Avr 06

Al-‘Ayyâchi (Chiite) rapporte un hadîth Chiite choquant !

   

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans le livre connu sous le nom de  «Tafsîr Al-‘Ayyâchi » (Tome 2 pages 234 de cette édition) Al-‘Ayyâchi le chiite a dit :

« عن ابراهيم بن ابى يحيى عن جعفر بن محمد عليه السلام قال : ما من مولود يولد الا ابليس من الابالسة بحضرته ، فان علم الله انه من شيعتنا حجبه عن ذلك الشيطان ، وان لم يكن من شيعتنا أثبت الشيطان اصبعه السبابة في دبره فكان مأبونا [ وذلك ان الذكر يخرج للوجه ] فان كانت امرأة أثبت في فرجها فكانت فاجرة ، فعند ذلك يبكى الصبى بكاءا شديدا إذا هو خرج من بطن امه »

« Il a été rapporté de Ibrâhîm fils de Aboû Yahyâ qui rapporte de Ja’far fils de Mouhammad (c’est-à-dire Ja’far As-Sâdiq) ‘alayhi s-salâm qu’il a dit : il n’est pas un nouveau né qui vient au monde sans qu’un démon de parmi les démons n’assiste à sa naissance. Ainsi si Allâh sait que ce nouveau né deviendra un de nos chiites alors Allâh le protégera de ce démon. En revanche s’il ne fait pas partie des nôtres alors ce démon fera pénétrer son doigt dans son anus s’il s’agit d’un garçon et deviendra un pervers. Et s’il s’agit d’une fille alors il enfoncera son doigt dans son vagin et elle deviendra perverse. A ce moment là l’enfant se met à pleurer énormément lorsqu’il sort du ventre de sa mère. »

Informations utiles :

– Aboû Nasr Mouhammad Ibn Mas’oûd Ibn ‘Ayyâch As-Salami As-Samarqandi connu sous le nom de Al-‘Ayyâchi est décédé en 320 de l’Hégire. Les Chiites le considèrent comme l’un des leur plus grands savants du tafsîr et du hadîth. Ainsi ils le surnomment “thiqatou l-Islâm” , “‘Allâmah” , “Mouhaddith” etc.

– Les chiites accusent mensongèrement notre Imâm Ja’far As-Sâdiq (رضي الله عنه) d’avoir dit cette parole. Quant à nous (sunnite) nous l’innocentons catégoriquement de tel propos.

– L’Imâm Ja’far As-Sâdiq: Il est Aboû ‘Abdi l-Lâh, Ja’far fils de Mouhammad Al-Bâqir, fils de Zaynou l-‘Âbidin ‘Ali fils de Al-Houçayn, le fils de l’Imâm ‘Ali Ibnou Abî Tâlib et Fâtimah (رضي الله عنهم), la fille du prophète (صلى الله عليه وسلم). Il est également descendant du Calife bien-guidé Aboû Bakr As-Siddîq (رضي الله عنه) de par son ascendance maternelle. Il avait d’ailleurs une fille qu’il a appelé ‘Â-ichah tout comme l’a fait son Aïeul Aboû Bakr, son Maqam est situé au Caire (رضي الله عنها). Ja’far As-Sâdiq est parmi les grands Imâm du Salaf. Il est né en 83 à Médine et est décédé en 148 de l’Hégire à Médine également, et fût enterré dans le cimetière d’Al-Baqî’. Il faisait partie des maîtres des gens de la famille du Prophète (صلى الله عليه وسلم) dans la jurisprudence, dans la science et par le mérite.

– Ce faux hadîth a également été rapporté par :

  • Al-Majlissi (Chiite) dans son livre «Bihâr al-Anwâr».
  • Al-Bahrâni (Chiite) dans son livre «Tafsîr Al-Bourhân».

– Certains chiites, embarrassé par ce texte, déclarent qu’il est da’îf (faible), et nous leur disons : bien entendu que ce hadîth est faible tout comme le reste des hadîth qui fondent votre mouvance. Quant à d’autres, nombreux de parmi eux utilisent ce texte et le propagent en le prenant en considération.

– Ainsi ces Chiites qui prétendent être sur la voie des douze imâms croient que tout homme qui n’est pas chiite se serait fait enfoncer un doigt dans l’anus et toute femme un doigt dans son vagin, par un démon, et qu’ils deviendraient des gens pervers !!! Ceci est une insulte à l’encontre des musulmans et des musulmanes, et une accusation grave de l’Imâm Ja’far As-Sâdiq (رضي الله عنه). Voilà à quoi mène la voie des Chiites Imamites.

– Remarquez que ce soit-disant hadîth n’est pas restreint à une époque, et réfléchissez au nombres de musulmans qu’il y a eu sur terre… plusieurs milliards. Comment peut-on prétendre que tout ces musulmans (ainsi que les non-musulmans qui ne sont pas sur le chiisme) auraient subi pareil chose à la naissance ?!

– Certains de parmi les grandes références Chiites accusent également l’Imâm Ja’far As-Sâdiq de croire en la falsification du Qour-ân. [voir l’article : ici]

– Abou l-Haçan Al-‘Âmili (Chiite) rapporte que Al-‘Ayyâchi croyait en la falsification du Qour-ân.  [voir l’article : ici]

Mar 30

Al-Khomeini (Chiite) prétend que les douze imams sont meilleurs que les prophètes

      

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans le livre intitulé «Al-Houkmatou l-Islâmiyyah » (pages 52 de cette édition) Al-Khomeini le chiite a dit :

« وإن من ضرورات مذهبنا ان لأئمتنا مقاما لا يبلغه ملك مقرب ولا نبي مرسل »

« De parmi les connaissances indispensables dans notre école [chiite], il y a que personne n’atteint le degré de nos Imams, même s’il s’agit d’un ange de haut degré ou même un prophète envoyé »

Informations utiles :

– Al-Khomeini (Chiite) est connu au sein de sa mouvance comme étant Roûhou l-Lâh Moûçawi Al-Khomeini. Il est né en 1902 à Khomein (Iran) et il est décédé en 1989 à Téhéran (Iran). Il est le père fondateur de l’actuelle république Chiite Iranienne. Il lui a été accordé le titre d’Ayatollah qui est considéré par les chiites comme l’un des titres les plus élevés. En 1978 durant son exil, Il vécu 112 jours en France dans le village de Neauphle-le-Château dans les Yvelines (78).

– Ici, il prétend que les douze imams sont meilleurs que les anges et même meilleurs que les prophètes. Et il dit que cette croyance fait partie de ce qui est indispensable d’avoir au sein du Chiisme.

– Or la croyance de l’unanimité des musulmans est que les prophètes sont les meilleures des créatures de Allâh ta’âlâ et ceci conformément au verset 86 de Soûrat Al-An’âm :

{وَكُلاًّ فَضَّلْنا عَلَى العَالَمِينَ}

Ce qui a pour sens : « Et Nous leur avons tous accordé (c’est-à-dire aux prophètes) un degré et un mérite supérieur par rapport aux autres créatures ».

