L’Imâm As-Souyoûti déclare mécréant les moujassimah (anthropomorphistes)

al-achbaou-wa-n-nadhair-as-souyouti   as-souyouti-takfir-moujassimah-anthropomorphiste

Dans son recueil de Fiqh Chafi’ite « al-Achbâh wa n-Nadhâ-ir » après avoir mentionné la déclaration de mécréance de l’Imâm Ach-Châfi’i à l’égard des moujassimah (anthropomorphistes) [voir l’article : ici], l’Imâm As-Souyoûti a dit :

« وقال بعضهم : المبتدعة أقسام :
الأول : ما نكفره قطعا ، كقاذف عائشة رضي الله عنها ومنكر علم الجزئيات ، وحشر الأجساد ، والمجسمة ، والقائل بقدم العالم .  »

«  Certains savants ont dit : les moubtadi’ah (innovateurs dans la croyance) sont de différentes sortes :

La première : ceux que nous déclarons mécréant de façon catégorique ; comme celui qui attribue la fornication à ‘Â-ichah (رضي الله عنها) et celui qui nie que Allâh connait le détail des choses et la résurrection des corps, ainsi que les moujassimah (anthropomorphistes) et celui qui prétend que le monde serait sans début.

[Ensuite il mentionne une catégorie de moubtadi’ah qui n’est pas déclarée mécréante et ce, de façon catégorique ;

Puis il mentionne une catégorie de moubtadi’ah sur laquelle il y a divergence sur la déclaration de mécréance] »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Abou l-Fadl ‘Abdou r-Rahmân ibnou Abî Bakr Jalâlou d-Dîn as-Souyoûti est un grand savant Chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 au Caire et il est décédé en 911 de l’hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

  • ‘Abdou l-Qâdir Ibn Mouhammad Ach-Châdhili (l’un de ses élèves) a dit à son sujet : « Notre maître (sayyidounâ wa mawlânâ), l’illustre et grand enseignant […] Chaykhou l-Islâm, l’héritier des sciences des prophètes (‘alayhimou s-salâm), celui qui était sans égal à son époque, unique en son temps, celui qui anéantit l’innovation blâmable et qui revivifie la sounnah […] l’Illustre savant, l’océan de science, le très intelligent […] le savant de la religion sans équivalent, l’Imâm de ceux qui appellent à la guidée, celui qui réprime les moubtadi’ah (innovateurs dans la croyance) et les athées, le Sultan des savants, le porte parole des défenseurs de la croyance (moutakallimîn), Le chaykh de l’Islâm et des musulmans, celui qui appelle à la voie agréée par Allâh, l’Imâm des mouhaddithîn (spécialiste du Hadîth) de son époque et de son temps » [Jalâlou d-Dîn As-Souyoûti : Ma’lamatou ‘ouloûmi l-Islâmiyyah]
  • Chamsou d-Dîn Ad-Dâwoûdi (l’un de ses élèves) a dit de lui : « Il était le plus savant des gens de son époque dans la science du Hadîth et ses ramifications » [Chadharâtou dh-Dhahab].
  • Ibnou ‘Imâd Al-Hanbali a dit à son sujet : « Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) […] le Chafi’ite, le mousnid, l’examinateur scrupuleux, l’auteur d’ouvrages excellents et bénéfiques » [Chadharâtou dh-Dhahab].

– Ici, l’Imâm As-Souyoûti indique que les moubtadi’ah (ceux qui ont innové dans la croyance) sont répartis en différents groupes :

  • Un groupe qui est déclaré mécréant de manière catégorique (c’est-à-dire sans divergence) et il a mentionné parmi eux les moujassimah (anthropomorphistes), c’est-à-dire ceux qui attribuent à Allâh le corps et les caractéristiques des corps (telles que les organes, les membres, la couleur, l’endroit, la direction, la composition etc).
  • Un groupe qui n’est pas déclaré mécréant.
  • Et un groupe sur lequel il y a divergence sur leur mécréance.

