Sujet : L’égarement d’Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite)
[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]
Dans son livre appelé mensongèrement « Charh ‘Aqîdah Ahl as-Sounnah wa l-Jamâ’ah » qui est un commentaire de son propre livre (page 120 de cette édition) Ibn ‘Outhaymîn le wahhabite a dit :
« مسالة : هل يجوز أن نقول أن الله سميع بلا أذن ؟
الجواب : لا يجوز أن نقول أن الله سميع بلا أذن. لأن الله لم ينفِ الأذن عن نفسه ، إذن لا ينبغي أن ننفيها لاحتمال أن يكون له أذُن »
« Question : Est-il permis de dire que Allâh entend sans oreille ?
La réponse [de Al-‘Outhaymîn] : Il n’est pas permis de dire que Allâh entend sans oreille, car Allâh n’a pas nié l’oreille à Son sujet, alors il ne convient pas que nous nions cela car il est possible que Allâh ait une oreille »
Informations utiles :
– Mouhammad Ibnou Sâlih Al-‘Outhaymîn était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1347 H. (c’est-à-dire en 1925) et il est décédé en 1421 H. (c’est-à-dire en 2001), il y a environ vingt ans. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.
– Ici, Ibn ‘Outhaymîn prétend qu’il n’est pas permis, c’est-à-dire que selon lui il serait interdit, de nier l’oreille au sujet de Allâh. Et il se permet même de dire qu’il est possible que Allâh ait oreille.
– Ibn ‘Outhaymine a appliqué ici l’une des règles fondamentales du wahhabisme qui est de dire : «Nous confirmons pour Allâh uniquement ce qu’Il s’est confirmé pour Lui-même ou ce que le Messager de Allâh a confirmé à Son sujet; et nous ne renions à Son sujet que ce qu’Il a nié pour lui-même ou que ce le prophète à nié à Son sujet.» Par cette règle les wahhabites ont prétendus qu’on ne doit pas renier les oreilles, ni la langue, ni la trachée artère […] au sujet de Allâh [voir également la parole de Ibn Bâz : ici] car selon leur prétention aucun texte n’est venu nier cela.
– Pourtant Allâh ta’âlâ dit : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -». Les savants spécialistes de tafsîr du Qour-ân ont confirmé que ce verset en lui-même est une preuve pour exempter Allâh du corps. Parmi eux : l’Imâm Ar-Râzi [Dans son tafsîr], l’Imâm As-Souyoûti [Al-Iklîl] et autres.
– Et le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth sahîh (authentique) rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : «Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth nous indique qu’hormis Allâh et Ses Attributs, rien n’existe de toute éternité : ni terre, ni ciel, ni mer, ni endroit, ni corps, ni membre, ni organe, ni aucune autre créature quelle qu’elle soit. Après cela comment attribuer à Allâh des choses entrées en existence, ou refuser de les nier à son sujet ?!
– De plus nous leur répondons : il n’est pas parvenu dans le Qour’ân, ni dans le Hadîth l’attribution de l’oreille concernant Allâh !
– L’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله) qui fait partie des illustres savants du salaf a dit dans son traité présentant la croyance de l’ensemble des gens de la Sounnah : « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures » [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah].
– Et l’Imâm At-Tahâwi a dit également : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant. Celui qui aura bien compris cela en aura tiré des leçons et se sera écarté des propos semblables à ceux des mécréants, il aura su que Allâh avec Ses attributs n’est pas semblable aux humains » [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah], voilà la croyance correct et la voie des gens de la Sounnah.
– L’Imâm, l’illustre savant, le Faqîh (le spécialiste de la jurisprudence), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Aboû Soulaymân Al-Khattâbi (319 – 388 A.H.) a dit : « Il n’y a pas d’attribution de l’oreille (al-oudhoun) et de l’oeil [à Allâh] car ce sont des organes (jârihatân) » [Charh Sounan Abî Dâwoûd]
– L’Imâm, l’illustre savant, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Qâdî (juge) Al-Halîmi Ach-Châfi’i (338 – 403 A.H) dit lorsqu’il a abordé l’attribut de l’ouïe de Allâh : « Sans qu’Il (Allâh) n’ait d’oreille » [Al-Minhâjou fî Chou’abi l-Îmân]
– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Aboû Bakr Al-Bayhaqi (384 – 458 A.H.) a également rapporté les propos de Al-Halimi : « Sans qu’Il (Allâh) n’ait d’oreille » dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât.
