L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni confirme que le calcul n’est pas pris en compte pour déterminer Ramadân

Sujet : Le calcul n’est pas valable pour déterminer le début de Ramadân.

Ibn hajar al-3Asqalani-fath-al-bari  Ibn Hajar al-'Asqalani - on ne se base pas sur le calcul pour ramadan

Dans son commentaire du Sahîh de Al-Boukhâri «Fath Al-Bârî », l’Imâm Ibnou Hajar Al-’Asqalâni a dit lors de l’explication de la parole du Prophète (صلى الله عليه وسلم) :

« إنا أمة أمية لا نكتب ولا نحسب الشهر هكذا وهكذا يعني مرة تسعة وعشرين ومرة ثلاثين » [qui a pour sens : ] « Nous somme une communauté ‘oummiyyah [c’est-à-dire pour la plupart] qui n’écrivons pas et ne calculons pas. Le mois est ainsi, soit ainsi soit ainsi ; c’est-à-dire soit 29 soit 30 jours » :

« فَعَلَّقَ (النبيُّ) الْحُكْمَ بِالصَّوْمِ وَغَيْرِهِ بِالرُّؤْيَةِ (في حديث: صُومُوا لِرُؤْيَتِهِ وَأَفْطِرُوا لِرُؤْيَتِهِ) لِرَفْعِ الْحَرَجِ عَنْهُمْ فِي مُعَانَاةِ حِسَابِ التَّسْيِيرِ (أي حِساب تسيير النجوم والقمر) وَاسْتَمَرَّ الْحُكْمُ فِي الصَّوْمِ وَلَوْ حَدَثَ بَعْدَهُمْ مَنْ يَعْرِفُ ذَلِكَ (أي مِن الحُسّاب والمنجِّمين ونحوهم) بَلْ ظَاهِرُ السِّيَاقِ يُشْعِرُ بِنَفْيِ تَعْلِيقِ الْحُكْمِ بِالْحِسَابِ أَصْلًا وَيُوَضِّحُهُ قَوْلُهُ فِي الْحَدِيثِ الْمَاضِي: « فَإِنْ غُمَّ عَلَيْكُمْ فَأَكْمِلُوا الْعِدَّةَ ثَلَاثِينَ وَلَمْ يَقُلْ فَسَلُوا أَهْلَ الْحِسَابِ » »

« Ainsi, il (le prophète صلى الله عليه وسلم) a relié le jugement concernant le jeûne et d’autres questions avec la vue [du croissant], (dans le hadîth qui a pour sens : Jeûnez à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant]) pour les dégager de l’embarras dû au calcul éprouvant des cycles et des trajectoires. Le jugement pour le jeûne demeure et ce, même s’il vient après [les compagnons] des gens qui connaissent tout cela. Bien plus, le contexte de la parole fait connaître le rejet radical de la dépendance du jugement sur le calcul et cela est clarifié par la parole  [qui a pour sens] : « …  et si l’observation est gênée [par des nuages par exemple], poursuivez  le compte de Cha’bân à trente jours » et il n’a pas dit : demandez donc aux gens qui utilisent le calcul. »

Informations utiles :

– Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 590 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est le plus célèbre commentaire du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.

– Ici, l’Imâm Ibnou Hajar confirme qu’il n’est pas valable de se baser sur le calcul pour déterminer le début du mois de Ramadan. Et pour preuve, ils citent deux hadîth du prophète (صلى الله عليه وسلم).

– La détermination du mois de Ramadân a lieu par l’observation, à l’œil nu, du croissant de lune après le coucher du soleil du 29ème jour de Cha’bân, conformément à la tradition Prophétique. On ne peut donc pas prévoir la date exacte du début du mois de Ramadân à l’avance par calcul. Et cela est également valable pour tous les mois lunaires. Les calendriers basés sur des calculs permettent seulement d’avoir une date approximative (à un ou deux jours près) du début du mois.

– En effet le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« لا تقَدّموا رمضان بيوم أو يومين صُوموا لِرُؤيَتِهِ وأَفْطِروا لرؤيته فإن غُمَّ عَلَيكُم فَأَكْمِلُوا عِدَّةَ شَعْبَان ثَلاثين يوماً »

Cette parole signifie : « N’anticipez pas Ramadân d’un jour ou deux. Jeûnez à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si vous ne l’avez pas vue, poursuivez le compte de Cha’bân à trente jours » [rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim].

– Et il a dit également (صلى الله عليه وسلم)  :

« إنا أمة أمية لا نكتب ولا نحسب الشهر هكذا وهكذا يعني مرة تسعة وعشرين ومرة ثلاثين »

Cette parole signifie « Nous somme une communauté ‘oummiyyah [c’est-à-dire pour la plupart] qui n’écrivons pas et ne calculons pas. Le mois est ainsi, soit ainsi soit ainsi ; c’est-à-dire soit 29 soit 30 jours » [rapporté par Al-Boukhâri et d’autres]

– Ce jugement fait l’objet de l’unanimité dans les 4 écoles de fiqh et chez les gens du Salaf. Ce jugement ne change pas en fonction des années ni des avancées technologiques.

– De nombreux savants ont confirmé qu’il n’est pas valable de se baser sur le calcul astronomique pour déterminer le début et la fin du mois de Ramadân. Parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah ;
  • L’Imâm Mâlik ;
  • L’Imâm Ach-Châfi’i ;
  • Le Hâfidh Abou l-Walîd Al-Bâjî Al-Mâliki (qui rapporte l’unanimité des gens du salaf) [Rapporté par Ibn Hajar dans Fath al-Bârî] ;
  • Al-Qâdî Ibnou Rouch Al-Jadd Al-Mâliki (qui rapporte l’unanimité) [Dans son livre Al-Jâmi’ mina l-Mouqaddimât] ;
  • L’Imâm Al-Mâziri Al-Mâliki ;
  • Le Chaykh Mouwaffaqou d-Dîn Ibnou Qoudâmah Al-Hanbali ;
  • Al-Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki ;
  • Al-‘Allâmah Al-Qarâfi Al-Mâliki (qui rapporte l’unanimité des gens du salaf) [Rapporté par Mayyârah dans Ad-Dourrou th-Thamîn] ;
  • Chaykh al-Islâm An-Nawawi Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Ibnou Bazîzah At-Toûniçi Al-Mâliki ;
  • Le Chaykh Ibnou Rajab Al-Hanbali ;
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi Ach-Châfi’i ;
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni Ach-Châfi’i [Dans son livre Fath Al-Bârî] ;
  • Le Hâfidh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni Al-Hanafi ;
  • Le Mouhaddith Al-Qastallâni Ach-Châfi’i ;
  • Chaykh al-Islâm Zakariyâ Al-Ansâri Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Al-Hattâb Al-Mâliki ;
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami Ach-Châfi’i [Dans son livre Al-Minhâjou l-Qawîm]
  • Le Chaykh Chamsou d-Dîn Ar-Ramli Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî Al-Hanafi (qui rapporte l’unanimité) ;
  • Le Chaykh Al-Mounâwi Ach-Châfi’i ;
  • Al-‘Allâmah Al-Bouhoûti Al-Hanbali [Dans son livre Kach-châfou l-Qinâ’] ;
  • Le Chaykh Mouhammad Mayyârah Al-Fâçi Al-Mâliki (qui relate l’unanimité) [Dans son livre Ad-Dourrou th-Thamîn] ;
  • Le Chaykh Al-Haskafi Al-Hanafi ;
  • L’assemblée de savants Hanafites qui ont compilé l’ouvrage « Al-Fatâwâ Al-Hindiyyah » ;
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki ;
  • Le Hâfidh Mourtadâ Az-Zabîdi Al-Hanafi (qui rapporte l’unanimité) ;
  • Al-‘Allâmah Mouhammad ‘Arafah Ad-Doussoûqi Al-Mâliki ;
  • Al-‘Allâmah Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi (qui rapporte l’unanimité) [Dans son livre Raddou l-Mouhtâri] ;
  • Le Chaykh Mouhammad ‘Illaych Al-Mâliki (qui rapporte l’unanimité) ;
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri [Dans son livre Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah] ;
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari Al-Mâliki [Dans son livre Ad-Dînou l-Khâlis] ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari (qui rapporte l’unanimité) [Jâmi’ou l-Khayrât] ;
  • Et beaucoup d’autres…

– Voir d’autres paroles de savants à ce sujet : ici .

Biographie : Imam Malik

biographie imam-Malik

L’Imam Malik Ibnou Anas, l’Imam de Médine

 

Sa naissance et sa biographie

Il est surnommé Abou ‘Abdi l-Lah le père de ‘Abdou l-Lah. Il s’appelle Malik fils de Anas fils de Abou ‘Amir Anas fils de Al-Harith fils de Ghayman Al-Asbahi Al-Madani.

Son ascendance remonte jusqu’à Ya’rab fils de Yachjab fils de Qahtan. Son ancêtre s’appelle Malik fils de Anas. Il fait parti des grands successeurs des compagnons et d’un de ceux qui ont porté le corps de ‘Outhman Ibnou ‘Affan que Allah l’agrée, de nuit jusqu’à sa tombe tout comme cela a été mentionné par Al-Qouchayri.

Le père de son grand-père c’est le compagnon ‘Abou Malik qui a été au côté du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) dans les différentes batailles mis à part celle de Badr.

Quand à la mère de l’Imam Malik, elle s’appelle Al-‘Aliyah fille de Charik fils de ‘Abdou r-Rahman Al-Asdiyah.

Les fils de l’Imam Malik sont Yahya, Mouhammad et Hammad.

L’Imam Malik est le fondateur de l’une des quatre écoles de jurisprudence qui a été conservée, réputée et diffusée dans les pays des musulmans.

L’Imam Malik est né à Médine l’Illuminée en l’an 95 de l’hégire. Il a grandi avec beaucoup d’application pour l’apprentissage de la science et le fait de rapporter le hadith. Il a pris la science et il l’a rapportée d’un grand nombre de successeurs des compagnons et des successeurs des successeurs des compagnons qui sont comptés par centaines parmi lesquels on mentionne Nafi’ l’esclave affranchi du fils de ‘Oumar. Il y a aussi Ibnou Chihab Az-Zouhri. Il y a Aba z-Zinad et il y a ‘A-ichah la fille de Sa’d Ibnou Abi Waqas, ou encore Yahya Ibnou Sa’id Al-Ansari.

Il était, que Allah lui fasse miséricorde, l’Imam de Médine. Sa science s’est propagée dans les différentes contrées. Il était réputé dans plusieurs pays et on effectuait des voyages pour venir à lui des différentes régions.

Il enseignait alors qu’il avait dix-sept ans. Il était resté à donner des avis de jurisprudence, à enseigner aux gens, tant que plusieurs de ses Chaykh ont rapporté de lui –c’est-à-dire qu’ils lui ont donné la science et il avait appris de chez d’autres et il leur avait transmis à leur tour–.

Comme Mouhammad Ibnou Chihab Az-Zouhri, comme Rabi’ah Ibnou Abi ‘Abdi r-Rahman le spécialiste de jurisprudence des gens de Médine, comme Yahya Ibnou Sa’id Al-Ansari, comme Mouça Ibnou ‘Ouqbah et beaucoup d’autres ont rapporté de lui, tant que le Qadi ‘Iyad a composé un livre dans lequel il avait dénombré mille trois cent noms de ceux qui ont rapporté de l’Imam Malik, que Allah l’agrée.

Les plus connus d’entre eux étaient Soufyan Ath-Thawri et encore l’Imam le Moujtahid Mouhammad Ibnou Idris Ach-Chafi’i et ‘Abdou l-Lah Ibnou l-Moubarak.

 

Parmi ce qui est rapporté de lui

Il y a beaucoup de savants, successeurs des compagnons qui ont dit que l’Imam Malik que Allah l’agrée est celui au sujet duquel le Prophète (salla l-lahou ‘alayhi wa sallam) a dit son hadith dans lequel il avait annoncé la bonne nouvelle :

يُوشِكُ أَنْ يَضْرِبَ النَّاسُ أَكْبَادَ الإِبِلِ فَلاَ يَجِدُونَ أَعْلَمَ مِنْ عَالِمِ المَدِينَة  

ce qui a pour sens : « Bientôt il arrivera un temps où les gens vont effectuer des voyages et ils ne trouveront pas qui a plus de science que le savant de Médine ».

Ainsi, plusieurs savants ont dit que le savant de Médine cité dans ce hadith, c’est l’Imam Malik.

L’Imam Malik Ibnou Anas était de ceux qui honoraient la science tant que lorsqu’il voulait transmettre le hadith du Prophète, il faisait auparavant le woudou. Il accomplissait ensuite deux rak’ah surérogatoires et il s’asseyait bien en place sur l’endroit où il se tenait. Il coiffait sa barbe, il se parfumait et il prenait une position assise droite qui inspire le respect puis il se mettait à rapporter le hadith du Prophète.

On lui a posé la question pourquoi faisait-il cela. Il avait répondu : « J’aime à glorifier le hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et le rapporter qu’en étant bien assis et qu’en ayant le woudou ».

