Sujet : Allâh n’a pas d’image
Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât, l’Imâm Al-Bayhaqi rapporte que l’Imâm Al-Khattâbi a dit :
« قوله : « خلق الله آدم على صورته » الهاء وقعت كناية بين اسمين ظاهرين ، فلم تصلح أن تصرف إلى الله عز وجل ، لقيام الدليل على أنه ليس بذي صورة سبحانه ليس كمثله شيء ، فكان مرجعها إلى آدم عليه السلام »
« Sa parole (c’est-à-dire du prophète) [qui signifie : ] « Certes Allâh a créé Âdam à son image » le hâ [traduit ici par « son »] se trouve dans une phrase comportant deux noms apparents [c’est-à-dire le nom de Allâh et celui de Âdam], et il n’est pas valable de l’attribuer à Allâh ‘azza wa jall, en raison de la preuve qu’Il n’est pas un être possédant une image, soubhânah rien n’est tel que Lui. Ainsi cela revient à Âdam [c’est-à-dire à l’image de Âdam] ‘alayhi s-Salâm. »
Informations utiles :
– L’Imâm, l’illustre savant, le Faqîh (le spécialiste de la jurisprudence), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Abou Soulaymân Al-Khattâbi est né en 319 à Boust (dans l’actuel Afghanistan) et il est décédé en 388 de l’hégire (رحمه الله) à Boust également, c’est-à-dire il y a plus de 1040 ans. Il fait parti des savants qui avaient le plus de science dans les sujets du hadîth. Il est de l’école de jurisprudence Chafi’ite. Parmi les savants qui ont rapporté le hadîth de lui : le Hâfidh Al-Hâkim, l’Imâm Aboû Hâmid Al-Isfarâyîni et autres qu’eux. L’Imâm al-Bayhaqi le cite énormément dans son livre « Al-Asmâ-ou wa s-Sifât ».
- As-Souyoûti a dit à son sujet : « L’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah) bénéfique, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) voyageur […] il était digne de confiance, et confirmé dans la connaissance de la science» [Tabaqâtou l-Houffâdh]
- Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit de lui : « Il était un Imâm dans le Fiqh (jurisprudence), dans le hadîth, et dans la langue Arabe » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
- Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’illustre savant (al-‘Allâmah) le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe)» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ], Il a dit également : « Il était un illustre savant (‘Allâmah) reconnu » [Al-‘Ibr]
- Ibn Khallikân a dit à son sujet : « Il était un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), lettré (adîb), Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), auteur d’ouvrages sans précédents» [Wafayâtou l-A’yân]
- Fayroûz Âbâdi a dit de lui : « Le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadith), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le vérificateur scrupuleux, de parmi l’élite des Imâm » [Al-Boulaghatou fî Tarâjimi A-immah an-Nahwi wa l-Loughah]
– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Ousoûli (spécialiste des fondements) Aboû Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait partie des plus grands savants du hadîth, et il est de l’école de jurisprudence Châfi’ite.
– Ici, l’Imâm Al-Bayhaqi cite en référence son Chaykh, l’Imâm Al-Khattâbi au sujet de l’explication du hadîth « خلق الله آدم على صورته » [qui signifie : ] « Certes Allâh a créé Âdam à son image ».
– L’Imâm Al-Khattâbi explique ici que l’image dont il est question dans ce hadîth revient à Âdam ‘alayhi s-Salâm et non à Allâh. Il confirme également qu’il n’est pas valable d’attribuer l’image à Allâh, car Allâh n’est pas un être ayant une image, et que rien n’est tel que Lui.
