Sujet : Explication du hadîth du nouzoûl

Dans son commentaire du Mouwatta de l’Imâm Mâlik, lors de l’explication du Hadîth « Yanzilou Rabbounâ … », le Chaykh Az-Zourqâni a dit :
«وكذا حكى عن مالك أنه أوله بنزول رحمته وأمره أو ملائكته كما يقال فعل الملِك كذا أي أتباعه بأمره»
« Il a également été rapporté de (l’Imâm) Mâlik qu’il l’a interprété (le Hadîth du nouzoûl) par la descente de Sa miséricorde (la Miséricorde de Allâh) et de Son Ordre ou de Ses Anges, tout comme l’on dit « Le roi a fait telle chose » c’est-à-dire que ce sont ses subordonnés qui l’ont fait sur son ordre »
Informations utiles :
– L’Imâm, le spécialiste de la science du Hadîth, le Moujtahid (jurisconsulte), Mâlik Ibnou Anas est l’un des plus grands savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un Salaf (C’est-à-dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1260 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Malikite. L’Imâm Ach-Châfi’i disait de lui « Lorsque les savants sont cités, Mâlik est comme une étoile ». Consultez sa biographie : ici.
– Le Chaykh Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Bâqî Az-Zourqâni (certains le nomment « Az-Zarqâni ») Al-Misri Al-Azhari Al-Mâliki est né en 1055 et il décédé en 1122 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 320 ans. Il était enseignant des sciences du Qour-ân et du Hadîth à la faculté des fondements de la religion à l’université Islamique Al-Azhar en Egypte, et il est resté célèbre pour son commentaire de al-Mouwatta (recueil de Hadîth de l’Imâm Mâlik).
– Ici, l’Imâm Az-Zourqâni rapporte que l’Imâm Mâlik a interprété le Hadîth An-Nouzoûl, en expliquant que ce n’est pas Allâh qui descend comme le prétendent à tord les anthropomorphistes, mais que c’est Sa miséricorde, Son ordre et Ses anges qui descendent. De nombreux autres savants ont rapporté cela de l’Imam Mâlik, tels que :
- L’Imâm Ibn Battâl,
- Al-Qâdî ‘Iyâd,
- L’Imâm An-Nawawi [Charh Sahîh Mouslim]
- Le Chaykh Al-Qastallâni,
- Le Chaykh Al-Yamani,
- Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
- ainsi que Ibn ‘Abdi l-Barr
- et autres qu’eux.
– Cette interprétation a également été mentionnée par d’autres savants tels que :
- L’Imâm Ibn Foûrak
- Le Qâdî Aboû Bakr Ibn ‘Arabi
- Le Qâdî ‘Iyâd
- L’Imâm Al-Jouwayni
- L’Imâm Al-Moutawalli [Al-Ghounyah]
- L’Imâm Al-Qourtoubi
- Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçânou l-‘Arab]
- L’Imâm Jamâlou d-Dîn Al-Qoûnawi [Al-Qalâ-id]
- L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni
- L’Imâm As-Souyoûti
- L’Imâm Al-Qastallâni
- Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [Al-Minhajou l-Qawîm]
- Le Chaykh Mouhammad Al-Khatîb Al-Misri
- Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
- Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [It-hâfou l-Kâ-inat]
- Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
- et beaucoup d’autres…
– Cette interprétation est appuyée par ce qu’ont rapporté certains transmetteurs du hadîth de Al-Boukhâri qui l’ont rapporté avec la dammah sur le yâ, c’est-à-dire avec les termes « يُنزِل ربنا » « younzilou rabbounâ » (Notre Seigneur fait descendre), c’est à dire que Allâh ordonne à un ange de descendre. Cette transmission est mentionnée par de nombreux savants dont :
- L’Imâm Ibnou Foûrak
- L’Imâm Al-Qourtoubi
- L’Imâm Badrou d-Dîn Az-Zarkachi
- L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni
- L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni
- L’Imâm As-Souyoûti
- L’Imâm Al-Kawthari
- et d’autres.
