L’Imâm Al-Jouwayni : le prophète ne s’est pas rapproché physiquement de Allâh lors de l’ascension

Sujet : Allâh n’est pas concerné par la proximité physique.

Tafsir - Al-Jami'li-Ahkam al-qouran - qourtoubi   Tafsir qourtoubi tome 20   Jouwayni - isra - voyage nocturne - ascension - qourtoubi

Dans son célèbre tafsîr, lors de l’explication du verset 4 de Soûrat Al-Hadîd, l’Imâm Al-Qourtoubi a dit :

« وقد قال الإمام أبو المعالي (الجويني) : إن محمداً صلى الله عليه وسلم ليلة الإسراء لم يكن بأقرب إلى الله عز وجل من يونس بن متى حين كان في بطن الحوت »

« L’Imâm Aboû Ma’âli (Al-Jouwayni) a dit : Certes [le prophète] Mouhammad (صلى الله عليه وسلم), lors de la nuit de al-Isrâ (c’est-à-dire lors du voyage nocturne et de l’ascension), n’a pas été plus proche [physiquement] de Allâh ‘azza wa jall que [le prophète] Yoûnous Ibnou Matâ lorsqu’il était dans le ventre de la baleine »

Informations utiles :

– Le Moufassir (exégète) Mouhammad Ibnou Ahmad Al-Ansâri Al-Qourtoubi est décédé en 671 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 760 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Mâlik. Son tafsîr « Al-Jâmi’ou li Ahkâmi l-Qour-ân » est une référence incontournable.

–Imâm Al-Haramayn (des deux Haram) Abou l-Ma’âli ‘Abdou l-Malik Ibnou ‘Abdi l-Lâh Al-Jouwayni, est né en 419 et il est décédé en 478 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans. C’est un grand savant reconnu par toute la communauté musulmane. Il était surnommé « Imâm al-Haramayn » c’est-à-dire l’Imâm des deux enceintes sacrées de La Mecque et Médine. Il était du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i et il fût l’un des chouyoûkh de l’Imâm Aboû Hâmid Al-Ghazâli (رحمه الله).

  • Le Chaykh Aboû Is-hâq Ach-Chîrâzi a fait son éloge en lui disant : « Oh toi qui est profitable aux gens d’orient et d’occident, certes les premiers comme les derniers ont profité de ta science ». Il lui a dit également : « Tu es en ce jour, l’Imâm des Imâms » [Dhayl Târîkh Baghdâd]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « Imâm Al-Haramayn (des deux Haram), la fierté de l’Islâm, l’Imâm de la Oummah dans l’absolue, le docte dans la charî’ah, celui qui a réunis le statut d’Imâm en orient et en occident » [Al-Mountakhab]
  • Le Hâfidh Ibn Najjâr Al-Baghdâdi a dit à son sujet : « Il est un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Chafi’ite, il est surnommé Imâm Al-Haramayn […] il est l’Imâm des fouqahâ (spécialistes de la jurisprudence) d’orient et d’occident […] il est parvenu au degré de l’ijtihâd» [Dhayl Târîkh Baghdâd]
  • ‘Abdou l-Lâh Ibn Yoûçouf Al-Jarjâni a dit : « Abou l-Ma’âli Al-Jouwayni est l’Imâm de son temps » [Dhayl Târîkh Baghdâd]

– Ici, il dit que lors du voyage nocturne et de l’ascension, le prophète Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) ne s’est pas rapproché physiquement de Allâh. Ainsi le prophète Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) n’était pas plus proche de Allâh lors de son ascension, que le prophète Younoûs  (عليه السلام) lorsqu’il était dans le ventre de la baleine dans les profondeurs de la mer. En effet, Allâh n’est pas concerné par l’endroit, la direction et la notion de distance.

– Cette parole de l’Imâm Al-Jouwayni a également été rapportée par d’autres savants, tel que l’Imâm Al-Kawthari.

– L’Imâm Ibnou Abî Jamrah (m.699 H.) a tenu des propos similaires, en disant : « Ainsi, [le prophète] Mouhammad (‘alayhi s-Salâm) lorsqu’il était au-dessus des sept cieux [lors de l’ascension] et [le prophète] Yoûnous Ibnou Matâ lorsqu’il était dans les profondeurs de la mer [lorsqu’il a été avalé par la baleine], l’un n’était pas plus proche physiquement de Allâh que l’autre [car Allâh n’est pas concerné par la proximité physique]. Et si Allâh ‘azza wa jall serait concerné par l’endroit et le temps alors le prophète [Mouhammad] (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam) aurait été plus proche de Lui,  il est ainsi confirmé par cela la négation de l’établissement, et de la direction au sujet de Allâh Jalla Jalâlouh » [Dans son livre Bahjatou n-Noufoûs]

– L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « La voie de tous les gens de la vérité sans exception c’est que Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est exempt de la localisation et de la spécification par les directions ». [Dans son livre Al-Irchâd]

– Et il a dit également : « Al-Bâri (Le Créateur : c’est-à-dire Allâh) soubhânahou wa ta’âlâ n’a pas besoin d’autrui, Il est exempt d’avoir besoin d’un endroit où S’incarner, ou d’un endroit qui Le porte ». [Dans son livre Al-Irchâd]

– L’Imâm Al-Jouwayni a dit aussi : « Sachez que la voie des gens de la vérité : c’est [de croire] que Allâh (Ar-Rabb) soubhânah est exempt d’occuper un espace, et Il est exempt d’être spécifié par la direction » [Dans son livre Ach-Châmil fî Ousoûli d-Dîn]

– La proximité et l’éloignement par la distance est impossible au sujet de Allâh. Celui qui est au sommet de la montagne ou même les anges qui portent le Trône, et celui qui est tout en bas de la vallée sont équivalents par rapport à Allâh. Car Allâh ta’âlâ est sans endroit, Il exempt de la proximité et de l’éloignement physique, c’est-à-dire la proximité et l’éloignement par la distance.

– Nombreux sont les savants qui ont confirmé cela, parmi eux :

– Les savants ont dit également que le fait de croire que le prophète (صلى الله عليه وسلم), lors de son ascension aux cieux, se serait rendu dans un endroit dans lequel il y aurait Allâh, cela est de la mécréance. [Voir à ce sujet la parole du Chaykh As-Sâwi : ici].

– L’Imâm Al-Jouwayni a lui-même dit  : « Attribuer la direction à Allâh est de la mécréance manifeste » [Dans son livre Al-Irchâd]

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le fait qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici.

– Quant aux versets { ثُمَّ دَنَا فَتَدَلَّىٰ فَكَانَ قَابَ قَوۡسَيۡنِ أَوۡ أَدۡنَىٰ} [Soûrat An-Najm / 8-9] ce qui a pour sens : « Ensuite il s’est rapproché et il fut à deux coudées ou moins » les gens de science ont dit qu’il s’agit là de Jibril (عليه السلام). [Retrouvez ici la parole de ‘Â-ichah (رضي الله عنها)]

Le Hâfidh Ibn Hibbân explique le hadîth du nouzoûl

Sujet : Explication du hadîth du nouzoûl

sahih ibn hibban   sahih ibn hibban tome 3   ibn hibban - nouzoul Allah yanzilou sans comment

Dans son recueil de hadîth connu sous le nom de « Sahîh Ibnou Hibbân » (tome 3 page 201 de cette édition), le Hâfidh Ibnou Hibbân a dit :

«  يَنْزِلُ – يعني الله – بِلا آلَةٍ ، وَلا تَحَرُّكٍ ، وَلا انْتِقَالٍ مِنْ مَكَانٍ إِلَى مَكَانٍ […]
وَكَذَلِكَ يَنْزِلُ كَيْفَ يَشَاءُ بِلا آلَةٍ مِنْ غَيْرِ أَنْ يُقَاسَ نُزُولُهُ إِلَى نُزُولِ الْمَخْلُوقِينَ ، كَمَا يُكَيَّفُ نُزُولُهُمْ ، جَلَّ رَبُّنَا وَتَقَدَّسَ مِنْ أَنْ تُشَبَّهَ صِفَاتُهُ بِشَيْءٍ مِنْ صِفَاتِ الْمَخْلُوقِينَ »

«  Yanzilou (c’est-à-dire Allâh) sans appareil, sans mouvement, ni déplacement d’un endroit à un autre.»

 Puis plus loin il dit également : « Ainsi [Allâh] « yanzilou » comme Il le veut sans appareil et sans similitude entre Son nouzoûl et la descente des créatures, en effet leur descente est concernée par le comment, et notre Seigneur est totalement exempt du fait que Ses attributs ressemblent aux attributs des créatures.  »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth) Aboû Hâtim Mouhammad Ibnou Hibbân Ibnou Ahmad At-Tamîmi Al-Bousti, est un savant du Salaf, il est né en 270 et il est décédé en 354 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1080 ans. Il est un grand spécialiste de la science du Hadîth. Il est l’auteur du « Sahîh » réputé sous le nom de « Sahîh Ibn Hibbân ». Il était du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i.

– Ici, ce grand savant du Salaf explique le Hadîth connu sous le nom de “Hadîth du nouzoûl”. Bien qu’il ne donne pas d’interprétation précise, Il dit clairement que le nouzoûl de Allâh n’est pas une descente, qu’il n’est pas un mouvement, ni un déplacement et que Allâh est exempt du comment (kayf). Ainsi nous croyons que Allâh a pour attribut le nouzoûl sans faire de similitude avec les attributs des créatures et sans en comprendre que Allâh serait concerné par la descente.

– Le comment (al-kayf) : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh est exempt de tout cela.

– Et cette position de l’Imâm Ibn Hibbân fait l’objet de l’unanimité dans la communauté musulmane. Certains grands savants ayant même donné une interprétation détaillée. Mais une fois de plus les corporalistes wahhabites (pseudo-salafi) se sont singularisé et se sont opposé aux gens de la Sounnah, en prétendant que le nouzoûl de Allâh serait une descente véritable [voir le livre d’Ibn ‘Outhaymîn le wahhabite : ici]

– Retrouvez d’autres paroles de savants au sujet le Hadîth An-Nouzoûl : ici.

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le fait que Allâh n’est pas concerné par le déplacement et le mouvement : ici.

Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) et son égarement concernant le nouzoûl de Allâh

Sujet : La mauvaise compréhension wahhabite

Charh commentaire Loum'atou al I'tiqad - ibn uthaymin - wahhabite- secte   Ibn 'Outhaymin - wahhabite - nouzoul - tajsim - secte -egarement   ibn othaymin wahhabi mujassim

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans son commentaire du livre « Loum’atou l-I’tiqâd » (page 58 de cette édition) lorsqu’il parle du nouzoûl de Allâh, Ibn ‘Outhaymîn le wahhabite a dit :

« وهو نزول حقيقي يليق بالله. وفسره أهل التعطيل بنزول أمره، أو رحمته، أو ملك من ملائكته »

« Et il s’agit d’une descente véritable qui convient à Allâh. Et les négateurs (ahlou t-Ta’tîl) l’ont interprété par la descente de Son ordre, de Sa miséricorde ou d’un de parmi Ses anges »

Informations utiles :

– Mouhammad Ibnou Sâlih Al-‘Outhaymîn était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1347 H. (c’est-à-dire en 1925) et il est décédé en 1421 H. (c’est-à-dire en 2001), il y a environ vingt ans. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– Ici dans un premier temps, il expose son corporalisme en disant que le nouzoûl de Allâh serait une descente réelle, véritable (haqîqi) qui conviendrait à Allâh. Par cette parole désastreuse Ibn ‘Outhaymîn s’est opposé à la voie des gens de la Sounnah dans leur totalité.

