Sujet : L’égarement du wahhabite Ibn Bâz
[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]
Dans le livre intitulé « Majmoû’ Fatâwâ » (tome 3 page 61 de cette édition) ‘Abdou l-‘Azîz Ibn Bâz le wahhabite a dit :
« ثم ذكر الصابوني – هداه الله – تنزيه الله سبحانه عن الجسم والحدقة والصماخ واللسان والحنجرة، وهذا ليس بمذهب أهل السنة »
« As-Sâboûni, que Allâh le guide, a mentionné l’exemption de Allâh du corps, de l’œil, de l’oreille, de la langue et de la trachée artère alors que cela n’est pas la voie de Ahlou s-Sounnah »
Informations utiles :
– ‘Abdou l-‘Azîz Ibn ‘Abdi l-Lâh Ibn Bâz était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1330 H. (c’est-à-dire en 1910) à Ryad et il est décédé en 1420 H. (c’est-à-dire en 1999), il y a plus de 25 ans. Il s’est efforcé de propager le dogme wahhabite au point qu’il fut nommé Moufti et président du comité permanent de l’Iftâ qui est une instance wahhabite. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.
– Cette citation désastreuse est à l’origine issue de son livre intitulé « تنبيهات هامة على ما كتبه الشيخ محمد علي الصابوني في صفات الله عز وجل » c’est-à-dire « Remarques importantes sur ce qu’a écrit le Chaykh Mouhammad ‘Ali As-Sâboûni à propos des attributs de Allâh ‘azza wa jall », puis cet ouvrage a été inclus dans son recueil nommé « Majmoû’ Fatâwâ ».
– Ici, Ibn Bâz (wahhabite) dit que le fait de nier le corps, l’œil, l’oreille, la langue et la trachée artère (c’est-à-dire les membres et les organes) ne fait pas partie de la voie de Ahlou s-Sounnah. Que dire face à un égarement si manifeste et un mensonge aussi flagrant !? Selon lui, la personne qui dirait que Allâh n’est pas un corps, ou qu’ll n’a pas d’oreille (ou autre de parmi les membres et organes) alors il aura dévié de la voie des gens de la Sounnah.
– Alors que les musulmans qu’ils fassent partie de la génération du Salaf ou du Khalaf ont été unanimes sur le fait que Allâh est exempt du corps, des membres et des organes. Ceci n’a jamais fait l’objet d’une divergence. Comment Ibn Bâz (wahhabite) a t-il pu se permettre de contredire un fondement aussi manifeste de la croyance musulmane ?!
– Pourtant Allâh ta’âlâ a dit dans Son livre honoré {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -». Les savants spécialistes de tafsîr du Qour-ân ont confirmé que ce verset en lui-même est une preuve pour exempter Allâh du corps. Parmi eux : l’Imâm Ar-Râzi [Dans son tafsîr], l’Imâm As-Souyoûti [Al-Iklîl] et autres.
– Et le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth Sahîh rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـانَ اللهُ وَلَـمْ يَــكُــنْ شَىءٌ غَـيْــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : « Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth nous indique qu’hormis Allâh et Ses Attributs, rien n’existe de toute éternité, ni terre, ni ciel, ni mer, ni endroit, ni corps, ni membre, ni organe, ni aucune autre créature quelle qu’elle soit. Après cela comment attribuer à Allâh des choses entrées en existence, ou refuser de les nier à son sujet ?!
