incontournable pour tout musulman. C’est un salaf (c’est-à-dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), il est né en 150 et il est décédé en 204 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1230 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Chafi’ite.

  • L’Imâm Abou l-Haçan As-Soulami a dit à son sujet : « Mouhammad Ibn Idrîs Ach-Châfi’i est le savant à la tête du second siècle [de l’Hégire] (c’est-à-dire le moujaddid – savant revivificateur)» [Rapporté par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir dans Tabyînou kadhibi l-Mouftari]

– Le compagnon ‘Abdou l-Lâh Ibnou ‘Oumar est décédé en 73 de l’Hégire (رضي الله عنهما) c’est-à-dire il y a environ 1360 ans. Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit de lui qu’il est un homme vertueux (sâlih). Il est le fils du second Calife de l’Islâm : ‘Oumar Ibnou l-Khattâb.

– Ici, l’Imâm An-Nawawi mentionne le caractère recommandé de la récitation du Qour-ân en faveur du mort musulman, puis il rapporte également à ce sujet la position de l’Imâm Ach-Châfi’i (et des savants de son école) ainsi que du compagnon Ibnou ‘Oumar.

– Le Chaykh Ibnou ‘Allân Ach-Châfi’i a commenté la parole de l’Imâm An-Nawawi : « Il est recommandé (moustahabb) de s’asseoir auprès de lui (le défunt musulman qui vient d’être enterré)», en disant : « C’est-à-dire que cela est recommandé pour celui qui est présent lors de l’enterrement, ou qui arrive après».
Puis il commente la parole de l’Imâm Ach-Châfi’i et des grands savants de l’école : « Il est recommandé qu’ils récitent auprès de lui quelque chose du Qour-ân», en disant : « Afin qu’il soit atteint par les miséricordes qui se déversent sur l’assemblée de ceux qui récitent le Qour-ân, et par leurs invocations, et qu’il obtienne la bénédiction du Qour-ân, et du fait que le Chaytân s’éloigne en entendant cela». [Dans son commentaire des Adhkâr de An-Nawawi : Al-Foutoûhâtou r-Rabbâniyyah]

– Dans d’autres de ses ouvrages l’Imâm An-Nawawi confirme sa position. En effet :

  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Nos compagnons, que Allâh leur fasse miséricorde, ont dit : il est recommandé (moustahabb) pour celui qui visite (les tombes des défunts musulmans) de passer le salâm dans le cimetière, d’invoquer en faveur de celui qu’il va visiter et l’ensemble des gens du cimetière, et le mieux est qu’il passe le salâm et invoque par ce qui est confirmé dans le hadîth, et il est recommandé (moustahabb) de réciter une partie du Qour-ân, et d’invoquer en leur faveur après [la récitation du Qour-ân], Ach-Châfi’i a mentionné cela et les as-hâb [un haut degré de savant dans l’école] ont été en accord sur cela » [Dans son livre Al-Majmoû’]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit aussi : « Chapitre de l’invocation en faveur du défunt (musulman) après son enterrement, et du fait de s’asseoir auprès de sa tombe une durée pour faire des invocations en sa faveur, des demandes de pardon, et de la récitation du Qour-ân ». Puis il dit : « Ach-Châfi’i, que Allâh lui fasse miséricorde, a dit : il est recommandé (moustahabb) de réciter auprès de lui (le défunt musulman qui est enterré) une partie du Qour-ân, et s’il récite entièrement le Qour-ân auprès de lui, c’est encore mieux » [Dans son livre Riyâdou s-Sâlihîn]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit également : « Les savants ont jugé que la récitation du Qour-ân est recommandée (moustahabb) sur la tombe » [Dans son commentaire du sahîh Mouslim]

– Cette position de l’Imâm Ach-Châfi’i a également été confirmée de lui par :

  • L’Imâm Az-Za’farâni (m.260 H.) qui a dit : « J’ai interrogé (l’Imâm) Ach-Châfi’i concernant la récitation du Qour-ân auprès de la tombe, il a répondu : Il n’y a pas de mal dedans.» [Rapporté par l’Imâm As-Souyoûti dans son livre Charhou s-Soudoûr et également rapporté par l’Imâm Az-Zabîdi dans Charhou l-Ihyâ]

– Parmi les preuves que la récitation du Qour-ân par un tiers est utile au musulman décédé, il y a la parole du prophète (صلى الله عليه وسلم):

« إِقْرَءُوا يَس عَلَى مَوْتَاكُم »

ce Hadîth signifie : « Récitez [soûrat] Yâ-çîn pour vos morts » [Rapporté par Aboû Dâwoûd, An-Naçâ-i dans « Les actes du jour et de la nuit », Ibnou Mâjah, Ahmad, Al-Hâkim et Ibnou Hibbân.]

– De nombreux savants des quatre écoles sunnites ont confirmé le caractère permis de la récitation du Qour-ân en faveur du mort musulman. Parmi eux :

  • L’Imâm Ach-Châfi’i (voir ci-dessus)
  • L’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal. En effet, le Chaykh Mouhammad Ibn Ahmad Al-Marwarroûdhi (l’un des élèves de l’Imâm Ahmad) a dit : « J’ai entendu Ahmad Ibnou Hanbal dire : « Si vous visitez les cimetières, récitez Âyatou l-Koursiyy et “qoul houwa l-Lâhou ahad” trois fois puis dites : « Ô Allâh accorde les récompenses de ce j’ai récité aux habitants des tombes » [Rapporté par le Chaykh Ibnou Mouflih dans son livre Maqsidou l-Irchâd ; par le Chaykh Aboû Mouhammad Ibn Qoudâmah Al-Maqdiçi dans son livre Al-Moughnî ; par l’Imâm Al-Qourtoubi dans At-Tadhkirah et par l’Imâm Al-Ghazâli dans Al-Ihyâ]
  • L’Imâm Al-Ghazâli qui a dit : « Il n’y a pas de mal dans le fait de réciter le Qour-ân auprès des tombes » [Dans son livre Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • Le Chaykh Aboû Mouhammad Ibn Qoudâmah Al-Maqdiçi qui a dit : « Il n’y a pas de mal dans le fait de réciter le Qour-ân auprès de la tombe » [Dans son livre Al-Moughnî]
  • Le Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki. En effet Ibnou ‘Arafah a dit : «  [Le Qâdî] ‘Iyâd a approuvé l’argumentation de certains savants concernant le fait qu’il est recommandé (moustahabb) de réciter le Qour-ân sur la tombe, et qui se sont basé sur le hadîth des deux palmes» [Rapporté par Mouhammad ‘Illaych Al-Mâliki dans son livre Manhou l-Jalîl et voir Charh Sahîh Mouslim du Qâdî ‘Iyâd]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi qui a dit : « Chapitre concernant la récitation du Qour-ân sur la tombe, lors de l’enterrement et après, et que les récompenses de la récitation du Qour-ân, les invocations, les demandes de pardon ainsi que les aumônes qui lui sont dédiées parviennent au mort » [Dans son livre At-Tadhkirah]
  • L’Imâm An-Nawawi (voir ci-dessus)
  • Le Chaykh Fakhrou d-Dîn ‘Outhmân Az-Zayla’i Al-Hanafi (m.743 H.) qui a dit : « Chez les savants de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah, quelqu’un peut offrir les récompenses de ses actes à quelqu’un d’autre, que ce soit les récompenses d’une prière, d’un jeûne, d’un pèlerinage, d’une aumône, d’une récitation du Qour-ân, de ses évocations ou de tout autre acte de bien, que cela parvient au mort et que cela lui est utile » [Dans son livre Tabyînou l-Haqâ-iq charh kanz ad-Daqâ-iq]
  • Le Chaykh Youçoûf Ibn Ibrâhîm Al-Ardabîli Ach-Châfi’i (m.779 H.) a dit : « Il est recommandé (moustahabb) de s’asseoir auprès de la tombe, après le départ des gens, un temps, et de réciter le Qour-ân et de faire des demandes de pardon en sa faveur, et s’il complète tout le Qour-ân c’est encore mieux» [Dans son livre Al-Anwâr li A’mâli l-Abrâr]
  • Le Chaykh Aboû Bakr Ibn ‘Ali Ibn Mouhammad Haddâd Az-Zabîdi Al-Hanafi (m.800 H.) qui a dit : « Il est recommandé (moustahabb) lorsque le défunt est enterré, de s’asseoir un moment auprès de la tombe, après le départ des gens, une durée équivalente au fait de sacrifier un chameau et de séparer sa viande, et de réciter le Qour-ân et de faire des invocations en faveur du defunt » [Dans son livre Jawharatou n-Nîrah charh Moukhtasar Al-Qoudoûri]
  • L’Imâm, le Hâfidh Abou l-Qâçim ‘Abdou l-‘Azîz Al-‘Abdoûçi Al-Fâçi Al-Mâliki (m. 837 h.) qui a dit : « Quant à la récitation du Qour-ân auprès de la tombe, Ibnou Rouchd a écrit favorablement à ce sujet dans « al-Ajwibah », et Ibnou l-‘Arabi dans son livre « Ahkâm Al-Qour-ân », et Al-Qourtoubi dans « at-tadhkirah », ils ont dit que cette récitation est profitable au mort, que la récitation ait lieu sur la tombe ou à la maison» [Rapporté par Al-Wancharissi dans son livre Al-Mi’yâr et par Chaykhou l-Jamâ’ah Sayyidi Al-Mahdi Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki (m.1342 h.) dans son livre An-Nawâzil As-Soughrâ]
  • L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni Al-Hanafi qui a dit :  « Il n’y a pas de mal dans le fait de réciter le Qour-ân auprès des tombes » [Dans son livre Al-Banâyah Charh Al-Hidâyah]
  • L’Imâm As-Souyoûti qui a dit : « Quant à la récitation du Qour-ân auprès de la tombe, nos compagnons (de l’école), ainsi que d’autres ont confirmé son caractère agréé selon la Loi de l’Islâm (machroû’)» [Dans son livre Charhou s-Soudoûr et également rapporté de lui par l’Imâm Az-Zabîdi dans charhou l-Ihyâ]
  • Chaykhou l-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri qui a dit : « Louer les services de quelqu’un pour la récitation du Qour-ân auprès de la tombe, pour une durée déterminée, ou une partie déterminée, est permis en raison du profit de la descente de la miséricorde lorsqu’il récite le Qour-ân» [Dans son livre Asna l-Matâlib]
  • L’Imâm Ibn Noujaym Al-Hanafi qui a dit : « Il n’y a pas de mal dans le fait de réciter le Qour-ân auprès des tombes » [Dans son livre Al-Bahrou r-Râ-iq]
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli qui a dit : « Il est recommandé (sounnah) de réciter auprès de la tombe ce qu’on peut du Qour-ân » [Dans son livre Nihâyatou l-Mouhtâj]
  • Le Chaykh Zaynou d-Dîn Al-Malîbâri Ach-Châfi’i qui a dit : « Il est recommandé (sounnah), comme cela est parvenu dans les textes, de réciter ce qu’on peut du Qour-ân sur la tombe » [Dans son livre Fathou l-Mou’în]
  • Dans le livre Al-Fatâwa l-Hindiyyah dans le fiqh Hanafite composé par un groupe d’environ 500 savants, dans lequel il est dit : « Il est recommandé (moustahabb) lorsque le défunt est enterré, de s’asseoir un moment auprès de la tombe, le temps que l’on prendrait pour égorger un chameau et de partager sa viande, et de réciter le Qour-ân et de faire des invocations en faveur du défunt, et il en est ainsi dans [le livre] Jawharatou n-Nîrah. La récitation du Qour-ân auprès des tombes, selon [l’Imâm] Mouhammad  [Ibnou l-Haçan] rahimahou l-Lâhou ta’âla, n’est pas déconseillé, et nos Machaykh Rahimahoumou l-Lâh ont pris en compte sa parole »
  • Le Mouhaddith Ibnou ‘Allân (voir ci-dessus)
  • Le Chaykh Ach-Chourounboulâli Al-Hanafi (m. 1069 h.) a dit : « Il est recommandé de visiter les tombes pour les hommes et pour les femmes selon l’avis le plus sûr, et il est recommandé (moustahabb) d’y réciter Soûrat Yâçîn». [Noûrou l-Îdâh]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki qui a dit : « Les savants successeurs ont jugé licite de réciter le Qour-ân, de faire des évocations et d’offrir les récompenses au mort, et que tout cela lui parvient si Allâh le veut. Voilà la voie des vertueux » [Dans sa hâchiyah du Charh Al-Kabîr]
  • Le Chaykh Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi qui a dit : « Il n’est pas détestable (makroûh) de s’asseoir afin de réciter le Qour-ân auprès de la tombe selon l’avis pris en considération (moukhtâr) » [Dans son livre Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni qui a intitulé l’un de ses ouvrages : « Le secours aux croyants et aux croyantes concernant le fait qu’il est permis de réciter le Qour-ân et de faire parvenir ses récompenses aux défunts » [Is’âfou l-Mou-minîn wa l-Mou-minât bijawâzi l-qirâ-ati wa wousoûl thawâbihah li l-Amwât]
  • L’instance religieuse Égyptienne « Dâr al-Iftâ Al-Misriyyah » dans une fatwâ en date du 30 juin 2009, dans laquelle il est dit : « La récitation du Qour-ân dans la mosquée ou auprès de la tombe avant ou pendant ou après l’enterrement est agréé selon la Loi de l’Islâm (machroû’) en raison de la généralité des textes indiquants le caractère permis de réciter le Qour-ân al-karîm, ainsi que de ce qui est parvenu dans les hadîth du prophète (salla l-Lâhou ‘alayhi wa Âlihi wa sallam) et des nombreux récits (âthar) provenant du salaf vertueux […] et les savants des quatre écoles ont composé des écrits à ce sujet»
  • Et beaucoup d’autres…

– Il n’y a aucune preuve qui interdise la récitation du Qour-ân en faveur du défunt musulman, ni dans Al-Qour-ân ni dans la Sounnah. Ainsi il ne convient pas de prêter attention à la parole des wahhabites qui interdisent la récitation du Qour-ân en faveur du défunt musulman et qui la qualifie de bid’ah interdite.

  • Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) a dit : « La récitation du Qour-ân sur les tombes est une innovation (bid’ah), et ceci n’est pas parvenu du prophète (صلى الله عليه وسلم), ni de ses compagnons. Et si cela n’est parvenu ni du prophète (صلى الله عليه وسلم), ni de ses compagnons, alors il ne nous convient pas à nous, de l’innover de nous même » [Dans son livre Fatâwâ Arkâni l-Islâm]

L’Imâm Ahmad Ibn Hanbal autorise et pratique le tabarrouk (recherche de bénédiction) par le Prophète

   

Dans son livre « Siyarou A’lâmi n-Noubalâ » (tome 11 page 212 de cette édition), Adh-Dhahabi a dit :

« قَالَ عَبْدُ اللهِ بنُ أَحْمَدَ: رَأَيْتُ أَبِي يَأْخُذُ شَعرةً مِن شَعرِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَيَضَعُهَا عَلَى فِيْهِ يُقبِّلُهَا. وَأَحسِبُ أَنِّي رَأَيْتُهُ يَضَعُهَا عَلَى عَيْنِهِ، وَيَغْمِسُهَا فِي المَاءِ وَيَشرَبُه يَسْتَشفِي بِهِ. ورَأَيْتُهُ أَخذَ قَصْعَةَ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَغَسلهَا فِي حُبِّ المَاءِ، ثُمَّ شَرِبَ فِيْهَا، وَرَأَيْتُهُ يَشْرَبُ مِنْ مَاءِ زَمْزَمَ يَسْتَشفِي بِهِ، وَيَمسحُ بِهِ يَدَيْهِ وَوَجهَه.
قُلْتُ: أَيْنَ المُتَنَطِّعُ المُنْكِرُ عَلَى أَحْمَدَ، وَقَدْ ثَبَتَ أَنَّ عَبْدَ اللهِ سَأَلَ أَبَاهُ عَمَّنْ يَلمَسُ رُمَّانَةَ مِنْبَرِ النَّبِيِّ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَيَمَسُّ الحُجْرَةَ النَّبَوِيَّةَ، فَقَالَ: لاَ أَرَى بِذَلِكَ بَأْساً. أَعَاذنَا اللهُ وَإِيَّاكُم مِنْ رَأْيِ الخَوَارِجِ وَمِنَ البِدَعِ »

« ‘Abdou l-Lâh ibnou Ahmad (le fils de l’Imâm Ahmad ibnou Hanbal) a dit: J’ai vu mon père (l’Imâm Ahmad ibnou Hanbal) prendre un cheveu de ceux du Prophète (صلى الله عليه وسلم), il l’a mis dans sa bouche puis l’a embrassé. Et je suis sur de l’avoir vu le mettre sur ses deux yeux, et l’avoir mélangé avec de l’eau, d’avoir bu cette eau en recherchant la guérison par cela. Et je l’ai vu prendre le bol du Prophète, le laver dans un puits, puis boire dedans. Je l’ai vu boire de l’eau de Zamzam en recherchant la guérison et s’essuyer les mains et le visage avec elle.

Je dis (c’est Adh-Dhahabi qui parle) : Où est le déni de Ahmad dans cela, il fût confirmé catégoriquement que ‘Abdou l-Lâh demanda à son père au sujet de quelqu’un qui touche le pommeau du minbar du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et touche le mur de la chambre Honorée du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et Ahmad Ibnou Hanbal répondit : « Je ne vois aucun mal dans cela », Que Allâh nous protège des égarements des khawârij et de [leurs] innovations»

Informations utiles :

– L’Imâm, le Moujtahid –jurisconsulte–  Ahmad Ibn Hanbal est l’un des plus grands savants de notre communauté, c’est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), Il est né en 164 et il est décédé en 241 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1190 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Hanbalite.

– Le tabarrouk c’est la recherche de bénédiction par les traces physiques d’un Prophète ou d’un être de vertu, tout en sachant, bien évidemment, que c’est Allâh ta’âlâ qui est Le Créateur de la guérison, du profit, de la barakah etc.

– La permission de faire cela est comprise des actes du Prophète (صلى الله عليه وسلم). Parmi ses actes : lors du pèlerinage d’adieu, il rasa sa tête et distribua ses cheveux aux compagnons pour qu’ils puissent profiter des bénédictions. Ceci est cité par Al-Boukhâri et Mouslim dans leur sahîh. Voir l’article à ce sujet : ici .

– Cette citation nous démontre que les musulmans du salaf, autorisaient et pratiquaient le tabarrouk par le Prophète (صلى الله عليه وسلم) même après sa mort.

– Retrouvez d’autres citations de savants concernant le tabarrouk et le tawassoul : ici.

– Adh-Dhahabi est né en 673 et il est mort en 748 de l’hégire, c’est-à-dire il y a plus de 680 ans. Il est souvent pris comme référence par les gens de la déviation qui s’opposent au tabarrouk et au tawassoul.

– Ici, il dit que la parole de l’Imâm Ahmad au sujet du tabarrouk est confirmée.

L’Imâm Ach-Châfi’i explique les différentes sortes d’innovations (rapporté par Al-Bayhaqi)

Sujet : La bonne innovation chez les savants du Salaf

      

Dans son livre « Manâqibou ch-Châfi’i » (tome 1, pages 468 et 469 de cette édition), le Hâfidh Al-Bayhaqi a rapporté que l’Imâm Ach-Châfi’i (رحمه الله) a dit:

« المحدثات من الأمور ضربان:

– أحدهما : ما أحدث يخالف كتاباً أو سنة أو أثراً أو إجماعاً، فهذه البدعة الضلالة.

– والثانية: ما أحدث من الخير لا خلاف فيه لواحد من هذا، وهذه محدثة غير مذمومة.

[وقد] قال عمر، رضي الله عنه، في قيام شهر رمضان: نعمت البدعة هذه يعني أنها محدثة لم تكن، وإذا كانت فليس فيها ردّ لما مضى »

« Les nouveautés parmi les choses sont de deux sortes :

– l’une, c’est ce qui est innové et qui contredit le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, les textes des prédécesseurs parmi les compagnons (Athar) ou l’Unanimité (Ijmâ’). Celle-là est l’innovation d’égarement.

– La deuxième, c’est ce qui est innové et qui fait parti des bonnes choses, qui ne comporte pas de contradiction avec aucun de ceux-là et cette nouveauté-ci n’est pas blâmable.

Et ‘Oumar [Ibnou l-Khattâb] (رضي الله عنه) a dit au sujet des veillées [en prière] durant le mois de Ramadân [derrière un seul imâm] « Quelle bonne innovation que cela », il veut dire qu’il s’agit d’une chose nouvelle qui n’avait pas lieu auparavant, et qui ne comporte rien de blâmable ».

Informations utiles :

L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements) Aboû Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait partie des plus grands savants du hadîth, et il est de l’école de jurisprudence Châfi’ite.

  • Ibnou l-Jawzi a dit à son sujet : « Il n’avait pas d’égal à son époque dans la mémorisation et la grande maîtrise [des sciences], il est l’auteur de bons ouvrages, il maîtrisait aussi bien la science du Hadîth, que la jurisprudence (Fiqh) et les fondements (Ousoûl), et il compte parmi les plus grands compagnons de [l’Imâm] Al-Hâkim Abî ‘Abdi l-Lâh (m.405 H) » [Al-Mountadham]
  • Ibnou l-Athîr a dit de lui : « Il était un savant dans le Hadîth et dans la jurisprudence (Fiqh) et il est l’auteur de nombreux ouvrages qui démontrent ses nombreux mérites » [Al-Loubâb] et il a dit de lui également : « Il était un Imâm dans le Hadîth et dans la jurisprudence au sein du Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i et il est l’auteur à ce sujet de différents ouvrages » [Al-Kâmil]
  • Le Hâfidh Salâhou d-Dîn Al-‘Alâ-i a dit à propos de lui : « Personne n’est venu après Al-Bayhaqi et Ad-Dâraqoutni qui les égale ou qui se rapproche de leur niveau [dans la science du Hadîth]». [Al-Wachyou l-Mou’am]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Il est le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth),  l’illustre savant (‘Allâmah), le digne de confiance, le spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), Chaykhou l-Islâm », il disait également à son sujet : « Si l’Imâm Al-Bayhaqi auvait voulu fonder sa propre école (Madh-hab) dans laquelle il réalise son ijtihâd (effort de recherche) il aurait été capable de cela vu l’abondance de sa science, et sa connaissance des divergences» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit à son sujet : « L’Imâm Al-Bayhaqi était l’un des Imâm des musulmans, quelqu’un qui appelait à s’accrocher fermement à la religion, un éminent spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un grand Hâfidh (spécialiste du Hadîth), un spécialiste des fondements (Ousoûli) intelligent, un ascète pieux, un fervent adorateur de Allâh,  il se dressait pour soutenir le Madh-hab (c’est-à-dire le Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i) dans les fondements et dans les ramifications, il était une montagne de parmi les montagnes de science » [At-Tabaqât]
  • Ibnou Kathîr a dit à propos de lui : « Il n’avait pas de semblable à son époque dans la maîtrise [des sciences], la mémorisation, le Fiqh (la jurisprudence) et l’écriture [d’ouvrages], Il était un spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un spécialiste du Hadîth (Mouhaddith), un spécialiste des fondements (Ousoûli), il a étudié la science auprès de Al-Hâkim ‘Abdou l-Lâh An-Nayçâboûri , et il étudia également de nombreux sujets auprès d’autres savants, il a composé de nombreux ouvrages utiles qui n’ont pas eu de semblable »[Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Al-Ousoûli (spécialiste des fondements), le pieux, le vertueux, celui qui n’avait pas d’équivalent à son époque dans la mémorisation, Il a excellé dans la maîtrise [des sciences] et la mémorisation » [Al-Mountakhab]
  • Ibnou ‘Abdi l-Hâdi a dit à son sujet : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), l’illustre savant, le Chaykh de Khourâçân » [Tabaqât ‘oulamâ-i l-Hadîth]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il était celui qui soutenait le plus la voie de l’Imâm Ach-Châfi’i » [Wafayâtou l-A’yân]
  • Retrouvez la biographie de l’Imâm Al-Bayhaqi : ici.

– L’Imâm, le Moujtahid –jurisconsulte–  Mouhammad Ibnou Idrîs Ach-Châfi’i est l’un des plus grands savants de notre communauté, c’est une référence incontournable pour tout musulman. C’est un salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), il est né en 150 et il est décédé en 204 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1230 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) chafi’ite. Il suffit comme éloge à son sujet que les savants du hadîth ont été en accord pour dire que l’Imâm Ach-Châfi’i est celui qui est visé par la parole du Prophète (صلى الله عليه وسلم) :

« عَالِمُ قُرَيْشٍ يَمْلأُ طِبَاقَ الأَرْضِ عِلْمًا »

[qui a pour sens : ] « Le savant de Qouraych emplira la terre de Science ». [Rapporté par l’Imâm Al-Bayhaqi]

  • L’Imâm Abou l-Haçan As-Soulami a dit à son sujet : « Mouhammad Ibn Idrîs Ach-Châfi’i est le savant à la tête du second siècle [de l’Hégire] (c’est-à-dire le moujaddid – savant revivificateur)» [Rapporté par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir dans Tabyînou kadhibi l-Mouftari]

– Ici, l’Imâm Ach-Châfi’i fait la distinction entre les bonnes et les mauvaises innovations. Il précise que l’innovation qui ne comporte pas de contradiction avec Livre (le Qour-ân), la Sounnah, les textes des prédécesseurs parmi les compagnons (Athar) ou l’Unanimité (Ijmâ’) n’est pas une innovation blâmable.

– La chaîne de transmission de cette citation est authentique (sahîh), et beaucoup de savants l’ont rapporté en des termes proches, tels que :

– Parmi ses arguments, il y a la parole de ‘Oumar Ibnou-l Khattâb, le compagnon et second Calife (رضي الله عنه) : « ni’matou l-bid’ah » c’est-à-dire “Quelle bonne innovation”. Cette parole de ‘Oumar a été rapporté par l’Imâm Al-Boukhâri [Dans son Sahîh] et l’Imâm Mâlik [Dans son livre Al-Mouwatta]. Et beaucoup de savants se sont appuyé sur cette parole de ‘Oumar pour confirmer qu’une innovation peut être bonne, parmi eux :

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant les bonnes innovations : ici.