– Cette parole de l’Imâm As-Souyoûti est confirmé de lui dans un autre de ses ouvrages dans lequel il a dit : « Celui qui est devenu mécréant par son innovation, et cela comme le dit l’auteur (An-Nawawi) du commentaire de Al-Mouhadh-dhab : le moujassim (l’anthropomorphiste) et celui qui nie que Allâh connait le détail des choses ...» [Tadrîbou r-Râwî].

– En effet l’Imâm An-Nawawi mentionne dans son livre « Al-Majmoû’ Charhou l-Mouhadh-dhab » : « Et nous avons certes mentionné que celui qui est devenu mécréant par son innovation, la prière n’est pas valable derrière lui […] et parmi ceux qui sont devenu mécréant il y a celui qui attribue clairement le corps [à Allâh] ».

– Le Chaykh Al-Mounâwi a tenu des propos semblable en disant : « Quant à celui qui devient mécréant par son innovation, c’est comme celui qui renie la connaissance de Allâh en prétendant qu’il ne connait pas le détail, ou qui prétend que Allâh serait un corps, ou qu’Il serait dans une direction. De même celui qui dit que Allâh est en contact avec le monde ou détaché de lui ». [voir l’article à ce sujet : ici]

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance : ici .

– Retrouvez d’autres paroles de savants confirmant le fait qu’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh est de la mécréance : ici .

L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni explique le Hadîth du Nouzoûl

Ibn hajar al-3Asqalani-fath-al-bari   Ibn hajar hadith nouzoul fath al bari sahih boukhari

Dans son commentaire du Sahîh de Al-Boukhâri «Fath Al-Bârî » (tome 3 page 30 de cette édition), l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a dit :

« قوله : « ينزل ربنا إلى السماء الدنيا» استدل به من أثبت الجهة ، وقال : هي جهة العلو؛ وأنكر ذلك الجمهور لأن القول بذلك يفضى إلى التحيز تعالى الله عن ذلك .وقد اختلف في معنى النزول على أقوال: 

فمنهم من حمله على ظاهره وحقيقته وهم المشبة تعالى الله عن قولهم،

ومنهم من أنكر صحة الأحاديث الواردة في ذلك جملة وهم الخوارج والمعتزله وهو مكابرة والعجب إنهم أولوا ما في القرءان من نحو ذلك وانكروا ما في الحديث إما جهلا وإما عنادا،

ومنهم من اجراه على ما ورد مؤمنا به على طريق الإجمال منزها الله تعالى عن الكيفيه والتشبيه وهم جمهور السلف
ونقله البيهقي وغيره عن الأئمة الأربعة والسفيانين والحمادين والأوزاعي والليث وغيرهم،

ومنهم من أوله على وجه يليق مستعمل في كلام العرب ومنهم من أفرط في التأويل حتى كاد أن يخرج إلى نوع من التحريف،

ومنهم من فصل بين مايكون تأويله قريبا مستعملا في كلام العرب وبين ما يكون بعيدا مهجورا فأول في بعض وفوض في بعض وهو منقول عن مالك وجزم به من المتأخرين بن دقيق العيد،

قال البيهقي : واسلمها الإيمان بلا كيف والسكوت عن المراد »

« Quant à sa parole «Yanzilou Rabbounâ ila s-Samâ’i d-Dounyâ », certains (les mouchabbihah) se sont basés dessus pour confirmer une direction à Allâh, et disent qu’il s’agit de la direction du dessus (al-‘oulouww) et cela a été renié par les savants (al-joumhoûr), parce que parler ainsi revient à limiter Allâh, Qui est exempt de cela.

Ainsi les gens ont divergé sur le sens de an-nouzoûl : certains l’ont pris selon son sens apparent et son sens propre, et ce sont les anthropomorphistes (al-Mouchabbihah), et Allâh est exempt de ce qu’ils disent.