– En effet les savants de l’Islâm, qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf, sont unanimes à confirmer l’attribut du nouzoûl au sujet de Allâh, tout en exemptant Allâh du comment (kayf), c’est-à-dire des caractéristiques des corps comme le mouvement, le déplacement et la descente de Son Être. Nous pouvons citer parmi eux :

  • L’Imâm Al-Mâtourîdi [Kitâbou t-Tawhîd]
  • Le Hâfidh Ibn Hibbân [Dans son Sahîh]
  • L’Imâm Al-Khattâbi
  • L’Imâm Al-Halîmi [Rapporté par Al-Bayhaqi]
  • L’Imâm Ibn Battâl
  • Abou l-Fadl At-Tamîmi Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Et il n’est pas possible à Son sujet le déplacement et l’incarnation dans les endroits » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • Ibnou l-Bannâ Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « On ne dit pas que cela a lieu par un mouvement ou un déplacement » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni [Al-Insâf]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Al-Isfarâyîni [At-Tabsîrou fi d-Dîn]
  • L’Imâm Ach-Chirâzi [Al-Ichârah]
  • L’Imâm Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Ghazâli [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât]
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.)
  • Le Chaykh Ibn ‘Aqîl Al-Hambali a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Ce n’est pas par la disparition (d’un endroit à un autre) ou un déplacement, et ce n’est pas comme notre nouzoûl […] devient mécréant celui qui assimile Allâh à ce qu’Il a créé » [Rapporté par Ibn Hamdân Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Ibn Al-Jawzi [Saydou l-Khâtir] et [Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi : [Dans son Tafsîr (1)] et [Dans son Tafsîr (2)]
  • L’Imâm An-Nawawi [Charh Sahîh Mouslim (1)] et [Charh Sahîh Mouslim (2)]
  • L’Imâm Al-Baydâwi [Rapporté par Ibn Hajar] et [Rapporté par Az-Zourqâni]
  • Le Chaykh Mouhammad At-Tîbi
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçânou l-‘Arab]
  • Le Qâdî Ibn Jamâ’ah [Idâhou d-Dalîl]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Yamani
  • L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Charh Sahîh Al-Boukhâri (1)] et [Charh Sahîh Al-Boukhâri (2)]
  • Le Chaykh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm As-Sanoûçi qui a dit : «Il est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ […] le mouvement et l’immobilité » [Dans son traité de croyance Al-Moufîdah li l-Wildân wa n-Niçâ-i l-Mou-minât]
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • La Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • L’Imâm Az-Zourqâni [Charh du Mouwatta de l’Imâm Mâlik]
  • Le Chaykh Ahmad Ridâ [Qawâri’ou l-Qahhâr]
  • Le Chaykh Mahmoud As-Soubki, qui mentionne l’unanimité des savants du Salaf et du Khalaf [It-hâfou l-Kâ-inat (1)] et [It-hâfou l-Kâ-inat (2)]
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi Al-Misri qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son livre Al-Kalimâtou t-Tayyibâtou fî Ma-thoûri ‘ani l-Isrâ-i wa l-Mi’râj mina r-Riwâyât]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Fourqânou l-Qour-ân]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
  • Le Chaykh Al-Harari [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • et beaucoup d’autres…

– Certains savants ont mentionné de manière explicite dans leurs ouvrages que le fait d’attribuer à Allâh le mouvement ou le déplacement est de la mécréance. Parmi eux :

– Pour répliquer à la croyance laide de Ibn ‘Outhaymîn, il suffit de mentionner la parole de Allâh : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -». Les savants spécialistes de tafsîr du Qour-ân ont confirmé que ce verset en lui-même est une preuve pour exempter Allâh du corps et des caractéristiques du corps (comme le mouvement, le déplacement et la descente).

– Comment après tout cela Ibn ‘Outhaymîn a t’il pu s’opposer au Qour-ân et à l’unanimité des musulmans en prétendant que le nouzoûl de Allâh serait une descente véritable (haqîqi) !? Cette croyance qu’il défend est propre aux mouchabbihah (corporalistes) comme l’a signalé l’Imâm Ibn Hajar, lorsqu’il a dit : « Les gens ont divergé sur le sens de an-nouzoûl : certains l’ont pris selon son sens apparent et son sens propre (haqîqi), et ce sont les corporalistes (al-Mouchabbihah), et Allâh est exempt de ce qu’ils disent. » [Charh Sahîh Al-Boukhâri], et cette croyance que prône Ibn ‘Outhaymîn est celle que prônait l’ancêtre des moujassimah, Aboû ‘Abdi l-Lâh Ibn Karrâm qui prétendait que ce qu’il adore est concerné par le changement de lieu, le déplacement et la descente [voir à ce sujet le livre de l’Imâm Ach-Charastâni : ici].

– Puis dans un second temps, Ibn ‘Outhaymîn s’enfonce davantage en appelant « athée » ou « négateur » (ahlou t-Ta’tîl) ceux qui auraient interprété le hadîth du nouzoûl par le fait que ce soit l’ordre de Allâh, ou bien Sa miséricorde ou Ses anges qui descendent. En cela, il applique à la lettre l’une des règles fondamentales du wahhabisme qui est de dire « at-Ta-wîl ta’tîl » c’est-à-dire que selon eux, le fait d’interpréter un attribut est une négation de cet attribut. Et par cette règle les wahhabites déclarent mécréant un grand nombre de savants de l’Islâm, car le fait de renier un attribut de Allâh est de la mécréance [Ce jugement comporte des détails que vous pouvez retrouver sous la citation de Nou’aym Ibnou Hammâd : ici]

– Or cette interprétation que blâme Ibn ‘Outhaymîn est très répandue chez les gens de la Sounnah, puisque parmi ceux qui l’ont soutenue il y a :

  • L’Imâm Mâlik, comme le mentionne An-Nawawi qui présente cette interprétation comme l’une des voies valables chez les gens de la sounnah [Charh Sahîh Mouslim], Az-Zourqâni [Dans son commentaire du Mouwatta], Ibn Battâl, Al-Qâdî ‘Iyâd, Al-Qastallâni, Al-Yamani, Moullâ ‘Ali Al-Qâri ainsi que Ibn ‘Abdi l-Barr et autres.
  • L’Imâm Ibn Foûrak
  • Le Qâdî Aboû Bakr Ibn ‘Arabi
  • Le Qâdî ‘Iyâd
  • L’Imâm Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçânou l-‘Arab]
  • L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [al-Minhajou l-Qawîm]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-Khatîb Al-Misri
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [It-hâfou l-Kâ-inat]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
  • et beaucoup d’autres…

– Ainsi nous constatons que non seulement les wahhabites – à l’image d’Ibn ‘Outhaymîn- ont une croyance qui est contraire à celle de l’ensemble des musulmans qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf, mais qu’en plus de cela ils se permettent de tenir des propos très grave à l’égard des savants de l’Islâm en les qualifiant d’athée ou de négateur (mou’attil).

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le Hadîth du nouzoûl : ici.

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le fait que Allâh n’est pas concerné par le déplacement et le mouvement : ici.

Al-Qâdî ‘Iyâd rapporte l’unanimité sur le fait que le châtiment du mécréant n’est pas allégé dans l’au-delà

Sujet : Le châtiment du mécréant n’est pas allégé dans l’au-delà.

Qadi 'iyad - Charh sahih mouslim - Ikmalou l-mou’lim bi fawa-id Mouslim   Qadi iyad - charh sahih mouslim - unanimité chatiment mecreant non alleg non diminue

Dans son commentaire du Sahîh Mouslim « Ikmâlou l-mou’lim bi fawâ-id Mouslim » (Tome 1 page 597 de cette édition) Al-Qâdî ‘Iyâd a dit :

« الإجماع على أن الكفار لا تنفعهم أعمالهم , ولا يثابون عليها بنعيم ولا بتخفيف عذاب »

« Il y a unanimité sur le fait que les mécréants ne tireront pas profit de leurs [bonnes] œuvres [dans l’au-delà], ils n’en obtiendrons aucune félicité, et aucune diminution du châtiment »

Informations utiles :

– Le Qâdî (juge) Abou l-Fadl ‘Iyâd Ibnou Moûçâ Ibnou ‘Iyâd al-Yahsoubi connu sous le nom de Qâdî ‘Iyâd, est un grand savant Malikite. Il est né en 476 à Ceuta et il est décédé en 544 de l’Hégire à Marrakech (Maroc) (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans.

  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Hâfidh (le spécialiste de la science du hadîth), celui qui n’a pas de pareil, Chaykhou l-Islâm, le Qâdî (Juge)» et il a dit également : « Ses ouvrages sont précieux» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Bachkwâl a dit à son sujet : « Il était parmi les gens de science qui sont intelligents et qui ont une bonne compréhension » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il est l’Imâm du hadîth de son temps, et le plus connaisseur des gens de ses sciences, de la grammaire, la langue, la parole des arabes, leurs histoires, et les généalogies.» [Wafayâtou l-A’yân]

– Ici, il mentionne l’unanimité des musulmans sur le fait que le mécréant qui meurt sur cet état, alors les bonnes oeuvres qu’il a fait dans ce bas-monde ne lui seront d’aucune utilité. Il n’en tirera aucune félicité, et elle ne seront pas non plus une cause pour que son châtiment soit diminué. Il précise à la suite de cette citation qu’en fonction de leurs actes, certains mécréants auront un châtiment plus intense que d’autres.

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanimes sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– Cette unanimité est basée sur de nombreux versets du Qour-ân honoré, telle que la parole de Allâh ta’âlâ :

{وَالَّذِينَ كَفَرُوا لَهُمْ نَارُ جَهَنَّمَ لَا يُقْضَىٰ عَلَيْهِمْ فَيَمُوتُوا وَلَا يُخَفَّفُ عَنْهُم مِّنْ عَذَابِهَا ۚ كَذَٰلِكَ نَجْزِي كُلَّ كَفُورٍ}

ce qui a pour sens : « Les mécréants auront le feu de l’enfer comme rétribution, ils ne mourront pas de sorte à être soulagé, et ils ne seront pas allégé de leurs châtiments, c’est ainsi que Allâh rétribue chaque mécréant » [Soûrat Al-Fâtir / 36]

Et la parole de Allâh ta’âlâ :

{مَثَلُ الّذِينَ كَفَرُواْ بِرَبِّهِمْ أَعْمَالُهُمْ كَرَمَادٍ اشْتَدّتْ بِهِ الرِّيحُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ}

ce qui a pour sens : « Les œuvres de ceux qui ont mécru, sont telle de la cendre emportée par le vent, un jour de tempête » [Soûrat Ibrâhîm / 18].

Et la parole de Allâh ta’âlâ :

{وَرَحْمَتِي وَسِعَتْ كُلَّ شَيْءٍ فَسَأَكْتُبُهَا لِلَّذِينَ يَتَّقُونَ}

ce qui a pour sens : « Ma miséricorde concerne toute chose. Je la destine dans l’au-delà à ceux qui se gardent [de l’association et de la mécréance] » [Soûrat Al-A’râf / 156].

Et la parole de Allâh ta’âlâ :

{فَذُوقُوا فَلَنْ نَزِيدَكُمْ إِلا عَذَابًا}

ce qui a pour sens : « Et goûtez (le châtiment intense), Nous ne vous augmenterons en rien, si ce n’est en châtiment » [Soûrat An-Naba / 30]. Ibnou Abî Hâtim rapporte de Aboû Barzah Al-Aslami (que Allâh l’agrée) qu’il a dit : « Ce verset est le verset le plus le dur (achadd) dans le livre de Allâh au sujet des gens de l’enfer.»

– Le Messager de Allâh a dit :

« وَأَمَّا الْكَافِرُ فَيُطْعَمُ بِحَسَنَاتِهِ فِي الدُّنْيَا حَتَّى إِذَا أَفْضَى إِلَى الْآخِرَةِ لَمْ يَكُنْ لَهُ حَسَنَةٌ يُعْطَى بِهَا خَيْرًا »

Ce qui signifie : « Quant au mécréant il sera rétribué pour ses bonnes œuvres dans cette vie, mais dans l’au-delà il n’aura aucune récompense », rapporté par l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal dans son Mousnad.

– Cette citation du Qâdî ‘Iyâd a également été rapporté par l’Imâm Ibnou Hajar Al-Asqalâni dans son commentaire du Sahîh de l’Imâm Al-Boukhâri, et également par l’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni dans son commentaire du Sahîh de l’Imâm Al-Boukhâri.

– Il n’est donc pas permis de croire que le non-musulman responsable (moukallaf) repose en paix dans l’au-delà, ni qu’il sera accordé à l’un d’entre eux l’allègement de son châtiment.

– Certaines personnes ont contredit le Qour-ân, le Hadîth et l’unanimité des musulmans en se basant sur un rêve fait par Al-‘Abbâs à une époque où il n’était pas encore sur l’Islâm. Ils prétendent que l’ennemi du prophète, Aboû Lahab aurait son châtiment allégé chaque lundi et qu’il y aurait une source d’eau fraîche qui sortirait de ses mains pour qu’il s’en abreuve. Alors que Allâh a blâmé les mains de Aboû Lahab dans Soûrat Al-Maçad (qui est une Soûrat qui a été révélée dans sa totalité pour blâmer cet homme mécréant et son épouse).

– Allâh ta’âlâ dit :

{تَبَّتۡ يَدَآ أَبِى لَهَبٍ وَتَبَّ}

ce qui a pour sens : « Malheur aux mains de Aboû Lahab et malheur à lui qui est perdant »  [Soûrat Al-Maçad / 1]

– Et il dit ta’âlâ :

{وَإِن يَسْتَغِيثُوا يُغَاثُوا بِمَاء كَالْمُهْلِ يَشْوِي الْوُجُوهَ بِئْسَ الشَّرَابُ وَسَاءتْ مُرْتَفَقًا}

ce qui a pour sens : « S’ils demandent du secours, ils seront secourus par de l’eau qui est extrêmement brûlante, qui brûle les visages dès qu’elle s’en rapproche ! Quelle mauvaise boisson et quelle mauvaise demeure ! » [Soûrat Al-Kahf / 29].

– Ainsi il n’est pas permis de prendre en considération un simple rêve, qui non seulement n’a pas de chaîne de transmission, qui provient d’une personne qui était à ce moment non-musulman, alors que ce rêve vient en contradiction avec le Qour-ân, le Hadîth et l’unanimité des musulmans.

