L’Imâm Ibn Foûrak explique l’istiwâ de Allâh

Sujet : Le sens de l’istiwâ de Allâh sur le trône.

Mouchkil al-Hadîth - Ibn Furak   ibn furak - istiwa de Allâh sur le trône

Dans son livre « Mouchkilou l-Hadîth » (page 229 de cette édition), l’Imâm Ibnou Foûrak a dit :

« لأن استواءه على العرش سبحانه ليس على معنى التمكن والاستقرار، بل هو على معنى العلو بالقهر والتدبير وارتفاع الدرجة بالصفة، على الوجه الذي يقتضي مباينة الخلق »

« Certes l’istiwâ de Allâh sur le trône ne signifie pas le fait d’être dans un endroit ou d’être établi, mais il vient plutôt dans le sens de la supériorité par la domination, de la prédestination, de l’élévation du degré, dans un sens qui implique qu’Il n’est pas comparable aux créatures »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le moutakallim (spécialiste de la croyance), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Bakr Mouhammad Ibnou l-Haçan Ibnou Foûrak (certains le nomment « Ibnou Fawrak ») al-Asbahâni ach-Châfi’i est décédé en 406 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 1030 ans. Il était un grand défenseur de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa-l jamâ’ah. On compte parmi ses illustres élèves : l’Imâm Al-Bayhaqi et l’Imâm Abou l-Qâçim Al-Qouchayri.

  • L’Imâm An-Nawawi faisait son éloge en disant :  « Al-Oustâdh [Al-Isfarâyîni] est l’une des trois personnes qui vécurent à la même époque et qui se levèrent afin de défendre l’école du Hadîth et de la Sounnah dans les questions de croyance, il s’agit ainsi de ceux qui ont défendu l’école du Chaykh Abou l-Haçan Al-Ach’ari. Ce sont Al-Oustâdh Aboû Is-hâq Al-Isfarâyîni, Al-Qâdî Aboû Bakr Al-Bâqillâni et l’Imâm Aboû Bakr Ibnou Foûrak. »[Tahdhîbou l-Asmâ-i wa l-Loughât]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, l’Illustre savant (Al-‘Allâmah), le vertueux (As-Sâlih) le Chaykh des théologiens (moutakallimîn)» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]

– Ici, l’Imâm Ibn Foûrak explique que l’istiwâ de Allâh sur le trône n’est pas un établissement ni le fait d’occuper un endroit, mais que cela signifie plutôt que Allâh domine le trône par Sa toute-puissance, ou encore que le trône est sous la prédestination de Allâh.

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh). Consultez d’autres paroles de savants au sujet du terme « istawâ » : ici .

– De nombreux savants ont proposé l’interprétation (ta-wîl) du terme “istawâ” par la domination par la toute-puissance. Parmi eux :

  • Le Loughawi ‘Abdou l-Lâh Ibnou Yahyâ Ibnou l-Moubârak
  • L’Imâm Az-Zajjâj [Dans son livre Ma’âni Al-Qour-ân] et [Rapporté par An-Naçafi]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi
  • L’Imâm At-Tabarâni [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Aboû Bakr Ahmad Ar-Râzi Al-Jassâs Al-Hanafi
  • L’Imâm Abou l-Layth As-Samarqandi
  • L’Imâm Ibnou Foûrak [Dans son livre Mouchkilou l-Hadîth]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Mouhammad Ibnou l-Haçan Ibnou Abî Ayyoûb Al-Ayyoûbi An-Nayçâboûri
  • L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Jouwayni [père de l’Imâm Al-Haramayn]
  • Le Moufassir Abou l-Haçan ‘Ali Ibn Mouhammad Al-Mâwardi
  • Le Moufassir Al-Wâhidi [Rapporté par Ibn Rouch Al-Jadd]
  • L’Imâm Abou Is-hâq Ach-Chîrâzi
  • Le Moufassir Ad-Damghâni Al-Hanafi
  • L’Imâm Al-Moutawalli [Dans son livre Al-Ghounyah]
  • L’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni [Dans son livre Louma’ al-Adillah]
  • Le Loughawi Ar-Râghib Al-Asbahâni
  • L’Imâm Al-Ghazâli
  • L’Imâm An-Naçafi (508 H.)
  • L’Imâm Abou n-Nasr Al-Qouchayri
  • Le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd [Rapporté par Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki]
  • Al-Allâmah Al-Lâmichi Al-Hanafi
  • Le Moufassir Ibnou ‘Atiyyah Al-Andalouçi
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibnou Ibrâhîm Ach-Chaybâni Al-Hanafi
  • Le Chaykh Sayfou d-Dîn Al-Âmidi
  • Le Chaykh Ibnou l-Hâjib Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-‘Îzz Ibnou ‘Abdi s-Salâm
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Qarâfi
  • Le Moufassir An-Naçafi [Dans son Tafsîr]
  • Le Moufassir Al-Baydâwi
  • Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou l-Jamâ’ah
  • Le Qâdî ‘Abdou r-Rahmân Al-Îji
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki
  • Le Chaykh Al-Yâfi’i
  • Le Qâdî Ibnou s-Sirâj Al-Hanafi
  • Le Qâdî Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • Le Chaykh ‘Izzou d-Dîn Ibn Jamâ’ah [Dans son livre Darajou l-Ma’âlî]
  • Le Loughawi Fayroûzâbâdi [Dans son livre Basâ-irou dhawi t-Tamyîz]
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri [Dans son livre Ihkâmou d-Dalâlah]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • Le Moufassir Ismâ’îl Haqqi Al-Hanafi
  • Le Hâfidh Mourtadâ Az-Zabîdi
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inat]
  • Le Chaykh Az-Zourqâni Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-Kawthari [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari [Dans son livre As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • et de nombreux autres savants.

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’istiwâ de Allâh : ici.

L’Imâm As-Sanoûci confirme que Allâh n’est pas un corps et qu’Il est sans endroit ni direction

Sujet : La croyance musulmane.

oumm al barahin - as-sanoussi   as-sanoussi croyance

Dans son célèbre traité de croyance « Oummou l-Barâhîn » également connu sous le nom de « Al-‘Aqîdatou s-Soughrâ » ou encore « As-Sanoûçiyyah », lorsqu’il mentionne ce qu’il est impossible au sujet de Allâh, l’Imâm As-Sanoûçi a dit :

« [ومما يستحيل في حق الله : ] المماثلة للحوادث بأن يكون جِرما أي تأخذ ذاته العليّة قدرا من الفراغ أو يكون عَرَضا يقوم بالجرم أو يكون في جهة للجرم أو له هو جهة أو يتقيد بمكان أو زمان أو تتصف ذاته العليّة بالحوادث أو يتصف بالصغر أو الكبر »

« [Il est impossible au sujet de Allâh : ] la similarité avec ce qui entre en existence comme le fait qu’Il soit un corps, c’est-à-dire que Son Être occupe une portion d’espace, ou qu’Il soit une caractéristique qui advient à un corps (‘arad), ou qu’Il soit dans la direction d’un corps, ou qu’Il ait Lui-même une quelconque direction, ou qu’Il soit dans un endroit ou qu’Il soit sujet au temps, ou qu’on attribue à Son Être des choses entrées en existence, ou qu’Il soit attribué de la petitesse ou de la grandeur [physique] »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh Aboû ‘Abdillâh Mouhammad Ibn Yoûçouf As-Sanoûçi Al-Haçani Al-Mâliki est né en 832 à Tlemcen en Algérie et il est décédé en 895 de l’hégire (رحمه الله) à Tlemcen également, c’est-à-dire il y a environ 540 ans. Son traité de croyance est l’un des plus connus et enseignés dans le monde musulman.

– Ici, l’Imâm As-Sanoûçi évoque plusieurs points fondamentaux du tawhîd :

  • Allâh n’est pas un corps,
  • Il n’est pas dans une direction ni dans un endroit,
  • et Il n’est pas concerné par le fait d’avoir une taille, grande ou petite.

– Ainsi lorsque nous disons « Allâhou Akbar » cela ne signifie pas que Allâh serait un Être de grande taille, mais cette expression signifie que Allâh est plus puissant que tout autre et qu’Il a plus de science que tout autre.

– Dans ce même ouvrage, l’Imâm As-Sanoûçi confirme que la parole de Allâh n’est pas de lettre ni de son [Oummou l-Barâhîn].

L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni explique le terme wajh dans le verset 88 de soûrat Al-Qasas

Sujet : Allâh n’a pas de visage.

'oumah al qari - badr ad-Din al 'ayni   charh sahih boukhari - al 'ayni   al 'ayni - wajh Allah

Dans son commentaire du Sahîh de l’Imâm Al-Boukhâri intitulé « ‘Oumdatou l-Qâri », après avoir mentionné la parole de l’Imâm Al-Boukhâri : « {koullou chay-in hâlikoun illâ wajhah} ce qui signifie : {Tout sera détruit sauf Son wajh} [c’est-à-dire] : Sauf Sa souveraineté (illâ moulkah) ; et il est dit aussi : sauf ce par quoi l’on recherche l’agrément de Allâh » [Retrouvez l’article à ce sujet : ici] l’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni commente en disant :

« وفسر الوجه بالملك. وكذا نقل الطبري عن بعض أهل العربية. وكذا ذكره الفراء وعن أبي عبيد إلا وجهه : إلا جلاله. قوله « ويقال » إلى آخره ، قال سفيان : معناه إلا ما أريد به رضاء الله والتقرب لا الرياء ووجه الناس »

 « Il (c’est-à-dire l’Imâm Al-Boukhâri) a interprété « al-wajh » par « al-moulk » (la souveraineté), et également l’Imâm At-Tabari a rapporté cela de certains spécialistes de la langue Arabe, et c’est également ce qu’a mentionné Al-Farrâ. Et selon Aboû ‘Oubayd « illâ wajhah » signifie « illâ jalâlah » (sauf Sa Majesté). Et concernant sa parole (c’est-à-dire la parole de Al-Boukhâri) : « il est dit aussi… » jusqu’à la fin (c’est-à-dire sa parole :  « il est dit aussi : sauf ce par quoi l’on recherche l’agrément de Allâh »), Soufyân [Ath-Thawri] a dit [que « illâ wajhah »] signifie : sauf ce par quoi on recherche l’agrément de Allâh et non les actes accomplis avec insincérité et par recherche des éloges des gens »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Qâdî (le juge), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), l’Imâm Badrou d-Dîn Abî Mouhammad Mahmoûd Ibnou Ahmad Al-‘Ayni Al-Hanafi est originaire d’Alep (Syrie), il est né en 762 à ‘Aytab (Gaziantep) dans l’actuelle Turquie et il est décédé en 855 de l’Hégire au Caire (Egypte) (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 580 ans. Son livre ‘Oumdah al-Qâri fait partie des plus célèbres commentaires du sahîh de l’Imâm Al-Boukhâri.

– Ici il commente en confirmant l’interprétation réalisée par l’Imâm Al-Boukhâri concernant le terme « wajh » dans le verset {كُلُّ شَىءٍ هَالِكٌ إِلَّا وَجهَهُ} qui signifie : {Tout sera détruit sauf Son wajh} par al-moulk (la souveraineté). Puis il dit que cette interprétation a également été soutenue par d’autres savants tel que le rapporte l’Imâm At-Tabari d’après plusieurs spécialistes de la langue Arabe du Salaf. Il mentionne également l’avis de l’Imâm Al-Farrâ à ce sujet.

– L’Imâm, le Chaykh des Mouhaddith Aboû ‘Abdi l-Lâh Mouhammad Ibnou Ismâ’îl Al-Boukhâri, l’auteur du célèbre « Sahîh » connu comme étant le livre le plus authentique après le Qour-ân, est né en 194 et il est décédé en 256 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1175 ans.  Il est une référence incontournable dans la science du hadîth. Consultez sa biographie : ici.

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moujtahid Aboû Ja’far Mouhammad Ibnou Jarîr At-Tabari est un célèbre savant du Salaf, il est né en 224 et il est décédé en 310 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1120 ans. Son tafsîr connu sous le nom de « Jamî’ou l-bayân fî ta-wîl al-Qour-ân» est très réputé.

– L’Imâm, le Nahwi (spécialiste de la grammaire), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le Moufassir (exégète), Aboû Zakariyyâ Yahyâ Ibnou Ziyâd Al-Farrâ est né en 144 à Al-Koûfah (Irak) et il est décédé en 207 de l’Hégire (رحمه الله). Il fait ainsi partie de la période du Salaf et il est l’une des plus grandes références dans la langue et la grammaire Arabe.

  • Az-Zirikli a dit : « On disait de lui : Al-Farrâ Amîr al-Mouminîn fi n-nahoû (le Prince des croyants dans la science de la grammaire)» [Al-A’lâm].

– Puis l’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni mentionne l’interpretation de Aboû ‘Oubayd du terme « wajh » par « al-jalâl » (la majesté).

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû ‘Oubayd Al-Qâçim Ibnou Salâm est né en 157 à Harât (Afghanistan) et il est décédé en 224 de l’Hégire (رحمه الله) à La Mecque.

  • Ahmad Ibn Hambal a dit à propos de lui : « Aboû ‘Oubayd fait parti de ceux qui augmentent chaque jour en bien » [Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât].
  • Is-hâq Ibn râhawayh a dit de lui : « Aboû ‘Oubayd était celui d’entre nous qui avait la science la plus vaste, celui qui avait le meilleur comportement et celui qui avait rassemblé le plus de connaissance, nous avions besoin de lui mais lui n’avait pas besoin de nous » [Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât].
  • Al-Bayhaqi a dit à son sujet : « Il est l’un des Imâms de parmi les gens de science » [Al-Asmâ-ou wa s-Sifât].
  • An-Nawawi a dit de lui : « Il était un Imâm profondément connaisseurs dans de nombreuses sciences, parmi elles le tafsîr, les différentes récitations, le hadîth, le fiqh, la langue arabe, la grammaire et l’histoire » [Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât].