– Dans la suite de ses propos, l’Imâm Al-Khattâbi explique en disant : « Le sens est que les gens de la descendance de Âdam ont été créé en différentes étapes, ils sont au début de leur création sous forme de goutte de semence, puis sous forme de caillot adhérant, puis sous forme de bouchée malaxée, puis ils deviennent un fœtus durant le restant de la grossesse, puis ils naissent en étant bébé, puis ils deviennent petit, puis adulte de sorte que leurs corps grandissent. Mais Âdam, sa création n’a pas eu lieu sous cette forme là, car dès qu’il fût créé il eu directement sa forme complète, d’une taille de soixante coudées de hauteur » [Rapporté par Al-Bayhaqi dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]
– L’Imâm Al-Bayhaqi a donné une explication proche en disant : « Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a voulu expliquer que Âdam a été créé à l’image sur laquelle il était après sa sortie du paradis, son image n’a pas été déformée, et son apparence n’a pas changé » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]
– Ainsi concernant le hadîth « إذا ضرب أحدكم فَلْيَجْتَنِبْ الوجه فإن الله خلق آدم على صورته » [qui a pour sens : ] « Si l’un d’entre vous frappe [son frère] alors qu’il évite le visage, certes Allâh a créé Âdam à son image » [Rapporté par Mouslim et d’autres]. Certains savants ont expliqué que « صورته » « son image » revient à celui qui est frappé, ou bien à Âdam. En effet :
- L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « Certes, il a voulu dire, et Allâh sait plus que tout autre, que Allâh a créé Âdam à l’image de celui qui est frappé, ainsi c’est cela qui est visé, et Allâh sait plus que tout autre » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]
- Le Qâdî Ibnou Jamâ’ah a dit : « Les savants ont divergé sur qui revient l’adjectif possessif de l’image [dans « son image »]; il a été dit que cela revient à celui qui est frappé ou insulté et cela est le plus plausible […] et il a été dit que l’adjectif possessif revient à Âdam » [Dans son livre Îdâhou d-Dalîl]
- L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les savants ont divergé sur l’interprétation de ce hadîth, un groupe d’entre eux a dit : l’adjectif possessif dans « à son image » revient au frère frappé et ceci est ce qui est apparent dans la version de Mouslim ; un autre groupe de savants a dit : cela revient à Âdam, et il y a en cela une faiblesse ; et un autre groupe a dit : cela revient à Allâh ta’âlâ et le sens est l’annexion d’honneur et de restriction comme dans Sa parole ta’âlâ {ناقة الله} nâqatou l-Lâh (mot à mot : la chamelle de Allâh), et comme on dit au sujet de la Ka’bah : Baytou l-Lâh (mot à mot : la maison de Allâh)». C’est-à-dire que l’image a été annexé au nom de Allâh pour indiquer l’honneur de cette image et sa particularité [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
- L’Imâm Al-Bayhaqi a dit également : « Certains savants ont dit que toutes les images sont à Allâh ta’âlâ dans le sens qu’elles lui appartiennent et qu’Il les a créées, et la restriction est parvenue pour certaines d’entre elles par l’annexion (idâfah) pour les honorer et les glorifier, tout comme on dit : naqatou l-Lâh (mot à mot : la chamelle de Allâh), Baytou l-Lâh (mot à mot : la maison de Allâh), masjidou l-Lâh (mot à mot : la mosquée de Allâh). Et certains ont dit que Allâh soubhânah a créé Âdam sans qu’un modèle ne le précède, puis qu’Il a créé après lui d’autres humains sur le modèle de Âdam, c’est pour cela qu’Il l’a spécifié par une annexion (idâfah) et Allâh sait plus que tout autre. Et c’est ainsi que les savants ont expliqué ce qui est parvenu dans le hadîth que nous rapportons d’après [il cite sa chaîne de transmission qui aboutie à ] Ibn ‘Oumar, que le Messager de Allâh aurait dit : « لا تقبحوا الوجه فإن الله خلق آدم على صورة الرحمن » [qui a pour sens : ] « … Certes Allâh a créé Âdam à l’image de Ar-Rahmân »» [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]. Puis il explique qu’il se peut que ce soit un transmetteur du hadîth qui s’est trompé lors de la transmission de cette version.
– Sachez que les Houffâdh (savants spécialistes de la science du hadîth) ont jugé la version avec les termes « على صورة الرحمن » « à l’Imâge de Ar-Rahmân » comme étant faible (da’îf). Ainsi, il n’est pas valable de se baser dessus pour attribuer à Allâh ce qui n’est pas digne de Lui.
- L’Imâm Al-Mâziri a dit : « Cette version n’est pas confirmée chez les spécialistes de la science du hadîth » [Rapporté par An-Nawawi dans son Charh Sahîh Mouslim]
- Le Hâfidh Ibnou l-Jawzi a dit : « Il y a au sujet de [la chaîne de transmission] ce hadîth trois défauts » puis il les mentionne en détail et poursuit en disant : « Je dis : ces preuves impliquent de devoir considérer ce hadîth comme étant faible, et ce hadîth peut être compris par l’annexion de l’image dans le sens de la possession [c’est-à-dire une image créée par Allâh] » [Dans son livre Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
- Le Qâdî Ibnou Jamâ’ah a dit : « Si quelqu’un dit : il est certes parvenu dans une version de ce hadîth l’expression « على صورة الرحمن » [ce qui signifie : ] « à l’imâge de Ar-Rahmân »; nous disons : cette version est très faible, les imâm l’ont jugé faible » [Dans son livre Îdâhou d-Dalîl]
– L’Imâm Al-Khattâbi a dit également : « Ce qui est un devoir pour nous et pour tout musulman, c’est de savoir que notre Seigneur n’est pas un être possédant une image ou une forme, car certes, l’image implique le comment et le comment s’agissant de Allâh et de Ses attributs est exclu » [Rapporté par Al-Bayhaqi].