– Allâh a créé les Prophètes et a fait d’eux les meilleurs des êtres créés. En effet, les Prophètes sont meilleurs que les anges et meilleurs que tous les êtres humains.

– Comme l’a dit Al-Khomeini, cette croyance indiquée dans son ouvrage n’est pas uniquement sa croyance personnelle, mais il s’agit de la croyance partagée par la majorité des chiites. En effet de nombreuses références de cette mouvance ont tenu des propos similaires, ceci fera l’objet d’articles (إن شاء الله).

– La majorité des Rafîdah (chiites) à notre époque sont de la tendance “Imâmiyyah”, prétendant suivre 12 Imâms qu’ils considèrent infaillibles. Ces douze imâms qui sont également des grands savants reconnu par Ahlou s-Sounnah sont :

  • L’Imâm ‘Âli Ibn Abi Tâlib
  • Al-Hassan (fils de l’Imâm ‘Ali)
  • Al-Houçayn (fils de l’Imâm ‘Ali)
  • ‘Ali Ibn Al-Houçayn As-Sajjad Zaynou l-‘Âbidîn
  • Mouhammad Al-Bâqir
  • Ja’far As-Sâdiq
  • Moûçâ Al-Kâdhim
  • ‘Ali Ar-Ridâ
  • Mouhammad Al-Jawâd
  • ‘Ali Al-Hâdî
  • Al-Hassan Al-‘Askari
  • Mouhammad Al-Mahdî – L’Imâm Al-Mahdî. (Beaucoup de chiites prétendent que le Mahdi est apparu depuis l’an 255 de l’Hégire mais qu’il se serait caché dans une grotte. Quant aux gens de la Sounnah nous croyons que la venue de l’Imâm Al-Mahdi compte de parmi les petits signes de la fin du monde.)

Remarquons qu’aucun de ces douze Imâms n’a adopté la doctrine Chiite.

 

Mar 29

L’Imâm Ibn Hajar rapporte l’unanimité sur le fait que “yad” au sujet de Allâh ne signifie pas “main”

   

Dans son livre « Hadyou s-Sârî Mouqaddimah Fath al-Bârî » (page 208 de cette édition), l’Imâm Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni a dit :

« ووقــع ذكر اليد في القرآن والحديث مضافًا إلى الله تعالى، واتفق أهل السنة والجماعة على أنه ليس المراد باليد الجارحة التي هي من صفات المحدثات  »

« Il est mentionné dans le Qour-ân et dans le hadîth l’annexion de « al-yad » à Allâh ta’âlâ, et Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah ont été unanimes qu’il n’est pas visé [au sujet de Allâh] par « al-yad » l’organe (c’est-à-dire la main), qui fait partie des choses qui sont concernées par l’entrée en existence »

Informations utiles

– Chaykhou l-Islâm, Amîr al-Mouminîn fi l-hadîth (le Prince des croyants dans la science du hadîth) Chihâb ad-Dîn Abou l-Fadl Ahmad Ibnou ‘Ali Ibnou Hajar Al-‘Asqalâni est né en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 580 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadîth qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Châfi’i. Son livre « Fath Al-Bârî » est incontournable, c’est l’un des plus célèbres commentaires du Sahîh Al-Boukhâri. Consultez sa biographie : ici.

  • L’Imâm As-Souyoûti a dit de lui :  « Chaykhou l-Islâm, l’Imâm des houffâdh (spécialistes de la science du hadîth) de son temps, le Hâfidh (spécialiste du hadîth) des contrées Egyptienne mais il est aussi le Hâfidh de tout le bas-monde, le juge des juges » [Tabaqât Al-Houffâdh].
  • Le Hâfidh Ibn Nasrou d-Dîn Ad-Dimachqi Ach-Châfi’i a dit à son sujet : « Notre Maître (mawlanâ wa sayyidounâ), Chaykhou l-Islâm, le grand Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), celui qui supporte la sounnah, l’Imâm des Imams, le juge des juges de la oummah » [Al-Jawâhir].

– Ici l’Imâm Ibn Hajar rapporte l’unanimité des gens de la Sounnah que lorsque le terme “yad” est attribué à Allâh il ne vient pas dans le sens de l’organe. Ainsi il n’est pas valable d’attribuer à Allâh la main et ceci sans divergence.

– A ce sujet, l’Imâm du Salaf, Aboû Ja’far At-Tahâwi, dans son traité de croyance qu’il a présenté en disant « Ceci est la mention de la présentation de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jamâ’ah », il a dit : « Allâh ta’âlâ est exempt des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres». [Voir : ici]

– L’Imâm Al-Bayhaqi a dit dans son livre Al-I’tiqâd : «Son « yad » n’est pas un organe (c’est-à-dire une main)». [Voir : ici]

– L’Imâm Al-Halîmi a dit lors de son explication du nom de Allâh « Al-Mouta’âlî » : « Cela signifie qu’Il est exempt du fait que Lui soit possible ce qui est possible aux choses qui entrent en existence : le mariage, l’enfantement, les organes et les membres […] » [voir : ici]

– Le Chaykh Ibnou ‘Aqîl Al-Hambali a dit : « Allâh n’est pas de ceux qui ont des parties ou des organes»[voir : ici]

– L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi lors de son explication de la parole de Allâh { ليس كمثله شيء } (layça kamithlihi chay) qui signifie « Rien n’est tel que Lui », il a dit : « Les savants du Tawhîd par le passé et par le présent ont retenu cette âyah comme argument pour nier le fait que Allâh ta’âlâ soit un corps composé d’organes et de parties étant dans un endroit et une direction ». [Voir : ici]

– L’Imâm Abdou l-Ghâni An-Naboulouçi a dit dans son livre : « Quant à l’assimilation (tachbîh) c’est de croire que Allâh ta’âlâ ressemble à l’une de Ses créatures, comme ceux qui croient que Allâh est un corps au-dessus du Trône ou qui croient qu’Il a des mains […] et tout ceci est de la mécréance claire » [voir : ici] Ainsi le fait  de croire que Allâh aurait des mains ou n’importe quelle autre partie corporelle, ceci constitue de la mécréance.

– L’Imâm At-Tahâwi a d’ailleurs dit : « Celui qui attribue à Allâh l’une des significations propres aux humains est devenu mécréant. Celui qui aura bien compris cela en aura tiré des leçons et se sera écarté des propos semblables à ceux des mécréants, il aura su que Allâh avec Ses attributs n’est pas semblable aux humains » [voir : ici]

– Ainsi pour résumer nous disons que le terme « yad » dans la langue arabe a de très nombreux sens autre que le mot « main ». Lorsqu’il est employé au sujet de Allâh il n’est pas à  prendre dans le sens de l’organe et de la partie corporelle. Les savants ont donné la règle suivante : La similarité dans les termes n’implique pas la similarité dans la signification. Cela signifie que lorsqu’un même terme est employé au sujet de Allâh et au sujet d’une créature alors la signification sera différente.

