Chaykh Al-Koûrâni : le moujassim est mécréant même s’il jeûne et prie

Sujet : les moujassimah ne sont pas musulmans

Dans son livre « Ad-Dourarou l-Lawâmi’ » le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Kourâni a dit :

« قوله : لا نكفر أحدا من أهل القبلة.
أقول : هذا الكلام قد اشتهر بين الناس ونقل عن الأئمة مثل الشافعي و أبي حنيفة و ليس على إطلاقه إذ المجسم كافر و إن صام و صلى »

« Sa parole (c’est-à-dire au Chaykh Tâjou d-Dîn As-Soubki) : « On ne déclare pas mécréant quelqu’un qui fait partie des gens de la Qiblah », je dis : cette parole est devenu célèbre parmi les gens, et elle a été rapportée des Imams comme Ach-Châfi’i et Aboû Hanîfah, mais elle n’est pas à prendre dans l’absolu car le moujassim est mécréant même s’il jeûne et prie »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Chaykh, le Qâdî (juge Islamique) Chihâbou d-Dîn Ahmad Ibn Ismâ’îl Al-Koûrâni Ach-Châfi’i Al-Hanafi (connu aussi sous le nom de Molla Gürani) est né en 813 et il est décédé en 893 de l’Hégire (رحمه الله) à Istanbul, c’est-à-dire il y a plus de 550 ans. Il était un ami du Sultan Mourad II et il est le Chaykh du Sultan Mouhammad Al-Fâtih (Mehmet II).On compte de parmi ses Chouyoûkh : Ibn Hajar Al-‘Asqalâni, ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri et d’autres.

– Ici il explique que la parole « On ne déclare pas mécréant quelqu’un qui fait partie des gens de la Qiblah » n’est pas à prendre dans l’absolu. En effet, si quelqu’un a une croyance contraire à l’Islâm, ou qu’il est tombé dans un cas d’apostasie, il n’est pas considéré musulman, même si celui-ci prétend jeûner et prier. Et ceci est le cas du moujassim (celui qui attribue à Allâh le corps ou les caractéristiques des créatures) comme le précise le Chaykh Al-Koûrâni.

– Le fait que cette règle n’est pas prise dans l’absolu est confirmé par d’autres savants, parmi eux :

  • Le Chaykh Ibnou Ar-Rif’ah qui a dit : « Et ceux que nous avons déclaré mécréants parmi les gens de la Qiblah sont par exemple ceux qui croient que le Qour-ân serait créé, que Allâh ne saurait pas les choses inexistantes avant qu’elles n’existent, et ceux qui ne croient pas en la prédestination, également ceux qui croient que Allâh serait assis sur le Trône comme l’a cité le Qâdî Houçayn du texte de Ach-Châfi’i. »[Kifâyatou n-Nabîh Charh at-Tanbîh]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allam Al-Qourachi qui a dit : « Ceci est de la mécréance selon l’Unanimité et nous déclarons mécréant de parmi les gens de la qiblah ceux qui disent que la Parole de Allâh est créée et ceux qui disent que Allâh ne sait pas les choses avant leur existence et celui qui ne croit pas en la Prédestination et celui qui croit que Allâh est assis sur le trône tout comme a rapporté ce jugement Al-Qâdî Houçayn d’après le texte de Ach-Châfi’i » [Najmou l-Mouhtadi]
  • L’Imâm As-Souyoûti qui a dit : « Ach-Châfi’i a dit : “On ne déclare pas mécréant quelqu’un qui fait partie des gens de la Qiblah” et il (c’est-à-dire l’Imâm  Ach-Châfi’i) a exclu le moujassim (anthropomorphiste) ainsi que celui qui nie que Allâh connaît les détails de toute chose (c’est-à-dire que ces deux groupes sont déclaré mécréant). »[Al-Achbâh wa n-Nadhâ-ir]
  • L’Imâm At-Tahawi qui a dit : «Nous appelons musulmans croyants, ceux qui s’orientent vers notre Qiblah tant qu’ils reconnaissent la véracité de ce que le Prophète a amené, tant qu’ils croient en la véracité de ce qu’il a dit et annoncé et qu’ils n’en renient rien» [Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah]
  • L’Imâm At-Tahâwi qui a dit : « Nous ne déclarons pas mécréant quelqu’un des gens de la Qiblah en raison d’un péché qu’il aurait commis tant qu’il ne se le rend pas permis »[Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah]
  • Le Chaykh Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi qui a commenté les propos ci-dessus de l’Imâm At-Tahâwi en disant : « Ceci indique qu’est déclaré mécréante la personne qui a une croyance corrompue comme la croyance des moujassimah, des mouchabbihah, des qadariyyah et ce qui est de cet ordre » [Al-Qalâ-id]
  • Le Mouhaddith Al-Harari qui a commenté les propos ci-dessus de l’Imâm At-Tahâwi en disant : « Ce qui est visé par Ahlou l-Qiblah –les gens de la Qiblah– ce sont les croyants. Celui qui est ainsi sur la foi, il n’est pas permis de le déclarer mécréant à cause d’un péché, sauf s’il se le rend permis et que ce péché est connu d’évidence dans la religion comme étant un péché. C’est celui-là qui est déclaré mécréant. »[Ad-Dourratou l-Bahiyyah fî Halli l-Alfhâfi l-‘Aqîdah at-Tahâwiyyah]

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

Ibn ‘Outhaymîn humilie Ibn Bâz au sujet de l’ombre du trône

Sujet : La contradiction des wahhabites

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans son ouvrage intitulé « Majmoû’ Fatâwâ » (tome 28 page 402 de cette édition) le prédicateur wahhabite Ibn Bâz a été interrogé « Est-ce que Allâh ta’âlâ est attribué par le fait d’avoir une ombre ? », Ibn Bâz dérapa en disant :

« نعم […] فهو له ظل يليق به سبحانه لا نعلم كيفيته مثل سائر الصفات »

« Oui […] Il a une ombre digne de Lui soubhânah, nous ne savons pas comment elle est, comme c’est le cas de Ses autres attributs »

*  Constat : nous remarquons qu’Ibn Bâz tient ici des propos intolérables, contraires à la croyance des gens de la sounnah et qui sont clairement condamnables. Ceci dit, regardons à présent ce qu’en pense son compère wahhabite Ibn ‘Outhaymîn :

Dans son livre intitulé « Charh riyad As-Sâlihîn » (tome 3 page 347) le prédicateur wahhabite, qui est pourtant l’élève direct d’Ibn Bâz, réfute complètement la croyance aberrante de son mentor, et l’humilie en disant :

«وليس المراد ظل نفسه جل وعلا […] ومن فهم هذا الفهم فهو بليد أبلد من الحمار […] كيف يكون المراد بالظل ظل الرب عز وجل ؟! لكن كما قلت : بعض الناس أجهل من الحمار»

« Ce qui est voulu [dans le hadîth] n’est pas que Allâh aurait lui-même une ombre Jallâ wa ‘alâ […] et celui qui a cette compréhension est quelqu’un de stupide, encore plus stupide qu’un âne […] Comment serait-il possible que ce qui est voulu par l’ombre soit l’ombre du Seigneur ‘Azza wa Jall ?! Mais comme je l’ai dit : certaines personnes sont plus ignorantes qu’un âne »

Informations utiles :

–  ‘Abdou l-‘Azîz Ibn ‘Abdi l-Lâh Ibn Bâz était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1330 H. (c’est-à-dire en 1910) à Ryad et il est décédé en 1420 H. (c’est-à-dire en 1999), il y a plus de 25 ans. Il s’est efforcé de propager le dogme wahhabite au point qu’il fut nommé Moufti et président du comité permanent de l’Iftâ qui est une instance wahhabite. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– Mouhammad Ibnou Sâlih Al-‘Outhaymîn était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1347 H. (c’est-à-dire en 1925) et il est décédé en 1421 H. (c’est-à-dire en 2001), il y a environ vingt ans. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– Le wahhabite Ibn Bâz a prétendu que Allâh aurait une ombre dont on ignorerait le comment, c’est-à-dire une ombre qui aurait un comment (c’est-à-dire des caractéristiques des créatures telles que la taille, la forme, la couleur …) mais que nous ignorons ce comment.

– Cette parole odieuse d’Ibn Bâz est également présente sur son site officiel :

– En d’autres occasions, Ibn Bâz a réitéré ses propos :

  • Ibn Bâz a dit : « Il s’agit d’une ombre qui Lui convient dont personne ne connait le comment hormis Allâh soubhânah ». Puis lorsqu’il a été interrogé est-ce que cette ombre est due au soleil, Ibn Bâz a répondu : « Oui » [Enregistrement audio]
  • Ibn Bâz a dit aussi : « Le trône a une ombre et Allâh aussi a une ombre, personne ne connaît son comment sauf Lui » [Enregistrement audio]
  • Ibn Bâz a été interrogé sur le sens du hadîth de l’ombre, il répondit : « Il s’agit de l’ombre du seigneur jallâ wa ‘alâ» [Enregistrement audio]
  • Ibn Bâz a dit également : « Cette ombre est une chose digne de Lui (Allâh)» [Enregistrement audio]

– Pour son élève Ibn ‘Outhaymîn, celui qui a une telle croyance est quelqu’un de stupide. Celui-ci a confirmé ses propos à plusieurs reprises :

  • Ibn Outhaymîn a dit : « Certains étudiants pensent que le sens de l’ombre dans [le hadîth qui a pour sens : ] « sous son ombre, le jour où il n’y aura pas d’autre ombre que la sienne » qu’il s’agirait de l’ombre du Seigneur ‘azza wa jall, et cela est une supposition très fausse, personne ne penserait cela hormis un homme ignorant » [Enregistrement audio]
  •  Ibn ‘Outhaymîn a dit aussi  : « Nous parlons d’un sujet sur lequel beaucoup d’ignorants se sont égaré, et cela concerne le hadîth « سبعة يظلهم الله في ظله » et ils se sont illusionné par ignorance de leur part qu’il s’agirait d’une ombre provenant de Allâh lui-même » [Enregistrement audio]

– Nous constatons donc qu’Ibn Bâz et Ibn ‘Outhaymîn sont opposé l’un à l’autre concernant l’un des sujets principaux de la science du tawhîd : les noms et attributs de Allâh.

– Ainsi, selon la croyance d’Ibn ‘Outhaymîn : Ibn Bâz et ceux qui l’ont suivi dans sa déviation sont des gens stupides, plus stupide que l’âne, ignorants et égarés, pour avoir pris pour croyance que Allâh aurait une ombre.

– Nous remarquons que les wahhabites, en plus de s’attaquer et s’opposer à la croyance des musulmans, sont des gens qui se contredisent entre eux sur des sujets fondamentaux. Ceci nous démontre qu’il s’agit là d’une secte désorganisée dont la déviation est manifeste.

Question : Comment vont se positionner les Wahhabites? Suivre l’avis d’Ibn Bâz et être considéré plus stupide et plus ignorant qu’un âne selon Ibn ‘Outhaymîn… ou bien, suivre l’avis d’Ibn ‘Outhaymîn et considérer leur chaykh Ibn Bâz plus idiot qu’un âne ? Avec un tel scénario et un tel dilemme, les adeptes endoctrinées du Wahhabisme se retrouvent perplexes, sans réponse, bloquées et paniquées. En effet ils se situent (qu’ils acceptent ou pas cette réalité flagrante) au sein d’un même groupe avec deux idées extrêmement opposées. Comment choisir son camp dans un mouvement qu’ils pensent être au service de la sounnah véritable et décider de délaisser la parole de l’un ou de l’ autre ? Comment faire pour accepter et prendre en considération la parole des deux penseurs de leur mouvance, alors qu’elles se contredisent!?  Encore une question sans réponse…

– Allâh ta’âlâ dit dans Son livre honoré {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -». Les savants spécialistes de tafsîr du Qour-ân ont confirmé que ce verset en lui-même est une preuve pour exempter Allâh du corps et des caractéristiques des corps (comme l’ombre).

– De nombreux savants ont donné des explications claires à ce sujet :

  • Al-Qâdî ‘Iyâd (رحمه الله) a dit dans son commentaire du sahîh de Mouslim : « L’annexion de l’ombre ici à Allâh est une annexion indiquant la possession […] et il s’agit de l’ombre du trône comme cela est parvenue dans un autre hadîth »
  • Le Hâfidh An-Nawawi a dit : « Le sens qui est visé ici, c’est l’ombre du trône comme cela est parvenu clairement dans un autre hadîth ; le sens c’est qu’au Jour Dernier, lorsque les gens seront stationnés pour le Jugement du Seigneur des mondes, que le soleil se rapprochera, sa chaleur s’intensifiera et que leur sueur coulera, il n’y aura pas à ce moment là d’autre ombre que celle du Trône. » [Dans son commentaire du sahîh Mouslim]
  • Le Hâfidh Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a dit : « Il a été dit que le sens visé est l’ombre du Trône ; ce qui démontre cela c’est le Hadîth de Salmân d’après Sa’îd ibn Mansoûr avec une chaîne de transmission Haçan (forte) : [qui a pour sens :] « Sept catégories de personnes seront abritées à l’ombre du Trône (‘Arch) » [Dans son commentaire du sahîh de Al-Boukhâri]
  • Le Hâfidh As-Souyoûti a dit : « L’ombre dans ce hadîth, il en est voulu la miséricorde (ar-rahmah) ; Al-Qâdî ‘Iyâd a dit : L’annexion de l’ombre ici à Allâh est une annexion indiquant la possession, et d’autres que lui ont dit : cela désigne l’attribution d’honneur. Îçâ Ibn Dînâr a dit : le sens de « dhillihi » est l’honneur qu’il accorde et Sa préservation. Et d’autres ont dit : ce qui en est visé c’est l’ombre de Son trône, comme cela est clairement indiqué dans beaucoup de hadîth. » [Dans son charh du Mouwatta de l’Imâm Mâlik]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî a dit : « Allâh abritera c’est-à-dire qu’ils rentreront “fî dhillihi” c’est-à-dire sous Sa miséricorde (rahmatihi), et il a été dit que le sens est l’ombre du trône du fait qu’il est parvenu certaines versions du hadîth avec les termes [qui ont pour sens :] sous l’ombre de Son trône. » [Dans son livre Mirqât al-Mafâtîh, Charh Michkât al-Masâbîh]
  • Le Chaykh Az-Zourqâni Al-Mâliki Al-Azhari a dit dans son commentaire du Mouwattâ de l’Imâm Mâlik : « Il s’agit d’une annexion indiquant la possession […] et il a été dit qu’il s’agit de l’ombre du trône, et ce qui indique cela c’est le hadîth rapporté par Salmân d’après Sa’îd Ibn Mansoûr avec une chaîne de transmission haçan [forte] [qui a pour sens :] « Sept catégories de personnes seront abritées à l’ombre du Trône (‘Arch) » »
  • Le Mouhaddith Al-Harari (رحمه الله) a dit : « Le hadîth [qui a pour sens :] « Sept catégories de personnes seront abritées par Allâh fî dhillih » c’est-à-dire à l’ombre de Son trône » [Dans son livre As-Sirât Al-Moustaqîm]

– Al-Hâfidh Al-‘Irâqi (رحمه الله) mort au huitième siècle de l’hégire a dit : « La meilleure façon d’expliquer un hadîth c’est de l’expliquer par un autre hadîth. ».

– Le Chaykh Jamîl Halîm Al-Houçayni a dit : « Que l’on prenne garde à ce que pensent certains ignorants qui croient que Allâh serait un volume (hajm) qui aurait une ombre, wa l-‘iyâdhoubilLâhi ta’âlâ, ceux qui expliquent la parole du prophète “fî dhillihi” dans le sens que Allâh serait un corps (jism) qui aurait une ombre, Allâh est totalement exempt de cela, Il est totalement exempt de toutes ressemblances avec ce qui entre en existence »[Dans son livre Ijmâ’ Ahli t-Tanzîl ‘alâ Ithbâti haqqiyyati t-Ta-wîl]

An-Nawawi : la demande de pardon pour le mort mécréant est interdite

Sujet : La demande de pardon ou de miséricorde sur le mort mécréant est interdite.

 

Dans son livre « Al-Majmoû’ Charhou l-Mouhadh-dhab », dans le chapitre des préparatifs funéraires, [tome 5 page 120 de cette édition] l’Imâm An-Nawawi a dit :

«  وَأمَّا الصَّلاةُ عَلَى الكَافِرِ والدّعَاءُ لَهُ بِالمَغْفِرَةِ فَحَرَامٌ بِنَصِّ القُرآنِ وَالإِجمَاع »

« Quant à la prière [funéraire] en faveur du mécréant, et les invocations pour que Allâh lui pardonne, ceci est interdit par le texte du Qour-ân et l’unanimité (ijmâ’) »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est très célèbre. Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de Son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici il donne un jugement très important : Il n’est pas permis de demander le pardon ou la miséricorde pour celui qui est mort mécréant. Et il précise que cela est interdit par le texte même du Qour-ân et l’unanimité (ijmâ’).

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat An-Niçâ / 48 :

« إِنَّ اللهَ لاَ يَغْفِرُ أَنْ يُشْرَكَ بِهِ وَيَغْفِرُ مَا دُونَ ذَلِكَ لِمَنْ يَشَاءُ»

ce qui a pour sens : « Certes, Allâh ne pardonne pas qu’on adore autre que Lui et Il pardonne ce qui est en-deçà à qui Il veut ».

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat Mouhammad / 34 :

« إِنَّ الَّذِينَ كَفَرُوا وَصَدُّوا عَنْ سَبِيلِ اللهِ ثُمَّ مَاتُوا وَهُمْ كُفَّارٌ فَلَنْ يَغْفِرَ اللهُ لَهُمْ»

ce qui a pour sens : « Certes, ceux qui ont mécru et qui ont empêché les gens d’entrer en Islâm, puis sont morts en étant mécréants, ceux-là Allâh ne leur pardonne pas ».

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat An-Niçâ / 168-169 :

« إنَّ الذِينَ كَفَرُوا وظَلَمُوا لَمْ يَكُنِ اللهُ لِيَغْفِرَ لَهُم ولا لِيَهْدِيَهُم طَرِيقًا إِلاّ طَرِيقَ جَهَنَّمَ خالِدِينَ فيها أَبَدًا»

ce qui a pour sens : « Certes, ceux qui ont mécru et fait preuve d’injustice, Allâh ne leur pardonne pas et ne les mènera qu’à l’enfer dans lequel ils resteront éternellement, à jamais ».

