Le Chaykh ‘AbdoulLâh Al-Harari explique le jugement des innovations

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Dans son livre « Ar-Rawâ-ihou z-Zakiyyah fî Mawlidi khayri l-Bariyyah » (les senteurs pures dans la commémoration de la naissance de la meilleur des créatures), le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari a dit :

« فصل في تحقيق معنى البدعة وحكمها :

اعلم أن البدعة لغة ما أحدث على غير مثال سابق يقال: جئت بأمر بديع أي محدث عجيب لم يعرف قبل ذلك. وفي الشرع المحدَثُ الذي لم ينص عليه القرءان ولا جاء في السنة، قال ابن العربي: “ليست البدعة والمحدَث مذمومين للفظ بدعة ومحدث ولا معنييهما، وإنما يذم من البدعة ما يخالف السنة، ويذم من المحدثات ما دعا إلى الضلالة” ا.هـ.

أقسام البدعة: والبدعة تنقسم إلى قسمين:
بدعة ضلالة: وهي المحدَثة المخالفة للقرءان والسنة. وبدعة هدى: وهي المحدَثة الموافقة للقرءان والسنة.

وهذا التقسيم مفهوم من حديث البخاري ومسلم عن عائشة رضي الله عنها قالت: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: “مَن أحدث في أمرنا هذا ما ليس منه فهو رد”. ورواه مسلم بلفظ ءاخر وهو: “من عمل عملا ليس عليه أمرنا فهو رد”. فأفهم رسول الله صلى الله عليه وسلم بقوله:”ما ليس منه” أن المحدَث إنما يكون ردًّا أي مردوداً إذا كان على خلاف الشريعة، وأن المحدَث الموافق للشريعة ليس مردودًا.


وهو مفهوم أيضًا مما رواه مسلم في صحيحه من حديث جرير بن عبد الله البجلي رضي الله عنه أنه قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : “من سن في الإسلام سنة حسنة فله أجرها وأجر من عمل بها بعده من غير أن ينقص من أجورهم شىء، ومن سن في الإسلام سنة سيئة كان عليه وزرها ووزر من عمل بها من بعده من غير أن ينقص من أوزارهم شىء”.

وفي صحيح البخاري في كتاب صلاة التراويح ما نصه: “قال ابن شهاب: فتوفي رسول الله صلى الله عليه وسلم والناس على ذلك”، قال الحافظ ابن حجر: “أي على ترك الجماعة في التراويح”. ثم قال ابن شهاب في تتمة كلامه: “ثم كان الأمر على ذلك في خلافة أبي بكر وصدرًا من خلافة عمر رضي الله عنه”.
وفيه أيض تتميمًا لهذه الحادثة عن عبد الرحمن بن عبد القاريّ أنه قال:خرجت مع عمر بن الخطاب رضي الله عنه ليلة في رمضان إلى المسجد، فإذا الناس أوزاع متفرقون يصلي الرجل لنفسه ويصلي الرجل فيصلي بصلاته الرهط، فقال عمر: إني أرى لو جمعت هؤلاء على قارىء واحد لكان أمثل، ثم عزم فجمعهم على أُبيّ بن كعب، ثم خرجت معه ليلة أخرى والناس يصلون بصلاة قارئهم قال عمر: “نعم البدعة هذه”.ا.هـ. وفي الموطأ بلفظ: “نِعمت البدعة هذه”. »

« Chapitre de la précision du sens de l’Innovation et de son jugement :

Sache que l’innovation (al-bid’ah) dans la langue est ce qui a été innové sans équivalent antérieur ; on dit par exemple : tu as fait une chose badî’, c’est-à-dire une chose nouvelle, étonnante qu’on ne connaissait pas avant cela. Selon la Loi de l’Islâm, c’est ce qui a été innové sans que cela soit cité ni dans le Qour-ân ni dans la Sounnah.