– Les savants de l’Islâm, qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf, sont unanimes a confirmer l’attribut du nouzoûl au sujet de Allâh, tout en exemptant Allâh du comment (kayf), c’est-à-dire des caractéristiques des corps comme le mouvement, le déplacement et la descente de Son Être. Nous pouvons citer parmi eux :
- L’Imâm Al-Mâtourîdi [Kitâbou t-Tawhîd]
- Le Hâfidh Ibn Hibbân [Dans son Sahîh]
- L’Imâm Al-Khattâbi
- L’Imâm Al-Halîmi [Rapporté par Al-Bayhaqi]
- L’Imâm Ibn Battâl
- Abou l-Fadl At-Tamîmi Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Et il n’est pas possible à Son sujet le déplacement et l’incarnation dans les endroits » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
- Ibnou l-Bannâ Al-Hambali qui a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « On ne dit pas que cela a lieu par un mouvement ou un déplacement » [Rapporté par Ibn Hamdân dans Nihâyatou l-Moubtadi-în]
- L’Imâm Al-Bâqillâni [Al-Insâf]
- L’Imâm Al-Bayhaqi [Al-I’tiqâd]
- L’Imâm Al-Isfarâyîni [At-Tabsîrou fi d-Dîn]
- L’Imâm Ach-Chirâzi [Al-Ichârah]
- L’Imâm Al-Jouwayni
- L’Imâm Al-Ghazâli [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn]
- Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât]
- L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.)
- L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit : « Ne dites pas que le nouzoûl [au sujet de Allâh] est une venue ou un déplacement » [Al-Bourhân al-Mou-ayyad]
- Le Chaykh Ibn ‘Aqîl Al-Hambali a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « Ce n’est pas par la disparition (d’un endroit à un autre) ou un déplacement, et ce n’est pas comme notre nouzoûl […] devient mécréant celui qui assimile Allâh à ce qu’Il a créé » [Rapporté par Ibn Hamdân Nihâyatou l-Moubtadi-în]
- L’Imâm Ibn Al-Jawzi [Saydou l-Khâtir] et [Daf’ou Choubahi t-Tachbîh]
- L’Imâm Al-Qourtoubi : [Dans son Tafsîr (1)] et [Dans son Tafsîr (2)]
- L’Imâm An-Nawawi [Charh Sahîh Mouslim (1)] et [Charh Sahîh Mouslim (2)]
- L’Imâm Al-Baydâwi [Rapporté par Ibn Hajar] et [Rapporté par Az-Zourqâni]
- Le Chaykh Mouhammad At-Tîbi
- Le Loughawi Ibn Mandhoûr [Liçânou l-‘Arab]
- Le Qâdî Ibn Jamâ’ah [Idâhou d-Dalîl]
- Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Yamani
- L’Imâm Mahmoûd Al-Qoûnawi Al-Hanafi (m.771 H.) a dit concernant le hadîth du nouzoûl : « La parole du prophète «إن الله ينزل كل ليلة إلى سماء الدنيا » jusqu’à la fin du hadîth, il faut savoir que la descente, la montée, le mouvement et l’immobilité font partie des attributs des corps, et Allâh ta’âlâ est totalement exempt de cela, le sens [de ce hadîth] est la descente de la miséricorde » [Al-Qalâ-id fî Charh Al-‘Aqâ-id]
- L’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki
- L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Hisni [Daf’ou choubahi man chabbaha wa tamarrad]
- L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Charh Sahîh Al-Boukhâri (1)] et [Charh Sahîh Al-Boukhâri (2)]
- Le Chaykh Badrou d-Dîn Al-‘Ayni qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri]
- L’Imâm As-Sanoûçi qui a dit : «Il est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ […] le mouvement et l’immobilité » [Dans son traité de croyance Al-Moufîdah li l-Wildân wa n-Niçâ-i l-Mou-minât]
- L’Imâm Al-Qastallâni
