Avr 19

Les savants de La Mecque et Médine déclarent mécréant les wahhabites [rapporté par Ibn Zayni Dahlân]

      

Dans son livre fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites), le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zaynî Dahlân a dit :

« ولما قام ابن عبد الوهاب ومن أعانه بدعوتهم الخبيثة التي كفروا بسببها المسلمين ملكوا قبائل الشرق قبيلة بعد قبيلة، ثم اتسع ملكهم فملكوا اليمن والحرمين وقبائل الحجاز وبلغ ملكهم قريبًا من الشام، فإن ملكهم وصل إلى المزيريب وكانوا في ابتداء أمرهم أرسلوا جماعة من علمائهم ظنًا منهم أنهم يفسدون عقائد علماء الحرمين ويدخلون عليهم الشبهة بالكذب والمين، فلما وصلوا إلى الحرمين وذكروا لعلماء الحرمين عقائدهم وما تملكوا به، رد عليهم علماء الحرمين وأقاموا عليهم الحجج والبراهين التي عجزوا عن دفعها، وتحقق لعلماء الحرمين جهلهم وضلالهم ووجدوهم ضحكة ومسخرة، كحمر مستنفرة، فرَّت من قسورة ونظروا إلى عقائدهم فوجدوها مشتملة على كثير من المكفرات، فبعد أن أقاموا البرهان عليهم كتبوا عليهم حجة عند قاضي الشرع بمكة تتضمن الحكم بكفرهم بتلك العقائد ليشتهر بين الناس أمرهم، فيعلم بذلك الأول والآخر، وكان ذلك في مدة إمارة الشريف مسعود بن سعيد بن سعد بن زيد المتوفى سنة خمس وستين ومائة ألف، وأمر بحبس أولئك الملحدة فحبسوا وفرَّ بعضهم إلى الدرعية فأخبرهم بما شاهدوا فازدادوا عتوًّا واستكبارًا وصار أمراء مكة بعد ذلك يمنعون وصولهم للحج »

« Lorsque [Mouhammad] Ibn ‘Abdi l-Wahhâb et ceux qui l’ont aidé, ont entrepris leur da’wah odieuse, à cause de laquelle ils ont déclaré mécréant les musulmans, ils se sont emparé des tribus de l’Est, tribus après tribus, ensuite leur territoire conquis s’est élargis et ils se sont emparé du Yemen et des deux haram (La Mecque et Médine), ainsi que des tribus du Hijâz, et leur territoire conquis est parvenu proche du Châm, puis jusqu’à Mouzayrib (sud de la Syrie).

A leurs débuts les wahhabites ont envoyé un groupe de leurs (prétendus) savants en pensant d’eux qu’ils allaient pouvoir corrompre la croyance des savants des deux Haram (La Mecque et Médine), et qu’ils allaient pouvoir faire rentrer leur ambiguité par le mensonge et la fausseté, mais lorsqu’ils sont arrivé dans les deux haram, et qu’ils ont présenté aux savants des deux Haram leur croyance et les territoires qu’ils se sont emparé avec, les savants des deux Haram leur ont répliqué et leur ont fournis les preuves et les arguments dont ils (les wahhabites) ont été incapable de réfuter. Alors les savants des deux Haram ont réalisé l’ampleur de leur ignorance, de leur égarement, et ils les ont trouvés ridicule et stupide comme des ânes et ils ont examiné leur croyance et virent qu’elle était remplie de mécréances. Ainsi, après avoir manifesté des preuves contre eux, ils écrivirent à leur encontre des arguments à l’attention du juge religieux de la Mecque, comportant le jugement de leur mécréance par rapport à leurs croyances, afin que leur cas soit connu des gens et que tout le monde du premier au dernier soit au courant. Tout cela eut lieu durant l’émirat du Charîf Mas’oûd Ibn Sa’îd Ibn Sa’d Ibn Zayd, décédé en 1165 H (1751 G). Il ordonna d’incarcérer ces mécréants, ainsi certains d’entre eux furent incarcéré, mais d’autres s’enfuirent à Ad-Dir’iyyah (fief wahhabite près de Riyâd), et informèrent (les autres wahhabites) de ceux qu’ils ont vu, ainsi ils augmentèrent en arrogance et en orgueil. Puis, après cela, les Émirs de La Mecque leur interdirent de venir pour le pèlerinage. »

Informations utiles :

– Le Moufti de La Mecque, Le Chaykh Ahmad Ibn Zaynî Dahlân Al-Makki est né en 1231 et il est décédé en 1304 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 130 ans. Il était spécialiste de la Charî’ah, de la grammaire et de l’histoire ainsi que d’autres domaines. Il a apporté sa contribution à de nombreuses sciences. Il était le Moufti des maîtres Châfi’i à la ville Sainte de la Mecque, il était surnommé Chaykhou l-Islâm. Il est l’auteur du livre « Ad-Dourarou s-Saniyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » ainsi que du livre « Al-Foutoûhâtou l-Islâmiyyah » (Les conquêtes islamiques) dans lequel se trouve le fameux chapitre de mise en garde contre la secte wahhabite qu’il a intitulé « Fitnatou l-Wahhâbiyyah » (La discorde des Wahhabites). Consultez sa biographie : ici.

– Ici, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân relate la fitnah causées par les wahhabites dès l’apparition de leur mouvance sectaire. Il dit que les wahhabites accusaient les musulmans d’être des mécréants. Ceci est similaire à ce que rapporte :

  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân dans un autre passage de ce livre dans lequel il a dit : « Ils (les wahhabites) se sont mis à croire que celui qui ne croit pas en ce que dit Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb, alors il est un mécréant (kâfir), un associateur (mouchrik) dont le sang et les biens sont licite » [fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit également dans un autre passage de ce livre : « Il (Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb) leur écrivit (à ses adeptes) des épîtres jusqu’à ce qu’ils se mettent à croirent que la plupart des gens du tawhîd sont des mécréants » [fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit aussi dans un autre passage de ce livre : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) en arriva à déclarer mécréant les croyants » [Dans son livre fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)] (Retrouvez l’article : ici)
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân qui a dit  : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) a déclaré mécréant l’ensemble des musulmans et a prétendu que les gens étaient mécréants depuis 600 ans, et il a appliqué les versets qui concernent les associateurs de Qouraych sur les pieux de la communauté » [Dans son livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm]
  • Le Chaykh Mouhammad Ibn Soulaymân Al-Kourdi (qui était l’un des enseignant de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) qui s’adressa à lui en disant : « Rien ne t’autorise à déclarer mécréant la grande majorité des musulmans » [Rapporté par Ibn Zayni Dahlân dans son livre fitnatou l-Wahhâbiyyah (la discorde des wahhabites)]
  • Al-‘Allâmah Mouhammad Ibn Ahmad Al-Hafadhi a dit : « Il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb) croyait que l’Islâm lui était réservé, et à ceux qui le suivaient, et que toute les créatures étaient des associateurs (mouchrikoûn) » [Rapporté par Ibn Zayni Dahlân dans son livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm]
  • Le Chaykh Aboû Hafs ‘Oumar Al-Mahjoûb At-Toûniçi Al-Mâliki a dit dans une lettre à destination de Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb : « Par Allâh, tu t’es certes égaré et tu as égaré des gens […] et tu cries à la déclaration de mécréance des gens du Salaf et du Khalaf » [Rapporté par l’historien Ibn Abî Diyâf dans son livre It-hâfou Ahli z-Zamân fî Akhbâri Mouloûki Toûnis wa ‘ahdi l-Amân]
  • Le Chaykh Soulaymân Ibn ‘Abdi l-Wahhâb (le propre frère de Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb) qui a dit : « Aujourd’hui les gens sont éprouvé par celui qui prétend se référer au Livre et à la Sounnah (la tradition prophétique), et qui prétend donner des jugements à partir de ces sources, tout en rejetant la parole de ceux qui divergent avec lui et lorsqu’on l’invite à en discuter avec les gens de science, il refuse. Mais il impose aux gens ses propres avis et sa propre compréhension, et il déclare mécréant (kâfir) celui qui le contredit, alors qu’il ne possède même pas une seule des qualités des gens de l’ijtihâd, par Allâh il ne possède même pas le dixième d’une seule, et malgré cela, ses paroles ont emporté beaucoup d’ignorants, {Innâ lil-Lâhi wa innâ ilayhi râji’oûn}, La communauté toute entière l’interpelle d’une seule voie, mais il n’y prête aucunement attention, au contraire tous sont pour lui des mécréants ou des ignorants. Ô Allâh guide cet égaré et met le sur le chemin de droiture [ce dou’â n’a pas été exaucé]» [Dans son livre As-Sawâ’iqou l-Ilâhiyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah (Les Foudres créées par Dieu en réplique aux Wahhabites)]
  • L’Imâm Ibnou ‘Âbidîn qui a dit : « Ils (les wahhabites) croyaient qu’eux seuls étaient musulmans, et que tous ceux qui s’opposaient à leur croyance étaient des associateurs (mouchrikoûn). Sur cette base, ils ont légitimé le meurtre des gens de Ahlou s-Sounnah ainsi que de leurs savants» [Dans son livre « Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr »] (Retrouvez l’article : ici)
  • Le Moufti de La Mecque, Ibnou Houmayd qui a dit : « Car ce qu’il (Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhab) faisait quand quelqu’un le contredisait et le réfutait et qu’il était dans l’incapacité de le tuer au grand jour, il envoyait quelqu’un pour le tuer dans son lit ou dans le marché, de nuit, parce qu’il considérait mécréant tout ceux qui était en désaccord avec lui et il rendait licite son assassinat.» [Dans son livre « As-Souhoub al-Wâbilah ‘alâ Darâ’ih Al-Hanâbilah »] (Retrouvez l’article : ici)
  • Le Chaykh Anwar Châh Al-Kachmîri qui a dit : « Quant à Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb du Najd, il était certes un homme stupide qui avait peu de science et qui se précipitait à déclarer mécréant les gens» [Dans son livre « Faydou l-Bârî »]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari qui a dit : « Les wahhabites se rendent licite le sang des musulmans d’Est en Ouest, du fait qu’ils considèrent que tout autre qu’eux sont des mécréants » [Dans son livre Boughyatou t-Tâlib]

– Tout cela est également confirmé par la parole des wahhabites eux-même. En effet :

  • Le wahhabite Soulaymân Ibnou Sahmân a dit : « Certes les gens du Najd étaient des mécréants avant la da’wah du Chaykh [il vise Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb]» [Dans son livre « Minhajou Ahli l-Haqq »]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit : «Si ce n’est que les gens jusqu’à aujourd’hui ne connaissaient pas la religion du messager» [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit dans une lettre à destination des savants de Ad-Dir’iyyah : «Vous, ainsi que vos enseignants et les enseignants de vos enseignants ne connaissaient pas le sens de lâ ilâha illa l-Lâh, et vous ne faites pas la distinction entre la religion de Mouhammad et la religion que ‘Amr Ibn Lou-ayy a apporté aux arabes» [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah]
  • Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (lui-même) a dit : « Je vous informe à mon sujet, et je jure par Allâh Celui dont il n’y a aucune divinité hormis Lui, que j’ai certes recherché la science et ceux qui me connaissaient croyaient que j’avais de la connaissance, alors que durant cette époque, je ne connaissais pas la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » et je ne connaissais pas la religion de l’Islâm avant ce bien que Allâh m’a accordé. Et il en est de même pour mes enseignants religieux (Mâchaykh), aucun d’entre eux ne connaissaient cela. Et si quelqu’un parmi les savants d’Al-‘Ârid (région dans l’est de l’arabie) prétend qu’il connaissait la signification de « lâ ilâha illa l-Lâh » ou qu’il connaissait la signification de l’Islâm avant cette époque, ou qu’il prétend au sujet de ses enseignants religieux (Mâchaykh) que l’un d’entre eux connaissait cela, alors il aura menti, inventé (une fausseté), induit les gens en erreur et aura fait sa propre éloge avec une chose qui n’est pas en lui. » [Ad-Dourarou s-Saniyyah fi l-Ajwibati n-Najdiyyah] Ceci est une déclaration de mécréance explicite envers les savants de Al-‘Ârid, ainsi que de leurs enseignants.

– Ensuite, le Chaykh Ibnou Zayni Dahlân mentionne que les wahhabites ont tenté de corrompre les savants de La Mecque et Médine, mais que ceux-ci ont répliqué aux wahhabites par des preuves et des arguments que les wahhabites ont été dans l’incapacité de réfuter.

– Puis il rapporte que les savants de La Mecque et Médine ont examiné la croyance des wahhabites et ont considéré qu’ils sont des ignorants, des égarés et des mécréants. Suite à cela ils ont envoyé une lettre au Qâdî (juge religieux) de La Mecque stipulant le jugement de mécréance des wahhabites, afin que leur cas soit connu chez les musulmans. Suite à cela, il fût ordonné que les wahhabites soient emprisonné et interdit de venir au pèlerinage.

– Cette déclaration de mécréance à l’égard des wahhabites est confirmée par :

  • Un groupe d’environ trente savants (Imâms, Mouftis, Orateurs…) du Masjid Al-Harâm (grande mosquée de La Mecque) et de la mosquée du prophète (صلى الله عليه وسلم) à Médine, dans un document datant de l’an 1228 de l’Hégire (1813 G.), à destination de Mouhammad ‘Ali (gouverneur d’Egypte) pour le remercier de leur avoir envoyé une armée musulmane pour combattre les rebelles wahhabites. Dans cette lettre là, ces savants définissent les wahhabites comme étant des Khawârij et des mécréants (moulhidîn).
  • Le Chaykh Ahmad Ibn Zayni Dahlân qui a dit : « Lorsque les savants de La Mecque contrôlèrent leurs croyances (des wahhabites), ils trouvèrent qu’ils n’avaient comme religion que la religion des mécréants (zanâdiq) et ils n’ont pas été autorisé à venir au hajj après que soit confirmé chez les savants qu’ils sont mécréants (kouffâr) ».[Dans son livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm]
  • Le Chaykh Ahmad Ridâ Khân qui a écrit un livre intitulé “Al-Kawkabatou ch-Chihâbiyyah ‘alâ koufriyyâti Abi l-Wahhâbiyyah” c’est à dire : «La constellation d’étoiles contre les mécréances du père des wahhabites »
  • Le Chaykh As-Sayyid Mahmoûd Al-Hanafi Al-Khâdhami Al-Bâkistâni a été interrogé sur la validité de prier derrière un wahhabite, il a dit dans sa fatwâ : «Il n’est pas permis de prier derrière eux, et il n’est pas permis de prendre l’un d’eux comme Imâm, ou juge, ou pour l’enseignement du Livre et de la Sounnah ou pour la jurisprudence […] ils sont certes mécréants en Allâh et en Son messager […] ils sont certes d’une des pires mécréance et hypocrisie […] les savants ont émis une fatwâ à leur sujet indiquant qu’ils ont apostasié en la croyance en Allâh et en l’Islâm […] ceux-là sont mécréant, ils ne sont pas des sâdiqîn, ils sont de parmi les plus menteurs des gens à l’égard de Allâh et de Son Messager, ils sont des gens de la mécréance » [Rapporté à la suite du livre “khoulâsatou l-Kalâm fî bayâni oumarâ-i l-Baladi l-Harâm du Chaykh Ibnou Zayni Dahlân, édition Waqf Ikhlâs]
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari qui a dit : « En résumé, celui qui tient de tels propos [en référence à une mauvaise compréhension de l’istiwâ de Allâh], et ses semblables, qui n’acceptent aucune confirmation, ni par la raison ni par les textes transmis, ils sont devenus mécréants alors qu’ils pensent être en train de bien faire. Ce qui est catastrophique c’est qu’ils prétendent être des “Salafis”, alors que ce sont des gens qui ont dévié de la voie de la vérité en blâmant les meilleurs des musulmans» [Dans une Fatwâ publiée dans son livre “Ithâfou l-Kâ-inât bi-bayâni s-salaf wa l-khalaf fi l-moutachâbbihât” et validée par un groupe de onze savants d’Al-Azhar] (Retrouvez l’article : ici)
  • Le Chaykh Ahmad Ibnou Siddîq Al-Ghoumâri qui a dit au sujet des wahhabites : « Il n’y a pas de bid’ah pire que leurs bid’ah qui les mènent à sortir de la religion comme une flèche sort de l’arc […] Mouhammad ibnou ‘Abdi l-Wahhâb était un égaré qui égare et il est la corne du diable que le prophète a annoncé » [Dans son livre Ihyâ-ou l-Maqboûr]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari qui a dit : « Les wahhabites ont attribué le corps à Allâh, et celui qui attribue le corps à Allâh est mécréant […] les wahhabites considèrent mécréant celui qui dit “yâ Mouhammad”, ainsi ils ont déclaré mécréant les compagnons et ceux qui sont venus après eux, alors comment ne pas les déclarer eux (les wahhabites) mécréant» [Jâmi’ou l-Khayrât]

– Ainsi, depuis l’époque de Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb et de ses adeptes, les savants musulmans ont dénoncé la mécréance de la secte wahhabite. Et bien avant l’apparition de la secte, les savants ont clairement stipulé dans leurs ouvrages que le fait d’attribuer l’endroit, la direction ou le corps à Allâh constitue de la mécréance. Et ceci compte de parmi les croyances wahhabites.

Important : Ce qui était considéré comme de la mécréance dans le passé reste de la mécréance à notre époque. Ainsi ce n’est pas parce qu’un groupe égaré a pris du terrain que sa croyance devient conforme à l’Islâm. L’Imâm Al-Kawthari a dit à ce sujet : « La mécréance est de la mécréance quelle que soit la personne qui la prononce, et l’égarement est un égarement quelle que soit sa source. Il n’y a pas, dans l’Islâm, de croyance qui change lorsque les gens changent. En effet, la foi est de la foi dans l’absolu, et la mécréance est de la mécréance dans l’absolu.»[Dans son livre Maqâlâtou l-Kawthari].

Avertissement : Les wahhabites utilisent l’appellation trompeuse de “Salafisme” pour définir leur mouvance. Ainsi, par cette appellation mensongère, les wahhabites tentent de faire croire qu’ils seraient sur la voie des gens du Salaf. Or, les wahhabites ont une croyance opposée à celle des gens du Salaf sur de nombreux sujets tels que les fondements de la croyance, le jugement de l’innovation, la récitation du Qour-ân en faveur des morts musulmans, la pratique du tawassoul et du tabarrouk et de nombreux autres sujets [Retrouvez plus d’informations dans la rubrique “les sectes” : ici]. Ainsi, il n’est pas permis d’appeler ces gens “Salafi” car ils ne sont pas sur la voie du “Salaf”. Depuis leur apparition, les musulmans leurs ont attribué l’appellation de “Wahhabite” en référence au fondateur de leur groupe : Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb.

– Retrouvez sur notre site d’autres mises en gardes des savants de Ahlou s-Sounnah contre la secte wahhabite :

– Retrouvez la rubrique sur les groupes égarés : ici.

Avr 08

L’Imâm Ahmad Ibn Hambal parle de l’istiwâ de Allâh (rapporté par Ar-Rifâ’i)

Ahmad Ar-Rifa'i - Al-Bourhan al-mou-ayyad   

Dans son livre Al-Bourhânou l-Mou-ayyad (page 18 de cette édition), l’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a dit :

« وسئل الإمام أحمد رضي الله عنه عن الاستواء، فقال : استوى كما أخبر، لا كما يخطرُ للبشر »

« L’Imâm Ahmad [Ibn Hambal] a été interrogé au sujet de l’istiwâ [de Allâh], il a dit : « Istawâ tel qu’Il l’a porté à notre connaissance, et non pas comme cela pourrait passer par l’imagination des humains. »

Informations utiles :

– L’Illustre savant du salaf, le Moujtahid (jurisconsulte), l’Imâm Aboû ‘Abdi l-Lâh Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal Ach-Chaybâni est né en 164 à Baghdâd et il est décédé en 241 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1190 ans. Il est l’Imâm de l’école Hanbalite, l’un des quatre Imams.

– Ici l’Imâm Ahmad Ibn Hambal parle de l’istiwâ de Allâh et il confirme qu’il est un devoir d’y croire étant donné que Allâh a porté cela à notre connaissance, puis il précise que cela ne doit pas être compris par ce qui pourrait passer par l’imagination des humains. C’est-à-dire qu’il a accepté les termes mentionnés dans le Qour-ân sans en comprendre un sens qui implique l’assimilation (tachbîh) comme la position assise, l’installation, ou l’établissement sur le trône.

– Cette citation de l’Imâm Ahmad a également été rapportée par :

  • L’Imâm Ibnou ‘Abdi s-Salâm dans son livre « Hallou r-Roumoûz » ;
  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Housni dans son livre « Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad » ;
  • Le Chaykh Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hambali dans son tafsîr ;
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli dans ses fatâwâ ;
  • Le Chaykh ‘Alwân Ibn ‘Atiyyah Al-Houçayni Al-Hamawi dans son livre « Bayân Al-Ma’âni » ;
  • Le Chaykh An-Nafrâwi Al-Azhari dans son livre « Al-Fawâkih Ad-Dawâni » ;
  • Le Chaykh Mouhammad Ibnou Soulaymân Al-Halabi dans son livre « Noukhbatou l-La-âlî » ;
  • Et d’autres qu’eux.

– Ibnou Kathîr mentionne également, dans son tafsîr, la position de l’Imâm Ahmad concernant l’istiwâ de Allâh, qui est d’y croire sans assimilation, sans comment et sans prendre le sens apparent (comme la position assise ou l’établissement). [Voir l’article à ce sujet : ici]

– De même, l’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a mentionné la position de l’Imâm Ahmad face aux textes équivoques (moutachâbih), qui est d’y croire dans leur globalité, tout en exemptant Allâh de la kayfiyyah (caractéristiques des créatures) et de l’assimilation (tachbîh) [Retrouvez l’article : ici].

– Sachez également, que l’Imâm Ahmad a quelque fois pratiqué l’interprétation (ta-wîl) détaillée. En effet, il est confirmé qu’il a interprété le verset {وجاء ربك} « wa jâ-a Rabbouka » en disant : le sens est que viendra l’ordre de ton Seigneur ; ou les manifestations de Sa toute puissance ; ou sa récompense.

– Cette interprétation de l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal a été mentionnée dans de nombreux ouvrages de savants. Parmi eux :

  • Le Hâfidh Al-Bayhaqi, avec une chaîne de transmission authentique comme le mentionne Ibnou Kathîr [voir : ici]
  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Housni [voir : ici]
  • Le Chaykh As-Sa’idi Al-Hanbali [voir : ici]
  • Le Chaykh Moujîrou d-Dîn Al-‘Oulaymi Al-Hanbali [dans son tafsîr]
  • Le Chaykh Al-Kawthari [dans son introduction du livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât]

– Le Chaykh, le Chahîd, Nizâr Al-Halabi a dit : « L’Imâm Ahmad Ibnou Hambal, concernant la parole de Allâh ta’âlâ : {الرحمن على العرش استوى} (Ar-Rahmân ‘ala l-‘archi stawâ) il a dit : « Istawâ tel qu’Il l’a porté à notre connaissance, et non pas comme cela pourrait passer par l’imagination des humains. ». Et Qu’est-ce que Allâh a porté à notre connaissance ? [Le verset] {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} (layça kamithlihî chay) [soûrat Ach-Choûrâ / 11] qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». Qu’est-ce que Allâh a porté à notre connaissance ?  [Le verset] { وَلِلّهِ المَثَلُ الأَعلَى } (wa li l-Lâhi l-Mathalou l-A’lâ) [Soûrat An-Nahl/ 60 ] qui signifie : « Allah a les attributs qui n’ont aucune ressemblance avec les attributs d’autres que Lui ». Qu’est-ce que Allâh a porté à notre connaissance ? [Le verset] { فَلاَ تَضْرِبُوا للهِ الأَمْثَال } (falâ tadribou li l-Lâhi l-Amthâl) [Sourat An-Nahl / 74] qui signifie : « N’attribuez pas d’équivalents à Allâh ». Ceci est le sens de « istawâ comme Il l’a porté à notre connaissance » c’est-à-dire un istiwâ qui est digne de Lui. Et ce n’est pas un istiwâ dans le sens de l’établissement (istiqrâr), ni de la position assise (joulouss) sur le piédestal (koursiyy) ou le trône (‘Arch). Et celui qui croit que le sens de ce verset est que Allâh serait assis, celui-ci n’est pas un croyant et il n’est pas permis de nommer ce genre de personne « Salafis ». Que signifie « Salaf » ? Les Salaf as-Sâlih (pieux predecesseurs) sont les gens des trois premiers siècles de l’Hégire. Et celui qui dit que Allâh serait assis sur le trône, celui-là n’a pas la croyance des pieux prédécesseurs (as-salafou s-Sâlih) ». [voir : ici]

– Al-Imâmou l-Kabîr (le Grand Imam), le Chaykh, le Mouhaddith (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moufassir (spécialiste de l’explication du Qour’ân), Al-‘Ârifou bi l-Lâh, As-Sayyid (descendant du prophète) Ahmad ibn ‘Ali ibn Yahyâ Ar-Rifa’i Al-Houçayni Ach-Châfi’i est né en 516 et il est décédé en 578 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 900 ans. Il est le fondateur de la Tarîqah Rifâ’iyyah. Il était un maître connaisseur, un ascète, un saint véridique qui a suivi la droiture dans l’obéissance à Allâh, un savant éminent, un des océans de la science, l’un de ceux qui œuvrent conformément à leur science.