– Retrouvez d’autres citations concernant le terme “yad” : ici.

– Retrouvez d’autres citations sur le thème Allah n’est pas un corps / n’a pas d’organes : ici

– Retrouvez d’autres citations sur le thème Attribuer le corps à Allah est de la mécréance : ici

Mar 27

L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni distingue entre bonne et mauvaise innovation

      

Dans son commentaire du Sahîh de l’Imâm Al-Boukhâri intitulé « ‘Oumdatou l-Qâri », après avoir mentionné la parole de ‘Oumar Ibnou Khattâb : « {نعم البدعة} ce qui signifie : {Quelle bonne innovation ! } lorsqu’il a rassemblé les gens derrière un seul imâm pour accomplir les prières de tarâwîh [Retrouvez l’article à ce sujet : ici], l’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni commente en disant :

« والبدعة في الأصل إحداث أمر لم يكن في زمن رسول الله صلى الله عليه وسلم، ثم البدعة على نوعين، إن كانت مما تندرج تحت مستحسن في الشرع فهي بدعة حسنة وإن كانت مما يندرج تحت مستقبح في الشرع فهي بدعة مستقبحة »

« L’innovation, à l’origine, c’est le fait d’innover une chose qui n’avait pas lieu à l’époque du Messsager de Allâh (صلى الله عليه وسلم),  et l’innovation est de deux sortes : si elle rentre dans la catégorie des choses approuvées dans la Loi de l’Islâm, alors c’est une bonne innovation (bid’ah haçanah), et si elle rentre dans la catégorie des choses désapprouvée dans la Loi, alors c’est une mauvaise innovation (moustaqbahah) »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Qâdî (le juge), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), l’Imâm Badrou d-Dîn Abî Mouhammad Mahmoûd Ibnou Ahmad Al-‘Ayni Al-Hanafi est originaire d’Alep (Syrie), il est né en 762 à ‘Aytab (Gaziantep) dans l’actuelle Turquie et il est décédé en 855 de l’Hégire au Caire (Egypte) (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 580 ans. Son livre ‘Oumdah al-Qâri fait partie des plus célèbres commentaires du sahîh de l’Imâm Al-Boukhâri.

– Ici il explique que l’innovation peut être bonne ou mauvaise.

– Parmi ce qui indique cela, il y la parole de ‘Oumar Ibnou-l Khattâb, le compagnon et second Calife (رضي الله عنه) : « ni’ma l-bid’ah » c’est-à-dire “Quelle bonne innovation”. Cette parole de ‘Oumar a été rapporté par l’Imâm Al-Boukhâri [voir : ici] et l’Imâm Mâlik [voir : ici]. Et beaucoup de savants se sont appuyé sur cette parole de ‘Oumar pour confirmer qu’une innovation peut être bonne, parmi eux :

– Le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » (Rapporté par Mouslim) [Retrouvez l’article : ici].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici].

– Consultez d’autres paroles de savants concernant les différentes sortes d’innovations : ici.

Mar 26

Al-‘Âmili (Chiite) cite les grandes références chiites croyant en la falsification du Qour-ân

         

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans le livre intitulé «Mouqaddimah Tafsîr al-Bourhân» connu également sous le nom « Mir-âh Al-Anwâr » (pages 83 et 84 de cette édition) Abou l-Haçan Al-‘Âmili le chiite a dit :

 

« اعلم أن الذي يظهر من ثقة الإسلام محمد بن يعقوب الكليني طاب ثراه أنه كان يعتقد التحريف والنقصان في القرآن لأنه روى روايات كثيرة في هذا المعنى في كتاب الكافي الذي صرح في أوله بأنه كان يثق فيما رواه فيه ولم يتعرض لقدح فيها ولا ذكر معارض لها، وكذلك شيخه علي بن إبراهيم القمي ره فإن تفسيره مملوء منه وله غلو فيه »

فقال : « ولقد قال بهذا القول أيضاً ووافق القمي والكليني ره جماعة من أصحابنا المفسرين كالعياشي والنعماني وفرات بن إبراهيم وغيرهم، وهو مذهب أكثر محققي محدثي المتأخرين، وقول الشيخ الأجل أحمد بن أبي طالب الطبرسي كما ينادي به كتابه الاحتجاج وقد نصره شيخنا العلامة باقر علوم أهل البيت عليه السلام وخادم أخبارهم عليه السلام في كتابه بحار الأنوار، وبسط الكلام فيه ما لا مزيد عليه.وعندي في وضوح صحة ذا القول بعد تتبع الأخبار وتفحص الآثار بحيث يمكن الحكم بكونه من ضروريات مذهب التشيع وإنه من أكبر مفاسد غصب الخلافة »

« Sache que ce qui apparaît [des livres] de Thiqatou l-Islâm Mouhammad Ibn Ya’qoûb Al-Koulayni c’est qu’il croyait effectivement en la falsification (tahrîf) et à la diminution du Qour-ân, car il a rapporté de nombreux récits allant dans ce sens dans son livre « Al-Kâfî » dans lequel il a déclaré en introduction qu’il certifiait le contenu de ce qu’il a rapporté dedans ; et il ne s’en ait pas opposé par une désapprobation, et il n’a pas mentionné ce qui contredirait ces récits. Et il en est de même pour son Chaykh : ‘Ali Ibn Ibrâhîm Al-Qoummi, dont le tafsîr en est rempli (c’est-à-dire de texte indiquant une falsification du Qour-ân) et il a même fait preuve d’exagération en cela. »

Puis il poursuit en disant : « Et ont soutenu cet avis et on été en accord avec Al-Koulayni et Al-Qoummi, un groupe de parmi nos compagnons spécialistes de l’exégèse tels que Al-‘Ayâchi, An-Nou’mâni et Fourât Ibn Ibrâhîm et autres qu’eux, et c’est également la voie (madh-hab) de la plupart des Mouhaqqiq et des Mouhaddith récent. Et c’est aussi l’avis du grand Chaykh Ahmad Ibn Abî Tâlib At-Tabarçi, tout comme il le clame dans son livre « Al-Ihtijâj ». Et de parmi ceux qui supportent cet avis il y a aussi notre chaykh, l’Illustre savant Bâqir ‘Ouloûm Ahl Al-Bayt [Al-Majlissi] le serviteur des récits, dans son livre « Bihâr al-Anwâr » dans lequel il a développé son avis de sorte qu’il n’est pas nécessaire d’y ajouter quoi que ce soit. Et me concernant, sur la clarification de l’authenticité de cet avis, après le suivi des récits et l’analyse des différents textes, nous pouvons conclure que [la croyance en] cela (la falsification du Qour-ân) fait partie d’une obligation de notre école (madh-hab) Chiite, et ceci est due la grande corruption qui eu lieu lors de l’usurpation du Califat »

Informations utiles :

 – Abou l-Haçan Al-‘Âmili (Chiite) est né en ~ 1070 à Ispahan (Iran) et il est décédé en 1138 de l’Hégire à Najaf (Irak). Les chiites les considèrent comme une des grandes références de leur mouvance et le surnomme  « Allâmah » (Illustre savant),  « ‘Âlimou l-Jalîl » (honorable savant), comme étant le meilleur des mouhaddith de son époque etc. Il est l’élève de Mouhammad Bâqir Al-Majlissi, et il est l’auteur d’ouvrages comptant de parmi les plus grandes références chez les chiites comme ce livre «Mir-âh Al-Anwâr» et d’autres. Il ne faut pas le confondre avec Mouhammad Ibn al-Haçan Al-Hourr Al-‘Âmili qui fait parti ses enseignants.