– Consultez l’article : L’Imâm An-Nawawi confirme que ceux qui suivent une religion autre que l’Islâm sont mécréants : ici.

– Voir l’article : L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni confirme que le châtiment d’Aboû Lahab n’est pas allégé : ici.

Le prophète enseigna le tawassoul aux compagnons [rapporté par At-Tabarâni]

Sujet : Le prophète a enseigné le tawassoul

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Dans son recueil de Hadîth « Mou’jam As-Saghîr » (pages 183 et 184 de cette édition) l’Imâm At-Tabarâni rapporte le hadîth suivant d’après le compagnon ‘Outhmân Ibn Hounayf :

« أن رجلاً كان يختلف إلى عثمان بن عفان في حاجة له فكان عثمان لا يلتفت إليه ولا ينظر في حاجته (أي لنسيانه لها كما يأتي) فلقى عثمان بن حنيف فشكا ذلك إليه فقال له عثمان بن حنيف:

« ائت الميضأة فتوضأ ثم ائت المسجد فصل فيه ركعتين، ثم قل: اللهم إني أسألك وأتوجه إليك بنبينا محمد صلى الله عليه وسلم نبي الرحمة يا محمد إني أتوجه بك إلى ربي فيقضي لي حاجتي، وتذكر حاجتك، ورح إلي حين أروح معك. »

فانطلق الرجل فصنع ما قال له ثم أتى باب عثمان فجاء البواب حتى أخذ بيده فأدخله على عثمان بن عفان فأجلسه معه على الطنفسة وقال: حاجتك؟ فذكر حاجته فقضاها له ثم قال له: ما ذكرت حاجتك حتى كانت هذه الساعة، وقال: ما كانت لك من حاجة فائتنا،

ثم إن الرجل خرج من عنده فلقي عثمان بن حنيف فقال له: جزاك الله خيرًا ما كان ينظر في حاجتي ولا يلتفت إلي حتى كلمته فيّ،

فقال عثمان بن حنيف: والله ما كلمته ولكن شهدت رسول الله صلى الله عليه وسلم وأتاه رجل ضرير فشكا إليه ذهاب بصره ،

فقال له النبي صلى الله عليه وسلم: « أو تصبر؟ » فقال: يا رسول الله إنه ليس لي قائد وقد شق علي، فقال له النبي صلى الله عليه وسلم: « ائت الميضأة فتوضأ ثم صل ركعتين ثم ادع بهذه الدعوات » ،

فقال عثمان بن حنيف: فوالله ما تفرقنا وطال بنا الحديث حتى دخل علينا الرجل كأنه لم يكن به ضرر قط.

[وقد قال الطبراني  : ] والحديث صحيح»

« Un homme avait l’habitude d’aller voir ‘Outhmân Ibnou ‘Affân (رضي الله عنه) pour une requête, mais ‘Outhmân ne lui prêtait pas attention et n’étudiait pas son affaire (par oublie comme nous allons le voir). Il a alors rencontré ‘Outhmân Ibnou Hounayf et s’est plaint à lui à ce sujet. Ce dernier lui dit alors :

 » Va à l’endroit où l’on fait les ablutions, fais tes ablutions puis accomplis deux rak’ah à la mosquée, ensuite, dis : « Allâhoumma innî as-alouka wa atawajjahou ilayka bi-nabiyyinâ Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) nabiyyi r-Rahmah. Ya Mouhammad innî atawajjahou bika ilâ rabbî fa-yaqdî lî hâjatî » [ce qui a pour sens : « Ô Allâh, je Te demande et je T’adresse mon invocation par le degré de notre prophète Mouhammad, le prophète de la miséricorde. Ô Mouhammad, j’adresse mon invocation par ton degré à mon Seigneur concernant mon affaire pour qu’elle me soit réglée »]. Puis mentionne ta demande, va ensuite chez lui, j’irai avec toi (parler à ‘Outhmân Ibnou ‘Affân) »

Cet homme fit alors ce qu’il lui avait dit, puis se présenta à la porte de ‘Outhmân. C’est alors que le portier vint le prendre par la main, et le fit entrer auprès de ‘Outhmân Ibnou ‘Affân qui le fit asseoir avec lui sur le tapis et lui dit alors : De quoi as-tu besoin ? Il lui a cité son affaire, ‘Outhmân la lui régla et lui dit : « Je ne me suis rappelé de ton affaire que maintenant ». Et il ajouta : « Reviens me voir si tu as d’autres soucis. » 

Puis l’homme sortit de chez lui, il alors rencontra ‘Outhmân Ibnou Hounayf et lui dit : Que Allâh te rétribue en bien, il (‘Outhmân Ibnou ‘Affân) n’a considéré mon affaire et ne s’est occupé de moi qu’après que tu lui as parlé de moi.

Alors, ‘Outhmân Ibnou Hounayf lui dit : Par Allâh, je ne lui ai pas parlé de toi. Mais voici ce dont j’ai été témoin lorsqu’un aveugle est venu au Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) se plaindre à lui de la perte de sa vue.

Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) lui a dit [ce qui a pour sens : ] « ne souhaites-tu pas plutôt patienter ? ». L’homme lui dit alors : Ô Messager de Allâh, je n’ai personne pour me guider et cela est très difficile pour moi. Il lui dit alors [ce qui a pour sens : ] Va à l’endroit où l’on fait les ablutions, fais tes ablutions puis accomplis deux rak’ah, puis dis ces paroles (c’est-à-dire l’invocation mentionnée précédemment …). L’homme aveugle fît ainsi.

‘Outhmân Ibnou Hounayf a dit : Par Allâh, nous ne nous étions pas séparés et l’assemblée n’avait pas duré longtemps que l’homme est revenu et avait recouvré la vue, comme s’il n’avait jamais eu de handicap.

[Puis At-Tabarâni ajoute :] le hadîth est sahîh.»

Informations utiles :

– L’Imâm du salaf, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse du Qour-ân) Abou l-Qâçim Soulaymân Ibnou Ahmad Ibnou Ayyoûb At-Tabarâni est né en 260 et il est décédé en 360 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1000 ans. L’Imâm At-Tabarâni était le plus réputé des gens de son époque dans la science du hadîth et dans sa maîtrise. Il connaissait le tafsîr (Exégèse) et il était spécialiste de jurisprudence. Il est l’auteur du grand recueil de hadîth « mou’jam al-Kabîr » et de nombreux autres ouvrages de références. Retrouvez sa biographie : ici.

– Ce Hadîth a été rapporté par l’Imâm At-Tabarâni dans son Mou’jam As-Saghîr et aussi dans son Mou’jam Al-Kabîr. Et il le déclara sahîh (authentique) dans les deux ouvrages. Il a également été jugé sahîh (authentique) par de nombreux autres savants du hadîth tels que :

  • le Hâfidh At-Tirmidhi,
  • le Hâfidh An-Naçâ-i,
  • le Hâfidh Ibnou Hibbân,
  • le Hâfidh Al-Bayhaqi,
  • le Hâfidh Al-Hâkim,
  • le Hâfidh Aboû Nou’aym,
  • le Hâfidh Ibnou Khouzaymah,
  • le Hâfidh Al-Moundhiri,
  • le Hâfidh Al-Haythami,
  • le Hâfidh An-Nawawi,
  • le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni,
  • le Hâfidh As-Souyoûti
  • Le Hâfidh Al-Maqdisi
  • et d’autres…

Ibn Taymiyah et Adh-Dhahabi ont également confirmé son caractère sahîh (authentique).

– L’Imâm Al-Kawthari a dit à ce sujet : « Quant aux preuves [concernant le tawassoul] dans la Sounnah, il y a le hadîth de ‘Outhmân Ibnou Hounayf (رضي الله عنه) et il y a dedans la parole : « Ô Mouhammad, j’adresse mon invocation par ton degré à mon Seigneur ». C’est ainsi que le Messager (صلى الله عليه وسلم) a enseigné à l’homme aveugle de faire l’invocation. Et il y a dedans le tawassoul par le biais d’une personne. […] Un groupe de Houffâdh (plu. Hâfidh) ont jugé authentique (sahîh) ce hadîth ». [Dans son livre Mahqou t-Taqawwoul fî Mas-alati t-Tawassoul]

– Ce hadîth nous enseigne que le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui-même enseigné le tawassoul à sa communauté. C’est le prophète (صلى الله عليه وسلم) qui a enseigné à ce compagnon de dire en son absence [ce qui a pour sens ] : « Ô Allâh, je Te demande et je T’adresse mon invocation par le degré de notre prophète Mouhammad » et c’est également le prophète (صلى الله عليه وسلم) qui lui a enseigné de dire en son absence [ce qui a pour sens ] : « Ô Mouhammad, j’adresse mon invocation par ton degré à mon Seigneur ».

– De plus ce hadîth nous démontre que les compagnons œuvraient conformément à cet enseignement, car le compagnon aveugle a pratiqué le tawassoul comme le prophète (صلى الله عليه وسلم) le lui a enseigné et le compagnon ‘Outhmân Ibn Hounayf a enseigné cela à cet homme qui avait besoin de régler son affaire, après la mort du prophète (صلى الله عليه وسلم).

– Le tawassoul est le fait de demander à Allâh l’obtention d’un profit ou l’empêchement d’une nuisance et ce, par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint, par honneur pour celui par lequel le tawassoul est fait. Faire le tawassoul est permis en leur présence et en leur absence tout comme l’indique les preuves selon la Loi de l’Islâm. Le tawassoul ne constitue donc pas une adoration pour autre que Allâh.

– Ce hadîth est une réplique aux égarés qui prétendent que tous ceux qui disent : «Ya Mouhammad » après la mort du Messager (صلى الله عليه وسلم) ou bien en son absence, sont des mécréants associateurs. Par leur parole infondée ces gens là ont déclaré mécréant le prophète, plusieurs compagnons, des grands savants de la communauté et un grand nombre de musulmans.

– Retrouvez d’autres citations au sujet du tawassoul et du tabarrouk : ici.

Ibn Bâz (wahhabite) interdit aux femmes de conduire une voiture

Sujet : les fatwâ sectaires wahhabites

Ibn Baz - Ben Baz - Majmou' Fatawa - wahhabite - secte   majmou' fatawa tome 3 -Ibn Baz - Ben baz - wahhabite - secte   Ibn Baz wahhabite interdit aux femmes de conduire une voiture - majmou fatawa   Ibn baz wahhabite secte

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos sans fondements dans l’Islâm]

Dans le livre intitulé « Majmoû’ Fatâwâ » (tome 3 page 351 de cette édition) ‘Abdou l-‘Azîz Ibn Bâz le wahhabite a dit :

« حكم قيادة المرأة للسيارة :
[…] فقد كثر حديث الناس في صحيفة الجزيرة عن قيادة المرأة للسيارة، ومعلوم أنها تؤدي إلى مفاسد لا تخفى على الداعين إليها، منها: الخلوة المحرمة بالمرأة، ومنها: السفور، ومنها: الاختلاط بالرجال بدون حذر، ومنها: ارتكاب المحظور الذي من أجله حرمت هذه الأمور، والشرع المطهر منع الوسائل المؤدية إلى المحرم واعتبرها محرمة، وقد أمر الله جل وعلا نساء النبي ونساء المؤمنين بالاستقرار في البيوت، والحجاب، وتجنب إظهار الزينة لغير محارمهن لما يؤدي إليه ذلك كله من الإباحية التي تقضي على المجتمع »

« Le jugement de la femme qui conduit la voiture :
[…] Les propos des gens ont pris de l’ampleur dans le journal « Al-Jazîrah » au sujet de la femme qui conduit la voiture. Et Il est connu que cela cause des méfaits qui n’échappent pas à ceux qui y sont favorable. Parmi eux : la khalwah [le fait de se retrouver seul] interdite avec une femme, l’abandon du voile, se mélanger avec les hommes sans précaution et commettre un interdit à cause duquel ces choses ont été interdites. Alors que la Charî’ah (Loi de l’Islâm) a interdit les moyens aboutissant à l’acte illicite et les a considérés comme illicite. Et Allâh jalla wa ‘alâ a ordonné aux femmes du Prophète et aux femmes des croyants de rester dans les maisons, de porter le hijâb et d’éviter de faire apparaître la beauté aux personnes autres que leurs Mahram, car cela ne mène qu’à la débauche qui détruit la société.»

[Puis il poursuit en essayant d’argumenter ses propos]

Informations utiles :

– ‘Abdou l-‘Azîz Ibn ‘Abdi l-Lâh Ibn Bâz était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1330 H. (c’est-à-dire en 1910) à Ryad et il est décédé en 1420 H. (c’est-à-dire en 1999), il y a plus de 25 ans. Il s’est efforcé de propager le dogme wahhabite au point qu’il fut nommé Moufti et président du comité permanent de l’Iftâ qui est une instance wahhabite. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– Ici, nous mentionnons à titre de mise en garde une Fatwâ très célèbre d’Ibn Bâz, dans laquelle il interdit aux femmes de conduire une voiture, sans avancer le moindre argument religieux recevable.