Certains ont nié l’authenticité des hadîth parvenus à ce sujet dans leur globalité, ceux-là sont les Khawârij et les Mou’tazilah et ceux-là sont vraiment étonnants, parce que d’un côté ils interprètent ce qui est parvenu dans le Qour-ân qui est du même ordre, et de l’autre ils renient ce qui est parvenu du hadîth soit par ignorance, soit par entêtement.

Certains sont passés sur ces textes comme ils ont été révélés, en y croyant dans leur globalité et en exemptant Allâh du comment (kayfiyyah) et de toute assimilation (tachbîh), et ceux-là sont la majorité des savants du Salaf. Cela a été rapporté par Al-Bayhaqi ainsi que d’autres, [comme étant la voie] des quatre Imâm (C’est-à-dire : l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Mâlik, l’Imâm Ach-Châfi’i, et l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal), des deux Soufyân (C’est-à-dire : Soufyân Ath-Thawri et Soufyân Ibn ‘Ouyaynah), des deux Hammâd (C’est-à-dire : Hammâd Ibn Zayd et Hammâd Ibn Salamah), de Al-Awzâ’i, de Al-Layth, et autres qu’eux.

Certains ont interprété ce texte selon ce qui est digne de Allâh et qui est utilisé dans la langue des Arabes.

Certains autres sont allés tellement loin dans l’interprétation que cela revenait à une sorte de distorsion.

Certains autres ont fait la différence entre ce qui est une interprétation « proche » c’est-à-dire utilisée dans la langue des Arabes, et ce qui serait éloigné, et par conséquent, ils ont interprété dans certains cas et ils ont fait le tafwîd [laisser le sens à Allâh] dans certains cas. Cela a été rapporté de l’Imâm Mâlik et confirmé de parmi les savants de la nouvelle génération (contexte : 7ème siècle de l’Hégire) par Ibn Daqîq Al-Îd.

Al-Bayhaqi a dit que la plus saine [de toutes ces voies] est d’y croire sans comment (bilâ kayf) et de passer sous silence ce qui est visé. »

Informations utiles :

 –  Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 580 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est l’un des plus célèbres commentaires du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.

– Ici il explique le Hadîth connu sous le nom de “Hadîth du nouzoûl”. Il commence en disant qu’il y a un groupe de personnes qui l’ont pris selon le sens apparent, c’est-à-dire qu’ils ont compris de ce verset que Allâh descendrait par Lui même du haut vers le bas, et il dit que ces gens là sont les mouchabbihah (anthropomorphistes) et que les savants de l’Islâm leur ont répliqué. Lui-même dit que Allâh est exempt de ceux qu’ils ont pris comme croyance. Malheureusement de nos jours, le groupuscule qui se fait appeler à tord “salafi” (les wahhabites) essaie de propager parmi les musulmans cette croyance que les savants de l’Islâm ont toujours rejeté.

– Ensuite il mentionne une autre catégorie de personnes égarés à savoir les Khawârij et les Mou’tazilah qui ont rejeté l’authenticité de ces Hadîth par ignorance et entêtement.

– Puis Il mentionne l’avis de la majorité des Imâm du Salaf qui était d’accepter le hadîth avec ses termes en exemptant Allâh du comment (kayfiyyah) et de toute assimilation (tachbîh). Il rapporte la parole de l’Imâm Al-Bayhaqi qui a dit que cette voie-là était la plus saine.

– Egalement il rapporte l’avis des savants qui ont donné une interprétation de ce hadîth en conformité avec la langue Arabe. Et Il explique également que certains d’entre eux, à l’image de l’Imâm Mâlik, avaient quelque fois recours à l’interprétation et quelque fois au tafwîd (qui est le fait de ne pas rentrer dans l’explication du terme tout en exemptant Allâh du comment -kayf-). [Voir l’interprétation de l’Imâm Mâlik : ici]

– Le comment (al-kayf) : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh est exempt de tout cela.