– L’Imâm An-Naçafi (418 – 508 H.) a dit : « Il (Allâh) entend sans organe » [Bahrou l-Kalâm]
– L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit au sujet de Allâh : « Il entend sans tympans ni oreilles » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
– L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit également au sujet de Allâh : « Il entend sans oreille, Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans œil] et Il parle sans langue. » [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah]
– Le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Kâçâni Al-Hanafi (m. 587 H.) a dit : « Allâh entend sans avoir d’oreille, Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans œil] , Il parle sans avoir de langue » [Al-Mou’tamad fi l-Mou’taqad]
– L’Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi Al-Mâliki (m. 699 H.) a dit au sujet de Allâh: « Il n’a pas de parties corporelles ; Il n’entend pas par le biais d’une oreille ». [I’tiqâdou Ahli s-Sounnah wa ‘Oulamâ-i l-Oummah]</p- Le Chaykh
– Abou l-Mountahâ Al-Hanafi a dit : « Allâh entend mais pas comme nous entendons, car nous, nous entendons par le biais d’organes, mais Allâh ta’âlâ entend tout les sons et les paroles par Son ouïe éternelle sans organes tels que l’oreille et le tympan, et sans notion d’endroit, de direction, de proximité ou d’éloignement» [Dans son charh du livre Al-Fiqh Al-Akbar]
– Le Chaykh Al-Qâwouqji a dit : « Il est un devoir à Son sujet [de connaitre de parmi Ses attributs] ta’âlâ : l’ouïe : et Il est exempt de l’oreille et du tympan » [Al-I’timâd fi l-I’tiqâd]
– Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibn Zaynî Dahlân dit au sujet de Allâh : « Il voit sans globe oculaire [c’est-à-dire sans oeil] ni paupières, Il entend sans tympans ni oreilles » [Charh Al-‘Aqîdah al-Moukhtasarah]
– Le Chaykh Mouhammad Ibn ‘Oumar Nawawi Al-Jâwi a dit : « Allâh entend sans oreille » [Dans son livre Mirqâh Sou’oûdi t-Tasdîq]
– Le Mouhaddith ‘Abdou l-Bâsit Al-Fâkhoûri a dit : « [L’attribut de Allâh de] l’ouïe : Il s’agit d’un attribut éternel sans début, propre à Son Être ta’âlâ, sans oreille ni tympan » [Al-Kifâyah li Dhawi l-‘Inâyah]
– Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari a dit : « Allâh entend les pas d’une fourmi noire sur un rocher, dans les ténèbres de la nuit, sans Qu’Il ait d’oreille ni de tympan » [Ad-Dînou l-Khâlis]
– Le Chaykh Mouhammad Al-Mourâkouchi Al-Mâliki Al-Mouwaqqit a dit : « Le sens du fait que Allâh soubhânah entend et voit est qu’Il entend tout ce qui est audible que ce soit de faible volume ou fort, et qu’Il voit ce qui est visible que ce soit caché ou apparent, mais sans oreille (oudhoun) et sans oeil et sans organe, car les organes font partis des attributs de ce qui entre en existence » [Al-Hablou l-Matîn ‘alâ Nadhmi l-Mourchidi l-Mou’în]
– Le Mouhaddith Al-Harari a dit : « L’ouïe (as-sam’) : C’est un attribut qui n’a pas de début, immuablement propre à Allâh. Il entend les sons par une ouïe qui n’a pas de début et qui n’a pas de fin, qui n’est pas telle que notre ouïe, qui n’est pas par le biais d’une oreille (oudhoun) ni d’un tympan.» [As-Sirât Al-Moustaqim]
– Parmi les savants qui ont clairement nié le corps, les membres ou les organes au sujet de Allâh nous pouvons mentionner :
- L’Imâm Aboû Hanîfah [Al-Fiqh al-Akbar (1)] et [Al-Fiqh al-Akbar (2)],
- L’Imâm Ahmad Ibn Hanbal [Rapporté par Abou l-Fadl At-Tamîmi],
