Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni approuve la célébration du Mawlid

Sujet : Il est permis de célébrer le Mawlid

   Bara’atou l-‘Ach3ariyyin 1   At-Tabbani - feter le mawlid - bonne innovation

Dans son livre “Barâ-atou l-Ach’ariyyîn” (tome 1 p 186 de cette édition), le Chaykh Mouhammad Al-’Arabi At-Tabbâni a dit :

«عمل المولد وإن حدث بعد السلف الصالح ليس فيه مخالفة لكتاب الله ولا لسنة رسوله صلى الله تعالى عليه وسلم ولا لإجماع المسلمين، فلا يقول من له مسكة من عقل ودين بأنه مذموم »

« Même si la célébration du Mawlid a été instaurée après l’époque des pieux prédécesseurs, elle ne comporte pas ce qui contredirait le Livre de Allâh (Al-Qour-ân), ni la Sounnah de Son Messager (صلى الله عليه وسلم), ni l’Unanimité des musulmans ; il n’y a personne qui ait un brin de cervelle et de religion qui dise qu’elle est blâmable »

Informations utiles :

– Le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Jazâ-iri Al-Makki Al-Haçani connu également sous le nom de “Aboû Hâmid Ibnou Marzoûq” est né en 1313 de l’Hégire à Sétif en Algérie et il est décédé en 1390 de l’Hégire à La Mecque (رحمه الله). Il était un savant de l’école de jurisprudence (madh-hab) Malikite et il enseignait dans la célèbre école “Madraçatou l-Falâh” de La Mecque et également dans Al-Masjid Al-Harâm (la grande mosquée de La Mecque).

– Ici il confirme que la célébration du Mawlid, bien qu’elle est été instauré après l’époque du Salaf, ne contredit ni le Qour-ân, ni la Sounnah, ni l’unanimité des musulmans. En effet une innovation peut être louable si elle est en accord avec le Qour-ân et la Sounnah.

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « La commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid].

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

– Retrouvez de nombreuses paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

Biographie : Moufti de La Mecque, Chaykh Ahmad Ibn Zaynî Dahlân

Biographie- Chaykh ibn zayni dahlan

Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân 
Le Moufti des chafi’ites à la sainte Mecque 
(1231-1304 H)

Sa Biographie

Il s’agit de Abou l-‘Abbâs Ahmad fils de Zaynî fils de Ahmad Dahlân le Mecquois, du Madh-hab châfi’i. Il est un descendant du Prophète (صلى الله عليه وسلم). Il était spécialiste de la Charî’ah, de la grammaire et de l’histoire ainsi que d’autres domaines. Il a apporté sa contribution à de nombreuses sciences. Il était le Moufti des maîtres chafi’ites à la ville Sainte de La Mecque, et il était surnommé Chaykhou l-Islâm. Il naquit à La Mecque en 1231 de l’Hégire (et il a été dit en 1232) et décéda à Médine en 1304 de l’Hégire à l’âge de 73 ans (رحمه الله) . Il écrivit successivement de nombreux livres dont :

  • « Al-Azhârou z-Zayniyyah », commentaire du « Matnou l-Alfiyyah », livre de grammaire.
  • « Târîkhou d-Dawlati l-Islâmiyyah bi l-Jadâwili l-Mardiyyah », livre sur l’histoire des pays musulmans.
  • « Fathou l-Jawâdi l-Mannân » commentaire du traité au sujet de la croyance intitulé « Faydou r-Rahmân ».
  • « Ad-Dourarou s-Saniyyah » pour répliquer contre les wahhabites.
  •  « Manhalou l-‘Atchân », commentaire de « Fathou r-Rahmân » au sujet de la bonne manière de réciter Al-Qour-ân.
  • « Khoulâsatou l-Kalâm » au sujet de l’histoire des dirigeants des lieux saints.
  • « Al-Foutoûhâtou l-Islâmiyyah » (Les conquêtes islamiques). C’est de cet ouvrage que provient le chapitre concernant la discorde des wahhabites, intitulé « fitnatou l-wahhâbiyyah ».
  • Il a également composé un commentaire de Al-Ajroûmiyyah

Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân a écrit d’autres livres encore.

Un savant renommé a témoigné de sa science et de son honneur. Rahmatou l-Lâh Al-Hindi, l’auteur du livre Idh-hârou l-Haqq (La Manifestation de la Vérité) qu’il a écrit pour montrer les contradictions dans la Bible et démontrer l’absence de fondement de la croyance chrétienne, a dédié ce livre fameux au Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân. Il l’a fait en reconnaissance de son incontestable mérite.

D’autre part, le chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân a bénéficié d’une réputation qui dépassait largement la région d’Arabie ; Il est en effet cité comme référence et considéré comme leur maître par des ‘Oulamâ parmi les plus importants depuis son époque jusqu’à nos jours.

Son témoignage n’est donc pas sujet à caution lorsqu’il dénonce les égarements des wahhabites et leurs contradiction avec la croyance de tous les musulmans et lorsqu’il témoigne des exactions et des atrocités qu’ils ont perpétrées pour s’emparer du pouvoir dans la péninsule arabe.

Retrouvez des articles en lien avec le Moufti de la Mecque Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân : ici

L’Imâm As-Sanoûci confirme que la parole de Allâh n’est pas de lettre ni de son

Sujet : La parole de Allâh

As-Sanouci - Sanouciyyah   as-sanouci-sanouciyyah-Allah parle sans lettre ni son

Dans son célèbre traité de croyance « Oummou l-Barâhîn » également connu sous le nom de « Al-‘Aqîdatou s-Soughrâ » ou encore « As-Sanoûçiyyah », lors de l’explication des attributs de Allâh qu’il est un devoir de connaître, l’Imâm As-Sanoûçi a dit :

«وَالْكَلامُ الذي لَيْسَ بِحَرْفٍ، وَلاَ صَوْتٍ  »

« … et [Allâh a pour attribut] la parole qui n’est pas de lettre ni de son »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh Aboû ‘Abdillâh Mouhammad Ibn Yoûçouf As-Sanoûçi Al-Haçani Al-Mâliki est né en 832 à Tlemcen en Algérie et il est décédé en 895 de l’hégire (رحمه الله) à Tlemcen également, c’est-à-dire il y a environ 540 ans. Son traité de croyance est l’un des plus connus et enseignés dans le monde musulman.

– Ici, l’Imâm As-Sanoûçi explique l’attribut de la parole de Allâh (al-kalâm) et il précise que Sa parole n’est pas du genre des lettres ni des sons. En effet, Allâh a pour attribut la parole et Il parle sans langue, ni lèvres, ni voix, ni sons, ni lettres. Sa parole n’est pas une langue arabe, ni aucune autre langue et Sa parole ne ressemble pas à la parole des humains. En effet la parole de Allâh est un attribut de toute éternité alors que les lettres, les sons et les langues sont entrés en existence. Ainsi il ne Lui advient pas de silence ni d’entrecoupement car Sa parole n’est pas constituée de lettres ni de son.

– Dans un autre de ses traités de croyance, l’Imâm As-Sanôuçi confirme ses propos en disant : « Il est obligatoire au sujet de Allâh ta’âlâ […] [l’attribut de] la parole qui n’est pas de lettre ni de son » [Dans son traité de croyance Al-Hafîdah -connu également sous de nom de Soughrâ Soughra l-Soughrâ-]

– Allâh ta’âlâ dit : { وَكَلَّمَ اللهُ مُوسَى تَكْلِيمًا } [Soûrat An-Niçâ/ 146] ce qui a pour sens : « Allâh a assurément parlé à Moûçâ ».

– Le Hâfidh Ibnou l-Qattân Al-Fâçi Al-Mâliki (m.628 H.) a dit : « Et ils [les gens de la Sounnah, du Salaf et du Khalaf] ont été unanimes sur le fait que la parole de Allâh n’est pas de lettres ni de sons » [Al-Iqnâ’]

– De nombreux savants ont tenus des propos similaires. Parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah qui a dit : « Et Il (Allâh) parle, pas comme nous parlons. Nous, nous parlons grâce à des organes et des lettres, alors que Allâh ta’âlâ parle sans organes et sans lettres. Les lettres sont créées alors que la Parole de Allâh ta’âlâ n’est pas créée. » [Al-Fiqh al-Akbar]
  • L’Imâm Jounayd Al-Baghdâdi qui a dit au sujet de Allâh : « Son Être est exempt des limites, Sa parole est exempte des lettres, ainsi il n’y a pas de limite à Son Être, et Sa parole n’est pas de lettres » [Rapporté par Al-Bâqillâni dans son livre Al-Insâf]
  • L’Imâm At-Tahâwi qui a dit : « Le Qour-ân est la parole de Allâh révélé par Lui, il s’agit d’une parole sans comment (bila kayfiyyah) » [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah] En niant le comment (kayfiyyah) l’Imâm At-tahâwi a explicitement nié les lettres, les sons et les voix ;
  • L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari qui a dit : « Allâh ta’âlâ a fait entendre à Moûçâ Sa parole éternelle qui n’est pas de lettre ni de son » [Rapporté par Ar-Râzi dans son Tafsîr] ;
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi qui a dit : « Car Sa parole qui Lui est attribué [à Allâh] de toute éternité, n’est pas qualifié de lettre, ni d’alphabet, ni de son, ni d’une chose par laquelle on qualifie la parole de ce qui est créé » [Ta-wîlât Ahlou s-Sounnah] ;
  • L’Imâm Ibnou Hibbân qui a dit : « Il n’y a pas de comment aux attributs de Allâh jalla wa ‘alâ, et ils ne sont pas comparé aux attributs des créatures. Ainsi Allâh a pour attribut la parole, sans appareils tels que des dents, une luette, une langue, et des lèvres comme c’est le cas des créatures. Notre Seigneur est totalement exempt de telles comparaisons. Et il n’est pas permis de faire une similitude entre Sa parole et notre parole, car la parole des créatures n’a lieu que par le biais d’appareils, alors que Allâh parle comme Il le veut sans appareils. » [Dans son Sahîh] ;
  • L’Imâm Al-Kalâbâdhi Al-Hanafi qui a dit :  « Certes la parole de Allâh ta’âlâ n’est pas de lettre ni de son » [At-Ta’arrouf] ;
  • L’Imâm Al-Bâqillâni qui a dit : « Il est un devoir de savoir que la parole de Allâh ta’âlâ qui est sans début, n’est pas attribuée de lettres, de sons ni d’une chose qui fait partie des attributs de la création » [Al-Insâf] ;
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi lorsqu’il a parlé de la secte égaré des mouchabbihah (assimilationnistes), il a dit :  « Parmi eux certains ont assimilé la parole de Allâh ‘azza wa jall à la parole de Ses créatures, et ils ont prétendu que la parole de Allâh ta’âlâ serait de sons et de lettres, du genre des sons et des lettres dont sont qualifié les esclaves [de Allâh]» [Al-Farqou bayna l-Firaq] ;
  • L’Imâm Al-Bayhaqi ;
  • L’Imâm Al-Isfarâyîni (471 H.) qui a dit :  « Certes la parole de Allâh ta’âlâ est sans lettre ni son » [At-Tabsirou fi d-Dîn] ;
  • L’Imâm Al-Jouwayni (m.478 H.) qui  a dit « Certes la parole [de Allâh], selon les gens de la vérité, est propre à Son Être, elle n’est pas de lettre ni de son » [Al-Irchâd] ;
  • L’Imâm Al-Ghazâli qui a dit : « Allâh soubhânahou wa ta’âlâ a la parole qui est un attribut qui est propre à Son Être, qui n’est ni de son ni de lettre, mais Sa parole ne ressemble pas à la parole d’autre que Lui. » [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn] ;
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.) qui a dit au sujet de la parole de Allâh : « Elle est sans lettre ni son » [Bahrou l-Kalâm] ;
  • L’Imâm Aboû ‘Ali Al-Haçan Ibn ‘Atâ qui a dit : « Allâh (Al-Qadîm) n’a pas de début à Son existence, et il n’y a pas de lettre ni de son qui n’ont pas de début à leurs existences » [Rapporté de lui par l’Imâm Ibn Mou’allim Al-Qourachi dans son livre : Najmou l-Mouhtadî] ;
  • L’Imâm An-Naçafi (m.537 H.) qui a dit : « Allâh parle d’une parole qui est un attribut à Lui et qui est de toute éternité, qui n’est pas du genre des lettres et des sons […] Allâh ta’âlâ est attribué par cet attribut, la parole, par lequel Il ordonne, interdit, informe et le Qour-ân est la parole de Allâh ta’âlâ, il n’est pas créé » [Al-‘Aqîdatou n-Naçafiyyah] ;
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i (m.578 H.) a dit au sujet de Allâh : « Il parle, Il ordonne, interdit, promet et menace par une parole qui n’a ni début ni fin et qui est propre à Son Être. Elle n’a pas de ressemblance avec la parole des créatures. Elle n’est pas un son produit par l’écoulement de l’air ou par le choc de corps entre eux, ni des lettres qui sont prononcées en fermant une lèvre ou en bougeant une langue. » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah] ;
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i (m.578 H.) a dit : « Nous croyons que Moûçâ a entendu la parole de Allâh sans lettre, ni son. » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah] ;
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit aussi au sujet de Allâh : « Il parle sans langue. » [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah] ;
  • Le Moufassir Ibn ‘Atiyyah qui a dit : « La parole de Allâh au prophète Moûçâ (‘alayhi s-Salâm), est sans comment (takyîf), ni limite, elle n’implique pas d’entrée en existence, et elle n’est pas de lettre ni de son » [Dans son tafsîr, Soûrat An-Niçâ/164] ;
  • L’Imâm Aboû Madyan qui a dit : « On n’attribue pas à Allâh les lettres et les sons » [Dans son traité de croyance] ;
  • Le Chaykh Tâjou d-Dîn Mouhammad Ibn Hibati l-Lâh Al-Makki dans son ouvrage en vers «Hadâ-iqou l-Fousoûl wa jawâhirou l-Ousoûl» dans la science du tawhîd qu’il dédia au sultan combattant Salâhou d-Dîn Al-Ayyoûbi. Celui-ci la reçu avec intérêt et alla jusqu’à ordonner de l’enseigner aux enfants dans les écoles, au point que ce traité de croyance est à présent connu sous le nom de  «Al-‘Aqîdah As-Salâhiyyah».
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibn Ibrâhîm Ach-Chaybâni Al-Hanafi qui a dit : « La parole de Allâh n’est pas concernée par les lettres et les sons » [Charh ‘Aqîdah At-Tahâwiyyah] ;
  • L’Imâm Ibn ‘Abdi s-Salâm qui a dit : « Allâh parle avec une parole sans début qui n’est pas de lettre ni de son » [Raçâ-il fi t-Tawhîd] ;
  • L’Imâm Al-Qourtoubi qui a dit : « La parole de Allâh n’est pas de lettre ni de son » [Dans son Tafsîr – Soûrat At-Tawbah/6] ;
  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit également : « Sa parole (du prophète) dans le hadîth [qui a pour sens : ] « Il les appelle au moyen d’un son » cela a été utilisé comme preuve par ceux qui ont dit que Allâh parle au moyen de lettres et de sons, or Allâh est exempt de ce que disent les corporalistes (moujassimoûn) et les négationnistes (jâhidoûn); il faut plutôt attribuer l’appel annexé à Allâh, à certains anges honorées et ce par la volonté de Allâh et par Son ordre.» [At-Tadhkirah] ;
  • L’Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi Al-Mâliki (m. 699 H.) a dit au sujet de Allâh: « Il parle, d’une parole éternelle sans début, qui n’est pas de lettres ni de sons ». [I’tiqâdou Ahli s-Sounnah wa ‘Oulamâ-i l-Oummah] ;
  • Le Chaykh Charafou d-Dîn Ibn At-Tilimçâni qui a dit : « Les Karrâmiyyah [secte corporaliste] ont prétendu qu’il adviendrait au Créateur (Al-Bâri’) ta’âlâ des paroles composées de lettres et de sons » [Charh Louma’ Al-Adillah] ;
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Nous disons que Le Créateur du monde (jalla jalâlouh) parle d’une parole éternelle sans début, unique, propre à Son Être, qui n’est pas du genre des lettres et des sons » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id] ;
  • Le Chaykh Al-Bâbirti Al-Hanafi (m.786 H.) a dit : « Tout cela vient confirmer la négation de l’entrée en existence de la parole [de Allâh] et du fait qu’elle soit du genre des lettres et des sons et qu’elle ressemblerait à la parole des créatures. Certes, celui qui dit que le Qour-ân (l’attribut de la parole de Allâh) est créé, qu’il est entré en existence et qu’il est du genre des lettres et des sons, alors il aura attribué à Al-Bârî (Allâh) ce qu’on attribue aux humains» [Dans son commentaire de la tahâwiyyah] ;
  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni ;
  • Le Moufassir Ath-Tha’âlibi qui a dit : « Allâh a parlé à Moûçâ, d’une parole sans comment (takyîf), qui n’est pas limité, qui n’est pas de lettre ni de son » [Dans son tafsîr « Al-Jawâhir Al-Hissân» Soûrat An-Niçâ/164] ;
  • L’Imâm As-Sanoûçi [voir ci-dessus] ;
  • Le Chaykh Kamâlou d-Dîn connu sous le nom de Ibnou Abî Charîf Al-Maqdissi Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Abou l-Mountahâ Al-Hanafi qui a dit : « Allâh ta’âlâ parle avec Sa parole qui est Son attribut éternel sans début, et la parole de Allâh ta’âlâ ne ressemble pas à la parole des créatures, car les créatures parlent avec des organes et des lettres, alors que Allâh ta’âlâ parle sans organes ni lettres » [Dans son charh du livre Al-Fiqh Al-Akbar] ;
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri qui a dit : « Les innovateurs [se réclamant] Hambalites ont dit : la parole de Allâh est de lettres et de sons » et il a dit également : «Les Mâchaykh, que Allâh leur fasse miséricorde, ont mentionné que l’on dit : “Le Qour-ân qui est la parole de Allâh n’est pas créé”, et qu’on ne dit pas :”le Qour-ân n’est pas créé [c’est-à-dire sans préciser que l’on parle de l’attribut de la parole de Allâh]” afin que personne ne comprenne que ce qui est composé de sons et de voix serait sans début, comme l’ont pensé certains ignorants [se réclamant] Hambalites» [Charh Al-Fiqh Al-Akbar] ;
  • Le Chaykh Mayyârah Al-Mâliki qui a dit : « Ainsi Sa parole n’est pas comme notre parole dans le fait d’être par des lettres et des sons » [Moukhtasar Ad-Dourrou th-Thamîn] ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi qui a dit : « Allâh a [pour attribut] la parole qui n’est pas similaire à ce que nous connaissons, elle est exempte de sons et de lettres » [Mouqtada ch-Chahâdatayn] ;
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki qui a dit : « La parole de Allâh n’est pas de lettres » [Al-Kharîdah al-Bahiyyah]
  • Le Chaykh Khâlid Al-Baghdâdi An-Naqchabandi qui a dit : « L’attribut de la parole est confirmée [pour Allâh], et elle n’est ni de lettre ni de son » [Al-Îmân wa l-Islâm] ;
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn A’mar An-Nâbighah Al-Ghalâwi a dit : « Il est un devoir au sujet de Allâh, une parole unique qui n’est pas de sons ni de lettres » [Al-Moubâchir ‘ala Bni ‘Âchir]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri qui a dit : « [L’attribut de Allâh de] la parole : Il s’agit d’un attribut éternel sans début, propre à Son Être ta’âlâ, qui n’est pas de lettre ni de son »  [Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah]
  • Le Chaykh Ahmadou Bamba qui a dit : « [Sa parole] n’est pas du genre des lettres, des sons et de ce que l’on pourrait imaginer, et ceci sans divergence » [Mawâhibou l-Qouddoûs] ;
  • Le Chaykh Al-Mârighni At-Toûniçi Az-Zaytoûni qui a dit : « La parole [de Allâh] est un attribut éternel, propre à Son Être ta’âlâ, qui n’est pas de lettre ni de son et qui est exempt du fait d’être de faible volume ou de fort volume » [Tâli’ou l-Bouchrâ] ;
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari qui a dit : « Sa parole ta’âlâ n’est pas de lettre ni de son et elle n’est pas caractérisée du fait d’être de fort ou faible volume » [Ad-Dînou l-Khâlis] ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-‘Alîm Al-Haddâdi Ach-Châfi’i Al-Azhari qui a dit  : « La parole de Allâh est exempte des lettres et des sons » [Al-Khilâsatou s-Sounniyyah fî Charhi l-Matni s-Sanoûçiyyah] ;
  • Le Chaykh Mouhammad Al-Mourâkouchi Al-Mâliki qui a dit : « Sa parole soubhânah n’est pas de lettre ni de son » [Al-Hablou l-Matîn] ;
  • Le Chaykh Al-Kawthari qui a dit : « Il n’y a aucun hadîth authentique concernant l’attribution du son à l’égard de Allâh » [Maqâlâtou l-Kawthari] ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari qui a dit : « Sa parole n’est pas un son produit par l’écoulement de l’air ou par le choc de corps entre eux, ni des lettres qui sont prononcées en fermant une lèvre ou en bougeant une langue. Nous croyons fermement que Moûçâ a entendu la parole de Allâh exempte de début, sans lettre, ni son » [As-Sirât Al-Moustaqîm] ;
  • Et beaucoups d’autres…

