«

»

Mar 06

Le Faqih Sa’id Ibn Al-Mousayyib et le Hafidh Al-Bayhaqi incitaient à porter des hirz

Al-Bayhaqi Sounan Al-Koubra   Sounan Al-Koubra tome 9 Al-Bayhaqi   Al-Bayhaqi - Porter le hirz est permis

Dans son recueil de Hadith « As-Sounan Al-Koubra », le Hafidh Al-Bayhaqi rapporte :

«أَخْبَرَنَا أَبُو زَكَرِيَّا بْنُ أَبِي إِسْحَاقَ، وَأَبُو بَكْرِ بْنُ الْحَسَنِ قَالَا: ثنا أَبُو الْعَبَّاسِ الْأَصَمُّ، ثنا بَحْرُ بْنُ نَصْرٍ، ثنا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي نَافِعُ بْنُ يَزِيدَ، أَنَّهُ سَأَلَ يَحْيَى بْنَ سَعِيدٍ عَنِ الرُّقَى وَتَعْلِيقِ الْكُتُبِ، فَقَالَ: كَانَ سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيِّبِ يَأْمُرُ بِتَعْلِيقِ الْقُرْآنِ وَقَالَ: لَا بَأْسَ بِهِ.
قَالَ الشَّيْخُ رَحِمَهُ اللهُ: وَهَذَا كُلُّهُ يَرْجِعُ إِلَى مَا قُلْنَا مِنْ أَنَّهُ إِنْ رَقَى بِمَا لَا يُعْرَفُ أَوْ عَلَى مَا كَانَ مِنْ أَهْلِ الْجَاهِلِيَّةِ مِنْ إِضَافَةِ الْعَافِيَةِ إِلَى الرُّقَى لَمْ يَجُزْ , وَإِنْ رَقَى بِكِتَابِ اللهِ أَوْ بِمَا يُعْرَفُ مِنْ ذِكْرِ اللهِ مُتَبَرِّكًا بِهِ وَهُوَ يَرَى نُزُولَ الشِّفَاءِ مِنَ اللهِ تَعَالَى فَلَا بَأْسَ بِهِ، وَبِاللهِ التَّوْفِيقُ.»

  « (…) Nafi’ Ibnou Yazid m’a rapporté qu’il a interrogé Yahya Ibni Sa’id sur le jugement des Rouqa et du fait de porter sur soi des écritures, et qu’il lui a répondu : Sa’id Ibnou l-Mousayyib incitait à porter des écrits Coraniques et il disait : « Il n’y a pas de mal en cela ! » 

Le Chaykh (Al-Bayhaqi), que Allah lui fasse miséricorde, disait : « Et tout cela revient à ce que nous disons, à savoir que si la personne porte des écrits dont on ignore la signification ou qui provient des gens de la jahiliyyah [période avant la venue du Prophète Mouhammad] qui attribuaient aux rouqa le pouvoir de les garder en bonne santé par elles-mêmes sans la Volonté de Allah, cela est interdit. Mais si la personne porte les rouqa, qui comportent des versets du Qour-an ou ce qui est connu comme étant du dhikr de Allah, dans le but de profiter de leur barakah, tout en sachant que la guérison ne provient que de Allah, alors il n’y a pas de mal en cela, et c’est certes Allâh qui accorde la réussite. »

 

Informations utiles :

– L’Imam, le Hafidh Abou Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait parti des plus grands savants du hadith, et il est de l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son livre « Sounan Al-Koubra » est un livre réputé dans la science du Hadith.

– L’Illustre successeur des compagnons (Tabi’i), le Faqih (jurisconsulte) Sa’id Ibnou l-Mousayyib Ibn Hazn Abou Mouhammad Al-Qouraychi est né en 15 et il est décédé en 94 de l’Hégire (radiya l-Lahou ‘anhou), C’est à dire il y a plus de 1040 ans. Il est connu comme étant l’un sept célèbres fouqaha de Médine, l’un des plus grands savants de son temps, au point que certains l’on surnommé “faqihou l-Fouqouha” c’est à dire le juriste des juristes. Il était également le gendre de Abou Hourayrah (radiya l-Lahou ‘anhou). Il rencontra et appris la science de la religion auprès de nombreux compagnons éminents tel que ‘Oumar Ibnou l-Khattab, ‘Outhman Ibnou l-‘Affan, ‘Ali Ibn Abi Talib, Ibn ‘Abbas, ‘Abdou l-Lah Ibn ‘Oumar et beaucoup d’autres. Nombreux sont les gens de science qui ont fait son éloge, tel que l’Imam Malik, l’Imam Ach-Chafi’i ou encore l’imam Ahmad Ibn Hanbal.

–  Nous voyons que ces deux grands savants ont confirmé le caractère licite de porter sur soi des écrits comportant du Qour’an ou du Dhikr de Allah dans le but d’en rechercher leur barakah (bénédiction).

– Parmi les autres preuves du caractère licite de cela, il y a la parole de Allah ta’ala :

« وَنُنَزِّلُ مِنَ الْقُرْآنِ مَا هُوَ شِفَاء وَرَحْمَةٌ لِّلْمُؤْمِنِينَ وَلاَ يَزِيدُ الظَّالِمِينَ إَلاَّ خَسَاراً » [sourate Al-Isra / 82] ce qui a pour sens : « Nous révélons du Qour-an ce qui comporte une guérison et une miséricorde pour les croyants(…).» 

– il y a également le fait que les compagnons du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) les accrochaient autour du cou de leurs enfants. Ainsi, dans le hadith rapporté par At-Tirmidhi il est dit ce qui a pour sens : « Abdoul-Lah Ibnou ‘Amr a dit : “Nous enseignions à nos enfants les ayah du Qour-an. Pour ceux qui n’avaient pas encore atteint la puberté, nous les écrivions sur une feuille que nous accrochions à leurs cous”. ». Ce hadith est hassan (fiable) comme l’a indiqué le hafidh Ibnou Hajar Al-’Asqalani. Ceci fera l’objet d’un article incha-a l-Lah.

– On ne prend donc pas en considération les prétentions de certains groupes déviés selon lesquels le port du hirz serait du chirk (association à Allah).

-En effet, tous les croyants savent pertinemment que la création n’appartient qu’à Allah, et aucun d’entre eux n’a pour croyance que le hirz crée la protection. Ces groupes se déclarent-ils associateurs lorsqu’ils prennent des médicaments pour guérir de leur maladie ? Pourtant n’est-ce pas Allah qui crée la guérison?

– Par conséquent, tout comme il est licite de prendre des médicaments pour espérer la guérison, il est également permis de rechercher les causes de protection par le port de hirz. Et aucun savant musulman digne de ce nom, que ce soit parmi les salafs ou les khalafs n’a jamais blâmé ou interdit cela.

– Voir également l’article « L’Imam Ahmad Ibn Hanbal rapporte le caractère permis de rechercher la protection par des ayah du Qour-an que porterait la personne (hirz) » : ici .

– Voir également l’article « L’Imam Al-Qayrawani confirme qu’il est permis de porter sur soi du Qour-an pour la protection » : ici .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Vérification anti spam * Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.