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat At-Tawbah / 113 :

« مَا كَانَ لِلنَّبِيِّ وَالَّذِينَ آَمَنُوا أَنْ يَسْتَغْفِرُوا لِلْمُشْرِكِينَ وَلَوْ كَانُوا أُولِي قُرْبَى مِنْ بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحَابُ الْجَحِيمِ»

Ce qui a pour sens : « Il n’est pas permis au Prophète ni aux croyants de demander miséricorde pour les mécréants après qu’ils ont su d’eux qu’ils sont morts sur la mécréance, même s’ils faisaient partie de leurs proches »

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat Al-A’râf / 156 :

« وَرَحْمَتِي وَسِعَتْ كُلَّ شَيْءٍ فَسَأَكْتُبُهَا لِلَّذِينَ يَتَّقُونَ »

Ce qui a pour sens  : « Ma miséricorde concerne toute chose. Je la destine dans l’au-delà à ceux qui se gardent [de l’association et de la mécréance] »

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat Ibrâhîm / 18 :

« مَثَلُ الّذِينَ كَفَرُواْ بِرَبِّهِمْ أَعْمَالُهُمْ كَرَمَادٍ اشْتَدّتْ بِهِ الرِّيحُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ »

ce qui a pour sens : « Les œuvres de ceux qui ont mécru, sont telle de la cendre emportée par le vent, un jour de tempête » 

– Allâh ta’âlâ dit dans soûrat Âli ‘Imrân / 85 :

« وَمَنْ يَبْتَغِ غَيْرَ الإِسْلاَمِ دِيناً فَلَنْ يُقْبَلَ مِنْهُ»

ce qui a pour sens : « Si quelqu’un choisit autre que l’Islâm pour religion, cela ne sera pas accepté de lui »

Ces versets sont claires pour indiquer que Allâh ne pardonne pas à ceux qui sont mort sur la mécréance.

– Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« وَأَمَّا الْكَافِرُ فَيُطْعَمُ بِحَسَنَاتِهِ في الدُّنْيَا حَتّى إِذا أَفْضَى إِلى الآخِرَةِ لَم يَكُنْ لُهُ مِنْهَا نَصِيبٌ »

ce qui a pour sens : « Quant au mécréant il sera rétribué pour ses bonnes œuvres dans cette vie, mais dans l’au-delà il n’aura aucune récompense » [rapporté par l’Imâm Ahmad dans son Mousnad]

– Ainsi, il n’est pas permis de demander à Allâh de faire miséricorde à une personne qui est morte sur la mécréance. Car Allâh nous a clairement indiqué qu’Il ne fera pas miséricorde à ceux qui sont mort mécréant. Il n’est pas permis d’employer à leur sujet des formules comme « rahimahoullâh » , « que Allâh lui fasse miséricorde », « repose en paix » …

– Ce sujet fait l’objet de l’unanimité comme l’a précisé l’Imâm An-Nawawi, ainsi il ne convient pas de prêter attention à ceux qui contredisent ce jugement, peu importe leur renommée chez les gens.

– De nombreux savants ont confirmé ce jugement :

  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi a dit : « Demander le pardon pour les morts mécréants est quelque chose qui amène à contredire ce que Allâh a annoncé en terme de promesse et menace, et ceci n’est pas permis. Et également du fait que Allâh a prédestiné qu’Il les châtiera » [Dans son tafsîr]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit  : « De nombreux savants ont dit : il n’y a pas de mal dans le fait que quelqu’un fasse des invocations en faveur de ses parents mécréants, et qu’il fasse l’istighfar (la demande de pardon -par l’entrée en Islâm-) pour eux tant qu’ils sont toujours vivants, quant à celui qui est mort [mécréant] il n’y a plus d’espoir pour lui, alors nous n’invoquons pas en sa faveur » [Dans son tafsîr]
  • Le Chaykh Ibn Amîr Hâjj Al-Hanafi a dit :  « Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Qarâfi Al-Mâliki a dit explicitement que la demande de pardon pour un [mort] mécréant est de la mécréance du fait que cela comporte de demander à Allâh ta’âlâ de démentir ce dont Il nous a informé à ce sujet » [Halbatou l-Moujalli]
  • Le Chaykh Ibn Amîr Hâjj Al-Hanafi a dit aussi :  « Comme cela a été dit précédemment, la demande de pardon pour un [mort] mécréant est de la mécréance » [Halbatou l-Moujalli]
  • Le savant Ottoman Moustafâ Ibn Mouhammad Güzelhisâri Al-Hanafi a dit : « La demande de pardon pour un [mort] mécréant est de la mécréance » [Hilyatou n-Nâji]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Devient mécréant celui qui dit à un mécréant : (Allâhou yaghfirou laka) ce qui signifie : (que Allâh te pardonne) en visant que Allâh ta’âlâ lui pardonne quand bien même il resterait mécréant jusqu’à la mort. [Le chaykh précise dans son commentaire : Mais s’il vise que Allâh lui pardonne par l’entrée en Islam alors dans ce cas il ne devient pas mécréant]De même, devient mécréant celui qui dit à propos de celui qui est mort mécréant : (Allâhou yarhamouh) ce qui signifie : (Que Allâh lui fasse miséricorde) voulant par cela qu’Il lui accorde la paix dans sa tombe » [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit également : « La demande de miséricorde pour un mécréant qui est vivant est permis, car il est possible qu’il soit guidé, qu’il entre en Islâm et qu’il meurt musulman ; mais s’il est mort [en étant mécréant] alors il n’est plus possible qu’il devienne croyant, Allâh ta’âlâ dit  : « وَرَحْمَتِي وَسِعَتْ كُلَّ شَيْءٍ فَسَأَكْتُبُهَا لِلَّذِينَ يَتَّقُونَ » c’est-à-dire que la miséricorde de Allâh englobe, dans ce bas-monde,  tout les croyants et les mécréants, mais dans l’au-delà, Allâh fait que Sa miséricorde ne soit spécifique qu’aux croyants » [Ach-Charhou l-Qawîm]

– Article à voir également : L’Imâm An-Nawawi confirme que ceux qui suivent une religion autre que l’Islâm sont mécréants.

An-Nawawi : le jugement de laisser descendre ses vêtements sous les chevilles

 

Dans son commentaire du sahîh Mouslim [tome 14 page 62 de cette édition] , l’Imâm An-Nawawi a dit :

« لا يجوز اسباله تحت الكعبين إن كان للخيلاء فإن كان لغيرها فهو مكروه وظواهر الأحاديث في تقييدها بالجر خيلاء تدل على أن التحريم مخصوص بالخيلاء وهكذا نص الشافعي على الفرق كما ذكرنا وأجمع العلماء على جواز الاسبال للنساء وقد صح عن النبي صلى الله عليه وسلم الاذن لهن في ارخاء ذيولهن ذراعا »

« Il n’est pas permis de laisser descendre les vêtements en dessous des chevilles si cela est fait par orgueil. Et si cela n’est pas fait par orgueil, alors c’est déconseillé (makroûh). Le sens apparent des hadîth indique que l’interdiction est spécifique à ceux qui le font par orgueil, et il y a un texte de Ach-Châfi’i indiquant qu’il a fait la distinction entre ces deux cas comme nous l’avons mentionné, et les savants ont été unanime sur le fait qu’il est permis pour les femmes de laisser descendre les vêtements en dessous des chevilles »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est très célèbre. Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de Son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– L’Imâm, le Moujtahid –jurisconsulte– Mouhammad Ibnou Idrîs Ach-Châfi’i est l’un des plus grands savants de notre communauté, c’est une référence incontournable pour tout musulman. C’est un salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), il est né en 150 et il est décédé en 204 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1230 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) chafi’ite.

  • L’Imâm Abou l-Haçan As-Soulami a dit à son sujet : « Mouhammad Ibn Idrîs Ach-Châfi’i est le savant à la tête du second siècle [de l’Hégire] (c’est-à-dire le moujaddid – savant revivificateur)» [Rapporté par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir dans Tabyînou kadhibi l-Mouftari]

– L’Imâm Al-Boukhâri rapporte que le messager de Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

« لا ينظر اللهُ إلى من جَرَّ ثوبَهُ خُيَلاء »

[ce qui a pour sens : ] « Allâh n’honorera pas mais rabaissera au jour du jugement celui qui laisse traîner ses vêtements par orgueil ». Aboû Bakr répondit : « Mon vêtement tombe sauf si je le surveille bien». le Prophète صلى الله عليه وسلم lui dit alors [ce qui a pour sens : ] « Tu n’es pas de ceux qui le font par orgueil ».

– De nombreux savants ont confirmé ce jugement, parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanifah. En effet, il est rapporté à son sujet : « Aboû Hanîfah رحمه الله portait un vêtement et le laissa tomber à terre. On lui a dit : Ne nous a t-il pas été interdit de faire cela ? Il a dit : L’interdiction concerne ceux qui le portent par orgueil et nous n’en faisons pas partie. » [Rapporté par l’auteur de Al-Mouhît chez les hanafites, et Ibnou Mouflih dans Al-Âdâbou ch-Char’iyyah et d’autres]
  • L’Imâm Ach-Châfi’i a dit : « Il n’est pas permis de laisser le vêtement tomber [sous les chevilles] en prière ou autrement par arrogance. En ce qui concerne le fait de laisser le vêtement tomber pour des raisons autres que l’arrogance en priant, ceci est moins grave, car le Prophète ﷺ a dit à Aboû Bakr رضي الله عنه quand son izâr tombait d’un côté: « Tu ne fais pas parti d’eux (c’est-à-dire de ceux qui laissent tomber le vêtement par orgueil). » [Rapporté par An-Nawawi dans Al-Majmoû’]
  • L’Imâm Ibnou Hibbân a dit : « La gravité de laisser descendre son vêtement en dessous des chevilles est spécifique à une raison déterminée et il s’agit de l’orgueil. Ainsi, si l’orgueil n’est pas présent alors il n’y pas de mal dans le fait de laisser descendre son vêtement » [Dans son Sahîh]
  • Dans le livre Al-Fatâwa l-Hindiyyah il est dit : « Si l’homme laisse dépasser son vêtement en dessous des chevilles, si cela est sans orgueil, alors c’est déconseillé » [Al-Fatâwa l-Hindiyyah]
  • Le Chaykh Al-Hattâb Al-Mâliki a dit concernant le fait de laisser descendre ses vêtements sous les chevilles sans orgueil : « Cela n’est pas interdit mais déconseillé » [Hâchiyah Al-‘Adawi]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn ‘Abdi r-Rahmân BâFadl Al-Hadrami a dit : « Il est déconseillé de laisser descendre ses vêtements en dessous des chevilles, et cela est interdit pour ceux qui le font par orgueil » [Dans son livre Al-Mouqaddimah Al-Hadramiyyah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Houçayn Ibn Tâhir a dit : « [Parmi les péchés du corps : ] laissez trainer ses vêtements par orgueil» [Dans son livre Soullamou t-Tawfîq]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [Parmi les péchés du corps : ] Laisser traîner son vêtement par suffisance c’est-à-dire le porter en dessous de la cheville par vanité. » [Dans son livre Al-Moukhtasar]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit également : « Parmi les péchés du corps, il y a laisser descendre son vêtement par vanité, c’est-à-dire par orgueil. Ceci a lieu en laissant descendre son habit ou son pagne jusqu’au-dessous de la cheville. Ainsi, faire descendre le pagne en dessous de la cheville fait partie des grands péchés si c’est par vanité, sinon c’est déconseillé [pour l’homme]» [Dans son livre Boughyatou t-Tâlib]

Qâdî ‘Iyâd : les deux témoignages sont indispensables pour être musulman

 

Dans son commentaire du sahîh Mouslim, l’Imâm An-Nawawi rapporte du Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki qu’il a dit :

« مذهب أهل السنة أن المعرفة مرتبطة بالشهادتين لا تنفع إحداهما ولا تنجي من النار دون الأخرى الا لمن لم يقدر على الشهادتين لآفة بلسانه أو لم تمهله المدة ليقولها بل اخترمته المنية»

« La voie de Ahlou s-sounnah c’est que la croyance par le cœur est liée à la reconnaissance par les deux témoignages, l’une n’est pas utile sans l’autre, et l’une ne sauve pas de l’enfer sans l’autre, sauf pour celui qui n’avait pas la capacité de dire les deux témoignages pour un défaut de sa langue ou qui n’a pas eu le temps de les dire et qui est mort sur le champs »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est très célèbre.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de Son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Le Qâdî (juge) Abou l-Fadl ‘Iyâd Ibnou Moûçâ Ibnou ‘Iyâd al-Yahsoubi connu sous le nom de Qâdî ‘Iyâd, est un grand savant Malikite. Il est né en 476 à Ceuta et il est décédé en 544 de l’Hégire à Marrakech (Maroc) (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans.

  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Hâfidh (le spécialiste de la science du hadîth), celui qui n’a pas de pareil, Chaykhou l-Islâm, le Qâdî (Juge)» et il a dit également : « Ses ouvrages sont précieux» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Bachkwâl a dit à son sujet : « Il était parmi les gens de science qui sont intelligents et qui ont une bonne compréhension » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Khallikân a dit de lui : « Il est l’Imâm du hadîth de son temps, et le plus connaisseur des gens de ses sciences, de la grammaire, la langue, la parole des arabes, leurs histoires, et les généalogies.» [Wafayâtou l-A’yân]

– Ici, Al-Qâdî ‘Iyâd explique qu’il est indispensable pour celui qui veut entrer en Islam de croire par son cœur et de prononcer les deux témoignages par sa langue.

– Il précise que l’une de ces deux choses là n’est pas utile et ne sauve pas de l’enfer sans l’autre, c’est-à-dire le fait de croire sans prononcer les deux témoignages, ou prononcer les deux témoignages sans y croire. Sauf dans le cas de la personne qui ne peut pas prononcer (comme c’est le cas de la personne muette) ou qui voulait entrer en Islam mais n’a pas eu le temps de les dires. Ou encore celui qui a cru en la véracité de l’Islâm, qui voulait devenir musulman mais qui n’a trouvé personne pour lui indiquer comment entrer en Islâm, celui là est musulman selon le jugement de Allâh.

– Parmi les preuves de ce jugement, il y a le hadîth moutawâtir du prophète (صلى الله عليه وسلم) rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim :

« …أمرت أن أقاتل الناس حتى يشهدوا أن لا إله إلا الله وأن محمدا رسول الله »

« … jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Allâh et que Mouhammad est le messager de Allâh … »

