L’Imâm Ahmad Ibn Hanbal a fait une interprétation du verset « wa jâ-a Rabbouka » [Rapporté par Al-Hisni]

Sujet : L’interprétation chez les Salafs

Al-Housni - Daf3ou choubah   Ahmad Ibn Hambal -tawil - housni - wa ja-a rabbouka

Dans son livre « Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad » (page 62 de cette édition), l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit :

«[عن] قوله تعالى وجاء ربك قال الإمام أحمد معناه جاء أمر ربك  »

« Concernant la parole de Allâh ta’âla {وجاء ربك} « wa jâ-a Rabbouka » l’Imâm Ahmad [Ibn Hanbal] a dit : le sens est que viendra l’ordre de ton Seigneur »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Bakr Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni Al-Houçayni Ach-Châfi’i Ad-Dimachqi est né en 752 et il est décédé en 829 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 600 ans.

– Ici, il mentionne la célèbre interprétation (ta-wîl) de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal au sujet du verset {وجاء ربك} « wa jâ-a Rabbouka » dans laquelle il a dit que c’est l’ordre de Allâh qui viendra et non Allâh lui-même.

– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), l’Imâm Aboû ‘Abdi l-Lâh Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal Ach-Chaybâni est né en 164 à Baghdâd et il est décédé en 241 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1190 ans. Il est l’Imâm de l’école Hanbalite, l’un des quatre Imams.

– Cette interprétation de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal a été mentionnée dans de nombreux ouvrages de savants. Parmi eux :

  • Le Hâfidh Al-Bayhaqi, avec une chaîne de transmission authentique comme le mentionne Ibnou Kathîr [Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi Al-Hanbali [dans son livre Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • Le Chaykh Ahmad Ibn Hamdân Al-Hanbali [dans son livre Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh As-Sa’idi Al-Hanbali [Al-Jawhar Al-Mouhsal]
  • Le Chaykh Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali [dans son tafsîr]
  • Le Chaykh Al-Kawthari [dans son introduction du livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]

– Quant aux moujassimah (ceux qui attribuent à Allâh les caractéristiques des créatures) ils comprennent de ce verset que Allâh lui-même viendra, c’est-à-dire qu’ils attribuent à Allâh le mouvement et le déplacement, et cela est un égarement clair.

– Cette citation est une preuve supplémentaire confirmant le fait que les musulmans du Salaf avaient quelquefois recours à l’interprétation détaillé (ta-wîl).

– Le Chaykh Ibn Hamdân Al-Hanbali a dit : « Et [l’Imâm] Ahmad a certes interprété certains versets et certains hadîths comme le verset de an-najwâ, ainsi que Sa parole { أَن يَأْتِيَهُمُ اللّهُ} [an ya-tiyahoumou l-Lâh] et il a dit qu’il s’agit de Sa puissance (c’est-à-dire les manifestations de Sa toute puissance) et Son ordre. Et Sa parole {وَجَاء رَبُّكَ} [wa jâ-a rabbouk] et il a dit qu’il s’agit de Sa puissance. Et Ibnou l-Jawzi [Al-Hambali] a mentionné ces deux interprétations [de l’Imâm Ahmad] dans « Al-Minhâj » et il a, quant à lui, penché vers le fait de prendre les versets tels qu’ils sont parvenus sans en donner d’explications, et Ibn ‘Aqîl [Al-Hambali] a interprété de nombreux versets et khabar. Et [l’Imâm] Ahmad a interprété la parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) : « الحجر الأسود يمين الله في الارض » [al-hajarou l-aswad yamînou l-Lâhi fi l-ard] et ce qui est similaire » [Nihâyatou l-Moubtadi-în]. Cela nous indique que bien que la voie majoritaire des savants du Salaf était de ne pas procéder à l’interprétation, il est toutefois arrivé que certains d’entre eux, à l’image de l’Imâm Ahmad Ibn Hambal, la pratique dans certains cas. Et il en est de même concernant les savants du madh-hab Hambalite.

– De nombreux savants ont donné des explications similaires, parmi eux :

  • L’Imâm Al-Bayhaqi qui dit que le Majî de Allâh n’est pas un mouvement ou un déplacement [Dans son livre Al-I’tiqâd] et il explique qu’il est valable de se contenter d’accepter le majî sans comment (bilâ kayf) [Dans son ouvrage Al-I’tiqâd] en niant par cette expression le déplacement ou le mouvement à l’égard de Allâh.
  • L’Imâm Al-Jouwayni (m.478 H.) qui a dit : « Le sens du majî n’est pas le déplacement et la disparition [d’un endroit à autre], Allâh est exempt de cela, mais le sens de Sa parole { وجاء ربك } « wa jâ-a Rabbouk » c’est-à-dire l’ordre de ton Seigneur viendra, ainsi que Son jugement » [Dans son livre Al-Irchâd]
  • L’Imâm Al-Baghawi [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi [Dans son livre Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou Abî Jamrah (m.699 H.) qui a dit : « La parole de Allâh ta’âlâ { وجاء ربك والملك } « wa jâ-a Rabbouka wa l-malak » c’est-à-dire : l’ordre de ton Seigneur viendra ; et ceci [ce genre de formulation] est très utilisé dans la langue arabe » [Dans son livre Bahjatou n-Noufoûs]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Il n’est pas permis d’attribuer à Allâh la venue (majî) et l’aller (dhahâb) [c’est-à-dire le mouvement et le déplacement] car cela fait partie des attributs des créatures et des caractéristiques des choses entrées en existence, ce sont donc deux attributs qui sont rejetés concernant Allâh ta’âlâ. Ne vois-tu pas comment [le prophète] Ibrahîm -عليه السلام- a argumenté sur le fait que ce qui se déplace d’un endroit à un autre endroit n’est pas Dieu, lorsqu’il a dit : {فَلَمَّا أَفَلَ قَالَ لَا أُحِبُّ الْآفِلِينَ} [ce qui signifie] «Je n’adore pas les choses qui disparaissent».» [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Le sens de la parole de Allâh ta’âla {وجاء ربك} « wa jâ-a Rabbouka » est :  viendra l’ordre de ton Seigneur» [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Ath-Tha’âlibi [Dans son tafsîr]
  • Et autres qu’eux.

– Les savants de l’Islâm, qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf, sont unanimes à exempter Allâh des caractéristiques des corps comme le mouvement et le déplacement. Nous pouvons citer parmi eux :

  • L’Imâm Al-Mâtourîdi [Kitâbou t-Tawhîd]
  • Le Hâfidh Ibn Hibbân [Dans son Sahîh]
  • L’Imâm Al-Khattâbi
  • L’Imâm Al-Halîmi [Rapporté par Al-Bayhaqi]
  • L’Imâm Ibn Battâl
  • Abou l-Fadl At-Tamîmi Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Et il n’est pas possible à Son sujet le déplacement et l’incarnation dans les endroits » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • Ibnou l-Bannâ Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « On ne dit pas que cela a lieu par un mouvement ou un déplacement » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni [Al-Insâf]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Al-Isfarâyîni [At-Tabsîrou fi d-Dîn]
  • L’Imâm Ach-Chirâzi [Al-Ichârah]
  • L’Imâm Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Ghazâli [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât]
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.)
  • Le Chaykh Ibn ‘Aqîl Al-Hambali a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Ce n’est pas par la disparition (d’un endroit à un autre) ou un déplacement, et ce n’est pas comme notre nouzoûl […] devient mécréant celui qui assimile Allâh à ce qu’Il a créé » [Rapporté par Ibn Hamdân Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Ibn Al-Jawzi [Saydou l-Khâtir] et [Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi : [Dans son Tafsîr (1)] et [Dans son Tafsîr (2)]
  • L’Imâm An-Nawawi [Charh Sahîh Mouslim (1)] et [Charh Sahîh Mouslim (2)]
  • L’Imâm Al-Baydâwi [Rapporté par Ibn Hajar] et [Rapporté par Az-Zourqâni]
  • Le Chaykh Mouhammad At-Tîbi
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçânou l-‘Arab]
  • Le Qâdî Ibn Jamâ’ah [Idâhou d-Dalîl]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Yamani
  • L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Charh Sahîh Al-Boukhâri (1)] et [Charh Sahîh Al-Boukhâri (2)]
  • Le Chaykh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm As-Sanoûçi qui a dit : «Il est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ […] le mouvement et l’immobilité » [Dans son traité de croyance Al-Moufîdah li l-Wildân wa n-Niçâ-i l-Mou-minât]
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • La Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • L’Imâm Az-Zourqâni [Charh du Mouwatta de l’Imâm Mâlik]
  • Le Chaykh Ahmad Ridâ [Qawâri’ou l-Qahhâr]
  • Le Chaykh Mahmoud As-Soubki, qui mentionne l’unanimité des savants du Salaf et du Khalaf [It-hâfou l-Kâ-inat (1)] et [It-hâfou l-Kâ-inat (2)]
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi Al-Misri qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son livre Al-Kalimâtou t-Tayyibâtou fî Ma-thoûri ‘ani l-Isrâ-i wa l-Mi’râj mina r-Riwâyât]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Fourqânou l-Qour-ân]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
  • Le Chaykh Al-Harari [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • et beaucoup d’autres…

– Le Hâfidh Ibnou l-Qattân Al-Fâçi Al-Mâliki (m.628 H.) a dit : « Et ils [les gens de la Sounnah, du Salaf et du Khalaf] ont été unanimes que Allâh yajî au jour du jugement […] et Son majî n’est pas un mouvement ni un déplacement » [Al-Iqnâ’]

– Certains savants ont mentionné de manière explicite dans leurs ouvrages que le fait d’attribuer à Allâh le mouvement ou le déplacement est de la mécréance. Parmi eux :

Le prophète s’est adressé à des morts dans leurs tombes [An-Nawawi – Riyâd as-Sâlihîn]

Sujet : S’adresser à des morts n’est pas du chirk.

Nawawi - riyad as-salihin   Nawawi - riyad as-salihin - tombe - prophète

Dans son célèbre recueil de hadîth «Riyâdou s-Sâlihîn », l’Imâm An-Nawawi mentionne le hadîth suivant :

« وعن ابن عَبَّاسٍ ، رَضَيَ اللَّه عنهما ، قال : مَرَّ رسُولُ اللَّهِ صَلّى اللهُ عَلَيْهِ وسَلَّم بِقُبورٍ بالمَدِينَةِ فَأَقْبَلَ عَلَيْهِمْ بوَجْهِهِ فقالَ : « السَّلامُ عَلَيْكُمْ يا أَهْلَ القُبُورِ ، يَغْفِرُ اللَّهُ لَنا وَلَكُمْ ، أَنْتُم سَلَفُنا ونحْنُ بالأَثَرِ » رواهُ الترمذي وقال : حديث حسن»

[Ce qui a pour sens : ] « D’après Ibnou ‘Abbâs (que Allâh les agrée), il a dit : Le Messager de Allâh (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam) passa auprès de tombes à Médine, il se tourna vers elles et dit « As-Salâmou ‘alaykoum Ô habitants des tombes, que Allâh nous accorde Sa miséricorde ainsi qu’à vous, vous êtes nos prédécesseurs et nous sommes sur vos traces ». [hadîth] rapporté par At-Tirmidhi qui a dit : Hadîth Hassan (bon). »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est très célèbre.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de Son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Après avoir cité ce Hadîth, l’Imam At-Tirmidhi déclare qu’il est : hassan (bon).

– Le hadîth qui est hassan (bon) fait partie, avec le hadîth sahîh (authentique), des hadîth qui sont dit fort (qawiyy).

– L’Imâm, le Hâfidh Aboû ‘Îçâ Mouhammad Ibnou ‘Îçâ At-Tirmidhi, l’auteur du célèbre recueil de Hadîth connu sous le nom de « Sounan At-Tirmidhi » est né en 209 et il est décédé en 279 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1160 ans. Son recueil de Hadîth compte parmi les six plus importants, il est donc une référence incontournable.

– En plus du fait que l’Imâm At-Tirmidhi a déclaré ce hadîth comme étant hassan (bon), il faut savoir que l’Imâm An-Nawawi, qui fait partie des grands savants du hadîth qui sont aptes à juger leurs chaines de transmissions, a dit dans l’introduction de son ouvrage « Riyâd as-Sâlihîn » qu’il s’était astreint à ne mentionner dans ce livre que des hadîth avec une forte chaîne de transmission. Ce hadîth là est donc également considéré par l’Imâm An-Nawawi comme ayant une forte chaîne de transmission.

– Ce hadîth nous montre clairement que le fait de saluer ou de s’adresser à des personnes décédées, bien qu’ils soient dans une tombe ne constitue pas du chirk (l’association à Allâh) comme le prétendent certains ignorants de la base de la religion. Comment une personne peut-elle prétendre une chose pareil alors que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même pratiqué cela ?!

– Dans le même chapitre l’Imâm An-Nawawi mentionne deux autres hadîth dans lequel le prophète s’adresse à des morts dans la tombe ou enseigne de le faire. Ceci fera l’objet d’articles (إن شاء الله).

Biographie : Qadi Abi Chouja’

Biographie abi chouja'

Le Chaykh, le Qadi Abi Chouja’

 

Il s’agit du Qadi (juge) Chihabou d-Din Ahmad Ibn Al-Houçayn Ibn Ahmad Abou Chouja’ Al-Asfahani Al-‘Abbadani. Il est l’un des grands faqih (spécialiste de la jurisprudence) dans l’école Chafi’ite.

 

As-Silafi a dit à son sujet :  » Il a enseigné à Bassorah durant plus de quarante ans le madh-hab (école de jurisprudence) Chafi’ite, que Allah l’agréé ».

 

Il est né, que Allah lui fasse miséricorde, en 434 de l’Hégire à Bassorah et il est décédé en 593 de l’Hégire.