Ibnou l-‘Arabi a dit : « L’innovation (bid’ah) et la nouveauté (mouhdath) ne sont pas blâmables pour leur appellation d’innovation et de nouveauté, ni pour leur sens, mais ce qui est blâmable parmi ce qui relève de l’innovation, c’est ce qui contredit la tradition prophétique, et ce qui est blâmable parmi les nouveautés, c’est ce qui appelle à l’égarement ». Fin de citation.

Les différentes sortes d’innovations : l’innovation se divise en deux sortes :

L’innovation d’égarement : c’est la nouveauté qui contredit le Qour-ân et la Sounnah ; et l’innovation de bonne guidée : c’est la nouveauté qui est en accord avec le Qour-ân et la Sounnah.

Cette classification, on la comprend du hadîth de Al-Boukhâri et Mouslim d’après ‘Â-ichah (رضي الله عنها) qui a dit : « Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit : « man ahdatha fî amrinâ hâdhâ mâ layça minhou fahouwa radd » [ce qui a pour sens : « Celui qui innove dans notre religion une chose qui n’y est pas conforme, elle est rejetée ») . Ce hadith a été rapporté par Mouslim en d’autres termes à savoir : « man ‘amila ‘amalan layça ‘alayhi amrinâ fahouwa radd » [ce qui a pour sens : « Celui qui fait une œuvre qui n’est pas en accord avec notre religion, elle est rejetée»] . Par sa parole : « mâ layça minhou » [qui a pour sens : « qui n’y est pas conforme»] , le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a expliqué que la nouveauté est rejetée si elle va à l’encontre de la Loi de l’Islâm et que la nouveauté qui est en accord avec la Loi de l’Islâm n’est pas rejetée.

Cette classification est déduite également de ce qu’a rapporté Mouslim dans son Sahîh, du hadith de Jarîr Ibnou Abdi l-Lâh Al-Bajli (رضي الله عنه) qui a dit : « Le Messager de Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« man sanna fi l-Islâmi sounnatan haçanah, falahou ajrouhâ wa ajrou ma ‘amila biha ba’dahou min ghayri an yanqousa min oujourihim chay ; wa man sanna fi l-Islâmi sounnatan sayyi-ah kâna ‘alayhi wizrouhâ wa wijrou ma ‘amila bihâ min ba’dihi min ghayri an yanqousa min awrâzihim chay » [ce qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah), il en aura la récompense et il aura une récompense chaque fois que quelqu’un la refait après lui sans que rien ne soit diminué de leurs récompenses. Celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah), il se chargera de son péché et il sera chargé d’un péché chaque fois que quelqu’un la refait après lui sans que rien ne soit diminué de leurs péchés» .]

Aussi, dans le recueil de Al-Boukhâri dans le livre la prière surérogatoire des nuits de Ramadan (at-tarâwîh), il est cité ce qui suit : Ibnou Chihâb a dit : « Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) est mort et les gens se conduisaient ainsi ». Le Hâfidh Ibnou Hajar  a dit : « C’est-à-dire qu’ils ne faisaient pas la prière surérogatoire des nuits de Ramadan en assemblée ». Puis Ibnou Chihâb dans la suite de sa citation a dit : « Et il en était ainsi à l’époque du califat de Aboû Bakr et pendant la première partie du califat de ‘Oumar (رضي الله عنه) ».

