L’Imâm Aboû Châmah fait l’éloge du Mawlid [rapporté par Ibn Zaynî Dahlân]

Sujet : La bonne innovation du Mawlid

Moufti de la Mecque - Ibn Zayni Dahlan - as-sirah nabawiyyah   Imam Abou chamah - eloge du mawlid - bonne innovation

Dans son livre « As-Sîrah an-Nabawiyyah », le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibn Zaynî Dahlân a consacré un chapitre à la commémoration du Mawlid dans lequel il a dit :

« قال الإمام أبو شامة شيخ النووي : ومن أحسن ما إبتدع في زماننا ما يفعل كل عام في اليوم الموافق ليوم مولده صلى الله عليه و سلم من الصدقات والمعروف ، وإظهار الزينة والسرور ، فإن ذلك – مع ما فيه من الإحسان للفقراء – مشعر بمحبة النبي صلى الله عليه و سلم وتعظيمه في قلب فاعل ذلك وشكر الله تعالى على ما من به من إيجاد رسول الله صلى الله عليه و سلم الذي أرسله رحمة للعالمين. »

« L’Imâm Aboû Châmah, le Chaykh de An-Nawawi a dit : parmi les meilleures choses qui ont été innovées à notre époque, il y a ce qui se fait chaque année, lors des jours qui correspondent au jour du Mawlid, d’entre les aumônes et les actes de générosités et le fait de montrer les beaux habits ainsi que la joie, tout ce que cela comporte comme générosité envers les pauvres est une indication d’amour porté à l’égard du prophète (صلى الله عليه وسلم) et de sa glorification dans le cœur de celui qui fait cela, ainsi que du remerciement à Allâh pour ce qu’Il a accordé comme bienfait dans l’apparition du prophète (صلى الله عليه وسلم), celui qui a été envoyé comme miséricorde pour les mondes. »

Informations utiles :

– Le Moufti de La Mecque, Le Chaykh Ahmad Ibn Zaynî Dahlân Al-Makki est né en 1231 et il est décédé en 1304 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 130 ans. Il était spécialiste de la Charî’ah, de la grammaire et de l’histoire ainsi que d’autres domaines. Il a apporté sa contribution à de nombreuses sciences. Il était le Moufti des maîtres Châfi’i à la ville Sainte de la Mecque, il était surnommé Chaykhou l-Islâm. Il est l’auteur du livre « Ad-Dourarou s-Saniyyah » ainsi que du livre « Al-Foutoûhâtou l-Islâmiyyah » (Les conquêtes islamiques) dans lequel se trouve le fameux chapitre de mise en garde contre la secte wahhabite qu’il a intitulé « Fitnatou l-Wahhâbiyyah » (La discorde des Wahhabites). Consultez sa biographie : ici.

– Dans son livre « As-Sîrah an-Nabawiyyah» il a écrit un chapitre au sujet du Mawlid. Ici il cite l’Imâm Aboû Châmah qui fait l’éloge de la commémoration du Mawlid.

– Cette citation de l’Imâm Aboû Châmah (رحمه الله) provient de son livre « Al-Bâ’ithou ‘alâ Inkâri l-bida’ wa l-hawâdith ».

– L’Imâm, Le Hâfidh (le spécialiste de la science du hadith), le Mouhaddith (transmetteur du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Chihâbou d-Dîn Aboû Châmah Abdou r-Rahmân Ibn Ismâ’îl Al-Maqdiçi Ad-Dimachqi Ach-Châmi Ach-Châfi’i est né en 559 à Damas (Syrie) et il est décédé en 665 de l’hégire à Damas également (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 800 ans. Il était Chaykh à Dâroul-Hadîth Achrafiyyah, et il était l’un des Chaykh de l’Imâm An-Nawawi (رحمه الله). Et il fût l’élève d’éminents savants tels que Chaykhou l-Islâm Ibn ‘Abdi s-Salâm et le Hâfidh Ibn ‘Açâkir.

– Il dit que le Mawlid fait parti des meilleures choses innovées. Sa citation nous confirme qu’une innovation peut être bonne contrairement à ce que prétendent certains ignorants à notre époque.

– Ainsi le Mawlid est une bonne innovation et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth qui comprend les termes « كل بدعة ضلالة » [koullou bid’atin dalâlah], les savants de l’Islâm ont dit que « كل » [koullou] signifie ici « la plupart », c’est-à-dire que la plupart des innovations mènent à l’égarement. [Voir la parole de l’Imâm An-Nawawi : ici]

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant les bonnes innovations : ici.

– Consultez d’autres paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

Le Chaykh Al-Mounâwi déclare mécréant ceux qui attribuent la direction ou le corps à Allâh

al-mounawi - Faydou l-Qadir Charh Al-Jami’ As-Saghir   Al-Mounawi déclare mécréant les moujassimah

Dans son livre « Faydou l-Qadîr Charh Al-Jâmi’ As-Saghîr », le Chaykh Al-Mounâwi a dit :

«[…] والكلام كله في مبتدع لا يكفر ببدعته أما من كفر بها كمنكر العلم بالجزئيات، وزاعم التجسيم أو الجهة أو الكون أو الاتصال بالعالم أو الانفصال عنه فلا يوصف عمله بقبول ولا رد لأنه أحقر من ذلك »

« […] Tous nos propos, tout ce qui vient d’être dit ici, concerne un innovateur qui ne devient pas mécréant par sa mauvaise innovation. Quant à celui qui devient mécréant par sa mauvaise innovation, c’est comme celui qui renie la connaissance de Allâh en prétendant que Allâh ne connait pas le détail, ou qui prétend que Allâh serait un corps, ou qu’Il serait dans une direction. De même celui qui dit que Allâh est en contact avec le monde ou détaché de lui. On ne caractérise pas les actes de ces derniers seulement par le rejet car il est plus vil que cela par sa mauvaise croyance ».

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Mouhaddith (transmetteur du hadîth) Mouhammad ‘Abdou r-Ra-oûf Al-Mounâwi Al-Qâhiri Ach-Châfi’i est né 952 et il est décédé en 1031 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 400 ans. Son livre « Faydou l-Qadîr Charh al-Jâmi’ as-Saghîr » est le commentaire d’un ouvrage du Hâfidh As-Souyoûti (رحمه الله).

– Ici, il confirme que le fait d’attribuer à Allâh le corps ou la direction est de la mécréance. Il explique que ces croyances sont des innovations qui sont de la mécréance. D’autres savants ont également tenu des propos similaires :

  • L’Imâm An-Nawawi a dit dans son livre « Al-Majmoû’ Charhou l-Mouhadh-dhab » : « Et nous avons certes mentionné que celui qui est devenu mécréant par son innovation, la prière n’est pas valable derrière lui […] et parmi ceux qui sont devenu mécréant il y a celui qui attribue clairement le corps [à Allâh] ».
  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit: « L’Imâm An-Nawawi, dans le chapitre de la description de la prière de son commentaire de Al-Mouhadh-dhab, a confirmé la déclaration de mécréance (takfîr) à l’égard des moujassimah (anthropomorphistes), et je dit [Al-Hisni] que c’est cela qui est correct » [Kifâyatou l-Akhyâr].
  • L’Imâm As-Souyoûti a dit dans son livre « Tadrîbou r-Râwî »: « Celui qui est devenu mécréant par son innovation, et cela comme le dit l’auteur (An-Nawawi) du commentaire de Al-Mouhadh-dhab : le moujassim (celui qui attribue à Allâh le corps ou les caractéristiques des corps) et celui qui nie que Allâh connait le détail des choses ...».
  • L’Imâm As-Souyoûti a dit également dans son livre « Al-Achbâh wa n-Nadhâ-ir » : « Certains savants ont dit : les moubtadi’ah (innovateurs dans la croyance) sont de différentes sortes : La première : ceux que nous déclarons mécréant de façon catégorique ; comme celui qui attribue la fornication à ‘Â-ichah (رضي الله عنها) et celui qui nie que Allâh connait le détail des choses et la résurrection des corps, ainsi que les moujassimah (ceux qui attribuent à Allâh le corps ou les caractéristiques des corps) et celui qui prétend que le monde serait sans début…». [Retrouvez l’article : ici]

– Et il dit également que le fait de croire que Allâh serait en contact avec le monde ou détaché de lui est également de la mécréance.

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

  • L’Imâm ‘Ali Ibnou Abî Tâlib [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Hanîfah [voir : ici]
  • L’Imâm Mâlik [voir : ici]
  • L’Imâm Ach-Châfi’i [voir : ici] et [voir : ici]
  • L’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Ach’ari [voir : ici] et [voir : ici]
  • Le Qâdî ‘Abdou l-Wahhâb Al-Mâliki qui mentionne l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi [voir : ici]
  • L’Imâm Ibnou Battâl (449 H.)
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Ghazâli qui rapporte également l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi [voir : ici]
  • L’Imâm An-Nawawi (676 H.)
  • L’Imâm Al-Mawsili [voir : ici]
  • L’Imâm Ibnou Abî Jamrah (699 H.)
  • L’Imâm An-Naçafi (710 H.) [voir : ici]
  • L’Imâm Safiyyou d-Dîn Al-Hindi (715 H.)
  • Le Chaykh Ibnou Amîr Al-Hajj Al-Hanafi (733 H.)
  • Le Chaykh Mahmôud Al-Qoûnawi Al-Hanafi (771 H.)
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni (829 H.)
  • Le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri qui rapporte l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm As-Souyoûti [voir : ici]
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [voir : ici]
  • Le Chaykh Al-Mounâwi comme cela est indiqué ci-dessus.
  • Le Chaykh Mouhammad Mayyârah (1072 H.)
  • Le Chaykh Ibn Balbân [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Bayâdi (1098 H.)
  • L’Imâm Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi [voir : ici]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Houçayn Al-‘Alawi (1272 H.)
  • Le Chaykh Mouhammad ‘illaych Al-Mâliki [voir : ici]
  • Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari (1335 H.)
  • Le Chaykh Al-Marighni Az-Zaytoûni qui mentionne l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Kawthari [voir : ici]
  • Le Chaykh Mehmed Zâhid Kotku [voir : ici]
  • Le Mouhaddith Mouhammad Yâçîn Al-Fâdâni (1410 H.)
  • Le Mouhaddith Al-Harari (1429 H.)
  • Et beaucoup d’autres…

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– Le Chaykh Al-Mounâwi fait partis de ces nombreux savants qui ont confirmé qu’Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité des musulmans en prétendant que l’enfer sera anéanti. Ainsi dans ce même livre (Faydou l-Qadîr), à la suite du hadîth rapporté par Mouslim dans son sahîh d’après Aboû Hourayrah qui rapporte que Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit :

 « من يدخل الجنة يَنعَم لا ييْأس، لا تبلى ثيابه، ولا يفنى شبابه » 

[Sens en français : ] « Celui qui entre au Paradis sera heureux et ne perdra plus espoir, ses habits ne s’useront plus et sa jeunesse ne passera jamais » ; Le Chaykh Al-Mounâwi a dit : « Ceci est explicite pour confirmer que le Paradis est éternel et qu’il ne s’anéantira pas, et l’enfer pareillement. Et Jahm Ibnou Safwân a prétendu qu’ils s’anéantiront parce qu’ils sont entrés en existence, mais aucun des gens de l’Islâm ne l’a suivi, bien au contraire, ils l’ont déclaré mécréant pour cela. Certains ont été d’avis que l’enfer s’anéantira au contraire du paradis, Ibnou l-Qayyim tout comme son chaykh Ibnou Taymiyah, se sont longuement attaché à faire vaincre cet avis dans plusieurs ouvrages, ce faisant il est passé plus près de la mécréance que de la foi à cause de sa contradiction avec le texte du Qour-ân, il a conclu ainsi son livre qui décrit le paradis ». [Pour en savoir plus, consultez le livre “Al-Bourhân wa l-I’tibâr : ici]

Le Qâdî Ibn Al-‘Arabi confirme le fait que Allâh n’est pas dans une direction ni dans un endroit

Ibn al-'arabi - charh mouwatta imama malik -al-qabas   Ibn al-arabi - Allah n'est pas dans une direction

Dans son livre « Al-Qabas fî Charh Mouwattâ Mâlik Ibnou Anas » Al-Qâdî Aboû Bakr Ibnou l-‘Arabi a dit :

« البارئ  تعـالى يتقدس عن أن يُحَدَّ بالجهــــات أو أن تكتنفه الأقطار»

« Al-Bâri (Le Créateur)- c’est-à-dire Allâh – ta’âlâ est exempt d’être limité dans une direction ou d’être contenu dans un endroit »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), Al-Qâdî (le juge) Aboû Bakr Mouhammad Ibnou ‘AbdilLâh Ibnou l-’Arabi Al-Ichbîli Al-Andalouçi Al-Mâliki est né en 468 à Séville (Espagne) et il décédé en 543 de l’Hégire (رحمه الله) à Fès (Maroc), c’est-à-dire il y a environ 900 ans. L’ouvrage dont est tiré cette citation est un commentaire du recueil de hadith « Al-Mouwatta » de l’Imam Malik.

  • L’Imâm An-Nawawi a dit à son sujet : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Qâdî (juge) ». [Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, l’illustre savant (Al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Qâdî (juge) ». [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]

– Ici, Al-Qâdî Ibn Al-‘Arabi confirme la croyance des musulmans sur le fait que Allâh n’est pas dans une direction ni dans un endroit.

– Dans son commentaire du recueil de hadîth de At-Tirmidhi, le Qâdî Ibn Al-‘Arabi a dit également :  « [Les assimilationnistes] ont dit [mensongèrement] que : Les musulmans qui croient en l’Unicité de Dieu ont été d’accord sur le fait qu’ils lèvent les mains vers le ciel pour les invocations car Moûçâ a dit “ Allâh est aux cieux ‘’ quand il s’est adressé à Pharaon, et Pharaon lui a répondu : Ô Haman, construis-moi une Tour.
Nous [Les musulmans de Ahlou Sounnah] leur répliquons : Vous mentez car Moûçâ n’a jamais dit cela. Comment auriez-vous pu savoir que Moûçâ pouvait dire cela ?! Vous n’êtes que des gens qui suivent Pharaon qui a eu pour croyance que le Créateur est dans une direction et il a voulu ainsi monter sur une échelle selon lui vers Dieu ! Il vous suffit comme rabaissement que vous êtes des gens qui le suivent et qu’il est votre Imâm. »
[Retrouvez l’article : ici]

– Il ne faut pas confondre Al-Qâdî Ibn Al-‘Arabi (décédé en 543 de l’Hégire) avec Ibn ‘Arabi (décédé en 638 de l’Hégire).

Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ibn Zaynî Dahlân fait l’éloge du Mawlid

Sujet : Le Moufti de La Mecque approuve le Mawlid

Moufti de la Mecque - Ibn Zayni Dahlan - as-sirah nabawiyyah   Ibn zayni dahlan - soubki - mawlid eloge

Dans son livre «  As-Sîrah an-Nabawiyyah», le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad ibn Zaynî Dahlân a consacré un chapitre à la commémoration du Mawlid dans lequel il a dit :

« فائدة : جرت العادة أن الناس إذا سمعوا ذكر وضعه صلى الله عليه و سلم يقومون تعظيماً له صلى الله عليه و سلم ، وهذا القيام مستحسن لما فيه من تعظيم النبي صلى الله عليه و سلم ، وقد فعل ذلك كثير من علماء الأمة الذين يقتدى بهم.
قال الحلبي في السيرة : فقد حكى بعضهم أن الإمام السبكي إجتمع عنده كثير من علماء عصره فأنشد منشده قول الصرصري في مدحه صلى الله عليه و سلم:

« قليل لمدح المصطفى الخط بالذهب * على ورق من خط أحسن من كتب
وأن تنهض الأشراف عند سماعه * قياماً صفوفاً أو جثياً على الركب »

فعند ذلك قام الإمام السبكي وجميع من بالمجلس ، فحصل أنس كبير في ذلك المجلس، وعمل المولد وإجتماع الناس له كذلك مستحسن.»

« Il est de l’habitude des gens lorsqu’ils entendent le récit de sa naissance honorée, de se lever par glorification pour lui [le prophète] (صلى الله عليه و سلم), et cet acte est un acte de bien en raison de ce que cela comporte comme glorification du prophète (صلى الله عليه و سلم) ; et cela fût pratiqué par un grand nombre de savants de la communauté, parmi ceux qui sont pris en exemple.

Al-Halabi a dit dans As-Sîrah: Certains ont dit que l’Imâm As-Soubki s’était réuni avec beaucoup de savants de son époque, c’est alors qu’un poète s’est mis à chanter les paroles de As-Sarsari faisant l’éloge du prophète (صلى الله عليه و سلم) :

« قليل لمدح المصطفى الخط بالذهب * على ورق من خط أحسن من كتب
وأن تنهض الأشراف عند سماعه * قياماً صفوفاً أو جثياً على الركب »

C’est alors que l’Imâm As-Soubki et la totalité de ceux qui étaient dans l’assemblée se sont levés et eut lieu à ce moment un grand apaisement dans cette assemblée. La pratique du Mawlid ainsi que le fait de réunir les gens en cette occasion sont également des actes de bien. »

Informations utiles :

– Le Moufti de La Mecque, Le Chaykh Ahmad Ibn Zaynî Dahlân Al-Makki est né en 1231 et il est décédé en 1304 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 130 ans. Il était spécialiste de la Charî’ah, de la grammaire et de l’histoire ainsi que d’autres domaines. Il a apporté sa contribution à de nombreuses sciences. Il était le Moufti des maîtres Châfi’i à la ville Sainte de la Mecque, il était surnommé Chaykhou l-Islâm. Il est l’auteur du livre « Ad-Dourarou s-Saniyyah » ainsi que du livre « Al-Foutoûhâtou l-Islâmiyyah » (Les conquêtes islamiques) dans lequel se trouve le fameux chapitre de mise en garde contre la secte wahhabite qu’il a intitulé « Fitnatou l-Wahhâbiyyah » (La discorde des Wahhabites). Consultez sa biographie : ici.

– Dans son livre «  As-Sîrah an-Nabawiyyah» il a écrit un chapitre au sujet du Mawlid. Ici il est dit clairement que le fait de réunir les gens pour célébrer le Mawlid est un acte de bien.

– Dans ce même ouvrage, il mentionne d’autres paroles de savants ayants fait l’éloge du Mawlid, tels que :

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid].

– Ainsi le Mawlid est une bonne innovation et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth qui comprend les termes « كل بدعة ضلالة » [koullou bid’atin dalâlah], les savants de l’Islâm ont dit que « كل » [koullou] signifie ici « la plupart », c’est-à-dire que la plupart des innovations mènent à l’égarement. [Voir la parole de l’Imâm An-Nawawi : ici]

– Ibn Battoûta rapporte qu’à son époque (au 8ème siècle) le Qâdî (juge) de La Mecque organisait une grande festivité à l’occasion du Mawlid [Dans son livre Ar-Rihlah].

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant les bonnes innovations : ici.

– Consultez d’autres paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

L’Imâm Ibn ‘Abbâs explique le Nom de Allâh « An-Noûr » [rapporté par Al-Bayhaqi]

Sujet : Allâh n’est pas une luminosité

al-asmaou-wa-sifat-bayhaqi   ibn abbas - nom de Allah an-nour   ibn abbas ta'wil an-nour

Dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât » (tome 1 pages 143-144 de cette édition), l’Imâm Al-Bayhaqi rapporte que l’Imâm Ibn ‘Abbâs a dit au sujet du verset 35 de Soûrat An-Noûr : {الله نور السماوات والأرض} « Allâhou Noûrou s-samâwâti wa l-Ard » :

« الله سبحانه وتعالى هادي أهل السماوات والأرض »

« Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est Celui Qui guide les gens des Cieux et de la Terre »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements) Aboû Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait partie des plus grands savants du hadîth, et il est de l’école de jurisprudence Châfi’ite.