– Nombreux sont les savants qui ont innocenté l’Imâm Ahmad de la croyance des moujassimah (corporalistes). Parmi eux :

  • Le grand savant Hanbalite, l’Imâm Ibnou l-Jawzi (رحمه الله) qui est un pilier dans l’école de l’Imâm Ahmad, qui a dit : «Ahmad (C’est-à-dire l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal) n’a jamais attribué de direction à Al-Bârî (Le Créateur : c’est-à-dire Allâh)» [voir : ici]
  • Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah qui a dit : « Certes l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal n’a jamais attribué de direction à Al-Bârî (Le Créateur : c’est-à-dire Allâh)» [Voir : ici]
  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-Haytami (رحمه الله).
  • et d’autres.

– Le Hâfidh Taqiyyou d-Dîn Ibnou Salâh (m.643 H.) a dit : « Allâh a éprouvé deux imams à travers leurs compagnons, alors qu’ils sont innocents [de leurs égarements] :  Ahmad Ibnou Hambal a été éprouvé par les moujassimah (corporalistes) et Ja’far As-Sâdiq a été éprouvé par les râfidah (groupe chiite) » [rapporté par Tâjou d-Dîn As-Soubki dans Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]

– L’Imâm Ibnou Châhîn (m. 385 H.) a dit : « Deux hommes vertueux ont été éprouvé par leurs compagnons pervers : Ja’far Ibnou Mouhammad (As-Sâdiq) et Ahmad Ibnou Hambal » [rapporté par Ibnou ‘Açâkir dans Tabyînou kadhabi l-Mouftarî]

– En revanche il a été rapporté de la part de l’Imâm Ahmad qu’il niait le corps au sujet Allâh [voir : ici], et qu’il considérait mécréant ceux qui ont pris pour croyance que Allâh serait un corps ou qu’Il serait dans une direction [voir : ici] et [voir : ici].

– Quant à la parole que certains attribuent à l’Imâm Ahmad, qu’il aurait dit :
“الله فوق عرشه و علمه بكل مكان” (Allâh est fawqa le trône et sa science concerne tout les endroits), Ibn Hamdân Al-Hambali (m.685 A.H.) a dit que cette parole a été rapportée avec une chaîne de transmission faible [dans son livre Nihâyatou l-Moubtadi-în].

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni [voir : ici]
  • L’Imâm Ibnou Foûrak
  • L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Jouwayni [père de l’Imâm Al-Haramayn]
  • Le Chaykh Ibn Battâl
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [voir : ici]
  • L’Imâm Ach-Chîrâzi [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Moutawalli [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Ghazâli [voir : ici]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [voir : ici]
  • Le Chaykh Al-Lâmichi Al-Hanafi
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzî
  • L’Imâm Ibn ‘Abdi s-Salâm [voir : ici]
  • L’Imâm Ibnou Abî Jamrah
  • Al-Qâdî Ibn Jamâ’ah
  • Le Moufassir Al-Khâzin
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri [voir : ici]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Alî Al-Qârî
  • L’Imâm Al-Kawthari (qui rapporte l’unanimité) [voir : ici]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi [voir : ici]
  • Le Hâfidh Al-Harari
  • et de nombreux autres savants.

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).

– Consultez d’autres paroles de savants au sujet du terme « istawâ » : ici .

Fév 26

Moujâhid confirme que l’eau et le trône sont les premières créatures [rapporté par At-Tabari]

      

Dans son célèbre tafsîr, l’Imâm At-Tabari a dit :

« حدثنـي مـحمد بن عمرو, قال: حدثنا أبو عاصم, قال: حدثنا عيسى, عن ابن أبـي نـجيح, عن مـجاهد, فـي قول الله: {وكانَ عَرْشُهُ علـى الـمَاءِ} قال : كانَ عَرْشُهُ علـى الـمَاءِ قبل أن يخـلق شيئا. »

« Moujâhid a dit au sujet de la parole de Allâh : {وكانَ عَرْشُهُ علـى الـمَاءِ} (wa kâna ‘Archouhou ‘ala l-Mâ-) [-soûrat Hoûd / 7-, qui signifie : « Et Son trône fût [créé] sur l’eau »] : Son trône fût [créé] sur l’eau avant qu’Il n’ait créé quoi que ce soit »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moujtahid Aboû Ja’far Mouhammad Ibnou Jarîr At-Tabari est un célèbre savant du Salaf, il est né en 224 et il est décédé en 310 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1120 ans. Son tafsîr connu sous le nom de « Jamî’ou l-bayân fî ta-wîl al-Qour-ân» est très réputé.

  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit de lui : « At-Tabari est un Imâm moujtahid. Il a mémorisé plus de cent milles Hadîth. Il était similaire à l’Imâm Ach-Châfi’i et à l’Imâm Mâlik (que Allâh les agréé) »

– L’Illustre successeur des compagnons (tâbi’i), le Moufassir Moujâhid ibn Jabr Al-Makhzoûmi Al-Makki est né en 20 et est décédé en 102 de l’Hégire (رحمه الله) c’est à dire il y a environ 1335 ans. Il était l’un des plus grands élèves de Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنه). Il est devenu également une référence dans la science de l’exégèse du Qour-ân (tafsîr).

– Ici, l’Imâm Moujâhîd confirme que l’eau et le trône existent avant tout le reste de la création.

– Cette citation de Moujâhid a également été rapportée par :

  • Le Hâfidh As-Souyoûti dans son tafsîr « Ad-Dourrou l-Manthoûr fi t-Tafsîri bi l-Ma-thoûr »;
  • Ibnou Abî Hâtim dans son tafsîr.

– Ainsi, l’avis retenu est que la première créature par l’existence est l’eau. Parmi les textes du Qour-ân et du hadîth confirmant cela :

  • Allâh ta’âlâ dit : { وَجَعَلْنَا مِنَ الْمَاءِ كُلَّ شَىْءٍ حَيّ} [Al-‘Anbiyâ / 30] (ce qui a pour sens) : « Nous avons fait de l’eau toute chose vivante ».
  • Allâh ta’âlâ dit : {قُلْ إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ مِثْلُكُمْ يُوحَى إِلَيّ} [Al-Kahf / 110] (ce qui a pour sens): « Dis (Ô Mouhammad, à ton sujet) : je ne suis qu’un être humain comme vous à qui il a été révélé ».
  • Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) lorsqu’il fût interrogé au sujet du début de la création a dit : « كَانَ اللهُ وَلَمْ يَكُنْ شَىْءٌ غَيْرُهُ وَكَانَ عَرْشُهُ عَلَى الْمَاءِ » (ce qui a pour sens)  : « Allâh est de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité. Son Trône a été créé sur l’eau. » [Hadîth sahîh -authentique- rapporté de Al-Boukhâri et Al-Bayhaqi d’après ‘Imrân Ibnou l-Housayn]. Nous comprenons à travers ce hadîth que la création de l’eau a précédé celle du trône. Et ceci est confirmé par ce que mentionne Ibnou Hajar : « Ahmad et At-Tirmidhi ont rapporté, et At-Tirmidhi le déclare sahîh, du hadîth marfoû’ (c’est-à-dire qui remonte jusqu’au prophète) d’après Aboû Razîn Al-‘Ouqayli : “Certes l’eau fût créé avant le trône” » [Dans son livre Fat-hou l-Bârî]
  • Ibnou Hibbân a rapporté dans son sahîh, d’après Aboû Hourayrah qu’il a dit : « J’ai dit : Ô Messager de Allâh chaque fois que je te vois je me sens bien et je me réjouis. Informe moi sur toute chose. Il a dit : « كُلُّ شَىْءٍ خُلِقَ مَنَ الْمَاءِ » (ce qui a pour sens) : « Toute chose a été créée à partir de l’eau ». Ce hadîth est confirmé comme étant sahîh. Et Ibnou Mâjah à rapporté semblable à cela dans ses sounan.
  • As-Souddi a rapporté dans son tafsîr avec plusieurs chaînes de transmission qui remontent jusqu’à plusieurs compagnons, que le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit : « إِنَّ اللهَ لَمْ يَخْلُقْ شَيْئًا مِمَّا خَلَقَ قَبْلَ الْمَاءِ » (ce qui a pour sens) : « Certes Allâh n’a rien créé de ce qu’Il a créé avant l’eau ».

– De parmi les savants qui ont confirmé que l’eau est la première des créatures :

  • L’Imâm Moujâhid [voir ci-dessus]
  • L’Imâm Qatâdah a dit au sujet du verset {وكانَ عَرْشُهُ علـى الـمَاءِ} (wa kâna ‘Archouhou ‘ala l-Mâ-) [-soûrat Hoûd / 7-, qui signifie : « Et Son trône fût [créé] sur l’eau »] : «Ceci est le début de ce que Allâh a créé, avant qu’Il ne créé les cieux et la terre» [Rapporté par le Mouhaddith ‘Abdou r-Razzâq dans son tafsîr, ainsi que l’Imâm At-Tabari dans son tafsîr, Aboû Hâtim dans son tafsîr et autres qu’eux].
  • L’Imâm Ibnou Hibbân a dit après avoir mentionné le hadîth rapporté par Aboû Hourayrah, précédemment cité :  « Ce qu’il a visé c’est que toute chose est créé à partir de l’eau et la preuve de l’authenticité de cela est la parole de Al-Moustafâ (le prophète), étant donné qu’il a dit [ce qui a pour sens : ] « Toute chose a été créée à partir de l’eau » alors qu’il n’y avait pas encore de créature » [Dans son Sahîh]
  • L’Imâm Al-Bayhaqi a dit : « Il (Allâh) a créé l’eau en premier, ou bien l’eau et ce qu’Il a voulu comme créature, sans origine et sans modèle précédant, puis Il en a fait l’origine des choses créées qui ont suivis » [Dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât].
  • Le Hâfidh Ibnou ‘Açâkir a dit : «La parole du prophète “كَانَ اللهُ وَلَمْ يَكُنْ شَىْءٌ غَيْرُهُ” (kâna l-Lâhou wa lam yakoun chay-oun ghayrouh) indique qu’il n’y avait rien [de toute éternité] autre que Lui, ni eau, ni trône, ni autre qu’eux deux de parmi tout ce qui est autre que Allâh ta’âlâ. Et sa parole “وَكَانَ عَرْشُهُ عَلَى الْمَاءِ” (wa kâna ‘archouhou ‘ala l-mâ) signifie qu’ensuite Allâh a créé l’eau, puis qu’Il a créé le trône sur l’eau, puis Il a fait écrire toute chose sur la table préservée» [Dans son livre Tabyînou kadhabi l-Mouftarî].
  • L’Imâm Al-Qourtoubi Al-Mâliki a dit : « L’origine de toute les choses créées est l’eau » puis il cite comme preuve le hadîth d’Ibnou Hibbân et Ibnou Mâjah précédemment cité [Dans son tafsîr].
  • Le Chaykh Houçayn Charafou d-Dîn At-Tîbi a dit : « Allâh a indiqué par sa parole {وكانَ عَرْشُهُ علـى الـمَاءِ} (wa kâna ‘Archouhou ‘ala l-Mâ-) [qui signifie : « Et Son trône fût [créé] sur l’eau »] que l’eau et le trône étaient tout deux le début de la création de ce monde ». [Rapporté par Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni dans Fat-hou l-Bârî]
  • L’Imâm Aboû Hayyân Al-Andalouçi a dit : « Certes l’origine de toutes les créatures est l’eau » [voir l’article : ici].
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « L’eau est la première des créatures dans l’absolu.» [Dans son livre Riçâlatoun fî Boutlâni Da’wâ Awwaliyyati n-Noûri l-Mouhammadiyy].
  • Dans le livre « ‘Aqîdatou l-Mouslimîn» qui est un petit ouvrage de 50 questions-réponses sur la croyance, approuvé par la faculté des Fondements de la Religion (Ousoûlou d-Dîn) de l’Université de Al-Azhar Ach-Charîf, il est dit : « Quelle est la première des créatures ?Réponse : La première des créatures, c’est l’eau.» [voir l’article à ce sujet : ici]

– Quant au hadîth connu sous le nom de “hadîth de Jâbir” dans lequel il est dit que la première créature serait la lumière du prophète (صلى الله عليه وسلم), il n’a pas de chaîne de transmission sur laquelle on puisse se baser, tout comme l’a mentionné le Hâfidh As-Souyoûti [voir : ici].

– D’autres savants spécialistes de la science du hadîth ont confirmé les propos de l’Imâm As-Souyoûti, et d’autres encore ont dit que les expressions même du hadîth, démontrent qu’il n’est pas à retenir. A ce sujet :

  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri a composé un livre qu’il a nommé “Mourchidou l-Hâ-ir li Bayâni Wad’i hadîth Jâbir”. Ainsi, tout comme l’indique le titre de son livre, le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri considérait ce hadîth mensonger (mawdoû’). Il a d’ailleurs explicité cela dedans en disant : « En résumé Il s’agit d’un hadîth mounkar, mawdoû’ (mensonger) qui n’a aucune origine dans les livres de la sounnah.».
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri a également dit au sujet du hadîth de Jâbir : « Le fait d’attribuer la chaîne de transmission de ce hadîth à ‘Abdou r-Razzâq est une erreur, car il ne se trouve ni dans son mousannaf, ni dans son jâmi’, ni dans son tafsîr » [Dans son livre Mourchidou l-Hâ-ir li Bayâni Wad’i hadîth Jâbir]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari après avoir mentionné les propos ci-dessus du Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Ghoumâri, les a confirmé en disant : « Il en est comme il l’a dit» [Dans son livre Riçâlatoun fî Boutlâni Da’wâ Awwaliyyati n-Noûri l-Mouhammadiyy].
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit également : « Le fait d’attribuer ce hadîth à Al-Bayhaqi n’est pas correct, et certains l’attribuent au mousannaf de ‘Abdou r-Razzaq, mais il ne se trouve pas dans son mousannaf, et ce qui se trouve dans son tafsîr est le contraire de cela. En effet, il a cité dedans que la première des choses entrées en existence est l’eau.» [Dans son livre Riçâlatoun fî Boutlâni Da’wâ Awwaliyyati n-Noûri l-Mouhammadiyy].
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit également : « Il s’agit d’un hadîth mawdoû’ (mensonger).» [Dans son livre Riçâlatoun fî Boutlâni Da’wâ Awwaliyyati n-Noûri l-Mouhammadiyy].
  • Le Hâfidh Ahmad Ibnou Siddîq Al-Ghoumari a dit : « Il s’agit d’un hadîth mawdoû’ (mensonger) […] il est composé d’expression faible et de sens rejetés.» [Dans l’introduction de son livre Al-Moughîr ‘Ala l-Ahâdithi l-Mawdoû’ah fi l-Jâmi’i s-Saghîr].
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a détaillé cela en disant : « Et s’il n’y avait dans ce hadîth que les termes “Allâh l’a créé de sa lumière avant toute chose” cela aurait suffit pour démontrer sa faiblesse d’expression, car il y a là une incohérence de parmi les plus extrême, en effet si on suppose que le pronom personnel “sa” dans “sa lumière” (min noûrihi) viendrait dans le sens d’une lumière créée par Allâh, alors cela viendrait contredire leur prétention, car selon cette supposition ce serait cette lumière là qui serait la première, et non la lumière de Mouhammad, au contraire la lumière de Mouhammad serait la seconde. Et si on suppose que l’attribution de cette lumière reviendrait à Allâh lui-même (c’est-à-dire prétendre que cette lumière serait une partie de Allâh) alors ça serait encore plus abominable et moche, car cela reviendrait à dire que Allâh serait composé, et le fait de dire que Allâh est composé fait partie des mécréance les plus laide, car il y a en cela l’attribution de l’entrée en existence à Allâh ta’âlâ » [Dans son livre Riçâlatoun fî Boutlâni Da’wâ Awwaliyyati n-Noûri l-Mouhammadiyy].

– Quant au hadîth qui semble indiquer la primauté du Qalam, il s’agit d’une primauté relative. C’est-à-dire que le Qalam est la première créature après l’eau et le trône.

  • Le Hâfidh Ibnou Hajar a dit à ce sujet : « La primauté du Qalam est par rapport à ce qui est autre que l’eau et le trône » [Dans son livre Fat-hou l-Bâri].
  • Le Chaykh Al-‘Ajloûni a dit : « Le plus authentique est que le trône fût créé avant le Qalam » [Dans son livre Kachfou l-Khafâ]

– Quant au hadîth “أول ما خلق الله العقل”; il n’est pas parvenu avec une chaîne de transmission confirmé comme le mentionne :

  • Le Hâfidh As-Saghâni [dans son livre Al-Mawdoû’ât]
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar [dans son livre Fat-hou l-Bâri] ;
  • Le Mouhaddith Al-Harari [dans son livre Riçâlatoun fî Boutlâni Da’wâ Awwaliyyati n-Noûri l-Mouhammadiyy].
  • Le Hâfidh Al-‘Irâqi qui le déclare mounkar tout comme le rapporte de lui le Hâfidh Az-Zabîdi [dans son livre It-hâfou s-Sâdati l-Mouttaqîn]. Et le Hâfidh Al-‘Irâqi a dit également au sujet de ce hadîth : « At-Tabarâni le rapporte dans Al-Awsat d’après le hadîth de Aboû Oumâmah et Aboû Nou’aym du hadîth de ‘Â-ichah, par deux chaînes de transmissions toutes deux faibles (da’îf) »  [dans son takhrîj de Ihyâ-ou ‘ouloûmi d-Dîn]

– Consultez d’autres articles concernant le thème : « L’eau est la première des créatures » : ici

Fév 24

Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki met en garde contre Ibn Taymiyah : égaré qui égare (et sa déviation sur le divorce)

   

Dans son livre « Hâchiyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn », lors de l’explication du verset :
{ فَإِنْ طَلَّقَهَا فَلاَ تَحِلُّ لَهُ مِنْ بَعْدُ} dont le sens en français est : {S’il l’a divorce [par trois fois] alors elle ne lui est plus licite} [verset 230 de Soûrat Al-Baqarah] le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit :

« أي طلقة ثالثة سواء وقع الاثنتان في مرة أو مرتين، والمعنى فإن ثبت طلاقها ثلاثًا في مرة أو مرات فلا تحل، كما إذا قال لها: أنتِ طالق ثلاثًا أو البتة، وهذا هو المجمع عليه. وأما القول بأن الطلاق الثلاث في مرة واحدة لا يقع إلا طلقة فلم يعرف إلا لابن تيمية من الحنابلة، وقد رد عليه أئمة مذهبه حتى قال العلماء: إنه الضال المضل، ونسبتها للإمام أشهب من أئمة المالكية باطلة»

« Si son divorce par trois fois est confirmé, qu’il est été prononcé en une fois ou en plusieurs, alors elle [l’épouse] ne lui est pas licite. Comme s’il lui avait dit : “tu es divorcé par trois fois” ou “définitivement”, et cet avis fait l’objet de l’unanimité. Quant à l’avis selon lequel le divorce par trois en une seule fois ne compterait que comme un seul divorce, il n’est connu de personne sauf d’Ibn Taymiyah de parmi les Hambalites, et les Imams de son école lui ont répliqué à ce sujet, au point que les savants ont dit : Il (Ibn Taymiyah) est un égaré qui égare »

Informations utiles :
– Al-‘Allâmah (l’lillustre savant), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) le Chaykh Abou l-‘Abbâs Ahmad Ibnou Mouhammad As-Sâwi Al-Misri Al-Mâliki est né en 1175 en Egypte et il est décédé à Médine en 1241 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 200 ans. Son ouvrage « Hâchiyatou s-Sâwi » est un commentaire du tafsîr al-Jalâlayn.

– Ici, le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki dénonce l’un des nombreux sujets par lesquels Ibn Taymiyah s’est opposé à l’unanimité des musulmans. Il s’agit de son reniement de l’effectivité du divorce triple prononcé en une seule fois.

– Et il mentionne également que les savants de l’Islâm considèrent Ibn Taymiyah comme un égaré qui égare. Parmi les savants qui ont confirmé cela :

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi qui a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui ». [Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir qui a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré ». [Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi qui a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami qui a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwa Al-Hadîthiyyah]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah qui a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki qui a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations ». [Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr tome 2 p.362]
  • Le Mouhaddith Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Azhari qui a dit : « Ibnou Taymiyah dont ce sont accordé l’ensemble des musulmans à dire qu’il est un égaré qui égare ». [Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi qui a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi qui a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imam de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur accorde une grande importance sans devenir un imam de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses de Ibn Taymiyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [voir : ici]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi, en bas de page de son livre en réplique à Al-Albâni (wahhabite) a dit : « Il a été rapporté de ‘Abdou l-Lâh ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi que celui qui qualifie Ibn Taymiyah de « chaykhou l-Islâm » alors par ce propos là il devient mécréant. Ce qu’il veut dire, c’est le fait de dire cela tout en ayant connaissance de ses paroles de mécréance et sa croyance d’égaré, et que malgré cela il le qualifie par ce terme ».

Qu’est-ce que le divorce triple ? Le divorce triple est un divorce effectif, qu’il soit prononcé en une même expression ou en des temps séparé. Ainsi :

  • Si l’époux dit à son épouse « tu es divorcée, tu es divorcée, tu es divorcée » sans avoir eu l’intention d’insister sur le premier divorce, ce sera un divorce triple. En revanche, s’il avait eu l’intention d’insister sur le premier divorce, ce n’est pas compté comme un divorce triple mais compté comme un seul divorce.
  • Si l’époux dit à son épouse « tu es divorcée trois fois », elle sera divorcée d’un divorce triple. 
  • même s’il a dit : « tu es divorcée » en ayant eu l’intention du divorce triple, il est compté comme un divorce triple.

Ainsi, cette femme ne lui sera licite après un divorce triple que si elle se marie avec un autre époux après lui, après avoir passé la période d’attente poste-maritale du premier et après avoir passé la période d’attente poste-maritale du deuxième époux et qu’elle consomme le mariage avec ce second époux.

– Mais selon Ibn Taymiyah, le divorce triple ne compte que comme un seul divorce. Ainsi selon lui, si l’époux dit à sa femme « tu es divorcée trois fois » ou bien « tu es divorcée, tu es divorcée, tu es divorcée » sans avoir eu l’intention d’insister sur le premier divorce, alors cela ne compte que comme un seul divorce selon sa prétention.

