L’Imâm Aboû Madyan parle de la croyance en Allâh

         

Dans son traité de croyance, l’Imâm Aboû Madyan a dit :

« الحمد لله الذي تنـزه عن الحد والأين والكيف والزمان والمكان .المتكلم بكلام قديم أزلي صفة من صفاته قائم بذاته لا منفصل عنه ولا عائد إليه ولا يحُل في المحدثات ولا يجانس المخلوقات ولا يوصف بالحروف والأصوات تنـزَّهت صفات ربنا عن الأرض والسماوات.
اللهم إنّا نُوَحِّدُك ولا نَحُدُّك ونؤمن بك ولا نكَيِّفُك ونعبدك ولا نُشَبِّهُك ونعتقد أن من شبهك بخلقك لم يعرف الخالق من المخلوق»
و قال أيضا : « “القُدُّوس على العرش استوى من غير تمكن ولا جلوس »
فقال : « العرش بنفسه هو المكان وله جوانب وأركان وكان الله ولا مكان وهو الآن على ما عليه كان ليس له تحتٌ فيُقِلَّه ولا فوقٌ فيُظِلَّه ولا جوانب فتعدله ولا خلْف فيسنده ولا أمام فيحده »

« La louange est à Allâh Qui est exempt de la limite et du “où” (c’est-à-dire de la localisation) ainsi que du comment, du temps et de l’endroit. Il a pour attribut une Parole exempte de début et c’est l’un de Ses Attributs qui est propre à Lui-même, ni séparé de Lui, ni en contact avec Lui. Il ne s’incarne pas dans ce qui entre en existence et Il ne ressemble pas aux créatures, on ne Lui attribue pas les lettres et les sons, les Attributs de notre Seigneur sont exempts de ce qu’il y a dans la terre et les cieux.
 Ô Allâh nous déclarons que Tu es Unique et que Tu n’es pas limité. Nous croyons en Toi et nous ne T’attribuons pas le comment. Nous T’adorons et ne T’attribuons pas de semblable. Et nous témoignons que celui qui Te donne un semblable ne connais pas la différence entre Le Créateur et la créature. »

Il a dit aussi : « Al-Qouddoûs (c’est-à-dire Allâh) ‘ala l-‘archi stawâ, sans endroit, ni position assise. »

Et il a dit : « Le trône lui-même est un endroit et il a des flancs et des cotés. Et Allâh existe de toute éternité sans endroit et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité. Il n’y a rien en-dessous de Lui qui Le porterait et rien au-dessus de Lui qui L’ombragerait, ni de cotés qui le redresserait et rien non plus derrière Lui qui Lui ferait appuie, ni devant Lui qui Le limiterait »

Informations utiles :

– Le Chaykh des Machâykh, le Waliyy (saint), l’Imâm, Al-Qoutb Chou’ayb Aboû Madyan Al-Andalouçi (m.594 A.H.) [connu en Afrique du nord par Sayyidi Boumediene] est né dans la région de Séville (Espagne) et il est décédé et enterré à Tlemcen (Algérie). Il est un grand savant reconnu dans le monde entier.

  • Le Chaykh Aboû ‘Abdi l-Lâh At-Tlamçani a dit de lui : « Le Chaykh, sayyidî Aboû Madyan était [à son époque] sans pareil de parmi les meilleurs des hommes, et il était l’élite de parmi l’élite des awliyyâ (saints), des abdâl ; Allâh a réunis pour lui la science de la loi (charî’ah) et de la haqîqah» [An-Najmou th-Thâqib]

– Le manuscrit de son traité de croyance se trouve à la bibliothèque national de paris sous la référence 5485.