  • Ibnou l-Jawzi a dit à son sujet : « Il n’avait pas d’égal à son époque dans la mémorisation et la grande maîtrise [des sciences], il est l’auteur de bons ouvrages, il maîtrisait aussi bien la science du Hadîth, que la jurisprudence (Fiqh) et les fondements (Ousoûl), et il compte parmi les plus grands compagnons de [l’Imâm] Al-Hâkim Abî ‘Abdi l-Lâh (m.405 H) » [Al-Mountadham]
  • Ibnou l-Athîr a dit de lui : « Il était un savant dans le Hadîth et dans la jurisprudence (Fiqh) et il est l’auteur de nombreux ouvrages qui démontrent ses nombreux mérites » [Al-Loubâb] et il a dit de lui également : « Il était un Imâm dans le Hadîth et dans la jurisprudence au sein du Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i et il est l’auteur à ce sujet de différents ouvrages » [Al-Kâmil]
  • Le Hâfidh Salâhou d-Dîn Al-‘Alâ-i a dit à propos de lui : « Personne n’est venu après Al-Bayhaqi et Ad-Dâraqoutni qui les égale ou qui se rapproche de leur niveau [dans la science du Hadîth]». [Al-Wachyou l-Mou’am]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Il est le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth),  l’illustre savant (‘Allâmah), le digne de confiance, le spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), Chaykhou l-Islâm », il disait également à son sujet : « Si l’Imâm Al-Bayhaqi auvait voulu fonder sa propre école (Madh-hab) dans laquelle il réalise son ijtihâd (effort de recherche) il aurait été capable de cela vu l’abondance de sa science, et sa connaissance des divergences» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit à son sujet : « L’Imâm Al-Bayhaqi était l’un des Imâm des musulmans, quelqu’un qui appelait à s’accrocher fermement à la religion, un éminent spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un grand Hâfidh (spécialiste du Hadîth), un spécialiste des fondements (Ousoûli) intelligent, un ascète pieux, un fervent adorateur de Allâh,  il se dressait pour soutenir le Madh-hab (c’est-à-dire le Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i) dans les fondements et dans les ramifications, il était une montagne de parmi les montagnes de science » [At-Tabaqât]
  • Ibnou Kathîr a dit à propos de lui : « Il n’avait pas de semblable à son époque dans la maîtrise [des sciences], la mémorisation, le Fiqh (la jurisprudence) et l’écriture [d’ouvrages], Il était un spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un spécialiste du Hadîth (Mouhaddith), un spécialiste des fondements (Ousoûli), il a étudié la science auprès de Al-Hâkim ‘Abdou l-Lâh An-Nayçâboûri , et il étudia également de nombreux sujets auprès d’autres savants, il a composé de nombreux ouvrages utiles qui n’ont pas eu de semblable »[Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Al-Ousoûli (spécialiste des fondements), le pieux, le vertueux, celui qui n’avait pas d’équivalent à son époque dans la mémorisation, Il a excellé dans la maîtrise [des sciences] et la mémorisation » [Al-Mountakhab]
  • Ibnou ‘Abdi l-Hâdi a dit à son sujet : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), l’illustre savant, le Chaykh de Khourâçân » [Tabaqât ‘oulamâ-i l-Hadîth]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il était celui qui soutenait le plus la voie de l’Imâm Ach-Châfi’i » [Wafayâtou l-A’yân]
  • Retrouvez la biographie de l’Imâm Al-Bayhaqi : ici.

– L’éminent savant du Salaf, l’Imâm des Moufassir, ‘Abdou l-Lâh Ibnou ‘Abbâs est un compagnon et il est le cousin du Prophète (صلى الله عليه وسلم). Il est décédé en 68 de l’Hégire (رضي الله عنه) c’est-à-dire il y a environ 1365 ans. Il est très connu pour sa science de l’interprétation (ta-wîl) du Qour-ân. Le Messager de Allah (صلى الله عليه وسلم) a fait une invocation en sa faveur, par sa parole : « Allâhoumma ‘allimhou l-hikmata wa ta-wîla l-kitâb ». Cela signifie : « Ô Allâh, apprends-lui la sagesse et l’interprétation du Livre ». Cette parole est rapportée par Al-Boukhâri, Ibnou Mâjah et d’autres encore en des termes différents. Le Hâfidh Ibnou l-Jawzi dans son livre Al-Majâlis a dit : «Et il n’y a pas de doute que Allâh a exaucé cette invocation du Messager»Retrouvez sa biographie : ici.

– Ici, l’Imâm Ibnou ‘Abbâs explique que le Nom de Allâh “An-Noûr” signifie ” Al-Hâdî ” c’est-à-dire Celui Qui guide. Mais il n’est pas permis de croire que Allâh serait une lumière, qui est le contraire de l’obscurité car Il est Celui Qui crée la lumière.

– Cette citation est une des nombreuses preuves que les compagnons ont eu recours au ta-wîl (interprétation détaillée), contrairement à ce que prétendent certains ignorants qui interdisent cela.

– De nombreux savants ont tenu des propos similaires. Parmi eux :

  • Le Loughâwi Aboû Mansoûr Al-Azhari [Rapporté par Ibn Mandhoûr]
  • L’Imâm Al-Khattâbi [Rapporté par Al-Bayhaqi]
  • L’Imâm Al-Halîmi [Rapporté par Al-Bayhaqi]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi qui a dit : « An-Noûr : Il est Celui Qui guide (Al-Hâdi), et il a été dit : Celui Qui crée la lumière (Al-Mounawwir)» [Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Al-Jouwayni [Dans son livre Al-Irchâd]
  • L’Imâm An-Nasafi [Dans son livre Bahrou l-Kalâm]
  • L’Imâm Ibnou l-Athîr [Rapporté par Ibn Mandhoûr]
  • Le Loughâwi Ibnou Mandhoûr [Dans son ouvrage Liçânou l-‘Arab]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Les mouchabbihah (assimilationnistes) ont dit : « Il est permis de dire que Allâh ta’âlâ est une lumière qui scintille » et Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah ont dit : ceci n’est pas permis ! Car Allâh est Le Créateur de la lumière, et Il est Celui qui fait briller la lumière, et la lumière a une couleur, et si on dit qu’Il aurait une couleur cela impliquerait le tachbîh (la ressemblance avec les créatures) et Allâh ta’âlâ est exempt de la ressemblance avec les créatures. Et Ils (les mouchabbihah) ont argumenté avec la parole de Allâh ta’âlâ {الله نور السماوات والأرض} [qui a pour sens : ] « Allâh est noûr des cieux et de la terre » [et ils disent : ] Il s’est nommé lui-même « noûr ». Alors nous leur disons : Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنهما) a dit : cela signifie Celui Qui illumine les cieux et la terre. Et d’autres ont dit : cela signifie Celui Qui guide les gens des cieux et de la terre. » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {اللَّهُ نُورُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ} (Allâhou Noûrou s-samâwâti wa l-ard) : c’est-à-dire qu’Il est Celui qui a la lumière des cieux et de la terre, et ces deux lumières sont le soleil et la lune, le sens est : Il est Celui qui guide ceux qui y sont (c’est-à-dire dans les cieux et sur terre) par sa lumière » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • Le Mouhaddith Al-Harari qui a dit : « Sa parole ta’âlâ  : [اللهُ نُورُ السَّمَوَاتِ وَالأَرْض] (Allâhou noûrou s-samâwâti wa l-ard) signifie que Allâh ta’âlâ est Celui Qui guide les gens des cieux et de la terre vers la lumière de la foi, rapporté par Al-Bayhaqi de ‘Abdou l-Lâh Ibnou l-‘Abbâs, que Allâh les agrée tous deux. Allâh ta’âlâ n’est pas “noûr” dans le sens de « lumière » » [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • Et beaucoup d’autres.

– Allâh ta’âlâ dit dans Soûrat Al-An’âm :  { وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ } [ce qui a pour sens] : « Et Il (Allâh) créa les obscurités et la lumière ». Dès lors, comment serait-il possible qu’Il soit une lumière comme Ses créatures ?!

– Le fait de croire que Allâh serait une lumière (contraire de l’obscurité) est une croyance contraire à l’Islâm, et cette croyance fait sortir de l’islâm. [voir à ce sujet la citation de l’Imâm An-Nâboulouçi : ici].

– Le Chaykh, le Faqîh Aboû Chakoûr As-Sâlimi Al-Hanafi (m.~460 H.) a dit au sujet des Mouchabbihah (ceux qui ont pour croyance que Allâh ressemble aux créatures) : « Parmi eux certains disent que « Allâh ta’âlâ est une lumière qui scintille » et cela est de la mécréance car il y a le reniement d’un texte et il s’agit de la parole de Allâh ta’âlâ [qui a pour sens : ] {Rien n’est tel que Lui} » [Dans son livre At-Tamhîd fî Bayâni t-Tawhîd]

– Les savants ont dit que les corps sont de deux sortes : les corps palpables (que l’on peux toucher) et les corps impalpables (que l’on ne peux pas toucher). La lumière est un corps impalpable et Allâh n’est ni un corps palpable ni un corps impalpable. Les savants ont été unanimes sur le fait qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance. [Retrouvez des citations à ce sujet  : ici]

– Retrouvez d’autres paroles de savants ayant mentionné que Allâh n’est pas une lumière : ici.

Le Hâfidh Al-Bayhaqi déclare mécréant ceux qui croient que Allâh est assis sur le trône

chou'ab al imane - al bayhaqi   Al-bayhaqi - takfir mouchabbihah - trone

Dans son livre « Chou’abou l-Îmân » le Hâfidh Al-Bayhaqi a dit :

«وأما البراءة من التشبيه بإثبات أنه ليس بجوهر ولا عرض فلأن قوما زاغوا عن الحق فوصفوا الباري جل وعز ببعض صفات المحدثين ، فمنهم من قالك إنه جوهر، ومنهم من قال إنه جسم، ومنهم من أجاز أن يكون على العرش قاعدا كما يكون الملك على سريره وكل ذلك في وجوب اسم الكفر لقائله كالتعطيل والتشريك»

« Concernant la réfutation du tachbîh (c’est-à-dire la réfutation de l’assimilation de Allâh à Ses créatures) il est confirmé que Allâh n’est ni une substance (jawhar) ni une caractéristique des substances (‘arad). En effet, il y a des gens qui se sont écartés de la vérité en attribuant au créateur Jalla wa ‘azz des caractéristiques propres à ce qui entrent en existence.

Il y a parmi eux ceux qui ont dit qu’Il est ta’âlâ une substance (jawhar).  Il y a également parmi eux ceux qui ont dit qu’il est un corps (jism) et d’autres ont dit qu’il est possible qu’Il soit assis sur un trône, tout comme un roi est sur son lit. Toutes ces paroles entraînent l’attribution de la mécréance pour celui qui les dit, tout comme c’est le cas de celui qui fait preuve de négationnisme ou d’association. »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements) Aboû Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait partie des plus grands savants du hadîth, et il est de l’école de jurisprudence Châfi’ite.