Le chaykh Ibn ‘Âchoûr explique que la âyah « A-amintoum man fi s-Samâ » ne doit pas être pris selon le sens apparent et que Allâh est sans endroit

      

Dans son volumineux tafsîr « At-Tahrîr wa t-Tanwîr » (tome 29 page 33 de cette édition), le Chaykh Ibnou ‘Âchoûr a dit, lors du commentaire de la âyah 16 de soûrat Al-Moulk :

«  قوله : { مَن فِي السَّمَاءِ } في الـموضعين من قبيل الـمتشابه الذي يعطي ظاهره معنى الحلول في مكان ، وذلك لا يليق بالله »

« Sa parole : {مَن فِي السَّمَاءِ} (man fi s-samâ) fait partie à deux reprises de ce qui n’est pas explicite et dont le sens apparent donne le sens de l’incarnation dans un endroit, mais ceci n’est pas digne de Allâh »

Informations utiles :

– Le Moufassir (l’exégète), le Chaykh Mouhammad At-Tâhir Ibnou ‘Âchoûr At-Toûniçi Al-Mâliki Az-Zaytoûni est né en 1296 à Tunis et il est décédé en 1393 de l’hégire à La Marsa (رحمه الله). Il était le président des Mouftis Malikites en Tunisie, le Chaykh de la mosquée de Az-Zaytoûnah et de ses annexes en Tunisie. Il est l’un des savants Tunisiens les plus connus.

– Ici, il dit que le verset « A-amintoum man fi s-Samâ  » ne doit pas être pris selon le sens apparent et que l’incarnation dans un endroit n’est pas digne de Allâh.

– Son tafsîr « At-Tahrîr wa t-Tanwîr » est en trente tomes.

– L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit lors de l’explication de Soûrat Al-Moulk : «  {مَنْ فِي السَّمَاءِ} (man fi s-samâ) : Ce passage fait partie des versets équivoques (moutachâbih) dont Allâh s’est réservé la connaissance, nous y croyons sans nous exposer à expliquer le sens et nous en remettons la connaissance à Allâh » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]

Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni rapporte l’unanimité sur le fait que Allâh est sans endroit, sans direction, qu’Il n’est pas un corps…

Sujet : La croyance des quatre écoles

      

Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit dans son livre « Barâ-atou l-Ach’ariyyîn » (tome 1 page 79 de cette édition) :

« اتفق العقلاء من أهل السنة الشافعية والحنفية والـمالكية وفضلاء الحنابلة وغيرهم على أن الله تبارك وتعالىَ مُنَـزَّهٌ عن الجهة والجسمية والحد والـمكان ومشابَهة مخلوقاته »

« Les spécialistes des preuves selon la raison parmi les gens de Ahlou s-Sounnah, les Chafi’ites, les Hanafites, les Malikites et ceux qui ne se sont pas égarés parmi les Hanbalites, ainsi que d’autres, se sont accordés à dire que Allâh tabâraka wa ta’âlâ est exempt de la direction, du corps, de la limite, de l’endroit, et de la ressemblance avec Ses créatures »

Informations utiles :

– Le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Jazâ-iri Al-Makki Al-Haçani connu également sous le nom de « Aboû Hâmid Ibnou Marzoûq » est né en 1313 de l’Hégire à Sétif en Algérie, et il est décédé en 1390 de l’Hégire à La Mecque (رحمه الله). Il était un savant de l’école de jurisprudence (madh-hab) Malikite et enseignait dans la célèbre école « Madraçatou l-Falâh » de La Mecque et également dans Al-Masjid Al-Harâm (la grande mosquée de La Mecque).

– Ici, il rapporte l’unanimité des gens de Ahlou s-Sounnah sur le fait que Allâh est sans endroit, qu’Il n’est pas un corps, qu’Il n’a pas de limite et qu’Il ne ressemble pas à Ses créatures.

– En effet, tout les musulmans ont pour croyance que Allâh existe sans endroit et sans direction. Cette unanimité a été mentionnée par de nombreux savants tels que :

  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi [Al-Farqou bayna l-Firaq],
  • L’Imâm Al-Jouwayni [Al-Irchâd],
  • L’Imâm Ar-Râzi [Dans son tafsîr],
  • Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari [Rapporté par le Chaykh Al-’Azzâmi],
  • Le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi [Fourqânou l-Qour-ân],
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn],
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [It-hâfou l-Kâ-inat (1)] et [It-hâfou l-Kâ-inat (2)],
  • Le Chaykh Ach-Chanqîti [Al-Âyatou-l Mouhkamât],
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi qui a dit : « L’ensemble de la communauté Islamique est sur la croyance que Allâh est exempt de l’incarnation dans les endroits, et qu’Il est exempt de la direction, c’est-à-dire d’être au-dessus de quelque chose, ou en dessous, ou à droite, ou à gauche, ou derrière ou devant. Et on ne dit pas que Allâh serait en contact par Son Être avec quelque chose, ou qu’Il serait séparé de quelque chose, ainsi on ne dit pas que Allâh serait séparé du monde, ou en contact avec lui » [Rapporté par le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât]
  • Le Mouhaddith Al-Harari,
  • Et beaucoup d’autres [voir : ici]

– Retrouvez également de nombreuses paroles de savants sur le thème : Allâh n’est pas un corps et n’a pas d’organes.

– Quant aux preuves textuelles qui confirme cette croyance, elles sont nombreuses et nous pouvons mentionner parmi elles :

  • La parole de Allâh ta’âlâ : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -».
  • La parole du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) dans un hadîth Sahîh rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : « Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth nous indique qu’hormis Allâh, rien n’existe de toute éternité, ni terre, ni ciel, ni mer, ni endroit, ni corps, ni membre, ni organe, ni aucune autre créature quelle qu’elle soit ! Ainsi, Allâh existe de toute éternité sans endroit.
  • La parole du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) dans un hadîth Sahîh rapporté par Mouslim et autre : « أنت الظاهر فليس فوقك شىء وأنت الباطن فليس دونك شىء » [ce qui a pour sens ] : « Ô Allâh, Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en dessous de Toi ». L’Imâm Al-Bayhaqi a dit en commentant ce hadîth :« Puisque rien n’est au-dessus de Lui et rien n’est en dessous de Lui, Il n’est donc pas dans un endroit » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât].

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanimes sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– Voici d’autres citations précieuses du Chaykh At-Tabbâni :

  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (corporalisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit : « Les fondements des croyances de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et de ceux qui le suivent se résument à quatre points : l’assimilation (tachbîh) de Allâh soubhânahou wa ta’âlâ à Ses créatures ; la division du tawhîd en Seigneurie (Rouboûbiyyah) et en Divinité (Ouloûhiyyah) ; le manque de considération envers le Prophète ﷺ ; et la déclaration de mécréance (takfîr) des musulmans. En tout cela, il n’a fait que suivre Ahmad Ibn Taymiyyah ; et ce dernier a suivi dans le premier point les Karrâmiyyah et les anthropomorphistes parmi les Hanbalites ; dans le quatrième, il a adopté la doctrine des Houroûriyyoûn (un groupe de Khawârij) ; et il est l’inventeur du concept de “tawhîd de la divinité (tawhîd al-Ouloûhiyyah)” et de tawhîd de la seigneurie (tawhîd ar-Rouboûbiyyah) duquel a découlé leur manque de considération envers le Prophète ﷺ, ainsi que la déclaration de mécréance (takfîr) des musulmans. » [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit : « Même si la célébration du Mawlid a été instaurée après l’époque des pieux prédécesseurs, elle ne comporte pas ce qui contredirait le Livre de Allâh (Al-Qour-ân), ni la Sounnah de Son Messager (صلى الله عليه وسلم), ni l’Unanimité des musulmans ; il n’y a personne qui ait un brin de cervelle et de religion qui dise qu’elle est blâmable » [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit : « Les innovateurs (moubtadi’ah) ont inséré frauduleusement beaucoup de choses, que nous ne pouvons énumérer, dans les livres de [l’Imâm] Al-Ach’ari et autres que lui. Parmi cela, il y a le fait qu’ils ont introduit frauduleusement de l’anthropomorphisme (tajsîm) dans le tafsîr de l’Imâm Ibn jarîr At-Tabari, lors de la parole de Allâh {عسى أن يبعثك ربك مقاما محمودا}. Et ils ont inséré frauduleusement de l’assimilationnisme (tachbîh) dans [le livre] Al-Ibânah de l’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari […]. Et ils ont également inséré frauduleusement de l’assimilationnisme (tachbîh) dans le tafsîr de [l’Imâm] Al-Qourtoubi, lors de la parole de Allâh {وهو القاهر فوق عباده}. Ainsi, celui qui le consulte y trouvera des contradictions. Et les Taymiyyoûn (les adeptes d’Ibn Taymiyah) ont inséré frauduleusement beaucoup de choses dans le tafsîr de Al-Aloûçi […]. Et ils ont également inséré frauduleusement de l’assimilationnisme (tachbîh) dans [le livre] Al-Ghounyah de l’Imâm, Al-‘Allâmah ‘Abdou l-Qâdir Al-Jaylâni » [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]

Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari rapporte l’unanimité sur le fait que Allâh est sans endroit et sans direction

Fourqan al-Qour'an - Al-Qouda'i Al-'Azzami   Chaykh Salim Al-Bichri - unanimité Allah existe sans endroit et sans direction

Dans son livre «Fourqânou l-Qour-ân», le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi rapporte que le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari a dit :

« مذهب الفرقة الناجية وما عليه أجمع السُّنِّيُّـون أن الله تعالى مُنَـزَّهٌ عن مشابـهة الحوادث مخالف لها في جميع سمات الحدوث، ومن ذلك تَنَـزُّهُهُ عن الجهة والـمكان كما دلت على ذلك البراهين القطعية »

« La voie du groupe qui est sauvé, et c’est ce sur quoi les sunnites ont été unanimes, c’est que Allâh ta’âlâ est exempt de toute ressemblance avec ce qui entre en existence et que par conséquent, Il est exempté de la direction et de l’endroit tout comme les preuves catégoriques l’ont indiqué »

Informations utiles :

– Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Misri Al-Azhari est né en 1248 et il est décédé en 1335 de l’hégire (رحمه الله) c’est à dire il y a environ 100 ans. Il était le Chaykh de la mosquée Al-Azhar en Egypte, et il était de l’école de jurisprudence Malikite.

– Ici, il rapporte que les sunnites sont unanimes sur le fait que Allâh est exempt de toute ressemblance avec Ses créatures et sur le fait qu’Il est sans direction et sans endroit. Et que tout ceci est la croyance du groupe sauvé.

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanimes sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– Le livre Fourqânou l-Qour-ân a été écrit par le Mouhaddith, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh Salâmah Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi Al-Azhari Ach-Châfi’i qui est né en 1298 et qui est décédé en 1376 de l’Hégire (رحمه الله). Cette citation est extrait du chapitre dans lequel il mentionne des fatâwâ du Chaykh Salîm Al-Bichri.

L’Imâm Al-Ach’ari dit que Allâh existe de toute éternité sans endroit.

Sujet : La croyance de l’Imâm Al-Ach’ari

ibn 'asakir - Tabyinou Kadhibi l-Mouftari   Al-Ach'ari - Allah existe sans endroit

Dans son livre « Tabyînou Kadhibi l-Mouftarî» (page 150 de cette édition), le Hâfidh Ibn ‘Açâkir distingue la voie de l’Imâm Al-Ach’ari de celle des groupes égarés en disant :

« قالت النجارية : « إن الباري سبحانه بكل مكان من غير حلول ولا جهة »، وقالت الحشوية والمجسمة : « إنه سبحانه حالٌ في العرش، وإن العرش مكان له وهو جالس عليه »، فسلك -أي الإمام الأشعري رضي الله عنه- طريقة بينهما فقال: « كان ولا مكان، فخلق العرش والكرسي ولم يحتج إلى مكان، وهو بعد خلق المكان كما كان قبل خلقه ».»

« De même, les « Najjâriyah » disent que Le Créateur, soubhânah, est dans tous les endroits sans qu’Il soit diffus et sans direction, tandis que les « hachawiyyah » et les « moujassimah » disent qu’Il est présent sur le Trône, que le Trône est son endroit, et qu’Il est assis dessus. Quant à lui [l’Imâm Al-Ach’ari], il a choisi une voie intermédiaire entre les deux, et il a dit : Allâh existe de toute éternité et il n’y a pas d’endroit de toute éternité. Il a créé Al-‘Arch (le Trône), Al-Koursiyy (le Piédestal), Il n’a pas besoin d’endroit et Il est, après la création de l’endroit tel qu’Il est de toute éternité avant de l’avoir créé (l’endroit) »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth) Ibnou ‘Açâkir (Abou l-Qâçim ‘Ali Ibnou Haçan Ibnou Hibatou l-Lâh Ad-Dimachqi) est né en 499 et il est décédé en 571 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 870 ans. C’était un grand savant du hadîth, et il était de l’école de jurisprudence Chafi’ite. Il est notamment connu pour son ouvrage “Târîkhou d-Dimachq”.

