L’Imâm As-Souyoûti confirme qu’une innovation peut être bonne

al-hawi-li-l-fatawa-souyouti   as-souyouti-bonne-innovation-bida

Le Hâfidh As-Souyoûti dans son recueil de Fatwâ : « Al-Hâwi li l-Fatâwi », dans le chapitre : « Housnou l-Maqsid fi ‘Amali l-Mawlid » (Le bon objectif dans l’accomplissement du Mawlid), a dit :

« إن البدعة لم تنحصر في الحرام والمكروه، بل قد تكون أيضا: مباحة ومندوبة وواجبة »

« L’innovation (al-bid’ah) ne se limite pas en interdiction et déconseillé, mais elle peut être aussi : permise, recommandée et obligatoire »

[Puis il poursuit en citant la parole de l’Imâm An-Nawawi tirée de son livre « Tahdhîbou l-‘Asmâ-i wa l-Loughât » qui comprend également la parole de l’Imâm Ibn ‘Abdi s-salâm (à retrouver : ici) puis il mentionne la parole de l’Imâm Ach-Châfi’i rapporté par l’Imâm Al-Bayhaqi dans son livre « Manâqibou ch-Châfi’i » (à retrouver : ici)]

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Abou l-Fadl ‘Abdou r-Rahmân ibnou Abî Bakr Jalâlou d-Dîn as-Souyoûti est un grand savant Chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 au Caire et il est décédé en 911 de l’hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

  • ‘Abdou l-Qâdir Ibn Mouhammad Ach-Châdhili (l’un de ses élèves) a dit à son sujet : « Notre maître (sayyidounâ wa mawlânâ), l’illustre et grand enseignant […] Chaykhou l-Islâm, l’héritier des sciences des prophètes (‘alayhimou s-salâm), celui qui était sans égal à son époque, unique en son temps, celui qui anéantit l’innovation blâmable et qui revivifie la sounnah […] l’Illustre savant, l’océan de science, le très intelligent […] le savant de la religion sans équivalent, l’Imâm de ceux qui appellent à la guidée, celui qui réprime les moubtadi’ah (innovateurs dans la croyance) et les athées, le Sultan des savants, le porte parole des défenseurs de la croyance (moutakallimîn), Le chaykh de l’Islâm et des musulmans, celui qui appelle à la voie agréée par Allâh, l’Imâm des mouhaddithîn (spécialiste du Hadîth) de son époque et de son temps » [Jalâlou d-Dîn As-Souyoûti : Ma’lamatou ‘ouloûmi l-Islâmiyyah]
  • Chamsou d-Dîn Ad-Dâwoûdi (l’un de ses élèves) a dit de lui : « Il était le plus savant des gens de son époque dans la science du Hadîth et ses ramifications » [Chadharâtou dh-Dhahab].
  • Ibnou ‘Imâd Al-Hanbali a dit à son sujet : « Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) […] le Chafi’ite, le mousnid, l’examinateur scrupuleux, l’auteur d’ouvrages excellents et bénéfiques » [Chadharâtou dh-Dhahab].

– Ici, l’Imâm As-Souyoûti confirme qu’une innovation n’est pas dans tout les cas interdite, mais qu’elle se classe en cinq sortes : permise, recommandée, obligatoire, déconseillée et interdite.

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » (Rapporté par Mouslim) [Retrouvez l’article : ici].

– À la suite de ses propos, l’Imâm As-Souyoûti (رحمه الله) mentionne des paroles de savants de référence qui ont également expliqué que l’innovation est de différentes sortes, parmi eux il cite :

– Quant au hadîth qui comprend les termes « كل بدعة ضلالة » [koullou bid’atin dalâlah], les savants de l’Islâm ont dit que « كل » [koullou] signifie ici « la plupart », c’est-à-dire que la plupart des innovations mènent à l’égarement. [Voir la parole de l’Imâm An-Nawawi : ici]

– C’est dans ce même ouvrage que l’Imâm As-Souyoûti (رحمه الله) a délivré sa célèbre Fatwâ sur le caractère permis de célébrer le Mawlid qu’il qualifie de “bonne innovation” [Retrouvez l’article : ici]

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant les bonnes innovations : ici.