– Parmi les savants qui ont clairement nié le corps, les membres ou les organes au sujet de Allâh nous pouvons mentionner :
- L’Imâm Aboû Hanîfah [Al-Fiqh al-Akbar] et [Al-Fiqh al-Akbar],
- L’Imâm Ahmad Ibn Hanbal [Rapporté par Abou l-Fadl At-Tamîmi],
- L’Imâm At-Tahâwi [Al-Aqîdah At-Tahâwiyyah],
- L’Imâm Ibn Hibbân [Sahîh Ibn Hibbân],
- L’Imâm Al-Halîmi [Rapporté par Al-Bayhaqi],
- L’Imâm Ach-Chîrâzi [Al-Ichârah],
- L’Imâm Al-Bayhaqi [Al-I’tiqâd],
- L’Imâm Ibn Battâl qui dit que cela est la position de l’Imâm Al-Boukhâri [Charh Sahîh Al-Boukhâri],
- L’Imâm Al-Ghazâli [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn],
- L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.) [Bahrou l-Kalâm],
- Le Chaykh Ibn ‘Aqîl [Rapporté par Ibn Al-Jawzi],
- Al-Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât],
- L’Imâm An-Naçafi (m.537 H.) [Al-‘Aqîdatou n-Naçafiyyah],
- Le Qâdî ‘Iyâd [Al-I’lâm] et [Ikmâlou l-mou’lim],
- L’Imâm Ar-Râzi [Dans son tafsîr] et [Dans son tafsîr],
- L’Imâm Ibn ‘Abdi s-Salâm [Rapporté par Tâjou d-Dîn As-Soubki],
- L’Imâm An-Nawawi [Charh Sahîh Mouslim],
- L’Imâm Al-Baydâwi [Rapporté par Ibn Hajar Al-‘Asqalâni] et [Rapporté par Az-Zourqâni],
- L’Imâm An-Naçafi (m.710 H.) [Dans son Tafsîr],
- Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçân Al-‘Arab] et [Liçân Al-‘Arab],
- L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni [Charh Sahîh Al-Boukhâri],
- L’Imâm As-Sanoûçi [Oummou l-Barâhîn],
- L’Imâm As-Souyoûti [Al-Iklîl],
- L’Imâm Zakariyyâ Al-Ansâri [Charh Ar-Riçâlatou l-Qouchayriyyah] et [Charh Ar-Riçâlatou l-Qouchayriyyah],
- Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [Al-Minhajou l-Qawîm],
- Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [It-hâfou l-Kâ-inât] et [It-hâfou l-Kâ-inât],
- Le Chaykh Al-Qâwouqji [Al-I’timâdou fi l-I’tiqâd] et [Al-I’timâdou fi l-I’tiqâd],
- Le Chaykh At-Tabbâni qui indique que cela est la voie des gens de la Sounnah et des quatre écoles [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn],
- Le Chaykh Al-Harari [As-Sirât Al-Moustaqîm],
- et beaucoup d’autres savants…
– Bien plus, les savants ont mentionné que le fait d’attribuer à Allâh le corps, les membres ou les organes cela constitue de la mécréance. Parmi eux nous pouvons mentionner :
- L’Imâm ‘Ali Ibnou Abî Tâlib [Rapporté par Ibnou Mou’allim al-Qourachi]
- L’Imâm Aboû Hanîfah [Rapporté par Al-Qarâfi]
- L’Imâm Mâlik [Rapporté par Al-Qarâfi]
- L’Imâm Ach-Châfi’i [Rapporté par As-Souyoûti] et [Rapporté par Al-Qarâfi]
- L’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal [Rapporté par Az-Zarkachi] et [Rapporté par Al-Qarâfi]
- L’Imâm Al-Ach’ari [Dans son livre An-Nawâdir] et [Rapporté par Al-Bayâdi] et [Rapporté par Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi]
- Le Qâdî ‘Abdou l-Wahhâb Al-Mâliki qui mentionne l’unanimité [Dans son Charh de la partie croyance d’Ar-Riçâlah]
- L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât] et [Dans son livre Ousoûl Ad-Dîn]
- L’Imâm Ibnou Battâl (449 H.) [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
- L’Imâm Al-Bayhaqi [Dans son livre Chou’abou l-Îmân]
- Le Chaykh Aboû Chakoûr As-Sâlimi Al-Hanafi [Dans son livre At-Tamhîd fî Bayâni t-Tawhîd]
- L’Imâm Al-Ghazâli qui rapporte également l’unanimité [Dans son livre Iljâmou l-‘awâm]
- L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi [Dans son livre Ousoûl Ad-Dîn]
- L’Imâm An-Nawawi (676 H.) [Dans son livre Al-Majmoû’]
- L’Imâm Al-Mawsili (683 H.) [Dans son livre Al-Ikhtiyâr]
- Le Chaykh Ibnou Hamdân Al-Hambali (695 H.) [Dans son livre Nihâyatou l-Moubtadi-în]
- L’Imâm Ibnou Abî Jamrah (699 H.) [Dans son livre Bahjah An-Noufoûs]
- L’Imâm An-Naçafi (710 H.) [Dans son tafsîr]
- L’Imâm Safiyyou d-Dîn Al-Hindi (715 H.) qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Nihâyatou l-Wousoûl]
- Le Chaykh Mahmôud Al-Qoûnawi Al-Hanafi (771 H.)