– Ensuite l’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni continu en commentant le seconde interprétation mentionnée par l’Imâm Al-Boukhâri : « et il est dit aussi : sauf ce par quoi l’on recherche l’agrément de Allâh » en disant que ceci est notamment l’avis de l’Imâm Souyân Ath-Thawri. Et cette interprétation a également été rapportée de lui par d’autres savants tels que l’Imâm Al-Bayhaqi et l’Imâm As-Souyoûti [Dans son livre Ad-Dourrou l-Manthoûr].

– Cette seconde interprétation mentionnée par l’Imâm Al-Boukhâri a également été donnée par l’Imâm Ibnou l-‘Abbâs, par Moujâhid, par l’Imâm Abou l-‘Âliyah [Rapporté par Al-Baghawi], le Moufassir Al-Khâzin [dans son tafsîr] et autres qu’eux.

– Ainsi toute ces citations nous démontrent que les savants du Salaf avaient quelquefois recourt à l’interprétation détaillée. Et qu’aucun d’entre eux n’a dit que « wajh » dans ce verset signifierait le visage ou la face, contrairement à ce que les moujassimah (corporalistes) ont pris comme croyance innovée.

– L’Imâm, Chaykhou l-Islâm, le Moujtahid (jurisconsulte), Al-Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Soufyân Ibn Sa’îd Ibn Masroûq Ath-Thawri, est né en 97 à Koûfa (Irak), et il est décédé en 161 de l’Hégire à Bassora (Irak) (رحمه الله), c’est à dire il y a plus de 1200 ans. Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih), et il fait parti des rares savants du hadîth qui ont été surnommé “Amîrou l-Mou-minîn fi l-Hadîth” (Prince des croyants dans la science du hadîth). Il compte parmi les grands savants de la communauté qui ont fondé une école de jurisprudence (madh-hab) tout comme l’Imâm Mâlik, l’Imâm Al-Awzâ’i, l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Al-Layth Ibn Sa’d, l’Imâm Ach-Châfi’i ou encore l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, mais son école (madh-hab) n’a pas subsisté.On compte parmi ses nombreux Chaykh, l’Imâm Ja’far As-Sâdiq et de parmi les gens qui ont reçu de sa science, des grands Imâm tels que Aboû Hanîfah, Al-Awzâ’i, ‘Abdou l-Lâh Ibn Moubârak, Foudayl Ibn ‘Iyâd … Nombreux sont les savants de la communauté qui ont fait ses éloges.

– Le mot « wajh » dans la langue arabe a plusieurs sens, et son sens premier est « visage » ou « face ». Mais ce n’est pas ce sens qui est retenu lorsqu’il est attribué à Allâh. Car Allâh n’est pas composé de partie, Il n’est pas un corps et Il n’a ni membre, ni organe.

  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « Son « wajh » n’est pas une image [un visage] » [Al-Asmâ-ou wa s-Sifât].
  • Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri a dit : « Allâh ta’âlâ dit : {Koullou chay-in hâlikoun illâ Wajhah} [ce qui signifie : « Tout disparaîtra sauf Son Wajh »], cela n’est pas dans le sens de l’organe (du visage) » [Dans son charh de « Ar-Riçâlatou l-Qouchayriyyah »].
  • L’Imâm Ach-Chahrastâni a dit que le fait de prendre le terme wajh, dans ce type de verset, selon le sens apparent, c’est-à-dire selon le sens du corps est la voie des moujassimah (corporalistes) [Dans son livre « Al-Milal wa n-Nihal »]. Et il dit également que certains savants ne traduisaient pas ce terme dans les autres langues pour éviter des mauvaises compréhensions, alors ils se contentaient de le citer en arabe [Dans son livre « Al-Milal wa n-Nihal »].
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a dit au sujet des versets équivoques (moutachâbihah) comme le verset {وَيَبْقَى وَجْهُ رَبِّكَ} « wa yabqâ wajhou rabbik » : « Le sens voulu n’est pas le sens apparent, du fait de l’impossibilité de l’attribuer à Allâh, Qui est totalement exempt de ce que disent les injustes et les mécréants » puis il explique les deux voies valables concernant ce type de verset. [Al-Minhajou l-Qawîm].

– Le grand savant du Salaf, l’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله) a dit :  « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures » [‘Aqîdah At-Tahâwiyyah].

– De nombreux autres savants ont interprété le mot « wajh » en fonction du contexte du verset. [Consultez des paroles de savants : ici].

– Retrouvez aussi l’article : “Al-Albâni (wahhabite) déclare indirectement mécréant l’Imâm Al-Boukhâri pour son interprétation du terme wajh par moulk” : ici.

L’Imâm Ibn Hibbân confirme que la parole de Allâh est sans organe et sans comment

Sujet : La parole de Allâh n’est pas par le biais d’organe.

sahih ibn hibban   sahih ibnou hibban   Ibn Hibban - parole de Allah   Ibn Hibban - kalam Allah

Dans son recueil de hadîth connu sous le nom de « Sahîh Ibnou Hibbân » (tome 3 pages 200 et 201 de cette édition), le Hâfidh Ibnou Hibbân a dit :

« صِفَاتُ اللَّهِ جَلَّ وَعَلا لا تُكَيَّفُ ، وَلا تُقَاسُ إِلَى صِفَاتِ الْمَخْلُوقِينَ ، فَكَمَا أَنَّ اللَّهَ جَلَّ وَعَلا مُتَكَلِّمٌ مِنْ غَيْرِ آلَةٍ بَأَسْنَانٍ وَلَهَوَاتٍ وَلِسَانٍ وَشَفَةٍ كَالْمَخْلُوقِينَ ، جَلَّ رَبُّنَا وَتَعَالَى عَنْ مِثْلِ هَذَا وَأَشْبَاهِهِ ، وَلَمْ يَجُزْ أَنْ يُقَاسَ كَلامُهُ إِلَى كَلامِنَا ، لأَنَّ كَلامَ الْمَخْلُوقِينَ لا يُوجَدُ إِلا بِآلاتٍ ، وَاللَّهُ جَلَّ وَعَلا يَتَكَلَّمُ كَمَا شَاءَ بِلا آلَةٍ »

« Il n’y a pas de comment aux attributs de Allâh jalla wa ‘alâ, et ils ne sont pas comparé aux attributs des créatures. Ainsi Allâh a pour attribut la parole, sans appareils tels que des dents, une luette, une langue, et des lèvres comme c’est le cas des créatures. Notre Seigneur est totalement exempt de telles comparaisons. Et il n’est pas permis de faire une similitude entre Sa parole et notre parole, car la parole des créatures n’a lieu que par le biais d’appareils, alors que Allâh parle comme Il le veut sans appareils. »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth) Aboû Hâtim Mouhammad Ibnou Hibbân Ibnou Ahmad At-Tamîmi Al-Bousti, est un savant du Salaf, il est né en 270 et il est décédé en 354 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1080 ans. Il est un grand spécialiste de la science du Hadîth. Il est l’auteur du « Sahîh » réputé sous le nom de « Sahîh Ibn Hibbân ». Il était du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i.

– Ici, ce grand savant du salaf parle au sujet de l’attribut de la parole de Allâh en précisant que les attributs de Allâh n’ont pas de comment (kayf), que Sa parole n’est pas comparable à la notre, que Allâh parle sans langue ni lèvres ni aucun autre appareils.

– Le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Kâçâni Al-Hanafi (m. 587 H.) a dit : « Allâh entend sans avoir d’oreille, Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans œil] , Il parle sans avoir de langue » [Al-Mou’tamad fi l-Mou’taqad]

– L’Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi Al-Mâliki (m. 699 H.) a dit au sujet de Allâh: «  Il ne parle pas par le biais d’une langue ». [I’tiqâdou Ahli s-Sounnah wa ‘Oulamâ-i l-Oummah]

– Le comment (al-kayf) : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh est exempt de tout cela.

– Allâh Ta’âlâ dit : { وَكَلَّمَ اللهُ مُوسَى تَكْلِيمًا } [Soûrat An-Niça/ 146] ce qui a pour sens : « Allâh a assurément parlé à Moûçâ ».

– Ainsi, Allâh a pour attribut la parole et Il parle sans langue, ni lèvres, ni voix, ni sons, ni lettres. Sa parole n’est pas une langue arabe, ni aucune autre langue et Sa parole ne ressemble pas à la parole des humains. En effet la parole de Allâh est un attribut de toute éternité alors que les lettres, les sons et les langues sont entrés en existence. Ainsi il ne Lui advient pas de silence ni d’entrecoupement car Sa parole n’est pas constituée de lettres ni de son.

– Le Hâfidh Ibnou l-Qattân Al-Fâçi Al-Mâliki (m.628 H.) a dit : « Et ils [les gens de la Sounnah, du Salaf et du Khalaf] ont été unanimes sur le fait que la parole de Allâh n’est pas de lettres ni de sons » [Al-Iqnâ’]

