Le loughawi Az-Zajjâj (du salaf) explique le verset « wasna’i l-foulka bi a’youninâ »

Sujet : Allâh n’a pas d’oeil

az-zajjaj-tafsir-ma'ani-al-qouran   az-zajjaj-tafsir-ma'ani-al-qouran1    Az-Zajjaj - tafsir - Bi A'younina - ta'wil

Dans son tafsîr « Ma’âni Al-Qour-ân», lors de l’explication du verset « وَاصْنَعِ الْفُلْكَ بِأَعْيُنِنَا » «wasna’i l-foulka bi a’youninâ» (soûrat Hoûd/37), l’Imâm Az-Zajjâj a dit :

« ومعنى: {بأعيننا} أي بإبصارنا إليك وحفظنا لك »

« La signification de « Bi A’youninâ » est par Notre vue et Notre préservation à ton égard »

Informations utiles :

– L’Imâm, l’exégète (Moufassir), le Spécialiste de la langue Arabe (Loughawi), le Grammairien (Nahwi) Aboû Is-hâq Ibrâhîm Ibnou Mouhammad Ibnou s-Sourri Az-Zajjâj Al-Baghdâdi, est l’un des linguistes les plus connus, il faisait partie des gens du Salaf, il est né en 241 et il est décédé en 311 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1120 ans. Il est souvent cité comme référence par les exégètes (moufassiroûn).

  • Al-Khatîb Al-Baghdâdi a dit de lui : « Il était parmi les gens honorables et versés dans la religion, il avait une bonne croyance et un bon madh-hab». [Târîkh Baghdâd]
  • Ibn Khallikân a dit le concernant : « Il était parmi les gens de science, de bonne manière et versé dans la religion». [Wafayâtou l-A’yân]
  • An-Nawawi a dit à son sujet : « L’Imâm dans la langue Arabe ». [Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât]
  • Ibn Kathîr a dit de lui : « Il était vertueux et versé dans la religion, il avait une bonne croyance et il était auteur de bons ouvrages, et parmi eux “Ma’âni Al-Qour-ân” et d’autres ouvrages bénéfiques.». [Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’Imâm, le grammairien (Nahwi) de son époque». [Siyarou A’lâmi n-Noubalâ]

– Ici, ce grand savant du Salaf explique ce verset en disant que « bi A’youninâ » signifie « sous Notre préservation ». Et cela nous prouve que les gens du Salaf avaient quelque fois recours à l’interprétation des textes équivoques (moutachâbih).

– Il n’a pas dit comme les moujassimah (corporalistes), que ce verset signifie que Allâh aurait des yeux. En effet Allâh n’est pas un corps, Il n’est pas composé, et Il n’a pas de membres ni d’organes.

– Il en est de même pour le verset {تجري بأعيننا} {Tajrî bi A’youninâ} [Soûrat Al-Qamar / 14], les savants ont expliqué que cela signifie que l’Arche de Noûh (‘Alayhi s-Salâm) était sous la préservation de Allâh. Ou encore que le terme “A’youn” dans ce verset peut désigner les sources d’eau qui ont jaillis de la terre.

  • L’Imâm Soufyân Ibnou ‘Ouyaynah a dit au sujet du verset {Tajrî bi A’youninâ} « C’est-à-dire : par Notre ordre» [Rapporté par At-Tabari et Al-Baghâwi dans leurs Tafsîr]
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « Concernant la parole de Allâh ta’âlâ au sujet l’arche de Noûh (‘alayhi s-Salâm) : {Tajrî bi A’youninâ} [verset 14 de Soûrat Al-Qamar] Personne de parmi les savants vérificateurs n’a attribué des yeux à Allâh ta’âlâ. Le sens du verset est que l’arche voguait bi A’youninâ, c’est-à-dire dans un endroit entouré par les anges, préservé, et protégé. […] Il a été dit que le sens de « A’youn » dans ce verset désigne les sources qui ont jaillis de la terre, et elles sont annexées à Allâh pour indiquer la possession, et cela [cette explication] est acceptable.» [Al-Irchâd]
  • L’Imâm Al-Moutawalli Ach-Châfi’i a dit : « Quant à la parole de Allâh ta’âlâ : {Tajrî bi A’youninâ} [verset 14 de Soûrat Al-Qamar], ce qui en est visé sont les sources qui ont jaillis de la terre, et leur annexion au nom de Allâh est pour indiquer la possession » [Al-Ghounyah]
  • L’Imâm Ibnou ‘Atiyyah a dit : « La parole de Allâh {Tajrî bi A’youninâ} : la majorité (al-joumhoûr) a dit que cela signifie : par Notre préservation » [Dans son Tafsîr].
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Razi a dit : « La parole de Allâh {Tajrî bi A’youninâ} c’est-à-dire à Notre vue ou par Notre préservation.» [Dans son Tafsîr].
  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit : « La parole de Allâh {Tajrî bi A’youninâ} c’est-à-dire à Notre vue. Et il a été dit : par Notre ordre. Et il a été dit : par Notre préservation. Et il a été dit : par Notre révélation. Et il a été dit que ce qui est visé par “A’youn” sont les sources sortant de la terre. Et il a été dit que “A’youn” signifie les saints de parmi les anges qui étaient chargé de préserver l’arche. Et tout ce que Allâh a créé, il est permis de Lui annexer» [Dans son Tafsîr].
  • L’Imâm Al-Baydâwi a dit : « La parole de Allâh {Tajrî bi A’youninâ} à Notre vue, c’est-à-dire une préservation de parmi Nos préservations» [Dans son Tafsîr].
  • L’Imâm An-Naçafi a dit : « La parole de Allâh {Tajrî bi A’youninâ} c’est-à-dire à Notre vue ou par Notre préservation.» [Dans son Tafsîr].
  • L’Imâm Al-Khâzin a dit : « La parole de Allâh {Tajrî bi A’youninâ} c’est-à-dire à Notre vue. Et il a été dit : par Notre préservation. Et il a été dit : par Notre ordre.» [Dans son Tafsîr].
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {تَجْرِي بِأَعْيُنِنَا} (tajrî bi A’youninâ) : c’est-à-dire par Notre préservation et Notre protection » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân].
  • Ibn Kathîr a donné une explication similaire en disant : « La parole de Allâh {Tajrî bi A’youninâ} c’est-à-dire par Notre ordre, Notre protection et sous Notre préservation.» [Dans son Tafsîr].
  • Et beaucoup d’autres…

– Ainsi ces versets ne signifient en aucun cas que Allâh aurait des yeux. De plus le terme “A’youn” est le pluriel du terme “‘ayn”. Et dans la langue Arabe le pluriel s’utilise à partir de trois. Ainsi celui qui se base sur ce verset pour attribuer les yeux à Allâh, il lui aura attribué au minimum trois yeux. Que Allâh nous préserve du chirk !

– L’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله) qui fait partie des illustres savants du salaf a dit dans son traité présentant la croyance de l’ensemble des gens de la Sounnah : « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures »  [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah].

– L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari a dit au sujet de Allâh : « Il a un ‘ayn sans comment (bilâ kayf)». [Dans son livre Al-Ibânah, d’après Ibnou ‘Açâkir dans son livre Tabyînou kadhibi l-Mouftarî]. Le comment (kayf) c’est ce par quoi on décrit les créatures, comme la forme, la taille, le poids, la couleur, le mouvement, l’immobilité etc. Ainsi, en niant le comment (kayf), l’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari a nié le fait que le terme ‘ayn au sujet de Allâh vienne dans le sens de la partie corporelle, c’est-à-dire de l’œil.

– L’Imâm Al-Khattâbi a dit : « Il est confirmé l’attribut de la vue et de l’ouïe au sujet de Allâh, mais Il n’est pas attribué de l’oreille et de l’œil car ce sont des organes». [Charh Sounan Abî Dâwoûd]

– L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : «Son « ‘ayn » n’est pas un globe oculaire [un œil]». [Al-I’tiqâd].

– L’Imâm Al-Bayhaqi a dit aussi concernant l’attribut du ‘ayn : «Il s’agit d’un attribut qui n’est pas un globe oculaire [un oeil]» [Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]

– L’Imâm An-Naçafi (m.508 h.) a dit : « Allâh voit sans œil » [Dans son livre Bahrou l-Kalâm]

– L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : «Ne dites pas que le yad et le ‘ayn [au sujet de Allâh] sont des organes » [Dans son livre Al-Bourhânou l-Mou-ayyad]

– L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit également au sujet de Allâh : « Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans œil] ni paupières, Il entend sans tympans ni oreilles » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]

– L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit aussi au sujet de Allâh : « Il entend sans oreille, Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans œil] et Il parle sans langue. » [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah]

– L’Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi Al-Mâliki (m. 699 H.) a dit au sujet de Allâh: «  Il ne voit pas par le biais d’un globe oculaire [œil] ni d’une paupière ». [I’tiqâdou Ahli s-Sounnah wa ‘Oulamâ-i l-Oummah]

– Le Chaykh Abou l-Mountahâ Al-Hanafi a dit : « La vue de Allâh qui est Son attribut qui est éternel, sans organe (lâ bi l-âlah)» [Dans son charh du livre Al-Fiqh Al-Akbar]

– Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibn Zaynî Dahlân dit au sujet de Allâh : « Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans oeil] ni paupières » [Charh Al-‘Aqîdah al-Moukhtasarah]

– Le Chaykh Mouhammad Ibn ‘Oumar Nawawi Al-Jâwi a dit : « Allâh voit sans œil » [Dans son livre Mirqâh Sou’oûdi t-Tasdîq]

– Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri a dit : « [L’attribut de Allâh de] la vue : Il s’agit d’un attribut éternel sans début, propre à Son Être ta’âlâ, sans globe oculaire [œil] ni paupières »  [Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah]

– Le Chaykh Mouhammad Al-Mourâkouchi Al-Mâliki Al-Mouwaqqit a dit : « Le sens du fait que Allâh soubhânah entend et voit est qu’Il entend tout ce qui est audible que ce soit de faible volume ou fort, et qu’Il voit ce qui est visible que ce soit caché ou apparent, mais sans oreille et sans œil (‘ayn) et sans organe, car les organes font partis des attributs de ce qui entre en existence » [Al-Hablou l-Matîn ‘alâ Nadhmi l-Mourchidi l-Mou’în]

-Le Mouhaddith Al-Harari a dit : « L’ouïe (as-sam’) : C’est un attribut qui n’a pas de début, immuablement propre à Allâh. Il entend les sons par une ouïe qui n’a pas de début et qui n’a pas de fin, qui n’est pas telle que notre ouïe, qui n’est pas par le biais d’une oreille (oudhoun) ni d’un tympan.» [As-Sirât Al-Moustaqim]

– Retrouvez d’autres paroles de savants sur le thème : Allâh n’est pas un corps et n’a pas d’organes : ici.

– Retrouvez d’autres paroles de savants sur le thème : Attribuer le corps à Allâh est de la mécréance : ici.

L’Imâm Ath-Tha’âlibi explique le verset “wa jâ-a rabbouka”

Sujet : Allâh n’est pas concerné par le déplacement

tafsir-ath-tha3alibi   tafsir tha'alibi - wa ja'a rabbouka

Dans son tafsîr du Qour-ân « Al-Jawâhir Al-Hissân», lors de l’explication du verset 22 de Soûrat Al-Fajr, l’Imâm Ath-Tha’âlibi a dit :


« وقوله تعالى {وَجَاءَ رَبُّكَ} معناه جاء أمره و قضاؤه »

« Sa parole ta’âlâ : “wa jâ-a Rabbouka” {وَجَآءَ رَبُّك }, cela signifie que viendront l’ordre et le jugement de ton Seigneur. »

 Informations utiles :

– L’Imâm, le Mouhaddîth (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moufassir (exégète), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) ‘Abdou-r-Rahmân ibnou Mouhammad ibnou Makhloûf Abî Zayd Ath-Tha’âlibi Al-Mâliki est né en 786 dans la région de Ouled Isser et il est décédé en 875 de l’Hégire à Alger (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 560 ans. Il est un savant dans le madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imam Mâlik. On peut citer parmi ses nombreux Chouyoûkh, le Hâfidh Waliyou d-Dîn Al-’Irâqi. De parmi ceux qui ont reçu de sa science : L’Imâm As-Sanoûçi (l’auteur du traité de croyance). Et de parmi les savants reconnus qui ont fait son éloge, le Hâfidh As-Sakhâwi. Il est enterré à Alger dans un Mausolée connu par le nom ” Sayyidi ‘Abdou r-Rahmân ”.

– Ici il explique le verset {وجاءَ ربُّكَ} « wa jâ-a rabbouka » [Soûrat Al-Fajr/22] et dit que cela signifie que c’est l’ordre de Allâh et Son jugement qui viendront. Et il poursuit en disant que cela n’est pas un déplacement de la part de Allâh.