 

Ses ouvrages

  • Al-Ghayatou fi l-Ikhtisar, il s’agit de son célèbre matn connu sous le nom de « matnou Abi Chouja fi fiqhi ch-Chafi’i », ou encore sous le nom « Ghayatou l-Ikhtisar », ou encore  » Ghayatou t-Taqrib ».
  • Charhou l-Iqna’ fi fourou’i ch-Chafi’iyyati qui est le commentaire du livre du Qadi Al-Mawardi.

Biographie : Chaykh Ibn ‘Açakir

Biographie Ibn 'Asakir

Le Chaykh Fakhrou d-Din Ibn ‘Açakir

 

Il s’agit du Chaykh Fakhrou d-Din Abou Mansour Abdou r-Rahman Ibn Mouhammad Ibn al-Haçan Ibn HibatoulLah Ibn ‘AbdoulLah Ibn al-Housayn, originaire de Damas et connu sous le nom de Ibn ‘Açakir, le célèbre jurisconsulte chafi’ite.

Abou Chamah a dit: « il n’existe pas parmi ses aïeuls quelqu’un qui portait le nom de ‘Açakir, c’est plutôt une appellation répandue chez eux, qui pourrait provenir de l’ascendance maternelle de l’un ou de l’autre. »

Il est aussi le neveu de Abou l-Qasim ‘Ali Ibn al-Hasan ibn HibatoulLah Ibn ‘Açakir, le traditionaliste du Cham qui avait le titre de Hafidh. (C’est le traditionaliste qui a atteint un niveau très élevé dans la science du hadith.)

Il naquit, comme il l’a mentionné lui-même, en l’an 550 de l’hégire dans une grande famille. Etant enfant, il marqua de l’intérêt pour la science. Il apprit chez Qoutbou d-Din Mas’oud An-Naysabouri, qui lui donna sa fille en mariage. De même qu’il reçut la science de son oncle al-Hafidh Abou l-Qasim, Charafou d-Din ‘AbdoulLah Ibn Mouhammad ibn Abou ‘Asroun, Asma Bint Mouhammad Ibn al-Hassan Ibn Tahir et de sa soeur Aminah Oumm Mouhammed ainsi que d’autres.

La Mecque, Damas et Jérusalem (Qouds) furent parmi les endroits où il a enseigné et transmis le hadith.

Adh-Dhahabi a rapporté dans son livre intitulé « As-Siyar », que nombreux furent les savants de renommée qui l’ont loué.

Plus encore, Ibnou s-Soubki (Ibnou s-Soubki est Tajou d-Din as-Soubki le fils de Taqiyyou d-Din As-Soubki) a écrit dans son livre « Tabaqat ach-chafi’iyyah »: « Il était celui que personne après lui n’a surpassé et qui a réuni la science et l’action. Ses contemporains furent d’accord à reconnaître son éminence dans l’intelligence et la religion ».

Dans le livre « Dhaylou r-Rawdatayn » Abou Chamah a écrit: « Afin de lui confier le poste de juge, al-Mou’adh-dham lui envoya un émissaire de nuit. Une fois arrivé chez al-Mou’adh-dham, ce dernier le reçut et le fit asseoir près de lui. Il ne prit rien de la nourriture qui lui fût présentée. Devant l’insistance d’al-Mou’adh-dham pour lui confier la fonction de juge, il répondit qu’il souhaitait faire une prière afin de réaliser al-istikhara (c’est-à-dire faire la prière de consultation). Une personne qui était présente avec lui lors de cette séance me raconta: « Il prit le chemin du retour et rentra chez lui, dans une petite pièce de la mosquée des Ouméyades, située à proximité du mihrab des compagnons. Il est resté toute la nuit en prière dans la mosquée, pleurant, invoquant et implorant Allah. Le matin, lorsqu’ils vinrent chez lui, il persista dans son refus, et suggéra qu’on nomme Ibn al-Harastani. Ayant peur d’être contraint, il s’équipa avec sa famille pour le voyage à Halab, ses étudiants l’ayant devancé. C’est alors que al-‘Adil (roi de Halab et parent de al-Mou’adh-dham), voyant ce qui arrivait, s’attendrit, et les fit retourner (les étudiants) avec ce message. « Désigne quelqu’un à ta place ». C’est ce qu’il fit avec Ibnou l-Harastani qui fut donc nommé juge ». Fin de citation.

De ses poèmes citons :

 » Aie peur, quand le soir, d’espoir tu es empli,
et espère, si le matin aussi, de crainte tu es pris
Combien d’épreuves le temps a-t-il si souvent amené
et avec elles, la clémence (de Dieu) « 

Il est l’auteur de plusieurs publications dans les domaines du fiqh et du hadith.

 

Son décès

Il décéda le dixième jour de Rajab en l’an 620 de l’Hégire. Peu furent ceux qui n’assistèrent pas à son enterrement qui eut lieu dans le cimetière du Soufis à Damas.

Abou Chamah a raconté que l’un de ceux qui assistèrent à sa mort lui a relaté ceci: « Il s’acquitta de la prière du Dhouhr, et par la suite s’enquérit de celle du ‘Asr. Puis, après avoir fait le Woudou, et le Tachahhoud en étant assis, il dit:  » Je me suis satisfait de Allah comme Seigneur, de l’Islam comme religion et de Mouhammad  comme prophète. Que Allah me rende capable de déclarer la foi, et qu’il ait de la miséricorde à mon égard quand je serai seul dans ma tombe ». Ensuite il dit: « Wa ‘alaykoumou s-Salam » (réponse à un Salam). C’est alors que nous sûmes que les anges était là; et il mourut ». Fin de citation. Sa mort fut causée par la diarrhée.

Que Allah lui accorde Sa miséricorde.

 

Sa croyance 

Le Chaykh Ibn ‘Açakir était sur la croyance Ahlou s-Sounnah wa-l Jama’ah comme son traité de croyance le démontre, en effet il y dit :

« موجودٌ قبل الخلقِ، ليس له قبلٌ ولا بعدٌ، ولا فوقٌ ولا تحتٌ، ولا يَمينٌ ولا شمالٌ، ولا أمامٌ ولا خلفٌ، ولا كلٌّ، ولا بعضٌ. ولا يقالُ متى كانَ ولا أينَ كانَ ولا كيفَ، كان ولا مكان، كوَّنَ الأكوانَ ودبَّر الزمانَ، لا يتقيَّدُ بالزمانِ ولا يتخصَّصُ بالمكان، ولا يشغلُهُ شأنٌ عن شأن، ولا يلحقُهُ وهمٌ، ولا يكتَنِفُهُ عقلٌ، ولا يتخصَّصُ بالذهنِ، ولا يتمثلُ في النفسِ، ولا يتصورُ في الوهمِ، ولا يتكيَّفُ في العقلِ، لا تَلحقُهُ الأوهامُ والأفكارُ،  » لَيْسَ كَمِثلِهِ شَىءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ  » »

 « Il (Allah) existe de toute éternité avant la création, sans début ni fin, sans haut ni bas, sans droite ni gauche, sans avant ni arrière. Il n’est ni composé, ni un composant.

On ne dit pas : quand a-t-Il existé ? ni : où était-Il ? ni : comment ?

Il existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’existe de toute éternité. Il a fait exister les êtres et Il a établi le temps. Il ne dépend pas du temps et Il n’est pas spécifié par l’endroit. Aucune chose ne L’accapare au détriment d’une autre. Aucune imagination ne peut l’atteindre et aucune raison ne peut Le cerner. Il n’est pas spécifiable par l’intellect et Il ne s’identifie pas à travers les passions, Il ne se représente pas dans les illusions et Il ne Lui est pas donné de comment par la raison, les imaginations et les pensées ne l’atteignent pas.

Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit. » Fin de citation

Retrouvez cette citation : ici

Le Chaykh Tajou d-Din As-Soubki après avoir rapporté et approuvé le traité de croyance dans son ouvrage « Tabaqat ach-chafi’iyyah », il conclu en disant : « Il n’y a pas en lui (c’est-à-dire en ce traité de croyance) ce que renierait un Sunnite ». C’est-à-dire que le traité de croyance de Ibn ‘Açakir est sur la voie de Ahlou s-Sounnah wa l-jama’ah.

 

Retrouvez des articles en lien avec le Chaykh Ibn ‘Açakir : Ici .

L’Imâm Ar-Râzi rapporte l’unanimité sur le fait que Allâh existe sans endroit

Sujet : Allâh est sans endroit, par unanimité.

tafsir Ar-Razi - t 29   ar-razi unanimité que Allah est sans endroit et sans direction

Dans son célèbre Tafsîr (exégèse) connu sous le nom de « At-Tafsîrou l-Kabîr » (tome 29 page 216 de cette édition) lors de l’explication du verset { وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَمَا كُنْتُم} (wa houwa ma’akoum aynamâ kountoum) [Soûrat Al-Hadîd/4] , l’Imam Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi a dit :

« قال المتكلمون هذه المعية إما بالعلم وإما بالحفظ والحراسة وعلى التقديرين فقد انعقد الإجماع على أنه سبحانه ليس معنا بالمكان والجهة والحيز فإذا قوله (وهو معكم) لا بد فيه من التأويل وإذا جوزنا التأويل في موضع وجب تجويزه في سائر المواضع»

« Les spécialistes de la science de la croyance (al-moutakallimoûn) ont dit que cette « ma’iyyah » est soit par la science, soit par la préservation et la protection ou bien les deux. Il est confirmé l’unanimité sur le fait que Allâh soubhânah n’est pas avec nous dans un endroit, ni une direction, ni dans un espace. Donc concernant Sa parole « wa houwa ma’akoum » il est indispensable d’en faire le ta-wîl (interprétation), et si le ta-wîl (interprétation) nous est permis ici, alors il est indispensable qu’il soit permis dans d’autres endroits [c’est-à-dire d’autres versets]».

Informations utiles :

– Chaykh al-Islâm, l’Imâm, le Moufassir –exégète– Aboû ‘Abdoul-Lâh Mouhammad ‘Oumar Al-Houçayn Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi est né en 543 et il est décédé en 606 de l’hégire (rahimahou l-Lâh) c’est-à-dire il y a plus de 830 ans. Il était du madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. C’est un savant de référence et son oeuvre « At-Tafsîrou l-Kabîr » est l’un des tafsîr les plus célèbres et les plus répandus. Certains savants, comme l’Imâm As-Souyoûti, l’ont désigné comme le moujaddid du 6ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

  • Ibnou l-Athîr a dit de lui : « Il était le savant de ce bas-monde à son époque » [Al-Kâmil]
  • Le Chaykh Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit : « Il était surnommé Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici, il rapporte l’unanimité sur le fait que Allâh n’est pas dans un endroit, ni une direction ni dans un quelconque espace.

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanimes sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– Il explique que le verset { وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَمَا كُنْتُم } (wa houwa ma’akoum aynamâ kountoum) ne signifie pas que Allâh serait avec nous par Son être où que nous soyons. En effet Allâh n’est pas concerné par l’endroit et la direction. Ce verset signifie plutôt que Allâh sait toute chose peu importe l’endroit où nous sommes, et Qu’Il a la capacité de nous préserver et nous protéger où que nous soyons.

– Ainsi l’Imâm Ar-Râzi s’oppose à deux mauvaises croyances : la croyance selon laquelle Allâh serait dans un endroit, et cela est la croyance des moujassimah (corporalistes), mouchabbihah (assimilateurs) que l’on retrouve principalement à notre époque dans la mouvance sectaire wahhabite (ceux qui se nomment mensongèrement Salafi) ; et il s’oppose à la croyance selon laquelle Allâh serait dans tous les endroits, et cela est la croyance des mou’tazilah, des jahmiyyah et également celle de Sayyid Qoutb.

– Les savants de l’Islâm ont dénoncé ces deux croyances et les ont considérés comme étant de la mécréance. En effet :

  • Le Chaykh Ibn Hamdân Al-Hanbali a dit : « Et celui qui dit que Allâh est par Son Être dans tous les endroits, ou dans un endroit, c’est un mécréant, car cela impliquerait l’éternité de l’endroit et l’incarnation dans les endroits répugnants et autres, et Allâh est totalement exempt de cela » [Dans son livre Nihâyatou l-Moubtadi-în].
  • Le Chaykh Ibn Balbân Al-Hanbali a dit : «Celui qui croit que Allâh est par Lui-même dans tous les endroits ou dans un endroit est mécréant.» [Moukhtasarou l-Ifâdât] et cela a également été confirmé de lui par le Chaykh Al-Qaddoûmi Al-Hanbali [Dans son livre Al-Manhajou l-Ahmad].
  • Quant au Chaykh ‘Abdou l-Ghani Al-Nâboulouçi Al-Hanafi, il a dit : « Quant à l’assimilation (tachbîh) c’est de croire que Allâh ta’âlâ ressemble à l’une de Ses créatures, comme ceux qui croient que Allâh est un corps au-dessus du Trône […] ou qu’Il est au ciel (fi s-samâ), ou qu’Il est dans une des six directions, ou qu’Il est dans un des endroits ou dans tous les endroits , ou qu’Il a rempli les cieux et la terre ou qu’Il s’est incarné dans quelque chose ou dans toute les choses, ou celui qui croit que les créatures seraient une partie de Lui, et tout ceci est de la mécréance claire » [Al-Fathou r-Rabbâni].

– Quant à celui qui dirait “Allâh est partout” ou “dans tous les endroits” en comprenant de ces expressions que Allâh sait toute chose, qu’Il voit tout et qu’Il entend tout, tout en ayant pour croyance que Allâh n’est pas concerné par les endroits, alors il n’est pas déclaré mécréant, bien que les termes qu’il ait utilisé soient blâmable. L’Imâm Ibnou Foûrak a dit à ce sujet : «Le sens est correct mais l’expression utilisée est interdite (mamnoû’)» [Mouchkilou l-Hadîth].