L’Imâm ‘Ali confirme qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance [rapporté par Al-Qourachi]

Sujet : Attribuer le corps à Allâh est de la mécréance

najm al-mouhtadi- Al-Qourachi-manuscrit   najm-al-mouhtadi-ibn-mouallam-al-qourachi-imam-'ali-takfir-moujassimah

Dans son livre Najmou l-Mouhtadi [l’étoile de celui qui est bien guidé] (page 588 du manuscrit présenté ici), le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit :

« وعن علي رضي الله عنه : سيرجعُ قومٌ من هذهِ الأمّةِ عندَ اقتراب السّاعةِ كفّارًا ، قال رجلٌ يا أميرَ المؤمنينَ ، كفرهم بماذا أبِالإحداثِ أم بالإنكارِ ، قال بل بالإنكارِ ، يُنكرونَ خالِقَهُم فيَصِفونهُ بالجِسمِ والأعضاءِ »

 « [L’Imâm] ‘Ali [Ibn Abî Tâlib] que Allâh l’agrée a dit : « à l’approche du jour dernier il y aura des gens qui vont devenir mécréants », un homme a dit : « Ô émir des croyants leur mécréance à cause du fait qu’ils innovent une chose contraire à la religion ou en reniant une croyance de l’Islâm ? » Il a dit : « En reniant, ils renient leur Créateur, ils Lui attribuent le corps et les membres ».

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Faqih (spécialiste de la jurisprudence) Fakhrou d-Dîn Ibnou Mou’allim Al-Qourachi, est né en 660 de l’Hégire en Égypte et il est décédé en 725 à Damas (رحمه الله). Sa biographie a été faite par le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni dans son ouvrage « Ad-Dourarou l-Kâminah ».

– Le scan présenté ici, est issu du manuscrit qui est conservé en France.

– Ici, il mentionne la parole de l’Imâm ‘Ali qui a dit qu’à l’approche du jour dernier, des gens se réclamant de la Oummah deviendront mécréant par le fait de croire que Allâh serait un corps et qu’Il aurait des membres.

– Nous pouvons facilement faire le lien avec certaines personnes à notre époque qui ont pour croyance que Allâh serait un corps, composé de différentes parties corporelles (mains, pied, œil, visage…), qu’Il serait dans un endroit, une direction, qu’Il se déplacerait dans le ciel et autres de parmi les croyance qui font sortir de l’Islâm.

– Il est bien confirmé dans la citation que le fait d’avoir pour croyance que Allâh serait un corps avec des organes, cela est de la mécréance.

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– De nombreuses autres paroles de l’Imâm ‘Ali ont été rapportées concernant le Tawhîd. Parmi elles :

  • Ibnou ‘Abdi Rabbih (m.328 H.) a dit : « Il fût demandé à ‘Ali Ibn Abî Tâlib (que Allâh l’agréé) : “Où était notre Seigneur avant qu’Il ne créé le ciel et la terre ? Alors il (‘Ali Ibn Abî Tâlib) répondit : “la question “où” nécessite l’endroit et Allâh ‘azza wa jall existe de toute éternité et ce n’est pas le cas de l’endroit. » [Al-‘Iqdou l-Farîd]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi (m. 429 H.) a dit : « L’émir des croyants, ‘Ali (Ibn Abî Tâlib) a dit : « Allâh ta’âlâ a créé le Trône comme manifestation de Sa Toute-puissance et ne l’a pas pris comme endroit pour lui-même » [Dans son livre Al-Farqou Bayna l-Firaq]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi (m. 429 H.) a dit ensuite : « Et il (‘Ali Ibn Abî Tâlib) a dit également : « Allâh existe de toute éternité alors qu’il n’y a pas d’endroit de toute éternité et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité » [Dans son livre Al-Farqou Bayna l-Firaq]
  • L’Imâm Aboû Nou’aym (m.430 H.) rapporte que l’Imâm ‘Ali Ibn Abî Tâlib a dit : « Celui qui prétend que notre Seigneur est limité, alors certes il n’a pas connu le Créateur, Celui Qui mérite d’être adoré » [Hilyatou l-Awliyâ]
  • L’Imâm Al-Isfarâyini (m.471 H.) rapporte que lorsqu’une personne demande à l’Imâm ‘Ali « ayna l-Lâh ?», l’Imâm ‘Ali lui répondit : « On ne dit pas « où ?» pour Celui qui a créé les endroits. » Puis la personne lui demanda « comment est Allâh ? » et l’Imâm ‘Ali répondit : « On ne dit pas « comment ? » pour Celui qui a créé le comment » [Dans son livre At-Tabsirou fi d-Dîn]
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.) a dit : « Il fût demandé à ‘Ali Ibn Abî Tâlib (que Allâh l’agréé) : “Où était notre Seigneur avant qu’Il ne créé le trône ? Alors il (‘Ali Ibn Abî Tâlib) répondit : “la question “où” concerne l’endroit et Allâh ‘azza wa jall existe de toute éternité sans endroit et sans le temps, et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité (c’est-à-dire sans endroit et sans dépendre du temps) » [Bahrou l-Kalâm]

Le Chaykh Al-Qaddoûmi Al-Hanbali confirme qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance

Sujet : Attribuer le corps à Allâh est de la mécréance

Manhaj al-Ahmad - Al-Qaddoumi al-hanbali   Manhaj al-Ahmad - Al-Qaddoumi al-hanbali - kitab   Manhaj al-Ahmad - Qaddoumi - Attribuer le corps à Allah est de la mécréance

Dans son livre « Al-Manhajou l-Ahmad », le Chaykh Al-Qaddoûmi Al-Hanbali a dit :

« فمَن شبّهه بخَلقِه فقَد كفَر كمَن اعتَقدَه جِسمًا أو قالَ إنّه جِسمٌ لا كالأجسام »

« Celui qui assimile Allâh à Ses créatures devient mécréant, tout comme celui qui croit que Allâh est un corps ou qui dit : Allâh est un corps mais pas comme les autres corps »

Informations utiles :

– Le Moufti, Al-’Allâmah (l’illustre savant), le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Qaddoûmi An-Nâboulouçi Al-Madani Al-Hanbali est né en 1247 et il est décédé en 1331 de l’Hégire (رحمه الله). Il était le savant des Hanbalites dans le Hijâz et au Châm. Ce livre là (Al-Manhajou l-Ahmad) est justement un livre dans lequel il présente la croyance de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal.

– Ici, il mentionne et confirme la citation de Chaykh Badrou d-Dîn Ibnou Balbân Al-Hanbali qui dit clairement que celui qui attribue à Allâh le corps est un mécréant, même si il ajoute ensuite « pas comme les autres corps », il sera tout de même mécréant.

– Et cela est tel que l’a dit l’Imâm Ahmad lui-même. En effet, parmi les citations de l’Imâm Ahmad concernant l’exemption du corps au sujet de Allâh il y a sa parole : « Celui qui dit que Allâh est un corps pas comme les autres corps, il devient [quand même] mécréant » [Rapporté par l’Imâm Az-Zarkachi].

– Le Chaykh Ibn Hamdân Al-Hambali (m. 695 H.) a confirmé cela en disant : « Celui qui fait ressembler Allâh à Sa créature il devient mécréant, Ahmad [Ibn Hambal] a textuellement dit cela, et il en est de même pour celui qui Lui attribue le corps, ou qui dit : « c’est un corps pas comme les [autres] corps » » [Dans son livre Nihâyatou l-Moubtadi-în]

– Le Chaykh, le Faqîh Aboû Chakoûr As-Sâlimi Al-Hanafi (m.~460 H.) a dit au sujet des Mouchabbihah (ceux qui ont pour croyance que Allâh ressemble aux créatures) : « Parmi eux certains disent que « Allâh est un corps pas comme les autres corps » et cela est de la mécréance » [Dans son livre At-Tamhîd fî Bayâni t-Tawhîd]

– Le Chaykh Mouhammad Ibnou Badri d-Dîn Ibnou Balbân Ad-Dimachqi Al-Hanbali, est né en 1006 et il est décédé en 1083 de l’Hégire (رحمه الله), c’est à dire il y a plus de 350 ans. L’ouvrage dont est tiré cette citation est intitulé « Moukhtasar Al-Ifâdât ».

– En effet, la personne qui attribue des parties corporelles à Allâh comme la main, le pied, le visage, les yeux (etc..) elle devient mécréante même si elle dit « Sa main n’est pas comme les autres mains », ou que « Son Visage n’est pas comme les autres visages » et ainsi de suite, du fait qu’elle aura attribué à Allâh des caractéristiques des créatures.

– Ainsi, la croyance de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal était que Allâh n’est pas un corps. Il a d’ailleurs dit à ce sujet : « Les noms sont pris de la religion et de la langue arabe, or les spécialistes de la langue ont mentionné que le mot « corps » est attribué pour tout ce qui présente une longueur, une largeur, une épaisseur, une composition et une image et Allâh est exempt de tout ceci. Il n’est donc pas permis de Lui attribuer le corps car Il en est exempt, en plus ce terme n’a pas été cité dans la religion comme nom de Dieu, ce qui montre que cela est infondé » [Rapporté par Abou l-Fadl At-Tamîmi Al-Baghdâdi Al-Hanbali] et également par Al-Bayhaqi [dans son livre Manâqibou Ahmad].

– Et le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit : « Sache que Al-Qarâfi et d’autres ont rapporté de Ach-Châfi’i, de Mâlik, de Ahmad [Ibn Hanbal] et de Aboû Hanîfah, que Allâh les agrée, que ceux qui disent [à propos de Allâh] qu’Il est dans une direction ou qu’Il est un corps ont commis de la mécréance, et ils [ces savants] ont raison en cela » [Al-Minhajou l-Qawîm].

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– Dans ce même ouvrage le Chaykh Al-Qaddoûmi mentionne également le fait que celui qui a pour croyance que Allâh serait dans un endroit, n’est pas musulman. [Al-Manhajou l-Ahmad].