– Le comment (al-kayf / al-kayfiyyah) c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, le poids, la position assise, l’établissement, la proximité, la distance, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh n’est pas concerné par cela.
– Le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Ar-Râghib Al-Asbahâni (m.502 A.H.) a dit également : « La forme (ach-chakl), l’aspect (al-hay-ah), l’image (as-soûrah), la similitude (an-nidd) concernent le genre et la comparaison et sont compris dans la kayfiyyah (le comment, la description physique)» [Rapporté par Al-Mounâwi dans son livre : At-Tawqîf ‘alâ Mouhimmâti t-Ta’ârîf]
– De nombreux savants ont confirmé qu’il n’est pas valable d’attribuer l’image à Allâh. Parmi eux :
- L’Imâm Abou l-Qâçim [l’un des grands élèves de l’Imâm Mâlik] (m.191 H.) a dit : « J’ai interrogé Mâlik concernant ceux qui discutent au sujet du hadîth et qui disent que Allâh a créé Âdam à Son image, et du hadîth dans lequel il est dit : Inna l-Lâha yakchifou ‘an sâqih, et qu’il rentrera son yad en enfer pour en faire sortir qui Il veut ; alors Mâlik a renié cela d’un reniement total, et il a interdit que quiconque dise cela.» [Rapporté par Adh-Dhahabi dans Siyarou A’lami n-Noubalâ]
- L’Imâm Ach-Châfi’i (m. 204 H.) a dit lorsqu’il a été interrogé concernant l’istiwâ de Allâh « J’ai cru fermement en cela sans assimilation, j’en ai reconnu la véracité sans attribuer d’image, je me suis fait à l’idée que j’étais incapable d’en atteindre la réalité et je me suis abstenu d’engager une discussion à ce sujet d’une totale abstention.» [Rapporté par Ar-Rifâ’i]
- L’Imâm Ahmad Ibn Hanbal (m. 241 H.) a dit : « Les spécialistes de la langue ont mentionné que le mot « corps » (jism) est attribué pour tout ce qui présente une longueur, une largeur, une épaisseur, une composition et une image, et Allâh ta’âlâ est exempt de tout ceci. » [Rapporté par Abou l-Fadl At-Tamîmi]
- L’Imâm Al-Mâtourîdi (m. 333 H.) a dit : « Si quelqu’un dit : « Comment Allâh sera vu ? On lui dit : « Sans comment » car le comment advient à celui qui a une image, Il sera vu sans être qualifié d’une image, d’une position debout, assise, adossée ou suspendue, d’un contact ou d’une séparation, sans qu’Il soit de face ou de dos, court ou long, lumière ou obscurité, immobile ou en mouvement, en contact ou séparé, extérieur ou intérieur et sans aucun sens que l’imagination pourrait retenir ou que la raison pourrait estimer car Il est totalement exempt de tout cela » [Dans son livre Kitâbou t-Tawhîd]
- L’Imâm Al-Bâqillâni (m. 403 H.) a dit : « Allâh n’a pas de composition ni d’image » [Dans son livre Al-Insâf]
- L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi (m. 429 H.) a dit : « L’Imâm Al-Ach’ari et la plupart des savants spécialistes de la croyance (moutakallimîn) ont déclaré mécréant tout innovateur dont l’innovation constitue de la mécréance, ou dont l’innovation mène à la mécréance, comme ceux qui prétendent que ce qu’ils adorent aurait une image ou qu’il aurait une limite ou une fin ou qu’il lui serait possible le mouvement et l’immobilité. » [Rapporté par Al-Kawthari]
- L’Imâm Al-Bayhaqi (m. 458 H.) a dit : « L’image (as-soûrah) est la composition ; ce qui a une image (al-mousawwar) est ce qui est composé (mourakkab) ; et Al-Mousawwir (un des noms de Allâh) est Celui Qui créé la composition (al-mourakkib) […] et il n’est pas possible que Al-Bâri (Allâh) ta’âlâ soit composé d’une image ni qu’Il n’ait une image » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]
- L’Imâm Al-Bayhaqi (m. 458 H.) a dit : « Le « wajh » de Allâh n’est pas une image [c’est-à-dire que ce n’est pas un visage] » [Dans son livre Al-I’tiqâd]
