Sujet : La croyance de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal
Dans son livre « Tachnîfou l-Maçâmi’ » (tome 2 page 249 de cette édition) l’Imâm Az-Zarkachi rapporte de l’auteur du livre Al-Khisâl (Ahmad Aboû Mouhammad Al-Baghdâdi) qu’il a dit : l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal a dit :
« من قال أن الله جسم لا كالأجسام كفر »
« Celui qui dit que Allâh est un corps pas comme les autres corps, il devient [quand même] mécréant »
Informations utiles :
– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid, l’Imâm Aboû ‘Abdi l-Lâh Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal Ach-Chaybâni est né en 164 à Baghdâd et il est décédé en 241 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1190 ans. Il est l’Imâm de l’école Hanbalite, l’un des quatre Imams.
– Le fait de nier le corps au sujet de Allâh, fait partie des choses sur lesquelles la communauté musulmane est unanime.
– L’Imâm Ahmad a dit également, pour nier le corps au sujet de Allâh : « Les noms sont pris de la religion et de la langue arabe, or les spécialistes de la langue ont mentionné que le mot « corps » est attribué pour tout ce qui présente une longueur, une largeur, une épaisseur, une composition et une image et Allâh est exempt de tout ceci. Il n’est donc pas permis de Lui attribuer le corps car Il en est exempt, en plus ce terme n’a pas été cité dans la religion comme nom de Dieu, ce qui montre que cela est infondé » [Rapporté par Abou l-Fadl At-Tamîmi Al-Baghdâdi Al-Hanbali et également par Al-Bayhaqi dans son livre Manâqibou Ahmad].
– L’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal précise bien que la personne qui dit que Allâh est un corps, même si elle ajoute ensuite « pas comme les autres corps », elle est tout de même mécréante.
– Cette position de l’Imâm Ahmad est confirmée par ce que rapporte le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami qui a dit : « Sache que Al-Qarâfi et d’autres ont rapporté de Ach-Châfi’i, de Mâlik, de Ahmad [Ibn Hanbal] et de Aboû Hanîfah, que Allâh les agrée, que ceux qui disent [à propos de Allâh] qu’Il est dans une direction ou qu’Il est un corps ont commis de la mécréance, et ils [ces savants] ont raison en cela » [Al-Minhajou l-Qawîm]
– Le Chaykh, le Faqîh Aboû Chakoûr As-Sâlimi Al-Hanafi (m.~460 H.) a dit au sujet des Mouchabbihah (ceux qui ont pour croyance que Allâh ressemble aux créatures) : « Parmi eux certains disent que « Allâh est un corps pas comme les autres corps » et cela est de la mécréance » [Dans son livre At-Tamhîd fî Bayâni t-Tawhîd]
– Le Chaykh Ibn Hamdân Al-Hambali (m. 695 H.) a confirmé cela en disant : « Celui qui fait ressembler Allâh à Sa créature il devient mécréant, Ahmad [Ibn Hambal] a textuellement dit cela, et il en est de même pour celui qui Lui attribue le corps, ou qui dit : « c’est un corps pas comme les [autres] corps » » [Dans son livre Nihâyatou l-Moubtadi-în]
– Nombreux sont les savants qui ont innocenté l’Imâm Ahmad de la croyance des moujassimah (anthropomorphistes). Parmi eux :