  • Ibnou l-Jawzi a dit à son sujet : « Il n’avait pas d’égal à son époque dans la mémorisation et la grande maîtrise [des sciences], il est l’auteur de bons ouvrages, il maîtrisait aussi bien la science du Hadîth, que la jurisprudence (Fiqh) et les fondements (Ousoûl), et il compte parmi les plus grands compagnons de [l’Imâm] Al-Hâkim Abî ‘Abdi l-Lâh (m.405 H) » [Al-Mountadham]
  • Ibnou l-Athîr a dit de lui : « Il était un savant dans le Hadîth et dans la jurisprudence (Fiqh) et il est l’auteur de nombreux ouvrages qui démontrent ses nombreux mérites » [Al-Loubâb] et il a dit de lui également : « Il était un Imâm dans le Hadîth et dans la jurisprudence au sein du Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i et il est l’auteur à ce sujet de différents ouvrages » [Al-Kâmil]
  • Le Hâfidh Salâhou d-Dîn Al-‘Alâ-i a dit à propos de lui : « Personne n’est venu après Al-Bayhaqi et Ad-Dâraqoutni qui les égale ou qui se rapproche de leur niveau [dans la science du Hadîth]». [Al-Wachyou l-Mou’am]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Il est le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth),  l’illustre savant (‘Allâmah), le digne de confiance, le spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), Chaykhou l-Islâm », il disait également à son sujet : « Si l’Imâm Al-Bayhaqi auvait voulu fonder sa propre école (Madh-hab) dans laquelle il réalise son ijtihâd (effort de recherche) il aurait été capable de cela vu l’abondance de sa science, et sa connaissance des divergences» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit à son sujet : « L’Imâm Al-Bayhaqi était l’un des Imâm des musulmans, quelqu’un qui appelait à s’accrocher fermement à la religion, un éminent spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un grand Hâfidh (spécialiste du Hadîth), un spécialiste des fondements (Ousoûli) intelligent, un ascète pieux, un fervent adorateur de Allâh,  il se dressait pour soutenir le Madh-hab (c’est-à-dire le Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i) dans les fondements et dans les ramifications, il était une montagne de parmi les montagnes de science » [At-Tabaqât]
  • Ibnou Kathîr a dit à propos de lui : « Il n’avait pas de semblable à son époque dans la maîtrise [des sciences], la mémorisation, le Fiqh (la jurisprudence) et l’écriture [d’ouvrages], Il était un spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un spécialiste du Hadîth (Mouhaddith), un spécialiste des fondements (Ousoûli), il a étudié la science auprès de Al-Hâkim ‘Abdou l-Lâh An-Nayçâboûri , et il étudia également de nombreux sujets auprès d’autres savants, il a composé de nombreux ouvrages utiles qui n’ont pas eu de semblable »[Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Al-Ousoûli (spécialiste des fondements), le pieux, le vertueux, celui qui n’avait pas d’équivalent à son époque dans la mémorisation, Il a excellé dans la maîtrise [des sciences] et la mémorisation » [Al-Mountakhab]
  • Ibnou ‘Abdi l-Hâdi a dit à son sujet : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), l’illustre savant, le Chaykh de Khourâçân » [Tabaqât ‘oulamâ-i l-Hadîth]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il était celui qui soutenait le plus la voie de l’Imâm Ach-Châfi’i » [Wafayâtou l-A’yân]
  • Retrouvez la biographie de l’Imâm Al-Bayhaqi : ici.

– Ici, il rejette la croyance du tachbîh, c’est-à-dire de l’assimilation de Allâh à Ses créatures. Il confirme que Allâh n’est pas un corps, qu’Il n’est pas une substance (jawhar), ni une caractéristique des substance (‘arad).

– Ensuite, il confirme que celui qui croit que Allâh serait un corps ou une substance, ou qui croit que Allâh s’assoit sur le Trône est mécréant. Et les savants musulmans sont unanimes sur ce jugement.

– Ainsi l’istiwâ de Allâh sur le trône n’est pas une position assise, ni un établissement dans un endroit, tout comme l’a dit l’Imâm Al-Bayhaqi : « Il faut savoir que l’istiwâ de Allâh soubhânahou wa ta’âlâ n’est pas interprété par le fait de se redresser après avoir été courbé, ni par le fait de s’établir dans un endroit, ni de toucher quelque chose de Sa création. On dit au contraire que Allâh istawâ ‘ala l-‘arch comme cela est rapporté, sans comment et sans « où » [c’est-à-dire sans endroit]. » [Retrouvez l’article : ici]

– Egalement l’Imâm Al-Bayhaqi rapporte dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât » de l’Imâm Al-Khattâbi qu’il a dit : « Lorsque les musulmans disent « Allâh istawâ sur le Trône (‘arch) » le sens n’est pas que Allâh serait en contact avec lui, ni qu’Il l’aurait pris comme endroit, ni que Allâh serait localisé dans une des directions, en effet Allâh est différent de la totalité de Ses créatures et cela (l’istiwâ) est cité dans les Textes. Nous le mentionnons à ce titre tout en niant le comment (al-kayf) à Son sujet car rien n’est tel que Allâh et Il est Celui Qui entend et Qui voit  » [Retrouvez l’article : ici]

– Ainsi, de nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

  • L’Imâm ‘Ali Ibnou Abî Tâlib [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Hanîfah [voir : ici]
  • L’Imâm Mâlik [voir : ici]
  • L’Imâm Ach-Châfi’i [voir : ici] et [voir : ici]
  • L’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Ach’ari [voir : ici] et [voir : ici]
  • Le Qâdî ‘Abdou l-Wahhâb Al-Mâliki qui mentionne l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi [voir : ici]
  • L’Imâm Ibnou Battâl (449 H.)
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [voir ci-dessus]
  • L’Imâm Al-Ghazâli qui rapporte également l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi [voir : ici]
  • L’Imâm An-Nawawi (676 H.)
  • L’Imâm Al-Mawsili [voir : ici]
  • L’Imâm An-Naçafi (710 H.) [voir : ici]
  • L’Imâm Safiyyou d-Dîn Al-Hindi (715 H.)
  • Le Chaykh Ibnou Amîr Al-Hajj Al-Hanafi (733 H.)
  • Le Chaykh Mahmôud Al-Qoûnawi Al-Hanafi (771 H.)
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni (829 H.)
  • Le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri qui rapporte l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm As-Souyoûti [voir : ici]
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [voir : ici]
  • Le Chaykh Al-Mounâwi [voir : ici]
  • Le Chaykh Mouhammad Mayyârah (1072 H.)
  • Le Chaykh Ibn Balbân [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Bayâdi (1098 H.)
  • L’Imâm Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi [voir : ici]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Houçayn Al-‘Alawi (1272 H.)
  • Le Chaykh Mouhammad ‘illaych Al-Mâliki [voir : ici]
  • Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari (1335 H.)
  • Le Chaykh Al-Marighni Az-Zaytoûni qui mentionne l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Kawthari [voir : ici]
  • Le Chaykh Mehmed Zâhid Kotku [voir : ici]
  • Le Mouhaddith Mouhammad Yâçîn Al-Fâdâni (1410 H.)
  • Le Mouhaddith Al-Harari (1429 H.)
  • Et beaucoup d’autres…

– De nombreux savants ont confirmé que le fait de croire que Allâh serait assis sur le trône est une croyance qui constitue également de la mécréance. Parmi eux :

  • L’Imâm Ach-Châfi’i tout comme le rapporte Al-Qourachi qui mentionne d’ailleurs que cela fait l’objet de l’unanimité [voir : ici] et Ibnou Ar-Rif’ah [voir : ici] ;
  • L’Imâm An-Nawawi qui a dit : « Et s’il dit “Allâh s’est levé pour la justice” il est devenu mécréant,  ou s’il dit “Allâh s’est assis pour la justice” il est devenu mécréant » [Rawdatou t-Tâlibîn / Kitâb Ar-Riddah] et Ibn Noujaym Al-Hanafi a tenu avec exactitude les mêmes propos dans son livre « Al-Bahrou r-Râ-iq », et également Adh-Dhahabi  dans “Ith-hâfou l-Akâbir fî tahdhîbi kitâbi l-Kabâ-ir” ;
  • L’Imâm Al-Kawthari qui mentionne l’unanimité [voir : ici] et [voir : ici];
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari rapporte également l’unanimité [voir : ici] ;
  • Et beaucoup d’autres …

– Consultez également les articles sur le thème : Allâh n’est pas sur le trône : ici

– Consultez également les articles sur le thème : Attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici

Le Hâfidh Al-‘Irâqi a composé un ouvrage d’éloge concernant le Mawlid

Sujet : Le Mawlid du prophète

Al-Mawridou l-Haniyy fi l-Mawlid as-saniyy - Al-'Iraqi   Al-Iraqi - le cri de iblis lors du mawlid

Le Hâfidh Al-‘Irâqi a écrit un livre dans lequel il fait l’éloge du Mawlid ; il l’a intitulé « Al-Mawridou l-Haniyy fi l-Mawlid as-Saniyy ». Dans cet ouvrage il rapporte d’après le Hâfidh Baqiyy Ibnou Makhlad, l’élève de l’Imâm Ahmad Ibn Hambal :

« إبليس رن أربع رنات رنة حين لعن ورنة حين أهبط ورنة حين ولد رسول الله صلى الله عليه و سلم ورنة حين أنزلت فاتحة الكتاب »

« Iblîs a poussé un cri terrible à quatre reprises : lorsqu’il a été maudit, lorsqu’il a été chassé du paradis, lorsque le prophète (صلى الله عليه و سلم) est né et lorsque [Soûrat] Al-Fâtihah a été descendue par révélation »

 Informations utiles:

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Abou-l Fadl Zaynou d-Dîn ‘Abdou r-Rahîm Ibnou l-Houçayn Al-‘Irâqi Al-Misri Ach-Châfi’i est né en 725 et il est décédé en 806 de l’Hégire (رحمه الله) c’est à dire il y a environ 630 ans. C’est un grand savant qui est très connu pour sa maîtrise de la science du hadîth. Il est connu comme étant le chaykh des houffâdh (spécialistes de la science du hadîth). Il était l’un des principaux chaykh de l’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni.

– Il est l’auteur de ce livre qu’il a intitulé « Al-Mawridou l-Haniyy fi l-Mawlid as-Saniyy » dans lequel il fait l’éloge du Mawlid An-Nabawi.

– Nous avons choisi de citer cet extrait de l’ouvrage afin de vous montrer la similitude entre ce qu’a fait Iblîs (le diable) lors de la naissance du prophète (صلى الله عليه و سلم), et ce que font certains partisans de Iblîs, de nos jours à l’approche du Mawlid.

– Tout comme Iblîs a poussé un grand cri lors de la naissance honoré du prophète (صلى الله عليه و سلم), chaque année nous entendons à l’approche du Mawlid les opposants à cette commémoration pousser des cris, suivant les traces de Chaytân, afin d’empêcher les musulmans d’y participer.

– Le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations que les savants de l’Islâm ont approuvé. Parmi eux :

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid].

– Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations, et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Article à consulter : Les wahhabites interdisent le Mawlid du prophète mais innovent une semaine de fête pour Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb.