– L’Imâm Ibnou Foûrak a dit également : « Ath-Thalaji prenait pour voie celle de [Al-Houçayn Ibn Mouhammad] An-Najjâr concernant le fait de dire que Allâh est dans tous les endroits, et cela est la voie des mou’tazilah, et cette interprétation est rejetée chez nous (les gens de la sounnah) du fait qu’il n’est pas permis de dire que Allâh ta’âlâ serait dans un endroit, ou qu’Il serait dans tous les endroits »[Mouchkilou l-Hadîth].

– Le Chaykh Ibn Hamdân a dit :  « Ahmad reniait ceux qui disent que Allâh est dans tous les endroits » [Nihâyatou l-Moubtadi-în].

– L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « Et ce que nous avons mentionné de parmi les versets est une preuve de l’infondé de la parole de ceux qui prétendent, de parmi les jahmiyyah, que Allâh ta’âlâ serait par Son Être dans tous les endroits. Et Sa parole ‘Azza wa Jall :  { وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَ مَا كُنتُمْ} (wa houwa ma’akoum ayna mâ kountoum) [soûrat Al-Hadîd / 4] ce qu’Il en a voulu est : par Sa science et non par Son Être» [Al-I’tiqâd].

– L’Imâm Al-Ghazâli a dit : « S’est trompé celui qui a dit que Allâh est dans tous les endroits ; et tout ceux qui lui ont attribué l’endroit et la direction se sont humilié et se sont égaré » [Al-Arba’în fî Ousoûli d-Dîn]

– L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a dit : « Et ont contredit cela certains mou’tazilah qui ont dit que Allâh est dans tous les endroits, et cela est une ignorance claire » [Fat-hou l-Bârî]

– Le Chaykh ‘Abdou l-Wahhâb Ach-Cha’râni rapporte de ‘Ali Al-Khawwâs qu’il a dit : « Il n’est pas permis de dire que Allâh ta’âlâ est dans tous les endroits comme l’ont dit les Mou’tazilah et les Qadariyyah » [Al-Yawâqît wa l-Jawâhir]

– Le Chaykh Ismâ’îl Haqqi Al-Hanafi a dit : « Celui qui attribue à Allâh ta’âlâ un endroit alors il fait partie des moujassimah (ceux qui attribuent le corps à Allâh), et parmi eux il y a les ignorants qui se revendiquent [mensongèrement] du Soufisme et qui disent que Allâh est dans tous les endroits » [Rapporté par le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari dans son livre Ad-Dîn Al-Khâlis]

– Le Chaykh Khalîl Daryân Al-Azhari a dit : « Sache qu’il n’est pas permis de dire que Allâh est dans tous les endroits, même si celui qui dit cela comprend de cette expression corrompue (fâçidah) que Allâh sait toute chose » [Ghâyatou l-Bayân fî Tanzîhi l-Lâhi ‘ani l-Jihati wa l-Makân]

– Retrouvez d’autres paroles de savants qui ont confirmé que le fait qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est une croyance qui fait sortir de l’Islam : ici .

– Egalement il explique qu’il est indispensable de faire le ta-wîl (interprétation) de ce verset, c’est-à-dire de le prendre dans un autre sens que son sens apparent. Et il conclu en disant que si le ta-wîl (interprétation) nous est permis dans ce verset alors il peut être permis dans d’autres versets également.
Et ceci est une réplique aux moujassimah qui prétendent qu’il n’est pas permis d’interpréter le Qour-ân. Il prétendent par exemple qu’il n’est pas permis d’interpreter le verset {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} « Ar-Rahmânou ‘ala l-archi stawâ », alors que eux même interprètent le verset { وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَمَا كُنْتُم } « wa houwa ma’akoum aynamâ kountoum », donc eux même se rendent permis l’interprétation sans s’en rendre compte. Cela nous démontre la faiblesse de leurs arguments.

– L’Imâm Al-Qourtoubi a dit à ce sujet : « Allâh ta’âlâ dit : {wa houwa ma’akoum} [traduction mot à mot : et Il est avec vous] c’est-à-dire par Sa puissance, Sa souveraineté, et Sa science {ayna mâ kountoum wa l-Lâhou bimâ ta’maloûna basîr} [traduction mot à mot : où que vous soyez, et Allâh voit ce que vous faites] Il voit vos actes, et aucun d’eux ne Lui échappe. Et certes Allâh a réunis dans ce verset [Sa parole] {Istawâ ‘ala l-‘Arch} [qui signifierait selon le sens apparent – qui n’est pas correct – que Allâh serait assis ou établi sur le trône] et [Sa parole] {wa houwa ma’akoum} [qui signifierait selon le sens apparent – qui n’est pas correct – que Allâh serait situé dans l’endroit dans lequel nous sommes] et le fait de les prendre (ces deux parties du verset) selon leur sens apparents amène à une contradiction, et cela est une preuve qu’il est nécessaire d’avoir recours à l’interprétation (ta-wîl), et l’opposition à l’interprétation (ta-wîl) amène à la contradiction.» [Dans son tafsîr].

Biographie : Chaykh Mayyarah Al-Maliki

Biographie Mayyarah Al-Maliki

Le Chaykh, le Faqih Mouhammad Mayyarah

Il s’agit du Chaykh Abou ‘Abdi l-Lah Mouhammad Ibn Ahmad Ibn Mouhammad Al-Façi Al-Maliki plus connu sous le nom de Mayyarah. Il est né en 999 de l’Hégire.

 

Ses Chouyoukh

Il a appris les sciences religieuses auprès du Chaykh Ibn ‘Achir, l’auteur du poème « Al-Mourchidou l-Mou’in » et a participé avec lui aux assemblées d’une grande partie de ses Chouyoukh; parmi eux Abou l-Fadl Ibn Abi Al-‘Afiyyah, et le fils de son oncle Ahmad, ainsi que Ibn Abi Nou’aym et ‘Abdou r-Rahman Al-Façi et autres qu’eux.

 

Ses ouvrages 

Parmi ses ouvrages :

  • Al-Itqanou wa l-Ihkamou fi Charhi Touhfati l-Hikam.
  • Ad-Dourrou th-Thamin wa l-Mawridou l-Ma’in fi Charhi l-Mourchidi l-Mou’in (qui est un commentaire du célèbre poème de Ibn ‘Achir), ainsi qu’un résumé (moukhtasar) de ce même ouvrage.
  • Charh Moukhtasar ach-Chaykh Khalil fi Fourou’i l-Fiqhi l-Maliki (qui est un commentaire du célèbre Moukhtasar du Chaykh Khalil)

 

Sa croyance

Le Chaykh Mouhammad Mayyarah Al-Maliki était sur la croyance Ahlou s-Sounnah wa-l Jama’ah comme ses livres en témoignent.

Ainsi, dans son livre « Ad-Dourrou th-Thamîn wa l-Mawridou l-Ma’în » il a dit :

« أَجمعَ أَهْلُ الحَقِّ قَاطِبَةً على أنَّ الله تَعالى لاجِهَةَ له، فلا فوقَ ولا تحتَ ولايمينَ ولا شمالَ ولا أمامَ ولا خَلْفَ »

« Les gens de la vérité ont été unanimes sur le fait que Allâh ta’âlâ n’a pas de direction, qu’Il n’a pas de dessus, ni de dessous, ni de droite, ni de gauche, ni de devant, ni de derrière »

Retrouvez cette citation : ici

 

Son décès

Il décéda en 1072 de l’Hégire, que Allah lui accorde Sa miséricorde.

 

Retrouvez des articles en lien avec le Chaykh Mayyarah Al-Maliki : Ici .

Biographie : Chaykh Ibn ‘Achir

Biographie Ibn 'Achir

Le Chaykh, le Faqih Ibnou ‘Achir

Sa biographie

Il s’agit du Chaykh Abou Mouhammad ‘Abdou l-Wahid Ibn Ahmad Ibn ‘Ali Ibn ‘Achir Al-Ansari, il est originaire d’Andalousie, et il est du madh-hab (école de jurisprudence) Malikite.

Il est né en 990 de l’Hégire et a vécu à Fès (Maroc) où il acquit de la science dans différents domaines.

Il avait des connaissances dans les différentes récitations du Qour-an, la grammaire, l’exégèse du Qour-an (tafsir), l’i’rab (analyse grammaticale),  la science de la croyance (‘ilmou l-Kalam) et autres…

Il étudia le Qour-an auprès du Chaykh Abi l-‘Abbas Ahmad Al-Lamti et autres que lui. Puis pris les sept récitations du Qour-an (qira-at) auprès du Oustadh Abi l-‘Abbas Al-Kafif ainsi qu’auprès du Chaykh Abi ‘Abdi l-Lah Mouhammad Ach-Charif At-Tilimçani et autres qu’eux deux.

Egalement il étudia la grammaire (nahou) et autres de parmi les sciences d’un groupe de savants tel que le Chaykh Abi ‘Abdi l-Lah Mouhammad Al-Qassar et le spécialiste de la grammaire Ibnou l-Qadi, et le juge (qadi) de Fès Abi l-Haçan ‘Imran, ainsi que le Chaykh Abi ‘Abdi l-Lah Mouhammad Al-Hawari et autres qu’eux.

Il étudia la science du Hadith auprès du Chaykh Abi ‘Abdi l-Lah An-Najibi plus connus sous le nom de Ibn ‘Aziz et du Chaykh Abi ‘Abdi l-Lah Al-Qassar et autres de parmi savants de l’orient tel que le Chaykh Safiyyou d-Din Al-‘Izzi Ach-Chafi’i.

Il étudia Al-Mouwatta de l’Imam Malik auprès du Faqih (spécialiste du fiqh –jurisprudence-) Abou ‘Abdi l-Lah Mouhammad Ibni l-Jinan.

Le Chaykh Ibnou ‘Achir était humble, ascète et moujahid (combattant dans la voie agréée par Allah). Il accomplit son pèlerinage en 1008 de l’Hégire.

 

Ses ouvrages

Il composa de nombreux ouvrages, parmi eux :

  • Son célèbre poème « Al-Mourchidou l-Mou’in ‘ala d-Darouriyyi min ‘Ouloumi d-Din »  appelé plus couramment le « matn de Ibnou ‘Achir » sur le fiqh Malikite.
  • Fathou l-Manan fi charh Mawridou dh-Dhaman fi rasmi l-Qour-an.
  • Charh ‘ala Moukhtasar Khalil fi fiqh Maliki.
  • Et autres…

 

Son décès

Il décéda (que Allah lui accorde Sa miséricorde) le matin du jeudi 3 du mois de Dhou l-Hijjah de l’an 1040 de l’Hégire suite à une maladie. Il est enterré à Fès dans le cimetière de « Bab Ftouh ».

Tombe Ibn 'Achir - fès   Tombe Ibn 'Achir - Maroc

 

Ses élèves

Parmi ses élèves les plus connus nous pouvons mentionner le Chaykh Mouhammad Mayyarah Al-Façi Al-Maliki qui composa un commentaire des vers de Ibnou ‘Achir intitulé « Ad-Dourrou th-Thamin wa l-Mawridou l-Mou’in » ainsi qu’un moukhtasar de ce même ouvrage qui deviendront des références dans le madh-hab (école de jurisprudence) Maliki.

 

Retrouvez des articles en lien avec le Chaykh Ibn ‘Achir : Ici .

Le Chaykh Al-Qâwouqji confirme que Allâh n’a pas d’oreille

Sujet : Allâh entend sans oreille.

Al-Qawouqji - Al-I’timadou fi l-I’tiqad   chaykh qawouqji confirme que Allah n'a pas d'oreille

Dans son livre « Al-I’timâdou fi l-I’tiqâd », le Chaykh Al-Qâwouqji a dit au sujet de Allâh :

« ويجبُ له تعالى: السمعُ: المقدَّسُ عن الأُذُنِ والصِماخ.»

« Il est un devoir à Son sujet [de connaitre de parmi Ses attributs] ta’âlâ : l’ouïe : et Il est exempt de l’oreille et du tympan ».

Informations utiles :

– Le Chaykh, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Abou l-Mahâcin Chamsou d-Dîn Mouhammad Ibn Khalîl Ibn Ibrâhîm Al-Qâwouqji At-Tarâboulouçi Al-Loubnâni Al-Hanafi est né en 1224 et il est décédé en 1305 de l’Hégire (رحمه الله).

– Il a dit dans l’introduction de son ouvrage : « Voici un traité de croyance concernant le tawhîd pur de tout verbiage et de toute complication dont a besoin tout mourid, que Allâh en fasse profiter tous les esclaves, âmîn ».

– Ici il confirme la croyance des gens de Ahlou s-Sounnah sur le fait que Allâh a pour attribut l’ouïe, et que Allâh entend toute choses sans oreilles et sans tympan. En effet Allâh n’a pas de membres ni d’organes, Il n’est ni composant, ni composé de parties.