– L’explication donnée par l’Imâm Ibn Hajar est similaire à celle donnée par l’Imâm An-Nawawi qui a également détaillé sur l’explication de ce hadîth. [Retrouvez l’article : ici]

– Les musulmans qu’ils soient du Salaf ou du Khalaf sont unanimes sur le fait que ce hadîth ne doit pas être pris selon son sens apparent, c’est-à-dire qu’il n’est pas permis d’attribuer à Allâh le déplacement ou le mouvement. Nombreux sont les savants qui ont mentionné cela dans leurs ouvrages. Parmi eux : l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni dans ce même livre [voir : ici],  l’Imâm Al-Qourtoubi [voir : ici], l’Imâm Al-Bâqillâni  [voir : ici], l’Imâm Ibnou l-Jawzi [voir : ici] et [voir :ici], l’Imâm An-Nawawi [voir : ici], l’Imâm Al-Halîmi [voir : ici], l’Imâm Al-Bayhaqi [voir : ici], l’Imâm Al-Isfarâyîni [voir : ici], l’Imâm Ach-Chîrâzi [voir : ici], le Qâdî Ibnou Jamâ’ah [voir : ici], l’Imâm Al-Baydâwi [voir : ici], le loughawi Ibnou Mandhoûr [voir : ici], le Chaykh Al-‘Azzâmi [voir : ici], le Chaykh Mahmoûd As-Soubki [voir : ici], le Chaykh Al-Harari [voir : ici] et de nombreux autres.

– Bien plus, les savants ont mentionné que le fait d’attribuer à Allâh le mouvement ou le déplacement est de la mécréance. Voir à ce sujet les paroles de : [Qâdi ‘Abdoul-Wahhâb Al-Baghdâdi : ici], [Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni : ici], [Imâm Al-Kawthari : ici].

– L’Imâm, le Moujtahid (jurisconsulte) Aboû Hanîfah An-Nou’mân Ibnou Thâbit, est l’un des savants du Salaf les plus réputés. Il est né en 80 et il est décédé en 150 de l’Hégire (رحمه الله). C’est-à-dire il y a plus de 1280 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Hanafite et il a eu l’honneur de rencontrer des compagnons du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم). Retrouvez sa biographie : ici.

– L’Imâm, le spécialiste de la science du Hadîth, le Moujtahid (jurisconsulte), Mâlik Ibnou Anas est l’un des plus grand savants de notre communauté, il est une référence incontournable pour tous musulman. C’est un Salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’Hégire), il est né en 93 et il est décédé en 179 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1255 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Malikite. Consultez sa biographie : ici.

– L’Imâm, le Moujtahid (jurisconsulte) Mouhammad Ibnou Idrîs Ach-Châfi’i est l’un des plus grands savants de notre communauté, c’est une référence incontournable pour tout musulman. C’est un salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), il est né en 150 et il est décédé en 204 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1230 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) Chafi’ite.

– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), l’Imâm Aboû ‘Abdi l-Lâh Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal Ach-Chaybâni est né en 164 à Baghdâd et il est décédé en 241 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1190 ans. Il est l’Imâm de l’école Hanbalite, l’un des quatre Imams.