– Bien entendu ce jugement n’a aucune origine dans les textes (Qour-ân et hadîth) et les savants de l’Islam n’ont pas tenu des propos similaires.

– Comme chacun le sait, la voiture n’existait pas à l’époque du prophète (صلى الله عليه وسلم) mais les gens (y compris les femmes) utilisaient des montures (chevaux, ânes, chameaux…) comme moyens de déplacement. Le prophète n’a jamais interdit aux femmes de les utiliser, ni les compagnons, ni les successeurs des compagnons et ainsi de suite…

– Si Ibn Bâz ne se base ni sur le Qour-ân, ni sur la Sounnah, ni sur les actes des compagnons et de leurs successeurs, ni sur les paroles des savants, sur quoi s’est-il basé pour donner un tel jugement religieux ?!

  • Allâh ta’âlâ dit :{وَلَا تَقۡفُ مَا لَيۡسَ لَكَ بِهِۦ عِلۡم} [ce qui a pour sens : ] « Ne dis pas de paroles sans science.» [Soûrat Al-Isrâ / 36].
  • Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit : « مَنْ أَفْتَى بِغَيْرِ عِلْم ٍ فَعَلَيْهِ لَعَنَتةُ اللهِ وَالْمَلاَئِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِين » [ce qui a pour sens : ] «Celui qui donne un avis de religion (fatwâ) sans science, Allâh le maudit, ainsi que les anges et tous les gens» [Rapporté par le Hâfidh As-Souyoûti et par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir en des termes proches].

– Sachez aussi que de nombreux autres leaders du wahhabisme ont soutenu cette fatwâ extravagante. La plupart d’entre eux étant affilié au comité permanent de l’Iftâ, qui est une instance wahhabite; ou encore au comité qu’ils ont appelé « le conseil des grands savants », qui est également une instance wahhabite. Parmi eux :

  • Sâlih Al-Fawzân,
  • Mouhammad Ibn Sâlih Al-‘Outhaymîn,
  • Rabî’ Al-Madkhali [Majmoû’ koutoubi wa raçâ-il wa fatâwâ],
  • ‘Abdou l-‘Azîz Ibn ‘Abdi l-Lâh Âli ch-Chaykh,
  • ‘Abdou l-Lâh Ibn ‘Abdi r-Rahmân Al-Jibrîn,
  • ‘Abdou r-Razzâq ‘Afîfi,
  • Sâlih Al-Louhaydân,
  • Soulaymân Ar-Rouhayli,
  • ‘Abdou l-Lâh Ibn Ghoudayân,
  • ‘Abdou l-Lâh Ibn Qa’oûd,
  • Bakr Ibn ‘Abdi l-Lâh Aboû Zayd,
  • ‘Abdou l-Haçan Hamdi l-‘Ibâd Al-Badr,
  • Mamdoûh Ibn ‘Abdi l-‘Azîz Âl Sa’oûd,
  • ‘Abdou r-Rahmân Ibn Nâsir Al-Moubârak,
  • ‘Abdou l-‘Azîz Ibn ‘Abdi l-Lâh Ar-Râjihi,
  • ‘Abdou l-Lâh Ibn Mouhammad Al-Ghounaymân,
  • ‘Abdou r-Rahmân Ibn Sa’d Ach-Chathari.

– Ce qui est étonnant c’est que les adeptes de la mouvance sectaire Wahhabite qui vivent en dehors de l’Arabie saoudite, n’appliquent pas cette Fatwâ. La considèrent-ils également illégitime ? Considèrent-ils également que leurs leaders du wahhabisme parlent de religion sans science ? Ou alors enfreignent-ils sciemment les interdictions propres à leur mouvance ?

– L’un des arguments utilisé par les wahhabites pour tenter de justifier cette Fatwâ est de dire que si la femme conduit une voiture, alors cela peut l’amener à des actes interdits ou à se retrouver dans des endroits interdits. Mais pourquoi restreignent-ils cette règle uniquement à la  femme ?!

– Retrouvez d’autres mises en garde contre la secte wahhabite : ici.

Le Loughawi Ibn Mandhoûr explique le Nom de Allâh « An-Noûr »

Sujet : Allâh n’est pas une lumière

Lisan al-'Arab - Ibn Mandhur   Liçan l-arab - an-nour - ibn Mandhur - lumière

Dans son célèbre dictionnaire « Liçânou l-‘Arab» , le Loughawi Ibn Mandhoûr a dit :

« نور: في أَسماء الله تعالى: النُّورُ؛ قال ابن الأَثير: هو الذي يُبْصِرُ بنوره ذو العَمَاية ويَرْشُدُ بهداه ذو الغَوايَةِ، وقيل: هو الظاهر الذي به كل ظهور، والظاهر في نفسه المُظْهِر لغيره يسمى نوراً.
قال أَبومنصور: والنُّور من صفات الله عز وجل، قال الله عز وجل: الله نُورُ السموات والأَرض؛ قيل في تفسيره: هادي أَهل السموات والأَرض، وقيل: مَثل نوره كمشكاة فيها مصباح؛ أَي مثل نور هداه في قلب المؤمن كمشكاة فيها مصباح. »

« Noûr : Parmi les Noms de Allâh ta’âlâ : An-Noûr ; Ibnou l-Athîr a dit [que la signification est] : Il est Celui par lequel voit par Sa lumière celui qui est dans l’aveuglement et qui est guidé par Sa guidée celui qui est dans l’égarement. […]

Aboû Mansoûr [Al-Azhari] a dit : Et «An-Noûr» compte parmi les attributs de Allâh ‘azza wa jall. Allâh ta’âlâ dit : {Allâhou Noûrou s-Samâwâti wa-l Ard} Il a été dit concernant son tafsîr : Celui Qui guide les gens des cieux et de la terre. Et il a été dit [concernant la parole de Allâh] : {Mathalou Noûrihi ka-Michkâtin fîhâ misbâh} c’est-à-dire que l’exemple de la lumière de Sa guidée dans le cœur du croyant est telle une niche contenant une lampe»

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Loughawi (spécialiste de la langue arabe) Mouhammad Ibn Moukarram Al-Ifrîqi Al-Misri connu sous le nom de Ibn Mandhoûr est né en 630 et il est décédé en 711 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 730 ans. Son dictionnaire « liçânou l-‘arab » est un ouvrage de référence dans langue Arabe.

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Qâdî (Juge) Majdou d-Dîn Abou s-Sa’âdât Al-Moubârak Ibn Mouhammad Ibn ‘Abdi l-karîm Ibn ‘Abdi l-Wâhid, Ibnou l-Athîr Ach-Chaybâni Al-Jazari, est né en 544 et il est décédé en 606 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 800 ans. [Ne pas le confondre avec son frère, le célèbre Historien ‘Ali ‘Izzou d-Dîn Ibnou l-Athîr qui est décédé en 630 de l’Hégire (رحمه الله)]

– La citation que rapporte de lui Ibnou Mandhoûr provient de son ouvrage « An-Nihâyatou fî Gharîbi l-Hadîthi wa l-Athar ».

– L’Imâm, le Loughawi (spécialiste de la langue arabe) Aboû Mansoûr Mouhammad Ibn Ahmad Al-Azhari est né en 282 et il est décédé en 370 de l’Hégire c’est à dire il y a plus de 1000 ans. Il fait parti des plus grands spécialistes de la langue Arabe et il a vécu à l’époque du Salaf.

– La citation que rapporte de lui Ibnou Mandhoûr provient de son ouvrage « Tahdhîbou l-Loughah ».

– Ici, Ibn Mandhoûr explique que le Nom de Allâh « An-Noûr » signifie  » Al-Hâdî  » c’est-à-dire Celui Qui guide. Mais il n’est pas permis de croire que Allâh serait une lumière, qui est le contraire de l’obscurité car Il est Celui Qui crée la lumière.

– De nombreux savants ont tenu des propos similaires. Parmi eux le compagnon Ibnou l-‘Abbâs [Rapporté par Al-Bayhaqi], l’Imâm Al-Khattâbi [Rapporté par Al-Bayhaqi], l’Imâm Al-Halîmi [Rapporté par Al-Bayhaqi] l’Imâm Al-Bayhaqi, l’Imâm Al-Jouwayni [Dans son livre Al-Irchâd] et beaucoup d’autres.

– Allâh ta’âlâ dit dans Soûrat Al-An’âm :  { وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ } [ce qui a pour sens] : « Et Il (Allâh) créa les obscurités et la lumière », Dès lors, comment serait-il possible qu’Il soit une lumière comme Ses créatures ?!

– Le fait de croire que Allâh serait une lumière (contraire de l’obscurité) est une croyance contraire à l’Islâm, et cette croyance fait sortir de l’islâm. [voir à ce sujet la citation de l’Imâm An-Nâboulouçi : ici].

– Le Chaykh, le Faqîh Aboû Chakoûr As-Sâlimi Al-Hanafi (m.~460 H.) a dit au sujet des Mouchabbihah (ceux qui ont pour croyance que Allâh ressemble aux créatures) : « Parmi eux certains disent que « Allâh ta’âlâ est une lumière qui scintille » et cela est de la mécréance car il y a le reniement d’un texte et il s’agit de la parole de Allâh ta’âlâ [qui a pour sens : ] {Rien n’est tel que Lui} » [Dans son livre At-Tamhîd fî Bayâni t-Tawhîd]

– Les savants ont dit que les corps sont de deux sortes : les corps palpables (que l’on peux toucher) et les corps impalpables (que l’on ne peux pas toucher). La lumière est un corps impalpable et Allâh n’est ni un corps palpable ni un corps impalpable. Les savants ont été unanimes sur le fait qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance. [Retrouvez des citations à ce sujet  : ici]

– Retrouvez d’autres paroles de savants ayant mentionné que Allâh n’est pas une lumière : ici.

Al-Albâni (wahhabite) se contredit et démontre son incompétence dans le Hadîth

Sujet : Les contradictions d’Al-Albâni

Al-Albani - Irwa al-Ghalil - wahhabite   Al-Albani - Irwa al-Ghalil - wahhabite - secte   1-Al-Albani - Irwa al-Ghalil - Hadith   2-Al-Albani - Irwa al-Ghalil - Hadith - sahih

Dans le livre intitulé « Irwâ-ou l-Ghalîl » (tome 3 pages 237 et 238) Al-Albâni a dit :

« وله حديث آخر يرويه عنه أبو ميمونة عنه قال :
[فذكر الحديث و قال : ]
أخرجه أحمد والحاكم من طريق قتادة عن أبي ميمونة .
قلت : وإسناده صحيح رجاله رجال الشيخين غير أبي ميمونة وهو ثقة كما في  » التقريب  » وقال الحاكم :  » صحيح الإسناد « . ووافقه الذهبي »

« Et il y a un autre hadîth qui a été rapporté de lui (c’est-à-dire de Aboû Hourayrah) d’après Aboû Maymoûnah qui a dit :

[Il mentionne le hadîth en question, puis il dit : ]

Rapporté par Ahmad et Al-Hâkim par la voie de Qatâdah d’après Maymoûnah.

Je dis (c’est Al-Albâni qui s’exprime) : Sa chaîne de transmission (isnâd) est authentique (sahîh), les hommes qui la compose comptent parmi les narrateurs des deux chaykh (Al-Boukhâri et Mouslim) à l’exception de Aboû Maymoûnah qui est [cependant] digne de confiance (thiqah) comme cela est indiqué dans [l’ouvrage de Ibn Hajar] « At-Taqrîb ». Et Al-Hâkim a dit : « Sa chaîne de transmission est authentique (sahîh) » et Adh-Dhahabi a été en accord avec lui.

[Fin des propos de Al-Albâni].

al-albani -silsilah al ahadith   al-albani -silsilah al ahadith - wahhabite   al-albani -silsilah al ahadith - hadith da'if   al-albani wahhabite

Cependant dans un autre de ses ouvrages qu’il a intitulé « Silsilatou l-Ahâdîth Ad-Da’îfah wa l-Mawdoû’ah » (tome 3 page 492) Al-Albâni mentionne le même hadîth en disant :

« و للحديث طريق أخرى دون الفقرة الثالثة ، يرويه قتادة عن أبي ميمونة عن أبي هريرة قال :
[فذكر نفس الحديث و قال : ]
أخرجه ابن حبان و أحمد .
قلت : و هذا إسناد ضعيف ، قال الدارقطني :
 » أبو ميمونة عن أبي هريرة ، و عنه قتادة ; مجهول يترك  » »

« [il y a un autre hadîth] que rapporte Qatâdah, d’après Aboû Maymoûnah, d’après Aboû Hourayrah qui a dit :

[Il mentionne ainsi le même hadîth avec exactement la même chaîne de transmission, puis il dit :]

Rapporté par Ibnou Hibbân et Ahmad.

Je dis (c’est Al-Albâni qui s’exprime) : Cette chaîne de transmission est Da’îf (faible). Ad-Dâraqoutni a dit : « Aboû Maymoûnah d’après Abou Hourayrah, et d’après lui Qatâdah : Inconnu et rejeté ».