Le Hâfidh As-Sakhâwi fait l’éloge du mawlid (2) (rapporté par l’Imâm As-Sâlihi Ach-Châmi)

Sujet : La célébration du Mawlid.

as-Salihi ach-Chami - souboul al-houda wa r-Rachad   Sakhawi -mawlid - As-salihi ach-chami

Dans son livre « Souboul al-Houdâ wa r-Rachad fî sîrati khayri l-‘Ibâd » l’Imâm Mouhammad Ibn Yoûçouf as-Sâlihi ach-Châmi a dit :

« قال الحافظ أبو الخير السخاوي رحمه الله تعالى في  فتاويه : عمل المولد الشريف لم ينقل عن أحد من السلف الصالح في القرون الثلاثة الفاضلة، وإنما حدث بعد، ثم لا زال أهل الإسلام في سائر الأقطار والمدن الكبار يحتفلون في شهر مولده صلى الله عليه وسلم بعمل الولائم البديعة، المشتملة على الأمور البهجة الرفيعة، ويتصدقون في لياليه بأنواع الصدقات، ويظهرون السرور ويزيدون في المبرات، ويعتنون بقراءة مولده الكريم، ويظهر عليهم من بركاته كل فضل عميم »

« Le Hâfidh Abou l-Khayr As-Sakhâwi, que Allâh ta’âlâ lui fasse miséricorde, a dit dans ses fatâwâ : La Commémoration du Mawlid Honoré n’a été rapporté d’aucun des pieux prédécesseurs des trois premiers siècles de mérites, mais elle a été instauré après, et les musulmans dans les différentes régions et grandes villes le fêtent pendant le mois de Sa Naissance (صلى الله عليه وسلم), et font les festins originaux comportant la bonne joie, ils donnent différentes sortes d’aumônes durant ses nuits, ils expriment la joie,  ils augmentent en bienfaisance, et ils s’appliquent à lire le récit de sa Noble Naissance, ainsi tous les Mérites largement répandus rejaillissaient sur eux grâce à ses Bénédictions »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Mouhaddith (transmetteur du hadîth) Mouhammad Ibn Yoûçouf as-Sâlihi ad-Dimachqi ach-Châmi Al-Misri Ach-Châfi’i est décédé en 942 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 500 ans.

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth) Chamsou d-Dîn Mouhammad Ibnou ‘Abdi r-Rahmân As-Sakhâwi est né en 831 au Caire et il est décédé en 902 de l’Hégire à Médine (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 530 ans. Il était un grand savant reconnu dans la science du hadîth et il était du madhab (école de jurisprudence) Chafi’ite. Il a eu de parmi ses Chaykh l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni.

– Ici, il fait l’éloge de la commémoration du Mawlid du Prophète (صلى الله عليه وسلم).

– L’Imâm As-Sakhâwi confirme la voie de Ahlou s-Sounnah sur le fait que le Mawlid fait partie des bonnes innovations (bid’ah haçanah), et qu’il y a du mérite et des bénédictions à l’accomplir.

– L’Imâm As-Sakhâwi mentionne cette citation dans son propre ouvrage [Al-Ajwibatou l-Mardiyyah] et d’autres savants rapportent également cela de lui [Rapporté par le Chaykh Ibn Zayni Dahlân] et [Rapporté par le Mouhaddith Al-Harari]. Cela a également été rapporté par le centre de Fatwâ de l’Université Islamique Al-Azhar.

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Housnou l-Maqsid fi ‘Amali l-Mawlid].

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari fait l’éloge du Mawlid

al-harari-habachi mawlid   Al-Harari-habachi-eloge mawlid

Dans son livre « Ar-Rawâ-ihou z-Zakiyyah fî Mawlidi khayri l-Bariyyah » (les senteurs pures dans la commémoration de la naissance de la meilleur des créatures), le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari a dit :

« فصل في الاحتفال بالمولد الشريف، وذكر أدلة جوازه :
من البدع الحسنة الاحتفال بمولد رسول الله صلى الله عليه وسلم، فهذا العمل لم يكن في عهد النبي صلى الله عليه وسلم ولا فيما يليه، إنما أحدث في أوائل القرن السابع للهجرة، وأول من أحدثه ملك إربل وكان عالمًا تقيًّا شجاعًا يقال له المظفر. جمع لهذا كثيرًا من العلماء فيهم من أهل الحديث والصوفية الصادقين. فاستحسن ذلك العمل العلماء في مشارق الأرض ومغاربها، منهم الحافظ أحمد بن حجر العسقلاني، وتلميذه الحافظ السخاوي، وكذلك الحافظ السيوطي وغيرهم »

« Chapitre de la commémoration de la naissance honorée (al-mawlid ach-charîf) et l’évocation des preuves de son caractère permis :

 Parmi les bonnes innovations, il y a la célébration de la naissance (Mawlid) du Prophète (صلى الله عليه وسلم). Cette pratique n’existait pas à l’époque du Prophète (صلى الله عليه وسلم) ni à l’époque qui l’a suivie. Mais elle fut innovée aux débuts du septième siècle de l’Hégire. Le premier à l’avoir innovée fut le roi de Irbil. Il était savant, pieux, courageux et il est surnommé Al-Moudhaffar. Il réunit pour cela beaucoup de savants, parmi lesquels il y avait des gens du hadîth et des soufis véridiques. Les savants des orients de la terre et de ses occidents ont approuvé cela. Il y a parmi eux le Hâfidh Ahmad Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni et son élève le Hâfidh As-Sakhâwi ainsi que le Hâfidh As-Souyoûti et d’autres encore. »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), l’Imâm, le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari Ach-Châfi’i Ach-Chaybi Al-‘Abdari connu sous le nom de Al-Habachi est décédé en 1429 de l’Hégire (رحمه الله). Il était un grand défenseur de la croyance de Ahlou s-Sounnah. De nombreux savants et responsables d’institutions islamiques ont fait son éloge. Parmi eux :

  • Le Président de l’Université et de l’Institut islamique “Az-Ziyâdah” à Jakarta en Indonésie, Habîb Al-Miçâwî, a dit : « J’ai pris connaissance des livres du Mouhaddith, le Chaykh respectable ‘Abdoul-Lâh Al-Harari Ach-Chaybi, que Allâh le préserve, surtout les livres “Al-Maqalatou s-Sounniyyah” et “Sarîhou l-Bayân”, j’ai trouvé en lui un savant, un jurisconsulte, versé dans la science et le Hadîth, je témoigne qu’il est unique à son époque et son ère et qu’il est le Moujaddid de ce siècle ». (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).
  • Le Mouhaddith des contrées marocaines, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri a dit à son sujet :  « Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh est juste (‘adl)… Il a des ouvrages dignes de considération et des livres utiles dans l’explication des Lois de Allâh pour les musulmans, qui montrent bien qu’il fait partie des religieux qui ont une grandeur d’âme et qui œuvrent pour la religion de Allâh. Il n’est donc pas permis, après tout cela, qu’on le calomnie dans sa religion, qu’on le discrédite dans sa croyance ou qu’on récuse sa justesse ».
  • Le Docteur ‘Oumar Hâchim, qui était président de l’université Al-Azhar en Egypte a dit de lui : « Le Mouhaddith, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari est illustre par sa science et sa piété ».
  • Le Chaykh ‘Abdou r-Rahmân Kanj Koya Tankal Al-Boukhâri, le Juge de la province de “Yalal”, doyen de la faculté “As-Sayyid Madani” et guide de l’Association des savants de Ahlou-s-Sounnah wal-Jamâ’ah dans l’ensemble de l’Inde : « J’ai été très heureux de connaître le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari au travers de ses ouvrages et de ses disciples. Ainsi, j’ai pu me rendre compte personnellement de l’éminence de cet homme ; j’ai trouvé en lui le savant érudit, le Mouhaddith, dont il est rare de trouver le pareil, et le jurisconsulte Moujaddid qui combat la bid’ah (la mauvaise innovation) et qui soutient la Sounnah ».
  • Le Chaykh Mouhammad Châh Al-Hâmidi Al-Houçayni a dit : « Certe, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh est un Imâm dans la ‘Aqîdah (croyance), le Fiqh (jurisprudence), la langue arabe, le Hadîth, et il est rare de trouver semblable à lui dans cette époque. Et ceci n’est pas uniquement mon propre témoignage mais aussi le témoignage de mon père Al-‘Allâmah (l’illustre savant) le Chaykh Qoutbou d-Dîn Al-Hâmidi Al-Houçayni (rahimahou l-Lâh) le Moufti de Deir ez-Zor, et c’est également le témoignage de beaucoup des plus grands de parmi les gens de science de la région du Châm et d’ailleurs »
  • Le Chaykh Mouhammad Dhafar (Dâr al-‘ouloûm Amjadiyyah de Karachi au Pakistan) a dit : « L’illustre savant érudit (Al-‘Allâmah al-Kabîr) Al-Hâfidh Al-Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) l’éducateur et l’honorable Chaykh Abdoullâh Al-Harari connu par Al-Habachi suit le Madh-hab Al-Haqq (l’école de droiture) et marche sur la voie droite, celle des Sahâbah du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) , des prédécesseurs vertueux ainsi que leurs successeurs. Puisse Allâh leur accorder à tous encore davantage d’agrément et d’approbation. Et il est un Imâm (guide et référence) très grand, et il est une référence en la religion (houjjatou fi d-Dîn). Il est pieux et vertueux, véridique et sincère. ».
  • Le Chaykh Mouhammad Noûrou d-Dîn Al-Banjari Al-Makki (l’un des Chouyoukh d’Indonésie) a dit de lui : « Concernant la science il est difficile de trouver quelqu’un de semblable au Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari ou quelqu’un qui se rapproche de son niveau ».
  • Le Chaykh Indonésien, Hajj Mouhammad Châfi’i Hadhâmi, le président de l’assemblée des savants de Jakarta (capitale Indonésienne) a écrit une lettre d’éloge en sa faveur dans laquelle il a dit : « Il est le Chaykh, Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Abdou l-Lâh Ibnou Mouhammad Ach-Chaybi Al-‘Abdari Al-Harari connu sous le nom de Al-Habachi, qui est un vérificateur scrupuleux, minutieux, et qui compose avec un style synthétique. Que Allâh augmente le nombre de gens semblable à lui. Que Allâh le récompense en bien pour nous et pour les musulmans, pour ses œuvres dans sa réprimande des bid’ah [mauvaises innovations] et l’élévation de la sounnah prophétique »

– Ici, le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari confirme le fait que la commémoration du Mawlid rentre dans le cadre des bonnes innovations qui ont été acceptées par les savants de l’Islâm. Parmi eux il mentionne :

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [voir l’article : ici].