– Ceci est confirmé dans de nombreux ouvrages de savants. Parmi eux :

  • L’Imâm, l’illustre savant, le Faqîh (le spécialiste de la jurisprudence), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Aboû Soulaymân Al-Khattâbi (319 – 388 A.H.) a dit : « Il n’y a pas d’attribution de l’oreille (al-oudhoun) et de l’oeil [à Allâh] car ce sont des organes (jârihatân) » [Charh Sounan Abî Dâwoûd]
  • L’Imâm, l’illustre savant, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Qâdî (juge) Al-Halîmi Ach-Châfi’i  (338 – 403 A.H) dit lorsqu’il a abordé l’attribut de l’ouïe de Allâh : « Sans qu’Il (Allâh) n’ait d’oreille » [Al-Minhâjou fî Chou’abi l-Îmân]
  •  L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Aboû Bakr Al-Bayhaqi (384 – 458 A.H.) a également rapporté les propos de Al-Halimi : « Sans qu’Il (Allâh) n’ait d’oreille » dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât.
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 A.H.) qui a dit : « Ainsi, Allâh ta’âlâ entend sans organe» [Bahrou l-Kalâm]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit au sujet de Allâh : « Il entend sans tympans ni oreilles » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit également au sujet de Allâh : « Il entend sans oreille, Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans œil] et Il parle sans langue. » [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi Al-Mâliki (m. 699 H.) a dit au sujet de Allâh: « Il n’a pas de parties corporelles ; Il n’entend pas par le biais d’une oreille ». [I’tiqâdou Ahli s-Sounnah wa ‘Oulamâ-i l-Oummah]
  • Le Chaykh Abou l-Mountahâ Al-Hanafi a dit : « Allâh entend mais pas comme nous entendons, car nous, nous entendons par le biais d’organes, mais Allâh ta’âlâ entend tout les sons et les paroles par Son ouïe éternelle sans organes tels que l’oreille et le tympan, et sans notion d’endroit, de direction, de proximité ou d’éloignement» [Dans son charh du livre Al-Fiqh Al-Akbar]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibn Zaynî Dahlân dit au sujet de Allâh : « Il entend sans tympans ni oreilles » [Charh Al-‘Aqîdah al-Moukhtasarah]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn ‘Oumar Nawawi Al-Jâwi a dit : « Allâh entend sans oreille » [Dans son livre Mirqâh Sou’oûdi t-Tasdîq]
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari a dit : « Allâh entend les pas d’une fourmi noire sur un rocher, dans les ténèbres de la nuit, sans Qu’Il ait d’oreille ni de tympan » [Ad-Dînou l-Khâlis]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-Mourâkouchi Al-Mâliki Al-Mouwaqqit a dit : « Le sens du fait que Allâh soubhânah entend et voit est qu’Il entend tout ce qui est audible que ce soit de faible volume ou fort, et qu’Il voit ce qui est visible que ce soit caché ou apparent, mais sans oreille (oudhoun) et sans oeil et sans organe, car les organes font partis des attributs de ce qui entre en existence » [Al-Hablou l-Matîn ‘alâ Nadhmi l-Mourchidi l-Mou’în]
  • Le Mouhaddith Al-Harari a dit : « L’ouïe (as-sam’) : C’est un attribut qui n’a pas de début, immuablement propre à Allâh. Il entend les sons par une ouïe qui n’a pas de début et qui n’a pas de fin, qui n’est pas telle que notre ouïe, qui n’est pas par le biais d’une oreille (oudhoun) ni d’un tympan.» [As-Sirât Al-Moustaqim]

– Avertissement : les wahhabites se sont opposé à la croyance des musulmans et ont rejeté le tawhîd de Allâh sur cette question. En effet Ibnou ‘Outhaymîn (wahhabite) a innové dans la croyance en prétendant que Allâh aurait peut-être des oreilles [Retrouvez l’article et la réfutation de cette croyance : ici], de même Ibn Bâz (wahhabite) a prétendu que le fait de nier l’oreille ou le canal auditif (simâkh) au sujet de Allâh est contraire à la voie des gens de la Sounnah [Retrouvez l’article et la réplique à cette croyance : ici].

– L’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله) qui fait partie des illustres savants du salaf a dit dans son traité présentant la croyance de l’ensemble des gens de la Sounnah : « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures »  [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah].

Le Chaykh Al-Qaddoûmi Al-Hanbali confirme qu’attribuer l’endroit à Allâh est de la mécréance

Sujet : attribuer l’endroit à Allâh est de la mécréance

Manhaj-al-Ahmad-Al-Qaddoumi-al-hanbali-   Manhaj-al-Ahmad-Al-Qaddoumi-al-hanbali-livre   Manhaj-al-Ahmad-Qaddoumi-Attribuer-endroit-à-Allah-est-de-la-mécréance

Dans son livre « Al-Manhajou l-Ahmad », Le Chaykh Al-Qaddoûmi Al-Hanbali a dit :

«ويجب الجزم بأنّه تعالى ليس بجسم ولا جوهر ولا عرض ،لا تحلّ به الحوادث ولا يحلّ في حادث ولا ينحصر فيه، فمن اعتقد أنّ الله بذاته في كلّ مكان أو في مكان فهو كافر. بل يجب الجزم بأنّه تعالى بائن من خلقه (أي لا يشبههم)، فالله تعالى كان ولا مكان ثم خلق المكان وهو الآن كما كان قبل خلق المكان»

« Il est un devoir d’affirmer que Allâh ta’âlâ n’est pas un corps, ni une substance, ni une caractéristique des substances, ce qui entre en existence (al-hawâdith) ne s’incarnent pas en Lui, et Il ne s’incarne pas en eux. Aucune des choses qui entrent en existence ne Le contienne. Celui qui croit que Allâh est par Lui-même dans tous les endroits ou dans un endroit est mécréant. Il est un devoir de croire que Allâh est différent de Ses créatures, ainsi Allâh existe de toute éternité et il n’y a pas d’endroit de toute éternité. Il a créé l’endroit et Il est tel qu’Il est avant la création de l’endroit »

Informations utiles :

– Le Moufti, Al-’Allâmah (l’illustre savant), le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Qaddoûmi An-Nâboulouçi Al-Madani Al-Hanbali est né en 1247 et il est décédé en 1331 de l’Hégire (رحمه الله). Il était le savant des Hanbalites dans le Hijâz et au Châm. Ce livre là (Al-Manhajou l-Ahmad) est justement un livre dans lequel il présente la croyance de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal.

– Ici, il mentionne et confirme la citation de Chaykh Badrou d-Dîn Ibnou Balbân Al-Hanbali qui dit clairement que celui qui croit que Allâh est dans un endroit alors il est mécréant, et il en est de même pour celui qui croit que Allâh est dans tout les endroits, c’est-à-dire partout de par Son Être.

– En effet la croyance correcte est de croire fermement que Allâh existe sans endroit car Il en est Le Créateur.

– Le Chaykh Mouhammad Ibnou Badri d-Dîn Ibnou Balbân Ad-Dimachqi Al-Hanbali, est né en 1006 et il est décédé en 1083 de l’Hégire (رحمه الله), c’est à dire il y a plus de 350 ans. L’ouvrage dont est tiré cette citation est intitulé “Moukhtasar Al-Ifâdât”.

– La voie de l’Imâm Ahmad [ainsi que de l’Imam Mâlik, de l’Imam Aboû Hanîfah, et de l’Imam Ach-Châfi’i] est de déclarer mécréant ceux qui prétendent que Allâh serait dans un endroit ou une direction. [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Minhajou l-Qawîm].

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– Dans ce même ouvrage le Chaykh Al-Qaddoûmi mentionne également le fait que celui qui a pour croyance que Allâh est un corps, il n’est pas musulman. [Voir l’article à ce sujet : ici].

L’Imâm Ibnou ‘Âbidîn dénonce la secte wahhabite

Sujet : Mise en garde contre le wahhabisme.

Ibnou 'abidin-al-hanafi-raddou-l-mouhtar   Ibnou 'abidin-al-hanafi-raddou-l-mouhtar t6   Ibn 'abidin denonce la secte wahhabite

Dans son livre « Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr », l’Imâm Ibnou ‘Âbidîn a dit :

« مطلب في أتباع [محمد بن] عبد الوهاب الخوارج في زماننا:
قوله: « ويكفرون أصحاب نبينا (صلّى الله عليه وسلّم) » علمت أن هذا غير شرط في مسمى الخوارج، بل هو بيان لمن خرجوا على سيدنا علي رضي الله تعالى عنه، والا فيكفي فيهم اعتقادهم كفر من خرجوا عليه، كما وقع في زماننا في أتباع [محمد بن] عبد الوهاب الذين خرجوا من نجد وتغلّبوا على الحرمين، وكانوا ينتحلون مذهب الحنابلة، لكنهم اعتقدوا أنهم هم المسلمون وأن من خالف اعتقادهم مشركون، واستباحوا بذلك قتل أهل السنّة قتل علمائهم حتى كسر الله شوكتهم وخرب بلادهم وظفر بهم عساكرالمسلمين عام ثلاث وثلاثين ومائتين وألف »

« Le projet des adeptes de [Mouhammad Ibnou] ‘Abdi l-Wahhâb, les Khawârij de notre époque :

Sa parole « et qui considèrent les compagnons de notre prophète (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam) comme des mécréants » ne constitue pas une condition pour recevoir l’appellation de khawârij, mais il s’agit plutôt d’une simple clarification de ce qu’on fait ceux qui se sont révoltés contre notre maître ‘Ali (radiya l-Lâhou ta’âlâ ‘anhou). Sinon, il est suffisant qu’ils soient convaincus de la mécréance de ceux qu’ils combattent, comme cela s’est produit à notre époque avec les disciples de [Mouhammad Ibnou] ‘Abdi l-Wahhâb, qui ont émergé du Najd et pris le contrôle des deux sanctuaires (La Mecque et Médine). Ils prétendaient suivre l’école Hanbalite, mais ils croyaient qu’eux seuls étaient musulmans, et que tous ceux qui s’opposaient à leur croyance étaient des associateurs (mouchrikoûn). Sur cette base, ils ont légitimé le meurtre des gens de Ahlou s-Sounnah ainsi que de leurs savants, jusqu’à ce que Allâh ait réduit leurs forces à néant, et que les armées des musulmans aient attaqué leurs bastions et les aient vaincus en l’an 1233 de l’hégire ».

 Informations utiles :

– L’Imâm, Le Faqîh – spécialiste de la jurisprudence -, Mouhammad Amîn Ibnou ‘Oumar connu sous le nom de Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi Ad-Dimachqi, est né en 1198 et il décédé en 1252 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 180 ans. C’est un savant très connu, qui était considéré comme l’Imâm Hanafite de son temps. Il vécu et enseigna principalement à Damas.

  • Az-Zirikli a dit à son sujet : « Le Moufti des contrées du Châm, l’Imâm des Hanafites de son temps » [Al-A’lâm]

–  Son livre « Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr » qui comporte plusieurs volumes est son ouvrage le plus célèbre. Il s’agit d’une hâchiyah (commentaire en marge) du livre « Ad-Dourrou l-Moukhtâr » du Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Haskafi Al-Hanafi (m.1088 h.), qui est lui-même un commentaire du livre « Tanwîrou l-Absâr » du Chaykh At-Tamartâchi Al-Hanafi (m.1004 h.).

– Dans ce chapitre il mentionne les khawârij de son époque, à savoir les membres de la secte wahhabite. Ils parlent d’eux en disant que cette secte a émergé du Najd, qu’Ils prétendent à tord suivre le Madh-hab Hanbalite, qu’ils considèrent que eux seul sont musulmans et croient que tout ceux qui s’opposent à leur nouvelle religion sont des associateurs. Sur cette base ils ont rendu licite le meurtre des gens de Ahlou s-Sounnah et de leurs savants.

– Ceci est similaire à ce que rapporte :

  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb (le frère du fondateur de la secte) qui a dit : « Aujourd’hui les gens sont éprouvé par celui qui prétend se référer au Livre et à la Sounnah (la tradition prophétique), et qui prétend donner des jugements à partir de ces sources, tout en rejetant la parole de ceux qui divergent avec lui et lorsqu’on l’invite à en discuter avec les gens de science, il refuse. Mais il impose aux gens ses propres avis et sa propre compréhension, et il déclare mécréant (kâfir) celui qui le contredit, alors qu’il ne possède même pas une seule des qualités des gens de l’ijtihâd, par Allâh il ne possède même pas le dixième d’une seule, et malgré cela, ses paroles ont emporté beaucoup d’ignorants, {Innâ lil-Lâhi wa innâ ilayhi râji’oûn}, La communauté toute entière l’interpelle d’une seule voix, mais il n’y prête aucunement attention, au contraire tous sont pour lui des mécréants ou des ignorants. Ô Allâh guide cet égaré et met le sur le chemin de droiture » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah” (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous avez contredit l’unanimité (ijmâ’) et vous avez déclaré mécréant la communauté de Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) dans sa totalité » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah” (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous déclarez mécréant le commun des musulmans et vous considérez licite leur sang et leurs biens, et vous considérez leurs pays comme des terres de guerre  » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah” (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibnou l-‘Abdi l-Wahhâb dans un autre passage de ce livre, dans lequel il s’adresse aux wahhabites en disant : « Vous déclarez mécréant celui qui témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh uniquement et que Mouhammad est Son esclave et Son messager et qui accomplit la prière, qui s’acquitte de la zakât, qui jeûne durant Ramadân, qui accomplit le pèlerinage à la Maison sacrée, et qui croit en Allâh, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers, et qui s’attache à l’ensemble des emblèmes de l’Islâm, celui-ci vous le considérez mécréant et vous considérez son pays comme une terre de guerre » [As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah” (Les Foudres créées par Allâh en réplique aux Wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit : « Lorsque [Mouhammad] Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et ceux qui l’ont aidé, ont entrepris leur da’wah odieuse, à cause de laquelle ils ont déclaré mécréant les musulmans, ils se sont emparé des tribus de l’Est… » [fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit aussi : « Ils (les wahhabites) se sont mis à croire que celui qui ne croit pas en ce que dit Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb, alors il est un mécréant (kâfir), un associateur (mouchrik) dont le sang et les biens sont licite » [fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit également : « Il (Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb) leur écrivit (à ses adeptes) des épîtres jusqu’à ce qu’ils se mettent à croirent que la plupart des gens du tawhîd sont des mécréants » [fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit aussi : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) en arriva à déclarer mécréant les croyants » [Dans son livre fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân qui a dit  : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) a déclaré mécréant l’ensemble des musulmans et a prétendu que les gens étaient mécréants depuis 600 ans, et il a appliqué les versets qui concernent les associateurs de Qouraych sur les pieux de la communauté » [Dans son livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Soulaymân Al-Kourdi (qui était l’un des enseignant de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) qui s’adressa à lui en disant : « Rien ne t’autorise à déclarer mécréant la grande majorité des musulmans » [Rapporté par Ibn Zayni Dahlân dans son livre fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Al-‘Allâmah Mouhammad Ibn Ahmad Al-Hafadhi a dit : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) croyait que l’Islâm lui était réservé, et à ceux qui le suivaient, et que toute les créatures étaient des associateurs (mouchrikoûn) » [Rapporté par Ibn Zayni Dahlân dans son livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm]
  • Le Chaykh Aboû Hafs ‘Oumar Al-Mahjoûb At-Toûniçi Al-Mâliki a dit dans une lettre à destination de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb : « Par Allâh, tu t’es certes égaré et tu as égaré des gens […] et tu cries à la déclaration de mécréance des gens du Salaf et du Khalaf » [Rapporté par l’historien Ibn Abî Diyâf dans son livre It-hâfou Ahli z-Zamân fî Akhbâri Mouloûki Toûnis wa ‘ahdi l-Amân]
  • Le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd qui a dit : « Car ce qu’il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) faisait quand quelqu’un le contredisait et le réfutait et qu’il était dans l’incapacité de le tuer au grand jour, c’était d’envoyer quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréants tous ceux qui étaient en désaccord avec lui et il rendait licite leur assassinat » [Dans son livre « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah »]
  • Le Chaykh Anwar Châh Al-Kachmîri qui a dit : « Quant à Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb du Najd, il était certes un homme stupide qui avait peu de science et qui se précipitait à déclarer mécréant les gens» [Dans son livre « Faydou l-Bârî »]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit: « Les fondements des croyances de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et de ceux qui le suivent se résument à quatre points : l’assimilation (tachbîh) de Allâh soubhânahou wa ta’âlâ à Ses créatures ; la division du tawhîd en Seigneurie (Rouboûbiyyah) et en Divinité (Ouloûhiyyah) ; le manque de considération envers le Prophète ﷺ ; et la déclaration de mécréance (takfîr) des musulmans. En tout cela, il n’a fait que suivre Ahmad Ibn Taymiyyah » [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari qui a dit : « Les wahhabites se rendent licite le sang des musulmans d’Est en Ouest, du fait qu’ils considèrent que tout autre qu’eux sont des mécréants » [Dans son livre Boughyatou t-Tâlib]