  • L’Imâm An-Nawawi a dit de lui : « Il est le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth) du Châm, mais il est également le Hâfidh de ce monde » [Boustân Al-‘Ârifîn]
  • Le Hâfidh As-Souyoûti a dit à son sujet : « Ibnou ‘Açâkir, le grand Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) du Châm, mais il est également le Hâfidh de ce monde, le digne de confiance, celui qui a des arguments confirmés, le digne de confiance dans la religion ». [Tabaqâtou l-Houffâdh]
  • L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit le concernant : « L’Imâm grandiose (jalîl), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) de la Oummah […] Il est le Chaykh, l’Imâm qui défend la Sounnah et qui est à son service […] il est l’Imâm des gens du hadîth de son époque » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Le Hâfidh Ibn Najjâr Al-Baghdâdi a dit à son sujet : « Il est l’Imâm des Mouhaddithîn (spécialistes de la science du hadîth) de son époque» [Dhayl Târîkh Baghdâd]
  • Al-Yâfi’i a dit de lui : « le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), l’Imâm, le Mouhaddith scrupuleux, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) minutieux, celui qui est doté d’un grand savoir, Chaykh al-Islâm, le Mouhaddith du Châm, le défenseur de la Sounnah, celui qui réfute les mauvaises innovations, le Hâfidh, l’océan de science […] le digne de confiance dans la religion […] il n’a pas vu pareil à lui dans son époque » [Mir-atou l-Jinân]
  • Ibnou Kathîr a dit le concernant : « Le grand Hâfidh (spécialiste du hadîth), le digne de confiance dans la religion […] la fierté des Châfi’ite, l’Imâm des gens du hadîth de son temps et le porteur de leur étendard » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’Imâm, l’illustre savant (Al-‘Allâmah), le grand Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), al-moujawwad, le Mouhaddith (transmetteur du hadîth) du Châm» [Siyarou A’lâmi n-Noubalâ]. Il a dit également de lui : « L’Imâm, le grand Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Mouhaddith (transmetteur du hadîth) du Châm, la fierté des Imams, le digne de confiance dans la religion […] le nombre de ses enseignants est de mille quatre cents (1400) Chaykh et quatre-vingts (80) femmes» [Tadhkiratou l-Houffâdh]

– Le titre de son livre signifie « l’Élucidation du Mensonge du Calomniateur »; il l’a écrit pour défendre l’Imâm Al-Ach’ari des mensonges de ceux qui l’avaient calomnié.

– Ici, après avoir cité la mauvaise croyance de certains groupes égarés, il explique la croyance de l’Imâm Al-Ach’ari sur ce point, qui est que Allâh est sans endroit de toute éternité et qu’Il n’a pas besoin du Trône et du Piédestal.

– L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari est un savant du salaf (C’est-à-dire ayant vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire) il est né en 260 (certains ont dit 270) et il est décédé en 324 de l’Hégire (d’autres ont dit 330 ou 333) (رحمه الله). Un très grand nombre de savants ont fait son éloge et le considèrent comme l’un des plus grands défenseurs de la croyance de Ahlou s-sounnah wa-l Jamâ’ah. Beaucoup l’ont considéré comme étant le moujaddid (savant revivificateur) de son siècle. Consultez sa biographie : ici.

  • L’Imâm Abou l-Haçan As-Soulami a dit à son sujet : « Al-Ach’ari est le savant à la tête du 3ème siècle [de l’Hégire] (c’est-à-dire le moujaddid – savant revivificateur)» [Rapporté par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir dans Tabyîn kadhib al-Mouftarî]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn A’mar An-Nâbighah Al-Ghalâwi a dit de lui : « Al-Ach’ari est l’Imâm de Ahlou s-Sounnah » [Al-Moubâchir ‘ala Bni ‘Âchir]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri a dit : « Nous disons que Ach-Châfi’i, Mâlik, Aboû Hanîfah, Ahmad Ibn Hanbal, Al-Awzâ’i, et le reste des moujtahidîn sont sur la bonne guidée de leur Seigneur, et que Abou l-Haçan Al-Ach’ari est un Imâm de la Sounnah, tout comme Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi » [Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah]

– L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari a dit au sujet de Allâh : « Il a un ‘ayn sans comment (bilâ kayf)». [Dans son livre Al-Ibânah, d’après Ibnou ‘Açâkir dans son livre Tabyînou kadhibi l-Mouftarî]. Le comment (kayf) c’est ce par quoi on décrit les créatures, comme la forme, la taille, le poid, la couleur, le mouvement, l’immobilité etc. Ainsi, en niant le comment (kayf), l’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari a nié le fait que le terme ‘ayn au sujet de Allâh vienne dans le sens de la partie corporelle, c’est-à-dire de l’oeil.

– L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari a dit : « Allâh ta’âlâ a fait entendre à Moûçâ Sa parole éternelle qui n’est pas de lettre ni de son » [Rapporté par Ar-Râzi dans son Tafsîr]

– L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari a dit concernant la vision de Allâh par les croyants dans l’au-delà : « Allâh sera vu sans incarnation (houloûl), sans limites (houdoûd) et sans comment (takyîf)»[Rapporté par Ibnou ‘Açâkir dans son livre  Tabyînou kadhibi l-Mouftarî]

–  L’Imâm Ach-Chahrastâni a dit concernant l’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari : « Il (l’Imâm Al-Ach’ari) confirme « al-yadayn » et « al-wajh » en tant qu’attributs révélés. Il dit : « Ceci est parvenu ainsi dans la révélation, donc il est un devoir de les considérer tels qu’ils ont été révélés ». Il penchait pour la méthode des Salafs, qui était de ne pas se risquer à faire une interprétation, mais il lui est arrivé d’accepter l’interprétation. » [Al-Milal wa n-Nihal]

– Tout cela nous montre que les gens de Ahlou s-Sounnah ne nient pas les attributs de Allâh, comme le prétendent  calomnieusement les moujassimah (anthropomorphistes). Au contraire les gens de Ahlou s-Sounnah acceptent les attributs de Allâh en se détournant des sens qui impliqueraient l’assimilation de Allâh à Ses créatures.

– Il est confirmé de l’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari qu’il considérait mécréant ceux qui attribuent l’endroit, la direction ou le corps à Allâh, comme cela a été mentionné par :

– Articles à consulter :

L’Imâm Al-Khattâbi dit que Allâh et Ses attributs sont sans comment et que Allâh n’a pas de forme ni d’image

Sujet : Allâh n’a pas de forme ni d’image

          

Dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât » (tome 2 page 21 de cette édition), l’Imâm Al-Bayhaqi rapporte que l’Imâm Al-Khattâbi a dit :

« إنَّ الذي يجبُ علينا وعلى كلِّ مسلم أن يَعلَمَهُ أنَّ ربنا ليس بذي صورةٍ ولا هيئة فإنَّ الصورة تقتضي الكيفية وهي عن الله وعن صفاته منفية »

« Ce qui est un devoir pour nous et pour tout musulman, c’est de savoir que notre Seigneur n’est pas un être possédant une image ou une forme, car certes, l’image implique le comment et le comment s’agissant de Allâh et de Ses attributs est exclu »

Informations utiles :

– L’Imâm, l’illustre savant, le Faqîh (le spécialiste de la jurisprudence), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Abou Soulaymân Al-Khattâbi est né en 319 à Boust (dans l’actuel Afghanistan) et il est décédé en 388 de l’hégire (رحمه الله) à Boust également, c’est-à-dire il y a plus de 1040 ans. Il fait partie des savants qui avaient le plus de science dans les sujets du hadîth. Il est de l’école de jurisprudence Chafi’ite. Parmi les savants qui ont rapporté le hadîth de lui : le Hâfidh Al-Hâkim, l’Imâm Aboû Hâmid Al-Isfarâyîni et autres qu’eux. L’Imâm al-Bayhaqi le cite énormément dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât ».

  • As-Souyoûti a dit à son sujet : « L’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah) bénéfique, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) voyageur […] il était digne de confiance, et confirmé dans la connaissance de la science» [Tabaqâtou l-Houffâdh]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit de lui : « Il était un Imâm dans le Fiqh (jurisprudence), dans le hadîth, et dans la langue Arabe » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’illustre savant (al-‘Allâmah) le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe)» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ], Il a dit également : « Il était un illustre savant (‘Allâmah) reconnu » [Al-‘Ibr]
  • Ibn Khallikân a dit à son sujet : « Il était un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), lettré (adîb), Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), auteur d’ouvrages sans précédent» [Wafayâtou l-A’yân]
  • Fayroûzâbâdi a dit de lui : « Le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadith), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le vérificateur scrupuleux, de parmi l’élite des Imâms » [Al-Boulaghatou fî Tarâjimi A-immah an-Nahwi wa l-Loughah]

– Ici, il confirme plusieurs points importants de la croyance, à savoir que Allâh n’a pas de forme, qu’Il n’est pas un être possédant une image, et que Allâh ainsi que Ses attributs n’ont pas de comment (kayf).

– L’Imâm Al-Khattâbi a dit également : « Sa parole (c’est-à-dire du prophète) [qui signifie : ] « Certes Allâh a créé Âdam à son image » le hâ [traduit ici par « son »] se trouve dans une phrase comportant deux noms apparents [c’est-à-dire le nom de Allâh et celui de Âdam], et il n’est pas valable de l’attribuer à Allâh ‘azza wa jall, en raison de la preuve qu’Il n’est pas un être possédant une image, soubhânah rien n’est tel que Lui. Ainsi cela revient à Âdam [c’est-à-dire à l’image de Âdam] ‘alayhi s-Salâm.  Le sens est que les gens de la descendance de Âdam ont été créé en différentes étapes, ils sont au début de leur création sous forme de goutte de semence, puis sous forme de caillot adhérant, puis sous forme de bouchée malaxée, puis ils deviennent un fœtus durant le restant de la grossesse, puis ils naissent en étant bébé, puis ils deviennent petit, puis adulte de sorte que leurs corps grandissent. Mais Âdam, sa création n’a pas eu lieu sous cette forme là, car dès qu’il fût créé il eu directement sa forme complète, d’une taille de soixante coudées de hauteur » [Rapporté par Al-Bayhaqi dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]

– L’Imâm Al-Bayhaqi a donné une explication proche en disant : « Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a voulu expliquer que Âdam a été créé à l’image sur laquelle il était après sa sortie du paradis, son image n’a pas été déformée, et son apparence n’a pas changé » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]

– Ainsi concernant le hadîth « إذا ضرب أحدكم فَلْيَجْتَنِبْ الوجه فإن الله خلق آدم على صورته » [qui a pour sens : ] « Si l’un d’entre vous frappe [son frère] alors qu’il évite le visage, certes Allâh a créé Âdam à son image » [Rapporté par Mouslim et d’autres]Certains savants ont expliqué que « صورته » « son image » revient à celui qui est frappé, ou bien à Âdam. En effet :

  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « Certes, il a voulu dire, et Allâh sait plus que tout autre, que Allâh a créé Âdam à l’image de celui qui est frappé, ainsi c’est cela qui est visé, et Allâh sait plus que tout autre » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]
  • Le Qâdî Ibnou Jamâ’ah a dit : « Les savants ont divergé sur qui revient l’adjectif possessif de l’image [dans « son image »]; il a été dit que cela revient à celui qui est frappé ou insulté et cela est le plus plausible […] et il a été dit que l’adjectif possessif revient à Âdam » [Dans son livre Îdâhou d-Dalîl]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les savants ont divergé sur l’interprétation de ce hadîth, un groupe d’entre eux a dit : l’adjectif possessif dans « à son image » revient au frère frappé et ceci est ce qui est apparent dans la version de Mouslim ; un autre groupe de savants a dit : cela revient à Âdam, et il y a en cela une faiblesse ; et un autre groupe a dit : cela revient à Allâh ta’âlâ et le sens est l’annexion d’honneur et de restriction comme dans Sa parole ta’âlâ {ناقة الله} nâqatou l-Lâh (mot à mot : la chamelle de Allâh), et comme on dit au sujet de la Ka’bah : Baytou l-Lâh (mot à mot : la maison de Allâh)». C’est-à-dire que l’image a été annexé au nom de Allâh pour indiquer l’honneur de cette image et sa particularité [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit également : « Certains savants ont dit que toutes les images sont à Allâh ta’âlâ dans le sens qu’elles lui appartiennent et qu’Il les a créées, et la restriction est parvenue pour certaines d’entre elles par l’annexion (idâfah) pour les honorer et les glorifier, tout comme on dit : naqatou l-Lâh (mot à mot : la chamelle de Allâh), Baytou l-Lâh (mot à mot : la maison de Allâh), masjidou l-Lâh (mot à mot : la mosquée de Allâh). Et certains ont dit que Allâh soubhânah a créé Âdam sans qu’un modèle ne le précède, puis qu’Il a créé après lui d’autres humains sur le modèle de Âdam, c’est pour cela qu’Il l’a spécifié par une annexion (idâfah) et Allâh sait plus que tout autre. Et c’est ainsi que les savants ont expliqué ce qui est parvenu dans le hadîth que nous rapportons d’après [il cite sa chaîne de transmission qui aboutie à ] Ibn ‘Oumar, que le Messager de Allâh aurait dit : « لا تقبحوا الوجه فإن الله خلق آدم على صورة الرحمن » [qui a pour sens : ] « … Certes Allâh a créé Âdam à l’image de Ar-Rahmân »» [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]. Puis il explique qu’il se peut que ce soit un transmetteur du hadîth qui s’est trompé lors de la transmission de cette version.

– Sachez que les Houffâdh (savants spécialistes de la science du hadîth) ont jugé la version avec les termes « على صورة الرحمن » « à l’Imâge de Ar-Rahmân » comme étant faible (da’îf). Ainsi, il n’est pas valable de se baser dessus pour attribuer à Allâh ce qui n’est pas digne de Lui.

  • L’Imâm Al-Mâziri a dit : « Cette version n’est pas confirmée chez les spécialistes de la science du hadîth » [Rapporté par An-Nawawi dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • Le Hâfidh Ibnou l-Jawzi a dit : « Il y a au sujet de [la chaîne de transmission] ce hadîth trois défauts » puis il les mentionne en détail et poursuit en disant : « Je dis : ces preuves impliquent de devoir considérer ce hadîth comme étant faible, et ce hadîth peut être compris par l’annexion de l’image dans le sens de la possession [c’est-à-dire une image créée par Allâh] » [Dans son livre Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • Le Qâdî Ibnou Jamâ’ah a dit : « Si quelqu’un dit : il est certes parvenu dans une version de ce hadîth l’expression « على صورة الرحمن » [ce qui signifie : ] « à l’imâge de Ar-Rahmân »; nous disons : cette version est très faible, les imâm l’ont jugé faible » [Dans son livre Îdâhou d-Dalîl]

– Le comment (al-kayf / al-kayfiyyah) c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, le poids, la position assise, l’établissement, la proximité, la distance, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh n’est pas concerné par cela.