- La Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
- L’Imâm Az-Zourqâni [Charh du Mouwatta de l’Imâm Mâlik]
- Le Chaykh Ahmad Ridâ [Qawâri’ou l-Qahhâr]
- Le Chaykh Mahmoud As-Soubki, qui mentionne l’unanimité des savants du Salaf et du Khalaf [It-hâfou l-Kâ-inat (1)] et [It-hâfou l-Kâ-inat (2)]
- L’ancien Moufti d’Egypte, le Chaykh Mouhammad Bakhît Al-Moutî’i Al-Hanafi Al-Misri qui a dit : «Il est impossible d’attribuer à Allâh ta’âlâ l’endroit et le nouzoûl dans le sens du déplacement » [Dans son livre Al-Kalimâtou t-Tayyibâtou fî Ma-thoûri ‘ani l-Isrâ-i wa l-Mi’râj mina r-Riwâyât]
- Le Chaykh Al-‘Azzâmi qui mentionne l’unanimité du Salaf et du Khalaf [Fourqânou l-Qour-ân]
- Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri
- Le Chaykh Al-Harari [As-Sirâtou l-Moustaqîm]
- et beaucoup d’autres…
– Certains savants ont mentionné de manière explicite dans leurs ouvrages que le fait d’attribuer à Allâh le mouvement ou le déplacement est de la mécréance. Parmi eux :
– Ainsi il ne convient pas de prêter attention aux propos des wahhabites qui accusent les gens de la Sounnah qui ont interprété ce hadîth d’être des mou’attil (négateur/athée). Ces mêmes wahhabites qui prétendent qu’il s’agit d’une descente véritable de Allâh tout comme l’a prétendu Ibn Outhaymîn (wahhabite) qui a dit : « Et il s’agit d’une descente véritable qui convient à Allâh. Et les négateurs (ahlou t-Ta’tîl) l’ont interprété par la descente de Son ordre, de Sa miséricorde ou d’un de parmi Ses anges » [Dans son commentaire du livre Loum’atou l-I’tiqâd]. Ainsi, il est venu avec une croyance totalement opposée à celle des savants mentionnés ci-dessus.
– Cette croyance que défendent les wahhabites est propre aux mouchabbihah (corporalistes) comme l’a signalé l’Imâm Ibn Hajar, lorsqu’il a dit : “Les gens ont divergé sur le sens de an-nouzoûl : certains l’ont pris selon son sens apparent et son sens propre (haqîqi), et ce sont les corporalistes (al-Mouchabbihah), et Allâh est exempt de ce qu’ils disent.” [Charh Sahîh Al-Boukhâri], et cette croyance que prône Ibn ‘Outhaymîn est celle que prônait l’ancêtre des moujassimah, Aboû ‘Abdi l-Lâh Ibn Karrâm qui prétendait que ce qu’il adore est concerné par le changement de lieu, le déplacement et la descente [voir à ce sujet le livre de l’Imâm Ach-Charastâni : ici].
– Le Chaykh Ibn Hamdân Al-Hambali a dit : « Le hadîth du nouzoûl et ce qui est similaire dont la chaîne de transmission est authentique ne doivent pas être pris selon le sens apparent » [Nihâyatou l-Moubtadi-în].
– Ainsi lorsque le terme « yanzilou » est employé au sujet de Allâh, nous ne disons pas que Allâh descend, car comme l’ont dit les savants, Allâh est exempt du déplacement, du mouvement, de la direction et de l’endroit.
– Cette citation nous indique également, que les savants du Salaf avaient quelque fois recourt à l’interprétation des textes (Qour’ân et Hadîth).
– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le hadîth du nouzoûl : ici.
– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le fait que Allâh n’est pas concerné par le déplacement et le mouvement : ici.
Août 14
Le Prophète distingue la bonne innovation, de la mauvaise innovation (rapporté par Mouslim)
Sujet : la bonne innovation selon le prophète.