– De nombreux savants ont tenus des propos similaires. Parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah qui a dit : « Et Il (Allâh) parle, pas comme nous parlons. Nous, nous parlons grâce à des organes et des lettres, alors que Allâh ta’âlâ parle sans organes et sans lettres. Les lettres sont créées alors que la Parole de Allâh ta’âlâ n’est pas créée. » [Al-Fiqh al-Akbar]
  • L’Imâm Jounayd Al-Baghdâdi qui a dit au sujet de Allâh : « Son Être est exempt des limites, Sa parole est exempte des lettres, ainsi il n’y a pas de limite à Son Être, et Sa parole n’est pas de lettres » [Rapporté par Al-Bâqillâni dans son livre Al-Insâf]
  • L’Imâm At-Tahâwi qui a dit : « Le Qour-ân est la parole de Allâh révélé par Lui, il s’agit d’une parole sans comment (bila kayfiyyah) » [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah] En niant le comment (kayfiyyah) l’Imâm At-tahâwi a explicitement nié les lettres, les sons et les voix ;
  • L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari qui a dit : « Allâh ta’âlâ a fait entendre à Moûçâ Sa parole éternelle qui n’est pas de lettre ni de son » [Rapporté par Ar-Râzi dans son Tafsîr] ;
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi qui a dit : « Car Sa parole qui Lui est attribué [à Allâh] de toute éternité, n’est pas qualifié de lettre, ni d’alphabet, ni de son, ni d’une chose par laquelle on qualifie la parole de ce qui est créé » [Ta-wîlât Ahlou s-Sounnah] ;
  • L’Imâm Ibnou Hibbân [voir ci-dessus];
  • L’Imâm Al-Kalâbâdhi Al-Hanafi qui a dit :  « Certes la parole de Allâh ta’âlâ n’est pas de lettre ni de son » [At-Ta’arrouf] ;
  • L’Imâm Al-Bâqillâni qui a dit : « Il est un devoir de savoir que la parole de Allâh ta’âlâ qui est sans début, n’est pas attribuée de lettres, de sons ni d’une chose qui fait partie des attributs de la création » [Al-Insâf] ;
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi lorsqu’il a parlé de la secte égaré des mouchabbihah (assimilationnistes), il a dit :  « Parmi eux certains ont assimilé la parole de Allâh ‘azza wa jall à la parole de Ses créatures, et ils ont prétendu que la parole de Allâh ta’âlâ serait de sons et de lettres, du genre des sons et des lettres dont sont qualifié les esclaves [de Allâh]» [Al-Farqou bayna l-Firaq] ;
  • L’Imâm Al-Bayhaqi ;
  • L’Imâm Al-Isfarâyîni (471 H.) qui a dit :  « Certes la parole de Allâh ta’âlâ est sans lettre ni son » [At-Tabsirou fi d-Dîn] ;
  • L’Imâm Al-Jouwayni (m.478 H.) qui  a dit « Certes la parole [de Allâh], selon les gens de la vérité, est propre à Son Être, elle n’est pas de lettre ni de son » [Al-Irchâd] ;
  • L’Imâm Al-Ghazâli qui a dit : « Allâh soubhânahou wa ta’âlâ a la parole qui est un attribut qui est propre à Son Être, qui n’est ni de son ni de lettre, mais Sa parole ne ressemble pas à la parole d’autre que Lui. » [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn] ;
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.) qui a dit au sujet de la parole de Allâh : « Elle est sans lettre ni son » [Bahrou l-Kalâm] ;
  • L’Imâm Aboû ‘Ali Al-Haçan Ibn ‘Atâ qui a dit : « Allâh (Al-Qadîm) n’a pas de début à Son existence, et il n’y a pas de lettre ni de son qui n’ont pas de début à leurs existences » [Rapporté de lui par l’Imâm Ibn Mou’allim Al-Qourachi dans son livre : Najmou l-Mouhtadî] ;
  • L’Imâm An-Naçafi (m.537 H.) qui a dit : « Allâh parle d’une parole qui est un attribut à Lui et qui est de toute éternité, qui n’est pas du genre des lettres et des sons […] Allâh ta’âlâ est attribué par cet attribut, la parole, par lequel Il ordonne, interdit, informe et le Qour-ân est la parole de Allâh ta’âlâ, il n’est pas créé » [Al-‘Aqîdatou n-Naçafiyyah] ;
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i (m.578 H.) a dit au sujet de Allâh : « Il parle, Il ordonne, interdit, promet et menace par une parole qui n’a ni début ni fin et qui est propre à Son Être. Elle n’a pas de ressemblance avec la parole des créatures. Elle n’est pas un son produit par l’écoulement de l’air ou par le choc de corps entre eux, ni des lettres qui sont prononcées en fermant une lèvre ou en bougeant une langue. » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah] ;
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i (m.578 H.) a dit : « Nous croyons que Moûçâ a entendu la parole de Allâh sans lettre, ni son. » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah] ;
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit aussi au sujet de Allâh : « Il parle sans langue. » [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah] ;
  • Le Moufassir Ibn ‘Atiyyah qui a dit : « La parole de Allâh au prophète Moûçâ (‘alayhi s-Salâm), est sans comment (takyîf), ni limite, elle n’implique pas d’entrée en existence, et elle n’est pas de lettre ni de son » [Dans son tafsîr, Soûrat An-Niçâ/164] ;
  • Le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Kâçâni Al-Hanafi (m. 587 H.) a dit au sujet de Allâh : « Sa parole n’est pas du genre des lettres et des sons, mais elle est un attribut éternel sans début qui Lui est propre » [Al-Mou’tamad fi l-Mou’taqad] ;
  • L’Imâm Aboû Madyan qui a dit : « On n’attribue pas à Allâh les lettres et les sons » [Dans son traité de croyance] ;
  • Le Chaykh Tâjou d-Dîn Mouhammad Ibn Hibati l-Lâh Al-Makki dans son ouvrage en vers «Hadâ-iqou l-Fousoûl wa jawâhirou l-Ousoûl» dans la science du tawhîd qu’il dédia au sultan combattant Salâhou d-Dîn Al-Ayyoûbi. Celui-ci la reçu avec intérêt et alla jusqu’à ordonner de l’enseigner aux enfants dans les écoles, au point que ce traité de croyance est à présent connu sous le nom de  «Al-‘Aqîdah As-Salâhiyyah».
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibn Ibrâhîm Ach-Chaybâni Al-Hanafi qui a dit : « La parole de Allâh n’est pas concernée par les lettres et les sons » [Charh ‘Aqîdah At-Tahâwiyyah] ;
  • L’Imâm Ibn ‘Abdi s-Salâm qui a dit : « Allâh parle avec une parole sans début qui n’est pas de lettre ni de son » [Raçâ-il fi t-Tawhîd] ;
  • L’Imâm Al-Qourtoubi qui a dit : « La parole de Allâh n’est pas de lettre ni de son » [Dans son Tafsîr – Soûrat At-Tawbah/6] ;
  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit également : « Sa parole (du prophète) dans le hadîth [qui a pour sens : ] « Il les appelle au moyen d’un son » cela a été utilisé comme preuve par ceux qui ont dit que Allâh parle au moyen de lettres et de sons, or Allâh est exempt de ce que disent les corporalistes (moujassimoûn) et les négationnistes (jâhidoûn); il faut plutôt attribuer l’appel annexé à Allâh, à certains anges honorées et ce par la volonté de Allâh et par Son ordre.» [At-Tadhkirah] ;
  • L’Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi Al-Mâliki (m. 699 H.) a dit au sujet de Allâh: « Il parle, d’une parole éternelle sans début, qui n’est pas de lettres ni de sons ». [I’tiqâdou Ahli s-Sounnah wa ‘Oulamâ-i l-Oummah] ;
  • Le Chaykh Charafou d-Dîn Ibn At-Tilimçâni qui a dit : « Les Karrâmiyyah [secte corporaliste] ont prétendu qu’il adviendrait au Créateur (Al-Bâri’) ta’âlâ des paroles composées de lettres et de sons » [Charh Louma’ Al-Adillah] ;
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Nous disons que Le Créateur du monde (jalla jalâlouh) parle d’une parole éternelle sans début, unique, propre à Son Être, qui n’est pas du genre des lettres et des sons » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id] ;
  • Le Chaykh Al-Bâbirti Al-Hanafi (m.786 H.) a dit : « Tout cela vient confirmer la négation de l’entrée en existence de la parole [de Allâh] et du fait qu’elle soit du genre des lettres et des sons et qu’elle ressemblerait à la parole des créatures. Certes, celui qui dit que le Qour-ân (l’attribut de la parole de Allâh) est créé, qu’il est entré en existence et qu’il est du genre des lettres et des sons, alors il aura attribué à Al-Bârî (Allâh) ce qu’on attribue aux humains» [Dans son commentaire de la tahâwiyyah] ;
  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni ;
  • Le Moufassir Ath-Tha’âlibi qui a dit : « Allâh a parlé à Moûçâ, d’une parole sans comment (takyîf), qui n’est pas limité, qui n’est pas de lettre ni de son » [Dans son tafsîr « Al-Jawâhir Al-Hissân» Soûrat An-Niçâ/164] ;
  • L’Imâm As-Sanoûçi qui a dit : « … et [Allâh a pour attribut] la parole qui n’est pas de lettre ni de son » [Dans son célèbre traité de croyance] ;
  • Dans un autre de ses traités de croyance, l’Imâm As-Sanôuçi confirme ses propos en disant : « Il est obligatoire au sujet de Allâh ta’âlâ […] [l’attribut de] la parole qui n’est pas de lettre ni de son » [Dans son traité de croyance Al-Hafîdah -connu également sous de nom de Soughrâ Soughra l-Soughrâ-]
  • Le Chaykh Kamâlou d-Dîn connu sous le nom de Ibnou Abî Charîf Al-Maqdissi Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Abou l-Mountahâ Al-Hanafi qui a dit : « Allâh ta’âlâ parle avec Sa parole qui est Son attribut éternel sans début, et la parole de Allâh ta’âlâ ne ressemble pas à la parole des créatures, car les créatures parlent avec des organes et des lettres, alors que Allâh ta’âlâ parle sans organes ni lettres » [Dans son charh du livre Al-Fiqh Al-Akbar] ;
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri qui a dit : « Les innovateurs [se réclamant] Hambalites ont dit : la parole de Allâh est de lettres et de sons » et il a dit également : «Les Mâchaykh, que Allâh leur fasse miséricorde, ont mentionné que l’on dit : “Le Qour-ân qui est la parole de Allâh n’est pas créé”, et qu’on ne dit pas :”le Qour-ân n’est pas créé [c’est-à-dire sans préciser que l’on parle de l’attribut de la parole de Allâh]” afin que personne ne comprenne que ce qui est composé de sons et de voix serait sans début, comme l’ont pensé certains ignorants [se réclamant] Hambalites» [Charh Al-Fiqh Al-Akbar] ;
  • Le Chaykh Mayyârah Al-Mâliki qui a dit : « Ainsi Sa parole n’est pas comme notre parole dans le fait d’être par des lettres et des sons » [Moukhtasar Ad-Dourrou th-Thamîn] ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi qui a dit : « Allâh a [pour attribut] la parole qui n’est pas similaire à ce que nous connaissons, elle est exempte de sons et de lettres » [Mouqtada ch-Chahâdatayn] ;
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki qui a dit : « La parole de Allâh n’est pas de lettres » [Al-Kharîdah al-Bahiyyah]
  • Le Chaykh Khâlid Al-Baghdâdi An-Naqchabandi qui a dit : « L’attribut de la parole est confirmée [pour Allâh], et elle n’est ni de lettre ni de son » [Al-Îmân wa l-Islâm] ;
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn A’mar An-Nâbighah Al-Ghalâwi a dit : « Il est un devoir au sujet de Allâh, une parole unique qui n’est pas de sons ni de lettres » [Al-Moubâchir ‘ala Bni ‘Âchir]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri qui a dit : « [L’attribut de Allâh de] la parole : Il s’agit d’un attribut éternel sans début, propre à Son Être ta’âlâ, qui n’est pas de lettre ni de son »  [Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah]
  • Le Chaykh Ahmadou Bamba qui a dit : « [Sa parole] n’est pas du genre des lettres, des sons et de ce que l’on pourrait imaginer, et ceci sans divergence » [Mawâhibou l-Qouddoûs] ;
  • Le Chaykh Al-Mârighni At-Toûniçi Az-Zaytoûni qui a dit : « La parole [de Allâh] est un attribut éternel, propre à Son Être ta’âlâ, qui n’est pas de lettre ni de son et qui est exempt du fait d’être de faible volume ou de fort volume » [Tâli’ou l-Bouchrâ] ;
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari qui a dit : « Sa parole ta’âlâ n’est pas de lettre ni de son et elle n’est pas caractérisée du fait d’être de fort ou faible volume » [Ad-Dînou l-Khâlis] ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-‘Alîm Al-Haddâdi Ach-Châfi’i Al-Azhari qui a dit  : « La parole de Allâh est exempte des lettres et des sons » [Al-Khilâsatou s-Sounniyyah fî Charhi l-Matni s-Sanoûçiyyah] ;
  • Le Chaykh Mouhammad Al-Mourâkouchi Al-Mâliki qui a dit : « Sa parole soubhânah n’est pas de lettre ni de son » [Al-Hablou l-Matîn] ;
  • Le Chaykh Al-Kawthari qui a dit : « Il n’y a aucun hadîth authentique concernant l’attribution du son à l’égard de Allâh » [Maqâlâtou l-Kawthari] ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari qui a dit : « Sa parole n’est pas un son produit par l’écoulement de l’air ou par le choc de corps entre eux, ni des lettres qui sont prononcées en fermant une lèvre ou en bougeant une langue. Nous croyons fermement que Moûçâ a entendu la parole de Allâh exempte de début, sans lettre, ni son » [As-Sirât Al-Moustaqîm] ;
  • Et beaucoups d’autres…

– Les mouchabbihah (assimilateurs) ont contredit la croyance des musulmans sur ce sujet, en prétendant que la parole de Allâh serait de lettres et de sons. Parmi eux :

  • Ibn Taymiyah (moujassim) [voir : ici (arabe)] ou [voir : ici (français)].
  • Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) qui a dit : « La parole de Allâh est de lettre et de son » [Dans son livre : Majmoû’ Fatâwâ tome 1 page 212].
  • Et d’autres de parmi les mouchabbihah… que Allâh nous préserve de l’égarement.

– Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth Sahîh rapporté par Al-Boukhâri et autre :

« كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ »

[ce qui a pour sens ] : «Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth est une réplique suffisante aux propos des wahhabites. En effet ni les sons, ni les lettres, ni les voix, ni autre qu’eux n’existent de toute éternité avec Allâh. Alors que les attributs de Allâh sont de toute éternité sans début ni fin.

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’attribut de la parole de Allâh : ici.

Le Chaykh ‘AbdoulLâh Al-Harari explique le jugement des innovations

Sujet : La différence entre les sortent d’innovations.

al-harari habachi mawlid   chaykh al harari-al habachi bonne innovation bidah   imam al-habachi al-harari bonne bida   chaykh abdoullah al-harari al-habachi bonne bidah innovation

Dans son livre « Ar-Rawâ-ihou z-Zakiyyah fî Mawlidi khayri l-Bariyyah » (les senteurs pures dans la commémoration de la naissance de la meilleur des créatures), le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari a dit :

« فصل في تحقيق معنى البدعة وحكمها :

اعلم أن البدعة لغة ما أحدث على غير مثال سابق يقال: جئت بأمر بديع أي محدث عجيب لم يعرف قبل ذلك. وفي الشرع المحدَثُ الذي لم ينص عليه القرءان ولا جاء في السنة، قال ابن العربي: « ليست البدعة والمحدَث مذمومين للفظ بدعة ومحدث ولا معنييهما، وإنما يذم من البدعة ما يخالف السنة، ويذم من المحدثات ما دعا إلى الضلالة » ا.هـ.

أقسام البدعة: والبدعة تنقسم إلى قسمين:
بدعة ضلالة: وهي المحدَثة المخالفة للقرءان والسنة. وبدعة هدى: وهي المحدَثة الموافقة للقرءان والسنة.

وهذا التقسيم مفهوم من حديث البخاري ومسلم عن عائشة رضي الله عنها قالت: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: « مَن أحدث في أمرنا هذا ما ليس منه فهو رد ». ورواه مسلم بلفظ ءاخر وهو: « من عمل عملا ليس عليه أمرنا فهو رد ». فأفهم رسول الله صلى الله عليه وسلم بقوله: »ما ليس منه » أن المحدَث إنما يكون ردًّا أي مردوداً إذا كان على خلاف الشريعة، وأن المحدَث الموافق للشريعة ليس مردودًا.


وهو مفهوم أيضًا مما رواه مسلم في صحيحه من حديث جرير بن عبد الله البجلي رضي الله عنه أنه قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : « من سن في الإسلام سنة حسنة فله أجرها وأجر من عمل بها بعده من غير أن ينقص من أجورهم شىء، ومن سن في الإسلام سنة سيئة كان عليه وزرها ووزر من عمل بها من بعده من غير أن ينقص من أوزارهم شىء ».

وفي صحيح البخاري في كتاب صلاة التراويح ما نصه: « قال ابن شهاب: فتوفي رسول الله صلى الله عليه وسلم والناس على ذلك »، قال الحافظ ابن حجر: « أي على ترك الجماعة في التراويح ». ثم قال ابن شهاب في تتمة كلامه: « ثم كان الأمر على ذلك في خلافة أبي بكر وصدرًا من خلافة عمر رضي الله عنه ».
وفيه أيض تتميمًا لهذه الحادثة عن عبد الرحمن بن عبد القاريّ أنه قال:خرجت مع عمر بن الخطاب رضي الله عنه ليلة في رمضان إلى المسجد، فإذا الناس أوزاع متفرقون يصلي الرجل لنفسه ويصلي الرجل فيصلي بصلاته الرهط، فقال عمر: إني أرى لو جمعت هؤلاء على قارىء واحد لكان أمثل، ثم عزم فجمعهم على أُبيّ بن كعب، ثم خرجت معه ليلة أخرى والناس يصلون بصلاة قارئهم قال عمر: « نعم البدعة هذه ».ا.هـ. وفي الموطأ بلفظ: « نِعمت البدعة هذه ». »

« Chapitre de la précision du sens de l’Innovation et de son jugement :

Sache que l’innovation (al-bid’ah) dans la langue est ce qui a été innové sans équivalent antérieur ; on dit par exemple : tu as fait une chose badî’, c’est-à-dire une chose nouvelle, étonnante qu’on ne connaissait pas avant cela. Selon la Loi de l’Islâm, c’est ce qui a été innové sans que cela soit cité ni dans le Qour-ân ni dans la Sounnah.

Ibnou l-‘Arabi a dit : « L’innovation (bid’ah) et la nouveauté (mouhdath) ne sont pas blâmables pour leur appellation d’innovation et de nouveauté, ni pour leur sens, mais ce qui est blâmable parmi ce qui relève de l’innovation, c’est ce qui contredit la tradition prophétique, et ce qui est blâmable parmi les nouveautés, c’est ce qui appelle à l’égarement ». Fin de citation.

