Sujet : L’Imâm Al-Ach’ari considère mécréant les moujassimah
L’assistant du dernier calife des musulmans, l’Imâm Al-Kawthari a dit dans son livre « Maqâlâtou l-Kawthari » (page 274 de cette édition) :
« و قد قال الإمام أبو منصور عبد القاهر التميمي في كتاب « الأسماء و الصفات له » فيما روى التقي السبكي عنه في الفتاوى الحلبيات و هي أجوبته عن أسئلة الشهاب الأذرعي: إن الأشعري و أكثر المتكلمين قالوا بتكفير كل مبتدع كانت بدعته كفراً أو أدت إلى كفر كمن زعم أن لمعبوده صورة أو أن له حداً و نهاية أو أنه يجوز عليه الحركة و السكون… و لا إشكال لذي لب في تكفير الكرامية مجسمة خراسان في قولهم إنه تعالى جسم له حد و نهاية من تحته و أنه مماس لعرشه و أنه محل الحوادث »
« L’Imâm Aboû Mansoûr ‘Abdou l-Qâhir At-Tamîmi a dit dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât » d’après ce qu’a rapporté de lui [l’Imâm] At-Taqî As-Soubki […] : [L’Imâm] Al-Ach’ari et la plupart des savants spécialistes de la croyance (moutakallimîn) ont déclaré mécréant tout innovateur dont l’innovation constitue de la mécréance, ou dont l’innovation mène à la mécréance, comme ceux qui prétendent que ce qu’ils adorent aurait une image ou qu’il aurait une limite ou une fin ou qu’il lui serait possible le mouvement et l’immobilité. Et il n’y a aucun problème concernant celui qui déclare mécréant les karrâmiyyah corporalistes (moujassimah) du Khourâçân concernant leur propos lorsqu’ils disent que Allâh ta’âlâ serait un corps, qu’Il aurait une limite et une fin par le bas, qu’Il serait en contact avec Son trône et qu’Il serait sujet aux choses qui entrent en existence »
Informations utiles :
– L’Imâm, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), le Chaykh Mouhammad Zâhid Al-Kawthari Al-Hanafi était l’assistant du dernier Calife des musulmans (le Califat a pris fin en 1924). Il était un grand savant Hanafite qui a même été appelé par certains le « Moujaddid » du siècle dernier (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion). Il est né en 1296 et il est décédé en 1371 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 70 ans.
- Le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi a dit de lui : « Al-‘Allâmah (l’illustre savant) scrupuleux, qui est très intelligent, le vérificateur, l’éminent enseignant (al-Oustâdh al-Kabîr), le Chaykh Mouhammad Zâhid Al-Kawthari » [Al-Fourqân]
– Le Chaykh, le Mouhaddith (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), al-Ousoûli (spécialiste des fondements), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), l’Imâm Aboû Mansoûr ‘Abdou l-Qâhir Ibnou Tâhir At-Tamîmi Al-Baghdâdi Al-Isfarâyîni est décédé en 429 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1000 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Nous pouvons mentionner de parmi ses Chouyoukh l’Imâm Aboû Is-hâq Al-Isfarâyîni [m.418 H.]. Et on compte de parmi ceux qui ont rapporté de lui : l’Imâm Al-Bayhaqi [m. 458 H.] et l’Imâm Al-Qouchayri [m. 465 H.].
- Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit de lui : « Le grand Imâm, l’enseignant (Oustâdh) […] l’Imâm au degré très élevé, au statut honoré, qui a beaucoup de science, » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
- Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’illustre savant (Al-‘Allâmah), celui qui excelle (Al-Bâri’), celui qui maîtrise de nombreuse sciences (al-Mouttafannin), l’enseignant (al-Oustâdh) […] l’auteur d’ouvrages originales, l’un des plus savants de parmi les Châfi’ites» [Siyarou A’lâmi n-Noubalâ]
- Aboû ‘Outhmân As-Sâboûni a dit de lui : « Al-Oustâdh Aboû Mansoûr [al-Baghdâdi] faisait partie des imams des fondements et il était une grande personnalité de l’Islâm par unanimité des gens qui ont un mérite, il excellait dans l’agencement [de ses ouvrages], il était l’auteur d’ouvrage extraordinaire, et était un Imâm très honorable » [Tabyîn kadhib al-Mouftari]
- ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fârissi a dit le concernant : « Il est l’enseignant (al-Oustadh), l’Imâm complet [de par sa science], celui qui maitrise de nombreuse science, le spécialiste de la jurisprudence (al-Faqîh), le spécialiste des fondements de la religion (al-ousoûli), le spécialiste de la poésie, le spécialiste de la grammaire […] » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
– L’Illustre savant, Chaykhou l-Islâm, le Qâdî (Juge), le Hâfidh (spécialiste de la sience du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moujtahid (jurisconsulte), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Loughawi (spécialiste de la langue arabe) le Chaykh Taqiyyou d-Dîn ‘Ali Ibnou ‘Abdi l-Kâfî As-Soubki est né en 683 à Soubk et il est décédé en 756 de l’Hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 680 ans. Il était du Madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i. Son père et son fils (Taj ad-Dîn Aboû Nasr ‘Abdou l-Wahhâb Ibn Taqiyyou d-Dîn as-Soubki) étaient également des savants reconnues.
- Le Hâfidh As-Souyoûti a dit le concernant : « L’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (exégète), le Ousoûli (spécialiste des fondements), al-Adîb, le Moujtahid […] Chaykou l-Islâm, l’Imâm de son époque». [Tabaqâtou l-Houffâdh]
- Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami le surnommait « Chaykh al-Islâm ». [Al-Jawhar], et il a dit de lui : « L’Imâm, le Moujtahid, celui pour lequel il y a accord sur le fait qu’Il est un grand imâm et sur son grand degré, sa grande maîtrise, son rang d’ijtihad» [Al-Fatâwa l-Hadîthiyyah]
- Tâjou d-Dîn As-Soubki (son fils) a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Moufassir (exégète), le Mouqri (spécialiste de la récitation), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Moutakallim (spécialiste de la croyance), al-Adîb, le Nahwi (spécialiste de la grammaire Arabe), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le Moujtahid […] Chaykou l-Islâm, le juge des juges (Qâdi l-Qoudâ)». [At-Tabaqât]
- Chamsou d-Dîn Ad-Dâwoûdi a dit à son sujet : « Taqiyyou d-Dîn Abou l-Haçan le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Châfi’ite, le Moufassir (exégète), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Nahwi (spécialiste de la grammaire Arabe), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le Mouqri (spécialiste de la récitation) […] Chaykh al-Islâm, l’un des grands Moujtahid» [Tabaqâtou l-Moufassirîn]
- As-Safadi a dit de lui :« Le juge des juges (Qâdi l-Qoudâ) […] le Chaykh, l’Imâm, le savant (al-‘Âlim), l’Illustre savant (al-‘Allâmah) […] le Moufassir (exégète), le Mouqri (spécialiste de la récitation), le Mouhaddîth (transmetteur du hadîth), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] le Nahwi (spécialiste de la grammaire), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’un des grands moujtahid […] Chaykhou l-Islâm, le grand savant de la Oummah, le pôle des Imâms ». [Al-Wâfî bi l-Wafayât]
- Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « Al-Qâdî (Juge), l’Imâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), la fierté des savants» [Al-Mou’jam Al-Moukhtas]. Et Adh-Dhahabi a dit ces deux vers (poésie arabe) en éloge à Taqiyyou d-Dîn As-Soubki : “Que le Minbar Omeyyade soit fier lorsque le sage, l’océan de science, le taqiyy l’a gravi, Celui qui mémorise le plus parmi tous les chaykh de son époque, Le plus éloquent d’entre eux, celui qui maîtrise le plus la science des lois : ‘Ali”, il s’agit de ‘Ali le fils de ‘Abdou l-Kâfî, As-Soubki.