– Ce verset ne veut pas dire que c’est Allâh lui-même qui viendra comme l’ont prétendu certains corporalistes. L’Imâm Ach-Chahrastâni a dit à ce sujet : « En ce qui concerne les expressions révélées (c’est-à-dire présentes dans le Qour-ân ou la Sounnah) telles que « al-istiwâ », « al-wajh », « al-yadayn », « al-janb », « al-majî » [comme dans le verset wa jâ-a Rabbouka], « al-ityân », « al-fawqiyyah » et d’autres que celles-ci, les corporalistes les prennent selon leur sens apparent, je veux dire telles qu’elles sont comprises lorsqu’elles sont employées au sujet des corps » [Al-Milal wa n-Nihal]

– De nombreux savants ont donné des explications similaires, parmi eux :

  • L’Imâm du Salaf, Ahmad Ibn Hambal comme le rapporte de lui Ibnou Kathîr d’après Al-Bayhaqi avec une chaîne de transmission confirmée [Al-Bidâyah wa n-Nihâyah], et l’Imâm as-Sa’idi Al-Hambali [Al-Jawharou l-Mouhsal], et l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad], et beaucoup d’autres.
  • L’Imâm Al-Bayhaqi qui dit que le Majî de Allâh n’est pas un mouvement ou un déplacement [Dans son livre Al-I’tiqâd] et il explique qu’il est valable de se contenter d’accepter le majî sans comment (bilâ kayf) [Dans son ouvrage Al-I’tiqâd] en niant par cette expression le déplacement ou le mouvement à l’égard de Allâh.
  • L’Imâm Al-Jouwayni (m.478 H.) qui a dit : « Le sens du majî n’est pas le déplacement et la disparition [d’un endroit à autre], Allâh est exempt de cela, mais le sens de Sa parole { وجاء ربك } « wa jâ-a Rabbouk » c’est-à-dire l’ordre de ton Seigneur viendra, ainsi que Son jugement » [Dans son livre Al-Irchâd]
  • L’Imâm Al-Baghawi [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi  [Dans son livre Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou Abî Jamrah (m.699 H.) qui a dit : « La parole de Allâh ta’âlâ { وجاء ربك والملك } « wa jâ-a Rabbouka wa l-malak » c’est-à-dire : l’ordre de ton Seigneur viendra ; et ceci [ce genre de formulation] est très utilisé dans la langue arabe » [Dans son livre Bahjatou n-Noufoûs]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Il n’est pas permis d’attribuer à Allâh la venue (majî) et l’aller (dhahâb) [c’est-à-dire le mouvement et le déplacement] car cela fait partie des attributs des créatures et des caractéristiques des choses entrées en existence, ce sont donc deux attributs qui sont rejetés concernant Allâh ta’âlâ. Ne vois-tu pas comment [le prophète] Ibrahîm -عليه السلام- a argumenté sur le fait que ce qui se déplace d’un endroit à un autre endroit n’est pas Dieu, lorsqu’il a dit : {فَلَمَّا أَفَلَ قَالَ لَا أُحِبُّ الْآفِلِينَ} [ce qui signifie] «Je n’adore pas les choses qui disparaissent».» [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Le sens de la parole de Allâh ta’âla {وجاء ربك} « wa jâ-a Rabbouka » est :  viendra l’ordre de ton Seigneur» [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • Et autres qu’eux.

– Les savants de l’Islâm, qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf, sont unanimes à exempter Allâh des caractéristiques des corps comme le mouvement et le déplacement. Nous pouvons citer parmi eux :

  • L’Imâm Al-Mâtourîdi [Kitâbou t-Tawhîd]
  • Le Hâfidh Ibn Hibbân [Dans son Sahîh]
  • L’Imâm Al-Khattâbi
  • L’Imâm Al-Halîmi [Rapporté par Al-Bayhaqi]
  • L’Imâm Ibn Battâl
  • Abou l-Fadl At-Tamîmi Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Et il n’est pas possible à Son sujet le déplacement et l’incarnation dans les endroits » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • Ibnou l-Bannâ Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « On ne dit pas que cela a lieu par un mouvement ou un déplacement » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni [Al-Insâf]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Al-Isfarâyîni [At-Tabsîrou fi d-Dîn]
  • L’Imâm Ach-Chirâzi [Al-Ichârah]
  • L’Imâm Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Ghazâli [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât]
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.)
  • Le Chaykh Ibn ‘Aqîl Al-Hambali a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Ce n’est pas par la disparition (d’un endroit à un autre) ou un déplacement, et ce n’est pas comme notre nouzoûl […] devient mécréant celui qui assimile Allâh à ce qu’Il a créé » [Rapporté par Ibn Hamdân Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Ibn Al-Jawzi [Saydou l-Khâtir] et [Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi : [Dans son Tafsîr (1)] et [Dans son Tafsîr (2)]
  • L’Imâm An-Nawawi [Charh Sahîh Mouslim (1)] et [Charh Sahîh Mouslim (2)]
  • L’Imâm Al-Baydâwi [Rapporté par Ibn Hajar] et [Rapporté par Az-Zourqâni]
  • Le Chaykh Mouhammad At-Tîbi
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçânou l-‘Arab]
  • Le Qâdî Ibn Jamâ’ah [Idâhou d-Dalîl]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Yamani
  • L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Charh Sahîh Al-Boukhâri (1)] et [Charh Sahîh Al-Boukhâri (2)]
  • Le Chaykh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm As-Sanoûçi qui a dit : «Il est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ […] le mouvement et l’immobilité » [Dans son traité de croyance Al-Moufîdah li l-Wildân wa n-Niçâ-i l-Mou-minât]
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • La Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • L’Imâm Az-Zourqâni [Charh du Mouwatta de l’Imâm Mâlik]
  • Le Chaykh Ahmad Ridâ [Qawâri’ou l-Qahhâr]
  • Le Chaykh Mahmoud As-Soubki, qui mentionne l’unanimité des savants du Salaf et du Khalaf [It-hâfou l-Kâ-inat (1)] et [It-hâfou l-Kâ-inat (2)]
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi Al-Misri qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son livre Al-Kalimâtou t-Tayyibâtou fî Ma-thoûri ‘ani l-Isrâ-i wa l-Mi’râj mina r-Riwâyât]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Fourqânou l-Qour-ân]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
  • Le Chaykh Al-Harari [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • et beaucoup d’autres…

– Le Hâfidh Ibnou l-Qattân Al-Fâçi Al-Mâliki (m.628 H.) a dit : « Et ils [les gens de la Sounnah, du Salaf et du Khalaf] ont été unanimes que Allâh yajî au jour du jugement […] et Son majî n’est pas un mouvement ni un déplacement » [Al-Iqnâ’]

– Certains savants ont mentionné de manière explicite dans leurs ouvrages que le fait d’attribuer à Allâh le mouvement ou le déplacement est de la mécréance. Parmi eux :

Ibn Battoûta décrit la célébration du Mawlid à La Mecque

Sujet : La commémoration du Mawlid à La Mecque.

Rihlah Ibn battouta   Ibn Battouta - Mawlid - La Mecque Mekkah Makkah

Dans le récit de son voyage « ar-Rihlah » Ibn Battoûta relate :

« قاضي مكة العالم الصالح العابد نجم الدين محمد بن إمام العالم محيي الدين الطبري، وهو فاضل كثير الصدقات والمؤاساة للمجاورين، حسن الأخلاق كثير الطواف والمشاهدة للكعبة الشريفة، يطعم الطعام الكثير في المواسم المعظمة، وخصوصًا في مولد رسول الله صلى الله عليه وسلم، فإنه يطعم فيه شرفاء مكة وكبراءها وفقراءها وخدام الحرم الشريف وجميع المجاورين. »

« Le Qâdî (juge) de La Mecque est le savant, l’adorateur vertueux [de Allâh] Najmou d-Dîn Mouhammad fils de l’Imâm, du savant Mouhyi d-Dîn At-Tabari. C’est un homme honorable qui fait preuve de beaucoup de charité et de réconfort envers les visiteurs du Haram (enceinte sacrée) ; il a un excellent comportement et pratique beaucoup de tours rituelles (tawâf) en allant régulièrement voir la Ka’bah honorée. Il distribue beaucoup de repas dans les grandes occasions, particulièrement lors de la Commémoration du Mawlid du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم). En cette occasion, il offre des repas aux Chérifiens (descendants du Prophète) de La Mecque, aux notables comme aux pauvres, à ceux qui travail au sein de La Mosquée Sacrée et à l’ensemble des visiteurs séjournant dans l’enceinte sacrée. »

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le savant digne de confiance, Aboû ‘Abdi l-Lâh Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Lâh Ibnou Mouhammad Ibnou Ibrâhîm Al-Lawâti At-Tanji Al-Maghribi connu sous le nom de Ibnou Battoûta est né en 703 à Tanger et il est décédé en 779 de l’Hégire à Marrakech (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 650 ans. Il est connu pour être l’un des plus grands explorateurs de l’histoire. Il a voyagé durant près de 30 ans, du Maroc, jusqu’en Chine en passant par l’Arabie. Il a visité de nombreuses villes et pays : Mali, Tanzanie, Turquie, Malaisie, Inde, Irak, Syrie, Egypte, Maldives etc. et il y rencontra de nombreux savants.

– Lorsqu’il raconte ses voyages à La Mecque, il décrit et fait l’éloge du Qâdî (juge) Najmou d-Dîn Mouhammad le Qâdî de La Mecque, qui commémorait le Mawlid en compagnie de ceux qui travaillaient au sein de la Mosquée al-Harâm (la grande mosquée de La Mecque), les descendants du Prophète (صلى الله عليه وسلم), les notables et les pauvres.

– Ce témoignage de Ibn Battoûta nous indique que le Mawlid était commémoré en Arabie au 8ème siècle de l’Hégire par l’ensemble des musulmans. D’autres passages du livre attestent également de cela. En effet dans un autre passage Ibn Battoûta rapporte que les musulmans célébraient le Mawlid au sein de La mosquée sacrée de La Mecque et qu’en cette occasion ils ouvraient la porte de la Ka’bah.

  • Ibn Battoûtah a dit : « On ouvrait la porte de la Ka’bah tout les vendredi après la prière [du joumou’ah] et le jour du Mawlid du prophète (صلى الله عليه وسلم) » [Ar-Rihlah]

– Et bien avant lui, au 6ème siècle, l’explorateur Ibn Joubayr décrit également le Mawlid à La Mecque en disant : « Ce lieu béni (c’est-à-dire la maison du prophète) est ouvert au grand public qui y rentre pour en rechercher la bénédiction (tabarrouk), chaque lundi du mois de rabî’ou l-awwal. Car il s’agit du mois dans lequel a eu lieu la naissance du prophète (صلى الله عليه وسلم), et c’est durant le jour mentionné (à savoir un lundi) qu’est né le prophète (صلى الله عليه وسلم). À cette occasion, tous les lieux bénis sont ouverts, et c’est un jour particulièrement mémorable à La Mecque » [Ar-Rihlah]

– Le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations que les savants de l’Islâm ont approuvé. Parmi eux :

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Housnou l-Maqsid fi ‘Amali l-Mawlid].

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

Le Chaykh Zakariyyâ Al-Ansâri confirme que Allâh existe sans endroit et qu’Il n’est pas un corps

Sujet : Allâh existe sans endroit, Il n’est pas un corps.

Zakariya al-Ansari commentaire Riçalah al-Qouchayriyyah   Commentaire riçalah qouchayriyyah zakariyya al ansari    Zakariyya al ansari - Allah est sans endroit et Il n'est pas un corps

Dans son commentaire de « Ar-Riçâlatou l-Qouchayriyyah », Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri a dit :

« إنَّه (أي الله) ليس بجسمٍ ولا عَرَضٍ ولا في مكانٍ ولا زمان »

« Certes, Allâh n’est pas un corps ni une caractéristique qui advient aux corps. Il n’est pas dans un endroit ni sujet au temps ».

Informations utiles :

– Chaykh Al-Islâm, le Qâdî (juge), le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), le Moufassir (exégète), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Zakariyyâ Ibn Mouhammad Ibn Ahmad Al-Ansâri Al-Misri Al-Azhari Ach-Châfi’i est né en 824 et il est décédé en 926 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 500 ans. Il étudia auprès de très grands savants comme l’Imâm Al-Boulqîni, l’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni… Et on compte de parmi ses élèves, le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami…

  • Le Chaykh Mourâd Youçoûf Al-Hanafi a dit de lui : « Le Chaykh, l’Imâm profitable […] le savant, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le modèle (qoudwah) […] le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le mouhaddith, le moufassir (l’exégète), le waliyy, le vertueux […] le juge des juges (Qâdi l-Qoudâh) » [Fath-ou l l-Bârî fîma khtassa l-Lâh bihi ach-Chaykh Zakariyyâ Al-Ansâri]
  • Ibnou Iyyâs a dit à son sujet : « Chaykh Al-Islâm et des musulmans, le moufti, le reste des salafs, le soutien des khalafs » [Badâ-i’ou z-Zouhoûr]
  • Az-Zirikli a dit de lui : « Chaykh Al-Islâm, le Qâdî (juge), le moufassir (exégète), il est de parmi les houffâdh du hadîth» [Al-A’lâm]

– Ici, il confirme que Allâh n’est pas un corps, ni une caractéristique des corps (‘arad), qu’Il existe sans endroit et qu’Il ne dépend pas du temps.