Les différentes sortes d’innovations : l’innovation se divise en deux sortes :

L’innovation d’égarement : c’est la nouveauté qui contredit le Qour-ân et la Sounnah ; et l’innovation de bonne guidée : c’est la nouveauté qui est en accord avec le Qour-ân et la Sounnah.

Cette classification, on la comprend du hadîth de Al-Boukhâri et Mouslim d’après ‘Â-ichah (رضي الله عنها) qui a dit : « Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit : « man ahdatha fî amrinâ hâdhâ mâ layça minhou fahouwa radd » [ce qui a pour sens : « Celui qui innove dans notre religion une chose qui n’y est pas conforme, elle est rejetée ») . Ce hadith a été rapporté par Mouslim en d’autres termes à savoir : « man ‘amila ‘amalan layça ‘alayhi amrinâ fahouwa radd » [ce qui a pour sens : « Celui qui fait une œuvre qui n’est pas en accord avec notre religion, elle est rejetée»] . Par sa parole : « mâ layça minhou » [qui a pour sens : « qui n’y est pas conforme»] , le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a expliqué que la nouveauté est rejetée si elle va à l’encontre de la Loi de l’Islâm et que la nouveauté qui est en accord avec la Loi de l’Islâm n’est pas rejetée.

Cette classification est déduite également de ce qu’a rapporté Mouslim dans son Sahîh, du hadith de Jarîr Ibnou Abdi l-Lâh Al-Bajli (رضي الله عنه) qui a dit : « Le Messager de Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« man sanna fi l-Islâmi sounnatan haçanah, falahou ajrouhâ wa ajrou ma ‘amila biha ba’dahou min ghayri an yanqousa min oujourihim chay ; wa man sanna fi l-Islâmi sounnatan sayyi-ah kâna ‘alayhi wizrouhâ wa wijrou ma ‘amila bihâ min ba’dihi min ghayri an yanqousa min awrâzihim chay » [ce qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah), il en aura la récompense et il aura une récompense chaque fois que quelqu’un la refait après lui sans que rien ne soit diminué de leurs récompenses. Celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah), il se chargera de son péché et il sera chargé d’un péché chaque fois que quelqu’un la refait après lui sans que rien ne soit diminué de leurs péchés» .]

Aussi, dans le recueil de Al-Boukhâri dans le livre la prière surérogatoire des nuits de Ramadan (at-tarâwîh), il est cité ce qui suit : Ibnou Chihâb a dit : « Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) est mort et les gens se conduisaient ainsi ». Le Hâfidh Ibnou Hajar  a dit : « C’est-à-dire qu’ils ne faisaient pas la prière surérogatoire des nuits de Ramadan en assemblée ». Puis Ibnou Chihâb dans la suite de sa citation a dit : « Et il en était ainsi à l’époque du califat de Aboû Bakr et pendant la première partie du califat de ‘Oumar (رضي الله عنه) ».

Il y est cité aussi, suite à cet événement que ‘Abdou r-Rahmân Ibnou ‘Abdi l-Qâri a dit ce qui signifie : « Je suis sorti avec ‘Oumar Ibnou l-Khattâb (رضي الله عنه) en une nuit de Ramadan, à la mosquée, alors que les gens étaient en groupes isolés et séparés ; certains faisaient la prière individuellement, d’autres se rassemblaient en petits groupes et faisaient la prière en assemblée, alors ‘Oumar a dit : Je vois que si je rassemble ces gens pour qu’ils soient dirigés par un seul homme récitant le Qour-ân, ce serait mieux. Puis il s’est décidé et les a rassemblés derrière Oubayy Ibnou Ka’b. Une autre nuit, je suis sorti avec lui alors que les gens faisaient la prière derrière celui qui récitait le Qour-ân, ‘Oumar a dit : quelle bonne innovation que voici (ni’ma l-bid’ah hâdhih) ». Fin de citation. Dans Al-Mouwattâ [de l’Imâm Mâlik] figure le terme : « Quelle bonne innovation que celle-ci (ni’mati l-bid’ah hâdhih) ». »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), l’Imâm, le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari Ach-Châfi’i Ach-Chaybi Al-‘Abdari connu sous le nom de Al-Habachi est décédé en 1429 de l’Hégire (رحمه الله). Il était un grand défenseur de la croyance de Ahlou s-Sounnah. De nombreux savants et responsables d’institutions islamiques ont fait son éloge. Parmi eux :

  • Le Chaykh Mouhammad Dhafar (Dâr al-‘ouloûm Amjadiyyah de Karachi au Pakistan) a dit : « L’illustre savant érudit (Al-‘Allâmah al-Kabîr) Al-Hâfidh Al-Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) l’éducateur et l’honorable Chaykh Abdoullâh Al-Harari connu par Al-Habachi suit le Madh-hab Al-Haqq (l’école de droiture) et marche sur la voie droite, celle des Sahâbah du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) , des prédécesseurs vertueux ainsi que leurs successeurs. Puisse Allâh leur accorder à tous encore davantage d’agrément et d’approbation. Et il est un Imâm (guide et référence) très grand, et il est une référence en la religion (houjjatou fi d-Dîn). Il est pieux et vertueux, véridique et sincère. ».
  • Le Mouhaddith des contrées marocaines, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri a dit à son sujet :  « Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh est juste (‘adl)… Il a des ouvrages dignes de considération et des livres utiles dans l’explication des Lois de Allâh pour les musulmans, qui montrent bien qu’il fait partie des religieux qui ont une grandeur d’âme et qui œuvrent pour la religion de Allâh. Il n’est donc pas permis, après tout cela, qu’on le calomnie dans sa religion, qu’on le discrédite dans sa croyance ou qu’on récuse sa justesse ».
  • Le Chaykh Mouhammad Noûrou d-Dîn Al-Banjari Al-Makki (l’un des Chouyoukh d’Indonésie) a dit de lui : « Concernant la science il est difficile de trouver quelqu’un de semblable au Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari ou quelqu’un qui se rapproche de son niveau ».
  • Le Chaykh Mouhammad Châh Al-Hâmidi Al-Houçayni a dit : « Certe, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh est un Imâm dans la ‘Aqîdah (croyance), le Fiqh (jurisprudence), la langue arabe, le Hadîth, et il est rare de trouver semblable à lui dans cette époque. Et ceci n’est pas uniquement mon propre témoignage mais aussi le témoignage de mon père Al-‘Allâmah (l’illustre savant) le Chaykh Qoutbou d-Dîn Al-Hâmidi Al-Houçayni (rahimahou l-Lâh) le Moufti de Deir ez-Zor, et c’est également le témoignage de beaucoup des plus grands de parmi les gens de science de la région du Châm et d’ailleurs ».
  • Le Chaykh des spécialistes de la lecture du Qour-ân à Houms, ‘Abdou l-‘Azîz ‘Ouyoûnou s-Soûd Al-Himsi, a dit : « Le Chaykh ‘AbdoulLâh Al-Harari est digne de confiance en ce qu’il transmet, honnête dans ce qu’il retient par cœur et expert dans l’école de jurisprudence Chafi’ite, que Allâh fasse que nous puissions tirer profit de ses sciences ».
  • Le Chaykh Indonésien, Hajj Mouhammad Châfi’iyy Hadhâmiyy, le président de l’assemblée des savants de Jakarta (capitale Indonésienne) a dit : « Il est le Chaykh, Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Abdou l-Lâh Ibnou Mouhammad Ach-Chaybiyy Al-‘Abdariyy Al-Harariyy connu sous le nom de Al-Habachiyy, qui est un vérificateur scrupuleux, minutieux, et qui compose avec un style synthétique. Que Allâh augmente le nombre de gens semblable à lui. Que Allâh le récompense en bien pour nous et pour les musulmans, pour ses œuvres dans sa réprimande des bid’ah [mauvaises innovations] et l’élévation de la sounnah prophétique »

– Ici, après avoir donné la définition de l’innovation dans la langue et selon la Loi de l’Islâm, le Chaykh Al-Harari confirme qu’elle est de deux sortes :

  • La bonne innovation : qui est en accord avec le Qour-ân et la Sounnah.
  • La mauvaise innovation : qui contredit le Qour-ân et la sounnah.

– Ici, le Chaykh Al-Harari (رحمه الله) est sur la voie et l’explication donnée par le grand savant du Salaf, l’Imâm Ach-Châfi’i (رحمه الله) [Rapporté par Al-Bayhaqi] et [Rapporté par Aboû Nou’aym] et [Rapporté par Al-Bayhaqi (2)] et [Rapporté par An-Nawawi] et [Mentionné par Ibn Taymiyah (moujassim)].

– Puis il argumente en mentionnant des hadîth et la célèbre parole de ‘Oumar Ibnou l-Khattâb rapporté par l’Imâm Al-Boukhâri [Dans son Sahîh] et l’Imâm Mâlik [Dans Al-Mouwatta].

– Et comme l’a mentionné le Chaykh, le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim]

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri a dit : « Les savants ont été en accord sur la classification des innovations en bonne et mauvaise, et sur le fait que ‘Oumar (رضي الله عنه) est le premier qui a parlé de cela, et ils ont été en accord sur le fait que la parole du prophète ” كل بدعة ضلالة ” (koullou bid’atin dalâlah) est un texte de portée générale mais dont le sens est restreint (‘âm makhsoûs)» [Itqânou s-San’ah]

– Dans la suite de son ouvrage le Chaykh Al-Harari (رحمه الله) fait l’éloge de la célébration du Mawlid [Ar-Rawâ-ihou z-Zakiyyah].

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant les bonnes innovations : ici.

L’Imâm As-Souyoûti confirme qu’une innovation peut être bonne

Sujet : la bonne bid’ah.

souyouti Al-Hâwi li l-Fatâwi    As-Suyuti bonne innovation

Le Hâfidh As-Souyoûti dans son recueil de Fatwâ : « Al-Hâwi li l-Fatâwi », dans le chapitre : « Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid » (Le bon objectif dans l’accomplissement du Mawlid), a dit :

« إن البدعة لم تنحصر في الحرام والمكروه، بل قد تكون أيضا: مباحة ومندوبة وواجبة »

« L’innovation (al-bid’ah) ne se limite pas en interdiction et déconseillé, mais elle peut être aussi : permise, recommandée et obligatoire »

[Puis il poursuit en citant la parole de l’Imâm An-Nawawi tirée de son livre « Tahdhîbou l-‘Asmâ-i wa l-Loughât » qui comprend également la parole de l’Imâm Ibn ‘Abdi s-salâm (à retrouver : ici) puis il mentionne la parole de l’Imâm Ach-Châfi’i rapportée par l’Imâm Al-Bayhaqi dans son livre « Manâqibou ch-Châfi’i » (à consulter : ici)]

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Abou l-Fadl ‘Abdou r-Rahmân ibnou Abî Bakr Jalâlou d-Dîn as-Souyoûti est un grand savant Chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 au Caire et il est décédé en 911 de l’hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

  • ‘Abdou l-Qâdir Ibn Mouhammad Ach-Châdhili (l’un de ses élèves) a dit à son sujet : « Notre maître (sayyidounâ wa mawlânâ), l’illustre et grand enseignant […] Chaykhou l-Islâm, l’héritier des sciences des prophètes (‘alayhimou s-salâm), celui qui était sans égal à son époque, unique en son temps, celui qui anéantit l’innovation blâmable et qui revivifie la sounnah […] l’Illustre savant, l’océan de science, le très intelligent […] le savant de la religion sans équivalent, l’Imâm de ceux qui appellent à la guidée, celui qui réprime les moubtadi’ah (innovateurs dans la croyance) et les athées, le Sultan des savants, le porte parole des défenseurs de la croyance (moutakallimîn), Le chaykh de l’Islâm et des musulmans, celui qui appelle à la voie agréée par Allâh, l’Imâm des mouhaddithîn (spécialiste du Hadîth) de son époque et de son temps » [Jalâlou d-Dîn As-Souyoûti : Ma’lamatou ‘ouloûmi l-Islâmiyyah]
  • Chamsou d-Dîn Ad-Dâwoûdi (l’un de ses élèves) a dit de lui : « Il était le plus savant des gens de son époque dans la science du Hadîth et ses ramifications » [Chadharâtou dh-Dhahab].
  • Ibnou ‘Imâd Al-Hanbali a dit à son sujet : « Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) […] le Chafi’ite, le mousnid, l’examinateur scrupuleux, l’auteur d’ouvrages excellents et bénéfiques » [Chadharâtou dh-Dhahab].

– Ici, l’Imâm As-Souyoûti confirme qu’une innovation n’est pas dans tout les cas interdite, mais qu’elle se classe en cinq sortes : permise, recommandée, obligatoire, déconseillée et interdite.

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– À la suite de ses propos, l’Imâm As-Souyoûti (رحمه الله) mentionne des paroles de savants de référence qui ont également expliqué que l’innovation est de différentes sortes, parmi eux il cite :

– Quant au hadîth qui comprend les termes « كل بدعة ضلالة » [koullou bid’atin dalâlah], les savants de l’Islâm ont dit que « كل » [koullou] signifie ici « la plupart », c’est-à-dire que la plupart des innovations mènent à l’égarement. [Voir la parole de l’Imâm An-Nawawi : ici]

– Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri a dit : « Les savants ont été en accord sur la classification des innovations en bonne et mauvaise, et sur le fait que ‘Oumar (رضي الله عنه) est le premier qui a parlé de cela, et ils ont été en accord sur le fait que la parole du prophète ” كل بدعة ضلالة ” (koullou bid’atin dalâlah) est un texte de portée générale mais dont le sens est restreint (‘âm makhsoûs)» [Itqânou s-San’ah]

– C’est dans ce même ouvrage que l’Imâm As-Souyoûti (رحمه الله) a délivré sa célèbre Fatwâ sur le caractère permis de célébrer le Mawlid qu’il qualifie de « bonne innovation » [Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid]

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant les bonnes innovations : ici.

