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Fév 24

Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki met en garde contre Ibn Taymiyah : égaré qui égare (et sa déviation sur le divorce)

   

Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn », lors de l’explication du verset :
{ فَإِنْ طَلَّقَهَا فَلاَ تَحِلُّ لَهُ مِنْ بَعْدُ} dont le sens en français est : {S’il l’a divorce [par trois fois] alors elle ne lui est plus licite} [verset 230 de Soûrat Al-Baqarah] le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit :

« أي طلقة ثالثة سواء وقع الاثنتان في مرة أو مرتين، والمعنى فإن ثبت طلاقها ثلاثًا في مرة أو مرات فلا تحل، كما إذا قال لها: أنتِ طالق ثلاثًا أو البتة، وهذا هو المجمع عليه. وأما القول بأن الطلاق الثلاث في مرة واحدة لا يقع إلا طلقة فلم يعرف إلا لابن تيمية من الحنابلة، وقد رد عليه أئمة مذهبه حتى قال العلماء: إنه الضال المضل، ونسبتها للإمام أشهب من أئمة المالكية باطلة»

« Si son divorce par trois fois est confirmé, qu’il est été prononcé en une fois ou en plusieurs, alors elle [l’épouse] ne lui est pas licite. Comme s’il lui avait dit : “tu es divorcé par trois fois” ou “définitivement”, et cet avis fait l’objet de l’unanimité. Quant à l’avis selon lequel le divorce par trois en une seule fois ne compterait que comme un seul divorce, il n’est connu de personne sauf d’Ibn Taymiyah de parmi les Hambalites, et les Imams de son école lui ont répliqué à ce sujet, au point que les savants ont dit : Il (Ibn Taymiyah) est un égaré qui égare »

Informations utiles :
– Al-‘Allâmah (l’lillustre savant), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) le Chaykh Abou l-‘Abbâs Ahmad Ibnou Mouhammad As-Sâwi Al-Misri Al-Mâliki est né en 1175 en Egypte et il est décédé à Médine en 1241 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 200 ans. Son ouvrage « Hâchiyatou s-Sâwi » est un commentaire du tafsîr al-Jalâlayn.

– Ici, le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki dénonce l’un des nombreux sujets par lesquels Ibn Taymiyah s’est opposé à l’unanimité des musulmans. Il s’agit de son reniement de l’effectivité du divorce triple prononcé en une seule fois.

– Et il mentionne également que les savants de l’Islâm considèrent Ibn Taymiyah comme un égaré qui égare. Parmi les savants qui ont confirmé cela :

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi qui a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui ». [Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir qui a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré ». [Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi qui a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami qui a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwa Al-Hadîthiyyah]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah qui a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki qui a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations ». [Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr tome 2 p.362]
  • Le Mouhaddith Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Azhari qui a dit : « Ibnou Taymiyah dont ce sont accordé l’ensemble des musulmans à dire qu’il est un égaré qui égare ». [Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi qui a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi qui a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imam de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur accorde une grande importance sans devenir un imam de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses de Ibn Taymiyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [voir : ici]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi, en bas de page de son livre en réplique à Al-Albâni (wahhabite) a dit : « Il a été rapporté de ‘Abdou l-Lâh ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi que celui qui qualifie Ibn Taymiyah de « chaykhou l-Islâm » alors par ce propos là il devient mécréant. Ce qu’il veut dire, c’est le fait de dire cela tout en ayant connaissance de ses paroles de mécréance et sa croyance d’égaré, et que malgré cela il le qualifie par ce terme ».

Qu’est-ce que le divorce triple ? Le divorce triple est un divorce effectif, qu’il soit prononcé en une même expression ou en des temps séparé. Ainsi :

  • Si l’époux dit à son épouse « tu es divorcée, tu es divorcée, tu es divorcée » sans avoir eu l’intention d’insister sur le premier divorce, ce sera un divorce triple. En revanche, s’il avait eu l’intention d’insister sur le premier divorce, ce n’est pas compté comme un divorce triple mais compté comme un seul divorce.
  • Si l’époux dit à son épouse « tu es divorcée trois fois », elle sera divorcée d’un divorce triple. 
  • même s’il a dit : « tu es divorcée » en ayant eu l’intention du divorce triple, il est compté comme un divorce triple.

Ainsi, cette femme ne lui sera licite après un divorce triple que si elle se marie avec un autre époux après lui, après avoir passé la période d’attente poste-maritale du premier et après avoir passé la période d’attente poste-maritale du deuxième époux et qu’elle consomme le mariage avec ce second époux.