[Fin des propos de Al-Albâni]

Informations utiles :

– Mouhammad Nasrou d-Dîn Al-Albâni est l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1333 H. (c’est-à-dire en 1914) à Shkodër (Albanie) et il est décédé en 1420 H. (c’est-à-dire en 1999) à Amman (Jordanie), il y a environ vingt ans. Les wahhabites lui ont octroyé le titre illusoire de « mouhaddith » alors qu’il n’a pas étudié la science du Hadîth auprès de chouyoukh, mais qu’il s’est contenté de lire des livres. Les savants du hadîth furent nombreux à composer des ouvrages pour dénoncer son incompétence dans cette science. Ses écrits restent une source d’égarement que ce soit en terme de croyance, de fiqh (jurisprudence) ou autres, pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

  • L’Imâm, le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri Al-Haçani Al-Maghribi a dit à son sujet : « Al-Albâni l’innovateur (moubtadi’) ». [I’lâmou r-Râki’i s-Sâjid]
  • Le Mouhaddith Al-Harari a dit : « Al-Albâni n’a pas atteint le degré de Mouhaddith, il a lui-même reconnu qu’il ne mémorisait pas les hadîth, il disait : je suis un mouhaddith avec un livre [sous les yeux], je ne suis pas un mouhaddith qui mémorise les hadîth».[Ach-Charhou l-Qawîm]

– Comme nous avons pu le voir ici, Al-Albâni se contredit lui-même en déclarant authentique (sahîh) un hadîth dans l’un de ses ouvrages et en le déclarant faible (da’îf) dans un autre. Précisons qu’il s’agit exactement du même hadîth avec exactement la même chaîne de transmission.

– Comment après cela, pouvons nous accordé de la valeur à la parole de cet homme en terme de hadîth ?! Après cela, comment peut-on dire de lui qu’il est un mouhaddîth ?! Comment pouvons nous prendre en compte la parole d’une personne qui authentifie et affaiblie exactement le même hadîth; tout en sachant qu’il ne s’agit pas ici d’une erreur isolée. En effet, ce genre de gaffe se répètent régulièrement à travers ses ouvrages.

– Pour bien que l’on comprenne ce qu’est un mouhaddîth, et le niveau que cela requiert, l’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit : « Il y a un groupe de gens qui prétend être spécialistes du Hadîth alors que leur extrême connaissance s’arrête à des études dans ‘’Machâriqou l-Anwâr’’ de As-Saghâni (un livre rassemblant les deux sahîh de Al-Boukhâri et Mouslim). Lorsqu’ils progressent jusqu’au ‘‘Masâbih’’ de Al-Baghawi (un recueil de hadîth en deux volumes) ils pensent qu’avec cette partie ils auraient atteint le degré de Mouhaddith. Mais ceci n’est qu’à cause de leur ignorance de la spécialité du Hadîth. Ces gens précités, même s’ils apprenaient ces deux livres par cœur, et y ajoutaient le double de ce nombre en livres de recueils de Hadîth, ils n’en seront des Mouhaddith jusqu’à ce que le chameau passe par le trou de l’aiguille (c’est-à-dire que ce niveau est insuffisant pour être Mouhaddith). Lorsqu’ils tentent l’extrême limite dans le domaine du Hadîth, selon leurs prétentions, ils étudient ‘’Jâmi’ou l-Ousoûl’’ de Ibnou l-Athîr (un recueil qui réunis les six livres de hadîth les plus connus). Lorsqu’ils y rajoutent le livre ’’’Ouloûmou l-Hadîth’’ de Ibnou s-Salâh (livres de terminologie et d’explication sur les études et analyses du hadîth) ou son résumé intitulé ‘’At-Taqrîb’’ de An-Nawawi ou un livre du même genre, on appellera celui qui arrive à ce stade : ‘’Mouhaddith al-Mouhaddithîn’’, ‘’le Boukhâri du siècle’’ ou ce genre de titre mensonger. En effet, celui qui correspond à l’exemple que nous venons de citer n’est pas Mouhaddith avec ce niveau! Le Mouhaddith est celui qui connaît les chaînes de transmission (les Sanad), les failles (‘IIal), les noms des hommes (les maillons des chaînes de transmissions, hommes ou femmes), le haut niveau et le niveau moindre. Et qui connaît par cœur un grand nombre de livres de Recueils et des Traités, qui a appris par transmission direct les six livres (Al-Boukhâri, Mouslim, An-Naçâ-i, Aboû Dâwoûd, At-Tirmidhi et Ibnou Mâjah), en plus du Mousnad de [l’Imâm] Ahmad, le [livre des] ‘’Sounan’’ de Al-Bayhaqi, et Al-Mou’jam de At-Tabarâni, et qui y a rajouté un millier de Jouz de Hadîth. Voilà le minimum des ses niveaux. S’il apprend par transmission direct ce que nous avons cité, termine les Tibâq (les différentes catégories des Compagnons, et des Tâbi’în), fait le tour des Chouyoûkh, s’exerce dans les analyses sur les failles (‘Ilal), les dates de décès (des différents maillons ‘’rapporteurs’’ dans les chaînes de transmission), les Masânid (Pluriel de Mousnad : recueils réservés à une source : un compagnon par exemple ou un successeur de compagnon ou un grand savant de cette Oummah), il sera alors débutant parmi les Mouhaddith, et ensuite Allâh augmente à qui Il le veut ». [Dans son livre Mou’îdou n-Ni’am]

– Or il est connu que Al-Albâni n’était pas en mesure de mentionner un seul hadîth avec sa chaîne de transmission. Et malgré cela, Al-Albâni s’est même vanté d’avoir affaibli des hadîth présent dans les recueils de hadîth de Al-Boukhâri et Mouslim. Il a dit en page 524 du livre intitulé « Fatâwa ch-Chaykh Al-Albâni » : « Quant au fait qu’il m’est arrivé de juger faible des hadîth de Al-Boukhâri ceci est une vérité qu’il faut reconnaître et qu’il n’est pas permis de nier, ceci étant due à de nombreuses raisons.» Lâ hawla wa lâ qouwwata illâ bi l-Lâh.

– Pourtant, les savants ont dit que c’est uniquement le Hâfidh (un niveau supérieur à celui du Mouhaddith) qui est apte à se prononcer sur le jugement d’un hadîth, c’est-à-dire de le déclarer faible, authentique… Tout comme l’a dit l’Imâm As-Souyoûti dans ses Alfiyyah et d’autres que lui. Ainsi, même le simple Mouhaddith n’a pas à se prononcer à ce sujet.

– Les savants furent nombreux à composer des ouvrages afin de mettre en garde contre les erreurs de Al-Albâni que ce soit dans le hadîth, dans la croyance, dans le fiqh et autres. Parmi eux :

  • Le Mouhaddith du Maroc, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri Al-Haçani :
    Ar-Radd ‘Ala l-Albâni wa Bayân ba’di Tadlîssihi wa Khiyânatih.
    Irghâm al-Moubtadi’ al-Ghabi bi Jawâzi t-Tawassoul bi n-Nabiyyi fi r-Radd ‘ala l-Albâni l-Wabi.
    Al-Qawlou l-Mouqni’ fi r-Raddi ‘ala l-Albâni l-Moubtadi’.
     Itqân as-San’ah fî Tahqîq Ma’na l-Bid’ah.
  • Le Mouhaddith du Maroc, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri Al-Haçani :
    – Bayân Nakth al-Nâkith al-Mou’tadi bi Tad’îf Al-Hârith.
  • Le Mouhaddith du Châm, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Mouhammad Al-Harari :
    Nousrah At-Ta’aqoub al-Hathîth ‘alâ man Ta’ana fîma Sahha mina l-Hadîth
  • Le Mouhaddîth de l’Inde, le Chaykh Habib Ar-Rahmân Al-A’dhami :
    Al-Albâni Choudhoûdhouhou wa A’tâ-ouh (4 tomes).
  • Le Chaykh Mahmoûd Sa’îd Mamdoûd :
    – Wousoûl al-Tahâni bi Ithbât Sounniyyati s-Soubhah wa r-Radd ‘ala l-Albâni.
    – Tanbîh al-Mouslim ilâ Ta’addiyyi l-Albâni ‘alâ Sahîh Mouslim
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibn Mouhammad Al-Ansâri (Dârou l-Iftâ – Riyâd):
    Ta’âqqoubât ‘alâ « Silsilah al-Ahâdîth ad-Da’îfah wa l-Mawdoû’ah » li l-Albâni.
    – Tas-hîh Hadîth Salati t-Tarâwîh ‘Ichrîna Rak’atan wa r-Radd ‘ala l-Albâni fi Tad’îfih.
    Ibâhatou t-Tahalliyyi bi dh-Dhahabi l-Mouhallaqi li n-Nissâ wa r-Radd ‘ala l-Albâni fî Tahrîmih.
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Ahmad Al-Khazraji (Responsable des affaires Islamiques et des Awqâf aux Emirats Arabes Unis) :
    – qui a composé un article dans un journal qu’il a intitulé : al-Albâni : Tatarroufâtouh.
  • Al-Oustâdh Badrou d-Dîn Haçan Diyâb Ad-Dimachqi :
    – Anwâr al-Maçâbîh ‘alâ Dhouloumâti l-Albâni fî Salati t-Tarâwîh.
  • Le Chaykh Mouhammad ‘Ârif Al-Joûhîbâti Ad-Dimachqi :
    Aqrabou l-Maçâ-il al-Maqsoûdah fî Bouloughi l-Hidâyah Al-Manchoudah.
  • Le Chaykh Mouhammad Hamdi Al-Joûhîbâti Ad-Dimachqi.
  • Et autres qu’eux…

– Ainsi, de nombreux savants ont contesté la fiabilité de Al-Albâni, notemment dans la science du hadîth et sa capacité à juger de leur authenticité. Le Mouhaddith ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumari a dit : « Nous constatons que Al-Albâni juge authentique des hadîth inventés (mawdoû’), et il juge faible des hadîth qui sont authentiques, et il juge interrompu des hadîth dont la chaîne de transmission remonte jusqu’au prophète (marfoû’)» [Bayân Nakht an-Nâkith al-Mouta’addi].

– Même au sein de sa propre mouvance -wahhabite – Al-Albâni a fait l’objet de rudes critiques. Ainsi, Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) a dit : « Tout le temps, le Chaykh Al-Albâni déclare « authentique » (sahîh) le hadîth qui est « faible » (da’îf) et il déclare « faible » le hadîth qui est « authentique ». D’ailleurs, le Chaykh ‘AbdoulLâh Ad-Douwîch a composé un livre sur ce sujet, concernant les hadîth qu’Al-Albâni déclare « authentiques » alors qu’ils sont « faibles », ou les hadîth qu’il a rendu « faibles » alors qu’ils sont « authentiques » » [Enregistrement audio]

– De son coté, Ibn Bâz (wahhabite) a dit au sujet d’Al-Albâni : « Il n’a pas eu de chouyoûkh auprès de qui il a étudié, mais il a seulement lu dans les livres » [Al-Houlalou l-Ibrîziyyah]

– Le plus étonnant c’est que Al-Albâni a lui-même avoué ne pas avoir de science ni d’enseignant religieux. Il a dit : « Il faut que vous ayez présent à l’esprit que nous sommes actuellement des étudiants de science, comme vous le savez, à qui l’on reproche de ne pas avoir d’enseignants (chouyoûkh), cela est une vérité confirmée. Malgré cela, nous sommes meilleurs que d’autres que nous, car nous, nous reconnaissons que nous n’avons pas eu d’enseignants (chouyoûkh). De ce fait, nous n’avons pas de science, alors nous essayons de compenser ce manque [de science] en fournissant un effort particulier. » [Enregistrement audio]

– Après tout cela il est regrettable de voir des gens partager des hadîth sur les réseaux sociaux avec la mention « authentifié par Al-Albâni » ou « jugé faible par Al-Albâni ».