Le Loughawi Ibn Mandhoûr explique le Nom de Allâh “An-Noûr”

Lisan al-'Arab - Ibn Mandhur   Liçan l-arab - an-nour - ibn Mandhur - lumière

Dans son célèbre dictionnaire « Liçânou l-‘Arab» , le Loughawi Ibn Mandhoûr a dit :

« نور: في أَسماء الله تعالى: النُّورُ؛ قال ابن الأَثير: هو الذي يُبْصِرُ بنوره ذو العَمَاية ويَرْشُدُ بهداه ذو الغَوايَةِ، وقيل: هو الظاهر الذي به كل ظهور، والظاهر في نفسه المُظْهِر لغيره يسمى نوراً.
قال أَبومنصور: والنُّور من صفات الله عز وجل، قال الله عز وجل: الله نُورُ السموات والأَرض؛ قيل في تفسيره: هادي أَهل السموات والأَرض، وقيل: مَثل نوره كمشكاة فيها مصباح؛ أَي مثل نور هداه في قلب المؤمن كمشكاة فيها مصباح. »

« Noûr : Parmi les Noms de Allâh ta’âlâ : An-Noûr ; Ibnou l-Athîr a dit [que la signification est] : Il est Celui par lequel voit par Sa lumière celui qui est dans l’aveuglement et qui est guidé par Sa guidée celui qui est dans l’égarement. […]

Aboû Mansoûr [Al-Azhari] a dit : Et «An-Noûr» compte parmi les attributs de Allâh ‘azza wa jall. Allâh ta’âlâ dit : {Allâhou Noûrou s-Samâwâti wa-l Ard} Il a été dit concernant son tafsîr : Celui Qui guide les gens des cieux et de la terre. Et il a été dit [concernant la parole de Allâh] : {Mathalou Noûrihi ka-Michkâtin fîhâ misbâh} c’est-à-dire que l’exemple de la lumière de Sa guidée dans le cœur du croyant est telle une niche contenant une lampe»

 

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Loughawi (spécialiste de la langue arabe) Mouhammad Ibn Moukarram Al-Ifrîqi Al-Misri connu sous le nom de Ibn Mandhoûr est né en 630 et il est décédé en 711 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 730 ans. Son dictionnaire « liçânou l-‘arab » est un ouvrage de référence dans langue Arabe.

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Qâdî (Juge) Majdou d-Dîn Abou s-Sa’âdât Al-Moubârak Ibn Mouhammad Ibn ‘Abdi l-karîm Ibn ‘Abdi l-Wâhid, Ibnou l-Athîr Ach-Chaybâni Al-Jazari, est né en 544 et il est décédé en 606 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 800 ans. [Ne pas le confondre avec son frère, le célèbre Historien ‘Ali ‘Izzou d-Dîn Ibnou l-Athîr qui est décédé en 630 de l’Hégire (رحمه الله)]

– La citation que rapporte de lui Ibnou Mandhoûr provient de son ouvrage “An-Nihâyatou fî Gharîbi l-Hadîthi wa l-Athar”.

– L’Imâm, le Loughawi (spécialiste de la langue arabe) Aboû Mansoûr Mouhammad Ibn Ahmad Al-Azhari est né en 282 et il est décédé en 370 de l’Hégire c’est à dire il y a plus de 1000 ans. Il fait parti des plus grands spécialistes de la langue Arabe et il a vécu à l’époque du Salaf.

– La citation que rapporte de lui Ibnou Mandhoûr provient de son ouvrage “Tahdhîbou l-Loughah”.

– Ici, Ibn Mandhoûr explique que le Nom de Allâh “An-Noûr” signifie ” Al-Hâdî ” c’est-à-dire Celui Qui guide. Mais il n’est pas permis de croire que Allâh serait une lumière, qui est le contraire de l’obscurité car Il est Celui Qui crée la lumière.

– De nombreux savants ont tenu des propos similaire. Parmi eux le compagnon Ibnou l-‘Abbâs [voir : ici], l’Imâm Al-Khattâbi [voir : ici], l’Imâm Al-Halîmi [voir :ici] l’Imâm Al-Bayhaqi, l’Imâm Al-Jouwayni [voir : ici] et beaucoup d’autres.

– Allâh ta’âlâ dit dans Soûrat Al-An’âm :  { وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ } [ce qui a pour sens] : « Et Il (Allâh) créa les obscurités et la lumière », Dès lors, comment serait-il possible qu’Il soit une lumière comme Ses créatures ?!

– Le fait de croire que Allâh serait une lumière (contraire de l’obscurité) est une croyance contraire à l’Islâm, et cette croyance fait sortir de l’islâm. [voir à ce sujet la citation de l’Imâm An-Nâboulouçi : ici]. Les savants ont dit que les corps sont de deux sortes : les corps palpables (que l’on peux toucher) et les corps impalpables (que l’on ne peux pas toucher). La lumière est un corps impalpable et Allâh n’est ni un corps palpable ni un corps impalpable. Les savants ont été unanimes sur le fait qu’attribuer le corps à Allâh est de la mécréance. [Retrouvez des citations à ce sujet  : ici]

– Retrouvez d’autres paroles de savants ayant mentionné que Allâh n’est pas une lumière : ici.