L’Imam Malik Ibnou Anas que Allah l’agrée était de ceux qui glorifiaient le Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam, qui le respectait énormément.

Mous’ab fils de ‘Abdou l-Lah a dit : « Lorsqu’on mentionnait le Prophète auprès de Malik, la couleur de son visage changeait et il se penchait par humilité tant que cela était éprouvant pour ceux qui étaient assis avec lui » –c’est-à-dire qu’ils craignaient tellement pour lui tant il se pliait par humilité–.

Un jour, il lui a été posé la question à ce sujet il a répondu : « Si vous aviez vu ce que j’ai vu, vous ne m’auriez pas renié ce que je fais. Je voyais par le passé Mouhammad Ibnou l-Mounkadir, qui était le maître des spécialistes de récitation, on ne lui posait pas une seule question sur un hadith sans qu’il se mette à pleurer jusqu’à ce que nous le laissions et je voyais Ja’far Ibnou Mouhammad qui souriait beaucoup, mais lorsqu’on mentionnait le nom du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) en sa présence son visage devenait pâle et je ne l’ai jamais vu rapporter les paroles du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) sans avoir le woudou. J’ai été chez lui plusieurs fois et je ne le voyais qu’en une de ces situations: soit il était en train de faire la prière, soit il se taisait, sois il récitait la Qour-an. Il ne parlait pas de ce qui ne le concerne pas et il était de ceux qui étaient savants, qui s’adonnaient aux actes d’adorations et qui craignaient Allah ‘azza wa jall ».

Il a été rapporté que le Calife Haroun Ar-Rachid était venu à Médine l’Illuminée et il lui était parvenu que l’Imam Malik donnait le cours sur Al-Mouwatta son livre. Il le transmettait aux gens. C’est alors que Haroun Ar-Rachid avait envoyé son ministre Al-Barmaki passer le salam à l’Imam Malik. Il lui a demandé de lui dire de ramener son livre –Al-Mouwatta– et de venir chez le Calife pour le lui lire.

Al-Barmaki était passé pour voir l’Imam Malik. Il lui a transmis ce que le Calife Haroun Ar-Rachid lui avait dit. C’est alors que l’Imam Malik, que Allah l’agrée, lui a dit : « Passe le salam à l’Emir des croyants et dis-lui que la science, on vient la chercher et ce n’est pas elle qui nous cherche ».

C’est alors que Ar-Rachid était parti chez l’Imam chez lui. Il s’est adossé contre le mur et l’Imam Malik lui a dit : « Ô Emir des croyants, c’est un signe de glorification du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) que de glorifier la science ».

Cet acte de la part de l’Imam Malik n’était pas un signe d’orgueil vis à vis du Calife mais c’était pour un intérêt légal, à savoir d’indiquer le mérite de la science et des savants et d’enseigner aux gens qu’ils soient des gouverneurs ou des gouvernés de respecter la science et de la glorifier. A noter que l’Imam Malik, que Allah l’agrée, était de ceux de son époque parmi les plus modestes et les plus doux.

Lorsque les gens venaient chez l’Imam Malik, ils étaient reçus par une femme esclave à lui qui sortait et leur disait : Le Chaykh vous dit : « Est ce que vous voulez aujourd’hui prendre le hadith, ou bien des questions de jurisprudence ? »

S’ils disaient les questions, il sortait à eux. Mais s’ils lui disaient le hadith, il rentrait dans l’endroit où il faisait le woudou. Il faisait le woudou, il se parfumait, il mettait des habits neufs et il mettait le turban, il mettait sa cape, on lui sortait une estrade, il s’asseyait dessus ayant présente la crainte de Allah et on faisait brûler de l’encens –du ‘oud– jusqu’à qu’il finisse de rapporter le hadith du Messager de Allah.

Que Allah lui fasse miséricorde, il ne s’asseyait sur cette estrade que lorsqu’il rapportait le hadith du Messager de Allah. On lui avait posé la question à ce sujet et la raison de cela, il a répondu : « J’aime glorifier le hadith du messager de Allah, et je ne cite le hadith qu’en étant avec mon woudou et bien assis ».

Ad-Darawardi que Allah lui fasse miséricorde a dit : « J’ai vu dans le rêve que j’étais entré dans la mosquée du Messager de Allah et j’ai vu le Prophète exhorter les gens. C’est alors que Malik était entré et lorsque le Prophète a vu Malik venir, le Prophète lui a dit : « Rapproche toi de moi, viens rapproche toi de moi ». Malik s’était rapproché jusqu’à être prés du Prophète. Le Prophète a alors enlevé la bague de son doigt et il l’a mise dans l’auriculaire de Malik que Allah l’agrée. Ad-Darawardi qui a vu le rêve a dit : « J’ai interprété cela par la science ».

Les savants prenaient pour modèle Malik dans sa science et les gouverneurs recherchaient ses avis et s’éclairaient par ces avis.

Les gens du commun le suivaient. Ils suivaient sa parole. Il ordonnait et les gens obéissaient à son ordre sans qu’il ait de pouvoir. L’Imam Ibnou Hibban a dit dans son livre Ath-Thiqat : Malik été le premier à avoir sélectionné les gens parmi les spécialistes de jurisprudences de Médine et il s’est détourné de ceux qui n’étaient pas dignes de confiance dans le hadith. Il n’a rapporté que de ceux qui étaient du degré du Sahih. Il ne rapporte que de quelqu’un qui est digne de confiance qui a la jurisprudence, qui s’attache à la religion, qui a le mérite et qui s’applique dans les actes d’adorations. De plus, les paroles de ses contemporains savants, nous ont amené à déduire son extrême insistance et sa grande précaution dans la religion, que Allah agrée.

Ainsi l’Imam Ach-Chafi’i, que Allah l’agrée, a dit de lui : « Lorsque les savants sont cités, Malik est comme une étoile ».

Ibnou Mou’in a dit : « Malik fait partie de ceux qui ont de forts arguments que Allah accorde à Ses créatures ».

Yahya Ibnou Sa’id Al-Qattan a dit : « Malik c’est l’Emir des croyants dans le hadith» et Ibnou Sa’id a dit : « Malik était digne de confiance, il était honnête, il était sûr, il était ascète spécialiste de jurisprudence, il était savant, il était de ceux qui avaient les forts arguments ».

 

La croyance de l’Imam Malik

Les fondateurs des 4 écoles, à savoir Abou HanifahMalikAch-Chafi’i et Ahmad Ibnou Hanbal sont tous sur la même croyance : celle du Prophète et de ses compagnons. Ils croient tous les quatre en l’existence de Dieu (Allah) sans endroit sans comment et sans direction. Ainsi ils sont unanimes sur le fait qu’attribuer une direction à Dieu est de la mécréance. Et ce, tout comme l’a rapporté Ibnou Hajar Al-Haytami dans son livre « al-Minhajou l-Qawim » :

واعلم أنّ القرافيّ وغيره حكوا عن الشّافعيّ ومالكٍ وأحمد وأبي حنيفة رضي الله عنهم القول بكفر القائلين بالجهة والتّجسيم وهم حقيقون بذلك

« Sachez que Al-Qarafi et d’autres ont rapporté de Ach-Chafi’i, Malik, Ahmad et Abou Hanifah, que Dieu les agrée, que ceux qui disent [à propos de Dieu] qu’Il est dans une direction ou qu’Il est un corps ont commis de la mécréance, et ils [ces savants] avaient raison de le dire. »

Retrouvez cette citation : ici

L’Imam, que Allah l’agrée, était de ceux qui s’attachaient à la Sounnah Prophétique pure, celle sur laquelle était le Prophète. Sa croyance est la croyance de ses compagnons honorables et la croyance de la famille pure du Prophète. Sa naissance a eu lieu à Médine l’Illuminée et son apprentissage de la jurisprudence était auprès des savants de Médine. C’était là une cause pour avoir eu beaucoup de connaissances au sujet de la croyance pure du Prophète et de l’état des gens de la ville vers laquelle a émigré le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam).

Ainsi, l’Imam Malik était sur la croyance en l’exemption de Allah de la ressemblance avec Ses créatures. Il était sur la croyance en l’exemption de Allah de l’endroit. Il était sur la croyance de l’exemption de Allah de l’attitude, de l’image, du mouvement, du déplacement et du changement.

Il a été confirmé que l’Imam Malik a interprété par un autre sens que le sens apparent les hadith qui ne sont pas explicites ; ces hadith dont le sens apparent laisse suggérer le corps, le mouvement, le déplacement et l’immobilité.

En effet, il y a des hadith et des ayah qui ne sont pas explicite qu’on appelle moutachabih comme le hadith yanzilou Rabbouna. Ces hadith dont le sens apparent laisse suggérer que Allah serait un corps qui se déplace d’un endroit à un autre, leurs sens véritables n’est pas le sens apparent. Ils sont interprétés par d’autres sens que le sens apparent. On fait leur ta-wil et l’Imam Malik fait partie de ceux qui ont fait le ta-wil, c’est-à-dire qui ont interprété pareils hadith par d’autres sens que leurs sens apparents. Ils leur ont donné un sens qui est valable dans la langue arabe et dans la Loi de l’Islam mais qui n’est pas le sens apparent. Ils ont dit que yanzilou rabbouna peut avoir deux interprétations. Certains savants ont dit qu’il s’agit d’un ange qui descend sur ordre de Allah au dernier tiers de la nuit. D’autres savants ont dit qu’il s’agit de la descente de la miséricorde, que les manifestations de la miséricorde sont plus nombreuses au dernier tiers de la nuit.

Al-Bayhaqi a rapporté avec sa chaîne de transmission d’après Al-Awza’i et Malik d’après Soufyan ath-Thawri d’après Al-Layth Ibnou Sa’d que lorsqu’ils avaient été interrogés au sujet de ces hadith, ils avaient répondu : « Laissez-les comme ils vous sont parvenus, sans attribuer de comment à Allah ». C’est-à-dire limitez-vous aux termes du hadith mais n’attribuez pas de comment au Créateur. Al-Bayhaqi a mentionné cela dans son livre Al-Asma-ou wa s-Sifat.

Il a été confirmé ce qu’a rapporté Al-Bayhaqi par l’intermédiaire de ‘Abdou l-Lah Ibnou Wahb qui a dit : « Nous étions auprès de Malik. C’est alors qu’un homme était rentré et a dit : Ô Abou ‘Abdi l-Lah –surnom de l’Imam Malik–, (Ar-Rahmanou ‘ala l-‘archi stawa), comment cela ? C’est alors que Malik a marqué un moment de silence et s’est mis à transpirer puis il a relevé la tête et a dit : « Ar-Rahmanou ‘ala l-‘archi stawa tout comme Allah nous l’a appris. On ne dit pas kayf –comment– au sujet du Créateur. Kayf au sujet de Allah est impossible. kayf  ‘anhou marfou’ c’est-à-dire que Allah est exempt du comment. Puis, il lui a dit : « Je vois que tu es quelqu’un qui a une mauvaise innovation, faites-le sortir ».

A partir de la parole de Malik : (kayf ‘anhou marfou’) « du comment, Allah est exempt », on ne dit pas que Allah est établi parce que l’établissement c’est un comment. On ne dit pas que Allah est installé car l’installation est un comment. On ne dit pas que Allah est assis parce que la position assise est un comment. On dit (stawa) comme cela est parvenu dans le Qour-an en arabe et on dit sans comment c’est-à-dire que ce n’est pas un établissement, ce n’est pas une installation, ce n’est pas une position assise, ce n’est pas comme l’istiwa des créatures. C’est cela la signification de la parole de l’Imam Malik. C’est ce qu’on appelle un ta-wil ijmaliyy – une interprétation globale –c’est-à-dire qu’il niait au sujet du Créateur ce qui est impossible à Son sujet sans pour autant préciser un sens parmi les sens possibles dans la langue arabe et qui sont dignes du Créateur pour ce mot stawa.

Ainsi, quand l’Imam Malik a dit :  (kayf ‘anhou marfou’), ceci signifie que Allah est exempt du comment, c’est-à-dire que l’istiwa de Allah n’est pas une position du tout, ce n’est pas une position comme c’est le cas pour les créatures qui elles ont une position assise ou autre.

Al-Bayhaqi a rapporté une autre version par l’intermédiaire de Yahya Ibnou Yahya qui est l’un des élèves de Malik, d’après l’Imam Malik à savoir sa parole : l’Istiwa ghayrou majhoul –l’Istiwa n’est pas inconnu–, c’est-à-dire que c’est un terme qui a été rapporté dans le Qour-an c’est cela signification de ghayrou majhoul. C’est à dire que l’istiwa au sujet du Créateur est mentionné dans le Qour-an. Il y a une ayah : (Ar-Rahmanou ‘ala l-‘archi istawa) à ce sujet. (Wa l-Kayf ghayrou ma’qoul) signifie le comment est inconcevable. C’est-à-dire que le comment est impossible selon la raison au sujet de Allah.