– Tout cela est également confirmé par la parole des wahhabites eux-mêmes. En effet :

  • Le wahhabite Soulaymân Ibnou Sahmân a dit : « Certes les gens du Najd étaient des mécréants avant la da’wah du Chaykh [il vise Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb]» [Dans son livre « Minhajou Ahli l-Haqq »]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit : «Si ce n’est que les gens jusqu’à aujourd’hui ne connaissaient pas la religion du messager» [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit dans une lettre à destination des savants de Ad-Dir’iyyah : «Vous, ainsi que vos enseignants et les enseignants de vos enseignants ne connaissaient pas le sens de lâ ilâha illa l-Lâh, et vous ne faites pas la distinction entre la religion de Mouhammad et la religion que ‘Amr Ibn Lou-ayy a apporté aux arabes» [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit : « Je vous informe à mon sujet, et je jure par Allâh Celui dont il n’y a aucune divinité hormis Lui, que j’ai certes recherché la science et ceux qui me connaissaient croyaient que j’avais de la connaissance, alors que durant cette époque, je ne connaissais pas la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » et je ne connaissais pas la religion de l’Islâm avant ce bien que Allâh m’a accordé. Et il en est de même pour mes enseignants religieux (Mâchaykh), aucun d’entre eux ne connaissaient cela. Et si quelqu’un parmi les savants d’Al-‘Ârid (région dans l’est de l’arabie) prétend qu’il connaissait la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » ou qu’il connaissait la signification de l’Islâm avant cette époque, ou qu’il prétend au sujet de ses enseignants religieux (Mâchaykh) que l’un d’entre eux connaissait cela, alors il aura menti, inventé (une fausseté), induit les gens en erreur et aura fait sa propre éloge avec une chose qui n’est pas en lui. » [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah] Ceci est une déclaration de mécréance explicite envers les savants de Al-‘Ârid, ainsi que de leurs enseignants.

– Dans ce paragraphe, l’Imâm Ibnou ‘Âbidîn parle de la secte wahhabite au passé, car à son époque les musulmans avaient combattues les wahhabites et avaient réussi à les repousser. Mais plus tard avec l’aide des Britanniques, les wahhabites ont réussi à reprendre à nouveau les lieux saints et mettre en place un état wahhabite (qui est actuellement l’Arabie Saoudite).

– Il est rapporté que Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb a tenté de faire assassiner son frère, le Chaykh Soulaymân Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb. A ce sujet le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd a dit : «On dit qu’il y avait un fou dans un village, qui avait pour habitude de frapper quiconque lui faisait face, même si il était armé. Alors Mouhammad [Ibn ‘Abdi l-Wahhâb] à ordonné qu’on donne à ce fou une épée et qu’on le fasse entré dans la Mosquée où se trouvait seul son frère le Chaykh Soulaymân, alors on le fît entrer, et quand le Chaykh Soulaymân l’a vu il a eu peur de lui. Mais le fou jeta son épée et s’est mit à dire : « Ô Soulaymân n’ait crainte, tu fais partie des gens protégé », et il s’est mit à répéter ça plusieurs fois.  Il n’y a aucun doute que ceci une Karâmah (prodige)» [Dans son livre « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah »]

– Depuis la fondation de leur mouvance sectaire, il y a moins de 300 ans, les wahhabites se sont tristement illustrés pour des massacres et des tueries de masse, principalement à l’encontre des musulmans, comme en témoignent les ouvrages des savants de l’islâm. Parmi eux nous pouvons citer :

  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki qui a dit : « Il a été dit que ce verset (il parle du verset 6 de Soûrat Fâtir) a été révélé sur les Khawârij ceux qui falsifient l’interprétation (ta-wîl) du Livre et de la Sounnah et qui se rendent par cela permis le sang des musulmans et leurs biens, comme nous constatons à présent dans leurs manières d’agir ceux d’un groupe du Hijâz qui sont appelés les Wahhabites qui pensent être sur la vérité alors que ceux sont eux les menteurs, le Chaytân a eu emprise sur eux et leur a fait oublier le rappel de Allâh, certes ils sont le parti de Chaytân et certes le parti de Chaytân est le perdant et nous demandons à Allâh qu’Il les extermine jusqu’au dernier. » [Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn]
  • Le Moufti de La Mecque, Ahmad Ibn Zayni Dahlân qui a dit : « Lorsque les wahhabites apprirent la nouvelle, ils attaquèrent brusquement la muraille et ils ne rencontrèrent pas de résistance capable de les combattre et de les repousser. Un groupe d’habitants de Tâ-if avant cela avait prit la fuite mais la cavalerie les avait rejoint et les wahhabites les tuèrent ; seul un petit nombre fut épargné. Lorsqu’ils entrèrent dans AT-Tâ-if, ils se livrèrent à une tuerie générale des gens, les adultes et les jeunes, ceux qui sont commandés comme ceux qui commandent, les notables et les gens du commun. Ils égorgèrent même le nourrisson sur la poitrine de la mère ; ils montaient dans les maisons, faisaient sortir ceux qui s’y réfugiaient et les tuaient. Ils trouvèrent un groupe qui étudiait le Qour-ân et les tuèrent du premier au dernier. Ils massacrèrent tous ceux qui s’étaient réfugiés dans les maisons. Ensuite ils allèrent vers les boutiques et les mosquées et ils tuèrent les gens qui s’y trouvaient. Ils tuèrent l’homme dans la mosquée alors qu’il était dans l’inclination ou dans la prosternation jusqu’à l’extermination de tout ce monde ; alors malheur à eux de la part du Tout Puissant qui détient les cieux par Sa puissance. Il ne resta des gens de Tâ-if (c’est-à-dire des combattants de cette ville) qu’un groupe d’un peu plus de 20 personnes» [Oumarâ-ou l-Baladi l-Harâm]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân a dit : « Les wahhabites interdisent l’invocation en faveur du prophète (صلى الله عليه وسلم) depuis les manâbir (pl.minbar) après l’appel à la prière (adhân), au point où il y avait un homme vertueux qui était aveugle, il faisait l’appel à la prière, et réalisait l’invocation en faveur du prophète (صلى الله عليه وسلم) après le adhân, et ceci après que les wahhabites l’aient interdit, alors ils l’ont pris et l’ont emmené jusqu’à Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb qui a ordonné qu’on l’exécute, et il fût tué » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)].

– Et cela se perpétue jusqu’à notre époque avec Daech qui est un mouvement wahhabite, tout comme le reconnaissent eux même les leaders de la mouvance. Ainsi, Al-Kalbâni (wahhabite) a dit : « Daech suit le Salafisme [c’est-à-dire la doctrine wahhabite] […], l’idéologie que suit Daech est l’idéologie Salafi [wahhabite], ce n’est pas celle des Ikhwâniyyah, ni celle des Qoutbiyyah, ni celle des Soûfiyyah, ni celle des ach’ariyyah, mais ils tirent leurs idées de ce qui est écrit dans nos propres livres, de nos principes mêmes » [Interview accordée à la chaîne MBC]

 Avertissement : Les wahhabites utilisent l’appellation trompeuse de “Salafisme” pour définir leur mouvance. Ainsi, par cette appellation mensongère, les wahhabites tentent de faire croire qu’ils seraient sur la voie des gens du Salaf. Or, les wahhabites ont une croyance opposée à celle des gens du Salaf sur de nombreux sujets tels que les fondements de la croyance, le jugement de l’innovation, la récitation du Qour-ân en faveur des morts musulmans, la pratique du tawassoul et du tabarrouk et de nombreux autres sujets [Retrouvez plus d’informations dans la rubrique “les sectes” : ici]. Ainsi, il n’est pas permis d’appeler ces gens “Salafi” car ils ne sont pas sur la voie du “Salaf”. Depuis leur apparition, les musulmans leurs ont attribué l’appellation de “Wahhabite” en référence au fondateur de leur groupe : Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb.

– Retrouvez sur notre site d’autres mises en garde des savants de Ahlou s-Sounnah contre la secte wahhabite :

– Consultez également la rubrique concernant les groupes ayant contredit les gens de la sounnah : ici.

L’Imâm Al-Bayhaqi parle du « yad », du « wajh », du « ‘ayn », du « nouzoûl » … de Allâh

Sujet : Explication des attributs de Allâh.

   

Dans son livre « Al-I’tiqâd » (page 56 de cette édition), après avoir confirmé le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas un établissement et que Allâh existe sans endroit [voir l’article à ce sujet : ici] l’Imâm Al-Bayhaqi a dit :

« بائن من جميع خلقه، وأن إتيانه ليس بإتيان من مكان إلى مكان وأن مجيئه ليس بحركة وأن نزوله ليس بنقلة وأن نفسه ليس بجسم وأن وجهه ليس بصورة أن يده ليست بجارحة وأن عينه ليست بحدقة، وإنما هذه أوصاف جاء بها التوقيف فقلنا بها ونفينا عنها التكييف.
فقد قال الله تعالى : (لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْء).
وقال : (وَلَمْ يَكُنْ لَهُ كُفُوًا أَحَد).
وقال : (هَلْ تَعْلَمُ لَهُ سَمِيَّا).»

 « Allâh est différent de la totalité des créatures. Ainsi Son « ityân » n’est pas par le déplacement d’un endroit à un autre. Son « majî » n’est pas un mouvement et Son « nouzoûl » n’est pas un déplacement. Son « nafs » n’est pas un corps [une âme] et Son « wajh » n’est pas une image [un visage], Son « yad » n’est pas un organe [une main] et Son  « ‘ayn » n’est pas un globe oculaire [un œil] mais ce sont-là des attributs qui sont cités dans les Textes. Nous les mentionnons à ce titre tout en en niant le comment (at-takyîf).

Allâh ta’âlâ dit : { لَيْسَ كَمِثْلِهِ  شَىْء} [soûrat Ach-Choûrâ / 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui »,  

Et Il dit : {وَلَمْ يَكُنْ لَهُ كُفُواً أَحَد} [soûrat Al-Ikhlâs / 4] ce qui signifie : « Et Il n’a aucun équivalent »

Et Il dit  : { هَلْ تَعْلَمُ  لَهُ سَمِيّا } [soûrat Maryam / 65] ce qui signifie : « Lui connais-tu un seul semblable ?! », (c’est-à-dire : Il n’a assurément aucun semblable) »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements) Aboû Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait partie des plus grands savants du hadîth, et il est de l’école de jurisprudence Châfi’ite.