Le Moufti de La Mecque Ibn Houmayd dénonce Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb

Sujet : l’égarement de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb

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Dans son recueil de biographies de savants Hambalites intitulé « As-Souhoubou l-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah » (pages 275-276 de cette édition), le Chaykh Ibn Houmayd Al-Hanbali An-Najdi mentionne la biographie du Chaykh ‘Abdoul-Wahhâb [Le père de Mouhammad ibn ‘Abdil-Wahhâb, le fondateur de la religion wahhabite] dans laquelle il dit :

قرأ في الفقه على أبيه صاحب المنسك المشهور و على غيره و حصل و تفقه ودرس و كتب على بعض المسائل الفقهية كتابة توفي سنة ١١٥٣

وهو والد محمد صاحب الدعوة التي انتشر شررها في الافاق، لكن بينهما تباين مع أن محمدًا لم يتظاهر بالدعوة إلا بعد موت والده،

وأخبرني بعض من لقيته عن بعض أهل العلم عمّن عاصر الشيخ عبد الوهاب هذا أنه كان غضبان على ولده محمد لكونه لم يرض أن يشتغل بالفقه كأسلافه وأهل جهته ويتفرس فيه أن يحدث منه أمر، فكان يقول للناس: يا ما ترون من محمد من الشر، فقدّر الله أن صار ما صار،

وكذلك ابنه سليمان أخو الشيخ محمد كان منافيًا له في دعوته ورد عليه ردًا جيدا بالآيات والآثار لكون المردود عليه لا يقبل سواهما ولا يلتفت إلى كلام عالم متقدمًا أو متأخرا كائنا من كان غير الشيخ تقي الدين بن تيمية وتلميذه ابن القيم فإنه يرى كلامهما نصّا لا يقبل التأويل ويصول به على الناس وإن كان كلامهما على غير ما يفهم،

وسمى الشيخ سليمان رده على أخيه « فصل الخطاب في الرد على محمّد بن عبد الوهاب » وسلّمه الله من شرّه ومكره مع تلك الصولة الهائلة التي أرعبت الأباعد، فإنه كان إذا باينه أحد ورد عليه ولم يقدر على قتله مجاهرة يرسل إليه من يغتاله في فراشه أو في السوق ليلا لقوله بتكفير من خالفه واستحلاله قتله،

وقيل إن مجنونًا كان في بلدة ومن عادته أن يضرب من واجهه ولو بالسلاح، فأمر محمدٌ أن يعطى سيفًا ويدخل على أخيه الشيخ سليمان وهو في المسجد وحده، فأدخل عليه فلما رءاه الشيخ سليمان خاف منه فرمى المجنون السيف من يده وصار يقول: يا سليمان لا تخف إنك من الآمنين ويكررها مرارا، ولا شك أن هذه من الكرامات

« Il a étudié la jurisprudence auprès de son père, l’auteur du célèbre livre Al-Mançak, ainsi qu’auprès d’autres professeurs, et il a acquis de la science. Il a composé des ouvrages bien écrits traitant de certaines questions juridiques. Il est mort en l’an 1153 de l’Hégire. »

Puis suite à cela il dit :

« Et il est le père de Mouhammad [Ibn ‘Abdi l-Wahhâb], le fondateur du mouvement dont les méfaits se sont répandues dans tous les horizons, mais il y a une grande différence entre eux. Mouhammad n’a montré sa prédication qu’après la mort de son père.
L’un de ceux que j’ai rencontré m’a informé d’après les gens de science qui vivaient à la même époque que ce Chaykh ‘Abdi-l Wahhâb, était en colère contre son fils Mouhammad, pour la raison qu’il ne voulait pas s’occuper d’apprendre le Fiqh (jurisprudence) comme ses aïeux et les gens de sa région, et il pressentait que quelque chose de blâmable allait survenir de lui, alors il disait aux gens : « Qu’est-ce que vous allez voir comme mal de la part de Mouhammad ! » et il s’est passé ce qui s’est passé conformément à la prédestination de Allâh.

Egalement, son [autre] fils Soulaymân, le frère de Mouhammad [Ibn ‘Abdi l-Wahhâb], était lui aussi opposé à sa prédication. Et il l’a réfuté de belle manière, par des versets (âyah) et des traditions (âthâr), car celui qu’il réfutait (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) n’acceptait rien d’autre, et ne faisait attention à la parole d’aucun Savant, parmi les anciens ou les contemporains, quel qu’il soit, sauf Ibn Taymiyah et son élève Ibn Al-Qayyim, car il considérait leurs paroles comme des textes n’acceptant aucune interprétation. Et il se contentait de ça parmi les gens, même si leurs propos étaient autres que ce qu’il comprenait.

Et le Chaykh Soulaymân a nommé sa réfutation à l’encontre de son frère « Faslou l-Khitâb fi r-radd ‘alâ Mouhammad Ibn Abdi l-Wahhâb » (le Discours tranchant dans la réfutation de Mouhammad Ibn Abdi l-Wahhâb).

Et Allâh l’a préservé de son mal et de sa ruse [provenant de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb], malgré cette terrible tyrannie qui a horrifiée même les habitants des contrées lointaines. Car ce qu’il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) faisait quand quelqu’un le contredisait et le réfutait et qu’il était dans l’incapacité de le tuer au grand jour, c’était d’envoyer quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréants tous ceux qui étaient en désaccord avec lui et il rendait licite leur assassinat.

On dit qu’il y avait un fou dans un village, qui avait pour habitude de frapper quiconque lui faisait face, même si il était armé. Alors Mouhammad [Ibn ‘Abdi l-Wahhâb] a ordonné qu’on donne à ce fou une épée et qu’on le fasse entré dans la Mosquée où se trouvait seul son frère le Chaykh Soulaymân, alors on le fît entrer, et quand le Chaykh Soulaymân l’a vu il a eu peur de lui. Mais le fou jeta son épée et s’est mit à dire : « Ô Soulaymân n’ait crainte, tu fais partie des gens protégé », et il s’est mit à répéter ça plusieurs fois.  Il n’y a aucun doute que ceci une Karâmah (prodige)… ».

Informations utiles :

– L’Imâm, l’illustre savant, le Chaykh Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Lâh Ibn Houmayd An-Najdi Al-Hambali est né en 1236 et il est décédé en 1295 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 140 ans. Il était le Moufti Hambalite de La Mecque.

  • Le Chaykh ‘Abdou l-Hayy Al-Kattâni a dit de lui : « Il est le Moufti des Hambalites à La Mecque, l’illustre savant (‘allâmah) » [Fahrasou l-Fahâris]
  • Le Chaykh Mouhammad Jamîl Ach-Chati a dit à son sujet : « Le Moufti Hambalite de La Mecque honorée, l’imâm, l’illustre savant (‘allâmah), le faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) » [Moukhtasar Tabaqâtou l-Hanâbilah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Mourdâd Abou l-Khayr a dit le concernant : « L’orateur (khatîb), l’Imâm, l’enseignant de la Mosquée Sacrée de La Mecque, l’illustre savant (‘allâmah), il fait partie des hommes précieux de son époque, il était connaisseur dans les hadîth, la poésie et l’ensemble des sciences religieuses » [Moukhtasar Nachri n-Noûr wa z-Zouhd]
  • Son élève le Chaykh Sâlih Bassâm a dit de lui : « Le savant, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), la mer de connaissance » [En fin du manuscrit du livre As-Souhoubou l-Wâbilah]

– Dans son livre « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah » (Les nuages de pluie torrentielle sur les tombes des hambalites), le Chaykh Ibn Houmayd a répertorié plus de 800 biographies de savants et savantes de l’école de jurisprudence de l’Imâm Ahmad Ibn Hambal.
Parmi ces biographies, nous ne trouvons pas la biographie de Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb, bien que le Chaykh Ibn Houmayd soit décédé 80 ans après lui. Cela signifie que Mouhammad Ibn ‘Abdil-Wahhâb n’était pas considéré comme un homme de science par les savants de son époque et de sa région. Cependant nous retrouvons la biographie du Chaykh ‘Abdil-Wahhâb [Le père de Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb] d’où provient la citation ci-dessus.

– Sachez que contrairement à son père et à son grand père, Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb duquel se réclament les wahhabites, n’était pas un homme de science, il n’était pas un faqîh (un spécialiste de la jurisprudence), il n’était pas un mouhaddith (c’est-à-dire de ceux qui transmettent le hadîth) et il n’était pas un nahwi (un grammairien de la langue arabe). C’est pour cela que les savants qui ont composé dans l’énumération des biographies, des savants Hanbalites n’ont pas inclus Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb dans le nombre des savants Hambalites, les seuls qui ont fait son éloge, ce sont ceux qui l’ont suivi et il n’y a aucune considération à donner à cela.

– A travers ce témoignage historique nous ne pouvons nous empêcher de faire le parallèle évident entre Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et ses adeptes de notre époque qui eux aussi ne veulent pas apprendre la science de la religion de manière correcte ; qui n’acceptent pas les paroles des savants hormis celles de Ibn Taymiyah, Ibn Al-Qayyim et les leaders récents du Wahhabisme ; qui déclarent mécréants ceux qui s’opposent à leur religion wahhabite tout en déclarant leurs sangs licite ; et qui utilisent la violence et des méthodes fourbes pour imposer leur doctrine.

– Ceci au point que de nombreux savants ont désigné les wahhabites comme étant les Khawârij de notre époque. Parmi eux :

  • Le Sultân Mahmoûd II ;
  • Le Moufti de Médine, le Chaykh Mouhammad Al-Kourdi ;
  • L’Imâm Ibnou ‘Âbîdîn Al-Hanafi [Dans son livre Raddou l-Mouhtâr] ;
  • Le Qâdî ‘Outhmân Ibnou Mansoûr An-Nâsiri ;
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân ;
  • Le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Qaddoûmi An-Nâboulouçi Al-Madani Al-Hanbali ;
  • Le Chaykh As-Sayyid ‘Abdou l-Lâh Ibnou Haçan Bâchâ Ibnou Fadl Bâchâ Al-‘Alawi Al-Houçayni Al-Hijâzi ;
  • Le Chaykh Ahmad As-Sâwi Al-Mâliki Al-Misri [Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn]
  • Le Chaykh Ahmad Raza (Ridâ) Khân ;
  • Un groupe d’environ trente savants (Imâms, Mouftis, Orateurs…) du Masjid Al-Harâm (grande mosquée de La Mecque) et de la mosquée du prophète (صلى الله عليه وسلم) à Médine, dans un document à destination de Mouhammad ‘Ali (gouverneur d’Egypte) pour le remercier de leur avoir envoyé une armée musulmane pour combattre les rebelles wahhabites. Dans cette lettre là ces savants définissent les wahhabites comme étant des Khawârij et des mécréants (moulhidîn).
  • Et bien d’autres…

– Les Khawârij sont une autre branche déviée qui se réclame de l’Islâm. C’est le premier des groupes égarés qui est apparus après le décès du prophète (صلى الله عليه وسلم). Les Wahhabites sont semblables aux Khawârij dans le fait de :

  • déclarer mécréant la masse des musulmans.
  • prendre les versets non-explicites selon leur sens apparent.
  • Combattre les musulmans par les armes.

– Depuis la fondation de leur mouvance sectaire, il y a moins de 300 ans, les wahhabites se sont tristement illustrés pour des massacres et des tueries de masse, principalement à l’encontre des musulmans, comme en témoignent les ouvrages des savants de l’islâm. Parmi eux nous pouvons citer :

  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki qui a dit : « Il a été dit que ce verset (il parle du verset 6 de Soûrat Fâtir) a été révélé sur les Khawârij ceux qui falsifient l’interprétation (ta-wîl) du Livre et de la Sounnah et qui se rendent par cela permis le sang des musulmans et leurs biens, comme nous constatons à présent dans leurs manières d’agir ceux d’un groupe du Hijâz qui sont appelés les Wahhabites qui pensent être sur la vérité alors que ceux sont eux les menteurs, le Chaytân a eu emprise sur eux et leur a fait oublier le rappel de Allâh, certes ils sont le parti de Chaytân et certes le parti de Chaytân est le perdant et nous demandons à Allâh qu’Il les extermine jusqu’au dernier. » [Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn]
  • L’Imâm Ibn ‘Âbidîn qui a dit : « Il est suffisant qu’ils soient convaincus de la mécréance de ceux qu’ils combattent, comme cela s’est produit à notre époque avec les disciples de [Mouhammad Ibnou] ‘Abdi l-Wahhâb, qui ont émergé du Najd et pris le contrôle des deux sanctuaires (La Mecque et Médine). Ils prétendaient suivre l’école Hanbalite, mais ils croyaient qu’eux seuls étaient musulmans, et que tous ceux qui s’opposaient à leur croyance étaient des associateurs (mouchrikoûn). Sur cette base, ils ont légitimé le meurtre des gens de Ahlou s-Sounnah ainsi que de leurs savants » [Raddou l-Mouhtâr]
  • Le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd qui a dit : « Car ce qu’il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhab) faisait quand quelqu’un le contredisait et le réfutait et qu’il était dans l’incapacité de le tuer au grand jour, il envoyait quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréant tout ceux qui était en désaccord avec lui et il rendait licite son assassinat.» [Voir ci-dessus]
  • Le Moufti de La Mecque, Ahmad Ibn Zayni Dahlân qui a dit : « Lorsque les wahhabites apprirent la nouvelle, ils attaquèrent brusquement la muraille et ils ne rencontrèrent pas de résistance capable de les combattre et de les repousser. Un groupe d’habitants de Tâ-if avant cela avait prit la fuite mais la cavalerie les avait rejoint et les wahhabites les tuèrent ; seul un petit nombre fut épargné. Lorsqu’ils entrèrent dans AT-Tâ-if, ils se livrèrent à une tuerie générale des gens, les adultes et les jeunes, ceux qui sont commandés comme ceux qui commandent, les notables et les gens du commun. Ils égorgèrent même le nourrisson sur la poitrine de la mère ; ils montaient dans les maisons, faisaient sortir ceux qui s’y réfugiaient et les tuaient. Ils trouvèrent un groupe qui étudiait le Qour-ân et les tuèrent du premier au dernier. Ils massacrèrent tous ceux qui s’étaient réfugiés dans les maisons. Ensuite ils allèrent vers les boutiques et les mosquées et ils tuèrent les gens qui s’y trouvaient. Ils tuèrent l’homme dans la mosquée alors qu’il était dans l’inclination ou dans la prosternation jusqu’à l’extermination de tout ce monde ; alors malheur à eux de la part du Tout Puissant qui détient les cieux par Sa puissance. Il ne resta des gens de Tâ-if (c’est-à-dire des combattants de cette ville) qu’un groupe d’un peu plus de 20 personnes» [Oumarâ-ou l-Baladi l-Harâm]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân a dit : « Les wahhabites interdisent l’invocation en faveur du prophète (صلى الله عليه وسلم) depuis les manâbir (pl.minbar) après l’appel à la prière (adhân), au point où il y avait un homme vertueux qui était aveugle, il faisait l’appel à la prière, et réalisait l’invocation en faveur du prophète (صلى الله عليه وسلم) après le adhân, et ceci après que les wahhabites l’aient interdit, alors ils l’ont pris et l’ont emmené jusqu’à Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb qui a ordonné qu’on l’exécute, et il fût tué » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)].

– Et cela se perpétue jusqu’à notre époque avec Daech qui est un mouvement wahhabite, tout comme le reconnaissent eux même les leaders de la mouvance. Ainsi, dans une interview accordée à la chaîne MBC et diffusée le 22 janvier 2016, Al-Kalbâni (wahhabite) a dit : « Daech suit le Salafisme [c’est-à-dire la doctrine wahhabite] […], l’idéologie que suit Daech est l’idéologie Salafi [wahhabite], ce n’est pas celle des Ikhwâniyyah, ni celle des Qoutbiyyah, ni celle des Soûfiyyah, ni celle des ach’ariyyah, mais ils tirent leurs idées de ce qui est écrit dans nos propres livres, de nos principes mêmes » [voir l’article : ici]

Avertissement : Les wahhabites utilisent l’appellation trompeuse de “Salafisme” pour définir leur mouvance. Ainsi, par cette appellation mensongère, les wahhabites tentent de faire croire qu’ils seraient sur la voie des gens du Salaf. Or, les wahhabites ont une croyance opposée à celle des gens du Salaf sur de nombreux sujets tels que les fondements de la croyance, le jugement de l’innovation, la récitation du Qour-ân en faveur des morts musulmans, la pratique du tawassoul et du tabarrouk et de nombreux autres sujets [Retrouvez plus d’informations dans la rubrique “les sectes” : ici]. Ainsi, il n’est pas permis d’appeler ces gens “Salafi” car ils ne sont pas sur la voie du “Salaf”. Depuis leur apparition, les musulmans leurs ont attribué l’appellation de “Wahhabite” en référence au fondateur de leur groupe : Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb.

– Retrouvez sur notre site d’autres mises en gardes des savants de Ahlou s-Sounnah contre la secte wahhabite :

– Retrouvez la rubrique sur les groupes égarés : ici.