Adh-Dhahabi fait l’éloge de la commémoration du Mawlid

Siyari A'lami n-Noubala - Dhahabi   Siyari A'lami n-Noubala - dhahabi t 22-334 mawlid   Siyari A'lami n-Noubala - dhahabi t 22-335 mawlid   Siyari A'lami n-Noubala - dhahabi t 22-336 mawlid

Dans son livre « Siyarou A’lâmi n-Noubalâ » (tome 22 pages 334 à 336 de cette édition), lors de son chapitre consacré au roi Al-Moudhaffar (le roi de Irbil), Adh-Dhahabi a dit :

« وأما احتفاله بالمولد فيقصر التعبير عنه ; كان الخلق يقصدونه من العراق والجزيرة وتنصب قباب خشب له ولأمرائه وتزين ، وفيها جوق المغاني واللعب ، وينزل كل يوم العصر فيقف على كل قبة ويتفرج ، ويعمل ذلك أياما ، ويخرج من البقر والإبل والغنم شيئا كثيرا فتنحر وتطبخ الألوان ، ويعمل عدة خلع للصوفية ، ويتكلم الوعاظ في الميدان ، فينفق أموالا جزيلة . وقد جمع له ابن دحية “كتاب المولد” فأعطاه ألف دينار .
وكان متواضعا ، خيرا ، سنيا ، يحب الفقهاء والمحدثين »

« Quant à sa commémoration du Mawlid, les mots sont trop faibles pour en parler. Les gens voyageaient depuis l’Irak et depuis la péninsule arabique, on leur construisait des coupoles en bois pour eux et pour leurs princes et on les décorait, on y trouvait des troupes de chants et de divertissements. Il descendait tous les jours au temps du ‘asr pour assister aux animations dans chaque coupole et regardait avec curiosité, il faisait ainsi pendant des jours. Il choisissait une grande quantité de bœufs, de chameaux et de moutons qu’il sacrifiait et cuisait en des plats variés. Il faisait confectionner de nombreux habits d’apparat pour les soufis.

Les prêcheurs faisaient la tournée des villes en exhortation. Il distribuait un argent considérable. Ibn Dihyah a composé pour lui le Livre du Mawlid et il le récompensa de mille dinars.

Il était modeste, bienfaisant, sunnite, il aimait les savants de la jurisprudence et les savants du hadîth.»

Informations utiles :

– Adh-Dhahabi est né en 643 et il est mort en 748 de l’hégire, c’est-à-dire il y a plus de 680 ans. Il était l’un des élèves de Ibn taymiyyah, bien qu’il ait mis en garde contre lui par la suite. Il est souvent pris comme référence par les gens de la déviation qui s’opposent à la célébration du Mawlid.

– Le Savant Sunnite, le Sultân attaché à la religion, le Gouverneur de Irbil, l’éminent Roi Al-Moudhaffar Aboû Sa’îd Koûkabri Ibnou Zaynou d-Dîn ‘Ali Ibnou Baktakîn est né 549 et il est décédé en 630 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 800 ans. Il était très proche du grand Moujâhid Salâhou d-Dîn Al-Ayyoûbi (رحمه الله) qui était d’ailleurs marié avec sa sœur. Nombreux sont les savants qui ont fait son éloge.

– Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Chaykh Abou l-Khattâb Ibnou Dihyah Al-Andalouci est né à Valence en 544 et il est décédé au Caire en 633 de l’Hégire (رحمه الله).

  • L’Imâm As-Souyoûti a dit à son sujet :  « L’Imâm, L’illustre savant (Al-‘Allâmah) le grand Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) » [Housnou l-Mouhâdarah]

– Dans cette ouvrage Adh-Dhahabi fait l’éloge du Roi Al-Moudhaffar qui est le premier à avoir instauré la commémoration du Mawlid. Lorsque Adh-Dhahabi mentionne les actes de bien qu’il a réalisé, il décrit le grand attachement de ce Roi pour le Mawlid An-Nabawi. Ceci nous démontre que Adh-Dhahabi approuvait également la célébration du Mawlid et la considérait comme une bonne innovation.

– Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations que les savants de l’Islâm ont approuvé. Parmi eux le Chaykh de l’Imâm An-Nawawi, le Hâfidh Aboû Châma [voir : ici], l’Imâm As-Souyoûti [voir : ici], l’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni [voir : ici], le Hafîdh As-Sakhawi [voir : ici] et beaucoup d’autres. Retrouvez de nombreuses paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » (Rapporté par Mouslim) [Retrouvez l’article : ici].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

 

Le Hâfidh Ibnou Dihyah participait à la commémoration du Mawlid (rapporté par As-Souyoûti)

   

Le Hâfidh As-Souyoûti dans son recueil de Fatwa : « Al-Hâwi li l-Fatâwi », dans le chapitre : « Housnou l-Maqsid fî ‘Amali l-Mawlid » (Le bon objectif dans l’accomplissement du Mawlid), après avoir fait l’éloge du Mawlid [voir l’article à ce sujet : ici], il a dit :

« وقال ابن خلكان في ترجمة الحافظ أبي الخطاب بن دحية : كان من أعيان العلماء ومشاهير الفضلاء ، قدم من المغرب ، فدخل الشام والعراق واجتاز بإربل سنة أربع وستمائة ، فوجد ملكها المعظم مظفر الدين بن زين الدين يعتني بالمولد النبوي ، فعمل له كتاب التنوير في مولد البشير النذير ، وقرأه عليه بنفسه ، فأجازه بألف دينار »

« Ibnou Khillikân a dit dans la biographie du Hâfidh Abou l-Khattâb Ibnou Dihyah : ” Il faisait partie des notables, des savants et des plus réputés des gens qui ont un mérite. Il est venu du Maghreb et il est entré au pays du Châm et de l’Irak. Il est passé par Irbil en l’an six cent quatre ; il a trouvé son roi glorieux Moudhaffirou d-Dîn Ibnou Zayni d-Dîn attachant une attention particulière au Mawlid du Prophète. Il a écrit pour lui le livre « At-Tanwîr fî Mawlidi l-Bachîri n-Nadhîr » et il le lui a récité personnellement. Le roi l’a récompensé de mille dinars ” »

 

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Abou l-Fadl Abdou r-Rahmân ibnou Abi Bakr Jalâlou d-Dîn as-Souyoûti est un grand savant chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 au Caire et il est décédé en 911 de l’Hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

– Ici, il cite un passage du livre « Wafayâtou l-A’yân » de Ibnou Khillikân, dans lequel ce dernier expose la biographie du Hâfidh Ibnou Dahyah et en fait l’éloge.

– Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Chaykh Abou l-Khattâb Ibnou Dihyah Al-Andalouci est né à Valence en 544 et il est décédé au Caire en 633 de l’Hégire (رحمه الله).

  • L’Imâm As-Souyoûti a dit à son sujet :  « L’Imâm, L’illustre savant (Al-‘Allâmah) le grand Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) » [Housnou l-Mouhâdarah]

– Il participait à la commémoration du Mawlid et il a composé le livre « At-Tanwîr fî Mawlidi l-Bachîri n-Nadhîr » pour le roi Al-Moudhaffar. Cela est également rapporté par Ibnou Kathîr dans son livre d’histoire « Al-Bidâyah wa n-Nihâyah ». [voir l’extrait du livre de Ibnou Kathir à ce sujet : ici] et [voir l’extrait du livre de As-Souyoûti à ce sujet : ici]

– Le Savant Sunnite, le Sultân attaché à la religion, le Gouverneur de Irbil, l’éminent Roi Al-Moudhaffar Aboû Sa’îd Koûkabri Ibnou Zaynou d-Dîn ‘Ali Ibnou Baktakîn est né 549 et il est décédé en 630 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 800 ans. Il était très proche du grand Moujâhid Salâhou d-Dîn Al-Ayyoûbi (رحمه الله) qui était d’ailleurs marié avec sa sœur. Nombreux sont les savants qui ont fait son éloge.

L’Imâm As-Souyoûti approuve et fait l’éloge du Mawlid

      

Le Hâfidh As-Souyoûti dans son recueil de Fatwâ : « Al-Hâwi li l-Fatâwi », dans le chapitre : « Housnou l-Maqsid fi ‘Amali l-Mawlid » (Le bon objectif dans l’accomplissement du Mawlid), a dit :