  • Ibnou l-Jawzi a dit à son sujet : « Il n’avait pas d’égal à son époque dans la mémorisation et la grande maîtrise [des sciences], il est l’auteur de bons ouvrages, il maîtrisait aussi bien la science du Hadîth, que la jurisprudence (Fiqh) et les fondements (Ousoûl), et il compte parmi les plus grands compagnons de [l’Imâm] Al-Hâkim Abî ‘Abdi l-Lâh (m.405 H) » [Al-Mountadham]
  • Ibnou l-Athîr a dit de lui : « Il était un savant dans le Hadîth et dans la jurisprudence (Fiqh) et il est l’auteur de nombreux ouvrages qui démontrent ses nombreux mérites » [Al-Loubâb] et il a dit de lui également : « Il était un Imâm dans le Hadîth et dans la jurisprudence au sein du Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i et il est l’auteur à ce sujet de différents ouvrages » [Al-Kâmil]
  • Le Hâfidh Salâhou d-Dîn Al-‘Alâ-i a dit à propos de lui : « Personne n’est venu après Al-Bayhaqi et Ad-Dâraqoutni qui les égale ou qui se rapproche de leur niveau [dans la science du Hadîth]». [Al-Wachyou l-Mou’am]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Il est le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth),  l’illustre savant (‘Allâmah), le digne de confiance, le spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), Chaykhou l-Islâm », il disait également à son sujet : « Si l’Imâm Al-Bayhaqi auvait voulu fonder sa propre école (Madh-hab) dans laquelle il réalise son ijtihâd (effort de recherche) il aurait été capable de cela vu l’abondance de sa science, et sa connaissance des divergences» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit à son sujet : « L’Imâm Al-Bayhaqi était l’un des Imâm des musulmans, quelqu’un qui appelait à s’accrocher fermement à la religion, un éminent spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un grand Hâfidh (spécialiste du Hadîth), un spécialiste des fondements (Ousoûli) intelligent, un ascète pieux, un fervent adorateur de Allâh,  il se dressait pour soutenir le Madh-hab (c’est-à-dire le Madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i) dans les fondements et dans les ramifications, il était une montagne de parmi les montagnes de science » [At-Tabaqât]
  • Ibnou Kathîr a dit à propos de lui : « Il n’avait pas de semblable à son époque dans la maîtrise [des sciences], la mémorisation, le Fiqh (la jurisprudence) et l’écriture [d’ouvrages], Il était un spécialiste de la jurisprudence (Faqîh), un spécialiste du Hadîth (Mouhaddith), un spécialiste des fondements (Ousoûli), il a étudié la science auprès de Al-Hâkim ‘Abdou l-Lâh An-Nayçâboûri , et il étudia également de nombreux sujets auprès d’autres savants, il a composé de nombreux ouvrages utiles qui n’ont pas eu de semblable »[Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Al-Ousoûli (spécialiste des fondements), le pieux, le vertueux, celui qui n’avait pas d’équivalent à son époque dans la mémorisation, Il a excellé dans la maîtrise [des sciences] et la mémorisation » [Al-Mountakhab]
  • Ibnou ‘Abdi l-Hâdi a dit à son sujet : « L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), l’illustre savant, le Chaykh de Khourâçân » [Tabaqât ‘oulamâ-i l-Hadîth]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il était celui qui soutenait le plus la voie de l’Imâm Ach-Châfi’i » [Wafayâtou l-A’yân]
  • Retrouvez la biographie de l’Imâm Al-Bayhaqi : ici.

– Ici, il aborde un sujet très important concernant le tawhîd. Il confirme que Allâh n’est pas concerné par les organes tels que la main, le visage, les yeux. Il confirme également que Allâh n’est pas concerné par le mouvement ou le déplacement, que Allâh n’est pas un corps et qu’Il n’a aucune ressemblance avec Ses créatures. Et il appuie cela en citant des versets du Qour-ân qui confirme la non-ressemblance de Allâh avec Ses créatures.

– L’Imâm Al-Bayhaqi commence par parler du « ityân » et du « majî » et il dit que lorsque cela est attribué à Allâh alors il ne s’agit pas d’un déplacement d’un endroit à un autre, il ne s’agit pas d’un mouvement. Pour autre que Allâh, les sens premiers de l’ityân et du majî,  c’est le fait de venir via un déplacement, mais pour Allâh ce sens est rejeté par unanimité.

– En effet, les savants de l’Islâm, qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf, sont unanimes à exempter Allâh des caractéristiques des corps comme le mouvement et le déplacement. Nous pouvons citer parmi eux :

  • L’Imâm Al-Mâtourîdi [Kitâbou t-Tawhîd]
  • Le Hâfidh Ibn Hibbân [Dans son Sahîh]
  • L’Imâm Al-Khattâbi
  • L’Imâm Al-Halîmi [Rapporté par Al-Bayhaqi]
  • L’Imâm Ibn Battâl
  • Abou l-Fadl At-Tamîmi Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Et il n’est pas possible à Son sujet le déplacement et l’incarnation dans les endroits » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • Ibnou l-Bannâ Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « On ne dit pas que cela a lieu par un mouvement ou un déplacement » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni [Al-Insâf]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Al-Isfarâyîni [At-Tabsîrou fi d-Dîn]
  • L’Imâm Ach-Chirâzi [Al-Ichârah]
  • L’Imâm Al-Jouwayni [Al-Irchâd]
  • L’Imâm Al-Ghazâli [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât]
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.)
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Ne dites pas que le nouzoûl [au sujet de Allâh] est une venue ou un déplacement » [Al-Bourhân al-Mou-ayyad]
  • Le Chaykh Ibn ‘Aqîl Al-Hambali a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Ce n’est pas par la disparition (d’un endroit à un autre) ou un déplacement, et ce n’est pas comme notre nouzoûl […] devient mécréant celui qui assimile Allâh à ce qu’Il a créé » [Rapporté par Ibn Hamdân Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Ibn Al-Jawzi [Saydou l-Khâtir] et [Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi : [Dans son Tafsîr (1)] et [Dans son Tafsîr (2)]
  • L’Imâm An-Nawawi [Charh Sahîh Mouslim (1)] et [Charh Sahîh Mouslim (2)]
  • L’Imâm Al-Baydâwi [Rapporté par Ibn Hajar] et [Rapporté par Az-Zourqâni]
  • Le Chaykh Mouhammad At-Tîbi
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçânou l-‘Arab]
  • Le Qâdî Ibn Jamâ’ah [Idâhou d-Dalîl]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Yamani
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « La parole du prophète «إن الله ينزل كل ليلة إلى سماء الدنيا » jusqu’à la fin du hadîth, il faut savoir que la descente, la montée, le mouvement et l’immobilité font partie des attributs des corps, et Allâh ta’âlâ est totalement exempt de cela, le sens [de ce hadîth] est la descente de la miséricorde » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Charh Sahîh Al-Boukhâri (1)] et [Charh Sahîh Al-Boukhâri (2)]
  • Le Chaykh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm As-Sanoûçi qui a dit : «Il est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ […] le mouvement et l’immobilité » [Dans son traité de croyance Al-Moufîdah li l-Wildân wa n-Niçâ-i l-Mou-minât]
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • La Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • L’Imâm Az-Zourqâni [Charh du Mouwatta de l’Imâm Mâlik]
  • Le Chaykh Ahmad Ridâ [Qawâri’ou l-Qahhâr]
  • Le Chaykh Mahmoud As-Soubki, qui mentionne l’unanimité des savants du Salaf et du Khalaf [It-hâfou l-Kâ-inat (1)] et [It-hâfou l-Kâ-inat (2)]
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi Al-Misri qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son livre Al-Kalimâtou t-Tayyibâtou fî Ma-thoûri ‘ani l-Isrâ-i wa l-Mi’râj mina r-Riwâyât]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Fourqânou l-Qour-ân]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
  • Le Chaykh Al-Harari [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • et beaucoup d’autres…

– Le Hâfidh Ibnou l-Qattân Al-Fâçi Al-Mâliki (m.628 H.) a dit : « Et ils [les gens de la Sounnah, du Salaf et du Khalaf] ont été unanimes que Allâh yajî au jour du jugement […] et Son majî n’est pas un mouvement ni un déplacement » [Al-Iqnâ’]

– Certains savants ont mentionné de manière explicite dans leurs ouvrages que le fait d’attribuer à Allâh le mouvement ou le déplacement est de la mécréance. Parmi eux :

  • L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari [Rapporté par As-Soubki]
  • Le Qâdî ‘Abdou l-Wahhâb Al-Mâliki qui mentionne l’unanimité [Charh ‘Aqîdah Mâlik As-Saghîr]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Al-Kawthari qui mentionne l’unanimité [Maqâlâtou l-Kawthari (1)] et [Maqâlâtou l-Kawthari (2)]
  • Ibnou l-Bannâ Al-Hambali qui a dit : « Celui qui prend le nouzoûl dans le sens de quitter un endroit pour en occuper un autre, et du déplacement alors c’est de la mécréance » [Al-Ousoûlou l-Moujarradah].

– De nombreux savants ont donné une explication détaillée du verset {وجاءَ ربُّكَ} « wa jâ-a Rabbouka » [Soûrat Al-Fajr/22] et ont dit que cela signifie que c’est l’ordre de Allâh qui viendra. Parmi eux :

  • L’Imâm du Salaf, Ahmad Ibn Hambal comme le rapporte de lui Ibnou Kathîr d’après Al-Bayhaqi avec une chaîne de transmission confirmée [Al-Bidâyah wa n-Nihâyah], et l’Imâm as-Sa’idi Al-Hambali [Al-Jawhar Al-Mouhsal], et l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad], et beaucoup d’autres.
  • L’Imâm Al-Jouwayni (m.478 H.) qui a dit : « Le sens du majî n’est pas le déplacement et la disparition [d’un endroit à autre], Allâh est exempt de cela, mais le sens de Sa parole { وجاء ربك } « wa jâ-a Rabbouk » c’est-à-dire l’ordre de ton Seigneur viendra, ainsi que Son jugement » [Dans son livre Al-Irchâd]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi [Dans son livre Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Ibnou Abî Jamrah (m.699 H.) qui a dit : « La parole de Allâh ta’âlâ { وجاء ربك والملك } « wa jâ-a Rabbouka wa l-malak » c’est-à-dire : l’ordre de ton Seigneur viendra ; et ceci [ce genre de formulation] est très utilisé dans la langue arabe » [Dans son livre Bahjatou n-Noufoûs]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Il n’est pas permis d’attribuer à Allâh la venue (majî) et l’aller (dhahâb) [c’est-à-dire le mouvement et le déplacement] car cela fait partie des attributs des créatures et des caractéristiques des choses entrées en existence, ce sont donc deux attributs qui sont rejetés concernant Allâh ta’âlâ. Ne vois-tu pas comment [le prophète] Ibrahîm -عليه السلام- a argumenté sur le fait que ce qui se déplace d’un endroit à un autre endroit n’est pas Dieu, lorsqu’il a dit : {فَلَمَّا أَفَلَ قَالَ لَا أُحِبُّ الْآفِلِينَ} [ce qui signifie] «Je n’adore pas les choses qui disparaissent».» [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Le sens de la parole de Allâh ta’âla {وجاء ربك} « wa jâ-a Rabbouka » est :  viendra l’ordre de ton Seigneur» [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Ath-Tha’âlibi [Dans son tafsîr]
  • Et autres qu’eux.

– Ensuite l’Imâm Al-Bayhaqi parle du nouzôul de Allâh dont il est question dans le hadîth qui comprend les termes « yanzilou Rabbounâ » et il précise qu’il ne s’agit pas d’un déplacement, c’est-à-dire que le nouzoûl de Allâh ne désigne pas une descente de l’être de Allâh, et ceci par unanimité comme nous l’avons indiqué précédemment.

– Certains savants ont fait une interprétation détaillée du hadîth du nouzoûl en expliquant que c’est l’ordre de Allâh, ou un ange, ou encore Sa miséricorde qui descend. Parmi ceux qui ont soutenu cela, il y a :

  • L’Imâm Mâlik, comme le mentionne An-Nawawi qui présente cette interprétation comme l’une des voies valables chez les gens de la sounnah [Charh Sahîh Mouslim], Az-Zourqâni [Charh du Mouwatta de l’Imâm Mâlik], Ibn Battâl, Al-Qâdî ‘Iyâd, Al-Qastallâni, Al-Yamani, Moullâ ‘Ali Al-Qâri ainsi que Ibn ‘Abdi l-Barr et autres.
  • L’Imâm Ibn Foûrak
  • L’Imâm Al-Moutawalli [Al-Ghounyah]
  • Le Qâdî Aboû Bakr Ibn ‘Arabi
  • Le Qâdî ‘Iyâd
  • L’Imâm Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçânou l-‘Arab]
  • L’Imâm Jamâlou d-Dîn Al-Qoûnawi [Al-Qalâ-id]
  • L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [Al-Minhajou l-Qawîm]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-Khatîb Al-Misri
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [It-hâfou l-Kâ-inat]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
  • et beaucoup d’autres…

–  Ainsi il ne convient pas de prêter attention aux propos des wahhabites qui accusent les gens de la Sounnah qui ont interprété ce hadîth d’être des mou’attil (négateur/athée). Ces mêmes wahhabites qui prétendent qu’il s’agit d’une descente véritable de Allâh tout comme l’a prétendu Ibn Outhaymîn (wahhabite) qui a dit : « Et il s’agit d’une descente véritable qui convient à Allâh. Et les négateurs (ahlou t-Ta’tîl) l’ont interprété par la descente de Son ordre, de Sa miséricorde ou d’un de parmi Ses anges » [Dans son commentaire du livre Loum’atou l-I’tiqâd]Ainsi, il est venu avec une croyance totalement opposée aux savants mentionnés ci-dessus.

– Cette croyance que défendent les wahhabites est propre aux mouchabbihah (corporalistes) comme l’a signalé l’Imâm Ibn Hajar dans son commentaire du Sahîh de l’Imâm Al-Boukhâri, lorsqu’il a dit : Les gens ont divergé sur le sens de an-nouzoûl : certains l’ont pris selon son sens apparent et son sens propre (haqîqi), et ce sont les corporalistes (al-Mouchabbihah), et Allâh est exempt de ce qu’ils disent. [Charh Sahîh Al-Boukhâri], et cette croyance que prône Ibn ‘Outhaymîn est celle que prônait l’ancêtre des moujassimah, Aboû ‘Abdi l-Lâh Ibn Karrâm qui prétendait que ce qu’il adore est concerné par le changement de lieu, le déplacement et la descente [voir à ce sujet le livre de l’Imâm Ach-Charastâni : ici].

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le hadîth du nouzoûl : ici.

– Ensuite l’Imâm Al-Bayhaqi explique que lorsque le terme « nafs » est attribué à Allâh, cela ne désigne pas un corps. Ainsi, le terme « nafs » au sujet de Allâh ne désigne donc pas une âme, car l’âme est un corps.

– Puis l’Imâm Al-Bayhaqi parle de l’attribut du wajh de Allâh et dit que cela n’est pas une image. Le mot « wajh » dans la langue arabe a plusieurs sens, et son sens premier est « visage » ou « face ». Mais ce n’est pas ce sens qui est retenu lorsqu’il est attribué à Allâh. En effet Allâh n’est pas composé de partie, Il n’est pas un corps, Il n’a ni membre, ni organe. Le mot wajh peut désigner un être, ou encore avoir le sens de al-Moulk (la souveraineté) comme l’a dit l’Imâm Al-Boukhâri [Dans son Sahîh].