– Dans ce même ouvrage, le Chaykh Zakariyyâ Al-Ansâri a dit : « Allâh ta’âlâ dit : {Koullou chay-in hâlikoun illâ Wajhah} [ce qui signifie : « Tout disparaîtra sauf Son Wajh »], cela n’est pas dans le sens de l’organe (du visage) mais cela est dans le sens de l’Être (adh-dhât), c’est-à-dire [tout disparaîtra] sauf Son Être ». [Dans son commentaire de Ar-Riçâlah al-Qouchayriyyah]

– Le Chaykh Zakariyyâ Al-Ansâri a dit également : « Le terme « istawâ » peut être employé [dans la langue arabe] pour dire s’assoir (jalassa), se redresser (i’tadala), dominer (istawlâ), être élevé par l’endroit (‘alâ makânan) ou [êtré élevé] par le mérite (routbatan), vouloir (qasada) comme dans Sa parole ta’âlâ : « thoumma stawâ ila s-samâ ». Les deux premiers sens [c’est-à-dire le sens de la position assise et du redressement] ainsi que le quatrième dans le sens d’être élevé par l’endroit est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ contrairement aux autres sens cités [c’est-à-dire le sens de la domination (istawlâ), le sens d’être élevé par le mérite (‘alâ routbatan) et vouloir (qasada)]. Et al-‘arch (trône) dans la langue arabe signifie le lit du roi, et le toit. » [Dans son commentaire de Ar-Riçâlah al-Qouchayriyyah]

– L’émargement (al-hâchiyah) de cette édition à été réalisée par le Chaykh Moustafâ Al-‘Aroûçi Al-Misri Al-Azhari Ach-Châfi’i qui est décédé en 1293 de l’Hégire (رحمه الله).

L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni approuve la célébration du Mawlid

Sujet : Le Mawlid est une bonne innovation

al-hawi-li-l-fatawa-souyouti   Ibn Hajar Al-'Asqalani - Mawlid

Dans son recueil de fatwâ : « Al-Hâwi li l-Fatâwi », dans le chapitre : « Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid » (Le bon objectif dans l’accomplissement du Mawlid), après avoir fait lui-même l’éloge du Mawlid (voir l’article à ce sujet : ici), le Hâfidh As-Souyoûti a dit:

« وقد سئل شيخ الإسلام حافظ العصر أبو الفضل ابن حجر عن عمل المولد ، فأجاب بما نصه :

أصل عمل المولد بدعة لم تنقل عن أحد من السلف الصالح من القرون الثلاثة ، ولكنها مع ذلك قد اشتملت على محاسن وضدها ، فمن تحرى في عملها المحاسن وتجنب ضدها كان بدعة حسنة وإلا فلا ، قال : وقد ظهر لي تخريجها على أصل ثابت وهو ما ثبت في الصحيحين من أن النبي صلى الله عليه وسلم قدم المدينة فوجد اليهود يصومون يوم عاشوراء ، فسألهم فقالوا : هو يوم أغرق الله فيه فرعون ونجى موسى فنحن نصومه شكرا لله تعالى ، فيستفاد منه فعل الشكر لله على ما من به في يوم معين من إسداء نعمة أو دفع نقمة ، ويعاد ذلك في نظير ذلك اليوم من كل سنة ، والشكر لله يحصل بأنواع العبادة كالسجود والصيام والصدقة والتلاوة ، وأي نعمة أعظم من النعمة ببروز هذا النبي نبي الرحمة في ذلك اليوم ؟ وعلى هذا فينبغي أن يتحرى اليوم بعينه حتى يطابق قصة موسىفي يوم عاشوراء ، ومن لم يلاحظ ذلك لا يبالي بعمل المولد في أي يوم من الشهر ، بل توسع قوم فنقلوه إلى يوم من السنة ، وفيه ما فيه . فهذا ما يتعلق بأصل عمله .
وأما ما يعمل فيه فينبغي أن يقتصر فيه على ما يفهم الشكر لله تعالى من نحو ما تقدم ذكره من التلاوة والإطعام والصدقة وإنشاد شيء من المدائح النبوية والزهدية المحركة للقلوب إلى فعل الخير والعمل للآخرة »

« Le Chaykh de l’Islâm, le Hâfidh de son époque Abou l-Fadl Ibnou Hajar fut interrogé au sujet de l’organisation du Mawlid. Il répondit ce qui suit :

L’organisation du Mawlid à l’origine est une innovation qui n’est rapportée d’aucun des gens du Salaf vertueux, ceux des trois premiers siècles. Malgré cela, elle comporte de bons aspects et des aspects qui leur sont contraires. Dans le cas où les gens ne font dans leur acte que les bons aspects et se gardent de leurs opposés, c’est une bonne innovation (bid’ah haçanah). Dans le cas contraire, ça ne l’est pas. Il m’a semblé bon d’extraire à ce sujet des hadîth confirmés. C’est ce qui est confirmé dans les deux Sahîh [de Al-Boukhâri et Mouslim] que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) vint à Médine et y trouva les juifs jeûnant le jour de ‘Âchoûrâ. Il les interrogea et ils répondirent : c’est le jour où Allâh a fait périr Pharaon et a sauvé Moûçâ. Nous le jeûnons pour remercier Allâh ta’âlâ.  

On tire de cela la permission d’accomplir un acte de remerciement envers Allâh pour ce qu’Il a accordé par grâce en un jour précis, que ce soit un bienfait accordé ou un mal repoussé et la permission de l’accomplir de nouveau la même journée de chaque année. Le remerciement envers Allâh s’effectue par différentes sortes d’adorations comme la prosternation, le jeûne, l’aumône, la récitation. Et quel plus grand bienfait que l’apparition de ce Prophète, le Prophète de la miséricorde en ce jour-là. Ainsi il convient de rechercher et de s’assurer de la journée elle-même pour que cela soit conforme à l’événement arrivé à Moûçâ au jour de ‘Âchoûrâ. Celui qui ne s’assure pas de cela et n’y prête pas attention organisera le Mawlid n’importe quel jour du mois, ou même certains le généraliseront et le feront n’importe quel jour de l’année et cela comportera ce que cela comportera.

Voilà concernant l’origine de l’organisation de la fête et ce qu’on y fait. Il convient donc de se limiter à ce qui représente un remerciement de Allâh ta’âlâ, de l’ordre de ce qui a été cité plus haut, à savoir la récitation, la présentation de nourriture et le chant de quelques chants élogieux rappelant le détachement des plaisirs du bas-monde et touchant les cœurs pour les inciter à faire le bien et à œuvrer pour l’au-delà»

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Abou l-Fadl ‘Abdou r-Rahmân ibnou Abî Bakr Jalâlou d-Dîn as-Souyoûti est un grand savant Chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 au Caire et il est décédé en 911 de l’hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

– Il fait parti des nombreux grands savants qui ont fait l’éloge de la célébration du Mawlid [Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid] et qui ont distingué les bonnes innovations des mauvaises innovations [Housnou l-Maqsid].

– Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 590 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est le plus célèbre commentaire du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.

  • L’Imâm As-Souyoûti a dit de lui :  « Chaykhou l-Islâm, l’Imâm des houffâdh (spécialistes de la science du hadîth) de son temps, le Hâfidh (spécialiste du hadîth) des contrées Egyptienne mais il est aussi le Hâfidh de tout le bas-monde, le juge des juges » [Tabaqât Al-Houffâdh].
  • Le Hâfidh Ibn Nasrou d-Dîn Ad-Dimachqi Ach-Châfi’i a dit à son sujet : « Notre Maître (mawlanâ wa sayyidounâ), Chaykhou l-Islâm, le grand Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), celui qui supporte la sounnah, l’Imâm des Imams, le juge des juges de la oummah » [Al-Jawâhir].

– Ici, l’Imâm Ibn Hajar explique clairement que le Mawlid est une bonne innovation.

– Dans l’un de ses ouvrages il explique les différents jugements des innovations en indiquant qu’une innovation peut être bonne [Fathou l-Bârî].

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid].

– Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations, et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » (Rapporté par Mouslim) [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

– Retrouvez de nombreuses paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

Ibn ‘Abbâs : le fait de Juger par d’autres lois que celles de Allâh [Rapporté par Al-Hâkim]

Sujet : juger par d’autres lois que celles de l’Islâm

Al-Hakim - Moustadrak - t2   ibn abbas explication juger par d'autres lois que celle de Allah

Dans son recueil de hadîth « Al-Moustadrak » (tome 2 page 372 de cette édition) dans le chapitre « tafsîr » [exégèse], concernant l’explication du verset : { وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولَئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ } [Soûrat Al-Mâ-idah/44], le Hâfidh Al-Hâkim rapporte :

«أَخْبَرَنَا أَخْبَرَنَا أَحْمَدُ بْنُ سُلَيْمَانَ الْمَوْصِلِيُّ ، ثنا عَلِيُّ بْنُ حَرْبٍ ، ثنا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ ، عَنْ هِشَامِ بْنِ حُجَيْرٍ ، عَنْ طَاوُسٍ ، قَالَ : قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا : إِنَّهُ  » لَيْسَ بِالْكُفْرِ الَّذِي يَذْهَبُونَ إِلَيْهِ إِنَّهُ لَيْسَ كُفْرًا يَنْقِلُ عَنِ الْمِلَّةِ {وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولَئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ} كُفْرٌ دُونَ كُفْرٍ  » , هَذَا حَدِيثٌ صَحِيحُ الإِسْنَادِ , وَلَمْ يُخْرِجَاهُ »

« ‘Abdou l-Lâh Ibnou ‘Abbâs (رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا) a dit : Il ne s’agit pas ici du koufr auquel vous pourriez penser, le koufr qui fait sortir de l’Islâm, [le koufr dans le verset :]

{ وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولَئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ } c’est plutôt un koufr en deçà du koufr. Et ce Hadîth [mawqoûf] a une chaîne de transmission Sahîh (authentique). »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh Aboû ‘Abdi l-Lâh Mouhammad Ibnou ‘Abdou l-Lâh Al-Hâkim An-Nayçâboûri est né en 321 à Nayçâboûr et il est décédé en 405 de l’Hégire à Nayçâboûr également (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 1030 ans. Il était du madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i. Il est très connu dans la science du hadîth, et son ouvrage le plus réputé est son recueil de hadîth « Al-Moustadrak ‘ala s-Sahîhayn » dans lequel il rapporte des hadîth selon les conditions d’acceptation de l’Imâm Al-Boukhâri et de l’Imâm Mouslim.

  • Aboû Hâzim Al-‘Abdawi a dit de lui : « Il est l’Imâm des gens du hadîth de son époque» [rapporté par Ibn ‘Açâkir dans At-Tabyîn]

– L’éminent savant du Salaf, l’Imâm des Moufassir, ‘Abdou l-Lâh Ibnou ‘Abbâs est un compagnon et il est le cousin du Prophète (صلى الله عليه وسلم). Il est décédé en 68 de l’Hégire (رضي الله عنه) c’est-à-dire il y a environ 1365 ans. Il est très connu pour sa science de l’interprétation (ta-wîl) du Qour-ân. Le Messager de Allah (صلى الله عليه وسلم) a fait une invocation en sa faveur, par sa parole : « Allâhoumma ‘allimhou l-hikmata wa ta-wîla l-kitâb ». Cela signifie : « Ô Allâh, apprends-lui la sagesse et l’interprétation du Livre ». Cette parole est rapportée par Al-Boukhâri, Ibnou Mâjah et d’autres encore en des termes différents. Le Hâfidh Ibnou l-Jawzi dans son livre Al-Majâlis a dit : «Et il n’y a pas de doute que Allâh a exaucé cette invocation du Messager»Retrouvez sa biographie : ici.

– Ici, il explique que le koufr dont il est question dans le verset { وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولَئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ } [Soûrat Al-Mâ-idah / 44] est un koufr en deçà du koufr, un koufr qui ne fait pas sortir de l’Islâm, c’est-à-dire que cela désigne un grand péché. En effet, le terme koufr est employé dans certains textes, non pas pour indiquer la mécréance, mais pour montrer la gravité d’un péché.

– De plus concernant l’exégèse, Mouslim a rapporté d’après Al-Barâ Ibnou ‘Âzib que ce verset a été révélé au sujet des mécréants de parmi les Banî Isrâ-îl. Et de nombreux savants ont soutenus cela.