- Az-Zirikli a dit à son sujet : « Le Chaykh al-Islâm de son époque, l’un des Houffâdh (spécialistes de la science du hadîth) et des Moufassirîn (exégètes)» [Al-A’lâm]
– L’Imâm Abou l-Haçan Al-Ach’ari est un savant du salaf (C’est-à-dire ayant vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire) il est né en 260 (certains ont dit 270) et il est décédé en 324 de l’Hégire (d’autres ont dit 330 ou 333) (رحمه الله). Un très grand nombre de savants ont fait son éloge et le considèrent comme l’un des plus grands défenseurs de la croyance de Ahlou s-sounnah wa-l Jamâ’ah. Beaucoup l’ont considéré comme étant le moujaddid (savant revivificateur) de son siècle. Consultez sa biographie : ici.
- L’Imâm Abou l-Haçan As-Soulami a dit à son sujet : « Al-Ach’ari est le savant à la tête du 3ème siècle [de l’Hégire] (c’est-à-dire le moujaddid – savant revivificateur)» [Rapporté par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir dans Tabyîn kadhib al-Mouftari]
- Le Chaykh Mouhammad Ibn A’mar An-Nâbighah Al-Ghalâwi a dit de lui : « Al-Ach’ari est l’Imâm de Ahlou s-Sounnah » [Al-Moubâchir ‘ala Bni ‘Âchir]
- Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri a dit : « Nous disons que Ach-Châfi’i, Mâlik, Aboû Hanîfah, Ahmad Ibn Hanbal, Al-Awzâ’i, et le reste des moujtahidîn sont sur la bonne guidée de leur Seigneur, et que Abou l-Haçan Al-Ach’ari est un Imâm de la Sounnah, tout comme Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi » [Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah]
– Ici, l’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi rapporte que l’Imâm Al-Ach’ari (رحمه الله) et la plupart des savants spécialistes de la croyance ont déclaré textuellement mécréants les moujassimah, c’est-à-dire ceux qui croient que Allâh serait un corps, ou qu’Il aurait une image, ou qu’Il aurait une limite, ou une fin, qu’il Lui serait possible le mouvement et l’immobilité, qu’Il serait sur le trône, ou qu’Il serait sujet aux choses qui entrent en existence. Il indique que cette croyance est une innovation qui est de la mécréance.
– Cette position de l’Imâm Al-Ach’ari (رحمه الله) à l’égard des moujassimah a été mentionnée par lui-même dans son livre An-Nawâdir. Il a dit : « Celui qui a cru que Allâh est un corps, il ne connait pas son Seigneur, et certes il est mécréant en Lui » [Rapporté par Al-Bayâdi].
– Et ceci est un jugement sur lequel il y a unanimité.
- Le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri a dit : « Celui qui dit que Allâh est un corps, il est mécréant par unanimité (ijmâ’). C’est pour cela que l’Imâm Al-Haramayn (c’est-à-dire l’Imâm Al-Jouwayni) a dit dans son livre Al-Irchâd : Attribuer la direction à Allâh est de la mécréance manifeste » [Mouljimatou l-Moujassimah]
- L’Imâm Aboû Hâmid Al-Ghazâli a dit : « Quiconque adore un corps est un mécréant par unanimité des Salafs (prédécesseurs) et des Khalafs (successeurs) » [Iljâmou l-‘awâm]
- Retrouvez de nombreuses autres paroles de savants : ici.
– Il a également été rapporté de l’Imâm Al-Ach’ari qu’il considérait mécréant ceux qui attribuent l’endroit ou la direction à Allâh, comme cela a été mentionné par l’Imâm Al-‘Irâqi, le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri, le Chaykh Mahmoûd As-Soubki et autres. [A voir : Citation de Moullâ ‘Ali Al-Qari : ici et Citation de Mahmoûd As-Soubki : ici]
– L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi a mentionné une citation similaire dans son livre « Ousoûlou d-Dîn ». Il a dit : « Quant aux adorateurs de corps du Khourâçân parmi les Karrâmiyyah, les déclarer mécréants est obligatoire (takfîrouhoum wâjib), parce qu’ils prétendent que Allâh ta’âlâ aurait une limite, et une fin par la direction du bas, et que par elle Il toucherait Son Trône, et aussi par ce qu’ils prétendent que Allâh serait concerné par des choses qui entrent en existence »
– Les Karrâmiyyah comptent de parmi les groupes égarés qui sont tombé dans le tachbîh (assimilation) et le tajsîm (corporalisme). Le fondateur est Aboû ‘Abdil-Lâh Mouhammad Ibn Karrâm qui est né en 190 et décédé en 255 de l’Hégire. Il fait parti des premiers corporalistes. Retrouvez d’autres articles faisait référence aux Karrâmiyyah : ici.