L’Imâm Az-Zajjâj confirme que le ‘oulouww de Allâh n’est pas par l’endroit, mais par le mérite

Sujet : Le ‘oulouww de Allâh n’est pas une élévation spatiale

Dans son livre «Tafsîrou l-Asmâ-i l-Housnâ» (page 60 de cette édition), l’Imâm Az-Zajjâj a dit :

« والله تعالى عالٍ على كل شَىء ، وليس الـمراد بالعلو ارتفاع الـمحلِّ ، لأن الله تعالى يجلُّ عن الـمحلِّ والـمكان ، وإنَّما العُلو علوُّ الشأن وارتفاعُ السلطان »

« Allâh ta’âlâ est supérieur (‘Âlin) à toute chose, ce qui est visé par al-‘oulouww n’est pas l’élévation spatiale car Allâh ta’âlâ est exempt de l’emplacement et de l’endroit. Dans ce cas, al-‘oulouww ne veut dire que l’élévation du mérite et la supériorité de la souveraineté »

Informations utiles :

– L’Imâm, l’exégète (Moufassir), le Spécialiste de la langue Arabe (Loughawi), le Grammairien (Nahwi) Aboû Is-hâq Ibrâhîm Ibnou Mouhammad Ibnou s-Sourri Az-Zajjâj Al-Baghdâdi, est l’un des linguistes les plus connus, il faisait partie des gens du Salaf, il est né en 241 et il est décédé en 311 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1120 ans. Il est souvent cité comme référence par les exégètes (moufassiroûn).

  • Al-Khatîb Al-Baghdâdi a dit de lui : « Il était parmi les gens honorables et versés dans la religion, il avait une bonne croyance et un bon madh-hab». [Târîkh Baghdâd]
  • Ibn Khallikân a dit le concernant : « Il était parmi les gens de science, de bonne manière et versé dans la religion». [Wafayâtou l-A’yân]
  • An-Nawawi a dit à son sujet : « L’Imâm dans la langue Arabe ». [Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât]
  • Ibn Kathîr a dit de lui : « Il était vertueux et versé dans la religion, il avait une bonne croyance et il était auteur de bons ouvrages, et parmi eux “Ma’âni Al-Qour-ân” et d’autres ouvrages bénéfiques.». [Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’Imâm, le grammairien (Nahwi) de son époque». [Siyarou A’lâmi n-Noubalâ]

– Ici, il dit que le sens du ‘oulouww de Allâh est l’élévation du mérite et la supériorité de la souveraineté et que le ‘oulouww de Allâh ne signifie pas l’élévation spatiale car Allâh existe sans endroit.

– Dans ce même ouvrage l’Imâm Az-Zajjâj confirme ses propos en disant :  « Le nom Al-‘Aliyy est bâti sur le schème « fa’îl » [celui qui fait par excellence] dans le sens du schème « fâ’il » [celui qui fait]. Allâh ta’âlâ est ‘Âlin [Celui Qui a la supériorité] sur Ses créatures et Il est ‘Aliyyoun [Celui Qui a la supériorité absolue] sur elles par Sa puissance. Il ne faut donc pas aller dans le sens de l’élévation spatiale [par l’endroit] car nous avons indiqué que ceci n’est pas possible au sujet de Ses attributs exemptés d’imperfection. Il n’est pas permis de considérer qu’Il serait accessible à l’imagination. Que Allâh soit exempté de tout cela d’une totale exemption » [Tafsîrou l-Asmâ-i l-Housnâ]

– De nombreux savants ont tenu des propos similaires :

  • Le Chaykh Abou n-Nasr Al-Qouchayri a dit : « Ainsi Ar-Rabb [c’est-à-dire Allâh] est attribué du ‘Oulouww (élévation) et de la Fawqiyyah (supériorité) par le mérite et l’éminence et Il est exempt d’être dans un endroit et d’être en face d’un corps» [Dans son livre At-Tadhkirah Ach-Charqiyyah]
  • L’Imâm Ar-Râzi a dit : « Il n’est pas possible que ce qui est visé par Al-‘Aliyy soit l’élévation (al-‘oulouww) par la direction et l’endroit puisque les preuves de la corruption de cette croyance ont été confirmées » [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit : « Par Al-‘Aliyy, on vise ‘oulouwwou l-qadr wa l-manzilah (l’élévation par le mérite et l’éminence) et non pas ‘oulouwwou l-makân (l’élévation par l’endroit) car Allâh est exempt de la localisation » [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a dit : « Le fait que les deux directions du haut et du bas soient impossibles au sujet de Allâh n’implique pas qu’on ne Le qualifie pas par al-‘oulouww (l’élévation par le degré) car Son attribution par al-‘oulouww vient dans le sens figuré. Ce qui est impossible, c’est qu’il vienne dans le sens physique (c’est-à-dire l’élévation par l’endroit) »  [Dans son charh sahîh Al-Boukhâri]
  • Le Moufassir Ath-Tha’âlibi a dit : « Il n’est pas possible que le terme « fawqa » [dans le verset : { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ }] vienne dans le sens de la direction, mais il s’agit d’une élévation (‘oulouww) par la puissance et le mérite» [Dans son tafsîr]
  • Le Moufassir Ath-Tha’âlibi a dit également : « “Al-‘Aliyy” : Il est voulu par cela l’élévation (‘oulouww) par le mérite et l’éminence, et non d’une élévation spatiale [par l’endroit], car Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est exempt de la localisation » [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : « Le verset { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ } (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdihi) c’est-à-dire que Allâh est Al-Qâdir (Celui qui est tout-puissant sur toutes choses) et Al-Ghâlib (Celui qui domine toutes choses). Et ce qui est voulu par « fawqa » est la supériorité (‘oulouww) en termes de puissance et de mérite, comme dans Sa parole { وَإِنَّا فَوْقَهُمْ قَاهِرُونَ} » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • Chaykhou l-Islâm Zakariyyâ Al-Ansari a dit : « L’élévation (‘oulouww) par l’endroit est impossible au sujet de Allâh » [ Dans son livre Ihkâmou d-Dalâlah]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri a dit : « Quant à Son ‘oulouww, ta’âlâ, par rapport à Ses créatures qui est tiré de ce qui est de l’ordre de la parole de Allâh ta’âlâ :  {وَ هُوَ القَاهِرُ فَوْقَ عِبَادِهِ} (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdih) [soûrat Al-An’âm / 61], il s’agit d’un ‘oulouww (élévation) par le mérite et l’éminence et non pas d’une élévation par l’endroit, conformément à ce qui est décrété chez les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah » [Dans son commentaire du livre Al-Fiqh Al-Akbar]
  • Le Chaykh Yoûçouf Ad-Dajwi a dit : « Sache que les gens du Salaf déclarent que la supériorité spatiale (al-‘oulouww al-Makânî) est impossible à Son sujet (c’est-à-dire au sujet de Allâh) ta’âlâ, contrairement à certains ignorants qui débattent à tort et à travers à ce propos. » [Maqâlât wa Fatâwâ]
  • Le Chaykh Yoûçouf Ad-Dajwi a dit aussi : « Al-A’lâ est un attribut du Seigneur. Ce qui en est visé c’est la supériorité (‘oulouww) par la domination et la manifestation de la puissance et non pas par l’endroit et la direction, qu’Il soit absolument exempté de tout cela » [Maqâlât wa Fatâwâ]

– Retrouvez d’autres paroles de savants qui ont parlé au sujet du ‘oulouww (l’élévation) de Allâh : ici .

L’Imâm Al-Boukhâri exemptait Allâh du corps et de l’endroit [Ibn Battâl Al-Mâliki]

Sujet : La croyance de l’Imâm Al-Boukhâri

 

Dans son commentaire du Sahîh de Al-Boukhâri «Fath Al-Bârî » [tome 13 page 355 de cette édition], l’Imâm Ibnou Hajar Al-’Asqalâni rapporte les propos du Chaykh Ibnou Battâl qui a dit :

« غرض البخاري في هذا الباب الرد على الجهمية المجسمة في تعلقها بهذه الظواهر وقد تقرر أن الله ليس بجسم فلا يحتاج الى مكان يستقر فيه فقد كان ولا مكان وانما أضاف المعارج اليه إضافة تشريف ومعنى الارتفاع اليه اعتلاؤه مع تنزيهه عن المكان »

« L’objectif de Al-Boukhâri dans ce chapitre, c’est de répliquer aux Jahmites qui ont attribué le corps à Allâh en s’attachant au sens apparents des textes alors qu’il a été authentifié que Allâh n’est pas un corps, Il n’a donc pas besoin d’un endroit où s’établir. Il existe de toute éternité alors qu’il n’y a pas d’endroit de toute éternité. Il s’est grammaticalement adjoint « al-ma’ârij » par un rapport d’annexion visant l’élévation de l’honneur. D’autre part, la signification de l’élévation à Lui [al-irtifâ’] c’est l’élévation de l’éminence [al- i’tilâ], tout en exemptant Allâh de l’endroit.»

Informations utiles :

– Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 590 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est le plus célèbre commentaire du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.

  • L’Imâm As-Souyoûti a dit de lui :  « Chaykhou l-Islâm, l’Imâm des houffâdh (spécialistes de la science du hadîth) de son temps, le Hâfidh (spécialiste du hadîth) des contrées Egyptienne mais il est aussi le Hâfidh de tout le bas-monde, le juge des juges » [Tabaqât Al-Houffâdh].
  • Le Hâfidh Ibn Nasrou d-Dîn Ad-Dimachqi Ach-Châfi’i a dit à son sujet : « Notre Maître (mawlanâ wa sayyidounâ), Chaykhou l-Islâm, le grand Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), celui qui supporte la sounnah, l’Imâm des Imams, le juge des juges de la oummah » [Al-Jawâhir].

– Le Chaykh ‘Ali Ibnou Khalaf Al-Mâliki connu sous le surnom de Ibnou Battâl Al-Qourtoubi puis Al-Balançi, est décédé en 449 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il est l’un des premiers commentateurs du « Sahîh » de l’Imâm Al-Boukhâri. L’Imâm Ibnou Hajar le cite beaucoup dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri «Fat-hou l-Bârî».

  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Il fait partie des plus grands savants Malikites. Le Qâdî ‘Iyâd a mentionné cela» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Bachkwâl a dit à son sujet : « Il était parmi les gens de science et de la connaissance (ma’rifah). Il a travaillé dans la science du hadith avec une attention particulière. Il a expliqué le Sahîh durant ses nombreux voyages. Et les gens l’ont rapporté de lui » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]

– Ici, il dit clairement que l’Imâm Al-Boukhâri avait pour croyance que Allâh n’est pas un corps et qu’Il n’est pas dans un endroit.

– L’Imâm Al-Boukhâri a cité dans ce chapitre :

  • Le verset {تعرج الملائكة والروح اليه} qui signifierait selon le sens apparent qui est incorrect que les anges et ar-roûh (l’ange Jibrîl) montent vers Lui. L’explication correcte qui est mentionnée ici, est qu’il s’agit d’une élévation vers un endroit que Allâh a honoré et non d’une élévation spatiale vers Allâh.
  • Le verset {اليه يصعد الكلم الطيب} qui signifierait selon le sens apparent qui est incorrect que les bonnes paroles montent vers Lui. Et l’explication correcte qui est mentionnée ici, est qu’il s’agit d’une élévation d’éminence et non d’une élévation spatiale.

– Ce qui confirme davantage la croyance saine de l’Imâm Al-Boukhâri, c’est son interprétation (ta-wîl) du terme « wajh » par « moulk » (souveraineté) dans le verset {كُلُّ شَىءٍ هَالِكٌ إِلَّا وَجهَهُ} [Soûrat Al-Qasas/88]. Ainsi selon l’explication de l’Imâm Al-Boukhâri, ce verset signifie : {Tout sera détruit sauf Sa souveraineté}. Ainsi, l’Imâm Al-Boukhâri s’est détourné du sens apparent qui impliquerait l’attribution du corps à Allâh, à savoir le sens du visage [Dans son Sahîh]. C’est d’ailleurs suite à cette interprétation que le wahhabite Al-Albâni a déclaré mécréant indirectement l’Imâm Al-Boukhâri (رحمه الله) [voir l’article à ce sujet : ici].

– De même, l’Imâm Al-Boukhâri a interprété le terme « dahik » par « rahmah » (miséricorde) dans le hadîth qui commence par les termes «يضحك الله» (yad-hakou l-Lâh). cela a été rapporté de lui par l’Imâm Al-Bayhaqi [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât], l’Imâm Al-Khattâbi et l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni [Dans son livre Fat-hou l-Bârî]. Ainsi, selon l’explication de l’Imâm Al-Boukhâri, le début du hadîth signifie « Allâh accorde Sa miséricorde ». Ainsi, l’Imâm Al-Boukhâri s’est détourné du sens apparent qui impliquerait l’attribution des caractéristiques du corps à Allâh, à savoir le rire.

– L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni Al-Hanafi a également dit : « Il a été authentifié que Allâh n’est pas un corps, Il n’a donc pas besoin d’un endroit où s’établir. Il existe de toute éternité alors qu’il n’y a pas d’endroit de toute éternité » [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri : ‘Oumdatou l-Qârî]

– L’Imâm, le Chaykh des Mouhaddith Aboû ‘Abdi l-Lâh Mouhammad Ibnou Ismâ’îl Al-Boukhâri, l’auteur du célèbre « Sahîh » connu comme étant le livre le plus authentique après le Qour-ân, est né en 194 et il est décédé en 256 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1175 ans.  Il est une référence incontournable dans la science du hadîth. Consultez sa biographie : ici.

Le Chaykh Al-Qourachi rapporte l’unanimité que celui qui croit que Allâh est assis sur le trône est mécréant

Sujet : Croire que Allâh est sur le trône est de la mécréance

najm al-mouhtadi- Al-Qourachi-manuscrit   najm al mouhtadi- ibn mou'allam al-qourachi - imam chafi'i -takfir

Dans son livre Najmou l-Mouhtadi [l’étoile de celui qui est bien guidé] (page 551 du manuscrit présenté ici), le Chaykh Ibnou Mou’allam al-Qourachi a dit :

« وهذا مُنتَظمٌ مَن كفرُهُ مُجمَعٌ عَليهِ ومَن كفَّرناهُ مِن أهلِ القِبلةِ كالقائلينَ بِخَلقِ القُرءآنِ وَبأنَّهُ لايَعلَمُ المَعدوماتِ قَبلَ وُجودِها ومَن لايُؤمِنُ بالقَدرِ وكذا مَن يَعتقدُ أنَّ اللهَ جالسٌ على العَرشِ كما حَكاهُ القاضي حُسَينُ عن نَصِّ الشَّافِعيِّ »

 « Ceci est de la mécréance selon l’Unanimité et nous déclarons mécréant de parmi les gens de la qiblah ceux qui disent que la Parole de Allâh est créée et ceux qui disent que Allâh ne sait pas les choses avant leur existence et celui qui ne croit pas en la Prédestination et celui qui croit que Allâh est assis sur le trône tout comme a rapporté ce jugement Al-Qâdî Houçayn d’après le texte de Ach-Châfi’i ».

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Fakhrou d-Dîn Ibnou Mou’allam al-Qourachi, est né en 660 de l’Hégire en Égypte et il est décédé en 725 à Damas en Syrie (رحمه الله) . Sa biographie a été faite par le Hâfidh Ibnou Hajar al-‘Asqalâni dans son ouvrage « Ad-Dourarou l-Kâminah».

– Le scan présenté ici, est issu du manuscrit qui est conservé en France.

– Ici, il rapporte que les savants musulmans sont unanimes à déclarer mécréant ceux qui ont pour croyance que Allâh serait assis sur le trône, et il précise que cela est un jugement confirmé de la part de l’Imâm Ach-Châfi’i.

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanimes sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– L’Imâm, le Moujtahid –jurisconsulte– Mouhammad Ibnou Idrîs Ach-Châfi’i est l’un des plus grands savants de notre communauté, c’est une référence incontournable pour tout musulman. C’est un salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), il est né en 150 et il est décédé en 204 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1230 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) chafi’ite.