– Voici d’autres paroles de savants à ce sujet :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah a dit : « La foi consiste à reconnaitre par la langue [c’est-à-dire par la prononciation des deux témoignages] et à croire par le coeur… le fait de savoir, à lui seul [sans la prononciation des deux témoignages] n’est pas de la foi » [Dans son livre Al-Wasiyyah]
  • L’Imâm Ach-Châfi’i a indiqué comment l’apostat revient à l’Islam, en disant : « Il doit témoigner qu’il n’est de dieu que Allâh et que Mouhammad est le Messager de Allâh, et il doit s’innocenter de toute croyance qui est contraire à l’Islâm. » [Rapporté par An-Nawawi dans Rawdatou t-Tâlibîn]
  • L’Imâm At-Tahâwi a dit : « La foi consiste à reconnaître par la langue [c’est-à-dire à prononcer les deux témoignages] et à croire par le cœur » [Dans son traité de croyance Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah]
  • L’Imâm Abou l-Mou’în Maymoûn An-Naçafi a dit : « La foi c’est reconnaître par la langue [c’est-à-dire à prononcer les deux témoignages] et à croire par le cœur à l’unicité de Allâh ta’âlâ » [Dans son livre Bahrou l-Kalâm]
  • Le Chaykh Ach-Chaybâni Al-Hanafi a dit : « Ach-Châfi’i, Mâlik, Ahmad, Al-Awzâ’i, Is-hâq Ibn râhawayh, Abou l-‘Abbâs Al-Qalâniçi et d’autres ont dit : la foi consiste à reconnaître par la langue [par la prononciation des deux témoignages] et à croire par le cœur … » [Dans son charh de la ‘Aqîdah At-Tahâwiyyah]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les gens de la sounnah ont été en accord, que ce soit les spécialistes du hadîth (mouhaddithîn), les spécialistes du fiqh (fouqahâ), les spécialistes de la croyance (moutakallimîn) que le croyant qui est jugé comme étant des gens de la qiblah, qui ne demeurera pas éternellement en enfer, n’est autre que celui qui a cru par son cœur en la religion de l’Islâm, d’une croyance ferme ne comportant pas le moindre doute et qui a prononcé les deux témoignages. Et s’il a délaissé l’un des deux (la foi par le cœur ou la prononciation des deux témoignages) alors il ne fait pas partie des gens de la qiblah à la base, sauf s’il était incapable de prononcer à cause d’un défaut de sa langue, ou que la mort l’a emporté avant, ou autre que cela, alors dans ces cas il sera tout de même musulman. » [Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit aussi : « La voie vers laquelle la majorité des savants (al-joumhoûr) a tranché, est que la prononciation des deux témoignages est indispensable, l’entrée en Islam n’a pas lieu sans eux » [Dans son livre Rawdatou t-Tâlibîn]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit également : « Et si sa mécréance était le fait de nier une obligation, ou de rendre permis une chose qui est interdite [avec les conditions qu’il a citées précédemment dans son chapitre], alors son Islam n’est pas valable jusqu’à ce qu’il dise les deux témoignages, et qu’il abandonne ce qu’il croyait » [Dans son livre Rawdatou t-Tâlibîn]
  • Le Chaykh Mouhibbou d-Dîn At-Tabari (694 h.) a dit : « La voie des gens de la sounnah, leur salaf ainsi que leur khalaf, est que la croyance dans le cœur est liée à la prononciation [par la langue] des deux témoignages : l’un des deux ne sauve pas de l’enfer sans l’autre » [Dans son livre Ghâyatou l-Ihkâm]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Beaucoup de nos compagnons ont dit : la foi consiste à reconnaître par la langue [c’est-à-dire à prononcer les deux témoignages] et à croire par le cœur » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Fakhrou l-Islâm Al-Bazdawi (رحمه الله) a dit  dans [son livre] Ousoûl al-Fiqh : « Celui qui a cru par son cœur et a délaissé la prononciation des deux témoignages (al-bayân) sans excuse, alors il n’est pas croyant. Et celui qui n’a pas eu le temps suffisant de prononcer les deux témoignages (al-bayân) comme s’il avait un défaut dans sa langue et qu’il est déterminé dans sa croyance, c’est-à-dire avant la perte de tout espoir de vie et avant de voir les anges du châtiment, alors il est croyant ». Et ceci est la voie des savants vérificateurs (mouhaqqiqoûn) de parmi les Fouqahâ» [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • Le Chaykh Najmou d-Dîn Al-Asfoûni a dit : « Chapitre : concernant l’entrée en Islam de l’apostat et autre que lui, et le madh-hab est qu’il est indispensable pour cela qu’il dise les deux témoignages » [Rapporté par Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli dans ses Fatâwâ]
  • Le Chaykh Ibnou l-Mouqri a dit : « Chapitre : il est indispensable pour l’entrée en Islam de l’apostat et autre que lui qu’il dise les deux témoignages dans l’absolu » [Rapporté par Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli dans ses Fatâwâ]
  • Le Chaykh Al-Ardabîli Ach-Châfi’i a dit :  « Le repentir de l’apostat et l’entrée en Islâm du mécréant d’origine a lieu par le fait qu’il témoigne qu’il n’y a pas de divinité hormis Allâh et que Mouhammad est le messager de Allâh, qu’il s’innocente de toute religion en dehors de l’islam, et de toute croyance constituant de la mécréance, et il est indispensable qu’il prononce les deux témoignages, l’entrée en Islam n’a pas lieu sans eux » [Dans son livre Al-Anwâr]
  • Le Chaykh Ahmad Zarroûq Al-Mâliki a dit : « Ce qui indique la validité de la foi de la personne est la prononciation des deux témoignages par la langue, au point qu’il a été dit : leur prononciation est la moitié de la foi, mais ce qui est réputé est qu’il s’agit d’une condition de la foi. Ainsi, il n’y a pas de foi pour celui qui ne prononce pas les deux témoignages, même s’il croit par son cœur sauf s’il avait un empêchement tel une contrainte ou que la mort vienne à lui selon l’avis réputé » [Dans son commentaire de Ar-Riçâlah]
  • Chaykhou l-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri a dit : « Il est indispensable pour l’entrée en Islam de l’apostat et autre que lui qu’il dise les deux témoignages » [Rapporté par Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli dans ses Fatâwâ]
  • L’Imâm Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli a dit : « Il est une condition pour l’Islâm de l’apostat et autre que lui, la prononciation des deux témoignages, en raison de ce qui a été rapporté d’authentique à ce sujet, comme le hadîth [qui signifie : ] « L’Islâm est fondé sur cinq principaux devoirs (dans lequel sont mentionné les deux témoignages) et le hadîth [qui signifie : ] « … jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Allâh et que Mouhammad est le messager de Allâh » » [Dans ses Fatâwâ]
  • L’Imâm Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli a dit aussi : « La voie vers laquelle la majorité des savants (al-joumhoûr) a tranché, est que la prononciation des deux témoignages est indispensable, l’entrée en Islam n’a pas lieu sans eux » [Dans ses Fatâwâ]
  • L’Imâm Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli a dit également : « La voie sur laquelle est la majorité des savants (al-joumhoûr) est que l’Islâm du mécréant n’est pas valable, qu’il soit apostat ou autre, sans la prononciation des deux témoignages » [Dans ses Fatâwâ]
  • Le Chaykh Zaynou d-Dîn Al-Malîbâri Ach-Châfi’i (m.987 h.) a dit : « L’Islâm de tout mécréant d’origine et de l’apostat a lieu par la prononciation des deux témoignages pour celui qui est en capacité de parler, et il n’est pas suffisant ce qu’il a comme foi dans son cœur » [Dans son livre Fathou l-Mou’în]
  • Le Chaykh Al-Bouhoûti Al-Hanbali (m.1083 h.) a dit : « Le retour à l’Islâm de l’apostat ainsi que le repentir de tout mécréant prônant l’unicité de Dieu comme les juifs ou ce qui ne le prône pas comme les chrétiens, les mazdéens, et les adorateurs d’idoles a lieu par le fait qu’il témoigne qu’il n’y a pas de divinité hormis Allâh et que Mouhammad est le messager de Allâh. Ceci est tiré du hadîth rapporté par Ibn ‘Oumar « Oumirtou an ouqâtila n-nâça hattâ yach-hadoû al-lâ ilâha illa l-Lâh wa anna Mouhammadan raçoûlou l-Lâh [jusqu’à la fin du hadîth…]» hadîth faisant objet de l’accord [entre Al-Boukhâri et Mouslim] et ceci confirme comment a lieu l’entrée en Islam du mécréant d’origine ainsi que de l’apostat. » [Dans son livre Kach-châfou l-Qinâ’]
  • Le Chaykh Abou l-Mountahâ Al-Hanafi a dit : « Dans la loi de l’Islâm, la foi consiste à reconnaitre par la langue [c’est-à-dire par la prononciation des deux témoignages] et à croire par le cœur … Celui qui veut faire partie de la communauté de Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) [c’est-à-dire celui qui veut entrer en Islâm] alors il dit par sa langue « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh et Mouhammad est le messager de Allâh » en croyant par son cœur au sens de cela, ainsi il devient un croyant» [Dans son charh du livre Al-Fiqh Al-Akbar]
  • Le Chaykh ‘AbdoulLâh Ibn Houçayn Ibn Tâhir (m.1272 h.) a dit : « Il est un devoir pour celui de qui est provenu une apostasie de revenir immédiatement à l’Islam par la prononciation des deux témoignages » [Dans son livre Soullamou t-Tawfîq]
  • Le Chaykh ‘AbdoulLâh Al-Harari a dit : « Sache aussi avec certitude que la foi et l’Islam ne sont pas valables et les bonnes œuvres ne sont pas acceptées sans les deux témoignages avec l’expression : « ach-hadou an lâ ilâha il-la l-Lâh, wa ach-hadou anna Mouhammadan raçoûlou l-Lâh » « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh et je témoigne que Mouhammad est le messager de Allâh », ou toute expression qui a la même signification, même dans une autre langue que la langue arabe. Il suffit pour la validité de l’Islam de prononcer les deux témoignages une fois dans la vie et il reste un devoir de les prononcer dans chaque prière pour la validité de la prière, ceci concernant quelqu’un qui n’est pas sur l’Islam puis a voulu entrer en Islam. » [Dans son livre As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • Dans le livre ‘Aqîdatou l-Mouslimîn, ayant reçu l’approbation de la section des Fondements de la Religion (Ousoûlou d-Dîn) de l’Université de Al-Azhar, il est dit : « Question : Comment se fait l’entrée en Islâm ? Réponse : Par la prononciation des deux témoignages avec l’intention d’entrer en Islâm » [‘Aqîdah Al-Mouslimîn]

– D’ailleurs, certains savants ont indiqué dans leurs ouvrages que devient mécréant celui qui retarde quelqu’un qui souhaite entrer en islam. Cela indique que le simple fait de croire n’est pas suffisant pour être musulman, et qu’il est indispensable de prononcer les deux témoignages pour entrer en Islam.

  • L’Imâm An-Nawawi a dit à ce sujet : « Si un mécréant demande à un musulman d’être invité à l’Islâm, et que celui-ci lui dit « On verra plus tard », ou « Patiente jusqu’à demain », ou bien si ce mécréant demande à être invité à l’Islâm à quelqu’un en train de faire un discours, et que ce dernier lui répond « Assieds-toi jusqu’à la fin de l’assemblée », il devient mécréant. Et nous avons rapporté ce même jugement de la part de Al-Moutawalli» [Dans son livre Rawdatou t-Tâlibîn]

– Egalement, l’histoire de Aboû Tâlib, l’oncle paternel du prophète (صلى الله عليه وسلم), est une preuve de cela. Car Aboû Tâlib savait que Mouhammad est le messager de Allâh mais il a refusé de prononcer les deux témoignages et il est mort sur la mécréance.

Imâm An-Nawawi : Hésiter à faire de la mécréance est de la mécréance

Sujet : Cas de mécréance

   

Dans son livre « Rawdat At-Tâlibîn » [tome 10 pages 65 de cette édition] dans le chapitre de l’apostasie, l’Imâm An-Nawawi a dit :

« قال المتولي: […] وكذا التردد في أنه يكفر أم لا، فهو كفر في الحال »

« [L’Imâm] Al-Moutawalli a dit : […] De même l’hésitation à faire de la mécréance ou non, cela est de la mécréance immédiatement »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est très célèbre.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de Son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici, l’Imâm An-Nawawi rapporte, avec approbation, de l’Imâm Al-Moutawalli un jugement d’apostasie. A savoir : le fait d’hésiter à commettre de la mécréance ou non, cela est de la mécréance. Ainsi, si quelqu’un hésite en se disant par exemple « Est-ce que j’insulte le prophète ou non », c’est-à-dire qu’il hésite entre le faire et ne pas le faire, alors il devient immédiatement mécréant, même si au final il décide de ne pas le faire.

Précision : N’est pas concerné par cela, ce qui traverse l’esprit sans qu’on l’ait voulu. C’est-à-dire que si quelque chose traverse l’esprit, c’est-à-dire le cœur, sans volonté de sa part, on ne devient pas mécréant même si cette idée passagère se répète, car c’est quelque chose que l’être humain ne peut empêcher d’arriver et Allâh ne rend l’esclave responsable que de ce qui est dans sa capacité

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), l’Imâm, le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Sa’îd ‘Abdou r-Rahmân An-Nayçâboûri, connu sous le nom de Al-Moutawalli Ach-Châfi’i est né en 426 à Nayçâboûr et il est décédé en 478 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله). C’est-à-dire il y a environ 960 ans. Il succéda à l’Imâm Ach-Chîrâzi comme enseignant à la célèbre école An-Nidhâmiyyah de Baghdâd. Il étudia la jurisprudence Chafi’ite auprès du savant, le Qâdî Houçayn Ach-Châfi’i (m.463 A.H) celui dont l’Imâm Ar-Râfi’i (m.623 A.H.) disait : « On le surnommait le savant de la communauté», et autres que lui. L’Imâm An-Nawawi (m.676 A.H.) le cite souvent comme référence dans ses ouvrages.

  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’illustre savant (Al-‘Allâmah) le Chaykh des Chafi’ites »[Siyarou A’lâmi n-Noubalâ], et il a également dit de lui : « Il était un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Chafi’ite, l’un des grands savants, Il était un Faqîh reconnu, et un savant méticuleux » [Târîkhou l-Islâm].
  • Quant à Ibn Kathîr, il a dit à son sujet : « Il était éloquent, un grand orateur, et maîtrisait de nombreuses sciences »[Al-Bidâyah wa n-Nihâyah], il a dit également : « Il était un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) reconnu, et un savant méticuleux », il a également fait son éloge en disant : « Il était l’un des ash-hâbou l-woujoûh (une catégorie de savants en dessous du degré du moujtahid, qui est apte à déduire les jugements religieux à partir des textes de l’Imâm fondateur de l’école) dans le madh-hab [Châfi’i] ». [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyîn]
  • As-Safadi a dit de lui : « Il comptait parmi les meilleurs des gens de par le comportement et le caractère, et de parmi les savants les plus modestes et généreux, il était reconnu et méticuleux tout en étant un grand orateur, éloquent, et nombreux devenaient des imams en assistant à ses assemblées de science ». [Al-Wâfî bi l-Wafayât]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit de lui : « Il est l’un des Imâm aux degrés les plus élevés de parmi nos compagnons »[Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ].
  • Et Ibn Khallikân a dit à son sujet : « Il était un Faqîh Chafi’ite originaire de Nayçâboûr, il a rassemblé la science, l’application de la religion, et les bons caractères, il a maîtrisé le Fiqh (la jurisprudence), Al-Ousoûl (les fondements) et al-Khilâf (les divergences religieuses) »[Wafayâtou l-A’yân].

– De nombreux savants ont confirmé ce jugement dans leurs ouvrages. Parmi eux :

  • L’Imâm An-Nawawi Ach-Châfi’i (m.676 h.) a dit : « Celui qui a l’intention de commettre de la mécréance le lendemain ou hésite à la faire, il devient mécréant » [Dans son livre Minhâjou t-Tâlibîn]
  • Chaykhou l-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri Ach-Châfi’i (m.926 h.) a dit dans son chapitre de l’apostasie : « Celui qui hésite, est-ce qu’il commet la mécréance ou non [il sort de l’Islam] car le fait de se maintenir sur la foi est un devoir, et s’il délaisse cela il devient mécréant » [Dans son livre Asna l-Matâlib charh Rawd At-Tâlib]
  • Chaykhou l-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri Ach-Châfi’i (m.926 h.) a dit également dans son chapitre de l’apostasie : « Ou celui qui hésite à faire une mécréance [il sort de l’islâm]» [Dans son livre Manhajou t-Toullâb et son commentaire Fat-hou l-Wahhâb]
  • Le Chaykh Al-Khatîb Ach-Chirbîni Ach-Châfi’i (m.977 h.) a dit : « Celui qui a l’intention de commettre de la mécréance le lendemain ou hésite à la faire, il devient mécréant immédiatement » [Dans son livre Al-Iqnâ’]
  • Le Chaykh Zaynou d-Dîn Al-Malîbâri Ach-Châfi’i (m.987 h.) a dit dans le chapitre concernant l’apostasie : « Et le fait d’hésiter à faire une mécréance » [Dans son livre Qourratou l-‘Ayni bi Mahammâti d-Dîn]
  • Le Chaykh Zaynou d-Dîn Al-Malîbâri Ach-Châfi’i (m.987 h.) a dit également dans le commentaire de son précédent ouvrage : « Et le fait d’hésiter à faire une mécréance, en se disant : est-ce qu’il va la faire [cette mécréance] ou non » [Dans son livre Fathou l-Mou’în]
  • Le Chaykh Chamsou d-Dîn Ar-Ramli a dit concernant les choses qui font sortir de l’Islâm : « Et le fait d’hésiter à faire une mécréance, c’est-à-dire est-ce qu’il va la faire [cette mécréance] ou non, il sort de l’Islâm » [Dans son livre Nihâyatou l-Mouhtâj]
  • Le Chaykh Soulaymân Al-Boujayrimi Ach-Châfi’i (m.1221 h.) a dit dans le chapitre concernant l’apostasie : « Le fait d’hésiter à faire de la mécréance, c’est-à-dire est-ce qu’il commet la mécréance ou non, cela fait sortir de l’Islâm car il est un devoir de se maintenir sur l’Islâm, et l’hésitation contredit cela» [Dans sa Hâchiyah du livre Al-Iqnâ’]
  • Le Chaykh ‘AbdoulLâh Ibn Houçayn Ibn Tâhir Al-‘Alawi Al-Hadrami Ach-Châfi’i (m.1272 h.) a dit dans son chapitre concernant l’apostasie : « Le fait d’hésiter à faire une mécréance, mais pas ce qui est de l’ordre du waswas (idées passagères qui traversent l’esprit sans volonté de notre part) » [Dans son livre Soullamou t-Tawfîq]
  • Le Chaykh Aboû Bakr ‘Outhmân Chattâ Ad-Dimyâti Ach-Châfi’i (m.1300 h.) a dit dans le chapitre concernant l’apostasie : « Le fait d’hésiter à faire une mécréance, c’est-à-dire est-ce qu’il l’a fait ou non ? Il sort de l’Islâm immédiatement. L’auteur du commentaire de Ar-Rawd a dit : car il est un devoir de se maintenir sur l’Islâm, et l’hésitation contredit cela » [Dans sa Hâchiyah du livre Fathou l-Mou’în]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn ‘Oumar Nawawi Al-Jâwi Ach-Châfi’i (m. 1316 h.) a dit concernant les choses qui font sortir de l’Islâm : « Hésiter à commettre une mécréance, car l’hésitation comporte un doute qui contredit la ferme intention de se maintenir sur l’Islâm, comme dans le cas où il hésite à commettre une mécréance ou non, et certes l’hésitation [à commettre une mécréance] fait sortir de l’Islâm car il est un devoir de se maintenir sur l’Islâm, et l’hésitation contredit cela, tout comme l’a rapporté Al-Boujayrimi d’après le commentaire de Ar-Rawd. Mais pas le waswas, qui sont les idées passagères qui traversent l’esprit, comme l’a signalé Ach-Charqâwi » [Dans son livre Mirqâh Sou’oûdi t-Tasdîq]
  • Le Chaykh ‘AbdoulLâh Al-Harari Al-Habachi Ach-Châfi’i (m.1429 h.) a dit dans son chapitre concernant l’apostasie : « Décider d’apostasier dans le futur ou de faire dans le futur l’une des choses citées ci-dessus [c’est-à-dire des choses faisant sortir de l’Islam] ou hésiter en cela, mais pas si cela traverse l’esprit sans qu’on l’ait voulu. » [Dans son livre Al-Moukhtasar]
  • Le Chaykh ‘AbdoulLâh Al-Harari Al-Habachi Ach-Châfi’i (m.1429 h.) a dit aussi : « De même si quelqu’un hésite, est-ce qu’il commet de la mécréance ou non, alors il devient mécréant immédiatement » [Dans son livre Boughyatou t-Tâlib]
  • Le Chaykh ‘AbdoulLâh Al-Harari Al-Habachi Ach-Châfi’i (m.1429 h.) a dit également : « Si quelqu’un décide de commettre de la mécréance dans le futur, ou hésite à la faire ou fait dépendre sa mécréance de l’arrivée de quelque chose, comme en disant (si mes biens sont perdus) ou (si mon enfant meurt, je me fais adepte de telle autre religion) ou (je change pour une autre religion que l’Islam), il devient mécréant sur le champ.» [Dans son livre Qawâ’id Mouhimmah]

Chaykh ‘Izzou d-Dîn Ibn Jamâ’ah parle de la croyance et de l’istiwâ de Allâh

Sujet : Allâh n’est pas sur le trône ni dans un autre endroit

 

Dans son livre « Darajou l-Ma’âlî charhou Bad-i l-Amâlî » le Chaykh ‘Izzou d-Dîn Ibn Jamâ’ah a dit :

« مذهب أهل الحق أن الله تعالى ليس في جهة و لا مكان.

وقالوا في قوله تعالى {ٱلرَّحۡمَـٰنُ عَلَى ٱلۡعَرۡشِ ٱسۡتَوَىٰ} المراد منه استولى.

قال الشاعر: قد استوى بشر على العراق … من غير سيف ودم مهراق»

« La voie des gens de la vérité est que Allâh n’est pas dans une direction ni dans un endroit.