- Le Chaykh, le Faqîh Aboû Chakoûr As-Sâlimi Al-Hanafi (m.~460 H.) a dit au sujet des Mouchabbihah (ceux qui ont pour croyance que Allâh ressemble aux créatures) : « Parmi eux certains disent que « Allâh ta’âlâ a une image mais qu’on ne la connait pas » et cela est de la mécréance » [Dans son livre At-Tamhîd fî Bayâni t-Tawhîd]
- L’Imâm Aboû Hâmid Al-Ghazâli (m.505 H.) a dit : « Allâh n’est pas un corps doté d’une image, Il n’est pas non plus une substance élémentaire, Il ne ressemble pas aux corps, dans le sens où Il n’est pas limité, ou divisé. Il n’est pas une substance et Il n’est pas composé de substance, Il n’est pas un attribut des substances et n’existe pas dans un attribut des substances. Non, Il ne ressemble pas aux choses qui existent, rien de semblable à Lui n’existe. {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} (layça kamithlihi chay) ce qui a pour sens : « Rien n’est tel que Lui », et Il n’est pas comme quoi que ce soit. Il n’est pas limité ni circonscrit. Il n’est pas entouré par les directions, et Il n’est pas contenu par les terres et les cieux. » [Dans son ouvrage Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
- L’Imâm Al-Mâziri a dit : « L’Image implique la composition, et tout ce qui est composé est créé, entré en existence, et Allâh n’est pas composé, de ce fait il n’est pas attribué d’une image » [Rapporté par An-Nawawi dans son Charh Sahîh Mouslim]
- L’Imâm Aboû Hafs An-Naçafi (m. 537 H.) a dit : « Allâh n’est pas quelque chose qui advient aux corps, ni un corps, ni une substance unitaire, ni quelque chose ayant une image, ni limité, ni dénombrable, ni constitué de parties, ni divisible, ni composé, ni fini, Il n’est pas attribué d’un genre ni d’un comment, Il n’est pas localisé dans un endroit et Il ne subit pas le temps, rien ne Lui ressemble.» [Al-‘Aqîdatou n-Naçafiyyah]
- Al-Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki (m. 544 H.) a dit : « Allâh n’a pas d’image ni de forme, rien ne Lui ressemble et Il n’a pas de semblable, mais Il est Al-Ahad (Celui Qui n’a pas d’associé dans la divinité et Qui n’admet pas la partition), As-Samad (Celui Qui n’a besoin de rien, mais dont toutes les créatures ont besoin), Il n’engendre pas, Il n’est pas engendré, et Il n’a aucun équivalent.» [Dans son livre Al-I’lâm bi Houdoûdi wa Qawâ’idi l-Islâm]
- L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i (m.578 H.) a dit : « Allâh n’est pas un corps doté d’une image » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
- L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i (m.578 H.) a dit : « Allâh ta’âlâ n’est pas une image, et tout ce que tu t’imagines ou te représentes dans ton esprit, sache que c’est Allâh qui en est Le Créateur, et Allâh ne ressemble à rien de ce qu’Il crée » [Al-Majâlis ar-Rifâ’iyyah]
- L’Imâm Ibnou ‘Abdi s-Salâm (m.660 H.) a dit : « Allâh n’est pas un corps qui aurait une image ni une substance limitée qui aurait une quantité. Il n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit et rien n’a de ressemblance avec Lui. » [Rapporté par As-Soubki]
- Le Loughawi Ibn Mandhoûr (m. 711 H.) a dit : « Quant au fait d’attribuer à Allâh ‘azza wa jall as-soûrah (l’image) selon le sens apparent cela est rejeté, Allâh est exempt de cela, d’une exemption totale» [Dans son livre Liçânou l-‘Arab]
- Le Qâdî Ibnou Jamâ’ah (m.733 H.) a dit : « Celui qui dit que Allâh a une image et qu’Il aurait créé Âdam selon cette image, cette parole n’est pas acceptée de lui en raison de ce que cela implique comme tajsîm (attribution du corps et caractéristiques des corps à Allâh), il en est de même pour celui qui dit : Il a une image mais pas comme les autres images » [Dans son livre Îdâhou d-Dalîl]