  • L’Imâm Abou l-Haçan As-Soulami a dit à son sujet : « Mouhammad Ibn Idrîs Ach-Châfi’i est le savant à la tête du second siècle [de l’Hégire] (c’est-à-dire le moujaddid – savant revivificateur)» [Rapporté par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir dans Tabyînou kadhibi l-Mouftari]

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Chaykh, Al-Qâdî Houçayn fait parti des grands savants de l’école de l’Imâm Ach-Châfi’i, il est décédé en 462 de l’Hégire (رحمه الله) .

  • L’Imâm ‘Abdou l-Karîm Ar-Râfi’i a dit à son sujet : « On le surnommait le savant de la communauté ».

– Des propos identiques sont rapporté par le Chaykh Ibnou Ar-Rif’ah Ach-Châfi’i [dans son livre « Kifâyatou n-Nabîh Charh at-Tanbîh »].

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’istiwâ de Allâh : ici.

– L’Imâm Ach-Châfi’i, lorsqu’il a été interrogé au sujet de l’istiwâ de Allâh, il a répondu : « J’ai cru fermement en cela sans assimilation, j’en ai reconnu la véracité sans attribuer d’image, je me suis fait à l’idée que j’étais incapable d’en atteindre la réalité et je me suis abstenu d’engager une discussion à ce sujet d’une totale abstention.» [Rapporté par l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i]. C’est-à-dire qu’il a accepté les termes mentionnés dans le Qour-ân sans en comprendre un sens qui implique l’assimilation (tachbîh) comme la position assise, l’installation, ou l’établissement sur le trône.

– Ibnou Kathîr mentionne également la position de l’Imâm Ach-Châfi’i concernant l’un des versets au sujet de l’istiwâ, qui est d’y croire sans assimilation, sans comment et sans prendre le sens apparent (comme la position assise ou l’établissement). [Dans son tafsîr]

– De même, l’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni rapporte la croyance de l’Imâm Ach-Châfi’i concernant les textes équivoques (moutachâbih) qui est d’y croire dans leur globalité, en exemptant Allâh du comment (kayfiyyah) et de toute assimilation (tachbîh), et sans prendre ces textes selon leurs sens apparents. [Dans son livre Fat-hou l-Bârî]

– L’Imâm Ach-Châfi’i a dit : « Allâh ta’âlâ existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’est de toute éternité. Il a créé l’endroit en ayant l’attribut de l’exemption de début, tout comme avant la création des endroits, le changement n’est pas possible selon la raison à Son sujet, ni pour Son Être ni pour Ses attributs » [Rapporté par Az-Zabîdi dans son livre It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn]

– Consultez également les articles sur le thème : Allâh n’est pas sur le trône : ici

-De nombreux autres savants ont confirmé que le fait de croire que Allâh serait assis sur le trône est une croyance qui constitue de la mécréance. Parmi eux :

  • L’Imâm Al-Bayhaqi qui a dit : « Il y a également parmi eux ceux qui ont dit qu’il est un corps (jism) et d’autres ont dit qu’il est possible qu’Il soit assis sur un trône, tout comme un roi est sur son lit. Toutes ces paroles entraînent l’attribution de la mécréance pour celui qui les dit, tout comme c’est le cas de celui qui fait preuve de négationnisme ou d’association. » [Dans son livre Chou’abou l-Îmân] ;
  • L’Imâm An-Nawawi qui a dit : « Et s’il dit “Allâh s’est levé pour la justice” il est devenu mécréant,  ou s’il dit “Allâh s’est assis pour la justice” il est devenu mécréant » [Rawdatou t-Tâlibîn / Kitâb Ar-Riddah] et Ibn Noujaym Al-Hanafi a tenu avec exactitude les mêmes propos dans son livre « Al-Bahrou r-Râ-iq », et également Adh-Dhahabi  dans “Ith-hâfou l-Akâbir fî tahdhîbi kitâbi l-Kabâ-ir” ;
  • L’Imâm Al-Kawthari qui rapporte l’unanimité en disant : « La mécréance de celui qui attribue le mouvement, la position assise et les limites à Allâh ta’âlâ est une chose au sujet de laquelle deux musulmans ne sont pas en désaccord. » [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari]
  • L’Imâm Al-Kawthari a dit également : « Ce qu’adore ce perdant se lève, s’assoit, et bouge ! Peut-être que ce Sijzi (originaire du Sijistan) a hérité cette croyance de ses voisins, les adorateurs des vaches (les hindous), et celui qui croit cela au sujet du Seigneur des mondes, c’est un mécréant par accord [des savants]. Malheur à celui qui  suit des gens comme lui dans la prière ou dans le mariage ! » [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari] ;
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari qui rapporte également l’unanimité en disant : « Un de ceux qui veulent connaître la science de la religion, et s’attacher à la voie du Salaf et du Khalaf m’a interrogé au sujet de ce qui n’est pas explicite dans les versets et les hadîth, par sa parole : « Que disent les maîtres des savants, que Allâh ta’âlâ les protège, au sujet de celui qui a pour croyance que Allâh ‘azza wa jall a une direction, ou qu’Il serait assis sur le trône dans un endroit spécifique et qui dit que cela est la croyance du Salaf ?» Plus loin, il répond : « Le jugement de cette croyance est qu’elle est infondée et celui qui y croit est un mécréant par l’unanimité des savants musulmans que l’on prend en considération.  »[Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât] ;
  • Le Mouhaddith Al-Harari qui a dit : « L’exégèse du verset : {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-‘archi stawâ) : Il est un devoir de faire l’exégèse de ce verset dans un sens autre que celui de l’établissement (al-istiqrâr), de la position assise (al-jouloûss) ou de ce qui est de cet ordre. Celui qui croit une telle chose est devenu mécréant » [Dans son livre As-Sirât Al-Moustaqîm]
  • Et beaucoup d’autres …

– Il est également rapporté que l’Imâm Ach-Châfi’i déclarait mécréant les moujassimah (corporalistes), c’est-à-dire ceux qui attribuent à Allâh le corps et les caractéristiques des corps (telles que les organes, les membres, la couleur, l’endroit, la direction, la composition etc).

– Cette déclaration de mécréance de l’Imâm Ach-Châfi’i à l’égard de ceux qui ont pour croyance que Allâh serait un corps, ou qu’Il serait dans un endroit ou une direction, ou qu’Il serait assis sur le trône est confirmée de lui par de nombreux savants tels que :

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance : ici .

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici .

Le Prophète nous a incité à visiter sa tombe [rapporté par Al-Qâdî ‘Iyâd]

Sujet : La visite de la tombe du prophète

Ach-Chifa - qadi iyad   Al-qadi 'iyad - ibn 'oumar - visite de la tombe du prophète

Dans son livre Ach-Chifâ, après avoir rapporté l’unanimité qu’il est recommandé de visiter la tombe du prophète (صلى الله عليه وسلم) [Voir l’article à ce sujet : ici] Al-Qâdî ‘Iyâd a dit :

«  حدثنا القاضي أبو علي ، قال : حدثنا أبو الفضل بن خيرون ، قال : حدثنا الحسن بن جعفر ، قال : حدثنا أبو الحسن علي بن عمر الدارقطني ، قال : حدثنا القاضي المحاملي ، قالا : حدثنا محمد بن عبد الرزاق ، قال : حدثنا موسى بن هلال ، عن عبد الله بن عمر ، عن نافع  ، عن ابن عمر – رضي الله عنهما – ، قال : قال النبي – صلى الله عليه وسلم – من زار قبري وجبت له شفاعتي . »

« Al-Qâdî Aboû ‘Ali nous a rapporté […] d’après Ibnou ‘Oumar (رضي الله عنهما), que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit [ce qui a pour sens] : Celui qui visite ma tombe bénéficiera de mon intercession»

Informations utiles :

– Le Qâdî (juge) Abou l-Fadl ‘Iyâd Ibnou Moûçâ Ibnou ‘Iyâd al-Yahsoubi connu sous le nom de Qâdî ‘Iyâd, est un grand savant Malikite. Il est né en 476 à Ceuta et il est décédé en 544 de l’Hégire à Marrakech (Maroc) (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans. Son ouvrage « Ach-Chifâ » est très connu, le titre complet du livre est « Ach-Chifâ bi ta’rîf houqoûq al-Moustafâ ».

  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Hâfidh (le spécialiste de la science du hadîth), celui qui n’a pas de pareil, Chaykhou l-Islâm, le Qâdî (Juge)» et il a dit également : « Ses ouvrages sont précieux» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Bachkwâl a dit à son sujet : « Il était parmi les gens de science qui sont intelligent et qui ont une bonne compréhension » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il est l’Imâm du hadîth de son temps, et le plus connaisseur des gens de ses sciences, de la grammaire, la langue, la parole des arabes, leurs histoires, et les généalogies.» [Wafayâtou l-A’yân]

– Le compagnon ‘Abdou l-Lâh Ibnou ‘Oumar est décédé en 73 de l’Hégire (رضي الله عنه) c’est-à-dire il y a environ 1360 ans. Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit de lui qu’il est un homme vertueux (sâlih). Il est le fils du second Calife de l’Islâm : ‘Oumar Ibnou l-Khattâb (رضي الله عنه).

– Ce Hadîth que rapporte le compagnon Ibnou ‘Oumar (رضي الله عنه) est l’une des preuves confirmant que la visite de la tombe du Prophète (صلى الله عليه وسلم) est recommandée, que le visiteur fasse partie des gens de Médine ou non, qu’il soit venu à l’occasion du pèlerinage ou non.  Et les musulmans ont eu pour habitude de le faire, que ce soit les prédécesseurs (salaf) ou les successeurs (khalaf), l’unanimité a été établie sur le caractère agréé selon la Loi (machroû’) et il a été rapporté à ce sujet plusieurs hadîth dont celui-ci.

– Ce Hadîth est également rapporté par un grand nombre de Houffâdh (spécialistes de la science du Hadîth). Parmi eux il y a :

  • Le Hâfidh Ad-Dâraqoutni ;
  • Le Hâfidh Al-Bazzâr ;
  • Le Hâfidh Al-Bayhaqi ;
  • Et autres.

Parmi les savants qui ont authentifié ce Hadîth, il y a :

  • Le Hâfidh Taqiyyou d-Dîn As-Soubki ;
  • Le Hâfidh Al-‘Alâ-i ;
  • Le Hâfidh As-Souyoûti ;
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi ;
  • Le Hâfidh As-Samhoûdi ;
  • et beaucoup d’autres. Adh-Dhahabi a été en accord avec eux.

– De nombreux savants ont rapporté l’unanimité (ijmâ’) sur le fait que la visite de la tombe du Prophète (صلى الله عليه وسلم) est un acte recommandé. Parmi eux :

  • Al-Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki a dit : « La visite de la tombe du Prophète (صلى الله عليه وسلم) est une sounnah qui fait l’unanimité des musulmans et une vertu vivement recommandée, comme le rapporte Ibnou ‘Oumar (رضي الله عنه).» [Dans son livre Ach-Chifâ]
  • Le Chaykh Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki a dit: « Abou Houbayrah [Al-Hambali] a dit dans son livre concernant l’unanimité des imams : Mâlik, Ach-Châfi’i, Aboû Hanîfah et Ahmad Ibnou Hambal, que Allâh ta’âlâ leur fasse miséricorde, ont été en accord que la visite du prophète (صلى الله عليه وسلم) est recommandée (moustahabb)» [Dans son livre Al-Madkhal].
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a également rapporté l’unanimité dans son livre Chifâ-ou s-Saqâm.
  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit au sujet de la visite de la tombe du prophète : « Il s’agit d’une des sounnah des envoyés par unanimité chez les croyants en l’unicité (mouwahhidîn), personne n’y porterait atteinte sauf quelqu’un dont le cœur contient la maladie des hypocrites » [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarrad].
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî Al-Hanafi a dit : « Le voyage pour visiter la tombe du prophète (صلى الله عليه وسلم) fait partie de ce sur quoi les savants ont été unanimes sur son caractère recommandé (moustahabb)  » [Dans son livre Charh Ach-Chifâ]
  • Le Chaykh Mayyârah Al-Mâliki a dit : « Sa visite (du prophète) est une sounnah qui fait l’objet de l’unanimité » [Dans son livre Ad-Dourrou th-Thamîn wa l-Mawridou l-Ma’în]
  • Le Chaykh Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi rapporte également l’unanimité dans son livre Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr.
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « Sache, que Allâh te fasse miséricorde, que la visite de la tombe de notre Prophète (salla l-Lâhou ‘alayhi wa âlihi wa sallam) est permise et requise par le Livre [le Qour-ân], la Sounnah, et l’unanimité (ijmâ’) de la Oummah» [Ad-Dourarou s-Saniyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Il est recommandé de visiter la tombe du Messager (صلى الله عليه وسلم) par l’unanimité, c’est-à-dire selon l’unanimité des Imams de l’ijtihâd, les quatre et les autres ; aussi bien pour celui qui habite à Médine que pour les habitants des différents horizons qui ont, par leur voyage, l’objectif de visiter sa tombe honorée. Il s’agit-là d’un des actes les plus éminents qui rapprochent de l’agrément de Allâh.» [Dans son livre Boughyah At-Tâlib]

– Egalement, il est confirmé que le compagnon Bilâl Al-Habachi (رضي الله عنه) a voyagé depuis le Châm (actuelle Syrie) dans le but d’aller visiter le prophète [Rapporté par As-Samhoûdi et d’autres].

– Malgré cela, Ibnou Taymiyah et ses adeptes ont rejeté la parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) pour suivre leurs passions. En effet Ibnou Taymiyah a contredit le prophète (صلى الله عليه وسلم) en interdisant la visite de sa tombe. Les savants lui ont vivement répliqué. Pour plus d’informations, consultez cet article : Ibnou Taymiyah interdit de rendre visite au prophète.

– De même, le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân dénonce Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (le fondateur de la secte wahhabite) qui déclarait mécréant ceux qui visitent la tombe du prophète (صلى الله عليه وسلم) [Dans son livre Al-Foutoûhâtou l-Islâmiyyah].

– Voir d’autres articles concernant la visite de la tombe du prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) : ici .

L’Imâm Aboû Hayyân Al-Andalouçi dénonce l’égarement de Ibn Taymiyah

Sujet : L’Imâm Aboû Hayyân Al-Andalouçi met en garde contre Ibn Taymiyah.

Tafsir Abu Hayyan al-Andalusi - An-Nahr al-Mâdd   Abu Hayyan al-andalusi mise en garde contre ibn taymiyya

Dans son tafsîr « An-Nahrou l-Mâdd » (tome 1 page 254 de cette édition), lors de l’explication de la parole de Allâh : {وسع كرسيه السموات والأرض} « waçi’a koursiyyouhou s-samâwâti wa l-ard » [Soûrat Al-Baqarah – Âyatou l-Koursiyy], l’Imâm Aboû Hayyân Al-Andalouçi a dit :

« وقرأت في كتاب لأحمد بن تيمية هذا الذي عاصرناه وهو بخطه سماه كتاب العرش : إن الله يجلس على الكرسي وقد أخلى مكانا يقعد معه فيه رسول الله صلى الله عليه وسلم »

« J’ai lu dans un livre de Ahmad Ibnou Taymiyah, celui dont nous sommes le contemporain, un manuscrit de sa propre main qu’il a appelé Kitâbou l-’Arch [qu’il était écrit]: Certes Allâh s’assoit sur le Koursiyy et laisse un endroit libre pour y faire asseoir à côté de Lui le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) »

Informations utiles :

– L’Imâm, Al-‘Allâmah (l’Illustre savant), le Moufassir (exégète), le Mouqri (spécialiste de la récitation), le Nahwiyy (spécialiste de la grammaire) Mouhammad Ibn Yoûçouf Aboû Hayyân Al-Andalouçi Al-Gharnâti est né en 654 à Grenade (Espagne) et il décédé en 745 de l’hégire (رحمه الله) au Caire (Egypte) c’est-à-dire il y a environ 690 ans. C’est un savant du madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i. De nombreux grands savants ont étudié auprès de lui, parmi eux : Taqiyyou d-Dîn As-Soubki, Tâjou d-Dîn As-Soubki, Badrou d-Dîn Ibn Jamâ’ah, et autres.