  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Ar-Râghib Al-Asbahâni (m.502 A.H.) a dit : « « Kayfa » est un terme par lequel on demande à connaître ce qu’il convient de dire [au sujet de quelqu’un], c’est-à-dire en terme de comparaison ou autre, tel que le blanc et le noir, la personne saine et le malade, et c’est pour cela qu’il n’est pas valable de dire au sujet de Allâh ‘azza wa jall « kayfa » (comment) » [Al-Moufradât fî Gharîbi l-Qour-ân]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Ar-Râghib Al-Asbahâni (m.502 A.H.) a dit également : « La forme (ach-chakl), l’aspect (al-hay-ah), l’image (as-soûrah), la similitude (an-nidd) concernent le genre et la comparaison et sont compris dans la kayfiyyah (le comment, la description physique)» [Rapporté par Al-Mounâwi dans son livre : At-Tawqîf ‘alâ Mouhimmâti t-Ta’ârîf]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Ar-Râghib Al-Asbahâni (m.502 A.H.) a dit également : « La comparaison est dans la kayfiyyah» [Rapporté par Al-‘Askari dans son ouvrage : Al-Fouroûq Al-Loughawiyyah]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue arabe) Ibn Mandhoûr (m.711 A.H.) a dit : « al-hay-ah et  al-hî-ah (l’aspect, l’apparence) est l’état d’une chose, c’est sa kayfiyyah (comment, description physique)» [Liçân al-‘Arab]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Al-Fayroûzâbâdi (m.817 A.H.) a dit : « Les adeptes du Tawhîd (l’unicité divine) ont dit que Allâh ta’âlâ est sans kammiyyah (quantité, volume) et sans kayfiyyah (comment, description physique)» [Al-Qâmoûs Al-Mouhît]
  • Le Mouhaddith (transmetteur du hadîth) Mouhammad ‘Abdou r-Ra-oûf Al-Mounâwi (m.1031 A.H.) a dit : « « Kayfa » est un mot dont la portée est une interrogation sur les états de façon générale, sur ce que l’on perçoit par nos sens » [At-Tawqîf ‘alâ Mouhimmâti t-Ta’ârîf]

– De nombreux savants ont confirmé qu’il n’est pas valable d’attribuer l’image à Allâh. Parmi eux :

  • L’Imâm Abou l-Qâçim [l’un des grands élèves de l’Imâm Mâlik] (m.191 H.) a dit : « J’ai interrogé Mâlik concernant ceux qui discutent au sujet du hadîth et qui disent que Allâh a créé Âdam à Son image, et du hadîth dans lequel il est dit : Inna l-Lâha yakchifou ‘an sâqih, et qu’il rentrera son yad en enfer pour en faire sortir qui Il veut ; alors Mâlik a renié cela d’un reniement total, et il a interdit que quiconque dise cela.» [Rapporté par Adh-Dhahabi dans Siyarou A’lami n-Noubalâ]
  • L’Imâm Ach-Châfi’i (m. 204 H.) a dit lorsqu’il a été interrogé concernant l’istiwâ de Allâh « J’ai cru fermement en cela sans assimilation, j’en ai reconnu la véracité sans attribuer d’image, je me suis fait à l’idée que j’étais incapable d’en atteindre la réalité et je me suis abstenu d’engager une discussion à ce sujet d’une totale abstention.» [Rapporté par Ar-Rifâ’i]
  • L’Imâm Ahmad Ibn Hanbal (m. 241 H.) a dit : « Les spécialistes de la langue ont mentionné que le mot « corps » (jism) est attribué pour tout ce qui présente une longueur, une largeur, une épaisseur, une composition et une image, et Allâh ta’âlâ est exempt de tout ceci. » [Rapporté par Abou l-Fadl At-Tamîmi]
  • L’Imâm Al-Mâtourîdi (m. 333 H.) a dit : « Si quelqu’un dit : « Comment Allâh sera vu ? On lui dit : « Sans comment » car le comment advient à celui qui a une image, Il sera vu sans être qualifié d’une image, d’une position debout, assise, adossée ou suspendue, d’un contact ou d’une séparation, sans qu’Il soit de face ou de dos, court ou long, lumière ou obscurité, immobile ou en mouvement, en contact ou séparé, extérieur ou intérieur et sans aucun sens que l’imagination pourrait retenir ou que la raison pourrait estimer car Il est totalement exempt de tout cela » [Dans son livre Kitâbou t-Tawhîd]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni (m. 403 H.) a dit : « Allâh n’a pas de composition ni d’image » [Dans son livre Al-Insâf]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi (m. 429 H.) a dit : « L’Imâm  Al-Ach’ari et la plupart des savants spécialistes de la croyance (moutakallimîn) ont déclaré mécréant tout innovateur dont l’innovation constitue de la mécréance, ou dont l’innovation mène à la mécréance, comme ceux qui prétendent que ce qu’ils adorent aurait une image ou qu’il aurait une limite ou une fin ou qu’il lui serait possible le mouvement et l’immobilité. » [Rapporté par Al-Kawthari]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi (m. 458 H.) a dit : « L’image (as-soûrah) est la composition ; ce qui a une image (al-mousawwar) est ce qui est composé (mourakkab) ; et Al-Mousawwir (un des noms de Allâh) est Celui Qui créé la composition (al-mourakkib) […] et il n’est pas possible que Al-Bâri (Allâh) ta’âlâ soit composé d’une image ni qu’Il n’ait une image » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi (m. 458 H.) a dit : « Le « wajh » de Allâh n’est pas une image [c’est-à-dire que ce n’est pas un visage] » [Dans son livre Al-I’tiqâd]
  • Le Chaykh, le Faqîh Aboû Chakoûr As-Sâlimi Al-Hanafi (m.~460 H.) a dit au sujet des Mouchabbihah (ceux qui ont pour croyance que Allâh ressemble aux créatures) : « Parmi eux certains disent que « Allâh ta’âlâ a une image mais qu’on ne la connaît pas » et cela est de la mécréance » [Dans son livre At-Tamhîd fî Bayâni t-Tawhîd]
  • L’Imâm Aboû Hâmid Al-Ghazâli (m.505 H.) a dit : « Allâh n’est pas un corps doté d’une image, Il n’est pas non plus une substance élémentaire, Il ne ressemble pas aux corps, dans le sens où Il n’est pas limité, ou divisé. Il n’est pas une substance et Il n’est pas composé de substance, Il n’est pas un attribut des substances et n’existe pas dans un attribut des substances. Non, Il ne ressemble pas aux choses qui existent, rien de semblable à Lui n’existe. {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} (layça kamithlihi chay) ce qui a pour sens : « Rien n’est tel que Lui », et Il n’est pas comme quoi que ce soit. Il n’est pas limité ni circonscrit. Il n’est pas entouré par les directions, et Il n’est pas contenu par les terres et les cieux. » [Dans son ouvrage Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • L’Imâm Al-Mâziri a dit : « L’Image implique la composition, et tout ce qui est composé est créé, entré en existence, et Allâh n’est pas composé, de ce fait il n’est pas attribué d’une image » [Rapporté par An-Nawawi dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm Aboû Hafs An-Naçafi (m. 537 H.) a dit : « Allâh n’est pas quelque chose qui advient aux corps, ni un corps, ni une substance unitaire, ni quelque chose ayant une image, ni limité, ni dénombrable, ni constitué de parties, ni divisible, ni composé, ni fini, Il n’est pas attribué d’un genre ni d’un comment, Il n’est pas localisé dans un endroit et Il ne subit pas le temps, rien ne Lui ressemble.» [Al-‘Aqîdatou n-Naçafiyyah]
  • Al-Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki (m. 544 H.) a dit : « Allâh n’a pas d’image ni de forme, rien ne Lui ressemble et Il n’a pas de semblable, mais Il est Al-Ahad (Celui Qui n’a pas d’associé dans la divinité et Qui n’admet pas la partition), As-Samad (Celui Qui n’a besoin de rien, mais dont toutes les créatures ont besoin), Il n’engendre pas, Il n’est pas engendré, et Il n’a aucun équivalent.» [Dans son livre Al-I’lâm bi Houdoûdi wa Qawâ’idi l-Islâm]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i (m.578 H.) a dit : « Allâh n’est pas un corps doté d’une image » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i (m.578 H.) a dit : « Allâh ta’âlâ n’est pas une image, et tout ce que tu t’imagines ou te représentes dans ton esprit, sache que c’est Allâh qui en est Le Créateur, et Allâh ne ressemble à rien de ce qu’Il crée » [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ibnou ‘Abdi s-Salâm (m.660 H.) a dit : « Allâh n’est pas un corps qui aurait une image ni une substance limitée qui aurait une quantité. Il n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit et rien n’a de ressemblance avec Lui. » [Rapporté par As-Soubki]
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr (m. 711 H.) a dit : « Quant au fait d’attribuer à Allâh ‘azza wa jall as-soûrah  (l’image) selon le sens apparent cela est rejeté, Allâh est exempt de cela, d’une exemption totale» [Dans son livre Liçânou l-‘Arab]
  • Le Qâdî Ibnou Jamâ’ah (m.733 H.) a dit : « Celui qui dit que Allâh a une image et qu’Il aurait créé Âdam selon cette image, cette parole n’est pas acceptée de lui en raison de ce que cela implique comme tajsîm (attribution du corps et caractéristiques des corps à Allâh), il en est de même pour celui qui dit : Il a une image mais pas comme les autres images » [Dans son livre Îdâhou d-Dalîl]
  • L’Imâm Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki (m.737 H.) a dit : « Allâh est exempt de l’image et du comment (kayfiyyah) » [Dans son livre Al-Madkhal]
  • Le Chaykh Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) qui a dit : « Certes Allâh soubhânahou wa ta’âlâ n’est pas dans une direction et Il n’a pas d’image » [Al-Qalâ-id]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Khalîfah Al-Oubay Al-Wachtâni Al-Mâliki (m. 827 H.) a dit : « La venue est un mouvement et un déplacement, et l’image implique la composition et tout ceci est impossible au sujet de Allâh soubhânah » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Khalîfah Al-Oubay Al-Wachtâni Al-Mâliki (m. 827 H.) a dit également : « Celui qui proclame que Allâh est une image pas comme les autres images, cela est une contradiction et du tajsîm (anthropomorphisme) » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm As-Sanoûçi a dit (m. 895 H.) : « La venue est un mouvement et un déplacement, et l’image implique la composition et tout ceci est impossible au sujet de Allâh soubhânah » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm ‘Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi (m.1143 H.) a dit : « Quant à l’assimilation (tachbîh) c’est de croire que Allâh ta’âlâ ressemble à l’une de Ses créatures, comme ceux qui croient que Allâh est un corps au-dessus du Trône ou qui croient qu’Il a des mains, ou qu’Il a tel image ou tel aspect ou qu’Il est une lumière, ou qu’Il est au ciel (fi s-samâ), ou qu’Il est dans une des six directions, ou qu’Il est dans un des endroits ou dans tous les endroits , ou qu’Il remplit les cieux et la terre ou qu’Il s’est incarné dans quelque chose ou dans toute les choses, ou qu’Il serait unis avec une des créatures, ou unis avec toute les créatures, ou celui qui croit que les créatures seraient une partie de Lui, et tout ceci est de la mécréance claire, que Allâh ta’âlâ nous en préserve, et la cause de cela est l’ignorance de la vérité. » [Dans son livre Al-Fathou r-Rabbâni]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri a dit : « La louange est à Allâh Al-Kabîr Al-Mouta’âl, Celui Qui est attribué des attributs éminents, Qui est attribué des attributs de perfection. Celui qui est exempt de la forme, de l’image et du semblable. Celui Qui est exempt d’être dans un endroit et exempt du fait que le temps s’écoule sur Lui » [Dans son livre Al-Fawâ-id Al-Maqsoûdah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Certes, Allâh tabâraka wa ta’âlâ, il est impossible à Son sujet d’avoir une image et une forme, comme l’image d’un humain ou d’un cheval ou autre que cela, car ceci fait partie de ce qui est spécifique aux corps » [Dans son livre Al-Matâlibou l-Wafiyyah]
  • Chaykh Docteur Jamîl Halîm Al-Houçayni a dit : « Il est un devoir de croire que Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est exempt de la ressemblance, de la similitude, du corps, de l’aspect, de l’image, de l’apparence, et des parties corporelles car Il a dit Soubhânah {ليس كمثله شيء} [ce qui a pour sens : Absolument rien n’est tel que Lui] » [It-hâfou l-Mouslim]
 

– Ainsi, il n’est pas valable de se baser sur la parole des mouchabbihah (ceux qui attribuent à Allâh les caractéristiques des créatures), des moujassimah (ceux qui attribuent à Allâh le corps ou les caractéristiques du corps), comme les wahhabites qui ont contredit la voie des gens de la sounnah en attribuant à Allâh l’image.