Le comment, c’est tout ce qui fait partie des caractéristiques des créatures, comme le mouvement ou l’immobilité. Tout cela est impossible au sujet du Créateur. On ne dit pas que le Créateur est en mouvement et on ne dit pas qu’Il est immobile parce que être en mouvement ou immobile ce sont des caractéristiques des corps et Allah n’est pas un corps. Il n’est pas concerné par le mouvement et Il n’est pas concerné par l’immobilité. C’est pour cela que nous disons que Allah n’est pas concerné par le comment.

Donc le comment, Allah en est exempt. Pour l’istiwa, le comment c’est la position assise. Cela est inconcevable au sujet de Allah. La position assise ou l’établissement sont inconcevables au sujet du Créateur parce que la position assise fait partie des caractéristiques des créatures. Car la position assise n’est concevable et n’est valable que pour celui qui a un derrière, qui a des genoux et Allah ta’ala est exempt de tout cela.

Quand à la version où certains ont prétendu que l’Imam Malik a dit : « le comment est inconnu », cette version n’est pas valable. Elle n’a été validée par aucun savant des trois premiers siècles. Elle n’a pas été confirmée et authentifiée de Malik ni d’autres que Malik parmi les Imams, c’est-à-dire que c’est une version montée de toute pièce.

Retrouvez la citation de Malik au sujet de l’istiwa :

Rapportée par Al-Bayhaqi : ici

Rapportée par Al-Qayrawani : ici

Il a été confirmé de l’Imam Malik l’interprétation par un autre sens que le sens apparent dans le hadith de An-Nouzoul. Il a été rapporté que l’Imam Malik a dit : « Il s’agit d’une descente de miséricorde et non pas d’un déplacement ».

Il s’agit de la descente de la miséricorde et non pas d’un déplacement parce que le Créateur est exempt de l’endroit. Celui qui se déplace, c’est celui qui libère un endroit pour en remplir un autre. Celui qui dit que Dieu descend il a attribué à Allah l’endroit, le changement, le mouvement et tout cela fait partie des caractéristiques des créatures.

Donc, le hadith ne veut pas dire que Dieu descend mais l’Imam Malik a donné son interprétation. Il a dit que c’est une descente de miséricorde, c’est-à-dire que les manifestations de la miséricorde de Dieu deviennent plus nombreuses au dernier tiers de la nuit. C’est cela la signification de ce hadith. Il s’agit donc d’une descente de la miséricorde et non pas d’un déplacement.

Retrouvez la citation de Malik au sujet du hadith An-Nouzoul :

Rapportée par Az-Zarqani : ici

Rapportée par An-Nawawi : ici

 

Le livre Al-Mouwatta

C’est le premier livre qui a été composé pour rassembler des hadith classés par chapitres. La signification de Al-Mouwatta est « ce qui est rendu facile ». Ce livre de l’Imam Malik nommé Al-Mouwatta était aussi le premier livre composé dans le hadith et la jurisprudence en même temps. C’est-à-dire qu’il y avait dans le même livre les hadith du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et la jurisprudence. Il est resté à le composer pendant quarante années. Il comporte beaucoup de chaînes de transmission que les spécialistes de hadith, les mouhaddith ont jugées comme étant les plus authentiques des hadith.

Ach-Chafi’i a dit au sujet du livre Al-Mouwatta : « Il n’est pas paru sur terre un livre après le livre de Allah –le Qour-an– qui soit plus authentique que le livre de Malik ».

Dans son époque, il a été dit : « Est-ce que les gens émettent des avis de jurisprudence alors qu’il y a Malik à Médine ! »

 

Sa science

L’Imam Malik que Allah lui fasse miséricorde a été interrogé une fois au sujet de l’apprentissage de la science de la religion, il a dit : « C’est quelque chose de très bien, mais considère d’abord ce dont tu as besoin depuis que tu te lèves jusqu’à ce que tu arrives au soir et c’est à cela que tu as à t’attacher ». C’est-à-dire cherche au début, les sujets de bases, les sujets de la science de la religion qui te servent dans ta vie de tous les jours.

Que Allah lui fasse miséricorde, il était de ceux qui glorifiaient la science de la religion beaucoup, tant que lorsqu’il voulait transmettre le hadith il faisait le woudou, il s’asseyait et il coiffait sa barbe, il utilisait le parfum, il prenait une position droite qui inspirait le respect et il donnait le hadith.

Lorsqu’il avait été interrogé à ce sujet, il a dit : « J’aime à glorifier et à honorer le hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) », et ce qu’il recherchait par la science, c’était l’agrément de Allah ta’ala. Il a été rapporté que l’Imam Malik, que Allah l’agrée, a été interrogé une fois sur quarante-huit questions. Il a répondu à six et il a dit pour le reste : « je ne sais pas ». Ceci pour enseigner aux gens de rechercher l’agrément de Allah dans la science parce que s’il avait réfléchi sur ces questions il aurait trouvé les réponses. Mais c’était pour enseigner aux gens la modestie et la recherche de l’agrément de Allah.

Son ascèse

Pour ce qui est de son ascèse du bas monde, elle est grande. Il a été rapporté que Ar-Rachid l’avait interrogé un jour : « Est ce que tu as une maison ?» Alors Malik lui a répondu : « Non je n’en ai pas ». Il lui a alors donné alors trois mille dinars et lui a dit : « Achète une maison avec cela ».

Il les a pris mais il ne les a pas dépensés. C’est alors que Ar-Rachid a dit à Malik, que Allah lui fasse miséricorde : « Il convient que tu reviennes avec moi parce que j’ai eu la ferme volonté d’amener les gens à appliquer ce qu’il y a dans Al-Mouwatta ». Alors il lui a dit : « Pour ce qui est d’amener les gens à appliquer ce qu’il y a dans Al-Mouwatta, il n’y a pas de voie pour cela car les compagnons du Messager se sont dispersés dans les différents pays et ils ont transmis les hadith. Dans chaque pays, il y a une part de la science du Prophète. Quand au fait de sortir avec toi, il n’y a pas de moyen pour cela. Le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a dit (ce qui a pour sens) : « Médine vaut mieux pour eux si seulement ils le savaient ». C’est un hadith sujet à accord des mouhaddith. Il est rapporté par Al-Boukhari et d’autres.

Malik a dit à Ar-Rachid: « Et voici tes dinars tout comme ils sont. Si tu veux, tu les gardes et si tu veux, tu les laisses ». C’est-à-dire que si tu m’a donné cet argent pour m’amener à quitter Médine en raison de ce que tu m’as fait, je ne prendrais pas le bas monde en contrepartie de la ville du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam).

L’Imam Malik était ascète, c’est-à-dire qu’il n’avait pas le cœur attaché au bas monde et ceux qui sont ascètes ont réussi.

Lorsque l’argent et les biens lui ont été amenés des différentes contrées puisque sa science et ses élèves s’étaient propagés, les biens qu’il recevait, il les distribuait dans les voies de bienfaisance.

Ce qui indique le fait qu’il était ascète et qu’il n’avait pas son cœur attaché au bas monde, c’était sa grande générosité et son peu d’amour pour le bas monde.

En effet, le fait d’être d’ascète ne veut pas dire ne pas avoir d’argent. Mais le fait d’être ascète signifie que le cœur n’est pas attaché à l’argent.

Ce qui indique aussi qu’il ne courrait pas derrière le bas monde c’est ce qui a été rapporté de lui qu’il a dit : J’étais partis voir Haroun Ar-Rachid et il m’a dit : « Ô Abou ‘Abdi l-Lah, il convient que tu viennes plus souvent chez moi pour que les enfants entendent le Mouwatta ». C’est alors que Malik lui a dit : « Que Allah honore l’Emir des croyants mais la science on vient à elle, elle ne vient pas chez vous ». C’est alors que Haroun a dit : « Tu as dit vrai, allez à la mosquée pour entendre avec les gens ».

Son décès

Son décès était à Médine l’Illuminée, après dix nuits passées de rabi’ou l-awwal de l’an 179 de l’Hégire. Il a été enterré à Al-Baqi’ auprès de Ibrahim le fils du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam).

Beaucoup de poètes ont dit de la poésie pour le pleurer parmi lesquels il y avait Ja’far Ibnou Ahmad As-Saraj qui avait dit que Malik avait conservé la Loi du Prophète Mouhammad  (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) par amour et par crainte pour la Loi et qu’il avait des chaînes de transmission fortes et qu’il inspirait le respect. Il a des élèves qui sont tous des élèves véridiques, qui ont beaucoup de science et n’importe lequel d’entre eux à qui tu poses la question est honnête. S’il n’y avait parmi ses élèves que le fils de Idris –l’Imam Ach-Chafi’i– à lui tout seul cela aurait suffit pour l’honneur de l’Imam Malik.

Que Allah fasse miséricorde à l’Imam Malik Ibnou Anas et qu’Il nous fasse profiter par sa science.

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Biographie : Imam Ibn Hajar Al-‘Asqalani

Biographie Ibn Hajar Al-'Asqalani

Al-Hafidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalani

 

Sa biographie

Il s’appelle Ahmad fils de ‘Ali, fils de Mouhammad, fils de Mouhammad, fils de ‘Ali Al-‘Asqalani d’origine l’égyptien, Al Kinani de naissance, Ach-Chafi’i d’école, surnommé Ibnou Hajar comme ses ancêtres. Et ceci est relativement à la famille Hajar, qui sont des gens qui habitent le sud du pays de Al-Jarid, et leurs terres c’est Gabes, c’est à dire au pays du Maghreb. Quand à Chihabou d-Din c’est un surnom à lui comme cela est habituel dans son époque, et Abou l-Fadl est son surnom.

Il est né dans l’ancienne Egypte en l’an 773 de l’Hégire. Son père est mort en l’an 774 de l’Hégire, sa mère était morte peu avant cela, il a donc grandi orphelin et son tuteur Abou Bakr Al-Kharoubi l’a pris en charge, c’était le plus grand des commerçants d’Egypte.

Sa quête de science

Quand il a atteint sa cinquième année on l’inscrivit au Qouttab, il mémorisa le Qour-an alors qu’il avait neuf ans auprès du Chaykh Sadrou d-Din As-Soufti. Puis il a mémorisé Al-‘oumdah, Al- Hawi dans la jurisprudence,  Al-Alfiyyah de son chaykh Zaynou d-Din Al-‘Iraqi dans la science du hadith, moukhtasar Ibnou l-Hajib dans les fondements de la religion, Milhatou l-i’rab de Abou Mouhammad Al-Qacim fils de ‘Ali Al-Hariri Al-Bisri dans la grammaire puis il est parti à la Mecque pour accomplir le pèlerinage en l’an 784 de l’Hégire. Il lut auprès du Hafidh Abou Hamid Mouhammad Ibnou Dhahirah et auprès de Al-‘Afif An-Nachawouri.

Il a pris la langue arabe auprès de Chamsou d-Din Mouhammad Al-Ghoumari, la littérature le ‘aroud auprès de Al-Badr Al-Bachtaki, le fiqh auprès de Bourhanou d-Din Al-Ibnaci et Nourou d-Din Al-Haythami, et auprès des deux faqih de son époque As-Siraj Al-Boulqini et As-Siraj Ibnou l-Moulaqqin. Il a pris la plupart des sciences auprès de ‘Izzou d-Din Ibnou Jama’ah qui était un océan maîtrisant les sciences au point qu’il disait : « J’ai pris dans quinze sciences dont les savants de mon époque ne connaissent même pas le nom ».

En général Ach-Chihab Ibnou Hajar était un savant qui connaissait les sciences de son époque avec ses différentes ramifications et ses différences comme le tasrif, la balaghah, les différentes sortes de science de la langue arabe, l’histoire, le fiqh et le hadith, les différentes récitations du Qour-an, les différentes sciences rapportées et les sciences par la raison comme le calcul et autre.

Pour ce qui est du hadith dans lequel il a dépassé ses pairs et dans lequel sa réputation était très grande, ses contemporains ont été unanimes concernant sa grande maîtrise du hadith. Et ils lui ont donné le titre de Hafidh pour cela. Le premier chaykh auprès duquel il a pris cette science était ‘Afifou d-Din An-Nachawouri à Makka puis il partit à Baytou l-Maqdis, Nabouls, Ar-Ramlah, Ghazzah et Damas puis à Alexandrie et à Tous en Egypte puis à Makkah et au Yémen et il s’est attaché particulièrement à apprendre auprès du Chaykh du hadith Az-Zayn Al-‘Iraqi au Caire.

Le Hafidh Ibnou Hajar a eu beaucoup de chaykh et il a atteint un niveau que ses contemporains n’avaient pas atteint, il maîtrisait les sciences du hadith, le sanad, le matn, le ‘ilal et le moustalah et la connaissance de l’état des gens d’une manière parfaite. C’est pour cela qu’il avait composé des ouvrages que les savants ont utilisé comme base par la suite et il fut reconnu par l’unanimité pour sa maîtrise de cette science.

Ses Chaykh

Le hafidh Ibnou Hajar a rassemblé les noms de ses Chaykh et ce,  par ordre alphabétique dans son livre « Al-majma’ou l-mou-assasou bi l-mou’jami l-moufahras » , qu’il a classé en deux parties. Dans la première partie, il a inscrit  les noms des Chaykh auprès desquels il a pris le hadith (c’est- à-dire il le rapporte d’eux). Dans la deuxième partie, ceux à qui il a récité le hadith. Il a cité certains d’entre eux dans son Tarikh :  «  ‘Inba-ou l-ghoumari bi anba-i l-‘oumar »  .