  • L’Imâm As-Souyoûti a dit de lui : « Il est le nahwi (spécialiste de la grammaire), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le Moufassir (spécialiste du tafsîr), le Mouhaddith (spécialiste de la transmission du hadîth), le Mouqri (spécialiste de la récitation), et l’Historien de son époque » [Al-Boughyah]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a dit à son sujet : « Il est le Chaykh de son époque et le revivificateur des sciences » et il a dit aussi : « Il a une grande maîtrise du tafsîr et de ses explications » [Ad-Dourarou l-Kâminah]
  • As-Safadi a dit le concernant : « Il a une grande maîtrise du tafsîr, du hadîth, et des biographies ».
  • Ibnou l-Jazari a dit de lui : « L’Imâm, le Hâfidh, le Chaykh de la langue Arabe, des récitations, et qui est honnete et digne de confiance ».
  • Ibnou Battoûtah a dit de lui après avoir cité un groupe de savants : « Et parmi eux [c’est-à-dire les savants d’Egypte] Athîrou d-Dîn Aboû Hayyân Mouhammad Ibn Yoûçouf Ibn Hayyân Al-Gharnâti, et il est le plus savant d’entre eux dans la grammaire (nahw) » [Ar-Rihlah].
  • Az-Zirikli a dit à son sujet : « Il compte de parmi les plus grands savants dans la langue Arabe, le tafsîr (l’exégèse du Qour-ân), le hadîth, les biographies, et les matières linguistiques». [Al-A’lâm]

– Ce grand savant qui était contemporain d’Ibn Taymiyah, témoigne avoir vu de la mécréance explicite dans un manuscrit d’Ibn Taymiyah, à savoir que ce dernier attribuait à Allâh le fait de s’asseoir sur le Koursiyy. Que Allâh nous préserve du tajsîm (anthropomorphisme).

– Ahmad Ibn Taymiyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis). Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibn Taymiyah sur ce site : https://ibnoutaymiyya.com.

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête» [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Hâfidh Ibn Rajab Al-Hambali a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Le Chaykh Zaynou d-Dîn Ibn Rajab Al-Hambali fait partie de ceux qui considéraient mécréant Ibn Taymiyah et il lui a répliqué. Et il disait de sa plus haute voix, dans certaines assemblés : [l’Imâm Taqiyyou d-Dîn] As-Soubki avait ses raisons de le déclarer mécréant  ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwâ Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a dit aussi : « Qui est Ibn Taymiyah pour qu’il soit pris en compte ou qu’il soit pris comme référence dans un des sujets de la religion ? Il n’est pas autre que ce qu’on dit de lui un groupe de savants qui ont observé ses propos fallacieux et ses fausses preuves jusqu’à dévoiler l’égarement dans ses écarts et la laideur de ses illusions et ses erreurs comme a dit al-‘Izz Ibn Jamâ’ah : il est un être que Allâh a égaré et qui a été dupé et qui a porté l’habit de la honte, que Allâh le fasse périr. Qu’il l’humilie et le prive suite à ses mensonges et ses fabrications » [Dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham fî Ziyârati l-qabri ch-Charîfi n-Nabawiyyi l-Moukarram]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « De nombreux savants ont déclaré mécréant Ibn Taymiyah ». [Dans sa Hâchiyah de Charhou l-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit aussi : « Et prends garde à ne pas prêter l’oreille à ce qui se trouve dans les livres d’Ibn Taymiyah, de son élève Ibn Qayyim Al-Jawziyyah et d’autres semblables, parmi ceux qui ont pris leur passion pour divinité, que Allâh a égarés malgré leur science, dont Il a scellé l’ouïe et le cœur et sur la vue desquels Il a placé un voile. Qui donc pourra les guider après Allâh ? Jusqu’où ces égarés ont-ils dépassé les limites, franchi les bornes et déchiré la protection de la Loi sacrée et de la vérité ! Ils se sont imaginés être guidés par leur Seigneur alors qu’il n’en est rien ; au contraire, ils sont dans le pire des égarements, les plus hideux des caractères, le plus grand objet de détestation et de perte, ainsi que dans le summum du mensonge et de la calomnie. Que Allâh abandonne ceux qui les suivent et purifie la terre de leurs semblables ». [Dans son livre Al-Fatâwâ Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Châfi’ites ont dit qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité et a emprunté la voie des innovations blâmables » [Dans son livre Ach-Charhou s-Saghîr ‘Alâ Aqrabi l-Maçâlik]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égarés Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim »[Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabbih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (corporalisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti. […] Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]
  • Retrouvez ici une liste non exhaustive : Les savants ayant répliqué à Ibn Taymiyah.

– A savoir : dans certaines éditions des ouvrages «An-Nahrou l-Mâdd » et « Al-Bahrou l-Mouhît », le passage dans lequel l’Imâm Aboû Hayyân dénonce cet égarement d’Ibn Taymiyah n’apparaît pas. La cause de la suppression dans la version imprimée, c’est ce qu’a dit le Chaykh Al-Kawthari dans ses remarques sur As-Sayf : « L’authentificateur de l’impression des éditions As-Sa’âdah m’a raconté qu’il avait jugé cela vraiment abominable et qu’il l’avait supprimé lors de l’impression afin que les ennemis de la Religion n’en profitent pas, et m’a prié de consigner cela ici afin que l’on puisse avoir connaissance de ce qu’il en était et de pouvoir porter conseil aux musulmans. »

Voici deux manuscrits témoignant de la présence de ce passage :

  • Le premier :

   

  • Le second :

   

– L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a lui aussi blâmé Ibn Taymiyah et son livre en disant : « Le livre Kitâbou l-‘Arch fait parti de ses livres (à Ibn Taymiyah) les plus odieux. Lorsque le Chaykh Aboû Hayyân [Al-Andalouçi] en a pris connaissance, il n’a cessé de le maudire jusqu’à sa mort, alors qu’il faisait son éloge auparavant (c’est-à-dire avant de prendre connaissance de ses égarements) » [Dans son livre As-Sayfou s-Saqîl, et également mentionné par le Hâfidh Az-Zabîdi dans son livre It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn]

– L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Aboû Hayyân le Nahwi (spécialiste de la grammaire Arabe) Al-Andalouçi a mentionné dans son tafsîr intitulé « An-Nahr » concernant la parole de Allâh ta’âlâ {وسع كرسيه السموات والأرض } : J’ai lu dans un livre de Ahmad Ibnou Taymiyah, celui dont nous sommes le contemporain, un manuscrit de sa propre main qu’il a appelé Kitâbou l-’Arch [qu’il était écrit]:  » Certes Allâh s’assoit sur le Koursiyy et laisse un endroit libre pour y faire asseoir à côté de Lui le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) » [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarrad]

– Le savant Ottoman Hâjji Khalîfah (m.1067 H.) a dit : « Kitâbou l-‘Arch d’Ibn Taymiyah, il a cité dedans que Allâh s’assoit sur le Koursiyy et laisse un endroit libre pour y faire asseoir à côté de Lui le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) , Aboû Hayyân a mentionné cela dans [son livre] An-Nahr. Lorsqu’il aborde la parole de Allâh soubhânah {وسع كرسيه السموات} il a dit ce qui suit: J’ai lu le livre Kitâbou l-‘Arch d’Ahmad Ibnou Taymiyah, d’après un manuscrit de sa propre main » [Dans son livre Kachf adh-Dhounoûn]

– Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Et cette croyance (de croire que Allâh serait assis) a été rapporté de lui (Ibn Taymiyah) par Aboû Hayyân Al-Andalouçi, le Nahwi (spécialiste de la grammaire Arabe), le Moufassir (exégète), le Mouqri (spécialiste des lectures du Qour-ân), dans son tafsîr intitulé An-Nahr » [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]

– Le Chaykh Jamîl Halîm Al-Houcayni a dit : « Ibn Taymiyah a dit d’après ce qu’à vu l’Imâm Aboû Hayyân Al-Andalouçi avec son écriture :  » Certes Allâh s’assoit sur le Koursiyy et laisse un endroit libre pour y faire asseoir à côté de Lui le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) » comme cela est dit dans [son livre] An-Nahrou l-Mâdd» [Dans son livre As-Souqoût Al-Kabîr Al-Moudawwî li l-moujassim Ibn Taymiyah Al-Harrâni]

– Ce témoignage de l’Imâm Aboû Hayyân est en accord avec certains écrits d’Ibn Taymiyah qui nous sont parvenus dans lesquels il attribue la position assise ou l’endroit à Allâh. Pour approfondir davantage le sujet, consultez cet article : Ibn Taymiyah attribut la position assise à Allâh.

– La croyance des musulmans à l’unanimité c’est que Allâh n’est pas dans un endroit, ni une direction et qu’Il n’est pas concerné par les caractéristiques des créatures comme la position assise ou l’établissement. Le fait de croire que Allâh serait assis est de la mécréance explicite, tout comme l’ont mentionné textuellement les savants de l’Islâm :

  • L’Imâm Ach-Châfi’i déclarait mécréant ceux qui croient que Allâh est assis sur le trône, tout comme le rapporte Al-Qourachi qui mentionne d’ailleurs que cela fait l’objet de l’unanimité [voir : ici] et Ibnou Ar-Rif’ah [voir : ici] ;
  • L’Imâm Al-Bayhaqi déclare mécréant celui qui attribue à Allâh le fait d’être assis sur le Trône [voir : ici] ;
  • L’Imâm An-Nawawi qui a dit : « Et s’il dit “Allâh s’est levé pour la justice” il est devenu mécréant,  ou s’il dit “Allâh s’est assis pour la justice” il est devenu mécréant » [Rawdatou t-Tâlibîn / Kitâb Ar-Riddah] et Ibn Noujaym Al-Hanafi a tenu avec exactitude les mêmes propos dans son livre « َAl-Bahrou r-Râ-iq », et également Adh-Dhahabi  dans “Ith-hâfou l-Akâbir fî tahdhîbi kitâbi l-Kabâ-ir” ;
  • L’Imâm Al-Kawthari mentionne à deux reprises l’unanimité de la mécréance de celui qui attribue à Allâh la position assise [voir : ici] et [voir : ici] ;
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari rapporte l’unanimité sur la mécréance de celui qui croit que Allâh est assis sur le Trône [voir : ici] ;
  • Le Mouhaddith Al-Harari mentionne que celui qui interprète l’istiwâ de Allâh dans le sens de la position assise devient mécréant [voir : ici]

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance : ici .

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici .

L’Imâm Az-Zajjâj explique le nom de Allâh : Al-‘Aliyy

Sujet : l’élévation de Allâh n’est pas par l’endroit

az-zajjaj-tafsir al-asma al-housna   az-zajjaj - explication - al-'aliyy

Dans son livre « Tafsîrou l-Asmâ-i l-Housnâ» (page 48 de cette édition), lors de l’explication du nom de Allâh « Al-‘Aliyy », l’Imâm Az-Zajjâj a dit :

« العلي: هو فَعِيل في معنى فاعل، فالله تعالى عالٍ على خَلْقِه وهو عليٌّ عليهم بقدرته، ولا يجب أن يُذهَب بالعلو ارتفاع مكانٍ، إذ قد بيَّنَّا أن ذلك لا يجوز في صفاته تقدست، ولا يجوز أن يكون على أن يُتصور بذهن، تعالى الله عن ذلك عُلوًّا كبيرًا »

 « Le nom Al-‘Aliyy est bâti sur le schème « fa’îl » [celui qui fait par excellence] dans le sens du schème « fâ’il » [celui qui fait]. Allâh ta’âlâ est ‘Âlin [Celui Qui a la supériorité] sur Ses créatures et Il est ‘Aliyyoun [Celui Qui a la supériorité absolue] sur elles par Sa puissance. Il ne faut donc pas aller dans le sens de l’élévation spatiale [par l’endroit] car nous avons indiqué que ceci n’est pas possible au sujet de Ses attributs exemptés d’imperfection. Il n’est pas permis de considérer qu’Il serait accessible à l’imagination. Que Allâh soit exempté de tout cela d’une totale exemption »

Informations utiles :

– L’Imâm, l’exégète (Moufassir), le Spécialiste de la langue Arabe (Loughawi), le Grammairien (Nahwi) Aboû Is-hâq Ibrâhîm Ibnou Mouhammad Ibnou s-Sourri Az-Zajjâj Al-Baghdâdi, est l’un des linguistes les plus connus, il faisait partie des gens du Salaf, il est né en 241 et il est décédé en 311 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1120 ans. Il est souvent cité comme référence par les exégètes (moufassiroûn).

  • Al-Khatîb Al-Baghdâdi a dit de lui : « Il était parmi les gens honorables et versés dans la religion, il avait une bonne croyance et un bon madh-hab». [Târîkh Baghdâd]
  • Ibn Khallikân a dit le concernant : « Il était parmi les gens de science, de bonne manière et versé dans la religion». [Wafayâtou l-A’yân]
  • An-Nawawi a dit à son sujet : « L’Imâm dans la langue Arabe ». [Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât]
  • Ibn Kathîr a dit de lui : « Il était vertueux et versé dans la religion, il avait une bonne croyance et il était auteur de bons ouvrages, et parmi eux “Ma’âni Al-Qour-ân” et d’autres ouvrages bénéfiques.». [Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’Imâm, le grammairien (Nahwi) de son époque». [Siyarou A’lâmi n-Noubalâ]

– Ici, l’Imâm Az-Zajjâj, lorsqu’il explique le nom de Allâh « ‘Aliyy », il confirme que cela signifie que Allâh est supérieur à Ses créatures par Sa toute-puissance, et qu’il ne faut pas comprendre par cela la supériorité par l’endroit ou la direction.

– Dans ce même ouvrage l’Imâm Az-Zajjâj confirme ses propos en disant : « Allâh ta’âlâ est exempt de toute ressemblance avec les créatures, ce qui est visé par al-‘oulouww n’est pas l’élévation spatiale car Allâh ta’âlâ est exempt de l’emplacement et de l’endroit. Dans ce cas, al-‘oulouww ne veut dire que l’élévation du mérite et la supériorité de la souveraineté » [Tafsîrou l-Asmâ-i l-Housnâ].

– D’autres savants ont donné des explications du Nom de Allâh “Al-‘Aliyy” proches de celle-ci :

– Retrouvez d’autres paroles de savants au sujet du ‘oulouww (élévation) de Allâh : ici .

Le Chaykh Al-‘Azzâmi explique la parole de l’Imâm Mâlik sur l’istiwâ de Allâh

Sujet : l’istiwâ de Allâh selon l’Imâm Mâlik

Fourqan al-Qour'an - Al-Qouda'i Al-'Azzami   al-'azzami - istiwa imam Malik - innovateur

Dans son livre «Fourqânou l-Qour-ân», concernant la parole « fauteur d’innovation » [صاحب بدعة] adressé par l’Imâm Mâlik à cet homme qui lui avait demandé « comment est l’istiwâ de Allâh », le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi explique en disant :

« [عن قول مالك لذاك الرجل « صاحب بدعة » : ] لأن سؤاله عن كيفية الاستواء يدل على أنه فهم الاستواء على معناه الظاهر الحسي الذي هو من قبيل تمكن جسم على جسم واستقراره عليه، وإنما شك في كيفية هذا الاستقرار. فسأل عنها، وهذا هو التشبيه بعينه الذي أشار إليه الإمام بالبدعة »

 « Parce que sa question sur le comment de l’istiwâ indique qu’il a compris l’istiwâ selon son sens apparent, physique, qui relève de l’emprise d’un corps sur un autre et de son établissement dessus, et qu’il n’a fait que douter sur le comment de cet établissement. Il a donc demandé à son sujet. Et c’est exactement cela l’assimilation (tachbîh) que l’Imâm Mâlik a pointé comme étant une innovation (bid’ah)»

Informations utiles :

– Le Mouhaddith, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh Salâmah Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi Ach-Châfi’i est né en 1298 et il est décédé en 1376 de l’Hégire (رحمه الله). Il faisait parti des savants de l’Université Islamique Al-Azhar d’Egypte.

– Ici, lors de l’explication de l’histoire de cet homme ignorant qui a osé demander à l’Imâm Mâlik « comment est l’istiwâ de Allâh ? », il dit que justement si l’Imâm Mâlik a dit à cet homme qu’il est un mauvais innovateur et qu’il l’a fait sortir, c’est que la question de cet homme relevait de l’innovation blâmable. En effet, le fait qu’il ait demandé « comment ? » au sujet de l’istiwâ de Allâh est en soit une mauvaise innovation.