- L’Imâm Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki (m.737 H.) a dit : « Allâh est exempt de l’image et du comment (kayfiyyah) » [Dans son livre Al-Madkhal]
- Le Chaykh Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) qui a dit : « Certes Allâh soubhânahou wa ta’âlâ n’est pas dans une direction et Il n’a pas d’image » [Al-Qalâ-id]
- Le Chaykh Mouhammad Ibn Khalîfah Al-Oubay Al-Wachtâni Al-Mâliki (m. 827 H.) a dit : « La venue est un mouvement et un déplacement, et l’image implique la composition et tout ceci est impossible au sujet de Allâh soubhânah » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
- Le Chaykh Mouhammad Ibn Khalîfah Al-Oubay Al-Wachtâni Al-Mâliki (m. 827 H.) a dit également : « Celui qui proclame que Allâh est une image pas comme les autres images, cela est une contradiction et du tajsîm (anthropomorphisme) » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
- L’Imâm As-Sanoûçi a dit (m. 895 H.) : « La venue est un mouvement et un déplacement, et l’image implique la composition et tout ceci est impossible au sujet de Allâh soubhânah » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
- L’Imâm ‘Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi (m.1143 H.) a dit : « Quant à l’assimilation (tachbîh) c’est de croire que Allâh ta’âlâ ressemble à l’une de Ses créatures, comme ceux qui croient que Allâh est un corps au-dessus du Trône ou qui croient qu’Il a des mains, ou qu’Il a tel image ou tel aspect ou qu’Il est une lumière, ou qu’Il est au ciel (fi s-samâ), ou qu’Il est dans une des six directions, ou qu’Il est dans un des endroits ou dans tous les endroits , ou qu’Il remplit les cieux et la terre ou qu’Il s’est incarné dans quelque chose ou dans toute les choses, ou qu’Il serait unis avec une des créatures, ou unis avec toute les créatures, ou celui qui croit que les créatures seraient une partie de Lui, et tout ceci est de la mécréance claire, que Allâh ta’âlâ nous en préserve, et la cause de cela est l’ignorance de la vérité. » [Dans son livre Al-Fathou r-Rabbâni]
- Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri a dit : « La louange est à Allâh Al-Kabîr Al-Mouta’âl, Celui Qui est attribué des attributs éminents, Qui est attribué des attributs de perfection. Celui qui est exempt de la forme, de l’image et du semblable. Celui Qui est exempt d’être dans un endroit et exempt du fait que le temps s’écoule sur Lui » [Dans son livre Al-Fawâ-id Al-Maqsoûdah]
- Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Certes, Allâh tabâraka wa ta’âlâ, il est impossible à Son sujet d’avoir une image et une forme, comme l’image d’un humain ou d’un cheval ou autre que cela, car ceci fait partie de ce qui est spécifique aux corps » [Dans son livre Al-Matâlibou l-Wafiyyah]
- Chaykh Docteur Jamîl Halîm Al-Houçayni a dit : « Il est un devoir de croire que Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est exempt de la ressemblance, de la similitude, du corps, de l’aspect, de l’image, de l’apparence, et des parties corporelles car Il a dit Soubhânah {ليس كمثله شيء} [ce qui a pour sens : Absolument rien n’est tel que Lui] » [It-hâfou l-Mouslim]
– Ainsi, il n’est pas valable de se baser sur la parole des mouchabbihah (ceux qui attribuent à Allâh les caractéristiques des créatures), des moujassimah (ceux qui attribuent à Allâh le corps ou les caractéristiques du corps), comme les wahhabites qui ont contredit la voie des gens de la sounnah en attribuant à Allâh l’image.