Il y est cité aussi, suite à cet événement que ‘Abdou r-Rahmân Ibnou ‘Abdi l-Qâri a dit ce qui signifie : « Je suis sorti avec ‘Oumar Ibnou l-Khattâb (رضي الله عنه) en une nuit de Ramadan, à la mosquée, alors que les gens étaient en groupes isolés et séparés ; certains faisaient la prière individuellement, d’autres se rassemblaient en petits groupes et faisaient la prière en assemblée, alors ‘Oumar a dit : Je vois que si je rassemble ces gens pour qu’ils soient dirigés par un seul homme récitant le Qour-ân, ce serait mieux. Puis il s’est décidé et les a rassemblés derrière Oubayy Ibnou Ka’b. Une autre nuit, je suis sorti avec lui alors que les gens faisaient la prière derrière celui qui récitait le Qour-ân, ‘Oumar a dit : quelle bonne innovation que voici (ni’ma l-bid’ah hâdhih) ». Fin de citation. Dans Al-Mouwattâ [de l’Imâm Mâlik] figure le terme : « Quelle bonne innovation que celle-ci (ni’mati l-bid’ah hâdhih) ». »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), l’Imâm, le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari Ach-Châfi’i Ach-Chaybi Al-‘Abdari connu sous le nom de Al-Habachi est décédé en 1429 de l’Hégire (رحمه الله). Il était un grand défenseur de la croyance de Ahlou s-Sounnah. De nombreux savants et responsables d’institutions islamiques ont fait son éloge. Parmi eux :

  • Le Chaykh Mouhammad Dhafar (Dâr al-‘ouloûm Amjadiyyah de Karachi au Pakistan) a dit : « L’illustre savant érudit (Al-‘Allâmah al-Kabîr) Al-Hâfidh Al-Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) l’éducateur et l’honorable Chaykh Abdoullâh Al-Harari connu par Al-Habachi suit le Madh-hab Al-Haqq (l’école de droiture) et marche sur la voie droite, celle des Sahâbah du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) , des prédécesseurs vertueux ainsi que leurs successeurs. Puisse Allâh leur accorder à tous encore davantage d’agrément et d’approbation. Et il est un Imâm (guide et référence) très grand, et il est une référence en la religion (houjjatou fi d-Dîn). Il est pieux et vertueux, véridique et sincère. ».
  • Le Mouhaddith des contrées marocaines, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri a dit à son sujet :  « Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh est juste (‘adl)… Il a des ouvrages dignes de considération et des livres utiles dans l’explication des Lois de Allâh pour les musulmans, qui montrent bien qu’il fait partie des religieux qui ont une grandeur d’âme et qui œuvrent pour la religion de Allâh. Il n’est donc pas permis, après tout cela, qu’on le calomnie dans sa religion, qu’on le discrédite dans sa croyance ou qu’on récuse sa justesse ».
  • Le Chaykh Mouhammad Noûrou d-Dîn Al-Banjari Al-Makki (l’un des Chouyoukh d’Indonésie) a dit de lui : « Concernant la science il est difficile de trouver quelqu’un de semblable au Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari ou quelqu’un qui se rapproche de son niveau ».

– Ici, après avoir donné la définition de l’innovation dans la langue et selon la Loi de l’Islâm, il confirme qu’elle est de deux sortes :

  • La bonne innovation : qui est en accord avec le Qour-ân et la Sounnah.
  • La mauvaise innovation : qui contredit le Qour-ân et la sounnah.

– Ici, le Chaykh Al-Harari (رحمه الله) est sur la voie et l’explication donnée par le grand savant du Salaf, l’Imâm Ach-Châfi’i (رحمه الله) [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici].

– Puis il argumente en mentionnant des hadîth et la célèbre parole de ‘Oumar Ibnou l-Khattâb rapporté par l’Imâm Al-Boukhâri [voir : ici] et l’Imâm Mâlik [voir : ici].

– Et comme l’a mentionné le Chaykh, le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » (Rapporté par Mouslim) [Retrouvez l’article : ici].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Dans la suite le son ouvrage le Chaykh Al-Harari (رحمه الله) fait l’éloge de la célébration du Mawlid [Retrouvez l’article : ici].

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant les bonnes innovations : ici.

 

Le Chaykh ‘Abdou l-Lah Al-Harari explique l’Istiwa de Allah

sirat al-moustaqim - Al-Harari Al-Habachi   tafsir ayah ar-rahman ala arch istawa - chaykh abdoullah al harari al habachi

Dans son livre “As-Siratou l-Moustaqim”, le Chaykh ‘Abdoul-Lah Al-Harari a dit :

« L’exégèse de la ‘ayah : {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmanou ‘ala l-‘archi stawa) : 

Il est un devoir de faire l’exégèse de cette ‘ayah dans un sens autre que celui de l’établissement (al-istiqrar), de la position assise (al-joulouss) ou de ce qui est de cet ordre. Celui qui croit une telle chose est devenu mécréant. Il est donc un devoir de s’abstenir de retenir le sens apparent –  qui vient communément à l’esprit – et l’on retient au contraire une sémantique compatible avec la raison.