– Au début de son ouvrage le Chaykh Al-Harari donne une explication détaillée au sujet des différentes sortes d’innovations [retrouvez l’article : ici].

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » (Rapporté par Mouslim) [Retrouvez l’article : ici].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 590 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est le plus célèbre commentaire du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.

– Le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth) Chamsou d-Dîn Mouhammad Ibnou ‘Abdi r-Rahmân As-Sakhâwi est né en 831 au Caire et il est décédé en 902 de l’Hégire à Médine (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 530 ans. Il était un grand savant reconnu dans la science du hadîth et il était du madhab (école de jurisprudence) Chafi’ite. Il a eu de parmi ses Chaykh l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni.

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Abou l-Fadl ‘Abdou r-Rahmân ibnou Abî Bakr Jalâlou d-Dîn as-Souyoûti est un grand savant Chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 au Caire et il est décédé en 911 de l’hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

– Le Savant Sunnite, le Sultân attaché à la religion, le Gouverneur de Irbil, l’éminent Roi Al-Moudhaffar Aboû Sa’îd Koûkabri Ibnou Zaynou d-Dîn ‘Ali Ibnou Baktakîn est né 549 et il est décédé en 630 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 800 ans. Il était très proche du grand Moujâhid Salâhou d-Dîn Al-Ayyoûbi (رحمه الله),  le Roi Al-Moudhaffar était d’ailleurs marié avec la sœur du Sultân Salâhou d-Dîn. Nombreux sont les savants qui ont fait son éloge.

Le Hâfidh As-Sakhâwi fait l’éloge du Mawlid

Sujet : Le mawlid est une bonne innovation

fatawa as-sakhawi   hafidh as-sakhawi eloge du mawlid

Dans ses Fatâwâ « Al-Ajwibatou l-Mardiyyah », le Hâfidh As-Sakhâwi a dit au sujet de la commémoration du Mawlid :

« سئلت عن أصل عمل المولد الشريف.
فأجبت: لم ينقل عن أحد من السلف الصالح في القرون الثلاثة الفاضلة، وإنما حدث بعد، ثم ما زال أهل الإسلام في سائر الأقطار والمدن العظام يحتفلون في شهر مولده صلى الله عليه وسلم وشرف وكرم يعملون الولائم البديعة المشتملة على الأمور البهجة الرفيعة، ويتصدقون في لياليه بأنواع الصدقات، ويظهرون السرور، ويزيدون في المبرات بل يعتنون بقراءة مولده الكريم وتظهر عليهم من بركاته كل فضل عميم »

« J’ai été interrogé sur l’origine de la commémoration de la naissance honoré (al-Mawlid ach-Charîf), et j’ai répondu : cela n’a été rapporté d’aucun des pieux prédécesseurs des trois premiers siècles de mérites, mais il a été innové après, et les musulmans dans les différentes régions et grandes villes le fêtent pendant le mois de Sa Naissance que Allâh l’honore et l’élève davantage en degré, et font les festins originaux comportant la bonne joie, ils donnent différentes sortes d’aumônes durant ses nuits, ils expriment la joie,  ils augmentent en bienfaisance, et ils s’appliquent à lire le récit de sa Noble Naissance, ainsi tous les Mérites largement répandus rejaillissaient sur eux grâce à ses Bénédictions »

Informations utiles :

– Le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth) Chamsou d-Dîn Mouhammad Ibnou ‘Abdi r-Rahmân As-Sakhâwi est né en 831 au Caire et il est décédé en 902 de l’Hégire à Médine (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 530 ans. Il était un grand savant reconnu dans la science du hadîth et il était du madhab (école de jurisprudence) Chafi’ite. Il a eu de parmi ses Chaykh l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni.

– Ici, il fait l’éloge de la commémoration du Mawlid du Prophète (صلى الله عليه وسلم).

– L’Imam As-Sakhâwi confirme la voie de Ahlou s-Sounnah sur le fait que le Mawlid fait partie des bonnes innovations (bid’ah haçanah), et qu’il y a du mérite et des bénédictions à l’accomplir.

– De nombreux savants ont mentionné sur cette citation de l’Imâm As-Sakhawi dans leurs ouvrages, parmi eux :

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Housnou l-Maqsid fi ‘Amali l-Mawlid].

– Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations, et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim]

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

– Retrouvez de nombreuses paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

Le Qâdî ‘Abdil-Wahhâb Al-Mâliki dit qu’attribuer l’endroit à Allâh est de la mécréance par unanimité

charh aqida malik as-saghir- qadi abdil wahhab al-maliki   qadi-abd-al-wahhab-attribuer-endroit-Allah-mécréance-unanimité

Dans son commentaire sur la croyance de Mâlik As-Saghîr, le Qâdî ‘Abdil-Wahhâb Al-Baghdâdi Al-Mâliki a dit :

« ولا يجوز أن يثبت له كيفية لأن الشرع لم يرد بذلك، ولا أخبر النبي عليه السلام فيه بشىء، ولا سألته الصحابة عنه، ولأن ذلك يرجع إلى التنقل والتحول وإشغال الحيّز والافتقار إلى الأماكن وذلك يؤول إلى التجسيم وإلى قِدم الأجسام وهذا كفرعند كافة أهل الإسلام »

« Il n’est pas permis d’attribuer à Allâh le comment car ce n’est pas une chose parvenue dans la Loi. Le prophète (‘alayhi s-Salâm) n’a pas parlé de cela et les compagnons ne l’ont pas du tout interrogé à ce sujet. Et comme cela nécessite un déplacement, un changement, l’occupation d’un endroit, le besoin des endroits, ce qui entraîne l’attribution du corps et l’éternité des corps, ceci est de la mécréance selon tous les gens de l’Islâm. »

Informations utiles :

– Le Qâdî ‘Abdil-Wahhâb Ibnou ‘Ali Ibnou Nasr Al-Baghdâdi Al-Mâliki est né en 362 à Baghdâd et il est décédé en 422 de l’Hégire au Caire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1000 ans. C’est un des savants les plus connu de l’école de jurisprudence (madh-hab) Malikite.

  • Ibnou Farhoûn al-Mâliki a dit de lui : « Le Qâdî (Juge) Aboû Mouhammad est un des Imâm de l’école (malikite) […] Il avait une bonne réflexion, d’excellentes remarques, il était un grand chercheur, un défenseur de l’école, digne de confiance, un argument sans semblable, unique en son temps.» [Ad-Dîbâj]

– Ici, après avoir dit qu’il n’est pas permis d’attribuer le comment à Allâh, il confirme que le fait d’attribuer à Allâh le déplacement, le changement, l’occupation d’un endroit et le corps est de la mécréance selon tous les gens de l’Islâm. C’est-à-dire selon l’unanimité des musulmans.

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanimes sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah].

– Le comment (al-kayf / al-kayfiyyah) c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, le poids, la position assise, l’établissement, la proximité, la distance, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh n’est pas concerné par cela.

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

  • L’Imâm ‘Ali Ibnou Abî Tâlib [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Hanîfah [voir : ici]
  • L’Imâm Mâlik [voir : ici]
  • L’Imâm Ach-Châfi’i [voir : ici] et [voir : ici]
  • L’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Ach’ari [voir : ici] et [voir : ici]
  • Le Qâdî ‘Abdou l-Wahhâb Al-Mâliki qui mentionne l’unanimité comme nous l’avons vu ci-dessus ;
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi [voir : ici]
  • L’Imâm Ibnou Battâl (449 H.)
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Ghazâli qui rapporte également l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi [voir : ici]
  • L’Imâm An-Nawawi (676 H.)
  • L’Imâm Al-Mawsili [voir : ici]
  • L’Imâm Ibnou Abî Jamrah (699 H.)
  • L’Imâm An-Naçafi (710 H.) [voir : ici]
  • L’Imâm Safiyyou d-Dîn Al-Hindi (715 H.)
  • Le Chaykh Ibnou Amîr Al-Hajj Al-Hanafi (733 H.)
  • Le Chaykh Mahmôud Al-Qoûnawi Al-Hanafi (771 H.)
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni (829 H.)
  • Le Chaykh Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri qui rapporte l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm As-Souyoûti [voir : ici]
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [voir : ici]
  • Le Chaykh Al-Mounâwi [voir : ici]
  • Le Chaykh Mouhammad Mayyârah (1072 H.)
  • Le Chaykh Ibn Balbân [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Bayâdi (1098 H.)
  • L’Imâm Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi [voir : ici]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Houçayn Al-‘Alawi (1272 H.)
  • Le Chaykh Mouhammad ‘illaych Al-Mâliki [voir : ici]
  • Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari (1335 H.)
  • Le Chaykh Al-Marighni Az-Zaytoûni qui mentionne l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Kawthari [voir : ici]
  • Le Chaykh Mehmed Zâhid Kotku [voir : ici]
  • Le Mouhaddith Mouhammad Yâçîn Al-Fâdâni (1410 H.)
  • Le Mouhaddith Al-Harari (1429 H.)
  • Et beaucoup d’autres…

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– Certains savants ont mentionné de manière explicite dans leurs ouvrages que le fait d’attribuer à Allâh le mouvement ou le déplacement est de la mécréance. Parmi eux :

  • L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari [voir : ici]
  • Le Qâdî ‘Abdou l-Wahhâb Al-Mâliki qui mentionne l’unanimité, comme l’avons vu ci-dessus.
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Kawthari qui mentionne l’unanimité [voir : ici] et [voir : ici]

– Le livre dont est extrait cette citation est un commentaire de la partie croyance de la riçalah de l’Imâm Ibnou Abî Zayd Al-Qayrawâni (m.386 A.H.) qui était surnommé Mâlik As-Saghîr, c’est à dire le petit Mâlik.

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer l’endroit à Allâh est de la mécréance : ici.

Exposition d’un cas d’apostasie extrait du livre « Al-Fatâwâ Al-Hindiyyah »

   

Dans le livre « Al-Fatâwâ Al-Hindiyyah » composé par Chaykh Nidhâm Ad-Dîn Al-Bourhânboûri et un groupe de 500 savants, il est mentionné dans le chapitre au sujet des actes d’apostasie :

« وكذا إذا قيل لرجل : ألا تخشى الله تعالى ؟ فقال في حالة الغضب : لا، يصير كافرًا كذا في فتاوى قاضيخان »

« Et de même si une personne a été interrogée : « ne crains-tu pas Allâh ? » et qu’elle a dit dans l’état de la colère : « non » elle devient mécréante, comme cela est mentionné dans Fatâwâ Qâdî-khân » .