- Le moujassim Ibn Qoutaybah s’est égaré en disant au sujet de Allâh : « Il a une image pas comme les autres images» [Rapporté de lui par Ibnou l-Jawzi et d’autres qui l’ont blâmé pour cela]
- Le wahhabite Ibn Bâz a également attribué l’image à Allâh en disant : « « à Son image » c’est-à-dire que Allâh entend, qu’Il voit, qu’Il parle, qu’Il a une main, qu’Il a un visage, qu’Il a des doigts » [Enregistrement vidéo]
- Le wahhabite Ibn ‘Outhaymîn s’est égaré en disant : « La parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) [qui signifie : ] « Certes Allâh a créé Âdam à son image », et l’image est semblable à l’autre et il n’est pas concevable selon la raison que l’image ne soit pas semblable à l’autre et c’est pour cela que si je t’écris un texte puis que tu le rentres dans une machine photocopieuse et qu’il en ressort un texte (sur une feuille), on peut dire que celle-ci est l’image de celle-ci, il n’y a aucune différence entre les textes et les expressions et l’image est identique à l’autre image. Et celui qui a dit « certes Allâh a créé Âdam à son image » c’est le Prophète (صلى الله عليه وسلم), le plus savant, le plus véridique, le meilleur conseilleur et le plus éloquent de parmi les créatures.» [Dans son livre majmoû’ Fatâwâ]
- Le wahhabite Ibn ‘Outhaymîn a dit aussi : « Si on nous dit : quelle est cette image qui est à Allâh et sur laquelle est Âdam ? Nous disons : Certes Allâh ‘Azza wa Jall a un visage, et Il a un œil, et Il a une main, et Il a un pied ‘Azza wa Jall, mais ça n’implique pas que ces choses là soient identiques à ceux des Hommes, il y a donc ici une sorte de ressemblance mais sans que cela soit totalement identique » [Dans son livre intitulé Charh Al-‘Aqîdah Al-Wâçitiyyah]
- Le wahhabite ‘Abdou l-‘Azîz Ar-Râjihi (un des plus gros élèves d’Ibn Bâz) a dit : « L’Image c’est l’aspect d’une chose et sa forme, et tout ce qui existe il est valable de le voir, de l’observer et a une image et une forme qui le distingue d’autre que Lui et Allâh est le plus éminent de ce qui existe » [Dans ses annotations du livre Bayân Talbîs Al-Jahmiyyah d’Ibn Taymiyah, édité avec l’approbation du ministre Saoudien des affaires islamiques Sâlih Ibn ‘Abdi l-‘Azîz Âl Ach-Chaykh]
- Le wahhabite ‘Outhmân Al-Khâmis s’est également égaré en disant : « « à son image » c’est-à-dire à l’image de Allâh […] et ce qui est voulu par cela est qu’Il a un visage, deux mains, qu’Il a des doigts, qu’Il a deux yeux, qu’Il a un tibia, qu’Il a un pied … » [Enregistrement vidéo]































Août 15
Le Chaykh Ahmad Zarroûq explique l’istiwâ de Allâh sur le trône
Sujet : Allâh n’est pas établi sur le trône
Dans son livre « Charh ‘Aqîdati l-Ghazâli » le Chaykh Ahmad Zarroûq Al-Fâçi a dit au sujet de Allâh :
« استواء منزهاً عن المماسة والاستقرار والتمكن والحلول والانتقال : يعني لأن ذلك كله عليه محال، إذ هو من صفات المحدثات، وتعالى ربنا عن سمات الحدوث. هذا معنى ما أشار إليه مالك رحمه الله تعالى بقوله: والكيف غير معقول. وفي بعض الروايات: والكيفية مجهولة، ولا يصح لأن المجهولة يمكن تعلقها، وغير المعقول لا يتصور فهمه، وهو المراد هنا»
« L’ istiwâ [de Allâh est] exempt du contact, de l’établissement, du fait d’être dans un endroit, d’être incarné ou d’être en mouvement. » Car tout cela est impossible à Son sujet car cela fait partie des attributs de ce qui entre en existence et Allâh est totalement exempt de ce qui entre en existence, et c’est cela le sens indiqué par l’Imâm Mâlik par sa parole « al-kayfou ghayrou ma’qoûl » [le comment au sujet de Allâh est inconcevable]. Et selon une version : « al-kayfiyyatou majhoûlah » mais cela n’est pas valable, car ce qui est ignoré il est possible qu’il soit concerné par le comment. Ce qui est inconcevable on ne peux pas le confirmer [à Allâh] et c’est cela le sens voulu ici. »
Informations utiles :
– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), Az-Zâhid (l’ascète), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Al-Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), le Chaykh Abou l-Fadl Chihâbou d-Dîn Ahmad Zarroûq Al-Fâçi Al-Barnouçi Al-Mâliki est né en 846 dans la région située entre Taza et Fès (Maroc) et il est décédé en 899 à Misrata (Lybie). Au cours de sa vie, il s’installa en Egypte et enseigna la science de la religion à l’Université Al-Azhar et devint une référence notamment dans le fiqh Malikite. On compte de parmi ses enseignants les plus célèbres : le Chaykh ‘Abdou r-Rahmân Ath-Tha’âlibi et le Hâfidh As-Sakhâwi. Sa tombe fût détruite en 2012 par les extrémistes wahhabites.
