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Avr 07

Ibn Bâz confirme que Al-Albâni n’a pas étudié la religion mais qu’il a lu dans des livres

   

       

Dans le livre « Al-Houlalou l-Ibrîziyyah min Ta’lîqâti l-Bâziyyah » (tome 1 page 409) composé par ‘Abdou l-Lâh Ibnou Mâni’ Ar-Roûqî, qui est un ouvrage dans lequel il mentionne diverses paroles et positions d’Ibn Bâz (wahhabite), il est dit :

« وسئل ( ابن باز) عن كلام الألباني في زكاة العروض، وأنه لا يرى الوجوب، فقال: ينبغى أن يعلم أن الشيخ ناصر محدث، ولم يكن له شيوخ يقرأ عليهم، إنما يقرأ من الكتب »

« Il a été questionné (c’est-à-dire Ibn Bâz) sur la parole de Al-Albâni [… il s’agit d’une question de zakât…] et il a répondu (Ibn Bâz) : « Il convient de savoir que le Chaykh Nâsir [Al-Albâni] est un Mouhaddith [sic], mais il n’a pas eu de chouyoûkh auprès de qui il a étudié, mais il a seulement lu dans les livres ».

Informations utiles :

– ‘Abdou l-Lâh Ibnou Mâni’ Ar-Roûqî (wahhabite) est un élève direct de nombreux leaders du wahhabisme. Parmi eux : Ibn Bâz (auprès de qui il est resté pendant 14 ans), Ibnou ‘Outhaymîn, ‘Abdou l-Lâh Ibn Qa’oûd, ‘Abdou l-Lâh Ibn Ghoudayân, ‘Abdou l-Lâh Ibnou ‘Abdi r-Rahmân Al-Jibrîn, Sâlih Al-Fawzân, et de nombreux autres.

– ‘Abdou l-‘Azîz Ibn ‘Abdi l-Lâh Ibn Bâz était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1330 H. (c’est-à-dire en 1910) à Ryad et il est décédé en 1420 H. (c’est-à-dire en 1999), il y a environ vingt ans. Il s’est efforcé à propager le dogme wahhabite au point qu’il fût nommé Moufti et président du comité permanent de l’Iftâ qui est une instance wahhabite. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– Mouhammad Nasr Al-Albâni est l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1333 H. (c’est-à-dire en 1914) à Shkodër (Albanie) et il est décédé en 1420 H. (c’est-à-dire en 1999) à Amman (Jordanie), il y a environ vingt ans. Les wahhabites lui ont octroyé le titre illusoire de « mouhaddith » alors qu’il n’a pas étudié la science du Hadîth auprès de chouyoûkh, mais qu’il s’est contenté de lire des livres. Les savants du hadîth furent nombreux à composer des ouvrages pour dénoncer son incompétence dans cette science. Ses écrits restent une source d’égarement que ce soit en terme de croyance, de fiqh (jurisprudence) ou autres, pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– Ici, Ibn Bâz confirme explicitement que Al-Albâni n’a pas étudié la religion mais qu’il s’est contenté de lire dans des livres.

– Ce témoignage de Ibn Bâz n’est pas un témoignage isolé, puisque d’autres wahhabites comme ‘Aîd Al-Qarni ont également confirmé cela :

– ici ‘Âid Al-Qarni dit en résumé que la manière dont Al-Albâni a cherché à acquérir la science de la religion est étonnante. Alors que certaines personnes passent par des études cadrées, en passant via le lycée et l’université afin d’obtenir un Master ou un Doctorat, ce n’est pas le cas de Al-Albâni ! Il était un horloger qui s’est attaché à la lecture des livres au point que certains ont dit que Al-Albâni est un chaykh des livres (sous entendu qu’il n’a pas étudié la religion). Il se rendait à la bibliothèque, pour lire des livres jusqu’à y rester tardivement.

– Sachez que la seule et unique voie enseignée par le prophète (صلى الله عليه وسلم) pour apprendre la science de la religion, c’est de l’acquérir par transmission orale, c’est-à-dire de bouche à oreille auprès des gens de la connaissance. Et c’est cette voie qu’ont emprunté les compagnons, les successeurs des compagnons, les sucesseurs des successeurs et l’ensemble des savants de l’Islâm jusqu’à nos jours. Ainsi, il n’est pas permis de prendre la science religieuse d’une personne qui ne suit pas cette voie. Et à ce sujet :

  • Allâh ta’âlâ dit :

    ﴿ فَاسْأَلُوا أَهْلَ الذِّكْرِ‌ إِن كُنتُمْ لَا تَعْلَمُونَ ﴾

    [ce qui a pour sens : ]  « Demandez aux gens de la connaissance si vous ne savez pas » [Soûrat Al-Anbiyâ / 7] et également [Soûrat An-Nahl / 43]

  • Allâh ta’âlâ dit :

﴿وَلَا تَقۡفُ مَا لَيۡسَ لَكَ بِهِۦ عِلۡم﴾

[ce qui a pour sens : ] « Ne dis pas de paroles sans science.» [Soûrat Al-Isrâ / 36].

  • Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« مَنْ أَفْتَى بِغَيْرِ عِلْم ٍ فَعَلَيْهِ لَعَنَتةُ اللهِ وَالْمَلاَئِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِين »

[ce qui a pour sens : ] «Celui qui donne un avis de religion (fatwâ) sans science, Allâh le maudit, ainsi que les anges et tous les gens» [Rapporté par le Hâfidh As-Souyoûti et par le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir en des termes proches].

  • L’Imâm Mouslim rapporte de Ibnou Sîrîn qu’il a dit : « Certes cette science est la science de la religion, faites donc particulièrement attention de qui vous prenez votre religion ».
  • Certains savants du Salaf ont dit : « Celui qui prend le hadîth à partir des livres est appelé bouquineur (sahafiy) et celui qui prend le Qour-ân à partir du Mous-haf (le livre du Qour-ân) est appelé coraniste (mous-hafiy), il n’est pas appelé Qâri (spécialiste de récitation)».
  • Le Hâfidh Aboû Bakr Al-Khatîb Al-Baghdâdi a dit : « La science ne se prend que de la bouche des savants. »
  • Certains savants ont dit : « Celui qui n’a pas de Chaykh, alors son Chaykh est le Chaytân».

– D’ailleurs dans un autre de ses ouvrages, Ibn Bâz a dit : « Un étudiant de science ne pourra devenir une personne de science que si elle médite et étudie le Livre de Allâh (le Qour-ân) et la Sounnah de Son messager, et qu’elle prend cette science des savants de la Sounnah» [Majmoû’ Fatâwâ – tome 24 page 81]. Si pour devenir un homme de science il faut apprendre la religion auprès des savants et que Al-Albâni n’a pas étudié auprès des savants, alors Al-Albâni n’est pas un homme de science. Voilà la conclusion même des propos de Ibn Bâz.

– Mais malgré cela, Ibn Bâz contredit ses propres paroles en accordant le titre mensonger de “Mouhaddith” à Al-Albâni. Quelle contradiction ! En effet, comment pourrait-on être un Mouhaddith sans avoir étudié la science du hadîth ?! Comment pourrait-on être un Mouhaddith sans avoir rencontré de savants du hadîth ?!

– Pour bien que l’on comprenne ce qu’est un mouhaddîth, et le niveau que cela requiert, l’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit : « Il y a un groupe de gens qui prétend être spécialistes du Hadîth alors que leur extrême connaissance s’arrête à des études dans ‘’Machâriqou l-Anwâr’’ de As-Saghâni (un livre rassemblant les deux sahîh de Al-Boukhâri et Mouslim). Lorsqu’ils progressent jusqu’au ‘‘Masâbih’’ de Al-Baghawi (un recueil de hadîth en deux volumes) ils pensent qu’avec cette partie ils auraient atteint le degré de Mouhaddith. Mais ceci n’est qu’à cause de leur ignorance de la spécialité du Hadîth. Ces gens précités, même s’ils apprenaient ces deux livres par cœur, et y ajoutaient le double de ce nombre en livres de recueils de Hadîth, ils n’en seront des Mouhaddith jusqu’à ce que le chameau passe par le trou de l’aiguille (c’est-à-dire que ce niveau est insuffisant pour être Mouhaddith). Lorsqu’ils tentent l’extrême limite dans le domaine du Hadîth, selon leurs prétentions, ils étudient ‘’Jâmi’ou l-Ousoûl’’ de Ibnou l-Athîr (un recueil qui réunis les six livres de hadîth les plus connus). Lorsqu’ils y rajoutent le livre ’’’Ouloûmou l-Hadîth’’ de Ibnou s-Salâh (livres de terminologie et d’explication sur les études et analyses du hadîth) ou son résumé intitulé ‘’At-Taqrîb’’ de An-Nawawi ou un livre du même genre, on appellera celui qui arrive à ce stade : ‘’Mouhaddith al-Mouhaddithîn’’, ‘’le Boukhâri du siècle’’ ou ce genre de titre mensonger. En effet, celui qui correspond à l’exemple que nous venons de citer n’est pas Mouhaddith avec ce niveau! Le Mouhaddith est celui qui connaît les chaînes de transmission (les Sanad), les failles (‘IIal), les noms des hommes (les maillons des chaînes de transmissions, hommes ou femmes), le haut niveau et le niveau moindre. Et qui connaît par cœur un grand nombre de livres de Recueils et des Traités, qui a appris par transmission direct les six livres (Al-Boukhâri, Mouslim, An-Naçâ-i, Aboû Dâwoûd, At-Tirmidhi et Ibnou Mâjah), en plus du Mousnad de [l’Imâm] Ahmad, le [livre des] ‘’Sounan’’ de Al-Bayhaqi, et Al-Mou’jam de At-Tabarâni, et qui y a rajouté un millier de Jouz de Hadîth. Voilà le minimum des ses niveaux. S’il apprend par transmission direct ce que nous avons cité, termine les Tibâq (les différentes catégories des Compagnons, et des Tâbi’în), fait le tour des Chouyoûkh, s’exerce dans les analyses sur les failles (‘Ilal), les dates de décès (des différents maillons ‘’rapporteurs’’ dans les chaînes de transmission), les Masânid (Pluriel de Mousnad : recueils réservés à une source : un compagnon par exemple ou un successeur de compagnon ou un grand savant de cette Oummah), il sera alors débutant parmi les Mouhaddith, et ensuite Allâh augmente à qui Il le veut ». [Dans son livre Mou’îdou n-Ni’am]