– Ici, le Chaykh Aboû Madyan confirme plusieurs points qui font l’objet de l’unanimité. Comme le fait que :

  • Allâh existe sans endroit ;
  • Il est exempt des six directions (le haut, le bas, la droite, la gauche, le devant et le derrière) ;
  • Il existe sans comment ;
  • Il n’est pas concerné par la limite ;
  • Il ne dépend pas du temps ;
  • Il n’a aucune ressemblance avec Ses créatures ;
  • Sa parole n’est ni de lettre ni de son ; [Retrouvez d’autres citations à ce sujet : ici]
  • Son istiwâ sur le trône n’est pas une position assise ni le fait d’occuper un endroit. [Retrouvez d’autres citations à ce sujet : ici]

– Le comment (al-kayf) : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh est exempt de tout cela.

– Selon les savants, al-mahdoûd (ce qui est limité), c’est ce qui occupe un espace, qu’il soit grand ou petit, qu’il soit palpable comme l’homme ou l’arbre, ou impalpable comme la lumière ou l’obscurité. Et les savants ont dit que ce qui est limité a besoin de qui l’a limité par cette limite-là. Or il n’est pas possible que ce qui est limité se soit limité lui-même selon la limite qu’il aurait, car cela signifierait qu’il se serait créé et cela est impossible, car ce qui existe ne se crée pas soi-même. l’Imâm ‘Ali Ibn Ibî Tâlib qui a dit : « Celui qui prétend que notre Seigneur est limité, alors certes il n’a pas connu Le Créateur, Celui Qui mérite d’être adoré » [Rapporté par Aboû Nou’aym]

Al-Majlissi (Chiite) prétend que le Qour-ân est falsifié

         

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans le livre intitulé « Mir-âtou l-‘Ouqoûl » (tome 12 pages 525 et 526 de cette édition) Mouhammad Bâqir Al-Majlissi le chiite a dit :

«عن ابي عبدالله عليه السلام قال: إن القرآن الذي جاء به جبرائيل عليه السلام إلى محمد صلى الله عليه واله سبعة عشر ألف أية »

«Aboû ‘Abdi l-Lâh [Ja’far As-Sâdiq] (‘alayhi s-salâm) a dit : Certes le Qour-ân avec lequel est venu [l’ange] Jabrâ-îl (‘alayhi s-salâm) à Mouhammad (salla l-Lâhou ‘alayhi wa âlihi wa sallam) contient dix-sept milles (17 000) versets»

 

Puis lorsqu’il commente ce texte, il ajoute :

«فالخبر صحيح ولا يخفى أن هذا الخبر وكثير من الاخبار الصحيحة الصريحة في نقص القران وتغييره وعندي ان الاخبار في هذا الباب متواتره معنى»

« Ce récit est authentique (sahîh) ; et on ne peux renier que ce récit et de nombreux récits authentiques (sahîhah) et explicites confirment que le Qour-ân a été diminué et modifié, et les récits à ce sujet sont moutawâtir (rapporté par un grand groupe de personnes) dans ce sens»

 

Informations utiles :

– Mouhammad Bâqir Al-Majlissi (chiite) est né en 1037 et il est décédé en 1111 de l’hégire à Ispahan (Iran), les chiites le considère comme un « Allâmah » (Illustre savant) « Chaykhou l-Islâm » ou encore « Khatîm al-Mouhaddithîn » (le sceau des spécialistes de la science du hadîth) et comme l’un des plus grands savants de leur mouvance. Il est l’auteur d’ouvrages qui comptent de parmi les plus grandes références chez les chiites comme ce livre en question (Mir-âtou l-‘Ouqoûl) ou encore « Bihâr al-Anwâr » et d’autres.

– Ce livre « Mir-âtou l-‘Ouqoûl » est un commentaire du livre « Al-Kâfî » d’Al-Koulayni. Et le livre « Al-Kâfî » est considéré chez les chiites comme l’ouvrage de hadîth le plus authentique. Il contient cependant des récits comme celui-ci prétendant que le Qour-ân serait falsifié.