– Mais selon Ibn Taymiyah, le divorce triple ne compte que comme un seul divorce. Ainsi selon lui, si l’époux dit à sa femme « tu es divorcée trois fois » ou bien « tu es divorcée, tu es divorcée, tu es divorcée » sans avoir eu l’intention d’insister sur le premier divorce, alors cela ne compte que comme un seul divorce selon sa prétention.

– Il s’agit pourtant d’un sujet faisant l’objet de l’unanimité (ijmâ’) de la communauté. Parmi les savants qui ont rapporté cette unanimité :

  • L’Imâm Moujtahid Mouhammad Ibnou Haçan Ach-Chaybâni, après avoir mentionné qu’Ibnou ‘Abbâs a confirmé à un homme qui avait divorcé sa femme de trois divorces, qu’elle ne lui est plus licite, il a dit : «Et c’est cet avis que nous prenons, et il s’agit de l’avis d’Aboû Hanîfah, et la parole de l’ensemble des savants, il n’y a pas de divergence à ce sujet» [Dans son livre Al-Âthâr] ;
  • L’Imâm Moujtahid Ibnou l-Moundhir [Dans son livre Al-Ijmâ’] ;
  • Le Qâdi Abou l-Walîd Al-Bâji Al-Mâliki a dit : « Celui qui a prononcé le divorce triple en une expression alors cela compte comme trois divorces, et c’est ce qu’à dit une jamâ’ah de fouqahâ, et le Qâdî Aboû Mouhammad a cité dans son “ichrâf” que certains innovateurs le considéraient comme un seul divorce […] et la preuve de notre position est l’unanimité (ijmâ’) des compagnons car cela a été rapporté d’Ibnou ‘Oumar, de ‘Imrân Ibnou Housayn, de ‘Abdou l-Lâh Ibnou Mas’oûd, d’Ibnou ‘Abbâs, d’Aboû Hourayrah et de ‘Â-ichah que Allâh les agrée, et il n’y a pas de divergence chez eux » [Dans son livre Al-Mountaqâ Charh Al-Mouwattâ]
  • L’Imâm Ibnou Rouchd Al-Jadd Al-Mâliki, après avoir lui même confirmé que celui qui divorce sa femme d’un divorce triple en une seule expression, alors elle est divorcée par trois fois, il a dit : «Il s’agit de la voie (madh-hab) de tout les fouqâha et de l’ensemble des savants » [Dans son livre Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât] ;
  • Le grand-père d’Ibn Taymiyah, le Chaykh Abou l-Barakât Majdou d-Dîn ‘Abdou s-Salâm Al-Hambali, après avoir mentionné plusieurs citations de compagnons sur ce sujet, a dit : «Et tout cela prouve qu’à leur unanimité, le divorce triple en une seule expression est effectif» [Dans son livre Al-Mountaqâ] ;
  • Le Chaykh Al-Mardâwi Al-Hanbali a dit : «Il s’agit de l’avis des quatres Imâms (c’est-à-dire d’Aboû Hanîfah, Mâlik, Ach-Châfi’i et Ahmad)» [Dans son livre Al-Insâf]
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-Asqalâni qui mentionne que cette unanimité était déjà connu et apparente depuis l’époque de ‘Oumar Ibnou l-Khattâb, en disant : « En résumé, ce qui est advenu concernant cette question est identique à ce qui est advenu concernant la question du mariage temporaire. Je fais allusion par cela à la parole de Jâbir : « C’était une pratique qui existait à l’époque du Prophète (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam), d’Abôu Bakr et au début du califat de ‘Oumar. » Il a dit : « Puis ‘Oumar nous l’a interdit et nous nous en sommes abstenus. » L’avis prévalent sur ces deux questions est que le mariage temporaire est interdit et que trois divorces sont effectifs (lorsque l’on prononce trois divorces en une seule fois) à cause du l’unanimité (ijmâ’) qui s’est établi sur cela à l’époque de ‘Oumar, et il n’a pas été rapporté que quiconque ait contredit ‘Oumar sur l’une de ces deux questions. Leur consensus indique donc l’existence d’un texte abrogeant, même si cela était caché à certains d’entre eux avant cela jusqu’à ce que finalement cela leur apparaisse à tous à l’époque de ‘Oumar. Donc celui qui divergera après cela rejettera l’unanimité (ijmâ’). La grande majorité est d’avis que l’on ne prend pas en compte celui qui émettra un avis divergent après qu’il ait eu consensus (ittifâq). » [Fat-hou l-Bâri] ;
  • L’Imâm Ibnou Noujaym Al-Hanafi qui a dit : « Il n’y a pas besoin de s’occuper à chercher des preuves pour réfuter l’avis de celui qui conteste le caractère effectif de trois divorces parce que cela va à l’encontre de l’unanimité (ijmâ’) comme il a été mentionné dans le livre al-mi’râj. C’est pour cela que les savants ont dit que si un juge valide que trois divorces en une seule fois ne correspondent qu’à un seul, son jugement ne sera pas appliqué, car c’est une question où il n’est pas permis de faire un ijtihâd car c’est une contradiction (de l’unanimité) et non une divergence. »[dans son livre Bahrou r-Râ-iq tome 3 p.418]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki qui a dit : «  Ibnou ‘Abdi l-Barr et d’autres ont rapporté l’unanimité (ijmâ’) concernant le caractère effectif de trois divorces pour celui qui les auraient prononcés. Et il est rapporté dans al-Irtichâf (du Chaykh Al-Wancharîssi Al-Mâliki) que certains innovateurs ont dit que cela n’aurait la valeur que d’un seul divorce. ». [Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr tome 2 p.362]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki [voir scan ci-dessus] ;
  • Et beaucoup d’autres.