– Cette citation d’Ibnou ‘Abbâs est confirmée comme étant Sahîh (authentique) par le Hâfidh Al-Hâkim ; et Adh-Dhahabi a été en accord avec lui sur son caractère authentique (Sahîh). Elle a également été rapportée par :

  • Le Hâfidh Al-Bayhaqi dans As-Sounan Al-Koubrâ, avec une chaîne de transmission authentique (sahîh) ;
  • Le Hâfidh As-Souyoûti qui a dit  : « Sa’îd Ibnou Mansoûr, Al-Firyâbi, Ibnou l-Moundhir, Ibnou Abî Hâtim, Al-Hâkim qui l’a jugé sahîh (authentique), et Al-Bayhaqi dans ses Sounan, ont rapporté qu’Ibn ‘Abbâs a dit au sujet de la parole de Allâh { وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولَئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ } : Il ne s’agit pas ici du koufr auquel vous pourriez penser, il ne s’agit pas du koufr qui fait sortir de l’Islâm, mais c’est un koufr en deça du koufr » [Dans son livre Ad-Dourrou l-Manthoûr fi t-Tafsîri bi l-Ma-thoûr]

– Il a également été rapporté de ‘Abdou l-Lâh Ibnou ‘Abbâs que le musulman qui juge selon une autre loi que celle de l’Islâm, n’est pas devenu mécréant, tant qu’il ne renie pas le jugement. A ce sujet :

  • L’Imâm At-Tabari a dit :  « Ibnou ‘Abbâs a dit au sujet du verset { وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولَئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ } : « Celui qui renie (jahada) ce que Allâh a révélé est devenu mécréant, quant à celui qui l’affirme (aqarra) mais qui ne l’applique pas alors il est un [musulman] injuste, pervers » [Dans son tafsîr]
  • Le Hâfidh Ibnou l-Jawzi a dit : « ‘Ali Ibnou Abî Talhah a rapporté d’après Ibnou ‘Abbâs, qu’il a dit au sujet du verset { وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولَئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ } : « Celui qui renie (jahada) ce que Allâh a révélé est devenu mécréant, quant à celui qui l’affirme (aqarra) mais qui ne l’applique pas alors il est un [musulman] injuste, pervers » [Dans son livre Zâdou l-Maçîr]
  • Le Hâfidh As-Souyoûti a dit : « Ibnou Jarîr [At-Tabari], Ibnou l-Moundhir et Ibnou Abî Hâtim ont rapporté d’après Ibnou ‘Abbâs, qu’il a dit au sujet du verset { وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ } : « Celui qui renie (jahada) ce que Allâh a révélé est devenu mécréant, quant à celui qui l’affirme (aqarra) mais qui ne l’applique pas alors il est un [musulman] injuste, pervers » [Dans son livre Ad-Dourrou l-Manthoûr fi t-Tafsîri bi l-Ma-thoûr]

– D’autres savants ont tenu des propos similaires à ceux d’Ibnou ‘Abbâs :

  • Le Tâbi’i (successeur des compagnons) ‘Atâ Ibnou Abî Rabâh a dit après avoir mentionné les trois versets : « Il s’agit d’un koufr en deçà du koufr » [Rapporté par At-Tabari dans son Tafsîr et par As-Souyoûti dans Ad-Dourrou l-Manthoûr].
  • Le Tâbi’i (successeur des compagnons) Tâwoûs Ibnou Kayçân a dit à ce sujet : « Ce n’est pas un koufr qui fait sortir de l’Islâm » [Rapporté par At-Tabari dans son Tafsîr].
  • L’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal. En effet l’Imâm Is-hâq Ibnou Ibrâhîm Ibnou Hâni An-Nayçâboûri a dit : « Je l’ai interrogé (c’est-à-dire l’Imâm Ahmad) sur la parole de Tâwoûs [Ibnou Kayçân] : « Un koufr qui ne fait pas sortir de l’Islâm », il a répondu : « il s’agit du verset : { وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولَئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ } » [Dans ses Maçâ-il]
  • L’Imâm At-Tabari a dit : « Certains savants ont dit que cela signifie un koufr en deçà du koufr » [Dans son Tafsîr].
  • Le Moufassir As-Sam’âni a dit lors de l’explication du verset : « Sache que les khawârij se sont basé sur ce verset pour dire que celui qui ne juge pas d’après ce que Allâh a révélé devient mécréant. Quant à Ahlou s-Sounnah, ils ont dit : il ne devient pas mécréant pour le délaissement du jugement [par la loi de Allâh] » [Dans son Tafsîr].
  • Le Qâdî Aboû Bakr Ibnou l-‘Arabi a dit à ce sujet : « Tâwôus [Ibnou Kayçân] et d’autres ont dit : ce n’est pas un koufr qui fait sortir de la religion mais il s’agit d’un koufr en deçà du koufr » [Dans son livre Ahkâmou l-Qour-ân].

– Parmi ce qui fait parti des grands péchés, il y a le fait de juger selon d’autres lois que celles de Allâh ; et cela n’est pas de la mécréance, sauf si la personne renie l’un des jugements de Allâh, ou bien si elle considère une loi mondaine meilleure que la Loi de Allâh, ou bien équivalente.

– Ceci dit, il y a des gens qui, par leur mauvaise compréhension des textes, ont contredit les gens de Ahlou s-Sounnah sur ce jugement et qui ont généralisé, en prétendant que quiconque juge ou applique une autre loi que la Loi de l’Islâm alors il deviendrait mécréant. Parmi les gens de l’égarement qui ont tenu cette position extrême il y a Sayyid Qoutb et son groupe qui n’ont été précédé en cela que par les Khawârij.

L’Imâm An-Nawawi confirme que ceux qui suivent une religion autre que l’Islâm sont mécréants

Sujet : La seule religion valable est l’Islâm.

Rawdat At-Talibin - Nawawi   Rawdat At-Talibin - imam nawawi -tome 10   An-Nawawi - ceux qui suivent une autre religion que l'Islam

Dans son livre « Rawdat At-Tâlibîn » [tome 10 page 70 de cette édition] dans le chapitre de l’apostasie, l’Imâm An-Nawawi a dit :

« وأن من لم يكفر من دان بغير الإسلام كالنصارى ، أو شك في تكفيرهم ، أو صحح مذهبهم ، فهو كافر ، وإن أظهر مع ذلك الإسلام واعتقده »

« Celui qui ne considère pas mécréant, celui qui suit une religion autre que l’Islâm comme les Nasârâ, ou qui doute de leur mécréance ou considère leur voie comme étant valable, est lui-même un mécréant, même s’il manifeste l’Islâm et prétend y croire »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est très célèbre.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de Son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici il donne un jugement très important : celui qui suit une autre religion que l’Islâm est un mécréant ; et celui qui ne considère pas mécréant une personne qui suit une autre religion que l’Islâm est lui même un mécréant, même s’il prétend être musulman ; il en est de même pour celui qui doute de la mécréance de quelqu’un qui suit une autre religion que l’Islâm.

– D’autres savants ont tenu des propos similaires :

  • Al-Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki a dit : « Il y a unanimité sur la mécréance de celui qui ne déclare pas mécréant un de parmi les Nasârah, de parmi les Yahoûd ou de tout ceux qui ont contredit la religion des musulmans ; ou bien s’il ne se prononce pas [comme en disant : je ne dis pas qu’il est mécréant ni qu’il n’est pas mécréant], ou s’il doute de leur mécréance » [Dans son livre Ach-Chifâ].
  • Al-Qâdî ‘Iyâd a dit également : « Nous déclarons mécréant celui qui prend pour religion autre que l’Islâm de parmi les religions, ou celui qui ne se prononce pas à leur sujet [comme en disant : je ne dis pas qu’ils sont mécréants ni qu’ils ne sont pas mécréants] ou celui qui doute [de leur mécréance], ou celui qui considère leurs voies comme étant valable, même s’il manifeste l’Islâm en apparence et qu’il prétend y croire » [Dans son livre Ach-Chifâ].
  • L’Imâm Al-Ghazâli a dit : « Exposé concernant celui qu’il est obligatoire de déclarer mécréant de parmi les groupes […] tout ceux qui démentent [le prophète] Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) sont mécréants, c’est-à-dire qu’ils resteront éternellement en enfer [s’ils meurent en étant mécréant], […] Les Yahoûd, les Nasârâ, les gens de toutes les autres religions [en dehors de l’Islâm] tels que les Mazdéens et les adorateurs d’idoles et autres qu’eux, leur déclaration de mécréance est issue du Livre (le Qour-ân) et il y a unanimité à ce sujet au sein de la Oummah » [Dans son livre Al-Iqtisâd fi l-I’tiqâd].
  • L’Imâm Al-Ghazâli a dit également : « Les yahoûd et les Nasârâ sont mécréants du fait de leur démentis du Messager (صلى الله عليه وسلم) » [Dans son livre Faysal At-Tafriqah].
  • Le Mouhaddith Ahmad Ibn ‘Oumar Al-Qourtoubi a dit : « Ne vois-tu pas que celui qui confirme l’unicité de Allâh ta’âlâ mais qui ne croit pas au prophète [Mouhammad] (صلى الله عليه وسلم), sa croyance envers Allâh ne lui est pas profitable, ni le fait qu’il confirme Son unicité, et qu’il compte de parmi les mécréants par unanimité, de façon catégorique ?!» [Dans son livre Al-Moufhim].
  • L’Imâm Ibnou Jouzayy a dit : « Il n’y a pas de divergence au sujet de la déclaration de mécréance de celui qui est sur la religion des Yahoûd, ou des Nasârâ, ou des Mazdéens » [Dans son livre Al-Qawânîn Al-Fiqhiyyah].
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a tenu avec exactitude les mêmes propos que l’Imâm An-Nawawi en disant : « Celui qui ne considère pas mécréant, celui qui suit une religion autre que l’Islâm comme les Nasârâ, ou qui doute de leur mécréance ou considère leur voie comme étant valable, est lui-même un mécréant, même s’il manifeste l’Islâm et prétend y croire » [Dans son livre Al-A’lâm]
  • Le Chaykh Al-Bouhoûti Al-Hambali a dit : « Devient mécréant celui qui ne considère pas mécréant ceux qui prennent autre que l’Islâm pour religion, ou qui doute de leur mécréance, ou qui considère leur voie comme étant valable » [Dans son livre Charh Mountaha l-Irâdât].
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Les savants de l’Islâm ont été unanimes à juger mécréant celui qui a autre chose que l’Islâm pour religion et ils ont été unanimes à juger mécréant celui qui ne le juge pas mécréant, celui qui en doute ou bien celui qui ne se prononce pas comme en disant : « moi, je ne dis pas qu’il est mécréant ni qu’il n’est pas mécréant ».» [Dans son livre As-Sirât Al-Moustaqim].

–  Allâh ta’âlâ dit dans soûrat Al-Fath / 6 :

« وَمَنْ لَمْ يُؤْمِنْ بِاللهِ وَرَسُولِهِ فَإِنَّا أَعْتَدْنَا لِلْكَافِرِينَ سَعِيراً« 

Ce qui a pour sens : « Si quelqu’un ne croit pas en Allâh et en Son Messager, alors Nous avons préparé pour les mécréants l’enfer ».

Ce verset est suffisant pour juger mécréant quelqu’un qui ne croit pas en Mouhammad (صلى الله عليه وسلم). Celui qui conteste à ce sujet contredit le Qour-ân et celui qui contredit le Qour-ân devient mécréant comme l’a indiqué l’Imâm An-Nawawi.

– Allâh ta’âlâ dit dans soûrat Âli ‘Imrân / 32 :

« قُلْ أَطِيعُوا اللهَ وَالرَّسُولَ فَإِنْ تَوَلَّوْا فَإِنَّ اللهَ لاَ يُحِبُّ الْكَافِرِينَ« 

ce qui a pour sens :  « Dis : Obéissez à Allâh et au Messager. S’ils se détournent, alors certes Allâh n’agrée pas les mécréants ». C’est-à-dire que Allâh n’agrée pas ceux qui se détournent de la croyance en Allâh et en le Messager, en raison de leur mécréance et ce qui est visé par l’obéissance à Allâh et à Son messager dans ce verset c’est de croire en eux.

– Allâh ta’âlâ dit dans soûrat Âli ‘Imrân / 85 :

« وَمَن يَبْتَغِ غَيْرَ الإِسْلاَمِ دِينًا فَلَن يُقْبَلَ مِنْهُ وَهُوَ فِي الآخِرَةِ مِنَ الْخَاسِرِينَ »

ce qui a pour sens : « Si quelqu’un choisit autre que l’Islâm pour religion, cela ne sera pas accepté de lui et il fera partie des perdants dans l’au-delà »

– Allâh ta’âlâ dit dans soûrat Âli ‘Imrân / 19 :

« إِنَّ الدِّينَ عِنْدَ اللهِ الإِسْلاَم« 

ce qui a pour sens : « Certes la seule religion que Allâh agrée est l’Islâm »

– Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« والذي نفْسُ محمدٍ بيدِهِ ، لا يسمعُ بي أحدٌ من هذه الأمةِ ، لا يهودِيٌّ ، و لا نصرانِيٌّ ، ثُمَّ يموتُ ولم يؤمِنْ بالذي أُرْسِلْتُ به ، إلَّا كان من أصحابِ النارِ « 

ce qui a pour sens : « Je jure par Allâh, Celui qui détient mon âme par Sa toute puissance, aucun de cette communauté, ni aucun yahoûdi, ni aucun nasrâni, n’aura entendu parlé de moi puis est mort sans croire en Allâh Celui qui m’a envoyé, sans qu’il ne soit parmi les gens de l’enfer » [rapporté par Mouslim]

– De même, il n’est pas permis de demander à Allâh de faire miséricorde à une personne qui est morte sur la mécréance. Car Allâh nous a clairement indiqué qu’Il ne fera pas miséricorde à ceux qui sont mort mécréant. Il n’est pas permis d’employer à leur sujet des formules comme « rahimahoullâh » , « que Allâh lui fasse miséricorde », « repose en paix » …

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat An-Niçâ / 48 :

« إِنَّ اللهَ لاَ يَغْفِرُ أَنْ يُشْرَكَ بِهِ وَيَغْفِرُ مَا دُونَ ذَلِكَ لِمَنْ يَشَاءُ« 

ce qui a pour sens : « Certes, Allâh ne pardonne pas qu’on adore autre que Lui et Il pardonne ce qui est en-deçà à qui Il veut ».