– Ici, Al-Majlissi rapporte un hadîth Chiite prétendant qu’il y aurait dans le Qour-ân révélé au prophète Mouhammad (صلى الله عليه وسلم)  dix sept milles (17 000)  versets. Or le Qour-ân que nous possédons en comporte un peu plus de 6200. Ainsi il y a dans ce hadîth Chiite la prétention que notre Qour-ân serait incomplet d’environ 10800 versets !! Et Al-Majlissi lors du commentaire de ce récit prétend qu’il est sahîh, et plus encore, il témoigne qu’il y a de très nombreux textes moutawâtir dans la tradition Chiite qui indiqueraient que le Qour-ân que nous possédons serait incomplet et falsifié. D’ailleurs il y a dans ce même ouvrage d’autres passages dans lesquels il confirme sa croyance en la falsification du Qour-ân.

– Egalement une autre grande référence chez les Chiites : Abou l-Haçan Al-‘Âmili qui est l’élève de Al-Majlissi, rapporte et confirme dans son ouvrage « Mouqaddimah Tafsîr al-Bourhân » que Al-Majlissi croyait en la falsification du Qour-ân et qu’il a suivi en cela d’autres grandes références Chiite :

  • Al-Koulayni qui est l’une des plus grandes références chez les chiites et qui a écrit le livre « Al-Kâfî » qui est l’ouvrage principale de hadîth chez eux.
  • Al-Qoummi qui est également une référence majeur des chiites et qui est l’auteur d’un de leur plus célèbre tafsîr.
  • et autres qu’eux.

– Ainsi, dans de nombreuses sources Chiite il est mentionné que le Qour-ân serait falsifié et diminué, et ceci dans les livres qu’ils considèrent eux-même comme les livres de références qui sont la base de leur mouvance.

– De plus, il attribue cette mécréance explicite au grand Imâm Ja’far As-Sâdiq que les Chiites considèrent pourtant dans leur dogme comme le sixième des douze imams infaillibles.

– L’Imâm Ja’far As-Sâdiq: Il est Aboû ‘Abdi l-Lâh, Ja’far fils de Mouhammad Al-Bâqir, fils de Zaynou l-‘Âbidin ‘Ali fils de Al-Houçayn, le fils de l’Imâm ‘Ali Ibnou Abî Tâlib et Fâtimah (رضي الله عنهم), la fille du prophète (صلى الله عليه وسلم). Il est également descendant du Calife Aboû Bakr As-Siddiq (رضي الله عنه) de par son ascendance maternelle. Il est parmi les grands Imam du Salaf. Il est né en 83 à Médine et est décédé en 148 de l’Hégire à Médine également, et fût enterré dans le cimetière d’Al-Baqî’. Il faisait partie des maîtres des gens de la famille du Prophète (صلى الله عليه وسلم) dans la jurisprudence, dans la science et par le mérite.

– Allâh ta’âlâ dit :

{إِنَّا نَحۡنُ نَزَّلۡنَا ٱلذِّكۡرَ وَإِنَّا لَهُ ۥ لَحَـٰفِظُونَ}

ce qui a pour sens : « C’est Nous qui avons fait descendre le Qour-ân et c’est Nous qui en assurons la préservation » [Soûrat Al-Hijr / 9]

– Comment se fait-il que ces Chiites qui ont pris comme pilier de leur foi l’insulte envers les compagnons, se taisent sur des égarements aussi graves provenant de leur propres références !?  Et comment peuvent-ils se baser sur des ouvrages et prendre en considération des hadîth contenant dans leur chaînes de transmission des personnes avec des croyances clairement contraire à l’Islâm !?