– Le comment (al-kayf) : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh est exempt de tout cela.

– L’Imâm Al-Bayhaqi a bien résumé tout cela en disant au sujet de Allâh ta’âlâ : « Il est Celui Qui n’est pas soumis aux illusions de la kayfiyyah (comment, description physique) » [Dans son livre : Al-I’tiqâd]

– L’Imâm Mâlik a clairement dit que le comment au sujet de l’istiwâ de Allâh est inconcevable, c’est-à-dire que c’est un istiwâ sans comment (bilâ kayf). En effet, l’Imâm Mâlik n’a pas accepté que l’on demande « comment ? » au sujet de l’istiwâ de Allâh. Ceci nous confirme donc que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise, ni un établissement, ni une installation, ni une élévation spatiale ni aucun autres sens qui font partie des attributs des créatures et qui sont concerné par le « comment » [kayf].

– L’Imâm Mâlik a dit également : « l’istiwâ n’est pas inconnu » (al-istiwâ ghayrou majhoûl) c’est-à-dire que l’istiwâ est connu car il est rapporté dans le Qour-ân, puis il a dit : « le comment n’est pas concevable »(al-kayf minhou ghayrou ma’qoûl) c’est-à-dire que le comment est exclu, impossible à Son sujet, à savoir que l’istiwâ dans le sens du comment, c’est-à-dire de l’attitude comme la position assise, n’est pas concevable : la raison ne l’accepte pas puisqu’il fait partie des caractéristiques des créatures. En effet, la position assise n’est valable que pour un être qui a des membres, c’est-à-dire un postérieur et des genoux, gloire à Allâh Qui est exempté de tout cela.

– Une autre version authentique proche de celle-ci est rapportée de Mâlik avec les termes (wa kayfa ‘anhou marfoû’) c’est-à-dire : « Dire “comment” est exclu à Son sujet ».

– La parole de l’Imâm Mâlik rejetant le « comment » au sujet de l’istiwâ de Allâh est rapportée avec une chaîne de transmission authentique. Elle a également été citée par :

  • Le Hâfidh Aboû Nou’aym dans « Hilyatou l-Awliyâ » ;
  • L’Imâm Al-Bayhaqi dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât », et aussi [Dans son livre  « Al-I’tiqâd »] ;
  • L’Imâm Al-Qayrawâni [Dans son livre « Kitâb Al-Jâmi’ »] ;
  • L’Imâm Al-Qourtoubi [Dans son Tafsîr] ;
  • L’Imâm Aboû Hayyân Al-Andalouçi [Dans son Tafsîr Al-Bahrou l-Mouhît]
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni dans son livre « Fathou l-Bârî charh Sahîh Al-Boukhâri » qui précise que la chaîne de transmission de l’Imâm Al-Bayhaqi est forte (jayyid) ;
  • Le Hâfidh As-Souyoûti dans son tafsîr « Ad-Dourrou l-Manthoûr fi t-Tafsîri bi l-Ma-thoûr »
  • et autres qu’eux.

– Le Hâfidh Az-Zabîdi a dit : « Ibnou l-Labân a dit dans l’explication de la parole de Mâlik : sa parole « Kayf ghayrou ma’qoûl » (le comment est inconcevable) : c’est-à-dire que le kayf (comment) fait parti des caractéristiques de ce qui entre en existence, et tout ce qui fait parti des attributs des choses entrées en existence, le fait de les attribuer à Allâh contredit la raison, de ce fait cela est catégoriquement renié pour Allâh ta’âlâ. Quant à sa parole : « wa l-Istiwâ ghayrou majhoûl » (l’istiwâ n’est pas inconnu) c’est-à-dire que son sens est connu par les spécialistes de la langue Arabe, et sa parole « wa l-îmânou bihi» (et y croire) c’est-à-dire selon ce qui est digne de Lui ta’âlâ, « wâjib» (est un devoir) car cela fait parti de la foi en Allâh et en Ses livres,  « wa s-sou-âlou ‘anhou bid’ah» (poser la question à ce sujet est une innovation) c’est-à-dire une nouveauté car les compagnons connaissaient son sens qui est digne d’être attribué à Allâh du point du vue de la langue, ainsi ils n’ont pas été amené à poser cette question» [It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn].

– Ainsi, la version propagée par les moujassimah (corporalistes), selon laquelle Mâlik aurait dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoûl), cette version n’est pas vraie ; elle n’a été validée d’aucun des Salaf ; elle n’a pas été confirmée comme étant la parole de Mâlik ni de personne d’autre parmi les Imâm. L’Imâm Mâlik n’a pas dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoûl). Cette version n’a aucune chaîne de transmission sur laquelle on puisse se baser et elle n’est pas conforme au tawhîd. En effet, le fait de dire que le comment est ignoré, cela insinue que Allâh aurait des attributs qui ont un comment (des caractéristiques des créatures), mais que nous ne saurions pas par lesquelles de ces caractéristiques Il serait attribué; et cela contredit le tawhîd. Cependant certains savants ont cité cette version dans leurs ouvrages en expliquant “al-kayf” par “al-haqîqah” c’est-à-dire Sa réalité, ainsi ils comprennent de cette expression que nul ne connaît la réalité de Allâh si ce n’est Allâh Lui-même.

– Le Chaykh Ahmad Zarroûq explique [dans son livre « Charh ‘Aqîdati l-Ghazâli »] que la version contenant les termes « al-kayfiyyatou majhoûlah » n’est pas authentique, car elle signifierait que le comment est inconnu. Cette parole impliquerait donc qu’il existe un comment mais que celui-ci serait ignoré, alors que l’Imâm Mâlik a justement voulu expliquer qu’il n’y a pas de comment.

– Ce qui confirme davantage la position de l’Imâm Mâlik, c’est ce que rapporte l’Imâm Al-Bayhaqi qui a dit : « [Les imâms] Al-Awzâ’i, Mâlik, Soufyân Ath-Thawri et Al-Layth Ibn Sa’d ont été questionné au sujet de ces hadîth (les hadîth moutachâbih – équivoques -), alors ils ont dit : Citez les comme ils sont parvenus, sans attribuer de comment (bilâ kayfiyyah) » [Dans son livre “Al-I’tiqâd”].

– De même l’Imâm Mâlik considérait le verset de l’istiwâ de parmi les moutachâbihât (textes équivoques). En effet, l’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi a dit : « Certains d’entre eux [c’est-à-dire les savants] ont dit que le verset de l’istiwâ est moutachâbih (équivoque), et ceci est l’avis de Mâlik Ibn Anas, des Fouqahâ de Médine et de Al-Asma’i » [Dans son livre Ousoûlou d-Dîn].

– Remarque importante : il y a une grande différence entre :

  • La parole des gens de la Sounnah qui disent que Allâh est sans comment (bilâ kayf), c’est-à-dire qu’Il n’est pas concerné par le comment, la description physique, comme cela a clairement été déclaré par les grands Imâm de la Oummah ;
  • et la parole des mouchabbihah (assimilateurs) qui se sont illusionné et qui ont pris pour croyance que Allâh aurait un comment mais que ce comment serait d’après eux ignoré, et qui disent : on ne sait pas comment. Ainsi, Ibn ‘Outhaymîn le wahhabite a contredit ouvertement les gens de la Sounnah en disant : « Nous ne nions pas à leurs sujets [les textes moutachâbihah] la kayfiyyah (comment, description physique) au contraire nous croyons qu’ils ont une kayfiyyah, mais nous n’avons pas connaissance de cette kayfiyyah» [Dans son livre intitulé “Charh al-‘Aqîdah Al-Wâsitiyyah”].

– Certains leaders de la mouvance sectaire wahhabite ont même prétendu textuellement que Allâh serait assis sur le trône. Article à consulter à ce sujet : Ar-Râjihi et Fawzân (wahhabites) prétendent que Allâh est assis sur le trône.

– Les wahhabites ont hérité cette croyance abjecte d’Ibn Taymiyah (moujassim) qui a également prétendu que Allâh serait assis. Article à consulter à ce sujet : L’Imam Abou Hayyan Al-Andalouçi dénonce l’égarement de Ibn Taymiyah.

– De plus, Il a été rapporté que l’Imâm Mâlik considérait mécréant ceux qui ont pour croyance que Allâh serait dans une direction ou qu’Il serait un corps [Rapporté par Al-Haytami] et [Rapporté par Al-Qâri] et [Rapporté par Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari].

– Nous voyons également que le Chaykh Al-‘Azzâmi confirme que l’istiwâ de Allâh ne doit pas être compris au sens apparent et que par conséquent, l’istiwâ de Allâh n’est pas un établissement. Dans ce même ouvrage, il mentionne l’unanimité sur le fait que Allâh n’est pas dans un endroit ou une direction, en disant : « Les gens de la vérité parmi les savants du salaf et du khalaf sont unanimes sur le fait que Allâh est exempt de la direction et de l’endroit, et sur Son exemption de la partition, de la division, de la montée, de la descente, de la proximité, de l’éloignement, du déplacement, du mouvement, de l’immobilité et de tout ce qui est semblable à cela » [Retrouvez l’article : ici]

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah [Dans son livre Al-Wasiyyah]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni [Dans son livre Al-Insâf]
  • L’Imâm Ibnou Foûrak [Dans son livre Mouchkilou l-Hadîth]
  • L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Jouwayni (père de l’Imâm Al-Haramayn) [Dans son livre Kifâyatou l-Mou’taqad]
  • Le Chaykh Ibn Battâl [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [Dans son livre Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Ach-Chîrâzi [Dans son livre Al-Ichârah]
  • L’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni [Dans son livre Al-Irchâd]
  • L’Imâm Al-Moutawalli [Dans son livre Al-Ghounyah]
  • Le Chaykh Aboû Mouhammad Rizqou l-Lâh Ibn ‘Abdi l-Wahhâb At-Tamîmi Al-Hambali (m. 488 H.) a dit : « On ne dit pas que le trône est Son endroit, car les endroits sont créés par Allâh et ils sont entrés en existence contrairement à Lui, et on ne dit pas qu’Il est assis (qâ’id) par Son Être sur le trône, ou debout, ou allongé, ou endormi, ou en contact, ou proche. Mais nous employons le terme de cet attribut (c’est-à-dire le terme istawâ) tout comme cela est parvenu dans le Qour-ân » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în].
  • L’Imâm Al-Ghazâli [Dans son livre Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [Rapporté par Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki]
  • Le Chaykh Al-Lâmichi Al-Hanafi [Dans son livre At-Tamhîd li Qawâ’id At-Tahwîd]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i [Dans son livre Al-Bourhânou l-Mou-ayyad]
  • L’Imâm Aboû Madyan [Dans son traité de croyance]
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzî
  • L’Imâm Ibn ‘Abdi s-Salâm [Rapporté par Tâjou d-Dîn As-Soubki]
  • L’Imâm Zaynou d-Dîn Ibnou l-Mounayyir [Dans son livre Tafsîr Mouchkilât Ahâdith youchkilou dhâhirouhâ]
  • L’Imâm Ibnou Abî Jamrah [Dans son livre Bahjatou n-Noufoûs]
  • Al-Qâdî Ibn Jamâ’ah
  • Le Moufassir Al-Khâzin [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Abou Hayyân Al-Andalouçi [Dans son Tafsîr : An-Nahrou l-Mâdd]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit lors de l’explication du verset {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} « Ar-Rahmânou ‘ala l-‘Archi stawâ » [Soûrat Taha/5] : « Il n’est pas permis de le prendre dans le sens de l’établissement (istiqrâr) » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi [Dans son livre Tarhou t-Tathrîb]
  • Le Chaykh Ahmad Zarroûq Al-Fâçi [Dans son livre Charh ‘Aqîdati l-Ghazâli]
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri [Dans son livre Ihkâm ad-Dalâlah]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Alî Al-Qârî
  • L’Imâm Al-Kawthari (qui rapporte l’unanimité) [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi [Dans son livre Fourqân al-Qour-ân]
  • Le Chaykh Ibn ‘Âchoûr [Dans son tafsîr]
  • Le Chaykh Mehmed Zâhid Kotku [Dans son livre Ehl-i Sünnet Akaidi]
  • Le Hâfidh Al-Harari [Dans son livre As-Sirât al-Moustaqîm]
  • et de nombreux autres savants.

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).

Biographie : Imam Ibn ‘Abbas

Imam Ibn 'Abbas

‘Abdou l-Lah Ibnou ‘Abbas

Le savant de la communauté – Celui qui explique Al-Qour-an

Sa biographie 

Le compagnon glorieux, l’imam illustre, le maître éminent, le savant de la communauté de Mouhammad (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam), le savant qui œuvre, celui qui explique les sens du Qour-an, l’Imam des Moufassir, le modèle, celui qui a des forts arguments, le fils de  l’oncle paternel du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et cela lui suffit comme honneur et comme gloire.

Il est donc Abou l-‘Abbas ‘Abdou lLah fils de Al-‘Abbas fils de ‘Abdou l-Mouttalib Chayba fils de Hachim fils de ‘Abdou Manaf, Al-Qouraychi, Al Hachimi, Al Makki que Allah l’agrée et lui donne satisfaction.

Sa naissance avait eu lieu trois ans avant l’émigration honorée et le Prophète (‘alayhi s-salatou wa s-salam ) est décédé quand il avait treize ans.

Mais il avait obtenu beaucoup de science, beaucoup de biens et beaucoup de connaissances.

Il naquit savant, fort avec des arguments comme un lion, qui a eu la gloire, la science et la droiture.

Sa description 

Le grand Imam, notre maître ‘Abdou l-Lah Ibnou ‘Abbas que Allah l’agrée lui et son père, avait rassemblé beaucoup de mérites par le comportement et l’apparence. C’était un imam glorieux, éminent, grand, respectable, plein de raison, très intelligent.

Notre maître ‘Oumar lui avait donné ce surnom réputé, il avait dit de lui : « Un jeune homme qui vaut beaucoup d’adultes. », quand il a constaté de lui sa maturité sa grande science et son haut degré.

Et en plus de cela Allah lui a accordé une beauté et un bel aspect. Il était très beau, avec un beau visage blanc, avec une belle bouche d’une grande taille. L’émir des croyants, notre maître ‘Oumar que Allah l’agrée a dit à son sujet une fois : « Tu es certes le plus beau de nos jeunes hommes par le visage et le plus beau par la raison et celui d’entre eux qui a le plus de connaissances au sujet du Livre de Allah ‘azza wa jall ».

Sa science et sa compréhension

Abdou l-Lah Ibnou ‘ Abbas que Allah l’agrée lui et son père avait atteint un haut degré dans la science et dans la compréhension. Au point qu’il a rassemblé, alors qu’il était encore jeune,  la sagesse des personnes âgées émérites, leur maturité et c’est ce qui a amené le calife Al -Farouq ‘Oumar que Allah l’agrée a lui demandé conseil dans les différents sujets.

Il l’appelait alors qu’il était encore jeune pour les questions difficiles. Et alors qu’il y avait autour de lui les gens de Badr, les plus grands des émigrants et des partisans des compagnons du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et ce n’est là que le résultat de l’invocation du Messager de Allah ( salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) pour que lui soit accordé la sagesse.

En effet Al-Boukhari, At TirmidhiIbnou Majah et d’autres ont rapporté de Ibnou ‘Abbas qu’il avait dit : « Le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a passé sa main sur ma tête et il a fait une invocation pour que j’ai la sagesse. » Et dans un autre hadith rapporté par Al-Hakim, le Messager de Allah ( salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a fait une invocation pour Ibnou ‘Abbas , il a dit ce qui signifie : « Ô Allah, apprends lui l’interprétation du Qour-an .»

Et dans une autre version encore, le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a fait une invocation qui signifie : « Ô Allah apprends-lui la science des loi dans la religion et enseigne lui le ta-wil. » Et ainsi, l’invocation du Messager s’est réalisée dans Ibnou ‘Abbas. Au point qu’il en est devenu un étendard et quel étendard, qui a élevé haut le niveau de la science.

Le Hafidh Ibnou l-Jawzi dans son livre Al-Majalis a dit : «Et il n’y a pas de doute que Allah a exaucé cette invocation du Messager».