– Nous pouvons faire le parallèle entre ce groupe corporaliste du passé et les corporalistes de notre époque (principalement wahhabites) qui ont pour croyance que Allâh serait un corps, avec une limite, dans la direction du haut, qu’Il serait sur le trône, qu’Il changerait de lieu, qu’Il descendrait etc.
– Malheureusement, il y a de nos jours des gens qui sont sur la croyance du tajsîm (le fait de croire que Allâh serait un corps) tout en pensant être sur l’Islâm. Et d’autres qui se revendiquent mensongèrement de l’Imâm Al-Ach’ari (رحمه الله) et qui en plus de le contredire, considèrent ses positions comme de l’extrémisme, et du takfîr abusif, tout en considérant le tajsîm comme une croyance valable en Islâm.

































Nov 19
Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri explique le hadîth « koullou bid’atin dalâlah » comme étant restreint par accord des savants
Sujet : Toutes les innovations ne sont pas de l’égarement.
Dans son livre « Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah », Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri a dit :
« إن العلماء متفقون على انقسام البدعة إلى محمودة ومذمومة وأن عمر رضى الله عنه أول من نطق بذلك ومتفقون على أن قول النبي صلى الله عليه وسلم “كل بدعة ضلالة” عام مخصوص»
« Les savants ont été en accord sur la classification des innovations en bonne et mauvaise, et sur le fait que ‘Oumar (رضي الله عنه) est le premier qui a parlé de cela, et ils ont été en accord sur le fait que la parole du prophète ” كل بدعة ضلالة ” (koullou bid’atin dalâlah) est un texte de portée générale mais dont le sens est restreint (‘âm makhsoûs)»
Informations utiles :
– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) du Maghreb, le Chaykh Abou l-Fadl ‘Abdou l-Lâh Ibnou Mouhammad As-Siddîq Al-Ghoumâri Al-Hassani est décédé en 1413 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 30 ans.
– Ici il explique que les savants de l’Islâm sont en accord sur le fait que l’innovation (bid’ah) peut être bonne ou mauvaise et qu’ils sont également en accord sur le fait que le hadîth ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah) est un texte de portée générale, dont le sens est restreint (‘âm makhsoûs). C’est-à-dire que les savants de l’Islâm, qu’ils soient Hanafites, Malikites, Chafi’ites, Hanbalites ou autres, sont en accord que le terme « كل » (koullou) dans ce hadîth ne désigne pas toutes les innovations dans l’absolu, mais qu’il existe des bonnes innovations.
– L’Imâm An-Nawawi (رحمه الله) a dit à ce sujet : « La parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) « wa koullou bid’atin dalâlah» est [un texte] de portée générale dont le sens est restreint (‘âm makhsoûs), et ce qui est visé est « la plupart des innovations » (ghâlibou l-bida’). » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
– Parmi ce qui indique cela, il y a la parole de ‘Oumar Ibnou l-Khattâb, le compagnon et second Calife (رضي الله عنه) : « ni’matou l-bid’ah » c’est-à-dire “Quelle bonne innovation”. Cette parole de ‘Oumar a été rapportée par l’Imâm Al-Boukhâri [Dans son Sahîh] et l’Imâm Mâlik [Dans Al-Mouwatta]. Et beaucoup de savants se sont appuyés sur cette parole de ‘Oumar pour confirmer qu’une innovation peut être bonne, parmi eux :
– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui-même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim]
– Ainsi, le hadîth qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah) est un hadîth dont les termes sont généraux mais dont le sens est restreint, c’est-à-dire que ce ne sont pas toutes les innovations -dans l’absolu- qui sont de l’égarement, mais il s’agit des innovations qui contredisent la religion. Ainsi ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqué les savants de l’Islâm.
– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.
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