– Ici le Chaykh Ahmad Zarroûq approuve et commente une citation de l’Imâm Al-Ghazâli au sujet de l’istiwâ de Allâh sur le trône, dans laquelle il a dit : « Et Allâh est « istawâ ‘ala l-‘Arch » (le Trône), tel qu’Il l’a révélé et avec le sens qu’Il a voulu, d’un « istiwâ » exempt du contact, de l’établissement, du fait d’être dans un endroit, d’être incarné ou d’être en mouvement. Il n’est pas porté par le Trône, au contraire, le Trône est porté grâce à Sa puissance et Sa grâce. » [Ihyâ-ou ‘Ouloumi d-Dîn]
– Le Chaykh Ahmad Zarroûq confirme ici qu’il est impossible au sujet de Allâh : le contact, l’établissement, le fait d’être dans un endroit, le fait d’être incarné et le fait d’être en mouvement car tout ceci fait parti des attributs des créatures, des choses entrées en existence.
– Ensuite il explique que cela est conforme à la parole de l’Imâm Mâlik au sujet de l’istiwâ de Allâh, lorsqu’il a dit : « le comment n’est pas concevable »(al-kayf ghayrou ma’qoûl), c’est-à-dire qu’il s’agit là d’un istiwâ sans comment, c’est-à-dire sans caractéristique physique, un istiwâ qui n’implique pas la localisation dans un endroit, ni contact, ni établissement ni aucune autre caractéristique des créatures.
– Le Chaykh Ahmad Zarroûq explique également que la version contenant les termes « al-kayfiyyatou majhoûlah » n’est pas authentique, car elle signifierait que le comment est inconnu. Cette parole impliquerait donc qu’il existe un comment mais que celui-ci serait ignoré, alors que l’Imâm Mâlik a justement voulu expliquer qu’il n’y a pas de comment.
– Ainsi, la version propagée par les moujassimah (corporalistes), selon laquelle Mâlik aurait dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoûl), cette version n’est pas vraie ; elle n’a été validée d’aucun des Salaf ; elle n’a pas été confirmée comme étant la parole de Mâlik ni de personne d’autre parmi les Imâm. L’Imâm Mâlik n’a pas dit « le comment est ignoré » (al-kayfou majhoûl). Cette version n’a aucune chaîne de transmission sur laquelle on puisse se baser et elle n’est pas conforme au tawhîd. En effet, le fait de dire que le comment est ignoré, cela insinue que Allâh aurait des attributs qui ont un comment (des caractéristiques des créatures), mais que nous ne saurions pas par lesquelles de ces caractéristiques Il serait attribué; et cela contredit le tawhîd. Cependant certains savants ont cité cette version dans leurs ouvrages en expliquant “al-kayf” par “al-haqîqah” c’est-à-dire Sa réalité, ainsi ils comprennent de cette expression que nul ne connaît la réalité de Allâh si ce n’est Allâh Lui-même.
– Le comment (al-kayf) : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh est exempt de tout cela.
– L’Imâm Mâlik a clairement dit que le comment au sujet de l’istiwâ de Allâh est inconcevable, c’est-à-dire que c’est un istiwâ sans comment (bilâ kayf). En effet, l’Imâm Mâlik n’a pas accepté que l’on demande « comment ? » au sujet de l’istiwâ de Allâh. Ceci nous confirme donc que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise, ni un établissement, ni une installation, ni une élévation spatiale ni aucun autres sens qui font partie des attributs des créatures et qui sont concerné par le « comment » [kayf].
– L’Imâm Mâlik a dit également : « l’istiwâ n’est pas inconnu » (al-istiwâ ghayrou majhoûl) c’est-à-dire que l’istiwâ est connu car il est rapporté dans le Qour-ân, puis il a dit : « le comment n’est pas concevable »(al-kayf minhou ghayrou ma’qoûl) c’est-à-dire que le comment est exclu, impossible à Son sujet, à savoir que l’istiwâ dans le sens du comment, c’est-à-dire de l’attitude comme la position assise, n’est pas concevable : la raison ne l’accepte pas puisqu’il fait partie des caractéristiques des créatures. En effet, la position assise n’est valable que pour un être qui a des membres, c’est-à-dire un postérieur et des genoux, gloire à Allâh Qui est exempté de tout cela.