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanime sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– Mais Ibn Taymiyah est connu pour son opposition à l’unanimité des musulmans. A ce sujet :

  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]

– D’autres savants ont réprimandé Ibn Taymiyah sur son innovation concernant le divorce. Parmi eux :

  • Le Hâfidh Aboû Sa’îd Al-‘Alâ-i, tout comme le rapporte le Hâfidh et Historien Chamsou d-Dîn Ibnou Toûloûn en disant : « Il (c’est à dire le Hâfidh Al-‘Alâ-i) a mentionné les sujets sur lesquels s’est singularisé Ibnou Taymiyah, qu’il s’agisse des fondements de la croyance ou d’autres sujets parmi lesquels il a tantôt contredit l’unanimité des jurisconsultes et tantôt contesté l’avis qui prévaut dans les écoles. Parmi cela […] il a dit que le divorce par trois ne comptait que pour un seul alors qu’il avait rapporté auparavant que les musulmans étaient unanimes sur le fait qu’il s’agissait de trois divorces successifs et que celui qui contredisait cela devenait apostat. Et pourtant, il a statué par la suite contrairement au consensus et a ainsi berné un grand nombre de gens.» [Dans son livre Dhakâ-irou l-Qasr]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « Et ce qui est connu de lui (ibn taymiyah) et de ses disciples, c’est que le divorce par trois est comptabilisé comme un ». [dans son livre Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit également : « Le sept du mois de safar de l’année 718, le sultan décréta l’interdiction de la fatwâ émise par Ibnou Taymiyah sur la question du divorce et ordonna la constitution d’une assemblée à Dārou s-Sa’âdah à laquelle assistèrent nombre de juges et de spécialistes du droit. Ils interrogèrent alors Ibnou Taymiyah quant aux fatwâ qu’il avait émises sur la question du divorce. Ils lui rappelèrent aussi qu’ils lui avaient déjà interdit cela et qu’il avait persisté malgré tout, faisant fi du décret émis par le sultan dans ce sens et sans tenir compte non plus des arrêts prononcés par les gouverneurs pour l’en empêcher. Mais Ibnou Taymiyah nia toutes ces accusations en bloc. Alors cinq individus motivés pour témoigner s’avancèrent et confirmèrent qu’Ibnou Taymiyah leur avait rendu ce jugement après qu’il lui avait été interdit de le faire. Ibnou Taymiyah nia les faits une fois de plus et se résolu fermement à nier encore et encore. Ibnou Toulaych s’avança alors accompagné de plusieurs témoins et affirmèrent qu’il avait rendu ce jugement dans le jardin d’Ibnou Manjâ à un boucher du nom de Qamar Mousalmâni. On dit alors à Ibnou Taymiyyah de s’engager par écrit à ne plus rendre de jugement qu’il s’agisse de celui-ci ou de tout autre. Ibnou Taymiyah s’exécuta ; il écrivit de sa main qu’il s’engageait à ne plus rendre ce jugement mais s’abstenu d’ajouter « ou de tout autre ». Naĵmou d-Dîn ibnou Sasrâ lui dit alors : « Je te condamne à être incarcéré dans une prison » ». [dans son livre Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki qui a composé trois épîtres pour répliquer à Ibn Taymiyah sur le sujet du divorce.
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a dit : « Durant le mois de Ramadân de l’an 719, les gens s’insurgèrent contre lui à cause de ses dires relatifs à la question du divorce ; son interdiction de donner des fatwas fut alors confirmée. Puis au mois de rajab de l’année suivante il fut à nouveau interrogé par une assemblée de savants et emprisonné dans la citadelle ». [Dans son livre Ad-Dourarou l-Kâminah]