Par conséquent, on retient pour le terme « istawa » le sens de « al-qahr » (la domination). En effet, dans la langue des arabes, on dit ” إِسْتَوَى فُلاَنٌ عَلَى الْمَمَالِك ” (istawa foulanoun ‘ala l-mamalik) « Untel a dominé les royaumes » , lorsqu’il a pris les rênes du pouvoir et a fait peser son joug sur les gens, comme le dit le poète :  “قَدِ اسْتَوَى بِشْرٌ عَلَى الْعِرَاقِ مِنْ غَيْرِ سَيْفٍ وَدَمٍ مُهْرَاقٍ” (Qadi stawa Bichroun ‘ala l-‘Iraqi min ghayri sayfin wa damin mouhraqi) ce qui a pour sens  : « Bichr a dominé l’Irak assurément sans tirer d’épée ni faire couler de sang ».

L’intérêt de spécifier le Trône en le citant dans la ‘ayah, c’est parce qu’il est la plus grande des créatures de Allah ta’ala ; ainsi, on apprend que la domination de Allah concerne ce qui est plus petit que le trône à plus forte raison. L’Imam ‘Ali a dit : « Allah ta’ala a créé le Trône par manifestation de Sa toute-puissance et ne l’a pas pris comme endroit pour Lui-même ». Ceci a été rapporté par l’Imam, le Mouhaddith, faqih et linguiste, Abou Mansour At-Tamimi dans son livre At-Tabsirah.

On peut dire aussi « istiwa’ » d’un  istiwa’ que Lui sait, tout en L’exemptant de l’istiwa’ des créatures tel que la position assise et l’établissement.

Sachez aussi qu’il est un devoir de mettre en garde contre ces gens qui considèrent possible le fait de s’asseoir et de s’établir sur le Trône concernant Allah, eux qui expliquent Sa parole ta’ala : { الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى } (Ar-Rahmanou ‘ala l-‘archi stawa) par la position assise ou par le face à face par au-dessus, eux qui prétendent « qu’on ne peut concevoir l’existence d’un être que dans un endroit », leur argumentation est invalide. Eux qui prétendent aussi que la parole des gens du Salaf : «istawa sans comment» serait en accord avec leur croyance, Ils n’ont pas su que le comment que les gens du Salaf ont nié, c’est justement la position assise, l’établissement, la localisation dans un endroit, le face à face avec un corps ainsi que touts les aspects physiques ou moraux tels que le mouvement, l’immobilité et l’humeur.

[Puis il continue en citant la longue réfutation de l’Imam Al-Qouchayri en réplique aux anthropomorphistes] »

Informations utiles :

– Al-‘Allamah (référence), l’Imam, le Mouhaddith (transmetteur du hadith), le Faqih (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh ‘Abdoul-Lah Al-Harari Ach-Chafi’i Ach-Chaybi Al-‘Abdari connu sous le nom de Al-Habachi est décédé en 1429 de l’Hégire (rahimahou l-Lah). Il était un grand défenseur de la croyance de Ahlou s-Sounnah.