– Il s’agit pourtant d’un sujet faisant l’objet de l’unanimité (ijmâ’) de la communauté. Parmi les savants qui ont rapporté cette unanimité :

  • L’Imâm Moujtahid Mouhammad Ibnou Haçan Ach-Chaybâni, après avoir mentionné qu’Ibnou ‘Abbâs a confirmé à un homme qui avait divorcé sa femme de trois divorces, qu’elle ne lui est plus licite, il a dit : «Et c’est cet avis que nous prenons, et il s’agit de l’avis d’Aboû Hanîfah, et la parole de l’ensemble des savants, il n’y a pas de divergence à ce sujet» [Dans son livre Al-Âthâr] ;
  • L’Imâm Moujtahid Ibnou l-Moundhir [Dans son livre Al-Ijmâ’] ;
  • Le Qâdi Abou l-Walîd Al-Bâji Al-Mâliki a dit : « Celui qui a prononcé le divorce triple en une expression alors cela compte comme trois divorces, et c’est ce qu’à dit une jamâ’ah de fouqahâ, et le Qâdî Aboû Mouhammad a cité dans son “ichrâf” que certains innovateurs le considéraient comme un seul divorce […] et la preuve de notre position est l’unanimité (ijmâ’) des compagnons car cela a été rapporté d’Ibnou ‘Oumar, de ‘Imrân Ibnou Housayn, de ‘Abdou l-Lâh Ibnou Mas’oûd, d’Ibnou ‘Abbâs, d’Aboû Hourayrah et de ‘Â-ichah que Allâh les agrée, et il n’y a pas de divergence chez eux » [Dans son livre Al-Mountaqâ Charh Al-Mouwattâ]
  • L’Imâm Ibnou Rouchd Al-Jadd Al-Mâliki, après avoir lui même confirmé que celui qui divorce sa femme d’un divorce triple en une seule expression, alors elle est divorcée par trois fois, il a dit : «Il s’agit de la voie (madh-hab) de tout les fouqâha et de l’ensemble des savants » [Dans son livre Al-Mouqaddimât al-Moumahhadât] ;
  • Le grand-père d’Ibn Taymiyah, le Chaykh Abou l-Barakât Majdou d-Dîn ‘Abdou s-Salâm Al-Hambali, après avoir mentionné plusieurs citations de compagnons sur ce sujet, a dit : «Et tout cela prouve qu’à leur unanimité, le divorce triple en une seule expression est effectif» [Dans son livre Al-Mountaqâ] ;
  • Le Chaykh Al-Mardâwi Al-Hanbali a dit : «Il s’agit de l’avis des quatres Imâms (c’est-à-dire d’Aboû Hanîfah, Mâlik, Ach-Châfi’i et Ahmad)» [Dans son livre Al-Insâf]
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-Asqalâni qui mentionne que cette unanimité était déjà connu et apparente depuis l’époque de ‘Oumar Ibnou l-Khattâb, en disant : « En résumé, ce qui est advenu concernant cette question est identique à ce qui est advenu concernant la question du mariage temporaire. Je fais allusion par cela à la parole de Jâbir : « C’était une pratique qui existait à l’époque du Prophète (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam), d’Abôu Bakr et au début du califat de ‘Oumar. » Il a dit : « Puis ‘Oumar nous l’a interdit et nous nous en sommes abstenus. » L’avis prévalent sur ces deux questions est que le mariage temporaire est interdit et que trois divorces sont effectifs (lorsque l’on prononce trois divorces en une seule fois) à cause du l’unanimité (ijmâ’) qui s’est établi sur cela à l’époque de ‘Oumar, et il n’a pas été rapporté que quiconque ait contredit ‘Oumar sur l’une de ces deux questions. Leur consensus indique donc l’existence d’un texte abrogeant, même si cela était caché à certains d’entre eux avant cela jusqu’à ce que finalement cela leur apparaisse à tous à l’époque de ‘Oumar. Donc celui qui divergera après cela rejettera l’unanimité (ijmâ’). La grande majorité est d’avis que l’on ne prend pas en compte celui qui émettra un avis divergent après qu’il ait eu consensus (ittifâq). » [Fat-hou l-Bâri] ;
  • L’Imâm Ibnou Noujaym Al-Hanafi qui a dit : « Il n’y a pas besoin de s’occuper à chercher des preuves pour réfuter l’avis de celui qui conteste le caractère effectif de trois divorces parce que cela va à l’encontre de l’unanimité (ijmâ’) comme il a été mentionné dans le livre al-mi’râj. C’est pour cela que les savants ont dit que si un juge valide que trois divorces en une seule fois ne correspondent qu’à un seul, son jugement ne sera pas appliqué, car c’est une question où il n’est pas permis de faire un ijtihâd car c’est une contradiction (de l’unanimité) et non une divergence. »[dans son livre Bahrou r-Râ-iq tome 3 p.418]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki qui a dit : «  Ibnou ‘Abdi l-Barr et d’autres ont rapporté l’unanimité (ijmâ’) concernant le caractère effectif de trois divorces pour celui qui les auraient prononcés. Et il est rapporté dans al-Irtichâf (du Chaykh Al-Wancharîssi Al-Mâliki) que certains innovateurs ont dit que cela n’aurait la valeur que d’un seul divorce. ». [Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr tome 2 p.362]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki [voir scan ci-dessus] ;
  • Et beaucoup d’autres.

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanime sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– Mais Ibn Taymiyah est connu pour son opposition à l’unanimité des musulmans. A ce sujet :

  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]

– D’autres savants ont réprimandé Ibn Taymiyah sur son innovation concernant le divorce. Parmi eux :

  • Le Hâfidh Aboû Sa’îd Al-‘Alâ-i, tout comme le rapporte le Hâfidh et Historien Chamsou d-Dîn Ibnou Toûloûn en disant : « Il (c’est à dire le Hâfidh Al-‘Alâ-i) a mentionné les sujets sur lesquels s’est singularisé Ibnou Taymiyah, qu’il s’agisse des fondements de la croyance ou d’autres sujets parmi lesquels il a tantôt contredit l’unanimité des jurisconsultes et tantôt contesté l’avis qui prévaut dans les écoles. Parmi cela […] il a dit que le divorce par trois ne comptait que pour un seul alors qu’il avait rapporté auparavant que les musulmans étaient unanimes sur le fait qu’il s’agissait de trois divorces successifs et que celui qui contredisait cela devenait apostat. Et pourtant, il a statué par la suite contrairement au consensus et a ainsi berné un grand nombre de gens.» [Dans son livre Dhakâ-irou l-Qasr]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit : « Et ce qui est connu de lui (ibn taymiyah) et de ses disciples, c’est que le divorce par trois est comptabilisé comme un ». [dans son livre Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit également : « Le sept du mois de safar de l’année 718, le sultan décréta l’interdiction de la fatwâ émise par Ibnou Taymiyah sur la question du divorce et ordonna la constitution d’une assemblée à Dārou s-Sa’âdah à laquelle assistèrent nombre de juges et de spécialistes du droit. Ils interrogèrent alors Ibnou Taymiyah quant aux fatwâ qu’il avait émises sur la question du divorce. Ils lui rappelèrent aussi qu’ils lui avaient déjà interdit cela et qu’il avait persisté malgré tout, faisant fi du décret émis par le sultan dans ce sens et sans tenir compte non plus des arrêts prononcés par les gouverneurs pour l’en empêcher. Mais Ibnou Taymiyah nia toutes ces accusations en bloc. Alors cinq individus motivés pour témoigner s’avancèrent et confirmèrent qu’Ibnou Taymiyah leur avait rendu ce jugement après qu’il lui avait été interdit de le faire. Ibnou Taymiyah nia les faits une fois de plus et se résolu fermement à nier encore et encore. Ibnou Toulaych s’avança alors accompagné de plusieurs témoins et affirmèrent qu’il avait rendu ce jugement dans le jardin d’Ibnou Manjâ à un boucher du nom de Qamar Mousalmâni. On dit alors à Ibnou Taymiyyah de s’engager par écrit à ne plus rendre de jugement qu’il s’agisse de celui-ci ou de tout autre. Ibnou Taymiyah s’exécuta ; il écrivit de sa main qu’il s’engageait à ne plus rendre ce jugement mais s’abstenu d’ajouter « ou de tout autre ». Naĵmou d-Dîn ibnou Sasrâ lui dit alors : « Je te condamne à être incarcéré dans une prison » ». [dans son livre Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki qui a composé trois épîtres pour répliquer à Ibn Taymiyah sur le sujet du divorce.
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a dit : « Durant le mois de Ramadân de l’an 719, les gens s’insurgèrent contre lui à cause de ses dires relatifs à la question du divorce ; son interdiction de donner des fatwas fut alors confirmée. Puis au mois de rajab de l’année suivante il fut à nouveau interrogé par une assemblée de savants et emprisonné dans la citadelle ». [Dans son livre Ad-Dourarou l-Kâminah]
  • L’historien Ibnou l-Wardi a dit : « Au mois de Joumâda l-âkhirah de l’an 718, le sultan émit un décret interdisant Ibnou Taymiyah de donner des fatwa et cela relativement à la question du divorce par serment. Un conseil fut tenu pour cela à la suite duquel cette interdiction fut criée publiquement. Et j’ajoute qu’après cette interdiction et cette criée publique, quelqu’un m’apporta une fatwa dans laquelle il était question d’un homme qui avait divorcé son épouse trois fois par une seule formule durant sa période inter menstruelle ou par plusieurs formules répétées au cours de différentes périodes inter menstruelles avant même qu’il ne la reprenne ou qu’elle parvienne au terme du délai d’attente avant remariage. [Dans cette fatwa] il était écrit : « En cela il y a deux avis juridiques ; le plus vraisemblable d’entre eux est que cela ne compte que pour un seul divorce même s’il a prononcé un autre divorce après l’avoir reprise ou qu’il l’épouse à nouveau par un nouvel acte de mariage. Ce divorce est compté puisqu’il était licite. De même le troisième divorce qui intervient après une reprise ou un nouvel acte de mariage, il est licite, par conséquent il est pris en compte. Et cette femme ne lui redevient licite que par un mariage religieux et non pas par un mariage « tahlîl ». Allah sait plus que tout autre ». En dessous, Ibnou Taymiyah a écrit de sa propre main : « Ceci est transcrit de ma parole. Signé Ahmad Ibnou Taymiyah ». Et il a autorisé plusieurs autres choses que cela sur la question du divorce auxquelles les savants n’ont prêté aucune attention et vers lesquelles aucun savant ne s’est orienté ». [Dans son livre Târîkh Ibnou l-Wardi]
  • Salâhou d-Dîn As-Safadi (l’élève d’Ibn Taymiyah et de Taqiyyou d-Dîn As-Soubki) a dit : « Le mardi 19 du mois de Ramadân de l’an 719, les fouqahâ (spécialistes de la jurisprudence) ainsi que les juges furent rassemblés autour du gouverneur Sayfou d-Dîn Tankar. On leur lu la missive du sultan et plus particulièrement le passage relatif au Chaykh Taqiyyou d-Dîn (Ibn Taymiyah) à cause de ses fatwas sur la question du divorce. Il fut alors blâmé et se vit interdire d’émettre des jugements. Et l’assemblée se sépara sur la confirmation de cette interdiction. Puis le jeudi 22 du mois de rajab de l’an 720 une assemblée fut à nouveau convoquée à Dârou s-Sa’âdah. Il (Ibn Taymiyah) fut interrogé à plusieurs reprises sur ses propos relatifs à la question du divorce et fut à nouveau blâmé. Il fut alors incarcéré dans la citadelle de Damas » [Dans son livre A’yânou l-‘asr wa a’yoûnou n-nasr]
  • L’Imâm Mouhammad Al-Khatîb Ach-Chirbîni Ach-Châfi’i a dit :  « Remarque : la parole de l’auteur (c’est-à-dire de l’Imâm An-Nawawi) fait comprendre que les trois divorces sont effectifs lorsqu’ils sont réunis (en une seule parole), et c’est à cet avis que se sont limités les Imâms. Il est rapporté de Hajjâj Ibn Arta-ah, d’un groupe de Chiites et des zâhirites que cela ne comptera seulement que comme un divorce. Et parmi les tardifs, quelqu’un dont on ne fait pas cas (Ibn Taymiyah) a également choisi cet avis et a donné cette fatwâ, que seuls ceux que Allâh a égarés ont suivi. » [Dans son commentaire du Minhâj de l’Imâm An-Nawawi intitulé Moughni Al-Mouhtâj tome 4 p.502]
  • L’historien Ibnou Châkir Al-Koutoubi mentionne qu’un décret fût composé à l’égard d’Ibn Taymiyah, puis confirmé par le vice-sultan, dans lequel il est dit : « Et si jamais, de votre haut rang, vous confirmez le décret sur lequel nous nous sommes accordés au sujet d’Ibnou Taymiyah cela induit l’interdiction pour tout autre d’emprunter la même voie que lui, de rendre ce genre d’avis ou de les suivre, qu’il s’agisse de ceux relatifs au divorce ou de ses autres fatwâ inédites.» [Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki a dit : « Abou l-Haçan a rapporté que Ibnou l-‘Arabi a dit : « je n’ai jamais égorgé de ma main un poulet, mais si je trouve quelqu’un qui rejette le fait que la femme soit divorcée trois fois (lorsque son mari a prononcé la triple formule de divorce en une seule fois), je l’égorgerai de mes propres mains. » C’est une exagération de sa part afin que l’on s’écarte de cela. Et il est réputé que ceci est l’avis d’Ibn Taymiyah. Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations ». [Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr tome 2 p.362]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : «Quant à sa contradiction (à Ibn taymiyah) de l’unanimité concernant le jugement du divorce, elle fait partie des choses qui sont connu à son sujet et pour lesquelles il a été incarcéré» [Dans son livre Maqâlâtou s-Sounniyyah fî Kachi d-Dalâlâti bni Taymiyah]

– Cet égarement d’Ibn Taymiyah au sujet du divorce a été repris par son élève Ibnou l-Qayyim Al-Jawziyyah, comme en témoigne Ibn Kathîr, qui a dit de lui : « Il (Ibnou l-Qayyim) s’entêtait à diffuser l’avis d’Ibnou Taymiyah sur la question du divorce, ce qui conduit le juge Taqiyyou d-Dîn As-Soubki et d’autres à répliquer par de longs exposés d’éclaircissements. » [Dans son livre Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]

– Et il a également été repris par les leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Parmi eux :

  • Ibn Bâz (wahhabite) qui a dit : « L’avis considérant cela comme une seule répudiation […] il s’agit du choix adopté par Ibn Taymiyah et son élève Ibnou l-Qayyim et c’est d’ailleurs l’avis juridique que je donne »  [Dans le livre Fatâwa l-Mar-ati l-Mouslimah p733]
  • Al-Albâni (wahhabite) qui a dit : « Le divorce prononcé trois fois en une seule assise revient à un seul divorce […] c’est l’avis utilisé par Ibn Taymiyah et Ibnou l-Qayyim Al-Jawziyyah » [Dans un enregistrement audio]
  • Mouhammad ‘Ali Ferkous (wahhabite) qui a dit : « La question de la répudiation émise trois fois en même temps est une question au sujet de laquelle moult textes ont été rapportés. Elle est longue et complexe, et le débat qu’elle a suscité est très ancien. Cependant, l’opinion la plus soutenue par les preuves et la plus valable concernant cette question est celle qui est adoptée par ceux qui disent que la triple répudiation exprimée (proférée) d’un seul coup, en un seul mot ou en plusieurs mots, sans que la femme n’observe un délai de viduité puis retourne à son mari, est considérée comme une seule répudiation. Cette opinion est adoptée Ibn Taymiyya et par son élève Ibn Al-Qayyim.» [Dans ses Fatâwâ : 812]
  • Mouhammad ‘Ali Ferkous (wahhabite) confirme ses propos en disant : « Les opinions des savants diffèrent sur la question de la triple répudiation prononcée en une seule parole. La plus correcte et la plus prépondérante des opinions est que ce genre de répudiation est considéré comme une seule répudiation révocable […] c’est l’avis adopté par Ibn Taymiyah et son élève Ibn Al-Qayyim. » [Dans ses Fatâwâ : 751]

– Cela nous montre bien une fois de plus que l’appellation de “salafi” que s’attribuent les wahhabites est mensongère, car ils rejettent la voie des gens du salaf pour s’attacher aveuglement aux avis innovés d’Ibn Taymiyah. Le Hâfidh Ibnou Rajab Al-Hanbali a dit : « Sache qu’il n’est confirmé d’aucun compagnons, ni d’aucun successeur des compagnons (tâbi’i), ni d’aucun Imâm du Salaf dont la parole est prise en considération pour des fatwâ qui concerne le halâl et le harâm, quelque chose de clair comme quoi le divorce par trois, après la consommation du mariage, ne compterait que comme un seul divorce s’il a été prononcé en une seul fois» [Bayân Mouchkil al-Ahâdîth al-Wâridah fî anna t-Talâq ath-Thâlith Wâhidah]

– De même leur revendication d’appartenance à l’école Hambalite est également un mensonge manifeste, du fait que cet avis est rejeté dans l’école de l’Imâm Ahmad Ibnou Hambal. En effet :

  • Le Chaykh Al-Mardâwi Al-Hambali a dit : « Et s’il la divorce trois fois en une seule parole alors qu’il ne l’avait au préalable jamais divorcé puis reprise, elle sera divorcée trois fois, même s’il n’en a pas l’intention, selon l’avis correct de l’école. Il (l’Imâm Ahmad) a souvent mentionné cela, et c’est l’avis des savants de l’école (al-as-hâb), ou plus précisément celui des quatre imâms, que Allâh leur fasse miséricorde, et de leurs adhérents dans leur globalité.» [Dans son livre Al-Insâf]
  • Le Chaykh Jamâlou d-Dîn Ibnou ‘Abdi l-Hâdî Al-Hambali a dit : « Le divorce par trois fois, compte pour trois, et ceci est l’avis correct dans l’école [Hambalite]. Ainsi elle ne lui est plus licite jusqu’à ce qu’elle épouse un autre, et cet avis est confirmé dans la plupart des livres des compagnons de l’Imâm Ahmad, comme “Al-Khiraqi”, “Al-Mouqni'”, “Al-Mouharrar”, “Al-Hidâyah” et autres qu’eux » [Dans son livre As-Sayrou l-Hath-thi ilâ ‘ilmi t-Talâqi th-Thalâth]
  • Le Chaykh Al-Bouhoûti Al-Hambali a dit : « Quant à celui qui divorce sa femme par trois divorces en une seule fois, les trois divorces seront effectifs, et elle lui sera interdite jusqu’à ce qu’elle se remarie avec un autre homme, que cela (c’est-à-dire le divorce par trois fois) ait eu lieu avant la consommation du mariage ou après. » [Dans son livre Rawdou l-Mourabbi’]
  • Et rappelons que le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les Imâms de son école (c’est-à-dire l’école Hambalite) lui ont répliqué (c’est-à-dire à Ibn Taymiyah) sur ce sujet (c’est-à-dire concernant son avis infondé sur le divorce par trois) » [Voir ci-dessus]

– Ainsi, tout cela confirme qu’Ibn Taymiyah est bien un égaré qui égare, car en plus de s’être égaré lui-même en s’opposant à l’unanimité, il a égaré d’autres personnes que lui, comme son élève Ibnou l-Qayyim et ses suiveurs aveugles, les wahhabites.

– Sachez également qu’Ibnou Taymiyah a contredit l’unanimité sur trois sujets concernant le divorce :

  • Premièrement : le divorce triple et c’est l’objet de cet article.
  • Deuxièmement : il a prétendu que le fait de jurer de divorcer ou bien le divorce conditionné ne serait pas pris en compte. Le divorce conditionné, c’est comme le fait qu’un homme dise à sa femme “si tu sors de la maison tu es divorcée” et que la femme sorte de la maison.
  • Troisièmement : il a prétendu que le fait de divorcer une femme ayant ses menstrues n’est pas pris en compte.

– Le fait de diffuser et de mettre en pratique les avis innovés d’Ibn Taymiyah, comme le font de nos jours les wahhabites, est un appel manifeste à la fornication, car le résultat de tout cela est que la femme restera avec un homme qui n’est plus son mari et qu’elle continuera à avoir des rapports intimes avec lui, des rapports qui sont en réalité de la fornication.

– Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a également dénoncé la mouvance sectaire wahhabite, dans ce même ouvrage, en disant : « les Khawârij ceux qui falsifient l’interprétation (ta-wîl) du Livre et de la Sounnah et qui se rendent par cela permis le sang des musulmans et leurs biens, comme nous constatons à présent dans leurs manières d’agir ceux d’un groupe du Hijâz [Région correspondant de nos jours à une partie de l’Arabie Saoudite] qui sont appelés les Wahhabites qui pensent être sur la vérité alors que ceux sont eux les menteurs, le Chaytân a eu emprise sur eux et leur a fait oublier le rappel de Allâh, certes ils sont le parti de Chaytân et certes le parti de Chaytân est le perdant et nous demandons à Allâh qu’Il les extermine jusqu’au dernier. » [Retrouvez l’article : ici]

– Articles à consulter : 

Déc 31

Le compagnon Bilâl voyagea pour visiter la tombe du prophète et y frotta son visage

   

Dans son livre « Wafâ-ou l-Wafâ bi Akhbâr Dâr Al-Moustafâ », le Chaykh As-Samhoûdi a dit :

« و تقدم أيضا أن بلالا رضي الله تعالى عنه لما قدم من الشام لزيارة النبى صلى الله تعالى عليه وسلم أتى القبر فجعل يبكى عنده ويمرغ وجهه عليه .واسناده جيد كما سبق  »

« [le grand compagnon] Bilâl (رضي الله تعالى عنه) lorsqu’il est venu du Châm pour visiter le prophète (صلى الله تعالى عليه وسلم ), il est venu à la tombe et s’est mis à pleurer auprès d’elle, et il y frotta son visage dessus. Et sa chaîne de transmission [de ce récit] est bonne (jayyid) comme cela a été dit précédemment. »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Chaykh Noûrou d-Dîn ‘Ali Ibn Ahmad As-Samhoûdi Al-Haçani est né en 844 en Egypte et il est décédé en 911 de l’Hégire (رحمه الله) à Médine, c’est-à-dire il y a environ 530 ans. Il était du madh-hab de l’Imâm Ach-Châfi’i.

  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a dit à son sujet : « En résumé il est une personne honorable, maîtrisant de nombreuses sciences et qui se distingue dans la jurisprudence (fiqh) et les deux fondements (‘Ilmou l-Kalâm et Ousoûlou l-Fiqh)» [Ad-Daw-ou l-Lâmi’]
  • Ibnou ‘Imâd a dit de lui : « Le savant, le Moufti, l’enseignant, l’historien de Médine l’illuminée, le Chafi’ite, l’Imâm, le modèle (Qoudwah)» [Chadharâtou dh-Dhahab]

– Ici, il mentionne l’histoire de la visite de Bilâl Al-Habachi (رضي الله عنه) auprès du prophète (صلى الله عليه وسلم). Il y a deux points à bien observer :

  • Bilâl (رضي الله عنه) a voyagé depuis le Châm (actuelle Syrie) dans le but d’aller visiter le prophète.
  • Lorsqu’il est arrivé à la tombe, Bilâl (رضي الله عنه) y frotta son visage.

– Ce récit au sujet de la visite de Bilâl Ibnou Rabâh (رضي الله عنه) a été rapporté par le Hâfidh Ibnou ‘Açakir d’après Abou d-Dardâ (رضي الله عنه) avec une chaîne de transmission (isnâd) jayyid (bonne).

– Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a confirmé cela en disant : « Il est parvenu par le biais d’une chaîne de transmission jayyid (bonne) que Bilâl (رضي الله عنه)  a voyagé du Châm jusqu’au messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) pour le visiter» [Dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]

– Les savants du hadîth ont dit que le hadîth jayyid est soit de l’ordre du Sahîh (authentique) ou bien du Haçan (bon).

– Cette visite de Bilâl (رضي الله عنه) auprès de la tombe du prophète s’est déroulé durant le Califat de ‘Oumar Ibnou l-Khattâb (رضي الله عنه). Pourtant, ni ‘Oumar (رضي الله عنه), ni aucun autres compagnons n’a blâmé Bilâl (رضي الله عنه) pour son voyage qui était dans l’objectif de visiter le prophète (صلى الله عليه وسلم), ni pour le fait qu’il ait frotté son visage sur la tombe.

– Parmi les preuves du caractère recommandé de la visite de la tombe du prophète (صلى الله عليه وسلم), il y a le hadîth sahîh (authentique) :

« من زار قبري وجبت له شفاعتي »

[ce qui a pour sens ] : « Celui qui visite ma tombe bénéficiera de mon intercession ».

– Ce Hadîth est rapporté par un grand nombre de Houffâdh (spécialistes de la science du Hadîth). Parmi eux il y a :

  • Le Hâfidh Ad-Dâraqoutni ;
  • Le Hâfidh Al-Bazzâr ;
  • Le Hâfidh Al-Bayhaqi ;
  • Al-Qâdi ‘Iyâd [voir : ici]
  • Et autres.

Parmi les savants qui ont authentifié ce Hadîth, il y a :

  • Le Hâfidh Taqiyyou d-Dîn As-Soubki ;
  • Le Hâfidh Al-‘Alâ-i ;
  • Le Hâfidh As-Souyoûti ;
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi ;
  • Le Hâfidh As-Samhoûdi ;
  • et beaucoup d’autres. Adh-Dhahabi a été en accord avec eux.