  • Le moujassim Ibn Qoutaybah s’est égaré en disant au sujet de Allâh : « Il a une image pas comme les autres images» [Rapporté de lui par Ibnou l-Jawzi et d’autres qui l’ont blâmé pour cela]
  • Le wahhabite Ibn Bâz a également attribué l’image à Allâh en disant : « « à Son image » c’est-à-dire que Allâh entend, qu’Il voit, qu’Il parle, qu’Il a une main, qu’Il a un visage, qu’Il a des doigts » [Enregistrement vidéo]
  • Le wahhabite Ibn ‘Outhaymîn s’est égaré en disant : « La parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) [qui signifie : ] « Certes Allâh a créé Âdam à son image », et l’image est semblable à l’autre et il n’est pas concevable selon la raison que l’image ne soit pas semblable à l’autre et c’est pour cela que si je t’écris un texte puis que tu le rentres dans une machine photocopieuse et qu’il en ressort un texte (sur une feuille), on peut dire que celle-ci est l’image de celle-ci, il n’y a aucune différence entre les textes et les expressions et l’image est identique à l’autre image. Et celui qui a dit « certes Allâh a créé Âdam à son image » c’est le Prophète (صلى الله عليه وسلم), le plus savant, le plus véridique, le meilleur conseilleur et le plus éloquent de parmi les créatures.» [Dans son livre majmoû’ Fatâwâ]
  • Le wahhabite Ibn ‘Outhaymîn a dit aussi : « Si on nous dit : quelle est cette image qui est à Allâh et sur laquelle est Âdam ? Nous disons : Certes Allâh ‘Azza wa Jall a un visage, et Il a un œil, et Il a une main, et Il a un pied ‘Azza wa Jall, mais ça n’implique pas que ces choses là soient identiques à ceux des Hommes, il y a donc ici une sorte de ressemblance mais sans que cela soit totalement identique » [Dans son livre intitulé Charh Al-‘Aqîdah Al-Wâçitiyyah]
  • Le wahhabite ‘Abdou l-‘Azîz Ar-Râjihi (un des plus gros élèves d’Ibn Bâz) a dit : « L’Image c’est l’aspect d’une chose et sa forme, et tout ce qui existe il est valable de le voir, de l’observer et a une image et une forme qui le distingue d’autre que Lui et Allâh est le plus éminent de ce qui existe » [Dans ses annotations du livre Bayân Talbîs Al-Jahmiyyah d’Ibn Taymiyah, édité avec l’approbation du ministre Saoudien des affaires islamiques Sâlih Ibn ‘Abdi l-‘Azîz Âl Ach-Chaykh]
  • Le wahhabite ‘Outhmân Al-Khâmis s’est également égaré en disant : « « à son image » c’est-à-dire à l’image de Allâh […] et ce qui est voulu par cela est qu’Il a un visage, deux mains, qu’Il a des doigts, qu’Il a deux yeux, qu’Il a un tibia, qu’Il a un pied … » [Enregistrement vidéo]

L’Imâm Al-Bayhaqi confirme que Allâh existe sans endroit

Sujet : Allâh existe sans endroit

      

Dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât »  (tome 2, page 144 de cette édition), le Hâfidh Al-Bayhaqi a dit :

« واستدل بعض أصحابنا في نفي الـمكان عنه بقول النبيِّ صلى الله عليه و سلم : 

« أنت الظاهر فليس فوقك شىء ، وأنت الباطن فليس دونك شىء »  ،

وإذا لـم يكن فوقه شىء ولا دونه شىء لـم يكن في مكان »

« Certains de nos compagnons ont tiré un argument, pour renier l’endroit au sujet de Allâh, de la parole du Prophète (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam) :

« أنت الظاهر فليس فوقك شىء وأنت الباطن فليس دونك شىء»

qui a pour sens : « Ô Allâh, Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en dessous de Toi ». Puisque rien n’est au-dessus de Lui et rien n’est en dessous de Lui, Il n’est donc pas dans un endroit ».

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements) Aboû Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait partie des plus grands savants du hadîth, et il est de l’école de jurisprudence Châfi’ite.

  • Ibnou l-Jawzi a dit à son sujet : « Il n’avait pas d’égal à son époque dans la mémorisation et la grande maîtrise [des sciences], il est l’auteur de bons ouvrages, il maîtrisait aussi bien la science du Hadîth, que la jurisprudence (Fiqh) et les fondements (Ousoûl), et il compte parmi les plus grands compagnons de [l’Imâm] Al-Hâkim Abî ‘Abdi l-Lâh (m.405 H) » [Al-Mountadham]
  • Ibnou l-Athîr a dit de lui : « Il était un savant dans le Hadîth et dans la jurisprudence (Fiqh) et il est l’auteur de nombreux ouvrages qui démontrent ses nombreux mérites » [Al-Loubâb] et il a dit de lui également : « Il était un Imâm dans le Hadîth et dans la jurisprudence au sein du Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i et il est l’auteur à ce sujet de différents ouvrages » [Al-Kâmil]
  • Le Hâfidh Salâhou d-Dîn Al-‘Alâ-i a dit à propos de lui : « Personne n’est venu après Al-Bayhaqi et Ad-Dâraqoutni qui les égale ou qui se rapproche de leur niveau [dans la science du Hadîth]». [Al-Wachyou l-Mou’am]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Il est le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth),  l’illustre savant (‘Allâmah), le digne de confiance, le spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), Chaykhou l-Islâm », il disait également à son sujet : « Si l’Imâm Al-Bayhaqi auvait voulu fonder sa propre école (Madh-hab) dans laquelle il réalise son ijtihâd (effort de recherche) il aurait été capable de cela vu l’abondance de sa science, et sa connaissance des divergences» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit à son sujet : « L’Imâm Al-Bayhaqi était l’un des Imâm des musulmans, quelqu’un qui appelait à s’accrocher fermement à la religion, un éminent spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un grand Hâfidh (spécialiste du Hadîth), un spécialiste des fondements (Ousoûli) intelligent, un ascète pieux, un fervent adorateur de Allâh,  il se dressait pour soutenir le Madh-hab (c’est-à-dire le Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i) dans les fondements et dans les ramifications, il était une montagne de parmi les montagnes de science » [At-Tabaqât]
  • Ibnou Kathîr a dit à propos de lui : « Il n’avait pas de semblable à son époque dans la maîtrise [des sciences], la mémorisation, le Fiqh (la jurisprudence) et l’écriture [d’ouvrages], Il était un spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un spécialiste du Hadîth (Mouhaddith), un spécialiste des fondements (Ousoûli), il a étudié la science auprès de Al-Hâkim ‘Abdou l-Lâh An-Nayçâboûri , et il étudia également de nombreux sujets auprès d’autres savants, il a composé de nombreux ouvrages utiles qui n’ont pas eu de semblable »[Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Al-Ousoûli (spécialiste des fondements), le pieux, le vertueux, celui qui n’avait pas d’équivalent à son époque dans la mémorisation, Il a excellé dans la maîtrise [des sciences] et la mémorisation » [Al-Mountakhab]
  • Ibnou ‘Abdi l-Hâdi a dit à son sujet : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), l’illustre savant, le Chaykh de Khourâçân » [Tabaqât ‘oulamâ-i l-Hadîth]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il était celui qui soutenait le plus la voie de l’Imâm Ach-Châfi’i » [Wafayâtou l-A’yân]
  • Retrouvez la biographie de l’Imâm Al-Bayhaqi : ici.

– Cette citation provient de son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât » qui est un livre de référence sur la croyance traitant des Noms et des Attributs de Allâh.

– Ici, Il confirme la croyance des musulmans, à savoir que Allâh n’est pas dans un endroit, et qu’Il n’a ni haut, ni bas, ni aucune autre directions.

– Il tire cet argument d’un hadîth sahîh rapporté par Mouslim dans son célèbre recueil, qui est : « Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit (dans le sens) :
« Ô Allâh, Seigneur des cieux, Seigneur de la terre et Seigneur du Trône Eminent, notre Seigneur et le Seigneur de toute chose, Celui Qui fend la graine et le noyau, Celui Qui a fait descendre la Torah, l’Evangile et le Fourqân (le Qour-ân). Je recherche Ta protection contre le mal de toute chose. Allâh, Tu es Al-Awwal, rien n’est avant Toi et Tu es Al-Âkhir, rien n’est après Toi. Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en dessous de Toi. Rembourse nos dettes et enrichis-nous contre la pauvreté »[Rapporté par Mouslim].

– Dans ce hadîth authentique, Le prophète (صلى الله عليه وسلم) exempte clairement Allâh de la direction du haut et de la direction du bas. Il dit  « فَلَيْسَ فَوْقَكَ شَيْءٌ » ce qui signifie : « rien n’est au-dessus de Toi (c’est-à-dire de Allâh)» et il dit « فَلَيْسَ دُونَكَ شَيْءٌ » ce qui signifie : « rien n’est en dessous de Toi (c’est-à-dire de Allâh)».

– Il s’agit là d’une parole claire et explicite du messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) reniant le fait que Allâh serait dans un endroit ou une direction.

– En plus de l’Imâm Mouslim, ce hadîth a été rapporté par :

  • L’Imâm Al-Boukhâri dans « Al-Adabou l-Moufrad »,
  • L’Imâm At-Tirmidhi dans son Jâmi’ qui l’a jugé « haçan sahîh »,
  • Le Hâfidh Al-Hâkim dans Al-Moustadrak qui l’a jugé « sahîh »,
  • Le Hâfidh Ibnou Hibbân dans son sahîh,
  • L’Imâm Aboû Dâwoûd dans ses Sounan,
  • L’Imâm Ibnou Mâjah dans ses Sounan,
  • L’Imâm An-Naçâ’i dans ses Sounan,
  • L’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal dans son Mousnad,
  • Le Hâfidh Al-Bayhaqi dans « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât »
  • et autres qu’eux…

– Le Chaykh Idrîs Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Haçani Al-Mâliki a dit : « Ibn ‘Açâkir a pris comme preuve pour renier la direction au sujet de Allâh, le hadîth rapporté par Mouslim [qui signifie] : « Allâh, Tu es Al-Awwal, rien n’est avant Toi et Tu es Al-Âkhir, rien n’est après Toi. Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en dessous de Toi », et il a rapporté d’après Al-Bayhaqi qu’il a dit : « Certains de nos compagnons en ont tiré un argument pour renier l’endroit au sujet de Allâh, car celui qui n’a rien au dessus de lui, ni rien en dessous de lui n’est donc pas dans un endroit ». » [An-Nachrou t-Tayyib]

– Ainsi, la personne qui a pour croyance que Allâh est au-dessus de quelque chose (comme le ciel ou le trône…) a une croyance contraire à celle du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم).

– En effet, tout les musulmans ont pour croyance que Allâh existe sans endroit et sans direction. Cette unanimité a été mentionnée par de nombreux savants tels que :

  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi [Al-Farqou bayna l-Firaq],
  • L’Imâm Al-Jouwayni [Al-Irchâd],
  • L’Imâm Ar-Râzi [Dans son tafsîr],
  • Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari [Rapporté par le Chaykh Al-’Azzâmi],
  • Le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi [Fourqânou l-Qour-ân],
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn],
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [It-hâfou l-Kâ-inat (1)] et [It-hâfou l-Kâ-inat (2)],
  • Le Chaykh Ach-Chanqîti [Al-Âyatou-l Mouhkamât],
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi qui a dit : « L’ensemble de la communauté Islamique est sur la croyance que Allâh est exempt de l’incarnation dans les endroits, et qu’Il est exempt de la direction, c’est-à-dire d’être au-dessus de quelque chose, ou en dessous, ou à droite, ou à gauche, ou derrière ou devant. Et on ne dit pas que Allâh serait en contact par Son Être avec quelque chose, ou qu’Il serait séparé de quelque chose, ainsi on ne dit pas que Allâh serait séparé du monde, ou en contact avec lui » [Rapporté par le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât]
  • Le Mouhaddith Al-Harari,
  • Et beaucoup d’autres [voir : ici]

L’Imâm As-Souyoûti approuve et fait l’éloge du Mawlid

Sujet : les savants de l’Islâm font l’éloge du Mawlid.

Al-Hâwi li l-Fatâwi - suyuti   suyuti - mawlid   Suyuti- mawlid nabawi

Le Hâfidh As-Souyoûti dans son recueil de Fatwâ : « Al-Hâwi li l-Fatâwi », dans le chapitre : « Housnou l-Maqsid fi ‘Amali l-Mawlid » (Le bon objectif dans l’accomplissement du Mawlid), a dit :

« فقد وقع السؤال عن عمل المولد النبوي في شهر ربيع الأول ، ما حكمه من حيث الشرع ؟ وهل هو محمود أو مذموم ؟ وهل يثاب فاعله أو لا ؟
الجواب : عندي أن أصل عمل المولد الذي هو اجتماع الناس وقراءة ما تيسر من القرآن ورواية الأخبار الواردة في مبدأ أمر النبي صلى الله عليه وسلم وما وقع في مولده من الآيات ، ثم يمد لهم سماط يأكلونه وينصرفون من غير زيادة على ذلك – هو من البدع الحسنة التي يثاب عليها صاحبها لما فيه من تعظيم قدر النبي صلى الله عليه وسلم وإظهار الفرح والاستبشار بمولده الشريف ، وأول من أحدث فعل ذلك صاحب إربل الملك المظفر أبو سعيد كوكبري بن زين الدين علي بن بكتكين ، أحد الملوك الأمجاد والكبراء الأجواد ، وكان له آثار حسنة ، وهو الذي عمر الجامع المظفري بسفح قاسيون »

« La question a été posée sur le fait de commémorer la naissance honorée au mois de Rabî’ou l-‘Awwal, quel est son jugement du point de vue de la Loi de l’Islam ? Est-ce une chose louable ou blâmable ? Est-ce que celui qui le commémore a des récompenses ou non ?