- L’Imâm At-Tahâwi [Al-Aqîdah At-Tahâwiyyah],
- L’Imâm Ibn Hibbân [Sahîh Ibn Hibbân],
- L’Imâm Al-Halîmi [Rapporté par Al-Bayhaqi],
- L’Imâm Ach-Chîrâzi [Al-Ichârah],
- L’Imâm Al-Bayhaqi [Al-I’tiqâd],
- L’Imâm Ibn Battâl qui dit que cela est la position de l’Imâm Al-Boukhâri [Charh Sahîh Al-Boukhâri],
- L’Imâm Al-Ghazâli [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn],
- L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.) [Bahrou l-Kalâm],
- Le Chaykh Ibn ‘Aqîl [Rapporté par Ibn Al-Jawzi],
- Al-Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât],
- L’Imâm An-Naçafi (m.537 H.) [Al-‘Aqîdatou n-Naçafiyyah],
- Le Qâdî ‘Iyâd [Al-I’lâm] et [Ikmâlou l-mou’lim],
- L’Imâm Ar-Râzi [Dans son tafsîr (1)] et [Dans son tafsîr (2)],
- L’Imâm Ibn ‘Abdi s-Salâm [Rapporté par Tâjou d-Dîn As-Soubki],
- L’Imâm An-Nawawi [Charh Sahîh Mouslim],
- L’Imâm Al-Baydâwi [Rapporté par Ibn Hajar Al-‘Asqalâni] et [Rapporté par Az-Zourqâni],
- L’Imâm An-Naçafi (m.710 H.) [Dans son Tafsîr],
- Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçân Al-‘Arab (1)] et [Liçân Al-‘Arab (2)],
- L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni [Charh Sahîh Al-Boukhâri],
- L’Imâm As-Sanoûçi [Oummou l-Barâhîn],
- L’Imâm As-Souyoûti [Al-Iklîl],
- L’Imâm Zakariyyâ Al-Ansâri [Charh Ar-Riçâlatou l-Qouchayriyyah (1)] et [Charh Ar-Riçâlatou l-Qouchayriyyah (2)],
- Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [Al-Minhajou l-Qawîm],
- Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [It-hâfou l-Kâ-inât (1)] et [It-hâfou l-Kâ-inât (2)],
- Le Chaykh Al-Qâwouqji [Al-I’timâdou fi l-I’tiqâd (1)] et [Al-I’timâdou fi l-I’tiqâd (2)],
- Le Chaykh At-Tabbâni qui indique que cela est la voie des gens de la Sounnah et des quatre écoles [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn],
- Le Chaykh Al-Harari [As-Sirât Al-Moustaqîm],
- et beaucoup d’autres savants…
– Bien plus, les savants ont mentionné que le fait d’attribuer à Allâh le corps, les membres ou les organes est de la mécréance. Parmi eux :
- L’Imâm ‘Ali Ibnou Abî Tâlib [Rapporté par Ibnou Mou’allim al-Qourachi]
- L’Imâm Aboû Hanîfah [Rapporté par Al-Qarâfi]
- L’Imâm Mâlik [Rapporté par Al-Qarâfi]
- L’Imâm Ach-Châfi’i [Rapporté par As-Souyoûti] et [Rapporté par Al-Qarâfi]
- L’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal [Rapporté par Az-Zarkachi] et [Rapporté par Al-Qarâfi]
- L’Imâm Al-Ach’ari [Dans son livre An-Nawâdir] et [Rapporté par Al-Bayâdi] et [Rapporté par Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi]
- Le Qâdî ‘Abdou l-Wahhâb Al-Mâliki qui mentionne l’unanimité [Dans son Charh de la partie croyance d’Ar-Riçâlah]
- L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât] et [Dans son livre Ousoûl Ad-Dîn]
- L’Imâm Ibnou Battâl (449 H.) [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
- L’Imâm Al-Bayhaqi [Dans son livre Chou’abou l-Îmân]
- L’Imâm Al-Ghazâli qui rapporte également l’unanimité [Dans son livre Iljâmou l-‘awâm]
- L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi [Dans son livre Ousoûl Ad-Dîn]
- L’Imâm An-Nawawi (676 H.) [Dans son livre Al-Majmoû’]
- L’Imâm Al-Mawsili [Dans son livre Al-Ikhtiyâr]
- L’Imâm Ibnou Abî Jamrah (699 H.) [Dans son livre Bahjah An-Noufoûs]
- L’Imâm An-Naçafi (710 H.) [Dans son tafsîr]
- L’Imâm Safiyyou d-Dîn Al-Hindi (715 H.) qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Nihâyatou l-Wousoûl]
- Le Chaykh Mahmôud Al-Qoûnawi Al-Hanafi (771 H.)