- Al-Qâdî Ibn Khaldoûn Al-Mâliki (m.808 H.) [Dans son livre Al-Ibar wa Diwânou l-Moubtada]
- L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni (829 H.) [Dans son livre Kifâyatou l-Akhyâr]
- Le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Mouljimatou l-Moujassimah]
- Le Chaykh Ibnou Amîr Al-Hajj Al-Hanafi (879 H.) [Dans son livre At-Taqrîr wa t-Tahbîr]
- Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Koûrâni [Dans son livre Ad-Dourarou l-Lawâmi’]
- L’Imâm As-Souyoûti [Dans son livre al-Achbâh wa n-Nadhâ-ir]
- Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [Dans son livre Al-Minhajou l-Qawîm]
- Le Chaykh Al-Mounâwi [Dans son livre Faydou l-Qadîr]
- Le Chaykh Mouhammad Mayyârah (1072 H.)
- Le Chaykh Ibn Balbân [Dans son livre Moukhtasar Al-Ifâdât] et [Rapporté par Al-Qaddoûmi]
- L’Imâm Al-Bayâdi (1098 H.)
- L’Imâm Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi [Dans son livre Al-Fathou r-Rabbâni ]
- Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Houçayn Al-‘Alawi (1272 H.) [Dans son livre Soullamou t-Tawfîq]
- Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Al-Habîb Mouhammad Ibn Houçayn (1281 H.) [Dans son livre Fat-hou l-Ilâh]
- Le Chaykh Mouhammad ‘illaych Al-Mâliki [Dans son livre Minhou l-Jalîl]
- Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari (1335 H.) [Rapporté par Al-‘Azzâmi]
- Le Chaykh Al-Marighni Az-Zaytoûni qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Tâli’ou l-Bouchrâ]
- L’Imâm Al-Kawthari [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari]
- Le Chaykh Mehmed Zâhid Kotku [Dans son livre Ehl-i Sünnet Akaidi]
- Le Mouhaddith Mouhammad Yâçîn Al-Fâdâni (1410 H.) qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Boughyah Al-Mouchtâq]
- Le Mouhaddith Al-Harari (1429 H.) [Dans son livre Boughyah At-Tâlib]
- Al-Oustâdh Mouhammad At-Tâwîl Al-Mâliki Al-Maghribi (Enseignant à l’Université Al-Qarawiyyîn) (1436 H.) qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Al-Loubâb fî Charhi Touhfati t-Toullâb]
- Et beaucoup d’autres…
– Après tout cela comment Ibn Bâz et ceux qui le considèrent comme un savant peuvent-ils oser dire que le fait de nier le corps, les organes et les membres à Allâh ne fait pas partie de la voie de Ahlou s-Sounnah !? D’autant plus que les termes que Ibn Bâz refuse de nier à l’égard de Allâh comme « الجسم » (le corps), « الحدقة » (l’oeil), « الصماخ » (l’oreille), « اللسان » (la langue), et « الحنجرة » (la trachée artère) ne sont à aucun moment attribué à Allâh dans le Qour-ân ni dans le hadîth. Cela nous montre le penchant que les wahhabites ont dans leurs cœurs pour le tajsîm (le corporalisme).
– De plus les wahhabites prétendent mensongèrement être sur la voie des pieux prédécesseurs, pourtant aucun savant du Salaf n’a tenue de propos similaires à ceux d’Ibn Bâz. Egalement les wahhabites se réclament mensongèrement de l’école de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal (رحمه الله) alors qu’il est confirmé qu’il a nié le corps au sujet de Allâh et qu’il considérait mécréant ceux qui le Lui attribuaient.
– La croyance étant la base de la religion, nous appelons les adeptes de la propagande wahhabite à délaisser leur corporalisme, à accepter la parole de Allâh : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -», et à rejoindre la voie des gens de la Sounnah de parmi les pieux prédécesseurs (As-Salafou s-Sâlih) et ceux qui leur ont succédé (Khalaf).
– L’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله) qui fait partie des illustres savants du salaf a dit dans son traité de Croyance : « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures » [Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah] et il a dit également : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant. Celui qui aura bien compris cela en aura tiré des leçons et se sera écarté des propos semblables à ceux des mécréants, il aura su que Allâh avec Ses attributs n’est pas semblable aux humains »[Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah], voilà la croyance correct et la voie des gens de la Sounnah.
– Retrouvez d’autres articles concernant les groupes égarés : ici.