-De nombreux savants et responsables d’institutions islamiques ont fait son éloge. Parmi eux :

Le Président de l’Université et de l’Institut islamique “Az-Ziyadah” à Jakarta en Indonésie, Habib Al-Miçawi, a dit : « J’ai pris connaissance des livres du Mouhaddith, le Chaykh respectable ‘Abdoul-Lah Al-Harari Ach-Chaybi, que Allah le préserve, surtout les livres “Al-Maqalatou s-Sounniyyah” et “Sarihou l-Bayan”, j’ai trouvé en lui un savant, un jurisconsulte, versé dans la science et le Hadith, je témoigne qu’il est unique à son époque et son ère et qu’il est le Moujaddid de ce siècle ». (C’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

Le Chaykh ‘Abdou r-Rahman Kanj Koya Tankal Al-Boukhari, le Juge de la province de “Yalal”, doyen de la faculté “As-Sayyid Madani” et guide de l’Association des savants de Ahlou-s-Sounnah wal-Jama’ah dans l’ensemble de l’Inde : « J’ai été très heureux de connaître le Chaykh ‘Abdou l-Lah Al-Harari au travers de ses ouvrages et de ses disciples. Ainsi, j’ai pu me rendre compte personnellement de l’éminence de cet homme ; j’ai trouvé en lui le savant érudit, le Mouhaddith, dont il est rare de trouver le pareil, et le jurisconsulte Moujaddid qui combat la bid’ah (la mauvaise innovation) et qui soutient la Sounnah ».

– Ici nous voyons que le Chaykh ‘Abdou l-Lah Al-Harari confirme la croyance de Ahlou s-Sounnah concernant l’explication de la ayah { الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى }. Il dit qu’elle ne signifie pas que Allah serait assis, ou établit ou au dessus du trône comme l’on prétendu certains égarés. Mais que le sens de l’istiwa de Allah est plutôt dans le sens de la domination (qahr) en accord avec le tawhid et la langue arabe.

– Retrouvez d’autres paroles de savants au sujet de l’istiwa de Allah : ici .

Le Chaykh Al-Harari confirme qu’il est permis de faire le tabarrouk par les traces physiques du Prophète

sirat al-moustaqim - Al-Harari Al-Habachi   Chaykh 'abdoullah al-harari al-habachi - tabarrouk

Dans son livre “As-Siratou l-Moustaqim”, le Chaykh ‘Abdoul-Lah Al-Harari a dit :

« اعلم أن الصحابة رضوان الله عليهم كانوا يتبركون بآثار النبي صلى الله عليه وسلم في حياته وبعد مماته ولا زال المسلمون بعدهم إلى يومنا هذا على ذلك وجواز هذا الأمر يعرف من فعل النبي    صلى الله عليه وسلم وذلك أنه صلى الله عليه وسلم قسم شعره حين حلق في حجة الوداع و أظفاره »

« Sachez que les compagnons, que Allah les agrée, recherchaient les bénédictions par les traces physiques du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) au cours de sa vie et après sa mort. Les musulmans n’ont cessé de suivre cette voie jusqu’à nos jours. On a su la permission de cette pratique à partir des actes du Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) puisqu’il a partagé (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) ses cheveux lorsqu’il a fait raser sa tête lors du pèlerinage de l’adieu, de même qu’il a partagé ses coupures d’ongles. »

Informations utiles :

– Al-‘Allamah (référence), l’Imam, le Mouhaddith (transmetteur du hadith), le Faqih (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh ‘Abdoul-Lah Al-Harari Ach-Chafi’i Ach-Chaybi Al-‘Abdari connu sous le nom de Al-Habachi est décédé en 1429 de l’Hégire (rahimahou l-Lah). Il était un grand défenseur de la croyance de Ahlou s-Sounnah.

-De nombreux savants et responsables d’institutions islamiques ont fait son éloge. Parmi eux :

Le Président de l’Université et de l’Institut islamique “Az-Ziyadah” à Jakarta en Indonésie, Habib Al-Miçawi, a dit : « J’ai pris connaissance des livres du Mouhaddith, le Chaykh respectable ‘Abdoul-Lah Al-Harari Ach-Chaybi, que Allah le préserve, surtout les livres “Al-Maqalatou s-Sounniyyah” et “Sarihou l-Bayan”, j’ai trouvé en lui un savant, un jurisconsulte, versé dans la science et le Hadith, je témoigne qu’il est unique à son époque et son ère et qu’il est le Moujaddid de ce siècle ». (C’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

Le Moufti de l’Inde, le Chaykh Mouhammad Akhtar Ar-Radawi Al-Azhari, a dit : « Certes, le Chaykh ‘Abdou l-Lah Al-Harari est un savant éminent, un grand critique averti et un puits de science, nous le considérons, surtout dans les pays arabes, comme étant l’Imam de Ahlou-s-Sounnah wa-l-jama’ah ».