– Retrouvez également les articles suivant :

Sâlih Al-Fawzân (wahhabite) attribue à Allâh les limites et lui donne des associés dans Son attribut de non-début

Sujet : la déviation de Fawzân

salih al-fawzan - At-Ta’lîqâh al-Moukhtasarah - tahawiyyah   Fawzan - commentaire tahawiya - wahhabite   fawzan attribue a Allah la limite - tahawiya - wahhabite   Fawzan wahhabite - donne une limite a Allah

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans le livre intitulé « At-Ta’lîqâtou l-Moukhtasarah ‘alâ Matni l-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah » (page 86 de cette édition) après avoir mentionné la parole du savant du Salaf, l’Imâm At-Tahâwi : « تـعـالى – أي الله – عن الحدود » c’est-à-dire : « Allâh ta’âlâ est exempt des limites », Al-Fawzân le wahhabite s’est permis de dire :

« هذا فيه إجمال: إن كان يريد الحدود المخلوقة فالله منـزه عن الحدود والحلول في المخلوقات، وإن كان يريد بالحدود: الحدود غير المخلوقة، وهي جهة العلو، فهذا ثابت لله جل وعلا وتعالى، فالله لا ينـزه عن العلو، لأنه حق، فليس هذا من باب الحدود ولا من باب الجهات المخلوقة. »

« En résumé : S’il est voulu par cela les limites créées alors Allâh est exempt des limites et de l’incarnation dans Ses créatures. Mais s’il est voulu par « les limites » les limites non créées, et il s’agit de la direction du dessus, alors cela est confirmé au sujet de Allâh Jalla wa ‘alâ wa ta’âlâ. Allâh n’est pas exempt de la hauteur, car cela est réel, et cela ne rentre pas dans la catégorie des limites ni dans la catégorie des directions créées. »

Informations utiles :

– Sâlih Ibn Fawzân Ibn ‘Abdi l-Lâh Al-Fawzân est l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1354 de l’Hégire (c’est-à-dire en 1935) et il est toujours en vie. Ses écrits sont des sources d’égarement pour les personnes n’ayant que peu de connaissances religieuses.

– Ici, pour tenter de justifier sa croyance laide du tajsîm (anthropomorphisme), Sâlih Al-Fawzân est rentré dans un raisonnement qui est en total désaccord avec l’Islâm. En plus de contredire l’auteur du texte qu’il prétend expliquer, il a affirmé que Allâh aurait des limites non-créées, qui serait selon lui la direction du haut. En plus de s’opposer aux bases de la religion en attribuant des limites à Allâh, Al-Fawzân est tombé dans un second égarement qui est le fait de donner des associés à Allâh dans Son attribut de non-début.

– En effet, la croyance du musulman est que tout ce qui est autre que Allâh (et Ses attributs) est créé par Allâh, et donc cette chose a un début à son existence. Or, ici Al-Fawzân dit clairement qu’il existe des limites et une direction qui ne sont pas créées. Quel égarement manifeste ! Comment quelqu’un peut-il prétendre qu’une chose existe sans avoir été créée par Allâh !?

– Il faut savoir que Sâlih Al-Fawzân, a suivit dans ces égarements Ibn Bâz, qui est un autre leader de la mouvance wahhabite, qui a lui-même prétendu que Allâh serait limité et qui a également prétendu que Allâh serait dans une direction autre que les directions créées (ceci dans son commentaire de la Tahâwiyyah). C’est-à-dire que Ibn Bâz était également sur la croyance qu’une chose existe sans avoir été créée par Allâh. Et les wahhabites ont suivis dans cet égarement les propos d’Ahmad Ibn Taymiyah. Voir l’article à ce sujet [ici : arabe] et [ici : en français].

– Par cette parole étrangère à l’Islâm, Al-Fawzân a contredit également l’une des règles fondamentales du wahhabisme qui est de dire : «Nous confirmons pour Allâh uniquement ce qu’Il s’est confirmé pour Lui-même ou ce que le Messager de Allâh a confirmé à Son sujet;  et nous ne renions à Son sujet que ce qu’il a nié pour lui-même ou que ce le prophète à nié à Son sujet.» Par cette règle les wahhabites ont prétendus qu’on ne doit pas renier les oreilles, ni la langue, ni la trachée artère […] au sujet de Allâh [voir la parole de Ibn Bâz : ici] car selon leur prétention aucun texte n’est venu nier cela. Pourtant Allâh ta’âlâ dit : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -». Nous leur répondons : il n’est pas parvenu dans le Qour’ân, ni dans le Hadîth l’attribution de la limite concernant Allâh !

– Selon les savants, al-mahdoûd (ce qui est limité), c’est ce qui occupe un espace, qu’il soit grand ou petit, qu’il soit palpable comme l’homme ou l’arbre, ou impalpable comme la lumière ou l’obscurité. Et les savants ont dit que ce qui est limité a besoin de qui l’a limité par cette limite-là. Or il n’est pas possible que ce qui est limité se soit limité lui-même selon la limite qu’il aurait, car cela signifierait qu’il se serait créé et cela est impossible, car ce qui existe ne se crée pas soi-même.

– Ainsi, Allâh ta’âlâ dit dans Son livre honoré :

  • {الله خالق كل شيء} [Ce qui a pour sens] : « Allâh est Le Créateur de toute chose » [Soûrat Az-Zoumar / 62].
  • Et Il dit ta’âlâ  : {وخلق كل شيء} [Ce qui a pour sens] : « Et Il a créé toute chose » [Soûrat Al-Fourqân / 2].
  • Et Il dit ta’âlâ  : {هل من خالق غير الله} [Ce qui a pour sens] : « Y aurait-il un autre Créateur que Allâh ? -c’est-à-dire : bien sûr que non – » [Soûrat Al-Fâtir / 3].

– Et le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth Sahîh rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : «Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth est une réplique suffisante aux propos des wahhabites. En effet ni les limites, ni les directions, ni les endroits ni autre qu’eux n’existent de toute éternité avec Allâh.

– Le Chaykh Ahmad Ridâ a dit concernant l’exemption de Allâh de la limite : « Allâh est exempt de la limite, du bord et de la fin. Il n’est pas sans limite au sens d’être étendu [continuellement] sans limite, mais au sens qu’Il est exempt de la mesure et de toutes autres caractéristiques corporelles. En disant : « sans limite », nous voulons renier toutes limitations ou finalités et non confirmer une mesure évoluant sans cesse et sans fin !» [Dans son livre Qawâri’ou l-Qahhâr]

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que Allâh n’est pas concerné par les limites dans l’absolue. Et ce, qu’ils fassent partie du Salaf comme :

ou qu’ils fassent partie du Khalaf comme :

– Après toute ces preuves établies, comment les leaders de la mouvance wahhabite ont-ils pu contredire et s’opposer au Qour’ân, au Hadîth et à l’unanimité des musulmans en attribuant à Allâh la limite et la direction, tout en prétendant que cette limite et cette direction existeraient de toute éternité sans être créée ?!

– Concernant le fait que Allâh existe sans endroit et sans direction, cela fait l’objet de l’unanimité dans la Oummah [retrouvez des paroles de savants à ce sujet : ici].

L’Imâm Ahmad Ibn Hanbal n’a jamais attribué de direction à Allâh [rapporté par Ibn Jamâ’ah]

Sujet : Allâh n’est pas dans une direction

ibn-jama3ah-idahou-d-dalil   Ahmad ibn hanbal n'a pas attribué de direction à Allah - qadi ibn jama'ah - idahou d-dalil

Dans son livre « Idâhou d-Dalîl fî Qat’i Houjaji ahli t-ta’tîl » (pages 108 de cette édition) le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit :

«إنّه – يعني الإمام أحمد بن حنبل  – كان لا يقول بالجهة للباري تعالى»

« Certes l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal n’a jamais attribué de direction à Al-Bârî (Le Créateur : c’est-à-dire Allâh)»

Informations utiles :

– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), l’Imâm Aboû ‘Abdi l-Lâh Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal Ach-Chaybâni est né en 164 à Baghdâd et il est décédé en 241 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1190 ans. Il est l’Imâm de l’école Hanbalite, l’un des quatre Imams.

– Le Qâdî (juge), le Faqih (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (spécialiste de la science du Hadîth), le Chaykh Badrou d-Dîn Mouhammad Ibnou Ibrâhîm connu sous le nom de Ibnou Jamâ’ah est né en 639 à Hamah (Syrie) et il est décédé en 733 de l’Hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 700 ans. Il était le président des juges Châfi’i en Égypte à son époque.

  • Ibn Battoûtah a dit à son sujet : « Qâdi l-Qoudâh (le juge des juges) des Châfi’ites, celui qui a le degré le plus élevé parmi eux et le plus grand statut […] le Qâdî, l’Imâm, le savant Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah » [Dans son livre Ar-Rihlah]

– Ici il confirme que contrairement aux mensonges proférés par les corporalistes (moujassimah), l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal n’a jamais attribué de direction à Allâh ta’âlâ.

– Nombreux sont les savants qui ont innocenté l’Imâm Ahmad de cette croyance laide. En plus du Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah, nous pouvons citer le grand savant Hanbalite, l’Imâm Ibnou l-Jawzi (رحمه الله) qui est un pilier dans l’école de l’Imâm Ahmad [Daf’ou Choubahi t-Tachbîh], l’Imâm Ibnou Hajar Al-Haytami (رحمه الله) et d’autres.

– Le Hâfidh Taqiyyou d-Dîn Ibnou Salâh (m.643 H.) a dit : « Allâh a éprouvé deux imams à travers leurs compagnons, alors qu’ils sont innocents [de leurs égarements] :  Ahmad Ibnou Hambal a été éprouvé par les moujassimah (corporalistes) et Ja’far As-Sâdiq a été éprouvé par les râfidah (groupe chiite) » [rapporté par Tâjou d-Dîn As-Soubki dans Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]

– L’Imâm Ibnou Châhîn (m. 385 H.) a dit : « Deux hommes vertueux ont été éprouvé par leurs compagnons pervers : Ja’far Ibnou Mouhammad (As-Sâdiq) et Ahmad Ibnou Hambal » [rapporté par Ibnou ‘Açâkir dans Tabyînou kadhibi l-Mouftarî]

– En revanche il a été rapporté de la part de l’Imâm Ahmad qu’il niait le corps au sujet Allâh [Rapporté par l’Imâm Abou l-Fadl At-Tamîmi], et qu’il considérait mécréant ceux qui ont pris pour croyance que Allâh serait un corps ou qu’Il serait dans une direction [Rapporté par Al-Qarâfi et Ibn Hajar Al-Haytami] et [Rapporté par Ahmad Aboû Mouhammad Al-Baghdâdi et Az-Zarkachi].

– L’Imâm Ahmad Ibn Hambal a dit : « Devient mécréant celui qui fait ressembler Allâh à Sa créature » [Rapporté par Ibn Hamdân Al-Hambali dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]

Ibn Bâz (wahhabite) contredit l’unanimité et expose son anthropomorphisme

Sujet : L’égarement du wahhabite Ibn Bâz

Ibn Baz - Ben Baz - Majmou' Fatawa - wahhabite - secte   majmou' fatawa tome 3 -Ibn Baz - Ben baz - wahhabite - secte   Ibn Baz - Ben Baz - Majmou' Fatawa - wahhabite - secte1   Ibn baz wahhabite secte

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans le livre intitulé « Majmoû’ Fatâwâ » (tome 3 page 61 de cette édition) ‘Abdou l-‘Azîz Ibn Bâz le wahhabite a dit :

« ثم ذكر الصابوني – هداه الله – تنزيه الله سبحانه عن الجسم والحدقة والصماخ واللسان والحنجرة، وهذا ليس بمذهب أهل السنة »

« As-Sâboûni, que Allâh le guide, a mentionné l’exemption de Allâh du corps, de l’œil, de l’oreille, de la langue et de la trachée artère alors que cela n’est pas la voie de Ahlou s-Sounnah »

Informations utiles :

– ‘Abdou l-‘Azîz Ibn ‘Abdi l-Lâh Ibn Bâz était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1330 H. (c’est-à-dire en 1910) à Ryad et il est décédé en 1420 H. (c’est-à-dire en 1999), il y a plus de 25 ans. Il s’est efforcé de propager le dogme wahhabite au point qu’il fut nommé Moufti et président du comité permanent de l’Iftâ qui est une instance wahhabite. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– Cette citation désastreuse est à l’origine issue de son livre intitulé « تنبيهات هامة على ما كتبه الشيخ محمد علي الصابوني في صفات الله عز وجل » c’est-à-dire « Remarques importantes sur ce qu’a écrit le Chaykh Mouhammad ‘Ali As-Sâboûni à propos des attributs de Allâh ‘azza wa jall », puis cet ouvrage a été inclus dans son recueil nommé « Majmoû’ Fatâwâ ».

– Ici, Ibn Bâz (wahhabite) dit que le fait de nier le corps, l’œil, l’oreille, la langue et la trachée artère (c’est-à-dire les membres et les organes) ne fait pas partie de la voie de Ahlou s-Sounnah. Que dire face à un égarement si manifeste et un mensonge aussi flagrant !? Selon lui, la personne qui dirait que Allâh n’est pas un corps, ou qu’ll n’a pas d’oreille (ou autre de parmi les membres et organes) alors il aura dévié de la voie des gens de la Sounnah.

– Alors que les musulmans qu’ils fassent partie de la génération du Salaf ou du Khalaf ont été unanimes sur le fait que Allâh est exempt du corps, des membres et des organes. Ceci n’a jamais fait l’objet d’une divergence. Comment Ibn Bâz (wahhabite) a t-il pu se permettre de contredire un fondement aussi manifeste de la croyance musulmane ?!

– Pourtant Allâh ta’âlâ a dit dans Son livre honoré {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -». Les savants spécialistes de tafsîr du Qour-ân ont confirmé que ce verset en lui-même est une preuve pour exempter Allâh du corps. Parmi eux : l’Imâm Ar-Râzi [Dans son tafsîr], l’Imâm As-Souyoûti [Al-Iklîl] et autres.