Ils ont dit au sujet de sa parole ta’âlâ {Ar-Rahmânou ‘ala l-‘arch Istawâ} ce qui est voulu est la domination par la toute puissance (istawlâ).

Le poète a dit : Bichr a dominé (istawâ) l’Irak assurément …  sans tirer d’épée et sans faire couler de sang. »

Informations utiles :

– Le Chaykh, Al-‘Allâmah (l’illustre savant),  ‘Izzou d-Dîn Mouhammad Ibn Abî Bakr Ibn Jamâ’ah Al-Misri Ach-Châfi’i est né en 759 et il décédé en 819 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 600 ans. On peux mentionner de parmi ses chouyoûkh les plus célèbres : les imams Tâjou d-Dîn As-Soubki et Sirajou d-Dîn Al-Boulqîni, et de parmi ses élèves le Hâfidh Ibn Hajar Al-‘Asqalâni. Il est l’arrière petit-fils du Qâdî Badrou d-Dîn Ibn Jamâ’ah.

  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni le surnommait : « L’imam des imams» [Al-Inbâ]

– Ici il confirme la croyance des gens de la sounnah, à savoir que Allâh n’est pas dans un endroit ni une direction. De nombreux savants ont rapporté l’unanimité à ce sujet dans leurs ouvrages, parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi a dit : « Ils ont été unanimes (c’est-à-dire Ahlou s-Sounnah) sur le fait que Allâh n’est pas contenu dans un endroit et que le temps ne s’écoule pas sur Lui » [Al-Farqou bayna l-Firaq],
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « La voie de tous les gens de la vérité sans exception c’est que Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est exempt de la localisation et de la spécification par les directions » [Al-Irchâd],
  • L’Imâm Ar-Râzi a dit : «  Il est confirmé l’unanimité sur le fait que Allâh soubhânah n’est pas avec nous dans un endroit, ni une direction, ni dans un espace. » [Dans son tafsîr],
  • Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari a dit : « La voie du groupe qui est sauvé, et c’est ce sur quoi les sunnites ont été unanimes, c’est que Allâh ta’âlâ est exempt de toute ressemblance avec ce qui entre en existence et que par conséquent, Il est exempté de la direction et de l’endroit tout comme les preuves catégoriques l’ont indiqué » [Rapporté par le Chaykh Al-’Azzâmi],
  • Le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi a dit : « Les gens de la vérité parmi les savants du salaf et du khalaf sont unanimes sur le fait que Allâh est exempt de la direction et de l’endroit, et sur Son exemption de la partition, de la division, de la montée, de la descente, de la proximité, de l’éloignement, du déplacement, du mouvement, de l’immobilité et de tout ce qui est semblable à cela » [Fourqânou l-Qour-ân],
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni a dit : « Les spécialistes des preuves selon la raison parmi les gens de Ahlou s-Sounnah, les Chafi’ites, les Hanafites, les Malikites et ceux qui ne se sont pas égarés parmi les Hanbalites ainsi que d’autres se sont accordés à dire que Allâh tabâraka wa ta’âlâ est exempt de la direction, du corps, de la limite, de l’endroit, et de la ressemblance avec Ses créatures » [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn],
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki a dit : « Quant à la voie du Salaf et du Khalaf concernant les versets et les hadiths non explicites (moutachâbih), tous se sont accordés à dire que Allâh ta’âlâ est exempt des caractéristiques des créatures, que Allâh ‘azza wa jall n’a pas d’endroit, ni au trône, ni dans le ciel, ni ailleurs. Et qu’Il n’est pas caractérisé par l’incarnation dans des choses qui seraient entrées en existence, ni par le contact avec quoi que ce soit, ni par le changement, ni par le déplacement et ce qui est du même ordre des caractéristiques de ce qui entre en existence. Mais Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est tel qu’Il est [de toute éternité], avant qu’Il n’ait créé le trône, le piédestal, les cieux et autres choses qui sont entrées en existence. » [It-hâfou l-Kâ-inat],
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki a dit aussi : « Un de ceux qui veulent connaître la science de la religion, et s’attacher à la voie du Salaf et du Khalaf m’a interrogé au sujet de ce qui n’est pas explicite dans les versets et les hadîth, par sa parole : « Que disent les maîtres des savants, que Allâh ta’âlâ les protège, au sujet de celui qui a pour croyance que Allâh ‘azza wa jall a une direction, ou qu’Il serait assis sur le trône dans un endroit spécifique et qui dit que cela est la croyance du Salaf ?» Plus loin, il répond : « Le jugement de cette croyance est qu’elle est infondée et celui qui y croit est un mécréant par l’unanimité des savants musulmans que l’on prend en considération. La preuve selon la raison est l’exemption de Allâh ta’âlâ du début et le fait qu’Il est différent de ce qui entre en existence. Et la preuve à partir des textes est Sa parole ta’âlâ (ليس كمثله شيء و هو السميع البصير ) [- « Layça kamithlihi chay-oun wa houwa s-Samî’ou l-Basîr » – qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui qui entend et qui voit »]. » [It-hâfou l-Kâ-inat],
  • Le Chaykh Ach-Chanqîti a dit : « Les savants de Ahlou s-sounnah sont unanimes sur le fait que Allâh n’a besoin d’aucune créatures et que toute chose a besoin de Lui. Il existe par Lui-même, Il n’a pas besoin d’un lieu ni de quelqu’un qui Le spécifie. C’est Lui Qui a créé le temps et l’endroit et Il est tel qu’Il est de toute éternité, alors qu’il n’y avait ni temps ni endroit (de toute éternité).»[Al-Âyatou-l Mouhkamât],
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi qui a dit : « L’ensemble de la communauté Islamique est sur la croyance que Allâh est exempt de l’incarnation dans les endroits, et qu’Il est exempt de la direction, c’est-à-dire d’être au-dessus de quelque chose, ou en dessous, ou à droite, ou à gauche, ou derrière ou devant. Et on ne dit pas que Allâh serait en contact par Son Être avec quelque chose, ou qu’Il serait séparé de quelque chose, ainsi on ne dit pas que Allâh serait séparé du monde, ou en contact avec lui » [Rapporté par le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât]
  • Le Mouhaddith Al-Harari a dit : « Les gens de la vérité ont dit que Allâh n’est pas localisé dans un endroit c’est-à-dire qu’il est impossible à Son sujet d’être en contact d’un endroit ou d’y être localisé » [Idh-hârou l-‘Aqîdati s-Sounniyyah],
  • Et beaucoup d’autres [voir : ici]

– Puis il explique que ce qui est voulu par le verset « ٱلرَّحۡمَـٰنُ عَلَى ٱلۡعَرۡشِ ٱسۡتَوَىٰ » (Ar-Rahmânou ‘ala l-‘archi stawâ)  est la domination par la toute-puissance (istawlâ).

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).

– De nombreux savants ont proposé l’interprétation (ta-wîl) du terme “istawâ” par la domination par la toute-puissance. Parmi eux :

  • Le Loughawi ‘Abdou l-Lâh Ibnou Yahyâ Ibnou l-Moubârak
  • L’Imâm Az-Zajjâj [Dans son livre Ma’âni Al-Qour-ân] et [Rapporté par An-Naçafi]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi
  • L’Imâm At-Tabarâni [Dans son Tafsîr]
  • L’Imâm Aboû Bakr Ahmad Ar-Râzi Al-Jassâs Al-Hanafi
  • L’Imâm Abou l-Layth As-Samarqandi
  • L’Imâm Ibnou Foûrak [Dans son livre Mouchkilou l-Hadîth]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Mouhammad Ibnou l-Haçan Ibnou Abî Ayyoûb Al-Ayyoûbi An-Nayçâboûri
  • L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Jouwayni [père de l’Imâm Al-Haramayn]
  • Le Moufassir Abou l-Haçan ‘Ali Ibn Mouhammad Al-Mâwardi
  • Le Moufassir Al-Wâhidi [Rapporté par Ibn Rouch Al-Jadd]
  • L’Imâm Abou Is-hâq Ach-Chîrâzi
  • Le Moufassir Ad-Damghâni Al-Hanafi
  • L’Imâm Al-Moutawalli [Dans son livre Al-Ghounyah]
  • L’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni [Dans son livre Louma’ al-Adillah]
  • Le Loughawi Ar-Râghib Al-Asbahâni
  • L’Imâm Al-Ghazâli
  • L’Imâm An-Naçafi (508 H.)
  • L’Imâm Abou n-Nasr Al-Qouchayri
  • Le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd [Rapporté par Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki]
  • Al-Allâmah Al-Lâmichi Al-Hanafi
  • Le Moufassir Ibnou ‘Atiyyah Al-Andalouçi
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibnou Ibrâhîm Ach-Chaybâni Al-Hanafi
  • Le Chaykh Sayfou d-Dîn Al-Âmidi
  • Le Chaykh Ibnou l-Hâjib Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-‘Îzz Ibnou ‘Abdi s-Salâm
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Qarâfi
  • Le Moufassir An-Naçafi [Dans son Tafsîr]
  • Le Moufassir Al-Baydâwi
  • Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou l-Jamâ’ah
  • Le Qâdî ‘Abdou r-Rahmân Al-Îji
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki
  • Le Chaykh Al-Yâfi’i
  • Le Qâdî Ibnou s-Sirâj Al-Hanafi
  • Le Qâdî Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • Le Chaykh ‘Izzou d-Dîn Ibn Jamâ’ah [Dans son livre Darajou l-Ma’âlî]
  • Le Loughawi Fayroûzâbâdi [Dans son livre Basâ-irou dhawi t-Tamyîz]
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri [Dans son livre Ihkâmou d-Dalâlah]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • Le Moufassir Ismâ’îl Haqqi Al-Hanafi
  • Le Hâfidh Mourtadâ Az-Zabîdi
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari [Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inat]
  • Le Chaykh Az-Zourqâni Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-Kawthari [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari [Dans son livre As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • et de nombreux autres savants.

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’istiwâ de Allâh : ici.

– Ces propos du Chaykh ‘Izzou d-Dîn Ibn Jamâ’ah ont lieu lors de son explication des propos du Chaykh Al-Oûchi qui a dit : «  Le seigneur du trône est supérieur (fawqa) au trône sans attribution de localisation ni de contact» [Bad-ou l-Amâlî]. En effet, la supériorité (fawqiyyah) de Allâh est une supériorité par la puissance et le mérite et non une supériorité par l’endroit ou la direction.

  • L’Imâm Ibnou Foûrak a dit à ce sujet : « Sache que, lorsque nous disons que Allâh ‘azza wa jall est “fawqa mâ khalaqa” (supérieur à ce qu’Il a créé), cela ne veut pas dire que c’est une fawqiyyah (supériorité) spatiale ni une élévation sur les endroits par la distance ni leur supervision par le contact avec quoi que ce soit de ces endroits » [Dans son livre Mouchkilou l-Hadîth].
  • Le Chaykh Abou n-Nasr Al-Qouchayri a dit : « Ainsi Ar-Rabb [c’est-à-dire Allâh] est attribué du ‘Oulouww (élévation) et de la Fawqiyyah (supériorité) par le mérite et l’éminence et Il est exempt d’être dans un endroit et d’être en face d’un corps» [Dans son livre At-Tadhkirah Ach-Charqiyyah]
  • L’Imâm Al-Ghazâli a dit : « Allâh est supérieur (fawqa) au Trône et aux cieux, et Il est supérieur (fawqa) à toute chose, d’une supériorité (fawqiyyah) qui ne Le rend pas plus proche du Trône et des cieux, mais qui ne Le rend pas plus loin de la Terre non plus.  Il est Très Éminent par rapport au Trône et aux cieux, tout comme Il est Très Éminent par rapport à la Terre.»[Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Allâh est fawqa l-‘arch –supérieur au Trône– et fawqa koulli chay– supérieur à toute chose– jusqu’aux cieux, d’une fawqiyyah- supériorité– qui ne Le rend pas plus proche du Trône ou des cieux mais qui veut dire qu’Il a l’élévation du mérite par rapport au Trône tout comme Il a l’élévation du mérite par rapport aux cieux » [Ad-Dourratou s-Sâmiyah fî Ma’rifati fadâ-ili souloûki t-Tarîqati r-Rifâ’iyyah]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit : « La signification de : {فَوقَ عِبَادِه} (fawqa ‘ibâdih) c’est une fawqiyyah (supériorité) d’isti’lâ (de domination) par la manifestation de Sa toute puissance et la réalisation inéluctable de Sa volonté sur eux, c’est-à-dire que Ses esclaves sont assujettis à Sa volonté, et il ne s’agit pas d’une supériorité spatiale » [Dans son tafsîr].
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « La parole de Allâh : { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ } (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdihi) c’est-à-dire la fawqiyyah (supériorité) du point de vue de la domination » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • Le Chaykh Al-Bâbirti Al-Hanafi (m.786 H.) a dit : « La parole de Allâh : { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ } (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdihi) est une fawqiyyah (supériorité) du point de vue de la domination et du mérite et non pas du point de vue de l’élévation spatiale et de l’endroit» [Dans son commentaire de la tahâwiyyah]
  • L’Imâm Ath-Tha’âlibi a dit lors de l’explication de Soûrat Al-An’âm verset 61 qui comprend la partie { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ } (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdihi) : « Il n’est pas possible que le terme « fawqa » [dans ce verset] vienne dans le sens de la direction, mais il s’agit d’une élévation (‘oulouww) par la puissance et le mérite. Tout comme on dit [dans la langue arabe] le rubis est fawqa (c’est-à-dire supérieur en terme de valeur) au fer». [Al-Jawâhir Al-Hissân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : « Le verset { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ } (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdihi) c’est-à-dire que Allâh est Al-Qâdir (Celui qui est tout-puissant sur toutes choses) et Al-Ghâlib (Celui qui domine toutes choses). Et ce qui est voulu par « fawqa » est la supériorité (‘oulouww) en termes de puissance et de mérite, comme dans Sa parole { وَإِنَّا فَوْقَهُمْ قَاهِرُونَ} »[Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali a dit, lors de l’explication du verset 50 de Soûrat An-Nahl : «  {يَخَافُونَ رَبَّهُمْ مِنْ فَوْقِهِمْ} (yakhâfoûna Rabbahoum min fawqihim) : c’est-à-dire que Allâh les domine et qu’Il est tout-puissant sur eux, comme dans Sa parole {يَدُ اللَّهِ فَوْقَ أَيْدِيهِمْ} (yadou l-Lâhi fawqa aydîhim), ainsi rien ne le rend incapable et personne ne Le domine ; ou le sens est : ils craignent un châtiment provenant d’au-dessus d’eux, s’ils Lui désobéissent » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]
  • Le Chaykh Moullâ ʹAli Al-Qârî a dit : « Quant à Son ‘oulouww, ta’âlâ, par rapport à Ses créatures qui est tiré de ce qui est de l’ordre de la parole de Allâh ta’âlâ :  {وَ هُوَ القَاهِرُ فَوْقَ عِبَادِهِ} (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdih) [soûrat Al-An’âm / 61], il s’agit d’un ‘oulouww (élévation) par le mérite et l’éminence et non pas d’une élévation par l’endroit, conformément à ce qui est décrété chez les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah » [Dans son commentaire du livre Al-Fiqh al-Akbar]
  • Egalement l’Imâm Ach-Chahrastâni a dit : « En ce qui concerne les expressions révélées (c’est-à-dire présentes dans le Qour-ân ou la Sounnah) telles que « al-istiwâ », « al-wajh », « al-yadayn », « al-janb », « al-majî », « al-ityân », « al-fawqiyyah » et d’autres que celles-ci, les corporalistes les prennent selon leur sens apparent, je veux dire telles qu’elles sont comprises lorsqu’elles sont employées au sujet des corps » [Dans son livre Al-Milal wa n-Nihal]

– Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a catégoriquement nié la notion de direction au sujet de Allâh dans un hadîth sahîh. Il a dit (صلى الله عليه وسلم) [ce qui a pour sens : ] «Ô Allâh Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en-dessous de Toi » [Rapporté par Mouslim, par Al-Bayhaqi et d’autres].

Le jugement de celui qui délaisse la prière [hadîth]

Sujet : le jugement de celui qui ne prie pas

 

Dans son célèbre recueil de hadîth, l’Imâm Aboû Dâwoûd rapporte que le Messager de Allâh  (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« خَمسُ صَلَواتٍ كَتَبهنَّ اللهُ على العبادِ، فمن جاء بهنَّ لم يُضَيِّعْ منهنَّ شَيئًا استِخفافًا بحَقِّهنَّ، كان له عند الله عَهدٌ أن يُدخِلَه الجنَّةَ، ومن لم يأتِ بهنَّ فليس له عند اللهِ عَهدٌ؛ إن شاء عَذَّبه، وإن شاء أدخَلَه الجنَّةَ »

Sens en français : « Ce sont cinq prières que Allâh a prescrites pour les esclaves. Celui qui les accomplit, sans en diminuer quoi que ce soit par manque de considération envers leurs mérites, a une promesse de la part de Allâh de le faire entrer au Paradis. Quant à celui qui ne les aura pas accomplies, il n’aura pas de promesse de la part de Allâh : s’Il veut, Il le châtiera [- par Justice de Sa part -] et s’Il veut, Il le fera entrer au Paradis [- par miséricorde de Sa part, c’est-à-dire qu’Il lui pardonnera -] »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Aboû Dâwoûd Soulaymân Ibn Al-Ach’ath As-Sijistâni est né en 202 et est décédé en 275 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1160 ans. Il fait parti des grands savants du hadîth, et son recueil « Sounan Abî Dâwoûd » fait partie des ouvrages les plus célèbres dans cette science.

– Ce hadîth authentique (sahîh) est rapporté par l’Imâm Aboû Dawoûd, mais aussi par :

  • L’Imâm An-Naçâ-i dans ses Sounan.
  • L’Imâm Ibn Mâjah dans ses Sounan.
  • L’Imâm Ahmad dans son Mousnad.
  • L’Imâm Mâlik dans son Mouwatta.
  • L’Imâm Al-Bayhaqi dans As-Sounan Al-Koubrâ.
  • L’Imâm Ad-Dârimi dans ses Sounan.
  • Et d’autres encore…

– Le Chaykh Az-Zourqâni Al-Mâliki Al-Azhari  a dit concernant ce hadîth : « Ibn Hibbân, Al-Hâkim et Ibn ‘Abdi l-Barr l’ont jugé authentique (sahîh) » [Dans son commentaire du Mouwatta].