– L’Imâm, Chaykhou l-Islâm, le Moujtahid (jurisconsulte), Al-Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Soufyân Ibn Sa’îd Ibn Masroûq Ath-Thawri, est né en 97 à Koûfa (Irak), et il est décédé en 161 de l’Hégire à Bassora (Irak) (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1200 ans. Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih), et il fait parti des rares savants du hadîth qui ont été surnommé “Amîrou l-Mou-minîn fi l-Hadîth” (Prince des croyants dans la science du hadîth). Il compte parmi les grands savants de la communauté qui ont fondé une école de jurisprudence (madh-hab) tout comme l’Imâm Mâlik, l’Imâm Al-Awzâ’i, l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Al-Layth Ibn Sa’d, l’Imâm Ach-Châfi’i ou encore l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, mais son école (madh-hab) n’a pas subsisté. On compte parmi ses nombreux Chaykh, l’Imâm Ja’far As-Sâdiq et de parmi les gens qui ont reçu de sa science, des grands Imâm tels que Aboû Hanîfah, Al-Awzâ’i, ‘Abdou l-Lâh Ibn Moubârak, Foudayl Ibn ‘Iyâd … Nombreux sont les savants de la communauté qui ont fait ses éloges.

– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), Al-Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’Imâm Aboû Mouhammad Soufyân Ibn ‘Ouyaynah Ibn Maymoûn Al-Hilâli al-Koûfi est né en 107 à Koûfa (Irak) et il est décédé en 198 de l’Hégire  (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1200 ans. Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih).

– L’Illustre savant du salaf, Al-Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Hammâd Ibn Zayd est né en 98 et il est décédé en 179 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1200 ans. Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih). On compte parmi ses plus illustres élèves : Soufyân Ath-Thawri, Soufyân Ibn ‘Ouyaynah, ‘Abdou l-Lah Ibn Moubârak et beaucoup d’autres. Nombreux sont les grands savants qui ont fait son éloge.

– L’Illustre savant du salaf, Chaykhou l-Islâm, Hammâd Ibn Salamah Ibn Dînâr Al-Basri est né en 91 il est décédé en 167 de l’Hégire  (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1200 ans.  Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih).

– L’Imâm du salaf, le Moujtahid, Aboû ‘Amr Abdou r-Rahmân Ibnou ‘Amr Al-Awzâ’i est né en 88 et il est décédé en 158 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 1275 ans. Il était l’un des plus grands savants du salaf. Il compte parmi les grands savants de la communauté qui ont fondé une école de jurisprudence (madh-hab) tout comme l’Imâm Mâlik, l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Soufyân Ath-Thawri, l’Imâm Ach-Châfi’i ou encore l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, mais son école (madh-hab) n’a pas subsisté. Elle fût suivi durant deux siècles, notamment en Andalousie.

– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), Al-Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’Imâm َAl-Layth Ibn Sa’d Ibn ‘Abdi r-Rahmân Ibn ‘Aqabah Al-Fahmi est né en 94 et il est décédé en 175 de l’Hégire au Caire (Egypte) (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 1200 ans. Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih).  Il compte parmi les grands savants de la communauté qui ont fondé une école de jurisprudence (madh-hab) tout comme l’Imâm Mâlik, l’Imâm Al-Awzâ’i, l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Soufyân Ath-Thawri, l’Imâm Ach-Châfi’i ou encore l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, mais son école (madh-hab) n’a pas subsisté.

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth) Aboû Bakr Ahmad Ibnou l-Houçayn Al-Bayhaqi, est né en 384 et il est décédé en 458 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a presque 1000 ans. Il fait parti des plus grands savants du hadîth, et il est de l’école de jurisprudence Châfi’ite. Voir la biographie de l’Imâm Al-Bayhaqi : ici.

– L’Imâm, Chaykhou l-Islâm, le Hafîdh (spécialiste de la science du Hadîth), Al-Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Taqiyyou d-Dîn Abou l-Fath Ibn Daqîq Al-‘îd est né en 625 et il est décédé en 702 de l’Hégire au Caire (Egypte)  (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 700 ans. ll était de l’école de jurisprudence Châfi’ite. Il a écrit un commentaire très réputé des quarante Hadîth de l’Imâm An-Nawawi. Certains savants le considèrent comme le moujaddid (celui qui revitalise la science de la religion) du 7ème siècle.

– Retrouvez d’autres paroles de savants sur le Hadîth An-Nouzoûl : ici .