Informations utiles :

– L’ouvrage «Al-Fatâwâ Al-Hindiyyah» est un recueil de fatwâ de savants Hanafites principalement du sous-contient Indien (Inde, Pakistan, Bangladesh…), mais aussi d’Irak et du Hijâz (la région qui comprend La Mecque et Médine) qui regroupe presque tous les avis de l’école Hanafite et qui est une référence jusqu’à nos jours concernant les jugements de l’école. Il a été écrit il y a plus de 300 ans.

– Il a été dit que 500 savants du sous-continent Indien, d’Irak et du Hijâz ont travaillé à ce recueil (chaque groupe de savants d’une région était en charge d’un chapitre), et qu’ils n’écrivaient une fatwâ que lorsque personne ne la contestait.

– Le titre original de ce recueil c’est Fatâwâ al-‘Âlamgîriyyah, en perse, du nom du Sultan Aboû Moudhaffar Mouhyi d-Dîn Mouhammad Aurangzeb ‘Âlamgîr (décédé en 1118 H.) qui avait facilité aux savants hanafites la compilation de ces fatwâ. Elles ont très vite été surnommées “al-Fatâwâ al-Hindiyyah” en arabe.

– Le Chaykh Nidhâm Ad-Dîn Al-Bourhânboûri Al-Hindi Al-Hanafi était en charge de compiler les différentes Fatwâ au sein d’un ouvrage.

  • ‘Abdou l-Hayy Al-Haçani a dit de lui : « Le Chaykh, le savant (‘âlim), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), […] l’un des plus grands savants et faqîh Hanafite réputés». [Nouzhatou l-Khawâtir]

– Ici, il est dit que si une personne interroge une autre en lui disant « ne crains-tu pas Allâh ? » et que celle-ci répond délibérément « non » sous l’état de la colère, elle devient mécréante. C’est-à-dire que par cette parole, elle sera sortie de l’Islâm.

– Le Faqîh Badrou r-Rachîd Al-Hanafi mentionne également cela dans son livre « Riçâlatoun fî Alfâdhi l-Koufr ».

– D’autres savants ont également mentionné ce cas de mécréance en disant : « Si un homme s’emporte sous la colère contre son fils ou son serviteur et le frappe violemment et qu’un autre lui dit : « n’es-tu pas musulman ? » S’il répond délibérément « non », il a apostasié ». Cela a été dit par :

  • L’Imâm An-Nawawi dans son livre « Rawdat At-Tâlibîn ».
  • Le Mouhaddith Al-Harari dans son livre « Moukhtasar ‘Abdi l-Lâh Al-Harari al-Kâfila bi ‘ilmi d-Dîn Ad-Daroûri ».
  • Et autres qu’eux… Adh-Dhahabi l’a également mentionné dans son livre « It-hâfou l-Akâbir ».

– Cette parole nous confirme que la colère n’est pas un cas d’excuse concernant la chute dans la mécréance; et qu’il se peut que quelqu’un sorte de l’Islâm sans avoir eu l’intention de quitter l’Islâm et sans avoir voulu changer pour autant de religion.

– Celui qui a commis une mécréance doit revenir immédiatement à l’Islam en prononçant les deux témoignages, qui sont (ach-hadou an lâ ilâha il-la l-Lâh, wa ach-hadou anna Mouhammadan raçlou l-Lâh) c’est-à-dire : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allâh ». Il ne suffit pas de dire « astaghfirou l-Lâh ».

– Dans ce même livre, toujours dans le chapitre de l’apostasie, il est confirmé qu’attribuer l’endroit à Allâh est de la mécréance [retrouvez l’article : ici].

Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari confirme le fait que Allâh existe sans endroit et sans direction

   

Dans son livre As-Sirâtou l-Moustaqîm, le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari a dit :

« والله تعَالى غَنِيٌّ عن العَالمينَ أي مُسْتَغنٍ عَن كُلّ ما سِوَاهُ أَزَلا وأَبَدًا فَلا يَحْتَاجُ إلى مَكَانٍ يتحيز فيه أو شَىءٍ يَحُلُّ به أو إلى جِهَةٍ لأنه ليس كشىءٍ منَ الأشياء ليس حجمًا كثيفًا ولا حجمًا لطيفًا والتحيزُ من صفاتِ الجسمِ الكثيفِ واللطيفِ فالجسمُ الكثيفُ والجسمُ اللطيفُ متحيزٌ في جهةٍ ومكانٍ قال الله تعالى: ﴿وَهُوَ الَّذِي خَلَقَ اللَّيْلَ وَالنَّهَارَ وَالشَّمْسَ وَالْقَمَرَ كُلٌّ فِي فَلَكٍ يَسْبَحُونَ (33)﴾ [سورة الأنبياء] فأثبتَ الله تعالى لكل من الأربعة التحيز في فلكه وهو المدار.
ويَكفِي في تَنزِيهِ الله عن المَكَانِ والحَيّزِ والجِهَةِ قَولُه تَعالى: ﴿لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ (11)﴾ [سورة الشورى] لأنه لَو كَانَ لَه مَكانٌ لَكَانَ لَهُ أَمثَالٌ وأبعَادٌ طُولٌ وعَرْضٌ وعُمْقٌ، ومَنْ كَانَ كذَلِكَ كَانَ مُحْدَثًا مُحْتَاجًا لِمَنْ حَدَّهُ بِهَذَا الطُّولِ وبِهَذَا العَرْضِ وبِهَذَا العُمْقِ، هذَا الدليلُ منَ القُرءانِ. »

« Allâh ta’âlâ n’a pas besoin des mondes, c’est-à-dire qu’Il Se passe de tout ce qui est autre que Lui éternellement sans début et sans fin. Il n’a donc pas besoin d’un endroit où se tenir, ni d’une chose pour s’y incarner, ni d’une direction car Il n’est pas tel que la créature. Il n’est ni un corps palpable ni un corps impalpable et la localisation est un attribut des corps palpables et impalpables. Par conséquent, le corps palpable, aussi bien que le corps impalpable sont localisés dans une direction et un endroit.

 Allâh ta’âlâ dit : {وَهُوَ الَّذِي خَلَقَ اللَّيْلَ وَالنَّهَارَ وَالشَّمْسَ وَالْقَمَرَ كُلٌّ فِي فَلَكٍ يَسْبَحُونَ} [soûrat Al-Anbiyâ / 33] ce qui a pour sens :  « C’est Lui (Allâh) Qui a créé la nuit et le jour, le soleil et la lune, tous se déplacent dans une orbite ». Allâh a donc confirmé pour chacune de ces quatre créatures la localisation dans son orbite, qui est la trajectoire de leurs mouvements.

Il suffit comme preuve de l’exemption de Allâh de l’endroit, de la localisation et de la direction, Sa parole ta’âlâ :  {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْء} [ce qui a pour sens :] « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit-». En effet, s’Il était dans un endroit, Il aurait des semblables et des dimensions : hauteur, largeur et profondeur et ce qui est ainsi est entré en existence et nécessite qui l’a limité par cette hauteur, cette largeur et cette profondeur. Ceci est la preuve à partir du Qour-ân. »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), l’Imâm, le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari Ach-Châfi’i Ach-Chaybi Al-‘Abdari connu sous le nom de Al-Habachi est décédé en 1429 de l’Hégire (رحمه الله). Il était un grand défenseur de la croyance de Ahlou s-Sounnah. De nombreux savants et responsables d’institutions islamiques ont fait son éloge. Parmi eux :

  • Le Mouhaddith des contrées marocaines, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri a dit à son sujet :  « Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh est juste (‘adl)… Il a des ouvrages dignes de considération et des livres utiles dans l’explication des Lois de Allâh pour les musulmans, qui montrent bien qu’il fait partie des religieux qui ont une grandeur d’âme et qui œuvrent pour la religion de Allâh. Il n’est donc pas permis, après tout cela, qu’on le calomnie dans sa religion, qu’on le discrédite dans sa croyance ou qu’on récuse sa justesse ».
  • Le Chaykh Mouhammad Châh Al-Hâmidi Al-Houçayni a dit : « Certe, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh est un Imâm dans la ‘Aqîdah (croyance), le Fiqh (jurisprudence), la langue arabe, le Hadîth, et il est rare de trouver semblable à lui dans cette époque. Et ceci n’est pas uniquement mon propre témoignage mais aussi le témoignage de mon père Al-‘Allâmah (l’illustre savant) le Chaykh Qoutbou d-Dîn Al-Hâmidi Al-Houçayni (rahimahou l-Lâh) le Moufti de Deir ez-Zor, et c’est également le témoignage de beaucoup des plus grands de parmi les gens de science de la région du Châm et d’ailleurs »
  • Le Président de l’Université et de l’Institut islamique “Az-Ziyâdah” à Jakarta en Indonésie, Habîb Al-Miçâwî, a dit : « J’ai pris connaissance des livres du Mouhaddith, le Chaykh respectable ‘Abdoul-Lâh Al-Harari Ach-Chaybi, que Allâh le préserve, surtout les livres “Al-Maqalatou s-Sounniyyah” et “Sarîhou l-Bayân”, j’ai trouvé en lui un savant, un jurisconsulte, versé dans la science et le Hadîth, je témoigne qu’il est unique à son époque et son ère et qu’il est le Moujaddid de ce siècle ». (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).
  • Le Moufti Mouhammad Ayyoûb An-Na’îmi, Université Na’îmiyyah , en Inde a dit : « Mon cœur a été fortement sensible, ma poitrine s’est fortement réjouie et mon cœur s’est illuminé par le service que le Grand savant, le Mouhaddith, le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari plus connu sous le nom de Al-Habachi porte à la communauté. J’ai pu lire ses livres, son excellent livre As-Sirâtou l-Moustaqîm à plusieurs reprises et j’ai constaté que c’est un livre qui constitue un rappel de nos Salaf vertueux. J’invoque Allâh ‘azza wa jall qu’Il fasse que son œuvre soit récompensée et que les savants ainsi que le commun des gens de l’islâm puissent profiter de ses bénédictions. Âmîn. As-salâmou ‘alaykoum.»
  • Le Chaykh Mouhammad Noûrou d-Dîn Al-Banjari Al-Makki (l’un des Chouyoukh d’Indonésie) a dit de lui : « Concernant la science il est difficile de trouver quelqu’un de semblable au Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari ou quelqu’un qui se rapproche de son niveau ».
  • Le Chaykh Mouhammad Dhafar (Dâr al-‘ouloûm Amjadiyyah de Karachi au Pakistan) a dit : « L’illustre savant érudit (Al-‘Allâmah al-Kabîr) Al-Hâfidh Al-Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) l’éducateur et l’honorable Chaykh Abdoullâh Al-Harari connu par Al-Habachi suit le Madh-hab Al-Haqq (l’école de droiture) et marche sur la voie droite, celle des Sahâbah du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) , des prédécesseurs vertueux ainsi que leurs successeurs. Puisse Allâh leur accorder à tous encore davantage d’agrément et d’approbation. Et il est un Imâm (guide et référence) très grand, et il est une référence en la religion (houjjatou fi d-Dîn). Il est pieux et vertueux, véridique et sincère. »

– Ici nous voyons que le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari confirme la croyance de Ahlou s-Sounnah sur le fait que Allâh existe sans endroit et sans direction. Et il dit que la âyah {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْء} [qui a pour sens :] « Rien n’est tel que Lui » est preuve suffisante pour renier l’endroit et la direction au sujet de Allâh.