La réponse d’après moi est la suivante : la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance.

Le premier à l’innover fut le gouverneur de Irbil, le roi Al-Moudhaffar Aboû Sa’îd Koûkabri Ibnou Zayni d-Dîn ‘Ali Ibnou Baktakîn qui était l’un des rois glorieux et des grands généreux. Il a laissé de bonnes traces et c’est lui qui avait édifié la mosquée Al-Moudhaffari au pied de la montagne de Qâsiyoûn ».

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Abou l-Fadl ‘Abdou r-Rahmân ibnou Abî Bakr Jalâlou d-Dîn as-Souyoûti est un grand savant Chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 au Caire et il est décédé en 911 de l’hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

  • ‘Abdou l-Qâdir Ibn Mouhammad Ach-Châdhili (l’un de ses élèves) a dit à son sujet : « Notre maître (sayyidounâ wa mawlânâ), l’illustre et grand enseignant […] Chaykhou l-Islâm, l’héritier des sciences des prophètes (‘alayhimou s-salâm), celui qui était sans égal à son époque, unique en son temps, celui qui anéantit l’innovation blâmable et qui revivifie la sounnah […] l’Illustre savant, l’océan de science, le très intelligent […] le savant de la religion sans équivalent, l’Imâm de ceux qui appellent à la guidée, celui qui réprime les moubtadi’ah (innovateurs dans la croyance) et les athées, le Sultan des savants, le porte parole des défenseurs de la croyance (moutakallimîn), Le chaykh de l’Islâm et des musulmans, celui qui appelle à la voie agréée par Allâh, l’Imâm des mouhaddithîn (spécialiste du Hadîth) de son époque et de son temps » [Jalâlou d-Dîn As-Souyoûti : Ma’lamatou ‘ouloûmi l-Islâmiyyah]
  • Chamsou d-Dîn Ad-Dâwoûdi (l’un de ses élèves) a dit de lui : « Il était le plus savant des gens de son époque dans la science du Hadîth et ses ramifications » [Chadharâtou dh-Dhahab].
  • Ibnou ‘Imâd Al-Hanbali a dit à son sujet : « Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) […] le Chafi’ite, le mousnid, l’examinateur scrupuleux, l’auteur d’ouvrages excellents et bénéfiques » [Chadharâtou dh-Dhahab].

– Il fait partie des nombreux grands savants qui ont fait l’éloge de la célébration du Mawlid et qui ont distingué les bonnes innovations, des mauvaises innovations [Dans son livre Al-Hâwi li l-Fatâwi].

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

–  Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations, et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Après avoir expliqué en quoi consiste le Mawlid, il dit que cela compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé. Et que le Mawlid comporte une glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم).

– Il dit que le premier à avoir innové le Mawlid fut le roi Al-Moudhaffar, et il en fait son l’éloge.

– Le Savant Sunnite, le Sultân attaché à la religion, le Gouverneur de Irbil, l’éminent Roi Al-Moudhaffar Aboû Sa’îd Koûkabri Ibnou Zaynou d-Dîn ‘Ali Ibnou Baktakîn est né 549 et il est décédé en 630 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 800 ans. Il était très proche du grand Moujâhid Salâhou d-Dîn Al-Ayyoûbi (رحمه الله),  le Roi Al-Moudhaffar était d’ailleurs marié avec la sœur du Sultân Salâhou d-Dîn. Nombreux sont les savants qui ont fait son éloge.

– Dans d’autres parties de son livre l’Imâm As-Souyoûti mentionne les paroles d’autres savants ayant fait l’éloge du Mawlid tels que l’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni [Dans son livre « Al-Hâwi li l-Fatâwi »] et le Hâfidh Ibn Dihyah [Dans son ouvrage « Al-Hâwi li l-Fatâwi »]. Il mentionne aussi une citation de Ibn Kathîr [Al-Hâwi li l-Fatâwi].

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

Al-Qâdî ‘Iyâd rapporte l’unanimité sur le fait qu’insulter Dieu est de la mécréance

Sujet : Insulter Allâh est de la mécréance

   

Dans son livre Ach-Chifâ (page 469 de cette édition) Al-Qâdî ‘Iyâd (رحمه الله) a dit :

« لا خلاف أن ساب الله تعالى من المسلمين كافر »

« Il n’y a pas de divergence que celui qui insulte Allâh ta’âlâ parmi les musulmans est devenu mécréant. »

Informations utiles :

– Le Qâdî (juge) Abou l-Fadl ‘Iyâd Ibnou Moûçâ Ibnou ‘Iyâd al-Yahsoubi connu sous le nom de Qâdî ‘Iyâd, est un grand savant Malikite. Il est né en 476 à Ceuta et il est décédé en 544 de l’Hégire à Marrakech (Maroc) (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans. Son ouvrage « Ach-Chifâ » est très connu, le titre complet du livre est « Ach-Chifâ bi ta’rîf houqoûq al-Moustafâ ».

  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Hâfidh (le spécialiste de la science du hadîth), celui qui n’a pas de pareil, Chaykhou l-Islâm, le Qâdî (Juge)» et il a dit également : « Ses ouvrages sont précieux» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Bachkwâl a dit à son sujet : « Il était parmi les gens de science qui sont intelligents et qui ont une bonne compréhension » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il est l’Imâm du hadîth de son temps, et le plus connaisseur des gens de ses sciences, de la grammaire, la langue, la parole des arabes, leurs histoires, et les généalogies.» [Wafayâtou l-A’yân]

– Ici, il explique un jugement très important, à savoir que celui qui insulte Allâh devient mécréant. Et il précise qu’il n’y a pas de divergence, cela signifie qu’il y a unanimité (ijmâ’).

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanimes sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– L’apostasie est de trois sortes comme les savants l’ont classée :  l’apostasie par la croyance, l’apostasie par les actes et l’apostasie par la parole. Le fait d’insulter Allâh compte parmi l’apostasie par la parole. Que Allâh nous en préserve.

– C’est également de la mécréance d’insulter un prophète ou un ange. La règle : c’est que toute croyance, tout acte ou toute parole qui constitue une moquerie ou un dédain à l’égard de Allâh, de Ses livres, de Ses messagers, de Ses anges, des signes de Sa religion, de Ses lois, de Sa promesse ou de Sa menace est de la mécréance.

– De nos jours, certaines personnes, lorsqu’elles sont en colère, insultent Allâh et pensent qu’elles sont toujours sur l’Islâm, alors qu’elles sont devenues mécréantes.

– Celui qui a commis une mécréance doit revenir immédiatement à l’Islâm en prononçant les deux témoignages, qui sont (ach-hadou an la ilaha il-la l-Lah, wa ach-hadou anna Mouhammadan raçoulou l-Lah) c’est-à-dire : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allâh ». Il ne suffit pas de dire « astaghfirou l-Lâh ».

– Voir les articles suivants :

L’Imâm Ahmad Ibn Hanbal rapporte le caractère permis de rechercher la protection par des âyah du Qour-ân que porterait la personne (hirz)

Sujet : Le port du hirz

   

Dans son livre « Al-‘Ilal wa Ma’rifatou r-Rijâl » qui est un livre comportant des questions et des jugements rapportés de l’Imâm Ahmad par son fils ‘Abdou l-Lâh (page 521 de cette édition), il est dit :

« حدثني أبي, قال: حدثنا يحيى بن زكريا بن أبي زائدة, قال: أخبرني إسماعيل بن أبي خالد, عن فراس, عن الشعبي قال: لا بأس بالتعويذ من القرءان يعلق على الإنسان »

«  Mon père (c’est-à-dire l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal) m’a rapporté […] de Ach-Cha’bi qu’il a dit : il n’y a pas de mal à rechercher la protection par des âyah du Qour-ân portées par la personne »

Informations utiles :

– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid, l’Imâm Aboû ‘Abdi l-Lâh Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal Ach-Chaybâni est né en 164 à Baghdâd et il est décédé en 241 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله) c’est-à-dire, il y a plus de 1190 ans. Il est l’Imâm de l’école Hanbalite, l’un des quatre Imams..

– Ici, l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal, rapporte à son fils ‘Abdou l-Lâh Ibn Ahmad, que Ach-Cha’bi qui est également un savant du salaf, a dit que le fait de rechercher la protection par des âyah du Qour-ân que porterait la personne, est permis.

– Parmi les autres preuves du caractère licite de cela, il y a la parole de Allâh ta’âlâ :

« وَنُنَزِّلُ مِنَ الْقُرْآنِ مَا هُوَ شِفَاء وَرَحْمَةٌ لِّلْمُؤْمِنِينَ وَلاَ يَزِيدُ الظَّالِمِينَ إَلاَّ خَسَاراً » [soûrat Al-Isrâ / 82] ce qui a pour sens : « Nous révélons du Qour-ân ce qui comporte une guérison et une miséricorde pour les croyants (…) ».

– Il y a également le fait que les compagnons du Prophète (صلى الله عليه وسلم) les accrochaient autour du cou de leurs enfants. Ainsi, dans le hadîth rapporté par At-Tirmidhi il est dit ce qui a pour sens : « Abdoul-Lâh Ibnou ‘Amr a dit : “Nous enseignions à nos enfants les âyah du Qour-ân. Pour ceux qui n’avaient pas encore atteint la puberté, nous les écrivions sur une feuille que nous accrochions à leurs cous”. ». Ce hadîth est hassan (fiable) comme l’a indiqué le Hâfidh Ibnou Hajar Al-’Asqalâni.

– Tous les croyants savent pertinemment que la création n’appartient qu’à Allâh, et aucun d’entre eux n’a pour croyance que le hirz créerait la protection. Ces groupes qui prétendent que le port du hirz serait du chirk se considèrent-ils associateurs lorsqu’ils prennent des médicaments pour guérir de leur maladie ? Pourtant, n’est-ce pas Allâh qui crée la guérison?

– Par conséquent, tout comme il est licite de prendre des médicaments pour rechercher la guérison, il est également permis de rechercher les causes de protection par le port d’un hirz. Et aucun savant musulman digne de ce nom, que ce soit parmi les salaf ou les khalaf n’a jamais blâmé ou interdit cela.

– On ne prend donc pas en considération les prétentions de certains groupes déviés selon lesquels le port du hirz serait du chirk (association à Allâh). En effet certaines personnes, principalement des membres de la mouvance sectaire wahhabite, à l’image de Al-Albâni ont essayé de discréditer ce hadîth pour rejeter le caractère permis du port du hirz. Or, la parole de Al-Albâni n’est pas prise en considération car Al-Albâni n’était ni un hâfidh, ni un mouhaddith, il n’avait pas de chaykh dans la science du hadîth et ses livres sont remplis d’erreurs et contradictions concernant les degrés des hadîth [voir l’article à ce sujet : ici].

– Ce qui a été blâmé par le prophète (صلى الله عليه وسلم) c’est ce que portait les gens durant la jâhiliyyah, mais il n’est pas du tout question des hirz contenant du Qour-ân ou du Dhikr.

– Ainsi pour résumer l’Imâm Al-Bayhaqi (رحمه الله) a dit : « Si la personne porte des écrits dont on ignore la signification ou qui provient des gens de la jâhiliyyah [période avant la venue du Prophète Mouhammad (صلى الله عليه وسلم)] qui attribuaient aux rouqâ le pouvoir de les garder en bonne santé par elles-mêmes sans la Volonté de Allâh, cela est interdit. Mais si la personne porte les rouqâ, qui comportent des versets du Qour-ân ou ce qui est connu comme étant du dhikr de Allâh, dans le but de profiter de leur barakah, tout en sachant que la guérison ne provient que de Allâh, alors il n’y a pas de mal en cela. » [As-Sounan Al-Koubrâ]

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le port du hirz : ici.

L’Imâm Ibnou ‘Âbidîn explique les différentes sortes d’innovations (bid’ah)

Sujet : les différentes sortes d’innovations

      

 Dans son livre « Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr », après avoir fait mention de l’innovation interdite, l’Imâm Ibnou ‘Âbidîn a dit :

« فقد تكون البدعة واجبة كنصب الأدلّة للردّ على أهل الفِرق الضالّة، وتعلّم النحو المفهم للكتاب والسنّة، ومندوبة كإحداث نحو رباط ومدرسة، وكل إحسان لم يكن في الصدر الأول، ومكروهة كزخرفة المساجد، ومباحة كالتوسّع بلذيذ المآكل والمشارب والثياب »

« L’innovation peut être un devoir, comme le fait d’établir les preuves pour répliquer aux gens des groupes égarés et l’apprentissage de la grammaire arabe qui permet de comprendre le Livre (Al-Qour-ân) et la Tradition Prophétique (As-Sounnah) ; elle peut être recommandée comme l’édification des ribât ou des madrassah (école) ainsi que toute œuvre de bienfaisance qui n’avait pas lieu durant la première période de l’Islâm, elle peut être déconseillée comme la décoration excessive des mosquées et elle peut être indifférente comme le fait de multiplier les plaisirs de la table, des boissons et des vêtements ». 

Informations utiles :

– L’Imâm, Le Faqîh – spécialiste de la jurisprudence -, Mouhammad Amîn Ibnou ‘Oumar connu sous le nom de Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi Ad-Dimachqi, est né en 1198 et il décédé en 1252 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 180 ans. C’est un savant très connu, qui était considéré comme l’Imâm Hanafite de son temps. Il vécu et enseigna principalement à Damas.