L’Imâm Ach-Châfi’i parle de l’istiwâ de Allâh [rapporté par l’Imâm Ar-Rifâ’i]

Ahmad Ar-Rifa'i - Al-Bourhan al-mou-ayyad   Chafi'i - Rifa'i- istiwa - istawa - burhan

Dans son livre Al-Bourhânou l-Mou-ayyad (page 18 de cette édition), l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit :

« وقال إمامنا الشافعي رضي الله عنه لما سئل عن ذلك (أي آية الإستواء) : آمنت بلا تشبيه وصدقت بلا تمثيل واتهمت نفسي في الإدراك وأمسكت عن الخوض فيه كل الإمساك »

« Notre Imâm Ach-Châfi’i (رضي الله عنه) lorsqu’il a été interrogé à ce sujet [c’est- à-dire concernant l’istiwâ de Allâh ; comme le verset : « Ar-Rahmânou ‘ala l-archi stawâ »] a dit : « J’ai cru fermement en cela sans assimilation, j’en ai reconnu la véracité sans attribuer d’image, je me suis fait à l’idée que j’étais incapable d’en atteindre la réalité et je me suis abstenu d’engager une discussion à ce sujet d’une totale abstention.»

Informations utiles :

– L’Imâm, le Moujtahid –jurisconsulte– Mouhammad Ibnou Idrîs Ach-Châfi’i est l’un des plus grands savants de notre communauté, c’est une référence incontournable pour tout musulman. C’est un salaf (C’est à dire qu’il a vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire), il est né en 150 et il est décédé en 204 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1230 ans. Il est l’Imâm de l’école (madh-hab) chafi’ite.

– Ici l’Imâm Ach-Châfi’i parle de l’istiwâ de Allâh et il confirme qu’il y a cru fermement sans assimilation et sans attribuer d’image. C’est-à-dire qu’il a accepté les termes mentionnés dans le Qour-ân sans en comprendre un sens qui implique l’assimilation (tachbîh) comme la position assise, l’installation, ou l’établissement sur le trône.

– Ibnou Kathîr dans son tafsîr mentionne également la position de l’Imâm Ach-Châfi’i concernant l’un des versets au sujet de l’istiwâ, qui est d’y croire sans assimilation, sans comment et sans prendre le sens apparent (comme la position assise ou l’établissement). [Voir l’article à ce sujet : ici]

– Al-Imâmou l-Kabîr (le Grand Imam), le Chaykh, le Mouhaddith (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moufassir (spécialiste de l’explication du Qour’ân), Al-‘Ârifou bi l-Lâh, As-Sayyid (descendant du prophète) Ahmad ibn ‘Ali ibn Yahyâ Ar-Rifa’i Al-Houçayni Ach-Châfi’i est né en 516 et il est décédé en 578 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 900 ans. Il est le fondateur de la Tarîqah Rifâ’iyyah. Il était un maître connaisseur, un ascète, un saint véridique qui a suivi la droiture dans l’obéissance à Allâh, un savant éminent, un des océans de la science, l’un de ceux qui œuvrent conformément à leur science.

– Cette citation de l’Imâm Ach-Châfi’i, en plus de l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i, est mentionné par l’Imâm Al-‘Izz Ibn ‘Abdi s-Salâm dans son livre « Hallou r-Roumoûz » ; par le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Housni dans son livre « Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad », et beaucoup d’autres savants.

– L’Imâm Ach-Châfi’i considérait mécréants ceux qui ont pour croyance que Allâh est assis sur le trône [Voir à ce sujet : le livre de l’Imâm Al-Qourachi : ici et le livre du Chaykh Ibnou Ar-Rif’ah : ici] et il considérait également mécréants ceux qui attribuent le corps ou la direction à Allâh [Voir à ce sujet : le livre du Chaykh Moulla ‘Ali Al-Qâri : ici ; le livre du Chaykh Al-Haytami : ici ; le livre de l’Imâm As-Souyoûti : ici ; et le livre du Chaykh Mahmoûd As-Soubki : ici].