– Articles à consulter :
- Ibn Bâz et autres wahhabites interdisent le port du soutien-gorge
- Ibn Bâz (wahhabite) interdit aux femmes de conduire une voiture
- Ibn Bâz valide l’appellation “wahhabite” pour définir sa mouvance sectaire
- Ibn Bâz confirme que Al-Albâni n’a pas étudié la religion mais qu’il a lu dans des livres
- Ibn ‘Outhaymîn humilie Ibn Bâz au sujet de l’ombre du trône



































Mar 21
L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni explique le Hadîth du Nouzoûl
Sujet : L’explication du hadîth du Nouzoûl
Dans son commentaire du Sahîh de Al-Boukhâri «Fath Al-Bârî » (tome 3 page 30 de cette édition), l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a dit :
« قوله : « ينزل ربنا إلى السماء الدنيا» استدل به من أثبت الجهة ، وقال : هي جهة العلو؛ وأنكر ذلك الجمهور لأن القول بذلك يفضى إلى التحيز تعالى الله عن ذلك .وقد اختلف في معنى النزول على أقوال:
فمنهم من حمله على ظاهره وحقيقته وهم المشبهة تعالى الله عن قولهم،
ومنهم من أنكر صحة الأحاديث الواردة في ذلك جملة وهم الخوارج والمعتزله وهو مكابرة والعجب إنهم أولوا ما في القرءان من نحو ذلك وانكروا ما في الحديث إما جهلا وإما عنادا،
ومنهم من اجراه على ما ورد مؤمنا به على طريق الإجمال منزها الله تعالى عن الكيفيه والتشبيه وهم جمهور السلف
ونقله البيهقي وغيره عن الأئمة الأربعة والسفيانين والحمادين والأوزاعي والليث وغيرهم،
ومنهم من أوله على وجه يليق مستعمل في كلام العرب ومنهم من أفرط في التأويل حتى كاد أن يخرج إلى نوع من التحريف،
ومنهم من فصل بين مايكون تأويله قريبا مستعملا في كلام العرب وبين ما يكون بعيدا مهجورا فأول في بعض وفوض في بعض وهو منقول عن مالك وجزم به من المتأخرين بن دقيق العيد،
قال البيهقي : واسلمها الإيمان بلا كيف والسكوت عن المراد »
« Quant à sa parole «Yanzilou Rabbounâ ila s-Samâ’i d-Dounyâ », certains (les mouchabbihah) se sont basés dessus pour confirmer une direction à Allâh, et disent qu’il s’agit de la direction du dessus (al-‘oulouww) et cela a été renié par les savants (al-joumhoûr), parce que parler ainsi revient à limiter Allâh, Qui est exempt de cela.
Ainsi les gens ont divergé sur le sens de an-nouzoûl : certains l’ont pris selon son sens apparent et son sens propre, et ce sont les anthropomorphistes (al-Mouchabbihah), et Allâh est exempt de ce qu’ils disent.
Certains ont nié l’authenticité des hadîth parvenus à ce sujet dans leur globalité, ceux-là sont les Khawârij et les Mou’tazilah et ceux-là sont vraiment étonnants, parce que d’un côté ils interprètent ce qui est parvenu dans le Qour-ân qui est du même ordre, et de l’autre ils renient ce qui est parvenu du hadîth soit par ignorance, soit par entêtement.
Certains sont passés sur ces textes comme ils ont été révélés, en y croyant dans leur globalité et en exemptant Allâh du comment (kayfiyyah) et de toute assimilation (tachbîh), et ceux-là sont la majorité des savants du Salaf. Cela a été rapporté par Al-Bayhaqi ainsi que d’autres, [comme étant la voie] des quatre Imâm (C’est-à-dire : l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Mâlik, l’Imâm Ach-Châfi’i, et l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal), des deux Soufyân (C’est-à-dire : Soufyân Ath-Thawri et Soufyân Ibn ‘Ouyaynah), des deux Hammâd (C’est-à-dire : Hammâd Ibn Zayd et Hammâd Ibn Salamah), de Al-Awzâ’i, de Al-Layth, et autres qu’eux.
Certains ont interprété ce texte selon ce qui est digne de Allâh et qui est utilisé dans la langue des Arabes.
Certains autres sont allés tellement loin dans l’interprétation que cela revenait à une sorte de distorsion.