L’Imâm An-Nawawi explique le hadîth « man sanna fi l-Islâm sounnatan haçanah » au sujet des bonnes innovations

Sujet : les bonnes innovations.

nawawi charh sahim mouslim   explication sahih mouslim nawawi bonnes innovations   charh sahih mouslim nawawi bonnes innovations   explication sahih mouslim nawawi bonnes innovations

Dans  son charh (commentaire) du Sahîh Mouslim (tome 7 pages 103-104-105 de cette édition) l’Imâm An-Nawawi a dit :

« قوله صلى الله عليه وسلم : (من سن في الإسلام سنة حسنة فله أجرها) إلى آخره ، فيه : الحث على الابتداء بالخيرات وسن السنن الحسنات ، والتحذير من اختراع الأباطيل والمستقبحات. »

فقال الإمام النووي : « وفي هذا الحديث تخصيص قوله صلى الله عليه وسلم : كل محدثة بدعة وكل بدعة ضلالة ، وأن المراد به المحدثات الباطلة والبدع المذمومة ، وقد سبق بيان هذا في كتاب صلاة الجمعة ، وذكرنا هناك أن البدع خمسة أقسام : واجبة ومندوبة ومحرمة ومكروهة ومباحة. »

« La parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) « man sanna fi l-Islâmi sounnatan haçanah, falahou ajrouhâ» [ce qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense »]  jusqu’à la fin du hadîth : il comporte l’incitation à commencer l’accomplissement d’actes de bien et d’instaurer des bonnes traditions, et la mise en garde contre le fait d’instaurer ce qui est incorrecte et détestable »

Puis l’Imâm An-Nawawi a dit : « Et il y a dans ce hadîth une restriction de la parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) : « koullou mouhdathatin bid’ah wa koullou bid’atin dalâlah», et certes ce qui en est visé, ce sont les nouveautés incorrectes et les mauvaises innovations. Nous avons déjà expliqué cela dans le livre de la prière du vendredi [voir : ici], et nous avons mentionné que les innovations sont de cinq sortes : obligatoires, recommandées, interdites, déconseillées, ou permises »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est très célèbre. Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de Son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici l’Imâm An-Nawawi explique le hadîth du prophète  (صلى الله عليه وسلم) qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. »[Rapporté par Mouslim]

– Dans son explication il mentionne les points suivants :

  • Ce hadîth incite à accomplir des bonnes innovations et à s’écarter des innovations blâmable ;
  • Ce hadîth restreint le hadîth ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), c’est-à-dire que par ce hadîth on comprend que ‘koull » ne signifie pas « tout » dans l’absolue ;
  • Le hadîth ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah) désigne les mauvaises innovations et non toutes les innovations ;
  • Il renvoie vers un autre chapitre de son ouvrage [kitâbou Salât al-Joumou’ah – Chapitre de la prière du vendredi-] dans lequel il explique de manière détaillée le hadîth ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah) [Charh Sahîh Mouslim] ;
  • Il conclut en disant que l’innovation se classe en cinq catégories : obligatoire, recommandée, interdite, déconseillée ou permise.

– Dans un autre de ses ouvrages, l’Imâm An-Nawawi a tenu des propos similaires en disant : « L’innovation (al-bid’ah) dans la Loi de l’Islam, c’est innover ce qui n’existait pas à l’époque du Messager, elle se divise en bonne et en mauvaise innovation.
L’Imâm, le Chaykh, à propos duquel il y a unanimité sur le fait qu’il est un guide, sur sa grandeur, sur sa maîtrise de nombreuses sortes de sciences et sur le fait qu’il y excellait, Abou Mouhammad ‘Abdou l-‘Azîz Ibnou ‘Abdi s-Salâm, que Allâh lui fasse miséricorde et que Allâh l’agrée, a dit à la fin de son livre Al-Qawâ’id : L’innovation est divisée en : obligatoire, illicite, recommandée, déconseillée, et permise. Il a dit : le moyen pour cela est de soumettre l’innovation aux règles de la Loi de l’Islam, si elle entre dans le cadre du devoir, elle est alors un devoir, ou dans le cadre de l’interdiction, elle est alors illicite, ou dans le cadre de la recommandation, elle est alors recommandée, ou dans le cadre du déconseillé, elle est alors déconseillée, ou dans le cadre de la permission, elle est alors dans ce cas permise ». Fin de citation de An-Nawawi. [Tahdhîb al-Asmâ-i wa l-Loughât]

– Retrouvez d’autres citations de savants concernant les innovations : ici.

Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd confirme que Allâh n’est pas un corps et qu’Il est sans endroit

Sujet : L’Unicité de Allâh.

Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât Ibn Rushd   Ibn Roshd Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât   Ibn Rouchd - Allâh n'est pas un corps et Il est sans endroit

Dans son livre «Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât» (Tome 1 page 23 de cette édition) le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd a dit :

« ولا يجوز عليه تعالى ما يجوز على الجواهر والأجسام من الحركة والسكون والزوال والانتقال والتغير والمنافع والمضار، ولا تحويه الأمكنة ولا تحيط به الأزمنة»

« Il n’est pas possible au sujet de Allâh ce qui est possible concernant les substances et les corps, comme le mouvement, l’immobilité, la disparition (d’un endroit à un autre), le déplacement, le changement, ce qui peux Lui apporter un profit et ce qui peux Lui apporter une nuisance, Il n’est pas contenu par les endroits et Il ne dépend pas du temps. »

Informations utiles :

– Le Qâdî (juge), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh Abou l-Walîd Mouhammad Ibnou Ahmad, Qâdi l-Jamâ’ah à Qourtoubah –Cordoue– connu sous le nom de Ibnou Rouchd Al-Jadd (le grand-père), est né en 450 et il est décédé en 520 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 910 ans. Il était un grand savant dans le Madh-hab (Ecole de jurisprudence) Malikite et il fut notamment l’un des Chaykh du Qâdî ‘Iyâd.

  • Le Qâdî ‘Iyâd a dit à son sujet : « Il était à la tête des savants (fouqahâ) de son époque dans la région d’Andalousie et du Maghreb » [Al-Ghouniyah fî Chouyoûkhi l-Qâdî ‘Iyâd].

– Il ne faut pas le confondre avec son petit fils Ibnou Rouchd (connu sous le nom de Averroès) le philosophe qui est mort en 595 de l’Hégire.

– Ici, il confirme que Allâh n’est pas un corps ni une substance, de ce fait Allâh n’est pas concerné par les caractéristiques des corps et des substances comme : le mouvement, l’immobilité, le changement, le déplacement, l’occupation d’un endroit et la dépendance au temps.

– Le Qâdî Ibnou Rouchd enseignait également que l’istiwâ de Allâh sur Son trône n’est pas un établissement (istiqrâr) [Rapporté par Ibnou l-Hâjj], et qu’il n’est pas permis de dire au sujet de Allâh : « Où ? » en s’illusionnant qu’Il serait dans un endroit,  ni « Comment ? » en s’illusionnant que Allâh serait caractérisé par des caractéristiques des corps,  ni « Quand ? » en s’illusionnant que Allâh serait entré en existence à un moment donné [Rapporté par Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki].

 

Le compagnon ‘Abdou l-Lâh Ibn ‘Amr utilisait le hirz [rapporté par At-Tirmidhi]

Sujet : Il est permis de porter un hirz.

sounan at-tirmidhi   hadith hirz At-Tirmidhi

Dans ses Sounan, l’Imâm At-Tirmidhi rapporte le hadîth suivant :

« حدثنا علي بن حجر حدثنا إسمعيل بن عياش عن محمد بن إسحق عن عمرو ابن شعيب عن أبيه عن جده أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال :

إذا فزع أحدكم في النوم فليقل «أعوذ بكلمات الله التامات من غضبه وعقابه وشر عباده ومن همزات الشياطين وأن يحضرون» فإنها لن تضره.

وكان عبد الله بن عمرو يلقنها من بلغ من ولده ومن لم يبلغ منهم كتبها في صك ثم علقها في عنقه.

قال أبو عيسى هذا حديث حسن غريب.»

Ce qui a pour sens : « ‘Amr Ibnou Chou’ayb rapporte de son père qui rapporte que son grand-père a dit : le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit : lorsque l’un d’entre vous fait un cauchemar, qu’il dise : « A’oûdhou bi Kalimati l-Lâhi t-Tâmmâti min ghadabihi wa ‘iqâbihi wa charri ‘ibâdihi wa min hamazâti ch-chayâtîni wa ay-yahdouroûn » [invocation qui signifie : « Je recherche la préservation par la parole de Allâh parfaite contre Sa volonté de châtier, contre Son châtiment, contre le mal de Ses esclaves et contre les accès du chaytân et contre le fait qu’ils viennent à moi »] ainsi il sera pas atteint de nuisance.

Et ‘Abdou l-Lâh Ibn ‘Amr enseignait cette parole à ses enfants qui avaient atteint l’âge de la puberté ; quant à celui qui n’était pas encore pubère, il l’écrivait sur une feuille puis il lui accrochait autour du cou ».
Aboû ‘Îçâ [At-Tirmidhi] a dit : ce Hadîth est Haçan (fiable) gharîb.»

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh Aboû ‘Îçâ Mouhammad Ibnou ‘Îçâ At-Tirmidhi, l’auteur du célèbre recueil de Hadîth connu sous le nom de « Sounan At-Tirmidhi » est né en 209 et il est décédé en 279 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1160 ans. Son recueil de Hadîth compte parmi les six plus importants, il est donc une référence incontournable.

– L’illustre compagnon Aboû Mouhammad ‘Abdou l-Lâh Ibnou ‘Amr (رضي الله عنه) est le fils du compagnon ‘Amr Ibnou l-‘Âs celui qui conquit l’Egypte sous le Califat de ‘Oumar Ibnou l-Khattâb (رضي الله عنه). ‘Abdou l-Lâh Ibnou ‘Amr (رضي الله عنه) est né à La Mecque, et il entré en Islâm avant son père.

– Après avoir cité ce Hadîth, l’Imâm At-Tirmidhi déclare qu’il est : Hassan (fiable).

– Ce hadîth a également été rapporté par de nombreux Houffâdh (spécialistes de la science du hadîth) avec des versions proches, tels que :

  • Le Hâfidh Al-Hâkim qui a dit : sa chaîne de transmission est sahîh (authentique) ;
  • Le Hâfidh Aboû Dâwoûd ;
  • Le Hâfidh An-Naçâ-i;
  • L’Imâm Ahmad Ibn Hanbal ;
  • Le Hâfidh Ibnou Abî Dounyâ ;
  • Le Hâfidh Ibnou Sounni ;

Et le Hâfidh Ibnou Hajar Al-’Asqalâni l’a jugé Hassan (fiable) dans ses Amâlî. Même Ibnou Taymiyyah al-moujassim a mentionné ce hadîth dans son livre « Al-Kalimou t-Tayyib ».

–  Nous voyons par l’acte de ce compagnon éminent, le caractère licite de porter sur soi des écrits comportant du Qour-ân, ou du dhikr (évocation) de Allâh.

– Parmi les autres preuves du caractère licite de cela, il y a la parole de Allâh ta’âlâ :

« وَنُنَزِّلُ مِنَ الْقُرْآنِ مَا هُوَ شِفَاء وَرَحْمَةٌ لِّلْمُؤْمِنِينَ وَلاَ يَزِيدُ الظَّالِمِينَ إَلاَّ خَسَاراً » [soûrat Al-Isrâ / 82] ce qui a pour sens : « Nous révélons du Qour-ân ce qui comporte une guérison et une miséricorde pour les croyants(…).».

– Tous les croyants savent pertinemment que la création n’appartient qu’à Allâh, et aucun d’entre eux n’a pour croyance que le hirz créerait la protection. Ces groupes qui prétendent que le port du hirz serait du chirk se déclarent-ils associateurs lorsqu’ils prennent des médicaments pour guérir de leur maladie ? Pourtant n’est-ce pas Allâh qui crée la guérison?

– Par conséquent, tout comme il est licite de prendre des médicaments pour espérer la guérison, il est également permis de rechercher les causes de protection par le port de hirz. Et aucun savant musulman digne de ce nom, que ce soit parmi les salaf ou les khalaf n’a jamais blâmé ou interdit cela.

– On ne prend donc pas en considération les prétentions de certains groupes déviés selon lesquels le port du hirz serait du chirk (association à Allâh). En effet certaines personnes, principalement des membres de la mouvance sectaire wahhabite, à l’image de Al-Albâni ont essayé de discréditer ce hadîth pour rejeter le caractère permis du port du hirz. Or, la parole de Al-Albâni n’est pas prise en considération car Al-Albâni n’était ni un hâfidh, ni un mouhaddith, il n’avait pas de chaykh dans la science du hadîth et ses livres sont remplis d’erreurs et contradictions concernant les degrés des hadîth [voir l’article à ce sujet : ici].

– Ce qui a été blâmé par le prophète (صلى الله عليه وسلم) c’est ce que portait les gens durant la jâhiliyyah, mais il n’est pas du tout question des hirz contenant du Qour-ân ou du Dhikr.

– Ainsi pour résumer l’Imâm Al-Bayhaqi (رحمه الله) a dit : « Si la personne porte des écrits dont on ignore la signification ou qui provient des gens de la jâhiliyyah [période avant la venue du Prophète Mouhammad (صلى الله عليه وسلم)] qui attribuaient aux rouqâ le pouvoir de les garder en bonne santé par elles-mêmes sans la Volonté de Allâh, cela est interdit. Mais si la personne porte les rouqâ, qui comportent des versets du Qour-ân ou ce qui est connu comme étant du dhikr de Allâh, dans le but de profiter de leur barakah, tout en sachant que la guérison ne provient que de Allâh, alors il n’y a pas de mal en cela. » [As-Sounan Al-Koubrâ]

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le port du hirz : ici.

Al-Qâdî ‘Iyâd dit que les moujassimah n’adorent pas Allâh

Sujet : Dénonciation des moujassimah.