Le Hâfidh Ibn Jahbal Al-Kilâbi rapporte qu’Ibn Taymiyyah a suivi la croyance de Pharaon

   

Dans le livre « At-Tawfîq ar-Rabbânî fî raddi ‘alâ Ibni Taymiyyah al-Harrâni » [qui est un livre de mise en garde contre les égarements d’Ibnou Taymiyyah] composé par un groupe de savants, il est dit :

« احتجاج ابن تيمية على إثبات الجهة لله تعالى :
وقد احتج ابن تيمية على إثبات الجهة لله تعالى مقلدا سلفه المجسمة بقوله تعالى حكاية عن فرعون :
{يا هامان ابن لي صرحا لعلي أبلغ الاسباب أسباب السموات فأطلع إلى إله موسى وإني لاظنه كاذبا}.
وقد نقل ذلك عنه عصريه الحافظ أحمد بن يحيى الكلابي في رسالته  »

« L’attribution d’Ibn Taymiyyah de la direction à Allâh tâ’alâ :

Ibn Taymiyyah a confirmé la direction à Allâh ta’âlâ en suivant en cela ses prédécesseurs anthropomorphistes (moujassimah) en se basant sur la parole de Allâh ta’âla, mentionnant les dires de Phararon [sens en français] : « Ô Hâmân bâtis pour moi une tour : peut-être atteindrai-je les voies, les voies des cieux, et apercevrai-je le Dieu de Moûçâ, mais je pense que celui-ci est menteur » Cela a été rapporté de lui (Ibn Taymiyyah) par son contemporain le Hâfidh Ahmad Ibn Yahyâ Al-Kilâbi dans sa riçâlah »

Informations utiles :

– Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ahmad Ibnou Yahyâ Al-Kilâbi connu sous le nom de Ibnou Jahbal est né en 670 et il est décédé en 733 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 700 ans. Il était le Moufti des Châfi’ites à Alep et Damas (Syrie).

  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’illustre savant (Al-‘Allâmah), le modèle des musulmans » [Siyarou A’lâmi n-Noubalâ] et il a dit également de lui : « L’illustre savant (Al-‘Allâmah), le Moufti des musulmans » [Târîkhou l-Islâm]
  • Quant à Ibn Kathîr, il a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’honorable Imâm, le Moufti des musulmans » [Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • As-Safadi a dit de lui : «L’Imâm, le Moufti ». [Al-Wâfî bi l-Wafayât]

– Les propos du Hâfidh Ibn Jahbal Al-Kilâbi sont issus de son ouvrage “Riçalah fî nafyî al-jihah” [Epître sur la négation de la direction -concernant Allâh-], qu’il a écrit pour répliquer aux égarements d’Ibn Taymiyyah. Cette Epitre est citée dans son intégralité par l’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki dans son livre “Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ” après qu’il ait mentionné la biographie de l’Imâm Ibn Jahbal. Tajou d-Dîn As-Soubki a dit : « J’ai consulté l’ouvrage qu’il a réalisé concernant la négation de la direction au sujet de Allâh en tant que réplique à Ibn Taymiyyah, et il n’y a rien de mauvais dedans ».

– Abou l-’Abbâs Ahmad Ibnou Taymiyyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est à l’origine d’une grande discorde dans le monde musulman. Nombreux sont les savants de l’Islâm qui ont mis en garde contre lui et ont dénoncé ses multiples égarements. Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibnou Taymiyah sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com.

– Le Hâfidh Ibnou Jahbal Al-Kilâbi et Ibnou Taymiyyah ont vécu à la même époque et dans la même région.

– La parole du Hâfidh Ibnou Jahbal Al-Kilâbi n’est pas une accusation sans preuve, en effet dans plusieurs de ses ouvrages, Ibn Taymiyyah s’est basé sur la parole et la faible compréhension de Pharaon pour tenter de justifier sa croyance que Allâh serait dans la direction du haut. Ainsi ceci apparaît dans ses livres intitulés :

  • Al-Fatâwâ al-Hamiyyah al-Koubrâ ;
  • Al-‘Aqîdah al-Wasitiyyah ;
  • Bayân Talbîss al-Jahmiyyah ;
  • Majmoû’ al-Fatâwâ

– De nombreux savants ont dénoncé la mauvaise compréhension de Pharaon reprise par les moujassimah (anthropomorphistes) pour tenter de justifier leur croyance, parmi eux :