L’Imâm Mouslim a rapporté dans son Sahîh, du Hadîth de Jarîr Ibnou ‘Abdi l-Lâh Al-Bajaliyy (رضي الله عنه) qui a dit :
« Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :
«مَنْ سَنَّ فِى الإِسْلامِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وَأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا بَعْدَهُ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىْءٌ ، وَمَنْ سَنَّ فِى الإِسْلام سُنَّةً سَيِّئَةً كَانَ عَلَيْهِ وِزْرُهَا وَوِزْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقصَ مِنْ أَوْزَارِهِمْ شَىْءٌ»
Ce qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. »
Informations utiles :
– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Mouslim Ibnou Al-Hajjâj Ibnou Mouslim Al-Qouchayri An-Nayçâboûri, l’auteur du célèbre recueil de Hadîth authentique (sahîh) connu sous le nom de « Sahîh Mouslim » est né en 202 et il est décédé en 261 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1170 ans. Il est une référence incontournable dans la science du Hadîth.
– Il a cité cela dans son sahîh dans le livre de Az-Zakâh : chapitre l’incitation à l’aumône, même d’une moitié d’une datte ou d’une bonne parole et qu’elle est un écran contre le feu. Ainsi que le livre de la science : chapitre celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition ou une mauvaise tradition et qui appelle à la bonne guidée ou à l’égarement.
– Ce hadîth a également été rapporté en des termes proches par de nombreux autres savants du hadîth tels que :
– Ce Hadîth sahîh nous indique que l’innovation (al-bid’ah) se classe en deux catégories :
– Parmi les savants qui ont tirés de ce hadîth qu’il existe des bonnes innovations, il y a l’Imâm Al-Qourtoubi (رحمه الله), l’Imâm An-Nawawi (رحمه الله) [Charh Sahîh Mouslim] et autres qu’eux [ceci fera l’objet d’articles (إن شاء الله) ]
– Si quelqu’un prétend que ce hadîth vise ce qui est instauré du vivant du Prophète (صلى الله عليه وسلم), mais qu’après sa mort ce hadîth ne s’applique pas, on lui répond : « La spécificité n’est confirmée que par une preuve ». Or il n’y a pas ici de preuve pour cette prétendue spécificité. Au contraire, la preuve démontre le contraire de ce qu’il prétend parce que le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit (ce qui a pour sens) : « Celui qui instaure dans l’Islâm » et il n’a pas dit : « Celui qui instaure de mon vivant » et il n’a pas dit : « Celui qui fait quelque chose que moi j’ai fait et qui renouvelle cet acte par la suite ». De plus, l’Islâm n’est pas limité à l’époque où le Prophète (صلى الله عليه وسلم) était vivant. Leur prétention est donc annulée.
– S’ils disent : la cause du hadîth est que des hommes très pauvres, s’habillant de vêtements de laine et de poils, sont venus auprès du Prophète (صلى الله عليه وسلم), le visage du prophète a alors changé, à la vue de leur extrême pauvreté et de leur difficulté. Les gens ont commencé alors à faire des aumônes jusqu’à ce qu’ils leur aient rassemblé beaucoup de choses. Alors le Prophète (صلى الله عليه وسلم) s’est réjoui et a dit (ce qui a pour sens) : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui … ». La réponse est donc de leur dire : « ce dont on tient compte, c’est la généralité du terme et non pas la spécificité de la cause pour laquelle le hadîth a été dit » comme l’ont spécifié les savants de la science de la croyance.
– Et s’il disent que le prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un autre Hadîth rapporté par Mouslim » وكل بدعة ضلالة » (wa koullou bid’atin dalâlah), la réponse est de leur de dire que le prophète (صلى الله عليه وسلم) ne se contredit pas, c’est-à-dire qu’il n’est pas possible qu’il est prononcé deux jugements religieux qui se contredisent. Ce qui est visé par « koullou » dans ce Hadîth est « la plupart » des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islam. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]
– Consultez d’autres articles concernant les bonnes innovations : ici.
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