– De nombreux autres savants ont interprété le mot « wajh » en fonction du contexte du verset. [Consultez des paroles de savants : ici].

– Ensuite l’Imâm Al-Bayhaqi parle de l’attribut du yad de Allâh et dit que cela ne désigne pas une partie corporelle. Il n’est donc pas valable d’attribuer à Allâh la main et ceci sans divergence.

– L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a mentionné l’unanimité sur le fait que le terme “yad” au sujet de Allâh ne vient pas dans le sens de la main. Il a dit : « Il est mentionné dans le Qour-ân et dans le hadîth l’annexion de « al-yad » à Allâh ta’âlâ, et Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah ont été unanimes qu’il n’est pas visé [au sujet de Allâh] par « al-yad » l’organe (c’est-à-dire la main), qui fait partie des choses qui sont concernées par l’entrée en existence » [Dans son livre « Hadyou s-Sârî Mouqaddimah Fath al-Bârî »].

– L’Imâm Aboû Hanîfah a dit : « {yadou l-Lâhi fawqa aydîhim} et Son yad n’est pas comme le yad des créatures, ce n’est pas une partie corporelle (c’est-à-dire une main), et Il est Le Créateur des mains  » [Dans son livre Al-Fiqhou l-Absat]

– L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : «Ne dites pas que le yad et le ‘ayn [au sujet de Allâh] sont des organes » [Dans son livre Al-Bourhânou l-Mou-ayyad].

– L’Imâm Al-Qourtoubi a dit : « Le terme – yad – dans la langue Arabe peut venir dans le sens de la partie corporelle (c’est-à-dire de la main) comme dans la parole de Allâh ta’âlâ {wa khoudh bi yadika dightha} et ceci est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ » [Dans son tafsîr]

– L’Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi Al-Mâliki (m. 699 H.) a dit : « [La parole de Allâh : ] { يد الله فوق أيديهم } (Yadou l-Lâh fawqa aydîhim) : il ne s’agit pas ici d’un « yad » dans le sens d’une partie corporelle (c’est-à-dire une main), mais il s’agit d’un « yad » dans le sens de la puissance, car Al-Bâri (c’est-à-dire Allâh) est exempt d’une telle chose (c’est-à-dire d’avoir une main) ». [Rapporté par Ibnou l-Mou’allim Al-Qourachi dans son livre Najmou l-Mouhtadi]

– L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {بَلۡ يَدَاهُ مَبۡسُوطَتَانِ} (Bal yadâhou Mabsoûtatân) : ce qui en est voulu n’est pas le sens réelle de l’organe qui est composée, car Allâh ta’âlâ est exempt de la composition, mais il s’agit d’un des attributs de Son Être, comme l’ouïe et la vue, Allâh جل ذكره dit : {لِمَا خَلَقْتُ بِيَدَيَّ} (limâ khalaqtou biyaday), et le prophète a dit « كِلْتَا يَدَيْهِ يَمِينٌ » (kiltâ yadayhi yamîn) et Allâh est plus savant concernant Ses attributs, ainsi les esclaves se doivent d’y croire, de les accepter et de les lires tels qu’ils sont parvenu, sans comment (bila kayf) » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]

– L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {قَالَ يَاإِبْلِيسُ مَا مَنَعَكَ أَنْ تَسْجُدَ لِمَا خَلَقْتُ بِيَدَيَّ} (qâla yâ Iblîssou mâ mana’aka an tasjouda limâ khalaqtou biyadayy) : c’est-à-dire [ce que j’ai créé] moi-même sans intermédiaire comme un père ou une mère ; et « al-yadân » est un attribut de parmi les attributs de Allâh ‘azza wa jall, nous y croyons tel que cela est parvenuet nous remettons la connaissance du sens à Allâh » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]

– L’Imâm ‘Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi a dit dans son livre : « Quant à l’assimilation (tachbîh) c’est de croire que Allâh ta’âlâ ressemble à l’une de Ses créatures, comme ceux qui croient que Allâh est un corps au-dessus du Trône ou qui croient qu’Il a des mains […] et tout ceci est de la mécréance claire » [Al-Fathou r-Rabbâni]. Ainsi le fait de croire que Allâh aurait des mains ou n’importe quelle autre partie corporelle, ceci constitue de la mécréance. Quant à celui qui utilise le terme “main” sans en comprendre le sens de la partie corporelle, ce n’est pas de la mécréance, mais il n’est pas précautionneux d’utiliser ce terme au sujet de Allâh, en raison du risque que cela comporte, comme nous l’avons vu précédemment.

– L’Imâm At-Tahâwi a d’ailleurs dit : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant. Celui qui aura bien compris cela en aura tiré des leçons et se sera écarté des propos semblables à ceux des mécréants, il aura su que Allâh avec Ses attributs n’est pas semblable aux humains » [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah]

– Ainsi pour résumer nous disons que le terme « yad » dans la langue arabe a de très nombreux sens autre que le mot « main ». Lorsqu’il est employé au sujet de Allâh il n’est pas à  prendre dans le sens du membre et de la partie corporelle. Les savants ont donné la règle suivante : La similarité dans les termes n’implique pas la similarité dans la signification. Cela signifie que lorsqu’un même terme est employé au sujet de Allâh et au sujet d’une créature alors la signification sera différente.

– Retrouvez d’autres citations concernant le terme “yad” : ici.

– Puis l’Imâm Al-Bayhaqi parle de l’attribut du ‘ayn et il dit qu’au sujet de Allâh cela ne désigne pas un œil. Et cela est confirmé par de nombreux autres grands savants. Parmi eux :

  • L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari a dit au sujet de Allâh : « Il a un ‘ayn sans comment (bilâ kayf)». [Dans son livre Al-Ibânah, d’après Ibnou ‘Açâkir dans son livre Tabyînou kadhibi l-Mouftarî]. Le comment (kayf) c’est ce par quoi on décrit les créatures, comme la forme, la taille, le poids, la couleur, le mouvement, l’immobilité etc. Ainsi, en niant le comment (kayf), l’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari a nié le fait que le terme ‘ayn au sujet de Allâh vienne dans le sens de la partie corporelle, c’est-à-dire de l’œil.
  • L’Imâm Al-Khattâbi a dit : « Il est confirmé l’attribut de la vue et de l’ouïe au sujet de Allâh, mais Il n’est pas attribué de l’oreille et de l’œil car ce sont des organes». [Charh Sounan Abî Dâwoûd]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit aussi concernant l’attribut du ‘ayn : «Il s’agit d’un attribut qui n’est pas un globe oculaire [un oeil]» [Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « Personne de parmi les savants vérificateurs n’a attribué des yeux à Allâh ta’âlâ » [Al-Irchâd]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : «Ne dites pas que le yad et le ‘ayn [au sujet de Allâh] sont des organes » [Dans son livre Al-Bourhânou l-Mou-ayyad]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit également au sujet de Allâh : « Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans œil] ni paupières, Il entend sans tympans ni oreilles » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit aussi au sujet de Allâh : « Il entend sans oreille, Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans œil] et Il parle sans langue. » [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah]
  •  L’Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi Al-Mâliki (m. 699 H.) a dit au sujet de Allâh: «  Il ne voit pas par le biais d’un globe oculaire ni d’une paupière ». [I’tiqâdou Ahli s-Sounnah wa ‘Oulamâ-i l-Oummah]
  • Le Chaykh Abou l-Mountahâ Al-Hanafi a dit : « La vue de Allâh qui est Son attribut qui est éternel, sans organe (lâ bi l-âlah)» [Dans son charh du livre Al-Fiqh Al-Akbar] ;
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibn Zaynî Dahlân dit au sujet de Allâh : « Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans oeil] ni paupières » [Charh Al-‘Aqîdah al-Moukhtasarah]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn ‘Oumar Nawawi Al-Jâwi a dit : « Allâh voit sans œil » [Dans son livre Mirqâh Sou’oûdi t-Tasdîq]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri a dit : « [L’attribut de Allâh de] la vue : Il s’agit d’un attribut éternel sans début, propre à Son Être ta’âlâ, sans globe oculaire [œil] ni paupières »  [Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah]
  •  Le Chaykh Mouhammad Al-Mourâkouchi Al-Mâliki Al-Mouwaqqit a dit : « Le sens du fait que Allâh soubhânah entend et voit est qu’Il entend tout ce qui est audible que ce soit de faible volume ou fort, et qu’Il voit ce qui est visible que ce soit caché ou apparent, mais sans oreille et sans œil et sans organe, car les organes font partis des attributs de ce qui entre en existence » [Al-Hablou l-Matîn ‘alâ Nadhmi l-Mourchidi l-Mou’în]

– Retrouvez d’autres citations concernant le terme “’ayn” : ici.

– Ainsi, le fait de comprendre ces attributs selon leurs sens apparents, c’est-à-dire les sens qui sont propres aux créatures, cela est la voie des corporalistes (mouchabbihah), tout comme l’a indiqué l’Imâm Ach-Chahrastâni qui a dit : « En ce qui concerne les expressions révélées (c’est-à-dire présentes dans le Qour-ân ou la Sounnah) telles que « al-istiwâ », « al-wajh », « al-yadayn », « al-janb », « al-majî », « al-ityân », « al-fawqiyyah » et d’autres que celles-ci, les corporalistes les prennent selon leur sens apparent, je veux dire telles qu’elles sont comprises lorsqu’elles sont employées au sujet des corps ». [Al-Milal wa n-Nihal]

– Celui qui veut garder sa croyance sauve de toute assimilation, qu’il garde bien en tête la parole de l’Imâm At-Tahâwi dans son traité de croyance qu’il a présenté en disant « Ceci est la mention de la présentation de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah », il a dit : « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres». [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah]

Ibn ‘Abbâs explique le terme « salât » lorsqu’il est attribué à Allâh [Al-Qâdî ‘Iyâd]

Sujet : le sens du verbe « sallâ » au sujet de Allâh

ach-chifa-qadi 3iyad   qadi 'iyad - ibn 'abbas - salat - prière

Dans son livre Ach-Chifa (page 302 de cette édition) Al-Qâdî ‘Iyâd a dit :

« قال الله تعالى :{إِنَّ الله وَمَلَائِكَتَهُ يُصَلُّونَ عَلَى النَّبِيِّ}
قال ابن عباس : معناه : إن الله و ملائكته يباركون على النبي .وقيل : إن الله يترحم على النبي ، وملائكته يدعون له .»

« Allâh ta’âlâ dit : « Inna l-Lâha wa malâ-ikatahou yousalloûna ‘ala n-Nabiyy »

Ibnou ‘Abbâs a dit : cela signifie que Allâh accordent des bénédictions et les anges demandent davantage de bénédictions pour le prophète. Et il a été dit que cela signifie que Allâh fait miséricorde au prophète et que les anges font des invocations en Sa faveur. »

Informations utiles :

– Le Qâdî (juge) Abou l-Fadl ‘Iyâd Ibnou Moûçâ Ibnou ‘Iyâd al-Yahsoubi connu sous le nom de Qâdî ‘Iyâd, est un grand savant Malikite. Il est né en 476 à Ceuta et il est décédé en 544 de l’Hégire à Marrakech (Maroc) (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans. Son ouvrage « Ach-Chifâ » est très connu, le titre complet du livre est « Ach-Chifâ bi ta’rîf houqoûq al-Moustafâ ».

  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Hâfidh (le spécialiste de la science du hadîth), celui qui n’a pas de pareil, Chaykhou l-Islâm, le Qâdî (Juge)» et il a dit également : « Ses ouvrages sont précieux» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Bachkwâl a dit à son sujet : « Il était parmi les gens de science qui sont intelligents et qui ont une bonne compréhension » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il est l’Imâm du hadîth de son temps, et le plus connaisseur des gens de ses sciences, de la grammaire, la langue, la parole des arabes, leurs histoires, et les généalogies.» [Wafayâtou l-A’yân]

– L’éminent savant du Salaf, l’Imam des Moufassir, ‘Abdou l-Lâh Ibnou ‘Abbâs est un compagnon et il est le cousin du Prophète (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam). Il est décédé en 68 de l’Hégire (Radiya l-Lâhou ‘anhou) c’est-à-dire il y a environ 1365 ans. Il est très connu pour sa science de l’interprétation (ta-wil) du Qour-ân. Le Messager de Allâh (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam) a fait une invocation en sa faveur, par sa parole : « Allâhoumma ‘allimhou l-hikmata wa ta-wila l-kitâb ». Cela signifie : « Ô Allâh, apprends-lui la sagesse et l’interprétation du Livre ». Cette parole est rapportée par Al-Boukhâri, Ibnou Mâjah et d’autres encore en des termes différents. Le Hâfidh Ibnou l-Jawzi dans son livre Al-Majalis a dit : “Et il n’y a pas de doute que Allâh a exaucé cette invocation du Messager”. Retrouvez sa biographie : ici.

– Ici il explique que le terme « salât » lorsqu’il est attribué au sujet de Allâh, ne signifie pas que Allâh fait la prière. Mais plutôt que Allâh fait miséricorde au prophète ou qu’Il lui accorde des bénédictions ou qu’Il l’honore, l’élève en degré, le glorifie etc… Donc l’invocation « salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam » signifie que Allâh l’honore et l’élève davantage en degré et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’Il craint pour elle.