  • Le Qâdî Aboû Bakr Ibn Al-‘Arabi [voir : ici] ;
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi qui a dit : « Pharaon a donc fait croire aux gens que Mouça disait que son Dieu est au ciel, et ceci est encore une des ruses de Pharaon, de sa mauvaise foi et de sa méchanceté». [Tafsîr Al-Kabîr] ;
  • L’Imâm Al-Qourtoubi qui a dit dans son tafsîr : « Il (Pharaon) s’est illusionné que Allâh serait un corps que les directions englobent et comme il prétendait la Divinité, il croyait que la divinité était représentée par l’établissement dans un endroit honoré » ;
  • Le Chaykh As-Sâwi a dit dans son livre « Hâchiyyatou s-Sâwi » : « En raison de sa faiblesse et de sa laideur d’esprit, Pharaon s’est imaginé que le Seigneur de Mouça était au ciel et qu’il était donc possible de monter vers Lui ».
  • L’Imâm Al-Kawthari a dit en réplique aux moujassimah qui se basent sur les dires de Pharaon : « Vous n’êtes que des gens qui suivent Pharaon qui a eu pour croyance que Le Créateur est dans une direction et il a voulu ainsi monter sur une échelle selon lui vers Dieu ! Il vous suffit comme rabaissement que vous êtes des gens qui le suivent et qu’il est votre Imâm. » [Maqalât Al-Kawthari]

– Les musulmans sont unanimes sur le fait que Allâh n’est pas dans une direction, ni dans un endroit, et ils sont unanimes à confirmer l’égarement évident de Pharaon.

– Les assimilationnistes (mouchabbihah) fondent leur croyance sur les prétentions de Pharaon, alors que Allâh ta’âlâ dit dans soûrat Al-Ghâfir/46 :

{ النارُ يُعْرَضُونَ عَلَيْهَا غُدُوّاً وَعَشِيًّا وَيَوْمَ تَقُومُ السَّاعَةُ أدْخِلُوا ءَالَ فِرْعَوْنَ أَشَدَّ العَذَابِ}
Ce qui a pour sens : « Ils sont exposés au feu matin et soir et le jour où arrivera l’Heure, faites entrer ceux qui ont suivi Pharaon dans le plus intense châtiment ».

– Comment après cela, ces gens là peuvent-ils délibérément délaisser le tawhîd pour se baser sur la parole d’un homme égaré que Allâh a maudit !?

L’Imâm Al-Moutawalli explique le verset “yakhâfoûna Rabbahoum min fawqihim” [soûrat An-Nahl/50]

   

Dans son livre « Al-Ghounyah fî Ousoûli d-Dîn » (page 78 de cette édition) l’Imâm Al-Moutawalli a dit :

« وقوله {يخافون ربهم من فوقهم} معناه يخافون ربهم أن ينزل عليهم عذابا من فوقهم »

« Quant à la parole de Allâh ta’âla : { يخافون ربهم من فوقهم} (yakhâfoûna Rabbahoum min fawqihim) elle signifie : Ils craignent que leur Seigneur fasse descendre sur eux un châtiment provenant d’au-dessus d’eux »  

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), l’Imâm, le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Sa’îd ‘Abdou r-Rahmân An-Nayçâboûri, connu sous le nom de Al-Moutawalli Ach-Châfi’i est né en 426 à Nayçâboûr et il est décédé en 478 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله). C’est-à-dire il y a environ 960 ans. Il succéda à l’Imâm Ach-Chîrâzi comme enseignant à la célèbre école An-Nidhâmiyyah de Baghdâd. Il étudia la jurisprudence Chafi’ite auprès du savant, le Qâdî Houçayn Ach-Châfi’i (m.463 A.H) celui dont l’Imâm Ar-Râfi’i (m.623 A.H.) disait : « On le surnommait le savant de la communauté», et autres que lui. L’Imâm An-Nawawi (m.676 A.H.) le cite souvent comme référence dans ses ouvrages.