– Ici lors d’un chapitre qu’il a consacré concernant la croyance en la falsification et le diminution du Qour-ân chez les chiites, Al-‘Âmili indique de manière limpide que ceci est sa croyance et la croyance de :

  • Al-Koulayni : qui est l’auteur du livre « Al-Kâfî » qui est l’ouvrage principale de hadîth chez eux ;
  • Al-Qoummi : qui est l’auteur d’un de leur principal tafsîr ;
  • Al-‘Ayyâchi : grande référence chez les chiites ;
  • An-Nou’mani : grande référence chez eux également ;
  • Foûrat Ibn Ibrâhîm : considéré comme un grand savant chez eux ;
  • At-Tabarçi (Ahmad Ibn Abi Tâlib) : considéré comme un grand savant dans leur mouvance. Ne pas le confondre avec les deux autres Tabarçi qui sont également considéré comme des grandes références chiites ;
  • Al-Majlissi : considéré comme une référence majeur chez eux [voir également cet article] ;
  • Et de la majorité des Mouhaqiqîn et Mouhaddithîn Chiites récent [à son époque].

Ainsi, malgré que certains chiites prétendent s’innocenter d’une telle croyance au sein de leur mouvance, nous voyons que ceux qui ont tenu ces propos font parti des plus grandes références chiites et ceci jusqu’à nos jours.

– Allâh ta’âlâ dit :

{إِنَّا نَحۡنُ نَزَّلۡنَا ٱلذِّكۡرَ وَإِنَّا لَهُ ۥ لَحَـٰفِظُونَ}

ce qui a pour sens : « C’est Nous qui avons fait descendre le Qour-ân et c’est Nous qui en assurons la préservation » [Soûrat Al-Hijr / 9]

– Comment se fait-il que ces Chiites qui ont pris comme pilier de leur foi l’insulte envers les compagnons, se taisent sur des égarements aussi graves provenant de leur propres références !?  Et comment peuvent-ils se baser sur des ouvrages et prendre en considération des hadîth contenant dans leur chaînes de transmission des personnes avec des croyances clairement contraire à l’Islâm !?

Mar 23

L’Imâm Aboû Madyan parle de la croyance en Allâh

         

Dans son traité de croyance, l’Imâm Aboû Madyan a dit :

« الحمد لله الذي تنـزه عن الحد والأين والكيف والزمان والمكان .المتكلم بكلام قديم أزلي صفة من صفاته قائم بذاته لا منفصل عنه ولا عائد إليه ولا يحُل في المحدثات ولا يجانس المخلوقات ولا يوصف بالحروف والأصوات تنـزَّهت صفات ربنا عن الأرض والسماوات.
اللهم إنّا نُوَحِّدُك ولا نَحُدُّك ونؤمن بك ولا نكَيِّفُك ونعبدك ولا نُشَبِّهُك ونعتقد أن من شبهك بخلقك لم يعرف الخالق من المخلوق»
و قال أيضا : « “القُدُّوس على العرش استوى من غير تمكن ولا جلوس »
فقال : « العرش بنفسه هو المكان وله جوانب وأركان وكان الله ولا مكان وهو الآن على ما عليه كان ليس له تحتٌ فيُقِلَّه ولا فوقٌ فيُظِلَّه ولا جوانب فتعدله ولا خلْف فيسنده ولا أمام فيحده »

« La louange est à Allâh Qui est exempt de la limite et du “où” (c’est-à-dire de la localisation) ainsi que du comment, du temps et de l’endroit. Il a pour attribut une Parole exempte de début et c’est l’un de Ses Attributs qui est propre à Lui-même, ni séparé de Lui, ni en contact avec Lui. Il ne s’incarne pas dans ce qui entre en existence et Il ne ressemble pas aux créatures, on ne Lui attribue pas les lettres et les sons, les Attributs de notre Seigneur sont exempts de ce qu’il y a dans la terre et les cieux.
 Ô Allâh nous déclarons que Tu es Unique et que Tu n’es pas limité. Nous croyons en Toi et nous ne T’attribuons pas le comment. Nous T’adorons et ne T’attribuons pas de semblable. Et nous témoignons que celui qui Te donne un semblable ne connais pas la différence entre Le Créateur et la créature. »

Il a dit aussi : « Al-Qouddoûs (c’est-à-dire Allâh) ‘ala l-‘archi stawâ, sans endroit, ni position assise. »

Et il a dit : « Le trône lui-même est un endroit et il a des flancs et des cotés. Et Allâh existe de toute éternité sans endroit et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité. Il n’y a rien en-dessous de Lui qui Le porterait et rien au-dessus de Lui qui L’ombragerait, ni de cotés qui le redresserait et rien non plus derrière Lui qui Lui ferait appuie, ni devant Lui qui Le limiterait »

Informations utiles :

– Le Chaykh des Machâykh, le Waliyy (saint), l’Imâm, Al-Qoutb Chou’ayb Aboû Madyan Al-Andalouçi (m.594 A.H.) [connu en Afrique du nord par Sayyidi Boumediene] est né dans la région de Séville (Espagne) et il est décédé et enterré à Tlemcen (Algérie). Il est un grand savant reconnu dans le monde entier.

  • Le Chaykh Aboû ‘Abdi l-Lâh At-Tlamçani a dit de lui : « Le Chaykh, sayyidî Aboû Madyan était [à son époque] sans pareil de parmi les meilleurs des hommes, et il était l’élite de parmi l’élite des awliyyâ (saints), des abdâl ; Allâh a réunis pour lui la science de la loi (charî’ah) et de la haqîqah» [An-Najmou th-Thâqib]

– Le manuscrit de son traité de croyance se trouve à la bibliothèque national de paris sous la référence 5485.

– Ici, le Chaykh Aboû Madyan confirme plusieurs points qui font l’objet de l’unanimité. Comme le fait que :

  • Allâh existe sans endroit ;
  • Il est exempt des six directions (le haut, le bas, la droite, la gauche, le devant et le derrière) ;
  • Il existe sans comment ;
  • Il n’est pas concerné par la limite ;
  • Il ne dépend pas du temps ;
  • Il n’a aucune ressemblance avec Ses créatures ;
  • Sa parole n’est ni de lettre ni de son ; [Retrouvez d’autres citations à ce sujet : ici]
  • Son istiwâ sur le trône n’est pas une position assise ni le fait d’occuper un endroit. [Retrouvez d’autres citations à ce sujet : ici]

– Le comment (al-kayf) : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh est exempt de tout cela.