En ce qui concerne ses Chaykh les plus réputés, dans la langue arabe, il y a Majdou d-Din Bnou Ya’qoub Al-Fayrouz abadi, Badrou d-Dini l-Bachtaki dans la littérature et Al-Ghoumari dans différentes parties de la langue arabe.

Pour ce qui est des récitations du Qour-an, il a pris auprès de Abou Ishaq Ibrahim Bnou Ahmad At-Tanoukhi Al-Ba’labaqi.

Dans la jurisprudence il a pris auprès de Sirajou d-Din Al-Boulqini et Sirajou d-Din Bnou l-Moulaqqin.

Et dans le hadith auprès de ‘Afifou d-Din An-Nachawouri, de Zaynou d-Din Al-‘Iraqi, le hafidh Abou Hourayrah et Badrou d-Din Bnou Qawam Al-Balici. Parmi les Chaykh femmes qu’il a eu, il y a Fatima la fille de Al-Mounja At-Tanoukhiyyah, Fatima bintou Mouhammad Bnou ‘Abdi l-Hadi et sa sœur ‘A-ichah.

 

Ses fonctions et ses différents postes d’enseignement

Ibnou Hajar s’est chargé de l’enseignement de la récitation et la dictée dans les assemblées à la manière des Mouhaddith, c’est-à-dire  comme les  spécialistes du hadith.  Il a aussi donné des avis de jurisprudence (fatawa), il a été chargé de la fonction de qadi à plusieurs reprises, il a enseigné le tafsir dans l’école Haçaniyyah et Mansouriyyah, il a également enseigné le hadith dans l’école Bibarciyyah et celle de Al-Jamaliyyah Al-Moustajidah ainsi que Al-Haçaniyyah, Ach-Chaykhouniyyah et Az-Zaynabiyyah.  Toutes ces écoles  ont été appelées ainsi par rapport aux gouverneurs et dignitaires qui les ont construites. Il a également enseigné dans la mosquée de Ibnou Touloun  Al-Qoubah Al-Mansouriyyah. Il s’est chargé aussi de faire entendre le hadith dans Al-Mahmoudiyyah et d’enseigner la jurisprudence dans Al-Kharoubiyyah, Ach-Chaykhouniyyah ainsi que As-Salihiyyah An-Najmiyyah et Al-Mou-yadiyyah. Il a été chargé aussi  de la fonction de Chaykh de Al-Bibarciyyah et de donner des avis de jurisprudence dans Dar l-‘Adl. Parmi ses fonctions également il avait la fonction d’orateur de la mosquée Al-Azhar et celle  de la mosquée de ‘Amrou Bnou l-‘As. Il a dicté le hadith dans la zawiyah ( appelée Khanqah ) de Bibars environ vingt ans. Puis dans Darou l-Hadith Al-Kamiliyyah dans le quartier qui est ainsi appelé entre les deux palais du Caire.

Pour ce qui est du qada, la fonction de juge légal, il s’en est chargé au début durant le gouvernement du sultan Al-Achraf Birsbay et il lui avait proposé aussi d’assurer cette tâche dans le pays de Ach-Cham mais il s’en était abstenu. Il était chargé également de la bibliothèque Mahmoudiyyah pour laquelle il avait composé un index (c’est-à-dire un recensement de tout ce qu’elle comportait).

Son décès

En l’an 852 de l’hégire, Ibnou Hajar Al-‘Asqalani a été atteint de diarrhées et il est resté ainsi jusqu’à sa mort, la nuit du samedi 18 du mois de Dhou l-Hijjah de cette année. Il était dans sa maison qui se trouvait prés de l’école Al-Mankoutamriyyah au Caire. La prière funéraire a été accomplie en sa faveur à Roumaylah à l’extérieur de la ville. Parmi ceux qui ont  assisté à la prière funéraire, il y avait le sultan Adh-Dhahir Jaqmaq et le calife ‘Abbasi et c’est ‘Alamou d-Din Al-Boulqini qui a accompli la prière funéraire en tant qu’Imam. Ensuite son corps a été transporté à Al-Qourafah As-Soughra qui est un cimetière en face de la mosquée Ad-Daylami où il a été  enterré prés de Al-Layth ibnou Sa’ad.

Ibnou Hajar Al-‘Asqalani a dit une poésie dans laquelle il fait l’éloge du Prophète, et ceci est une preuve que les savants de cette communauté reconnaissent le caractère permis de faire l’éloge du prophète. Ils prennent en cela pour modèle les compagnons du Prophète, comme son oncle Al-‘Abbas qui a  récité de la poésie pour faire l’éloge du prophète. Allah ta’ala a fait l’éloge du prophète, par Sa parole qui a pour sens : « Et Nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde pour les gens ».

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Biographie : Imam Al-Boukhari

biographie al-boukhari

L’Imam Al-Boukhari, le Chaykh des Mouhaddith et l’Imam de ceux qui ont rassemblé le hadith

 

Sa biographie

Il s’agit de Abou ‘Abdi l-Lah Mouhammad fils de Isma’il fils de Ibrahim fils de Bardisbah Al-Jou’fi Al-Boukhari. Il est né dans la ville de Boukhara, le vendredi après la prière, treize nuits écoulées du mois de chawwal de l’année 194 de l’hégire. Il a grandi orphelin élevé par sa mère. Il a perdu la vue lorsqu’il était petit mais sa mère a vu le Khalil Ibrahim ‘alayhi s-salam dans le rêve qui lui a dit : « Allah a rendu la vue à ton fils en raison de tes nombreuses larmes ».

Al-Boukhari a aimé la science depuis son plus jeune âge. Il a ainsi mémorisé les compositions de hadith de Ibnou l-Moubarak en étant enfant. Il a lu les livres réputés alors qu’il avait seize ans, tant qu’il a été dit qu’il mémorisait en étant jeune soixante-dix mille hadith par cœur. Ce qui l’a aidé à cela, c’est qu’il connaissait les biographies de ceux qui rapportent le hadith et il recherchait leur état également, il le connaissait. Il connaissait les Chaykh de ceux de qui il tient le hadith ainsi que leurs élèves et leurs différentes chaînes de transmission.

Avant qu’il ne quitte son pays, il a pu recevoir par transmission tout ce qui y est rapporté comme hadith. Il les a entendu de Mouhammad Ibnou Salam Al-Baykandi et ‘Abdou l-Lah Ibnou Mouhammad Al-Mouçannadi et Ibrahim Ibnou l-Ach’af, de Mouhammad Ibnou Youçouf Al-Baykandi et d’autres encore.

Ensuite, il est parti à La Mecque avec sa mère et son frère en recherchant à recevoir la transmission et à entendre les hadith rapportés.

Il est resté dans le Hijaz pendant six ans durant lesquels il recevait par transmission le hadith. Il s’est déplacé dans les différents pays, il est parti à Ach-Cham, il est parti en Egypte, il est parti à Al-Jazirah à deux reprises, à Al-Basrah à quatre reprises, à Al-Koufah et Baghdad à plusieurs reprises. Il a ainsi reçu le hadith de la part des mouhaddith de chaque pays où il s’était rendu, tant que les hommes de qui il rapporte le hadith ont atteint le nombre de mille quatre-vingts et ils étaient tous des mouhaddith.

 

Parmi les faits importants qui ont été rapportés à son sujet

L’Imam At-Taj As-Soubki a rapporté dans son livre At-Tabaqat lorsqu’il a mentionné la biographie de l’Imam des mouhaddith Abou ‘Abdi l-Lah Boukhari, il a rapporté d’après Ibnou ‘Adi qu’il a dit : « J’ai entendu plusieurs Chaykh rapporter que Al-Boukhari était venu s’installer à Baghdad. C’est alors que les gens qui rapportent le hadith se sont réunis et ils ont pris cent hadith qu’ils ont inversé, c’est-à-dire qu’ils ont pris le corps du hadith et la chaîne de transmission et ils les ont mélangés, de sorte qu’ils ont mis le texte de ce hadith avec la chaîne de transmission de cet autre hadith, et la chaîne de transmission de ce hadith pour le texte de cet autre hadith. Ils ont donné à chacun dix hadith qu’ils ont ainsi mélangés pour les mentionner à Al-Boukhari dans une assemblée. Les gens se sont alors réunis. L’un d’entre eux s’est levé et il a interrogé au sujet de ces hadith, d’un des dix qu’il a mélangés. Al-Boukhari a dit : « Je ne le connais pas ». Il l’a interrogé au sujet d’un autre hadith, Al-Boukhari a dit : « Je ne le connais pas », jusqu’à ce que le premier homme ait terminé avec les dix hadith. C’est alors que les spécialistes de jurisprudence se regardaient les uns les autres, c’est-à-dire qu’il s’interrogeait sur Al-Boukhari. Un deuxième homme s’est levé et a fait comme le premier. Et Al-Boukhari disait à chaque fois : « Je ne le connais pas ». Lorsque les dix hommes avaient fini, Al-Boukhari s’est retourné vers le premier d’entre eux et  lui a dit :  « Pour ce qui est de ton premier hadith sa chaîne de transmission c’est celle-là. Pour le deuxième hadith la chaîne de transmission c’est celle-là, et le troisième et ainsi de suite » jusqu’à lui donner les chaînes de transmission des dix hadith que le premier a donné. Il a rendu ainsi à chaque texte de hadith sa bonne chaîne de transmission. Ensuite, il a fait la même chose avec le deuxième, la même chose avec les autres jusqu’à avoir terminé avec les dix hommes. C’est alors que les gens lui ont reconnu sa capacité de mémorisation (de Hafidh).»

Parmi ce que As-Soubki rapporte dans ses Tabaqat de Al-Boukhari, qu’il a dit : « J’ai été inspiré la mémorisation du hadith dans le Kouttab –c’est-à-dire l’école où les enfants apprenaient le Qour-an et le hadith– alors que j’avais dix ans ou moins, et lorsque j’ai quitté le Kouttab après dix ans, j’allais écouter auprès de Ad-Dakhili et d’autres. Un jour tandis qu’il récitait le hadith aux gens, il a dit : « Soufyan a rapporté d’après Abou Zoubayr d’après Ibrahim ». C’est alors que je lui ai dit : « Mais Abou Zoubayr n’a pas du tout rapporté de Ibrahim ». Il m’a alors dit de me taire. Je lui ai dit : « Vérifie si tu veux sur ta copie d’origine ». Il est rentré puis il est ressorti et il m’a dit : « C’est comme tu as dit mon garçon». Il s’agit de Az-Zoubayr Ibnou ‘Adi qui a rapporté de Ibrahim. Il m’a alors pris le crayon de la main et il a corrigé, et il m’a dit : « Tu as dit vrai ». Lorsque Al-Boukhari a été interrogé sur son âge à ce moment-là, il a répondu : « J’avais onze ans ».

Parmi ce qui est rapporté de Mouhammad Ibnou Abi Hatim Al-Warraq de Al-Boukhari qu’il a dit : « J’ai entendu Hamid Ibnou Isma’il et un autre dire : « Al-Boukhari venait avec nous pour entendre le hadith alors qu’il était encore jeune garçon. Mais il n’écrivait rien du tout. Un bon moment s’était écoulé et il faisait ainsi. Nous lui disions alors, pourquoi tu n’écris pas ? Et il nous a dit vous avez beaucoup insisté pour que j’écrive. Lisez moi donc ce que vous deux avez écrit. Nous avions alors sorti ce que nous avions écrit et c’était plus que quinze mille hadith. Il les a tous récité par cœur, tant que nous corrigions nos versions sur ce qu’il avait appris par cœur ».

 

Les Chaykh de Al-Boukhari

Comme le nombre de ses Chaykh était important et beaucoup plus grand encore que d’être limité dans cette étude, nous allons mentionner les plus réputés d’entre eux. Ainsi, il a entendu de :

– Makki fils de Ibrahim Al-Balkhi

– et de ‘Abdan fil de ‘Outhman Al-Marwazi

– et de ‘Oubaydi l-Lah fils de Mouça Al-‘Absi

– et de Abi ‘Asim Ach-Chaybani

– et de Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Lah Al-Ansari,

– de Mouhammad Ibnou Youçouf Al-Faryabi

– et de Abou Nou’aym Al-Fadl fils de Daki,

– de Abou Ghassad Al-Hindi

– et de Soulayman fils de Harb Al-Wachiji

– et de Abou Salamah At-Taboudhaki

– et de ‘Affan fils de Mouslim,

– de ‘Aram fils de Al-Fadl,

– de Abou l-Walid At-Tayalici,

– de Abou Ma’mar Al-Minqari,

– de ‘Abdou l-Lah fils de Maslamah Al-Qa’indi,

– de Abou Bakr Al-Hamidi,

– de ‘Abdou l-Lah fils de Youçouf At-Tanici,

– de Abou l-Yaman Al-Himsi,

– de Ahmad Ibnou Hanbal,

– de Isma’il fils de Abou Ouways Al-Madini,

– de Yahya fils de Ma’in

– et de beaucoup d’autres encore.