  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet :« L’illustre savant (Al-‘Allâmah) le Chaykh des Chafi’ites » [Siyarou A’lâmi n-Noubalâ], et il a également dit de lui : « Il était un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Chafi’ite, l’un des grands savants, Il était un Faqîh reconnu, et un savant méticuleux » [Târîkhou l-Islâm].
  • Quant à Ibn Kathîr, il a dit à son sujet :« Il était éloquent, un grand orateur, et maîtrisait de nombreuses sciences » [Al-Bidâyah wa n-Nihâyah], il a dit également : « Il était un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) reconnu, et un savant méticuleux », il a également fait son éloge en disant : « Il était l’un des ash-hâbou l-woujoûh (une catégorie de savants en dessous du degré du moujtahid, qui est apte à déduire les jugements religieux à partir des textes de l’Imâm fondateur de l’école) dans le madh-hab [Châfi’i] ». [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyîn]
  • As-Safadi a dit de lui :« Il comptait parmi les meilleurs des gens de par le comportement et le caractère, et de parmi les savants les plus modestes et généreux, il était reconnu et méticuleux tout en étant un grand orateur, éloquent, et nombreux devenaient des imams en assistant à ses assemblées de science ». [Al-Wâfî bi l-Wafayât]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit de lui :« Il est l’un des Imâm aux degrés les plus élevés de parmi nos compagnons » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ].
  • Et Ibn Khallikân a dit à son sujet :« Il était un Faqîh Chafi’ite originaire de Nayçâboûr, il a rassemblé la science, l’application de la religion, et les bons caractères, il a maîtrisé le Fiqh (la jurisprudence), Al-Ousoûl (les fondements) et al-Khilâf (les divergences religieuses) » [Wafayâtou l-A’yân].

– Ici, lors de son explication du verset 50 de Soûrat An-Nahl {يخافون ربهم من فوقهم} (yakhâfoûna Rabbahoum min fawqihim) il explique que le sens est qu’Ils craignent de la part de leur Seigneur (Allâh), un châtiment provenant d’au-dessus d’eux. Ainsi ce verset ne signifie en aucun cas que Allâh serait de par Son Être dans la direction du dessus comme se le sont illusionné les mouchabbihah (anthropomorphistes), qui de nos jours s’auto-proclament salafistes (les wahhabites).

  • En effet l’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi a dit : « Les mouchabbihah (anthropormorphistes) ont dit : la parole de Allâh {yakhâfoûna Rabbahoum min fawqihim} indique que Allâh est au-dessus d’eux de par Son Être».
  • Egalement l’Imâm Ach-Chahrastâni a dit : « En ce qui concerne les expressions révélées (c’est-à-dire présentes dans le Qour-ân ou la Sounnah) telles que « al-istiwâ », « al-wajh », « al-yadayn », « al-janb », « al-majî », « al-ityân », « al-fawqiyyah » et d’autres que celles-ci, les anthropomorphistes les prennent selon leur sens apparent, je veux dire telles qu’elles sont comprises lorsqu’elles sont employées au sujet des corps » [voir l’article : ici].

– Pourtant le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a catégoriquement nié la notion de direction au sujet de Allâh dans un hadîth sahîh. Il a dit (صلى الله عليه وسلم) [ce qui a pour sens : ] «Ô Allâh Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en-dessous de Toi » (Rapporté par Mouslim et autres) [Voir l’article : ici].

– Certains savants ont expliqué ce verset en disant que la fawqiyyah (supériorité) de Allâh mentionné dans ce verset ou encore dans le verset {wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdih} est une fawqiyyah (supériorité) de domination, de toute puissance et de mérite, et non une fawqiyyah par l’endroit et la direction.

  • L’Imâm Ibnou Foûrak a dit à ce sujet : « Sache que, lorsque nous disons que Allâh ‘azza wa jall est “fawqa mâ khalaqa” (supérieur à ce qu’Il a créé), cela ne veut pas dire que c’est une fawqiyyah (supériorité) spatiale ni une élévation sur les endroits par la distance ni leur supervision par le contact avec quoi que ce soit de ces endroits » [Voir l’article : ici].