– Selon les savants, al-mahdoûd (ce qui est limité), c’est ce qui occupe un espace, qu’il soit grand ou petit, qu’il soit palpable comme l’homme ou l’arbre, ou impalpable comme la lumière ou l’obscurité. Et les savants ont dit que ce qui est limité a besoin de qui l’a limité par cette limite-là. Or il n’est pas possible que ce qui est limité se soit limité lui-même selon la limite qu’il aurait, car cela signifierait qu’il se serait créé et cela est impossible, car ce qui existe ne se crée pas soi-même. l’Imâm ‘Ali Ibn Ibî Tâlib qui a dit : « Celui qui prétend que notre Seigneur est limité, alors certes il n’a pas connu Le Créateur, Celui Qui mérite d’être adoré » [Rapporté par Aboû Nou’aym]

Mar 21

Al-Majlissi (Chiite) prétend que le Qour-ân est falsifié

         

[Attention : ceci est un article de mise en garde contre des propos contraires à l’Islâm]

Dans le livre intitulé « Mir-âtou l-‘Ouqoûl » (tome 12 pages 525 et 526 de cette édition) Mouhammad Bâqir Al-Majlissi le chiite a dit :

«عن ابي عبدالله عليه السلام قال: إن القرآن الذي جاء به جبرائيل عليه السلام إلى محمد صلى الله عليه واله سبعة عشر ألف أية »

«Aboû ‘Abdi l-Lâh [Ja’far As-Sâdiq] (‘alayhi s-salâm) a dit : Certes le Qour-ân avec lequel est venu [l’ange] Jabrâ-îl (‘alayhi s-salâm) à Mouhammad (salla l-Lâhou ‘alayhi wa âlihi wa sallam) contient dix-sept milles (17 000) versets»

 

Puis lorsqu’il commente ce texte, il ajoute :

«فالخبر صحيح ولا يخفى أن هذا الخبر وكثير من الاخبار الصحيحة الصريحة في نقص القران وتغييره وعندي ان الاخبار في هذا الباب متواتره معنى»

« Ce récit est authentique (sahîh) ; et on ne peux renier que ce récit et de nombreux récits authentiques (sahîhah) et explicites confirment que le Qour-ân a été diminué et modifié, et les récits à ce sujet sont moutawâtir (rapporté par un grand groupe de personnes) dans ce sens»

 

Informations utiles :

– Mouhammad Bâqir Al-Majlissi (chiite) est né en 1037 et il est décédé en 1111 de l’hégire à Ispahan (Iran), les chiites le considère comme un « Allâmah » (Illustre savant) « Chaykhou l-Islâm » ou encore « Khatîm al-Mouhaddithîn » (le sceau des spécialistes de la science du hadîth) et comme l’un des plus grands savants de leur mouvance. Il est l’auteur d’ouvrages qui comptent de parmi les plus grandes références chez les chiites comme ce livre en question (Mir-âtou l-‘Ouqoûl) ou encore « Bihâr al-Anwâr » et d’autres.

– Ce livre « Mir-âtou l-‘Ouqoûl » est un commentaire du livre « Al-Kâfî » d’Al-Koulayni. Et le livre « Al-Kâfî » est considéré chez les chiites comme l’ouvrage de hadîth le plus authentique. Il contient cependant des récits comme celui-ci prétendant que le Qour-ân serait falsifié.

– Ici, Al-Majlissi rapporte un hadîth Chiite prétendant qu’il y aurait dans le Qour-ân révélé au prophète Mouhammad (صلى الله عليه وسلم)  dix sept milles (17 000)  versets. Or le Qour-ân que nous possédons en comporte un peu plus de 6200. Ainsi il y a dans ce hadîth Chiite la prétention que notre Qour-ân serait incomplet d’environ 10800 versets !! Et Al-Majlissi lors du commentaire de ce récit prétend qu’il est sahîh, et plus encore, il témoigne qu’il y a de très nombreux textes moutawâtir dans la tradition Chiite qui indiqueraient que le Qour-ân que nous possédons serait incomplet et falsifié. D’ailleurs il y a dans ce même ouvrage d’autres passages dans lesquels il confirme sa croyance en la falsification du Qour-ân.

– Egalement une autre grande référence chez les Chiites : Abou l-Haçan Al-‘Âmili qui est l’élève de Al-Majlissi, rapporte et confirme dans son ouvrage « Mouqaddimah Tafsîr al-Bourhân » que Al-Majlissi croyait en la falsification du Qour-ân et qu’il a suivi en cela d’autres grandes références Chiite :

  • Al-Koulayni qui est l’une des plus grandes références chez les chiites et qui a écrit le livre « Al-Kâfî » qui est l’ouvrage principale de hadîth chez eux.
  • Al-Qoummi qui est également une référence majeur des chiites et qui est l’auteur d’un de leur plus célèbre tafsîr.
  • et autres qu’eux [Retrouvez l’article : ici].

– Ainsi, dans de nombreuses sources Chiite il est mentionné que le Qour-ân serait falsifié et diminué, et ceci dans les livres qu’ils considèrent eux-même comme les livres de références qui sont la base de leur mouvance.

– De plus, il attribue cette mécréance explicite au grand Imâm Ja’far As-Sâdiq que les Chiites considèrent pourtant dans leur dogme comme le sixième des douze imams infaillibles.

– L’Imâm Ja’far As-Sâdiq: Il est Aboû ‘Abdi l-Lâh, Ja’far fils de Mouhammad Al-Bâqir, fils de Zaynou l-‘Âbidin ‘Ali fils de Al-Houçayn, le fils de l’Imâm ‘Ali Ibnou Abî Tâlib et Fâtimah (رضي الله عنهم), la fille du prophète (صلى الله عليه وسلم). Il est également descendant du Calife bien-guidé Aboû Bakr As-Siddîq (رضي الله عنه) de par son ascendance maternelle. Il est parmi les grands Imam du Salaf. Il est né en 83 à Médine et est décédé en 148 de l’Hégire à Médine également, et fût enterré dans le cimetière d’Al-Baqî’. Il faisait partie des maîtres des gens de la famille du Prophète (صلى الله عليه وسلم) dans la jurisprudence, dans la science et par le mérite.