Qadi 'iyad - Charh sahih mouslim - Ikmalou l-mou’lim bi fawa-id Mouslim   qadi iyad mise en garde moujassim

Dans son commentaire du Sahîh Mouslim « Ikmâlou l-mou’lim bi fawâ-id Mouslim » (Tome 1 page 239 de cette édition) Al-Qâdî ‘Iyâd a dit :

« ما عرف الله تعالى من شبهه وجسمه من اليهود ، أو أجاز عليه البدا ، أو أضاف إليه الولد منهم ، أو أضاف إليه الصاحبة والولد ، وأجاز الحلول عليه ، والانتقال والامتزاج من النصارى ، أو وصفه بما لا يليق به ، أو أضاف إليه الشريك والمعاند في خلقه و ملكه من المجوس والثنوية فمعبودهم الذي عبدوه ليس بالله وإن سموه به إذ ليس موصوفا بصفات الإله الواجبة له . فإذن ما عرفوا الله و لا عبدوه »

« N’aura pas connu Allâh ta’âlâ celui qui L’assimile à Ses Créatures ou qui Lui attribue le corps, comme les Yahoûd ; ou Lui attribue le fait de savoir des choses alors qu’Il ne le savait pas auparavant ou ceux d’entre eux qui Lui attribuent le fait d’avoir un fils, ou encore une compagne et un enfant, ou qui Lui attribue le fait d’être incarné ou le déplacement, ou le fait d’être mélangé, comme le prétendent les Nasârâ ; ou qui Lui attribue ce qui n’est pas digne de Lui, ou qui Lui attribue le fait d’avoir un associé ou un opposé dans Sa création et Sa souveraineté, comme le prétendent les Mazdéens et les Dualistes, ainsi ce qu’ils adorent n’est pas Allâh, même s’ils l’appellent ainsi, car ils ne Lui attribuent pas les attributs de la divinité qui Lui sont obligatoires, ainsi ils n’ont pas connue Allâh et ils ne L’adorent pas »

Informations utiles :

– Le Qâdî (juge) Abou l-Fadl ‘Iyâd Ibnou Moûçâ Ibnou ‘Iyâd al-Yahsoubi connu sous le nom de Qâdî ‘Iyâd, est un grand savant Malikite. Il est né en 476 à Ceuta et il est décédé en 544 de l’Hégire à Marrakech (Maroc) (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans.

  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Hâfidh (le spécialiste de la science du hadîth), celui qui n’a pas de pareil, Chaykhou l-Islâm, le Qâdî (Juge)» et il a dit également : « Ses ouvrages sont précieux» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Bachkwâl a dit à son sujet : « Il était parmi les gens de science qui sont intelligents et qui ont une bonne compréhension » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il est l’Imâm du hadîth de son temps, et le plus connaisseur des gens de ses sciences, de la grammaire, la langue, la parole des arabes, leurs histoires, et les généalogies.» [Wafayâtou l-A’yân]

– Ici il dit que ceux qui attribuent à Allâh ce qui n’est pas digne de Lui comme le corps, le fait d’avoir un semblable, ou un fils, ou une compagne, ou l’incarnation, ou le déplacement, ou un associé, ou toute autre chose qui n’est pas digne de Lui, alors ils ne connaissent pas Allâh et ce qu’ils adorent n’est pas Allâh, même si eux même appellent « Allâh » ce qu’ils adorent. Et évidemment celui qui n’adore pas Allâh ou qui adore autre que Allâh n’est pas musulman mais mécréant.

– Cette citation du Qâdî ‘Iyâd a également été rapporté par l’Imâm An-Nawawi dans son commentaire du Sahîh de l’Imâm Mouslim ainsi que l’Imâm As-Souyoûti partiellement dans son ouvrage « Al-Hâwi li l-Fatâwi », tout deux sont en accord avec lui.

– Ainsi ces trois savants confirment que le moujassim (le corporaliste) c’est-à-dire celui qui a pour croyance que Allâh serait un corps ou qu’Il serait attribué des caractéristiques des corps comme l’incarnation ou le déplacement […], alors il adore autre que Allâh, et adorer autre que Allâh est de la mécréance claire. Et le fait qu’il nomme « Allâh » la chose qu’il adore ne fait pas de lui un musulman, un croyant.

– L’Imâm Al-Ghazâli a dit à ce sujet : « لا تصح العبادة إلا بعد معرفة المعبود » c’est-à-dire « L’adoration n’est valable qu’après avoir connu Celui Qui mérite d’être adoré».
Ainsi celui qui ne connait pas Allâh et qui adore un corps en pensant que ce corps serait Allâh, celui-ci son adoration n’est pas valable et il n’est pas sur l’Islâm. L’Imâm Al-Ghazâli a dit également : « من عبد جسمًا فهو كافر بإجماع الأمة السلف منهم والخلف » c’est-à-dire « Quiconque adore un corps est un mécréant par unanimité des Salafs (prédécesseurs) et des Khalafs (successeurs).» [Iljâmou l-‘awâm]

– Consultez d’autres articles sur le thème : Attribuer le corps à Allah est de la mécréance : ici.

L’Imâm An-Nawawi dit qu’il est recommandé de faire le tabarrouk par les traces et vêtements des vertueux

Sujet : La recommandation du tabarrouk.

nawawi charh sahih mouslim   tabarrouk compagnon nawawi charh sahih muslim   tabarrouk compagnon charh sahih muslim nawawi

Dans son commentaire du Sahîh Mouslim, lors de l’explication du hadîth dans lequel Asmâ (رضي الله عنها) (la fille de Aboû Bakr) dit qu’elle trempait la joubbah du prophète (صلى الله عليه وسلم) dans l’eau et recherchait la guérison par elle [Retrouvez le hadîth : ici], l’Imâm An-Nawawi a dit :

« وفي هذا الحديث دليل على استحباب التبرك بآثار الصالحين وثيابهم »

« Il y a dans ce hadîth une preuve sur la recommandation de pratiquer le tabarrouk (la recherche de bénédiction) par les traces (âthâr) des vertueux et par leurs vêtements »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i. Il est l’auteur de nombreux ouvrages tels que Riyâd As-Sâlihîn. Son charh (commentaire) du Sahîh Mouslim est incontournable.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de Son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici, lorsqu’il explique le hadîth dans lequel Asmâ (رضي الله عنها) (la fille de Aboû Bakr et la sœur de ‘Â-ichah) raconte comment elle réalisait le tabarrouk (recherche de bénédiction) par la joubbah du prophète (صلى الله عليه وسلم), l’Imâm An-Nawawi confirme qu’il est recommandé de pratiquer le tabarrouk par les traces et vêtements des gens de vertus.

– De plus, ce hadîth nous montre que les compagnons, et les proches de la famille du prophète (صلى الله عليه وسلم) autorisaient et pratiquaient le tabarrouk par les traces du prophète (صلى الله عليه وسلم).

–  Le tabarrouk c’est la recherche de bénédiction par les traces physiques d’un Prophète ou d’un être de vertu, tout en sachant, bien évidemment, que c’est Allâh ta’âlâ qui est Le Créateur de la guérison, du profit, de la barakah etc. Ainsi, le tabarrouk n’est pas une adoration d’autre que Allâh comme le considèrent à tord certains ignorants.

– Voici d’autres citations précieuses concernant la pratique du tabarrouk par les pieux prédécesseurs (as-salaf as-Sâlih) :

  • ‘Abdou l-Lâh ibnou Ahmad (le fils de l’Imâm Ahmad ibnou Hanbal) a dit : « J’ai vu mon père (l’Imâm Ahmad ibnou Hanbal) prendre un cheveu de ceux du Prophète (صلى الله عليه وسلم), il l’a mis dans sa bouche puis l’a embrassé. Et je suis sur de l’avoir vu le mettre sur ses deux yeux, et l’avoir mélangé avec de l’eau, d’avoir bu cette eau en recherchant la guérison par cela. Et je l’ai vu prendre le bol du Prophète, le laver dans un puits, puis boire dedans. Je l’ai vu boire de l’eau de Zamzam en recherchant la guérison et s’essuyer les mains et le visage avec elle. » [Rapporté par Adh-Dhahabi]
  • ‘Abdou l-Lâh Ibn Ahmad Ibn Hambal a dit également : « Je l’ai interrogé (c’est-à-dire son père, l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal) à propos de quelqu’un qui touche le minbar du Prophète (صلى الله عليه وسلم) en faisant le tabarrouk (la recherche de bénédiction), en le touchant et en l’embrassant, et qui fait la même chose auprès de la tombe ou ce qui est du même ordre en visant par là le rapprochement de l’agrément de Allâh ‘azza wa jall. Il m’a répondu : il n’y a pas de mal en cela (lâ ba-sa bidhâlik)» [Dans le livre Al-‘Ilal wa Ma’rifatou r-Rijâl]
  • Adh-Dhahabi a confirme cela en disant « Il fut rapporté que ‘Abdou l-Lâh demanda à son père au sujet de quelqu’un qui touche le pommeau du minbar du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et touche le mur de la chambre Honorée du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et Ahmad Ibnou Hanbal répondit : « Je ne vois aucun mal dans cela ».» [Dans son livre Siyarou A’lâmi n-Noubalâ]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Le Calife ‘Oumar Ibn ‘Abdi l-‘Azîz a demandé à ce que soit enterré avec lui l’un des cheveux du prophète (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam) qu’il avait avec lui, et également l’un de ses ongles. Il disait : “si je meurt alors mettez-les dans mon linceul”, et c’est ainsi qu’ils ont fait » [Dans son livre Tahdhîbou l-Asmâ wa l-Loughât]
  • Le Mouhaddith Al-Harari a dit : « Sachez que les compagnons, que Allâh les agrée, recherchaient les bénédictions par les traces physiques du Prophète (صلى الله عليه وسلم) au cours de sa vie et après sa mort. Les musulmans n’ont cessé de suivre cette voie jusqu’à nos jours. » [Dans son livre As-Sirât Al-Moustaqîm]

– Retrouvez d’autres articles au sujet du tabarrouk : ici.

Dhiyâb Al-Ghâmidi (wahhabite) dit que le football est plus interdit que l’alcool

Sujet : Les wahhabites et le foot.

al ghamidi wahhabite football   al ghamidi wahhabite interdit le foot   dhiyab al-ghamidi wahhabite

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos sans fondements dans l’Islâm]

Dans son livre intitulé « Haqîqatou kourati l-Qadam » [la réalité du football] (page 441 de cette édition) Dhiyâb Al-Ghâmidi le wahhabite a dit :

« بل لا أشك طرفة عين أنَّ كرة القدم لهي أشد حرمة وضرراً من الخمر والميسر والقمار الذي أجمع أهل العلم على تحريمها»

« Mais je ne doute pas, même pas le temps d’un clin d’œil, que le football est plus interdit (harâm) et plus nuisible que l’alcool, les jeux de hasard, et les paris d’argents sur lesquels ont été unanimes les gens de science sur leurs interdictions »

Informations utiles :

– Dhiyâb Ibnou Sa’d Âli Hamdân Al-Ghâmidi est l’une des références de la mouvance wahhabite. Il a étudié auprès des principaux leaders du wahhabisme comme Ibn Bâz, Al-‘Outhaymîn, Al-Fawzân, ‘Abdou l-Lâh Ibn ‘Abdi r-Rahmân Al-Jibrîn, Abdou l-Lâh Ibn Mouhammad Al-Ghounaymân et beaucoup d’autres.

–  Ici, nous mentionnons à titre de mise en garde une fatwâ du wahhabite Dhiyâb Al-Ghâmidi dans laquelle il dit que le Football est plus interdit que la consommation d’alcool.

– Bien entendu ce jugement n’a aucune origine dans les textes (Qour-ân et hadîth) et les savants de l’Islâm n’ont pas tenu de propos similaires. Et nous rappelons que la définition du harâm (interdit) c’est ce dont Allâh a menacé du châtiment celui qui le commet et a promis la récompense à celui qui le délaisse. Ainsi selon ses propos, celui qui joue au football est menacé du châtiment tout comme celui qui boit de l’alcool.

– Cet ouvrage a été contrôlé et a reçu l’éloge et l’approbation de ‘Abdou l-Lâh Ibn ‘Abdi r-Rahmân Al-Jibrîn qui était membre du comité permanent de l’Iftâ, et également du comité qu’ils ont appelé “le conseil des grands savants” qui sont deux instances wahhabites Saoudiennes.

– Il est important de noter que certains leaders wahhabites ont tenu des propos différents de ceux mentionnés ci-dessus. Pourtant les wahhabites sont connu pour leur blâme à l’encontre des écoles (madhâ-ib) de Ahlou s-Sounnah, prétextant que la divergence diviserait la communauté. Comment se fait-il alors que des gens d’une même mouvance et qui ne sont pas aptes à délivrer des Fatwâ se retrouvent à diffuser des avis différents sur un jugement religieux ?!

– Allâh ta’âlâ dit :{وَلَا تَقۡفُ مَا لَيۡسَ لَكَ بِهِۦ عِلۡم} [ce qui a pour sens : ] « Ne dis pas de paroles sans science.» [Soûrat Al-Isrâ / 36].

– Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit : « مَنْ أَفْتَى بِغَيْرِ عِلْم ٍ فَعَلَيْهِ لَعَنَتةُ اللهِ وَالْمَلاَئِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِين » [ce qui a pour sens : ] «Celui qui donne un avis de religion (fatwâ) sans science, Allâh le maudit, ainsi que les anges et tous les gens» [Rapporté par le Hâfidh As-Souyoûti et par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir en des termes proches].

– Ce qui est étonnant c’est que la plupart des adeptes de la mouvance sectaire wahhabite n’appliquent pas cette fatwâ. La considèrent-ils également illégitime ? Si tel est le cas, où sont les mises en garde contre cette fatwâ qui est pourtant bien connue dans le milieu wahhabite ? Considèrent-ils également que les leaders du wahhabisme parlent de religion sans science ? Si tel est le cas, pourquoi Al-Ghâmidi est-il toujours considéré comme une référence au sein de la mouvance wahhabite ? Ou alors enfreignent-ils sciemment les interdictions propres à leur mouvance ? Ou alors se réfugient-ils dans les nombreuses divergences présentes au sein de la secte, préférant montrer du doigt les divergences –  pourtant légitimes -présentent dans les écoles (madhâ-ib) des gens de la sounnah (Malikite, Chafi’ite, Hanafite, Hanbalite) ?