– Ce jugement fait l’objet de l’unanimité, tout comme l’ont mentionné de nombreux autres savants. Parmi eux :

  • Al-Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki a dit : « La visite de la tombe du Prophète (صلى الله عليه وسلم) est une sounnah qui fait l’unanimité des musulmans et une vertu vivement recommandée, comme le rapporte Ibnou ‘Oumar (رضي الله عنه).» [voir l’article : ici]
  • Le Chaykh Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki a dit: « Abou Houbayrah [Al-Hambali] a dit dans son livre concernant l’unanimité des imams : Mâlik, Ach-Châfi’i, Aboû Hanîfah et Ahmad Ibnou Hambal, que Allâh ta’âlâ leur fasse miséricorde, ont été en accord que la visite du prophète (صلى الله عليه وسلم) est fortement recommandé (moustahabb)» [Dans son livre Al-Madkhal].
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a également rapporté l’unanimité dans son livre Chifâ-ou s-Saqam.
  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit au sujet de la visite de la tombe du prophète : « Il s’agit d’une des sounnah des envoyés par unanimité chez les croyants en l’unicité (mouwahhidîn), personne n’y porterai atteinte sauf quelqu’un dont le cœur contient la maladie des hypocrites » [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad].
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî Al-Hanafi a dit : « Le voyage pour visiter la tombe du prophète (صلى الله عليه وسلم) fait partie de ce sur quoi les savants ont été unanimes sur son caractère recommandé (moustahabb)  » [Dans son livre Charh Ach-Chifâ]
  • Le Chaykh Mayyârah Al-Mâliki a dit : « Sa visite (du prophète) est une sounnah qui fait l’objet de l’unanimité » [Dans son livre Ad-Dourrou th-Thamîn wa l-Mawridou l-Ma’în]
  • Le Chaykh Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi rapporte également l’unanimité dans son livre Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr.
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « Sache, que Allâh te fasse miséricorde, que la visite de la tombe de notre Prophète (صلى الله عليه وسلم) est permise et requise par le Livre [le Qour-ân], la Sounnah, et l’unanimité (ijmâ’) de la Oummah» [Voir l’article : ici]
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Il est recommandé de visiter la tombe du Messager (صلى الله عليه وسلم) par l’unanimité, c’est-à-dire selon l’unanimité des Imams de l’ijtihâd, les quatres et les autres ; aussi bien pour celui qui habite à Médine que pour les habitants des différents horizons qui ont, par leur voyage, l’objectif de visiter sa tombe honorée. Il s’agit-là d’un des actes les plus éminents qui rapprochent de l’agrément de Allâh.» [Dans son livre Boughyah At-Tâlib]

– Malgré cela Ibnou Taymiyah et ses adeptes ont rejeté la parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) pour suivre leur passion. En effet Ibnou Taymiyah a contredit le prophète (صلى الله عليه وسلم) en interdisant la visite de sa tombe. Les savants lui ont vivement répliqué. Pour plus d’informations, consultez cet article : Ibnou Taymiyah interdit de rendre visite au prophète.

– De même, le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân dénonce Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (le fondateur de la secte wahhabite) qui déclarait mécréant ceux qui visitent la tombe du prophète (صلى الله عليه وسلم) [Voir l’article : ici].

– Voir d’autres articles concernant la visite de la tombe du prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) : ici.

– Ainsi, il est mentionné dans le récit que Bilâl (رضي الله عنه) frotta son visage sur la tombe du prophète. Nous disons que Bilâl (رضي الله عنه) n’a fait cela que par recherche des bénédictions (tabarrouk).

– Ce hadîth fait partie des nombreux textes qui nous montrent que les compagnons autorisaient et pratiquaient le tabarrouk par les traces du prophète (صلى الله عليه وسلم).

– Juste après cette citation, le Chaykh As-Samhoûdi rapporte que Fâtimah, la fille du Prophète (صلى الله عليه وسلم) est partie rechercher des bénédictions en se rendant sur la tombe de son père, le prophète de Allâh (صلى الله عليه وسلم) et qu’elle mit de la terre de la tombe sur ses yeux. [voir l’article : ici]

– Il a également été rapporté que Asmâ (رضي الله عنها) la fille de Aboû Bakr, trempait la joubbah du prophète (صلى الله عليه وسلم) dans l’eau et recherchait la guérison par elle [voir l’article : ici].

  • L’Imâm An-Nawawi (رحمه الله) a dit : « Il y a dans ce hadîth une preuve sur la recommandation de pratiquer le tabarrouk (la recherche de bénédiction) par les traces (âthâr) des vertueux et par leurs vêtements » [retrouvez l’article : ici]

– Le tabarrouk c’est la recherche de bénédiction par les traces physiques d’un Prophète ou d’un être de vertu, tout en sachant, bien évidemment, que c’est Allâh ta’âlâ qui est Le Créateur de la guérison, du profit, de la barakah etc. Donc le tabarrouk n’est pas une adoration d’autre que Allâh comme le considère à tord certains ignorants.

– ‘Abdou l-Lâh ibnou Ahmad (le fils de l’Imâm Ahmad ibnou Hanbal) a dit : « J’ai vu mon père (l’Imâm Ahmad ibnou Hanbal) prendre un cheveu de ceux du Prophète (صلى الله عليه وسلم), il l’a mis dans sa bouche puis l’a embrassé. Et je suis sur de l’avoir vu le mettre sur ses deux yeux, et l’avoir mélangé avec de l’eau, d’avoir bu cette eau en recherchant la guérison par cela. Et je l’ai vu prendre le bol du Prophète, le laver dans un puits, puis boire dedans. Je l’ai vu boire de l’eau de Zamzam en recherchant la guérison et s’essuyer les mains et le visage avec elle. » (rapporté par Adh-Dhahabi) [voir l’article : ici]

– ‘Abdou l-Lâh Ibn Ahmad Ibn Hambal a dit également : « Je l’ai interrogé (c’est-à-dire son père, l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal) à propos de quelqu’un qui touche le minbar du Prophète (صلى الله عليه وسلم) en faisant le tabarrouk (la recherche de bénédiction), en le touchant et en l’embrassant, et qui fait la même chose auprès de la tombe ou ce qui est du même ordre en visant par là le rapprochement de l’agrément de Allâh ‘azza wa jall. Il m’a répondu : il n’y a pas de mal en cela (lâ ba-sa bidhâlik)» [voir l’article : ici]

– Adh-Dhahabi a confirme cela en disant « Il fut rapporté que ‘Abdou l-Lâh demanda à son père au sujet de quelqu’un qui touche le pommeau du minbar du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et touche le mur de la chambre Honorée du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et Ahmad Ibnou Hanbal répondit : « Je ne vois aucun mal dans cela ».» [voir l’article : ici]

– Le Mouhaddith Al-Harari a dit : « Sachez que les compagnons, que Allâh les agrée, recherchaient les bénédictions par les traces physiques du Prophète (صلى الله عليه وسلم) au cours de sa vie et après sa mort. Les musulmans n’ont cessé de suivre cette voie jusqu’à nos jours. » [voir l’article : ici]

– Retrouvez d’autres articles au sujet du tabarrouk : ici.

Déc 27

L’Imâm An-Nawawi explique ce qu’est le soufisme (tasawwouf)

   

Dans son livre « Al-Maqâsid », l’Imâm An-Nawawi a dit :

« أصول طريق التصوف خمسة: تقوى الله في السر والعلانية، واتباع السنة في الأقوال والأفعال، الإِعراض عن الخلق في الإِقبال والإِدبار، الرضى عن الله في القليل والكثير، والرجوع إِلى الله في السراء والضراء  »

 « Les fondements de la voie du soufisme (tasawwouf) sont au nombre de cinq : Faire preuve de piété envers Allâh, en public comme en privé ; suivre la Sounnah dans les œuvres et les paroles ; s’écarter des futilités des gens et ne pas avoir recours à eux (les gens futiles) ; être satisfait de Allâh, qu’Il t’accorde peu ou beaucoup ; s’en remettre toujours à Allâh dans les moments heureux comme dans les épreuves. »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Zakariyyâ Mouhyi d-Dîn Yahyâ Ibnou Charaf An-Nawawi est un savant de référence. Il est né en 631 et il est décédé en 676 de l’hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 750 ans. C’est un savant dans l’école de jurisprudence Chafi’ite. Son commentaire du sahîh de l’Imâm Mouslim est une référence incontournable pour tout étudiant en science de la religion et pour tout savant.  Il a écrit d’autres livres tels que « Riyâd as-Sâlihîn » (le jardin des vertueux), et le recueil de 40 hadîth si connus.

  • Tâjou d-Dîn As-Soubki le surnommait « Chaykhou l-Islâm » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « Le Moufti de la Oummah, Chaykhou l-Islâm […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chafi’ite, l’ascète, l’un des étendards (de la religion)» [Târîkhou l-Islâm]. Il a dit également : « Le Chaykh, le modèle (qoudwah) […] le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), l’ascète, le pieux adorateur, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le moujtahid versé dans l’adoration de son Seigneur, Chaykhou l-Islâm » [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]
  • Ibn Kathîr a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’Imâm, l’illustre savant (al-‘Allâmah), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) l’honorable Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) […] l’un des pieux adorateurs et ascètes»  [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah]

– Ici, l’Imâm An-Nawawi aborde un chapitre consacré au soufisme. Nous remarquons qu’à aucun moment il ne décrit le soufisme comme étant quelque chose de blâmable ou comme étant une secte. Au contraire, il en fait l’éloge en disant que les fondements du soufisme sont :

  • Faire preuve de piété à l’égard de Allâh, que l’on soit seul ou en public ;
  • L’attachement à la Sounnah dans les actes et les paroles ;
  • S’éloigner des gens futiles ;
  • Se satisfaire de Allâh, qu’il nous accorde beaucoup ou peu ;
  • S’en remettre constamment à Allâh, que l’on soit heureux ou dans une difficulté.

– Le soufisme fait partie intégrante du sunnisme. Et de nombreux savants de référence comme l’Imâm An-Nawawi étaient des Soufis.

– Dans le célèbre hadîth, connu sous le nom du hadîth de Jibrîl, le prophète  (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné qu’il y a dans la religion : Al-Islâm, Al-Îmân et Al-Ihçân :

  • Al-Islâm dans ce hadîth désigne les 5 principaux devoirs, tout comme le prophète  (صلى الله عليه وسلم) l’a expliqué, à savoir : la prononciations des deux témoignages, la prière, la zakât, le jeûne et le pèlerinage. C’est-à-dire qu’il s’agit ici d’application des lois (fiqh). Et il y a dans le sunnisme quatre principales écoles de fiqh (madh-hab) qui sont les écoles : Hanafite, Malikite, Chafi’ite et Hambalite.
  • Al-Îmân, c’est-à-dire la foi. Il s’agit ici des sujets liés à la croyance. Et il y a dans le sunnisme deux principales écoles dans la ‘aqîdah (croyance) : les écoles Ach’arite et Matouridite.
  • Al-Ihçân, que le prophète a définit en disant [sens en français : ] « C’est que tu adores Allâh comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes, Lui te voit ». L’Imâm Ibnou Daqîq Al-‘Îd a commenté cela en disant : « Cette partie du hadîth revient au fait de parfaire les adorations en prenant en compte les droits de Allâh et en se surveillant soi-même pour Allâh et en gardant à l’esprit l’éminence de Allâh et Sa glorification au moment des adorations.» [Charh Arba’în An-Nawawiyyah] Et c’est justement cela dont traite la science du Soufisme (tasawwouf).

– Ainsi, si nous observons la voie des grands savants Sunnites, nous remarquons qu’ils adhèrent à une école de croyance, une école de fiqh (jurisprudence) et qu’ils maîtrisent la science du Soufisme (tasawwouf). Par exemple :

  • L’Imâm Al-Ghazâli était de madh-hab Ach’arite dans la croyance (‘aqîdah), Châfi’ite dans la jurisprudence (fiqh), et il était Soufis comme en témoigne son livre ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn.
  • L’Imâm An-Nawawi était de madh-hab Ach’arite dans la croyance (‘aqîdah), Châfi’ite dans la jurisprudence (fiqh), et il était Soufis comme en témoigne son livre Al-Maqâsid.
  • L’Imâm ‘Abdou l-Qâdir Al-Jaylâni qui était Hambalite dans la jurisprudence (fiqh), et il était Soufis.
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri était de madh-hab Matouridite dans la croyance (‘Aqîdah), Hanafite dans la jurisprudence (fiqh), et il était Soufis.
  • Le Chaykh Ibnou ‘Âchir, était de madh-hab Ach’arite dans la croyance (‘aqîdah), Mâlikite dans la jurisprudence (fiqh), et il était Soufis comme en témoigne son livre Al-Mourchidou l-Mou’în.

– Le grand zâhid (ascète) Sahl At-Toustouri (m.283 H.) a dit : « Les fondements de notre voie (le Soufisme) sont de trois : le suivi du prophète dans ses caractères et ses actes ;  consommer ce qui provient de voie licite (halâl) ; et l’intention sincère dans tout les actes » [Rapporté par le Qâdî ‘Iyâd dans son livre Ach-Chifâ. Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri explique dans son commentaire du livre Ach-Chifâ que ce qui est visé par sa parole “notre voie” est le soufisme -tasawwouf-]

– Le grand savant du Salaf, le Grand Soufis, l’Imâm Al-Jounayd Al-Baghdâdi (m.297 H.) a été interrogé au sujet du tasawwouf (Soufisme) et il a répondu: «C’est un nom qui englobe dix sens:
Le premier : diminuer de toute chose du bas monde ;
Le deuxième : se fier avec son cœur à Allâh ‘azza wa jall et ne pas s’attacher aux causes ;
Le troisième : multiplier les actes surérogatoires d’adoration, en période de facilité ;
Le quatrième : la patience en période de difficulté du bas monde et ne pas demander ni se plaindre ;
Le cinquième : distinguer et ne pas prendre tout ce qui est présent ;
Le sixième : s’occuper de l’adoration de Allâh et se détourner de tout autre que Lui ;
Le septième : les évocations discrètes ;
Le huitième : réaliser la sincérité ;
Le neuvième : la certitude de la foi ;
Le dixième : trouver la sérénité dans le recours à Allâh, en se libérant de toute perturbation, s’il trouve ces dix sens, il est Soûfî, sinon il est menteur.» [Rapporté par le Hâfidh Aboû Nou’aym dans son livre Hilyatou l-Awliyâ]

– En une autre occasion, l’Imâm Al-Jounayd Al-Baghdâdi (m.297 H.) a été questionné au sujet du tasawwouf (soufisme) et il a répondu : « C’est sortir de tout bas comportement et s’engager dans tout comportement de bien » [Rapporté par le Hâfidh Aboû Nou’aym dans son livre Hilyatou l-Awliyâ]

– Aboû Bakr Ach-Chibli (m.334 H.) a été interrogé “qui est le Soufis ?” il répondit : « C’est celui dont le cœur s’est purifié et est ainsi devenu pur, qui a suivi la voie du Prophète Al-Moustafâ (صلى الله عليه وسلم), qui a jeté le bas monde derrière son dos et qui a fait goûter à ses passions le goût de la froideur », il fût questionné une seconde fois et répondit : « C’est celui qui s’est éloigné du trouble, qui s’est délivré des souillures, qui s’est empli de méditation et pour qui l’or et la terre sont équivalents ». Puis il fût questionné “qu’est-ce que le soufisme ?” il répondit : « C’est purifier les cœurs pour l’agrément de Allâh Celui Qui connait les choses cachées», il fût questionné une seconde fois et répondit : « C’est glorifier l’ordre de Allâh et avoir de la compassion pour les esclaves de Allâh». [Rapporté par le Hâfidh Aboû Nou’aym dans son livre Hilyatou l-Awliyâ]

– Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Aboû Nou’aym (m. 430 H.) a dit : « Le soufisme ce sont des états contraignants, des comportements purs qui sont à la merci d’états qui les emprisonnent. Les soufis ont adopté la sincérité dans la servitude, délaissé les voies de la perplexité, ils ont été préservés du délaissement de l’obéissance et de la rupture, ils n’ont pour compagnie que l’obéissance à Allâh. Ainsi ce sont ceux qui maîtrisent leurs cœurs qui délaissent ce qui n’est pas bon. Ils ont suivi la voie des compagnons, de leurs successeurs, de celui qui suit leurs voies, des gens qui délaissent les biens du bas monde et qui ont atteint les hauts degrés, qui discernent entre la sincérité et l’insincérité, ceux qui connaissent l’ardeur, de la ferme volonté, de l’intention, qui se rendent des comptes à eux-mêmes , qui protègent leurs fors intérieurs, qui contredisent leurs âmes, qui évitent de tomber dans l’insouciance en méditant tout le temps, en gardant leurs cœurs éveillés, il recherchent la modestie, ils fuient la paresse. Seul quelqu’un qui quitte la religion se moque de leur haut degré, et seul quelqu’un de faux prétend posséder leurs états. Seul quelqu’un qui est intelligent, qui a leur croyance et seul quelqu’un qui se languit du bien, les suit correctement. Ce sont des modèles pour les gens, ce que les gens espèrent voir, c’est eux que nous suivons et c’est d’eux dont nous sommes les partisans jusqu’au jour du Jugement » [Dans son livre Hilyatou l-Awliyâ]

– Chaykhou l-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri a dit : « Le soufisme (tasawwouf) est une science qui permet de connaître les états de purification des âmes, le raffinement des caractères et l’anoblissement de l’apparence et du for intérieur, afin de parvenir au bonheur éternel. » [Dans son commentaire de « Ar-Riçâlatou l-Qouchayriyyah » intitulé « Ihkâmou d-Dalâlah »]

– Ainsi ceux qui blâment les Soufis dans l’absolu, qui considèrent que le Soufisme (tasawwouf) est de la mécréance et de la perversité, ces gens-là n’ont pas connu la réalité du soufisme.

– Les Soufis ne sont pas blâmables dans l’absolu. Ceux qui sont blâmables sont ceux qui prétendent suivre le Soufisme tout en contredisant la Loi, tout en n’accomplissant pas les actes d’adoration conformément à ce qui est parvenu du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم), et combien sont-ils nombreux à notre époque !

– En effet, combien de gens se montrent comme étant des Soufis tout en déformant la religion de Allâh. Parmi eux :

  • Ceux qui ont adopté la croyance en l’incarnation (al-houloûl), en ce sens qu’ils croient que Allâh s’incarnerait dans les créatures.
  • Ceux qui croient que Allâh serait la totalité de ce monde (wahdatou l-woujoûd), et que les éléments qui composent ce monde seraient des parties de Lui. Ou bien ils croient que Allâh s’incarnerait dans ces éléments.
  • Ceux qui ont pour croyance que Allâh serait une luminosité.
  • Ceux qui prétendent que notre prophète Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) proviendrait d’une partie de la lumière de Allâh. Ainsi, en plus d’avoir attribuer à Allâh la luminosité, ils Lui ont attribué le corps et la partition.
  • Ceux qui déforment le nom de Allâh dans leurs assemblées d’évocations en disant “ah !”.
  • Ceux qui se détournent de l’apprentissage de la part de la science de la religion qu’il est un devoir d’apprendre.
  • Ceux qui prétendent que réciter une fois salâtou l-Fâtih (qui est une invocation en faveur du prophète) équivaudrait à réciter six-mille fois le Qour-ân.
  • Ceux qui considèrent les autres religions, ou la croyance des moujassimah (corporalistes) comme des voies valables selon le jugement de Allâh.
  • Et autres de parmi ce qui n’est pas conforme aux fondements de la religion…

– Ainsi, celui qui se prétend Soufis mais dont la croyance n’est pas conforme à la croyance sunnite ou qui pratique un acte qui n’est pas en conformité avec les écoles de jurisprudence sunnites, est en réalité un imposteur.

– L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i a résumé cela en disant : «Toute voie qui contredit la Loi (charî’ah) est une forme d’athéisme et d’irréligion (zandaqah) ».

– Le Chaykh Mouhyi d-Dîn Ibnou ‘Arabi a lui aussi dénoncé certaines mécréances par sa parole : « Celui qui croit en l’incarnation (houloûl), sa religion est incorrecte et ne croit en l’unité absolue (de Allâh avec Ses créatures) que les athées ». [Dans le livre Al-Yawâqît wa l-Jawâhir de Ach-Cha’râni]

– Egalement le Chaykh Mouhyi d-Dîn Ibnou ‘Arabi a dit : « Celui qui veut ne pas s’égarer, qu’il ne lâche pas la balance de la Loi de sa main ne fût-ce le temps d’un clin d’œil, mais qu’il la garde avec lui nuit et jour, lors de chaque parole, chaque geste et chaque croyance. » [Dans le livre Latâ-ifou l-Minani wa l-Akhlâq de Ach-Cha’râni]

– Ainsi, il ne convient pas de prêter attention aux propos virulents des wahhabites (ceux qui se font appeler mensongèrement “salafis”) qui généralisent et prétendent que le Soufisme est une secte, et que le Soufisme serait opposé au Sunnisme. Lorsqu’ils voient un musulman qui s’oppose à leurs mauvaises croyances, ils disent de lui “c’est un soufis ! ” pour tenter d’effrayer les gens qui n’ont pas de connaissances religieuses.

– Nous répondons à ces wahhabites que leurs plus grandes références ont fait l’éloge du Soufisme (tasawwouf). En effet :

  • Ibnou Taymiyah (moujassim) a considéré que les quatre Imams était des Soufis. Il a dit : « Comme les Imams du Hadîth, du Tafsîr, du Soufisme (tasawwouf) et de la jurisprudence (fiqh) tels que les quatre Imams et ceux qui les ont suivis » [Dans son livre Minhâjou s-Sounnati n-Nabawiyyah tome 2 page 105] Les quatres Imams, c’est-à-dire Aboû Hanîfah, Mâlik, Ach-Châfi’i et Ahmad Ibnou Hambal.
  • Et Ibnou l-Qayyim Al-Jawziyyah, l’élève d’Ibn Taymiyah a dit : « Les gens du hadīth dans leur totalité, les imams qui délivrent des fatwâ, les gens des vérités (haqâ-iqou l-‘ourfân), et les connaisseurs de leur Seigneur, de leur Prophète et des degrés des œuvres dans leur prévalence sont des soufis qui suivent la Sounnah et l’exemple du prophète et ne sont pas des égarés ou des divagateurs. » [Dans sa Qasîdah An-Noûniyyah]
  • Le fondateur de la secte wahhabite, Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb a dit : « Sache, que Allâh te guide, que Allâh soubhânahou wa ta’âlâ a envoyé Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) avec la guidée qui est la science profitable, et la religion de vérité qui consiste en l’acte pieux. Quand à ceux qui sont rattachés à la religion : Il y a ceux qui sont occupés à acquérir la science et le fiqh (jurisprudence) et qui parlent par cela comme les Fouqahâ (spécialistes du fiqh) et il y a ceux qui se consacrent à l’adoration et qui recherchent l’au-delà comme les Soufis. Et Allâh a envoyé Son Prophète avec cette religion qui rassemble ces deux sortes » [Dans son livre Fatâwâ wa Maçâ-il page 31]

Nov 15

Le Chaykh Mouhammad ‘Illaych Al-Mâliki fait l’éloge du Mawlid

   

Dans son livre al-Qawlou l-Mounjiyy, le chaykh Mouhammed ‘Illaych Al-Mâliki a dit :

«ولا زال أهل الإسلام يحتفلون ويهتمون بشهر مولده عليه الصلاة والسلام ويعملون الولائم ويتصدقون في لياليه بأنواع الصدقات ويظهرون السرور ويظهر عليهم من بركاته كل فضل عميم. وأول من أحدث فعل المولد الملك المظفر ابو سعيد صاحب اربل فكان يعمله في ربيع الأول ويحتفل احتفالاً هائلاً »

ثم يمدح الملك المظفر بقوله : « وكان شهما شجاعا بطلا عاقلا عالما عادلا »

« Les gens de l’Islâm (les musulmans) ne cessent de commémorer durant le mois de sa naissance (‘alayhi s-salâtou wa s-salâm). Et ils font des repas, des aumônes de différentes sortes durant ces nuits, ils manifestent leur joie et ils rajoutent en acte de bien et s’attachent au récit de sa naissance honorée, et la bénédiction apparaît sur eux. Le premier qui a instauré la célébration du Mawlid est le roi Al-Moudhaffar Aboû Sa’îd, le roi de Irbil. Il l’organisait durant le mois de Rabî’ou l-Awwal et le fêtait par une festivité grandiose.». 

Puis il fait l’éloge du roi Al-Moudhaffar en disant : « Il était magnanime, courageux, brave, sage, savant et juste ».

Informations utiles :

– Le Chaykh, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Moufti des contrées égyptiennes, Aboû ‘Abdi l-Lâh Mouhammad Ibn Ahmad ‘Illaych Al-Mâliki Al-Azhari, est né en 1217 au Caire (Egypte) et il est décédé en 1299 de l’hégire au Caire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 140 ans.