  • Az-Zirikli a dit à son sujet : « Le Moufti des contrées du Châm, l’Imâm des Hanafites de son temps » [Al-A’lâm]

–  Son livre « Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr » qui comporte plusieurs volumes est son ouvrage le plus célèbre. Il s’agit d’une hâchiyah (commentaire en marge) du livre « Ad-Dourrou l-Moukhtâr » du Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Haskafi Al-Hanafi (m.1088 h.), qui est lui-même un commentaire du livre « Tanwîrou l-Absâr » du Chaykh At-Tamartâchi Al-Hanafi (m.1004 h.).

– Ici, il explique que l’innovation (bid’ah) peut être obligatoire, recommandée, déconseillée, et indifférente, puis il cite des exemples pour chacune de ces catégories.

– Cette citation nous prouve que bien avant le groupe apparu aujourd’hui qui prétend qu’il ne peut y avoir de bonnes innovations, il y a eu des savants de références qui ont écrit des ouvrages expliquant les différentes sortes d’innovations.

– Parmi ce qui indique cela, il y a la parole du Calife ‘Oumar Ibnou l-Khattâb, le compagnon et second Calife (رضي الله عنه) : « ni’matou l-bid’ah » c’est-à-dire “Quelle bonne innovation”. Cette parole de ‘Oumar a été rapportée par l’Imâm Al-Boukhâri [Dans son Sahîh] et l’Imâm Mâlik [Dans Al-Mouwatta]. Et beaucoup de savants se sont appuyé sur cette parole de ‘Oumar pour confirmer qu’une innovation peut être bonne, parmi eux :

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim]

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri a dit : « Les savants ont été en accord sur la classification des innovations en bonne et mauvaise, et sur le fait que ‘Oumar (رضي الله عنه) est le premier qui a parlé de cela, et ils ont été en accord sur le fait que la parole du prophète ” كل بدعة ضلالة ” (koullou bid’atin dalâlah) est un texte de portée générale mais dont le sens est restreint (‘âm makhsoûs)» [Itqânou s-San’ah]

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

L’Imâm At-Tahâwi (du salaf) dit que Allâh n’est pas concerné par les 6 directions, et qu’Il est sans organe, sans membre…

Sujet : La croyance du salaf

      

L’Imâm Aboû Ja’far At-Tahâwi (رحمه الله), a dit dans son traité de croyance (page 15 de cette édition) connu sous le nom de « Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah » :

«تـعـالى – أي الله – عن الحدود والغايات والأركان والأعضاء والأدوات لا تحـويه الجهـاتُ السـِتُّ كسائر المبتَدَعات »

 « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh – spécialiste de la transmission du hadîth –, le Faqîh – spécialiste de la jurisprudence – Aboû Ja’far Ahmad Ibnou Salâmah At-Tahâwi Al-Misri Al-Hanafi fait partie des savants du Salaf (c’est à dire ayant vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire). Il est né en 239 et il est décédé en 321 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1120 ans.

  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi disait de lui : « L’Imâm, l’illustre savant, le grand Hâfidh (spécialiste du hadîth), le mouhaddith et le Faqîh des contrés égyptiennes » [Al-Mountadham]
  • L’Imâm As-Souyoûti a dit le concernant : « L’Imâm, l’illustre savant, le Hâfidh (spécialiste du hadîth), l’auteur de magnifiques ouvrages » [Tabaqâtou l-Houffâdh]
  • Aboû Sa’îd Ibn Yoûnous a dit a son sujet : « Il était digne de confiance (thiqah), un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), d’une grande intelligence et il n’a pas eu de semblable après lui» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, l’illustre savant (Al-‘Allâmah), le grand Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le mouhaddith et le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) des contrés égyptiennes » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Hanafite, l’auteur d’ouvrages bénéfiques, et d’utilités abondantes, et il est l’un des dignes de confiance (thiqât) confirmé, et l’un des Houffâdh (spécialistes du hadîth) connaisseurs » [Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • Ibnou l-Athîr a dit de lui : « Il était un Imâm, un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) de parmi les Hanafites, et il était digne de confiance confirmé » [Al-Loubâb]

– L’Imâm At-Tahâwi a dit au tout début de son Traité de croyance (voir scan) : « Ceci est la mention de la présentation de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah ». C’est-à-dire qu’il s’agit de la croyance du Salaf parmi les compagnons et les tâbi’i – les successeurs – et les successeurs des successeurs. Il dit ensuite que ce traité est conforme à la voie de l’Imâm Aboû Hanîfah (m.150 H) ainsi que Aboû Yoûçouf (m.182 H) et Ach-Chaybâni (m.189 H), qui sont deux de parmi les éminents élèves de Aboû Hanîfah (رحمهم الله).

– Ici, l’Imâm At-Tahâwi dit clairement que Allâh n’est pas limité, et qu’Il n’a ni membres ni organes, en effet Allâh n’est pas un corps composé de parties. Il n’est donc pas permis d’attribuer à Allâh les parties corporelles comme le visage, les oreilles, les yeux, les mains, les doigts, les pieds, les jambes …

– Quant aux termes tels que « wajh », « ‘ayn », « yad », lorsqu’ils sont attribué à Allâh, ils ne viennent pas dans le sens de la partie corporelle, mais ils viennent dans un sens qui est digne de Allâh.

  • L’Imâm Aboû Hanîfah (m.150 H.) a dit : « {yadou l-Lâhi fawqa aydîhim} et Son yad n’est pas comme le yad des créatures, ce n’est pas une partie corporelle (c’est-à-dire une main), et Il est Le Créateur des mains  » [Dans son livre Al-Fiqhou l-Absat]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi (m.458 H.) a dit : « Son « wajh » n’est pas une image [un visage], Son « yad » n’est pas un organe [une main] et Son « ‘ayn » n’est pas un globe oculaire [un œil] mais ce sont-là des attributs qui sont cités dans les Textes. Nous les mentionnons à ce titre tout en en niant le comment (at-takyîf).» [Al-I’tiqâd]

– Egalement, il nie au sujet de Allâh les six directions qui sont le haut, le bas, la droite, la gauche, le devant et le derrière. En effet Allâh n’est ni dans une direction, ni dans un endroit. Telle est la croyance de tous les musulmans.

  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi (m.429 H.) a confirmé cela en disant : « Ils ont été unanimes (c’est-à-dire Ahlou s-Sounnah) sur le fait que Allâh n’est pas contenu dans un endroit et que le temps ne s’écoule pas sur Lui ». [Al-Farqou bayna l-Firaq]

– Quant aux preuves textuelles qui confirment cette croyance, elles sont nombreuses et nous pouvons mentionner parmi elles :

  • La parole de Allâh ta’âlâ : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -». [Soûrat Ach-Choûrâ/11]
  • La parole de Allâh ta’âlâ : {وَلَمْ يَكُن لَّهُ كُفُواً أَحَدٌ} [ce qui a pour sens] : « Il n’a point d’équivalent » [Soûrat Al-Ikhlâs/4]
  • La parole de Allâh ta’âlâ : { هَلْ تَعْلَمُ  لَهُ سَمِيّا } [ce qui a pour sens] : « Lui connais-tu un seul semblable ?! » (c’est-à-dire : Il n’a assurément aucun semblable) [Soûrat Maryam/65]
  • La parole du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) dans un hadîth Sahîh rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : « Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth nous indique qu’hormis Allâh, rien n’existe de toute éternité, ni terre, ni ciel, ni mer, ni endroit, ni corps, ni membre, ni organe, ni aucune autre créature quelle qu’elle soit ! Ainsi, Allâh existe de toute éternité sans endroit.
  • La parole du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) dans un hadîth Sahîh rapporté par Mouslim et autre : « أنت الظاهر فليس فوقك شىء وأنت الباطن فليس دونك شىء » [ce qui a pour sens ] : « Ô Allâh, Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en dessous de Toi ». L’Imâm Al-Bayhaqi a dit en commentant ce hadîth :« Puisque rien n’est au-dessus de Lui et rien n’est en dessous de Lui, Il n’est donc pas dans un endroit » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât].

– La parole de At-Tahâwi est extrêmement importante car il fait partie des savants du hadîth et des savants de la jurisprudence et il est également hanafite et a vécu durant la période du Salaf.

– Ce traité de croyance est très connu dans le monde musulman. Le titre original est « Bayân Aqîdati Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah » c’est à dire : « Présentation de la croyance de Ahlou s-sounnah wa l-Jamâ’ah » et il fait partie des textes les mieux préservés qui nous sont parvenus du Salaf sur la croyance.

– Cette croyance est enseignée partout dans le monde, dans les instituts et les universités islamiques. Et de nombreux savants en ont fait le commentaire.

Remarque : L’Imâm At-Tahâwi n’était ni Ach’arite ni Matouridite car bien qu’ils étaient tout les trois contemporains (c’est-à-dire l’Imâm At-Tahâwi, l’Imâm Al-Ach’ari et l’Imâm Al-Mâtourîdi), l’Imâm At-Tahâwi n’était pas l’un de leurs élèves et il est d’ailleurs né et décédé avant eux. Cependant nous constatons que leurs croyances et enseignements sont similaires. Ceci est une réplique aux adeptes de la mouvance sectaire wahhabite qui blâment la croyance des Ach’arites et des Matouridites. Nous leurs répondons que l’Imâm At-Tahâwi, qui est venu avant eux, a enseigné et propagé la même croyance, dont le fait que Allâh existe sans direction et qu’Il n’a pas de parties corporelles. Bien plus, l’Imâm At-Tahâwi explique que cette croyance est celle de l’Imâm Aboû Hanîfah (m.150 H) ainsi que de l’Imâm Aboû Yoûçouf (m.182 H), de l’Imâm Ach-Chaybâni (m.189 H) et de l’ensemble des gens de la Sounnah.

– L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit : « Les quatre écoles – et la louange est à Allâh – sont sur la même croyance, sauf ceux qui s’y sont revendiqué de parmi les gens de l’i’tizâl ou du tajsîm (anthropomorphisme), sinon la majorité d’entre eux est sur la vérité et ils approuvent la croyance de Aboû Ja’far At-Tahâwi, que les savants du Salaf ou du Khalaf ont accueilli avec approbation, et ils ont pris pour croyance la voie du Chaykh de la Sounnah Abou l-Haçan Al-Ach’ari, celui que ne conteste qu’un innovateur (moubtadi’)» [Dans son livre Mou’îdou n-Ni’am].

– L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit également : « Et dans l’ensemble, la croyance de Al-Ach’ari est celle qui est contenue dans la croyance de Aboû Ja’far At-Tahâwi que les savants des [quatre] écoles ont accueilli avec approbation et qu’ils ont accepté comme croyance » [Dans son livre Mou’îdou n-Ni’am].

– Dans un autre passage de son traité de croyance, l’Imâm At-Tahâwi a donné une règle très importante, en disant : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant. Celui qui aura bien compris cela en aura tiré des leçons et se sera écarté des propos semblables à ceux des mécréants, il aura su que Allâh avec Ses attributs n’est pas semblable aux humains » [Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah]

Mise en garde : Les leaders de la secte wahhabite se sont opposé à la croyance de l’Imâm At-Tahâwi. Ainsi, certains d’entre eux ont rédigé des commentaires de la Tahâwiyyah dans lesquels ils s’opposent frontalement à la croyance de l’Imâm At-Tahâwi, notamment sur sa parole reniant au sujet de Allâh les parties corporelles et les directions. C’est le cas d’Ibn Bâz (wahhabite), d’Al-Albâni (wahhabite), de Fawzân (wahhabite), et Sâlih Ibn ‘Abdi l-Azîz Âl Ach-Chaykh (wahhabite). Cela est une preuve supplémentaire que les wahhabites sont des menteurs dans leur prétention de suivre la voie des gens du Salaf. Ces commentaires sont donc à rejeter car ils ne sont pas conforme à la voie de l’Imâm At-Tahâwi et de l’ensemble des gens de la Sounnah. Malgré cette opposition, nous constatons que les wahhabites tentent de s’approprier le traité de croyance de l’Imâm At-Tahâwi en multipliant les commentaires qui comportent leur croyance erronée et non conforme à celle de l’auteur.

– Il convient également de mettre en garde contre le commentaire attribué à « Ibn Abi l-‘Izz » (moujassim) qui est mis en avant, propagé et enseigné par les wahhabites, et dans lequel se trouve du tajsîm (anthropomorphisme) et de nombreuses oppositions à la croyance de l’Imâm At-Tahâwi et des gens de la Sounnah. Il s’y trouve également des hadîth attribué à Al-Boukhâri et At-Tirmidhi qui n’existent pas dans leurs ouvrages respectifs. Il existe d’ailleurs une controverse concernant qui est vraiment l’auteur de ce livre et sur le fait qu’il ne possède pas de chaîne de transmission. De nombreux savants ont critiqué ce commentaire, parmi eux : le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî, l’Imâm Az-Zabîdi, et le Chaykh Al-Kawthari. Il faut savoir également que les traductions en français de cet ouvrage sont encore plus dangereuses que la version originale en Arabe.

  • Exemple : dans la traduction des éditions Sabil réalisée par Moussaoui Mahboub, lorsque l’Imâm At-Tahâwi renie les organes au sujet de Allâh, le traducteur s’est permis de rajouter entre crochets « propres aux humains ». Ce qui est une falsification des propos de l’auteur. En effet, l’Imâm At-Tahâwi a catégoriquement renié tout type d’organe au sujet de Allâh sans restreindre cela aux organes humains. Cette restriction est ridicule car cela impliquerait qu’il Lui serait possible des organes non humains, comme ceux des animaux. Or ce qui est voulu par l’Imâm At-Tahâwi c’est que Allâh n’a pas de parties corporelles car Il n’est pas un corps.