– Allâh ta’âlâ dit :

{إِنَّا نَحۡنُ نَزَّلۡنَا ٱلذِّكۡرَ وَإِنَّا لَهُ ۥ لَحَـٰفِظُونَ}

ce qui a pour sens : « C’est Nous qui avons fait descendre le Qour-ân et c’est Nous qui en assurons la préservation » [Soûrat Al-Hijr / 9]

– Comment se fait-il que ces Chiites qui ont pris comme pilier de leur foi l’insulte envers les compagnons, se taisent sur des égarements aussi graves provenant de leur propres références !?  Et comment peuvent-ils se baser sur des ouvrages et prendre en considération des hadîth contenant dans leur chaînes de transmission des personnes avec des croyances clairement contraire à l’Islâm !?

Mar 06

Le Hâfidh Ibn Jahbal Al-Kilâbi rapporte qu’Ibn Taymiyyah a suivi la croyance de Pharaon

   

Dans le livre « At-Tawfîq ar-Rabbânî fî raddi ‘alâ Ibni Taymiyyah al-Harrâni » [qui est un livre de mise en garde contre les égarements d’Ibnou Taymiyyah] composé par un groupe de savants, il est dit :

« احتجاج ابن تيمية على إثبات الجهة لله تعالى :
وقد احتج ابن تيمية على إثبات الجهة لله تعالى مقلدا سلفه المجسمة بقوله تعالى حكاية عن فرعون :
{يا هامان ابن لي صرحا لعلي أبلغ الاسباب أسباب السموات فأطلع إلى إله موسى وإني لاظنه كاذبا}.
وقد نقل ذلك عنه عصريه الحافظ أحمد بن يحيى الكلابي في رسالته  »

« L’attribution d’Ibn Taymiyyah de la direction à Allâh tâ’alâ :

Ibn Taymiyyah a confirmé la direction à Allâh ta’âlâ en suivant en cela ses prédécesseurs anthropomorphistes (moujassimah) en se basant sur la parole de Allâh ta’âla, mentionnant les dires de Phararon [sens en français] : « Ô Hâmân bâtis pour moi une tour : peut-être atteindrai-je les voies, les voies des cieux, et apercevrai-je le Dieu de Moûçâ, mais je pense que celui-ci est menteur » Cela a été rapporté de lui (Ibn Taymiyyah) par son contemporain le Hâfidh Ahmad Ibn Yahyâ Al-Kilâbi dans sa riçâlah »

Informations utiles :

– Le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le Chaykh Chihâbou d-Dîn Ahmad Ibnou Yahyâ Al-Kilâbi connu sous le nom de Ibnou Jahbal est né en 670 et il est décédé en 733 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 700 ans. Il était le Moufti des Châfi’ites à Alep et Damas (Syrie).

  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet : « L’illustre savant (Al-‘Allâmah), le modèle des musulmans » [Siyarou A’lâmi n-Noubalâ] et il a dit également de lui : « L’illustre savant (Al-‘Allâmah), le Moufti des musulmans » [Târîkhou l-Islâm]
  • Quant à Ibn Kathîr, il a dit à son sujet : « Le Chaykh, l’honorable Imâm, le Moufti des musulmans » [Al-Bidâyah wa n-Nihâyah]
  • As-Safadi a dit de lui : «L’Imâm, le Moufti ». [Al-Wâfî bi l-Wafayât]

– Les propos du Hâfidh Ibn Jahbal Al-Kilâbi sont issus de son ouvrage “Riçalah fî nafyî al-jihah” [Epître sur la négation de la direction -concernant Allâh-], qu’il a écrit pour répliquer aux égarements d’Ibn Taymiyyah. Cette Epitre est citée dans son intégralité par l’Imâm Tâjou d-Dîn As-Soubki dans son livre “Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ” après qu’il ait mentionné la biographie de l’Imâm Ibn Jahbal. Tajou d-Dîn As-Soubki a dit : « J’ai consulté l’ouvrage qu’il a réalisé concernant la négation de la direction au sujet de Allâh en tant que réplique à Ibn Taymiyyah, et il n’y a rien de mauvais dedans ».

– Abou l-’Abbâs Ahmad Ibnou Taymiyyah Al-Harrâni al-moujassim est né en 661 et il est décédé en 728 de l’Hégire. Il est à l’origine d’une grande discorde dans le monde musulman. Nombreux sont les savants de l’Islâm qui ont mis en garde contre lui et ont dénoncé ses multiples égarements. Retrouvez plus d’informations au sujet d’Ibnou Taymiyah sur ce site : http://ibnoutaymiyya.com.

– Le Hâfidh Ibnou Jahbal Al-Kilâbi et Ibnou Taymiyyah ont vécu à la même époque et dans la même région.

– La parole du Hâfidh Ibnou Jahbal Al-Kilâbi n’est pas une accusation sans preuve, en effet dans plusieurs de ses ouvrages, Ibn Taymiyyah s’est basé sur la parole et la faible compréhension de Pharaon pour tenter de justifier sa croyance que Allâh serait dans la direction du haut. Ainsi ceci apparaît dans ses livres intitulés :

  • Al-Fatâwâ al-Hamiyyah al-Koubrâ ;
  • Al-‘Aqîdah al-Wasitiyyah ;
  • Bayân Talbîss al-Jahmiyyah ;
  • Majmoû’ al-Fatâwâ

– De nombreux savants ont dénoncé la mauvaise compréhension de Pharaon reprise par les moujassimah (anthropomorphistes) pour tenter de justifier leur croyance, parmi eux :

  • Le Qâdî Aboû Bakr Ibn Al-‘Arabi [voir : ici] ;
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi qui a dit : « Pharaon a donc fait croire aux gens que Mouça disait que son Dieu est au ciel, et ceci est encore une des ruses de Pharaon, de sa mauvaise foi et de sa méchanceté». [Tafsîr Al-Kabîr] ;
  • L’Imâm Al-Qourtoubi qui a dit dans son tafsîr : « Il (Pharaon) s’est illusionné que Allâh serait un corps que les directions englobent et comme il prétendait la Divinité, il croyait que la divinité était représentée par l’établissement dans un endroit honoré » ;
  • Le Chaykh As-Sâwi a dit dans son livre « Hâchiyyatou s-Sâwi » : « En raison de sa faiblesse et de sa laideur d’esprit, Pharaon s’est imaginé que le Seigneur de Mouça était au ciel et qu’il était donc possible de monter vers Lui ».
  • L’Imâm Al-Kawthari a dit en réplique aux moujassimah qui se basent sur les dires de Pharaon : « Vous n’êtes que des gens qui suivent Pharaon qui a eu pour croyance que Le Créateur est dans une direction et il a voulu ainsi monter sur une échelle selon lui vers Dieu ! Il vous suffit comme rabaissement que vous êtes des gens qui le suivent et qu’il est votre Imâm. » [Maqalât Al-Kawthari]

– Les musulmans sont unanimes sur le fait que Allâh n’est pas dans une direction, ni dans un endroit, et ils sont unanimes à confirmer l’égarement évident de Pharaon.