- Le grand savant Hanbalite, l’Imâm Ibnou l-Jawzi (رحمه الله), un pilier dans l’école de l’Imâm Ahmad, qui a dit : «Ahmad (C’est-à-dire l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal) n’a jamais attribué de direction à Al-Bârî (Le Créateur : c’est-à-dire Allâh)» [Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
- Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah (رحمه الله) qui a dit : « Certes l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal n’a jamais attribué de direction à Al-Bârî (Le Créateur : c’est-à-dire Allâh)» [Îdâhou d-Dalîl]
- L’Imâm Ibnou Hajar Al-Haytami (رحمه الله) qui a dit : « La croyance de l’Imâm de la Sounnah, Ahmad Ibn Hanbal (رضي الله عنه), est conforme à la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah en ce qui concerne l’exemption totale et parfaite de Allâh ta’âlâ de ce que disent les injustes, et les négateurs, d’une totale exemption de la direction et de la corporalité et autre que cela de parmi l’ensemble des attributs d’imperfection, plus encore, Il est exempt de tous les attributs ne comportant pas une perfection absolue. Et ce qui s’est propagé chez les ignorants qui se réclament de cet illustre Imam Moujtahid, qu’il aurait dit quelque chose au sujet de la direction ou ce qui est de cet ordre, ce ne sont que des mensonges et des calomnies qui lui sont attribués mensongèrement. Que Allâh maudisse celui qui lui attribue cela ou l’accuse de ces défauts dont Allâh l’a innocenté. Le Hâfidh, preuve et modèle, l’imâm Abou l-Farâj Ibnou l-Jawzi , qui est l’un des imams de son école, et qui est innocent de cette horrible et ignoble souillure, a clarifié que tout ce qui lui a été attribué à ce sujet n’est que mensonge, invention et calomnie, et que ses textes sont explicites quant à la fausseté de cela et quant à l’exemption de Allâh ta’âlâ de ces choses. Sache donc cela, car c’est important.» [Al-Fatâwâ Al-Hadîthiyyah].
- Le Chaykh Ibn ‘Allân As-Siddîqi (رحمه الله) qui a dit : « Allâh ta’âlâ est exempt de la direction, de l’endroit, du corps et de toutes les caractéristiques de ce qui entre en existence. Ceci est la croyance des gens de la vérité, parmi lesquels figure l’Imâm Ahmad [Ibn Hanbal]. Quant à ce que certains lui ont attribué comme parole affirmant une direction ou des choses semblables, c’est un mensonge manifeste à son encontre ainsi qu’à l’encontre de ses premiers compagnons, comme l’a expliqué Ibn Al-Jawzi, l’un des grands savants hanbalites» [Al-Foutoûhâtou r-Rabbâniyyah]
- et d’autres.
– Le Hâfidh Taqiyyou d-Dîn Ibnou Salâh (m.643 H.) a dit : « Allâh a éprouvé deux imams à travers leurs compagnons, alors qu’ils sont innocents [de leurs égarements] : Ahmad Ibnou Hambal a été éprouvé par les moujassimah (corporalistes) et Ja’far As-Sâdiq a été éprouvé par les râfidah (groupe chiite) » [rapporté par Tâjou d-Dîn As-Soubki dans Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
– L’Imâm Ibnou Châhîn (m. 385 H.) a dit : « Deux hommes vertueux ont été éprouvés par leurs compagnons pervers : Ja’far Ibnou Mouhammad (As-Sâdiq) et Ahmad Ibnou Hambal » [rapporté par Ibnou ‘Açâkir dans Tabyînou kadhibi l-Mouftarî]
– Le Mouhaddith, le Faqîh, le spécialiste de la science des fondements (ousoûli) Badrou d-Dîn Az-Zarkachi, est né en 745 et décédé en 794 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 650 ans.
– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :
- L’Imâm ‘Ali Ibnou Abî Tâlib [Rapporté par Ibnou Mou’allim al-Qourachi]
- L’Imâm Aboû Hanîfah [Rapporté par Al-Qarâfi]
- L’Imâm Mâlik [Rapporté par Al-Qarâfi]
- L’Imâm Ach-Châfi’i [Rapporté par As-Souyoûti] et [Rapporté par Al-Qarâfi]
- L’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal [Rapporté par Az-Zarkachi] et [Rapporté par Al-Qarâfi]
- L’Imâm Al-Ach’ari [Dans son livre An-Nawâdir] et [Rapporté par Al-Bayâdi] et [Rapporté par Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi]
- Le Qâdî ‘Abdou l-Wahhâb Al-Mâliki qui mentionne l’unanimité [Dans son Charh de la partie croyance d’Ar-Riçâlah]
- L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât] et [Dans son livre Ousoûl Ad-Dîn]
- L’Imâm Ibnou Battâl (449 H.) [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
- L’Imâm Al-Bayhaqi [Dans son livre Chou’abou l-Îmân]
- Le Chaykh Aboû Chakoûr As-Sâlimi Al-Hanafi [Dans son livre At-Tamhîd fî Bayâni t-Tawhîd]
- L’Imâm Al-Ghazâli qui rapporte également l’unanimité [Dans son livre Iljâmou l-‘awâm]
- L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi [Dans son livre Ousoûl Ad-Dîn]
- L’Imâm An-Nawawi (676 H.) [Dans son livre Al-Majmoû’]
- L’Imâm Al-Mawsili [Dans son livre Al-Ikhtiyâr]
- Le Chaykh Ibnou Hamdân Al-Hambali (695 H.) [Dans son livre Nihâyatou l-Moubtadi-în]
- L’Imâm Ibnou Abî Jamrah (699 H.) [Dans son livre Bahjah An-Noufoûs]
- L’Imâm An-Naçafi (710 H.) [Dans son tafsîr]
- L’Imâm Safiyyou d-Dîn Al-Hindi (715 H.) qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Nihâyatou l-Wousoûl]
- Le Chaykh Mahmôud Al-Qoûnawi Al-Hanafi (771 H.) [Dans son livre Al-Qalâ-id]
- Al-Qâdî Ibn Khaldoûn Al-Mâliki (m.808 H.) [Dans son livre Al-Ibar wa Diwânou l-Moubtada]
- L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni (829 H.) [Dans son livre Kifâyatou l-Akhyâr]
- Le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Mouljimatou l-Moujassimah]
- Le Chaykh Ibnou Amîr Al-Hajj Al-Hanafi (879 H.) [Dans son livre At-Taqrîr wa t-Tahbîr]
- Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Koûrâni [Dans son livre Ad-Dourarou l-Lawâmi’]
- L’Imâm As-Souyoûti [Dans son livre al-Achbâh wa n-Nadhâ-ir]
- Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [Dans son livre Al-Minhajou l-Qawîm]
- Le Chaykh Al-Mounâwi [Dans son livre Faydou l-Qadîr]
- Le Chaykh Mouhammad Mayyârah (1072 H.)
- Le Chaykh Ibn Balbân [Dans son livre Moukhtasar Al-Ifâdât] et [Rapporté par Al-Qaddoûmi]
- L’Imâm Al-Bayâdi (1098 H.)
- L’Imâm Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi [Dans son livre Al-Fathou r-Rabbâni ]
- Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Houçayn Al-‘Alawi (1272 H.) [Dans son livre Soullamou t-Tawfîq]
- Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Al-Habîb Mouhammad Ibn Houçayn (1281 H.) [Dans son livre Fat-hou l-Ilâh]
- Le Chaykh Mouhammad ‘illaych Al-Mâliki [Dans son livre Minhou l-Jalîl]
- Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari (1335 H.) [Rapporté par Al-‘Azzâmi]
- Le Chaykh Al-Marighni Az-Zaytoûni qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Tâli’ou l-Bouchrâ]
- L’Imâm Al-Kawthari [Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari]
- Le Chaykh Mehmed Zâhid Kotku [Dans son livre Ehl-i Sünnet Akaidi]
- Le Mouhaddith Mouhammad Yâçîn Al-Fâdâni (1410 H.) qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Boughyah Al-Mouchtâq]
- Le Mouhaddith Al-Harari (1429 H.) [Dans son livre Boughyah At-Tâlib]
- Al-Oustâdh Mouhammad At-Tâwîl Al-Mâliki Al-Maghribi (Enseignant à l’Université Al-Qarawiyyîn) (1436 H.) qui mentionne l’unanimité [Dans son livre Al-Loubâb fî Charhi Touhfati t-Toullâb]
- Et beaucoup d’autres…




























Août 14
Le Prophète distingue la bonne innovation, de la mauvaise innovation (rapporté par Mouslim)
Sujet : la bonne innovation selon le prophète.