 

Les paroles des savants au sujet de Al-Boukhari

Il a été rapporté que l’Imam Al-Boukhari s’était vu dans le rêve debout en présence du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et il tenait quelque chose à la main avec laquelle il éloignait quelque chose du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam). Lorsqu’il a posé la question sur l’interprétation de ce rêve, certains de ceux qui interprètent les rêves ont dit : « Tu vas repousser le mensonge du Messager de Allah ».

Il a été rapporté dans Tah-dhibou l-Asma-i wa l-Loughat d’après Hachid fils de Isma’il qu’il a dit : « J’ai vu Is-haq fils de Rahawayh assis sur une couche et avec lui Mouhammad fils de Isma’il Al-Boukhari. C’est alors que Mouhammad l’a corrigé dans quelque chose et Is-haq fils de Rahawayh a repris les paroles de Al-Boukhari. Alors, Is-haq a dit aux gens : « Ô vous les gens, vous qui maîtrisez le hadith, prenez de ce jeune homme. S’il avait vécu dans l’époque de Al-Haçan Al-Basri, les gens auraient besoin de lui en raison de sa connaissance du hadith et de sa compréhension du hadith ».

Il a été rapporté dans Al-Bidayah wa n-Nihayah d’après Ibnou Khouzaymah qu’il a dit :  « Je n’ai pas vu sur terre, qui ait plus de connaissance du hadith du Messager de Allah, ni qui le mémorise mieux que Al-Boukhari » et Is-haq Ibnou Zayrak a dit à son sujet : « J’ai entendu en l’an deux cent quarante sept Mouhammad Ibnou Idris Ar-Razi Abou Hatim dire : « viendra vous voir un homme des gens de Khouraçan et il n’est pas sorti de Khouraçan qui mémorise plus le hadith que lui et il n’est pas venu en Irak qui ait plus de science de hadith que lui ». Est venu alors chez nous Mouhammad Ibnou Isma’il après quelques mois, c’est-à-dire Al-Boukhari.»

Parmi ce que l’Imam le Moujtahid Ahmad Ibnou Hanbal que Allah l’agrée a dit pour faire son éloge et indiquer son haut degré. Il a dit que le degré de Hafidh a été atteint par quatre des gens de Khouraçan, Abou Zou’rah Ar-Razi, Mouhammad Ibnou Isma’il Al-Boukhari, ‘Abdou l-Lah Ibnou ‘Abdi r-Rahman As-Samarqandi et Al-Houçayn Ibnou Chouja’ Al-Balkhi.

Et il a rapporté dans Tabaqat As-Soubki d’après Mouhammad Ibnou Abi Hatim al-Warraq de Al-Boukhari qu’il a dit : « Je l’ai entendu dire des compagnons de ‘Amr Ibnou ‘Aliyy : ils m’ont mentionné un jour un hadith. Je leur ai dit alors : je ne le connais pas. Ils étaient alors heureux et ils sont partis voir ‘Amr Ibnou ‘Aliyy pour lui dire nous avons mentionné à Mouhammad fils de Isma’il un hadith qu’il n’a pas du tout connu. C’est alors que ‘Amr leur a dit :  Un hadith que Mouhammad fils de Isma’il ne connaît pas, n’est pas un hadith ».

Il a également été rapporté dans Tabaqat As-Soubki d’après Ahmad Ibnou Hamdoun qu’il a dit : « Mouslim Ibnou l-Hajjaj était parti voir Al-Boukhari et il l’a embrassé entre les yeux et lui a dit : J’embrasserai même tes pieds Ô toi qui est les maître de ceux qui maîtrisent le hadith et toi qui est celui qui connaît la valeur et le degré de fiabilité des hadith ».

Hachid Ibnou Isma’il a dit : « J’étais à Al-Basrah et j’ai entendu l’arrivée de Mouhammad Ibnou Isma’il. Lorsqu’il était arrivé, Mouhammad Ibnou Yasar a dit : Aujourd’hui est rentré chez nous le maître des spécialistes de jurisprudence ».

Il a été rapporté de Abou Sahl Ach-Chafi’i qu’il a dit : « Je suis entré à Al-Basrah, à Ach-Cham, à Al-Hijaz, à Al-Koufah, et je voyais leurs savants et chaque fois que Mouhammad Ibnou Isma’il était mentionné ils lui reconnaissaient un degré supérieur au leur ».

Il est rapporté de ‘Abdou l-Lah le fils de l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal qu’il a dit : « J’ai dit à mon père : Père, qui sont donc les Hafidh. Il m’a dit : Ô mon fils, ce sont des jeunes qui venaient chez nous, des gens de Khouraçan et ils se sont dispersés maintenant ». Et je lui ai dit : « Qui sont-ils donc père ? ». Il m’a dit : « Mouhammad Ibnou Isma’il, c’est-à-dire Al-Boukhari ». C’est-à-dire qu’il n’a mentionné d’entre eux que Al-Boukhari.

Parmi ce que Ibrahim Al-Khawwas a dit au sujet de Al-Boukhari : « J’ai vu Abou Zour’ah comme un enfant assis devant Al-Boukhari, Mouhammad Ibnou Isma’il pour l’interroger sur le hadith ».

 

Ses ouvrages

Al-Boukhari faisait partie des savants qui avaient les plus hauts degrés, qui avaient laissé de nombreux ouvrages éminents et fort utiles. Que Allah l’agrée, il était parmi les gens qui avaient les meilleurs capacités à composer, parmi les plus adroit d’entre eux. Ses ouvrages ont été nombreux. Nous citons les plus réputés d’entre eux :

– Al-Jami’ As-Sahih qui est le livre réputé par le nom de Sahih Al-Boukhari,

– Al-Adabou l-Moufrad qui fait partie de ses composition les plus éminentes, les noms des compagnons,

– Asma-ou s-Sahabah,

– At-Tarikh qui est un livre dans lequel il a rassemblé ceux qui sont dignes de confiance et ceux qui sont faibles parmi ceux qui rapportent le hadith et il est en trois volumes, un grand, un moyen et un petit.

– At-Tafsirou l-Kabir –la grande éxégèse–,

– Al-Jami’ou l-Kabir,

–  Khalqou Af’ali l-‘Ibad –la création des actes des esclaves–,

– Khayrou l-Kalam fi l-qira-ati Khalfa l-Imam –les meilleures paroles au sujet de la récitation derrière l’imam–,

– Kitabou d-dou’afa-i wa l-matroukin –le livre de ceux qui sont faibles et de ceux qui sont délaissés–,

– Kitabou l-‘Ilali fi l-hadith,

– Kitabou l-Fawa-id,

– Al-Qira-atou Khalfa l-Imam,

– Qada-i wa s-Sahabah wa t-Tabi’in,

– Kitaboun fi l-Mabsouti fi l-hadith,

– Al-Mousannad Al-Kabir,

– Kitabou l-Wihdan, c’est un livre dans lequel il a rassemblé tous ceux qui n’ont qu’un seul hadith parmi les compagnons.

 

Son décès

Il est mort que Allah lui fasse miséricorde le samedi, la nuit de la fête de Al-Fitr de l’année deux cent cinquante six de l’Hégire. Il avait alors soixante deux ans moins treize jours. Il a été enterré le jour de la fête de Al-Fitr après la prière de Adh-Dhouhr dans un village qui s’appelle Khartank qui est un village de Samarqand.

Ibnou ‘Oudayy a rapporté d’après ‘Abdou l-Qouddous fils de ‘Abdou l-Jabbar As-Samarqandi qu’il a dit : « L’Imam Al-Boukhari était venu à Khartank alors qu’il avait des proches parents chez qui il était hébergé. Je les entendu dire une nuit alors qu’il avait fini la prière de la nuit dans ses invocations : Ô Allah, je ne supporte plus la vie sur terre alors fais-moi mourir.» Le mois ne s’est pas écoulé avant que Allah ta’ala le fasse mourir. Que Allah fasse miséricorde à l’Imam Al-Boukhari et qu’Il le rétribue pour nous du meilleur bien.

Retrouvez des articles en lien avec l’Imam Al-Boukhari : ici

L’Imâm Al-Isfarâyîni parle de la croyance de Ahlou s-Sounnah

Sujet : La croyance sunnite

at-tabsirou fi d-Din - al-isfarayini   al-isfarayini - tabsirou fi d-Din

Dans son livre « At-Tabsîrou fi d-Dîn », l’Imâm Al-Isfarâyîni a dit :

« الباب الخامس عشر في بيان اعتقاد أهل السنة والجماعة : وأن تَعلـم أن كل ما دل على حدوث شىءٍ من الحد ، والنهاية ، والـمكان ، والجهة ، والسكون ، والحركة ، فهو مستحيل عليه سبحانه وتعالى ، لأن ما لا يكون محدَثاً لا يجوز عليه ما هو دليل على الحدوث»

« Chapitre quinzième dans l’exposé de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah : Il faut que tu saches que tout ce qui implique l’entrée en existence, que ce soit la limite, la fin, l’endroit, la direction, l’immobilité, le mouvement, tout cela est impossible au sujet de Allâh soubhânahou wa ta’âlâ, car il n’est pas possible qu’il advienne à Celui Qui n’est pas entré en existence ce qui implique l’entrée en existence »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moutakallim (spécialiste de la croyance), le Moufassir (exégète) Tâhir Ibnou Mouhammad Abou l-Moudhaffar Al-Isfarâyîni est décédé en 471 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 950 ans. C’est un savant de l’école de jurisprudence (madh-hab) de l’Imâm Ach-Châfi’i.

  • Le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir a dit à son sujet : «L’Imâm accompli (Kâmil), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse du Qour-ân)  » [Tabyînou kadhibi l-Mouftarî].
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit de lui : « L’Imâm, le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moufassir (spécialiste de l’exégèse du Qour-ân)» [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Chamsou d-Dîn Ad-Dâwoûdi a dit de lui : «L’Imâm accompli (Kâmil), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse du Qour-ân)  » [Tabaqâtou l-Moufassirîn].
  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet :« L’illustre savant (Al-‘Allâmah), le Mouftî  […] Il faisait parti des plus illustres savants» [Siyarou A’lâmi n-Noubalâ]
  • L’Imâm Al-Kawthari a dit de lui : « L’un des plus grands Imams de Ousoûlou d-Dîn » [Dans son édition de At-Tabsîrou fi d-Dîn]

– Il ne faut pas le confondre avec le savant, l’Imâm Aboû Is-hâq Al-Isfarâyîni (رحمه الله) qui est décédé en 418 de l’Hégire.

– Ici, lorsqu’il détaille la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah, il confirme que Allâh existe sans endroit, sans direction, qu’Il n’a pas de limite, ni de fin, qu’Il n’est pas concerné par l’immobilité, le mouvement et par tout ce qui implique l’entrée en existence.

– En effet, Allâh ta’âlâ : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -».

L’Imâm At-Tabarâni interprète “istawâ” par “dominer par Sa toute-puissance” (al-istîlâ)

Sujet : L’istiwâ de Allâh

tafsir al-kabir - Imam At-Tabarani   At-Tabarani - Istawa - istila

Dans son Tafsîr connu sous le nom de « At-Tafsîr al-Kabîr », lors de l’explication de Soûrat Al-A’raf verset 54 qui comprend la partie { ثُمَّ ٱسۡتَوَىٰ عَلَى ٱلۡعَرۡشِ } (thoumma stawâ ‘ala l-‘arch), le Hâfidh At-Tabarâni a dit :

« والاستواء: الاستيلاء، ولم يـزل الله سبحانه مستوليا على الأشياء كلها، إلا أن تخصيص العرش لتعظيم شأنه»

« Al-Istiwâ (c’est-à-dire : ) la domination par la toute puissance (Al-Istîlâ). Et Allâh soubhânah par Sa puissance éternelle domine toute chose sans changement, néanmoins la mention du Trône de façon particulière est destinée à magnifier son statut »

Informations utiles :

– L’Imâm du salaf, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse du Qour-ân) Abou l-Qâçim Soulaymân Ibnou Ahmad Ibnou Ayyoûb At-Tabarâni est né en 260 et il est décédé en 360 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1000 ans. L’Imâm At-Tabarâni était le plus réputé des gens de son époque dans la science du hadîth et dans sa maîtrise. Il connaissait le tafsîr (Exégèse) et il était spécialiste de jurisprudence. Il est l’auteur du grand recueil de hadîth « Mou’jam al-Kabîr » et de nombreux autres ouvrages de références. Retrouvez sa biographie : ici.

– Ici, ce grand savant du salaf explique que la signification de “istawâ” dans le verset qui comprend « thoumma stawâ ‘ala l-‘arch » et les versets similaires est « dominer par Sa toute-puissance» (al-istîlâ).