– Une autre version authentique proche de celle-ci est rapportée de Mâlik avec les termes (wa kayfa ‘anhou marfoû’) c’est-à-dire : « Dire “comment” est exclu à Son sujet ».
– Le Hâfidh Az-Zabîdi a dit : « Ibnou l-Labân a dit dans l’explication de la parole de Mâlik : sa parole « Kayf ghayrou ma’qoûl » (le comment est inconcevable) : c’est-à-dire que le kayf (comment) fait parti des caractéristiques de ce qui entre en existence, et tout ce qui fait parti des attributs des choses entrées en existence, le fait de les attribuer à Allâh contredit la raison, de ce fait cela est catégoriquement renié pour Allâh ta’âlâ. Quant à sa parole : « wa l-Istiwâ ghayrou majhoûl » (l’istiwâ n’est pas inconnu) c’est-à-dire que son sens est connu par les spécialistes de la langue Arabe, et sa parole « wa l-îmânou bihi» (et y croire) c’est-à-dire selon ce qui est digne de Lui ta’âlâ, « wâjib» (est un devoir) car cela fait parti de la foi en Allâh et en Ses livres, « wa s-sou-âlou ‘anhou bid’ah» (poser la question à ce sujet est une innovation) c’est-à-dire une nouveauté car les compagnons connaissaient son sens qui est digne d’être attribué à Allâh du point du vue de la langue, ainsi ils n’ont pas été amené à poser cette question» [It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn].
– Au sujet de la parole « fauteur d’innovation » [صاحب بدعة] adressé par l’Imâm Mâlik à cet homme qui lui avait demandé « comment est l’istiwâ de Allâh », le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi Al-Azhari explique en disant : « Parce que sa question sur le comment de l’istiwâ indique qu’il a compris l’istiwâ selon son sens apparent, physique, qui relève de l’emprise d’un corps sur un autre et de son établissement dessus, et qu’il n’a fait que douter sur le comment de cet établissement. Il a donc demandé à son sujet. Et c’est exactement cela l’assimilation (tachbîh) que l’Imâm Mâlik a pointé comme étant une innovation (bid’ah)» [Dans son livre «Fourqânou l-Qour-ân»]
– Ce qui confirme davantage la position de l’Imâm Mâlik, c’est ce que rapporte l’Imâm Al-Bayhaqi qui a dit : « [Les imâms] Al-Awzâ’i, Mâlik, Soufyân Ath-Thawri et Al-Layth Ibn Sa’d ont été questionné au sujet de ces hadîth (les hadîth moutachâbih – équivoques -), alors ils ont dit : Citez les comme ils sont parvenus, sans attribuer de comment (bilâ kayfiyyah) » [Dans son livre “Al-I’tiqâd”].
– De même l’Imâm Mâlik considérait le verset de l’istiwâ de parmi les moutachâbihât (textes équivoques). En effet, l’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi a dit : « Certains d’entre eux [c’est-à-dire les savants] ont dit que le verset de l’istiwâ est moutachâbih (équivoque), et ceci est l’avis de Mâlik Ibn Anas, des Fouqahâ de Médine et de Al-Asma’i » [Dans son livre Ousoûlou d-Dîn].
– La parole de l’Imâm Mâlik rejetant le « comment » au sujet de l’istiwâ de Allâh est rapportée avec une chaîne de transmission authentique. Elle a également été citée par :
– Voici le manuscrit du livre Al-I’tiqâd de l’Imâm Al-Bayhaqi dans laquelle est présente la parole de l’Imâm Mâlik :
– Remarque importante : il y a une grande différence entre :
– Certains leaders de la mouvance sectaire wahhabite ont même prétendu textuellement que Allâh serait assis sur le trône. Article à consulter à ce sujet : Ar-Râjihi et Fawzân (wahhabites) prétendent que Allâh est assis sur le trône.
– Les wahhabites ont hérité cette croyance abjecte d’Ibn Taymiyah (moujassim) qui a également prétendu que Allâh serait assis. Article à consulter à ce sujet : L’Imam Abou Hayyan Al-Andalouçi dénonce l’égarement de Ibn Taymiyah.
– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :
Il n’est donc pas permis de traduire le verset {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).
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