– D’autres savants ont tenu des propos similaires :

  • Aboû Bakr Al-Qouchayri a dit : «La salât de Allâh pour autre que le prophète est une miséricorde, et pour le prophète (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam) c’est le fait de l’honorer et de l’augmenter en glorification» [Rapporté par Al-Qâdî ‘Iyâd dans Ach-Chifâ]
  • Al-Moubarrid a dit : «L’origine du terme salât est le fait d’avoir de la miséricorde, la salât de la part de Allâh est une miséricorde, et la salât de la part des anges une invocation afin que Allâh accorde la miséricorde» [Rapporté par Al-Qâdî ‘Iyâd dans Ach-Chifâ]
  • Abou l-‘Âliyah a dit : « La salât de Allâh sur le prophète est une éloge chez les anges, et la salât des anges est une invocation» [Rapporté par Al-Qâdî ‘Iyâd dans Ach-Chifâ]

– Malheureusement dans de nombreux livres, les traducteurs ne traduisent pas selon l’explication donnée par les savants de l’Islam, mais traduisent mot à mot et induisent les gens en erreur. Comment quelqu’un peut-il prétendre que Allâh prie !? Il est donc faux et grave de traduire « Allâhoumma salli ‘alâ Mouhammad » par « Ô Allâh prie sur Mouhammad », car Allâh n’est pas concerné par le fait de faire la prière.

Le Chaykh Yahyâ Al-Qourtoubi confirme que Allâh n’est pas établi dans un endroit

Sujet : Allâh existe sans endroit.

Qourtoubiyyah - Mandhoumat Al-Qourtoubi   qourtoubi - Allah n'est pas établi dans un endroit

Dans son livre « Mandhoûmat Al-Qourtoubi », dans le chapitre du tawhîd (la croyance en l’unicité de Allâh),  le Chaykh Yahyâ Al-Qourtoubi a dit au sujet de Allâh :

« جل عن التمثيل والتشبيه  وعن مكان يستقر فيه  لأنه كان ولا مكان  في أزل لم يحوه الزمان »

« Allâh est exempt de la similarité, de la ressemblance et d’être établi dans un endroit. Il existe de toute éternité et il n’y pas d’endroit de toute éternité ; Il ne dépend pas du temps »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Faqîh (le spécialiste de le jurisprudence), le Chaykh Aboû Bakr Yahyâ Al-Qourtoubi Al-Mâliki est décédé en 567 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 870 ans. Son ouvrage est un résumé en versification concernant le Madh-hab Malikite.

– Ne pas le confondre avec Mouhammad Ibnou Ahmad Al-Ansâri Al-Qourtoubi, le célèbre Moufassir (exégète) qui est décédé en 671 de l’Hégire (رحمه الله). [Retrouvez des citations de ce savant : ici]

– Il confirme que Allâh n’a pas de similarité ni de ressemblance avec Ses créatures et que Allâh n’est pas établi dans un endroit.

– Le Chaykh Ahmad Zarroûq Al-Fâçi a commenté les propos du Chaykh Yahyâ Al-Qourtoubi en disant : « Quant au fait de nier l’endroit au sujet de Allâh, la preuve de cela est ce qu’a cité l’auteur [le chaykh Yahyâ Al-Qourtoubi], à savoir que Allâh est Le Créateur de l’endroit, et cela prouve que Allâh existe avant la création de l’endroit, ainsi il n’est pas valable à son sujet d’être dans un endroit » [Dans son commentaire de la Qourtoubiyyah]

L’Imâm An-Nawawi considère mécréant ceux qui croient que Allâh est dans les cieux

Sujet : Allâh n’habite pas le ciel

Rawdat At-Talibin - Nawawi   Rawdat At-Talibin - nawawi -tome 10   Nawawi - Celui qui croit que Allah est dans le ciel est mécréant

Dans son livre « Rawdat At-Tâlibîn » [tome 10 pages 85 de cette édition] dans le chapitre de l’apostasie, l’Imâm An-Nawawi a dit :

« ولو قال : لا إله إلا ساكن السماء ، لم يكن مؤمنا ، وكذا لو قال : لا إله إلا الله ساكن السماء ; لأن السكون محال على الله تعالى »

« Si quelqu’un dit “Il n’y a pas d’autre dieu à part celui qui est localisé aux cieux”, il ne devient pas croyant (musulman), et il en est de même s’il dit “Il n’y a pas d’autre dieu à part Allâh, qui est localisé aux cieux”, parce que le fait d’être localisé est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ. »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est très célèbre.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de Son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici, il dit clairement que le fait de croire que Allâh est dans le ciel n’est pas une croyance valable en Islâm. Au contraire cela est de la mécréance. Par conséquent celui qui dit “Il n’y a pas d’autre dieu à part celui qui est localisé aux cieux” ou qui dit “Il n’y a pas d’autre dieu à part Allâh, qui est localisé au cieux”, il ne devient pas musulman car le fait de croire que Allâh est dans un endroit ou une direction est une croyance qui est contraire à l’Islâm, contraire au tawhîd.

– L’Imâm An-Nawawi a également confirmé cette croyance en disant : « Certes Allâh ta’âlâ, rien n’est tel que Lui, Il est exempt du corps, du déplacement, de la localisation dans une direction et de toutes les autres caractéristiques des créatures ». [Charh Sahîh Mouslim]

– Les savants de l’Islâm ont dit que celui qui dit : “Allâh fi s-Samâ” alors il y a deux cas :
1- S’il dit cela en visant l’endroit, alors il a commis de la mécréance.
2- Mais s’il visait le simple fait de répéter ce qui est parvenu de manière apparente dans les textes, sans viser l’endroit, alors il ne commet pas de mécréance.
Voir à ce sujet :

– Ce passage que mentionne l’Imâm An-Nawawi a été également été confirmé et cité par le Chaykh Badrou r-Rachîd Al-Hanafi dans son ouvrage qu’il a intitulé « Riçâlatoun fî Alfâdhi l-Koufr » [Épitre concernant les termes de mécréance].

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Chaykh, Le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Mouhammad Ibnou Ismâ’îl Ibnou Mahmoûd Ibnou Mouhammad connu sous le nom de Badrou r-Rachîd est décédé en 768 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 660 ans. Il était un spécialiste du Fiqh Hanafite. L’ouvrage dont est tirée cette citation est une épître consacrée à l’exposé des paroles qui rendent mécréant.

– Les savants de l’Islâm ont été en accord pour déclarer mécréant celui qui a pour croyance que Allâh serait dans un endroit ou une direction, voir plusieurs citations à ce sujet : ici.

– Retrouvez des paroles de savants au sujet du hadîth de la femme esclave : ici.

– L’Imâm An-Nawawi a également dénoncé la croyance des moujassimah (corporalistes). Il a dit à ce sujet dans son livre « Al-Majmoû’ Charhou l-Mouhadh-dhab » : « Et nous avons certes mentionné que celui qui est devenu mécréant par son innovation, la prière n’est pas valable derrière lui […] et parmi ceux qui sont devenu mécréant il y a celui qui attribue clairement le corps [à Allâh] ». Ainsi selon l’Imâm An-Nawawi, les moujassimah (corporalistes) ont une croyance innovée qui est de la mécréance et à laquelle il est un devoir de répliquer. Les moujassimah sont ceux qui attribuent à Allâh le corps (le corps : c’est ce qui a une longueur, une largeur et une profondeur) et les caractéristiques des corps comme : l’endroit, la limite, la direction, la couleur, le mouvement, l’immobilité, la position (assise, debout, allongée…), la forme, l’image et ce qui est du même ordre.

  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a confirmé cela de l’Imâm An-Nawawi en disant : « L’Imâm An-Nawawi, dans le chapitre de la description de la prière de son commentaire de Al-Mouhadh-dhab, a confirmé la déclaration de mécréance (takfîr) à l’égard des moujassimah (anthropomorphistes), et je dis [Al-Hisni] que c’est cela qui est correct » [Kifâyatou l-Akhyâr].
  • L’Imâm As-Souyoûti a également confirmé cela de l’Imâm An-Nawawi en disant : « Celui qui est devenu mécréant par son innovation, et cela comme le dit l’auteur (An-Nawawi) du commentaire de Al-Mouhadh-dhab : le moujassim (l’anthropomorphiste) et celui qui nie que Allâh connait le détail des choses .. [Tadrîbou r-Râwî]. [Retrouvez plus d’explications : ici]

Le Chaykh Al-Qâwouqji parle du tawhîd (l’unicité de Allâh)

Sujet : la croyance en l’unicité de Allâh

Al-Qawouqji - Al-I’timadou fi l-I’tiqad   Qawouqji - Al-I'timad 1   Qawouqji - Al-I'timad 2

Dans son livre « Al-I’timâdou fi l-I’tiqâd », le Chaykh Al-Qâwouqji a dit :

« فإذا قال لك: أين الله؟ فقل: مع كل أحد بعلمه لا بذاته ، وفوق كل أحد بقدرته، وظاهر بكل شىء باثار صفاته، وباطن بحقيقة ذاته أي لا يمكن تصويره في النفس، منزه عن الجهة والجسمية. فلا يقال: له يمين ولا شمال ولا خلف ولا أمام، ولا فوق العرش ولا تحته، ولا عن يمينه ولا عن شماله، ولا داخل في العالم ولا خارج عنه، ولا يقال: لا يعلم مكانه إلا هو. ومن قال: لا أعرف الله في السماء هو أم في الأرض كفر لأنه جعل أحدهما له مكانا.
فإذا قال لك: ما دليلك على ذلك؟ فقل: لأنه لو كان له جهة أو هو في جهة لكان متحيزا، وكل متحيز حادث، والحدوث عليه محال »

« Si quelqu’un te dit « ayna l-Lâh ? » dis : « ma’a (avec) tout un chacun par Sa science et non pas par Lui-même ; fawq (supérieur) à tout un chacun par Sa toute puissance ; Dhâhir (Dont l’existence est évidente) par les manifestations de Ses attributs ; Bâtin (inimaginable) de par la réalité de Son Être, c’est-à-dire qu’il n’est pas possible de se L’imaginer ; Il est exempt de la direction et du physique [du corps]. On ne dit pas qu’Il a une droite, ni une gauche, ni un devant, ni un arrière, ni qu’Il est au-dessus du Trône ni en dessous, ni à sa droite, ni à sa gauche, ni à l’intérieur du monde, ni à l’extérieur. On ne dit pas que personne ne sait Son endroit sinon Lui et celui qui dit : « je ne sais pas si Allâh est dans le ciel ou sur la terre » est mécréant car il aura considéré qu’Il occuperait l’un de ces deux endroits.

Si maintenant on te demande : « Quelle est ta preuve en cela ? Réponds : « Parce que s’Il avait une direction ou s’Il était dans une direction, Il serait localisé et tout ce qui est localisé est entré en existence alors que l’entrée en existence est impossible à Son sujet »

Informations utiles :

– Le Chaykh, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Abou l-Mahâcin Chamsou d-Dîn Mouhammad Ibn Khalîl Ibn Ibrâhîm Al-Qâwouqji At-Tarâboulouçi Al-Loubnâni Al-Hanafi est né en 1224 et il est décédé en 1305 de l’Hégire (رحمه الله).

– Il a dit dans l’introduction de son ouvrage : « Voici un traité de croyance concernant le tawhîd pur de tout verbiage et de toute complication dont a besoin tout mourîd, que Allâh en fasse profiter tous les esclaves, âmîn »

– Ici il confirme plusieurs points important de la science du tawhîd : Allâh n’est pas dans un endroit, ni une direction, Il n’est ni en haut, ni en bas, ni à droite, ni à gauche, ni devant, ni derrière, Il n’est pas au dessus du Trône, Il n’est ni à l’intérieur du monde, ni à l’extérieur, Il n’est pas un corps, et on ne peut pas l’Imaginer.

– Il précise que celui qui a pour croyance que Allâh est dans un endroit, alors il est mécréant. En effet il a dit : « Celui qui dit : « je ne sais pas si Allâh est dans le ciel ou sur la terre » est mécréant car il aura considéré qu’Il occuperait l’un de ces deux endroits». Cela est similaire à ce qui est rapporté de l’Imâm Aboû Hanîfah et d’autres. En effet :

  • L’Imâm Abou l-Layth As-Samarqandi a dit : « L’Imâm Aboû Hanîfah a dit: « Celui qui dit : Je ne sais pas si Allâh est au ciel ou sur terre est devenu mécréant » car par cette parole il se sera illusionné que Allâh serait dans un endroit, et il est ainsi un associateur (mouchrik). » [Dans son commentaire du livre « Al-Fiqh Al-Akbar » de l’Imâm Aboû Hanîfah]
  •  Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri a dit : « Le Chaykh, l’Imâm Ibnou ‘Abdi s-Salâm, dans son livre Hallou r-Roumoûz, rapporte que l’Imâm Aboû Hanîfah (رحمه الله) a dit: « Celui qui dit : Je ne sais pas si Allâh ta’âlâ est au ciel ou sur terre est devenu mécréant ; Car cette parole donne l’illusion que Allâh (Al-Haqq) aurait un endroit et celui qui se donne l’illusion que Allâh a un endroit est un assimilationniste (mouchabbih)» Il n’y a pas de doute que Ibnou ‘Abdi s-Salâm fait partie des plus illustres des savants et ceux qui sont les plus fiables. Il est donc un devoir de se baser sur ce qu’il a rapporté » [Dans son commentaire du livre « Al-Fiqh Al-Akbar » de l’Imâm Aboû Hanîfah]

– Retrouvez d’autres paroles de savants sur le fait qu’Attribuer l’endroit ou la direction à Allah est de la mécréance : ici.

– Dans ce même ouvrage, le Chaykh Al-Qâwouqji a dit : « Si quelqu’un te demande « qui adores-tu ? » réponds-lui : j’adore Allâh, il n’est de dieu que Lui, Il est Celui qui n’est ni localisé sur terre ni dans [ou au dessus] les cieux (fi s-samâ), Il existe de toute éternité avant la création de l’endroit et du temps, et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité [c’est-à-dire qu’Il est sans endroit et qu’Il ne dépend pas du temps], on ne peut pas l’imaginer, rien de ce qui existe n’a de ressemblance avec Lui ». [Dans son livre Al-I’timâd fi l-I’tiqâd].

– Le Chaykh Al-Qawouqji a dit également : « Il est un devoir à Son sujet [de connaitre de parmi Ses attributs] ta’âlâ : l’ouïe : et Il est exempt de l’oreille et du tympan ». [Dans son ouvrage Al-I’timâd fi l-I’tiqâd].