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat Mouhammad / 34 :

« إِنَّ الَّذِينَ كَفَرُوا وَصَدُّوا عَنْ سَبِيلِ اللهِ ثُمَّ مَاتُوا وَهُمْ كُفَّارٌ فَلَنْ يَغْفِرَ اللهُ لَهُمْ« 

ce qui a pour sens : « Certes, ceux qui ont mécru et qui ont empêché les gens d’entrer en Islâm, puis sont morts en étant mécréants, ceux-là Allâh ne leur pardonne pas ».

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat An-Niçâ / 168-169 :

« إنَّ الذِينَ كَفَرُوا وظَلَمُوا لَمْ يَكُنِ اللهُ لِيَغْفِرَ لَهُم ولا لِيَهْدِيَهُم طَرِيقًا إِلاّ طَرِيقَ جَهَنَّمَ خالِدِينَ فيها أَبَدًا« 

ce qui a pour sens : « Certes, ceux qui ont mécru et fait preuve d’injustice, Allâh ne leur pardonne pas et ne les mènera qu’à l’enfer dans lequel ils resteront éternellement, à jamais ».

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat At-Tawbah / 113 :

« مَا كَانَ لِلنَّبِيِّ وَالَّذِينَ آَمَنُوا أَنْ يَسْتَغْفِرُوا لِلْمُشْرِكِينَ وَلَوْ كَانُوا أُولِي قُرْبَى مِنْ بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحَابُ الْجَحِيمِ« 

Ce qui a pour sens : « Il n’est pas permis au Prophète ni aux croyants de demander miséricorde pour les mécréants après qu’ils ont su d’eux qu’ils sont morts sur la mécréance, même s’ils faisaient partie de leurs proches »

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat Al-A’râf / 156 :

« وَرَحْمَتِي وَسِعَتْ كُلَّ شَيْءٍ فَسَأَكْتُبُهَا لِلَّذِينَ يَتَّقُونَ »

Ce qui a pour sens  : « Ma miséricorde concerne toute chose. Je la destine dans l’au-delà à ceux qui se gardent [de l’association et de la mécréance] »

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat Ibrâhîm / 18 :

« مَثَلُ الّذِينَ كَفَرُواْ بِرَبِّهِمْ أَعْمَالُهُمْ كَرَمَادٍ اشْتَدّتْ بِهِ الرِّيحُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ « 

ce qui a pour sens : « Les œuvres de ceux qui ont mécru, sont telle de la cendre emportée par le vent, un jour de tempête » 

Ces versets sont claires pour indiquer que Allâh ne pardonne pas à ceux qui sont mort sur la mécréance.

– Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« وَأَمَّا الْكَافِرُ فَيُطْعَمُ بِحَسَنَاتِهِ في الدُّنْيَا حَتّى إِذا أَفْضَى إِلى الآخِرَةِ لَم يَكُنْ لُهُ مِنْهَا نَصِيبٌ « 

ce qui a pour sens : « Quant au mécréant il sera rétribué pour ses bonnes œuvres dans cette vie, mais dans l’au-delà il n’aura aucune récompense » [rapporté par l’Imâm Ahmad dans son Mousnad]

– De nombreux savants ont confirmé ce jugement :

  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi a dit : « Demander le pardon pour les morts mécréants est quelque chose qui amène à contredire ce que Allâh a annoncé en terme de promesse et menace, et ceci n’est pas permis. Et également du fait que Allâh a prédestiné qu’Il les châtiera » [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit  : « De nombreux savants ont dit : il n’y a pas de mal dans le fait que quelqu’un fasse des invocations en faveur de ses parents mécréants, et qu’il fasse l’istighfar (la demande de pardon -par l’entrée en Islâm-) pour eux tant qu’ils sont toujours vivants, quant à celui qui est mort [mécréant] il n’y a plus d’espoir pour lui, alors nous n’invoquons pas en sa faveur » [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit  : « Quant à la prière [funéraire] en faveur du mécréant, et les invocations pour que Allâh lui pardonne, ceci est interdit par le texte du Qour-ân et l’unanimité (ijmâ’) » [Al-Majmoû’ Charh al-Mouhadh-dhab]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Devient mécréant celui qui dit à un mécréant : (Allâhou yaghfirou laka) ce qui signifie : (que Allâh te pardonne) en visant que Allâh ta’âlâ lui pardonne quand bien même il resterait mécréant jusqu’à la mort. [Le chaykh précise dans son commentaire : Mais s’il vise que Allâh lui pardonne par l’entrée en Islam alors dans ce cas il ne devient pas mécréant]. De même, devient mécréant celui qui dit à propos de celui qui est mort mécréant : (Allâhou yarhamouh) ce qui signifie : (Que Allâh lui fasse miséricorde) voulant par cela qu’Il lui accorde la paix dans sa tombe » [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit également : « La demande de miséricorde pour un mécréant qui est vivant est permis, car il est possible qu’il soit guidé, qu’il entre en Islâm et qu’il meurt musulman ; mais s’il est mort [en étant mécréant] alors il n’est plus possible qu’il devienne croyant, Allâh ta’âlâ dit  : « وَرَحْمَتِي وَسِعَتْ كُلَّ شَيْءٍ فَسَأَكْتُبُهَا لِلَّذِينَ يَتَّقُونَ » c’est-à-dire que la miséricorde de Allâh englobe, dans ce bas-monde,  tout les croyants et les mécréants, mais dans l’au-delà, Allâh fait que sa miséricorde ne soit spécifique qu’aux croyants » [Ach-Charhou l-Qawîm]

Le Chaykh Al-Mardâwi confirme que le tawassoul est permis et encouragé par l’Imâm Ahmad

Sujet : le tawassoul chez les salafs

Al-Mardawi Al-Hanbali - Al-Insaf   Al-Mardawi Al-Insaf  Al-Mardawi Al-Insaf -tawassoul - ahmad ibn hanbal

Dans son livre « Al-Insâf » (tome 2, page 456 de cette édition), le Chaykh Al-Mardâwi Al-Hanbali a dit :

« يجوز التوسل بالرجل الصالح على الصحيح من المذهب، وقيل: يُستحب. قال الإمام أحمد للمروذي : يتوسل بالنبي (صلى الله عليه وسلم) في دعائه وجزم به في المستوعب وغيره. »

« Il est permis de faire le tawassoul par le degré d’un homme vertueux, selon l’avis correct du Madh-hab [Hanbalite]. Et il a été dit que cela est recommandé (moustahabb).

L’Imâm Ahmad [Ibn Hanbal] a dit à Al-Marwadhi : « Accomplis le tawassoul par le Prophète (صلى الله عليه وسلم) lorsque tu fais des invocations (dou’â) »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Abou l-Haçan ‘Ali Ibn Soulaymân Al-Mardâwi Ad-Dimachqi est né en 817 et il est décédé en 885 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 550 ans. Il était un savant reconnu de l’école de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal.

– Ici, il dit que l’avis retenu dans l’école de jurisprudence (madh-hab) Hanbalite est qu’il est permis de faire le tawassoul par le degré d’un homme vertueux, et que cette pratique est recommandée.

– Puis il dit que l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal incitait de faire le tawassoul par le Prophète (صلى الله عليه وسلم).

– Il est rapporté que l’Imâm Ahmad réalisait lui-même le tawassoul par le prophète (صلى الله عليه وسلم). En effet le Chaykh Al-Bouhoûti Al-Hambali a dit : « Et il n’y a pas de problème dans le tawassoul par les vertueux (Sâlihîn), comme il l’a mentionné (c’est-à-dire l’imâm Ahmad Ibn Hanbal) dans son mansik qu’il a écrit pour Al-marwadhi : qu’il intercède par le Messager صلى الله عليه وسلم dans ses dou’â, et cela est confirmé dans Al-moustaw’ib et d’autres (livres) que celui-ci » [Kach-châf Al-Qinâ’]

– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), l’Imâm Aboû ‘Abdi l-Lâh Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal Ach-Chaybâni est né en 164 à Baghdâd et il est décédé en 241 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1190 ans. Il est l’Imâm de l’école Hanbalite, l’un des quatre Imams.

– Le Chaykh Aboû Bakr Al-Marwadhi était un contemporain de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, il est décédé en 238 de l’Hégire (رحمه الله).

– Le tawassoul est le fait de demander à Allâh l’obtention d’un profit ou l’empêchement d’une nuisance et ce, par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint, par honneur pour celui par lequel le tawassoul est fait. Faire le tawassoul est permis en leur présence et en leur absence tout comme l’indique les preuves selon la Loi de l’Islâm. Le tawassoul ne constitue donc pas une adoration pour autre que Allâh.

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) enseigna lui-même le tawassoul aux compagnons et les compagnons le pratiquaient également après son décès (صلى الله عليه وسلم). [Rapporté par At-Tabarâni]

– Ainsi, le tawassoul est une pratique qui est permise selon l’unanimité des musulmans comme le rapporte l’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki [Dans son livre Chifâ-ou s-Saqâm]

– L’adoration (al-‘Ibâdah) : c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission, comme l’a mentionné l’Imâm Moujtahid, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Taqiyyou d-Dîn As-Soubki.

Ainsi le simple fait d’appeler (nidâ) un vivant ou un mort ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh, ni le simple fait de glorifier (ta’dhîm) ou de faire al-istighâthah (la recherche du renfort) par autre que Allâh. De même, le simple fait de visiter la tombe d’un saint pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions) ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, le simple fait de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander aux gens ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, la formule de al-isti’ânah (demande d’aide) à autre que Allâh ta’âlâ ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. Egalement, la simple humilité n’est pas une adoration envers autre que Allâh car sinon, tous ceux qui font preuve d’humilité avec les rois et les nobles seraient devenus mécréants.

C’est-à-dire que tout cela n’est pas du chirk (le fait d’attribuer des associés à Allâh), car la définition de l’adoration (al-‘ibâdah) selon les spécialistes de la langue ne s’applique pas à tout cela. En effet, pour eux, l’adoration (al-‘ibâdah) comme nous venons de le voir est l’obéissance avec la soumission. Voir à ce sujet l’explication de l’Imâm du Salaf, le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Aboû Is-hâq Ibrâhîm Az-Zajjâj : ici.

– Ainsi, il ne convient pas de prêter attention aux propos virulents des wahhabites qui interdisent fermement le tawassoul et qui considèrent même celui qui le pratique mouchrik (associateur), kâfir (mécréant), tout comme Al-Fawzân (wahhabite) l’a dit : « Il n’est pas permis de faire le tawassoul par le degré (bi jâhi) du prophète (صلى الله عليه وسلم), ni par le degré d’autres que lui, car ceci est une innovation (bid’ah), et il n’y a aucune preuve de cette pratique, et ceci est du chirk (association) » [Dans son livre Fatâwâ Al-‘Aqîdah]

– Sachez également que Al-Albâni (wahhabite), malgré son hostilité, a tout de même confirmé que l’Imâm Ahmad Ibn Hambal considérait permis le tawassoul par le biais du prophète (صلى الله عليه وسلم). Il a dit : « L’Imâm Ahmad a jugé permis le tawassoul par le biais du prophète (صلى الله عليه وسلم) uniquement, et d’autres comme l’Imâm Ach-Chawkâni l’ont jugé permis par lui (c’est-à-dire le prophète) et par d’autres que lui de parmi les prophètes et les vertueux » [Dans son livre At-Tawassoul anwâ’ouhou wa ahkâmouh]

– Retrouvez d’autres articles au sujet du tawassoul et du tabarrouk : ici.

L’Imâm Ibn Al-Jawzi réfute ceux qui renient l’interprétation (ta-wîl)

Sujet : L’interprétation des textes.

Ibn Al-Jawzi - Majalis   Ibn al-jawzi al-majalis ta-wil interpretation

Dans son livre « Al-Majâlis » (page 172 de cette édition) l’Imâm Ibnou l-Jawzi a dit :

« وكيف يمكن أن يقال إن السلف ما استعملوا التأويل وقد ورد في الصحيح عن سيد الكونين صلى الله عليه وسلم أنه قدّم له ابن عباس وَضوءه فقال:{ من فعل هذا}, فقال: قلت: أنا يا رسول الله, فقال:{ اللهم فقّهه في الدين وعلّمه التأويل} , فلا يخلو إما أن يكون الرسول أراد أن يدعو له أو عليه, فلا بد أن تقول أراد الدعاء له لا دعاءً عليه, ولو كان التأويل محظورا لكان هذا دعاء عليه لا له. ثم أقول: لا يخلو إما أن تقول: إن دعاء الرسول ليس مستجابا فليس بصحيح, وإن قلت: إنه مستجاب فقد تركت مذهبك وبَطَل قولك: إنهم ما كانوا يقولون بالتأويل,

وكيف والله يقول:{ وَمَا يَعْلَمُ تَأْوِيلَهُ إِلاَّ اللهُ وَالرَّاسِخُونَ فِي الْعِلْمِ يَقُولُونَ ءامَنَّا بِهِ}(7)[سورة ءال عمران] »

« Comment quelqu’un pourrait dire que les salaf n’ont pas utilisé le ta-wîl (interprétation) alors qu’il est rapporté dans le sahîh que Ibnou ‘Abbâs avait présenté de l’eau au prophète (صلى الله عليه وسلم) pour le woudoû, et le prophète a demandé [ce qui a pour sens : ]  « Qui a fait cela ? » alors Ibnou ‘Abbâs a répondu : « C’est moi Ô Messager de Allâh», alors le prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« اللهم فقِّهْهُ قي الدين وعلِّمهُ التأويلَ »

[ce qui a pour sens : ]  « Ô Allâh, augmente-le en connaissances des lois de la religion et enseigne-lui l’interprétation (at-ta-wîl). »

Alors de deux choses l’une : soit le Messager a voulu faire une invocation en sa faveur, soit il a invoqué contre lui. Or il est indispensable que tu dises qu’il a voulu faire une invocation en sa faveur et non pas contre lui. Et si le ta-wîl était interdit, cela aurait été une invocation contre lui et non pas en sa faveur. Ensuite on dit : de deux choses l’une, soit tu dis que l’invocation du Messager n’est pas exaucée, et ce n’est pas vrai ; et si tu dis qu’elle est exaucée, tu auras quitté ta ligne de conduite, et ta parole qu’ils [les salafs] n’utilisaient pas l’interprétation (ta-wîl) sera caduque. Et comment puisque Allâh dit (au sujet du Qour-ân) :

{وَمَا يَعْلَمُ تَأْوِيلَهُ إِلاَّ اللهُ وَالرَّاسِخُونَ فِي الْعِلْم}

[Soûrat Âli ‘Imrân / 7] ce qui a pour sens : « Et ne sait son interprétation que Allâh et ceux qui sont versés dans la science ».