  • L’historien Ibnou l-Wardi a dit : « Au mois de Joumâda l-âkhirah de l’an 718, le sultan émit un décret interdisant Ibnou Taymiyah de donner des fatwa et cela relativement à la question du divorce par serment. Un conseil fut tenu pour cela à la suite duquel cette interdiction fut criée publiquement. Et j’ajoute qu’après cette interdiction et cette criée publique, quelqu’un m’apporta une fatwa dans laquelle il était question d’un homme qui avait divorcé son épouse trois fois par une seule formule durant sa période inter menstruelle ou par plusieurs formules répétées au cours de différentes périodes inter menstruelles avant même qu’il ne la reprenne ou qu’elle parvienne au terme du délai d’attente avant remariage. [Dans cette fatwa] il était écrit : « En cela il y a deux avis juridiques ; le plus vraisemblable d’entre eux est que cela ne compte que pour un seul divorce même s’il a prononcé un autre divorce après l’avoir reprise ou qu’il l’épouse à nouveau par un nouvel acte de mariage. Ce divorce est compté puisqu’il était licite. De même le troisième divorce qui intervient après une reprise ou un nouvel acte de mariage, il est licite, par conséquent il est pris en compte. Et cette femme ne lui redevient licite que par un mariage religieux et non pas par un mariage « tahlîl ». Allah sait plus que tout autre ». En dessous, Ibnou Taymiyah a écrit de sa propre main : « Ceci est transcrit de ma parole. Signé Ahmad Ibnou Taymiyah ». Et il a autorisé plusieurs autres choses que cela sur la question du divorce auxquelles les savants n’ont prêté aucune attention et vers lesquelles aucun savant ne s’est orienté ». [Dans son livre Târîkh Ibnou l-Wardi]
  • Salâhou d-Dîn As-Safadi (l’élève d’Ibn Taymiyah et de Taqiyyou d-Dîn As-Soubki) a dit : « Le mardi 19 du mois de Ramadân de l’an 719, les fouqahâ (spécialistes de la jurisprudence) ainsi que les juges furent rassemblés autour du gouverneur Sayfou d-Dîn Tankar. On leur lu la missive du sultan et plus particulièrement le passage relatif au Chaykh Taqiyyou d-Dîn (Ibn Taymiyah) à cause de ses fatwas sur la question du divorce. Il fut alors blâmé et se vit interdire d’émettre des jugements. Et l’assemblée se sépara sur la confirmation de cette interdiction. Puis le jeudi 22 du mois de rajab de l’an 720 une assemblée fut à nouveau convoquée à Dârou s-Sa’âdah. Il (Ibn Taymiyah) fut interrogé à plusieurs reprises sur ses propos relatifs à la question du divorce et fut à nouveau blâmé. Il fut alors incarcéré dans la citadelle de Damas » [Dans son livre A’yânou l-‘asr wa a’yoûnou n-nasr]
  • L’Imâm Mouhammad Al-Khatîb Ach-Chirbîni Ach-Châfi’i a dit :  « Remarque : la parole de l’auteur (c’est-à-dire de l’Imâm An-Nawawi) fait comprendre que les trois divorces sont effectifs lorsqu’ils sont réunis (en une seule parole), et c’est à cet avis que se sont limités les Imâms. Il est rapporté de Hajjâj Ibn Arta-ah, d’un groupe de Chiites et des zâhirites que cela ne comptera seulement que comme un divorce. Et parmi les tardifs, quelqu’un dont on ne fait pas cas (Ibn Taymiyah) a également choisi cet avis et a donné cette fatwâ, que seuls ceux que Allâh a égarés ont suivi. » [Dans son commentaire du Minhâj de l’Imâm An-Nawawi intitulé Moughni Al-Mouhtâj tome 4 p.502]
  • L’historien Ibnou Châkir Al-Koutoubi mentionne qu’un décret fût composé à l’égard d’Ibn Taymiyah, puis confirmé par le vice-sultan, dans lequel il est dit : « Et si jamais, de votre haut rang, vous confirmez le décret sur lequel nous nous sommes accordés au sujet d’Ibnou Taymiyah cela induit l’interdiction pour tout autre d’emprunter la même voie que lui, de rendre ce genre d’avis ou de les suivre, qu’il s’agisse de ceux relatifs au divorce ou de ses autres fatwâ inédites.» [Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Abou l-Haçan a rapporté que Ibnou l-‘Arabi a dit : « je n’ai jamais égorgé de ma main un poulet, mais si je trouve quelqu’un qui rejette le fait que la femme soit divorcée trois fois (lorsque son mari a prononcé la triple formule de divorce en une seule fois), je l’égorgerai de mes propres mains. » C’est une exagération de sa part afin que l’on s’écarte de cela. Et il est réputé que ceci est l’avis d’Ibn Taymiyah. Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations ». [Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr tome 2 p.362]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : «Quant à sa contradiction (à Ibn taymiyah) de l’unanimité concernant le jugement du divorce, elle fait partie des choses qui sont connu à son sujet et pour lesquelles il a été incarcéré» [Dans son livre Maqâlâtou s-Sounniyyah fî Kachi d-Dalâlâti bni Taymiyah]