– Ici, le Chaykh Al-Harari confirme le fait qu’il est permis de faire le tabarrouk par les traces physiques du prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam), c’est-à-dire qu’il est permis d’en rechercher des bénédictions. Il précise bien le fait que cela est connu à partir des actes même du prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam), puisqu’il a distribué ses cheveux et ses coupures d’ongles.

– Vous pouvez retrouver l’extrait du Sahih Mouslim au sujet du partage des cheveux par le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) : ici.

– Concernant le partage de ses coupures d’ongles, cela est rapporté par l’Imam Ahmad Ibn Hanbal dans son Mousnad ; cela fera l’objet d’un article incha’a l-Lah.

Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari fait l’éloge du Mawlid

al-harari-habachi mawlid   Al-Harari-habachi-eloge mawlid

Dans son livre « Ar-Rawâ-ihou z-Zakiyyah fî Mawlidi khayri l-Bariyyah » (les senteurs pures dans la commémoration de la naissance de la meilleur des créatures), le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari a dit :

« فصل في الاحتفال بالمولد الشريف، وذكر أدلة جوازه :
من البدع الحسنة الاحتفال بمولد رسول الله صلى الله عليه وسلم، فهذا العمل لم يكن في عهد النبي صلى الله عليه وسلم ولا فيما يليه، إنما أحدث في أوائل القرن السابع للهجرة، وأول من أحدثه ملك إربل وكان عالمًا تقيًّا شجاعًا يقال له المظفر. جمع لهذا كثيرًا من العلماء فيهم من أهل الحديث والصوفية الصادقين. فاستحسن ذلك العمل العلماء في مشارق الأرض ومغاربها، منهم الحافظ أحمد بن حجر العسقلاني، وتلميذه الحافظ السخاوي، وكذلك الحافظ السيوطي وغيرهم »

« Chapitre de la commémoration de la naissance honorée (al-mawlid ach-charîf) et l’évocation des preuves de son caractère permis :

 Parmi les bonnes innovations, il y a la célébration de la naissance (Mawlid) du Prophète (صلى الله عليه وسلم). Cette pratique n’existait pas à l’époque du Prophète (صلى الله عليه وسلم) ni à l’époque qui l’a suivie. Mais elle fut innovée aux débuts du septième siècle de l’Hégire. Le premier à l’avoir innovée fut le roi de Irbil. Il était savant, pieux, courageux et il est surnommé Al-Moudhaffar. Il réunit pour cela beaucoup de savants, parmi lesquels il y avait des gens du hadith et des soufis véridiques. Les savants des orients de la terre et de ses occidents ont approuvé cela. Il y a parmi eux le Hâfidh Ahmad Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni et son élève le Hâfidh As-Sakhâwi ainsi que le Hâfidh As-Souyoûti et d’autres encore. »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), l’Imâm, le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari Ach-Châfi’i Ach-Chaybi Al-‘Abdari connu sous le nom de Al-Habachi est décédé en 1429 de l’Hégire (رحمه الله). Il était un grand défenseur de la croyance de Ahlou s-Sounnah. De nombreux savants et responsables d’institutions islamiques ont fait son éloge. Parmi eux :