– De nombreux savants ont proposé l’interprétation (ta-wîl) du terme “istawâ” par la domination par la toute-puissance. Parmi eux :

  • Le Loughawi ‘Abdou l-Lâh Ibnou Yahyâ Ibnou l-Moubârak
  • L’Imâm Az-Zajjâj [Dans son livre Ma’âni Al-Qour-ân] et [Rapporté par An-Naçafi]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi
  • L’Imâm At-Tabarâni [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Aboû Bakr Ahmad Ar-Râzi Al-Jassâs Al-Hanafi
  • L’Imâm Abou l-Layth As-Samarqandi
  • L’Imâm Ibnou Foûrak [Dans son livre Mouchkilou l-Hadîth]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Mouhammad Ibnou l-Haçan Ibnou Abî Ayyoûb Al-Ayyoûbi An-Nayçâboûri
  • L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Jouwayni [père de l’Imâm Al-Haramayn]
  • Le Moufassir Abou l-Haçan ‘Ali Ibn Mouhammad Al-Mâwardi
  • Le Moufassir Al-Wâhidi [Rapporté par Ibn Rouch Al-Jadd]
  • L’Imâm Abou Is-hâq Ach-Chîrâzi
  • Le Moufassir Ad-Damghâni Al-Hanafi
  • L’Imâm Al-Moutawalli [Dans son livre Al-Ghounyah]
  • L’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni [Dans son livre Louma’ al-Adillah]
  • Le Loughawi Ar-Râghib Al-Asbahâni
  • L’Imâm Al-Ghazâli
  • L’Imâm An-Naçafi (508 H.)
  • L’Imâm Abou n-Nasr Al-Qouchayri
  • Le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd [Rapporté par Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki]
  • Al-Allâmah Al-Lâmichi Al-Hanafi
  • Le Moufassir Ibnou ‘Atiyyah Al-Andalouçi
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibnou Ibrâhîm Ach-Chaybâni Al-Hanafi
  • Le Chaykh Sayfou d-Dîn Al-Âmidi
  • Le Chaykh Ibnou l-Hâjib Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-‘Îzz Ibnou ‘Abdi s-Salâm
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Qarâfi
  • Le Moufassir An-Naçafi [Dans son Tafsîr]
  • Le Moufassir Al-Baydâwi
  • Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou l-Jamâ’ah
  • Le Qâdî ‘Abdou r-Rahmân Al-Îji
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki
  • Le Chaykh Al-Yâfi’i
  • Le Qâdî Ibnou s-Sirâj Al-Hanafi
  • Le Qâdî Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • Le Chaykh ‘Izzou d-Dîn Ibn Jamâ’ah [Dans son livre Darajou l-Ma’âlî]
  • Le Loughawi Fayroûzâbâdi [Dans son livre Basâ-irou dhawi t-Tamyîz]
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri [Dans son livre Ihkâmou d-Dalâlah]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • Le Moufassir Ismâ’îl Haqqi Al-Hanafi
  • Le Hâfidh Mourtadâ Az-Zabîdi
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inat]
  • Le Chaykh Az-Zourqâni Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-Kawthari [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari [Dans son livre As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • et de nombreux autres savants.

–  Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).

–  Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’istiwâ de Allâh : ici.

– Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a catégoriquement nié la notion de direction au sujet de Allâh dans un hadîth sahîh. Il a dit (صلى الله عليه وسلم) [ce qui a pour sens : ] «Ô Allâh Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en-dessous de Toi » [Rapporté par Mouslim, par Al-Bayhaqi et d’autres].

L’Imâm An-Naçafi dit qu’attribuer l’endroit à Allâh est de la mécréance

Sujet : Attribuer l’endroit à Allâh est de la mécréance

nacafi tabsiratou l- adilah   An-nacafi - attribuer l'endroit à Allah est de la mécréance

Dans son livre « Tabsiratou l-Adil-lah » (tome 1 page 169 de cette édition) l’Imâm Abou l-Mou’în Maymoûn An-Naçafi a dit :

« والله تعالى نفى المماثلة بين ذاته وبين غيره من الأشياء، فيكون القول باثبات المكان له ردا لهذا النص المحكم- أي قوله تعالى ﴿ليس كمثله شيء﴾ – الذي لا احتمال فيه لوجهٍ ما سوى ظاهره، ورادُّ النص كافر، عصمنا الله عن ذلك »

« Allâh ta’âlâ a nié toute similarité entre Sa réalité et toute autre chose, et donc la confirmation d’un endroit pour Allâh est en contradiction avec ce texte explicite [c’est-à-dire la parole de Allâh ta’âlâ « Layça kamithlihi chay »  qui a pour sens « Rien n’est tel que Lui »]. Cette parole n’a aucune autre signification en dehors de celle qui est apparente et celui qui contredit les textes est un mécréant (kâfir), que Allâh nous protège de cela ».

Informations utiles :

– L’Imâm, Al-Moutakallim (le spécialiste de la croyance), Al-Ousoûli (le spécialiste des fondements) Abou l-Mou’în Maymoûn Ibnou Mouhammad An-Naçafi Al-Hanafi Al-Mâtourîdi est né en 418 et il est décédé en 508 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 930 ans.

– Ici, il dit qu’attribuer l’endroit à Allâh est en contradiction avec les textes explicites comme le verset « Layça Kamithlihi chay »  qui a pour sens « Rien n’est tel que Lui ». Et que celui qui contredit les textes est mécréant.

– L’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله) qui fait partie des illustres savants du salaf a dit dans son traité de Croyance : « Celui qui s’oppose au jugement du Livre, fait partie des mécréants».

– L’Imâm An-Naçafi confirme donc par sa parole que le fait d’attribuer l’endroit à Allâh est de la mécréance.

– Dans ce même ouvrage, l’Imâm An-Naçafi dit : « Attribuer l’endroit à Allâh contredit le tawhîd (c’est-à-dire la croyance en l’unicité de Allâh) » [Tabsiratou l-Adil-lah].

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

Précision : Plusieurs grands savants de l’Islâm porte le nom An-Naçafi. En effet il y a également Aboû Hafs Najmou d-Dîn ‘Oumar Ibnou Mouhammad An-Naçafi qui est décédé en 537 de l’Hégire  (رحمه الله) [voir des articles à son sujet : ici], et aussi ‘Abdou l-Lâh Ibnou Ahmad An-Naçafi qui est décédé en 710 de l’Hégire (certains ayant dit en 701 de l’Hégire) (رحمه الله), qui est l’auteur du célèbre tafsîr [voir des articles à son sujet : ici].

L’Imâm Ach-Châfi’i confirme que l’apostat revient à l’Islâm en prononçant les deux témoignages

Sujet : comment l’apostat revient à l’Islâm ?

Rawdat At-Talibin - Nawawi   Rawdat At-Talibin - nawawi -tome 10   Ach-Chafi'i - comment le mecreant revient à l'Islam

Dans son livre « Rawdat At-Tâlibîn » dans le chapitre de l’apostasie, l’Imâm An-Nawawi a dit :

« وقد وصف الشافعي رضي الله عنه توبته (أي المرتد) فقال: أن يشهد أن لا إله إلا الله، وأن محمدا رسول الله، ويبرأ من كل دين خالف الاسلام »

« Certes, l’Imâm Ach-Châfi’i (رضي الله عنه) a indiqué comment l’apostat revient à l’Islâm, et il a dit pour cela : il doit témoigner qu’il n’est de dieu que Allâh et que Mouhammad est le Messager de Allâh, et il doit s’innocenter de toute croyance qui est contraire à l’Islâm. »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est très célèbre.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de Son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– L’Imâm, le Moujtahid –jurisconsulte– Mouhammad Ibnou Idrîs Ach-Châfi’i est l’un des plus grands savants de notre communauté, c’est une référence incontournable pour tout musulman. C’est un salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), il est né en 150 et il est décédé en 204 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1230 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) chafi’ite.

  • L’Imâm Abou l-Haçan As-Soulami a dit à son sujet : « Mouhammad Ibn Idrîs Ach-Châfi’i est le savant à la tête du second siècle [de l’Hégire] (c’est-à-dire le moujaddid – savant revivificateur)» [Rapporté par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir dans Tabyînou kadhibi l-Mouftari]

– Ici l’Imâm Ach-Châfi’i indique comment la personne qui est tombé dans la mécréance revient à l’Islâm. Et c’est en prononçant les deux témoignages. C’est-à-dire en témoignant qu’il n’est de dieu que Allâh et que Mouhammad est le Messager de Allâh.

– En effet, le jugement de la Loi concernant celui qui se retrouve dans une apostasie, c’est qu’il lui est un devoir de revenir à l’Islâm en prononçant les deux témoignages et en abandonnant ce qui a été la cause de l’apostasie, c’est-à-dire la chose par laquelle l’apostasie a eu lieu.

– De nombreux savants ont confirmé ce jugement dans leurs ouvrages :

  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Et si sa mécréance était le fait de nier une obligation, ou de rendre permise une chose qui est interdite [avec les conditions qu’il a citées précédemment dans son chapitre], alors son Islam n’est pas valable jusqu’à ce qu’il dise les deux témoignages, et qu’il abandonne ce qu’il croyait » [Dans son livre Rawdatou t-Tâlibîn]
  • Le Chaykh Najmou d-Dîn Al-Asfoûni a dit : « Chapitre : concernant l’entrée en Islam de l’apostat et autre que lui, et le madh-hab est qu’il est indispensable pour cela est qu’il dise les deux témoignages » [Rapporté par Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli dans ses Fatâwâ]
  • Le Chaykh Ibnou l-Mouqri a dit : « Chapitre : il est indispensable pour l’entrée en Islam de l’apostat et autre que lui qu’il dise les deux témoignages dans l’absolu » [Rapporté par Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli dans ses Fatâwâ]
  • Le Chaykh Al-Ardabîli Ach-Châfi’i a dit :  « Le repentir de l’apostat et l’entrée en Islâm du mécréant d’origine a lieu par le fait qu’il témoigne qu’il n’y a pas de divinité hormis Allâh et que Mouhammad est le messager de Allâh, qu’il s’innocente de toute religion en dehors de l’islam, et de toute croyance constituant de la mécréance, et il est indispensable qu’il prononce les deux témoignages, l’entrée en Islam n’a pas lieu sans eux » [Dans son livre Al-Anwâr]
  • Chaykhou l-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri a dit : « Il est indispensable pour l’entrée en Islam de l’apostat et autre que lui qu’il dise les deux témoignages » [Rapporté par Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli dans ses Fatâwâ]
  • L’Imâm Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli a dit : « Il est une condition pour l’Islâm de l’apostat et autre que lui, la prononciation des deux témoignages, en raison de ce qui a été rapporté d’authentique à ce sujet, comme le hadîth [qui signifie : ] « L’Islâm est fondé sur cinq principaux devoirs (dans lequel sont mentionné les deux témoignages) et le hadîth [qui signifie : ] « … jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Allâh et que Mouhammad est le messager de Allâh » » [Dans ses Fatâwâ]
  • L’Imâm Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli a dit également : « La voie sur laquelle est la majorité des savants (al-joumhoûr) est que l’Islâm du mécréant n’est pas valable, qu’il soit apostat ou autre, sans la prononciation des deux témoignages » [Dans ses Fatâwâ]
  • Le Chaykh Zaynou d-Dîn Al-Malîbâri Ach-Châfi’i (m.987 h.) a dit : « L’Islâm de tout mécréant d’origine et de l’apostat a lieu par la prononciation des deux témoignages pour celui qui est en capacité de parler, et il n’est pas suffisant ce qu’il a comme foi dans son cœur » [Dans son livre Fathou l-Mou’în]
  • Le Chaykh Al-Bouhoûti Al-Hanbali (m.1083 h.) a dit : « Le retour à l’Islâm de l’apostat ainsi que le repentir de tout mécréant prônant l’unicité de Dieu comme les juifs ou ce qui ne le prône pas comme les chrétiens, les mazdéens, et les adorateurs d’idoles a lieu par le fait qu’il témoigne qu’il n’y a pas de divinité hormis Allâh et que Mouhammad est le messager de Allâh. Ceci est tiré du hadîth rapporté par Ibn ‘Oumar « Oumirtou an ouqâtila n-nâça hattâ yach-hadoû al-lâ ilâha illa l-Lâh wa anna Mouhammadan raçoûlou l-Lâh [jusqu’à la fin du hadîth…]» hadîth faisant objet de l’accord [entre Al-Boukhâri et Mouslim] et ceci confirme comment a lieu l’entrée en Islam du mécréant d’origine ainsi que de l’apostat. » [Dans son livre Kach-châfou l-Qinâ’]
  • Le Chaykh ‘AbdoulLâh Ibn Houçayn Ibn Tâhir (m.1272 h.) a dit : « Il est un devoir pour celui de qui est provenu une apostasie de revenir immédiatement à l’Islam par la prononciation des deux témoignages » [Dans son livre Soullamou t-Tawfîq]

Important : Le fait que l’apostat dise (astaghfirou l-Lâh) « je demande à Dieu de me pardonner » ne lui est pas utile avant d’être revenu à l’Islâm.