– Cet égarement d’Ibn Taymiyah au sujet du divorce a été repris par son élève Ibnou l-Qayyim Al-Jawziyyah, comme en témoigne Ibn Kathîr, qui a dit de lui : « Il (Ibnou l-Qayyim) s’entêtait à diffuser l’avis d’Ibnou Taymiyah sur la question du divorce, ce qui conduit le juge Taqiyyou d-Dîn As-Soubki et d’autres à répliquer par de longs exposés d’éclaircissements. » [Dans son livre Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]

– Et il a également été repris par les leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Parmi eux :

  • Ibn Bâz (wahhabite) qui a dit : « L’avis considérant cela comme une seule répudiation […] il s’agit du choix adopté par Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim et c’est d’ailleurs l’avis juridique que je donne »  [Dans le livre Fatâwa l-Mar-ati l-Mouslimah p733]
  • Al-Albâni (wahhabite) qui a dit : « Le divorce prononcé trois fois en une seule assise revient à un seul divorce […] c’est l’avis utilisé par Ibn Taymiyah et Ibnou l-Qayyim Al-Jawziyyah » [Dans un enregistrement audio]
  • Mouhammad ‘Ali Ferkous (wahhabite) qui a dit : « La question de la répudiation émise trois fois en même temps est une question au sujet de laquelle moult textes ont été rapportés. Elle est longue et complexe, et le débat qu’elle a suscité est très ancien. Cependant, l’opinion la plus soutenue par les preuves et la plus valable concernant cette question est celle qui est adoptée par ceux qui disent que la triple répudiation exprimée (proférée) d’un seul coup, en un seul mot ou en plusieurs mots, sans que la femme n’observe un délai de viduité puis retourne à son mari, est considérée comme une seule répudiation. Cette opinion est adoptée Ibn Taymiyya et par son élève Ibn Al-Qayyim.» [Dans ses Fatâwâ : 812]
  • Mouhammad ‘Ali Ferkous (wahhabite) confirme ses propos en disant : « Les opinions des savants diffèrent sur la question de la triple répudiation prononcée en une seule parole. La plus correcte et la plus prépondérante des opinions est que ce genre de répudiation est considéré comme une seule répudiation révocable […] c’est l’avis adopté par Ibn Taymiyah et son élève Ibn Al-Qayyim. » [Dans ses Fatâwâ : 751]

– Cela nous montre bien une fois de plus que l’appellation de “salafi” que s’attribuent les wahhabites est mensongère, car ils rejettent la voie des gens du salaf pour s’attacher aveuglement aux avis innovés d’Ibn Taymiyah. Le Hâfidh Ibnou Rajab Al-Hanbali a dit : « Sache qu’il n’est confirmé d’aucun compagnons, ni d’aucun successeur des compagnons (tâbi’i), ni d’aucun Imâm du Salaf dont la parole est prise en considération pour des fatwâ qui concerne le halâl et le harâm, quelque chose de clair comme quoi le divorce par trois, après la consommation du mariage, ne compterait que comme un seul divorce s’il a été prononcé en une seul fois» [Bayân Mouchkil al-Ahâdîth al-Wâridah fî anna t-Talâq ath-Thâlith Wâhidah]