– Retrouvez d’autres articles en rapport avec la secte wahhabite : ici.

L’Imâm As-Souyoûti déclare mécréant les moujassimah (anthropomorphistes)

Sujet : Les moujassimah ne sont pas musulmans.

Suyuti al-Achbâh wa n-Nadhâ-ir   souyouti takfir moujassimah anthropomorphiste

Dans son recueil de Fiqh Chafi’ite « Al-Achbâh wa n-Nadhâ-ir » après avoir mentionné la déclaration de mécréance de l’Imâm Ach-Châfi’i à l’égard des moujassimah (anthropomorphistes) [voir l’article : ici], l’Imâm As-Souyoûti a dit :

« وقال بعضهم : المبتدعة أقسام :
الأول : ما نكفره قطعا ، كقاذف عائشة رضي الله عنها ومنكر علم الجزئيات ، وحشر الأجساد ، والمجسمة ، والقائل بقدم العالم .  »

«  Certains savants ont dit : les moubtadi’ah (innovateurs dans la croyance) sont de différentes sortes :

La première : ceux que nous déclarons mécréant de façon catégorique, comme celui qui attribue la fornication à ‘Â-ichah (رضي الله عنها) et celui qui nie que Allâh connait le détail des choses et la résurrection des corps, ainsi que les moujassimah (anthropomorphistes) et celui qui prétend que le monde serait sans début.

[Ensuite il mentionne une catégorie de moubtadi’ah qui n’est pas déclarée mécréante et ce, de façon catégorique ;

Puis il mentionne une catégorie de moubtadi’ah sur laquelle il y a divergence sur la déclaration de mécréance] »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Abou l-Fadl ‘Abdou r-Rahmân ibnou Abî Bakr Jalâlou d-Dîn as-Souyoûti est un grand savant Chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 au Caire et il est décédé en 911 de l’hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

  • ‘Abdou l-Qâdir Ibn Mouhammad Ach-Châdhili (l’un de ses élèves) a dit à son sujet : « Notre maître (sayyidounâ wa mawlânâ), l’illustre et grand enseignant […] Chaykhou l-Islâm, l’héritier des sciences des prophètes (‘alayhimou s-salâm), celui qui était sans égal à son époque, unique en son temps, celui qui anéantit l’innovation blâmable et qui revivifie la sounnah […] l’Illustre savant, l’océan de science, le très intelligent […] le savant de la religion sans équivalent, l’Imâm de ceux qui appellent à la guidée, celui qui réprime les moubtadi’ah (innovateurs dans la croyance) et les athées, le Sultan des savants, le porte parole des défenseurs de la croyance (moutakallimîn), Le chaykh de l’Islâm et des musulmans, celui qui appelle à la voie agréée par Allâh, l’Imâm des mouhaddithîn (spécialiste du Hadîth) de son époque et de son temps » [Jalâlou d-Dîn As-Souyoûti : Ma’lamatou ‘ouloûmi l-Islâmiyyah]
  • Chamsou d-Dîn Ad-Dâwoûdi (l’un de ses élèves) a dit de lui : « Il était le plus savant des gens de son époque dans la science du Hadîth et ses ramifications » [Chadharâtou dh-Dhahab].
  • Ibnou ‘Imâd Al-Hanbali a dit à son sujet : « Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) […] le Chafi’ite, le mousnid, l’examinateur scrupuleux, l’auteur d’ouvrages excellents et bénéfiques » [Chadharâtou dh-Dhahab].

– Ici, l’Imâm As-Souyoûti indique que les moubtadi’ah (ceux qui ont innové dans la croyance) sont répartis en différents groupes :

  • Un groupe qui est déclaré mécréant de manière catégorique (c’est-à-dire sans divergence) et il a mentionné parmi eux les moujassimah (anthropomorphistes), c’est-à-dire ceux qui attribuent à Allâh le corps et les caractéristiques des corps (telles que les organes, les membres, la couleur, l’endroit, la direction, la composition etc).
  • Un groupe qui n’est pas déclaré mécréant.
  • Et un groupe sur lequel il y a divergence sur leur mécréance.

– Cette parole de l’Imâm As-Souyoûti est confirmé de lui dans un autre de ses ouvrages dans lequel il a dit : « Celui qui est devenu mécréant par son innovation, et cela comme le dit l’auteur (An-Nawawi) du commentaire de Al-Mouhadh-dhab : le moujassim (anthropomorphiste) et celui qui nie que Allâh connait le détail des choses ... » [Tadrîbou r-Râwî].

– En effet l’Imâm An-Nawawi mentionne dans son livre « Al-Majmoû’ Charhou l-Mouhadh-dhab » : « Et nous avons certes mentionné que celui qui est devenu mécréant par son innovation, la prière n’est pas valable derrière lui […] et parmi ceux qui sont devenus mécréants il y a celui qui attribue clairement le corps [à Allâh] ».

– Le Chaykh Al-Mounâwi a tenu des propos semblable en disant : « Quant à celui qui devient mécréant par son innovation, c’est comme celui qui renie la connaissance de Allâh en prétendant qu’il ne connait pas le détail, ou qui prétend que Allâh serait un corps, ou qu’Il serait dans une direction. De même celui qui dit que Allâh est en contact avec le monde ou détaché de lui ». [Faydou l-Qadîr]

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance : ici .

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici .

Sayyid Qoutb avait pour croyance que Allâh est dans tous les endroits comme les jahmiyyah et les mou’tazilah

Sujet : Les mauvaises croyances de Sayyid Qoutb

Sayyid Qutb - fi dhilali l-qouran   sayyid qutb égaré croit que Allah est partout dans tout les endroits fi dhilal al qouran   sayyid qutb sayyid qotb

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans son livre « Fî Dhilâli l-Qour-ân » (tome 6, page 3481 de cette édition) Sayyid Qoutb l’un des leaders du groupe égaré dont les membres se font appeler « les frères musulmans » a dit :

« { وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَ مَا كُنتُمْ وَٱللَّهُ بِمَا تَعْمَلُونَ بَصِيرٌ }
وهو كلمة على الحقيقة لا على الكناية والمجاز. فالله سبحانه مع كل واحد ومع كل شيء في كل وقت وفي كل مكان»

« [Concernant le verset : ] {wa houwa ma’akoum ayna mâ kountoum wa l-Lâhou bimâ ta’maloûna basîr}

Il s’agit d’une parole au sens propre (haqîqah) et non au sens figuré ou métaphorique ; et Allâh soubhânah est avec chaque personne et avec toutes choses, à tout moment et dans tous les endroits»

Informations utiles :

– Sayyid Qoutb Ibnou Ibrâhîm, est un écrivain Égyptien, né le 9 octobre 1906 dans le village de Moûchâ dans la province de Asyoût dans le sud de l’Egypte. Il sortit de la faculté « Dârou l-‘Ouloûm » du Caire en 1934, et travailla au sein du journal « al-Ahrâm », il voyagea pour son travail puis se rallia au parti « Hizb al-Ikhwân » (ceux qui se font appeler les frères musulmans) au sein duquel il fût vite placé au premier rang, puis il détourna le parti dans une voie différente de celle de son fondateur d’origine : Haçân Al-Bannâ. Il fût ensuite emprisonné, et s’adonna durant son incarcération à la composition d’ouvrages dans sa cellule. Sayyid Qoutb n’a pas appris la science de la religion auprès d’un quelconque Chaykh ou d’un savant, tout comme en témoignent ses ouvrages qui comportent des expressions philosophiques et de nombreux égarements, il s’est ainsi perdu et a mené beaucoup de personnes à leur perte. Il fût exécuté le 29 août 1966 par pendaison pour son apostasie.

  • Al-‘Allâmah, Chaykhou l-Islâm, Moustafâ Sabrî a dit de Sayyid Qoutb pour exposer son ignorance : « Il est étranger aux sciences Islamiques » [Dans son livre Mawqifou l-‘Aql tome 1 page 329]

– Son livre « Fî Dhilâli l-Qour-ân » qu’il a écrit sous la forme d’un tafsîr lorsqu’il était en prison, comporte beaucoup de prétentions contraire à l’Islâm et à l’unanimité des musulmans.

– Ici, Sayyid Qoutb dévoile sa croyance contraire à celle des musulmans en prétendant que Allâh serait de par Lui-même avec tout un chacun, à tout moment, et dans tous les endroits, et en prétendant que le verset { وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَ مَا كُنتُمْ } [wa houwa ma’akoum ayna mâ kountoum] devrait être pris au sens apparent et non au sens figuré. Ainsi Sayyid Qoutb a rejoint la croyance de Jahm ibn Safwân, des mou’tazilah et des najjâriyyah sur cet égarement manifeste.

– Quant aux gens de la sounnah, ils ont été unanimes à dire que ce verset ne doit pas être pris au sens apparent, tout comme le rapporte l’Imâm, le moufassir (spécialiste de l’explication du Qour-ân) Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi en disant : « Il est confirmé l’unanimité sur le fait que Allâh soubhânah n’est pas avec nous (ma’anâ) dans un endroit, ni une direction, ni dans un espace.» [Dans son tafsîr].
Et Ibn Kathîr a dit dans son tafsîr : « Les moufassiroûn (savants spécialistes de l’explication du Qour-ân) ont été unanimes sur le fait de rejeter la parole des jahmiyyah (le groupe de Jahm Ibn Safwân) – et Allâh est totalement exempt de ce qu’ils prétendent – qu’Il serait dans tous les endroits».

– Ainsi les savants ont catégoriquement rejeté cette croyance, et on expliqué que « la ma’iyyah » de Allâh est par Sa science, Sa puissance, […]. Mais en aucun cas ce verset ne signifierait que Allâh serait partout ou dans tous les endroits de par Son Etre. Consultez à ce sujet la parole de :

  • L’Imâm Ahmad Ibn Hambal. En effet, Ibn Hamdân a dit :  « Ahmad reniait ceux qui disent que Allâh est dans tous les endroits » [Nihâyatou l-Moubtadi-în].
  • L’Imâm Ibnou Foûrak [Mouchkilou l-Hadîth] ;
  • L’Imâm Al-Bayhaqi qui a dit : « Et ce que nous avons mentionné de parmi les versets est une preuve de l’infondé de la parole de ceux qui prétendent, de parmi les jahmiyyah, que Allâh ta’âlâ serait par Son Être dans tous les endroits. Et Sa parole ‘Azza wa Jall :  { وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَ مَا كُنتُمْ} (wa houwa ma’akoum ayna mâ kountoum) [soûrat Al-Hadîd / 4] ce qu’Il en a voulu est : par Sa science et non par Son Être» [Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Al-Ghazâli qui a dit : « S’est trompé celui qui a dit que Allâh est dans tous les endroits ; et tout ceux qui lui ont attribué l’endroit et la direction se sont humilié et se sont égaré » [Al-Arba’în fî Ousoûli d-Dîn]
  • L’Imâm Ibn ‘Açâkir qui rapporte la voie de l’Imâm de la Sounnah : Abou l-Haçan Al-Ach’ari [Tabyinou Kadhibi l-Mouftari] ;
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi [Dans son tafsîr] ;
  • L’Imâm Al-Qourtoubi [Dans son tafsîr] ;
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni qui a dit : « Et ont contredit cela certains mou’tazilah qui ont dit que Allâh est dans tous les endroits, et cela est une ignorance claire » [Fat-hou l-Bârî] ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Wahhâb Ach-Cha’râni rapporte de ‘Ali Al-Khawwâs qu’il a dit : « Il n’est pas permis de dire que Allâh ta’âlâ est dans tous les endroits comme l’ont dit les Mou’tazilah et les Qadariyyah » [Al-Yawâqît wa l-Jawâhir] ;
  • Le Chaykh Ismâ’îl Haqqi Al-Hanafi a dit : « Celui qui attribue à Allâh ta’âlâ un endroit alors il fait partie des moujassimah (ceux qui attribuent le corps à Allâh), et parmi eux il y a les ignorants qui se revendiquent [mensongèrement] du Soufisme et qui disent que Allâh est dans tous les endroits » [Rapporté par le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari dans son livre Ad-Dîn Al-Khâlis]
  • D’autres articles seront ajouté (إن شاء الله).

– Bien plus, les savants ont considéré cette croyance comme étant de la mécréance claire et explicite. En effet :

  • Le Chaykh Ibn Hamdân Al-Hanbali a dit : « Et celui qui dit que Allâh est par Son Être dans tous les endroits, ou dans un endroit, c’est un mécréant, car cela impliquerait l’éternité de l’endroit et l’incarnation dans les endroits répugnants et autres, et Allâh est totalement exempt de cela » [Dans son livre Nihâyatou l-Moubtadi-în].
  • Le Chaykh Ibn Balbân Al-Hanbali a dit : «Celui qui croit que Allâh est par Lui-même dans tous les endroits ou dans un endroit est mécréant.» [Moukhtasarou l-Ifâdât] et cela a également été confirmé de lui par le Chaykh Al-Qaddoûmi Al-Hanbali [Dans son livre Al-Manhajou l-Ahmad].
  • Quant au Chaykh ‘Abdou l-Ghani Al-Nâboulouçi Al-Hanafi, il a dit : « Quant à l’assimilation (tachbîh) c’est de croire que Allâh ta’âlâ ressemble à l’une de Ses créatures, comme ceux qui croient que Allâh est un corps au-dessus du Trône […] ou qu’Il est au ciel (fi s-samâ), ou qu’Il est dans une des six directions, ou qu’Il est dans un des endroits ou dans tous les endroits , ou qu’Il a rempli les cieux et la terre ou qu’Il s’est incarné dans quelque chose ou dans toute les choses, ou celui qui croit que les créatures seraient une partie de Lui, et tout ceci est de la mécréance claire » [Al-Fathou r-Rabbâni].