L’Imâm Mouslim a rapporté dans son Sahîh, du Hadîth de Jarîr Ibnou ‘Abdi l-Lâh Al-Bajaliyy (رضي الله عنه) qui a dit :
« Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :
«مَنْ سَنَّ فِى الإِسْلامِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وَأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا بَعْدَهُ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىْءٌ ، وَمَنْ سَنَّ فِى الإِسْلام سُنَّةً سَيِّئَةً كَانَ عَلَيْهِ وِزْرُهَا وَوِزْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقصَ مِنْ أَوْزَارِهِمْ شَىْءٌ»
Ce qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. »
Informations utiles :
– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Mouslim Ibnou Al-Hajjâj Ibnou Mouslim Al-Qouchayri An-Nayçâboûri, l’auteur du célèbre recueil de Hadîth authentique (sahîh) connu sous le nom de « Sahîh Mouslim » est né en 202 et il est décédé en 261 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1170 ans. Il est une référence incontournable dans la science du Hadîth.
– Il a cité cela dans son sahîh dans le livre de Az-Zakâh : chapitre l’incitation à l’aumône, même d’une moitié d’une datte ou d’une bonne parole et qu’elle est un écran contre le feu. Ainsi que le livre de la science : chapitre celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition ou une mauvaise tradition et qui appelle à la bonne guidée ou à l’égarement.
– Ce hadîth a également été rapporté en des termes proches par de nombreux autres savants du hadîth tels que :
– Ce Hadîth sahîh nous indique que l’innovation (al-bid’ah) se classe en deux catégories :
– Parmi les savants qui ont tirés de ce hadîth qu’il existe des bonnes innovations, il y a l’Imâm Al-Qourtoubi (رحمه الله), l’Imâm An-Nawawi (رحمه الله) [Charh Sahîh Mouslim] et autres qu’eux [ceci fera l’objet d’articles (إن شاء الله) ]
– Si quelqu’un prétend que ce hadîth vise ce qui est instauré du vivant du Prophète (صلى الله عليه وسلم), mais qu’après sa mort ce hadîth ne s’applique pas, on lui répond : « La spécificité n’est confirmée que par une preuve ». Or il n’y a pas ici de preuve pour cette prétendue spécificité. Au contraire, la preuve démontre le contraire de ce qu’il prétend parce que le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit (ce qui a pour sens) : « Celui qui instaure dans l’Islâm » et il n’a pas dit : « Celui qui instaure de mon vivant » et il n’a pas dit : « Celui qui fait quelque chose que moi j’ai fait et qui renouvelle cet acte par la suite ». De plus, l’Islâm n’est pas limité à l’époque où le Prophète (صلى الله عليه وسلم) était vivant. Leur prétention est donc annulée.
– S’ils disent : la cause du hadîth est que des hommes très pauvres, s’habillant de vêtements de laine et de poils, sont venus auprès du Prophète (صلى الله عليه وسلم), le visage du prophète a alors changé, à la vue de leur extrême pauvreté et de leur difficulté. Les gens ont commencé alors à faire des aumônes jusqu’à ce qu’ils leur aient rassemblé beaucoup de choses. Alors le Prophète (صلى الله عليه وسلم) s’est réjoui et a dit (ce qui a pour sens) : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui … ». La réponse est donc de leur dire : « ce dont on tient compte, c’est la généralité du terme et non pas la spécificité de la cause pour laquelle le hadîth a été dit » comme l’ont spécifié les savants de la science de la croyance.
– Et s’il disent que le prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un autre Hadîth rapporté par Mouslim » وكل بدعة ضلالة » (wa koullou bid’atin dalâlah), la réponse est de leur de dire que le prophète (صلى الله عليه وسلم) ne se contredit pas, c’est-à-dire qu’il n’est pas possible qu’il est prononcé deux jugements religieux qui se contredisent. Ce qui est visé par « koullou » dans ce Hadîth est « la plupart » des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islam. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]
– Consultez d’autres articles concernant les bonnes innovations : ici.
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