« فقد وقع السؤال عن عمل المولد النبوي في شهر ربيع الأول ، ما حكمه من حيث الشرع ؟ وهل هو محمود أو مذموم ؟ وهل يثاب فاعله أو لا ؟
الجواب : عندي أن أصل عمل المولد الذي هو اجتماع الناس وقراءة ما تيسر من القرآن ورواية الأخبار الواردة في مبدأ أمر النبي صلى الله عليه وسلم وما وقع في مولده من الآيات ، ثم يمد لهم سماط يأكلونه وينصرفون من غير زيادة على ذلك – هو من البدع الحسنة التي يثاب عليها صاحبها لما فيه من تعظيم قدر النبي صلى الله عليه وسلم وإظهار الفرح والاستبشار بمولده الشريف ، وأول من أحدث فعل ذلك صاحب إربل الملك المظفر أبو سعيد كوكبري بن زين الدين علي بن بكتكين ، أحد الملوك الأمجاد والكبراء الأجواد ، وكان له آثار حسنة ، وهو الذي عمر الجامع المظفري بسفح قاسيون »

« La question a été posée sur le fait de commémorer la naissance honorée au mois de Rabî’ou l-‘Awwal, quel est son jugement du point de vue de la Loi de l’Islam ? Est-ce une chose louable ou blâmable ? Est-ce que celui qui le commémore a des récompenses ou non ?

La réponse d’après moi est la suivante : la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance.

Le premier à l’innover fut le gouverneur de Irbil, le roi Al-Moudhaffar Aboû Sa’îd Koûkabri Ibnou Zayni d-Dîn ‘Ali Ibnou Baktakîn qui était l’un des rois glorieux et des grands généreux. Il a laissé de bonnes traces et c’est lui qui avait édifié la mosquée Al-Moudhaffari au pied de la montagne de Qasiyoûn ».

 

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Abou l-Fadl ‘Abdou r-Rahmân ibnou Abî Bakr Jalâlou d-Dîn as-Souyoûti est un grand savant Chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 au Caire et il est décédé en 911 de l’hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

  • ‘Abdou l-Qâdir Ibn Mouhammad Ach-Châdhili (l’un de ses élèves) a dit à son sujet : « Notre maître (sayyidounâ wa mawlânâ), l’illustre et grand enseignant […] Chaykhou l-Islâm, l’héritier des sciences des prophètes (‘alayhimou s-salâm), celui qui était sans égal à son époque, unique en son temps, celui qui anéantit l’innovation blâmable et qui revivifie la sounnah […] l’Illustre savant, l’océan de science, le très intelligent […] le savant de la religion sans équivalent, l’Imâm de ceux qui appellent à la guidée, celui qui réprime les moubtadi’ah (innovateurs dans la croyance) et les athées, le Sultan des savants, le porte parole des défenseurs de la croyance (moutakallimîn), Le chaykh de l’Islâm et des musulmans, celui qui appelle à la voie agréée par Allâh, l’Imâm des mouhaddithîn (spécialiste du Hadîth) de son époque et de son temps » [Jalâlou d-Dîn As-Souyoûti : Ma’lamatou ‘ouloûmi l-Islâmiyyah]
  • Chamsou d-Dîn Ad-Dâwoûdi (l’un de ses élèves) a dit de lui : « Il était le plus savant des gens de son époque dans la science du Hadîth et ses ramifications » [Chadharâtou dh-Dhahab].
  • Ibnou ‘Imâd Al-Hanbali a dit à son sujet : « Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) […] le Chafi’ite, le mousnid, l’examinateur scrupuleux, l’auteur d’ouvrages excellents et bénéfiques » [Chadharâtou dh-Dhahab].

– Il fait partie des nombreux grands savants qui ont fait l’éloge de la célébration du Mawlid et qui ont distingué les bonnes innovations, des mauvaises innovations [voir : ici].

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » (Rapporté par Mouslim) [Retrouvez l’article : ici].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Après avoir expliqué en quoi consiste le Mawlid, il dit que cela compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé. Et que le Mawlid comporte une glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم).

– Il dit que le premier à avoir innové le Mawlid fut le roi Al-Moudhaffar, et il en fait son l’éloge.

– Le Savant Sunnite, le Sultân attaché à la religion, le Gouverneur de Irbil, l’éminent Roi Al-Moudhaffar Aboû Sa’îd Koûkabri Ibnou Zaynou d-Dîn ‘Ali Ibnou Baktakîn est né 549 et il est décédé en 630 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 800 ans. Il était très proche du grand Moujâhid Salâhou d-Dîn Al-Ayyoûbi (رحمه الله) qui était d’ailleurs marié avec sa sœur. Nombreux sont les savants qui ont fait son éloge.

– Dans d’autres parties de son livre l’Imâm As-Souyoûti mentionne les paroles d’autres savants ayant fait l’éloge du Mawlid tels que l’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni [voir : ici] et le Hâfidh Ibn Dahyah [voir : ici]. Il mentionne aussi une citation de Ibn Kathîr [voir : ici].

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant le Mawlid : ici.