– Et le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth Sahîh rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـانَ اللهُ وَلَـمْ يَــكُــنْ شَىءٌ غَـيْــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : « Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth nous indique qu’hormis Allâh et Ses Attributs, rien n’existe de toute éternité, ni terre, ni ciel, ni mer, ni endroit, ni corps, ni membre, ni organe, ni aucune autre créature quelle qu’elle soit. Après cela comment attribuer à Allâh des choses entrées en existence, ou refuser de les nier à son sujet ?!

– Parmi les savants qui ont clairement nié le corps, les membres ou les organes au sujet de Allâh nous pouvons mentionner :

– Bien plus, les savants ont mentionné que le fait d’attribuer à Allâh le corps, les membres ou les organes cela constitue de la mécréance. Parmi eux nous pouvons mentionner :

– Après tout cela comment Ibn Bâz et ceux qui le considèrent comme un savant peuvent-ils oser dire que le fait de nier le corps, les organes et les membres à Allâh ne fait pas partie de la voie de Ahlou s-Sounnah !? D’autant plus que les termes que Ibn Bâz refuse de nier à l’égard de Allâh comme « الجسم » (le corps), « الحدقة » (l’oeil), « الصماخ » (l’oreille), « اللسان » (la langue), et « الحنجرة » (la trachée artère) ne sont à aucun moment attribué à Allâh dans le Qour-ân ni dans le hadîth. Cela nous montre le penchant que les wahhabites ont dans leurs cœurs pour le tajsîm (le corporalisme).

– De plus les wahhabites prétendent mensongèrement être sur la voie des pieux prédécesseurs, pourtant aucun savant du Salaf n’a tenue de propos similaires à ceux d’Ibn Bâz. Egalement les wahhabites se réclament mensongèrement de l’école de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal (رحمه الله) alors qu’il est confirmé qu’il a nié le corps au sujet de Allâh et qu’il considérait mécréant ceux qui le Lui attribuaient.

– La croyance étant la base de la religion, nous appelons les adeptes de la propagande wahhabite à délaisser leur corporalisme, à accepter la parole de Allâh : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -»,  et à rejoindre la voie des gens de la Sounnah de parmi les pieux prédécesseurs (As-Salafou s-Sâlih) et ceux qui leur ont succédé (Khalaf).

– L’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله) qui fait partie des illustres savants du salaf a dit dans son traité de Croyance : « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures » [Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah] et il a dit également : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant. Celui qui aura bien compris cela en aura tiré des leçons et se sera écarté des propos semblables à ceux des mécréants, il aura su que Allâh avec Ses attributs n’est pas semblable aux humains »[Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah], voilà la croyance correct et la voie des gens de la Sounnah.

– Retrouvez d’autres articles concernant les groupes égarés : ici.

– Articles à consulter :

L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni explique le Hadîth du Nouzoûl

Sujet : L’explication du hadîth du Nouzoûl

Ibn hajar al-3Asqalani-fath-al-bari   Ibn hajar hadith nouzoul fath al bari sahih boukhari

Dans son commentaire du Sahîh de Al-Boukhâri «Fath Al-Bârî » (tome 3 page 30 de cette édition), l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a dit :

« قوله : « ينزل ربنا إلى السماء الدنيا» استدل به من أثبت الجهة ، وقال : هي جهة العلو؛ وأنكر ذلك الجمهور لأن القول بذلك يفضى إلى التحيز تعالى الله عن ذلك .وقد اختلف في معنى النزول على أقوال: 

فمنهم من حمله على ظاهره وحقيقته وهم المشبهة تعالى الله عن قولهم،

ومنهم من أنكر صحة الأحاديث الواردة في ذلك جملة وهم الخوارج والمعتزله وهو مكابرة والعجب إنهم أولوا ما في القرءان من نحو ذلك وانكروا ما في الحديث إما جهلا وإما عنادا،

ومنهم من اجراه على ما ورد مؤمنا به على طريق الإجمال منزها الله تعالى عن الكيفيه والتشبيه وهم جمهور السلف
ونقله البيهقي وغيره عن الأئمة الأربعة والسفيانين والحمادين والأوزاعي والليث وغيرهم،

ومنهم من أوله على وجه يليق مستعمل في كلام العرب ومنهم من أفرط في التأويل حتى كاد أن يخرج إلى نوع من التحريف،

ومنهم من فصل بين مايكون تأويله قريبا مستعملا في كلام العرب وبين ما يكون بعيدا مهجورا فأول في بعض وفوض في بعض وهو منقول عن مالك وجزم به من المتأخرين بن دقيق العيد،

قال البيهقي : واسلمها الإيمان بلا كيف والسكوت عن المراد »

« Quant à sa parole «Yanzilou Rabbounâ ila s-Samâ’i d-Dounyâ », certains (les mouchabbihah) se sont basés dessus pour confirmer une direction à Allâh, et disent qu’il s’agit de la direction du dessus (al-‘oulouww) et cela a été renié par les savants (al-joumhoûr), parce que parler ainsi revient à limiter Allâh, Qui est exempt de cela.

Ainsi les gens ont divergé sur le sens de an-nouzoûl : certains l’ont pris selon son sens apparent et son sens propre, et ce sont les anthropomorphistes (al-Mouchabbihah), et Allâh est exempt de ce qu’ils disent.

Certains ont nié l’authenticité des hadîth parvenus à ce sujet dans leur globalité, ceux-là sont les Khawârij et les Mou’tazilah et ceux-là sont vraiment étonnants, parce que d’un côté ils interprètent ce qui est parvenu dans le Qour-ân qui est du même ordre, et de l’autre ils renient ce qui est parvenu du hadîth soit par ignorance, soit par entêtement.

Certains sont passés sur ces textes comme ils ont été révélés, en y croyant dans leur globalité et en exemptant Allâh du comment (kayfiyyah) et de toute assimilation (tachbîh), et ceux-là sont la majorité des savants du Salaf. Cela a été rapporté par Al-Bayhaqi ainsi que d’autres, [comme étant la voie] des quatre Imâm (C’est-à-dire : l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Mâlik, l’Imâm Ach-Châfi’i, et l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal), des deux Soufyân (C’est-à-dire : Soufyân Ath-Thawri et Soufyân Ibn ‘Ouyaynah), des deux Hammâd (C’est-à-dire : Hammâd Ibn Zayd et Hammâd Ibn Salamah), de Al-Awzâ’i, de Al-Layth, et autres qu’eux.

Certains ont interprété ce texte selon ce qui est digne de Allâh et qui est utilisé dans la langue des Arabes.

Certains autres sont allés tellement loin dans l’interprétation que cela revenait à une sorte de distorsion.

Certains autres ont fait la différence entre ce qui est une interprétation « proche » c’est-à-dire utilisée dans la langue des Arabes, et ce qui serait éloigné, et par conséquent, ils ont interprété dans certains cas et ils ont fait le tafwîd [laisser le sens à Allâh] dans certains cas. Cela a été rapporté de l’Imâm Mâlik et confirmé de parmi les savants de la nouvelle génération (contexte : 7ème siècle de l’Hégire) par Ibn Daqîq Al-Îd.

Al-Bayhaqi a dit que la plus saine [de toutes ces voies] est d’y croire sans comment (bilâ kayf) et de passer sous silence ce qui est visé. »

Informations utiles :

 – Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 590 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est le plus célèbre commentaire du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.

– Ici il explique le Hadîth connu sous le nom de « Hadîth du nouzoûl ». Il commence en disant qu’il y a un groupe de personnes qui l’ont pris selon le sens apparent, c’est-à-dire qu’ils ont compris de ce verset que Allâh descendrait par Lui même du haut vers le bas, et il dit que ces gens là sont les mouchabbihah (anthropomorphistes) et que les savants de l’Islâm leur ont répliqué. Lui-même dit que Allâh est exempt de ceux qu’ils ont pris comme croyance. Malheureusement de nos jours, le groupuscule qui se fait appeler à tord « salafi » (les wahhabites) essaie de propager parmi les musulmans cette croyance que les savants de l’Islâm ont toujours rejeté.

– Ensuite il mentionne une autre catégorie de personnes égarés à savoir les Khawârij et les Mou’tazilah qui ont rejeté l’authenticité de ces Hadîth par ignorance et entêtement.

– Puis Il mentionne l’avis de la majorité des Imâm du Salaf qui était d’accepter le hadîth avec ses termes en exemptant Allâh du comment (kayfiyyah) et de toute assimilation (tachbîh). Il rapporte la parole de l’Imâm Al-Bayhaqi qui a dit que cette voie-là était la plus saine.

– Egalement il rapporte l’avis des savants qui ont donné une interprétation de ce hadîth en conformité avec la langue Arabe. Et Il explique également que certains d’entre eux, à l’image de l’Imâm Mâlik, avaient quelque fois recours à l’interprétation et quelque fois au tafwîd (qui est le fait de ne pas rentrer dans l’explication du terme tout en exemptant Allâh du comment -kayf-). [Voir l’interprétation de l’Imâm Mâlik : ici]

– Le comment (al-kayf) : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh est exempt de tout cela.

– L’explication donnée par l’Imâm Ibn Hajar est similaire à celle donnée par l’Imâm An-Nawawi qui a également détaillé sur l’explication de ce hadîth. [Charh Sahîh Mouslim]

–  Les savants de l’Islâm, qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf, sont unanimes a confirmer l’attribut du nouzoûl au sujet de Allâh, tout en exemptant Allâh du comment (kayf), c’est-à-dire des caractéristiques des corps comme le mouvement, le déplacement et la descente de Son Être. Nous pouvons citer parmi eux :

  • L’Imâm Al-Mâtourîdi [Kitâbou t-Tawhîd]
  • Le Hâfidh Ibn Hibbân [Dans son Sahîh]
  • L’Imâm Al-Khattâbi
  • L’Imâm Al-Halîmi [Rapporté par Al-Bayhaqi]
  • L’Imâm Ibn Battâl
  • Abou l-Fadl At-Tamîmi Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl :« Et il n’est pas possible à Son sujet le déplacement et l’incarnation dans les endroits » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • Ibnou l-Bannâ Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « On ne dit pas que cela a lieu par un mouvement ou un déplacement » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni [Al-Insâf]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Al-Isfarâyîni [At-Tabsîrou fi d-Dîn]
  • L’Imâm Ach-Chirâzi [Al-Ichârah]
  • L’Imâm Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Ghazâli [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât]
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.)
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Ne dites pas que le nouzoûl [au sujet de Allâh] est une venue ou un déplacement » [Al-Bourhân al-Mou-ayyad]
  • Le Chaykh Ibn ‘Aqîl Al-Hambali a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Ce n’est pas par la disparition (d’un endroit à un autre) ou un déplacement, et ce n’est pas comme notre nouzoûl […] devient mécréant celui qui assimile Allâh à ce qu’Il a créé » [Rapporté par Ibn Hamdân Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Ibn Al-Jawzi [Saydou l-Khâtir] et [Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi : [Dans son Tafsîr (1)] et [Dans son Tafsîr (2)]
  • L’Imâm An-Nawawi [Charh Sahîh Mouslim (1)] et [Charh Sahîh Mouslim (2)]
  • L’Imâm Al-Baydâwi [Rapporté par Ibn Hajar] et [Rapporté par Az-Zourqâni]
  • Le Chaykh Mouhammad At-Tîbi
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçânou l-‘Arab]
  • Le Qâdî Ibn Jamâ’ah [Idâhou d-Dalîl]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Yamani
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « La parole du prophète «إن الله ينزل كل ليلة إلى سماء الدنيا » jusqu’à la fin du hadîth, il faut savoir que la descente, la montée, le mouvement et l’immobilité font partie des attributs des corps, et Allâh ta’âlâ est totalement exempt de cela, le sens [de ce hadîth] est la descente de la miséricorde » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Charh Sahîh Al-Boukhâri (1)] et [Charh Sahîh Al-Boukhâri (2)]
  • Le Chaykh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm As-Sanoûçi qui a dit : «Il est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ […] le mouvement et l’immobilité » [Dans son traité de croyance Al-Moufîdah li l-Wildân wa n-Niçâ-i l-Mou-minât]
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • La Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • L’Imâm Az-Zourqâni [Charh du Mouwatta de l’Imâm Mâlik]
  • Le Chaykh Ahmad Ridâ [Qawâri’ou l-Qahhâr]
  • Le Chaykh Mahmoud As-Soubki, qui mentionne l’unanimité des savants du Salaf et du Khalaf [It-hâfou l-Kâ-inat (1)] et [It-hâfou l-Kâ-inat (2)]
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi Al-Misri qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son livre Al-Kalimâtou t-Tayyibâtou fî Ma-thoûri ‘ani l-Isrâ-i wa l-Mi’râj mina r-Riwâyât]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Fourqânou l-Qour-ân]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
  • Le Chaykh Al-Harari [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • et beaucoup d’autres…

– Bien plus, certains savants ont mentionné de manière explicite dans leurs ouvrages que le fait d’attribuer à Allâh le mouvement ou le déplacement est de la mécréance. Parmi eux :

– L’Imâm, le Moujtahid (jurisconsulte) Aboû Hanîfah An-Nou’mân Ibnou Thâbit, est l’un des savants du Salaf les plus réputés. Il est né en 80 et il est décédé en 150 de l’Hégire (رحمه الله). C’est-à-dire il y a plus de 1280 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Hanafite et il a eu l’honneur de rencontrer des compagnons du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم). Retrouvez sa biographie : ici.