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste des chaînes de transmission du hadîth), le Moufassir (exégète) ‘Abdou r-Rahmân Ibnou ‘Ali connu sous le nom de Ibnou l-Jawzi le Hanbalite, est né en 508 à Baghdâd et il est décédé en 597 de l’Hégire à Baghdâd  (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 845 ans.

– Ibnou l-Jawzi fait partie des piliers des hanbalites. Il a écrit un livre appelé « Daf’ou Choubahi t-Tachbîh » pour répliquer à ceux qui ont attribué le corps à Allâh tout en se réclamant de l’école de l’Imâm Ahmad alors que l’Imâm Ahmad est innocent de ce qu’ils ont pris pour croyance. L’Imâm Ibnou l-Jawzi est à lui seul une armée contre les moujassimah qui se réclament hanbalites.

– Ici, il blâme et réplique à ceux qui interdisent l’interprétation (ta-wîl) du Qour-ân et du Hadîth.

– Il mentionne pour cela le hadîth sahîh dans lequel le prophète (صلى الله عليه وسلم) a invoqué Allâh afin que Ibnou ‘Abbâs connaissent le ta-wîl (l’interprétation) du Qour’ân. Egalement, il mentionne le verset qui indique que ceux qui sont versés dans la science connaissent le ta-wîl du Qour-ân.

– Dans son célèbre tafsîr, lors de l’explication du verset 4 de soûrat Al-Hadîd, l’Imâm Al-Qourtoubi a dit : « Allâh ta’âlâ dit : {wa houwa ma’akoum} [traduction mot à mot : et Il est avec vous] c’est-à-dire par Sa puissance, Sa souveraineté, et Sa science {ayna mâ kountoum wa l-Lâhou bimâ ta’maloûna basîr} [traduction mot à mot : où que vous soyez, et Allâh voit ce que vous faites] Il voit vos actes, et aucun d’eux ne Lui échappe. Et certes Allâh a réunis dans ce verset [Sa parole] {Istawâ ‘ala l-‘Arch} [qui signifierait selon le sens apparent – qui n’est pas correct – que Allâh serait assis ou établi sur le trône] et [Sa parole] {wa houwa ma’akoum} [qui signifierait selon le sens apparent – qui n’est pas correct – que Allâh serait situé dans l’endroit dans lequel nous sommes] et le fait de les prendre (ces deux parties du verset) selon leur sens apparents amène à une contradiction, et cela est une preuve qu’il est nécessaire d’avoir recours à l’interprétation (ta-wîl), et l’opposition à l’interprétation (ta-wîl) amène à la contradiction.» [Dans son tafsîr]

– Ainsi , ce qui était le plus répandu chez les gens du Salaf concernant les textes équivoques, était de laisser le terme tel qu’il est mentionné en niant tout ce qui est de l’ordre de la kayfiyyah (comment, description physique), cela est appelé interprétation globale. Mais il faut savoir que les gens du Salaf ont également eu recours à l’interprétation (ta-wîl) détaillée comme c’est le cas de :

– Nous vous proposons de consultez ce cours pour savoir ce qu’est l’interprétation et ses règles : https://www.islam.ms/regles-interpretations-qouraan-hadith

Il est permis de dire “yâ Mouhammad” en son absence ou après sa mort [rapporté par An-Nawawi]

Sujet : le tawassoul des compagnons

Nawawi - Al-Adhkar   nawawi - ibn 'oumar - ya mouhammad

Dans son livre Al-Adhkâr [les évocations] (page 249 de cette édition), l’Imâm An-Nawawi a dit :

« باب ما يقوله إذا خدرت رجله :
روينا في كتاب ابن السني عن الهيثم بن حنش قال :  » كنا عند عبد الله بن عمر رضي الله عنهما فخدرت رجله ، فقال له رجل : اذكر أحب الناس إليك ، فقال : يا محمد صلى الله عليه وسلم ، فكأنما نشط من عقال »

« Chapitre de ce que l’on dit lors de la paralysie de la jambe :

Il est rapporté dans le livre de Ibnou Sounni, d’après Haytham Ibnou Hanach qu’il a dit : « Nous étions avec ‘Abdou l-Lâh Ibn ‘Oumar (رضي الله عنهما) lorsque sa jambe s’est  paralysée, Alors, un homme lui a dit : « évoque la personne que tu aimes le plus ». C’est alors qu’il a dit : « Yâ Mouhammad » et sa jambe s’est libérée de la paralysie. »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est très célèbre.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de Son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Le Hâfidh Aboû Bakr Ahmad Ibnou Mouhammad connu sous le nom de Ibnou Sounni, est né en 280, et il est décédé en 364 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1070 ans. Il rapporte ce hadîth dans son livre «  ‘Amalou l-Yawmi wa l-Laylah » avec plusieurs chaînes de transmission.

– Le compagnon ‘Abdou l-Lâh Ibnou ‘Oumar est décédé en 73 de l’Hégire (رضي الله عنهما) c’est à dire il y a environ 1360 ans. Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit de lui qu’il est un homme vertueux (sâlih). Il est le fils du second Calife de l’Islâm : ‘Oumar Ibnou l-Khattâb.

– L’Imam An-Nawawi a écrit ce livre « Al-Adhkâr » (les évocations) dans le but de regrouper les évocations utiles et méritoires selon différentes situations. L’Imâm An-Nawawi rapporte cette histoire dans le chapitre « ce que l’on dit lors de la paralysie de la jambe » afin que les gens appliquent cette évocation « yâ Mouhammad ». L’Imâm An-Nawawi incite donc les musulmans a dire « yâ Mouhammad » tout comme l’a fait le grand compagnon Ibnou ‘Oumar (رضي الله عنهما).

– Cette citation est une réplique aux égarés qui prétendent que tous ceux qui disent : «Yâ Mouhammad » après la mort du Messager (صلى الله عليه وسلم) ou bien en son absence, sont des mécréants associateurs. Par leur parole infondée ces gens là ont déclaré mécréant un grand compagnon, des grands savants de la communauté et un grand nombre de musulmans.

– En effet cette parole est rapportée par de très nombreux savants, ceci fera l’objet d’articles (إن شاء الله).

– Cette parole “Yâ Mouhammad” est confirmée dans le manuscrit du livre « Al-Adabou l-Moufrad » de l’Imâm Al-Boukhari, et sa chaîne de transmission est authentique. Voir l’article concernant Al-Boukhâri : ici.

– Même Ibn Taymiyah (moujassim) a mentionné ce hadîth dans son livre intitulé « Al-Kalimou t-Tayyib » (les bonnes paroles) afin d’inciter les gens à dire « Yâ Mouhammad » lorsque la jambe se paralyse.

– De plus il a été confirmé que le fait de dire “yâ foulân” au sujet d’un mort ou d’une personne absente est quelque chose que le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui-même pratiqué et incité à faire. En effet il a été rapporté que lorsque le prophète (صلى الله عليه وسلم) visitait les tombes, il disait “As-Salâmou ‘alaykoum yâ Ahla l-qouboûr” (As-Salâmou ‘alaykoum Ô habitants des tombes) [Rapporté par At-Tirmidhi et d’autres], et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a enseigné à un homme aveugle de réciter en son absence une invocation qui contient les termes “yâ Mouhammad” et les compagnons le pratiquaient également après son décès (صلى الله عليه وسلم) [Rapporté par At-Tabarâni].

– Le tawassoul est le fait de demander à Allâh l’obtention d’un profit ou l’empêchement d’une nuisance et ce, par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint, par honneur pour celui par lequel le tawassoul est fait. Faire le tawassoul est permis en leur présence et en leur absence tout comme l’indique les preuves selon la Loi de l’Islâm. Le tawassoul ne constitue donc pas une adoration pour autre que Allâh.

– Ainsi, le tawassoul est une pratique qui est permise selon l’unanimité des musulmans comme le rapporte l’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki [Dans son livre Chifâ-ou s-Saqâm].

– L’adoration (al-‘Ibâdah) : c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission, comme l’a mentionné l’Imâm Moujtahid, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Taqiyyou d-Dîn As-Soubki.

Ainsi le simple fait d’appeler (nidâ) un vivant ou un mort ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh, ni le simple fait de glorifier (ta’dhîm) ou de faire al-istighâthah (la recherche du renfort) par autre que Allâh. De même, le simple fait de visiter la tombe d’un saint pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions) ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, le simple fait de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander aux gens ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, la formule de al-isti’ânah (demande d’aide) à autre que Allâh ta’âlâ ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. Egalement, la simple humilité n’est pas une adoration envers autre que Allâh car sinon, tous ceux qui font preuve d’humilité avec les rois et les nobles seraient devenus mécréants.

C’est-à-dire que tout cela n’est pas du chirk (le fait d’attribuer des associés à Allâh), car la définition de l’adoration (al-‘ibâdah) selon les spécialistes de la langue ne s’applique pas à tout cela. En effet, pour eux, l’adoration (al-‘ibâdah) comme nous venons de le voir est l’obéissance avec la soumission. Voir à ce sujet l’explication de l’Imâm du Salaf, le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Aboû Is-hâq Ibrâhîm Az-Zajjâj : ici.

– Retrouvez d’autres articles au sujet du tawassoul et du tabarrouk : ici.

Adh-Dhahabi fait l’éloge de la commémoration du Mawlid

Sujet : La célébration du Mawlid.

Siyari A'lami n-Noubala - Dhahabi   Siyari A'lami n-Noubala - dhahabi t 22-334 mawlid   Siyari A'lami n-Noubala - dhahabi t 22-335 mawlid   Siyari A'lami n-Noubala - dhahabi t 22-336 mawlid

Dans son livre « Siyarou A’lâmi n-Noubalâ » (tome 22 pages 334 à 336 de cette édition), lors de son chapitre consacré au roi Al-Moudhaffar (le roi de Irbil), Adh-Dhahabi a dit :

« وأما احتفاله بالمولد فيقصر التعبير عنه ; كان الخلق يقصدونه من العراق والجزيرة وتنصب قباب خشب له ولأمرائه وتزين ، وفيها جوق المغاني واللعب ، وينزل كل يوم العصر فيقف على كل قبة ويتفرج ، ويعمل ذلك أياما ، ويخرج من البقر والإبل والغنم شيئا كثيرا فتنحر وتطبخ الألوان ، ويعمل عدة خلع للصوفية ، ويتكلم الوعاظ في الميدان ، فينفق أموالا جزيلة . وقد جمع له ابن دحية « كتاب المولد » فأعطاه ألف دينار .
وكان متواضعا ، خيرا ، سنيا ، يحب الفقهاء والمحدثين »

« Quant à sa commémoration du Mawlid, les mots sont trop faibles pour en parler. Les gens voyageaient depuis l’Irak et depuis la péninsule arabique, on leur construisait des coupoles en bois pour eux et pour leurs princes et on les décorait, on y trouvait des troupes de chants et de divertissements. Il descendait tous les jours au temps du ‘asr pour assister aux animations dans chaque coupole et regardait avec curiosité, il faisait ainsi pendant des jours. Il choisissait une grande quantité de bœufs, de chameaux et de moutons qu’il sacrifiait et cuisait en des plats variés. Il faisait confectionner de nombreux habits d’apparat pour les soufis.

Les prêcheurs faisaient la tournée des villes en exhortation. Il distribuait un argent considérable. Ibn Dihyah a composé pour lui le Livre du Mawlid et il le récompensa de mille dinars.

Il était modeste, bienfaisant, sunnite, il aimait les savants de la jurisprudence et les savants du hadîth.»

Informations utiles :

– Adh-Dhahabi est né en 643 et il est mort en 748 de l’hégire, c’est-à-dire il y a plus de 680 ans. Il était l’un des élèves de Ibn taymiyyah, bien qu’il ait mis en garde contre lui par la suite. Il est souvent pris comme référence par les gens de la déviation qui s’opposent à la célébration du Mawlid.