  • Le Président de l’Université et de l’Institut islamique “Az-Ziyâdah” à Jakarta en Indonésie, Habîb Al-Miçâwî, a dit : « J’ai pris connaissance des livres du Mouhaddith, le Chaykh respectable ‘Abdoul-Lâh Al-Harari Ach-Chaybi, que Allâh le préserve, surtout les livres “Al-Maqalatou s-Sounniyyah” et “Sarîhou l-Bayân”, j’ai trouvé en lui un savant, un jurisconsulte, versé dans la science et le Hadîth, je témoigne qu’il est unique à son époque et son ère et qu’il est le Moujaddid de ce siècle ». (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).
  • Le Mouhaddith des contrées marocaines, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri a dit à son sujet :  « Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh est juste (‘adl)… Il a des ouvrages dignes de considération et des livres utiles dans l’explication des Lois de Allâh pour les musulmans, qui montrent bien qu’il fait partie des religieux qui ont une grandeur d’âme et qui œuvrent pour la religion de Allâh. Il n’est donc pas permis, après tout cela, qu’on le calomnie dans sa religion, qu’on le discrédite dans sa croyance ou qu’on récuse sa justesse ».
  • Le Docteur ‘Oumar Hâchim, qui était président de l’université Al-Azhar en Egypte a dit à de lui : « Le Mouhaddith, le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari est illustre par sa science et sa piété ».

– Ici, le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari confirme le fait que la commémoration du Mawlid rentre dans le cadre des bonnes innovations qui ont été acceptées par les savants de l’Islâm. Parmi eux le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni [voir : ici], le Hâfidh As-Sakhâwi [voir : ici] et le Hâfidh As-Souyoûti [voir : ici].

– Au début de son ouvrage le Chaykh Al-Harari donne une explication détaillée au sujet des différentes sortes d’innovations [retrouvez l’article : ici].

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » (Rapporté par Mouslim) [Retrouvez l’article : ici].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 580 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est l’un des plus célèbres commentaires du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.

– Le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth) Chamsou d-Dîn Mouhammad Ibnou ‘Abdi r-Rahmân As-Sakhâwi est né en 831 au Caire et il est décédé en 902 de l’Hégire à Médine (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 530 ans. Il était un grand savant reconnu dans la science du hadîth et il était du madhab (école de jurisprudence) Chafi’ite. Il a eu de parmi ses Chaykh l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni.

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moufassir (spécialiste de l’exégèse), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), Abou l-Fadl ‘Abdou r-Rahmân ibnou Abî Bakr Jalâlou d-Dîn as-Souyoûti est un grand savant Chafi’ite reconnu par toute la communauté musulmane. Il est né en 849 au Caire et il est décédé en 911 de l’hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 520 ans. Certains l’ont désigné comme le moujaddid du 10ème siècle de l’hégire (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

– Le Savant Sunnite, le Sultân attaché à la religion, le Gouverneur de Irbil, l’éminent Roi Al-Moudhaffar Aboû Sa’îd Koûkabri Ibnou Zaynou d-Dîn ‘Ali Ibnou Baktakîn est né 549 et il est décédé en 630 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 800 ans. Il était très proche du grand Moujâhid Salâhou d-Dîn Al-Ayyoûbi (رحمه الله) qui était d’ailleurs marié avec sa sœur. Nombreux sont les savants qui ont fait son éloge.

Le Chaykh ‘Abdou l-Lah Al-Harari confirme le fait que Allah existe sans endroit et sans direction

   

Dans son livre As-Siratou l-Moustaqim, le Chaykh ‘Abdoul-Lah Al-Harari a dit :

« Allah ta’ala n’a pas besoin des mondes, c’est-à-dire qu’Il Se passe de tout ce qui est autre que Lui éternellement sans début et sans fin. Il n’a donc pas besoin d’un endroit où se tenir, ni d’une chose pour s’y incarner, ni d’une direction car Il n’est pas tel que la créature. Il n’est ni un corps palpable ni un corps impalpable et la localisation est un attribut des corps palpables et impalpables. Par conséquent, le corps palpable, aussi bien que le corps impalpable sont localisés dans une direction et un endroit. »

 Allah ta’ala dit : {وَهُوَ الَّذِي خَلَقَ اللَّيْلَ وَالنَّهَارَ وَالشَّمْسَ وَالْقَمَرَ كُلٌّ فِي فَلَكٍ يَسْبَحُونَ} [sourat Al-Anbiya / 33] ce qui a pour sens :  « C’est Lui Qui a créé la nuit et le jour, le soleil et la lune, tous se déplacent dans une orbite ». Allah a donc confirmé pour chacune de ces quatre créatures la localisation dans son orbite, qui est la trajectoire de leurs mouvements.