  • Az-Zirikli a dit à son sujet : « Il est l’un des plus grands spécialistes du Fiqh (jurisprudence) Mâlikite » [Al-A’lâm]

– Le Savant Sunnite, le Sultân attaché à la religion, le Gouverneur de Irbil, l’éminent Roi Al-Moudhaffar Aboû Sa’îd Koûkabri Ibnou Zaynou d-Dîn ‘Ali Ibnou Baktakîn est né 549 et il est décédé en 630 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 800 ans. Il était très proche du grand Moujâhid Salâhou d-Dîn Al-Ayyoûbi (رحمه الله) qui était d’ailleurs marié avec sa sœur. Nombreux sont les savants qui ont fait son éloge.

– Ici, le Chaykh Mouhammad ‘Illaych fait l’éloge de la célébration du Mawlid et du savant et Roi Al-Moudhaffar qui fût le premier à l’instaurer.

– En quoi consiste le Mawlid ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [voir l’article : ici].

– Ainsi le Mawlid compte de parmi les bonnes innovations, et le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » (Rapporté par Mouslim) [Retrouvez l’article : ici].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

– Retrouvez de nombreuses paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

Nov 08

Les wahhabites interdisent le Mawlid du prophète mais innovent une semaine de fête pour Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb

    

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

 

Dans son livre « Fatâwa l-‘Aqîdah » (page 623 de cette édition) à la question 353 qui lui a été posée, à savoir : « Quel est le jugement de fêter le Mawlid du Prophète ? », Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) répond :

« الاحتفال بالمولد بدعة ومحرم »

« La fête du Mawlid est une innovation (bid’ah) et c’est interdit (harâm) de le fêter »

Ici, Ibnou ‘Outhaymîn s’en tient à l’avis de la mouvance sectaire wahhabite, à savoir de considérer interdite la célébration du Mawlid du prophète (صلى الله عليه وسلم).

 

   

Cependant… à la question 354, lorsqu’on lui demande la différence entre la festivité organisée par les wahhabites durant une semaine en l’honneur de Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb, et la célébration du Mawlid du prophète (صلى الله عليه وسلم), Ibnou ‘Outhaymîn (wahhabite) répond :

« الأول: أن أسبوع الشيخ محمد بن عبد الوهاب رحمه الله تعالى لم يُتخذ تقرباً إلى الله عز وجل، وإنما يقصد به إزالة شبهة في نفوس بعض الناس في هذا الرجل ويبين ما من الله به على المسلمين على يد هذا الرجل.

الثاني: أسبوع الشيخ محمد بن عبد الوهاب رحمه الله لا يتكرر ويعود كما تعود الأعياد، بل هو أمر بين للناس وكتب فيه ما كتب، وتبين في حق هذا الرجل ما لم يكن معروفاً من قبل لكثير من الناس ثم انتهى أمره.»

« Premièrement : la semaine de Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb, n’est pas prise comme un acte par lequel on recherche l’agrément de Allâh [alors quel est l’intérêt ?!]. Mais c’est un acte pour lever le doute que certaines personnes ont à son sujet, et cela montre ce dont Allâh a comblé les musulmans par cet homme .

Deuxièmement : La semaine de Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb n’est pas quelque chose de répétitif [et alors ?!]. Et ne se perpétue pas tout comme se perpétuent les fêtes, et c’est une chose qui est évidente chez les gens !!! Et c’est pour faire connaître cet homme, à beaucoup de gens, à ceux qui ne le connaissent pas [qu’en est-il pour le Prophète alors?] ! »

Informations utiles :

– Mouhammad Ibnou Sâlih Al-‘Outhaymîn était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1347 H. (c’est-à-dire en 1925) et il est décédé en 1421 H. (c’est-à-dire en 2001), il y a environ vingt ans. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– Ici, Ibnou ‘Outhaymîn (wahhabite) est questionné sur la différence entre la célébration du Mawlid du prophète (صلى الله عليه وسلم), et la festivité d’une semaine pour Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (le fondateur de la secte wahhabite), sachant que les wahhabites interdisent le Mawlid du prophète (صلى الله عليه وسلم), mais organisent et se réjouissent d’une fête d’une semaine pour le fondateur de leur mouvance.

– Pour tenter de se justifier sur ce deux poids deux mesures, et leur préférence à l’égard de leur leader au détriment du prophète (صلى الله عليه وسلم), Ibnou ‘Outhaymîn avance différents points :

Le premier est que, selon lui, la semaine de Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb n’est pas un acte par lequel on recherche l’agrément de Allâh. Il y a dans ce propos beaucoup de confusions :

  • ‘Abdou l-‘Azîz Âl ‘Abdou l-Latîf (wahhabite), lorsqu’il a été interrogé lui aussi sur la différence entre le Mawlid et la semaine de Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb, il a dit : « Certes, la semaine de Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb est une adoration (‘ibâdah) en elle-même ». Ainsi nous constatons qu’il y a contradiction au sein de la secte : Selon l’un d’eux, il s’agit d’une adoration et selon l’autre ce n’est pas une adoration !
  • Ibnou Bâz (wahhabite), a rédigé un long discours religieux (khoutbah) de plusieurs pages, spécialement pour l’occasion de la semaine de Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb. Or, Le fait de composer ou d’adresser un discours religieux est en soit une adoration, d’autant plus qu’il mentionne au sein de son discours des versets du Qour-ân et des hadîth du prophète (صلى الله عليه وسلم).
  • De plus, Ibnou Bâz (wahhabite) a dit au sein de ce discours : «Mes chers honorables frères : certes le fait de se réunir pour étudier la doctrine des premiers musulmans vertueux, et dont l’appel du Chaykh Mouhammad Ibn ou ‘Abdi l-Wahhâb fait partie (sic), et le fait de la faire connaître aux gens et de les inciter à adhérer à ce que le Messager de Allâh (salla l-Lâhou ‘alayhi wa sallam), ses honorables compagnons et les ancêtres de cette communauté faisaient est une obligation et c’est la meilleure façon de se rapprocher de l’agrément de Allâh car il s’agit-là d’une association pour le bien, d’une concertation dans le convenable et d’une recherche pour parvenir à ce qui est meilleur.» [Dans son livre intitulé « Majmoû’ Fatâwâ »] Ainsi, Ibnou Bâz dit lui-même que le fait de se réunir pour étudier la doctrine de Mouhammad ibn ‘Abdi l-Wahhâb fait partie des choses par lesquelles on se rapproche de l’agrément de Allâh.
  • Et d’ailleurs, s’ils ne recherchent pas l’agrément de Allâh dans cette célébration, pourquoi la font-ils ?  Et pourquoi durant toute une semaine ? Quel est l’intérêt de passer une semaine à accomplir des actes qui n’apportent pas de récompenses ? Les pieux prédécesseurs (as-salafou s-Sâlih) nous ont justement enseigné la valeur du temps et de ne pas perdre son temps dans ce qui n’apporte pas de récompenses.

Le second point avancé par Ibnou ‘Outhaymîn est que, selon lui, la festivité d’une semaine pour Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb a pour unique objectif de lever le doute et les confusions que les musulmans ont sur lui et de le faire connaître. Cette justification est absurde pour plusieurs raisons :

  • Qui est prioritaire parmi tout les hommes, à ce qu’on lève tout doute, ou toute confusion à son égard, si ce n’est le prophète (صلى الله عليه وسلم)? Il est prioritaire que les musulmans connaissent le prophète Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) et les différents éléments de sa vie, que tout autre personne. Alors qu’en réalité, les wahhabites interdisent aux musulmans de se réunir pour parler du prophète (صلى الله عليه وسلم) mais ils autorisent de se réunir une semaine pour le leader de leur mouvance !
  • Cette semaine pour Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb n’est en réalité qu’un moyen supplémentaire de prosélytisme à l’égard de leur mouvance sectaire. Leur objectif, comme le dit Ibnou ‘Outhaymîn, est de faire connaître et de défendre le fondateur du wahhabisme contre l’appréhension légitime des musulmans à son égard et à l’égard du wahhabisme.

Le troisième point est que, selon Ibnou ‘Outhaymîn, le Mawlid est une chose répétitive alors que la semaine de Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb ne se répéterait pas d’année en année. Nous disons :

  • Et Alors ?! Est-ce là un argument ? Les musulmans considèrent la célébration du Mawlid comme un acte de bien, et un remerciement à l’égard de Allâh, alors pourquoi serait-ce un argument contre le Mawlid que celui-ci soit répété chaque année ? De plus, il est possible qu’un musulman ait l’occasion de célébrer le Mawlid une année, mais que ce ne soit pas le cas l’année suivante et ainsi de suite. Mais qu’est-ce que cela change ? D’où provient cette règle qui sous-entend que si un acte se répète alors il deviendrait interdit.
    Allâh ta’âlâ dit : {وَافْعَلُوا الْخَيْرَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ} [ce qui a pour sens : ] « Et faites le bien, puissiez-vous réussir ».
  • De plus, contrairement à ce qu’il prétend, la semaine de Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb est une festivité qui se répète chaque année. Et même dans le cas contraire, il se pourrait que différents groupes de wahhabite l’organisent durant des années différentes de sortes qu’en réalité cette fête se répéterait chaque année. conclusion : ceci n’a aucun sens.
  • D’ailleurs, Ibnou ‘Outhaymîn a écrit un livret dans lequel il parle de la bataille de Badr (comment elle a eu lieu, les versets et hadîth à ce sujet etc), et il a lui-même dit concernant son ouvrage, qu’il recommande qu’il soit lu chaque année dans les mosquées. Ainsi, où est passé sa règle interdisant la répétition d’un acte ?!

– En quoi consiste le Mawlid, contre lequel les wahhabites s’acharnent tant ?

  • Du fait de rassembler les musulmans dans le bien : ceci est un bien dans la religion.
  • De récitation du Qour-ân : ceci est un bien dans la religion.
  • De Dhikr (évocation de Allâh) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’éloge du prophète (صلى الله عليه وسلم)  : ceci est un bien dans la religion.
  • De cours et conférences religieuses : ceci est un bien dans la religion.
  • Du fait de s’inciter mutuellement à la piété : ceci est un bien dans la religion.
  • Distribuer des aumônes (nourritures et boissons) : ceci est un bien dans la religion.
  • D’invocations à l’égard de Allâh : ceci est un bien dans la religion.

– L’Imâm As-Souyoûti a d’ailleurs résumé tout cela en disant : « la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour-ân, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance » [voir l’article : ici].

– Ainsi, c’est comme si les wahhabites rendaient interdit de faire tout ces actes précédemment cité durant un jour dans l’année, pour la simple raison que ceci serait une innovation. De plus, la définition de l’interdit (harâm) dans l’islâm, c’est que celui qui le commet mérite le châtiment et celui qui le délaisse par obéissance à Allâh mérite d’être récompensé. Observez la gravité de leurs paroles.

– Pourtant, le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » (Rapporté par Mouslim) [Retrouvez l’article : ici].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Une question reste en suspend concernant l’organisation d’une semaine de fête pour Mouhammad Ibn ‘Abdi l-Wahhâb : Les compagnons ont-il déjà organisé une festivité d’une semaine pour faire l’éloge ou lever le doute sur quelqu’un ? Cet acte n’est-il pas une innovation selon les propres critères des wahhabites ?!

– Sachez que les savants de l’Islâm ont déjà statué sur le jugement du Mawlid depuis de nombreux siècles, et ils l’ont considéré comme une bonne innovation (bid’ah haçanah). Nous pouvons mentionner parmi eux :

  • Le Sultân et Roi Al-Moudhaffar qui était reconnu comme un savant [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici] et [voir :ici]
  • Le Hâfidh As-Souyoûti [voir : ici] et [voir : ici]
  • Le Hâfidh Aboû Châmah (le Chaykh de l’Imâm An-Nawawi) [voir : ici]
  • Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni [voir : ici] et [voir : ici]
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici]
  • Le Mouhaddith Al-Qastallâni [voir : ici]
  • Le Hâfidh Ibnou Dihyah [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici]
  • Le Qâdî (Juge Islamique) de La Mecque : Najmou d-Dîn At-Tabari [voir : ici]
  • Le Chaykh des Qourrâ (récitateurs du Qour-ân) : Abou l-Khayr Ibnou l-Jazari
  • Le Faqîh Ibnou Battoûta [voir : ici]
  • Le Chaykh Aboû ‘Abdi l-Lâh Ibn ‘Ibâd Al-Khatîb
  • Le Chaykh Mouhammad Ibnou Yoûçouf As-Sâlihi Ach-Châmi
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami
  • Le Chaykh Ibnou ‘Âchir Al-Mâliki
  • Le Chaykh Mouhammad ‘Illaych Al-Mâliki
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Majîd Al-Maghribi [voir : ici]
  • Le Moufti de La Mecque : le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân [voir : ici]
  • Le Chaykh Mouhammad Al-Khidr Houçayn (ex grand Imâm d’Al-Azhar) [voir : ici]
  • Le Chaykh Nasrou d-Dîn Al-Moubârak Ibnou t-Tabbâkh
  • Le Chaykh Moullâ Al-Qâri Al-Hanafi
  • Le Chaykh Dhahîrou d-Dîn Ja’far At-Tazmanti
  • Le Chaykh de la mosquée de Az-Zaytoûnah et de ses annexes en Tunisie : Le Chaykh Tâhir Ibnou ‘Âchoûr
  • L’assistant du dernier Calife: le Chaykh Al-Kawthari
  • Le Chaykh Rifâ’ah At-Tahtâwi Ach-Châfi’i Al-Misri
  • Le Chaykh de la grande Mosquée de La Mecque : ‘Alawi Al-Mâliki
  • Le Chaykh Mouhammad Al-‘Arabi At-Tabbân [voir : ici]
  • Le Chaykh ‘Abdoullâh Al-Ghoumâri
  • Le Mouhaddith ‘Abdoullâh Al-Harari [voir : ici]
  • Et beaucoup d’autres…

– Plus étonnant encore : Ibnou Taymiyah (moujassim), l’ultime référence des wahhabites, a lui aussi fait la distinction entre les bonnes et mauvaises innovations [voir : ici] et il a confirmé que la célébration du Mawlid apporte des récompenses. Il a dit à ce sujet : « Célébrer le Mawlid et le prendre comme une occasion religieuse qui se répète chaque année comme certains le font, il y a en cela une grande récompense pour sa bonne intention, et pour sa glorification du prophète salla l-Lâhou ‘alayhi wa âlihi wa sallam » [voir l’article : ici]. Remarquez que pour Ibnou Taymiyah (moujassim), il n’y a aucun mal que cette célébration ce répète chaque année. Cependant, nous ne voyons pas les wahhabites mettre en garde contre Ibnou Taymiyah, ni même contre Ibnou Kathîr [voir : ici] et [voir : ici] et Adh-Dhahabi [voir : ici] qui ont également fait l’éloge du Mawlid.

– Pour conclure, nous disons que le comportement des wahhabites est similaire à celui du Chaytân. En effet, le Hâfidh Al-‘Irâqi rapporte d’après le Hâfidh Baqî Ibnou Moukhalid (m.276 H.) : « Iblîss a poussé un cri terrible à quatre reprises : lorsqu’il a été maudit, lorsqu’il a été chassé du paradis, lorsque le prophète (صلى الله عليه و سلم) est né et lorsque [Soûrat] Al-Fâtihah a été descendue par révélation » [voir l’article : ici]. Tout comme Iblîss a poussé un grand cri lors de la naissance honoré du prophète (صلى الله عليه و سلم), chaque année nous entendons à l’approche du Mawlid les opposants à cette commémoration -les wahhabites- pousser des cris, suivant les traces du Chaytân, afin d’empêcher les musulmans d’y participer.

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

– Retrouvez de nombreuses paroles de savants concernant le Mawlid : ici.

– Voir aussi :

Sep 26

Le Chaykh Zakariyyâ Al-Ansâri parle des différents sens du terme istawâ

   

Dans son commentaire de « Ar-Riçâlatou l-Qouchayriyyah » intitulé « Ihkâmou d-Dalâlah », Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri a dit :

« وللفظ (استوى) محامل: (جلس) و (اعتدل) و (استولى) و (علا) مكانا أو رتبة و (قصد)، كقوله تعالى: {ثُمَّ اسْتَوَى إِلَى السَّمَاءِ} [البقرة: 29]: قصد إلى فعل أمر فيها. فالأولان والرابع بمعنى علوِّ المكان محالات في حقه تعالى، بخلاف ما عداها! والعرش لغة سرير الملك والسقف »

« Le terme « istawâ » peut etre employé [dans la langue arabe] pour dire s’assoir (jalassa), se redresser (i’tadala), dominer (istawlâ), être élevé par l’endroit (‘alâ makânan) ou [êtré élevé] par le mérite (routbatan), vouloir (qasada) comme dans Sa parole ta’âlâ : « thoumma stawâ ila s-samâ ».

Les deux premiers sens [c’est-à-dire le sens de la position assise et du redressement] ainsi que le quatrième dans le sens d’être élevé par l’endroit est impossible au sujet de Allâh ta’âlâ contrairement aux autres sens cités [c’est-à-dire le sens de la domination (istawlâ), le sens d’être élevé par le mérite (‘alâ routbatan) et vouloir (qasada)]. Et al-‘arch (trône) dans la langue arabe signifie le lit du roi, et le toit. »

Informations utiles :

– Chaykh Al-Islâm, le Qâdî (juge), le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), le Moufassir (exégète), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Zakariyyâ Ibn Mouhammad Ibn Ahmad Al-Ansâri Al-Misri Al-Azhari Ach-Châfi’i est né en 826 et il est décédé en 926 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 500 ans. Il étudia auprès de très grands savants comme l’Imâm Al-Boulqîni, l’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni… Et on compte de parmi ses élèves, le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami…

  • Le Chaykh Mourâd Youçoûf Al-Hanafi a dit de lui : « Le Chaykh, l’Imâm profitable […] le savant, Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le modèle (qoudwah) […] le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le mouhaddith, le moufassir (l’exégète), le waliyy, le vertueux […] le juge des juges (Qâdi l-Qoudâh) » [Fath-ou l l-Bârî fîma khtassa l-Lâh bihi ach-Chaykh Zakariyyâ Al-Ansâri]
  • Ibnou Iyyâs a dit à son sujet : « Chaykh Al-Islâm et des musulmans, le moufti, le reste des salafs, le soutien des khalafs » [Badâ-i’ou z-Zouhoûr]
  • Az-Zirikli a dit de lui : « Chaykh Al-Islâm, le Qâdî (juge), le moufassir (exégète), il est de parmi les houffâdh du hadîth» [Al-A’lâm]

– Ici, le Chaykh Zakariyyâ Al-Ansâri mentionne différent sens du terme istawâ dans la langue Arabe. Il conclu en disant :

  • Qu‘il n’est pas permis d’attribuer à Allâh le sens de la position assise (jalassa), ni celui du redressement (i’tadala), ni celui de l’élévation par l’endroit (‘alâ makânan).
  • Qu’il est permis d’attribuer à Allâh le sens de la domination (istawlâ), de l’élévation du mérite (‘alâ routbatan) et de vouloir (qasada).

– Il confirme bien que l’élévation (‘oulouww) qu’il est permis d’attribuer à Allâh, c’est l’élévation par le mérite et l’éminence et non l’élévation par l’endroit et la direction. De nombreux savants ont tenu des propos similaires :

  • L’Imâm du Salaf, Az-Zajjâj a dit : « Ce qui est visé par al-‘oulouww n’est pas l’élévation spatiale car Allâh ta’âlâ est exempt de l’emplacement et de l’endroit. Dans ce cas, al-‘oulouww ne veut dire que l’élévation du mérite et la supériorité de la souveraineté »[voir : ici]
  • Le Chaykh Abou n-Nasr Al-Qouchayri a dit : « Ainsi Ar-Rabb [c’est-à-dire Allâh]  est attribué du ‘Oulouww (élévation) et de la Fawqiyyah (supériorité) par le mérite et l’éminence et Il est exempt d’être dans un endroit et d’être en face d’un corps» [Dans son livre At-Tadhkirah Ach-Charqiyyah]
  • L’Imâm Ar-Râzi a dit : « Il n’est pas possible que ce qui est visé par Al-‘Aliyy soit l’élévation (al-‘oulouww) par la direction et l’endroit puisque les preuves de la corruption de cette croyance ont été confirmées » [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit : « Par Al-‘Aliyy, on vise ‘oulouwwou l-qadr wa l-manzilah (l’élévation par le mérite et l’éminence) et non pas ‘oulouwwou l-makân (l’élévation par l’endroit) car Allâh est exempt de la localisation » [voir : ici]
  • L’Imâm Ibn Hajar Al-‘Asqalâni a dit : « Le fait que les deux directions du haut et du bas soient impossibles au sujet de Allâh n’implique pas qu’on ne Le qualifie pas par al-‘oulouww (l’élévation par le degré) car Son attribution par al-‘oulouww vient dans le sens figuré. Ce qui est impossible, c’est qu’il vienne dans le sens physique (c’est-à-dire l’élévation par l’endroit) »  [voir : ici]
  • Le Moufassir Ath-Tha’âlibi a dit : « Il n’est pas possible que le terme « fawqa » [dans le verset : { وَهُوَ ٱلۡقَاهِرُ فَوۡقَ عِبَادِهِ }] vienne dans le sens de la direction, mais il s’agit d’une élévation (‘oulouww) par la puissance et le mérite» [voir : ici]
  • Le Moufassir Ath-Tha’âlibi a dit également : « “Al-‘Aliyy” : Il est voulu par cela l’élévation (‘oulouww) par le mérite et l’éminence, et non d’une élévation spatiale [par l’endroit], car Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est exempt de la localisation » [voir : ici]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri a dit : « Quant à Son ‘oulouww, ta’âlâ, par rapport à Ses créatures qui est tiré de ce qui est de l’ordre de la parole de Allâh ta’âlâ :  {وَ هُوَ القَاهِرُ فَوْقَ عِبَادِهِ} (wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdih) [souûat Al-An’âm / 61], il s’agit d’un ‘oulouww (élévation) par le mérite et l’éminence et non pas d’une élévation par l’endroit, conformément à ce qui est décrété chez les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah » [voir : ici]
  • Le Chaykh Yoûçouf Ad-Dajwi a dit : « Sache que les gens du Salaf déclarent que la supériorité spatiale (al-‘oulouww al-Makânî) est impossible à Son sujet (c’est-à-dire au sujet de Allâh) ta’âlâ, contrairement à certains ignorants qui débattent à tort et à travers à ce propos. » [voir : ici]
  • Le Chaykh Yoûçouf Ad-Dajwi a dit aussi : « Al-A’lâ est un attribut du Seigneur. Ce qui en est visé c’est la supériorité (‘oulouww) par la domination et la manifestation de la puissance et non pas par l’endroit et la direction, qu’Il soit absolument exempté de tout cela » [voir : ici]

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni [voir : ici]
  • L’Imâm Ibnou Foûrak
  • L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Jouwayni [père de l’Imâm Al-Haramayn]
  • Le Chaykh Ibn Battâl
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [voir : ici]
  • L’Imâm Ach-Chîrâzi [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Moutawalli [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Ghazâli [voir : ici]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [voir : ici]
  • Le Chaykh Al-Lâmichi Al-Hanafi
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzî
  • L’Imâm Ibn ‘Abdi s-Salâm [voir : ici]
  • L’Imâm Ibnou Abî Jamrah
  • Al-Qâdî Ibn Jamâ’ah
  • Le Moufassir Al-Khâzin
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri [voir ci-dessus]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Alî Al-Qârî
  • L’Imâm Al-Kawthari (qui rapporte l’unanimité) [voir : ici]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi [voir : ici]
  • Le Hâfidh Al-Harari
  • et de nombreux autres savants.

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).