Certains autres ont fait la différence entre ce qui est une interprétation « proche » c’est-à-dire utilisée dans la langue des Arabes, et ce qui serait éloigné, et par conséquent, ils ont interprété dans certains cas et ils ont fait le tafwîd [laisser le sens à Allâh] dans certains cas. Cela a été rapporté de l’Imâm Mâlik et confirmé de parmi les savants de la nouvelle génération (contexte : 7ème siècle de l’Hégire) par Ibn Daqîq Al-Îd.
Al-Bayhaqi a dit que la plus saine [de toutes ces voies] est d’y croire sans comment (bilâ kayf) et de passer sous silence ce qui est visé. »
Informations utiles :
– Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 590 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est le plus célèbre commentaire du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.
– Ici il explique le Hadîth connu sous le nom de « Hadîth du nouzoûl ». Il commence en disant qu’il y a un groupe de personnes qui l’ont pris selon le sens apparent, c’est-à-dire qu’ils ont compris de ce verset que Allâh descendrait par Lui même du haut vers le bas, et il dit que ces gens là sont les mouchabbihah (anthropomorphistes) et que les savants de l’Islâm leur ont répliqué. Lui-même dit que Allâh est exempt de ceux qu’ils ont pris comme croyance. Malheureusement de nos jours, le groupuscule qui se fait appeler à tord « salafi » (les wahhabites) essaie de propager parmi les musulmans cette croyance que les savants de l’Islâm ont toujours rejeté.
– Ensuite il mentionne une autre catégorie de personnes égarés à savoir les Khawârij et les Mou’tazilah qui ont rejeté l’authenticité de ces Hadîth par ignorance et entêtement.
– Puis Il mentionne l’avis de la majorité des Imâm du Salaf qui était d’accepter le hadîth avec ses termes en exemptant Allâh du comment (kayfiyyah) et de toute assimilation (tachbîh). Il rapporte la parole de l’Imâm Al-Bayhaqi qui a dit que cette voie-là était la plus saine.
– Egalement il rapporte l’avis des savants qui ont donné une interprétation de ce hadîth en conformité avec la langue Arabe. Et Il explique également que certains d’entre eux, à l’image de l’Imâm Mâlik, avaient quelque fois recours à l’interprétation et quelque fois au tafwîd (qui est le fait de ne pas rentrer dans l’explication du terme tout en exemptant Allâh du comment -kayf-). [Voir l’interprétation de l’Imâm Mâlik : ici]
– Le comment (al-kayf) : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh est exempt de tout cela.
– L’explication donnée par l’Imâm Ibn Hajar est similaire à celle donnée par l’Imâm An-Nawawi qui a également détaillé sur l’explication de ce hadîth. [Charh Sahîh Mouslim]
– Les savants de l’Islâm, qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf, sont unanimes a confirmer l’attribut du nouzoûl au sujet de Allâh, tout en exemptant Allâh du comment (kayf), c’est-à-dire des caractéristiques des corps comme le mouvement, le déplacement et la descente de Son Être. Nous pouvons citer parmi eux :
– Bien plus, certains savants ont mentionné de manière explicite dans leurs ouvrages que le fait d’attribuer à Allâh le mouvement ou le déplacement est de la mécréance. Parmi eux :
– L’Imâm, le Moujtahid (jurisconsulte) Aboû Hanîfah An-Nou’mân Ibnou Thâbit, est l’un des savants du Salaf les plus réputés. Il est né en 80 et il est décédé en 150 de l’Hégire (رحمه الله). C’est-à-dire il y a plus de 1280 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Hanafite et il a eu l’honneur de rencontrer des compagnons du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم). Retrouvez sa biographie : ici.
– L’Imâm, le spécialiste de la science du Hadîth, le Moujtahid (jurisconsulte), Mâlik Ibnou Anas est l’un des plus grands savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un Salaf (C’est-à-dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1260 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Malikite. L’Imâm Ach-Châfi’i disait de lui « Lorsque les savants sont cités, Mâlik est comme une étoile ». Consultez sa biographie : ici.
– L’Imâm, le Moujtahid (jurisconsulte) Mouhammad Ibnou Idrîs Ach-Châfi’i est l’un des plus grands savants de notre communauté, c’est une référence incontournable pour tout musulman. C’est un salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), il est né en 150 et il est décédé en 204 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1230 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Chafi’ite.
– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), l’Imâm Aboû ‘Abdi l-Lâh Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal Ach-Chaybâni est né en 164 à Baghdâd et il est décédé en 241 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1190 ans. Il est l’Imâm de l’école Hanbalite, l’un des quatre Imams.
– L’Imâm, Chaykhou l-Islâm, le Moujtahid (jurisconsulte), Al-Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Soufyân Ibn Sa’îd Ibn Masroûq Ath-Thawri, est né en 97 à Koûfa (Irak), et il est décédé en 161 de l’Hégire à Bassora (Irak) (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1200 ans. Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih), et il fait parti des rares savants du hadîth qui ont été surnommé “Amîrou l-Mou-minîn fi l-Hadîth” (Prince des croyants dans la science du hadîth). Il compte parmi les grands savants de la communauté qui ont fondé une école de jurisprudence (madh-hab) tout comme l’Imâm Mâlik, l’Imâm Al-Awzâ’i, l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Al-Layth Ibn Sa’d, l’Imâm Ach-Châfi’i ou encore l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, mais son école (madh-hab) n’a pas subsisté. On compte parmi ses nombreux Chaykh, l’Imâm Ja’far As-Sâdiq et de parmi les gens qui ont reçu de sa science, des grands Imâm tels que Aboû Hanîfah, Al-Awzâ’i, ‘Abdou l-Lâh Ibn Moubârak, Foudayl Ibn ‘Iyâd … Nombreux sont les savants de la communauté qui ont fait ses éloges.
– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), Al-Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’Imâm Aboû Mouhammad Soufyân Ibn ‘Ouyaynah Ibn Maymoûn Al-Hilâli al-Koûfi est né en 107 à Koûfa (Irak) et il est décédé en 198 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1200 ans. Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih).
– L’Illustre savant du salaf, Al-Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Hammâd Ibn Zayd est né en 98 et il est décédé en 179 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1200 ans. Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih). On compte parmi ses plus illustres élèves : Soufyân Ath-Thawri, Soufyân Ibn ‘Ouyaynah, ‘Abdou l-Lah Ibn Moubârak et beaucoup d’autres. Nombreux sont les grands savants qui ont fait son éloge.
– L’Illustre savant du salaf, Chaykhou l-Islâm, Hammâd Ibn Salamah Ibn Dînâr Al-Basri est né en 91 il est décédé en 167 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1200 ans. Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih).
– L’Imâm du salaf, le Moujtahid, Aboû ‘Amr ‘Abdou r-Rahmân Ibnou ‘Amr Al-Awzâ’i est né en 88 et il est décédé en 158 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 1275 ans. Il était l’un des plus grands savants du salaf. Il compte parmi les grands savants de la communauté qui ont fondé une école de jurisprudence (madh-hab) tout comme l’Imâm Mâlik, l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Soufyân Ath-Thawri, l’Imâm Ach-Châfi’i ou encore l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, mais son école (madh-hab) n’a pas subsisté. Elle fût suivie durant deux siècles, notamment en Andalousie.
– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), Al-Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’Imâm َAl-Layth Ibn Sa’d Ibn ‘Abdi r-Rahmân Ibn ‘Aqabah Al-Fahmi est né en 94 et il est décédé en 175 de l’Hégire au Caire (Egypte) (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1200 ans. Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih). Il compte parmi les grands savants de la communauté qui ont fondé une école de jurisprudence (madh-hab) tout comme l’Imâm Mâlik, l’Imâm Al-Awzâ’i, l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Soufyân Ath-Thawri, l’Imâm Ach-Châfi’i ou encore l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, mais son école (madh-hab) n’a pas subsisté.
– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth) Aboû Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait partie des plus grands savants du hadîth, et il est de l’école de jurisprudence Châfi’ite. Voir la biographie de l’Imâm Al-Bayhaqi : ici.
– L’Imâm, Chaykhou l-Islâm, le Hafîdh (spécialiste de la science du Hadîth), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Taqiyyou d-Dîn Abou l-Fath Ibn Daqîq Al-‘îd est né en 625 et il est décédé en 702 de l’Hégire au Caire (Egypte) (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 700 ans. ll était de l’école de jurisprudence Châfi’ite. Il a écrit un commentaire très réputé des quarante Hadîth de l’Imâm An-Nawawi. Certains savants le considèrent comme le moujaddid (celui qui revitalise la science de la religion) du 7ème siècle.
– Retrouvez d’autres paroles de savants sur le Hadîth An-Nouzoûl : ici .
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