– Article à consulter :  

Le Chaykh Khalîl confirme que le fait de jeter le Qour-ân dans les ordures est de la mécréance

Sujet : cas d’apostasie

Moukhtasar khalil   Moukhtasar khalil - mecreance par les actes - ordure

Dans son  « Moukhtasar », le Chaykh Khalîl Al-Mâliki, a écrit un chapitre au sujet de l’apostasie dans lequel il a dit :

« أو فعل يتضمنه كإلقاء مصحف بقذر »

 « […] ou de faire un acte de mécréance comme de jeter le Qour-ân (mous-haf) dans les ordures   »

Informations utiles :

– L’Illustre savant, le Chaykh Khalîl Ibnou Is-hâq Al-Joundi Al-Misri Al-Mâliki est décédé 767 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 670 ans. Il est l’auteur du célèbre ouvrage « Moukhtasarou l-‘Allâmati Khalîl ».

– Ici, il dit que l’apostasie peut avoir lieu par un acte et il cite comme exemple le fait de jeter le Qour-ân dans les ordures. C’est-à-dire si la personne savait que ce qu’elle avait entre les mains est le Qour-ân et qu’elle le jette délibérément dans les ordures, elle aura commis un acte d’apostasie. C’est-à-dire qu’elle sera devenue mécréante si elle était musulmane.

– Ce jugement a été confirmé par de nombreux savants, tels que  :

  • L’Imâm An-Nawawi dans ses livres « Rawdatou t-Tâlibîn » et « Minhâjou t-Tâlibîn »;
  • Le Chaykh Chamsou d-Dîn Ar-Ramli qui a dit dans son chapitre concernant l’apostasie : « Comme de jeter le livre du Qour-ân ou ce qui est similaire de ce qui comporte des extraits du Qour-ân, et même ce qui contient des mots honorés ou du hadîth. Ar-Roûyâni a dit : ou ce qui comporte de la science religieuse, dans les impuretés ou même dans un endroit non impure mais qui contient du moukhât [morve ou glaire], du crachat ou du sperme, car il y a en cela un rabaissement de la religion »
  • Le Chaykh Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi dans son livre « Raddou l-Mouhtâr » qui a précisé : « Même s’il ne visait pas le rabaissement car son acte indique le rabaissement. »
  • Le Chaykh Mouhammad ‘Illaych Al-Mâliki dans son commentaire du moukhtasar Khalîl ;
  • Le Mouhaddith Al-Harari dans son livre «As-Sirâtou l-Moustaqîm » ;
  • Le Chaykh Samîr Al-Qâdî dans son livre «Noûrou s-Sirâtou l-Moustaqîm » ;
  • Et beaucoup d’autres.

Rappel : L’apostasie est de trois sortes, c’est-à-dire qu’il arrive que des gens sortent de l’Islâm suite à une mauvaise croyance, ou bien suite à un acte de mécréance, ou encore par le fait d’avoir prononcé une parole de mécréance.

– Le Chaykh ‘AbdoulLâh Ibn Houçayn (1272 H.)  a dit : « L’apostasie est de trois sortes : par la croyance, par les actes et par la parole. Et chacune de ces sortes se ramifient en de nombreuses branches ». [Dans son livre « Soullamou t-Tawfîq]

– Il y a, en effet, des croyances, des actes et des paroles qui contredisent les deux témoignages et font tomber dans la mécréance. Tout ceci par accord des savants des quatre écoles (madh-hab).

Important : Celui qui a commis une mécréance doit revenir immédiatement à l’Islam en prononçant les deux témoignages, qui sont (ach-hadou an la ilaha il-la l-Lah, wa ach-hadou anna Mouhammadan raçoulou l-Lah) c’est-à-dire : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah ». Il ne suffit pas de dire « astaghfirou l-Lah ».

– Consulter d’autres articles concernant certaines choses qui font sortir de l’Islam : ici .

Le Chaykh Mayyârah Al-Mâliki confirme qu’il n’est pas permis de se baser sur le calcul pour déterminer le début de Ramadân

Sujet : On ne se base pas sur le calcul pour déterminer Ramadân

ad-dourrou-th-thamin-cover   Mayyarah Al-Maliki - unanimité - Ramadan - calcul

Dans son livre « Ad-Dourrou th-Thamîn wa l-Mawridou l-Ma’în » le Chaykh Mayyârah Al-Mâliki a dit :

«قال الشهاب القرافي عن سند : لو كان إمام يرى الحساب فأثبت به الهلال لم يتبع لإجماع السلف على خلافه »

« Ach-Chihâb Al-Qarâfi a dit, selon Sanad : « Et si le gouverneur se base sur le calcul [astronomique] et qu’il affirmerait par cela le [début du] mois lunaire, on ne le suit pas car l’unanimité des gens du salaf est en opposition avec cela »

Informations utiles :

– Le Chaykh Mouhammad Ibnou Ahmad Mayyârah Al-Mâliki Al-Fâçi est né en 999 à Fès (Maroc) et il est décédé en 1072 de l’Hégire (رحمه الله) à Fès également, c’est-à-dire il y a environ 360 ans. Il était de l’école de jurisprudence (madh-hab) malikite. Il était l’élève direct du Chaykh Ibnou ‘Âchir. Consultez sa biographie : ici.

– Son livre « Ad-Dourrou th-Thamîn wa l-Mawridou l-Ma’în » est un commentaire du très célèbre traité « Al-Mourchidou l-Mou’în ‘ala d-Daroûriyyi min ‘Ouloumi d-Dîn » , appelé plus couramment le « Matn de Ibnou ‘Âchir » composé par le Chaykh ‘Abdou l-Wâhid Ibnou ‘Âchir Al-Ansâri Al-Ach’ari Al-Mâliki (990 – 1040 H) (رحمه الله). Consultez sa biographie : ici.

– L’illustre savant, spécialiste des fondements (Ousoûli) le Chaykh Chihâbou d-Dîn Abou l-‘Abbâs Ahmad Ibnou Idrîss Al-Qarâfi Al-Mâliki Al-Misri, est l’un des spécialistes de la jurisprudence (Fouqahâ) chez les malikites. Il est né en 626 et il est décédé en 684 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 750 ans.

– L’illustre savant, le Faqîh (spécialiste du Fiqh) Sanad Ibnou ‘Inân Ibnou Ibrâhîm Al-Mâliki Al-Misri est décédé en 541 de l’Hégire à Al-Iskandariyyah -Alexandrie- (Egypte) (رحمه الله)  c’est-à-dire il y a environ 900 ans.

– Ici, il rapporte l’unanimité des savants du Salaf sur le fait qu’il n’est pas permis de se baser sur le calcul pour déterminer le début du jeune de Ramadân.

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanimes sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– La détermination du mois de Ramadân a lieu par l’observation, à l’œil nu, du croissant de lune après le coucher du soleil du 29ème jour de Cha’bân, conformément à la tradition Prophétique. On ne peut donc pas prévoir la date exacte du début du mois de Ramadân à l’avance par calcul. Et cela est également valable pour tous les mois lunaires. Les calendriers basés sur des calculs permettent seulement d’avoir une date approximative (à un ou deux jours près) du début du mois.

– En effet le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« لا تقَدّموا رمضان بيوم أو يومين صُوموا لِرُؤيَتِهِ وأَفْطِروا لرؤيته فإن غُمَّ عَلَيكُم فَأَكْمِلُوا عِدَّةَ شَعْبَان ثَلاثين يوماً »

Cette parole signifie : « N’anticipez pas Ramadân d’un jour ou deux. Jeûnez à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si vous ne l’avez pas vue, poursuivez le compte de Cha’bân à trente jours » [rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim].

– Et il a dit également (صلى الله عليه وسلم)  :

« إنا أمة أمية لا نكتب ولا نحسب الشهر هكذا وهكذا يعني مرة تسعة وعشرين ومرة ثلاثين »

Cette parole signifie « Nous somme une communauté ‘oummiyyah [c’est-à-dire pour la plupart] qui n’écrivons pas et ne calculons pas. Le mois est ainsi, soit ainsi soit ainsi ; c’est-à-dire soit 29 soit 30 jours » [rapporté par Al-Boukhâri et d’autres]

– Ce jugement fait l’objet de l’unanimité dans les 4 écoles de fiqh et chez les gens du Salaf. Ce jugement ne change pas en fonction des années ni des avancées technologiques.

– De nombreux savants ont confirmé qu’il n’est pas valable de se baser sur le calcul astronomique pour déterminer le début et la fin du mois de Ramadân. Parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah ;
  • L’Imâm Mâlik ;
  • L’Imâm Ach-Châfi’i ;
  • Le Hâfidh Abou l-Walîd Al-Bâjî Al-Mâliki (qui rapporte l’unanimité des gens du salaf) [Rapporté par Ibn Hajar dans Fath al-Bârî] ;
  • Al-Qâdî Ibnou Rouch Al-Jadd Al-Mâliki (qui rapporte l’unanimité) [Dans son livre Al-Jâmi’ mina l-Mouqaddimât] ;
  • L’Imâm Al-Mâziri Al-Mâliki ;
  • Le Chaykh Mouwaffaqou d-Dîn Ibnou Qoudâmah Al-Hanbali ;
  • Al-Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki ;
  • Al-‘Allâmah Al-Qarâfi Al-Mâliki (qui rapporte l’unanimité des gens du salaf) [Rapporté par Mayyârah dans Ad-Dourrou th-Thamîn] ;
  • Chaykh al-Islâm An-Nawawi Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Ibnou Bazîzah At-Toûniçi Al-Mâliki ;
  • Le Chaykh Ibnou Rajab Al-Hanbali ;
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi Ach-Châfi’i ;
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni Ach-Châfi’i [Dans son livre Fath Al-Bârî] ;
  • Le Hâfidh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni Al-Hanafi ;
  • Le Mouhaddith Al-Qastallâni Ach-Châfi’i ;
  • Chaykh al-Islâm Zakariyâ Al-Ansâri Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Al-Hattâb Al-Mâliki ;
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami Ach-Châfi’i [Dans son livre Al-Minhâjou l-Qawîm]
  • Le Chaykh Chamsou d-Dîn Ar-Ramli Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî Al-Hanafi (qui rapporte l’unanimité) ;
  • Le Chaykh Al-Mounâwi Ach-Châfi’i ;
  • Al-‘Allâmah Al-Bouhoûti Al-Hanbali [Dans son livre Kach-châfou l-Qinâ’] ;
  • Le Chaykh Mouhammad Mayyârah Al-Fâçi Al-Mâliki (qui relate l’unanimité) [Dans son livre Ad-Dourrou th-Thamîn] ;
  • Le Chaykh Al-Haskafi Al-Hanafi ;
  • L’assemblée de savants Hanafites qui ont compilé l’ouvrage « Al-Fatâwâ Al-Hindiyyah » ;
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki ;
  • Le Hâfidh Mourtadâ Az-Zabîdi Al-Hanafi (qui rapporte l’unanimité) ;
  • Al-‘Allâmah Mouhammad ‘Arafah Ad-Doussoûqi Al-Mâliki ;
  • Al-‘Allâmah Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi (qui rapporte l’unanimité) [Dans son livre Raddou l-Mouhtâri] ;
  • Le Chaykh Mouhammad ‘Illaych Al-Mâliki (qui rapporte l’unanimité) ;
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri [Dans son livre Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah] ;
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari Al-Mâliki [Dans son livre Ad-Dînou l-Khâlis] ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari (qui rapporte l’unanimité) [Jâmi’ou l-Khayrât] ;
  • Et beaucoup d’autres…

– Voir d’autres paroles de savants à ce sujet : ici .

Le loughawi Az-Zajjâj (du salaf) interprète “istawâ” par “dominer par Sa toute-puissance” (istawlâ)

Sujet : L’istiwâ de Allâh

az-zajjaj - tafsir ma'ani al qour'an   az-zajjaj - tafsir - ma'ani al qour'an   az-zajjaj - istawa - istawla - domination

Dans son tafsîr « Ma’âni Al-Qour-ân», lors de l’explication du verset « ٱلرَّحۡمَـٰنُ عَلَى ٱلۡعَرۡشِ ٱسۡتَوَىٰ » « Ar-Rahmân ‘ala l-‘arch istawâ » (soûrat Taha/5), l’Imâm Az-Zajjâj a dit :

« وقالوا: معنى استوى استولى »

« La signification de « istawâ » est  » dominer par Sa toute-puissance  » (istawlâ) »

Informations utiles :

– L’Imâm, l’exégète (Moufassir), le Spécialiste de la langue Arabe (Loughawi), le Grammairien (Nahwi) Aboû Is-hâq Ibrâhîm Ibnou Mouhammad Ibnou s-Sourri Az-Zajjâj Al-Baghdâdi, est l’un des linguistes les plus connus, il faisait partie des gens du Salaf, il est né en 241 et il est décédé en 311 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1120 ans. Il est souvent cité comme référence par les exégètes (moufassiroûn).