– De nombreux savants ont proposé l’interprétation (ta-wîl) du terme “istawâ” par la domination par la toute-puissance. Parmi eux :

  • Le Loughawi ‘Abdou l-Lâh Ibnou Yahyâ Ibnou l-Moubârak
  • L’Imâm Az-Zajjâj [voir : ici] et [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi
  • L’Imâm At-Tabarâni [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Bakr Ahmad Ar-Râzi Al-Jassâs Al-Hanafi
  • L’Imâm Abou l-Layth As-Samarqandi
  • L’Imâm Ibnou Foûrak [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Mouhammad Ibnou l-Haçan Ibnou Abî Ayyoûb Al-Ayyoûbi An-Nayçâboûri
  • L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Jouwayni [père de l’Imâm Al-Haramayn]
  • Le Moufassir Abou l-Haçan ‘Ali Ibn Mouhammad Al-Mâwardi
  • Le Moufassir Al-Wâhidi [voir : ici]
  • L’Imâm Abou Is-hâq Ach-Chîrâzi
  • Le Moufassir Ad-Damghâni Al-Hanafi
  • L’Imâm Al-Moutawalli [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni [voir : ici]
  • Le Loughawi Ar-Râghib Al-Asbahâni
  • L’Imâm Al-Ghazâli
  • L’Imâm An-Naçafi (508 H.)
  • L’Imâm Abou n-Nasr Al-Qouchayri
  • Le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd [voir : ici]
  • Al-Allâmah Al-Lâmichi Al-Hanafi
  • Le Moufassir Ibnou ‘Atiyyah Al-Andalouçi
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibnou Ibrâhîm Ach-Chaybâni Al-Hanafi
  • Le Chaykh Sayfou d-Dîn Al-Âmidi
  • Le Chaykh Ibnou l-Hâjib Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-‘Îzz Ibnou ‘Abdi s-Salâm
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Qarâfi
  • Le Moufassir An-Naçafi [voir : ici]
  • Le Moufassir Al-Baydâwi
  • Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou l-Jamâ’ah
  • Le Qâdî ‘Abdou r-Rahmân Al-Îji
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki
  • Le Chaykh Al-Yâfi’i
  • Le Qâdî Ibnou s-Sirâj Al-Hanafi
  • Le Qâdî Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • Le Loughawi Fayroûzâbâdi
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri [voir ci-dessus]
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • Le Moufassir Ismâ’îl Haqqi Al-Hanafi
  • Le Hâfidh Mourtadâ Az-Zabîdi
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari [voir : ici]
  • Le Chaykh Az-Zourqâni Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-Kawthari [voir : ici]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari [voir : ici]
  • et de nombreux autres savants.

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’istiwâ de Allâh : ici.

Sep 22

Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami explique les deux voies valables face aux textes équivoques

      

Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami a dit, dans son livre « al-Minhajou l-Qawîm » (page 253 et 254 de cette édition) :

« وبالجملة فيجب على كل مؤمن أن يعتقد من هذا الحديث ومشابهه من المشكلات الواردة في الكتاب والسنة كـ: {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} ، {وَيَبْقَى وَجْهُ رَبِّكَ} ،{يَدُ اللَّهِ فَوْقَ أَيْدِيهِمْ} , وغير ذلك مما شاكله أنه ليس المراد بها ظواهرها لاستحالتها عليه تبارك وتعالى عما يقول الظالمون والجاحدون علوًا كبيرًا، ثم هو بعد ذلك مخير إن شاء أولها بنحو ما ذكرناه وهي طريقة الخلف وآثروها لكثرة المبتدعة القائلين بالجهة والجسمية وغيرهما مما هو محال على الله تعالى وإن شاء فوض علمها إلى الله تعالى وهي طريقة السلف وآثروها لخلو زمانهم عما حدث من الضلالات الشنيعة والبدع القبيحة فلم يكن لهم حاجة إلى الخوض فيها »

« Dans l’ensemble, il est un devoir pour tout musulman, de croire au sujet de ce hadîth (il parle ici du hadîth du nouzoûl) et de ce qui est similaire de parmi ce qui est équivoque et qui est parvenue dans le Livre (Qour-ân) et la Sounnah, comme les versets « Ar-Rahmânou ‘ala l-‘Archi stawâ », « wa yabqâ wahjou rabbik », « yadou l-Lâhi fawqa aydîhim » et autres que ceux là de parmi les textes équivoques, que le sens voulu n’est pas le sens apparent, du fait de l’impossibilité de l’attribuer à Allâh, Qui est totalement exempt de ce que disent les injustes et les mécréants. Ensuite, la personne a le choix : si elle veut, elle interprète du même genre que ce que nous avons mentionné [il parle de l’interprétation qu’il a mentionné concernant le hadîth du nouzoûl, voir l’article à ce sujet : ici] et il s’agit de la voie des gens du Khalaf (c’est-à-dire majoritairement), ils ont adopté cette position compte tenu de l’augmentation des mauvais innovateurs (moubtadi’ah) qui attribuaient à Allâh la direction et le corps et autres de parmi ce qui est impossible à l’égard de Allâh ta’âlâ, Ou alors, si la personne veut, elle laisse le sens (fawada) à Allâh ta’âlâ, et il s’agît de la voie des gens du Salaf (c’est-à-dire majoritairement), ils ont adopté cette position car il ne s’était pas répandu à leur époque des égarements et des innovations laides, ainsi ils n’avaient pas eu la nécessité de s’y engager (dans l’interprétation détaillée) »

[Puis il mentionne que Aboû Hanîfah, Mâlik, Ach-Châfi’i et Ahmad déclaraient mécréant ceux qui croient que Allâh serait dans une direction ou qu’Il serait un corps (voir l’article : ici) ]

Informations utiles :

– Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hajar Al-Haytami Al-Makki est né en 907 en Egypte et il est décédé en 974 de l’Hégire à La Mecque (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 460 ans. Il était un savant dans l’école de jurisprudence (madh-hab) Chafi’ite. On peux citer de parmi ses chouyoûkh : Chaykh Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansâri, le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ar-Ramli et bien d’autres…

– Ici il explique les deux méthodologies correctes face aux textes équivoques :

  • La première : croire en ce qui est révélé dans les Textes sans rentrer dans les détails du sens, tout en exemptant Allâh de toutes ressemblances et caractéristiques des créatures (c’est ce qu’on appelle tafwîd ou encore interprétation globale -ta-wîl ijmâliyy-). Voici quelques exemples :

L’Imâm Aboû Hanîfah concernant l’Istiwâ [voir : ici]

L’Imâm Aboû Hanîfah concernant le Yad [voir : ici]

L’Imâm Mâlik concernant l’Istiwâ [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici]

L’Imâm Ibn Hibbân concernant le hadîth du Nouzoûl [voir : ici]

  • La seconde : Interpréter selon un sens digne d’être attribué à Allâh et valable dans la langue (c’est ce qu’on appelle l’interprétation détaillée – ta-wîl tafsîliyy -). Voici quelques exemples :

L’Imâm Ibn ‘Abbâs concernant le Sâq [voir : ici] et [voir : ici]

L’Imâm Al-Boukhâri concernant le Wajh [voir : ici]

L’Imâm Ahmad concernant le verset : “wa jâ-a rabbouka” [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici]

L’Imâm At-Tabarâni concernant l’Istiwâ [voir : ici]

  • Ces deux voies qui sont toutes les deux correctes ont en commun de ne pas prendre le sens apparent. Remarquons que les savants du Salaf, bien qu’ils utilisaient majoritairement l’interprétation globale, ils avaient quelque fois recours à l’interprétation détaillée également, comme cela apparaît dans les exemples ci-dessus.

– De nombreux savants ont mentionné les deux méthodologies valables concernant les versets équivoques (moutachâbih), parmi eux ;

– Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami mentionne trois exemples de Textes équivoques :

  • Le verset {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} « Ar-Rahmânou ‘ala l-‘Archi stawâ » [Soûrat Taha/5]. Ainsi il n’est pas permis de croire que ce verset signifierait que Allâh serait assis ou établi sur le trône, ni que le trône serait un endroit pour Allâh. [Retrouvez d’autres articles à ce sujet : ici]
  • Le verset {وَيَبْقَى وَجْهُ رَبِّكَ} « wa yabqâ wahjou rabbik » [Soûrat Ar-Rahmân/27]. Il n’est donc pas permis de prendre le terme “wajh” dans ce verset au sens apparent, qui est le sens de la partie corporelles, c’est-à-dire de la face ou du visage [Retrouvez d’autres article à ce sujet : ici]
  • Le verset {يَدُ اللَّهِ فَوْقَ أَيْدِيهِمْ} « yadou l-Lâhi fawqa aydîhim » [Soûrat Al-Fat-h/10]. Ainsi il n’est pas permis de croire que le terme “yad” aurait ici le sens du membre, c’est-à-dire de la main. [Retrouvez d’autres article à ce sujet : ici]

– L’Imâm Ibnou l-Jawzi, dans son livre Al-Majâlis, réplique à ceux qui prétendent que les savants du Salaf n’ont pas réalisé d’interprétations [Consultez l’article : ici].

– Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami qualifie de “moubtadi’ah” (mauvais innovateurs) ceux qui attribuent à Allâh le corps et la direction, ainsi que tout ce qui n’est pas permis de Lui attribuer. Après cela il dit : « Sache que Al-Qarâfi et d’autres ont rapporté de Ach-Châfi’i, de Mâlik, de Ahmad [Ibn Hanbal] et de Aboû Hanîfah, que Allâh les agrée, que ceux qui disent [à propos de Allâh] qu’Il est dans une direction ou qu’Il est un corps ont commis de la mécréance, et ils [ces savants] ont raison en cela ». [voir : ici]

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer le corps à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

  • L’Imâm ‘Ali Ibnou Abî Tâlib [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Hanîfah [voir : ici]
  • L’Imâm Mâlik [voir : ici]
  • L’Imâm Ach-Châfi’i [voir : ici] et [voir : ici]
  • L’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Ach’ari [voir : ici] et [voir : ici]
  • Le Qâdî ‘Abdou l-Wahhâb Al-Mâliki qui mentionne l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi [voir : ici]
  • L’Imâm Ibnou Battâl (449 H.)
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Ghazâli qui rapporte également l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi [voir : ici]
  • L’Imâm An-Nawawi (676 H.)
  • L’Imâm Al-Mawsili [voir : ici]
  • L’Imâm An-Naçafi (710 H.) [voir : ici]
  • L’Imâm Safiyyou d-Dîn Al-Hindi (715 H.)
  • Le Chaykh Ibnou Amîr Al-Hajj Al-Hanafi (733 H.)
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni (829 H.)
  • Le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri qui mentionne l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm As-Souyoûti [voir : ici]
  • Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami [voir : ici]
  • Le Chaykh Al-Mounâwi [voir : ici]
  • Le Chaykh Mouhammad Mayyârah (1072 H.)
  • Le Chaykh Ibn Balbân [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Bayâdi (1098 H.)
  • L’Imâm Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi [voir : ici]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Ibn Houçayn Al-‘Alawi (1272 H.)
  • Le Chaykh Mouhammad ‘illaych Al-Mâliki [voir : ici]
  • Le Chaykh Salîm Al-Bichri Al-Azhari (1335 H.)
  • Le Chaykh Al-Marighni Az-Zaytoûni qui mentionne l’unanimité [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Kawthari [voir : ici]
  • Le Mouhaddith Al-Harari (1429 H.)
  • Et beaucoup d’autres…

– De nombreux savants ont confirmé que le fait d’attribuer l’endroit ou la direction à Allâh constitue de la mécréance. Parmi eux :

Sep 11

Mouqbil (wahhabite) confirme qu’Ibn Taymiyah croyait en l’anéantissement de l’enfer

      

Dans son livre «Touhfatou l-Moujîb » Mouqbil Ibn Hâdî (Wahhabite) a dit :

« أما القول بفناء النار فقد قال به ابن القيم في كتابه «حادي الأرواح إلى بلاد الأفراح» في آخر الكتاب فيراجع هذا. وأما قول شيخ الإسلام ابن تيمية في «مجموع الفتاوى» بأنه لا يقول بفناء النار، فإن نقل ابن القيم أصح من «مجموع الفتاوى»، لأن «مجموع الفتاوى» جمعها شيخ عصري فاضل جزاه الله خيرا، فنقل ابن القيم أثبت، »

« En ce qui concerne le propos relatif à l’anéantissement de l’enfer, ceci a été dit par Ibnou l-Qayyim dans son livre « Hâdi l-Arwâh Ilâ Bilâdi l-Afrâh » à la fin du livre.
En ce qui concerne le propos de Chaykh al-Islâm (sic) Ibn Taymiyah dans « Majmoû’ al-fatâwâ » prétendant qu’il ne considère pas que l’enfer a une fin, ce que rapporte Ibnou l-Qayyim est plus sûr que ce qui figure dans le « Majmoû’ al-fatâwâ » car l’ouvrage « Majmoû’ al-fatâwâ » a été rassemblé par le Chaykh ‘Asri Fâdil, mais ce que rapporte Ibnou l-Qayyim est plus confirmé ».

Informations utiles :

– Mouqbil Ibn Hâdî Al-Wâdi’i était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1356 H. (c’est-à-dire en 1937) à Dammâj au Yemen et il est décédé en 1422 H. (c’est-à-dire en 2001) à Djeddah en Arabie Saoudite. Il étudia le wahhabisme auprès d’Ibn Bâz, Ibnou ‘Outhaymîn, Al-Albâni et autres. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– Ici, Mouqbil rapporte et confirme qu’Ibn Taymiyah et Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyyah avaient tout deux pour croyance que l’enfer sera anéanti.

– Ceci fait parti d’une grande série d’égarement d’Ibn Taymiyah. A ce sujet :

  • Le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit : « Ibn Taymiyah a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements. » [Dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Ibn Taymiyah a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm » [Dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah]

– De ce fait, les savants de l’Islâm considèrent Ibn Taymiyah comme un égaré qui égare. Parmi les savants qui ont confirmé cela :

  • Salâhou d-Dîn As-Safadi qui a dit : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est Mâliki, l’autre Châfi’i, l’autre Hanafi et l’autre Hambali ont été d’avis concordant et ont décrété qu’Ibn Taymiyah est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh]
  • L’historien Ibnou Châkir qui a dit : « Ibn Taymiyah est un égaré »[Dans son livre ‘Ouyoûnou t-Tawârîkh]
  • Le Chaykh Ibnou Mou’allim al-Qourachi qui a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un égaré dont il est un devoir de mettre en garde ». [Dans son livre Najmou l-Mouhtadi]
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami qui a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est un innovateur, un égaré qui égare, un ignorant ». [Dans son livre Al-Fatâwa Al-Hadîthiyyah]
  •  Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou Jamâ’ah qui a dit : « Il (Ibn Taymiyah) est quelqu’un que Allâh a égaré ». [Rapporté par Al-Haytami dans son livre Al-Jawharou l-Mounadh-dham]
  • Le Chaykh Ad-Doussoûqi Al-Mâliki qui a dit : « Certains Imâms Chafi’ites ont dit : Ibn Taymiyah est un égaré qui égare car il a violé l’unanimité (ijmâ’) et emprunté la voie menant aux innovations »[Dans sa Hâchiyah du Charh Al-Kabîr tome 2 p.362]
  • Le Chaykh As-Sâwi Al-Mâliki a dit : « Les savants ont dit qu’Ibn Taymiyah est un égaré qui égare » [Dans son livre Hachiyyatou s-Sâwi ‘alâ tafsîr al-Jalâlayn] (voir l’article : ici)
  • Le Mouhaddith Ibnou Soulaymân Ibnou Mouhammad Al-Azhari qui a dit : « Ibnou Taymiyah dont ce sont accordé l’ensemble des musulmans à dire qu’il est un égaré qui égare »[Dans son livre Faydou l-Wahhâb]
  • Le  Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi qui a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela, celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]
  • Le Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi qui a dit également : « Que Allâh enlaidisse Ibn Taymiyah, l’humilie et le rétribue par ce qu’il mérite ! Et cela a été réalisé al hamdoulilLâh car Il a fait de lui l’imam de tout égaré qui égare après lui, et il a fait de ses livres une source d’égarement de sorte que personne n’a lu ses livres et ne leur accorde une grande importance sans devenir un imam de l’égarement de son époque, et il suffit pour cela que Allâh ta’âlâ a fait sortir des idées perverses de Ibn Taymiyah la corne du diable (qarn ach-Chaytân) et ses disciples les chiens de l’enfer (kilâb an-nâr) » [voir : ici]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi, en bas de page de son livre en réplique à Al-Albâni (wahhabite) a dit : « Il a été rapporté de ‘Abdou l-Lâh ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi que celui qui qualifie Ibn Taymiyah de « chaykhou l-Islâm » alors par ce propos là il devient mécréant. Ce qu’il veut dire, c’est le fait de dire cela tout en ayant connaissance de ses paroles de mécréance et sa croyance d’égaré, et que malgré cela il le qualifie par ce terme ».

– La croyance en l’anéantissement de l’enfer est une croyance qui est catégoriquement opposée au Qour-ân, à l’enseignement prophétique et à l’unanimité de la Oummah.

– L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki qui était contemporain d’Ibn Taymiyah a composé un ouvrage pour répliquer à ce dernier, qu’il a intitulé : « Al-I’tibâr bi Baqâ-i l-Jannati wa n-Nâr ». Il y a mentionné à l’intérieur des versets et des hadîth du prophète (صلى الله عليه وسلم) qui indiquent clairement que l’enfer ne sera pas anéanti.

Concernant les preuves du Qour-ân, l’Imâm As-Soubki a mentionné une soixantaine de versets, en précisant qu’il y en a beaucoup d’autres, qui indiquent que l’enfer ne sera pas anéanti. Parmi ces nombreux versets :

  • La parole de Allâh ta’âlâ :

{ إِنَّ ٱللَّهَ لَعَنَ ٱلكَـٰفِرِينَ وَأَعَدَّ لَهُم سَعِيرًا خَـٰلِدِينَ فِيهَا أَبَدًا لَّا يَجِدُونَ وَلِيًّا وَلَا نَصِيرًا }

[soûrat Al-Ahzâb/64-65] qui a pour sens : « Certes Allâh a maudit les mécréants et leur a préparé un feu intense dans lequel ils resteront pour toujours et dans lequel ils ne trouveront ni protecteur ni consolateur. »

  • Et Sa parole ta’âlâ

{وَعَد الله الْمُنَافِقِين وَالْمُنَافِقَاتِ وَالْكُفَّارَ نَارَ جَهَنَّمَ خَالِدِينَ فِيهَا ۚ هِيَ حَسْبُهُمْ ۚ وَلَعَنَهُمُ الله وَلَهُمْ عَذَابٌ مُقِيمٌ}

[soûrat at-Tawbah/68] qui a pour sens : « […] Allâh les éloigne de tout bien et ils auront un châtiment sans fin. ».

  • Et Sa parole ta’âlâ :

{وَمَا هُمْ بِخَارِجِينَ مِنَ النَّارِ}

[soûrat al-Baqarah/167] qui a pour sens : « Et eux [contrairement aux autres] ne sortiront pas du feu. »

  • Et Sa parole ta’âlâ :

{إِنَّ الَّذِينَ كَفَرُوا وَظَلَمُوا لَمْ يَكُنِ اللهُ لِيَغْفِرَ لَهُمْ وَلَا لِيَهْدِيَهُم طَرِيقًا إِلَّا طَرِيقَ جَهَنَّمَ خَالِدِينَ فِيهَا أَبَدًا ۚ وَكَانَ ذَٰلِكَ على اللهِ يَسِيرًا}

[soûrat an-Niçâ/168-169] qui a pour sens : « Certes ceux qui ont mécru et ont commis la mécréance, Allâh ne leur pardonnera pas et ne leur facilitera aucune autre voie que celle de l’enfer dans lequel ils resteront pour toujours, et ceci est chose aisée pour Allâh » ainsi que beaucoup d’autres versets…

– Concernant les preuves du hadîth, l’Imâm As-Soubki en a mentionné plusieurs, parmi lesquelles :

  • Ce qu’a rapporté Al-Boukhâri dans son Sahîh d’après Aboû Hourayrah (رضي الله عنه) qui a dit : Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit :

    « يُقالُ لأهْلِ الجنَّة: يا أهلَ الجنّة خُلودٌ لا مَوْتَ، ولأهْلِ النّار: يا أهْلَ النّارِ خُلودٌ لا مَوْت »

    Qui a pour sens : « Il sera dit aux habitants du Paradis : Ô gens du Paradis, vous aurez une existence éternelle sans plus de mort ; et il sera dit aux habitants de l’enfer : Ô gens de l’enfer : vous aurez une existence éternelle sans plus de mort. »

  • Ce qu’ont rapporté les deux Chaykh (Al-Boukhâri et Mouslim) d’après Ibnou ‘Oumar  (رضي الله عنهما) : Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit :

    « إذا صارَ أهلُ الجنةِ إلى الجنة وأهلُ النارِ إلى النار جِيءَ بالموتِ حَتَى يُجْعَلَ بين الجنة والنار، ثُم يُذْبَحُ، ثم يُنادي منادٍ: يا أهلَ الجنةِ لا موتَ، يا أهل النار لا موتَ، فيَزدادُ أهلُ الجنة فَرَحًا إلى فَرَحِهِم، ويَزداد أهلُ النارِ حُزْنًا إلى حُزْنِهم »

    Qui a pour sens : « Lorsque les gens du paradis seront au paradis et que les gens de l’enfer seront en enfer, on fera venir la mort jusqu’à l’amener entre le paradis et l’enfer, puis on l’égorgera ; ensuite un héraut appellera : « Ô gens du Paradis, vous n’aurez plus de mort ; Ô gens de l’enfer : vous n’aurez plus de mort ; alors la joie des gens du paradis augmentera encore plus et l’affliction des gens de l’enfer sera encore plus intense. »

– Concernant l’unanimité (ijmâ’) :

  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit : « Si quelqu’un prétend qu’ils (les mécréants) sortiront de l’enfer et que l’enfer se retrouvera vide ou qu’il s’anéantira et disparaîtra, il aura rejeté ce avec quoi est venu le Messager et ce sur quoi les gens de la Sounnah ont été unanimes » [Dans son livre At-Tadhkirah et également rapporté par l’Imâm Ibnou Hajar dans son Charh du Sahîh Al-Boukhâri]
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit : « Les musulmans ont pour croyance que le Paradis et l’enfer n’ont pas de fin, et Aboû Mouhammad Ibn Hazm a rapporté l’unanimité (ijmâ’) à ce sujet, et que celui qui contredit cela devient mécréant par unanimité (ijmâ’), et il n’y a aucun doute à ce sujet, et ceci est un sujet connu d’évidence dans la religion, et de nombreuses preuves sont parvenues à ce sujet » [Al-I’tibâr bi Baqâ-i l-Jannati wa n-Nâr].
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a dit également : « Les musulmans ont été unanimes sur cette croyance (de la non fin du paradis et de l’enfer) et l’ont prise par transmission orale, les gens du Khalaf l’ont prise de ceux du Salaf, qui eux même l’ont pris du prophète (صلى الله عليه وسلم), et cette croyance est implantée dans la nature même des musulmans, c’est une chose qui est connue d’évidence comme faisant partie de la religion ; d’autant plus que les autres communautés en dehors des musulmans y croient aussi, ainsi si quelqu’un le rejette, il devient mécréant » [Al-I’tibâr bi Baqâ-i l-Jannati wa n-Nâr].
  • L’Imâm At-Taftâzâni a dit : « Les Jahmiyyah sont allés dans le sens que le paradis et l’enfer s’anéantiront et que leurs habitants s’anéantiront, c’est un avis invalide qui contredit le Livre (le Qour-ân), la Sounnah et l’Unanimité (ijmâ’) ; il n’y a pas la moindre preuve à ce sujet. » [Dans son commentaire du traité de croyance de An-Naçafi]

– Malgré qu’il sache qu’Ibn Taymiyah avait cette croyance contraire à l’Islâm, Mouqbil s’est entêté à le surnommer “Chaykh al-Islâm”, ceci nous montre le fanatisme des wahhabites à l’égard d’Ibn Taymiyah.

– Le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri a dit au sujet d’Ibn Taymiyah (moujassim) :  « Celui qui nomme Ibn Taymiyah par “Chaykh al-Islâm” alors il devient mécréant ».

  • Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela lorsqu’il a rédigé sa biographie en disant : « Il (c’est-à-dire le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri) était interrogé au sujet des opinions qu’Ibn Taymiyah avait été le seul à émettre, et il avait répondu en fonction des erreurs qu’il y trouvait et de ce qui repoussait son cœur ; jusqu’à ce qu’il détermine son jugement à son sujet et déclare ouvertement qu’Ibn Taymiyah est un innovateur, puis qu’il est mécréant. Par la suite il s’est mis à déclarer explicitement dans ses assemblées que quiconque appellerait Ibn Taymiyah par l’appellation “Chaykhou l-Islâm” deviendrait mécréant pour avoir employé ce terme. Et il était connu pour cela.» [Dans son livre Ad-Daw-ou l-Lâmi’ fî A’yâni l-Qarni t-Tâçi’]
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh al-Ghoumâri al-Maghribi a détaillé à ce sujet en bas de page de son livre en réplique à Al-Albâni (wahhabite) en disant : « Il a été rapporté de ‘Abdou l-Lâh ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi que celui qui qualifie Ibn Taymiyah de « chaykhou l-Islâm » alors par ce propos là il devient mécréant. Ce qu’il veut dire, c’est le fait de dire cela tout en ayant connaissance de ses paroles de mécréance et sa croyance d’égaré, et que malgré cela il le qualifie par ce terme ».
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « [De parmi ceux qui ont mis en garde contre Ibn Taymiyah : ] Al-‘Allâmah (l’illustre savant) ‘Alâ-ou d-Dîn al-Boukhâri al-Hanafi, qui est décédé en 841 H., il l’a déclaré mécréant et il a déclaré mécréant ceux qui disent de lui « chaykhou l-Islâm », c’est-à-dire celui qui le nomme « chaykhou l-Islâm » tout en connaissant ses propos de mécréance. Le Hâfidh As-Sakhâwi a mentionné cela dans Ad-Daw-ou l-Lâmi’». [Dans son livre Maqâlât As-Sounniyah fî Kachfi Dalâlât Ibni Taymiyah]
  • Le Chaykh Ahmad Al-Ghoumâri Al-Maghribi a dit : « Ibnou Taymiyah est un ennemi de Allâh et de Son prophète, un criminel, un khabîth, un égaré qui égare […] après cela (c’est-à-dire après avoir eu connaissance de ses égarements), celui qui le surnomme “Chaykh al-Islâm” est un hypocrite (mounâfiq) et un égaré tout comme lui » [Dans son livre Al-Bahrou l-‘Amîq]

– Abou l-’Abbâs Ahmad Ibnou Taymiyyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est à l’origine d’une grande discorde dans le monde musulman. Nombreux sont les savants de l’Islâm qui ont mis en garde contre lui et ont dénoncé ses multiples égarements. Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibnou Taymiyah sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com.

– Beaucoup de savants ont dénoncé l’égarement d’Ibn Taymiyah sur sa prétention que l’enfer sera anéanti, parmi eux :

  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki ;
  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni ;
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni ;
  • Le Chaykh ‘Alâ-ou d-Dîn Al-Boukhâri ;
  • Le Chaykh Ibnou Hajar Al-Haytami ;
  • Le Mouhaddith Al-Mounâwi ;
  • Le Chaykh Salâmah Al-Qoudâ’i Al-Azzâmi ;
  • Le Chaykh Mouhammad Zâhid Al-Kawthari ;
  • Le Chaykh Aboû Hâmid Ibn Marzoûq ;
  • Le Chaykh Al-Ya’qoûbi ;
  • Le Mouhaddith Al-Harari ;

– Et en plus de Mouqbil, d’autres leaders de la mouvance wahhabite ont confirmé qu’Ibn Taymiyah avait cette croyance contraire à l’Islâm, parmi eux :

  • ‘Abdou r-Razzâq Al-‘Afîfi qui a dit : « La réalité est que l’avis de l’anéantissement de l’enfer est bien celui d’Ibn Taymiyah contrairement à ceux qui renient que cet avis est le sien » [dans son ouvrage “Fatâwâ wa raçâ-il”]
  • Al-Albâni qui a dit : « C’est ainsi que nous répliquons au chaykh de l’Islâm (sic) Ibnou Taymiyah au sujet de sa parole que l’enfer s’anéantirait, sans être tendre avec lui.» [Dans son commentaire du livre : «Raf’ou l-Astâr li Ibtâli Adillati l-Qâ-ilîna bi fanâ-i n-Nâr »]
  • Et bien d’autres… [Pour en savoir plus, consultez le livre “Al-Bourhân wa l-I’tibâr : ici]

 – Pour plus d’informations sur ce sujet, consultez les articles suivants : Ibn taymiyya prétend que l’enfer aurait une fin [en français : ici] ou [en arabe : ici].

– A consulter : Les groupes ayant contredit les gens de la Sounnah : ici

Sep 05

‘Oumar Ibnou l-Khattâb a réalisé le tawassoul par le biais de Al-‘Abbâs

   

Dans son célèbre recueil de hadîth, l’Imâm Al-Boukhâri rapporte d’après le compagnon Anas Ibnou Mâlik qu’il a dit :

« أن عمر بن الخطاب رضي الله عنه كان إذا قحطوا استسقى بالعباس بن عبد المطلب فقال اللهم إنا كنا نتوسل إليك بنبينا فتسقينا وإنا نتوسل إليك بعم نبينا فاسقنا قال فيسقون »

« Lors des périodes de sécheresses, ‘Oumar Ibnou l-Khattâb (رضي الله عنه) réalisait la demande de pluie (istisqâ) par le biais de Al-‘Abbâs Ibnou ‘Abdi l-Mouttalib. Il disait : Ô Allâh nous réalisions le tawassoul à toi par notre Prophète et tu nous accordais la pluie, et nous réalisons le tawassoul par le biais de l’oncle de notre Prophète, alors accorde nous la pluie. Et il a dit [c’est-à-dire Anas Ibnou Mâlik] : « la pluie leur a été accordé ».

Informations utiles :

– L’Imâm, le Chaykh des Mouhaddith Aboû ‘Abdi l-Lâh Mouhammad Ibnou Ismâ’îl Al-Boukhâri, l’auteur du célèbre « Sahîh » connu comme étant le livre le plus authentique après le Qour-ân, est né en 194 et il est décédé en 256 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1175 ans.  Il est une référence incontournable dans la science du hadîth. Consultez sa biographie : ici.

– L’Illustre Compagnon, Amîr al-Mou-minîn, Aboû Hafs, ‘Oumar Ibnou l-Khattâb est décédé en 23 de l’hégire (رضي الله عنه) c’est-à-dire il y a environ 1410 ans. Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a fait son éloge en de nombreuses occasions. Il l’a surnommé Al-Fâroûk (c’est-à-dire celui qui discerne le vrai du faux). Il a dit a son sujet (ce qui a pour sens) : « Allâh a fait que la vérité sorte de la bouche de ‘Oumar et qu’elle soit dans son cœur. » et il a dit également (ce qui a pour sens) : « Si il y avait un prophète après moi, se serai ‘Oumar ». ‘Oumar fait également parti des compagnons à qui le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a annoncé qu’ils auraient le Paradis.

– Ici, il est rapporté par l’Imâm Al-Boukhâri avec sa chaîne de transmission sahîh (authentique) que le Calife ‘Oumar Ibnou l-Khattâb (رضي الله عنه) a réalisé le tawassoul par Al-‘Abbâs (رضي الله عنه), l’oncle paternel du prophète (صلى الله عليه وسلم).

– Il y a dans ce hadîth une réplique suffisante à ceux qui renie le tawassoul dans l’absolue, par le biais d’un vivant ou d’un mort, et à ceux qui prétendent qu’il ne serait permis de réaliser le tawassoul que par le biais du prophète (صلى الله عليه وسلم).

– Le Hâfidh Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a dit dans le commentaire de ce hadîth : « On tire comme profit de cette histoire avec Al-‘Abbâs, le caractère très recommandé (moustahabb) de la demande d’intercession (istichfâ’) par les gens de bien, par les vertueux et par les proches parents musulmans du prophète (ahlou l-Bayt)» [Dans son commentaire du Sahîh Al-Boukhâri : Fat-hou l-Bârî]

– Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « ‘Oumar Ibnou l-Khattâb (رضي الله عنه) durant la période de son Califat, a réalisé la demande de pluie (istisqâ) par le biais de Al-‘Abbâs Ibnou ‘Abdi l-Mouttalib, lorsque s’était intensifié la famine durant l’année de la secheresse, et ils ont obtenu la pluie […] il y a clairement dans cela la pratique du tawassoul, et ceci invalide la parole de ceux qui interdisent le tawassoul dans l’absolu, que le tawassoul ait lieu par un vivant ou par un mort, ainsi que la parole de ceux qui interdisent le tawassoul par tout autre que le prophète (صلى الله عليه وسلم) » [Dans son livre Ad-Dourarou s-Saniyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah]

– Cet acte du Calife ‘Oumar Ibnou l-Khattâb nous montre la mauvaise compréhension de ceux qui interdisent la pratique du tawassoul en se basant sur le hadîth :

« إذا سَأَلْتَ فَاسْألِ اللهَ وَ إذا اسْتَعَنْتَ فَاسْتَعِنْ بِاللهِ »

[qui a pour sens : ] « Si tu demandes alors demande à Allâh et si tu recherches l’aide alors recherche là par Allâh ». En effet, ni ‘Oumar, ni aucun autre compagnon n’a compris de ce hadîth qu’il ne serait pas permis de demander ou de rechercher de l’aide à autre que Allâh ni de pratiquer le tawassoul. En effet, aucun compagnon n’a blâmé ‘Oumar pour sa pratique du tawassoul, et aucun d’entre eux ne lui a répliqué par ce hadîth.

– Le Mouhaddith Al-Harari a dit : « Le sens du hadîth, c’est que Celui à qui tu demandes en priorité c’est Allâh. Parce que Allâh ta’âlâ est le Créateur du bien et du mal, c’est le Créateur des profits et des nuisances. Et ce hadîth ressemble du point de vue du sens au hadîth du Sahîh de Ibnou Hibbân dans lequel le Prophète (صلى الله عليه وسلم)  a dit :

لا تُصَاحِبْ إلّا مُؤمِناً وَ لا تَأكُل طَعَامَكَ إلّا تَقِي

[qui a pour sens] : « Ne tiens la compagnie que d’un croyant et ne mange de ta nourriture qu’un pieux ».

Là encore, le hadîth signifie seulement que celui qui te tiens compagnie ou à qui tu tiens compagnie, en priorité c’est le musulman. De même celui qui est prioritaire pour que tu lui donnes de ta nourriture, c’est le musulman pieux. Ainsi, le Prophète (صلى الله عليه وسلم)  n’a pas visé dans ce hadîth qu’il ne serait pas permis d’avoir la compagnie d’un non musulman, mais ce que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a visé c’est que celui qui est prioritaire dans la compagnie est le croyant. Et de même dans la deuxième partie du hadîth [qui a pour sens] : « et ne donne à manger qu’à un pieux », le Prophète (صلى الله عليه وسلم)  a voulu par cela, que celui qui est prioritaire pour que tu lui donnes à manger c’est le pieux. Donc le hadîth :

إذا سَأَلْتَ فَاسْألِ اللهَ وَ إذا اسْتَعَنْتَ فَاسْتَعِنْ بِاللهِ

Son sens véritable est :  « si tu demandes alors demandes en priorité à Allâh ». Il n’y a aucune preuve dans ce hadîth en faveur de ceux qui rejettent le tawassoul par les prophètes et les saints, le fait d’invoquer Allâh par eux. Parce que son sens est celui que nous avons donné.» fin de citation du Chaykh Al-Harari.

– De même dans le livre « ‘Aqîdatou l-Mouslimîn» ayant reçu l’approbation de l’Université Islamique Al-Azhar, il est dit : « Question 42 : Qu’est-ce qui est visé par la parole du Messager : 

إذا سَأَلْتَ فَاسْألِ اللهَ وَ إذا اسْتَعَنْتَ فَاسْتَعِنْ بِاللهِ

Réponse : Cela signifie qu’en priorité on demande à Allâh et en priorité on demande l’aide à Allâh. Cela ne signifie pas qu’on ne demande pas à autre que Allâh ou qu’on ne demande pas l’aide à autre que Allâh. Ceci est semblable au hadîth de Ibnou Hibbân  :

لا تُصَاحِبْ إلّا مُؤمِناً وَ لا تَأكُل طَعَامَكَ إلّا تَقِي

C’est-à-dire qu’on offre à manger en priorité a une personne pieuse et qu’on cherche la compagnie du croyant en priorité. Cela ne signifie pas qu’il est interdit d’offrir à manger à celui qui n’est pas croyant et qu’il est interdit de l’avoir pour compagnon. En effet, Allâh ta’âlâ a fait l’éloge des musulmans dans le Qour-ân par Sa parole :

وَيُطۡعِمُونَ ٱلطَّعَامَ عَلَىٰ حُبِّهِۦ مِسۡكِينً۬ا وَيَتِيمً۬ا وَأَسِيرًا 

[Soûrat Al-Insân / 8] ce qui signifie : « Ils donnent à manger la nourriture qu’ils aiment au pauvre, à l’orphelin et au captif». Le captif ici désigne le captif non musulman. Il a par ailleurs été rapporté dans les Sahîh de Mouslim et de Al-Boukhâri que trois personnes ont demandé à Allâh par leurs bons actes.» fin de citation du livre  ‘Aqîdatou l-Mouslimîn.

Point important : Le tawassoul de ‘Oumar Ibnou l-Khattâb par le biais de Al-‘Abbâs n’est pas une preuve qu’il serait interdit de faire le tawassoul par le prophète après son décès. En effet, il est parvenu dans le hadîth de ‘Outhmân Ibnou Hounayf [voir : ici] et le hadîth de Bilâl Ibnou l-Harîth Al-Mouzani au temps du Califat de ‘Oumar [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici] qui sont tout deux authentiques (sahîh), que les compagnons pratiquaient le tawassoul par le prophète, même après son décès. Mais ‘Oumar n’a fait cela que pour tenir compte de l’honneur de la parenté de Al-‘Abbâs avec le prophète (صلى الله عليه وسلم). La preuve en est la parole de Al-‘Abbâs lorsque ‘Oumar l’a fait avancer : « Ô Allâh, les gens se sont adressés à Toi par moi, pour ma parenté avec Ton prophète » ceci ayant été rapporté par Az-Zoubayr Ibnou Bakkâr tout comme l’a dit le Hâfidh Ibnou Hajar dans Fat-hou l-Bârî. De plus, le Hâfidh Al-Hâkim a rapporté que ‘Oumar a dit lors d’un discours : « Ô gens, certes le Messager de Allâh considérait Al-‘Abbâs comme un fils considère son père. Alors prenez exemple sur lui en son oncle Al-‘Abbâs et prenez-le pour cause (waçîlah) dans vos demandes à Allâh » [Al-Moustadrak]. De plus, le simple fait de délaisser une chose n’implique pas que cette chose soit illicite.

– Le tawassoul est le fait de demander à Allâh l’obtention d’un profit ou l’empêchement d’une nuisance et ce, par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint, par honneur pour celui par lequel le tawassoul est fait. Faire le tawassoul est permis en leur présence et en leur absence tout comme l’indique les preuves selon la Loi de l’Islâm. Le tawassoul ne constitue donc pas une adoration pour autre que Allâh.

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) enseigna lui-même le tawassoul aux compagnons et les compagnons le pratiquaient également après son décès (صلى الله عليه وسلم). [voir l’article à ce sujet : ici]

– Ainsi, le tawassoul est une pratique qui est permise selon l’unanimité des musulmans comme le rapporte l’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki [Retrouvez l’article à ce sujet : ici]

– L’adoration (al-‘Ibâdah) : c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission, comme l’a mentionné l’Imâm Moujtahid, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Taqiyyou d-Dîn As-Soubki.

Ainsi le simple fait d’appeler (nidâ) un vivant ou un mort ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh, ni le simple fait de glorifier (ta’dhîm) ou de faire al-istighâthah (la recherche du renfort) par autre que Allâh. De même, le simple fait de visiter la tombe d’un saint pour le tabarrouk (la recherche des bénédictions) ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, le simple fait de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander aux gens ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. De même, la formule de al-isti’ânah (demande d’aide) à autre que Allâh ta’âlâ ne constitue pas une adoration d’autre que Allâh. Egalement, la simple humilité n’est pas une adoration envers autre que Allâh car sinon, tous ceux qui font preuve d’humilité avec les rois et les nobles seraient devenus mécréants.

C’est-à-dire que tout cela n’est pas du chirk (le fait d’attribuer des associés à Allâh), car la définition de l’adoration (al-‘ibâdah) selon les spécialistes de la langue ne s’applique pas à tout cela. En effet, pour eux, l’adoration (al-‘ibâdah) comme nous venons de le voir est l’obéissance avec la soumission. Voir à ce sujet l’explication de l’Imâm du Salaf, le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe) Aboû Is-hâq Ibrâhîm Az-Zajjâj : ici.

– Retrouvez d’autres articles au sujet du tawassoul et du tabarrouk : ici.

Août 11

Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ibn Zayni Dahlân rapporte l’unanimité de la recommandation de visiter la tombe du prophète

   

Dans son livre « Ad-Dourarou s-Saniyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah », le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibn Zayni Dahlân a dit :

« اعلم رحمك الله أن زيارة قبر نبينا صلى الله عليه وسلم مشروعة مطلوبة بالكتاب والسنة وإجماع الأمة »

« Sache, que Allâh te fasse miséricorde, que la visite de la tombe de notre Prophète (صلى الله عليه وسلم) est permise et requise par le Livre [le Qour-ân], la Sounnah, et l’unanimité (ijmâ’) de la Oummah»

Informations utiles :

– Le Moufti de La Mecque, Le Chaykh Ahmad Ibn Zaynî Dahlân Al-Makki est né en 1231 et il est décédé en 1304 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 130 ans. Il était spécialiste de la Charî’ah, de la grammaire et de l’histoire ainsi que d’autres domaines. Il a apporté sa contribution à de nombreuses sciences. Il était le Moufti des maîtres Châfi’i à la ville Sainte de la Mecque, il était surnommé Chaykhou l-Islâm. Il est l’auteur du livre « Ad-Dourarou s-Saniyyah fî Raddi ‘ala l-Wahhâbiyyah » ainsi que du livre « Al-Foutoûhâtou l-Islâmiyyah » (Les conquêtes islamiques) dans lequel se trouve le fameux chapitre de mise en garde contre la secte wahhabite qu’il a intitulé « Fitnatou l-Wahhâbiyyah » (La discorde des Wahhabites). Consultez sa biographie : ici.

– Ici il rapporte l’unanimité sur le fait que la visite de la tombe du Prophète (صلى الله عليه وسلم) est un acte fortement recommandé.

– Cette unanimité a été mentionnée par de nombreux autres savants. Parmi eux :

  • Al-Qâdî ‘Iyâd Al-Mâliki a dit : « La visite de la tombe du Prophète (صلى الله عليه وسلم) est une sounnah qui fait l’unanimité des musulmans et une vertu vivement recommandée, comme le rapporte Ibnou ‘Oumar (رضي الله عنه).» [voir l’article : ici]
  • Le Chaykh Ibnou l-Hâjj Al-Mâliki a dit: « Abou Houbayrah [Al-Hambali] a dit dans son livre concernant l’unanimité des imams : Mâlik, Ach-Châfi’i, Aboû Hanîfah et Ahmad Ibnou Hambal, que Allâh ta’âlâ leur fasse miséricorde, ont été en accord que la visite du prophète (صلى الله عليه وسلم) est fortement recommandé (moustahabb)» [Dans son livre Al-Madkhal].
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki a également rapporté l’unanimité dans son livre Chifâ-ou s-Saqam.
  • Le Chaykh Taqiyyou d-Dîn Al-Housni a dit au sujet de la visite de la tombe du prophète : « Il s’agit d’une des sounnah des envoyés par unanimité chez les croyants en l’unicité (mouwahhidîn), personne n’y porterai atteinte sauf quelqu’un dont le cœur contient la maladie des hypocrites » [Dans son livre Daf’ou choubahi man chabaha wa tamarad].
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qârî Al-Hanafi a dit : « Le voyage pour visiter la tombe du prophète (صلى الله عليه وسلم) fait partie de ce sur quoi les savants ont été unanimes sur son caractère recommandé (moustahabb)  » [Dans son livre Charh Ach-Chifâ]
  • Le Chaykh Mayyârah Al-Mâliki a dit : « Sa visite (du prophète) est une sounnah qui fait l’objet de l’unanimité » [Dans son livre Ad-Dourrou th-Thamîn wa l-Mawridou l-Ma’în]
  • Le Chaykh Ibnou ‘Âbidîn Al-Hanafi rapporte également l’unanimité dans son livre Raddou l-Mouhtâri ‘ala d-Dourri l-Moukhtâr.
  • Le Mouhaddith ‘Abdou l-Lâh Al-Harari a dit : « Il est recommandé de visiter la tombe du Messager (صلى الله عليه وسلم) par l’unanimité, c’est-à-dire selon l’unanimité des Imams de l’ijtihâd, les quatres et les autres ; aussi bien pour celui qui habite à Médine que pour les habitants des différents horizons qui ont, par leur voyage, l’objectif de visiter sa tombe honorée. Il s’agit-là d’un des actes les plus éminents qui rapprochent de l’agrément de Allâh.» [Dans son livre Boughyah At-Tâlib]

– L’unanimité (ijmâ’) est une preuve dans la religion. En effet le prophète (صلى الله عليه وسلم) nous a enseigné que les savants de sa communauté ne seront jamais unanime sur un égarement, par sa parole « إنّ أُمَّتي لا تجتمع على ضلالة  » ce qui a pour sens : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. » [Hadîth sahîh (authentique) rapporté selon différentes versions par Al-Hâkim, At-Tirmidhi, Ibnou Mâjah, Aboû Dâwoûd et autres en des termes proches]. A ce sujet :

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « L’unanimité (Ijmâ’) de cette communauté (Oummah) est une preuve à elle seule, en raison de la parole du prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Al-Waraqât]
  • L’Imâm An-Nawawi a dit : « Les fondements de la religion sont quatre : le Livre (le Qour-ân), la Sounnah, l’unanimité (ijmâ’) et le Qiyâs (des savants moujtahid).» [Al-Maqâçid]
  • Le Moufti de La Mecque, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân a dit : « L’unanimité de la Oummah est une preuve dans la religion, comme l’a indiqué le prophète : “لا تجتمع أمتي على ضلالة” [ce qui a pour sens : ] ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement » [Dans son livre Fitnatou l-Wahhâbiyyah]

– Parmi les preuves du caractère recommandé de la visite de la tombe du prophète, il y a le hadîth sahîh (authentique) :

« من زار قبري وجبت له شفاعتي »

[ce qui a pour sens ] : « Celui qui visite ma tombe bénéficiera de mon intercession ».

– Ce Hadîth est rapporté par un grand nombre de Houffâdh (spécialistes de la science du Hadîth). Parmi eux il y a :

  • Le Hâfidh Ad-Dâraqoutni ;
  • Le Hâfidh Al-Bazzâr ;
  • Le Hâfidh Al-Bayhaqi ;
  • Al-Qâdi ‘Iyâd [voir : ici]
  • Et autres.

Parmi les savants qui ont authentifié ce Hadîth, il y a :

  • Le Hâfidh Taqiyyou d-Dîn As-Soubki ;
  • Le Hâfidh Al-‘Alâ-i ;
  • Le Hâfidh As-Souyoûti ;
  • Le Hâfidh As-Sakhâwi ;
  • Le Hâfidh As-Samhoûdi ;
  • et beaucoup d’autres. Adh-Dhahabi a été en accord avec eux.

– Malgré cela Ibnou Taymiyah et ses adeptes ont rejeté la parole du prophète (صلى الله عليه وسلم) pour suivre leur passion. En effet Ibnou Taymiyah a contredit le prophète (صلى الله عليه وسلم) en interdisant la visite de sa tombe. Les savants lui ont vivement répliqué. Pour plus d’informations, consultez cet article : Ibnou Taymiyah interdit de rendre visite au prophète.

– De même, dans un autre de ses ouvrages, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlân dénonce Mouhammad Ibnou ‘Abdi l-Wahhâb (le fondateur de la secte wahhabite) qui déclarait mécréant ceux qui visitent la tombe du prophète (صلى الله عليه وسلم) [Voir l’article : ici].

– Voir d’autres articles concernant la visite de la tombe du prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) : ici .

Juil 29

Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) dit que Allâh parle par le biais de lettre et de son

         

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans son livre « Majmoû’ Fatâwâ » (tome 1 page 212 de cette édition) Ibn ‘Outhaymîn le wahhabite a dit :

« في هذا إثبات القول لله و أنه بحرف و صوت »

« Il y a en cela la confirmation de la parole pour Allâh et qu’elle est de lettre et de son »

Informations utiles :

– Mouhammad Ibnou Sâlih Al-‘Outhaymîn était l’un des plus grands leaders de la mouvance sectaire wahhabite. Il est né en 1347 H. (c’est-à-dire en 1925) et il est décédé en 1421 H. (c’est-à-dire en 2001), il y a environ vingt ans. Ses écrits restent une source d’égarement pour les personnes n’ayant pas de connaissances religieuses.