Le Chaykh Al-Qaddoûmi Al-Hanbali confirme qu’attribuer l’endroit à Allâh est de la mécréance

Manhaj-al-Ahmad-Al-Qaddoumi-al-hanbali-   Manhaj-al-Ahmad-Al-Qaddoumi-al-hanbali-livre   Manhaj-al-Ahmad-Qaddoumi-Attribuer-endroit-à-Allah-est-de-la-mécréance

Dans son livre « Al-Manhajou l-Ahmad », Le Chaykh Al-Qaddoûmi Al-Hanbali a dit :

«ويجب الجزم بأنّه تعالى ليس بجسم ولا جوهر ولا عرض ،لا تحلّ به الحوادث ولا يحلّ في حادث ولا ينحصر فيه، فمن اعتقد أنّ الله بذاته في كلّ مكان أو في مكان فهو كافر. بل يجب الجزم بأنّه تعالى بائن من خلقه (أي لا يشبههم)، فالله تعالى كان ولا مكان ثم خلق المكان وهو الآن كما كان قبل خلق المكان»

« Il est un devoir d’affirmer que Allâh ta’âlâ n’est pas un corps, ni une substance, ni une caractéristique des substances, ce qui entre en existence (al-hawâdith) ne s’incarnent pas en Lui, et Il ne s’incarne pas en eux. Aucune des choses qui entrent en existence ne Le contienne. Celui qui croit que Allâh est par Lui-même dans tous les endroits ou dans un endroit est mécréant. Il est un devoir de croire que Allâh est différent de Ses créatures, ainsi Allâh existe de toute éternité et il n’y a pas d’endroit de toute éternité. Il a créé l’endroit et Il est tel qu’Il est avant la création de l’endroit »

Informations utiles :

– Le Moufti, Al-’Allâmah (l’illustre savant), le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Qaddoûmi An-Nâboulouçi Al-Madani Al-Hanbali est né en 1247 et il est décédé en 1331 de l’Hégire (Rahimahou l-Lâh). Il était le savant des Hanbalites dans le Hijaz et au Cham. Ce livre là (Al-Manhajou l-Ahmad) est justement un livre dans lequel il présente la croyance de l’Imam Ahmad Ibn Hanbal.

– Ici, il mentionne et confirme la citation de Chaykh Badrou d-Dîn Ibnou Balbân Al-Hanbali qui dit clairement que celui qui croit que Allâh est dans un endroit alors il est mécréant, et il en est de même pour celui qui croit que Allâh est dans tout les endroits, c’est à dire partout de par Son Être.

– En effet la croyance correct est de croire fermement que Allâh existe sans endroit car Il en est Le Créateur.

– Le Chaykh Mouhammad Ibnou Badri d-Dîn Ibnou Balbân Ad-Dimichqi Al-Hanbali, est né en 1006 et il est décédé en 1083 de l’Hégire (rahimahou l-Lâh) , c’est à dire il y a plus de 350 ans. L’ouvrage dont est tiré cette citation est intitulé “Moukhtasar Al-Ifâdât”.

– La voie de l’Imam Ahmad [ainsi que de l’Imam Mâlik, de l’Imam Aboû Hanîfah, et de l’Imam Ach-Châfi’i] est de déclarer mécréant ceux qui prétendent que Allâh est dans un endroit ou une direction. [Voir l’article à ce sujet : ici].

– Retrouvez d’autres paroles de savants qui ont confirmé le fait qu’attribuer le corps, l’endroit ou la direction à Allâh, cela fait sortir de l’Islam : ici .

– Dans ce même ouvrage le Chaykh Al-Qaddoûmi mentionne également le fait que celui qui a pour croyance que Allâh est un corps, il n’est pas musulman. [Voir l’article à ce sujet : ici].