  • Al-Khatîb Al-Baghdâdi a dit de lui : « Il était parmi les gens honorables et versés dans la religion, il avait une bonne croyance et un bon madh-hab». [Târîkh Baghdâd]
  • Ibn Khallikân a dit le concernant : « Il était parmi les gens de science, de bonne manière et versé dans la religion». [Wafayâtou l-A’yân]
  • An-Nawawi a dit à son sujet : « L’Imâm dans la langue Arabe ». [Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât]
  • Ibn Kathîr a dit de lui : « Il était vertueux et versé dans la religion, il avait une bonne croyance et il était auteur de bons ouvrages, et parmi eux « Ma’âni Al-Qour-ân » et d’autres ouvrages bénéfiques.». [Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’Imâm, le grammairien (Nahwi) de son époque». [Siyarou A’lâmi n-Noubalâ]

– Ici, il dit que la signification de « istawâ » dans le verset « Ar-Rahmân ‘ala l-‘arch istawâ » est « dominer par Sa toute-puissance» (istawlâ). Nous rappelons que Az-Zajjâj est non seulement un Salaf, mais il est également un des plus grands spécialistes de la langue Arabe (loughawi).

– Concernant Allâh, la signification de « istawlâ » n’est donc pas :

  • de vaincre après avoir combattu, ce qui impliquerait un changement, et le changement est impossible au sujet de Allâh ‘azza wa jall.
  • ni de dominer physiquement par l’élévation de la position, ce qui impliquerait un endroit et une direction, ce qui est également impossible au sujet de Allâh ta’âlâ.

– L’Imâm An-Naçafi rapporte également cette citation de l’Imâm Az-Zajjâj [Dans son Tafsîr].

– L’Imâm Az-Zajjâj a dit également : « Allâh ta’âlâ est exempt de l’emplacement et de l’endroit » [Tafsîrou l-Asmâ-i l-Housnâ]

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).

– De nombreux savants ont proposé l’interprétation (ta-wîl) du terme “istawâ” par la domination par la toute-puissance. Parmi eux :

  • Le Loughawi ‘Abdou l-Lâh Ibnou Yahyâ Ibnou l-Moubârak
  • L’Imâm Az-Zajjâj [Dans son livre Ma’âni Al-Qour-ân] et [Rapporté par An-Naçafi]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi
  • L’Imâm At-Tabarâni [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Aboû Bakr Ahmad Ar-Râzi Al-Jassâs Al-Hanafi
  • L’Imâm Abou l-Layth As-Samarqandi
  • L’Imâm Ibnou Foûrak [Dans son livre Mouchkilou l-Hadîth]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Mouhammad Ibnou l-Haçan Ibnou Abî Ayyoûb Al-Ayyoûbi An-Nayçâboûri
  • L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Jouwayni [père de l’Imâm Al-Haramayn]
  • Le Moufassir Abou l-Haçan ‘Ali Ibn Mouhammad Al-Mâwardi
  • Le Moufassir Al-Wâhidi [Rapporté par Ibn Rouch Al-Jadd]
  • L’Imâm Abou Is-hâq Ach-Chîrâzi
  • Le Moufassir Ad-Damghâni Al-Hanafi
  • L’Imâm Al-Moutawalli [Dans son livre Al-Ghounyah]
  • L’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni [Dans son livre Louma’ al-Adillah]
  • Le Loughawi Ar-Râghib Al-Asbahâni
  • L’Imâm Al-Ghazâli
  • L’Imâm An-Naçafi (508 H.)
  • L’Imâm Abou n-Nasr Al-Qouchayri
  • Le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd [Rapporté par Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki]
  • Al-Allâmah Al-Lâmichi Al-Hanafi
  • Le Moufassir Ibnou ‘Atiyyah Al-Andalouçi
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibnou Ibrâhîm Ach-Chaybâni Al-Hanafi
  • Le Chaykh Sayfou d-Dîn Al-Âmidi
  • Le Chaykh Ibnou l-Hâjib Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-‘Îzz Ibnou ‘Abdi s-Salâm
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Qarâfi
  • Le Moufassir An-Naçafi [Dans son Tafsîr]
  • Le Moufassir Al-Baydâwi
  • Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou l-Jamâ’ah
  • Le Qâdî ‘Abdou r-Rahmân Al-Îji
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki
  • Le Chaykh Al-Yâfi’i
  • Le Qâdî Ibnou s-Sirâj Al-Hanafi
  • Le Qâdî Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • Le Chaykh ‘Izzou d-Dîn Ibn Jamâ’ah [Dans son livre Darajou l-Ma’âlî]
  • Le Loughawi Fayroûzâbâdi [Dans son livre Basâ-irou dhawi t-Tamyîz]
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri [Dans son livre Ihkâmou d-Dalâlah]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • Le Moufassir Ismâ’îl Haqqi Al-Hanafi
  • Le Hâfidh Mourtadâ Az-Zabîdi
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inat]
  • Le Chaykh Az-Zourqâni Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-Kawthari [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari [Dans son livre As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • et de nombreux autres savants.

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’istiwâ de Allâh : ici.

– Malgré cela, certains leaders de la mouvance sectaire wahhabite, ont diffusé la croyance hideuse d’Ibn Taymiyah (moujassim) et ont déclaré mensongèrement que Allâh serait assis sur le trône. Voir à ce sujet : Ar-Râjihi et Fawzân (wahhabites) prétendent que Allâh est assis sur le trône.

Il est permis d’écrire du Qour-ân dans un récipient et d’en utiliser l’eau pour la guérison (An-Nawawi)

Sujet : Le bienfait de l’eau coranisée

nawawi-Al-Majmou’-Charhou-l-Mouhadh-dhab   Nawawi - Eau - Qour'an

Dans son livre « Al-Majmoû’ Charhou l-Mouhadh-dhab », dans le chapitre « ce que nécessite le ghousl », l’Imâm An-Nawawi a dit :

« وَلَوْ كَتَبَ الْقُرْآنَ فِي إنَاءٍ ثُمَّ غَسَلَهُ وَسَقَاهُ الْمَرِيضَ فَقَالَ الْحَسَنُ الْبَصْرِيُّ وَمُجَاهِدٌ وَأَبُو قِلَابَةَ وَالْأَوْزَاعِيُّ لَا بَأْسَ بِهِ »

« Al-Haçan Al-Basri, ainsi que Moujâhid, Aboû Qilâbah et Al-Awzâ’i ont dit qu’il n’y avait pas de mal dans le fait d’écrire du Qour-ân dans un récipient puis de le rincer et d’asperger le malade avec [cette eau] »

 Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est une référence incontournable pour tout étudiant en science de la religion et pour tout savant.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de Son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici l’Imâm An-Nawawi rapporte l’avis de plusieurs savants de référence du salaf, sur le fait qu’il est permis d’écrire du Qour-ân dans un récipient puis de le rincer et d’asperger le malade avec cette eau.

– Parmi les preuves du caractère licite de cela, il y a la parole de Allâh ta’âlâ :

« وَنُنَزِّلُ مِنَ الْقُرْآنِ مَا هُوَ شِفَاء وَرَحْمَةٌ لِّلْمُؤْمِنِينَ وَلاَ يَزِيدُ الظَّالِمِينَ إَلاَّ خَسَاراً »

[soûrate Al-Isrâ / 82] ce qui a pour sens : « Nous révélons du Qour-ân ce qui comporte une guérison et une miséricorde pour les croyants (…) ».

– L’Illustre successeur des compagnons (tâbi’i), l’Imâm Aboû Sa’îd Al-Haçan Ibn Abi l-Haçan Yaçâr Al-Basri est né en 21 et est décédé en 110 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1325 ans. Il fut l’un des savants de l’Islâm les plus réputé, de nombreux compagnons et autres savants de l’Islâm ont fait son éloge.

– L’Illustre successeur des compagnons (tâbi’i), Moujâhid ibn Jabr Al-Makhzoûmi Al-Makki est né en 20 et est décédé en 102 de l’Hégire (رحمه الله) c’est à dire il y a plus de 1335 ans. Il était l’un des plus grands élèves de Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنه). Il est devenu également une référence dans la science de l’exégèse du Qour-ân (tafsîr).

– L’Illustre successeur des compagnons (tâbi’i), l’Imâm Aboû Qilâbah Al-Jarmi Al-Basri est décédé en 104 de l’Hégire (رحمه الله) c’est à dire il y a plus de 1330 ans.

– L’Imâm du salaf, le Moujtahid, Aboû ‘Amr ‘Abdou r-Rahmân Ibnou ‘Amr Al-Awzâ’i est né en 88 et il est décédé en 158 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1285 ans. Il était l’un des plus grands savants du salaf. Il compte parmi les grands savants de la communauté qui ont fondé une école de jurisprudence (madh-hab) tout comme l’Imâm Mâlik, l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Soufyân Ath-Thawri, l’Imâm Ach-Châfi’i ou encore l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, mais son école (madh-hab) n’a pas subsisté. Elle fût suivie durant deux siècles, notamment en Andalousie.

Le Chaykh Guinéen Diaby Karan Koutoubo parle de la croyance en Allâh

Sujet : La croyance Islamique

Ad-Dourrah As-Safiyyah - Karan koutoubo   Ad-Dourrah As-Safiyyah - Karan koutoubo-p 20   Ad-Dourrah As-Safiyyah - Karan koutoubo-p 21

Dans son livre « Ad-Dourratou s-Sâfiyah », le Chaykh Guinéen ‘Abdou l-Qâdir Diaby Karan Koutoubo a dit :

« قديم لا أوّل له ، باقٍ لا آخِرَ لهُ ، مُخَالفٌ للحوادثِ ، ما هو بجرمٍ، ولا صفَةٍ للْجِرمِ، ولا جهةَ لهُ ولا مكانَ لهُ ، غَنِيٌّ عنِ المَحَلِّ والمُخَصِّصِ، قائم بنفسهِ »

«  Allâh est Qadîm sans début, Bâqin sans fin, Il ne ressemble pas aux créatures, Il n’est pas un corps, ni un attribut des corps, Il n’a pas de direction, ni d’endroit, Il n’a pas besoin de la localisation, ni de ce qui Le spécifie »

Informations utiles :

– Le Chaykh Qoutbou d-Dîn ‘Abdou l-Qâdir Jabi (Diaby) Karan Koutoubo,  fils du Chaykh Najmou d-Dîn Mouhammad At-Taslîmi fils du Chaykh Al-Hajj Salîm Karamokho Bah Jabi (Diaby) (qui sont des grands savants Guinéens), est décédé en 1320 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus 120 ans.

– Ici il confirme la croyance du tawhîd concernant le fait que Allâh n’est pas un corps, et qu’Il n’est pas dans une direction ni dans un endroit.

– Cela est la croyance des musulmans de toutes les époques et de toutes les contrées.

– Cette croyance est confirme à ce qui est parvenu dans les textes de la religion. En effet :

  • Allâh ta’âlâ a dit dans Son livre honoré {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -». Les savants spécialistes de tafsîr du Qour-ân ont confirmé que ce verset en lui-même est une preuve pour exempter Allâh du corps et de l’endroit. Parmi eux : l’Imâm Ar-Râzi [Dans son tafsîr], l’Imâm As-Souyoûti [Al-Iklîl] et autres.
  • le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth Sahîh rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : « Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth nous indique qu’hormis Allâh, rien n’existe de toute éternité : ni terre, ni ciel, ni mer, ni endroit, ni trône, ni corps, ni membre, ni organe, ni aucune autre créature quelle qu’elle soit. Ce hadîth est donc une preuve explicite sur le fait que Allâh n’a pas besoin du trône et qu’Il n’est pas attribué des caractéristiques des créatures comme la position assise ou l’établissement.
  • Le prophète  (صلى الله عليه وسلم) a lui-même nié les directions et l’endroit au sujet de Allâh. Il a dit (صلى الله عليه وسلم) [ce qui a pour sens : ] « Ô Allâh Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en-dessous de Toi » [Rapporté par Mouslim et d’autres].
  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit en commentant ce hadîth : « Puisque rien n’est au-dessus de Lui et rien n’est en dessous de Lui, Il n’est donc pas dans un endroit » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]. Ainsi, il n’est pas valable d’attribuer à Allâh la position assise, l’établissement, ainsi que l’élévation physique et spatiale.
  • De plus, l’unanimité sur le fait que Allâh existe sans endroit ni direction à été rapportée par de nombreux savants tels que l’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi [Al-Farqou bayna l-Firaq] et l’Imâm Al-Jouwayni [Al-Irchâd].

L’Imâm Al-Mawsili confirme que les moujassimah sont mécréants

Sujet : Les moujassimah sont mécréants

Al-Mawsili Al-Hanafi - Al-Ikhtiyar li Ta’lili l-Moukhtar   Al-Mawsili - les moujassimah sont mécréants

Dans son livre « Al-Ikhtiyâr li Ta’lîli l-Moukhtâr » (page 363 de cette édition), l’Imâm Al-Mawsili a dit :

« ولا تقبل شهادة المجسمة لأنهم كفرة »

« Le témoignage des anthropomorphistes (moujassimah) n’est pas pris en compte car ils sont mécréants »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Faqih (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Ibn Mahmoûd Al-Mawsili Al-Hanafi est né en 599 et il est décédé en 683 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans.

– Ici il confirme clairement que les anthropomorphistes (moujassimah) sont mécréants.

– Les anthropomorphistes (moujassimah) sont ceux qui attribuent à Allâh le corps, la direction, l’endroit et autres caractéristiques des créatures.

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance : ici .

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici .