L’Imâm Az-Zajjâj explique le nom de Allâh : Al-‘Aliyy

Sujet : l’élévation de Allâh n’est pas par l’endroit

az-zajjaj-tafsir al-asma al-housna   az-zajjaj - explication - al-'aliyy

Dans son livre « Tafsîrou l-Asmâ-i l-Housnâ» (page 48 de cette édition), lors de l’explication du nom de Allâh « Al-‘Aliyy », l’Imâm Az-Zajjâj a dit :

« العلي: هو فَعِيل في معنى فاعل، فالله تعالى عالٍ على خَلْقِه وهو عليٌّ عليهم بقدرته، ولا يجب أن يُذهَب بالعلو ارتفاع مكانٍ، إذ قد بيَّنَّا أن ذلك لا يجوز في صفاته تقدست، ولا يجوز أن يكون على أن يُتصور بذهن، تعالى الله عن ذلك عُلوًّا كبيرًا »

 « Le nom Al-‘Aliyy est bâti sur le schème « fa’îl » [celui qui fait par excellence] dans le sens du schème « fâ’il » [celui qui fait]. Allâh ta’âlâ est ‘Âlin [Celui Qui a la supériorité] sur Ses créatures et Il est ‘Aliyyoun [Celui Qui a la supériorité absolue] sur elles par Sa puissance. Il ne faut donc pas aller dans le sens de l’élévation spatiale [par l’endroit] car nous avons indiqué que ceci n’est pas possible au sujet de Ses attributs exemptés d’imperfection. Il n’est pas permis de considérer qu’Il serait accessible à l’imagination. Que Allâh soit exempté de tout cela d’une totale exemption »

Informations utiles :

– L’Imâm, l’exégète (Moufassir), le Spécialiste de la langue Arabe (Loughawi), le Grammairien (Nahwi) Aboû Is-hâq Ibrâhîm Ibnou Mouhammad Ibnou s-Sourri Az-Zajjâj Al-Baghdâdi, est l’un des linguistes les plus connus, il faisait partie des gens du Salaf, il est né en 241 et il est décédé en 311 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1120 ans. Il est souvent cité comme référence par les exégètes (moufassiroûn).

  • Al-Khatîb Al-Baghdâdi a dit de lui : « Il était parmi les gens honorables et versés dans la religion, il avait une bonne croyance et un bon madh-hab». [Târîkh Baghdâd]
  • Ibn Khallikân a dit le concernant : « Il était parmi les gens de science, de bonne manière et versé dans la religion». [Wafayâtou l-A’yân]
  • An-Nawawi a dit à son sujet : « L’Imâm dans la langue Arabe ». [Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât]
  • Ibn Kathîr a dit de lui : « Il était vertueux et versé dans la religion, il avait une bonne croyance et il était auteur de bons ouvrages, et parmi eux “Ma’âni Al-Qour-ân” et d’autres ouvrages bénéfiques.». [Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’Imâm, le grammairien (Nahwi) de son époque». [Siyarou A’lâmi n-Noubalâ]

– Ici, l’Imâm Az-Zajjâj, lorsqu’il explique le nom de Allâh « ‘Aliyy », il confirme que cela signifie que Allâh est supérieur à Ses créatures par Sa toute-puissance, et qu’il ne faut pas comprendre par cela la supériorité par l’endroit ou la direction.

– Dans ce même ouvrage l’Imâm Az-Zajjâj confirme ses propos en disant : « Allâh ta’âlâ est exempt de toute ressemblance avec les créatures, ce qui est visé par al-‘oulouww n’est pas l’élévation spatiale car Allâh ta’âlâ est exempt de l’emplacement et de l’endroit. Dans ce cas, al-‘oulouww ne veut dire que l’élévation du mérite et la supériorité de la souveraineté » [Tafsîrou l-Asmâ-i l-Housnâ].

– D’autres savants ont donné des explications du Nom de Allâh “Al-‘Aliyy” proches de celle-ci :

– Retrouvez d’autres paroles de savants au sujet du ‘oulouww (élévation) de Allâh : ici .

Le Chaykh Al-‘Azzâmi explique la parole de l’Imâm Mâlik sur l’istiwâ de Allâh

Sujet : l’istiwâ de Allâh selon l’Imâm Mâlik

Fourqan al-Qour'an - Al-Qouda'i Al-'Azzami   al-'azzami - istiwa imam Malik - innovateur

Dans son livre «Fourqânou l-Qour-ân», concernant la parole « fauteur d’innovation » [صاحب بدعة] adressé par l’Imâm Mâlik à cet homme qui lui avait demandé « comment est l’istiwâ de Allâh », le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi explique en disant :

« [عن قول مالك لذاك الرجل « صاحب بدعة » : ] لأن سؤاله عن كيفية الاستواء يدل على أنه فهم الاستواء على معناه الظاهر الحسي الذي هو من قبيل تمكن جسم على جسم واستقراره عليه، وإنما شك في كيفية هذا الاستقرار. فسأل عنها، وهذا هو التشبيه بعينه الذي أشار إليه الإمام بالبدعة »

 « Parce que sa question sur le comment de l’istiwâ indique qu’il a compris l’istiwâ selon son sens apparent, physique, qui relève de l’emprise d’un corps sur un autre et de son établissement dessus, et qu’il n’a fait que douter sur le comment de cet établissement. Il a donc demandé à son sujet. Et c’est exactement cela l’assimilation (tachbîh) que l’Imâm Mâlik a pointé comme étant une innovation (bid’ah)»

Informations utiles :

– Le Mouhaddith, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh Salâmah Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi Ach-Châfi’i est né en 1298 et il est décédé en 1376 de l’Hégire (رحمه الله). Il faisait parti des savants de l’Université Islamique Al-Azhar d’Egypte.

– Ici, lors de l’explication de l’histoire de cet homme ignorant qui a osé demander à l’Imâm Mâlik « comment est l’istiwâ de Allâh ? », il dit que justement si l’Imâm Mâlik a dit à cet homme qu’il est un mauvais innovateur et qu’il l’a fait sortir, c’est que la question de cet homme relevait de l’innovation blâmable. En effet, le fait qu’il ait demandé « comment ? » au sujet de l’istiwâ de Allâh est en soit une mauvaise innovation.

– Le comment (al-kayf) : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh est exempt de tout cela.

– L’Imâm Al-Bayhaqi a bien résumé tout cela en disant au sujet de Allâh ta’âlâ : « Il est Celui Qui n’est pas soumis aux illusions de la kayfiyyah (comment, description physique) » [Dans son livre : Al-I’tiqâd]

– L’Imâm Mâlik a clairement dit que le comment au sujet de l’istiwâ de Allâh est inconcevable, c’est-à-dire que c’est un istiwâ sans comment (bilâ kayf). En effet, l’Imâm Mâlik n’a pas accepté que l’on demande « comment ? » au sujet de l’istiwâ de Allâh. Ceci nous confirme donc que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise, ni un établissement, ni une installation, ni une élévation spatiale ni aucun autres sens qui font partie des attributs des créatures et qui sont concerné par le « comment » [kayf].

– L’Imâm Mâlik a dit également : « l’istiwâ n’est pas inconnu » (al-istiwâ ghayrou majhoûl) c’est-à-dire que l’istiwâ est connu car il est rapporté dans le Qour-ân, puis il a dit : « le comment n’est pas concevable »(al-kayf minhou ghayrou ma’qoûl) c’est-à-dire que le comment est exclu, impossible à Son sujet, à savoir que l’istiwâ dans le sens du comment, c’est-à-dire de l’attitude comme la position assise, n’est pas concevable : la raison ne l’accepte pas puisqu’il fait partie des caractéristiques des créatures. En effet, la position assise n’est valable que pour un être qui a des membres, c’est-à-dire un postérieur et des genoux, gloire à Allâh Qui est exempté de tout cela.

– Une autre version authentique proche de celle-ci est rapportée de Mâlik avec les termes (wa kayfa ‘anhou marfoû’) c’est-à-dire : « Dire “comment” est exclu à Son sujet ».

– La parole de l’Imâm Mâlik rejetant le « comment » au sujet de l’istiwâ de Allâh est rapportée avec une chaîne de transmission authentique. Elle a également été citée par :

  • Le Hâfidh Aboû Nou’aym dans « Hilyatou l-Awliyâ » ;
  • L’Imâm Al-Bayhaqi dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât », et aussi [Dans son livre  « Al-I’tiqâd »] ;
  • L’Imâm Al-Qayrawâni [Dans son livre « Kitâb Al-Jâmi’ »] ;
  • L’Imâm Al-Qourtoubi [Dans son Tafsîr] ;
  • L’Imâm Aboû Hayyân Al-Andalouçi [Dans son Tafsîr Al-Bahrou l-Mouhît]
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni dans son livre « Fathou l-Bârî charh Sahîh Al-Boukhâri » qui précise que la chaîne de transmission de l’Imâm Al-Bayhaqi est forte (jayyid) ;
  • Le Hâfidh As-Souyoûti dans son tafsîr « Ad-Dourrou l-Manthoûr fi t-Tafsîri bi l-Ma-thoûr »
  • et autres qu’eux.

– Le Hâfidh Az-Zabîdi a dit : « Ibnou l-Labân a dit dans l’explication de la parole de Mâlik : sa parole « Kayf ghayrou ma’qoûl » (le comment est inconcevable) : c’est-à-dire que le kayf (comment) fait parti des caractéristiques de ce qui entre en existence, et tout ce qui fait parti des attributs des choses entrées en existence, le fait de les attribuer à Allâh contredit la raison, de ce fait cela est catégoriquement renié pour Allâh ta’âlâ. Quant à sa parole : « wa l-Istiwâ ghayrou majhoûl » (l’istiwâ n’est pas inconnu) c’est-à-dire que son sens est connu par les spécialistes de la langue Arabe, et sa parole « wa l-îmânou bihi» (et y croire) c’est-à-dire selon ce qui est digne de Lui ta’âlâ, « wâjib» (est un devoir) car cela fait parti de la foi en Allâh et en Ses livres,  « wa s-sou-âlou ‘anhou bid’ah» (poser la question à ce sujet est une innovation) c’est-à-dire une nouveauté car les compagnons connaissaient son sens qui est digne d’être attribué à Allâh du point du vue de la langue, ainsi ils n’ont pas été amené à poser cette question» [It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn].

– Ainsi, la version propagée par les moujassimah (corporalistes), selon laquelle Mâlik aurait dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoûl), cette version n’est pas vraie ; elle n’a été validée d’aucun des Salaf ; elle n’a pas été confirmée comme étant la parole de Mâlik ni de personne d’autre parmi les Imâm. L’Imâm Mâlik n’a pas dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoûl). Cette version n’a aucune chaîne de transmission sur laquelle on puisse se baser et elle n’est pas conforme au tawhîd. En effet, le fait de dire que le comment est ignoré, cela insinue que Allâh aurait des attributs qui ont un comment (des caractéristiques des créatures), mais que nous ne saurions pas par lesquelles de ces caractéristiques Il serait attribué; et cela contredit le tawhîd. Cependant certains savants ont cité cette version dans leurs ouvrages en expliquant “al-kayf” par “al-haqîqah” c’est-à-dire Sa réalité, ainsi ils comprennent de cette expression que nul ne connaît la réalité de Allâh si ce n’est Allâh Lui-même.

– Le Chaykh Ahmad Zarroûq explique [dans son livre « Charh ‘Aqîdati l-Ghazâli »] que la version contenant les termes « al-kayfiyyatou majhoûlah » n’est pas authentique, car elle signifierait que le comment est inconnu. Cette parole impliquerait donc qu’il existe un comment mais que celui-ci serait ignoré, alors que l’Imâm Mâlik a justement voulu expliquer qu’il n’y a pas de comment.

– Ce qui confirme davantage la position de l’Imâm Mâlik, c’est ce que rapporte l’Imâm Al-Bayhaqi qui a dit : « [Les imâms] Al-Awzâ’i, Mâlik, Soufyân Ath-Thawri et Al-Layth Ibn Sa’d ont été questionné au sujet de ces hadîth (les hadîth moutachâbih – équivoques -), alors ils ont dit : Citez les comme ils sont parvenus, sans attribuer de comment (bilâ kayfiyyah) » [Dans son livre “Al-I’tiqâd”].

– De même l’Imâm Mâlik considérait le verset de l’istiwâ de parmi les moutachâbihât (textes équivoques). En effet, l’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi a dit : « Certains d’entre eux [c’est-à-dire les savants] ont dit que le verset de l’istiwâ est moutachâbih (équivoque), et ceci est l’avis de Mâlik Ibn Anas, des Fouqahâ de Médine et de Al-Asma’i » [Dans son livre Ousoûlou d-Dîn].

– Remarque importante : il y a une grande différence entre :

  • La parole des gens de la Sounnah qui disent que Allâh est sans comment (bilâ kayf), c’est-à-dire qu’Il n’est pas concerné par le comment, la description physique, comme cela a clairement été déclaré par les grands Imâm de la Oummah ;
  • et la parole des mouchabbihah (assimilateurs) qui se sont illusionné et qui ont pris pour croyance que Allâh aurait un comment mais que ce comment serait d’après eux ignoré, et qui disent : on ne sait pas comment. Ainsi, Ibn ‘Outhaymîn le wahhabite a contredit ouvertement les gens de la Sounnah en disant : « Nous ne nions pas à leurs sujets [les textes moutachâbihah] la kayfiyyah (comment, description physique) au contraire nous croyons qu’ils ont une kayfiyyah, mais nous n’avons pas connaissance de cette kayfiyyah» [Dans son livre intitulé “Charh al-‘Aqîdah Al-Wâsitiyyah”].

– Certains leaders de la mouvance sectaire wahhabite ont même prétendu textuellement que Allâh serait assis sur le trône. Article à consulter à ce sujet : Ar-Râjihi et Fawzân (wahhabites) prétendent que Allâh est assis sur le trône.

– Les wahhabites ont hérité cette croyance abjecte d’Ibn Taymiyah (moujassim) qui a également prétendu que Allâh serait assis. Article à consulter à ce sujet : L’Imam Abou Hayyan Al-Andalouçi dénonce l’égarement de Ibn Taymiyah.

– De plus, Il a été rapporté que l’Imâm Mâlik considérait mécréant ceux qui ont pour croyance que Allâh serait dans une direction ou qu’Il serait un corps [Rapporté par Al-Haytami] et [Rapporté par Al-Qâri] et [Rapporté par Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari].

– Nous voyons également que le Chaykh Al-‘Azzâmi confirme que l’istiwâ de Allâh ne doit pas être compris au sens apparent et que par conséquent, l’istiwâ de Allâh n’est pas un établissement. Dans ce même ouvrage, il mentionne l’unanimité sur le fait que Allâh n’est pas dans un endroit ou une direction, en disant : « Les gens de la vérité parmi les savants du salaf et du khalaf sont unanimes sur le fait que Allâh est exempt de la direction et de l’endroit, et sur Son exemption de la partition, de la division, de la montée, de la descente, de la proximité, de l’éloignement, du déplacement, du mouvement, de l’immobilité et de tout ce qui est semblable à cela » [Retrouvez l’article : ici]

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).

Biographie : Imam Ibn ‘Abbas

Imam Ibn 'Abbas

‘Abdou l-Lah Ibnou ‘Abbas

Le savant de la communauté – Celui qui explique Al-Qour-an

Sa biographie 

Le compagnon glorieux, l’imam illustre, le maître éminent, le savant de la communauté de Mouhammad (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam), le savant qui œuvre, celui qui explique les sens du Qour-an, l’Imam des Moufassir, le modèle, celui qui a des forts arguments, le fils de  l’oncle paternel du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et cela lui suffit comme honneur et comme gloire.

Il est donc Abou l-‘Abbas ‘Abdou lLah fils de Al-‘Abbas fils de ‘Abdou l-Mouttalib Chayba fils de Hachim fils de ‘Abdou Manaf, Al-Qouraychi, Al Hachimi, Al Makki que Allah l’agrée et lui donne satisfaction.

Sa naissance avait eu lieu trois ans avant l’émigration honorée et le Prophète (‘alayhi s-salatou wa s-salam ) est décédé quand il avait treize ans.

Mais il avait obtenu beaucoup de science, beaucoup de biens et beaucoup de connaissances.

Il naquit savant, fort avec des arguments comme un lion, qui a eu la gloire, la science et la droiture.

Sa description 

Le grand Imam, notre maître ‘Abdou l-Lah Ibnou ‘Abbas que Allah l’agrée lui et son père, avait rassemblé beaucoup de mérites par le comportement et l’apparence. C’était un imam glorieux, éminent, grand, respectable, plein de raison, très intelligent.

Notre maître ‘Oumar lui avait donné ce surnom réputé, il avait dit de lui : « Un jeune homme qui vaut beaucoup d’adultes. », quand il a constaté de lui sa maturité sa grande science et son haut degré.

Et en plus de cela Allah lui a accordé une beauté et un bel aspect. Il était très beau, avec un beau visage blanc, avec une belle bouche d’une grande taille. L’émir des croyants, notre maître ‘Oumar que Allah l’agrée a dit à son sujet une fois : « Tu es certes le plus beau de nos jeunes hommes par le visage et le plus beau par la raison et celui d’entre eux qui a le plus de connaissances au sujet du Livre de Allah ‘azza wa jall ».

Sa science et sa compréhension

Abdou l-Lah Ibnou ‘ Abbas que Allah l’agrée lui et son père avait atteint un haut degré dans la science et dans la compréhension. Au point qu’il a rassemblé, alors qu’il était encore jeune,  la sagesse des personnes âgées émérites, leur maturité et c’est ce qui a amené le calife Al -Farouq ‘Oumar que Allah l’agrée a lui demandé conseil dans les différents sujets.

Il l’appelait alors qu’il était encore jeune pour les questions difficiles. Et alors qu’il y avait autour de lui les gens de Badr, les plus grands des émigrants et des partisans des compagnons du Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et ce n’est là que le résultat de l’invocation du Messager de Allah ( salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) pour que lui soit accordé la sagesse.

En effet Al-Boukhari, At TirmidhiIbnou Majah et d’autres ont rapporté de Ibnou ‘Abbas qu’il avait dit : « Le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a passé sa main sur ma tête et il a fait une invocation pour que j’ai la sagesse. » Et dans un autre hadith rapporté par Al-Hakim, le Messager de Allah ( salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a fait une invocation pour Ibnou ‘Abbas , il a dit ce qui signifie : « Ô Allah, apprends lui l’interprétation du Qour-an .»

Et dans une autre version encore, le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a fait une invocation qui signifie : « Ô Allah apprends-lui la science des loi dans la religion et enseigne lui le ta-wil. » Et ainsi, l’invocation du Messager s’est réalisée dans Ibnou ‘Abbas. Au point qu’il en est devenu un étendard et quel étendard, qui a élevé haut le niveau de la science.

Le Hafidh Ibnou l-Jawzi dans son livre Al-Majalis a dit : «Et il n’y a pas de doute que Allah a exaucé cette invocation du Messager».

En effet l’Imam Ibn ‘Abbas était en tête des savants du salaf qui ont pratiqué le ta-wil (interprétation) au sujet des versets et hadith équivoques (moutachabih), comme la parole de Allah : { يَوْمَ يُكِشَفُ عَن ساقٍ } (yawma youkchafou ‘an saq) [-sourat Al-Qalam / 42-, qui signifie : « Le jour où sera découvert un saq »]. Ibn ‘Abbas a expliqué que « saq » dans ce verset désigne l’intensité et la difficulté dues à l’angoisse au Jour du Jugement.

Retrouvez cette citation : ici

Egalement en ce qui concerne la parole de Allah {الله نور السماوات والأرض} « Allahou Nourou s-samawati wa l-Ard » [Sourat An-Nour], l’Imam Ibn ‘Abbas a expliqué que le nom de Allah An-Nour signifie que Allah est Celui qui guide.

Retrouvez cette citation : ici

Concernant le verset : {وَالسَّمَاءَ بَنَيْنَاهَا بِأَيْيدٍ وَإِنَّا لَمُوسِعُونَ} (wa s-sama-a banaynaha bi aydin wa inna lamouci’oun), l’Imam Ibn ‘Abbas a dit : « (bi aydin) c’est-à-dire par une puissance (bi qoudrah). Ce n’est pas la main qui est visée ici car Allah est exempt d’une telle chose. »

Ses connaissances et sa sagesse étaient grands. Depuis son jeune âge il recherchait les sciences et il la cueillait où il la trouvait. C’est pour cela qu’il venait et qu’il demandait la permission de passer la nuit dans la maison de sa tante maternelle, Maymouna, l’épouse du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) pour observer ce que le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) faisait pendant la nuit. Il apprenait de lui et il le prenait pour modèle. Et il multipliait ses questions aux compagnons du Prophète ( ‘alayhi s-salatou wa s-salam).

Ibnou ‘Abbas disait : « Et quand j’apprenais qu’un homme avait un hadith, et que j’allai le voir et je le trouvai faisant la sieste je mettais ma cape sous ma tête et je dormais au niveau de sa porte et le vent soufflait sur moi le sable jusqu’à ce que l’homme se réveille de sa sieste, et qu’il sorte et qu’il me voit et qu’il me dise : « Ô toi le fils de l’oncle paternel du Messager de Allah, qu’est ce qui t’a amené ? Tu aurais pu m’envoyer quelqu’un et c’était moi qui serais venu te voir. »

Il lui disait : « Non, toi tu mérites plus que je vienne à toi». Il lui demandait le hadith et il l’apprenait de lui. En persévérant avec cette grande ardeur pour l’apprentissage de la science, il a obtenu ce qui était une provision pour lui dans sa religion et dans son bas-monde. Puisqu’il a rapporté le hadith du Messager, Mouhammad (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam).

Avec une bonne maitrise, et il l’a rapporté également de  ‘Oumar, de ’Outhman, de ‘Ali,  de ‘Abdou r-Rahman Ibnou ‘Awf, de Abou Dharr, de ‘Oubayb Ibnou Ka’b ainsi que de son père, Al-‘Abbas, ainsi que de beaucoup de ses compagnons. Beaucoup de successeurs et des maîtres des successeurs parmi les plus honorable ont rapporté de lui comme Sa’id Ibnou Joubayr, Moujahid, Ach-Charbi, Al-Haçan, Ibnou Sirin et beaucoup d’autres qui ont profité de lui et de ce que Ibnou ‘Abbas a profité de la bonne guidée du Messager honorable et de ses honorables compagnons.

Ainsi Ibnou ‘Abbas a obtenu grâce aux bénédictions de l’invocation du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) ce qui lui a accordé ce grand rôle dans la science.

Ainsi il prenait le cœur des hommes quand il rapportait le hadith, et il écoutait attentivement quand on lui rapportait le hadith. Il avait une connaissance qui éclairait les cœurs pour l’interprétation du Qour-an, dans les sciences de la jurisprudence et également dans le hadith, l’histoire, la langue arabe, la littérature jusqu’à devenir la destination de ceux qui recherchent, de ceux qui apprennent. les gens venaient le voir par groupe, les uns à la suite des autres pour apprendre le hadith, pour apprendre la jurisprudence.

Et voici ce qui a été rapporté de l’un de ses compagnons . Il a dit : « J’ai vu les gens se rassemblés devant sa porte au point que la route ne les contenait plus. Personne ne pouvait venir ni partir. Alors je suis rentré pour le lui annoncer, qu’ils étaient devant sa porte, il a dit : « Prépare moi l’eau pour le woudou », il a fait le woudou, il s’est assis et il a dit : « Sors et appelle celui qui veut demander au sujet du Qour-an et de son ta-wil. » Je suis sorti et je leur ai donné la permission. Ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé une seule question, sans qu’il leur ai répondu et qu’il leur ai appris plus que ce qu’ils avaient demandé. Puis il leur a dit : « Vos frères maintenant. » Ils sont sortis pour laisser  la place à d’autres. Puis il m’a dit : « sors et appelle ceux qui veulent demander au sujet de ce qui est licite et de ce qui est interdit et la jurisprudence, et ce qui est de la sorte, qu’ils entrent. » Il a dit : « Je suis sorti et je leur ai donné la permission. » Ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé une seule question, sans qu’il leur ai répondu et qu’il leur ai ajouté en plus de ce qu’ils avaient demandé. Puis il leur a dit : « Vos frères après vous. » Ils sont sortis. Puis il m’a dit : « Sors et appelle ceux qui veulent demander sur la science de l’héritage et ce qui est de cet ordre. Qu’ils entrent », « Je suis sorti et je leur ai donné la permission. » Ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé une seule question sur un sujet, sans qu’il leur ait répondu et qu’il leur ait appris plus que ce qu’ils avaient demandé. Puis il leur a dit : « Vos frères maintenant. » Puis il m’a dit : « Sors et appelle, ceux qui ont des questions sur la langue arabe, sur la poésie et sur ce qui est étrange dans les paroles. Qu’ils entrent »Il a dit : « ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé la question sur une chose sans qu’il leur ai ajouté en plus de ce qu’ils avaient demandé » Celui qui rapporte a dit : «  Si tout Qouraych tirait leur fierté de cela, cela leur aurait été suffisant. Je n’ai pas vu cela accordé à quelqu’un d’autre que lui.». Cela a été rapporté par Ibnou l-Jawzi dans Siffatou s-Safwah et d’autres que lui.

Une partie de ce qui est rapporté de lui

L’imam Ibnou ‘Abbas que Allah l’agrée lui et son père en plus de ce qui a été cité avait un haut degré dans le comportement, l’attachement à la religion, la générosité, il était extrêmement généreux en donnant de l’argent et des cadeaux aux gens. Tout comme il était généreux avec la science et la connaissance. Un jour alors qu’il était chargé par l’imam ‘Ali Ibnou Abi Talib à Al-Basrah, le glorieux compagnon Abou Ayyoub Al Ansari que Allah l’agrée vint à lui et Ibnou ‘Abbas lui a dit : « Je voudrai te rétribuer pour avoir inviter le Messager (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) ». En effet Abou Ayyoub avait accueilli le Messager chez lui après son émigration. Ibnou ‘Abbas lui donnait et l’honorait jusqu’à ce qu’il ait sa maison et ce qu’elle contient et il est sorti en la laissant à Abou Ayyoub que Allah l’agrée.

C’était quelqu’un qui s’adonnait aux actes d’adoration, qui était ascète, qui craignait Allah ‘azza wa jall, qui pleurait beaucoup lorsqu’il faisait la prière ou qu’il récitait le Qour-an.

Il veillait la nuit en adoration et il jeûnait le jour. Certains de ceux qui étaient de sa compagnie rapportent de lui, il a dit : « J’ai été le compagnon de Ibnou ‘Abbas de la Mecque jusqu’à Médine. Il accomplissait deux rak’ah lorsqu’il faisait halte et en plus il se levait la moitié de  la nuit , et il récitait le Qour-an lettre après lettre. Et il pleurait beaucoup quand il récitait. » Et d’après Abou Ghaja, il disait : « J’ai vu Ibnou ‘Abbas et j’ai vu le bas de ses paupières, les paupières d’en dessous ses yeux qui était comme un lacet d’un soulier usé tellement il pleurait. » rapporté par Adh-Dhahabi dans As Siyar.

Ici quelque chose d’important à noter au sujet de ‘Abdou l-Lah Ibnou ‘Abbas que Allah l’agrée lui et son père.

A savoir son grand courage et sa grande bravoure dans la guerre. En effet quand il y avait eu la bataille entre ‘Ali que Allah l’agrée et Mou’awiyyah, il avait eu des positions qui indiquent sa grande intelligence et son grand courage et sa stratégie militaire. En effet, durant toute la période du différent il avait eu avec Mou’awiyyah, lorsque celui ci était contre ‘Ali,  Ibnou ‘Abbas était au côté de l’imam équitable ‘Ali que Allah l’honore. Il était un de ses bras droits qui était à ses ordres, qui exécutait ce qu’il lui demandait. Et avec tout cela il était un héros qui maîtrisait la guerre et qui n’était pas perturbé pour faire face au faux. Et il a marché sur cette voie durant des années. Et il a reçu la nouvelle de l’assassinat de Al-Houçayn que Allah l’agrée et il était extrêmement triste pour cela, il est resté chez lui pour vaquer à ses occupations, ordonnant le bien et interdisant le mal et multipliant les actes d’obéissance.

Son décès 

Ibnou ‘Abbas a vécu une longue période en prodiguant la science et la sagesse, en diffusant la science entre les gens. Son parfum embaumait dans les différents pays, jusqu’à ce que la mort vienne à lui en l’an 68 de l’Hégire. Il avait soixante et onze ans, son décès avait eu lieu à At-Ta-if. Quand ils sont sortis pour emmener son corps, un oiseau éminent blanc, est venu jusqu’à entrer dans son linceul puis les gens ne l’ont plus vu. Les gens pensaient que c’était l’image de sa science. Dans As-Siyat d’après Salim al-Aftaws d’après Sa’id il a dit : Ibnou ‘Abbas est mort à At-Ta-if. Puis il a dit : « Un oiseau qu’on avait pas vu était venu avec son apparence et était rentré dans son linceul. On ne l’avait pas vu sortir. Quand il a été enterré cette ‘ayah a été récité au niveau de la tombe sans savoir qui l’avait récité.

Sourat Al-Fajr (‘ayah 27 jusqu’à 30) ce a pour sens : « Ô toi âme sereine retourne au jugement de ton Seigneur satisfaite et agréée, retourne dans mes esclaves et entre au paradis. »

Que Allah t’agrée Ibnou ’Abbas et que Allah nous profite par toi et nous rassemble avec toi dans les jardins du paradis.

Retrouvez des articles en lien avec l’Imam Ibn ‘Abbas : ici

Le Chaykh Al-Ghoumâri met en garde contre ceux qui interdisent le tawassoul

Sujet : La propagande anti-tawassoul des wahhabites

Ar-Raddou l-Mouhkamou l-Matin Al-Ghoumari   Al Ghoumari mise en garde wahhabite - tawassoul

Dans l’introduction de son livre « Ar-Raddou l-Mouhkamou l-Matîn », le Chaykh ‘Abdoullâh Al-Ghoumâri a dit :

« إن طائفة من المتنطعين، ومن حذا حذوهم من المتهوسين والمتهوكين، قد أكثروا الصراخ والضجيج وبالغوا في الصياح والنئيح، ونادوا بالويل والثبور، وفاهوا بعظائم الأمور، وزعموا – زورًا وبهتانًا – أن من زار قبر من قبور الأنبياء أو الأولياء، وتوسل بصاحبه إلى الله أو أستشفع به لديه خرج من زمرة الموحدين، ودخل في عديد المشركين، كبرت كلمة تخرج من أفواههم إن يقولون إلا كذبًا، فرقوا بذلك بين جماعة المسلمين، واتخذوا من ضعفاء العقول أنصار لنحلتهم يروجونها بأساليب تشبه الحق وليست بحق، فلبسوا على العامة أمر دينهم بما ألقوا إليهم من دعاوي كاذبة منمقة وأقاويل باطلة مروقة، فعظمت بهم الفتنة، وجسمت المحنة، شغلوا الناس عن الواجب المندوب، وألهوهم عن الأهم بما ليس بمهم، أينما ذهبت وجدتهم يكفرون أصحاب التوسل والزيارة، بآيات نزعوا بها في غير منزعها، وحرفوها عن مواضعها »

« Il y a un groupe de gens égarés et de ceux qui les ont suivi qui ont un mauvais comportement, ils ont multiplié les hurlements et les cris, il ont exagérés et ils ont prétendu calomnieusement et mensongèrement que celui qui visite une tombe de prophète ou de saint ou qui fait le tawassoul par celui qui est enterré et l’a pris pour cause pour demander à Allâh ou il a demandé son intercession, selon eux, il serait sorti du groupe des croyants et il serait devenu du nombre des associateurs.
Ils ont ainsi semé la discorde au sein des musulmans et ils ont pris ceux qui sont faible d’esprit comme partisans pour leurs idées. Ils déclarent mécréants ceux qui font le tawassoul et la visite en prétendant cela par des versets qu’ils ont cité en dehors de leur contexte et qu’ils ont déformé de leur véritable signification »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) du Maghreb, le Chaykh Abou l-Fadl ‘Abdou l-Lâh Ibnou Mouhammad As-Siddîq Al-Ghoumâri Al-Hassani est décédé en 1413 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 30 ans.

– Son livre « Ar-Raddou l-Mouhkamou l-Matin » est un ouvrage dans lequel il met en garde contre la secte wahhabite.

– Ici, le chaykh Al-Ghoumâri dénonce les wahhabites qui prétendent mensongèrement et sans aucun argument valable selon la loi de l’Islâm que le tawassoul serait du chirk. En effet, ils prétendent qu’il n’est pas permis de visiter la tombe d’un prophète ou d’un saint, ni de demander à Allâh en mentionnant le nom d’un prophète ou d’un saint. Voir à ce sujet :

– Le tawassoul est le fait de demander à Allâh l’obtention d’un profit ou l’empêchement d’une nuisance et ce, par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint, par honneur pour celui par lequel le tawassoul est fait. Faire le tawassoul est permis en leur présence et en leur absence tout comme l’indique les preuves selon la Loi de l’Islâm. Le tawassoul ne constitue donc pas une adoration pour autre que Allâh.

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) enseigna lui-même le tawassoul aux compagnons et les compagnons le pratiquaient également après son décès (صلى الله عليه وسلم). [Rapporté par At-Tabarâni]

– Ainsi, le tawassoul est une pratique qui est permise selon l’unanimité des musulmans comme le rapporte l’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki [Dans son livre Chifâ-ou s-Saqâm]

– L’adoration (al-‘Ibâdah) : c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission, comme l’a mentionné l’Imâm Moujtahid, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Taqiyyou d-Dîn As-Soubki.

Ainsi le simple fait d’appeler (nidâ) un vivant ou un mort ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh, ni le simple fait de glorifier (ta’dhîm) ou de faire al-istighâthah (la recherche du renfort) par autre que Allâh. De même, le simple fait de visiter la tombe d’un saint pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions) ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, le simple fait de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander aux gens ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, la formule de al-isti’ânah (demande d’aide) à autre que Allâh ta’âlâ ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. Egalement, la simple humilité n’est pas une adoration envers autre que Allâh car sinon, tous ceux qui font preuve d’humilité avec les rois et les nobles seraient devenus mécréants.

C’est-à-dire que tout cela n’est pas du chirk (le fait d’attribuer des associés à Allâh), car la définition de l’adoration (al-‘ibâdah) selon les spécialistes de la langue ne s’applique pas à tout cela. En effet, pour eux, l’adoration (al-‘ibâdah) comme nous venons de le voir est l’obéissance avec la soumission. Voir à ce sujet l’explication de l’Imâm du Salaf, le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Aboû Is-hâq Ibrâhîm Az-Zajjâj : ici.

– Retrouvez d’autres articles au sujet du tawassoul et du tabarrouk : ici.

Le loughawi Az-Zajjâj (du salaf) donne la définition de l’adoration (al-‘ibâdah)

Sujet  : Qu’est-ce que l’adoration ?

az-zajjaj - tafsir ma'ani al qour'an   Ma’ani Al-Qour-an tome 1 - Az-Zajjaj   Az-Zajjaj definition adoration - ibadah - tafsir

Dans son tafsîr « Ma’âni Al-Qour-ân», lors de l’explication de la parole « إِيَّاكَ نَعۡبُدُ » « iyyâka na’boudou » (soûrat Al-Fâtihah), l’Imâm Az-Zajjâj a dit :

« معنى العبادة في اللغة الطاعة مع الخضوع »

« L’adoration (al-‘ibâdah) dans la langue [arabe] c’est l’obéissance avec la soumission [extrême] »

Informations utiles :

– L’Imâm, l’exégète (Moufassir), le Spécialiste de la langue Arabe (Loughawi), le Grammairien (Nahwi) Aboû Is-hâq Ibrâhîm Ibnou Mouhammad Ibnou s-Sourri Az-Zajjâj Al-Baghdâdi, est l’un des linguistes les plus connus, il faisait partie des gens du Salaf, il est né en 241 et il est décédé en 311 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1120 ans. Il est souvent cité comme référence par les exégètes (moufassiroûn).

  • Al-Khatîb Al-Baghdâdi a dit de lui : « Il était parmi les gens honorables et versés dans la religion, il avait une bonne croyance et un bon madh-hab». [Târîkh Baghdâd]
  • Ibn Khallikân a dit le concernant : « Il était parmi les gens de science, de bonne manière et versé dans la religion». [Wafayâtou l-A’yân]
  • An-Nawawi a dit à son sujet : « L’Imâm dans la langue Arabe ». [Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât]
  • Ibn Kathîr a dit de lui : « Il était vertueux et versé dans la religion, il avait une bonne croyance et il était auteur de bons ouvrages, et parmi eux “Ma’âni Al-Qour-ân” et d’autres ouvrages bénéfiques.». [Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’Imâm, le grammairien (Nahwi) de son époque». [Siyarou A’lâmi n-Noubalâ]

– Le spécialiste de la langue arabe (loughawi) Al-Azhari a également rapporté cette définition de l’Imâm Az-Zajjâj dans son livre « Tahdhibou l-Loughah ». Et Al-Azhari fait également parti des loughawi du salaf. De même Ibn Mandhoûr a rapporté cette définition de l’Imâm Az-Zajjâj dans son célèbre ouvrage « Liçânou l-‘arab ».

– D’autres savants ont tenu des définitions similaires tels que :

  • Le linguiste Al-Azhari qui a dit : « L’adoration dans la langue c’est l’obéissance avec humilité et soumission [extrême] » [Tahdhibou l-Loughah]
  • Le linguiste Al-Farrâ qui a dit : « Le sens de l’adoration dans la langue c’est l’obéissance avec humilité et soumission [extrême] » [Rapporté par Ibn Mandhoûr dans Liçânou l-‘arab]
  • L’Imâm Abou l-Moudhaffar As-Sam’âni (m.489 H.) qui a dit : « L’adoration, c’est l’obéissance avec humilité et soumission [extrême] » [Dans son tafsîr]
  • Le linguiste Abou l-Qâçim Ar-Râghib Al-Asbahâni (m.502 H.) qui a dit : « L’adoration, c’est l’extrême soumission » [Al-Moufradât] ;
  • Le linguiste Al-Fayyoûmi (m.770 H.) qui a dit : « L’adoration, c’est l’humilité et la soumission [extrême] » [Al-Misbâhou l-Mounîr] ;
  • Ibnou l-Athîr qui a dit : « Le sens de l’adoration, dans la langue, c’est l’obéissance avec humilité et soumission [extrême] » [Rapporté par Az-Zabîdi dans Tâjou l-‘Aroûs et d’autres]
  • L’Imâm, le Linguiste Aboû Hayyân Al-Andalouçi qui a dit : « L’adoration c’est la soumission, c’est ce qu’a dit la majorité (joumhoûr) [des spécialistes de la langue Arabe]» [Al-Bahrou l-Mouhît].
  • L’Imâm, le linguiste Taqiyyou d-Dîn As-Soubki (m.756 H.) qui a dit : « L’adoration, c’est l’extrême limite de l’humilité et de la soumission » [Fatâwâ As-Soubki].

– À partir de cette définition de l’adoration, on a su que ce terme ne désigne pas la simple obéissance, ni le simple appel, ni la simple demande de secours ou d’aide, ni la simple crainte, comme le croient à tort certaines personnes.

– En effet, le simple fait d’appeler (nidâ) un vivant ou un mort ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh, ni le simple fait de glorifier (ta’dhîm) ou de faire al-istighâthah (la recherche du renfort) par autre que Allâh. De même, le simple fait de visiter la tombe d’un saint pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions) ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, le simple fait de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander aux gens ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, la formule de al-isti’ânah (demande d’aide) à autre que Allâh ta’âlâ ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. Egalement, la simple humilité n’est pas une adoration envers autre que Allâh car sinon, tous ceux qui font preuve d’humilité avec les rois et les nobles seraient devenus mécréants.

C’est-à-dire que tout cela n’est pas du chirk (le fait d’attribuer des associés à Allâh), car la définition de l’adoration (al-‘ibâdah) selon les spécialistes de la langue ne s’applique pas à tout cela. En effet, pour eux, l’adoration (al-‘ibâdah) comme nous venons de le voir est l’obéissance avec la soumission.

Biographie : Imam At-Tabarani

Imam At-Tabarani

Sa biographie

Il est le Hafidh Abou l-Qacim Soulayman, fils de Ahmad, fils de Ayyoub, fils de Matir Al-Lakhmi, que Allah ta’ala lui fasse miséricorde. Il est originaire de Tabariyyah –Tybériade– (Tibériade) du Cham. Il est né en l’an 260 de l’Hégire.

Le Hafidh At-Tabarani était le plus réputé des gens de son époque dans la science du hadith et dans sa maîtrise. Il connaissait le tafsir –Exégèse– et il était spécialiste de jurisprudence. Il était telle une épée sur le cou des irréligieux, des mauvais innovateurs comme les jahmiyy, les mou’tazilah et d’autres. Il leur a ainsi répliqué par de nombreux ouvrages dans lesquels il a indiqué leur déviation et auxquelles il a répliqué. Il a ainsi excellé dans ses répliques. En plus de tout cela, il a une excellente mémorisation, une large science, une extrême intelligence et une très bonne conduite. Tout comme il était connu pour son indulgence, pour son haut degré et pour son courage et son abnégation pour défendre la vérité.

Ses Chaykh

L’Imam At-Tabarani a voyagé vers Asbahan une première fois en l’an 290 puis il l’a laissée pendant un certain temps et y est retourné à nouveau en l’an 310 ou 311 afin d’entendre le hadith de Abou Bakr fils de Ahmad, fils de ‘Amr, fils de ‘Asim An-Nabil, ainsi que de  ‘Abdoul-Lah fils de Mouhammad, fils de Zakariyya. Seulement, il n’a pas pu les rencontrer parce qu’ils étaient décédés avant son entrée à Asbahan.

Il a alors entendu le hadith de ceux qu’il a pu rencontrer, de ses Chaykh comme Ibrahim fils de Mouhammad, connu sous le nom de Na-ilah et Mahmoud fils de Ahmad, fils de Al-Faraj et Ibrahim fils de Matawayh et Mouhammad fils de Al-‘Abbas Al-Akhram et Mouhammad fils de Yahya fils de Mandah et il a rapporté de nombreux autres parmi les émérites qu’il est difficile de citer tous.

La mention de certains qui ont rapporté de lui

Quant à ceux qui ont pris de lui la science, ils sont nombreux. Abou Bakr Mouhammad fils de ‘Abdou r-Rahman que Allah lui fasse miséricorde a dit : « Soulayman fils de Ahmad, fils de Ayyoub At-Tabarani a cité le hadith du Prophète. Il a transmis aux gens le hadith du Prophète dans la ville de Asbahan durant soixante ans. Ainsi, les pères ont entendu de lui, ensuite c’était les fils, ensuite les petits-fils qui ont ainsi rejoint leurs grands-pères dans le fait d’entendre le hadith du Prophète de At-Tabarani ».

Un groupe des plus grands Mouhaddith ont rapporté de lui comme Ibnou ‘Ouqdah, Abou ‘Aliyy As-Sahhaf, Abou ‘Abdi l-Lah fils de Khafif, le Qadi Abou Ahmad Al-‘Assal, Ibrahim fils de Mouhammad fils de Hamzah et Abou ch-Chaykh et beaucoup d’autres encore. Et parmi les plus récents, figure un nombre qu’il est plus difficile de compter.

Sa croyance

L’Imam At-Tabarani avait la croyance authentique des gens de Ahlou s-Sounnah wa-l Jama’ah.

Il faisait parti des savants du salaf qui ont fait une interprétation détaillée des versets concernant l’istiwa de Allah.

En effet, il a dit dans son tafsir connu sous le nom de « Tafsir al-Kabir », lors de l’explication de Sourat Al-A’raf verset 54 qui comprend la partie { ثُمَّ ٱسۡتَوَىٰ عَلَى ٱلۡعَرۡشِ } (thoumma stawa ’ala l-’arch)  :

« والاستواء: الاستيلاء، ولم يـزل الله سبحانه مستوليا على الأشياء كلها، إلا أن تخصيص العرش لتعظيم شأنه»

« Al-Istiwa (c’est-à-dire) la domination par la toute puissance (Al-Istila). Et Allah soubhanah par Sa puissance éternelle domine toute chose sans changement, néanmoins la mention du Trône de façon particulière est destinée à magnifier son statut »

Retrouvez cette citation : ici

Egalement  l’Imam At-Tabarani a expliqué dans son tafsir le verset { ءأمنتم من في السماء } (a-amintoum man fi s-sama),  en disant : « Celui dont la souveraineté, la puissance et la royauté est au ciel ».

L’Imam At-Tabarani a également interprété la ayah {وجاء ربك} (wa ja-a rabbouka), en disant : « Et viendra l’ordre de ton seigneur ».

Concernant le verset  {وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ } (wa houwa l-Qahirou fawqa ‘ibadih), il a dit : « Le terme « fawqa » dans ce verset ne désigne pas l’endroit ». En effet Allah ta’ala existe sans endroit et sans direction.

Et son tafsir contient encore de nombreuses explications de ce type concernant l’exemption de Allah de toute ressemblance avec Ses créatures.

Les faits remarquables qui ont été rapportés de lui

Parmi ce dont Allah ta’ala a honoré l’Imam At-Tabarani, il y a la modestie et le fait de délaisser l’orgueil pour la recherche de la science. Il disposait en plus d’une maturité d’esprit, d’une éloquence dans le parler et d’une beauté dans les paroles. Plus que cela encore, le Créateur Allah ‘azza wa jall l’a honoré par la vision du Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam dans le songe, dans le rêve à plusieurs reprises tout comme l’ont rapporté ses contemporains parmi les gens de la science. Il a ainsi obtenu la bonne nouvelle d’avoir une fin heureuse. Il a été rapporté de lui que Allah lui fasse miséricorde qu’il a dit : « Et j’ai vu ‘Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, dans le rêve comme s’il était dans un palais élevé et j’étais chagriné en train de réfléchir au sujet de certaines de mes affaires. Il me disait à haute voix l’invocation qui signifie : Ô Allah suffit moi des choses qui me tourmentent des sujets du bas-monde et de l’au-delà ».

L’Imam At-Tabarani que Allah l’agrée était sur le chemin de droiture. Il était attaché à ce sur quoi était le Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam ainsi que ses compagnons en terme de croyance. Il reconnaissait les gens de mérite et il glorifiait notre maître Mouhammad salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam.

Il avait pour croyance que le tawassoul par les Prophètes et les saints est une chose permise, une chose approuvée dans la Loi, et que le Prophète et les saints sont profitables par la volonté de Allah durant leur vie et après leur mort.

Il est l’un des ces illustres qui ont rapporté le hadith dans lequel le Messager salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam a enseigné à l’homme aveugle de faire le tawassoul par lui. Cet aveugle a fait le tawassoul –l’invocation par le degré– par le Prophète en son absence. Ensuite, il est revenu à l’assemblée du Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam en ayant recouvert la vue. Le Messager de Allah salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam avait enseigné à cet homme aveugle de dire ce qui ce signifie :

« Ô Allah, je Te demande et je m’adresse à Toi par Ton Prophète Mouhammad, le Prophète de la miséricorde. Ô Mouhammad je m’adresse par Toi à mon Seigneur pour mon affaire (et il l’a mentionnée) afin qu’elle soit réglée  ».

Le Hafidh At-Tabarani, que Allah lui fasse miséricorde, a dit dans son Mou’jam après avoir mentionné ce hadith : « Et ce hadith est sahih ». Bien qu’il n’est pas de son habitude de mentionner que le hadith est sahih –sûr–. Malgré le fait que son livre Al-Mou’jam était très grand, il n’avait pas dit d’un seul hadith qu’il avait mentionné, même s’il était sahih, il n’a pas dit : « le hadith est sahih » mis à part ce hadith-là !

Ibnou l-Jawzi Al-Hanbali a rapporté dans son livre Al-Wafa bi Ahwali l-Moustafa –les paroles larges au sujet de l’état du Prophète élu– d’après Abou Bakr Al-Minqari qu’il a dit :

« Il était avec At-Tabarani ainsi que Abou ch-Chaykh dans l’enceinte sacrée du Messager de Allah salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam, c’est-à-dire auprès de sa tombe, et nous étions dans un état difficile. La faim nous avait fortement éprouvés. Nous avions poursuivi le jour sans manger. Lorsqu’était venu le temps de al-‘icha, j’étais resté auprès de la tombe du Messager de Allah salla l-Lahou ‘alayhi wa sallamet j’ai dit : « Ô Messager de Allah, je me plains à toi de la faim ». Puis je suis parti.Abou ch-Chaykh m’a alors dit : « Assieds-toi, soit notre subsistance vient à nous, soit ce sera la mort ». Abou Bakr a dit : « Je me suis assoupi moi, ainsi que Abou ch-Chaykh. At-Tabarani était assis en train de réfléchir au sujet de quelque chose. C’est alors qu’est venu à la porte un homme de le famille de ‘Ali Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée. Il a frappé à la porte et avec lui, il y avait deux jeunes hommes et chacun d’entre eux avait un grand récipient qui contenait beaucoup de nourriture. Nous nous sommes alors assis et nous avions mangé. Et nous avions cru que le reste, le jeune homme allait le prendre. Mais il était parti et il a laissé auprès de nous le reste de nourriture. Lorsque nous avions terminé de manger, l’homme nous a dit : «Vous êtes-vous plains au Messager de Allah salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam ? J’ai vu le Messager de Allah dans le rêve, m’ordonner de vous ramener de la nourriture ».

Nous nous étonnons de l’état de ceux qui ont le cœur dur, qui renient le tawassoul, qui déclarent mécréants les musulmans dans les orients de la terre et  ses occidents et qui les accusent d’être associateurs parce qu’ils font le tawassoul à Allah par les Prophètes et les Saints. Que font-ils des hadith qui ont été rapportés dans lesquels le Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam a enseigné à ses compagnons le tawassoul ? Qu’ont-ils fait des paroles et des actes des savants du Salaf et du Khalaf. Et ce qui est encore plus étonnant, c’est qu’ils prétendent qu’ils sont sur la voie du Salaf et qu’ils suivent la Loi. Alors que selon leur prétention et leur croyance, ils ont déclaré mécréant notre maître Mouhammad salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam lui qui nous a amené le jugement de la Loi. Ils l’ont considéré comme quelqu’un qui déclare l’association, qui l’enseigne, que Allah nous préserve de pareil égarement. En effet, le Prophète a enseigné à l’homme aveugle de faire le tawassoul par lui en son absence. Nous demandons à Allah qu’Il nous préserve de la mort des cœurs, de l’égarement et de la déviation.

La mention de certains de ses ouvrages

At-Tabarani que Allah lui fasse miséricorde, avait une large science et beaucoup de compositions. Parmi les plus réputées qu’il a composées, le Al-Mou’jam Al-Kabir en deux cent volumes. Le livre Al-Mou’jam Al-Awsat en vingt-quatre volumes, le livre Al-Mou’jam As-Saghir en sept volumes, Mousannad Al-‘Acharah en trente volumes,Mouradou ch-Chamiyyin en dix volumes, Kitabou n-Nawadir en dix volumes, Kitabou l-Fawa-id en dix volumes, Kitabou Dala-ili n-Noubouwwah en dix volumes, Kitabou t-Tiwalat en trente volumes, Kitabou t-Tafsir, Kitabou r-Raddi ‘ala l-mou’tazilah –la réplique aux mou’tazilah–, Kitabou r-Raddi ‘ala l-jahmiyyah –la réplique contre les jahmiyy–, et beaucoup d’autres encore.

Ainsi ce qui a été retrouvé parmi ses ouvrages a atteint un nombre supérieur à cent dans différentes sciences et différents arts.

Son décès

L’Imam le Hafidh Abou Bakr Ahmad fils de Mouça fils de Mardawayh a dit : « Soulayman fils de Ahmad fils de Ayyoub At-Tabarani était mort le mois de Dhou l-Qa’dah un samedi ». Et il a été enterré le dimanche deux nuits avant la fin de ce mois-là, de l’an 360 de l’Hégire à la porte de la ville de Asbahan auprès de la tombe de Hamamah Ad-Dawsi que Allah l’agrée le compagnon du Messager de Allah salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam. Sa tombe est connue et elle est visitée. Il avait un fils qui s’appelait Mouhammad qui était surnommé Abou Dharr et il avait une fille qui s’appelait Fatimah. La mère de Fatimah s’appelle Asma fille de Ahmad fille Mouhammad fils de Chadharah Al-Khatib. Il a été cité qu’elle jeûnait un jour et qu’elle ne jeûnait pas le lendemain. Et elle ne dormait que très peu la nuit que Allah lui fasse miséricorde.

Que Allah fasse miséricorde à l’Imam At-Tabarani et qu’Il le rétribue en bien pour les gens de l’Islam.

Retrouvez des articles en lien avec l’Imam At-Tabarani : Ici .

Le Chaykh Al-Bouhoûti confirme qu’on ne se base pas sur le calcul pour déterminer Ramadân

Sujet : A quel moment début le mois de Ramadân.

al-bouhouti - Kach-chafou l-Qina’   Al-Bouhouti - on ne se base pas sur le calcul pour ramadan

Dans son livre « Kach-châfou l-Qinâ’ », le Chaykh Al-Bouhoûti Al-Hanbali a dit :

« وإن نواه أي صوم يوم الثلاثين من شعبان بلا مستند شرعيّ من رؤية هلاله أو إكمال شعبان أو حيلولة غيم أو قتر ونحوه  ان صامه لحساب ونجوم ولو كثرت إصابتهما أو مع صحو فبان منه لم يجزئه صومه لعدم استناده لما يعوّل عليه شرعًا »

« Et s’il a fait l’intention de jeûner le trentième jour de Cha’bân sans aucun argument légal tel que la vue de son croissant [c’est-à-dire du croissant de Ramadân], l’accomplissement de Cha’bân [à trente jours] ou la présence de nuages, de difficultés ou de ce qui est équivalent, comme dans le cas de celui qui a jeûné en se basant sur le calcul et l’astronomie, même si plusieurs de leurs conclusions convergent, ou bien si le ciel est dégagé mais il n’a pas fait d’observation, alors son jeûne ne le décharge pas parce qu’il ne s’est pas basé sur ce qui est un argument du point de vue de la Loi de l’Islâm »

Informations utiles :

– Le Chaykh, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Mansoûr Ibn Yoûnous Al-Bouhoûti Al-Misri Al-Hanbali est né en 1000 à Bouhoût (Egypte) et il est décédé en 1051 de l’Hégire (رحمه الله) au Caire (Egypte), c’est-à-dire il y a environ 385 ans. Il est l’un des plus connus parmi les Faqîh Hanbali des derniers siècles.

– Ici, il dit clairement qu’il n’est pas valable de se baser sur le calcul pour déterminer le début du mois de Ramadân.

– En effet le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« لا تقَدّموا رمضان بيوم أو يومين صُوموا لِرُؤيَتِهِ وأَفْطِروا لرؤيته فإن غُمَّ عَلَيكُم فَأَكْمِلُوا عِدَّةَ شَعْبَان ثَلاثين يوماً »

Cette parole signifie : « N’anticipez pas Ramadân d’un jour ou deux. Jeûnez à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si vous ne l’avez pas vue, poursuivez le compte de Cha’bân à trente jours » [rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim].

– Et il a dit également (صلى الله عليه وسلم)  :

« إنا أمة أمية لا نكتب ولا نحسب الشهر هكذا وهكذا يعني مرة تسعة وعشرين ومرة ثلاثين »

Ce qui a pour sens : « Nous somme une communauté ‘oummiyyah [c’est-à-dire pour la plupart] qui n’écrivons pas et ne calculons pas. Le mois est ainsi, soit ainsi soit ainsi ; c’est-à-dire soit 29 soit 30 jours » [rapporté par Al-Boukhâri et d’autres]

– Ce jugement fait l’objet de l’unanimité dans les 4 écoles de fiqh et chez les gens du Salaf. Ce jugement ne change pas en fonction des années ni des avancées technologiques.

– De nombreux savants ont confirmé qu’il n’est pas valable de se baser sur le calcul astronomique pour déterminer le début et la fin du mois de Ramadân. Parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah ;
  • L’Imâm Mâlik ;
  • L’Imâm Ach-Châfi’i ;
  • Le Hâfidh Abou l-Walîd Al-Bâjî Al-Mâliki (qui rapporte l’unanimité des gens du salaf) [Rapporté par Ibn Hajar dans Fath al-Bârî] ;
  • Al-Qâdî Ibnou Rouch Al-Jadd Al-Mâliki (qui rapporte l’unanimité) [Dans son livre Al-Jâmi’ mina l-Mouqaddimât] ;
  • L’Imâm Al-Mâziri Al-Mâliki ;
  • Le Chaykh Mouwaffaqou d-Dîn Ibnou Qoudâmah Al-Hanbali ;
  • Al-Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki ;
  • Al-‘Allâmah Al-Qarâfi Al-Mâliki (qui rapporte l’unanimité des gens du salaf) [Rapporté par Mayyârah dans Ad-Dourrou th-Thamîn] ;
  • Chaykh al-Islâm An-Nawawi Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Ibnou Bazîzah At-Toûniçi Al-Mâliki ;
  • Le Chaykh Ibnou Rajab Al-Hanbali ;
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi Ach-Châfi’i ;
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni Ach-Châfi’i [Dans son livre Fath Al-Bârî] ;
  • Le Hâfidh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni Al-Hanafi ;
  • Le Mouhaddith Al-Qastallâni Ach-Châfi’i ;
  • Chaykh al-Islâm Zakariyâ Al-Ansâri Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Al-Hattâb Al-Mâliki ;
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami Ach-Châfi’i [Dans son livre Al-Minhâjou l-Qawîm]
  • Le Chaykh Chamsou d-Dîn Ar-Ramli Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî Al-Hanafi (qui rapporte l’unanimité) ;
  • Le Chaykh Al-Mounâwi Ach-Châfi’i ;
  • Al-‘Allâmah Al-Bouhoûti Al-Hanbali [Dans son livre Kach-châfou l-Qinâ’] ;
  • Le Chaykh Mouhammad Mayyârah Al-Fâçi Al-Mâliki (qui relate l’unanimité) [Dans son livre Ad-Dourrou th-Thamîn] ;
  • Le Chaykh Al-Haskafi Al-Hanafi ;
  • L’assemblée de savants Hanafites qui ont compilé l’ouvrage « Al-Fatâwâ Al-Hindiyyah » ;
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki ;
  • Le Hâfidh Mourtadâ Az-Zabîdi Al-Hanafi (qui rapporte l’unanimité) ;
  • Al-‘Allâmah Mouhammad ‘Arafah Ad-Doussoûqi Al-Mâliki ;
  • Al-‘Allâmah Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi (qui rapporte l’unanimité) [Dans son livre Raddou l-Mouhtâri] ;
  • Le Chaykh Mouhammad ‘Illaych Al-Mâliki (qui rapporte l’unanimité) ;
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri [Dans son livre Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah] ;
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari Al-Mâliki [Dans son livre Ad-Dînou l-Khâlis] ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari (qui rapporte l’unanimité) [Jâmi’ou l-Khayrât] ;
  • Et beaucoup d’autres…

– Voir d’autres paroles de savants à ce sujet : ici .

L’Imâm Al-Bayhaqi confirme que l’istiwâ de Allâh n’est pas un établissement

Sujet : Allâh n’est pas sur le trône

al-i3tiqad-al-bayhaqi   al-bayhaqi ta'wil interpretation istawa yad wajh ityan nouzoul 'ayn

Dans son livre « Al-I’tiqâd » (page 56 de cette édition), l’Imâm Al-Bayhaqi a dit :

« وفي الجملة يجب أن يُعلم أن استواء الله سبحانه وتعالى، ليس باستواء اعتدال عن اعوجاج، ولا استقرار في مكان، ولا مماسة لشيء من خلقه، لكنه مستو على عرشه كما أخبر بلا كيف بلا أين »

« Il faut savoir que l’istiwâ de Allâh soubhânahou wa ta’âlâ n’est pas interprété par le fait de se redresser après avoir été courbé, ni par le fait de s’établir dans un endroit, ni de toucher quelque chose de Sa création. On dit au contraire que Allâh istawâ ‘ala l-‘arch comme cela est rapporté, sans comment et sans « où » [c’est-à-dire sans endroit]. »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements) Aboû Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait partie des plus grands savants du hadîth, et il est de l’école de jurisprudence Châfi’ite.

  • Ibnou l-Jawzi a dit à son sujet : « Il n’avait pas d’égal à son époque dans la mémorisation et la grande maîtrise [des sciences], il est l’auteur de bons ouvrages, il maîtrisait aussi bien la science du Hadîth, que la jurisprudence (Fiqh) et les fondements (Ousoûl), et il compte parmi les plus grands compagnons de [l’Imâm] Al-Hâkim Abî ‘Abdi l-Lâh (m.405 H) » [Al-Mountadham]
  • Ibnou l-Athîr a dit de lui : « Il était un savant dans le Hadîth et dans la jurisprudence (Fiqh) et il est l’auteur de nombreux ouvrages qui démontrent ses nombreux mérites » [Al-Loubâb] et il a dit de lui également : « Il était un Imâm dans le Hadîth et dans la jurisprudence au sein du Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i et il est l’auteur à ce sujet de différents ouvrages » [Al-Kâmil]
  • Le Hâfidh Salâhou d-Dîn Al-‘Alâ-i a dit à propos de lui : « Personne n’est venu après Al-Bayhaqi et Ad-Dâraqoutni qui les égale ou qui se rapproche de leur niveau [dans la science du Hadîth]». [Al-Wachyou l-Mou’am]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Il est le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth),  l’illustre savant (‘Allâmah), le digne de confiance, le spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), Chaykhou l-Islâm », il disait également à son sujet : « Si l’Imâm Al-Bayhaqi auvait voulu fonder sa propre école (Madh-hab) dans laquelle il réalise son ijtihâd (effort de recherche) il aurait été capable de cela vu l’abondance de sa science, et sa connaissance des divergences» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit à son sujet : « L’Imâm Al-Bayhaqi était l’un des Imâm des musulmans, quelqu’un qui appelait à s’accrocher fermement à la religion, un éminent spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un grand Hâfidh (spécialiste du Hadîth), un spécialiste des fondements (Ousoûli) intelligent, un ascète pieux, un fervent adorateur de Allâh,  il se dressait pour soutenir le Madh-hab (c’est-à-dire le Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i) dans les fondements et dans les ramifications, il était une montagne de parmi les montagnes de science » [At-Tabaqât]
  • Ibnou Kathîr a dit à propos de lui : « Il n’avait pas de semblable à son époque dans la maîtrise [des sciences], la mémorisation, le Fiqh (la jurisprudence) et l’écriture [d’ouvrages], Il était un spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un spécialiste du Hadîth (Mouhaddith), un spécialiste des fondements (Ousoûli), il a étudié la science auprès de Al-Hâkim ‘Abdou l-Lâh An-Nayçâboûri , et il étudia également de nombreux sujets auprès d’autres savants, il a composé de nombreux ouvrages utiles qui n’ont pas eu de semblable »[Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Al-Ousoûli (spécialiste des fondements), le pieux, le vertueux, celui qui n’avait pas d’équivalent à son époque dans la mémorisation, Il a excellé dans la maîtrise [des sciences] et la mémorisation » [Al-Mountakhab]
  • Ibnou ‘Abdi l-Hâdi a dit à son sujet : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), l’illustre savant, le Chaykh de Khourâçân » [Tabaqât ‘oulamâ-i l-Hadîth]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il était celui qui soutenait le plus la voie de l’Imâm Ach-Châfi’i » [Wafayâtou l-A’yân]
  • Retrouvez la biographie de l’Imâm Al-Bayhaqi : ici.

– Ici, il confirme que l’istiwâ de Allâh n’est pas un établissement dans un endroit,  ni le fait que Allâh touche quelque chose de Sa création comme le trône, contrairement à ceux que prétendent les moujassimah (anthropomorphistes). Il précise bien que l’Istiwâ de Allâh est sans comment (bilâ kayf) et sans que ce soit par l’endroit.

– A ce sujet, l’Imâm Al-Bayhaqi a mentionné la parole de l’Imâm Al-Khattâbi qui a dit : « Lorsque les musulmans disent « Allâh istawâ sur le Trône (‘arch) » le sens n’est pas que Allâh serait en contact avec lui, ni qu’Il l’aurait pris comme endroit, ni que Allâh serait localisé dans une des directions, en effet Allâh est différent de la totalité de Ses créatures et cela (l’istiwâ) est cité dans les Textes. Nous le mentionnons à ce titre tout en en niant le comment (al-kayf) à Son sujet car rien n’est tel que Allâh et Il est Celui Qui entend et Qui voit  » [Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]

– Egalement, l’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « Certains de nos compagnons ont tiré un argument, pour renier l’endroit au sujet de Allâh, de la parole du Prophète (صل الله عليه و سلم) [qui a pour sens : ] « Ô Allâh, Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en dessous de Toi ». Puisque rien n’est au-dessus de Lui et rien n’est en dessous de Lui, Il n’est donc pas dans un endroit ». [Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]

– Et dans un autre de ses ouvrages, l’Imâm Al-Bayhaqi confirme que le fait de croire que Allâh serait assis sur le Trône, ou qu’Il serait un corps ou une substance, cela est du tachbîh (assimilation) et de la mécréance. [Chou’abou l-Îmân]

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi ou assis sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).

– Consultez d’autres ouvrages de savants concernant l’istiwâ de Allâh sur le Trône : ici.

– Voir également la rubrique « On ne demande pas : « Où est Allah ? »».

Le Chaykh Al-Mârighni Az-Zaytoûni dit que les moujassimah sont mécréant à l’unanimité

Sujet : les moujassimah sont mécréant par unanimité

طالع البشرى على العقيدة الصغرى - شيخ المارغني الزيتوني المالكي   Tali’ou l-Bouchra - Al-Marighni Az-Zaytouni   Al-Marighni Az-Zaytouni - attribuer le corps à Allah est de a la mécréance à l'unanimité   Al-Marighni Az-Zaytouni - les moujassimah sont mécréant à l'unanimité

Dans son commentaire de la ‘Aqîdah As-Sanoûssiyah As-Soughrâ intitulé « Tâli’ou l-Bouchrâ » (Page 69 et 70 de cette édition), le Chaykh Al-Mârighni Az-Zaytoûni Al-Mâliki a dit :

«… ويسمى الاعتقاد الفاسد كاعتقاد قدم العالم أو تعدد الاله أو أن الله تعالى جسم، وصاحب هذا الاعتقاد مجمع على كفره »

« … et la mauvaise croyance comme la croyance que le monde n’a pas de début ou qu’il y aurait plusieurs divinités ou que Allâh ta’âlâ serait un corps, et celui qui a cette croyance est mécréant à l’unanimité »

Informations utiles :

– Le Chaykh, Al-‘Allâmah (l’illustre savant) Ibrâhîm Ibnou Ahmad Al-Mârighni At-Toûniçi Az-Zaytoûni Al-Mâliki est décédé 1349 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 85 ans. Il était l’un des savants de référence de l’université Az-Zaytoûnah en Tunisie. Il faisait d’ailleurs partie des chouyoûkh du grand Chaykh Ibnou ‘Âchoûr Az-Zaytoûni Al-Mâliki.  Ce livre « Tâli’ou l-Bouchrâ» a reçu l’agrément des savants de Zaytoûnah, ils l’ont approuvé, l’ont déclaré conforme à la croyance sunnite et ils l’ont choisi comme livre d’enseignement de référence à Zaytoûnah.

– Ici le Chaykh Al-Mârighni Az-Zaytoûni dit que les moujassimah sont mécréant à l’unanimité. Tout comme sont mécréant à l’unanimité ceux qui ont pour croyance que le monde n’a pas de début ou qu’il y aurait plusieurs divinités. Les anthropomorphistes (moujassimah) sont ceux qui attribuent à Allâh le corps, la direction, l’endroit et autres caractéristiques des créatures.

Définition : le corps c’est ce qui a une longueur, une largeur et une profondeur. Il n’est donc pas permis d’attribuer cela à Allâh. D’autres savants ont dit que le corps est ce qui est composé de deux substances élémentaires (jawhar) ou plus, c’est-à-dire que le corps est ce qui est composé. Et Allâh n’est ni composé ni un composant.

  • L’Imâm Ahmad Ibn Hambal a dit : « Les spécialistes de la langue ont mentionné que le mot « corps » (jism) est attribué pour tout ce qui présente une longueur, une largeur, une épaisseur, une composition et une image, et Allâh ta’âlâ est exempt de tout ceci » [Rapporté par Abou l-Fadl At-Tamîmi]
  • L’Imâm Al-Moutawalli (m.478 h.) a dit : « Le corps (jism) c’est ce qui est composé, et le minimum d’un corps c’est la composition de deux substances [élémentaires] (jawhar)» [Dans son livre Al-Ghounyah fî Ousoûli d-Dîn]
  • Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Ar-Râghib Al-Asbahâni (m.502 A.H.) a dit : « Le corps (jism) c’est ce qui a une longueur, une largeur et une profondeur » [Rapporté par Az-Zabîdi dans Tâj al-‘Aroûss]
  • L’Imâm Al-Ghazâli (m.505 A.H.) a dit : « le corps » (jism) est ce qui a une longueur, une largeur et une profondeur. » [Iljâmou l-‘awâmm ‘an ‘ilmi l-kalâm]
  • Le Mouhaddith Mouhammad ‘Abdou r-Ra-oûf Al-Mounâwi (m.1031 A.H.) a dit : « Le corps (jism) est ce qui a une longueur, une largeur et une profondeur » [At-Ta’ârîf]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Le corps (jism) c’est tout ce qui a un volume ou une longueur, une largeur et une profondeur, qu’il soit grand ou petit» [Boughyatou t-Tâlib]

– Les corps se divisent en deux catégories : les corps palpables et les corps impalpables. Les corps palpables, c’est ce qu’on peut saisir à la main tel que les pierres, les plantes, les humains… Et les corps impalpables, c’est ce qu’on ne peut pas saisir à la main tel que la lumière, les Anges, les Jinns, les âmes…  Les corps, qu’ils soient palpables ou impalpables, ainsi que leurs caractéristiques sont tous créés par Allâh, par conséquent Allâh n’est pas un corps, ni un corps palpable, ni un corps impalpable.

– Celui qui attribue à Allâh le fait d’avoir une longueur, ou une largeur, ou une profondeur, ou d’être composé, ou d’être un composant est mécréant par unanimité des savants qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf. Il n’est donc pas permis de dire ou de croire que Allâh aurait des membres ou des organes, tels que la main, les doigts, les yeux, le pied, le tibia, le visage …

Important : il n’y a pas de divergence sur le fait que le moujassim (celui qui adore un corps) est mécréant. Car celui qui adore un corps, il adore autre que Allâh. Le corps est une chose qui est nécessairement créé et entré en existence.  Et celui qui adore une créature, celui qui adore autre que Allâh n’est pas musulman, par unanimité. Même s’il appelle « Allâh » le corps qu’il adore. Car il aura voué son adoration à autre que Allâh.

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanimes sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– Cette citation réfute la prétention de ceux qui disent que les moujassimah ne sont pas déclaré mécréant.

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance : ici .

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici .

Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari explique l’Istiwâ de Allâh

Sujet : Allâh n’est pas assis ni établi sur le trône

sirat al-moustaqim - Al-Harari Al-Habachi   tafsir ayah ar-rahman ala arch istawa - chaykh abdoullah al harari al habachi

Dans son livre “As-Sirâtou l-Moustaqîm”, le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari a dit :

« تَفْسِيرُ الآيَةِ: ﴿الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى ﴾

يَجِبُ أن يكونَ تفسيرُ هذه الآية بغيرِ الاستِقْرارِ والجلُوسِ ونحوِ ذلكَ ويَكْفُر منْ يعتَقِدُ ذَلِكَ، فَيَجِبُ تَركُ الحَمْلِ علَى الظّاهِر بَلْ يُحمَلُ على مَحْمِلٍ مُسْتَقِيمٍ في العُقُولِ فتُحمَلُ لفْظَةُ الاسْتِواءِ علَى القَهْرِ ففي لُغَةِ العَرَبِ يُقَالُ اسْتَوى فُلانٌ على المَمَالِكِ إذَا احْتَوَى علَى مَقَالِيدِ المُلْكِ واسْتَعْلَى علَى الرّقَابِ كَقَوْلِ الشَّاعِرِ: [الزجر]
قَد اسْتَوَى بِشْرٌ علَى العِراقِ مِنْ غَيْرِ سَيْفٍ ودَمٍ مُهْراقِ

وفَائِدَةُ تَخْصِيص العَرْشِ بالذّكْرِ أنَّهُ أعْظَمُ مَخلُوقَاتِ الله تَعَالى حجمًا فيُعْلَمُ شُمُولُ ما دُوْنَه مِنْ بَابِ الأَوْلَى. قَالَ الإمَامُ عَلِيٌّ: « إنَّ الله تَعَالى خَلَقَ العَرْشَ إِظْهَارًا لقُدْرَتِهِ، ولمْ يَتّخِذْهُ مَكَانًا لِذَاتِهِ »، رواهُ الإمامُ المحدثُ الفقيهُ اللغويُّ أبو منصورٍ التميميُّ في كتابهِ الفرق بين الفرق، أَوْ يُقَالُ اسْتَوَى اسْتِوَاءً يَعْلَمُهُ هُوَ مَع تَنزِيْهِهِ عن اسْتِواءِ المخْلُوقِيْنَ كَالجُلوسِ والاسْتِقرارِ.

واعْلَم أَنَّه يَجِبُ الحَذَرُ مِنْ هؤلاءِ الذينَ يُجِيزُوْنَ علَى الله القُعُودَ علَى العَرْشِ والاسْتِقْرارَ عليه مُفَسّرينَ لِقَوله تعالى: ﴿الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى (5)﴾ بالجُلُوسِ أو المحاذاةِ من فوق، ومُدَّعِينَ أَنَّه لا يُعْقَلُ مَوْجُودٌ إلا في مَكَانٍ، وحُجَّتُهم دَاحِضَةٌ، ومُدَّعِيْنَ أيضًا أنَّ قَوْلَ السَّلَفِ اسْتَوى بلا كَيْفٍ مُوافِقٌ لذَلِكَ وَلم يَدْرُوا أنَّ الكَيْفَ الذي نَفاهُ السَّلَفُ هُوَ الجُلُوسُ والاسْتِقْرارُ والتّحَيُّزُ في المَكَانِ والمُحَاذاةُ وكلُّ الهيئاتِ من حركةٍ وسكونٍ وانتقالٍ. »

« L’exégèse du verset : {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-‘archi stawâ) : 

Il est un devoir de faire l’exégèse de ce verset dans un sens autre que celui de l’établissement (al-istiqrâr), de la position assise (al-jouloûss) ou de ce qui est de cet ordre. Celui qui croit une telle chose est devenu mécréant. Il est donc un devoir de s’abstenir de retenir le sens apparent – qui vient communément à l’esprit – et l’on retient au contraire une sémantique compatible avec la raison.

Par conséquent, on retient pour le terme « istawâ » le sens de « al-qahr » (la domination). En effet, dans la langue des arabes, on dit  » إِسْتَوَى فُلاَنٌ عَلَى الْمَمَالِك  » (istawâ foulânoun ‘ala l-mamâlik) « Untel a dominé les royaumes » , lorsqu’il a pris les rênes du pouvoir et a fait peser son joug sur les gens, comme le dit le poète :  « قَدِ اسْتَوَى بِشْرٌ عَلَى الْعِرَاقِ مِنْ غَيْرِ سَيْفٍ وَدَمٍ مُهْرَاقٍ » (Qadi stawâ Bichroun ‘ala l-‘Irâqi min ghayri sayfin wa damin mouhrâqi) ce qui a pour sens  : « Bichr a dominé l’Irak assurément sans tirer d’épée ni faire couler de sang ».

L’intérêt de spécifier le Trône en le citant dans le verset, c’est parce qu’il est la plus grande des créatures de Allâh ta’âlâ ; ainsi, on apprend que la domination de Allâh concerne ce qui est plus petit que le trône à plus forte raison. L’Imâm ‘Ali a dit : « Allâh ta’âlâ a créé le Trône par manifestation de Sa toute-puissance et ne l’a pas pris comme endroit pour Lui-même ». Ceci a été rapporté par l’Imam, le Mouhaddith, faqîh et linguiste, Aboû Mansoûr At-Tamîmi dans son livre Al-Farqou bayna l-Firaq.

On peut dire aussi « istiwâ » d’un  istiwâ que Lui sait, tout en L’exemptant de l’istiwâ des créatures tel que la position assise et l’établissement.

Sachez aussi qu’il est un devoir de mettre en garde contre ces gens qui considèrent possible le fait de s’asseoir et de s’établir sur le Trône concernant Allâh, eux qui expliquent Sa parole ta’âlâ : { الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى } (Ar-Rahmânou ‘ala l-‘archi stawâ) par la position assise ou par le face à face par au-dessus, eux qui prétendent « qu’on ne peut concevoir l’existence d’un être que dans un endroit », leur argumentation est invalide. Eux qui prétendent aussi que la parole des gens du Salaf : «istawâ sans comment» serait en accord avec leur croyance, Ils n’ont pas su que le comment que les gens du Salaf ont nié, c’est justement la position assise, l’établissement, la localisation dans un endroit, le face à face avec un corps ainsi que touts les aspects physiques ou moraux tels que le mouvement, l’immobilité et l’humeur.

[Puis il continue en citant la longue réfutation de l’Imâm Al-Qouchayri en réplique aux anthropomorphistes] »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), l’Imâm, le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari Ach-Châfi’i Ach-Chaybi Al-‘Abdari connu sous le nom de Al-Habachi est décédé en 1429 de l’Hégire (رحمه الله). Il était un grand défenseur de la croyance de Ahlou s-Sounnah. De nombreux savants et responsables d’institutions islamiques ont fait son éloge. Parmi eux :

  • Le Mouhaddith des contrées marocaines, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri a dit à son sujet :  « Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh est juste (‘adl)… Il a des ouvrages dignes de considération et des livres utiles dans l’explication des Lois de Allâh pour les musulmans, qui montrent bien qu’il fait partie des religieux qui ont une grandeur d’âme et qui œuvrent pour la religion de Allâh. Il n’est donc pas permis, après tout cela, qu’on le calomnie dans sa religion, qu’on le discrédite dans sa croyance ou qu’on récuse sa justesse ».
  • Le Docteur ‘Oumar Hâchim, qui était président de l’université Al-Azhar en Egypte a dit de lui : « Le Mouhaddith, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari est illustre par sa science et sa piété ».
  • Le Chaykh Mouhammad Châh Al-Hâmidi Al-Houçayni a dit : « Certe, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh est un Imâm dans la ‘Aqîdah (croyance), le Fiqh (jurisprudence), la langue arabe, le Hadîth, et il est rare de trouver semblable à lui dans cette époque. Et ceci n’est pas uniquement mon propre témoignage mais aussi le témoignage de mon père Al-‘Allâmah (l’illustre savant) le Chaykh Qoutbou d-Dîn Al-Hâmidi Al-Houçayni (rahimahou l-Lâh) le Moufti de Deir ez-Zor, et c’est également le témoignage de beaucoup des plus grands de parmi les gens de science de la région du Châm et d’ailleurs »
  • Le Chaykh Mouhammad Dhafar (Dâr al-‘ouloûm Amjadiyyah de Karachi au Pakistan) a dit : « L’illustre savant érudit (Al-‘Allâmah al-Kabîr) Al-Hâfidh Al-Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) l’éducateur et l’honorable Chaykh Abdoullâh Al-Harari connu par Al-Habachi suit le Madh-hab Al-Haqq (l’école de droiture) et marche sur la voie droite, celle des Sahâbah du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) , des prédécesseurs vertueux ainsi que leurs successeurs. Puisse Allâh leur accorder à tous encore davantage d’agrément et d’approbation. Et il est un Imâm (guide et référence) très grand, et il est une référence en la religion (houjjatou fi d-Dîn). Il est pieux et vertueux, véridique et sincère. ».
  • Le Président de l’Université et de l’Institut islamique “Az-Ziyâdah” à Jakarta en Indonésie, Habîb Al-Miçâwî, a dit : « J’ai pris connaissance des livres du Mouhaddith, le Chaykh respectable ‘Abdoul-Lâh Al-Harari Ach-Chaybi, que Allâh le préserve, surtout les livres “Al-Maqalatou s-Sounniyyah” et “Sarîhou l-Bayân”, j’ai trouvé en lui un savant, un jurisconsulte, versé dans la science et le Hadîth, je témoigne qu’il est unique à son époque et son ère et qu’il est le Moujaddid de ce siècle ». (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).
  • Le Chaykh Mouhammad Noûrou d-Dîn Al-Banjari Al-Makki (l’un des Chouyoukh d’Indonésie) a dit de lui : « Concernant la science il est difficile de trouver quelqu’un de semblable au Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari ou quelqu’un qui se rapproche de son niveau ».
  • Le Chaykh Indonésien, Hajj Mouhammad Châfi’i Hadhâmi, le président de l’assemblée des savants de Jakarta (capitale Indonésienne) a écrit une lettre d’éloge en sa faveur dans laquelle il a dit : « Il est le Chaykh, Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Abdou l-Lâh Ibnou Mouhammad Ach-Chaybi Al-‘Abdari Al-Harari connu sous le nom de Al-Habachi, qui est un vérificateur scrupuleux, minutieux, et qui compose avec un style synthétique. Que Allâh augmente le nombre de gens semblable à lui. Que Allâh le récompense en bien pour nous et pour les musulmans, pour ses œuvres dans sa réprimande des bid’ah [mauvaises innovations] et l’élévation de la sounnah prophétique »
  • Le Chaykh ‘Abdou r-Rahmân Kanj Koya Tankal Al-Boukhâri, le Juge de la province de « Yalal », doyen de la faculté « As-Sayyid Madani » et guide de l’Association des savants de Ahlou-s-Sounnah wal-Jamâ’ah dans l’ensemble de l’Inde : « J’ai été très heureux de connaître le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari au travers de ses ouvrages et de ses disciples. Ainsi, j’ai pu me rendre compte personnellement de l’éminence de cet homme ; j’ai trouvé en lui le savant érudit, le Mouhaddith, dont il est rare de trouver le pareil, et le jurisconsulte Moujaddid qui combat la bid’ah (la mauvaise innovation) et qui soutient la Sounnah ».

– Ici nous voyons que le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari confirme la croyance de Ahlou s-Sounnah concernant l’explication du verset : { الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى }. Il dit que ce verset ne signifie pas que Allâh serait assis, ou établi ou au dessus du trône comme l’on prétendu certains égarés. Mais que le sens de l’istiwâ de Allâh est plutôt la domination (qahr), et ceci en accord avec le tawhîd et la langue arabe.

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi ou assis sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).

– De nombreux savants ont proposé l’interprétation (ta-wîl) du terme “istawâ” par la domination par la toute-puissance. Parmi eux :

  • Le Loughawi ‘Abdou l-Lâh Ibnou Yahyâ Ibnou l-Moubârak
  • L’Imâm Az-Zajjâj [Dans son livre Ma’âni Al-Qour-ân] et [Rapporté par An-Naçafi]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi
  • L’Imâm At-Tabarâni [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Aboû Bakr Ahmad Ar-Râzi Al-Jassâs Al-Hanafi
  • L’Imâm Abou l-Layth As-Samarqandi
  • L’Imâm Ibnou Foûrak [Dans son livre Mouchkilou l-Hadîth]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Mouhammad Ibnou l-Haçan Ibnou Abî Ayyoûb Al-Ayyoûbi An-Nayçâboûri
  • L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Jouwayni [père de l’Imâm Al-Haramayn]
  • Le Moufassir Abou l-Haçan ‘Ali Ibn Mouhammad Al-Mâwardi
  • Le Moufassir Al-Wâhidi [Rapporté par Ibn Rouch Al-Jadd]
  • L’Imâm Abou Is-hâq Ach-Chîrâzi
  • Le Moufassir Ad-Damghâni Al-Hanafi
  • L’Imâm Al-Moutawalli [Dans son livre Al-Ghounyah]
  • L’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni [Dans son livre Louma’ al-Adillah]
  • Le Loughawi Ar-Râghib Al-Asbahâni
  • L’Imâm Al-Ghazâli
  • L’Imâm An-Naçafi (508 H.)
  • L’Imâm Abou n-Nasr Al-Qouchayri
  • Le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd [Rapporté par Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki]
  • Al-Allâmah Al-Lâmichi Al-Hanafi
  • Le Moufassir Ibnou ‘Atiyyah Al-Andalouçi
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibnou Ibrâhîm Ach-Chaybâni Al-Hanafi
  • Le Chaykh Sayfou d-Dîn Al-Âmidi
  • Le Chaykh Ibnou l-Hâjib Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-‘Îzz Ibnou ‘Abdi s-Salâm
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Qarâfi
  • Le Moufassir An-Naçafi [Dans son Tafsîr]
  • Le Moufassir Al-Baydâwi
  • Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou l-Jamâ’ah
  • Le Qâdî ‘Abdou r-Rahmân Al-Îji
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki
  • Le Chaykh Al-Yâfi’i
  • Le Qâdî Ibnou s-Sirâj Al-Hanafi
  • Le Qâdî Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • Le Chaykh ‘Izzou d-Dîn Ibn Jamâ’ah [Dans son livre Darajou l-Ma’âlî]
  • Le Loughawi Fayroûzâbâdi [Dans son livre Basâ-irou dhawi t-Tamyîz]
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri [Dans son livre Ihkâmou d-Dalâlah]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • Le Moufassir Ismâ’îl Haqqi Al-Hanafi
  • Le Hâfidh Mourtadâ Az-Zabîdi
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inat]
  • Le Chaykh Az-Zourqâni Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-Kawthari [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari [Dans son livre As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • et de nombreux autres savants.

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’istiwâ de Allâh : ici.

La version de l’Imâm Mâlik concernant le hadîth de la femme esclave (jâriyah)

Sujet : le hadîth de la femme esclave

Mouwatta imam Malik   Hadith de la femme esclave - Imam Malik - Mouwatta

Dans son célèbre ouvrage « Al-Mouwattâ » l’Imâm Mâlik rapporte le hadîth suivant :

« وحدثني مالك عن بن شهاب عن عبيد الله بن عبد الله بن عتبة بن مسعود أن رجلا من الأنصار جاء إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم بجارية له سوداء فقال يا رسول الله ان علي رقبة مؤمنة فإن كنت تراها مؤمنة اعتقها فقال لها رسول الله صلى الله عليه وسلم أتشهدين أن لا إله إلا الله قالت نعم قال أتشهدين أن محمدا رسول الله قالت نعم قال أتوقنين بالبعث بعد الموت قالت نعم فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم اعتقها »

Ce qui a pour sens : « ‘Oubaydou l-Lâh Ibn ‘Abdi l-Lâh Ibn ‘Outbah Ibn Mas’oûd a rapporté qu’un homme de parmi les Ansâr est venu auprès du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) avec une esclave de couleur noir. Puis il a dit : « Ô Messager de Allâh, j’ai à affranchir une esclave, si celle-ci est croyante, je la libérerai ». Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) s’adressant à l’esclave lui dit : « Témoignes-tu qu’il n’est de dieu que Allâh ? » , elle répondit « oui », Il lui dit ensuite : « Témoignes-tu que Mouhammad est le Messager de Allâh ? », elle répondit « oui ». Puis il lui dit « Crois-tu à la résurrection après la mort ? », elle répondit « oui ». Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) dit alors « affranchis la ».

Informations utiles :

– L’Imâm, le spécialiste de la science du Hadîth, le Moujtahid (jurisconsulte), Mâlik Ibnou Anas est l’un des plus grands savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un Salaf (C’est-à-dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1260 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Malikite. L’Imâm Ach-Châfi’i disait de lui « Lorsque les savants sont cités, Mâlik est comme une étoile »Consultez sa biographie : ici.

– Ici, il rapporte avec sa chaîne de transmission une version du hadîth de la femme esclave (jâriyah) qui est très différente de celle sur laquelle s’appuie les assimilateurs (mouchabbihah) pour tenter de faire croire aux musulmans que Allâh serait incarné dans le ciel.

– D’autres savants ont également rapporté des versions similaires à celle de l’Imâm Mâlik. Parmi eux : l’Imâm Ad-Dârimi [Al-Mousnad Al-Jâmi’] et l’Imâm Ahmad.

  • Ibn Kathîr a dit au sujet de la version rapportée par l’Imâm Ahmad : « Sa chaîne de transmission est authentique (sahîh) » [Dans son Tafsîr]

– Il est à savoir que ce hadîth a été rapporté avec plusieurs versions qui sont incompatibles les unes avec les autres, au point que certains savants du hadîth l’ont jugé moudtarib (perturbé) [voir la parole de Al-Kawthari : ici], et le hadîth moudtarib fait partie des hadîth qui sont faible comme l’a mentionné le Hâfidh Al-‘Irâqi et d’autres. Et on ne se base pas sur un hadîth perturbé en terme de croyance.

– Ainsi, selon une version, le prophète aurait demandé « ayna l-Lâh ? », selon une autre version il aurait demandé « man rabbouki ?», selon une autre version encore cette femme esclave était muette et elle aurait montré le ciel du doigt, et selon la version ci-dessus, le prophète (صلى الله عليه وسلم) lui a demandé si elle témoignait.

– Si quelqu’un s’étonne que l’on parle de hadîth faible concernant la version avec les termes “ayna l-Lâh” et “fi s-Samâ” rapportée dans le sahîh Mouslim, qu’il sache que certains savants du Hadîth comme l’Imâm Ach-Châfi’i, l’Imâm Al-Boukhâri et l’Imâm As-Souyoûti ont considéré faibles des hadîth qui se trouvent dans le Sahîh Mouslim.

– Aussi certains savants ont rejeté la version de Mouslim de ce hadîth, car il est en contradiction avec des hadîth qui ont une chaîne de transmission beaucoup plus forte, et qui indiquent que la personne n’est considérée musulmane que si elle prononce les deux témoignages en y croyant, et non en disant “Allâhou fi s-Samâ”. D’autant plus que les chrétiens et les juifs sont en accord avec les moujassimah (anthropomorphistes) sur le fait que Allâh serait aux cieux. Alors comment pourraient-on se baser sur ce genre de parole pour considérer quelqu’un musulman ?! La version du hadîth qui est en accord avec les fondements est celle rapportée par l’Imâm Mâlik, l’Imâm Ahmad, et autres qu’eux.

– De même, il est à savoir que ce hadîth n’a pas été mentionné par l’Imâm Mouslim dans le livre de la foi, mais dans le livre : “Al-Maçâjid wa Mawâdi’ as-Salah”, chapitre : “tahrîm al-Kalâm fi s-Salât” ce qui nous indique que l’Imâm Mouslim n’accordait pas à ce hadîth une quelconque importance concernant les sujets de la croyance.

–  Les savants de l’Islâm ont dit que celui qui dit : “Allâh fi s-Samâ” alors il y a deux cas :
1- S’il dit cela en visant l’endroit, alors il a commis de la mécréance.
2- Mais s’il visait le simple fait de répéter ce qui est parvenu de manière apparente dans les textes, comme dans ce hadîth, sans viser l’endroit, alors il ne commet pas de mécréance.
Voir à ce sujet :

– De plus, les savants ont dit que la personne qui dirait pour entrer en Islâm “Il n’y a pas d’autre dieu à part Allâh, qui est localisé aux cieux” cela n’est pas valable de sa part et il ne devient pas musulman car le fait de croire que Allâh est dans un endroit ou une direction est une croyance qui est contraire à l’Islâm, contraire au tawhîd. Cela a été mentionné entre autre par :

  • L’Imâm An-Nawawi qui a dit : « Si quelqu’un qui dit “Il n’y a pas d’autre dieu à part celui qui est dans les cieux”, il ne devient pas croyant (musulman), et il en est de même s’il dit “Il n’y a pas d’autre dieu à part Allâh, qui est localisé aux cieux”, parce que le fait d’être localisé est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ. » [Rawdat At-Tâlibîn]
  • L’Imâm Badrou r-Rachîd Al-Hanafi qui a confirmé ses propos [Riçâlatoun fî Alfâdhi l-Koufr].

– Retrouvez de nombreuses autres paroles de savants confirmant qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici.

– Ainsi la version de l’Imâm Malik, en plus de posséder la chaîne de transmission la plus courte (2 personnes avant l’Imâm Mâlik), elle est en conformité avec les autres textes de la charî’ah, tel que le hadîth moutawâtir qui a été rapporté par As-Souyoûti et d’autres que lui, d’après quinze compagnons dont Ibnou ‘Oumar, qui est :

« أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَشْهَدُوا أَن لاَّ إِلَهَ إِلاَّ اللهُ وَأَنَّ مُحَمَّدا رَّسُولُ اللهِ »

Ce a pour sens : « J’ai eu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Allâh et que Mouhammad est le Messager de Allâh ».

– Alors prenez garde aux propos des wahhabites qui prétendent que le hadîth de la femme esclave serait une preuve pour attribuer l’endroit à Allâh, tout comme l’a prétendu Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) qui a dit : « Dans le hadîth de la femme esclave il y a au sujet des attributs de Allâh : La confirmation d’un endroit à Allâh et qu’Il est dans le ciel » [Dans son livre Majmoû’ Al-Fatâwâ]. C’est exactement cette croyance corrompue que les savants de l’Islâm considèrent comme de la mécréance.

– De plus il y a unanimité chez les savants que tout les textes qui laisseraient croire, selon leurs sens apparents, que Allâh serait dans les cieux, doivent être interprété selon un sens digne d’être attribué à Allâh. A ce sujet :

  •  Al-Qâdî ‘Iyâd a dit : « Il n’y a pas de divergence entre les musulmans dans leur totalité, qu’il s’agisse des savants du fiqh, du hadîth (mouhaddith), de la croyance (moutakallim), et de ceux qui les suivent, que les textes apparents [du Qour-ân et du hadîth] dans lesquelles il est cité “Allâh fi s-samâ ” comme  Sa parole ta’âlâ  {ءَأَمِنتُم مَّن فِى ٱلسَّمَآءِ أَن يَخۡسِفَ بِكُمُ ٱلۡأَرۡضَ } (a-amintoum man fi s-samâ an yakhsifa bikoumou l-ard ) ne sont pas pris dans le sens apparent (dhâhir), mais ils sont interprétés [par ce qui est digne de Allâh] chez la totalité d’entre eux (les savants). » [Rapporté par An-Nawawi]
  • Le Mouhaddith, le Faqîh Ahmad Ibn ‘Oumar Al-Qourtoubi (m.656 H.) a dit : « Avertissement : Sache qu’il n’y a pas de divergence chez les musulmans dans leur totalité, que ce soit chez leurs spécialistes du hadîth, leur Faqîh (spécialistes de la jurisprudence), leurs spécialistes de la croyance, et chez ceux qui les suivent, que les textes apparents [du Qour-ân et du hadîth] dans lesquelles il est cité “Allâh fi s-samâ ” comme Sa parole ta’âlâ  {ءَأَمِنتُم مَّن فِى ٱلسَّمَآءِ أَن يَخۡسِفَ بِكُمُ ٱلۡأَرۡضَ } (a-amintoum man fi s-samâ an yakhsifa bikoumou l-ard ) ne sont pas pris dans le sens apparent (dhâhir), mais ils sont interprétés [par ce qui est digne de Allâh] chez la totalité d’entre eux (les savants) […] la parole de la femme esclave “fi s-samâ” n’est pas à prendre au sens apparent selon l’unanimité des musulmans […] et celui qui la prendrait selon son sens apparent un est égaré de parmi les égarés » [Al-Moufhim limâ Achkala min Talkhîssi Kitâbi Mouslim]
  • L’Imâm Al-Kawthari a dit : «La communauté a été unanime, que ce soit les sunnites ou les innovateurs, que Allâh n’est pas dans le ciel ; bien plus, tout ce qui est rapporté et qui laisserait penser cela doit être interprété par accord des savants, tout comme l’a mentionné Al-Qâdî ‘Iyâd dans Ikmâlou l-Mou’lim, et An-Nawawi a rapporté sa citation dans son commentaire du Sahîh de Mouslim» [Dans ses annotations du livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât de l’Imâm Al-Bayhaqi]
  • Le Moufassir Al-Qourtoubi (m.676 H.) a dit : « Tout ce qui est dans [ou au-dessus] les cieux (fi s-samâ) et sur terre et ce qui est entre eux est une création de Allâh ta’âlâ et Lui appartient, et s’il en est ainsi, il est donc impossible que Allâh soit dans [ou au-dessus] les cieux (fi s-samâ) ou sur terre, car s’Il était dans quelque chose Il serait circonscrit ou limité, et s’Il était ainsi, Il aurait été créé. Ceci est la voie des gens de la vérité. Et [on suit] la même règle pour Sa parole « A-amintoum man fi s-samâ » et sa parole [c’est-à-dire la parole du Prophète (صلى الله عليه وسلم)]  à la femme esclave : «Ayna l-Lâh ?» et elle a répondu « fi s-samâ » et il ne l’a pas contredit, et ce qui est de cet ordre, ce n’est pas selon le sens apparent mais c’est interprété avec des interprétations correctes, qui sont très nombreuses dans les livres des gens de science » [At-Tidhkâr fî Afdali l-Adhkâr]

– Retrouvez d’autres articles concernant le hadîth de la femme esclave (Jâriyah) : ici

Fâtimah a fait le tabarrouk à la tombe du Prophète [Rapporté par As-Samhoûdi]

Sujet : le tabarrouk des compagnons et proches du prophète

As-Samhoudi wafa-ou l-wafa   fatimah tabarrouk tombe prophète    fatimah tabarrouk tombe prophète 2

Dans son livre « Wafâ-ou l-Wafâ bi Akhbâri Dâri l-Moustafâ », le Chaykh As-Samhoûdi a dit :

« علي رضي الله عنه قال :  لما رمس رسول الله صلى الله عليه وسلم جاءت فاطمة رضي الله عنها فوقفت على قبره وأخذت قبضة من تراب القبر ووضعته على عينيها وبكت وأنشأت تقول:
ماذا على من شم تربة أحمد  ;   أن لا يَشُمَّ مدى الزمان غَوَالَيَا  ;
صُبَّتْ عَليَّ مصائبٌ لو أنها  ;  صُبَّت على الأيام عُدْنَ لَيَالِيَا  »

« ‘Ali (رضي الله عنه) a dit : Quand le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a été enterré, Fâtimah (رضي الله عنها) est venu à sa tombe et a pris une poignée de la terre de la tombe et la mise sur ses yeux. Elle a alors pleuré et a dit [en poésie] : « Celui qui a senti la terre [de la tombe] de Ahmad n’aura rien perdu s’il ne sent pas l’odeur des Ghawâliyâ ; Se sont abattues sur moi des catastrophes telles que si elles s’abattaient sur des journées elles se transformeraient en nuits »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Chaykh Noûrou d-Dîn ‘Ali Ibn Ahmad As-Samhoûdi Al-Haçani est né en 844 en Egypte et il est décédé en 911 de l’Hégire (رحمه الله) à Médine, c’est-à-dire il y a environ 530 ans. Il était du madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i.

  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit à son sujet : « En résumé il est une personne honorable, maîtrisant de nombreuses sciences et qui se distingue dans la jurisprudence (fiqh) et les deux fondements (‘Ilmou l-Kalâm et Ousoûlou l-Fiqh)» [Ad-Daw-ou l-Lâmi’]
  • Ibnou ‘Imâd a dit de lui : « Le savant, le Moufti, l’enseignant, l’historien de Médine l’illuminée, le Chafi’ite, l’Imâm, le modèle (Qoudwah)» [Chadharâtou dh-Dhahab]

– Il rapporte ici que Fâtimah, la fille du Prophète (صلى الله عليه وسلم) est partie rechercher des bénédictions en se rendant sur la tombe de son père, le prophète de Allâh (صلى الله عليه وسلم) et qu’elle mit de la terre de la tombe sur ses yeux.

– D’autres savants ont rapporté cela dans leurs ouvrages. Parmi eux : l’Imâm Ibnou l-Jawzi et le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir.

– Il a également été rapporté par Al-Hâkim et Al-Bayhaqi que Fâtimah visitait la tombe de son oncle Hamzah, et qu’elle y effectuait la prière et qu’elle y pleurait, et ceci chaque vendredi.

– Ces hadîth nous montre que les compagnons, et les proches de la famille du prophète (صلى الله عليه وسلم) autorisaient et pratiquaient le tabarrouk par les traces du prophète (صلى الله عليه وسلم).

– Il a également été rapporté que Asmâ (رضي الله عنها) la fille de Aboû Bakr, trempait la joubbah du prophète (صلى الله عليه وسلم) dans l’eau et recherchait la guérison par elle [rapporté par Mouslim].

  • L’Imâm An-Nawawi (رحمه الله) a dit : « Il y a dans ce hadîth une preuve sur la recommandation de pratiquer le tabarrouk (la recherche de bénédiction) par les traces (âthâr) des vertueux et par leurs vêtements » [Charh Sahîh Mouslim]

– Le tabarrouk c’est la recherche de bénédiction par les traces physiques d’un Prophète ou d’un être de vertu, tout en sachant, bien évidemment, que c’est Allâh ta’âlâ qui est Le Créateur de la guérison, du profit, de la barakah etc. Donc le tabarrouk n’est pas une adoration d’autre que Allâh comme le considère à tord certains ignorants.

– ‘Abdou l-Lâh ibnou Ahmad (le fils de l’Imâm Ahmad ibnou Hanbal) a dit : « J’ai vu mon père (l’Imâm Ahmad ibnou Hanbal) prendre un cheveu de ceux du Prophète (صلى الله عليه وسلم), il l’a mis dans sa bouche puis l’a embrassé. Et je suis sur de l’avoir vu le mettre sur ses deux yeux, et l’avoir mélangé avec de l’eau, d’avoir bu cette eau en recherchant la guérison par cela. Et je l’ai vu prendre le bol du Prophète, le laver dans un puits, puis boire dedans. Je l’ai vu boire de l’eau de Zamzam en recherchant la guérison et s’essuyer les mains et le visage avec elle. » [Rapporté par Adh-Dhahabi]

– ‘Abdou l-Lâh Ibn Ahmad Ibn Hambal a dit également : « Je l’ai interrogé (c’est-à-dire son père, l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal) à propos de quelqu’un qui touche le minbar du Prophète (صلى الله عليه وسلم) en faisant le tabarrouk (la recherche de bénédiction), en le touchant et en l’embrassant, et qui fait la même chose auprès de la tombe ou ce qui est du même ordre en visant par là le rapprochement de l’agrément de Allâh ‘azza wa jall. Il m’a répondu : il n’y a pas de mal en cela (lâ ba-sa bidhâlik)» [Al-Jâmi’ fi l-‘Ilal wa Ma’rifati r-Rijâl]

– Adh-Dhahabi a confirme cela en disant « Il fut rapporté que ‘Abdou l-Lâh demanda à son père au sujet de quelqu’un qui touche le pommeau du minbar du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et touche le mur de la chambre Honorée du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et Ahmad Ibnou Hanbal répondit : « Je ne vois aucun mal dans cela ».» [Siyarou A’lâmi n-Noubalâ]

– L’Imâm An-Nawawi a dit : « Le Calife ‘Oumar Ibn ‘Abdi l-‘Azîz a demandé à ce que soit enterré avec lui l’un des cheveux du prophète (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam) qu’il avait avec lui, et également l’un de ses ongles. Il disait : “si je meurt alors mettez-les dans mon linceul”, et c’est ainsi qu’ils ont fait » [Dans son livre Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât]

– Le Mouhaddith Al-Harari a dit : « Sachez que les compagnons, que Allâh les agrée, recherchaient les bénédictions par les traces physiques du Prophète (صلى الله عليه وسلم) au cours de sa vie et après sa mort. Les musulmans n’ont cessé de suivre cette voie jusqu’à nos jours. » [As-Sirâtou l-Moustaqîm]

– Retrouvez d’autres articles au sujet du tabarrouk : ici.

Biographie : Imam Abou Hanifah

Biographie Imam Abou Hanifah

Le grand Imam Abou Hanifah An-Nou’man

 

Sa Biographie

Il est Abou Hanifah An-Nou’man fils de Thabit fils de Khillikan ou dit Abou Hanifah An-Nou’man fils de Zouta fils de Mah, le spécialiste de jurisprudence qui est de la ville de Al-Koufah. Il a été dit dans sa lignée également qu’il est An-Nou’man fils de Thabit fils de An-Nou’man fils de Al-Mourzouban. Il est né en l’an quatre-vingts de l’Hégire. Il vendait Al-Khazz, c’était une sorte de tissu.

Il a appris la science à son jeune âge. Ensuite, il s’est occupé d’enseigner et de donner des avis de jurisprudence. Il a pu rencontrer six parmi les compagnons. Ce sont :

  •  Anas Ibnou Malik,
  • ‘Abdou l-Lah Ibnou Anas,
  • Wathilah Ibnou l-Asqa’,
  • ‘Abdou l-Lah Ibnou Abi Awfa,
  • ‘Abdou l-Lah Ibnou Jouz Az-Zabidi
  • et Ma’qal Ibnou Yasar.

Il a pris la science de Hammad Ibnou Abi Soulayman et il a entendu le hadith de ‘Ata Ibnou Abi Rabah, de Abou Is-haq As-Sabi’i, de Mouharib Ibnou Dathar et de Al-Haytham Ibnou Habib As-Sawwaf ainsi que de Mouhammad Ibnou l-Mounkadir et Nafi’. Il a rapporté également de Abou Ja’far Mouhammad Ibnou ‘Ali Ibnou l-Houçayn Ibnou ‘Ali Ibnou Abi Talib que Allah les agrée, de Abou l-Haçan Zayd Ibnou l-Houçayn que Allah les agrée et de Abou Bakr Az-Zouhri.

Le nombre de ses chaykh parmi les tabi’i – les successeurs des compagnons – de qui il a rapporté le hadith sont de l’ordre de deux cents. Parmi ses élèves, il y a ‘Oubaydou l-Lah Ibnou l-Moubarak et également Waki’.

Les plus réputés de ses élèves étaient Abou Youçouf Al-Qadi et Mouhammad Ibnou l-Haçan Ach-Chaybani. Il a eu beaucoup d’autres encore.

 

Parmi ce qui a été rapporté de lui 

L’Imam moujtahid Abou Hanifah que Allah l’agrée, n’aurait pas atteint la science qu’il avait eue et la capacité de donner des arguments s’il n’était pas extrêmement perspicace, s’il n’avait pas son esprit extrêmement aigu et s’il n’était d’une forte capacité de mémorisation. En effet, il a été rapporté de lui beaucoup de choses étonnantes et surprenantes aussi bien dans le qada c’est-à-dire lorsqu’il prononçait les sentences entre les parties adverses, que dans la jurisprudence, ce qui témoigne de sa supériorité et de son intelligence.

Parmi cela, il a été rapporté qu’un homme était venu à lui. Il lui a dit : « Imam, j’ai enterré de l’argent à moi il y a longtemps mais j’ai oublié l’endroit où je l’ai enterré ».

C’est alors que l’Imam lui a dit « Vas et passes toute la nuit en faisant des prières jusqu’au matin, tu te rappelleras si Allah le veut où tu as enterré cet argent ». L’homme a fait ce qu’il lui avait dit. Il ne s’est pas écoulé le quart de la nuit tant qu’il s’était souvenu de l’endroit où il avait enterré son trésor. C’est alors qu’il est parti voir l’Imam Abou Hanifah et lui a dit cela. Abou Hanifah lui a dit : « J’ai su que le chaytan ne va pas te laisser passer toute la nuit à faire des prières. Maintenant, passes le restant de la nuit en faisant des prières pour remercier Allah. »

Les spécialistes de l’histoire des biographies et des conduites rapportent de lui beaucoup d’évènements qui indiquent son intelligence et sa grande perspicacité.

Ainsi, l’Imam que Allah l’agrée était un homme ascète qui avait la crainte de Allah, qui était pieux, qui faisait beaucoup preuve d’humilité à l’égard de Allah et qui était souvent en invocations de Allah ta’ala. Ibnou Khillikan a rapporté dans Wafayatou l-A’yan d’après Asad fils de ‘Amr qu’il a dit : « Abou Hanifah a accompli la prière de Al-Fajr avec le woudou de la prière de Al-‘Icha pendant quarante ans d’après ce qu’on a retenu de lui et la plupart de ses nuits, il récitait tout le Qour-an dans une seule rak’ah. Et on entendait ses pleurs pendant la nuit tant que ses voisins avaient de la compassion pour lui ». On a rapporté de lui qu’il récitait le Qour-an du début jusqu’à la fin dans l’endroit où il était mort et ce, sept mille fois.

Yazid Ibnou l-Koumayt a dit : « Abou Hanifah était de ceux qui avait la crainte de Allah dans son coeur.»

Il raconte : « Un soir, ‘Aliyy Ibnou l-Houçayn, le muezzin a récité dans la prière de Al-‘icha sourat Az-Zalzalah et Abou Hanifah était derrière lui, c’est-à-dire qu’il priait dirigé par cet homme. Lorsqu’il termina la prière et que les gens étaient partis, j’ai dirigé mon regard vers Abou Hanifah et il était encore assis ; il méditait et il soupirait. Lorsque je suis sorti, j’ai laissé la chandelle contenant un tout petit peu d’huile. Elle était prêt de s’éteindre. J’étais revenu alors que l’aube s’était levée et Abou Hanifah était debout. Il tenait sa barbe et disait : « Ô Toi Qui rétribue pour un grain de bien par du bien, et Toi Qui rétribue pour un grain de mal par du mal, évite à ton esclave An-Nou’man le feu de l’enfer et le mal qui rapproche du feu de l’enfer et accorde lui une part dans Ta large miséricorde. Yazid a dit : « J’ai fait l’appel à la prière et la chandelle était toujours allumée ». C’est-à-dire que la veille il l’avait laissée prêt de s’éteindre et là  elle était encore plus intense. Lorsque je suis entré, il m’a dit cache ce que tu as vu ! [C’était un prodige que Allah lui a accordé et il ne veut pas être dévoilé]. Et il a accompli deux rak’ah (une prière surérogatoire), puis il s’est assis jusqu’à ce que j’aie fais l’annonce de la prière. Il s’est levé et a fait la prière avec nous, la prière du matin avec le woudou du début de la nuit.»

Le Calife Al-Mansour a voulu le charger de la fonction de Qadi –juge légal– et Abou Hanifah An-Nou’man a refusé. C’est alors que Al-Mansour jura qu’il le fera. Il lui a dit : « Par Allah, tu seras Qadi ». Mais l’Imam jura qu’il ne le fera pas. C’est alors que Ar-Rabi’ Ibnou Younous Al-Hajib a dit : « Ne vois-tu donc pas que l’Emir des Croyants a juré ?! ». Alors, Abou Hanifah lui a répondu : « L’Emir des Croyants a plus que moi les moyens d’expier les promesses qu’il fait et qu’il ne tient pas ». Abou Hanifah n’a ainsi pas voulu se charger de la fonction de juge.

Il a été rapporté de Ar-Rabi’ qu’il a dit : « J’ai vu Al-Mansour insister auprès de Abou Hanifah pour qu’il se charge de la fonction de Qadi –juge légal–. C’est alors que Abou Hanifah lui a dit : « Crains Allah et ne charge de ce que tu veux confier que quelqu’un qui craint Allah. Par Allah, moi je ne suis pas quelqu’un dont on garantit le comportement lorsqu’il n’est pas en colère. Que dire alors de mon comportement si jamais je suis en colère ! ». Alors Al-Mansour lui a dit : « Tu as menti ! Tu es capable d’être juge ». Alors il lui a dit : « tu as jugé en ma faveur contre toi même ! Comment charges-tu de la fonction de juge quelqu’un de menteur ? »

Par ailleurs, Yazid Ibnou ‘Oumar Ibnou ‘Oubayrah Al-Fazari était un gouverneur et voulait aussi le charger de la fonction de juge à Al-Koufah durant l’époque de Marwan Ibnou l-Hakam, mais il avait refusé. Il l’a alors fouetté de cent dix coups de fouet. Chaque jour il le fouettait de dix coups et lorsqu’il a vu qu’il s’abstenait toujours, il l’a laissé.

 

Sa science et sa forte argumentation

L’Imam, que Allah l’agrée, était un moujtahid absolu, qui avait une forte argumentation. De son époque, il était l’épée de la sounnah sur les cous des mou’tazilah. Il avait recherché leurs assemblées une à une dans le pays et il a débattu avec eux et il leur a répliqué, il leur a donné l’argument qui les faisait taire. Il a atteint dans la science de Al-Kalam qui est la science du tawhid un degré tel, qu’il était celui qu’on indiquait aux gens. Il était la référence de Ahlou s-Sounnah, le plus réputé d’entre eux pour répliquer aux gens qui suivaient leurs passions et plus particulièrement les mou’tazilah.

L’auteur de livre At-Tabsiratou l-Baghdadiyyah a rapporté de l’Imam Abou ‘Abdi l-Lah As-Saymari que l’Imam Abou Hanifah était le spécialiste de la science de Al-Kalam de cette communauté dans son époque ainsi que le spécialiste de référence dans la jurisprudence, c’est-à-dire dans le licite et l’interdit.

Al-Khatib a rapporté dans son livre « Tarikh Baghdad » d’après Harmalah Ibnou Yahya d’après Ach-Chafi’i qu’il a dit : «  Celui qui veut s’approfondir dans la jurisprudence il sera comme un enfant par rapport à Abou Hanifah ».

Il a été rapporté également de Ach-Chafi’i qu’il a dit à Malik que Allah l’agrée : « Est-ce que tu as rencontré l’Imam Abou Hanifah ». Il a dit : « Oui, j’ai vu un homme, s’il te disait qu’il transformerait ce pilier en or, il le ferait avec ses forts arguments ».

Al-Khatib a dit dans « Tarikh Baghdad » également que Abou Hanifah a vu dans le rêve comme s’il creusait la tombe du Messager de Allah salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam. C’est alors qu’il a envoyé qui interroge Ibnou Sirin au sujet de ce rêve. Ibnou Sirin a dit : « Celui qui a vu ce rêve va faire jaillir une science dans laquelle personne ne l’a précédé ».

 

Sa croyance

Les fondateurs des 4 écoles, à savoir Abou HanifahMalikAch-Chafi’i et Ahmad Ibnou Hanbal sont tous sur la même croyance : celle du Prophète et de ses compagnons. Ils croient tous les quatre en l’existence de Dieu (Allah) sans endroit sans comment et sans direction. Ainsi ils sont unanimes sur le fait qu’attribuer une direction à Dieu est de la mécréance. Et ce, tout comme l’a rapporté Ibnou Hajar Al-Haytami dans son livre “al-Minhajou l-Qawim” :

واعلم أنّ القرافيّ وغيره حكوا عن الشّافعيّ ومالكٍ وأحمد وأبي حنيفة رضي الله عنهم القول بكفر القائلين بالجهة والتّجسيم وهم حقيقون بذلك

« Sachez que Al-Qarafi et d’autres ont rapporté de Ach-Chafi’i, Malik, Ahmad et Abou Hanifah, que Dieu les agrée, que ceux qui disent [à propos de Dieu] qu’Il est dans une direction ou qu’Il est un corps ont commis de la mécréance, et ils [ces savants] avaient raison de le dire. »

Retrouvez cette citation : ici

 

L’Imam que Allah l’agrée, était sur la croyance du Prophète et ses compagnons honorables que Allah les agrée. Il avait en effet rencontré certains d’entre eux et il avait pris la science d’eux. Il était comme les autres Imams du Salaf, ceux qui étaient sur la croyance du tawhid de l’exemption de Allah ta’ala du semblable, du corps et de l’endroit.

Ce qui indique cela, c’est ce qui a été rapporté dans son livre Al-Fiqhou l-Absat lorsqu’il a dit : « Allah est de toute éternité et il n’y a pas d’endroit de toute éternité. Allah existe de toute éternité et il n’y a pas de créature de toute éternité. Il existe de toute éternité et il n’y a pas de « où » de toute éternité ni de créatures, ni quoi que ce soit et Il est le Créateur de toute chose ».

Retrouvez cette citation : ici

Parmi les paroles précieuses qu’il a dites au sujet de l’exemption de Allah ta’ala de tout ce qui est des caractéristiques des corps, il y a sa parole dans son livre Al-Fiqhou l-Akbar : «  Son yad est un attribut sans comment » c’est-à-dire que Al-yad est un attribut de Allah sans que ce soit une main c’est-à-dire sans que ce soit un organe.

Retrouvez cette citation : ici

Il a dit également : « Il [Allah] existe mais pas comme tout ce qui existe. C’est-à-dire qu’Il n’est pas un corps, ni une caractéristique d’un corps. Il est exempt de la limite. Il est exempt de l’opposé. Il est exempt du semblable et du ressemblant. ».

Retrouvez cette citation : ici

Il a dit également : «  Il est impossible que le Créateur ait une ressemblance avec ce qu’Il crée. »

L’imam Abou Hanifah a dit  au sujet de l’unicité de Allah : « Allah est unique, non pas dans le sens numérique mais dans le sens qu’Il n’a pas d’associé. »

Egalement, il était de ceux qui exemptaient Allah ta’ala de la voix, des lettres et de la langue. Il a en effet précisé que la parole de Allah ta’ala qui est Son attribut propre de toute éternité exempt de début et de fin n’est pas des lettres, ni une voix.

Il a dit dans son livre Al-Fiqhou l-absat ce qui suit : « Allah parle d’une parole qui n’est pas comme la nôtre, nous parlons par le moyen d’organes à partir de points de prononciation et de lettres mais Dieu parle sans organe ni lettre. » . Fin de citation de la parole de ‘Abou Hanifah.

Retrouvez cette citation : ici

Il a dit également au sujet de la vision de Allah dans l’au-dela : « Allah ta’ala sera vu dans l’au-delà, les croyants le verront alors qu’ils seront eux au Paradis, avec les yeux de leur tête, sans aucune ressemblance ni aucune forme, et il n’y aura pas de distance entre Lui et Ses créatures. » Il a cité cela dans son livre « Al-Fiqhou l-Akbar ».

Retrouvez cette citation : ici

Il a dit également à ce sujet dans son livre « Al-Wasiyyah »: « La vue de Allah par les gens du Paradis sans comment, sans ressemblance et sans direction est une vérité. »

Retrouvez cette citation : ici

En tout cela il y a une preuve claire du caractère louable de la science de Al-Kalam est également la science du tawhid –science de la croyance de l’unicité–. Cette science qui se rapporte à la connaissance de qui est obligatoire parmi les attributs au sujet de Allah, de ce qui est impossible à Son sujet parmi les attributs, c’est une science louable pour preuve la parole de l’Imam Abou Hanifah que Allah l’agrée. Il était parmi les gens celui qui s’en occupait le plus de son époque.

Son approfondissement dans cette science était son arme réputée contre les gens qui suivaient leurs passions et l’égarement et plus particulièrement les mou’tazilah. Il les avait en effet suivi pour les dénoncer à travers le pays. Il avait annulé leur prétention. Il avait montré l’infondé de leur mise en doute. Il a montré leurs supercheries. En plus de tout cela, ses deux livres Al-Fiqhou l-Akbar et Al-Fiqhou l-Absat sont une preuves claire qu’il maîtrisait la science de Al-Kalam par le biais des preuves selon la raison et selon les textes qu’il avaient réuni sur des questions concernant la science de Al-Kalam conformément à la voie de Ahlou s-Sounnah wa l-jama’ah.

L’Imam Abou Hanifah a composé 5 livres concernant la science du tawhid qui constituent encore une référence de nos jours : « al-Fiqhou l-Akbar », « al-Fiqhou l-Absat », « ar-Risalah »,  « al-‘Alim wa l-Mouta’allim » et « al-Wasiyyah ».

 

Son décès

Son décès était en l’an 150 de l’Hégire, c’était l’année même dans laquelle était né l’Imam Ach-Chafi’i. Il était mort onze nuits passées du mois de Joumada l-oula. Il a été dit une lune est morte et une lune est née, c’est-à-dire que Abou Hanifah était comparé à une lune dans son éclat de la science et Ach-Chafi’i également.

Il a été dit qu’il est mort en prison parce qu’il avait refusé de se charger de la fonction de juge et il a été dit qu’il n’était pas mort en prison. Dans son convoi funéraire, environ cinquante mille personnes l’avaient accompagné. La prière funéraire avait été accomplie et il a été enterré dans le cimetière de Al-Khayzaran à Baghdad que Allah ta’ala lui accorde de larges miséricordes.

Retrouvez des articles en lien avec l’Imam Abou Hanifah : ici

 

L’Imâm Al-Bâji rapporte l’unanimité sur le fait qu’il n’est pas permis de se baser sur le calcul pour déterminer Ramadân

Sujet : Le calcul n’est pas valable pour déterminer le début de Ramadân.

Ibn hajar al-Asqalani fath al-bari   Al-Baji Al-Maliki unanimité vision du croissant ramadan - calcul

Dans son commentaire du Sahîh de Al-Boukhâri «Fath Al-Bârî », après avoir expliqué en détail qu’il n’est pas permis de se baser sur le calcul pour déterminer le début du mois de Ramadân (voir l’article ici), l’Imâm Ibnou Hajar Al-’Asqalâni rapporte :

« قال الباجي : وإجماع السلف الصالح حجة عليهم »

« Al-Bâji a dit :  » Et l’unanimité des pieux prédécesseurs (as-salaf as-sâlih) est une preuve contre eux (c’est-à-dire contre les partisans du calcul) »

Informations utiles :

– Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 590 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est le plus célèbre commentaire du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.

– L’Imâm , le Qâdî (le juge), le Faqîh (le spécialiste de la jurisprudence) Abou l-Walîd Soulaymân Ibn Khalaf Al-Bâji Al-Mâliki Al-Andalouçi Al-Qourtoubi est né en 403 et il est décédé en 474 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 960 ans. Il est l’un des plus connus de parmi les Faqîh de l’école de l’Imam Malik et il est l’auteur d’un commentaire du Mouwatta.

  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Hâfidh (le spécialiste de la science du hadîth), celui qui maîtrise les différentes sciences, le Qâdî (Juge) ». [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]

– Ici il dit qu’il y a unanimité depuis les pieux predecesseurs, c’est-à-dire depuis les trois premiers siècles de l’Hégire sur le fait que l’on ne se base pas sur le calcul pour déterminer le début du mois de Ramadân.

– En effet le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« لا تقَدّموا رمضان بيوم أو يومين صُوموا لِرُؤيَتِهِ وأَفْطِروا لرؤيته فإن غُمَّ عَلَيكُم فَأَكْمِلُوا عِدَّةَ شَعْبَان ثَلاثين يوماً »

Cette parole signifie : « N’anticipez pas Ramadân d’un jour ou deux. Jeûnez à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si vous ne l’avez pas vue, poursuivez le compte de Cha’bân à trente jours » [rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim].

– Et il a dit également (صلى الله عليه وسلم)  :

« إنا أمة أمية لا نكتب ولا نحسب الشهر هكذا وهكذا يعني مرة تسعة وعشرين ومرة ثلاثين »

Cette parole signifie « Nous somme une communauté ‘oummiyyah [c’est-à-dire pour la plupart] qui n’écrivons pas et ne calculons pas. Le mois est ainsi, soit ainsi soit ainsi ; c’est-à-dire soit 29 soit 30 jours » [rapporté par Al-Boukhâri et d’autres]

– Ce jugement fait l’objet de l’unanimité dans les 4 écoles de fiqh et chez les gens du Salaf. Ce jugement ne change pas en fonction des années ni des avancées technologiques.

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanimes sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– De nombreux savants ont confirmé qu’il n’est pas valable de se baser sur le calcul astronomique pour déterminer le début et la fin du mois de Ramadân. Parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah ;
  • L’Imâm Mâlik ;
  • L’Imâm Ach-Châfi’i ;
  • Le Hâfidh Abou l-Walîd Al-Bâjî Al-Mâliki (qui rapporte l’unanimité des gens du salaf) [Rapporté par Ibn Hajar dans Fath al-Bârî] ;
  • Al-Qâdî Ibnou Rouch Al-Jadd Al-Mâliki (qui rapporte l’unanimité) [Dans son livre Al-Jâmi’ mina l-Mouqaddimât] ;
  • L’Imâm Al-Mâziri Al-Mâliki ;
  • Le Chaykh Mouwaffaqou d-Dîn Ibnou Qoudâmah Al-Hanbali ;
  • Al-Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki ;
  • Al-‘Allâmah Al-Qarâfi Al-Mâliki (qui rapporte l’unanimité des gens du salaf) [Rapporté par Mayyârah dans Ad-Dourrou th-Thamîn] ;
  • Chaykh al-Islâm An-Nawawi Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Ibnou Bazîzah At-Toûniçi Al-Mâliki ;
  • Le Chaykh Ibnou Rajab Al-Hanbali ;
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi Ach-Châfi’i ;
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni Ach-Châfi’i [Dans son livre Fath Al-Bârî] ;
  • Le Hâfidh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni Al-Hanafi ;
  • Le Mouhaddith Al-Qastallâni Ach-Châfi’i ;
  • Chaykh al-Islâm Zakariyâ Al-Ansâri Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Al-Hattâb Al-Mâliki ;
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami Ach-Châfi’i [Dans son livre Al-Minhâjou l-Qawîm]
  • Le Chaykh Chamsou d-Dîn Ar-Ramli Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî Al-Hanafi (qui rapporte l’unanimité) ;
  • Le Chaykh Al-Mounâwi Ach-Châfi’i ;
  • Al-‘Allâmah Al-Bouhoûti Al-Hanbali [Dans son livre Kach-châfou l-Qinâ’] ;
  • Le Chaykh Mouhammad Mayyârah Al-Fâçi Al-Mâliki (qui relate l’unanimité) [Dans son livre Ad-Dourrou th-Thamîn] ;
  • Le Chaykh Al-Haskafi Al-Hanafi ;
  • L’assemblée de savants Hanafites qui ont compilé l’ouvrage « Al-Fatâwâ Al-Hindiyyah » ;
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki ;
  • Le Hâfidh Mourtadâ Az-Zabîdi Al-Hanafi (qui rapporte l’unanimité) ;
  • Al-‘Allâmah Mouhammad ‘Arafah Ad-Doussoûqi Al-Mâliki ;
  • Al-‘Allâmah Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi (qui rapporte l’unanimité) [Dans son livre Raddou l-Mouhtâri] ;
  • Le Chaykh Mouhammad ‘Illaych Al-Mâliki (qui rapporte l’unanimité) ;
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri [Dans son livre Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah] ;
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari Al-Mâliki [Dans son livre Ad-Dînou l-Khâlis] ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari (qui rapporte l’unanimité) [Jâmi’ou l-Khayrât] ;
  • Et beaucoup d’autres…

– Voir d’autres paroles de savants à ce sujet : ici .

Biographie : Imam Al-Ach’ari

Biographie Imam Al-Ach'ari

L’Imam de la vérité et de la bonne guidée, Abou l-Haçan ‘Ali Ibnou Isma’il Al-Ach’ari

Sa biographie

Il s’agit de Abou l-Haçan ‘Ali fils de Isma’il fils de Abou Bichr Is-haq fils de Salam fils de Isma’il fils de ‘Abdou l-Lah fils de Mouça fils du gouverneur de Al-Basrah, Bilal fils de Abou Bourdah fils du compagnon du Messager de Allah, salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam, Abou Mouça ‘Abdou l-Lah fils de Qays Al-Ach’ari, le yéménite, de Basrah.

C’est au sujet de son peuple qu’a été révélé la parole de Allah qui a pour sens : « Ô vous qui avez cru, celui d’entre vous qui apostasie sa religion, alors certainement Allah fait qu’il y aura un peuple qu’Il agrée et qui L’aime, qui sont humbles vis-à-vis des croyants et glorieux vis-à-vis des non musulmans ; ils font le Jihad dans la voie agréée par Allah et ils ne craignent pas pour cela le blâme de quiconque ». Ceci est un mérite que Allah accorde à qui Il veut et Allah est Celui Qui sait toutes choses.

Après la révélation de cette ayah, le Prophète montre Abou Mouça Al-Ach’ari en disant ce qui signifie : « C’est le peuple de celui-là » et il a montré de sa main  Abou Mouça Al-Ach’ari.

Lorsque cette ayah a été révélée, après cela des mérites des Ach’ari et des tribus originaires du Yémen se sont manifestés. Ils ont eu un bon effet et beaucoup de belles conséquences sur l’Islam.

En effet, Al-Boukhari a rapporté dans son Sahih du hadith de Abou Hourayrah radiya l-Lahou ‘anhou, que Allah l’agrée, que le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « ….. les gens du Yémen. Ils ont des cœurs tendres et doux. La foi est du Yémen et la sagesse est du Yémen ». En d’autres termes, c’est un éloge que le Prophète a fait pour les gens du Yémen et il s’agit justement de cette tribu des Ach’ari.

Tout comme Al-Boukhari a rapporté dans son Sahih d’après ‘Imran Ibnou l-Housayn, que les gens de Bani Tamim étaient venus voir le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et il leur a dit ce qui signifie : « Je vais vous annoncer une bonne nouvelle Ô Bani Tamim ». Ils lui ont alors dit : (Tu nous as déjà annoncé des bonnes nouvelles. Donne nous maintenant). La couleur de son visage a changé. C’est alors que des gens du Yémen étaient venus et le Prophète leur a dit ce qui signifie : « Ô vous les gens du Yémen, je vous annonce la bonne nouvelle parce que Banou Tamim n’ont pas voulu l’accepter ». Ils lui ont dit : « Nous l’acceptons Ô Messager de Allah. Nous sommes venus auprès de toi pour nous instruire dans la religion et pour t’interroger sur le début de ce monde : Comment a-t-il eu lieu ? » et le Prophète a dit ce qui signifie : « Allah est de toute éternité et rien d’autres que Lui n’est de toute éternité », c’est-à-dire que les endroits sont créés, ils ont un début alors que Allah existe de toute éternité avant les endroits, sans endroit.

Il y a ici une preuve que Allah existe de toute éternité avant la création des endroits et du temps. Avant la création, Allah existe alors qu’il n’y avait pas d’endroits et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité. Il n’est pas une quantité ni petite ni grande.

L’Imam Abou l-Haçan Al-Ach’ari est né en l’an 260 de l’Hégire à Al-Basrah qui se trouve en Iraq et certains ont dit en l’an 270. Il est mort en l’an 333 de l’Hégire et d’autres ont dit en 324 et d’autres en 330 à Baghdad.

Son ancêtre Abou Mouça fait partie de ceux de qui on prend les avis de jurisprudence, les Fatwa, parmi les compagnons du Messager de Allah. Il fait partie de ceux qui ont les plus belles voix lors de la récitation du Qour-an et il est attribué dans son ascendance à Al-Jamahir  fils de Al-Ach’ar  et Al-Ach’ar  fait partie des descendants de Saba ceux qui étaient du Yémen.

Abou Mouça Al-Ach’ari a fait l’émigration avec ses deux frères parmi une cinquantaine de son peuple jusqu’à la terre de Habachah –l’Abyssinie, la nouvelle Ethiopie–. Il y a vécu avec Ja’far Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée, pour ensuite rejoindre tous ensemble le Messager de Allah lorsqu’il a fait la conquête de Khaybar.

Il a eu comme enfants et petits enfants qui étaient connus pour leur bonnes connaissances, le fait qu’ils rapportent la parole du Prophète et leurs noms sont marqués dans l’histoire jusqu’à  ce que le tour revienne à notre Chaykh Abou l-Haçan Al-Ach’ari, que Allah l’agrée.

Abou l-Haçan Al-Ach’ari était sunnite d’une famille sunnite mais il a étudié al-i’tizal, la voie des mou’tazilah, auprès de Abou ‘Ali Al-Jabba-i et il a suivi dans cette voie jusqu’à devenir un Imam pour les mou’tazilah ensuite il a fait le repentir.

Il s’est assis un jour sur la grande chaise dans la mosquée Al-Jami’ à Bassorah un vendredi et il a dit à très haute voix : « Celui qui m’a connu, il m’aura connu mais celui qui ne me connaît pas, je me présente à lui : Je suis Untel fils de Untel, je disais que le Qour-an est créé et que Allah ne sera pas vu et que les actes de mal, c’est moi qui les crée. Je fais le repentir et j’ai abandonné tout cela. J’ai pour croyance maintenant la bonne croyance pour répliquer aux mou’tazilah, pour dévoiler leurs graves erreurs et leurs défauts ».

Le Faqih, spécialiste de jurisprudence, Abou Bakr As-Sayrafi a dit « Les mou’tazilah avaient levé haut la tête jusqu’à ce que Al-Ach’ari prenne la défense des sunnites et les a emprisonnés dans les plus petits recours », c’est-à-dire qu’ils sont devenus très petits lorsque Al-Ach’ari a défendu la voie de Ahlou s-Sounnah.

Les éloges des savants en faveur de Abou l-Haçan Al-Ach’ari

As-Soubki a rapporté dans Tabaqatou ch-Chafi’iyyati l-Koubra : « Sache que Abou l-Haçan Al-Ach’ari n’a pas innové une nouvelle voie mais il a raffermi et résumé la voie du Salaf et il a défendu ce sur quoi étaient les compagnons du Messager de Allah. Donc se réclamer de lui est dû au fait qu’il a délimité la voie du Salaf et qu’il s’y est attaché, qu’il a amené les preuves et arguments sur cette voie. Celui qui le suit en cela dans cette argumentation est appelé Ach’arite ». fin de citation

L’historien Abou Mouhammad ‘Abdou l-Qadir Al-Qouraychi Al-Hanafi, dans son livre Al-Jawahir Al-Moudiyyah qui est Tabaqatou l-Hanafiyyah (L’étoile éclairée au sujet des savants Hanafite), a dit de Abou l-Haçan Al-Ach’ari : « Celui qui s’est attaché au fondement, le grand Imam ». C’est ainsi qu’il a désigné Al-Ach’ari.

Le Chaykh ‘Abdou r-Rahim Al-Asnawi a fait également son éloge et il a dit : « C’est celui qui a défendu le parti de Ahlou s-Sounnah, celui qui a vaincu les mou’tazilah et autres mauvais innovateurs grâce à sa langue et à son écriture, c’est l’auteur de nombreux ouvrages et sa réputation nous évite de trop parler de lui, tellement il est connu, ce n’est pas la peine de parler de lui ».

Abou Bakr Ibnou Qadi Chouhbah fait son éloge également dans Tabaqatou ch-Chafi’iyyah en disant : « le Chaykh Abou l-Haçan Al-Ach’ari Al-Basri, l’Imam des spécialistes de ‘Ilmou l-Kalam, celui qui a défendu la Sounnah du Maître des Messagers et celui qui a défendu la religion ».

Quant à Al-Yafi’i, il a dit dans Mir-atou l-Jinan : « Le Chaykh, l’Imam, celui qui a donné la victoire à la Sounnah et a conseillé la communauté, l’Imam des Imams véritables, celui qui a dévoilé les fausses argumentations des mauvais innovateurs, celui qui a levé haut la bannière de la vérité, qui a la lumière éclatante et les arguments catégoriques après lesquels il n’y a plus rien à dire ».

Abou l-Fat-h Ach-Chahrastani dans son livre Al-Milalou wa n-Nihal a dit : « Les Ach’arites sont ceux suivent Abou l-Haçan Al-Ach’ari fils de Isma’il Al-Ach’ari qui lui-même est descendant de Abou Mouça Al-Ach’ari, que Allah les agrée tous deux. Parmi les choses, les coïncidences étonnantes que j’ai entendues, c’est que Abou Mouça Al-Ach’ari, que Allah l’agrée, disait exactement ce que Abou l-Haçan Al-Ach’ari dit plus tard dans son école c’est-à-dire que les compagnons disaient la même chose que l’Imam des sunnites ».

Le Oustadh Abou l-Qacim Al-Qouchayri, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Les spécialistes du hadith se sont accordés à dire que Abou l-Haçan ‘Ali fils de Isma’il Al-Ach’ari était un des Imams des spécialistes du hadith. Son Madh-hab est le Madh-hab des spécialistes du hadith. Il a parlé des fondements de la religion selon la voie de Ahlou s-Sounnah. Il a répliqué aux opposants parmi les égarés et les mauvais innovateurs. Il était une épée tendue sur les mou’tazilah et les mauvais innovateurs qui se sont égarés de la voie de Ahlou s-Sounnah et qui sont sortis de la communauté. Celui qui lui porte atteinte ou qui le maudit ou l’insulte, il aura parlé en mal de tout Ahlou s-Sounnah ». fin de citation.

Le Hafidh Abou Bakr Al-Baghdadi a également donné sa biographie dans Tarikhou Baghdad en disant que : « Abou l-Haçan Al-Ach’ari, le spécialiste de la croyance, l’auteur de plusieurs ouvrages pour répliquer aux irréligieux et d’autres comme les mou’tazilah, les jahmiyyah, les khawarij et le restant des groupes des mauvais innovateurs ». fin de citation.

L’historien Ibnou l-‘Imad Al-Hanbali l’a décrit comme étant l’Imam l’illustre savant, l’océan de connaissance, le spécialiste de la croyance, et a dit : « L’auteur de nombreux ouvrages parmi ce qui a entraîné la réjouissance des visages chez Ahlou s-Sounnah et qui a noirci les bannières des mou’tazilah et des jahmiyyah. Il a ainsi montré la voie de la vérité claire et il a réjoui les cœurs des gens de la foi et de la connaissance. Il y a justement son débat avec son ancien Chaykh Al-Jabba-i grâce auquel il a cassé le dos de tout mauvais innovateur ». fin de citation.

Chamsou d-Din Ibnou Khillikan dans Al-A’yan c’est-à-dire les illustres, l’a mentionné et l’a décrit en disant : « Le spécialiste des fondements, celui qui a défendu la voie de Ahlou s-Sounnah et c’est de lui que se réclame le groupe des Ach’ari et sa réputation nous passe de trop parler pour le présenter ». fin de citation.

Après lui, le Chaykh Abou Is-haq Ach-Chirazi, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Les Ach’ari sont les gens de Ahlou s-Sounnah, ceux qui défendent la loi, ils répliquent aux mauvais innovateurs, que ce soit les qadariyyah ou d’autres. Celui qui leur porte atteinte, il aura porté atteinte à tout Ahlou s-Sounnah ».

Le Chaykh, l’illustre savant Diya-ou d-Din Abou l-‘Abbas Ahmad Ibnou Mouhammad Ibni ‘Oumar Ibni Youçouf Ibni ‘Oumar Al-Qourtoubi a composé un épître qu’il a appelé Zajrou l-Mouftari ‘ala Abi l-Haçani l-Ach’ari, « empêcher le calomniateur qui calomnie Abou l-Haçan Al-Ach’ari», dans lequel il a répliqué à certains mauvais innovateurs qui ont dit du mal de l’Imam Al-Ach’ari. Lorsque le Chaykh Taqiyyou d-Din Ibnou Daqiq Al-‘Id en a pris connaissance, il a dit du bien de cet écrit.

Le Chaykh ‘Izzou d-Din Ibnou ‘Abdi s-Salam a dit la croyance de Al-Ach’ariyy, que Allah lui fasse miséricorde, englobe ce qu’ont indiqué les quatre-vingt dix-neuf Noms de Allah et il dit que Allah l’agrée à la fin de son traité de croyance : « Ceci est une partie de la croyance de Al-Ach’ari, que Allah lui fasse miséricorde, et la croyance du Salaf, celle des gens de la Tariqah, des voies Soufi, et celle des gens de Al-Haqiqah, ceux qui étudient les lois ».

Tajou d-Din ‘Abdou l-Wahhab As-Soubki a dit également : « Les Hanafi, les Chafi’i, les Maliki et ceux qui ne se sont pas égarés parmi les Hanbali ont la même croyance et c’est la croyance de Ahlou s-Sounnati wa l-Jama’ah. Ils suivent la voie du Chaykh de la Sounnah, Abou l-Haçan Al-Ach’ari, que Allah lui fasse miséricorde ».

Ensuite, il a dit : « En général la croyance de Al-Ach’ari, c’est ce qui est contenu dans le traité de croyance de Abou Ja’far At-Tahawi que les savants des différentes écoles ont approuvé et ont accepté pour croyance ».

Le Chaykh Mouhammad ‘Arabiyy At-Tabbani le Chaykh des Maliki dans la Mosquée Al-Haram à Makkah, a dit : « Les meilleurs des Mouhaddith après Abou l-Haçan jusqu’à notre époque sont des Ach’ari et les livres des Tarikh, des histoires, des biographies des savants sont claires pour indiquer cela ».

Le Oustadh, l’Imam Al-Isfarayini, le spécialiste de jurisprudence, spécialiste de croyance a dit : « J’étais à côté du Chaykh Al-Bahili comme une goutte dans la mer, et j’ai entendu le Chaykh Abou l-Haçan Al-Bahili dire : j’étais à côté du Chaykh Abou l-Haçan Al-Ach’ari comme une goutte dans la mer ».

L’Imam, le Hafidh Al-Bayhaqi a dit : « Jusqu’à ce que le tour vienne à notre Chaykh Abou l-Haçan Al-Ach’ari, que Allah lui fasse miséricorde. Il n’a pas innové dans la religion agréée par Allah quoi que se soit. Il n’a pas amené de mauvaises innovations mais a repris les paroles des compagnons, des successeurs et ceux qui les ont suivis parmi les Imams dans les fondements de la religion et les a approuvées en ajoutant plus de commentaires, plus d’explications. Et ce qu’il a dit au sujet des fondements et ce qu’il a amené dans les lois est correct par la raison contrairement à ce qu’ont prétendu les gens qui suivent leurs passions. Ainsi dans ses explications, il y a eu un renfort pour appuyer Ahlou s-Sounnati wa l-Jama’ah de la part des Imams comme Abou Hanifah, comme Soufyan Ath-Thawri parmi les gens de Al-Koufah, comme Al-Awza’i et d’autres parmi les gens de Ach-Cham, comme Malik, comme Ach-Chafi’i, des gens de deux Haram c’est-à-dire La Mecque et Médine, Ahmad Ibnou Hanbal et d’autres parmi les spécialistes du Hadith comme Al-Boukhari et Mouslim, les Imams des spécialistes du Hadith et les Hafidh des Sounan sur lesquels est basée la Loi agréée par Allah, que Allah les agrée tous ».

Le Qadi Abou Bakr Al-Baqillani a dit : « Je suis dans mes meilleurs états lorsque je comprends la parole de Abou l-Haçan ».

Et Tajou d-Din As-Soubki a dit : « Si nous devions passer en revue les fait remarquables de la vie du Chaykh Al-Ach’ari, les feuilles ne pourraient pas tout contenir et l’encre finirait avant de pouvoir tout écrire. Celui qui veut connaître son degré et qu’il remplisse son cœur de son amour, qu’il prenne le livre Kadhibou l-Mouftari c’est-à-dire « la dénonciation des mensonges des calomniateurs en ce qu’ils ont attribué à l’Imam Abou l-Haçan Al-Ach’ari » qui a été composé par le Hafidh Ibnou ‘Açakir Ad-Dimachqi. C’est un des plus illustres des livres qui comportent le plus de profits et les meilleurs ».

Ibnou Abou l-Hajaj Al-Andalouçi a dit dans l’un de ses ouvrages : « Si le Hafidh ibnou ’Açakir n’avait pour mérite sur Al-Ach’ari que ce livre, cela aurait suffit ». Il a commencé sa biographie en disant : « Notre Chaykh, notre modèle, le Chaykh de la voie de Ahli s-Sounnati wa l-Jama’ah, celui des spécialistes de la croyance, celui qui donne la victoire à la Sounnah du Maître des Messagers, celui qui défend la religion, celui qui œuvre pour défendre la croyance des musulmans d’une manière dont les traces restent jusqu’à nos jours, jusqu’au jour où les gens se livreront pour le jugement du Seigneur des mondes, l’Imam, le pieux, le bienfaisant, celui qui a défendu la loi contre les paroles calomniées et qui a défendu la communauté de l’Islam, il l’a appuyée d’une manière très importante et il a demeuré en œuvrant, jusqu’à purifier les cœurs de toutes confusions. Il a attisé les lumières de la certitude pour ne pas tomber dans ce qui entraîne le doute. Il n’a pas laissé une mauvaise parole d’un mauvais innovateur, il a enlevé le faux et la vérité a repoussé les méandres du faux ».

Certains ont prétendu que le Chaykh Al-Ach’ari était Malikite mais cela n’est pas juste, il était Chafi’i, il a pris la jurisprudence auprès de Abou Ishaq Al-Marwazi.

Le Oustadh Abou Bakr ibnou Fourak a dit dans Tabaqatou l-Moutakallamin et le Oustadh Abou Ishaq Al-Isfarayini dans ce qu’a rapporté de lui le Chaykh Abou Mouhammad Al-Jouwayni, a également mentionné cela dans Charhou r-Riçalah.

Quant au Chaykh des Ach’ari parmi les Malikite, c’est l’Imam, le Qadi Abou Bakr Al-Baqillani, il a suivi la voie de Abou l-Haçan Al-Ach’ari dans la croyance mais dans la jurisprudence, il était Maliki et Abou l-Haçan Al-Ach’ari était Chafi’i.

Le fait qu’il évite les gens des mauvaises innovations et la validité de sa croyance

L’Imam Abou l-Haçan Al-Ach’ari a consulté les livres des mou’tazilah et des jahmiyyah et il a vu qu’ils sont tombés dans le négationnisme, ils ont annulés des textes et ont dit, que Allah nous préserve de leur mécréance, d’après eux Allah n’a pas de science, ni de puissance, ni d’ouie, ni de vue, ni de vie, ni d’exemption de fin, ni de volonté.

Les hachwiyyah et les moujassimah ont dit, que Allah nous préserve de leur mécréance, d’après eux Allah a une science comme les sciences, une puissance comme les puissances, une ouïe comme les ouïes, une vue comme les vues.

Abou l-Haçan Al-Ach’ari a pris la voie qui est entre les deux, il a dit : « Certes, Allah Soubhanahou wa ta’ala, Celui Qui est absolument exempt d’imperfection, a une science pas comme les sciences, une puissance pas comme les puissances, une ouïe pas comme les ouïes, une vue pas comme les vues ».

Pour ce qui est de Jahm ibnou Safwan, il a dit que l’esclave n’a pas la capacité de faire quoi que ce soit, ni d’acquérir quoi que ce soit. Les mou’tazilah ont dit, que Allah nous préserve de leur mécréance, d’après eux l’esclave est capable de créer et d’acquérir en même temps.

L’Imam Abou l-Haçan Al-Ach’ari a pris la voie entre les deux en disant : « L’esclave n’a pas la capacité de créer mais a la capacité d’acquérir (l’acte) ». Il a nié pour l’esclave de Allah la capacité de faire entrer en existence et a confirmé pour celui-ci la capacité de l’acquisition de l’acte (Al-Kasb).

Les hachwiyyah, les mouchabbihah, les assimilationnistes, ont dit, que Allah nous préserve de leur mécréance, d’après eux Allah sera vu avec un comment, une limite comme tout ce qui est vu. Les mou’tazilah, les jahmiyyah et les najariyyah ont dit, que Allah nous préserve de leur mécréance, d’après eux Allah ne sera pas vu.

Abou l-Haçan Al-Ach’ari a pris la voie entre les deux et a dit : « Allah sera vu sans qu’Il s’incarne, sans qu’Il ait une limite ni un comment et n’est pas de ceux qui ont une limite ni le comment, (ainsi nous Le verrons pas comme sont vus les créatures et sans comment) ».

Les najariyyah ont dit, que Allah nous en préserve, d’après eux Allah est partout sans qu’Il s’incarne et sans direction. Les hachwiyyah, les moujassimah, les assimilationnistes, ont dit, que Allah nous préserve de leur mécréance, d’après eux Allah est au dessus du Trône et que le Trône est un endroit pour Lui et qu’Il est assis dessus.

Abou l-Haçan Al-Ach’ari a pris la voie entre les deux et a dit : « Allah est de toute éternité et il n’y a pas d’endroit de toute éternité, Il a créé l’endroit, Al-Kourçiyy, le piédestal et n’a pas besoin de l’endroit et après la création de l’endroit, Il est comme Il est de toute éternité avant de les créer (c’est-à-dire sans endroit) ».

Les mourji-ah ont dit, que Allah nous préserve de leur mécréance, d’après eux celui qui est sincère envers Allah une fois dans sa foi, dans sa vie, il ne sort pas de l’Islam par une apostasie (Ar-Riddah) (ni par une mécréance) et il ne lui sera inscrit aucun grand péché. Les mou’tazilah ont dit, que Allah nous préserve de leur mécréance, d’après eux celui qui commet le grand péché même s’il a la foi, même s’il est dans l’obéissance pendant cent ans, il ne sortira jamais de l’enfer.

Abou l-Haçan Al-Ach’ariy a pris la voie entre les deux et a dit : « Le croyant, celui qui croit en l’unicité de Allah ta’ala, mais celui qui est grand pécheur, c’est selon la volonté de Allah ta’ala. S’Il veut, Il lui pardonne et le fait entrer au paradis, s’Il veut, Il le châtie pour ses grands péchés puis le fait entrer au Paradis ».

Quant à ce que prétendent les moujassimah, ceux qui attribuent le corps à Allah, que l’Imam Al-Ach’ari avait repris dans son livre « Al-Ibanah » ce qui est conforme à l’attribution du corps à Allah et qu’Il serait incarné dans le ciel, ceci est réfuté par le fait que la copie sur laquelle il se base pour attribuer cela à l’Imam comporte des paroles qui lui sont calomnieusement attribuées et ils ne sont pas capable d’amener une seule copie qui soit digne de confiance mais ce qu’ils ont c’est une copie que eux-mêmes, les moujassimah, ce qui attribuent à Allah le corps, ont écrit.

Est-ce qu’il est censé de croire que pareils expressions proviennent de Abou l-Haçan Al-Ach’ari à savoir lorsqu’ils disent que les musulmans se sont accordés dans leur innovation de dire « Ô toi, qui habite le ciel ?! »,  ceci est une calomnie claire, il suffit de dire pour répondre qu’aucun Ach’ari ni ceux qui les ont suivis parmi les gens de l’Islam dans les époques passés et présentes ne disent cela. Donc si c’était tel qu’ils le disent, pourquoi les Ach’ari ne disent pas cela.

Au contraire il est confirmé que l’Imam Abou l-Haçan Al-Ach’ari a dit dans son livre An-Nawadir : « Celui qui croit que Allah est un corps n’est pas quelqu’un qui connaît son Seigneur et certes il est mécréant en Lui« .

De plus, le Chaykh Moulla ‘Ali Al-Qari a dit dans son livre « Mirqat al-Mafatih, Charh Michkat al-Masabih » :

« قال جمع منهم ومن الخلف : إن معتقد الجهة كافر ، كما صرح به العراقي ، وقال : إنه قول لأبي حنيفة ومالك والشافعي والأشعري والباقلاني »

« Tout un groupe d’entre eux [c’est-à-dire les Pieux Prédécesseurs -Salaf Salih -] ainsi que du Khalaf [c’est-à-dire de l’époque qui a suivi] a dit: “Celui qui croit que Allah est dans une direction est un mécréant (kafir), comme cela a été clairement rapporté par Al-’Iraqi quand il a dit: “Ceci est l’avis de Abou Hanifah, Malik, Ach-Chafi’i, Al-Ach’ari et Al-Baqillani”».

Retrouvez cette citation:  ici.

La voie de l’Imam Al-Ach’ari est donc de considérer catégoriquement mécréant ceux qui ont pour croyance que Allah est un corps ou qu’Il serait dans une direction.

Ses efforts, son application dans l’adoration et son ascèse dans le monde

Le Chaykh Abou l-Haçan Al-Ach’ari était extrêmement étonnant dans son intelligence et sa grande capacité de compréhension et son approfondissement dans la science.

Durant près de vingt ans, il accomplissait la prière de As-Soubh avec le Woudou’de la prière de Al-‘Icha et ne disait rien de ces efforts d’acte d’adoration, il avait beaucoup de pudeur au sujet du bas-monde et était très actif au sujet de l’au-delà.

Il se nourrissait de fruits d’un morceau de terre que son ancêtre Bilal ibnou Abi Bourdah ibni Abi Mouça Al-Ach’ari avait dédié pour ses descendants (en effet, on peut faire en sorte qu’un bien soit dédié pour une mosquée ou on peut bloquer un bien pour ses descendants).

Ce qu’il dépensait durant l’année, était dix-sept Dirham, chaque mois un Dirham et quelques.

Ses ouvrages

L’Imam Al-Ach‘ari, que Allah lui fasse miséricorde, avait écrit beaucoup d’ouvrages, certains ont dit ses ouvrages ont atteint plus de trois cents.

Le livre Al-‘Ibanah est composé par Abou l-Haçan Al-Ach’ari mais malheureusement la plupart de ces copies sont fausses. Toutes les copies que les anciens moujassimah se sont transmises et d’autres, ne sont pas corrects car elles n’ont pas été vérifiées par quelqu’un digne de confiance tout comme une copie peut être validée par un digne de confiance puis un autre et ainsi de suite jusqu’à l’origine de l’auteur qui l’a écrit de sa propre main ou qu’un digne de confiance l’a écrit suite à la dictée de l’auteur et qu’il a par la suite relu à l’auteur.

Ibnou ‘Açakir n’a pas mentionné tout le livre « Al-Ibanah » mais il a mentionné quelque extrait qui ne comporte pas de paroles explicites pour attribuer le corps à Allah ou à L’assimiler à Ses créatures.

Par contre certaines versions qui sont imprimées de ce livre « Al-Ibanah », il y a des passages tels que pour tous les musulmans, ils ne leur échappent pas que ce sont des passages qui leur sont attribués calomnieusement, même un débutant dans la science de la religion, cela ne lui échappe pas. Et parmi, ces fausses copies, il y a ce que les hachwi ont ajouté comme paroles qu’aucun musulman ne dit, que dire alors de l’Imam Al-Ach’ari.

Et parmi ce qui indique qu’il est innocent de tout cela, il y a ce qu’a rapporté de lui le Chaykh ibnou Fourak, que Allah lui fasse miséricorde, qu’il a ainsi rassemblé dans un ouvrage, et parmi ces paroles, il y a ce qui indique que ce que contient « Al-Ibanah » comme attribution du corps à Allah, ce sont des calomnies attribués à Abou l-Haçan Al-Ach’ari, que Allah lui fasse miséricorde.

Par ailleurs, « Al-Ibanah » n’est pas le seul ouvrage de Abou l-Haçan Al-Ach’ari et n’est le dernier de ses compositions.

La voie de l’un des Imam est connu par ce que ses compagnons digne de confiance lui attribuent et la question de l’exemption de Allah de la localisation sur le Trône (Al-‘Arch), dans le ciel ou ailleurs parmi les endroits est connu comme étant la voie de Al-Ach’ari par Tawatour d’une manière catégorique donc il n’y a rien à dire sur cela.

Même si un wahhabite ou un assimilateur t’amène le livre « Al-Ibanah » dans lequel il y a calomnieusement l’attribution du corps à Allah ta’ala et te dit que c’est le livre de Al-Ach’ari, tu dis que les Ach’ari, ce sont ceux qui connaissent le mieux leurs Imam et par Tawatour, de manière catégorique, ils ont tous rapporté que la croyance de Al-Ach’ari est que Allah existe sans endroit.

Parmi les plus réputés de ses compagnons

Le mérite de celui qui suit indique le mérite de celui qui est suivi.

Parmi ses compagnons qui ont pris de lui et qui ont vécu de son époque et qui ront epris ses paroles ou qui ont pris la science de lui et qui sont parmi les plus hauts Imam et les plus réputés des gens, il y a ceux que l’historien de Ach-Cham a mentionné, qui est le Hafidh de Ach-Cham, Abou l-Qaçim ibni ‘Açakir dans son livre qu’il a composé pour défendre le Chaykh Abou l-Haçan Al-Ach’ari en citant des faits remarquables et l’éloge des Imam.

Ainsi le Qadi des Qadi, le Chaykh Tajou d-Din le fils de l’Imam Qadi des Qadi Taqiyyou d-Din As-Soubki a composé un chapitre spécial pour citer les plus grands savants qui se réclament de Chaykh Abou l-Haçan Al-Ach’ari et ce lorsqu’il a fait sa biographie dans son livre Tabaqatou ch-Chafi’iyyah ou il a mentionné également :

  • Abou Mouhammad At-Tabari, il a été chargé de la fonction de Qadi, juge dans la région de Jourjan, était très éloquent et débattait pour défendre la voie de Ach-Chafi’i dans la jurisprudence, et la voie de Al-Ach’ari dans la croyance.
  • Abou Bakr  Ach-Chachi, l’Imam de son époque dans la région de ce qui est derrière le fleuve, c’était l’Imam des Chafi’i et celui qui connaissait le plus les fondements et celui qui voyageait le plus pour apprendre le Hadith.
  • Abou Sahl As-Sa’louki An-Nayçabouri, qui est un spécialiste de jurisprudence, spécialiste de littérature, de langue, de grammaire, poète, spécialiste de la science de la croyance, Moufassir, spécialiste de l’exégèse du Qour-an.
  • Abou Zayd Al-Marwazi qui est l’un des Imam des musulmans parmi ceux qui ont le plus retenu la voie de Ach-Chafi’i et celui qui a la meilleure réflexion pour déduire les lois et celui qui est le plus ascète dans le bas-monde (parmi les gens de son époque).
  • Abou ‘Abdou l-Lah ibnou Khafif Ach-Chirazi qui était un Chaykh dans la science des lois et qui s’attache à Chari’ah, la loi de l’Islam.
  • Abou Bakr Al-Jourjani Al-Isma’ili qui était bienfaisant envers ses parents et les invocations et bénédictions de ses parents ont eu un effet sur lui.
  • Abou l-Haçan ’Abdou l-‘Aziz ibnou Mouhammad ibni Ishaq At-Tabari qui était parmi les plus illustres des compagnons de Abou l-Haçan Al-Ach’ari et est parti à Ach-Cham et y a diffusé l’école de Al-Ach’ari là-bas.
  • Abou l-Haçan ‘Aliyy ibnou Mouhammad ibni Mahdi At-Tabari ;
  • Abou ‘Abdou l-Lah Al-Asbahani ;
  • Abou Mouhammad Az-Zouhri ;
  • Abou Mansour An-Nayçabouri ;
  • Abou Houçayn ibnou Sam’oun Al-Baghdadi ;
  • Abou ‘Abdou r-Rahman Ach-Chourouti ;
  • Abou ‘Aliyy Al-Faqih ;
  • Le Hafidh Abou Bakr Al-Bayhaqi ;
  • Le Hafidh Ibnou ’Açakir Ad-Dimachqi ;
  • Le Hafidh Abou l-Fadil Al-Asqalani
  • Abou l-Haçan Al-Bahili ;
  • Al-oustadh Abou Ishaq Al-Isfarayini ;
  • Le Hafidh Abou Nou’aym ;
  • L’Imam Ahmad Ar-Rifa’i ;
  • Le Qadi ‘Iyad Al-Maliki;
  • L’Imam, le Hafidh An-Nawawi ;
  • L’Imam Fakhrou d-Din Ar-Razi ;
  • L’Imam Ibnou Daqiq Al-‘Id ;
  • Le Hafidh Mourtada Az-Zabidi;
  • Le Chaykh Zakariya Al-Ansari ;
  • Le Moufti de l’Egypte le célèbre Chaykh Mouhammad ‘Illaych Al-Maliki ;
  • Le Chaykh de la Mosquée Al-Azhar ‘Abdou l-Lah Ach-Charqawi
  • Et d’autres parmi les Imam de la religion qui sont très nombreux et seul Allah Souhanahou sait le nombre.

L’Imam Abou Nasr Al-Qouchayri a dit comme poésie :« Il y a deux choses, celui qui me blâme pour ces deux choses avec certitude, il est innocent de moi et je suis innocent de lui, mon amour de Abou Bakr, l’Imam de bonne guidée et ma croyance en la voie Ach’ari ».

Certains gens de science ont dit en poésie: « Les Ach’ari sont des gens qui ont eu la réussite pour atteindre la vérité, ils n’ont pas quitté la croyance, la Sounnah ni le Dhikr ».

Et l’Imam Al-Jazri Al-Iskandarani a également dit en poésie :« Prends ce que tu veux ou laisses, sont très nombreux les paroles des mauvais innovateurs. Certes le Prophète nous a légiféré une religion de droiture. Allah a donné la victoire à notre Chaykh et par lui, Il a profité aux gens. Al-Ach’ari, c’est notre Imam, le Chaykh de la religion et de l’ascèse ».

Et certains qui ont fait son éloge, ont dit en poésie: « Dis à l’opposant,  arrêtes ta langue de dire mauvaises innovations et laisses le fanatisme de côté et les insultes des savants, abandonnes, et saches que Al-Ach’ari est l’ennemi des mauvais innovateurs, c’est lui qui a excellé pour défendre la tradition du Messager et ce qu’il nous a donné comme lois. C’est un savant pieu, qui a rassemblé l’attachement à la religion et à l’ascèse. Que son Seigneur lui fasse miséricorde, tant qu’une étoile se couche ou se lève ».

Ce qu’a mentionné les savants de la vérité des contemporains de l’Imam Al-Ach’ari et ceux qui sont venus après eux pour faire l’éloge de sa voie et la validité de sa croyance indique sans aucun doute que l’Imam Abou l-Haçan Al-Ach’ari est l’Imam de Ahlou s-Sounnati wa l-Jama’ah.

Et ce que les moujassimah, les mouchabbihah et ceux qui renient le Tawassoul, prétendent à son sujet ne sont que des calomnies par lesquels ils recherchent à diffuser leurs mauvaises croyances dans l’assimilationnisme et l’attribution du corps à Allah.

Celui qui veut davantage prendre connaissance sur la conduite de notre Imam Abou l-Haçan Al-Ach’ari, que Allah lui fasse miséricorde, nous l’orientons vers ce qu’a composé l’Imam Tajou d-Din As-Soubki dans Tabaqatou ch-Chafi’iyyah pour rechercher à avoir plus d’informations au sujet de Al-Ach’ari, et également le livre Tabyinou kadhib al-mouftari fima nouçiba ila l-Imami Abi l-Haçani l-Ach’ari.

Son décès

Il y a eu divergences, certains ont dit en l’an 333, d’autres 324 et d’autres 330 de l’Hégire, il est mort que Allah lui fasse miséricorde, à Baghdad et a est enterré entre Al-Kirakh et la porte de Al-Basrah.

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