– Les assimilationnistes (mouchabbihah) fondent leur croyance sur les prétentions de Pharaon, alors que Allâh ta’âlâ dit dans soûrat Al-Ghâfir/46 :

{ النارُ يُعْرَضُونَ عَلَيْهَا غُدُوّاً وَعَشِيًّا وَيَوْمَ تَقُومُ السَّاعَةُ أدْخِلُوا ءَالَ فِرْعَوْنَ أَشَدَّ العَذَابِ}
Ce qui a pour sens : « Ils sont exposés au feu matin et soir et le jour où arrivera l’Heure, faites entrer ceux qui ont suivi Pharaon dans le plus intense châtiment ».

– Comment après cela, ces gens là peuvent-ils délibérément délaisser le tawhîd pour se baser sur la parole d’un homme égaré que Allâh a maudit !?

Mar 04

L’Imâm Al-Moutawalli explique le verset “yakhâfoûna Rabbahoum min fawqihim” [soûrat An-Nahl/50]

   

Dans son livre « Al-Ghounyah fî Ousoûli d-Dîn » (page 78 de cette édition) l’Imâm Al-Moutawalli a dit :

« وقوله {يخافون ربهم من فوقهم} معناه يخافون ربهم أن ينزل عليهم عذابا من فوقهم »

« Quant à la parole de Allâh ta’âla : { يخافون ربهم من فوقهم} (yakhâfoûna Rabbahoum min fawqihim) elle signifie : Ils craignent que leur Seigneur fasse descendre sur eux un châtiment provenant d’au-dessus d’eux »  

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), l’Imâm, le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Sa’îd ‘Abdou r-Rahmân An-Nayçâboûri, connu sous le nom de Al-Moutawalli Ach-Châfi’i est né en 426 à Nayçâboûr et il est décédé en 478 de l’Hégire à Baghdâd (رحمه الله). C’est-à-dire il y a environ 960 ans. Il succéda à l’Imâm Ach-Chîrâzi comme enseignant à la célèbre école An-Nidhâmiyyah de Baghdâd. Il étudia la jurisprudence Chafi’ite auprès du savant, le Qâdî Houçayn Ach-Châfi’i (m.463 A.H) celui dont l’Imâm Ar-Râfi’i (m.623 A.H.) disait : « On le surnommait le savant de la communauté», et autres que lui. L’Imâm An-Nawawi (m.676 A.H.) le cite souvent comme référence dans ses ouvrages.

  • Adh-Dhahabi a dit à son sujet :« L’illustre savant (Al-‘Allâmah) le Chaykh des Chafi’ites » [Siyarou A’lâmi n-Noubalâ], et il a également dit de lui : « Il était un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Chafi’ite, l’un des grands savants, Il était un Faqîh reconnu, et un savant méticuleux » [Târîkhou l-Islâm].
  • Quant à Ibn Kathîr, il a dit à son sujet :« Il était éloquent, un grand orateur, et maîtrisait de nombreuses sciences » [Al-Bidâyah wa n-Nihâyah], il a dit également : « Il était un Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) reconnu, et un savant méticuleux », il a également fait son éloge en disant : « Il était l’un des ash-hâbou l-woujoûh (une catégorie de savants en dessous du degré du moujtahid, qui est apte à déduire les jugements religieux à partir des textes de l’Imâm fondateur de l’école) dans le madh-hab [Châfi’i] ». [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyîn]
  • As-Safadi a dit de lui :« Il comptait parmi les meilleurs des gens de par le comportement et le caractère, et de parmi les savants les plus modestes et généreux, il était reconnu et méticuleux tout en étant un grand orateur, éloquent, et nombreux devenaient des imams en assistant à ses assemblées de science ». [Al-Wâfî bi l-Wafayât]
  • Tâjou d-Dîn As-Soubki a dit de lui :« Il est l’un des Imâm aux degrés les plus élevés de parmi nos compagnons » [Tabaqâtou ch-Châfi’iyyah Al-Koubrâ].
  • Et Ibn Khallikân a dit à son sujet :« Il était un Faqîh Chafi’ite originaire de Nayçâboûr, il a rassemblé la science, l’application de la religion, et les bons caractères, il a maîtrisé le Fiqh (la jurisprudence), Al-Ousoûl (les fondements) et al-Khilâf (les divergences religieuses) » [Wafayâtou l-A’yân].

– Ici, lors de son explication du verset 50 de Soûrat An-Nahl {يخافون ربهم من فوقهم} (yakhâfoûna Rabbahoum min fawqihim) il explique que le sens est qu’Ils craignent de la part de leur Seigneur (Allâh), un châtiment provenant d’au-dessus d’eux. Ainsi ce verset ne signifie en aucun cas que Allâh serait de par Son Être dans la direction du dessus comme se le sont illusionné les mouchabbihah (anthropomorphistes), qui de nos jours s’auto-proclament salafistes (les wahhabites).

  • En effet l’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzi a dit : « Les mouchabbihah (anthropormorphistes) ont dit : la parole de Allâh {yakhâfoûna Rabbahoum min fawqihim} indique que Allâh est au-dessus d’eux de par Son Être».
  • Egalement l’Imâm Ach-Chahrastâni a dit : « En ce qui concerne les expressions révélées (c’est-à-dire présentes dans le Qour-ân ou la Sounnah) telles que « al-istiwâ », « al-wajh », « al-yadayn », « al-janb », « al-majî », « al-ityân », « al-fawqiyyah » et d’autres que celles-ci, les anthropomorphistes les prennent selon leur sens apparent, je veux dire telles qu’elles sont comprises lorsqu’elles sont employées au sujet des corps » [voir l’article : ici].

– Pourtant le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a catégoriquement nié la notion de direction au sujet de Allâh dans un hadîth sahîh. Il a dit (صلى الله عليه وسلم) [ce qui a pour sens : ] «Ô Allâh Tu es Adh-Dhâhir, rien n’est au-dessus de Toi et Tu es Al-Bâtin, rien n’est en-dessous de Toi » (Rapporté par Mouslim et autres) [Voir l’article : ici].

– Certains savants ont expliqué ce verset en disant que la fawqiyyah (supériorité) de Allâh mentionné dans ce verset ou encore dans le verset {wa houwa l-Qâhirou fawqa ‘ibâdih} est une fawqiyyah (supériorité) de domination, de toute puissance et de mérite, et non une fawqiyyah par l’endroit et la direction.

  • L’Imâm Ibnou Foûrak a dit à ce sujet : « Sache que, lorsque nous disons que Allâh ‘azza wa jall est “fawqa mâ khalaqa” (supérieur à ce qu’Il a créé), cela ne veut pas dire que c’est une fawqiyyah (supériorité) spatiale ni une élévation sur les endroits par la distance ni leur supervision par le contact avec quoi que ce soit de ces endroits » [Voir l’article : ici].