– Tout les musulmans ont pour croyance que Allâh existe sans endroit et sans direction. Cette unanimité a été mentionnée par de nombreux savants tels que :

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanimes sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– Les corps se divisent en deux catégories : les corps palpables et les corps impalpables. Les corps palpables, c’est ce qu’on peut saisir à la main tel que les pierres, les plantes, les humains… Et les corps impalpables, c’est ce qu’on ne peut pas saisir à la main tel que la lumière, les Anges, les Jinns, les âmes… Quant aux caractéristiques des corps, c’est ce qui advient aux corps tel que le goût, la couleur, la pensée, le mouvement, le sentiment… Les corps qu’ils soient palpables ou impalpables ainsi que leurs caractéristiques sont tous créés par Allâh, par conséquent Allâh n’est pas un corps, ni un corps palpable, ni un corps impalpable.

Le Chaykh Mouhammad Al-Khidr Houçayn fait l’éloge du Mawlid

Dans le Magazine « Al-Hidâyatou l-Islâmiyyah » le Chaykh Mouhammad Al-Khidr Houçayn a dit concernant la commémoration du Mawlid du Prophète (صلى الله عليه وسلم) :

«أما احتفالنا بذكرى مولده فإنا لم نفعل غير ما فعله حسان بن ثابت رضي الله عنه حين كان يجلس إليه الناس و يُسمعهم مديح رسول الله صلى الله عليه و سلم في شعر, و لم نفعل غير ما فعل علي بن أبي طالب أو البراء بن عازب أو أنس بن مالك رضي الله عنهم حين يتحدثون عن محاسن رسول الله الخُلقية و الخلقية في جماعة»

« Quant au fait que l’on commémore la naissance du Prophète, nous n’avons pas fait autre que ce qu’a fait le compagnon Hassan Ibnou Thâbit (رضي الله عنه) dont s’asseyaient autour de lui les gens et il leurs faisait écouter l’éloge du Prophète (صلى الله عليه وسلم) en poésie, et nous n’avons pas fait autre que ce qu’a fait ‘Ali Ibnou Abî Tâlib ou Al-Barâ Ibnou ‘Âzib ou Anas Ibnou Mâlik quand ils évoquaient les qualités morales et physiques du Prophète en assemblée » 

Informations utiles :

– Le Chaykh Mouhammad Al-Khidr Houçayn Al-Haçani At-Toûniçi Al-Azhari Al-Mâliki est né en 1293 à Nefta en Tunisie et il est décédé en 1377 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a bientôt 60 ans. Il est issue d’une famille d’origine Algérienne. Il étudia dans sa jeunesse à l’Université Az-Zaytoûnah de Tunis. Il s’installa par la suite en Egypte où il devint un savant reconnu, et il accéda au poste de Grand Imâm d’Al-Azhar.

– Ici, il fait l’éloge du mawlid et dit que c’est une commémoration qui est en accord avec la méthodologie des compagnons. En effet les compagnons tel que ‘Ali Ibn Abî Tâlib, Anas ibn Mâlik et d’autres étaient de ceux qui faisaient beaucoup d’éloges du Prophète (صلى الله عليه وسلم) dans des poèmes et lors d’assemblées.

– Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations que les savants de l’Islâm ont approuvé. Parmi eux :

  • Le Chaykh de l’Imâm An-Nawawi, le Hâfidh Aboû Châma [voir : ici],
  • L’Imâm As-Souyoûti [voir : ici],
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni [voir : ici],
  • Le Hafîdh As-Sakhâwi [voir : ici]
  • Et beaucoup d’autres. Retrouvez de nombreuses paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [voir l’article : ici].

– Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations, et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » (Rapporté par Mouslim) [Retrouvez l’article : ici].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

Le Chaykh Ibn ‘Açâkir parle de la croyance en Allâh et confirme qu’Il existe sans endroit et sans direction

      

Dans son livre « Tabaqâtou ch-Châfi’iyyati l-Koubrâ », l’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki rapporte le traité de croyance « Al-‘Aqîdatou l-Mourchidah » que le Chaykh Ibn ‘Açâkir a rendu célèbre et dans lequel il est dit :

« موجودٌ قبل الخلقِ، ليس له قبلٌ ولا بعدٌ، ولا فوقٌ ولا تحتٌ، ولا يَمينٌ ولا شمالٌ، ولا أمامٌ ولا خلفٌ، ولا كلٌّ، ولا بعضٌ. ولا يقالُ متى كانَ ولا أينَ كانَ ولا كيفَ، كان ولا مكان، كوَّنَ الأكوانَ ودبَّر الزمانَ، لا يتقيَّدُ بالزمانِ ولا يتخصَّصُ بالمكان، ولا يشغلُهُ شأنٌ عن شأن، ولا يلحقُهُ وهمٌ، ولا يكتَنِفُهُ عقلٌ، ولا يتخصَّصُ بالذهنِ، ولا يتمثلُ في النفسِ، ولا يتصورُ في الوهمِ، ولا يتكيَّفُ في العقلِ، لا تَلحقُهُ الأوهامُ والأفكارُ،  » لَيْسَ كَمِثلِهِ شَىءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ  » »

 « Il (Allâh) existe de toute éternité avant la création, sans début ni fin, sans haut ni bas, sans droite ni gauche, sans avant ni arrière. Il n’est ni composé, ni un composant.

On ne dit pas : quand a-t-Il existé ? ni : où était-Il ? ni : comment ?

Il existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’existe de toute éternité. Il a fait exister les êtres et Il a établi le temps. Il ne dépend pas du temps et Il n’est pas spécifié par l’endroit. Aucune chose ne L’accapare au détriment d’une autre. Aucune imagination ne peut l’atteindre et aucune raison ne peut Le cerner. Il n’est pas spécifiable par l’intellect et Il ne s’identifie pas à travers les passions, Il ne se représente pas dans les illusions et Il ne Lui est pas donné de comment par la raison, les imaginations et les pensées ne l’atteignent pas.

Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit. »

Informations utiles :

– Le Chaykh Tâjou d-Dîn Aboû Nasr ‘Abdou l-Wahhâb Ibn ‘Ali Ibn Abdou l-Kâfî As-Soubki est né en 728 et il est décédé en 771 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 660 ans. Il est le fils du grand savant Taqiyyou d-Dîn As-Soubki. Son livre « Tabaqâtou ch-Châfi’iyyati l-Koubrâ » est un ensemble de biographies de savants chafi’ites.

– Le Chaykh Fakhrou d-Dîn Aboû Mansoûr ‘Abdou r-Rahmân ibnou Mouhammad Ibni l-Haçan Ibni Hibati l-Lâh Ibni ‘Abdi l-Lâh Ibni l-Houçayn Ad-Dimachqi connu sous le nom de Ibnou ‘Açâkir est né en 550 et il est décédé en 620 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 800 ans. Il est un spécialiste du fiqh Chafi’ite très célèbre. Il enseignait la religion, notamment la science du hadîth à La Mecque, Damas et Jérusalem (Al-Qouds). De nombreux savants ont fait son éloge. Retrouvez sa biographie : ici.

  • Tâjou d-Din As-Soubki a dit à son sujet : « Il était celui que personne après lui n’a surpassé et qui a réuni la science et l’action. Ses contemporains furent d’accord à reconnaître son éminence dans l’intelligence et la religion » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Il ne faut pas le confondre avec son oncle Al-Hâfidh Abou l-Qâçim ‘Ali Ibn Al-Haçan Ibn Hibati l-Lâh Ad-Dimachqi qui est également connu sous le nom de Ibnou ‘Açâkir, qui est décédé en 571 de l’Hégire (رحمه الله), dont vous pouvez retrouver des citations : ici.

– L’auteur du traité de croyance est Mouhammad Ibnou Toûmart Al-Maghribi. Il est né en ~ 471 et il est décédé en 524 de l’Hégire (رحمه الله) à Marrakech (Maroc). Il était l’un des illustres élèves de l’Imâm Al-Ghazâli.

– Dans son traité de croyance il confirme que Allâh n’est pas concerné par l’endroit et les directions, qu’Il n’est pas possible de L’Imaginer, qu’Il n’est ni composant ni composé, qu’Il ne dépend pas du temps, et qu’Il n’est pas concerné par le comment (les caractéristiques des créatures).

– Le Hâfidh Al-‘Alâ-i a dit : « Et l’auteur de cette croyance qui guide vers la vérité l’a écrite conformément à la voie et à la croyance de droiture, il a dit vrai concernant ce qu’il a mentionné au sujet de l’exemption de Allâh Al-‘Aliyyou l-‘Adhîm de toute ressemblance avec les créatures » [Rapporté par Tâjou d-Dîn As-Soubki]

– L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki après avoir rapporté et approuvé le traité de croyance, il conclu en disant : « Il n’y a pas en lui ce que renierait un Sunnite ». C’est-à-dire que ce qui est contenu dans ce traité de croyance fait l’objet de l’unanimité chez les gens de la Sounnah.

– L’Imâm Mouhammad Ibn Yoûçouf As-Sanoûçi (m.895 H.) a dit : « Les Imâms sont unanimes sur la validité de cette croyance et sur le fait qu’elle guide vers la vérité » [Dans son commentaire de la ‘Aqîdah Al-Mourchidah]

– L’Imâm Ibnou ‘Arafah Al-Mâliki (m.803 H.) dit : « Quelle belle parole de l’Imâm [Mouhammad Ibn Toûmart] Al-Mahdi dans son traité de croyance, lorsqu’il a dit : On ne dit pas [concernant Allâh] : quand a-t-Il existé ? ni : où était-Il ? ni : comment ? Il existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’existe de toute éternité. Il a fait exister les êtres et Il a établi le temps. Il ne dépend pas du temps et Il n’est pas spécifié par l’endroit. » [Dans son Tafsîr]