- Al-Qâdî Ibn Khaldoûn Al-Mâliki (m.808 H.) [Dans son livre Al-Ibar wa Diwânou l-Moubtada]
- L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni (829 H.) [Dans son livre Kifâyatou l-Akhyâr]
- Le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Mouljimatou l-Moujassimah]
- Le Chaykh Ibnou Amîr Al-Hajj Al-Hanafi (879 H.) [Dans son livre At-Taqrîr wa t-Tahbîr]
- L’Imâm As-Souyoûti [Dans son livre al-Achbâh wa n-Nadhâ-ir]
- Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [Dans son livre Al-Minhajou l-Qawîm]
- Le Chaykh Al-Mounâwi [Dans son livre Faydou l-Qadîr]
- Le Chaykh Mouhammad Mayyârah (1072 H.)
- Le Chaykh Ibn Balbân [Dans son livre Moukhtasar Al-Ifâdât] et [Rapporté par Al-Qaddoûmi]
- L’Imâm Al-Bayâdi (1098 H.)
- L’Imâm Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi [Dans son livre Al-Fathou r-Rabbâni ]
- Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Houçayn Al-‘Alawi (1272 H.) [Dans son livre Soullamou t-Tawfîq]
- Le Chaykh Mouhammad ‘illaych Al-Mâliki [Dans son livre Minhou l-Jalîl]
- Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari (1335 H.) [Rapporté par Al-‘Azzâmi]
- Le Chaykh Al-Marighni Az-Zaytoûni qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Tâli’ou l-Bouchrâ]
- L’Imâm Al-Kawthari [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari]
- Le Chaykh Mehmed Zâhid Kotku [Dans son livre Ehl-i Sünnet Akaidi]
- Le Mouhaddith Mouhammad Yâçîn Al-Fâdâni (1410 H.) qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Boughyah Al-Mouchtâq]
- Le Mouhaddith Al-Harari (1429 H.) [Dans son livre Boughyah At-Tâlib]
- Al-Oustâdh Mouhammad At-Tâwîl Al-Mâliki Al-Maghribi (Enseignant à l’Université Al-Qarawiyyîn) (1436 H.) qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Al-Loubâb fî Charhi Touhfati t-Toullâb]
- Et beaucoup d’autres…
– Ainsi les musulmans qu’ils fassent parti de la génération du Salaf ou du Khalaf ont été unanimes sur le fait que Allâh est exempt du corps, des membres et des organes. Ceci n’a jamais fait l’objet d’une divergence. Comment Ibn ‘Outhaymîn a t-il pu se permettre de contredire un fondement aussi manifeste de la croyance musulmane ?!
– Après tout cela comment les wahhabites (à l’instar d’Ibn ‘Outhaymîn et d’Ibn Bâz) et ceux qui les considèrent comme des savants peuvent-ils oser dire que le fait de nier le corps, les organes et les membres à Allâh ne fait pas partie de la voie de Ahlou s-Sounnah et que cela ne serait pas permis !? D’autant plus que les termes qu’ils refusent de nier à l’égard de Allâh comme “الجسم” (le corps), “الحدقة” (l’oeil), “الصماخ” (l’oreille), “اللسان” (la langue), et “الحنجرة” (la trachée artère) ne sont à aucun moment attribué à Allâh dans le Qour-ân ni dans le hadîth. Cela nous montre le penchant que les wahhabites ont dans leurs cœurs pour le tajsîm (le corporalisme).