– Le Savant Sunnite, le Sultân attaché à la religion, le Gouverneur de Irbil, l’éminent Roi Al-Moudhaffar Aboû Sa’îd Koûkabri Ibnou Zaynou d-Dîn ‘Ali Ibnou Baktakîn est né 549 et il est décédé en 630 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 800 ans. Il était très proche du grand Moujâhid Salâhou d-Dîn Al-Ayyoûbi (رحمه الله),  le Roi Al-Moudhaffar était d’ailleurs marié avec la sœur du Sultân Salâhou d-Dîn. Nombreux sont les savants qui ont fait son éloge.

– Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Chaykh Abou l-Khattâb Ibnou Dihyah Al-Andalouci est né à Valence en 544 et il est décédé au Caire en 633 de l’Hégire (رحمه الله).

  • L’Imâm As-Souyoûti a dit à son sujet :  « L’Imâm, L’illustre savant (Al-‘Allâmah) le grand Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) » [Housnou l-Mouhâdarah]
  • Ibn Khillikân a dit de lui : « Il faisait partie des notables, des savants et des plus réputés des gens qui ont un mérite » [Rapporté par As-Souyoûti]

– Dans cette ouvrage Adh-Dhahabi fait l’éloge du Roi Al-Moudhaffar qui est le premier à avoir instauré la commémoration du Mawlid. Lorsque Adh-Dhahabi mentionne les actes de bien qu’il a réalisé, il décrit le grand attachement de ce Roi pour le Mawlid An-Nabawi. Ceci nous démontre que Adh-Dhahabi approuvait également la célébration du Mawlid et la considérait comme une bonne innovation.

– Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations que les savants de l’Islâm ont approuvé. Parmi eux :

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid].

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ibn Zaynî Dahlân dénonce Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb

Sujet : la discorde des wahhabites.

Ahmad Ibn Zayni Dahlan - Al-Foutouhah al-Islamiyyah   Ahmad Ibn Zayni Dahlan - fitnah al-wahhabiyyah

Dans son livre « Ad-Dawlatou l-‘Outhmâniyyah min Kitâbi l-Foutoûhâtou l-Islâmiyyah » le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad ibn Zaynî Dahlân a écrit un chapitre sur le danger de la secte wahhabite, dans lequel il a dit :

« وكان مؤسس مذهبهم الخبيث محمد بن عبد الوهاب وأصله من المشرق من بني تميم […]
وكان في ابتداء أمره من طلبة العلم بالمدينة المنورة على ساكنها أفضل الصلاة والسلام وكان أبوه رجلاً صالحًا من أهل العلم وكذا أخوه الشيخ سليمان، وكان أبوه وأخوه ومشايخه يتفرسون فيه أنه سيكون منه زيغ وضلال لما يشاهدونه من أقواله وأفعاله ونزعاته في كثير من المسائل، وكانوا يوبخونه ويحذرون الناس منه فحقق الله فراستهم فيه لما ابتدع من الزيغ والضلال الذي أغوى به الجاهلين وخالف فيه أئمة الدين وتوصل بذلك إلى تكفير المؤمنين فزعم أن زيارة قبر النبي صلى الله عليه وسلم والتوسل به وبالأنبياء والأولياء والصالحين وزيارة قبورهم شرك »

« Le fondateur de cette voie maléfique était Mouhammad Ibnou ‘Abdi-l Wahhâb. Il était originaire de l’Est [de l’Arabie] et était un membre des Banoû Tamîm […]

Au tout début de son histoire, Mouhammad Ibnou ‘Abdil l-Wahhâb était parmi les étudiants de science de Médine l’illuminé, que Allâh honore d’avantage celui qui y réside (c’est-à-dire le prophète), son père était un homme vertueux des gens de science, tout comme son frère le Chaykh Soulaymân. Son père et son frère,  ainsi que ses Chaykh voyaient de lui qu’il allait faire preuve de déviation et d’égarement en raison de ce qu’ils observaient de lui comme paroles, actes et positions qu’il tenait sur de nombreux sujets religieux. Alors ils le réprimandèrent, et ils mettaient les gens en garde contre lui, et Allâh a réalisé ce qu’ils voyaient en lui, en raison de ce qu’il avait innové comme déviation et égarement par lesquels il égara beaucoup d’ignorants, et par lesquels il contredit les Imams de la religion.

Il en arriva même jusqu’à déclarer « mécréant » les croyants, et prétendit que le fait de se rendre à la Tombe du Prophète (صلى الله عليه وسلم), de faire le tawassoul (la demande d’intercession) par lui, ou par les autres Prophètes, les Saints (awliyâ) et les gens vertueux, et de visiter leur tombe était de l’associationnisme (chirk).».

Informations utiles :

– Le Moufti de La Mecque, Le Chaykh Ahmad Ibn Zaynî Dahlân Al-Makki est né en 1231 et il est décédé en 1304 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 130 ans. Il était spécialiste de la Charî’ah, de la grammaire et de l’histoire ainsi que d’autres domaines. Il a apporté sa contribution à de nombreuses sciences. Il était le Moufti des maîtres Châfi’i à la ville Sainte de la Mecque, il était surnommé Chaykhou l-Islâm. Il est l’auteur du livre « Ad-Dourarou s-Saniyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » ainsi que du livre « Al-Foutoûhâtou l-Islâmiyyah » (Les conquêtes islamiques) dans lequel se trouve le fameux chapitre de mise en garde contre la secte wahhabite qu’il a intitulé « Fitnatou l-Wahhâbiyyah » (La discorde des Wahhabites). Consultez sa biographie : ici.

– Sachez que contrairement à son père, son grand père, et son frère,  Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb duquel se réclament les wahhabites, n’était pas un homme de science, il n’était pas un faqîh (un spécialiste de la jurisprudence), il n’était pas un mouhaddith (c’est-à-dire de ceux qui transmettent le hadîth) et il n’était pas un nahwi (un grammairien de la langue arabe). C’est pour cela que les savants qui ont composé dans l’énumération des biographies, des savants Hanbalites n’ont pas inclus Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb dans le nombre des savants Hambalites, les seuls qui ont fait son éloge, ce sont ceux qui l’ont suivi et il n’y a aucune considération à donner à cela.

– Pour exemple, dans son recueil de biographies de savants Hambalites intitulé « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah », le Chaykh Ibn Houmayd Al-Hanbali An-Najdi a répertorié plus de 800 biographies de savants et savantes de l’école de jurisprudence de l’Imâm Ahmad Ibn Hambal. Parmi ces biographies, nous ne trouvons pas la biographie de Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb, bien que le Chaykh Ibn Houmayd soit décédé 80 ans après lui. Cela signifie que Mouhammad Ibn ‘Abdil-Wahhâb n’était pas considéré comme un homme de science par les savants de son époque et de sa région. Cependant nous retrouvons la biographie du Chaykh ‘Abdil-Wahhâb (Le père de Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb) et c’est lors de cette biographie que le Chaykh Ibnou Houmayd dénonce l’égarement de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb [As-Souhoub al-Wâbilah].

– Le tawassoul, c’est le fait de demander à Allâh l’obtention d’un profit ou l’empêchement d’une nuisance et ce, par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint, par honneur pour celui par lequel le tawassoul est fait. Faire le tawassoul est permis en leur présence et en leur absence. Les appeler est permis en leur absence et en leur présence, tout comme l’indique les preuves selon la Loi de l’Islâm. Voir des citations de savants concernant le tawassoul et le tabarrouk : ici.

– Nous constatons qu’à notre époque, les adeptes de la religion Wahhabite continuent de déclarer mécréant les musulmans qui font le tawassoul par le prophète (صلى الله عليه وسلم), ou par les autres prophètes (‘alayhimou s-salâm), les Saints (awliyâ) et les gens vertueux. Et cela est l’une des particularités de cette secte.

– De nombreux savants ont désigné les wahhabites comme étant les Khawârij de notre époque. Parmi eux :

  • Le Sultân Mahmoûd II ;
  • Le Moufti de Médine, le Chaykh Mouhammad Al-Kourdi ;
  • Le Chaykh Ahmad As-Sâwi Al-Misri Al-Mâliki [Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn] ;
  • L’Imâm Ibnou ‘Âbîdîn Al-Hanafi [Raddou l-Mouhtâr] ;
  • Le Qâdî ‘Outhmân Ibnou Mansoûr An-Nâsiri ;
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân ;
  • Le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Qaddoûmi An-Nâboulouçi Al-Madani Al-Hanbali ;
  • Le Chaykh As-Sayyid ‘Abdou l-Lâh Ibnou Haçan Bâchâ Ibnou Fadl Bâchâ Al-‘Alawi Al-Houçayni Al-Hijâzi ;
  • Le Chaykh Ahmad Raza (Ridâ) Khân ;
  • Un groupe d’environ trente savants (Imâms, Mouftis, Orateurs…) du Masjid Al-Harâm (grande mosquée de La Mecque) et de la mosquée du prophète (صلى الله عليه وسلم) à Médine, dans un document à destination de Mouhammad ‘Ali (gouverneur d’Egypte) pour le remercier de leur avoir envoyé une armée musulmane pour combattre les rebelles wahhabites. Dans cette lettre là ces savants définissent les wahhabites comme étant des Khawârij et des mécréants (moulhidîn).
  • Et bien d’autres…

– Les Khawârij sont une autre branche déviée qui se réclame de l’Islâm. C’est le premier des groupes égarés qui est apparus après le décès du prophète (صلى الله عليه وسلم). Les Wahhabites sont semblables aux Khawârij dans le fait de :

  • déclarer mécréant la masse des musulmans.
  • prendre les versets non-explicites selon leur sens apparent.
  • Combattre les musulmans par les armes.

– Depuis la fondation de leur mouvance sectaire, il y a moins de 300 ans, les wahhabites se sont tristement illustrés pour des massacres et des tueries de masse, principalement à l’encontre des musulmans, comme en témoignent les ouvrages des savants de l’islâm. Parmi eux nous pouvons citer :

  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki qui a dit : « Il a été dit que ce verset (il parle du verset 6 de Soûrat Fâtir) a été révélé sur les Khawârij ceux qui falsifient l’interprétation (ta-wîl) du Livre et de la Sounnah et qui se rendent par cela permis le sang des musulmans et leurs biens, comme nous constatons à présent dans leurs manières d’agir ceux d’un groupe du Hijâz qui sont appelés les Wahhabites qui pensent être sur la vérité alors que ceux sont eux les menteurs, le Chaytân a eu emprise sur eux et leur a fait oublier le rappel de Allâh, certes ils sont le parti de Chaytân et certes le parti de Chaytân est le perdant et nous demandons à Allâh qu’Il les extermine jusqu’au dernier. » [Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn]
  • L’Imâm Ibn ‘Âbidîn qui a dit : « Il est suffisant qu’ils soient convaincus de la mécréance de ceux qu’ils combattent, comme cela s’est produit à notre époque avec les disciples de [Mouhammad Ibnou] ‘Abdi l-Wahhâb, qui ont émergé du Najd et pris le contrôle des deux sanctuaires (La Mecque et Médine). Ils prétendaient suivre l’école Hanbalite, mais ils croyaient qu’eux seuls étaient musulmans, et que tous ceux qui s’opposaient à leur croyance étaient des associateurs (mouchrikoûn). Sur cette base, ils ont légitimé le meurtre des gens de Ahlou s-Sounnah ainsi que de leurs savants » [Raddou l-Mouhtâr]
  • Le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd qui a dit : « Car ce qu’il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) faisait quand quelqu’un le contredisait et le réfutait et qu’il était dans l’incapacité de le tuer au grand jour, c’était d’envoyer quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréants tous ceux qui étaient en désaccord avec lui et il rendait licite leur assassinat » [As-Souhoub al-Wâbilah]
  • Le Moufti de La Mecque, Ahmad Ibn Zayni Dahlân qui a dit : « Lorsque les wahhabites apprirent la nouvelle, ils attaquèrent brusquement la muraille et ils ne rencontrèrent pas de résistance capable de les combattre et de les repousser. Un groupe d’habitants de Tâ-if avant cela avait prit la fuite mais la cavalerie les avait rejoint et les wahhabites les tuèrent ; seul un petit nombre fut épargné. Lorsqu’ils entrèrent dans AT-Tâ-if, ils se livrèrent à une tuerie générale des gens, les adultes et les jeunes, ceux qui sont commandés comme ceux qui commandent, les notables et les gens du commun. Ils égorgèrent même le nourrisson sur la poitrine de la mère ; ils montaient dans les maisons, faisaient sortir ceux qui s’y réfugiaient et les tuaient. Ils trouvèrent un groupe qui étudiait le Qour-ân et les tuèrent du premier au dernier. Ils massacrèrent tous ceux qui s’étaient réfugiés dans les maisons. Ensuite ils allèrent vers les boutiques et les mosquées et ils tuèrent les gens qui s’y trouvaient. Ils tuèrent l’homme dans la mosquée alors qu’il était dans l’inclination ou dans la prosternation jusqu’à l’extermination de tout ce monde ; alors malheur à eux de la part du Tout Puissant qui détient les cieux par Sa puissance. Il ne resta des gens de Tâ-if (c’est-à-dire des combattants de cette ville) qu’un groupe d’un peu plus de 20 personnes» [Oumarâ-ou l-Baladi l-Harâm]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân a dit : « Les wahhabites interdisent l’invocation en faveur du prophète (صلى الله عليه وسلم) depuis les manâbir (pl.minbar) après l’appel à la prière (adhân), au point où il y avait un homme vertueux qui était aveugle, il faisait l’appel à la prière, et réalisait l’invocation en faveur du prophète (صلى الله عليه وسلم) après le adhân, et ceci après que les wahhabites l’aient interdit, alors ils l’ont pris et l’ont emmené jusqu’à Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb qui a ordonné qu’on l’exécute, et il fût tué » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)].

