L’Imâm Al-Qourtoubi explique pourquoi nous levons nos mains vers le ciel dans nos invocations

Sujet : Pourquoi levons nous les mains vers le ciel lors des invocations ?

   

Dans son célèbre tafsîr, lors de l’explication du verset 16 de Soûrat Al-Moulk (tome 18 page 216 de cette édition), l’Imâm Al-Qourtoubi a dit :

« وإنَّما ترفع الأيدي بالدعاء إلى السماء لأنَّ السَّماء مهبط الوحي ومنـزل القطر ومحل القُدس (أي الطهر) ومعدن الـمطهَّرين من الـملائكة ، وإليها ترفع أعمال العباد ، وفوقها عرشه وجنته ، كما جعل الله الكعبة قِبلةً للدعاء والصلاة ، ولأنه خلق الأمكنة وهو غير محتاج إليها ، وكان في أزله قبل خلق الـمكان والزمان ولامكان له ولازمان ، وهو الآن على ما عليه كان »

« Nous levons les mains vers le ciel dans les invocations car c’est du ciel que descendent la révélation et la pluie, c’est un lieu qui est sacré, purifié et c’est le lieu de résidence pour des anges purs, c’est vers le ciel que sont élevés les actes des esclaves et au-dessus du ciel qu’il y a le Trône et le Paradis, de la même manière que Allâh a fait de la Ka’bah une qiblah – une direction– pour les invocations et les prières. En effet, Il a créé les endroits et n’en a pas besoin et Il existe de toute éternité avant la création des endroits et du temps, Il n’a pas d’endroit ni d’époque et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité ».

Informations utiles :

– Le Moufassir (exégète) Mouhammad Ibnou Ahmad Al-Ansâri Al-Qourtoubi est décédé en 671 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 760 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Mâlik. Son tafsîr « Al-Jâmi’ou li Ahkâmi l-Qour-ân » est une référence incontournable.

  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’illustre savant (Al-‘Allâmah) […] un Imâm très intelligent, un érudit dans la science, il est l’auteur de nombreux ouvrages qui sont très utiles et qui indiquent sa grande connaissance, et l’abondance de sa vertu » [Târîkhou l-Islâm]
  • Ibnou Farhoûn al-Mâliki a dit de lui : « Le Chaykh, l’Imâm […] le moufassir (exégète), Il était parmi les esclaves vertueux de Allâh, de parmi les savants , les connaisseurs, les pieux, les détachés du bas-monde, ceux qui sont occupé par les affaires qui concernent l’au-delà. » Et il a dit au sujet de son Tafsîr (exégèse du Qour-ân) : « Il compte parmi les tafsîr les plus importants et les plus éminents en terme de mérite  » [Ad-Dîbâj]
  • Ibnou ‘Imâd al-Hambali a dit : « Il était un Imâm, un savant, de parmi ceux qui ont une grande connaissance du hadîth, auteur de bons ouvrages » [Chadharâtou dh-Dhahab]
  • Mouhammad Makhloûf a dit à son sujet : « Le savant, l’Imâm, le glorieux (al-jalîl), le vertueux (al-fâdil), le spécialiste de la jurisprudence (faqîh), le spécialiste de l’explication du Qour-ân (moufassir), le pieux, celui qui est scrupuleux, celui qui est complet, il était parmi les esclaves vertueux de Allâh et de parmi les savants qui ont le plus de science »[Chajaratou n-Noûr]
  • Az-Zirikli a dit de lui : « Il est de parmi les plus grands des moufassiroûn (exégètes du Qour-ân), il était vertueux, et pieux» [Al-A’lâm]

– Ici, il explique que nous levons nos mains vers le ciel lors de nos invocations car le ciel est un lieu honoré; et que ceci ne signifie pas que Allâh est dans le ciel ou dans la direction du haut contrairement à ce qu’ont prétendu certains assimilationnistes; tout comme nous nous orientons vers la Ka’bah pour les invocations et les prières sans avoir pour croyance que Allâh est dans la Ka’bah.

– D’ailleur, il a été rapporté dans un Hadîth sahîh rapporté par Mouslim, qu’un jour le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a fait une invocation avec les paumes de ses mains orientées vers le sol. Cela ne signifie pas, non plus, que Allâh est dans la direction du bas ou dans la terre. [Voir l’article à ce sujet : ici]

– De nombreux savants ont tenus des propos similaires à ceux de l’Imâm Al-Qourtoubi. Parmi eux :

  • L’Imâm de Ahlou s-Sounnah, Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi (m.333 H.) a dit : « Quant au sens de l’élévation des mains vers le ciel, ce geste est fait à titre d’adoration. En effet, il appartient à Allâh d’ordonner à Ses esclaves de L’adorer comme Il le veut et de les orienter vers la direction qu’Il veut. La croyance de celui qui a pensé qu’on lève les yeux vers le ciel parce que Allâh serait dans cette direction est équivalente à la croyance, entre autres, de celui qui prétend que Allâh est en direction du sous-sol du fait qu’il pose son front par terre en s’orientant dans la prière. C’est comme la croyance de celui qui prétend que Allâh se trouve à l’Est ou à l’Ouest lorsqu’il s’oriente dans ces directions dans la prière ou en direction de La Mecque quand il se rend au pèlerinage. Gloire à Allâh Qui est exempt de tout cela »  [Dans son livre Kitâb at-Tawhîd]
  • L’Imâm Aboû Is-hâq Ach-Chîrâzi (m.476 H.) a dit « Allâh a fait que le ciel soit la qiblah des invocations et Allâh ‘azza wa jall n’y est pas incarné » [Dans son livre Al-Ichârah ilâ madh-hab ahli l-Haqq]
  • L’Imâm Aboû Sa’îd Al-Moutawalli (m.478 H.) a dit : « Le fait qu’on lève les mains lors des invocations ce n’est pas parce que Allâh serait dans un endroit , mais parce que le ciel est la qiblah des invocations tout comme la Ka’bah est la qiblah pour la prière » [Dans son livre Al-Ghounyah fî Ousoûli d-Dîn]
  • L’Imâm Al-Ghazâli (m.505 H.) a dit : « Le fait qu’on lève les mains lors des demandes (invocations) dans la direction du ciel c’est parce qu’il s’agit de la qiblah des dou’â » [Dans son livre Ihyâou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • L’Imâm Abou l-Mou’în An-Naçafi (m.508 H.) a dit : « Le fait de lever les mains et les visages lors des invocations, ceci est une adoration similaire au fait de s’orienter vers la Ka’bah lors des prières. Ainsi le ciel est la qiblah des invocations tout comme la maison [sacrée -c’est-à-dire la Ka’bah-] est la qiblah des prières » [Rapporté de lui par l’Imâm Az-Zabîdi dans son livre It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn et par le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî dans son livre Charh Fiqh Al-Akbar]
  • Le Chaykh Charafou d-Dîn Ibn At-Tilimçâni (m.658 H.) a dit : « Quant au fait qu’on lève nos mains vers le ciel, c’est parce qu’il s’agit de la qiblah des invocations, tout comme la ka’bah est la qiblah de la prière, et il s’agit également de l’endroit d’où descend la révélation » ; et il a dit avant cela, pour dénoncer la croyance des mouchabbihah (assimilationnistes) : « Ils (les assimilationnistes) ont dit que le fait qu’on lève nos mains vers le ciel lors de nos demandes et invocations indique [pour Allâh] la direction » [Charh louma’ Al-Adillah]
  • L’Imâm An-Nawawi (m.676 H.) a dit : « Allâh est Celui pour lequel ceux qui font des invocations lèvent leurs mains vers le ciel, de la même façon que celui qui prie se dirige vers la Ka’bah; et ce n’est pas parce qu’Il serait localisé dans (ou au-dessus) le ciel, de même qu’Il n’est pas localisé dans la direction de la Ka’bah, mais il en est ainsi parce que le ciel est la qiblah de ceux qui font des invocations, et la Ka’bah est la direction de ceux qui prient » [Charh Sahîh Mouslim]
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit : « Le fait de lever les mains et les visages vers le ciel lors des invocations est fait à titre d’adoration, tout comme le fait de se diriger vers la Ka’bah pour la prière. Ainsi, le ciel est la qiblah des invocations, tout comme la Maison [sacrée – c’est-à-dire la Ka’bah] est la qiblah de la prière » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni (m.852 H.) rapporte que l’Imâm Ibnou Battâl (m.449 H.) a dit : « Le ciel est la qiblah des invocations tout comme la Ka’bah est la qiblah pour la prière» [Dans son livre Fat-hou l-Bârî]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî (m. 1014 H.) a dit : « Le ciel est la qiblah des invocations » [Dans son livre Charh Fiqh Al-Akbar]
  • L’Imâm Al-Bayâdi Al-Hanafi (m.1098 H.) a dit : « Le fait qu’on lève les mains lors de nos invocations dans la direction du ciel ce n’est parce que Allâh ta’âlâ serait au-dessus des cieux mais parce que le ciel est la qiblah des dou’â » [Dans son livre Ichâratou l-Marâm]
  • L’Imâm, le Hâfidh Mourtadâ Az-Zabîdi (m.1205 H.) a dit : « Certes le ciel a été spécifié par le fait qu’on lève les mains vers lui lors de nos invocations, car il est la qiblah des invocations, tout comme la Ka’bah est la qiblah de ceux qui prient afin qu’ils s’y orientent lors de leurs prières. Et on ne dit pas que Allâh serait dans la direction de la Ka’bah » [Dans son livre It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn]
  • Le Moufti de La Mecque le Chaykh Ahmad Ibn Zayni Dahlân rapporte de Abou l-Qâçim As-Samarqandi qu’il a dit : « Le fait de lever les mains est la qiblah des invocations tout comme la Ka’bah est la qiblah pour la prière» [Dans son livre Ad-Dourarou s-Saniyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah]
  • Le Chaykh Moustafâ Wahîb Al-Bâroûdi At-Tarâboulçi (m.1373 H.) a dit similaire à l’Imâm Al-Ghazâli : « Le fait qu’on lève les mains lors des demandes (invocations) dans la direction du ciel c’est parce qu’il s’agit de la qiblah des dou’â » [Dans son livre Al-Fawzou l-Abdî]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari (m.1439 H.) a dit : « Le fait de lever les mains et les visages lors des invocations, ceci est une adoration similaire au fait de s’orienter vers la Ka’bah lors des prières. Ainsi le ciel est la qiblah des invocations tout comme la maison [sacrée -c’est-à-dire la Ka’bah-] est la qiblah des prières » [Dans son livre Idh-hârou l-‘Aqîdah as-Sounniyyah]
  • Le Chaykh, le Docteur Samîr Al-Qâdî a dit : « Le ciel est la qiblah des invocations » [Dans son livre Noûrou s-Sirât al-Moustaqîm]

– Vous pouvez consulter d’autres paroles de savants sur ce sujet : ici .

– Ainsi il ne convient pas de prêter attention aux propos des wahhabites qui prétendent que si nous levons nos mains vers la direction du haut lors de nos invocations ça serait parce que Allâh serait – d’après eux – dans le ciel. Ces propos contraires au tawhîd ont été tenus entre autre par Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) dans son commentaire du livre Riyâd as-Sâlihîn dans lequel il a osé dire : « Même ceux qui nient que Allâh est au ciel [l’unanimité des musulmans], que Allâh nous guide ainsi que eux, s’ils veulent invoquer, vers où lèvent-ils les mains ? Au ciel, soubhâna l-Lâh. Leurs actes contredisent leur croyance, cette croyance mauvaise et erronée qui risque de causer leur mécréance ». On remarque également qu’il est de l’habitude des wahhabites de commenter les ouvrages de savants dont ils contredisent la croyance, comme c’est le cas ici avec l’Imâm An-Nawawi (رحمه الله). En effet le livre Riyâd as-Sâlihîn est une œuvre de l’Imâm An-Nawawi, pourtant Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) l’a commenté en incluant dedans des croyances contraires à celle de l’Imâm An-Nawawi.

Il est permis de dire « sayyid » (maître) au sujet du Prophète

Sujet : Le terme « sayyid » au sujet du prophète

   

Dans ses Sounan, l’Imâm At-Tirmidhi rapporte que le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« أنا سيّدُ ولد ءادم يوم القيامةِ ولا فخر »

Ce Hadîth a pour sens : « Je suis le maître (sayyid) des fils de Âdam le jour dernier et je ne dis pas cela par prétention »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh Aboû ‘Îçâ Mouhammad Ibnou ‘Îçâ At-Tirmidhi, l’auteur du célèbre recueil de Hadîth connu sous le nom de « Sounan At-Tirmidhi » est né en 209 et il est décédé en 279 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1160 ans. Son recueil de Hadîth compte parmi les six plus importants, il est donc une référence incontournable.

– Après avoir cité ce Hadîth, l’Imâm At-Tirmidhi déclare qu’il est : Haçan Sahîh.

– Ce Hadîth a également été rapporté par l’Imâm Ibnou Mâjah dans ses Sounan.

– Certaines personnes ignorantes prétendent, sans fondement, qu’il serait interdit d’utiliser le terme « sayyid » au sujet du Prophète (صلى الله عليه وسلم). Alors que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui-même utilisé le terme « sayyid » à son sujet en disant (dans le sens : ) « Je suis le maître (sayyid) des fils de Âdam… ».  Il est donc permis d’utiliser des expressions tel que « sayyidounâ Mouhammad » (notre maître Mouhammad) etc.

– Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) n’a pas dit qu’il était le maître des fils de Âdam par vanité, prétention ou orgueil, mais pour évoquer la grâce que Allâh lui a accordé.

– Dans le Qour-ân également, il est utilisé le terme « sayyid » au sujet du Prophète Yahyâ  (عليه السلام), Allâh ta’âlâ dit :

{ فَنَادَتْهُ الْمَلآئِكَةُ وَهُوَ قَائِمٌ يُصَلِّي فِي الْمِحْرَابِ أَنَّ اللّهَ يُبَشِّرُكَ بِيَحْيَـى مُصَدِّقاً بِكَلِمَةٍ مِّنَ اللّهِ وَسَيِّداً وَحَصُوراً وَنَبِيّاً مِّنَ الصَّالِحِينَ }

[Soûrat Âli-‘Imrân / 39]. [Voir : ici.]

– De même, le prophète (صلى الله عليه وسلم) a employé le terme « sayyid » concernant ses petits-fils Al-Haçan et Al-Houçayn. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : « …الحسنُ و الحُسَينُ سيِّدا شبابِ أهلِ الجنَّةِ » ce qui a pour sens : « Al-Haçan et Al-Houçayn sont les maîtres (sayyid) des chabâb du Paradis … ». [Rapporté par At-Tirmidhi -qui l’a jugé Haçan Sahîh-, An-Naçâ-i, Al-Hâkim -qui l’a jugé Sahîh avec l’accord de Adh-Dhahabi-, Ahmad, Ibn Hibbân -qui l’a jugé Sahîh- et At-Tabarâni]

– Egalement, le prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit au sujet de Al-Haçan qui était encore tout petit : « إنّ ابني هذا سيّد ولعلّ الله أن يصلح به بين فئتين من المسلمين » ce qui a pour sens : « Mon [petit] fils que voici est un maître (sayyid) et Allâh fera qu’il soit une cause pour concilier deux grands groupes de musulmans. » [Rapporté par Al-Boukhâri, An-Naçâ-i, Aboû Dâwoûd et Ahmad]

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a employé le terme « sayyidah » concernant sa fille Fâtimah, par sa parole « …و فاطمةُ سيدةُ نساءِ أهلِ الجنَّةِ » qui a pour sens : « Et Fâtimah est la sayyidah des femmes du Paradis … ». [Rapporté par At-Tirmidhi, An-Naçâ-i, Al-Hâkim -qui l’a jugé Sahîh-, Ahmad et Ibn Hibbân -qui l’a jugé Sahîh-]

– D’autres Hadîth viennent confirmer le fait qu’il est permis d’appeler « sayyid » un prophète ou un homme vertueux, ceci fera l’objet d’articles (إن شاء الله).

Attention : Dans la langue Arabe le terme « sîd » (سِيد) signifie « loup » (ذئب), tout comme l’ont dit les Loughawiyyîn (spécialistes de langue Arabe), parmi eux Ibnou Mandhoûr dans son ouvrage de référence « Liçânou l-‘Arab ». Ainsi, il n’est pas permis de dire au sujet du prophète « Sidnâ » ou « Sîdî » car cela signifierait « notre loup » et « mon loup ». Les termes corrects du point de vue de la langue sont « Sayyidounâ » et « Sayyidî ».

L’Imâm An-Nawawi dit que Allâh n’est pas localisé dans une direction et qu’Il est exempt du corps et du déplacement

Sujet : L’Imâm An-Nawawi confirme que Allâh n’est pas un corps et qu’Il n’est pas dans une direction.

Charh sahih muslim - Nawawi   Charh sahih muslim - nawawi - Allâh est sans endroit

Dans son commentaire du Sahîh Mouslim (tome 3 page 19 de cette édition), l’Imâm An-Nawawi a dit :

« أن الله تعالى ليس كمثله شيء وأنه منزه عن التجسم والانتقال والتحيز في جهة وعن سائر صفات المخلوق»

« Certes Allâh ta’âlâ, rien n’est tel que Lui, Il est exempt du corps, du déplacement, de la localisation dans une direction et de toutes les autres caractéristiques des créatures ».

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de référence tels que Riyâd As-Sâlihîn. Son charh (commentaire) du Sahîh Mouslim est incontournable.

– Ici, l’Imâm An-Nawawi aborde des points importants dans la science du Tawhîd (la science de l’Unicité), à savoir que Allâh n’est pas localisé dans une direction, qu’Il est exempt du corps, du déplacement et de toutes les autres caractéristiques des créatures.

– L’Imâm An-Nawawi a également dénoncé la croyance des moujassimah (corporalistes). Il a dit à ce sujet dans son livre « Al-Majmoû’ Charhou l-Mouhadh-dhab » : « Et nous avons certes mentionné que celui qui est devenu mécréant par son innovation, la prière n’est pas valable derrière lui […] et parmi ceux qui sont devenu mécréant il y a celui qui attribue clairement le corps [à Allâh] ». Ainsi selon l’Imâm An-Nawawi, les moujassimah (corporalistes) ont une croyance innovée qui est de la mécréance et à laquelle il est un devoir de répliquer. Les moujassimah sont ceux qui attribuent à Allâh le corps (le corps : c’est ce qui a une longueur, une largeur et une profondeur) et les caractéristiques des corps comme : l’endroit, la limite, la direction, la couleur, le mouvement, l’immobilité, la position (assise, debout, allongée…), la forme, l’image et ce qui est du même ordre.

  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a confirmé cela de l’Imâm An-Nawawi en disant : « L’Imâm An-Nawawi, dans le chapitre de la description de la prière de son commentaire de Al-Mouhadh-dhab, a confirmé la déclaration de mécréance (takfîr) à l’égard des moujassimah (anthropomorphistes), et je dis [Al-Hisni] que c’est cela qui est correct » [Kifâyatou l-Akhyâr].
  • L’Imâm As-Souyoûti a également confirmé cela de l’Imâm An-Nawawi en disant : « Celui qui est devenu mécréant par son innovation, et cela comme le dit l’auteur (An-Nawawi) du commentaire de Al-Mouhadh-dhab : le moujassim (l’anthropomorphiste) et celui qui nie que Allâh connait le détail des choses .. [Tadrîbou r-Râwî]. [Retrouvez plus d’explications : ici]

– Egalement, l’Imâm An-Nawawi a confirmé que le fait de croire que Allâh est dans le ciel n’est pas une croyance valable en Islâm. Il a dit : « Si quelqu’un qui dit “Il n’y a pas d’autre dieu à part celui qui est localisé aux cieux”, il ne devient pas croyant (musulman), et il en est de même s’il dit “Il n’y a pas d’autre dieu à part Allâh, qui est localisé aux cieux”, parce que le fait d’être localisé est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ. » [Dans son livre Rawdatou t-Tâlibîn] [Retrouvez l’article : ici]

Le Hâfidh Ibn Hajar Al-‘Asqalâni dit qu’il est permis d’innover une évocation dans la prière si elle ne contredit pas ce qui a été rapporté

Sujet : Innover une invocation dans la prière

   

Dans son commentaire du Sahîh de Al-Boukhâri «Fath Al-Bârî » (tome 2 page 287 de cette édition), lors du commentaire du Hadîth dans lequel un homme priant derrière le Prophète, a innové une évocation [consultez l’article à propos de ce Hadîth : ici], l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqâlani a dit :

« واستدل به على جواز إحداث ذكر في الصلاة غير مأثور إذا كان غير مخالف للمأثور »

 « On a pris ce Hadîth pour preuve qu’il est permis d’innover dans la prière une évocation qui n’a pas été rapportée (du Prophète) si elle ne contredit pas ce qui est rapporté (du Prophète). »

Informations utiles :

– Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 590 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est le plus célèbre commentaire du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.

– Nous retenons de cette citation et du Hadîth sur lequel s’est basé Ibnou Hajar qu’il y a des innovations qui sont louables contrairement à ce que prétendent et répandent certains ignorants à notre époque.

– Vous pouvez consulter une autre citation de l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni au sujet des différentes sortes d’innovations : ici.

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni fait partie des nombreux savants qui ont fait l’éloge de la célébration du Mawlid et qui l’ont considéré comme une bonne innovation [Rapporté par As-Souyoûti].

– Retrouvez de nombreuses autres paroles de savants concernant les innovations : ici.

L’Imâm Mâlik interprète le Hadîth An-Nouzoûl (rapporté par Az-Zourqâni)

Sujet : Explication du hadîth du nouzoûl

   

Dans son commentaire du Mouwatta de l’Imâm Mâlik, lors de l’explication du Hadîth « Yanzilou Rabbounâ … », le Chaykh Az-Zourqâni a dit :

«وكذا حكى عن مالك أنه أوله بنزول رحمته وأمره أو ملائكته كما يقال فعل الملِك كذا أي أتباعه بأمره» 

« Il a également été rapporté de (l’Imâm) Mâlik qu’il l’a interprété (le Hadîth du nouzoûl) par la descente de Sa miséricorde (la Miséricorde de Allâh) et de Son Ordre ou de Ses Anges, tout comme l’on dit « Le roi a fait telle chose » c’est-à-dire que ce sont ses subordonnés qui l’ont fait sur son ordre »

Informations utiles :

– L’Imâm, le spécialiste de la science du Hadîth, le Moujtahid (jurisconsulte), Mâlik Ibnou Anas est l’un des plus grands savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un Salaf (C’est-à-dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1260 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Malikite. L’Imâm Ach-Châfi’i disait de lui « Lorsque les savants sont cités, Mâlik est comme une étoile »Consultez sa biographie : ici.

– Le Chaykh Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Bâqî Az-Zourqâni (certains le nomment « Az-Zarqâni ») Al-Misri Al-Azhari Al-Mâliki est né en 1055 et il décédé en 1122 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 320 ans. Il était enseignant des sciences du Qour-ân et du Hadîth à la faculté des fondements de la religion à l’université Islamique Al-Azhar en Egypte, et il est resté célèbre pour son commentaire de al-Mouwatta (recueil de Hadîth de l’Imâm Mâlik).

– Ici, l’Imâm Az-Zourqâni rapporte que l’Imâm Mâlik a interprété le Hadîth An-Nouzoûl, en expliquant que ce n’est pas Allâh qui descend comme le prétendent à tord les anthropomorphistes, mais que c’est Sa miséricorde, Son ordre et Ses anges qui descendent. De nombreux autres savants ont rapporté cela de l’Imam Mâlik, tels que :

  • L’Imâm Ibn Battâl,
  • Al-Qâdî ‘Iyâd,
  • L’Imâm An-Nawawi [Charh Sahîh Mouslim]
  • Le Chaykh Al-Qastallâni,
  • Le Chaykh Al-Yamani,
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • ainsi que Ibn ‘Abdi l-Barr
  • et autres qu’eux.

– Cette interprétation a également été mentionnée par d’autres savants tels que :

  • L’Imâm Ibn Foûrak
  • Le Qâdî Aboû Bakr Ibn ‘Arabi
  • Le Qâdî ‘Iyâd
  • L’Imâm Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Moutawalli [Al-Ghounyah]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçânou l-‘Arab]
  • L’Imâm Jamâlou d-Dîn Al-Qoûnawi [Al-Qalâ-id]
  • L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [Al-Minhajou l-Qawîm]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-Khatîb Al-Misri
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [It-hâfou l-Kâ-inat]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
  • et beaucoup d’autres…

– Cette interprétation est appuyée par ce qu’ont rapporté certains transmetteurs du hadîth de Al-Boukhâri qui l’ont rapporté avec la dammah sur le yâ, c’est-à-dire avec les termes « يُنزِل ربنا » « younzilou rabbounâ » (Notre Seigneur fait descendre), c’est à dire que Allâh ordonne à un ange de descendre. Cette transmission est mentionnée par de nombreux savants dont :

  • L’Imâm Ibnou Foûrak
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • L’Imâm Badrou d-Dîn Az-Zarkachi
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni
  • L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Kawthari
  • et d’autres.

– Les savants de l’Islâm, qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf, sont unanimes a confirmer l’attribut du nouzoûl au sujet de Allâh, tout en exemptant Allâh du comment (kayf), c’est-à-dire des caractéristiques des corps comme le mouvement, le déplacement et la descente de Son Être. Nous pouvons citer parmi eux :

  • L’Imâm Al-Mâtourîdi [Kitâbou t-Tawhîd]
  • Le Hâfidh Ibn Hibbân [Dans son Sahîh]
  • L’Imâm Al-Khattâbi
  • L’Imâm Al-Halîmi [Rapporté par Al-Bayhaqi]
  • L’Imâm Ibn Battâl
  • Abou l-Fadl At-Tamîmi Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Et il n’est pas possible à Son sujet le déplacement et l’incarnation dans les endroits » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • Ibnou l-Bannâ Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « On ne dit pas que cela a lieu par un mouvement ou un déplacement » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni [Al-Insâf]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [Al-I’tiqâd]
  • L’Imâm Al-Isfarâyîni [At-Tabsîrou fi d-Dîn]
  • L’Imâm Ach-Chirâzi [Al-Ichârah]
  • L’Imâm Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Ghazâli [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât]
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.)
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Ne dites pas que le nouzoûl [au sujet de Allâh] est une venue ou un déplacement » [Al-Bourhân al-Mou-ayyad]
  • Le Chaykh Ibn ‘Aqîl Al-Hambali a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Ce n’est pas par la disparition (d’un endroit à un autre) ou un déplacement, et ce n’est pas comme notre nouzoûl […] devient mécréant celui qui assimile Allâh à ce qu’Il a créé » [Rapporté par Ibn Hamdân Nihâyatou l-Moubtadi-în]
  • L’Imâm Ibn Al-Jawzi [Saydou l-Khâtir] et [Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi : [Dans son Tafsîr (1)] et [Dans son Tafsîr (2)]
  • L’Imâm An-Nawawi [Charh Sahîh Mouslim (1)] et [Charh Sahîh Mouslim (2)]
  • L’Imâm Al-Baydâwi [Rapporté par Ibn Hajar] et [Rapporté par Az-Zourqâni]
  • Le Chaykh Mouhammad At-Tîbi
  • Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçânou l-‘Arab]
  • Le Qâdî Ibn Jamâ’ah [Idâhou d-Dalîl]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Yamani
  • L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « La parole du prophète «إن الله ينزل كل ليلة إلى سماء الدنيا » jusqu’à la fin du hadîth, il faut savoir que la descente, la montée, le mouvement et l’immobilité font partie des attributs des corps, et Allâh ta’âlâ est totalement exempt de cela, le sens [de ce hadîth] est la descente de la miséricorde » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
  • L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Charh Sahîh Al-Boukhâri (1)] et [Charh Sahîh Al-Boukhâri (2)]
  • Le Chaykh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm As-Sanoûçi qui a dit : «Il est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ […] le mouvement et l’immobilité » [Dans son traité de croyance Al-Moufîdah li l-Wildân wa n-Niçâ-i l-Mou-minât]
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • La Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • L’Imâm Az-Zourqâni [Charh du Mouwatta de l’Imâm Mâlik]
  • Le Chaykh Ahmad Ridâ [Qawâri’ou l-Qahhâr]
  • Le Chaykh Mahmoud As-Soubki, qui mentionne l’unanimité des savants du Salaf et du Khalaf [It-hâfou l-Kâ-inat (1)] et [It-hâfou l-Kâ-inat (2)]
  • L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi Al-Misri qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son livre Al-Kalimâtou t-Tayyibâtou fî Ma-thoûri ‘ani l-Isrâ-i wa l-Mi’râj mina r-Riwâyât]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Fourqânou l-Qour-ân]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
  • Le Chaykh Al-Harari [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
  • et beaucoup d’autres…

– Certains savants ont mentionné de manière explicite dans leurs ouvrages que le fait d’attribuer à Allâh le mouvement ou le déplacement est de la mécréance. Parmi eux :

– Ainsi il ne convient pas de prêter attention aux propos des wahhabites qui accusent les gens de la Sounnah qui ont interprété ce hadîth d’être des mou’attil (négateur/athée). Ces mêmes wahhabites qui prétendent qu’il s’agit d’une descente véritable de Allâh tout comme l’a prétendu Ibn Outhaymîn (wahhabite) qui a dit : « Et il s’agit d’une descente véritable qui convient à Allâh. Et les négateurs (ahlou t-Ta’tîl) l’ont interprété par la descente de Son ordre, de Sa miséricorde ou d’un de parmi Ses anges » [Dans son commentaire du livre Loum’atou l-I’tiqâd]Ainsi, il est venu avec une croyance totalement opposée à celle des savants mentionnés ci-dessus.

– Cette croyance que défendent les wahhabites est propre aux mouchabbihah (corporalistes) comme l’a signalé l’Imâm Ibn Hajar, lorsqu’il a dit : Les gens ont divergé sur le sens de an-nouzoûl : certains l’ont pris selon son sens apparent et son sens propre (haqîqi), et ce sont les corporalistes (al-Mouchabbihah), et Allâh est exempt de ce qu’ils disent. [Charh Sahîh Al-Boukhâri], et cette croyance que prône Ibn ‘Outhaymîn est celle que prônait l’ancêtre des moujassimah, Aboû ‘Abdi l-Lâh Ibn Karrâm qui prétendait que ce qu’il adore est concerné par le changement de lieu, le déplacement et la descente [voir à ce sujet le livre de l’Imâm Ach-Charastâni : ici].

– Le Chaykh Ibn Hamdân Al-Hambali a dit : « Le hadîth du nouzoûl et ce qui est similaire dont la chaîne de transmission est authentique ne doivent pas être pris selon le sens apparent » [Nihâyatou l-Moubtadi-în].

– Ainsi lorsque le terme « yanzilou » est employé au sujet de Allâh, nous ne disons pas que Allâh descend, car comme l’ont dit les savants, Allâh est exempt du déplacement, du mouvement, de la direction et de l’endroit.

– Cette citation nous indique également, que les savants du Salaf avaient quelque fois recourt à l’interprétation des textes (Qour’ân et Hadîth).

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le hadîth du nouzoûl : ici.

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le fait que Allâh n’est pas concerné par le déplacement et le mouvement : ici.

L’Imâm Ibn Al-Jawzi dit que Allâh est sans endroit, qu’Il est exempt du changement et du déplacement

Ibn-al-jawzi-daf'ou-choubahi-t-tachbih   

Dans son livre « Daf’ou Choubahi t-Tachbîh » (page 170 de cette édition) l’Imâm Ibnou l-Jawzi a dit :

« الواجب علينا أن نعتقد أن ذات الله تعالى لا تتبعض و لا يحويها مكان ولا توصف بالتغـيّر والانتقال »

« Ce qu’il est un devoir de croire pour nous, c’est que l’Être de Allâh ne se divise pas, qu’Il n’est pas contenu dans un endroit et qu’Il n’est pas attribué du changement ni du déplacement »

 

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh –spécialiste des chaînes de transmission du hadîth–, le Moufassir –exégète– Abdou r-Rahmân Ibnou ‘Ali connu sous le nom de Ibnou l-Jawzi le Hanbalite, est né en 508 à Baghdâd et il décédé en 597 de l’Hégire à Baghdâd  (رحمه الله) c’est-à-dire il y a 835 ans.

– Ibnou l-Jawzi fait partie des piliers des hanbalites. Il a écrit son livre « Daf’ou Choubahi t-Tachbîh » pour répliquer à ceux qui ont attribué le corps à Allâh tout en se réclamant de l’école de l’Imâm Ahmad alors que l’Imâm Ahmad est innocent de ce qu’ils ont pris pour croyance. Ibnou Al- Jawzi a souligné dans ce livre que la croyance du Salaf est bien la croyance de l’Imâm Ahmad, l’exemption de Allâh de l’endroit, de la limite, du corps, de la position debout, assise, de l’installation et de toutes les autres caractéristiques des choses qui entrent en existence et des corps.

– Ici l’Imâm Ibnou l-Jawzi cite trois points importants dans la science du tawhîd à savoir que Allâh n’est pas dans un endroit, qu’Il ne change pas et qu’Il n’est pas attribué du déplacement.

Le Hâfidh Ibnou Dihyah participait à la commémoration du Mawlid (rapporté par As-Souyoûti)

Sujet : La bonne innovation du Mawlid

al hawi li-l Fatawi - suyuti   Ibn Dihyah - le mawlid

Le Hâfidh As-Souyoûti dans son recueil de Fatwâ : « Al-Hâwi li l-Fatâwi », dans le chapitre : « Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid » (Le bon objectif dans l’accomplissement du Mawlid), après avoir fait l’éloge du Mawlid [voir l’article à ce sujet : ici], il a dit :

« وقال ابن خلكان في ترجمة الحافظ أبي الخطاب بن دحية : كان من أعيان العلماء ومشاهير الفضلاء ، قدم من المغرب ، فدخل الشام والعراق واجتاز بإربل سنة أربع وستمائة ، فوجد ملكها المعظم مظفر الدين بن زين الدين يعتني بالمولد النبوي ، فعمل له كتاب التنوير في مولد البشير النذير ، وقرأه عليه بنفسه ، فأجازه بألف دينار »

« Ibnou Khillikân a dit dans la biographie du Hâfidh Abou l-Khattâb Ibnou Dihyah : « Il faisait partie des notables, des savants et des plus réputés des gens qui ont un mérite. Il est venu du Maghreb et il est entré au pays du Châm et de l’Irak. Il est passé par Irbil en l’an six cent quatre ; il a trouvé son roi glorieux Moudhaffirou d-Dîn Ibnou Zayni d-Dîn attachant une attention particulière au Mawlid du Prophète. Il a écrit pour lui le livre « At-Tanwîr fî Mawlidi l-Bachîri n-Nadhîr » et il le lui a récité personnellement. Le roi l’a récompensé de mille dinars » »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Abou l-Fadl Abdou r-Rahmân ibnou Abi Bakr Jalâlou d-Dîn as-Souyoûti est un grand savant chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 au Caire et il est décédé en 911 de l’Hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

– Ici, il cite un passage du livre « Wafayâtou l-A’yân » de Ibnou Khillikân, dans lequel ce dernier expose la biographie du Hâfidh Ibnou Dahyah et en fait l’éloge.

– Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Chaykh Abou l-Khattâb Ibnou Dihyah Al-Andalouci est né à Valence en 544 et il est décédé au Caire en 633 de l’Hégire (رحمه الله).

  • L’Imâm As-Souyoûti a dit à son sujet :  « L’Imâm, L’illustre savant (Al-‘Allâmah) le grand Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) » [Housnou l-Mouhâdarah]

– Il participait à la commémoration du Mawlid et il a composé le livre « At-Tanwîr fî Mawlidi l-Bachîri n-Nadhîr » pour le roi Al-Moudhaffar. Cela est également rapporté par Ibnou Kathîr dans son livre d’histoire « Al-Bidâyah wa n-Nihâyah ». [voir l’extrait du livre de Ibnou Kathir à ce sujet : ici] et [voir l’extrait du livre de As-Souyoûti à ce sujet : ici]

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid].

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Le Savant Sunnite, le Sultân attaché à la religion, le Gouverneur de Irbil, l’éminent Roi Al-Moudhaffar Aboû Sa’îd Koûkabri Ibnou Zaynou d-Dîn ‘Ali Ibnou Baktakîn est né 549 et il est décédé en 630 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 800 ans. Il était très proche du grand Moujâhid Salâhou d-Dîn Al-Ayyoûbi (رحمه الله),  le Roi Al-Moudhaffar était d’ailleurs marié avec la sœur du Sultân Salâhou d-Dîn. Nombreux sont les savants qui ont fait son éloge.

L’ancien Moufti d’Egypte Mouhammad Haçanayn Makhloûf dit que Allâh est sans endroit

Dans son livre « Moukhtasarou Charhi ‘Aqîdati Ahli l-Islâm », l’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Haçanayn Makhloûf a dit :

« إن الله منـزهٌ عن جميع النقائص ، وسمات الحدوث ، ومنها الزمان والـمكان ، فلا يُقارنه زمانٌ ولا يحويه مكانٌ إذ هو الخالق لهما فكيف يحتاج إليهما »

« Allâh est exempt de toute imperfection et de toutes les caractéristiques de ce qui entre en existence parmi lesquelles le temps et l’endroit. Il n’est donc pas sujet au temps et Il n’est pas contenu dans un endroit. Étant le Créateur de l’un et de l’autre, comment en aurait-Il besoin ?! »

 

Informations utiles :

– Le Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Haçanayn Makhloûf Al-‘Adawi Al-Mâliki, est né en 1307 et il est décédé en 1410 de l’Hégire (رحمه الله). Il était également l’un des grands Chaykh de l’université Islamique « Al-Azhar » d’Egypte.

– Ici, il dit que Allâh est le Créateur du temps et de l’endroit et que par conséquent Allâh n’en a pas besoin : Il n’est pas sujet au temps et Il n’est pas contenu dans un endroit.

Le Hâfidh As-Souyoûti dit que la âyah {Layça kamithlihi chay} confirme que Allâh est sans endroit et qu’Il n’est pas un corps

      

Dans son livre « Al-Iklîl fi stinbâtit-Tanzîl » (page 230 de notre édition), le Hâfidh As-Souyoûti, dans l’explication du verset 11 de Soûrat Ach-Choûrâ, a dit :

« قوله تعالى { ليس كمثله شيء } فيه الرد على المشبهة وأنه تعــــــالى ليس بجوهـــــر ولا جسم ولا عرض ولا لــــــون ولا طعم ولا حالّ في مكان ولا زمان»

« La parole de Allâh : {ليس كمثله شيء } « Layça kamithlihi chay » (qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ») est une réfutation de la croyance des Mouchabbihah (Ceux qui assimilent Allâh à Ses créatures) et une confirmation qu’Il (Allâh) n’est pas une substance, ni un corps, ni une caractéristique d’un corps, ni une couleur, ni un goût, qu’Il n’occupe pas un endroit et qu’Il ne dépend pas du temps »

 

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Abou l-Fadl ‘Abdou r-Rahmân ibnou Abi Bakr Jalâlou d-Dîn as-Souyoûti est un grand savant chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 au Caire et il est décédé en 911 de l’hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

– Ici, il dit que le verset « Layça kamithlihi chay » (qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ») [Soûrat Ach-Choûrâ / 11] confirme que Allâh est exempt de l’endroit, du corps, de la couleur etc… Et que ce verset est une réfutation de la croyance des Mouchabbihah (assimilationnistes).

L’Imâm Al-Boukhâri rapporte que le Prophète a fait l’éloge d’un compagnon ayant innové une évocation dans la prière

Sujet : La distinction entre bonnes et mauvaises innovations.

Sahih al-Bukhari   Le prophète fait l'éloge d'une invocation innovée durant la prière

L’Imâm Al-Boukhâri a rapporté dans son Sahîh, ce hadîth :

« حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ عَنْ مَالِكٍ عَنْ نُعَيْمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الْمُجْمِرِ عَنْ عَلِيِّ بْنِ يَحْيَى بْنِ خَلَّادٍ الزُّرَقِيِّ عَنْ أَبِيهِ عَنْ رِفَاعَةَ بْنِ رَافِعٍ الزُّرَقِيِّ قَالَ كُنَّا يَوْمًا نُصَلِّي وَرَاءَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَلَمَّا رَفَعَ رَأْسَهُ مِنْ الرَّكْعَةِ قَالَ سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ قَالَ رَجُلٌ وَرَاءَهُ رَبَّنَا وَلَكَ الْحَمْدُ حَمْدًا كَثِيرًا طَيِّبًا مُبَارَكًا فِيهِ فَلَمَّا انْصَرَفَ قَالَ مَنْ الْمُتَكَلِّمُ قَالَ أَنَا قَالَ رَأَيْتُ بِضْعَةً وَثَلَاثِينَ مَلَكًا يَبْتَدِرُونَهَا أَيُّهُمْ يَكْتُبُهَا أَوَّلُ »

« Rifâ’ah Ibnou Râfi’ Az-Zouraqi a dit : Nous étions un jour en train de faire la prière dirigés par le Prophète (صلى الله عليه وسلم) ; quand il a levé sa tête de l’inclination, il a dit : {سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَهُ} « sami’a l-Lâhou liman hamidah » (ce qui a pour sens : « Allâh accepte les louanges de celui qui Le loue »). Un homme derrière lui a dit : (Rabbanâ wa laka l-hamd, hamdan kathîran, tayyiban moubârakan fîh). Quand il a fini la prière et qu’il s’apprêtait à partir, le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : {مَن المُتَكَلَّمُ} ce qui a pour sens : « Qui a parlé ? ». Il a dit : « C’est moi ». Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit :

{رَأَيْتُ بِضْعَةً وَ ثَلاثِينَ مَلَكًا يَبْتَدِرُونَهَا أَيُّهُمْ يَكْتُبُهَا أَوَّل}

Ce qui a pour sens : « J’ai vu plus de trente anges qui se précipitaient à qui d’entre eux l’écrirait le premier ».

Informations utiles :

– L’Imâm, le Chaykh des Mouhaddith Aboû ‘Abdi l-Lâh Mouhammad Ibnou Ismâ’îl Al-Boukhâri, l’auteur du célèbre « Sahîh » connu comme étant le livre le plus authentique après le Qour-ân, est né en 194 et il est décédé en 256 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1175 ans.  Il est une référence incontournable dans la science du hadîth. Consultez sa biographie : ici.

– Il a cité ce hadîth dans son Sahîh, dans le livre de l’appel à la prière : chapitre du mérite de la parole « Allâhoumma Rabbanâ laka l-Hamd ».

– Ce hadîth nous indique qu’un compagnon a innové une évocation alors qu’il effectuait la prière derrière le Prophète (صلى الله عليه وسلم); suite à cela, le Prophète (صلى الله عليه وسلم) lui a dit de manière élogieuse que des anges se sont précipités pour écrire cette évocation.

– Il y a deux points à retenir de cette citation :

  • Le compagnon a mentionné cette évocation qu’il a innové sans même avoir demandé au prophète (صلى الله عليه وسلم) s’il pouvait la dire. En effet, cette invocation est conforme à l’enseignement même du prophète (صلى الله عليه وسلم).
  • Les Anges se sont précipité à écrire cette évocation innovée par le compagnon avant même que soit advenu l’approbation du prophète (صلى الله عليه وسلم). Les anges savaient que cette évocation est conforme à l’Islâm.

– Rappelons que la prière est la meilleure des œuvres après la croyance en Allâh et en Son Messager. Et le Prophète (صلى الله عليه وسلم) n’a pas blâmé ce compagnon pour l’évocation qu’il a innovée.

– Les savants tel que l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqâlani (رحمه الله) ont pris ce hadîth pour preuve qu’il est permis d’innover dans la prière une évocation qui n’a pas été rapportée du Prophète (صلى الله عليه وسلم) à condition qu’elle ne contredit pas ce qui est rapporté du Prophète (صلى الله عليه وسلم). [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » [Rapporté par Mouslim]

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant les bonnes innovations : ici.

L’Imâm Al-Qourtoubi explique le verset «a-amintoum man fi s-samâ » de Soûrat Al-Moulk

   

Dans son célèbre tafsîr, lors de l’explication de la parole de Allâh {ءَأَمِنتُم مَّن فِى ٱلسَّمَآءِ أَن يَخۡسِفَ بِكُمُ ٱلۡأَرۡضَ } (a-amintoum man fi s-samâ an yakhsifa bikoumou l-ard ) verset 16 de Soûrat Al-Moulk (tome 18 page 216 de notre édition), l’Imâm Al-Qourtoubi a dit :

« والـمراد بِها توقيره [مراده : تعظيمه ] وتنـزيهه عن السفل والتحت ، ووصفه بالعلوِّ والعظمة لا بالأماكن والجهات والحدود لأنَّها صفات الأجسام »

« Ce qui est visé ici, c’est Sa glorification, Son exemption du bas et du dessous et Sa qualification par al-‘oulouww (l’élévation du mérite) et al-‘adhamah (l’éminence) et non pas la qualification par les endroits, les directions et les limites car ce sont des caractéristiques des corps ».

 

Informations utiles :

– Le Moufassir –exégète– Mouhammad Ibnou Ahmad Al-Ansâri Al-Qourtoubi est décédé en 671 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 760 ans. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Mâlik. Son tafsîr « Al-Jâmi’ou li Ahkâmi l-Qour-ân » est une référence incontournable.

– Ici, il dit que le verset { ءَأَمِنتُم مَّن فِى ٱلسَّمَآءِ } (a-amintoum man fi s-samâ) ne signifie pas que Allâh est dans un endroit ou une direction.

– Certains ignorants des sciences du Tafsîr (Exegèse), du Tawhîd (Unicité de Allâh) et des fondements de la religion ont une compréhension erronée de ce verset et en comprennent que Allâh habiterait les cieux. Cette croyance là est contraire à l’Islâm.

– Dans son Livre « At-Tidh-kârou fî Afdali l-Adh-kâr », l’Imâm Al-Qourtoubi avait également dit que ce verset n’a pas pour sens que Allâh est dans un endroit. [Voir l’article à ce sujet :ici]

Le Hâfidh Ibn Hajar Al-‘Asqalâni rapporte l’unanimité sur le fait que Allâh est exempt du mouvement, du déplacement et de l’incarnation

   

Dans son commentaire du Sahîh de Al-Boukhâri «Fath Al-Bârî » (tome 7 p 124 de cette édition), l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a dit :

« فمعتقد سلف الأئمة وعلـماء السنة من الخلف أن الله منـزه عن الحركة والتحول والحلول ،   ليس كمثله شىء »

« La croyance du Salaf, des Imams et des savants de la Sounnah du Khalaf, c’est que Allâh est exempt du mouvement, du déplacement et de l’incarnation. Rien n’est tel que Lui ».

 

Informations utiles :

– Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 590 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est le plus célèbre commentaire du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.

– Ici, il rapporte l’unanimité sur le fait que Allâh est exempt du mouvement, du déplacement et de l’incarnation. Et il précise que cela est la croyance des gens du Salaf (des musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire), comme du Khalaf (les musulmans qui ont succédé aux gens du Salaf) par unanimité.

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanime sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki rapporte l’unanimité sur le fait que le tawassoul est permis

      

Dans son livre « Chifâ-ou s-Saqâm fi Ziyârati Khayri l-Anâm » (page 357 de cette édition), l’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit :

«اعلم أنه يجوز ويحسن التوسل والاستغاثة والتشفع بالنبي صلى الله عليه وسلم إلى ربه سبحانه وتعالى ، وجواز ذلك وحسنه من الأمور المعلومة لكل ذي دين المعروفة من فعل الأنبياء والمرسلين وسير السلف الصالحين والعلماء والعوام من المسلمين ، ولم ينكر أحد ذلك من أهل الأديان ولا سمع به في زمن من الأزمان حتى جاء ابن تيمية فتكلم في ذلك بكلام يلبس فيه على الضعفاء الأغمار، وابتدع ما لم يسبق إليه في سائر الأعصار»

« Sache qu’il est permis et qu’il est bien de faire le tawassoul, l’istighâthah (la demande de secours), le tachaffou’ (la demande d’intercession) par le Prophète (صلى الله عليه وسلم) à Allâh soubhânahou wa ta’âlâ. Le caractère permis de ces pratiques compte parmi les choses connues pour toute personne qui s’attache à la religion. C’est une chose bien connue à partir des actes des prophètes et des messagers, de la conduite des prédécesseurs vertueux (les gens du Salaf), des savants et du commun des musulmans. Personne parmi les gens qui s’attachent à la religion ne l’a jamais renié et en aucune époque nous n’avons entendu que quiconque l’ait renié. Jusqu’à ce que vienne Ibnou Taymiyah qui a dit à ce sujet des propos par lesquels il trompait les faibles d’esprit et les immatures. Il a innové ce en quoi personne ne l’avait précédé à travers les siècles.»

Informations utiles :

– L’Illustre savant, Chaykhou l-Islâm, le Qâdî (Juge), le Hâfidh (spécialiste de la sience du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moujtahid (jurisconsulte), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Loughawi (spécialiste de la langue arabe) le Chaykh Taqiyyou d-Dîn ‘Ali Ibnou ‘Abdi l-Kâfî As-Soubki est né en 683 à Soubk et il est décédé en 756 de l’Hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 680 ans. Il était du Madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i.  Son père et son fils (Taj ad-Dîn Aboû Nasr ‘Abdou l-Wahhâb Ibn Taqiyyou d-Dîn as-Soubki) étaient également des savants reconnues.

  • Le Hâfidh As-Souyoûti a dit le concernant : « L’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (exégète), le Ousoûli (spécialiste des fondements), al-Adîb, le Moujtahid […] Chaykou l-Islâm, l’Imâm de son époque». [Tabaqâtou l-Houffâdh]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami le surnommait « Chaykh al-Islâm ». [Al-Jawhar], et il a dit de lui : « L’Imâm, le Moujtahid, celui pour lequel il y a accord sur le fait qu’Il est un grand imâm et sur son grand degré, sa grande maîtrise, son rang d’ijtihad» [Al-Fatâwa l-Hadîthiyyah]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki (son fils) a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Moufassir (exégète), le Mouqri (spécialiste de la récitation), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Moutakallim (spécialiste de la croyance), al-Adîb, le Nahwi (spécialiste de la grammaire Arabe), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le Moujtahid […] Chaykou l-Islâm, le juge des juges (Qâdi l-Qoudâ)». [At-Tabaqât]
  • Chamsou d-Dîn Ad-Dâwoûdi a dit à son sujet : « Taqiyyou d-Dîn Abou l-Haçan le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Châfi’ite, le Moufassir (exégète), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Nahwi (spécialiste de la grammaire Arabe), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le Mouqri (spécialiste de la récitation) […] Chaykh al-Islâm, l’un des grands Moujtahid» [Tabaqâtou l-Moufassirîn]
  • As-Safadi a dit de lui :« Le juge des juges (Qâdi l-Qoudâ) […]  le Chaykh, l’Imâm, le savant (al-‘Âlim), l’Illustre savant (al-‘Allâmah) […] le Moufassir (exégète), le Mouqri (spécialiste de la récitation), le Mouhaddîth (transmetteur du hadîth), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] le Nahwi (spécialiste de la grammaire), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’un des grands moujtahid […] Chaykhou l-Islâm, le grand savant de la Oummah, le pôle des Imâms  ». [Al-Wâfî bi l-Wafayât]
  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « Al-Qâdî (Juge), l’Imâm, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), la fierté des savants» [Al-Mou’jam Al-Moukhtas]. Et Adh-Dhahabi a dit ces deux vers (poésie arabe) en éloge à Taqiyyou d-Dîn As-Soubki : “Que le Minbar Omeyyade soit fier lorsque le sage, l’océan de science, le taqiyy l’a gravi, Celui qui mémorise le plus parmi tous les chaykh de son époque, Le plus éloquent d’entre eux, celui qui maîtrise le plus la science des lois : ‘Ali”, il s’agit de ‘Ali le fils de ‘Abdou l-Kâfî, As-Soubki.
  • Az-Zirikli a dit à son sujet : « Le Chaykh al-Islâm de son époque, l’un des Houffâdh (spécialistes de la science du hadîth) et des Moufassirîn (exégètes)» [Al-A’lâm]

– Ici, il rapporte l’unanimité sur le fait que le tawassoul, la demande de renfort et la demande d’intercession par le Prophète à Allâh est permis. Et que ceci est connue à partir de la Sounnah, de la conduite des savants (du salaf et autres) et du commun des musulmans.

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanime sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a tenu des propos similaires à ceux de l’Imâm As-Soubki en disant : « Il y a unanimité sur le caractère permis du tawassoul » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– Le tawassoul est le fait de demander à Allâh l’obtention d’un profit ou l’empêchement d’une nuisance et ce, par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint, par honneur pour celui par lequel le tawassoul est fait. Faire le tawassoul est permis en leur présence et en leur absence tout comme l’indique les preuves selon la Loi de l’Islâm. Le tawassoul ne constitue donc pas une adoration pour autre que Allâh.

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) enseigna lui-même le tawassoul aux compagnons et les compagnons le pratiquaient également après son décès (صلى الله عليه وسلم). [voir l’article à ce sujet : ici]

– Egalement, l’Imâm As-Soubki met en garde contre Ibnou Taymiyyah qui est celui qui a innové l’interdiction du tawassoul. Consultez ici l’article : « Les positions d’Ibnou Taymiyyah concernant le tawassoul ».

– Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est l’une des plus anciennes références des wahhabites (pseudo-salafis). Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibnou Taymiyah sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com.

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]
  • Ibn Battoûtah a dit au sujet d’Ibn Taymiyah : « Il avait un problème dans sa tête» [Ar-Rihlah]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • L’Imâm Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « L’Imâm, l’Illustre savant, Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a composé environ quarante lignes avec des preuves (contre Ibn Taymiyah), et il a conclu en donnant le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • L’Imâm Ibn Jahbal a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Bourhânou d-Dîn Al-Fazâri a donné le jugement de déclarer mécréant Ibn Taymiyah, et a été d’accord avec lui le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ibn Jahbal Ach-Châfi’i, et également le [Qâdî] Malikite a écrit sous la ligne (en tant que confirmation) et d’autres qu’eux encore ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Hâfidh Ibn Rajab Al-Hambali a déclaré mécréant Ibn Taymiyah, en effet l’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni a dit : « Le Chaykh Zaynou d-Dîn Ibn Rajab Al-Hambali fait parti de ceux qui considéraient mécréant Ibn Taymiyah et il lui a répliqué. Et il disait de sa plus haute voix, dans certaines assemblés : [l’Imâm Taqiyyou d-Dîn] As-Soubki avait ses raisons de le déclarer mécréant  ». [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwa Al-Hadîthiyyah]
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a dit aussi : « Qui est Ibn Taymiyah pour qu’il soit pris en compte ou qu’il soit pris comme référence dans un des sujets de la religion ? Il n’est pas autre que ce qu’on dit de lui un groupe de savants qui ont observé ses propos fallacieux et ses fausses preuves jusqu’à dévoiler l’égarement dans ses écarts et la laideur de ses illusions et ses erreurs comme a dit al-‘Izz Ibn jamâ’ah : il est un être que Allâh a égaré et qui a été dupé et qui a porté l’habit de la honte, que Allâh le fasse périr. Qu’il l’humilie et le prive suite à ses mensonges et ses fabrications » [Dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham fî Ziyârati l-qabri ch-Charîfi n-Nabawiyyi l-Moukarram]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit également : « De nombreux savants ont déclaré mécréant Ibn Taymiyah ». [Dans sa Hâchiyah de Charhou l-Îdâh fî Manâçiki l-Hajj]
  • Le Chaykh Ahmad Ad-Dardîr Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Châfi’ites ont dit qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité et a emprunté la voie des innovations blâmables » [Dans son livre Ach-Charhou s-Saghîr ‘Alâ Aqrabi l-Maçâlik]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn »]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr]
  • Le Chaykh Idrîs Ibn Ahmad Al-Wazzâni Al-Fâçi Al-Mâliki a dit : « La majorité des savants ont déclaré égarés Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim »[Dans son livre An-Nachrou t-Tayyib ‘alâ charhi ch-Chaykhi t-Tayyib]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou Rabbih Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Qalyoûbi Al-Azhari a dit : « Ibnou Taymiyah dont ont été unanimes les musulmans qui ont une raison, à dire qu’il est un égaré qui égare »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imâm de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur a accordé une grande importance sans devenir un imâm de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses d’Ibn Taymiyyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [Dans son livre ‘Ali Ibn Abî Tâlib Imâmou l-‘Ârifin]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbâni Al-Mâliki Al-Jazâ-iri Al-Makki a dit : « La croyance des suiveurs de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb concernant Allâh Soubhânahou wa ta’âlâ est le tajsîm (corporalisme), et il a suivi en cela Ahmad Ibn Taymiyah qui lui-même a suivi les Karrâmiyyah » [Dans son livre Barâ-atou l-Ach’ariyyîn]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a dit : « Ibnou l-Qayyim a rapporté que son chaykh, Ibn Taymiyah faisait l’éloge des ouvrages de Al-Hawari (un moujassim) et qu’il incitait à les lire, car Ibn Taymiyah avait pour croyance l’assimilation (tachbîh) » [Dans son livre Itqânou s-San’ah fî Tahqîq ma’na l-Bid’ah]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Docteur ‘Abdou l-Fadîl Al-Qousi Al-Azhari a dit : « Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dâll moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwa déviantes, dont il ne s’est jamais repenti. […] Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans». [Sur le site officiel de l’association mondiale des promus d’Al-Azhar]
  • Retrouvez ici une liste non exhaustive : Les savants ayant répliqué à Ibn Taymiyah.

Important : L’adoration (al-‘Ibâdah) : c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission, comme l’a mentionné l’Imâm Moujtahid, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Taqiyyou d-Dîn As-Soubki.

Ainsi le simple fait d’appeler (nidâ) un vivant ou un mort ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh, ni le simple fait de glorifier (ta’dhîm) ou de faire al-istighâthah (la recherche du renfort) par autre que Allâh. De même, le simple fait de visiter la tombe d’un saint pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions) ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, le simple fait de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander aux gens ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, la formule de al-isti’ânah (demande d’aide) à autre que Allâh ta’âlâ ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. Egalement, la simple humilité n’est pas une adoration envers autre que Allâh car sinon, tous ceux qui font preuve d’humilité avec les rois et les nobles seraient devenus mécréants.

C’est-à-dire que tout cela n’est pas du chirk (le fait d’attribuer des associés à Allâh), car la définition de l’adoration (al-‘ibâdah) selon les spécialistes de la langue ne s’applique pas à tout cela. En effet, pour eux, l’adoration (al-‘ibâdah) comme nous venons de le voir est l’obéissance avec la soumission. Voir à ce sujet l’explication de l’Imâm du Salaf, le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Aboû Is-hâq Ibrâhîm Az-Zajjâj : ici.

– Retrouvez d’autres articles au sujet du tawassoul et du tabarrouk : ici.

L’Imâm Ibn Al-Jawzi rapporte que l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal n’a jamais attribué de direction à Allâh

Ibn-al-jawzi-daf'ou-choubahi-t-tachbih   

Dans son livre « Daf’ou Choubahi t-Tachbîh » (page 135 de cette édition) l’Imâm Ibnou Al-Jawzi rapporte :

« كان أحمد – يعني الإمام أحمد بن حنبل  – لا يقول بالجهة للباري »

«Ahmad (C’est-à-dire l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal) n’a jamais attribué de direction à Al-Bârî (Le Créateur : c’est-à-dire Allâh)»

Informations utiles :

– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), l’Imâm Aboû ‘Abdi l-Lâh Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal Ach-Chaybâni est né en 164 à Baghdâd et il est décédé en 241 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1190 ans. Il est l’Imâm de l’école Hanbalite, l’un des quatre Imams.

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste des chaînes de transmission du hadîth), le Moufassir (exégète) Abdou r-Rahmân Ibnou ‘Ali connu sous le nom de Ibnou l-Jawzi le Hanbalite, est né en 508 à Baghdâd et il décédé en 597 de l’Hégire à Baghdâd  (رحمه الله) c’est-à-dire il y a 835 ans.

– Ibnou l-Jawzi fait partie des piliers des hanbalites. Il a écrit son livre « Daf’ou Choubahi t-Tachbîh » pour répliquer à ceux qui ont attribué le corps à Allâh tout en se réclamant de l’école de l’Imâm Ahmad alors que l’Imâm Ahmad est innocent de ce qu’ils ont pris pour croyance. Ibnou Al- Jawzi a souligné dans ce livre que la croyance du Salaf est bien la croyance de l’Imâm Ahmad, l’exemption de Allâh de l’endroit, de la limite, du corps, de la position debout, assise, de l’installation et de toutes les autres caractéristiques des choses qui entrent en existence et des corps.

– Ici il confirme que contrairement aux mensonges proférés par les anthropomorphistes (moujassimah), l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal n’a jamais attribué de direction à Allâh ta’âlâ.

– Nombreux sont les savants qui ont innocenté l’Imâm Ahmad de cette croyance laide. En plus de l’Imâm Ibnou l-Jawzi, nous pouvons citer le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah (رحمه الله) [Retrouvez la citation : ici], l’Imâm Ibnou Hajar Al-Haytami (رحمه الله) et d’autres.

– Le Hâfidh Taqiyyou d-Dîn Ibnou Salâh (m.643 H.) a dit : « Allâh a éprouvé deux imams à travers leurs compagnons, alors qu’ils sont innocents [de leurs égarements] :  Ahmad Ibnou Hambal a été éprouvé par les moujassimah (anthropomorphistes) et Ja’far As-Sâdiq a été éprouvé par les râfidah (groupe chiite) » [rapporté par Tâjou d-Dîn As-Soubki dans Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]

– L’Imâm Ibnou Châhîn (m. 385 H.) a dit : « Deux hommes vertueux ont été éprouvé par leurs compagnons pervers : Ja’far Ibnou Mouhammad (As-Sâdiq) et Ahmad Ibnou Hambal » [rapporté par Ibnou ‘Açâkir dans Tabyînou kadhibi l-Mouftarî]

– En revanche il a été rapporté de la part de l’Imâm Ahmad qu’il niait le corps au sujet Allâh [voir : ici], et qu’il considérait mécréant ceux qui ont pris pour croyance que Allâh serait un corps ou qu’Il serait dans une direction [voir : ici] et [voir : ici].

– L’Imâm Ahmad Ibn Hambal a dit : « Devient mécréant celui qui fait ressembler Allâh à Sa créature » [Rapporté par Ibn Hamdân Al-Hambali dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]

Le Chaykh Al-Baydâwi dit que le nouzoûl de Allâh n’est pas un déplacement, et que Allâh est exempt du corps et de la localisation

   

Dans son commentaire du Sahîh de Al-Boukhâri «Fath Al-Bârî » (tome 3 page 31 de cette édition), l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a dit :

« وقال البيضاوي : لـما ثبت بالقواطع أنه سبحانه منـزه عن الجسمية والتحيز امتنع عليه النـزول على معنى الانتقال من موضعٍ إلى موضعٍ أخفض منه »

« Al-Baydâwi a dit : Puisqu’il a été confirmé par les preuves catégoriques que Allâh soubhânahou est exempt du corps et de la localisation, il Lui est impossible le nouzoûl dans le sens d’un déplacement d’un endroit vers un endroit qui lui serait inférieur ».

 

Informations utiles :

– Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibnou ‘Oumar Ibnou Mouhammad Ach-Chîrâzi Al-Baydâwi est décédé en 685 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 750 ans. (Certains ont dit qu’il est décédé en 691 de l’Hégire). Il était du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i.

– Littéralement le terme « nouzoûl » signifie « descente », mais l’Imâm Al-Baydâwi (en accord avec les autres savants sunnites) dit qu’au sujet de Allâh le terme « nouzoûl » n’a pas ce sens. Et, il dit également que Allâh est exempt du corps et de la localisation.

– Voir d’autres paroles de savants au sujet du Hadîth An-Nouzoûl : ici.

– Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 590 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est le plus célèbre commentaire du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.

– Cette parole de Al-Baydâwi a également été rapportée par le Chaykh Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Bâqî Az-Zourqâni (certains disent : Az-Zarqâni) Al-Mâliki (رحمه الله) dans son commentaire du Mouwatta de l’Imâm Mâlik. Voir l’article à ce sujet : ici .