– De même leur revendication d’appartenance à l’école Hambalite est également un mensonge manifeste, du fait que cet avis est rejeté dans l’école de l’Imâm Ahmad Ibnou Hambal. En effet :

  • Le Chaykh Al-Mardâwi Al-Hambali a dit : « Et s’il la divorce trois fois en une seule parole alors qu’il ne l’avait au préalable jamais divorcé puis reprise, elle sera divorcée trois fois, même s’il n’en a pas l’intention, selon l’avis correct de l’école. Il (l’Imâm Ahmad) a souvent mentionné cela, et c’est l’avis des savants de l’école (al-as-hâb), ou plus précisément celui des quatre imâms, que Allâh leur fasse miséricorde, et de leurs adhérents dans leur globalité.» [Dans son livre Al-Insâf]
  • Le Chaykh Jamâlou d-Dîn Ibnou ‘Abdi l-Hâdî Al-Hambali a dit : « Le divorce par trois fois, compte pour trois, et ceci est l’avis correct dans l’école [Hambalite]. Ainsi elle ne lui est plus licite jusqu’à ce qu’elle épouse un autre, et cet avis est confirmé dans la plupart des livres des compagnons de l’Imâm Ahmad, comme “Al-Khiraqi”, “Al-Mouqni'”, “Al-Mouharrar”, “Al-Hidâyah” et autres qu’eux » [Dans son livre As-Sayrou l-Hath-thi ilâ ‘ilmi t-Talâqi th-Thalâth]
  • Le Chaykh Al-Bouhoûti Al-Hambali a dit : « Quant à celui qui divorce sa femme par trois divorces en une seule fois, les trois divorces seront effectifs, et elle lui sera interdite jusqu’à ce qu’elle se remarie avec un autre homme, que cela (c’est-à-dire le divorce par trois fois) ait eu lieu avant la consommation du mariage ou après. » [Dans son livre Rawdou l-Mourabbi’]
  • Et rappelons que le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les Imâms de son école (c’est-à-dire l’école Hambalite) lui ont répliqué (c’est-à-dire à Ibn Taymiyah) sur ce sujet (c’est-à-dire concernant son avis infondé sur le divorce par trois) » [Voir ci-dessus]

– Ainsi, tout cela confirme qu’Ibn Taymiyah est bien un égaré qui égare, car en plus de s’être égaré lui-même en s’opposant à l’unanimité, il a égaré d’autres personnes que lui, comme son élève Ibnou l-Qayyim et ses suiveurs aveugles, les wahhabites.

– Sachez également qu’Ibnou Taymiyah a contredit l’unanimité sur trois sujets concernant le divorce :

  • Premièrement : le divorce triple et c’est l’objet de cet article.
  • Deuxièmement : il a prétendu que le fait de jurer de divorcer ou bien le divorce conditionné ne serait pas pris en compte. Le divorce conditionné, c’est comme le fait qu’un homme dise à sa femme “si tu sors de la maison tu es divorcée” et que la femme sorte de la maison.
  • Troisièmement : il a prétendu que le fait de divorcer une femme ayant ses menstrues n’est pas pris en compte.

– Le fait de diffuser et de mettre en pratique les avis innovés d’Ibn Taymiyah, comme le font de nos jours les wahhabites, est un appel manifeste à la fornication, car le résultat de tout cela est que la femme restera avec un homme qui n’est plus son mari et qu’elle continuera à avoir des rapports intimes avec lui, des rapports qui sont en réalité de la fornication.

– Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a également dénoncé la mouvance sectaire wahhabite, dans ce même ouvrage, en disant : « les Khawârij ceux qui falsifient l’interprétation (ta-wîl) du Livre et de la Sounnah et qui se rendent par cela permis le sang des musulmans et leurs biens, comme nous constatons à présent dans leurs manières d’agir ceux d’un groupe du Hijâz [Région correspondant de nos jours à une partie de l’Arabie Saoudite] qui sont appelés les Wahhabites qui pensent être sur la vérité alors que ceux sont eux les menteurs, le Chaytân a eu emprise sur eux et leur a fait oublier le rappel de Allâh, certes ils sont le parti de Chaytân et certes le parti de Chaytân est le perdant et nous demandons à Allâh qu’Il les extermine jusqu’au dernier. » [Retrouvez l’article : ici]

– Articles à consulter : 

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