– Ici Ibn ‘Outhaymîn (wahhabite) s’oppose à la voie de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah en prétendant que la parole de Allâh serait de lettre et de son.

– Nous disons : Allâh a pour attribut la parole et Il parle sans langue, ni lèvres, ni voix, ni sons, ni lettres. Sa parole n’est pas une langue arabe, ni aucune autre langue et Sa parole ne ressemble pas à la parole des humains. En effet la parole de Allâh est un attribut de toute éternité alors que les lettres, les sons et les langues sont entrés en existence. Ainsi il ne Lui advient pas de silence ni d’entrecoupement car Sa parole n’est pas constituée de lettres ni de son.

– Allâh ta’âlâ dit : { وَكَلَّمَ اللهُ مُوسَى تَكْلِيمًا } [Soûrat An-Niçâ/ 146] ce qui a pour sens : « Allâh a assurément parlé à Moûçâ ».

–  Le terme Qour-ân a deux sens :

  • 1- Le premier sens désigne l’attribut de parole de Allâh qui n’a pas de ressemblance avec la parole des créatures, qui n’a pas de début ni de fin, qui est sans organes ni lettres.
  • 2- Le deuxième sens du mot Qour-ân désigne les termes révélés au prophète Mouhammad (صلى الله عليه وسلم) qui sont en langue arabe, ils sont créés par Allâh; ces termes sont une expression de l’attribut de la parole de Allâh, ainsi l’attribut de Parole de Allâh n’est pas une langue arabe ni une autre langue ; dans ce cas nous pouvons dire des termes révélés qui sont en langue arabe que c’est la parole de Allâh dans le sens que c’est une expression de l’attribut de la parole de Allâh qui n’est pas des sons ni une langue arabe ni autre, qui ne ressemble pas à la parole des créatures ; ainsi si nous écrivons “Allâh”, ce mot là n’est pas Le Créateur Lui même mais c’est une expression qui désigne Le Créateur, de même le Qour-ân dans le sens des termes révélés n’est pas l’attribut de parole même de Allâh mais c’est une expression de l’attribut de la parole de Allâh qui n’est pas des sons ni une langue arabe ni autre, qui ne ressemble pas à la parole des créatures, qui n’a pas de début ni de fin.

– Ainsi, par cette parole, Ibn ‘Outhaymîn s’est opposé au Qour-ân, à la Sounnah et à l’unanimité (ijmâ’) de la communauté musulmane.

– En effet, Allâh ta’âlâ a dit dans Son livre honoré {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -». [Soûrat Ach-Choûrâ / 11]. Ce verset est explicite pour confirmer que la parole de Allâh n’est pas comme la parole d’autre que Lui. Ainsi sa parole n’est pas par le biais de lettre ni de son.

– Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit dans un hadîth Sahîh rapporté par Al-Boukhâri et autre :

« كَـــــانَ اللهُ وَلَــــمْ يَــــكُــــنْ شَــىءٌ غَــيْـــرُهُ »

[ce qui a pour sens ] : «Allâh existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Ce hadîth est une réplique suffisante aux propos des wahhabites. En effet ni les sons, ni les lettres, ni les voix, ni autre qu’eux n’existent de toute éternité avec Allâh. Alors que les attributs de Allâh sont de toute éternité sans début ni fin.

– Pour ce qui est de l’unanimité (ijmâ’) : Le Hâfidh Ibnou l-Qattân Al-Fâçi Al-Mâliki (m.628 H.) a dit : « Et ils [les gens de la Sounnah, du Salaf et du Khalaf] ont été unanimes sur le fait que la parole de Allâh n’est pas de lettres ni de sons » [Al-Iqnâ’]

– De nombreux savants ont tenus des propos similaires. Parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah [voir : ici]
  • L’Imâm Jounayd Al-Baghdâdi qui a dit au sujet de Allâh : « Son Être est exempt des limites, Sa parole est exempte des lettres, ainsi il n’y a pas de limite à Son Être, et Sa parole n’est pas de lettres » [Rapporté par Al-Bâqillâni dans son livre Al-Insâf]
  • L’Imâm At-Tahâwi qui a dit : « Le Qour-ân est la parole de Allâh révélé par Lui, il s’agit d’une parole sans comment (bila kayfiyyah) » [Al-‘Aqîdah At-Tahâwiyyah] En niant le comment (kayfiyyah) l’Imâm At-tahâwi a explicitement nié les lettres, les sons et les voix ;
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi qui a dit : « Car Sa parole qui Lui est attribué [à Allâh] de toute éternité, n’est pas qualifié de lettre, ni d’alphabet, ni de son, ni d’une chose par laquelle on qualifie la parole de ce qui est créé » [Ta-wîlât Ahlou s-Sounnah] ;
  • L’Imâm Ibnou Hibbân [voir : ici] ;
  • L’Imâm Al-Kalâbâdhi Al-Hanafi qui a dit :  « Certes la parole de Allâh ta’âlâ n’est pas de lettre ni de son » [At-Ta’arrouf] ;
  • L’Imâm Al-Bâqillâni qui a dit : « Il est un devoir de savoir que la parole de Allâh ta’âlâ qui est sans début, n’est pas attribuée de lettres, de sons ni d’une chose qui fait partie des attributs de la création » [Al-Insâf] ;
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Baghdâdi lorsqu’il a parlé de la secte égaré des mouchabbihah (assimilationnistes), il a dit :  « Parmi eux certains ont assimilé la parole de Allâh ‘azza wa jall à la parole de Ses créatures, et ils ont prétendu que la parole de Allâh ta’âlâ serait de sons et de lettres, du genre des sons et des lettres dont sont qualifié les esclaves [de Allâh]» [Al-Farqou bayna l-Firaq] ;
  • L’Imâm Al-Bayhaqi ;
  • L’Imâm Al-Isfarâyîni (471 H.) qui a dit :  « Certes la parole de Allâh ta’âlâ est sans lettre ni son » [At-Tabsirou fi d-Dîn] ;
  • L’Imâm Al-Jouwayni (m.478 H.) qui  a dit « Certes la parole [de Allâh], selon les gens de la vérité, est propre à Son Être, elle n’est pas de lettre ni de son » [Al-Irchâd] ;
  • L’Imâm Al-Ghazâli qui a dit : « Allâh soubhânahou wa ta’âlâ a la parole qui est un attribut qui est propre à Son Être, qui n’est ni de son ni de lettre, mais Sa parole ne ressemble pas à la parole d’autre que Lui. » [Ihyâ-ou ‘Ouloûmi d-Dîn] ;
  • L’Imâm An-Naçafi (m.508 H.) qui a dit au sujet de la parole de Allâh : « Elle est sans lettre ni son » [Bahrou l-Kalâm] ;
  • L’Imâm Aboû ‘Ali Al-Haçan Ibn ‘Atâ qui a dit : « Allâh (Al-Qadîm) n’a pas de début à Son existence, et il n’y a pas de lettre ni de son qui n’ont pas de début à leurs existences » [Rapporté de lui par l’Imâm Ibn Mou’allim Al-Qourachi dans son livre : Najmou l-Mouhtadî] ;
  • L’Imâm An-Naçafi (m.537 H.) [voir : ici] ;
  • Le Moufassir Ibn ‘Atiyyah qui a dit : « La parole de Allâh au prophète Moûçâ (‘alayhi s-Salâm), est sans comment (takyîf), ni limite, elle n’implique pas d’entrée en existence, et elle n’est pas de lettre ni de son » [Dans son tafsîr, Soûrat An-Niçâ/164] ;
  • L’Imâm Aboû Madyan [voir : ici] ;
  • Le Chaykh Tâjou d-Dîn Mouhammad Ibn Hibati l-Lâh Al-Makki dans son ouvrage en vers «Hadâ-iqou l-Fousoûl wa jawâhirou l-Ousoûl» dans la science du tawhîd qu’il dédia au sultan combattant Salâhou d-Dîn Al-Ayyoûbi. Celui-ci la reçu avec intérêt et alla jusqu’à ordonner de l’enseigner aux enfants dans les écoles, au point que ce traité de croyance est à présent connu sous le nom de  «Al-‘Aqîdah As-Salâhiyyah».
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibn Ibrâhîm Ach-Chaybâni Al-Hanafi qui a dit : « La parole de Allâh n’est pas concernée par les lettres et les sons » [Charh ‘Aqîdah At-Tahâwiyyah] ;
  • L’Imâm Ibn ‘Abdi s-Salâm qui a dit : « Allâh parle avec une parole sans début qui n’est pas de lettre ni de son » [Raçâ-il fi t-Tawhîd] ;
  • L’Imâm Al-Qourtoubi qui a dit : « La parole de Allâh n’est pas de lettre ni de son » [Dans son Tafsîr – Soûrat At-Tawbah/6] ;
  • L’Imâm Al-Qourtoubi a dit également : « Sa parole (du prophète) dans le hadîth [qui a pour sens : ] « Il les appelle au moyen d’un son » cela a été utilisé comme preuve par ceux qui ont dit que Allâh parle au moyen de lettres et de sons, or Allâh est exempt de ce que disent les corporalistes (moujassimoûn) et les négationnistes (jâhidoûn); il faut plutôt attribuer l’appel annexé à Allâh, à certains anges honorées et ce par la volonté de Allâh et par Son ordre.» [At-Tadhkirah] ;
  • Le Chaykh Charafou d-Dîn Ibn At-Tilamçâni qui a dit : « Les Karrâmiyyah [secte corporaliste] ont prétendu qu’il adviendrait au Créateur (Al-Bâri’) ta’âlâ des paroles composées de lettres et de sons » [Moukhtasar Ad-Dourrou th-Thamîn] ;
  • Le Chaykh Al-Bâbirti Al-Hanafi (m.786 H.) a dit : « Tout cela vient confirmer la négation de l’entrée en existence de la parole [de Allâh] et du fait qu’elle soit du genre des lettres et des sons et qu’elle ressemblerait à la parole des créatures. Certes, celui qui dit que le Qour-ân (l’attribut de la parole de Allâh) est créé, qu’il est entré en existence et qu’il est du genre des lettres et des sons, alors il aura attribué à Al-Bârî (Allâh) ce qu’on attribue aux humains» [Dans son commentaire de la tahâwiyyah] ;
  • L’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni ;
  • Le Moufassir Ath-Tha’âlibi qui a dit : « Allâh a parlé à Moûçâ, d’une parole sans comment (takyîf), qui n’est pas limité, qui n’est pas de lettre ni de son » [Dans son tafsîr « Al-Jawâhir Al-Hissân» Soûrat An-Niçâ/164] ;
  • L’Imâm As-Sanoûçi [voir : ici] ;
  • Le Chaykh Kamâlou d-Dîn connu sous le nom de Ibnou Abî Charîf Al-Maqdissi Ach-Châfi’i ;
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri qui a dit : « Les innovateurs [se réclamant] Hambalites ont dit : la parole de Allâh est de lettres et de sons » et il a dit également : «Les Mâchaykh, que Allâh leur fasse miséricorde, ont mentionné que l’on dit : “Le Qour-ân qui est la parole de Allâh n’est pas créé”, et qu’on ne dit pas :”le Qour-ân n’est pas créé [c’est-à-dire sans préciser que l’on parle de l’attribut de la parole de Allâh]” afin que personne ne comprenne que ce qui est composé de sons et de voix serait sans début, comme l’ont pensé certains ignorants [se réclamant] Hambalites» [Charh Al-Fiqh Al-Akbar] ;
  • Le Chaykh Mayyârah Al-Mâliki qui a dit : « Ainsi Sa parole n’est pas comme notre parole dans le fait d’être par des lettres et des sons » [Moukhtasar Ad-Dourrou th-Thamîn] ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Ghani An-Nâboulouçi qui a dit : « Allâh a [pour attribut] la parole qui n’est pas similaire à ce que nous connaissons, elle est exempte de sons et de lettres » [Mouqtada ch-Chahâdatayn] ;
  • Le Chaykh Khâlid Al-Baghdâdi An-Naqchabandi qui a dit : « L’attribut de la parole est confirmée [pour Allâh], et elle n’est ni de lettre ni de son » [Al-Îmân wa l-Islâm] ;
  • Le Chaykh Ahmadou Bamba [voir : ici] ;
  • Le Chaykh Al-Mârighni At-Toûniçi Az-Zaytoûni qui a dit : « La parole [de Allâh] est un attribut éternel, propre à Son Être ta’âlâ, qui n’est pas de lettre ni de son et qui est exempt du fait d’être de faible volume ou de fort volume » [Tâli’ou l-Bouchrâ] ;
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari qui a dit : « Sa parole ta’âlâ n’est pas de lettre ni de son et elle n’est pas caractérisée du fait d’être de fort ou faible volume » [Ad-Dînou l-Khâlis] ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-‘Alîm Al-Haddâdi Ach-Châfi’i Al-Azhari qui a dit  : « La parole de Allâh est exempte des lettres et des sons » [Al-Khilâsatou s-Sounniyyah fî Charhi l-Matni s-Sanoûçiyyah] ;
  • Le Chaykh Mouhammad Al-Mourâkouchi Al-Mâliki qui a dit : « Sa parole soubhânah n’est pas de lettre ni de son » [Al-Hablou l-Matîn] ;
  • Le Chaykh Al-Kawthari qui a dit : « Il n’y a aucun hadîth authentique concernant l’attribution du son à l’égard de Allâh » [Maqâlâtou l-Kawthari] ;
  • Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari qui a dit : « Sa parole n’est pas un son produit par l’écoulement de l’air ou par le choc de corps entre eux, ni des lettres qui sont prononcées en fermant une lèvre ou en bougeant une langue. Nous croyons fermement que Moûçâ a entendu la parole de Allâh exempte de début, sans lettre, ni son » [As-Sirât Al-Moustaqîm] ;
  • Et beaucoups d’autres…

– Ainsi, il apparaît clairement que la croyance d’Ibn ‘Outhaymîn est contraire à celle des gens de la Sounnah. Il s’agit d’une croyance héritée de ses ancêtres corporalistes tels que les Karrâmiyyah ou encore Ibn Taymiyah (moujassim) [voir : ici (arabe)] ou [voir : ici (français)].

– A consulter également :

– La croyance étant la base de la religion, nous appelons les victimes de la propagande wahhabite à délaisser leur assimilation (tachbîh), à accepter la parole de Allâh : {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ} [Ce qui a pour sens] : « Rien n’est tel que Lui – d’aucune façon que ce soit -»,  et à rejoindre la voie des gens de la Sounnah de parmi les pieux prédécesseurs (As-Salafou s-Sâlih) et ceux qui leur ont succédé (Khalaf).

– L’Imâm At-Tahâwi (رحمه الله) qui fait partie des illustres savants du salaf a dit dans son traité de Croyance : « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures »  et il a dit également : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant. Celui qui aura bien compris cela en aura tiré des leçons et se sera écarté des propos semblables à ceux des mécréants, il aura su que Allâh avec Ses attributs n’est pas semblable aux humains », voilà la croyance correct et la voie des gens de la Sounnah.

Juin 20

L’Imâm Al-Jouwayni interprète l’istiwâ de Allâh par la domination par la toute-puissance

   

Dans son livre «Louma’ al-Adillah» (page 108 de cette édition), l’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni a dit :

« فإن سئلنا عن قوله تعالى :{الرحمن على العرش استوى} قلنا : المراد بـ «الاستواء» القهر والغلبة والعلو. ومنه قول العرب : استوى فلان على المملكة أي استعلى عليها واطردت له. ومنه قول الشاعر :
قد استوى بشر على العراق … من غير سيف ودم مهراق »

« Si on nous interroge sur la parole de Allâh ta’âlâ : {الرحمن على العرش استوى} [Ar-Rahmân ‘ala l-‘archi stawâ], nous disons : Ce qui est voulu par l’istiwâ c’est la domination par la toute-puissance (al-qahr wa l-ghalabah) et l’élévation [du mérite].
Dans le même sens les Arabes disent de quelqu’un qu’il s’est «istawâ» sur un royaume, quand il domine sur lui et que le royaume lui est soumis.

Et à ce sujet la parole du poète : « Bichr a dominé (istawâ) l’Irak assurément …  sans tirer d’épée et sans faire couler de sang ».»

Informations utiles :

– L’Imâm Al-Haramayn (des deux Haram) Abou l-Ma’âli ‘Abdou l-Malik Ibnou ‘Abdi l-Lâh Al-Jouwayni, est né en 419 et il est décédé en 478 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 950 ans. C’est un grand savant reconnu par toute la communauté musulmane. Il était surnommé « Imâm al-Haramayn » c’est-à-dire l’Imâm des deux enceintes sacrées de La Mecque et Médine. Il était du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i et il fût l’un des chouyoûkh de l’Imâm Aboû Hâmid Al-Ghazâli (رحمه الله).

  • Le Chaykh Aboû Is-hâq Ach-Chîrâzi a fait son éloge en lui disant : « Oh toi qui est profitable aux gens d’orient et d’occident, certes les premiers comme les derniers ont profité de ta science ». Il lui a dit également : « Tu es en ce jour, l’Imâm des Imâms » [Dhayl Târîkh Baghdâd]
  • ‘Abdou l-Ghaffâr Al-Fâriçi a dit de lui : « Imâm Al-Haramayn (des deux Haram), la fierté de l’Islâm, l’Imâm de la Oummah dans l’absolue, le docte dans la charî’ah, celui qui a réunis le statut d’Imâm en orient et en occident » [Al-Mountakhab]
  • Le Hâfidh Ibn Najjâr Al-Baghdâdi a dit à son sujet : « Il est un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Chafi’ite, il est surnommé Imâm Al-Haramayn […] il est l’Imâm des fouqahâ (spécialistes de la jurisprudence) d’orient et d’occident […] il est parvenu au degré de l’ijtihâd» [Dhayl Târîkh Baghdâd]
  • ‘Abdou l-Lâh Ibn Yoûçouf Al-Jarjâni a dit : « Abou l-Ma’âli Al-Jouwayni est l’Imâm de son temps » [Dhayl Târîkh Baghdâd]

– Ici, l’Imâm Al-Jouwayni explique l’istiwâ de Allâh sur le trône en disant que cela signifie que Allâh domine le trône par sa toute puissance. Il confirme que dans la langue Arabe, le terme «istawâ» peut venir dans le sens de la domination, et il cite pour cela le célèbre vers de poésie au sujet de Bichr.

– Dans son livre Al-Irchâd, l’Imâm Al-Jouwayni confirme également que l’istiwâ de Allâh vient dans le sens de la domination par la toute-puissance, puis il précise qu’il ne vient absolument pas dans le sens de l’établissement (istiqrâr).

– Le Moufassir Ath-Tha’âlibi mentionne également la position de l’Imâm Al-Jouwayni en disant : « Sa parole soubhânah : « { ثُمَّ ٱسۡتَوَىٰ عَلَى ٱلۡعَرۡشِ } (thoumma stawâ ’ala l-’arch) » signifie d’après Abou l-Ma’âli [Al-Jouwayni] et d’autres que lui de parmi les spécialistes de la Croyance (moutakallimîn) : la royauté et la souveraineté. Et le fait que le trône soit mentionné spécifiquement est en raison de son honneur, car il est la plus grande des créatures » [Retrouvez l’article : ici]

– Voici d’autres citations de l’Imâm Al-Jouwayni, indiquant que Allâh n’est pas dans un endroit, ni une direction et qu’Il n’est pas concerné par la notion de distance.

  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit : « Al-Bârî (Le Créateur : c’est-à-dire Allâh) soubhânahou wa ta’âlâ n’a pas besoin d’autrui, Il est exempt d’avoir besoin d’un endroit où S’incarner , ou d’un endroit qui Le porte ». [Retrouvez l’article : ici]
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit également : « La voie de tous les gens de la vérité sans exception c’est que Allâh soubhânahou wa ta’âlâ est exempt de la localisation et de la spécification par les directions » [Retrouvez l’article : ici]
  • L’Imâm Al-Jouwayni a dit aussi : « Certes [le prophète] Mouhammad (صلى الله عليه وسلم), lors de la nuit de al-Isrâ (c’est-à-dire lors du voyage nocturne et de l’ascension), n’a pas été plus proche [physiquement] de Allâh ‘azza wa jall que [le prophète] Yoûnous Ibnou Matâ lorsqu’il était dans le ventre de la baleine » [voir l’article : ici]
  • De plus l’Imâm Al-Jouwayni a dit  : « Attribuer la direction à Allâh est de la mécréance manifeste » [voir l’article : ici]

– Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni [voir : ici]
  • L’Imâm Ibnou Foûrak
  • L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Jouwayni [père de l’Imâm Al-Haramayn]
  • Le Chaykh Ibn Battâl
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [voir : ici]
  • L’Imâm Ach-Chîrâzi [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Moutawalli [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Ghazâli [voir : ici]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [voir : ici]
  • Le Chaykh Al-Lâmichi Al-Hanafi
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzî
  • L’Imâm Ibn ‘Abdi s-Salâm [voir : ici]
  • L’Imâm Ibn Abî Jamrah
  • Al-Qâdî Ibn Jamâ’ah
  • Le Moufassir Al-Khâzin
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Le Chaykh Moullâ ‘Alî Al-Qârî
  • L’Imâm Al-Kawthari (qui rapporte l’unanimité) [voir : ici]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi [voir : ici]
  • Le Hâfidh Al-Harari
  • et de nombreux autres savants.

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).

– De nombreux savants ont proposé l’interprétation (ta-wîl) du terme “istawâ” par la domination par la toute-puissance. Parmi eux :

  • Le Loughawi ‘Abdou l-Lâh Ibnou Yahyâ Ibnou l-Moubârak
  • L’Imâm Az-Zajjâj [voir : ici] et [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Al-Mâtourîdi
  • L’Imâm At-Tabarâni [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Bakr Ahmad Ar-Râzi Al-Jassâs Al-Hanafi
  • L’Imâm Abou l-Layth As-Samarqandi
  • L’Imâm Ibnou Foûrak [voir : ici]
  • L’Imâm Aboû Mansoûr Mouhammad Ibnou l-Haçan Ibnou Abî Ayyoûb Al-Ayyoûbi An-Nayçâboûri
  • L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Jouwayni [père de l’Imâm Al-Haramayn]
  • Le Moufassir Abou l-Haçan ‘Ali Ibn Mouhammad Al-Mâwardi
  • Le Moufassir Al-Wâhidi [voir : ici]
  • L’Imâm Abou Is-hâq Ach-Chîrâzi
  • Le Moufassir Ad-Damghâni Al-Hanafi
  • L’Imâm Al-Moutawalli [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni [voir : ici]
  • Le Loughawi Ar-Râghib Al-Asbahâni
  • L’Imâm Al-Ghazâli
  • L’Imâm An-Naçafi (508 H.)
  • L’Imâm Abou n-Nasr Al-Qouchayri
  • Le Qâdî Ibnou Rouchd Al-Jadd [voir : ici]
  • Al-Allâmah Al-Lâmichi Al-Hanafi
  • Le Moufassir Ibnou ‘Atiyyah Al-Andalouçi
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi
  • Le Chaykh Ismâ’îl Ibnou Ibrâhîm Ach-Chaybâni Al-Hanafi
  • Le Chaykh Sayfou d-Dîn Al-Âmidi
  • Le Chaykh Ibnou l-Hâjib Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-‘Îzz Ibnou ‘Abdi s-Salâm
  • L’Imâm Al-Qourtoubi
  • Le Chaykh Chihâbou d-Dîn Al-Qarâfi
  • Le Moufassir An-Naçafi [voir : ici]
  • Le Moufassir Al-Baydâwi
  • Le Qâdî Badrou d-Dîn Ibnou l-Jamâ’ah
  • Le Qâdî ‘Abdou r-Rahmân Al-Îji
  • L’Imâm Taqiyyou d-Dîn As-Soubki
  • Le Chaykh Al-Yâfi’i
  • Le Qâdî Ibnou s-Sirâj Al-Hanafi
  • Le Qâdî Tâjou d-Dîn As-Soubki
  • Le Loughawi Fayroûzâbâdi
  • L’Imâm As-Souyoûti
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Le Chaykh Moullâ ‘Ali Al-Qâri
  • Le Moufassir Ismâ’îl Haqqi Al-Hanafi
  • Le Hâfidh Mourtadâ Az-Zabîdi
  • Le Chaykh Mahmoûd As-Soubki Al-Azhari [voir : ici]
  • Le Chaykh Az-Zourqâni Al-Mâliki
  • L’Imâm Al-Kawthari [voir : ici]
  • Le Hâfidh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari [voir : ici]
  • et de nombreux autres savants.

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’istiwâ de Allâh : ici.

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