– De plus les wahhabites prétendent mensongèrement être sur la voie des pieux prédécesseurs, pourtant aucun savant du Salaf n’a tenu de propos similaire à ceux d’Ibn ‘Outhaymîn. Egalement les wahhabites se réclament mensongèrement de l’école de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal (رحمه الله) alors qu’il est confirmé qu’il a nié le corps au sujet de Allâh et qu’il considérait mécréant ceux qui le Lui attribuaient.
– La croyance étant la base de la religion, nous appelons les adeptes de la propagande wahhabite à délaisser leur corporalisme, à accepter la parole de Allâh : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -», et à rejoindre la voie des gens de la Sounnah de parmi les pieux prédécesseurs (As-Salafou s-Sâlih) et ceux qui leur ont succédé (Khalaf). Et qu’ils gardent en mémoire la parole de l’Imâm Al-Ghazâli qui a dit : « لا تصح العبادة إلا بعد معرفة المعبود » c’est-à-dire « L’adoration n’est valable qu’après avoir connu Celui Qui mérite d’être adoré». Comment quelqu’un qui prétend que ce qu’il adore a peut-etre une oreille pourrait connaître Allâh ta’âlâ ?!
– A voir également :
- Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) croit que Allâh a deux pieds
- Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) dit que Allâh parle par le biais de lettre et de son
- Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) et son égarement concernant le nouzoûl de Allâh
- Sâlih Al-Fawzân (wahhabite) attribue à Allâh les limites et lui donne des associés dans Son attribut de non-début
- Ibn Bâz (wahhabite) contredit l’unanimité et expose son anthropomorphisme
- Al-Albâni (wahhabite) déclare mécréant Al-Boukhâri indirectement







































Oct 06
L’Imâm Al-Bayhaqi rapporte la voie des imâms Al-Awzâ’i, Mâlik, Ath-Thawri et Al-Layth Ibn Sa’d concernant les textes équivoques (moutachâbihah)
Sujet : La croyance des Salafs au sujet des textes équivoques.
Dans son livre « Al-I’tiqâd » (page 56 de cette édition), après avoir confirmé le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas un établissement et que Allâh existe sans endroit [voir : ici] et après avoir parlé de certains attributs de Allâh (tels que « yad », « wajh », « ‘ayn », nouzoûl) [voir : ici] l’Imam Al-Bayhaqi a dit :
« سُئِلَ الأَوْزَاعِيُّ , وَمَالِكٌ ، وَسُفْيَانُ الثَّوْرِيُّ ، والليث بن سعد عَنْ هَذِهِ الأَحَادِيثِ فَقَالُوا : أَمِرُّوهَا كَمَا جَاءَتْ بِلا كَيْفِيَّةٍ.»
« [Les imâms] Al-Awzâ’i, Mâlik, Soufyân Ath-Thawri et Al-Layth Ibn Sa’d ont été questionné au sujet de ces hadîth (les hadîth moutachâbih – équivoques -), alors ils ont dit : Citez les comme ils sont parvenus, sans attribuer de comment (bilâ kayfiyyah) »
Informations utiles :
– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements) Aboû Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait partie des plus grands savants du hadîth, et il est de l’école de jurisprudence Châfi’ite.
– Ici, l’Imâm Al-Bayhaqi mentionne la voie empruntée par quatre illustres Imâms (Al-Awzâ’i, Mâlik, Soufyân Ath-Thawri et Al-Layth Ibn Sa’d) concernant les textes équivoques (moutachâbihah). La voie de ces quatres Imâm etait de prendre le terme tout comme il est parvenu (comme wajh, yad, ‘ayn…) en niant la kayfiyyah (le comment) à son sujet. L’Imâm Al-Bayhaqi rapporte également cela dans son livre al-Asmâ-ou wa s-Sifât.