– Dans ce hadîth, le Messager de Allâh  (صلى الله عليه وسلم) nous enseigne que celui qui n’accomplit pas la prière n’est pas déclaré mécréant. En effet, il a dit au sujet de celui qui ne les accomplit pas « وإن شاء أدخَلَه الجنَّةَ » [sens en français : ] «et s’Il veut, Il le fera entrer au Paradis», et nous savons que Allâh ne pardonne pas la mécréance de celui qui meurt sur la mécréance, et que le mécréant n’entre pas au Paradis.

– Allâh ta’âlâ dit, dans soûrat An-Niçâ / 48 :

« إِنَّ اللهَ لاَ يَغْفِرُ أَنْ يُشْرَكَ بِهِ وَيَغْفِرُ مَا دُونَ ذَلِكَ لِمَنْ يَشَاءُ » 

ce qui a pour sens : « Certes, Allâh ne pardonne pas qu’on adore autre que Lui et Il pardonne ce qui est en-deçà à qui Il veut ». Ainsi dans ce verset Allâh nous apprend qu’Il ne pardonne pas le chirk [et toute autre forme de mécréance].

– Donc ce qui a été rapporté comme hadîth dont le sens apparent comporte la déclaration de mécréance de celui qui délaisse la prière, il n’en est pas visé le sens apparent, mais il est interprété, tel que le hadîth : « بَيْنَ العَبْدِ وَبَيْنَ الْكُفْرِ تَرْكُ الصَّلاَةِ ». Ainsi ce hadîth ne veut pas dire que celui qui délaisse la prière est non-croyant, mais ce qui est visé c’est qu’il ressemble au non-croyant et ceci afin d’indiquer la gravité de son péché.

  • Ibn Qoudâmah Al-Maqdiçi Al-Hambali a dit concernant ces hadîth : « Quant aux hadith précédemment cités, ils sont à comprendre dans le sens de l’indication de la gravité et de la ressemblance aux mécréants, et non au sens propre » [Dans son livre Al-Moughnî]
  • Le Chaykh Sa’îd Ibn Mouhammad Bâ’ichn a dit : « Quant au khabar de Mouslim « بَيْنَ العَبْدِ وَبَيْنَ الْكُفْرِ تَرْكُ الصَّلاَةِ » cela est expliqué par celui qui renie son obligation, ou par le fait de montrer la gravité de l’acte [en le faisant ressembler à la mécréance]» [Dans son ouvrage Charh Al-Mouqaddimah Al-Hadramiyyah]

– En résumé : Le jugement du musulman qui n’accomplit pas la prière obligatoire, c’est qu’il commet un grand péché. Il n’est pas déclaré mécréant tant qu’il ne la renie pas et ne la rabaisse pas. 

– De nombreux savants ont mentionné cela dans leurs ouvrages : 

  • L’Imâm At-Tahâwi a dit : « Celui qui délaisse la prière n’est pas mécréant» [Rapporté par Ibn ‘Abdi l-Barr dans At-Tamhîd]
  • Le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd a dit : « L’avis de Mâlik, de Ach-Châfi’i et de la plupart des gens de science est que celui qui délaisse la prière et refuse de l’accomplir tout en reconnaissant son obligation, alors il n’est pas mécréant » [Dans son livre Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât]
  • Ibn ‘Abdi l-Barr Al-Mâliki, lors de l’explication du hadîth ci-dessus, il a dit : « Il y a dedans une preuve que celui qui n’a pas accompli la prière de parmi les musulmans est sous la volonté de Allâh » [Dans son livre At-Tamhîd]. c’est-à-dire qu’il mérite le châtiment, mais Allâh peut lui pardonner. Attention : certains savants comme l’Imâm Ibnou l-Jawzi [dans son livre Saydou l-Khâtir] et d’autres, ont mis en garde contre certaines déviances d’Ibn ‘Abdi l-Barr dans la croyance.
  • Ibn ‘Abdi l-Barr a dit également : « La chose la plus sûre qui a été dit à ce sujet est que celui qui délaisse la prière, s’il confirme son obligation et qu’il ne la renie pas, alors c’est un pervers (fâciq) qui se charge d’un des grands péchés qui mènent à la perte, mais il est sous la volonté de Allâh ‘Azza wa Jall, s’Il veut Il lui pardonne et s’Il veut Il le châtie » [Dans son livre At-Tamhîd].
  • L’Imâm An-Nawawi a dit concernant le jugement de celui qui délaisse la prière, sans renier son obligation : « Il ne sort pas de l’Islam et c’est l’avis authentique (sahîh) des textes qu’a adopté la majorité des savants (al-joumhoûr) » [Dans son livre Al-Majmoû’]. Ici l’Imâm An-Nawawi parle de « majorité », car il existe un avis minoritaire chez certains savants disant que celui qui délaisse la prière devient mécréant, même sans renier son caractère obligatoire.
  • L’Imâm An-Nawawi a dit également : « Celui qui délaisse la prière sans renier son obligation, alors il y a deux cas : soit il l’a délaissé en ayant une excuse comme le sommeil ou l’oublie, alors dans ce cas il doit uniquement la rattraper, et le second cas : il l’a délaissé par paresse, sans excuse, il ne devient pas mécréant selon l’avis correct (sahîh) » [Dans son livre Rawdatou t-Tâlibîn]
  • Le Qâdî Abî Choujâ’ a dit : « S’il délaisse la prière, mais considère qu’elle est tout de même obligatoire, alors il lui est demandé de se repentir… son jugement est celui des musulmans dans le fait de l’enterrer, de le laver, de l’envelopper dans un linceul et de faire la prière funéraire pour lui » [Dans son livre Ghâyatou t-Taqrîb]
  • Le Chaykh Az-Zourqâni Al-Mâliki Al-Azhari, lors de l’explication du hadîth ci-dessus, il a dit : « Il y a dedans [dans ce hadîth] le fait que celui qui délaisse la prière n’est pas mécréant et que son châtiment n’est pas obligatoire, mais il est sous la volonté de Allâh, selon le texte du hadîth. Et il a certes été rapporté par Ahmad, Aboû Dâwoûd, An-Naçâ-i, Ibn Mâjah par la voie de Mâlik ; et Ibn Hibbân, Al-Hâkim et Ibn ‘Abdi l-Barr l’ont jugé authentique (sahîh) » [Dans son commentaire du Mouwatta]. En effet, Ibnou ‘Abdi l-Barr a dit au sujet de ce hadîth : « Il s’agit d’un hadîth authentique et confirmé (sahîh thâbit) » [Dans son livre At-Tamhîd].
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn ‘Abdi r-Rahmân BâFadl Al-Hadrami a dit : « Celui qui renie l’obligation des prières prescrites a commis de la mécréance ; et s’il les délaisse par paresse, ou qu’il délaisse le woudoû, ou la prière du vendredi et qu’il prie le dhouhr à la place, alors il est musulman » [Dans son livre Al-Mouqaddimah Al-Hadramiyyah]
  • Le Chaykh ‘AbdoulLâh Ibn Houçayn Ibn Tâhir a dit : « Celui qui délaisse la prière par paresse, son jugement est qu’il est musulman » [Dans son livre Soullamou t-Tawfîq]
  • Le Chaykh Ach-Chirbîni a dit : « S’il la délaisse par paresse ou par négligence, il ne commet pas de mécréance » [Dans son livre Moughni l-Mouhtâj]
  • Egalement il est parvenu dans une Fatwâ de Dârou l-Iftâ Al-Misriyyah : « S’il délaisse la prière par paresse, tout en croyant en son obligation, comme c’est le cas de beaucoup de gens, alors il ne devient pas mécréant, mais il est grand pécheur (fâçiq), et il lui est demandé de se repentir avant qu’il subisse une sentence, et ceci est l’avis de Mâlik et de Ach-Châfi’i, ainsi que la majorité des salafs et des khalafs » [Fatwâ n°143 datant du 10 avril 2014]

– Quant à celui qui renie son caractère obligatoire [même par plaisanterie], après avoir su qu’elle est obligatoire, il commet de la mécréance, comme le mentionne :

  •  Le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd qui a dit : « Celui qui renie l’obligation de la prière, c’est un mécréant » [Dans son livre Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât]
  • L’Imâm An-Nawawi qui a dit : « S’il délaisse la prière en reniant son obligation, ou alors il renie son obligation mais il n’a pas délaissé l’acte de la prière en apparence, alors il est mécréant, apostat selon l’unanimité des musulmans… Et se rapporte à lui l’ensemble des jugements relatifs aux apostats, que celui qui ait renié soit un homme ou une femme, et ceci s’il a vécu parmi les musulmans. Quant à celui qui est récemment entré en Islam ou qui a vécu dans un endroit éloigné des musulmans, de sorte qu’il lui ait échappé le caractère obligatoire de la prière, alors il ne devient pas mécréant par le simple fait d’avoir renié son obligation, mais on lui fait savoir l’obligation de la prière, et s’il l’a renie après cela, il devient apostat» [Dans son livre Al-Majmoû’]
  • L’Imâm An-Nawawi qui a dit aussi : « Celui qui délaisse la prière en reniant son caractère obligatoire, alors il devient apostat, et il lui est appliqué les jugements relatifs aux apostats, sauf s’il est récemment entré en Islam, car dans ce cas il est possible qu’il n’ait pas su qu’elle est obligatoire » [Dans son livre Rawdatou t-Tâlibîn]
  • Le Qâdî Abî Choujâ’ qui a dit : « Si celui qui délaisse la prière, la délaisse en considérant qu’elle n’est pas une obligation, alors il a le jugement de l’apostat » [Dans son livre Ghâyatou t-Taqrîb]
  • Le Chaykh Ach-Chirbîni a dit : « Si une personne responsable (moukallaf) délaisse une des cinq prières obligatoires, en reniant son obligation, c’est-à-dire en reniant après avoir su qu’elle est obligatoire, il devient mécréant par le fait d’avoir renier » [Dans son livre Moughni l-Mouhtâj]
  • Le Chaykh ‘AbdoulLâh Ibn Houçayn Ibn Tâhir a dit dans son chapitre de l’apostasie : « Celui qui se rend licite le délaissement de la prière [il sort de l’Islâm] » [Dans son livre Soullamou t-Tawfîq]
  • Le Chaykh Mouhammad ‘Illaych Al-Mâliki a dit : « Celui qui renie l’obligation de la prière ou de ses inclinations ou ses prosternations est mécréant, c’est-à-dire apostat de la religion de l’Islâm, s’il n’est pas quelqu’un qui est récemment entré en Islam » [Dans son livre Minhou l-Jalîl]
  • Le Chaykh Al-Hajjoûji Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « Si elle délaisse la prière par reniement de son obligation alors elle commet de la mécréance, et si c’est par négligence il lui est intimé l’ordre de l’accomplir » [Dans son livre Naylou l-Marâm]

– Article à consulter : L’Imam An-Nawawi rapporte l’unanimité qu’il est un devoir de rattraper les prières délaissées

Ar-Râjihi et Fawzân (wahhabites) prétendent que Allâh est assis sur le trône

Sujet : La mauvaise croyance des wahhabites.

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans son livre « Qoudoûmou Katâ-ibi l-Jihâd » préfacé par Al-Fawzân, le wahhabite ‘Abdou l-‘Azîz Ar-Râjihi a dit :

« ومن سياق الاية عرفنا أن المقصود بقوله تعالى {الرحمن على العرش استوى} أي على العرش علا وجلس »

« Par le contexte du verset, nous savons que ce qui est visé par la parole de Allâh ta’âlâ {Ar-Rahmânou ‘ala l-‘Arch istawâ} est : Il s’est élevé et assis sur le trône »

Informations utiles

– ‘Abdou l-‘Azîz ibn Faysal Ar-Râjihi est un wahhabite Saoudien qui est né en 1941. Il a étudié le wahhabisme auprès des leaders de la mouvance : Ibn Bâz, Ibn Jibrîn, Sâlih Al-Fawzân, ‘Abdou r-Rahmân Al-Barrâk et autre qu’eux… Il est pris en référence par les adeptes de la secte wahhabite.

– Son ouvrage a d’ailleurs été préfacé par le célèbre Wahhabite Sâlih Al-Fawzân. Ce qui indique que ce dernier est en accord avec la croyance contenue dans ce livre.

– Sâlih Ibn Fawzân Ibn ‘Abdi l-Lâh Al-Fawzân est l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1354 de l’Hégire (c’est-à-dire en 1935) et il est toujours en vie. Ses écrits sont des sources d’égarement pour les personnes n’ayant que peu de connaissances religieuses.

– Ici, nous voyons que Ar-Râjihi prétend que Allâh serait assis sur le trône. Cela est bien entendu une parole d’égarement manifeste qui constitue de la mécréance. Car elle contredit les bases du tawhîd, l’unicité de Allâh.

– En effet, Allâh ta’âlâ dit : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -». Les savants spécialistes de tafsîr du Qour-ân ont confirmé que ce verset en lui-même est une preuve pour exempter Allâh du corps. Parmi eux : l’Imâm Ar-Râzi [Dans son Tafsîr], l’Imâm As-Souyoûti [Dans son livre Al-Iklîl] et autres.

– Et le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth sahîh (authentique) rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : «Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth nous indique qu’hormis Allâh et Ses Attributs, rien n’existe de toute éternité, ni terre, ni ciel, ni mer, ni endroit, ni trône, ni corps, ni membre, ni organe, ni aucune autre créature quelle qu’elle soit. Après cela comment attribuer à Allâh des choses entrées en existence ?!

– De nombreux savants ont confirmé que le fait de croire que Allâh serait assis sur le trône est une croyance qui constitue de la mécréance. Parmi eux :

  • L’Imâm Ach-Châfi’i qui a dit :  « Celui qui croit que Allâh est assis sur le trône est mécréant » [Rapporté par le Qâdî Houçayn] et [Rapporté par Al-Qourachi] et [Rapporté par Ibnou Ar-Rif’ah] ;
  • L’Imâm Al-Bayhaqi qui a dit : « Il y a également parmi eux ceux qui ont dit qu’il est un corps (jism) et d’autres ont dit qu’il est possible qu’Il soit assis sur un trône, tout comme un roi est sur son lit. Toutes ces paroles entraînent l’attribution de la mécréance pour celui qui les dit, tout comme c’est le cas de celui qui fait preuve de négationnisme ou d’association. » [Dans son livre Chou’abou l-Îmân] ;
  • L’Imâm An-Nawawi qui a dit : « Et s’il dit “Allâh s’est levé pour la justice” il est devenu mécréant,  ou s’il dit “Allâh s’est assis pour la justice” il est devenu mécréant » [Rawdatou t-Tâlibîn / Kitâb Ar-Riddah] et Ibn Noujaym Al-Hanafi a tenu avec exactitude les mêmes propos dans son livre « Al-Bahrou r-Râ-iq », et également Adh-Dhahabi  dans “Ith-hâfou l-Akâbir fî tahdhîbi kitâbi l-Kabâ-ir” ;
  • L’Imâm Al-Kawthari qui rapporte l’unanimité en disant : « La mécréance de celui qui attribue le mouvement, la position assise et les limites à Allâh ta’âlâ est une chose au sujet de laquelle deux musulmans ne sont pas en désaccord. » [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari]
  • L’Imâm Al-Kawthari a dit également : « Ce qu’adore ce perdant se lève, s’assoit, et bouge ! Peut-être que ce Sijzi (originaire du Sijistan) a hérité cette croyance de ses voisins, les adorateurs des vaches (les hindous), et celui qui croit cela au sujet du Seigneur des mondes, c’est un mécréant par accord [des savants]. Malheur à celui qui  suit des gens comme lui dans la prière ou dans le mariage ! » [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari] ;
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari qui rapporte également l’unanimité en disant : « Un de ceux qui veulent connaître la science de la religion, et s’attacher à la voie du Salaf et du Khalaf m’a interrogé au sujet de ce qui n’est pas explicite dans les versets et les hadîth, par sa parole : « Que disent les maîtres des savants, que Allâh ta’âlâ les protège, au sujet de celui qui a pour croyance que Allâh ‘azza wa jall a une direction, ou qu’Il serait assis sur le trône dans un endroit spécifique et qui dit que cela est la croyance du Salaf ?» Plus loin, il répond : « Le jugement de cette croyance est qu’elle est infondée et celui qui y croit est un mécréant par l’unanimité des savants musulmans que l’on prend en considération »[Dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât] ;
  • Le Mouhaddith Al-Harari qui a dit : « L’exégèse du verset : {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-‘archi stawâ) : Il est un devoir de faire l’exégèse de ce verset dans un sens autre que celui de l’établissement (al-istiqrâr), de la position assise (al-jouloûss) ou de ce qui est de cet ordre. Celui qui croit une telle chose est devenu mécréant » [Dans son livre As-Sirât Al-Moustaqîm]
  • Et beaucoup d’autres …

– Dans ce même ouvrage, Ar-Râjihi confirme à plusieurs reprise sa croyance laide.

  • En effet, après qu’il ait rapporté une parole faussement attribuée au fils de l’Imâm Ahmad, dans laquelle il aurait dit : « la parole de Allâh ta’âlâ {Ar-Rahmânou ‘ala l-‘Arch istawâ} et l’istiwâ aurait-il un sens autre que celui de la position assise ?!», Ar-Râjihi dira : « Cette parole est correcte, il n’y a rien de plus à dire (mot à mot : il n’y a pas la moindre poussière dessus), Oui ! l’istiwâ aurait-il un sens autre que celui de la position assise ?!»
  • Plus loin Ar-Râjihi dira aussi : « Celui qui interprète le terme {istawâ} par « istawlâ » est un jahmite, un khabîth. Ce tafsîr n’a été rapporté d’aucun salaf, les premiers qui ont dit cela sont les jahmites »

– Pour répliquer à cette affirmation mensongère de Ar-Râjihi, il est suffisant de mentionner la parole de l’Imâm Az-Zajjâj qui fait partie des savants du salaf et qui a dit : « La signification de « istawâ » est  « dominer par Sa toute-puissance  » (istawlâ) » [Dans son tafsîr « Ma’âni Al-Qour-ân»]

– Cette croyance d’égarement que propagent ces wahhabites est celle de leur référence Ibn Taymiyah (moujassim).

  • Ibn Taymiyah (moujassim) a dit mensongèrement : « Les savants agréés et les Saints de haut degré ont dit que  Allâh fera asseoir Mouhammad le messager de Allâh sur le trône avec Lui». [Dans son ouvrage « Majmoû’atou l-fatâwâ »]
  • Ibn Taymiyah (moujassim) a dit mensongèrement : « Ainsi, si la position assise du mort dans sa tombe n’est pas telle que la position assise des corps, alors ce qui est parvenu du Prophète (صلى الله عليه و سلم) au sujet des mots « Qou’oûd » et « Jouloûs » au sujet de Allâh ta’âlâ, comme le hadîth de Ja’far ibn Abî Tâlib (رضي الله عنه) ou le hadîth de ‘Oumar ibnou l-Khattâb (رضي الله عنه) et autres que ces deux-là, est prioritaire sur le fait de ne pas faire ressembler ceci aux attributs des esclaves». [Dans son ouvrage « Majmoû’ fatâwâ »]
  • Ibn Taymiyah (moujassim) a dit également : « Et il ne dit pas que sa position assise sur le trône est reniée, mais ce sont certains jahmites qui ont renié cela». [Dans son ouvrage « Majmoû’atou l-fatâwâ »]
  • Ibn Taymiyah (moujassim) a dit aussi [mensongèrement] : « Ahlou s-Sounnah a dit : La parole de Allâh ta’âlâ {Ar-Rahmânou ‘ala l-‘Arch istawâ}, l’Istiwâ de Allâh sur Son trône glorieux est à prendre selon le sens propre [c’est-à-dire celui de la position assise et de l’établissement physique] et non selon un sens figuré». [Dans son ouvrage « Majmoû’atou l-fatâwâ »]
  • Ibn Taymiyah (moujassim) rapporte la parole de ‘Outhmân Ad-Dârimi en étant d’accord avec lui, qui a dit : « Allâh s’assoit si Il veut ». [Dans son ouvrage « Al-Mouwâfaqatou Sarîhi l-Ma’qoûl li Sahîhi l-Manqoûl »]
  • L’Imâm Aboû Hayyân Al-Andalouçi a dit : « J’ai lu dans un livre de Ahmad Ibnou Taymiyah, celui dont nous sommes le contemporain, un manuscrit de sa propre main qu’il a appelé Kitâbou l-’Arch [qu’il était écrit]: Certes Allâh s’assoit sur le Koursiyy et laisse un endroit libre pour y faire asseoir à côté de Lui le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) » [Dans son tafsîr « An-Nahrou l-Mâdd »]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Aboû Hayyân le Nahwi (spécialiste de la grammaire Arabe) Al-Andalouçi a mentionné dans son tafsîr intitulé « An-Nahr » concernant la parole de Allâh ta’âlâ {وسع كرسيه السموات والأرض } : J’ai lu dans un livre de Ahmad Ibnou Taymiyah, celui dont nous sommes le contemporain, un manuscrit de sa propre main qu’il a appelé Kitâbou l-’Arch [qu’il était écrit]:  » Certes Allâh s’assoit sur le Koursiyy et laisse un endroit libre pour y faire asseoir à côté de Lui le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) » [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarrad]
  • Le savant Ottoman Hâjji Khalîfah (m.1067 H.) a dit : « Kitâbou l-‘Arch d’Ibn Taymiyah, il a cité dedans que Allâh s’assoit sur le Koursiyy et laisse un endroit libre pour y faire asseoir à côté de Lui le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) , Aboû Hayyân a mentionné cela dans [son livre] An-Nahr. Lorsqu’il aborde la parole de Allâh soubhânah {وسع كرسيه السموات} il a dit ce qui suit: J’ai lu le livre Kitâbou l-‘Arch d’Ahmad Ibnou Taymiyah, d’après un manuscrit de sa propre main » [Dans son livre Kachf adh-Dhounoûn]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Et cette croyance (de croire que Allâh serait assis) a été rapporté de lui (Ibn Taymiyah) par Aboû Hayyân Al-Andalouçi, le Nahwi (spécialiste de la grammaire Arabe), le Moufassir (exégète), le Mouqri (spécialiste des lectures du Qour-ân), dans son tafsîr intitulé An-Nahr » [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]

– D’autres leaders de la mouvance wahhabite ont également propagé cette croyance hideuse :

  • L’ex-Moufti Saoudien, Mouhammad Âl Ach-Chaykh a dit : « Al-Maqâm al-Mahmoûd : il a été dit qu’il s’agit de l’intercession, et il a été dit qu’il s’agit du fait que le prophète sera assis avec Allâh sur le trône, comme cela est connu chez les gens de la Sounnah. Et il est possible de rassembler ces deux avis, mais celui de la position assise est plus éloquent » [Dans son livre Fatâwâ wa Raçâ-il]
  • Sâlîh Al-Fawzân dans ses notes sur les vers An-Noûniyyah d’Ibn Al-Qayyim (moujassim), lorsque celui-ci dit : « Il est certes parvenu à son sujet la mention de la position assise », Fawzân commente en disant : « Al-Maqâm Al-Mahmoûd : c’est le fait que Allâh fera asseoir Mouhammad avec Lui sur le trône »  [At-Ta’lîqou l-Moukhtasari ‘ala l-Qasîdati n-Noûniyyah]
  • ‘Abdou r-Rahmân As-Sa’di (l’un des enseignants d’Ibn ‘Outhaymîn) a dit : « Nous même nous confirmons que Son istiwâ sur Son trône est un istiwâ qui lui convient, que cela soit expliqué par Son élévation sur Son trône, ou par l’établissement ou la position assise, ces explications ont été donné par les salafs »  [Al-Ajwibatou s-Sa’diyyah]
  • Les deux wahhabites Maslat Ibn Bandir Al-‘Outaybi et ‘Âdil Ibn ‘Abdi l-Lâh Âl Hamdân ont composé un ouvrage de tajsîm qu’ils ont intitulé : « La confirmation de la limite pour Allâh, et du fait qu’il est assis sur le trône »
  • ‘Â-id Al-Qarni qui a dit : « Allâh est celui qui s’assoit sur le trône »  [Enregistrement vidéo]
  • Le wahhabite Egyptien Mustapha Al-‘Adawi lorsqu’il a été interrogé sur le sens de l’istiwâ de Allâh sur le trône a repondu : « Certains savants ont expliqué cela par la position assise sur le koursiyy »  [Enregistrement vidéo]

– Cependant, selon d’autres leaders wahhabites, c’est une innovation d’égarement d’attribuer à Allâh la position assise, ce qui montre que les wahhabites se contredisent entre eux sur les fondements de la croyance. En effet :

  • ‘Abdou l-Lâh Ibn Mouhammad Al-Ghounaymân (wahhabite) a dit : « Le terme assis (jalassa) n’est pas parvenu [au sujet de Allâh] dans un hadîth authentique, c’est-à-dire qu’il n’est pas parvenu qu’ « Il s’est assis sur le koursiyy » ni « sur le trône » » [Dans son livre intitulé Charh Fat-hi l-Majîd]
  • Al-Albâni (wahhabite) a dit : « Allâh n’est pas assis sur le trône, Il n’a pas besoin des mondes… dire que Allâh est assis sur le trône, ceci un musulman ne le dit pas… l’attribution de la position assise [pour Allâh] n’est pas parvenu dans les textes alors on ne dit pas cela ! L’attribution de l’établissement (istiqrâr) [pour Allâh] n’est pas parvenu dans les textes alors on ne dit pas cela ! » [Enregistrement audio et Fatâwâ ‘ibra l-hâtif wa s-sayyârah n°215]
  • Al-Albâni (wahhabite) a dit aussi : « Quant à Sa position assise ta’âlâ sur le trône, cela n’est parvenu dans aucun hadîth authentique » [Dans l’ouvrage Mawsoû’ah Al-Albâni]
  • Al-Albâni (wahhabite) a dit aussi : « Il n’est pas permis d’attribuer l’établissement (istiqrâr) à Allâh car, premièrement, l’établissement est un attribut des humains; et deuxièmement, notre Seigneur ne s’est pas attribué cela » [Dans l’ouvrage Mawsoû’ah Al-Albâni]
  • Al-Albâni (wahhabite) a également renié l’établissement et la position assise pour Allâh dans son livre Moukhtasar al-‘Oulouww.
  • Après avoir pourtant attribué la position assise à Allâh, Fawzân (wahhabite) s’est contredit lui-même. Lorsqu’il a été interrogé :  « Que dites-vous de la parole de ceux qui disent que l’istiwâ [de Allâh] vient dans le sens de la position assise, et est-ce que ceci compte comme une interprétation ? », Fawzân a répondu : « Ceci est faux (bâtil), car il n’est pas parvenu dans son tafsîr le sens de la position assise, et nous, nous ne confirmons rien de notre tête» [Charh Loum’ati l-i’tiqâd]
  • ‘Abdou l-Lâh Al-Jibrîn (wahhabite) a dit : « Attribuer l’avis de la position assise à Ahlou s-Sounnah est un mensonge contre eux » [Dans son livre Al-Kanzou th-Thamîn]

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait assis ou établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh). Consultez d’autres paroles de savants au sujet du terme « istawâ » : ici .

– Consultez également les articles sur le thème : Allâh n’est pas sur le trône : ici

Fawzân (wahhabite) : ses propos takfiristes sur le tawassoul

Sujet : Les wahhabites et le tawassoul

   

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans son ouvrage « Fatâwa l-‘Aqîdah » (page 16 de cette édition) Al-Fawzân le wahhabite a dit :

«  لا يجوز التوسل بجاه النبي صلى الله عليه وسلم ولا بجاه غيره؛ لأن هذا بدعة، لا دليل عليه، وهو الشرك‏ »

« Il n’est pas permis de faire le tawassoul par le degré (bi jâhi) du prophète (صلى الله عليه وسلم), ni par le degré d’autres que lui, car ceci est une innovation (bid’ah), et il n’y a aucune preuve de cette pratique, et ceci est du chirk (association)  »

Informations utiles :

– Sâlih Ibn Fawzân Ibn ‘Abdi l-Lâh Al-Fawzân est l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1354 de l’Hégire (c’est-à-dire en 1935) et il est toujours en vie. Ses écrits sont des sources d’égarement pour les personnes n’ayant que peu de connaissances religieuses.

– Cette fatwâ est disponible dans cette ouvrage mais également sur son site internet officiel :

– Ici, nous voyons que Fawzân (wahhabite) dérape en prétendant qu’il est du chirk, c’est-à-dire une sorte de mécréance, de pratiquer le tawassoul par le degré (jâh) du prophète (صلى الله عليه وسلم) ou de quelqu’un d’autre que le prophète (صلى الله عليه وسلم).

– Ainsi si quelqu’un dirait par exemple « Ô Allâh par le degré (jâh) du prophète accorde moi telle chose », cette personne serait devenu mouchrik, mécréante selon la compréhension défaillante de Sâlih Al-Fawzân (wahhabite).

– Ceci est pourtant similaire au tawassoul réalisé par le prophète Âdam (عليه السلام) lorsqu’il a dit [ce qui a pour sens : ] « Ô Seigneur, je te demande bi Haqqi Mouhammad de me pardonner.» [Rapporté par As-Soubki]

– Ainsi, ces propos de Fawzân (wahhabite) sont d’une extrême gravité, car ils amènent à faire le takfîr (déclaration de mécréance) de l’ensemble des musulmans.

– D’ailleurs, de très nombreux savants ont réalisé textuellement le tawassoul par le degré (jâh) du prophète (صلى الله عليه وسلم) dans leurs ouvrages, ce qui implique qu’ils seraient mécréants selon la compréhension étroite de Fawzân (wahhabite). Parmi eux :

  • L’Imâm As-Souyoûti qui a dit : « Je demande à Allâh de nous faire mourir sous Sa miséricorde avant l’arrivée de la fitnah par le degré (bi jâh) de Mouhammad (صلى الله عليه و سلم و صحبه أجمعين) âmîn ! ». [Târîkhou l-Khoulafâ]
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami qui a dit : « Que Allâh nous accorde une fin heureuse, dans le bien, ainsi qu’à ceux qui liront cet ouvrage, et qu’Il nous élève ainsi que eux au paradis par le degré (bi jâh) du maître des premiers et des derniers (c’est-à-dire le prophète mouhammad) … ». [Touhfatou z-Zouwwâr]
  • Le Chaykh Ibn ‘Achîr Al-Mâliki qui a dit : «Et je demande par lui (cet ouvrage) le profit en permanence, à notre Seigneur par le degré (bi jâh) du maître (sayyid) des gens [c’est-à-dire le prophète]». [Al-Mourchidou l-Mou’în]
  • Le Chaykh Mayyârah Al-Mâliki qui a dit : « Ô Allâh nous faisons le tawassoul par le degré (bi jâh) de la plus agréée des créatures, celle qui a, selon Ton jugement, le plus éminent degré, notre maître (sayyidounâ), notre Prophète, mawlânâ Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) et par le degré (bi jâh) de tous les prophètes, les messagers, les gens de [la bataille de] Badr, tous les saints (awliyâ), les saints hautement véridiques (siddîqîn), les martyrs et les vertueux, de ne pas laisser un seul péché sans que Tu ne le pardonnes, un tourment sans que Tu nous en dégage, un défaut sans que Tu le caches, une dette sans que Tu nous en acquittes, un ennemi sans que Tu nous préserves de son mal, un malade sans que Tu lui accorde la guérison, ô Toi le plus Miséricordieux des miséricordieux, ô Seigneur des mondes » [Ad-Dourrou th-Thamîn]
  • Le Chaykh Mouhammad Mayyârah Al-Mâliki a également confirmé le tawassoul du Chaykh Ibn ‘Achîr en disant : « Puis il a demandé à Allâh le profit permanent et continuel par cet ouvrage (nadhm) en réalisant le tawassoul par son degré (bi jâhi), c’est-à-dire par le degré (bi qadri) du maître de l’humanité (sayyid al-anâm), c’est-à-dire des créatures (صلى الله عليه وسلم)  » [Ad-Dourrou th-Thamîn wa l-Mawridou l-Ma’în]
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibn Mouhammad Al-‘Ajloûni Ach-Châfi’i qui a dit : « Que Allâh fasse que nos actes se terminent par des actes de vertus, par le degré (bi jâh) de Mouhammad (صلى الله عليه وسلم)» [kachfou l-Khafâ]
  • Le Chaykh Mouhammad ‘Alâ-ou d-Dîn, le fils du Chaykh Ibn ‘Âbidîn Al-Hanafi qui a dit : « Que Allâh leur pardonne, ainsi que ses enfants et ses Machaykh et tout ceux qui ont un droit sur lui, par le degré (bi jâh) du maître des prophètes et des envoyés (c’est-à-dire le prophète Mouhammad) » [Hâchiyah Qourrati l-‘Ouyoûni l-Akhyâr]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn A’mar An-Nâbighah Al-Ghalâwi qui a dit : « Nous demandons par lui, c’est-à-dire par cet ouvrage et son commentaire, le profit en permanence, c’est-à-dire constamment, à notre Seigneur, Allâh et non autre que Lui, par le degré (bi jâh c’est-à-dire bi hourmah), du maître de l’humanité (sayyid al-anâm) et il s’agit de Mouhammad (صلى الله عليه وسلم)» [Al-Moubâchir ‘ala Bni ‘Âchir]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ibn Houmayd Al-Hambali qui a dit : « Je demande à Allâh soubhânahou wa ta’âlâ et par le degré (bi jâh) de Son prophète al-Moustafâ je fais le tawassoul » [As-Souhoubou l-Wâbilah]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-Mourâkouchi Al-Mâliki Al-Mouwaqqit a confirmé le tawassoul du Chaykh Ibn ‘Achîr en disant : « Puis il a demandé à Allâh le profit permanent et continuel par cet ouvrage (nadhm) en réalisant le tawassoul par son degré (bi jâhi), c’est-à-dire par le degré (bi qadri) du maître de l’humanité (sayyid al-anâm), c’est-à-dire des créatures, notre maître (mawlânâ) Mouhammad (صلى الله عليه وسلم)» [Al-Hablou l-Matîn ‘alâ Nadhmi l-Mourchidi l-Mou’în]
  • Le Chaykh ‘AbdoulLâh Al-Harari qui a dit : « Allâh soubhânahou wa ta’âlâ a fait que de parmi les causes pour que nos demandes soient réalisées, il y a le tawassoul par les prophètes et les saints durant leur vie et après leur mort, ainsi nous demandons à Allâh par leur biais en espérant par cela la réalisation de nos demandes. Nous disons donc : « Ô Allâh je Te demande par le degré (jâh) du Messager de Allâh de combler mes besoins et d’enlever mes difficultés », ou nous disons « Ô Allâh par le degré (jâh) de ‘Abdou l-Qâdir Al-Jaylani … » ou ce qui est similaire. Certes cela est permis, mais les wahhabites ont déclaré que cela est interdit, et par cela ils ont dévié de la voie des gens de la Sounnah » [Dans son livre Ach-Charhou l-Qawîm]

  • Et beaucoup d’autres…

– De nombreux savants ont également pratiqué le tawassoul par d’autres termes, comme en disant « bi haqqi » ou « bi hourmati » etc. 

– Le tawassoul est le fait de demander à Allâh l’obtention d’un profit ou l’empêchement d’une nuisance et ce, par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint, par honneur pour celui par lequel le tawassoul est fait. Faire le tawassoul est permis en leur présence et en leur absence tout comme l’indique les preuves selon la Loi de l’Islâm. Le tawassoul ne constitue donc pas une adoration pour autre que Allâh.

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) enseigna lui-même le tawassoul aux compagnons et les compagnons le pratiquaient également après son décès (صلى الله عليه وسلم). [Rapporté par At-Tabarâni]

– Il est rapporté par l’Imâm Al-Boukhâri avec sa chaîne de transmission sahîh (authentique) que le Calife ‘Oumar Ibnou l-Khattâb (رضي الله عنه) a réalisé le tawassoul par Al-‘Abbâs (رضي الله عنه), l’oncle paternel du prophète (صلى الله عليه وسلم). [Sahîh Al-Boukhâri]

– Ainsi, le tawassoul est une pratique qui est permise selon l’unanimité des musulmans comme le rapporte l’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki [Dans son livre Chifâ-ou s-Saqâm]

– L’adoration (al-‘Ibâdah) : c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission, comme l’a mentionné l’Imâm Moujtahid, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Taqiyyou d-Dîn As-Soubki.

Ainsi le simple fait d’appeler (nidâ) un vivant ou un mort ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh, ni le simple fait de glorifier (ta’dhîm) ou de faire al-istighâthah (la recherche du renfort) par autre que Allâh. De même, le simple fait de visiter la tombe d’un saint pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions) ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, le simple fait de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander aux gens ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, la formule de al-isti’ânah (demande d’aide) à autre que Allâh ta’âlâ ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. Egalement, la simple humilité n’est pas une adoration envers autre que Allâh car sinon, tous ceux qui font preuve d’humilité avec les rois et les nobles seraient devenus mécréants.

C’est-à-dire que tout cela n’est pas du chirk (le fait d’attribuer des associés à Allâh), car la définition de l’adoration (al-‘ibâdah) selon les spécialistes de la langue ne s’applique pas à tout cela. En effet, pour eux, l’adoration (al-‘ibâdah) comme nous venons de le voir est l’obéissance avec la soumission. Voir à ce sujet l’explication de l’Imâm du Salaf, le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Aboû Is-hâq Ibrâhîm Az-Zajjâj : ici.

– A voir également : Sâlih Al-Fawzân (wahhabite) attribue à Allâh les limites et lui donne des associés dans Son attribut de non-début.

Imâm Al-Qourtoubi : le terme yad ne signifie pas la main pour Allâh

    

Dans son célèbre tafsîr, lors de l’explication du verset 64 de Soûrat Al-Mâ-idah, l’Imâm Al-Qourtoubi a dit :

« ‏واليد في كلام العرب تكون للجارحة كقوله تعالى (وَخُذْ بِيَدِكَ ضِغْثًا) وهذا محال على الله تعالى »

« Le terme – yad – dans la langue Arabe peut venir dans le sens de la partie corporelle (c’est-à-dire de la main) comme dans la parole de Allâh ta’âlâ {wa khoudh bi yadika dightha} et ceci est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ »

Informations utiles :

– Le Moufassir (exégète) Mouhammad Ibnou Ahmad Al-Ansâri Al-Qourtoubi est décédé en 671 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 760 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Mâlik. Son tafsîr « Al-Jâmi’ou li Ahkâmi l-Qour-ân » est une référence incontournable.

  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’illustre savant (Al-‘Allâmah) […] un Imâm très intelligent, un érudit dans la science, il est l’auteur de nombreux ouvrages qui sont très utiles et qui indiquent sa grande connaissance, et l’abondance de sa vertu » [Târîkhou l-Islâm]
  • Ibnou Farhoûn al-Mâliki a dit de lui : « Le Chaykh, l’Imâm […] le moufassir (exégète), Il était parmi les esclaves vertueux de Allâh, de parmi les savants , les connaisseurs, les pieux, les détachés du bas-monde, ceux qui sont occupé par les affaires qui concernent l’au-delà. » Et il a dit au sujet de son Tafsîr (exégèse du Qour-ân) : « Il compte parmi les tafsîr les plus importants et les plus éminents en terme de mérite  »[Ad-Dîbâj]
  • Ibnou ‘Imâd al-Hambali a dit : « Il était un Imâm, un savant, de parmi ceux qui ont une grande connaissance du hadîth, auteur de bons ouvrages »[Chadharâtou dh-Dhahab]
  • Mouhammad Makhloûf a dit à son sujet :« Le savant, l’Imâm, le glorieux (al-jalîl), le vertueux (al-fâdil), le spécialiste de la jurisprudence (faqîh), le spécialiste de l’explication du Qour-ân (moufassir), le pieux, celui qui est scrupuleux, celui qui est complet, il était parmi les esclaves vertueux de Allâh et de parmi les savants qui ont le plus de science » [Chajaratou n-Noûr]
  • Az-Zirikli a dit de lui : « Il est de parmi les plus grands des moufassiroûn (exégètes du Qour-ân), il était vertueux, et pieux»[Al-A’lâm]

– Ici, l’Imâm Al-Qourtoubi explique très clairement que dans la langue arabe le terme yad peux venir dans le sens de la partie corporelle, c’est-à-dire de la main, mais que ce sens est impossible au sujet de Allâh.

– Dans la suite de son explication, l’Imâm Al-Qourtoubi mentionne d’autres sens du terme yad dans la langue Arabe. Il en cite une dizaine parmi lesquels : puissance, grâce, souveraineté, soutien, etc…

– Le Hâfidh Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a dit : « Le terme « yad » dans la langue arabe peut être utilisé dans de nombreux sens, parmi eux, nous avons mentionné 25 sens, qui sont des sens propres ou des sens figurés » [Dans son livre Fath al-Bârî].

– Ainsi, lorsque le terme “yad” est attribué à Allâh, il ne vient pas dans le sens du membre. Il n’est donc pas valable d’attribuer à Allâh la main et ceci sans divergence.

– A ce sujet, l’Imâm du Salaf, Aboû Ja’far At-Tahâwi, dans son traité de croyance qu’il a présenté en disant « Ceci est la mention de la présentation de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah », il a dit :« Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres». [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah]

– L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a mentionné l’unanimité sur le fait que le terme “yad” au sujet de Allâh ne vient pas dans le sens de la main. Il a dit : « Il est mentionné dans le Qour-ân et dans le hadîth l’annexion de « al-yad » à Allâh ta’âlâ, et Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah ont été unanimes qu’il n’est pas visé [au sujet de Allâh] par « al-yad » l’organe (c’est-à-dire la main), qui fait partie des choses qui sont concernées par l’entrée en existence » [Dans son livre « Hadyou s-Sârî Mouqaddimah Fath al-Bârî »].

– L’Imâm Aboû Hanîfah a dit : « {yadou l-Lâhi fawqa aydîhim} et Son yad n’est pas comme le yad des créatures, ce n’est pas une partie corporelle (c’est-à-dire une main), et Il est Le Créateur des mains  » [Dans son livre Al-Fiqhou l-Absat]

– L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : «Son « yad » n’est pas un organe (c’est-à-dire une main)». [Al-I’tiqâd]

– L’Imâm Al-Halîmi a dit lors de son explication du nom de Allâh « Al-Mouta’âlî » : « Cela signifie qu’Il est exempt du fait que Lui soit possible ce qui est possible aux choses qui entrent en existence : le mariage, l’enfantement, les organes et les membres […] » [Rapporté par Al-Bayhaqi]

– L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : «Ne dites pas que le yad et le ‘ayn [au sujet de Allâh] sont des organes » [Dans son livre Al-Bourhânou l-Mou-ayyad].

– L’Imâm Al-Marjâni At-Toûniçi Al-Mâliki (m. 699 H.) a dit : « [La parole de Allâh : ] { يد الله فوق أيديهم } (Yadou l-Lâh fawqa aydîhim) : il ne s’agit pas ici d’un « yad » dans le sens d’une partie corporelle (c’est-à-dire une main), mais il s’agit d’un « yad » dans le sens de la puissance, car Al-Bâri (c’est-à-dire Allâh) est exempt d’une telle chose (c’est-à-dire d’avoir une main) ». [Rapporté par Ibnou l-Mou’allim Al-Qourachi dans son livre Najmou l-Mouhtadi]

– L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {بَلۡ يَدَاهُ مَبۡسُوطَتَانِ} (Bal yadâhou Mabsoûtatân) : ce qui en est voulu n’est pas le sens réelle de l’organe qui est composée, car Allâh ta’âlâ est exempt de la composition, mais il s’agit d’un des attributs de Son Être, comme l’ouïe et la vue, Allâh جل ذكره dit : {لِمَا خَلَقْتُ بِيَدَيَّ} (limâ khalaqtou biyaday), et le prophète a dit « كِلْتَا يَدَيْهِ يَمِينٌ » (kiltâ yadayhi yamîn) et Allâh est plus savant concernant Ses attributs, ainsi les esclaves se doivent d’y croire, de les accepter et de les lires tels qu’ils sont parvenu, sans comment (bila kayf) » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]

– L’Imâm Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali (m. 927 H.) a dit : «  {قَالَ يَاإِبْلِيسُ مَا مَنَعَكَ أَنْ تَسْجُدَ لِمَا خَلَقْتُ بِيَدَيَّ} (qâla yâ Iblîssou mâ mana’aka an tasjouda limâ khalaqtou biyadayy) : c’est-à-dire [ce que j’ai créé] moi-même sans intermédiaire comme un père ou une mère ; et « al-yadân » est un attribut de parmi les attributs de Allâh ‘azza wa jall, nous y croyons tel que cela est parvenuet nous remettons la connaissance du sens à Allâh » [Fat-hou r-Rahmân fî Tafsîr Al-Qour-ân]

– Le Chaykh Ibnou ‘Aqîl Al-Hambali a dit : « Allâh n’est pas de ceux qui ont des parties ou des organes»[Rapporté par Ibnou l-Jawzi]

– L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi lors de son explication de la parole de Allâh { ليس كمثله شيء } (layça kamithlihi chay) qui signifie « Rien n’est tel que Lui », il a dit : « Les savants du Tawhîd par le passé et par le présent ont retenu ce verset comme argument pour nier le fait que Allâh ta’âlâ soit un corps composé d’organes et de parties étant dans un endroit et une direction ». [Dans son tafsîr]

– L’Imâm ‘Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi a dit : « Quant à l’assimilation (tachbîh) c’est de croire que Allâh ta’âlâ ressemble à l’une de Ses créatures, comme ceux qui croient que Allâh est un corps au-dessus du Trône ou qui croient qu’Il a des mains […] et tout ceci est de la mécréance claire » [Al-Fathou r-Rabbâni] Ainsi le fait de croire que Allâh aurait des mains ou n’importe quelle autre partie corporelle, ceci constitue de la mécréance. Quant à celui qui utilise le terme « main » sans en comprendre le sens de la partie corporelle, ce n’est pas de la mécréance, mais il n’est pas précautionneux d’utiliser ce terme au sujet de Allâh, en raison du risque que cela comporte, comme nous l’avons vu précédemment.

– L’Imâm At-Tahâwi a d’ailleurs dit : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant. Celui qui aura bien compris cela en aura tiré des leçons et se sera écarté des propos semblables à ceux des mécréants, il aura su que Allâh avec Ses attributs n’est pas semblable aux humains » [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah]

– L’Imâm Abou l-Mou’în Maymoûn An-Naçafi a dit : « Il est permis de dire que Allâh ta’âlâ a un yad en Arabe, mais ce n’est pas permis en Persan. Et al-yad est l’un de Ses attributs éternels, sans comment (bila kayf) et sans similarité (wa lâ tachbîh) comme l’ouïe, la vue, la science, la puissance, la vie, la volonté, et la parole. Ainsi, Allâh ta’âlâ entend sans organe, Il voit sans œil, Il sait [toutes choses] sans appareils, Il a la volonté sans qu’Il n’ait de cœur, Il parle sans langue ni lèvres. Il en est de même pour al-yad qui compte de parmi Ses attributs éternels sans comment, ni similarité, et qui n’est pas un membre. Ainsi, nous confirmons al-yad, et son sens est tel que Allâh ta’âlâ veut » [Bahrou l-Kalâm]

– Cela a également été mentionné par l’Imâm Aboû Hanîfah dans son livre « Al-Fiqh Al-Akbar », dans lequel il dit qu’on ne peut pas traduire le terme « yad » en persan, car le mot persan qui se dit “Daste” ne donne que le sens du membre, de la main. Il a dit : « Tout ce que les savants ont cité en Persan comme attribut de Allâh ta’âlâ il est permis de le dire hormis pour al-yad en Persan».

– Le Chaykh Abou l-Mountahâ Al-Hanafi a dit : « Il n’est pas permis de dire « la main de Dieu » (daste khoudâ)» [Dans son commentaire du livre Al-Fiqh Al-Akbar]. En effet, le terme « daste » en persan, ne désigne que le sens de la partie corporelle, le sens de la main, c’est pour cela qu’il n’est pas permis d’employer ce terme au sujet de Allâh.

– De même l’Imâm Ach-Chahrastâni aborde ce sujet en disant : « Certains [savants] étaient prudents au point qu’ils ne traduisaient pas les mots « yad », « wajh » et « istiwâ » en farsi [persan] ainsi que pour tout ce qui est parvenu et qui est du même genre. S’ils avaient besoin d’une expression pour les mentionner, ils les citaient mot pour mot [les expressions révélées en arabe]. En effet telle est la voie saine : cela ne constitue en rien de l’assimilationnisme (tachbîh). » [dans son livre « Al-Milal wa n-Nihal »].

– Ceux qui sont précautionneux concernant leur religion suivent également cette règle pour le français. Ou bien ils traduisent selon l’interprétation correcte donnée par les savants de l’Islâm.

– Malheureusement dans de nombreuses soi-disante traductions du Qour-ân et de recueils de hadîth, les auteurs n’ont pas fait preuve de prudence et se sont aventuré à traduire ces termes selon le sens apparent, et non selon le sens du verset et du hadîth. Par cela ils ont induit en erreur beaucoup de personnes ignorantes de la richesse de la langue arabe. Au point qu’en lisant ces ouvrages, certains se sont mis à croire que Allâh aurait des mains, un pied, un visage, des yeux, qu’Il serait concerné par l’étonnement, l’orgueil, le rire, la colère, l’oubli, la position assise, l’établissement, la descente, la venue, la direction, l’endroit et de nombreuses autres caractéristiques humaines. Ainsi ces gens là pensent avoir lu le Qour-ân, et des hadîth du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et ils pensent être musulman alors qu’ils ont une croyance très éloignée de l’Islâm.

– Alors soyons prudent, car les livres que l’on trouve sur le marché francophone sont dans de nombreux cas parsemés non seulement d’expressions qui nuisent à la compréhension, mais aussi et surtout, d’expressions qui nuisent à la vraie croyance.

– Ainsi pour résumer nous disons que le terme « yad » dans la langue arabe a de très nombreux sens autre que le mot « main ». Lorsqu’il est employé au sujet de Allâh, il n’est pas à prendre dans le sens du membre et de la partie corporelle. Les savants ont donné la règle suivante : La similarité dans les termes n’implique pas la similarité dans la signification. Cela signifie que lorsqu’un même terme est employé au sujet de Allâh et au sujet d’une créature alors la signification est différente.

– Retrouvez d’autres citations concernant le terme “yad” : ici.

– Retrouvez d’autres paroles de savants sur le thème : Allâh n’est pas un corps et n’a pas d’organes : ici.

– Retrouvez d’autres paroles de savants sur le thème : Attribuer le corps à Allâh est de la mécréance : ici.

Ibn Hajar Al-Haytami : le Mawlid est une bonne innovation par unanimité

Sujet  : Le Mawlid est une bonne innovation

   

Dans son Tafsîr « Roûhou l-Bayân », le Moufassir Ismâ’îl Haqqî Al-Hanafi a dit :

« قال ابن حجر الهيتمي : إن البدعة الحسنة متفق على ندبها و عمل المولد و اجتماع الناس له كذلك اي بدعة حسنة »

« Ibnou Hajar Al-Haytami a dit : Certes il y a accord sur le fait qu’il est recommandé de pratiquer la bonne innovation, et de célébrer le Mawlid et de réunir les gens en cette occasion également, c’est-à-dire qu’il s’agit d’une bonne innovation »

Informations utiles :

– Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hajar Al-Haytami Al-Makki est né en 907 en Egypte et il est décédé en 974 de l’Hégire à La Mecque (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 460 ans. Il était un savant dans l’école de jurisprudence (madh-hab) Chafi’ite. On peut citer de parmi ses chouyoûkh : Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri, le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli et bien d’autres…

– Le Moufassir (l’éxégète), le Chaykh Ismâ’îl Haqqî Ibn Moustafâ Al-Istânboûli At-Tourki Al-Hanafi Al-Khalwati Al-Bouroûçawi est né en 1063 et il est décédé en 1127 de l’Hégire (رحمه الله), c’est à dire il y a plus de 300 ans.

– Ici, le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami confirme qu’il existe en Islam de bonnes innovations et qu’il est recommandé de les pratiquer par accord, c’est-à-dire par unanimité des savants.

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

– Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami confirme également qu’il est permis de célébrer le Mawlid, d’inviter les gens à y participer et que ceci compte de parmi les bonnes innovations sur lesquels il y a unanimité chez les gens de science.

– En effet, le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations que les savants de l’Islâm ont approuvé. Parmi eux :

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Housnou l-Maqsid fi ‘Amali l-Mawlid].

– Article à consulter également : Les wahhabites interdisent le Mawlid du prophète mais innovent une semaine de fête pour Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb.

Le Chaykh Ahmad Zarroûq prouve que Allâh existe sans endroit

Sujet : Allâh n’est pas dans un endroit

ahmad zarrouq commentaire qourtoubi  ahmad zarruq - Allah est sans endroit

Dans son commentaire de « Al-Mouqadimmah Al-Qourtoubiyyah» (page 106 de cette édition), le Chaykh Ahmad Zarroûq Al-Fâçi a dit au sujet de Allâh :

« فأما نفي المكان عنه فدليله ما ذكره من أنه مكون المكان،  وذلك شاهد بأنه كان قبل خلق المكان، فلا يصح في حقه المكان »

« Quant au fait de nier l’endroit au sujet de Allâh, la preuve de cela est ce qu’a cité l’auteur [le chaykh Yahyâ Al-Qourtoubi], à savoir que Allâh est Le Créateur de l’endroit, et cela prouve que Allâh existe avant la création de l’endroit, ainsi il n’est pas valable à Son sujet d’être dans un endroit »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), Az-Zâhid (l’ascète), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Al-Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), le Chaykh Abou l-Fadl Chihâbou d-Dîn Ahmad Zarroûq Al-Fâçi Al-Barnouçi Al-Mâliki est né en 846 dans la région située entre Taza et Fès (Maroc) et il est décédé en 899 à Misrata (Lybie). Au cours de sa vie, il s’installa en Egypte et enseigna la science de la religion à l’Université Al-Azhar et devint une référence notamment dans le fiqh Malikite. On compte de parmi ses enseignants les plus célèbres : le Chaykh ‘Abdou r-Rahmân Ath-Tha’âlibi et le Hâfidh As-Sakhâwi. Sa tombe fût détruite en 2012 par les extrémistes wahhabites.

  • Le Chaykh ‘Abdou r-Ra-oûf Al-Mounâwi a dit de lui : « Il avait énormément de science dans le fiqh, le tasawwouf, les fondements et les sujets de divergence » [Dans ses tabaqât]
  • Le Chaykh Ahmad Bâbâ At-Tanbakti a dit à son sujet : « L’Imâm, Al-‘Âlim (le savant), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), As-Soûfî, le Waliyy (Saint), le Sâlih (vertueux), le Zâhid (ascète), Al-Qoutb, Al-Ghawth, Al-‘Ârifou bi lLâh » [Naylou l-Ibtihâj]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Hayy Al-Kittâni a dit de lui : « L’Imâm, Al-‘Ârif, le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), As-Soûfî, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) » [Fahraçatou l-Fahâris]
  • Ibn Ghâzi a dit à propos de lui : « Le Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) » [Naylou l-Ibtihâj]

– Ces paroles du Chaykh Ahmad Zarroûq viennent lorsqu’il commente la parole du Chaykh Yahyâ Al-Qourtoubi qui a dit : « Allâh est exempt de la similarité, de la ressemblance et d’être établi dans un endroit. Il existe de toute éternité et il n’y pas d’endroit de toute éternité ; Il ne dépend pas du temps » [Mandhoûmat Al-Qourtoubi]

– Ainsi, le Chaykh Ahmad Zarroûq confirme que Allâh existe sans endroit et il appuie cela en donnant une preuve rationnelle simple, à savoir que Allâh existe de toute éternité alors que les endroits n’existent pas de toute éternité, ainsi Allâh existe avant que les endroits n’existent, Allâh est Le Créateur des endroits, et ceci prouve que Allâh existe sans endroit, car Allâh n’a aucun besoin de Ses créatures.

– Quant aux preuves textuelles, elles sont nombreuses et nous pouvons mentionner parmi elles :

  • La parole de Allâh ta’âlâ : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -».
  • La parole du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) dans un hadîth Sahîh rapporté par Al-Boukhâri et autre : « كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ » [ce qui a pour sens ] : « Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth nous indique qu’hormis Allâh, rien n’existe de toute éternité, ni terre, ni ciel, ni mer, ni endroit, ni corps, ni membre, ni organe, ni aucune autre créature quelle qu’elle soit !
  • La parole du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) dans un hadîth Sahîh rapporté par Mouslim et autre : « أنت الظاهر فليس فوقك شىء وأنت الباطن فليس دونك شىء » [ce qui a pour sens ] : « Ô Allâh, Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en dessous de Toi ». L’Imâm Al-Bayhaqi a dit en commentant ce hadîth :« Puisque rien n’est au-dessus de Lui et rien n’est en dessous de Lui, Il n’est donc pas dans un endroit » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât].

– De même les musulmans sont unanimes sur ce point de croyance comme le confirment de nombreux savants, parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi [Al-Farqou bayna l-Firaq],
  • L’Imâm Al-Jouwayni [Al-Irchâd],
  • L’Imâm Ar-Râzi [Dans son tafsîr],
  • Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari [Rapporté par le Chaykh Al-’Azzâmi],
  • Le Chaykh Al-Qoudâ’i Al-’Azzâmi [Fourqânou l-Qour-ân],
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni [Barâ-atou l-Ach’ariyyîn],
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [It-hâfou l-Kâ-inat (1)] et [It-hâfou l-Kâ-inat (2)],
  • Le Chaykh Ach-Chanqîti [Al-Âyatou-l Mouhkamât],
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi qui a dit : « L’ensemble de la communauté Islamique est sur la croyance que Allâh est exempt de l’incarnation dans les endroits, et qu’Il est exempt de la direction, c’est-à-dire d’être au-dessus de quelque chose, ou en dessous, ou à droite, ou à gauche, ou derrière ou devant. Et on ne dit pas que Allâh serait en contact par Son Être avec quelque chose, ou qu’Il serait séparé de quelque chose, ainsi on ne dit pas que Allâh serait séparé du monde, ou en contact avec lui » [Rapporté par le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari dans son livre It-hâfou l-Kâ-inât]
  • Le Mouhaddith Al-Harari,
  • Dans une fatwâ provenant de Dârou l-Iftâ Al-Misriyyah [Emise en 2005]

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanimes sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

Imâm An-Nawawi explique le sens du dahik de Allâh

Sujet : Allâh n’est pas concerné par le rire ou le sourire

  nawawi dahik Allah

Dans son commentaire du sahîh Mouslim (tome 3 page 24 de cette édition), l’Imâm An-Nawawi a dit :

« قوله فلا يزال يدعو الله تعالى حتى يضحك الله تعالى منه قال العلماء ضحك الله تعالى منه هو رضاه بفعل عبده ومحبته اياه واظهار نعمته عليه وايجابها عليه والله أعلم »

« La parole du prophète : « falâ yazâlou yad’ou l-Lâha ta’âlâ hattâ yad-haka l-Lâhou ta’âlâ minhou » [qui a pour sens : ] « Et il ne cesse d’invoquer Allâh jusqu’à ce que Allâh ta’âlâ yad-haka minhou », les savants ont dit que « dahika l-Lâhou ta’âlâ minhou » c’est-à-dire que Allâh agréé Son esclave et son acte, manifeste Son bienfait envers lui, et qu’Il lui exauce ses invocations, et Allâh sait plus que tout autre »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est très célèbre.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de Son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici, l’Imâm An-Nawawi aborde un hadîth dans lequel le terme « dahik » est attribué à Allâh, et il explique que cela signifie que Allâh agrée, et manifeste Son bienfait.

– Le mot « dahik » dans la langue arabe a plusieurs sens et son sens premier est « rire », mais il a également d’autre sens. On dit, par exemple : « la Terre dahakat » lorsque de la végétation se montre en elle, et qu’elle donne des fleurs.

– Lorsque le terme « dahik » est attribué à Allâh, il est évident qu’il n’a pas le sens de « rire » ou « sourire ». On ne dit pas que Allâh rit ou sourit, et nous demandons à Allâh de nous préserver d’une telle croyance. Ceci est totalement contraire au tawhîd. Allâh est exempt du changement et de tout les attributs des créatures.

– En effet, Allâh ta’âlâ dit : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -».

– D’autres savants ont tenu des propos similaires :

  • L’Imâm Al-Boukhâri a dit : « La signification de « ad-dahik » est la miséricorde (ar-rahmah) » [Rapporté par Al-Bayhaqi et par Ibn Hajar Al-‘Asqalâni]
  • L’Imâm Ibn Hibbân a dit : « Nous disons à ce sujet que les Arabes annexent le verbe à celui qui ordonne l’action, tout comme ils l’annexent à celui qui fait l’action, ainsi il arrive que soient annexé quelque chose qui fait partie des mouvements des créatures à Allâh Al-Bâri Jalla wa ‘alâ, tout comme il leur est également annexé (aux créatures). Ainsi la parole du prophète [au sujet de Allâh] « dahika min rajoulayn » il est voulu par cela que Allâh a fait que Ses anges rient […] ainsi il a lié le terme « dahika » qui est provenu des anges à Allâh Jalla wa ‘alâ car Il est Celui qui a ordonné et voulu cela» [Dans son Sahîh]
  • L’Imâm Al-Khattâbi a dit : « Ad-dahik qui se produit chez les humains lorsqu’ils sont emporté par la joie et la gaité [c’est-à-dire le rire] est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ » [Rapporté par Ibn Hajar dans son charh sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Al-Khattâbi a dit aussi : « Al-Boukhâri a fait une interprétation de « ad-dahik » à une autre occasion dans le sens de la Miséricorde (ar-rahmah), ce sont des sens proches, et l’interpréter dans le sens de l’agrément (ar-ridâ) serait encore mieux, certes ad-dahik indique l’agrément et l’acceptation » [Rapporté par Ibn Hajar dans son charh sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Al-Qouchayri a dit : « Sache que ad-dahik [au sujet de Allâh] est un attribut de parmi les attributs des actes, et c’est la manifestation de Son bienfait » [Dans son livre Ar-Riçâlah Al-Qouchayriyyah]
  • L’Imâm Al-Mâziri a dit : « Ad-dahik au sujet de Allâh soubhânah est expliqué par la manifestation de Son agrément et de Son acceptation » [Dans son livre Al-Mou’lim bi fawâdi Mouslim et également rapporté par Al-Qâdî ‘Iyâd]
  • Al-Qâdî ‘Iyâd a dit : « Ad-dahik ici est une métaphore au sujet de Allâh, car il n’est pas possible à Son sujet ad-dahik qui est connu [c’est-à-dire le rire], car ceci n’est valable que pour les corps et pour ceux à qui il est possible le changement d’état, et Allâh en est exempt, mais le sens de cela est l’agrément (ar-ridâ) de leurs actes, le fait qu’ils soient récompensé, le fait de leur accorder du bien et l’éloge de leurs actes » [Dans son livre Ikmâlou l-mou’lim bi fawâ-id Mouslim, et également rapporté par An-Nawawi dans son Charh Sahîh Mouslim et rapporté aussi par Ibn ‘Allân dans son charh de Riyâdou s-Sâlihîn]
  • Al-Qâdî ‘Iyâd a dit également : « Il est possible que le sens ici soit : les anges de Allâh ont rient, tout comme ont dit : le Sultan a tué untel, du fait que ce soit lui qui ait ordonné de le tuer » [Dans son livre Ikmâlou l-mou’lim bi fawâ-id Mouslim, et également rapporté par An-Nawawi dans son Charh Sahîh Mouslim et rapporté aussi par Ibn ‘Allân dans son charh de Riyâdou s-Sâlihîn]
  • L’Imâm Ibnou l-Jawzi a dit : « De même Ad-dahik qui se produit chez les humains et qui est le fait que la bouche s’ouvre et qu’apparaissent les dents [c’est-à-dire le rire], ceci est impossible au sujet de Allâh soubhânahou wa ta’âlâ, mais il faut le comprendre dans le sens que Allâh manifeste Sa générosité et Son bienfait » [Dans son livre Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm Fakhou d-Dîn Ar-Râzi a dit : « Sache que le dahîk au sens véritable est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ » [Dans son livre Asâsou l-Taqdîs]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Nous avions déjà mentionné précédemment que le sens du dahik de Allâh ta’âlâ est l’agrément (ridâ) et la miséricorde (rahmah), et le fait qu’Il veuille le bien à qui Il veut accorder la miséricorde de parmi Ses esclaves, et Allâh sait plus que tout autre » [Dans son Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm Al-Baydâwi a dit : « L’attribution de ad-dahik au sujet de Allâh ta’âlâ vient dans le sens figuré (majâz) dans le sens de l’agrément (ridâ) » [Rapporté par Ibn Hajar dans son charh sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Zaynou d-Dîn Ibnou l-Mounayyir (m.695 h.) a dit : « Yad-hak c’est-à-dire Il agrée (yardâ) » [Dans son livre Tafsîr Mouchkilât Ahâdith youchkilou dhâhirouhâ]
  • Le Qâdî Ibn Jamâ’ah a dit : « Sache que ad-dahik qui se produit chez les humains [c’est-à-dire le rire] lors d’une joie dans le cœur, ou  d’une grande gaité, ou de l’apparition d’une chose cachée dont on ignore la cause, cela est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ » [Dans son livre Idâhou d-Dalîl fî Qat’i Houjaji ahli t-ta’tîl]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-Asqalâni a dit : « Le sens de ad-dahik est le rapprochement de l’agrément  » [Dans son charh sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-Asqalâni a dit aussi : « L’attribution de ad-dahik et de at-ta’ajjoub au sujet de Allâh ta’âlâ vient dans le sens figuré (majâz), et le sens de ces deux termes est l’agrément (ridâ) » [Dans son charh sahîh Al-Boukhâri]
  • Le Chaykh As-Sindi Al-Hanafi a dit : « Il a été dit : le dahik de Allâh est Son agrément et Sa volonté d’accorder du bien […] ou dans le sens d’ordonner aux anges de rire, tout comme on dit que le Sultan a tué quelqu’un lorsqu’il a ordonné de le tuer. Ibn Hibbân a dit dans son sahîh : il s’agit là du fait d’attribuer l’action à celui qui l’a ordonnée et ceci est très répandu dans la langue Arabe » [Dans son charh Sounan Ibn Mâjah]

– Et l’Imâm At-Tahâwi a dit : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant. Celui qui aura bien compris cela en aura tiré des leçons et se sera écarté des propos semblables à ceux des mécréants, il aura su que Allâh avec Ses attributs n’est pas semblable aux humains » [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah], voilà la croyance correct et la voie des gens de la Sounnah.

Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami dénonce Ibn Taymiyah

Sujet : L’égarement d’Ibn Taymiyah

 

Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit, dans sa Hâchiyah de Charhou l-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj (page 486 de cette édition) :

« ولا يغتر بإنكار ابن تيمية لسن زيارته، فإنه عبد أضله الله كما قاله العز بن جماعة، وأطال في الرد عليه التقي السبكي في تصنيف مستقل، ووقوعه في حق رسول الله صلى الله عليه وسلم ليس بعجب؛ فإنه وقع في حق الله سبحانه وتعالى عما يقول الظالمون والجاحدون علوا كبيرا فنسب اليه العظائم كقوله ان لله تعالى جهة و يدا و عينا و غير ذلك من القبائح الشنيعة و لقد كفره كثير من العلماء عامله الله بعدله وخذل متبعيه الذين نصروا ما افتراه على الشريعة الغراء »

« Il ne faut pas se laisser duper par le reniement d’Ibn Taymiyah de la Sounnah de la visite du prophète [à sa tombe], Ibn Taymiyah est certes un esclave que Allâh a égaré, tout comme l’a dit Al-‘Izz Ibn Jamâ’ah. Et [l’Imâm] At-Taqî As-Soubki a détaillé cela dans une mise en garde contre lui dans un ouvrage spécial qu’il a composé. Et sa calomnie à l’égard du Messager de Allâh (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam) n’est pas étonnante, car il s’est même permis de calomnier au sujet de Allâh ta’âlâ, Qui est exempt de ce que disent les injustes et les négateurs, d’une totale exemption, car il Lui a attribué des gravités, comme sa prétention que Allâh serait dans une direction, ou qu’Il aurait une main, des yeux et autre que cela de parmi les choses laides et abominables, et certes beaucoup de savants l’ont déclaré mécréant, que Allâh lui accorde ce qu’il mérite, et qu’Il fasse disparaitre ses suiveurs qui soutiennent ce qu’il a apporté comme mensonge au sujet de la Charî’ah »

Informations utiles :

– Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hajar Al-Haytami Al-Makki est né en 907 en Egypte et il est décédé en 974 de l’Hégire à La Mecque (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 460 ans. Il était un savant dans l’école de jurisprudence (madh-hab) Chafi’ite. On peut citer de parmi ses chouyoûkh : Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri, le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli et bien d’autres…

– Ici, le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami dénonce plusieurs égarements d’Ibn Taymiyah et confirme que de nombreux savants de l’Islâm lui ont répliqué et l’ont jugé égaré, mécréant. Et il s’agit des savants qui ont eu connaissance de ses égarements et paroles de mécréances.

– En plus du reniement de la visite de la tombe du prophète (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam), Ibn Taymiyah a dévié, entre autre, en attribuant à Allâh la direction et le corps, tout comme le confirme ici le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami, et cette croyance est une croyance de mécréance tout comme le mentionne Ibn Hajar Al-Haytami dans un autre de ses ouvrages dans lequel il a dit :  « Sache que Al-Qarâfi et d’autres ont rapporté de Ach-Châfi’i, de Mâlik, de Ahmad [Ibn Hanbal] et de Aboû Hanîfah, que Allâh les agrée, que ceux qui disent [à propos de Allâh] qu’Il est dans une direction ou qu’Il est un corps ont commis de la mécréance, et ils [ces savants] ont raison en cela » [Dans son livre al-Minhajou l-Qawîm]

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance : ici .

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici .

– Dans d’autres de ses ouvrages, le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a mis en garde contre l’égarement d’Ibn Taymiyah :

  • Ibn Hajar Al-Haytami a dit : « Qui est Ibn Taymiyah pour qu’il soit pris en compte ou qu’il soit pris comme référence dans un des sujets de la religion ? Il n’est pas autre que ce qu’on dit de lui un groupe de savants qui ont observé ses propos fallacieux et ses fausses preuves jusqu’à dévoiler l’égarement dans ses écarts et la laideur de ses illusions et ses erreurs comme a dit al-‘Izz Ibn Jamâ’ah : il est un être que Allâh a égaré et qui a été dupé et qui a porté l’habit de la honte, que Allâh le fasse périr. Qu’il l’humilie et le prive suite à ses mensonges et ses fabrications » [Dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham fî Ziyârati l-qabri ch-Charîfi n-Nabawiyyi l-Moukarram]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwâ Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit aussi : « Et prends garde à ne pas prêter l’oreille à ce qui se trouve dans les livres d’Ibn Taymiyah, de son élève Ibn Qayyim Al-Jawziyyah et d’autres semblables, parmi ceux qui ont pris leur passion pour divinité, que Allâh a égarés malgré leur science, dont Il a scellé l’ouïe et le cœur et sur la vue desquels Il a placé un voile. Qui donc pourra les guider après Allâh ? Jusqu’où ces égarés ont-ils dépassé les limites, franchi les bornes et déchiré la protection de la Loi sacrée et de la vérité ! Ils se sont imaginés être guidés par leur Seigneur alors qu’il n’en est rien ; au contraire, ils sont dans le pire des égarements, les plus hideux des caractères, le plus grand objet de détestation et de perte, ainsi que dans le summum du mensonge et de la calomnie. Que Allâh abandonne ceux qui les suivent et purifie la terre de leurs semblables ». [Dans son livre Al-Fatâwâ Al-Hadîthiyyah]

– Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est à l’origine d’une grande discorde dans le monde musulman. Nombreux sont les savants de l’Islâm qui ont mis en garde contre lui et ont dénoncé ses multiples égarements. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis). Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibn Taymiyah sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com.

De très nombreux savants de l’Islâm ont mis en garde contre les déviations d’Ibn Taymiyah, parmi eux :

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête» [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Hâfidh Ibn Rajab Al-Hambali a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Le Chaykh Zaynou d-Dîn Ibn Rajab Al-Hambali fait partie de ceux qui considéraient mécréant Ibn Taymiyah et il lui a répliqué. Et il disait de sa plus haute voix, dans certaines assemblés : [l’Imâm Taqiyyou d-Dîn] As-Soubki avait ses raisons de le déclarer mécréant  ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Châfi’ites ont dit qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité et a emprunté la voie des innovations blâmables » [Dans son livre Ach-Charhou s-Saghîr ‘Alâ Aqrabi l-Maçâlik]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égarés Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim »[Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabbih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (corporalisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti. […] Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]
  • Retrouvez ici une liste non exhaustive : Les savants ayant répliqué à Ibn Taymiyah.

– Articles à consulter sur notre site :

– Les paroles d’Ibn Taymiyah qui dérangent les wahhabites :