En effet l’Imam Ibn ‘Abbas était en tête des savants du salaf qui ont pratiqué le ta-wil (interprétation) au sujet des versets et hadith équivoques (moutachabih), comme la parole de Allah : { يَوْمَ يُكِشَفُ عَن ساقٍ } (yawma youkchafou ‘an saq) [-sourat Al-Qalam / 42-, qui signifie : « Le jour où sera découvert un saq »]. Ibn ‘Abbas a expliqué que « saq » dans ce verset désigne l’intensité et la difficulté dues à l’angoisse au Jour du Jugement.

Retrouvez cette citation : ici

Egalement en ce qui concerne la parole de Allah {الله نور السماوات والأرض} « Allahou Nourou s-samawati wa l-Ard » [Sourat An-Nour], l’Imam Ibn ‘Abbas a expliqué que le nom de Allah An-Nour signifie que Allah est Celui qui guide.

Retrouvez cette citation : ici

Concernant le verset : {وَالسَّمَاءَ بَنَيْنَاهَا بِأَيْيدٍ وَإِنَّا لَمُوسِعُونَ} (wa s-sama-a banaynaha bi aydin wa inna lamouci’oun), l’Imam Ibn ‘Abbas a dit : « (bi aydin) c’est-à-dire par une puissance (bi qoudrah). Ce n’est pas la main qui est visée ici car Allah est exempt d’une telle chose. »

Ses connaissances et sa sagesse étaient grands. Depuis son jeune âge il recherchait les sciences et il la cueillait où il la trouvait. C’est pour cela qu’il venait et qu’il demandait la permission de passer la nuit dans la maison de sa tante maternelle, Maymouna, l’épouse du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) pour observer ce que le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) faisait pendant la nuit. Il apprenait de lui et il le prenait pour modèle. Et il multipliait ses questions aux compagnons du Prophète ( ‘alayhi s-salatou wa s-salam).

Ibnou ‘Abbas disait : « Et quand j’apprenais qu’un homme avait un hadith, et que j’allai le voir et je le trouvai faisant la sieste je mettais ma cape sous ma tête et je dormais au niveau de sa porte et le vent soufflait sur moi le sable jusqu’à ce que l’homme se réveille de sa sieste, et qu’il sorte et qu’il me voit et qu’il me dise : « Ô toi le fils de l’oncle paternel du Messager de Allah, qu’est ce qui t’a amené ? Tu aurais pu m’envoyer quelqu’un et c’était moi qui serais venu te voir. »

Il lui disait : « Non, toi tu mérites plus que je vienne à toi». Il lui demandait le hadith et il l’apprenait de lui. En persévérant avec cette grande ardeur pour l’apprentissage de la science, il a obtenu ce qui était une provision pour lui dans sa religion et dans son bas-monde. Puisqu’il a rapporté le hadith du Messager, Mouhammad (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam).

Avec une bonne maitrise, et il l’a rapporté également de  ‘Oumar, de ’Outhman, de ‘Ali,  de ‘Abdou r-Rahman Ibnou ‘Awf, de Abou Dharr, de ‘Oubayb Ibnou Ka’b ainsi que de son père, Al-‘Abbas, ainsi que de beaucoup de ses compagnons. Beaucoup de successeurs et des maîtres des successeurs parmi les plus honorable ont rapporté de lui comme Sa’id Ibnou Joubayr, Moujahid, Ach-Charbi, Al-Haçan, Ibnou Sirin et beaucoup d’autres qui ont profité de lui et de ce que Ibnou ‘Abbas a profité de la bonne guidée du Messager honorable et de ses honorables compagnons.

Ainsi Ibnou ‘Abbas a obtenu grâce aux bénédictions de l’invocation du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) ce qui lui a accordé ce grand rôle dans la science.

Ainsi il prenait le cœur des hommes quand il rapportait le hadith, et il écoutait attentivement quand on lui rapportait le hadith. Il avait une connaissance qui éclairait les cœurs pour l’interprétation du Qour-an, dans les sciences de la jurisprudence et également dans le hadith, l’histoire, la langue arabe, la littérature jusqu’à devenir la destination de ceux qui recherchent, de ceux qui apprennent. les gens venaient le voir par groupe, les uns à la suite des autres pour apprendre le hadith, pour apprendre la jurisprudence.

Et voici ce qui a été rapporté de l’un de ses compagnons . Il a dit : « J’ai vu les gens se rassemblés devant sa porte au point que la route ne les contenait plus. Personne ne pouvait venir ni partir. Alors je suis rentré pour le lui annoncer, qu’ils étaient devant sa porte, il a dit : « Prépare moi l’eau pour le woudou », il a fait le woudou, il s’est assis et il a dit : « Sors et appelle celui qui veut demander au sujet du Qour-an et de son ta-wil. » Je suis sorti et je leur ai donné la permission. Ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé une seule question, sans qu’il leur ai répondu et qu’il leur ai appris plus que ce qu’ils avaient demandé. Puis il leur a dit : « Vos frères maintenant. » Ils sont sortis pour laisser  la place à d’autres. Puis il m’a dit : « sors et appelle ceux qui veulent demander au sujet de ce qui est licite et de ce qui est interdit et la jurisprudence, et ce qui est de la sorte, qu’ils entrent. » Il a dit : « Je suis sorti et je leur ai donné la permission. » Ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé une seule question, sans qu’il leur ai répondu et qu’il leur ai ajouté en plus de ce qu’ils avaient demandé. Puis il leur a dit : « Vos frères après vous. » Ils sont sortis. Puis il m’a dit : « Sors et appelle ceux qui veulent demander sur la science de l’héritage et ce qui est de cet ordre. Qu’ils entrent », « Je suis sorti et je leur ai donné la permission. » Ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé une seule question sur un sujet, sans qu’il leur ait répondu et qu’il leur ait appris plus que ce qu’ils avaient demandé. Puis il leur a dit : « Vos frères maintenant. » Puis il m’a dit : « Sors et appelle, ceux qui ont des questions sur la langue arabe, sur la poésie et sur ce qui est étrange dans les paroles. Qu’ils entrent »Il a dit : « ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé la question sur une chose sans qu’il leur ai ajouté en plus de ce qu’ils avaient demandé » Celui qui rapporte a dit : «  Si tout Qouraych tirait leur fierté de cela, cela leur aurait été suffisant. Je n’ai pas vu cela accordé à quelqu’un d’autre que lui.». Cela a été rapporté par Ibnou l-Jawzi dans Siffatou s-Safwah et d’autres que lui.

Une partie de ce qui est rapporté de lui

L’imam Ibnou ‘Abbas que Allah l’agrée lui et son père en plus de ce qui a été cité avait un haut degré dans le comportement, l’attachement à la religion, la générosité, il était extrêmement généreux en donnant de l’argent et des cadeaux aux gens. Tout comme il était généreux avec la science et la connaissance. Un jour alors qu’il était chargé par l’imam ‘Ali Ibnou Abi Talib à Al-Basrah, le glorieux compagnon Abou Ayyoub Al Ansari que Allah l’agrée vint à lui et Ibnou ‘Abbas lui a dit : « Je voudrai te rétribuer pour avoir inviter le Messager (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) ». En effet Abou Ayyoub avait accueilli le Messager chez lui après son émigration. Ibnou ‘Abbas lui donnait et l’honorait jusqu’à ce qu’il ait sa maison et ce qu’elle contient et il est sorti en la laissant à Abou Ayyoub que Allah l’agrée.

C’était quelqu’un qui s’adonnait aux actes d’adoration, qui était ascète, qui craignait Allah ‘azza wa jall, qui pleurait beaucoup lorsqu’il faisait la prière ou qu’il récitait le Qour-an.

Il veillait la nuit en adoration et il jeûnait le jour. Certains de ceux qui étaient de sa compagnie rapportent de lui, il a dit : « J’ai été le compagnon de Ibnou ‘Abbas de la Mecque jusqu’à Médine. Il accomplissait deux rak’ah lorsqu’il faisait halte et en plus il se levait la moitié de  la nuit , et il récitait le Qour-an lettre après lettre. Et il pleurait beaucoup quand il récitait. » Et d’après Abou Ghaja, il disait : « J’ai vu Ibnou ‘Abbas et j’ai vu le bas de ses paupières, les paupières d’en dessous ses yeux qui était comme un lacet d’un soulier usé tellement il pleurait. » rapporté par Adh-Dhahabi dans As Siyar.

Ici quelque chose d’important à noter au sujet de ‘Abdou l-Lah Ibnou ‘Abbas que Allah l’agrée lui et son père.

A savoir son grand courage et sa grande bravoure dans la guerre. En effet quand il y avait eu la bataille entre ‘Ali que Allah l’agrée et Mou’awiyyah, il avait eu des positions qui indiquent sa grande intelligence et son grand courage et sa stratégie militaire. En effet, durant toute la période du différent il avait eu avec Mou’awiyyah, lorsque celui ci était contre ‘Ali,  Ibnou ‘Abbas était au côté de l’imam équitable ‘Ali que Allah l’honore. Il était un de ses bras droits qui était à ses ordres, qui exécutait ce qu’il lui demandait. Et avec tout cela il était un héros qui maîtrisait la guerre et qui n’était pas perturbé pour faire face au faux. Et il a marché sur cette voie durant des années. Et il a reçu la nouvelle de l’assassinat de Al-Houçayn que Allah l’agrée et il était extrêmement triste pour cela, il est resté chez lui pour vaquer à ses occupations, ordonnant le bien et interdisant le mal et multipliant les actes d’obéissance.

Son décès 

Ibnou ‘Abbas a vécu une longue période en prodiguant la science et la sagesse, en diffusant la science entre les gens. Son parfum embaumait dans les différents pays, jusqu’à ce que la mort vienne à lui en l’an 68 de l’Hégire. Il avait soixante et onze ans, son décès avait eu lieu à At-Ta-if. Quand ils sont sortis pour emmener son corps, un oiseau éminent blanc, est venu jusqu’à entrer dans son linceul puis les gens ne l’ont plus vu. Les gens pensaient que c’était l’image de sa science. Dans As-Siyat d’après Salim al-Aftaws d’après Sa’id il a dit : Ibnou ‘Abbas est mort à At-Ta-if. Puis il a dit : « Un oiseau qu’on avait pas vu était venu avec son apparence et était rentré dans son linceul. On ne l’avait pas vu sortir. Quand il a été enterré cette ‘ayah a été récité au niveau de la tombe sans savoir qui l’avait récité.

Sourat Al-Fajr (‘ayah 27 jusqu’à 30) ce a pour sens : « Ô toi âme sereine retourne au jugement de ton Seigneur satisfaite et agréée, retourne dans mes esclaves et entre au paradis. »

Que Allah t’agrée Ibnou ’Abbas et que Allah nous profite par toi et nous rassemble avec toi dans les jardins du paradis.

Retrouvez des articles en lien avec l’Imam Ibn ‘Abbas : ici

Le Chaykh Al-Ghoumâri met en garde contre ceux qui interdisent le tawassoul

Sujet : La propagande anti-tawassoul des wahhabites

Ar-Raddou l-Mouhkamou l-Matin Al-Ghoumari   Al Ghoumari mise en garde wahhabite - tawassoul

Dans l’introduction de son livre « Ar-Raddou l-Mouhkamou l-Matîn », le Chaykh ‘Abdoullâh Al-Ghoumâri a dit :

« إن طائفة من المتنطعين، ومن حذا حذوهم من المتهوسين والمتهوكين، قد أكثروا الصراخ والضجيج وبالغوا في الصياح والنئيح، ونادوا بالويل والثبور، وفاهوا بعظائم الأمور، وزعموا – زورًا وبهتانًا – أن من زار قبر من قبور الأنبياء أو الأولياء، وتوسل بصاحبه إلى الله أو أستشفع به لديه خرج من زمرة الموحدين، ودخل في عديد المشركين، كبرت كلمة تخرج من أفواههم إن يقولون إلا كذبًا، فرقوا بذلك بين جماعة المسلمين، واتخذوا من ضعفاء العقول أنصار لنحلتهم يروجونها بأساليب تشبه الحق وليست بحق، فلبسوا على العامة أمر دينهم بما ألقوا إليهم من دعاوي كاذبة منمقة وأقاويل باطلة مروقة، فعظمت بهم الفتنة، وجسمت المحنة، شغلوا الناس عن الواجب المندوب، وألهوهم عن الأهم بما ليس بمهم، أينما ذهبت وجدتهم يكفرون أصحاب التوسل والزيارة، بآيات نزعوا بها في غير منزعها، وحرفوها عن مواضعها »

« Il y a un groupe de gens égarés et de ceux qui les ont suivi qui ont un mauvais comportement, ils ont multiplié les hurlements et les cris, il ont exagérés et ils ont prétendu calomnieusement et mensongèrement que celui qui visite une tombe de prophète ou de saint ou qui fait le tawassoul par celui qui est enterré et l’a pris pour cause pour demander à Allâh ou il a demandé son intercession, selon eux, il serait sorti du groupe des croyants et il serait devenu du nombre des associateurs.
Ils ont ainsi semé la discorde au sein des musulmans et ils ont pris ceux qui sont faible d’esprit comme partisans pour leurs idées. Ils déclarent mécréants ceux qui font le tawassoul et la visite en prétendant cela par des versets qu’ils ont cité en dehors de leur contexte et qu’ils ont déformé de leur véritable signification »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) du Maghreb, le Chaykh Abou l-Fadl ‘Abdou l-Lâh Ibnou Mouhammad As-Siddîq Al-Ghoumâri Al-Hassani est décédé en 1413 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 30 ans.

– Son livre « Ar-Raddou l-Mouhkamou l-Matin » est un ouvrage dans lequel il met en garde contre la secte wahhabite.

– Ici, le chaykh Al-Ghoumâri dénonce les wahhabites qui prétendent mensongèrement et sans aucun argument valable selon la loi de l’Islâm que le tawassoul serait du chirk. En effet, ils prétendent qu’il n’est pas permis de visiter la tombe d’un prophète ou d’un saint, ni de demander à Allâh en mentionnant le nom d’un prophète ou d’un saint. Voir à ce sujet :

– Le tawassoul est le fait de demander à Allâh l’obtention d’un profit ou l’empêchement d’une nuisance et ce, par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint, par honneur pour celui par lequel le tawassoul est fait. Faire le tawassoul est permis en leur présence et en leur absence tout comme l’indique les preuves selon la Loi de l’Islâm. Le tawassoul ne constitue donc pas une adoration pour autre que Allâh.

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) enseigna lui-même le tawassoul aux compagnons et les compagnons le pratiquaient également après son décès (صلى الله عليه وسلم). [Rapporté par At-Tabarâni]

– Ainsi, le tawassoul est une pratique qui est permise selon l’unanimité des musulmans comme le rapporte l’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki [Dans son livre Chifâ-ou s-Saqâm]

– L’adoration (al-‘Ibâdah) : c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission, comme l’a mentionné l’Imâm Moujtahid, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Taqiyyou d-Dîn As-Soubki.

Ainsi le simple fait d’appeler (nidâ) un vivant ou un mort ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh, ni le simple fait de glorifier (ta’dhîm) ou de faire al-istighâthah (la recherche du renfort) par autre que Allâh. De même, le simple fait de visiter la tombe d’un saint pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions) ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, le simple fait de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander aux gens ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, la formule de al-isti’ânah (demande d’aide) à autre que Allâh ta’âlâ ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. Egalement, la simple humilité n’est pas une adoration envers autre que Allâh car sinon, tous ceux qui font preuve d’humilité avec les rois et les nobles seraient devenus mécréants.

C’est-à-dire que tout cela n’est pas du chirk (le fait d’attribuer des associés à Allâh), car la définition de l’adoration (al-‘ibâdah) selon les spécialistes de la langue ne s’applique pas à tout cela. En effet, pour eux, l’adoration (al-‘ibâdah) comme nous venons de le voir est l’obéissance avec la soumission. Voir à ce sujet l’explication de l’Imâm du Salaf, le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Aboû Is-hâq Ibrâhîm Az-Zajjâj : ici.

– Retrouvez d’autres articles au sujet du tawassoul et du tabarrouk : ici.