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Mar 25

Le Prophète a dit qu’il est permis de porter sur soi des écrits comportant du Qour-an

fadail al-Qur'an mustaghfiri   fadail al-Qour'an - moustaghfiri   Hadith-port-du-hirz-licite

Dans son livre « Fada-ilou l-Qour-an », dans le chapitre de ce qui a été rapporté concernant l’autorisation de porter le ta’widh (hirz) comportant du Qour-an avant la descente de l’épreuve, le Hafidh Al-Moustaghfiri a dit :

« أخبرنا محمد بن أبي بكر الحافظ قال، أخْبَرَنا أبو الفضل أحمد بن إبراهيم بن أحمد البلخي من أصل كتابه أخبرنا جعفر بن محمد بوران الحكاك ببلخ، حَدَّثَنا سليمان بن داود الهروي، حَدَّثَنا إسحاق بن منصور، حَدَّثَنا أبو داود الطيالسي، حَدَّثَنا شعبة، حَدَّثَنا مالك بن أنس عن ابن شهاب قال: دخلت على أنس بن مالك فرأيته يعلق التعويذ على ابن له فقلت له: ياأبا حمزة هل نزل به بلاء؟ قال: لا ثم ضرب بيده على منكبي فقال: يا أبا بكر سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول: لا بأس بتعليق التعويذ من القرآن قبل نزول البلاء وبعد نزول البلاء.»

« (…) Malik Ibnou Anas [c’est-à-dire l’Imam Malik] nous a rapporté de Ibni Chihab : « Je suis entré chez Anas Ibnou Malik et je l’ai vu accrocher un ta’widh (hirz) autour du cou d’un de ses fils, alors je lui ai dit : « Ô toi, père de Hamzah, est-ce que l’épreuve est descendue sur lui [c’est-à-dire sur son fils] ? Il [c’est-à-dire Anas Ibnou Malik ] a dit : « Non ! » Puis il a posé sa main sur mon épaule et a dit : « Ô toi, père de Bakr, j’ai entendu le Messager de Allah (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) dire (ce qui a pour sens) : « Il n’y a pas de mal dans le fait de porter autour du cou le ta’widh (hirz) comportant du Qour-an avant la descente de l’épreuve comme après la descente de l’épreuve »

 

Informations utiles :

– Le Hafidh (spécialiste de la science du Hadith) Abi l-’Abbas Ja’far Ibn Mouhammad Al-Moustaghfiri est décédé en 432 de l’Hégire (rahimahoullah), c’est-à-dire il y a plus de 1000 ans. Il était un savant du madh-hab Hanafite.

– L’illustre successeur des compagnons (tabi’i) Mouhammad Ibn Mouslim Ibn Chihab Az-Zouhri était un médinois, spécialiste du fiqh (jurisprudence) et de la science du hadith. Il a rencontré une dizaine de compagnons du prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam). Il était l’un des enseignants de l’Imam Malik, ainsi que d’autres grands savants tels que l’Imam Soufyan Ath-Thawri.

– L’Illustre compagnon, Anas Ibn Malik ibn Nadar Al-Khazraji Al-Ansari est décédé en 90 de l’Hégire (radiya l-Lahou ‘anhou), il était l’un des compagnons qui étaient au service du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam), de ce fait, il est l’un de ceux qui ont transmis le plus de hadith.

– Ici, nous voyons que Anas ibn Malik accrochait des inscriptions comportant du Qour-an (ta’widh ou hirz) au cou de l’un de ses fils, puis il rapporte la parole du prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) sur le fait qu’il est permis de porter autour du cou le hirz comportant du Qour-an, avant la descente de l’épreuve, tout comme après.

– Le Hafidh Jalalou d-Din As-Souyouti, dans son livre Jami’ou l-ahadith, rapporte également cette parole d’une part, du Hafidh Abou Nou’aym Al-Asbahani qui la rapporte de ‘A-ichah la femme du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam), et d’autre part de Ad-Daylami qui la rapporte de Anas. Et ceci est également rapporté dans le livre Kanzou l-‘Ammali fi Sounani l-Aqwali wa l-Af’al par ‘Ala-ou d-Din Ibni Qadi Khan Al-Qadiri Ach-Chadhili Al-Hindi.

–  Nous voyons par la parole du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) et par l’acte de ce compagnon éminent, le caractère licite de porter sur soi des écrits comportant du Qour’-an.

– Parmi les autres preuves du caractère licite de cela, il y a la parole de Allah ta’ala :

« وَنُنَزِّلُ مِنَ الْقُرْآنِ مَا هُوَ شِفَاء وَرَحْمَةٌ لِّلْمُؤْمِنِينَ وَلاَ يَزِيدُ الظَّالِمِينَ إَلاَّ خَسَاراً » [sourate Al-Isra / 82] ce qui a pour sens : « Nous révélons du Qour-an ce qui comporte une guérison et une miséricorde pour les croyants(…).»

– il y a également le fait que les compagnons du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) les accrochaient autour du cou de leurs enfants. Ainsi, dans le hadith rapporté par At-Tirmidhi il est dit ce qui a pour sens : « Abdoul-Lah Ibnou ‘Amr a dit : “Nous enseignions à nos enfants les ayah du Qour-an. Pour ceux qui n’avaient pas encore atteint la puberté, nous les écrivions sur une feuille que nous accrochions à leurs cous”. ». Ce hadith est hassan (fiable) comme l’a indiqué le hafidh Ibnou Hajar Al-’Asqalani. Ceci fera l’objet d’un article incha-a l-Lah.

– On ne prend donc pas en considération les prétentions de certains groupes déviés selon lesquels le port du hirz serait du chirk (association à Allah).

-En effet, tous les croyants savent pertinemment que la création n’appartient qu’à Allah, et aucun d’entre eux n’a pour croyance que le hirz crée la protection. Ces groupes se déclarent-ils associateurs lorsqu’ils prennent des médicaments pour guérir de leur maladie ? Pourtant n’est-ce pas Allah qui crée la guérison?

– Par conséquent, tout comme il est licite de prendre des médicaments pour espérer la guérison, il est également permis de rechercher les causes de protection par le port de hirz. Et aucun savant musulman digne de ce nom, que ce soit parmi les salafs ou les khalafs n’a jamais blâmé ou interdit cela.

– Retrouvez d’autres paroles de savants à ce sujet : ici .

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