Il suffit de preuve à l’exemption de Allah de l’endroit, de la localisation et de la direction, Sa parole ta’ala :  {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْء} [ce qui a pour sens :] « Rien n’est tel que Lui ». En effet, s’Il était dans un endroit, Il aurait des semblables et des dimensions : hauteur, largeur et profondeur et ce qui est ainsi est entré en existence et nécessite qui l’a limité par cette hauteur, cette largeur et cette profondeur. Ceci est la preuve à partir du Qour-an. »

 

Informations utiles :

– Al-‘Allamah (référence), l’Imam, le Mouhaddith (transmetteur du hadith), le Faqih (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh ‘Abdoul-Lah Al-Harari Ach-Chafi’i Ach-Chaybi Al-‘Abdari connu sous le nom de Al-Habachi est décédé en 1429 de l’Hégire (rahimahou l-Lah). Il était un grand défenseur de la croyance de Ahlou s-Sounnah.

-De nombreux savants et responsables d’institutions islamiques ont fait son éloge. Parmi eux :

Le Président de l’Université et de l’Institut islamique “Az-Ziyadah” à Jakarta en Indonésie, Habib Al-Miçawi, a dit : « J’ai pris connaissance des livres du Mouhaddith, le Chaykh respectable ‘Abdoul-Lah Al-Harari Ach-Chaybi, que Allah le préserve, surtout les livres “Al-Maqalatou s-Sounniyyah” et “Sarihou l-Bayan”, j’ai trouvé en lui un savant, un jurisconsulte, versé dans la science et le Hadith, je témoigne qu’il est unique à son époque et son ère et qu’il est le Moujaddid de ce siècle ». (c’est-à-dire celui qui revitalise la science de la religion).

Le Moufti Mouhammad Ayyoub An-Na’imi, Université Na’imiyyah , en Inde a dit : « Mon cœur a été fortement sensible, ma poitrine s’est fortement réjouie et mon cœur s’est illuminé par le service que le Grand savant, le Mouhaddith, le Chaykh ‘Abdoul-Lah Al-Harari plus connu sous le nom de Al-Habachi porte à la communauté. J’ai pu lire ses livres, son excellent livre As-Siratou l-Moustaqim à plusieurs reprises et j’ai constaté que c’est un livre qui constitue un rappel de nos Salaf vertueux. J’invoque Allah ‘azza wa jall qu’Il fasse que son œuvre soit récompensée et que les savants ainsi que le commun des gens de l’islam puissent profiter de ses bénédictions. Amin. As-salamou ‘alaykoum. »

– Ici nous voyons que le Chaykh ‘Abdou l-Lah Al-Harari confirme la croyance de Ahlou s-Sounnah sur le fait que Allah existe sans endroit et sans direction. Et il dit que la ayah {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْء} [qui a pour sens :] « Rien n’est tel que Lui » est preuve suffisante pour renier l’endroit et la direction au sujet de Allah.

– Les corps se divisent en deux catégories : les corps palpables et les corps impalpables. Les corps palpables, c’est ce qu’on peut saisir à la main tel que les pierres, les plantes, les humains… Et les corps impalpables, c’est ce qu’on ne peut pas saisir à la main tel que la lumière, les Anges, les Jinns, les âmes… Quant aux caractéristiques des corps, c’est ce qui advient aux corps tel que le goût, la couleur, la pensée, le mouvement, le sentiment… Les corps qu’ils soient palpables ou impalpables ainsi que leurs caractéristiques sont tous créés par Dieu, par conséquent Allah n’est pas un corps, ni un corps palpable, ni un corps impalpable.