– Quant à celui qui dirait “Allâh est partout” ou “dans tous les endroits” en comprenant de ces expressions que Allâh sait toute chose, qu’Il voit tout et qu’Il entend tout, tout en ayant pour croyance que Allâh n’est pas concerné par les endroits, alors il n’est pas déclaré mécréant, bien que les termes qu’il ait utilisé soient blâmable. L’Imâm Ibnou Foûrak a dit à ce sujet : «Le sens est correct mais l’expression utilisée est interdite (mamnoû’)» [Mouchkilou l-Hadîth].

– Le Chaykh Khalîl Daryân Al-Azhari a dit : « Sache qu’il n’est pas permis de dire que Allâh est dans tous les endroits, même si celui qui dit cela comprend de cette expression corrompue (fâçidah) que Allâh sait toute chose » [Ghâyatou l-Bayân fî Tanzîhi l-Lâhi ‘ani l-Jihati wa l-Makân]

– La croyance des musulmans, celle des gens de la vérité, est que Allâh n’est pas concerné par Ses créatures, c’est-à-dire qu’Il n’en dépend pas. Ainsi Il n’est pas dans un endroit, ni dans tous les endroits, mais Il existe sans endroit.  En effet Allâh existe de toute éternité alors que les endroits n’existaient pas, et après avoir créé les endroits, Allâh existe toujours sans endroit. Et ceci est conforme au hadîth Sahîh du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم), rapporté par Al-Boukhâri et autre :

« كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ »

[ce qui a pour sens ] : «Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ».

– Retrouvez d’autres articles concernant le fait qu’il n’est pas permis de croire que Allâh serait partout ou dans tous les endroits : ici.

L’Imâm Al-Qourtoubi explique le verset {wa houwa ma’akoum} et la nécessité de l’interprétation

Sujet : Explication du verset {wa houwa ma’akoum}

Tafsir - Al-Jami'li-Ahkam al-qouran - qourtoubi   Tafsir qourtoubi tome 20   Qourtoubi - wa houwa ma'akoum - interpretation -istiwa

Dans son célèbre tafsîr, lors de l’explication du verset 4 de Soûrat Al-Hadîd, l’Imâm Al-Qourtoubi a dit :

« { وَهُوَ مَعَكُمْ } يعني بقدرته وسلطانه وعلمه { أَيْنَ مَا كُنتُمْ وَٱللَّهُ بِمَا تَعْمَلُونَ بَصِيرٌ } يبصر أعمالكم ويراها ولا يخفى عليه شيء منها. وقد جمع في هذه الآية بين { ٱسْتَوَىٰ عَلَى ٱلْعَرْشِ } وبين { وَهُوَ مَعَكُمْ } والأخذ بالظاهرين تناقض فدل على أنه لا بدّ من التأويل، والإعراضُ عن التأويل ٱعتراف بالتناقض. »

« Allâh ta’âlâ dit : {wa houwa ma’akoum} [traduction mot à mot : et Il est avec vous] c’est-à-dire par Sa puissance, Sa souveraineté, et Sa science {ayna mâ kountoum wa l-Lâhou bimâ ta’maloûna basîr} [traduction mot à mot : où que vous soyez, et Allâh voit ce que vous faites] Il voit vos actes, et aucun d’eux ne Lui échappe. Et certes Allâh a réunis dans ce verset [Sa parole] {Istawâ ‘ala l-‘Arch} [qui signifierait selon le sens apparent – qui n’est pas correct – que Allâh serait assis ou établi sur le trône] et [Sa parole] {wa houwa ma’akoum} [qui signifierait selon le sens apparent – qui n’est pas correct – que Allâh serait situé dans l’endroit dans lequel nous sommes] et le fait de les prendre (ces deux parties du verset) selon leur sens apparents amène à une contradiction, et cela est une preuve qu’il est nécessaire d’avoir recours à l’interprétation (ta-wîl), et l’opposition à l’interprétation (ta-wîl) amène à la contradiction.

[puis il cite une parole de l’Imâm Al-Jouwayni [à retrouver : ici

Informations utiles :

– Le Moufassir (exégète) Mouhammad Ibnou Ahmad Al-Ansâri Al-Qourtoubi est décédé en 671 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 760 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Mâlik. Son tafsîr « Al-Jâmi’ou li Ahkâmi l-Qour-ân » est une référence incontournable.

  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’illustre savant (Al-‘Allâmah) […] un Imâm très intelligent, un érudit dans la science, il est l’auteur de nombreux ouvrages qui sont très utiles et qui indiquent sa grande connaissance, et l’abondance de sa vertu » [Târîkhou l-Islâm]
  • Ibnou Farhoûn al-Mâliki a dit de lui : « Le Chaykh, l’Imâm […] le moufassir (exégète), Il était parmi les esclaves vertueux de Allâh, de parmi les savants , les connaisseurs, les pieux, les détachés du bas-monde, ceux qui sont occupé par les affaires qui concernent l’au-delà. » Et il a dit au sujet de son Tafsîr (exégèse du Qour-ân) : « Il compte parmi les tafsîr les plus importants et les plus éminents en terme de mérite  » [Ad-Dîbâj]
  • Ibnou ‘Imâd al-Hambali a dit : « Il était un Imâm, un savant, de parmi ceux qui ont une grande connaissance du hadîth, auteur de bons ouvrages » [Chadharâtou dh-Dhahab]
  • Mouhammad Makhloûf a dit à son sujet : « Le savant, l’Imâm, le glorieux (al-jalîl), le vertueux (al-fâdil), le spécialiste de la jurisprudence (faqîh), le spécialiste de l’explication du Qour-ân (moufassir), le pieux, celui qui est scrupuleux, celui qui est complet, il était parmi les esclaves vertueux de Allâh et de parmi les savants qui ont le plus de science » [Chajaratou n-Noûr]
  • Az-Zirikli a dit de lui : « Il est de parmi les plus grands des moufassiroûn (exégètes du Qour-ân), il était vertueux, et pieux» [Al-A’lâm]

– Ici, l’Imâm Al-Qourtoubi explique le verset : { وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَ مَا كُنتُمْ} (wa houwa ma’akoum ayna mâ kountoum) [soûrat Al-Hadîd / 4] en expliquant que ce qui est visé ici c’est que Allâh est avec nous par Sa puissance, Sa souveraineté et Sa science, c’est-à-dire que ce verset ne signifie pas que Allâh serait avec nous par Son Etre, c’est-à-dire par Lui-même. Ainsi il n’est pas valable de croire que Allâh serait « partout » ou « dans tout les endroits », et cette croyance est rejetée à l’unanimité.

– Ensuite l’Imâm Al-Qourtoubi explique que dans ce même verset Allâh ta’âlâ dit à Son sujet :  {Istawâ ‘ala l-‘Arch} et aussi {wa houwa ma’akoum}, et le fait de prendre ces deux parties du verset selon son sens apparent amène à une contradiction, et il n’y a pas de contradiction dans le Qour-ân, ainsi il est nécessaire d’avoir recours à l’interprétation. En effet le fait de prendre le sens apparent de la parole de Allâh : {Istawâ ‘ala l-‘Arch} amène à la croyance des moujassimah (corporalistes) qui considèrent que Allâh serait assis ou établi sur le trône, et le fait de prendre le sens apparent de la parole de Allâh : {wa houwa ma’akoum ayna mâ kountoum} amène à la croyance des jahmiyyah qui eux considèrent que Allâh serait partout, ou dans tout les endroits.

– Les savants de l’Islâm ont dénoncé ces deux croyances et les ont considérés comme étant de la mécréance. En effet :

  • Le Chaykh Ibn Hamdân Al-Hanbali a dit : « Et celui qui dit que Allâh est par Son Être dans tous les endroits, ou dans un endroit, c’est un mécréant, car cela impliquerait l’éternité de l’endroit et l’incarnation dans les endroits répugnants et autres, et Allâh est totalement exempt de cela » [Dans son livre Nihâyatou l-Moubtadi-în].
  • Le Chaykh Ibn Balbân Al-Hanbali a dit : «Celui qui croit que Allâh est par Lui-même dans tous les endroits ou dans un endroit est mécréant.» [Moukhtasarou l-Ifâdât] et cela a également été confirmé de lui par le Chaykh Al-Qaddoûmi Al-Hanbali [Dans son livre Al-Manhajou l-Ahmad].
  • Quant au Chaykh ‘Abdou l-Ghani Al-Nâboulouçi Al-Hanafi, il a dit : « Quant à l’assimilation (tachbîh) c’est de croire que Allâh ta’âlâ ressemble à l’une de Ses créatures, comme ceux qui croient que Allâh est un corps au-dessus du Trône […] ou qu’Il est au ciel (fi s-samâ), ou qu’Il est dans une des six directions, ou qu’Il est dans un des endroits ou dans tous les endroits , ou qu’Il a rempli les cieux et la terre ou qu’Il s’est incarné dans quelque chose ou dans toute les choses, ou celui qui croit que les créatures seraient une partie de Lui, et tout ceci est de la mécréance claire » [Al-Fathou r-Rabbâni].

– Le Chaykh Ibn Hamdân a dit :  « Ahmad [Ibn Hambal] reniait ceux qui disent que Allâh est dans tous les endroits » [Nihâyatou l-Moubtadi-în].

– L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « Et ce que nous avons mentionné de parmi les versets est une preuve de l’infondé de la parole de ceux qui prétendent, de parmi les jahmiyyah, que Allâh ta’âlâ serait par Son Être dans tous les endroits. Et Sa parole ‘Azza wa Jall :  { وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَ مَا كُنتُمْ} (wa houwa ma’akoum ayna mâ kountoum) [soûrat Al-Hadîd / 4] ce qu’Il en a voulu est : par Sa science et non par Son Être» [Al-I’tiqâd]

– L’Imâm Al-Ghazâli a dit : « S’est trompé celui qui a dit que Allâh est dans tous les endroits ; et tout ceux qui lui ont attribué l’endroit et la direction se sont humilié et se sont égaré » [Al-Arba’în fî Ousoûli d-Dîn]

– L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a dit : « Et ont contredit cela certains mou’tazilah qui ont dit que Allâh est dans tous les endroits, et cela est une ignorance claire » [Fat-hou l-Bârî]

– Le Chaykh ‘Abdou l-Wahhâb Ach-Cha’râni rapporte de ‘Ali Al-Khawwâs qu’il a dit : « Il n’est pas permis de dire que Allâh ta’âlâ est dans tous les endroits comme l’ont dit les Mou’tazilah et les Qadariyyah » [Al-Yawâqît wa l-Jawâhir]

– Le Chaykh Ismâ’îl Haqqi Al-Hanafi a dit : « Celui qui attribue à Allâh ta’âlâ un endroit alors il fait partie des moujassimah (ceux qui attribuent le corps à Allâh), et parmi eux il y a les ignorants qui se revendiquent [mensongèrement] du Soufisme et qui disent que Allâh est dans tous les endroits » [Rapporté par le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari dans son livre Ad-Dîn Al-Khâlis]

– Quant à celui qui dirait “Allâh est partout” ou “dans tout les endroits” en comprenant de ces expressions que Allâh sait toute chose, qu’Il voit tout et qu’Il entend tout, tout en ayant pour croyance que Allâh n’est pas concerné par les endroits, alors il n’est pas déclaré mécréant, bien que les termes qu’il ait utilisé soient blâmable. L’Imâm Ibnou Foûrak a dit à ce sujet : «Le sens est correct mais l’expression utilisée est interdite (mamnoû’)» [Mouchkilou l-Hadîth].

– Le Chaykh Khalîl Daryân Al-Azhari a dit : « Sache qu’il n’est pas permis de dire que Allâh est dans tous les endroits, même si celui qui dit cela comprend de cette expression corrompue (fâçidah) que Allâh sait toute chose » [Ghâyatou l-Bayân fî Tanzîhi l-Lâhi ‘ani l-Jihati wa l-Makân]

– L’interprétation est de deux sortes :

  • La première : croire en ce qui est révélé dans les Textes sans rentrer dans les détails du sens, tout en exemptant Allâh de toutes ressemblances et caractéristiques des créatures (c’est ce qu’on appelle l’interprétation globale -ta-wîl ijmâliyy- ou encore tafwîd).  Voici quelques exemples :

L’Imâm Aboû Hanîfah concernant l’Istiwâ [Al-Wasiyyah]

L’Imâm Aboû Hanîfah concernant le Yad [Al-Fiqh al-Akbar]

L’Imâm Mâlik concernant l’Istiwâ [rapporté par Al-Qayrawâni] et [rapporté par Al-Bayhaqi] et [rapporté par Al-‘Azzâmi] et [rapporté par Al-Qourtoubi] et [rapporté par Ibn Kathîr]

L’Imâm Ibn Hibbân concernant le hadîth du Nouzoûl [Dans son Sahîh]

  • La seconde : Interpréter selon un sens digne d’être attribué à Allâh et valable dans la langue (c’est ce qu’on appelle l’interprétation détaillée – ta-wîl tafsîliyy -). Voici quelques exemples :

L’Imâm Ibn ‘Abbâs concernant le Sâq [Rapporté par At-Tabari] et [Rapporté par Al-Bayhaqi]

L’Imâm Al-Boukhâri concernant le Wajh [Dans son Sahîh]

L’Imâm Ahmad concernant « wa jâ-a rabbouka » [Rapporté par Al-Bayhaqi] et [Rapporté par As-Sa’di] et [Rapporté par Al-Hisni]

L’Imâm At-Tabarâni concernant l’Istiwâ [Dans son tafsîr]

Ces deux voies qui sont toutes les deux correctes ont en commun de ne pas prendre le sens apparent. Remarquons que les savants du Salaf, bien qu’ils utilisaient majoritairement l’interprétation globale, ils avaient quelque fois recours à l’interprétation détaillée également, comme cela apparaît dans les exemples ci-dessus.

– L’Imâm Ibnou l-Jawzi, dans son livre Al-Majâlis, réplique à ceux qui prétendent que les savants du Salaf n’ont pas réalisé d’interprétations [Al-Majâlis].

– Consultez également l’explication de l’Imâm Ar-Râzi concernant le verset 4 de Soûrat Al-Hadîd [Dans son tafsîr]

– Retrouvez d’autres articles concernant le fait qu’il n’est pas permis de croire que Allâh serait partout ou dans tout les endroits : ici.