– L’Imâm, le spécialiste de la science du Hadîth, le Moujtahid (jurisconsulte), Mâlik Ibnou Anas est l’un des plus grands savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un Salaf (C’est-à-dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1260 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Malikite. L’Imâm Ach-Châfi’i disait de lui « Lorsque les savants sont cités, Mâlik est comme une étoile »Consultez sa biographie : ici.

– L’Imâm, le Moujtahid (jurisconsulte) Mouhammad Ibnou Idrîs Ach-Châfi’i est l’un des plus grands savants de notre communauté, c’est une référence incontournable pour tout musulman. C’est un salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), il est né en 150 et il est décédé en 204 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1230 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Chafi’ite.

  • L’Imâm Abou l-Haçan As-Soulami a dit à son sujet : « Mouhammad Ibn Idrîs Ach-Châfi’i est le savant à la tête du second siècle [de l’Hégire] (c’est-à-dire le moujaddid – savant revivificateur)» [Rapporté par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir dans Tabyînou kadhibi l-Mouftari]

– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), l’Imâm Aboû ‘Abdi l-Lâh Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal Ach-Chaybâni est né en 164 à Baghdâd et il est décédé en 241 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1190 ans. Il est l’Imâm de l’école Hanbalite, l’un des quatre Imams.

– L’Imâm, Chaykhou l-Islâm, le Moujtahid (jurisconsulte), Al-Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Soufyân Ibn Sa’îd Ibn Masroûq Ath-Thawri, est né en 97 à Koûfa (Irak), et il est décédé en 161 de l’Hégire à Bassora (Irak) (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1200 ans. Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih), et il fait parti des rares savants du hadîth qui ont été surnommé “Amîrou l-Mou-minîn fi l-Hadîth” (Prince des croyants dans la science du hadîth). Il compte parmi les grands savants de la communauté qui ont fondé une école de jurisprudence (madh-hab) tout comme l’Imâm Mâlik, l’Imâm Al-Awzâ’i, l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Al-Layth Ibn Sa’d, l’Imâm Ach-Châfi’i ou encore l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, mais son école (madh-hab) n’a pas subsisté. On compte parmi ses nombreux Chaykh, l’Imâm Ja’far As-Sâdiq et de parmi les gens qui ont reçu de sa science, des grands Imâm tels que Aboû Hanîfah, Al-Awzâ’i, ‘Abdou l-Lâh Ibn Moubârak, Foudayl Ibn ‘Iyâd … Nombreux sont les savants de la communauté qui ont fait ses éloges.

– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), Al-Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’Imâm Aboû Mouhammad Soufyân Ibn ‘Ouyaynah Ibn Maymoûn Al-Hilâli al-Koûfi est né en 107 à Koûfa (Irak) et il est décédé en 198 de l’Hégire  (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1200 ans. Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih).

– L’Illustre savant du salaf, Al-Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Hammâd Ibn Zayd est né en 98 et il est décédé en 179 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1200 ans. Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih). On compte parmi ses plus illustres élèves : Soufyân Ath-Thawri, Soufyân Ibn ‘Ouyaynah, ‘Abdou l-Lah Ibn Moubârak et beaucoup d’autres. Nombreux sont les grands savants qui ont fait son éloge.

– L’Illustre savant du salaf, Chaykhou l-Islâm, Hammâd Ibn Salamah Ibn Dînâr Al-Basri est né en 91 il est décédé en 167 de l’Hégire  (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1200 ans.  Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih).

– L’Imâm du salaf, le Moujtahid, Aboû ‘Amr ‘Abdou r-Rahmân Ibnou ‘Amr Al-Awzâ’i est né en 88 et il est décédé en 158 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 1275 ans. Il était l’un des plus grands savants du salaf. Il compte parmi les grands savants de la communauté qui ont fondé une école de jurisprudence (madh-hab) tout comme l’Imâm Mâlik, l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Soufyân Ath-Thawri, l’Imâm Ach-Châfi’i ou encore l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, mais son école (madh-hab) n’a pas subsisté. Elle fût suivie durant deux siècles, notamment en Andalousie.

– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), Al-Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’Imâm َAl-Layth Ibn Sa’d Ibn ‘Abdi r-Rahmân Ibn ‘Aqabah Al-Fahmi est né en 94 et il est décédé en 175 de l’Hégire au Caire (Egypte) (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1200 ans. Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih).  Il compte parmi les grands savants de la communauté qui ont fondé une école de jurisprudence (madh-hab) tout comme l’Imâm Mâlik, l’Imâm Al-Awzâ’i, l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Soufyân Ath-Thawri, l’Imâm Ach-Châfi’i ou encore l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, mais son école (madh-hab) n’a pas subsisté.

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth) Aboû Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait partie des plus grands savants du hadîth, et il est de l’école de jurisprudence Châfi’ite. Voir la biographie de l’Imâm Al-Bayhaqi : ici.

– L’Imâm, Chaykhou l-Islâm, le Hafîdh (spécialiste de la science du Hadîth), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Taqiyyou d-Dîn Abou l-Fath Ibn Daqîq Al-‘îd est né en 625 et il est décédé en 702 de l’Hégire au Caire (Egypte)  (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 700 ans. ll était de l’école de jurisprudence Châfi’ite. Il a écrit un commentaire très réputé des quarante Hadîth de l’Imâm An-Nawawi. Certains savants le considèrent comme le moujaddid (celui qui revitalise la science de la religion) du 7ème siècle.

– Retrouvez d’autres paroles de savants sur le Hadîth An-Nouzoûl : ici .

L’Imâm Ath-Tha’âlibi explique les Noms de Allâh “Al-‘Aliyy” et “Al-‘Adhîm”

Sujet : Allâh existe sans endroit et n’est pas un corps.

tafsir-ath-tha3alibi  tha'alibi - tafsir - al-'ali al-'adhim - Allah sans endroit

Dans son tafsîr du Qour-ân « Al-Jawâhir Al-Hissân», lors de l’explication de Âyatou l-Koursiyy, l’Imâm Ath-Tha’âlibi a dit :

« و{العليّ} يُراد به علو القدر والـمنـزلة لا علو الـمكان ، لأنَّ الله سبحانه منـزه عن التحيز؛ و كذا {العظيم} هي صفة بمعنى عظم القدر والخطر، لا على معنى عظم الأجرام »

« « Al-‘Aliyy » : Il est voulu par cela l’élévation (‘oulouww) par le mérite et l’éminence, et non d’une élévation spatiale [par l’endroit], car Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est exempt de la localisation, il en est de même pour « Al-‘Adhîm » : c’est un attribut dans le sens de l’éminence du mérite et du degré, et non dans le sens de la grandeur corporelle ».

Informations utiles :
– L’Imâm, le Mouhaddîth (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moufassir (exégète), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) ‘Abdou-r-Rahmân ibnou Mouhammad ibnou Makhloûf Abî Zayd Ath-Tha’âlibi Al-Mâliki est né en 786 dans la région de Ouled Isser et il est décédé en 875 de l’Hégire à Alger (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 560 ans. Il est un savant dans le madh-hab (école de jurisprudence) de l’Imam Mâlik. On peut citer parmi ses nombreux Chouyoûkh, le Hâfidh Waliyou d-Dîn Al-’Irâqi. De parmi ceux qui ont reçu de sa science : L’Imâm As-Sanoûçi (l’auteur du traité de croyance). Et de parmi les savants reconnus qui ont fait son éloge, le Hâfidh As-Sakhâwi. Il est enterré à Alger dans un Mausolée connu par le nom ” Sayyidi ‘Abdou r-Rahmân ”.

– Ici, il explique deux Noms de Allâh. Il dit que Son Nom « Al-‘Aliyy » n’est pas une élévation par l’endroit car Allâh est sans endroit et sans direction, mais que le sens voulu est l’élévation par le mérite et l’éminence. Cette explication a également été donnée mot pour mot par d’autres moufassiroûn (exégètes) comme Ibnou ‘Atiyyah (m.541 H), et Al-Qourtoubi (m.671 H) [Dans son Tafsîr].
Puis il explique le Nom de Allâh « Al-‘Adhîm » en disant que cela ne signifie pas que Allâh serait un corps de grand volume, mais que le sens est l’éminence du mérite et du degré. Cette explication a également été donnée par Ibnou ‘Atiyyah dans son Tafsîr.

– Les musulmans sont unanimes sur le fait que Allâh existe sans endroit, sans direction et qu’Il n’est pas un corps.

– D’autres savants ont donné des explications du Nom de Allâh « Al-‘Aliyy » proches de celle-ci. [Voir l’explication de l’Imâm Az-Zajjâj : ici] ; [Voir l’explication de l’Imâm Ar-Râzi : ici].

– Retrouvez d’autres paroles de savants au sujet du ‘oulouww (élévation) de Allâh : ici .

L’Imâm Aboû Hanîfah déclare mécréant ceux qui croient que Allâh est au ciel

Sujet : L’Imâm Aboû Hanîfah s’oppose à la croyance des mouchabbihah.

charh-fiqh-akbar-Abou hanifah-samarqandi   charh fiqh al akbar - abou hanifa - samarqandi - takfir - endroit - trone - ciel

Dans son commentaire du livre « Al-Fiqh Al-Akbar » de l’Imâm Aboû Hanîfah (page 25 de cette édition), l’Imâm Abou l-Layth As-Samarqandi a dit :

« قال أبو حنيفة : من قال لا أعرف الله أفي السماء أم في الأرض فقد كفر، لأنه بهذا القول يوهم أن يكون له مكان فكان مشركاً  »

« L’Imâm Aboû Hanîfah a dit: « Celui qui dit : Je ne sais pas si Allâh est au ciel ou sur terre est devenu mécréant » car par cette parole il se sera illusionné que Allâh serait dans un endroit, et il est ainsi un associateur (mouchrik). »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse) Abou l-Layth Nasr Ibnou Mouhammad Ibnou Ahmad Ibnou As-Samarqandi Al-Hanafi est décédé en 373 de l’hégire – selon un avis – (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1060 ans. Son commentaire du livre « Al-Fiqh Al-Akbar » est très connu. Il contient également des commentaires de d’autres ouvrages de l’Imâm Aboû Hanîfah comme celui du livre « Al-Wasiyyah ». Il arrive que ce commentaire de « Al-Fiqh Al-Akbar » soit attribué par erreur à l’Imâm Al-Mâtourîdi As-Samarqandi (m.333 A.H.).

– L’Imâm, le Moujtahid Aboû Hanîfah An-Nou’mân Ibnou Thâbit, est l’un des savants du Salaf les plus réputés. Il est né en 80 et il est décédé en 150 de l’Hégire (رحمه الله). C’est-à-dire il y a plus de 1280 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Hanafite et il a eu l’honneur de rencontrer des compagnons du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم). Retrouvez sa biographie : ici.

–  Ici, l’Imâm Aboû Hanîfah considère qu’attribuer un endroit à Allâh est de la mécréance.

– Cette explication de l’Imâm Abou l-Layth As-Samarqandi est également confirmée par :

  • Le Chaykh Ahmad Ar-Rifâ’i [Al-Bourhânou l-Mou-ayyad]
  • Chaykhou l-Islâm Ibnou ‘Abdi s-Salâm [Rapporté par Moullâ ‘Ali Al-Qârî],
  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad],
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî Al-Hanafi [Charh Al-Fiqh Al-Akbar],
  • L’Imâm Al-Bayâdi Al-Hanafi,
  • Et autres qu’eux.

– Cette déclaration de mécréance de l’Imâm Aboû Hanîfah à l’égard de ceux qui ont pour croyance que Allâh serait dans un endroit ou une direction est également confirmée de lui par de nombreux savants tels que :

  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [Al-Minhajou l-Qawîm],
  • Le Chaykh Al-Qarâfi [Rapporté par Al-Haytami],
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri dans un autre de ses ouvrages [Mirqât al-Mafâtîh],
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [It-hâfou l-Kâ-inât],
  • Et autres qu’eux.
  • Et l’Imâm At-Tahâwi dans son célèbre traité de croyance qu’il a présenté comme étant conforme à la voie de l’Imâm Aboû Hanîfah et de ses deux illustres élèves a dit : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant.» [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah].

– Quant au hadîth de la femme esclave (jâriyah) selon la version qui comprend les termes « fi s-samâ », les savants ont dit que l’on ne peux pas se baser dessus dans la croyance car il s’agit d’un hadîth moudtarib (perturbé). [Voir une série d’article à ce sujet]