– Et cela se perpétue jusqu’à notre époque avec Daech qui est un mouvement wahhabite, tout comme le reconnaissent eux même les leaders de la mouvance. Ainsi, dans une interview accordée à la chaîne MBC et diffusée le 22 janvier 2016, Al-Kalbâni (wahhabite) a dit : « Daech suit le Salafisme [c’est-à-dire la doctrine wahhabite] […], l’idéologie que suit Daech est l’idéologie Salafi [wahhabite], ce n’est pas celle des Ikhwâniyyah, ni celle des Qoutbiyyah, ni celle des Soûfiyyah, ni celle des ach’ariyyah, mais ils tirent leurs idées de ce qui est écrit dans nos propres livres, de nos principes mêmes » [Interview de la chaîne MBC]

 Avertissement : Les wahhabites utilisent l’appellation trompeuse de “Salafisme” pour définir leur mouvance. Ainsi, par cette appellation mensongère, les wahhabites tentent de faire croire qu’ils seraient sur la voie des gens du Salaf. Or, les wahhabites ont une croyance opposée à celle des gens du Salaf sur de nombreux sujets tels que les fondements de la croyance, le jugement de l’innovation, la récitation du Qour-ân en faveur des morts musulmans, la pratique du tawassoul et du tabarrouk et de nombreux autres sujets [Retrouvez plus d’informations dans la rubrique “les sectes” : ici]. Ainsi, il n’est pas permis d’appeler ces gens “Salafi” car ils ne sont pas sur la voie du “Salaf”. Depuis leur apparition, les musulmans leurs ont attribué l’appellation de “Wahhabite” en référence au fondateur de leur groupe : Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb.

– Retrouvez sur notre site d’autres mises en garde des savants de Ahlou s-Sounnah contre la secte wahhabite :

– Retrouvez la rubrique sur les groupes égarés : ici.

Biographie : Imam Al-Bayhaqi

Biographie - Imam Al-Bayhaqi

L’Imam, le Hafidh Al-Bayhaqi

Sa biographie

C’est le grand Imam, le spécialiste de la Jurisprudence, le Hafidh, le spécialiste des fondements de la Croyance, le savant, l’ascète, le pieux, le Chaykh Abou Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Ibni ‘Ali Ibni ‘Abdi l-Lah Ibni Mouça Al-Bayhaqi Al-Khousrawjirdi ; relativement à khousrawjird, le village où il est né.

Il est ainsi né durant le mois de Cha’ban de l’an 384 de l’Hégire dans le village de khousrawjird qui est un des villages de la région de Bayhaq. Cette région au sujet de laquelle Yaqout Al-Hamwi [un biographe] a dit : c’est un grand district de Nayçabour qui compte beaucoup de villes, d’habitations et 321 villages.

Il a appris la science des fondements de la Croyance selon la voie de l’Imam Al-Ach’ari et il s’est consacré à l’écriture ; il a écrit de nombreux ouvrages. A son époque, il était celui qui excellait dans le Hadith de par sa compréhension, son extrême intelligence et son ascèse. Le Hafidh Salahou d-Din Al-‘Ala-i a dit à propos de Al-Bayhaqi : « Personne n’est venu après Al-Bayhaqi et Ad-Daraqoutni qui les égale ou qui se rapproche de leur niveau ».

Il a rencontré d’illustres savants auprès de qui il a appris différentes sciences de la Religion. Des références citent que le nombre de ses enseignants religieux a dépassé la centaine. Parmi ceux-là, les plus connus sont : Al-Hakim An-Nayçabouri (l’auteur du livre réputé Al-Moustadrak), Ibnou Fourak, Abou Is-haq Al-Isfarayini, Abou ‘Abdi r-Rahman As-Soulami, ‘Abdou l-Lah Al-Jouwayni le père de Imamou l-Haramayn (L’imam des deux Haram , à savoir la mosquée de La Mecque et celle de Médine), Abou Mansour Al-Baghdadi et de nombreux autres savants.

Sa croyance

L’Imam Al-Bayhaqi était sur la croyance de Ahlou s-Sounnah wa-l Jama’ah comme ses livres en témoignent. Il disait clairement que Allah existe sans endroit, qu’Il n’est ni assis ni établit sur le trône, que Allah n’est pas un corps et qu’Il n’a pas ni membres ni d’organes.

  • Dans son livre « Al-Asma-ou wa s-Sifat » il a dit :

« Certains de nos compagnons ont tiré un argument, pour renier l’endroit au sujet de Allah, de la parole du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) :

« أنت الظاهر فليس فوقك شىء وأنت الباطن فليس دونك شىء»

qui a pour sens : « Ô Allah, Tu es Adh-Dhahir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Batin, rien n’est en dessous de Toi ». Puisque rien n’est au-dessus de Lui et rien n’est en dessous de Lui, Il n’est donc pas dans un endroit ».

Retrouvez cette citation : ici

  • Dans son livre « Chou’abou l-Iman » il a dit :

« Concernant la réfutation du tachbih ( c’est-à-dire la réfutation de l’assimilation de Allah à Ses créatures) il est confirmé que Allah n’est ni une substance (jawhar) ni une caractéristique des substances (‘arad). En effet, il y a des gens qui se sont écartés de la vérité en attribuant au créateur Jalla wa ‘azz des caractéristiques propres à ce qui entrent en existence.

Il y a parmi eux ceux qui ont dit qu’il est ta’ala une substance (jawhar).  Il y a également parmi eux ceux qui  ont dit qu’il est un corps (jism) et d’autres ont dit qu’il est possible qu’Il soit assis sur un trône, tout comme un roi est sur son lit. Toutes ces paroles entraînent l’attribution de la mécréance pour celui qui les dit, tout comme c’est le cas de celui qui fait preuve de négationnisme ou d’association. »

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  • Dans son livre « Al-I’tiqad » , l’Imam Al-Bayhaqi a dit :

« Il faut savoir que l’istiwa de Allah soubhanahou wa ta’ala n’est pas interprété par le fait de se redresser après avoir été courbé, ni par le fait de s’établir dans un endroit, ni de toucher quelque chose de Sa création. On dit au contraire que Allah istawa ‘ala l-‘arch comme cela est rapporté, sans comment et sans « où » [c’est-à-dire sans endroit]. »

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  • Egalement dans son livre « Al-I’tiqad », l’Imam Al-Bayhaqi a nié que le nouzoul de Allah sois un déplacement, que Son yad soit un organe (une main) , que Son ‘ayn soit un globe oculaire (un oeil), que Son Wajh soit un visage …

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Les ouvrages de l’Imam Al-Bayhaqi sont riche en explication de savants de Ahlou s-Sounnah concernant le tawhid de Allah.

 

Ses ouvrages

Après que Al-Bayhaqi ait parcouru plusieurs pays de la terre pour apprendre la Science, il est revenu dans sa ville pour commencer à écrire des livres et des lettres qui ont atteint environ 1000 tomes. Parmi ceux-là, il y a ce qui concerne la Croyance et les fondements de la Croyance et le Hadith et ses bases. Et il y en a où sont réunis le Hadith et la Jurisprudence.

Parmi ces ouvrages les plus connus, il y a :

  • As-Sounnan al-koubra qui est l’un de ses plus importants livres dans lequel il a rassemblé des paroles du Messager salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam, ses actes et les prises de position des Compagnons. C’est une grande encyclopédie relative au Hadith, qui est classée selon les chapitres de la Jurisprudence. L’Imam As-Soubki a témoigné en sa faveur en disant : « Il n’a pas été écrit dans la science du Hadith un livre semblable au sien, de par son ordre et de par sa qualité ».
  • Ma’rifatou s-Sounnani wa l-athar est un livre dans lequel il a rassemblé beaucoup de lois qui sont basées sur le Livre de Allah et sur la Sounnah du Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam. Il a indiqué sur quoi s’est basé Ach-chafi’i pour argumenter dans les fondements de la Croyance et ses ramifications.
  • Al-mabsout : il a rassemblé dans ce livre les paroles de l’Imam Ach-Chafi’i.
  • Al-Asma-ou wa s-Sifat est un livre qui mentionne des Noms parfaits de Allah ta’ala et leur preuves à partir du Livre, de la Sounnah et de l’Unanimité.
  • Al-I’tiqad est un livre dans lequel il a détaillé la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama’ah. Il a dit dans son introduction ceci : « Ce que nous avons mis dans ce livre, c’est la croyance des gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama’ah et leurs paroles ».
  • Dala-ilou n-Noubouwwah wa ma’rifatou ahwali sahibi ch-Chari’ah où il a parlé de la naissance du Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam, de sa vie, de l’honneur de ses origines et de sa conduite, tout en citant ses caractères physique et comportemental ainsi que ses miracles.
  • Chou’abou l-Iman
  • Manaqibou ch-Chafi’i, est une biographie de l’Imam Ach-Chafi’i qui relate ses sciences, ses ouvrages, son ascèse, sa piété et son bon comportement.
  • Ad-Da’awatou l-kabir où il a rassemblé ce qui est parvenu comme invocations que le Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam a faites ou a enseignées à ses Compagnons.

 

Éloges des savants à son égard

  • Ibnou l-Jawzi a dit à son sujet : « Il n’avait pas d’égal à son époque dans la mémorisation et la grande maîtrise [des sciences], il est l’auteur de bons ouvrages, il maîtrisait aussi bien la science du Hadîth, que la jurisprudence (Fiqh) et les fondements (Ousoûl), et il compte de parmi les plus grands compagnons de [l’Imâm] Al-Hâkim Abî ‘Abdi l-Lâh (m.405 H) » [Al-Mountadham]
  • Ibnou l-Athîr a dit de lui : « Il était un savant dans le Hadîth et dans la jurisprudence (Fiqh) et il est l’auteur de nombreux ouvrages qui démontre ses nombreux mérites » [Al-Loubâb] et il a dit de lui également : « Il était un Imâm dans le Hadîth et dans la jurisprudence au sein du Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i et il est l’auteur à ce sujet de différents ouvrages » [Al-Kâmil]
  • Le Hâfidh Salâhou d-Dîn Al-‘Alâ-i a dit à propos de lui : « Personne n’est venu après Al-Bayhaqi et Ad-Dâraqoutni qui les égale ou qui se rapproche de leur niveau [dans la science du Hadîth]». [Al-Wachyou l-Mou’am]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Il est le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth),  l’illustre savant (‘Allâmah), le digne de confiance, le spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), Chaykhou l-Islâm », il disait également à son sujet : « Si l’Imâm Al-Bayhaqi aurait voulu fonder sa propre école (Madh-hab) dans laquelle il réalise son ijtihâd (effort de recherche) il aurait été capable de cela vu l’abondance de sa science, et sa connaissance des divergences» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit à son sujet : « L’Imâm Al-Bayhaqi était l’un des Imâm des musulmans, quelqu’un qui appelait à s’accrocher fermement à la religion, un éminent spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un grand Hâfidh (spécialiste du Hadîth), un spécialiste des fondements (Ousoûli) intelligent, un ascète pieux, un fervent adorateur de Allâh,  il se dressait pour soutenir le Madh-hab (c’est-à-dire le Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i) dans les fondements et dans les ramifications, il était une montagne de parmi les montagnes de science » [At-Tabaqât]
  • Ibnou Kathîr a dit à propos de lui : « Il n’avait pas de semblable à son époque dans la maîtrise [des sciences], la mémorisation, le Fiqh (la jurisprudence) et l’écriture [d’ouvrages], Il était un spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un spécialiste du Hadîth (Mouhaddith), un spécialiste des fondements (Ousoûli), il a étudié la science auprès de Al-Hâkim ‘Abdou l-Lâh An-Nayçâboûri , et il étudia également auprès d’autres que lui de nombreux sujets, il a composé de nombreux ouvrages utiles qui n’ont pas eu de semblable »[Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Al-Ousoûli (spécialiste des fondements), le pieux, le vertueux, celui qui n’avait pas d’équivalent à son époque dans la mémorisation, Il a excellé dans la maîtrise [des sciences] et la mémorisation » [Al-Mountakhab]
  • Ibnou ‘Abdi l-Hâdi a dit à son sujet : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), l’illustre savant, le Chaykh de Khourâçân » [Tabaqât ‘oulamâ-i l-Hadîth]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il était celui qui soutenait le plus la voie de l’Imâm Ach-Châfi’i » [Wafayâtou l-A’yân]

 

Son décès

Adh-Dhahabi a dit dans son livre Tadhkiratou l-Houffadh que vers la fin de sa vie, il a quitté Bayhaq pour s’établir à Nayçabour où il a enseigné ses livres. C’est là-bas que la mort lui est survenue le 10 de Joumada l-oula de l’an 458 de l’Hégire ; il a été transporté dans un cercueil pour être enterré à Bayhaq. Que Allah lui fasse miséricorde.

Retrouvez des articles en lien avec l’Imam Al-Bayhaqi : Ici .