– Ibnou Kathîr a mentionné semblable. En effet, il a dit : « Nous citons ici la voie du Salaf vertueux de Mâlik, de Al-Awzâ’i, de Ath-Thawri, de Layth Ibnou Sa’d, de Ach-Châfi’i, de Ahmad ibnou Hanbal, de Is-hâq ibnou Rahawayh et d’autres qu’eux parmi les imams musulmans du passé et contemporains et plus récents, à savoir de lire ces versets (c’est-à-dire les versets moutachâbihah) comme ils sont parvenues. Sans attribuer le comment (min ghayri takyîf), ni d’assimilation, ni annulation de ces versets. Et le sens apparent qui vient à l’esprit des assimilateurs est nié au sujet de Allâh ta’âlâ. Car Allâh n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit de Ses créatures. Rien n’est tel que Lui et Il est Celui qui entend et qui voit.» [Dans son tafsîr]
– Et l’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a également rapporté pareil à cela, en disant : « Certains sont passés sur ces textes comme ils ont été révélés, en y croyant dans leur globalité et en exemptant Allâh du comment (kayfiyyah) et de toute assimilation (tachbîh), et ceux-là sont la majorité des savants du Salaf. Cela a été rapporté par Al-Bayhaqi ainsi que d’autres, [comme étant la voie] des quatre Imâm (C’est-à-dire : l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Mâlik, l’Imâm Ach-Châfi’i, et l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal), des deux Soufyân (C’est-à-dire : Soufyân Ath-Thawri et Soufyân Ibn ‘Ouyaynah), des deux Hammâd (C’est-à-dire : Hammâd Ibn Zayd et Hammâd Ibn Salamah), de Al-Awzâ’i, de Al-Layth, et autres qu’eux.» [Fat-hou l-Bâri]
– De même, l’Imâm, le Moufassir Al-Baghawi a dit : « Il est rapporté de Soufyân Ath-Thawri, de Al-Awzâ’i, de Al-Layth Ibn Sa’d, de Soufyân Ibn ‘Ouyaynah, de ‘Abdou l-Lâh Ibn Moubârak et d’autres qu’eux de parmi les savants de la Sounnah, qu’ils ont dit au sujet de ces versets qui sont parvenus concernant les attributs équivoques (moutachâbihah) : Citez les comme ils sont parvenus, sans attribuer de comment (bilâ kayf) » [Dans son Tafsîr]
– L’Imâm, le Moufassir Abou Hayyân Al-Andalouçi a dit : « Quant à l’Istiwâ de Allâh ta’âlâ sur le trône, un groupe [d’égarés] l’a compris selon son sens apparent qui est celui de l’établissement par Son être, et Allâh est totalement exempt de ce que disent les injustes et mécréants. Et la majorité des gens du Salaf : les deux Soufyân (c’est-à-dire : Soufyân Ath-Thawri et Soufyân Ibn ‘Ouyaynah), Mâlik, Al-Awzâ’i, Al-Layth [Ibn Sa’d], Ibnou l-Moubârak et d’autres qu’eux croyaient aux hadîth qui concernent les attributs [et qui sont équivoques] selon le sens voulu par Allâh [sans comment], sans donner un sens précis. Et un autre groupe [de savants] a donné de nombreuses interprétations.» [Dans son Tafsîr An-Nahrou l-Mâdd]
– Le comment (al-kayf / al-kayfiyyah) c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, le poids, la position assise, l’établissement, la proximité, la distance, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh n’est pas concerné par cela.