– De nombreux savants ont donné une explication similaire à celle de l’Imâm Al-Moutawalli, tels que :

  • L’Imâm At-Tabarâni ;
  • L’Imâm Ibnou ‘Atiyyah ;
  • L’Imâm Ar-Râzi ;
  • L’Imâm Ibnou ‘Abdi s-Salâm
  • L’Imâm Al-Qourtoubi ;
  • L’Imâm Al-Baydâwi ;
  • L’Imâm An-Naçafi (710 H.) ;
  • L’Imâm Aboû Hayyân Al-Andaloûçi ;
  • le Moufassir Ismâ’îl Haqqi ;
  • Et beaucoup d’autres …

 

L’Imâm Ibn Foûrak explique l’istiwâ de Allâh

   

Dans son livre « Mouchkilou l-Hadîth » (page 229 de cette édition), l’Imâm Ibnou Foûrak a dit :

« لأن استواءه على العرش سبحانه ليس على معنى التمكن والاستقرار، بل هو على معنى العلو بالقهر والتدبير وارتفاع الدرجة بالصفة، على الوجه الذي يقتضي مباينة الخلق »

« Certes l’istiwâ de Allâh sur le trône ne signifie pas le fait d’être dans un endroit ou d’être établi, mais il vient plutôt dans le sens de la supériorité par la domination, de la prédestination, de l’élévation du degré, dans un sens qui implique qu’Il n’est pas comparable aux créatures »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le moutakallim (spécialiste de la croyance), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Bakr Mouhammad Ibnou l-Haçan Ibnou Foûrak (certains le nomment « Ibnou Fawrak ») al-Asbahâni ach-Châfi’i est décédé en 406 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 1030 ans. Il était un grand défenseur de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa-l jamâ’ah. On compte parmi ses illustres élèves : l’Imâm Al-Bayhaqi et l’Imâm Abou l-Qâçim Al-Qouchayri.

  • L’Imâm An-Nawawi faisait son éloge en disant :  « Al-Oustâdh [Al-Isfarâyîni] est l’une des trois personnes qui vécurent à la même époque et qui se levèrent afin de défendre l’école du Hadîth et de la Sounnah dans les questions de croyance, il s’agit ainsi de ceux qui ont défendu l’école du Chaykh Abou l-Haçan Al-Ach’ari. Ce sont Al-Oustâdh Aboû Is-hâq Al-Isfarâyîni, Al-Qâdî Aboû Bakr Al-Bâqillâni et l’Imâm Aboû Bakr Ibnou Foûrak. »[Tahdhîbou l-Asmâ-i wa l-Loughât]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, l’Illustre savant (Al-‘Allâmah), le vertueux (As-Sâlih) le Chaykh des théologiens (moutakallimîn)» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]

– Ici, l’Imâm Ibn Foûrak explique que l’istiwâ de Allâh sur le trône n’est pas un établissement ni le fait d’occuper un endroit, mais que cela signifie plutôt que Allâh domine le trône par Sa toute-puissance, ou encore que le trône est sous la prédestination de Allâh.

–  Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni [voir : ici]
  • L’Imâm Ibnou Foûrak
  • L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Jouwayni [père de l’Imâm Al-Haramayn]
  • Le Chaykh Ibn Battâl
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [voir : ici]
  • L’Imâm Ach-Chîrâzi [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Moutawalli [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Ghazâli [voir : ici]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [voir : ici]
  • Le Chaykh Al-Lâmichi Al-Hanafi
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i
  • Le Chaykh Ibn ‘Abdi s-Salâm
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzî
  • Al-Qâdî Ibn Jamâ’ah
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Le Chaykh Moullâ ‘Alî Al-Qârî
  • L’Imâm Al-Kawthari (qui rapporte l’unanimité) [voir : ici]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi [voir : ici]
  • Le Hâfidh Al-Harari
  • et de nombreux autres savants.

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’istiwâ de Allâh : ici.