– D’ailleur Al-Albâni a commis de nombreuses gaffes lorsqu’il s’est aventuré dans les jugements du hadîth. Voir à ce sujet :  Al-Albâni (wahhabite) se contredit et démontre son incompétence dans le Hadîth

– Les savants furent nombreux à composer des ouvrages afin de mettre en garde contre les erreurs de Al-Albâni que ce soit dans le hadîth, dans la croyance, dans le fiqh et autres. Parmi eux :

  • Le Mouhaddith du Maroc, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri Al-Haçani :
    – Ar-Radd ‘Ala l-Albâni wa Bayân ba’di Tadlîssihi wa Khiyânatih.
    – Irghâm al-Moubtadi’ al-Ghabi bi Jawâzi t-Tawassoul bi n-Nabiyyi fi r-Radd ‘ala l-Albâni l-Wabi.
    – Al-Qawlou l-Mouqni’ fi r-Raddi ‘ala l-Albâni l-Moubtadi’.
    Itqân as-San’ah fî Tahqîq Ma’na l-Bid’ah.
  • Le Mouhaddith du Maroc, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri Al-Haçani :
    – Bayân Nakth al-Nâkith al-Mou’tadi bi Tad’îf Al-Hârith.
  • Le Mouhaddith du Châm, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Mouhammad Al-Harari :
    – Nousrah At-Ta’aqoub al-Hathîth ‘alâ man Ta’ana fîma Sahha mina l-Hadîth
  • Le Mouhaddîth de l’Inde, le Chaykh Habib Ar-Rahmân Al-A’dhami :
    – Al-Albâni Choudhoûdhouhou wa A’tâ-ouh (4 tomes).
  • Le Chaykh Mahmoûd Sa’îd Mamdoûd :
    – Wousoûl al-Tahâni bi Ithbât Sounniyyati s-Soubhah wa r-Radd ‘ala l-Albâni.
    – Tanbîh al-Mouslim ilâ Ta’addiyyi l-Albâni ‘alâ Sahîh Mouslim
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibn Mouhammad Al-Ansâri (Dârou l-Iftâ – Riyâd):
    – Ta’âqqoubât ‘alâ « Silsilah al-Ahâdîth ad-Da’îfah wa l-Mawdoû’ah » li l-Albâni.
    – Tas-hîh Hadîth Salati t-Tarâwîh ‘Ichrîna Rak’atan wa r-Radd ‘ala l-Albâni fi Tad’îfih.
    – Ibâhatou t-Tahalliyyi bi dh-Dhahabi l-Mouhallaqi li n-Nissâ wa r-Radd ‘ala l-Albâni fî Tahrîmih.
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Ahmad Al-Khazraji (Responsable des affaires Islamiques et des Awqâf aux Emirats Arabes Unis) :
    – qui a composé un article dans un journal qu’il a intitulé : al-Albâni : Tatarroufâtouh.
  • Al-Oustâdh Badrou d-Dîn Haçan Diyâb Ad-Dimachqi :
    – Anwâr al-Maçâbîh ‘alâ Dhouloumâti l-Albâni fî Salati t-Tarâwîh.
  • Le Chaykh Mouhammad ‘Ârif Al-Joûhîbâti Ad-Dimachqi :
    – Aqrabou l-Maçâ-il al-Maqsoûdah fî Bouloughi l-Hidâyah Al-Manchoudah.
  • Le Chaykh Mouhammad Hamdi Al-Joûhîbâti Ad-Dimachqi.
  • Et autres qu’eux…

– Après tout cela il est regrettable de voir des gens partager des hadîth sur les réseaux sociaux avec la mention “authentifié par Al-Albâni” ou “jugé faible par Al-Albâni”.

– Autres articles à consulter au sujet de Al-Albâni :

(2 commentaires)

  1. Azhari

    Cet article déboussole les wahhabites.

  2. Jazair

    Si tu vois quelqu’un se baser sur Al Albani alors soit certain qu’il s’agit d’un ignorant…

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