– Remarque importante : il y a une grande différence entre :
– L’Imâm Al-Bayhaqi a bien résumé tout cela en disant au sujet de Allâh ta’âlâ : « Il est Celui Qui n’est pas soumis aux illusions de la kayfiyyah (comment, description physique) » [Dans son livre : Al-I’tiqâd]
– L’Imâm du salaf, le Moujtahid, Aboû ‘Amr ‘Abdou r-Rahmân Ibnou ‘Amr Al-Awzâ’i est né en 88 et il est décédé en 158 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 1275 ans. Il était l’un des plus grands savants du salaf. Il compte parmi les grands savants de la communauté qui ont fondé une école de jurisprudence (madh-hab) tout comme l’Imâm Mâlik, l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Soufyân Ath-Thawri, l’Imâm Ach-Châfi’i ou encore l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, mais son école (madh-hab) n’a pas subsisté. Elle fût suivie durant deux siècles, notamment en Andalousie.
– L’Imâm, le spécialiste de la science du Hadîth, le Moujtahid (jurisconsulte), Mâlik Ibnou Anas est l’un des plus grands savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un Salaf (C’est-à-dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1260 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Malikite. L’Imâm Ach-Châfi’i disait de lui « Lorsque les savants sont cités, Mâlik est comme une étoile ». Consultez sa biographie : ici.
– Cette position est connue de la part de l’Imâm Mâlik qui a clairement nier le comment (al-kayf) au sujet de Allâh par sa célèbre parole : « Le comment [au sujet de Allâh] est inconcevable (al-kayf ghayrou Ma’qoûl)» et selon une autre version proche de celle-ci : « Dire “comment” est exclu à Son sujet (wa kayfa ‘anhou marfoû’) ». Vous pouvez retrouver la citation intégrale de l’Imâm Mâlik :
– De même l’Imâm Mâlik considérait le verset de l’istiwâ de parmi les moutachâbihât (textes équivoques). En effet, l’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi a dit : « Certains d’entre eux [c’est-à-dire les savants] ont dit que le verset de l’istiwâ est moutachâbih (équivoque), et ceci est l’avis de Mâlik Ibn Anas, des Fouqahâ de Médine et de Al-Asma’i » [Dans son livre Ousoûlou d-Dîn].
– L’Imâm, Chaykhou l-Islâm, le Moujtahid (jurisconsulte), Al-Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Soufyân Ibn Sa’îd Ibn Masroûq Ath-Thawri, est né en 97 à Koûfa (Irak), et il est décédé en 161 de l’Hégire à Bassora (Irak) (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1200 ans. Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih), et il fait parti des rares savants du hadîth qui ont été surnommé “Amîrou l-Mou-minîn fi l-Hadîth” (Prince des croyants dans la science du hadîth). Il compte parmi les grands savants de la communauté qui ont fondé une école de jurisprudence (madh-hab) tout comme l’Imâm Mâlik, l’Imâm Al-Awzâ’i, l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Al-Layth Ibn Sa’d, l’Imâm Ach-Châfi’i ou encore l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, mais son école (madh-hab) n’a pas subsisté. On compte parmi ses nombreux Chaykh, l’Imâm Ja’far As-Sâdiq et de parmi les gens qui ont reçu de sa science, des grands Imâm tels que Aboû Hanîfah, Al-Awzâ’i, ‘Abdou l-Lâh Ibn Moubârak, Foudayl Ibn ‘Iyâd … Nombreux sont les savants de la communauté qui ont fait ses éloges.
– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), Al-Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’Imâm َAl-Layth Ibn Sa’d Ibn ‘Abdi r-Rahmân Ibn ‘Aqabah Al-Fahmi est né en 94 et il est décédé en 175 de l’Hégire au Caire (Egypte) (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1200 ans. Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih). Il compte parmi les grands savants de la communauté qui ont fondé une école de jurisprudence (madh-hab) tout comme l’Imâm Mâlik, l’Imâm Al-Awzâ’i, l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Soufyân Ath-Thawri, l’Imâm Ach-Châfi’i ou encore l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, mais son école (madh-hab) n’a pas subsisté.
– Ainsi , tout comme le rapporte l’Imâm Al-Bayhaqi et autres que lui, ce qui était le plus répandu chez les gens du Salaf concernant les textes équivoques, était de laisser le terme tel qu’il est mentionné en niant tout ce qui est de l’ordre de la kayfiyyah (comment, description physique). Mais il faut savoir que les gens du Salaf ont également eu recours à l’interprétation (ta-wîl) comme c’est le cas de :
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