– De nombreux savants ont donné une explication similaire à celle de l’Imâm Al-Moutawalli, tels que :

  • L’Imâm At-Tabarâni ;
  • L’Imâm Ibnou ‘Atiyyah ;
  • L’Imâm Ar-Râzi ;
  • L’Imâm Ibnou ‘Abdi s-Salâm
  • L’Imâm Al-Qourtoubi ;
  • L’Imâm Al-Baydâwi ;
  • L’Imâm An-Naçafi (710 H.) ;
  • L’Imâm Aboû Hayyân Al-Andaloûçi ;
  • le Moufassir Ismâ’îl Haqqi ;
  • Et beaucoup d’autres …

 

Mar 02

L’Imâm Ibn Foûrak explique l’istiwâ de Allâh

   

Dans son livre « Mouchkilou l-Hadîth » (page 229 de cette édition), l’Imâm Ibnou Foûrak a dit :

« لأن استواءه على العرش سبحانه ليس على معنى التمكن والاستقرار، بل هو على معنى العلو بالقهر والتدبير وارتفاع الدرجة بالصفة، على الوجه الذي يقتضي مباينة الخلق »

« Certes l’istiwâ de Allâh sur le trône ne signifie pas le fait d’être dans un endroit ou d’être établi, mais il vient plutôt dans le sens de la supériorité par la domination, de la prédestination, de l’élévation du degré, dans un sens qui implique qu’Il n’est pas comparable aux créatures »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth), le moutakallim (spécialiste de la croyance), le Ousoûli (spécialiste des fondements), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû Bakr Mouhammad Ibnou l-Haçan Ibnou Foûrak (certains le nomment « Ibnou Fawrak ») al-Asbahâni ach-Châfi’i est décédé en 406 de l’Hégire (رحمه الله), c’est-à-dire il y a environ 1030 ans. Il était un grand défenseur de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa-l jamâ’ah. On compte parmi ses illustres élèves : l’Imâm Al-Bayhaqi et l’Imâm Abou l-Qâçim Al-Qouchayri.

  • L’Imâm An-Nawawi faisait son éloge en disant :  « Al-Oustâdh [Al-Isfarâyîni] est l’une des trois personnes qui vécurent à la même époque et qui se levèrent afin de défendre l’école du Hadîth et de la Sounnah dans les questions de croyance, il s’agit ainsi de ceux qui ont défendu l’école du Chaykh Abou l-Haçan Al-Ach’ari. Ce sont Al-Oustâdh Aboû Is-hâq Al-Isfarâyîni, Al-Qâdî Aboû Bakr Al-Bâqillâni et l’Imâm Aboû Bakr Ibnou Foûrak. »[Tahdhîbou l-Asmâ-i wa l-Loughât]
  • Adh-Dhahabi a dit de lui : « L’Imâm, l’Illustre savant (Al-‘Allâmah), le vertueux (As-Sâlih) le Chaykh des théologiens (moutakallimîn)» [Siyar A’lâmi n-Noubalâ]

– Ici, l’Imâm Ibn Foûrak explique que l’istiwâ de Allâh sur le trône n’est pas un établissement ni le fait d’occuper un endroit, mais que cela signifie plutôt que Allâh domine le trône par Sa toute-puissance, ou encore que le trône est sous la prédestination de Allâh.

–  Les savants de l’Islâm ont été unanimes sur le fait que l’istiwâ de Allâh n’est pas une position assise (jouloûss) ni un établissement (istiqrâr). Parmi eux :

  • L’Imâm Aboû Hanîfah [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Bâqillâni [voir : ici]
  • L’Imâm Ibnou Foûrak
  • L’Imâm ‘Abdou l-Lâh Al-Jouwayni [père de l’Imâm Al-Haramayn]
  • Le Chaykh Ibn Battâl
  • L’Imâm Al-Bayhaqi [voir : ici]
  • L’Imâm Ach-Chîrâzi [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Haramayn Al-Jouwayni
  • L’Imâm Al-Moutawalli [voir : ici]
  • L’Imâm Al-Ghazâli [voir : ici]
  • Le Qâdî Ibn Rouchd Al-Jadd [voir : ici]
  • Le Chaykh Al-Lâmichi Al-Hanafi
  • L’Imâm Ahmad Ar-Rifâ’i
  • Le Chaykh Ibn ‘Abdi s-Salâm
  • L’Imâm Fakhrou d-Dîn Ar-Râzî
  • Al-Qâdî Ibn Jamâ’ah
  • L’Imâm Al-Qastallâni
  • Le Chaykh Moullâ ‘Alî Al-Qârî
  • L’Imâm Al-Kawthari (qui rapporte l’unanimité) [voir : ici]
  • Le Chaykh Al-‘Azzâmi [voir : ici]
  • Le Hâfidh Al-Harari
  • et de nombreux autres savants.

Il n’est donc pas permis de traduire le verset  {الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى} (Ar-Rahmânou ‘ala l-’archi stawâ) et ceux qui sont similaires par le fait que Allâh serait établi sur le trône car cette explication est contraire au tawhîd (l’unicité de Allâh).

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’istiwâ de Allâh : ici.

Fév 26

L’Imâm As-Sanoûci confirme que Allâh n’est pas un corps et qu’Il est sans endroit ni direction

   

Dans son célèbre traité de croyance « Oummou l-Barâhîn » également connu sous le nom de « Al-‘Aqîdatou s-Soughrâ » ou encore « As-Sanoûçiyyah », lorsqu’il mentionne ce qu’il est impossible au sujet de Allâh, l’Imâm As-Sanoûçi a dit :

« [ومما يستحيل في حق الله : ] المماثلة للحوادث بأن يكون جِرما أي تأخذ ذاته العليّة قدرا من الفراغ أو يكون عَرَضا يقوم بالجرم أو يكون في جهة للجرم أو له هو جهة أو يتقيد بمكان أو زمان أو تتصف ذاته العليّة بالحوادث أو يتصف بالصغر أو الكبر »

« [Il est impossible au sujet de Allâh : ] la similarité avec ce qui entre en existence comme le fait qu’Il soit un corps, c’est-à-dire que Son Être occupe une portion d’espace, ou qu’Il soit une caractéristique qui advient à un corps (‘arad), ou qu’Il soit dans la direction d’un corps, ou qu’Il ait Lui-même une quelconque direction, ou qu’Il soit dans un endroit ou qu’Il soit sujet au temps, ou qu’on attribut à Son Être des choses entrées en existence, ou qu’Il soit attribué de la petitesse ou de la grandeur [physique] »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh Aboû ‘Abdillâh Mouhammad Ibn Yoûçouf As-Sanoûçi Al-Haçani Al-Mâliki est né en 832 à Tlemcen en Algérie et il est décédé en 895 de l’hégire (رحمه الله) à Tlemcen également, c’est-à-dire il y a environ 540 ans. Son traité de croyance est l’un des plus connus et enseignés dans le monde musulman.

– Ici, l’Imâm As-Sanoûci évoque plusieurs points fondamentaux du tawhîd : Allâh n’est pas un corps, Il n’est pas dans une direction ni dans un endroit, et Il n’est pas concerné par le fait d’avoir une taille grande ou petite.

– Ainsi lorsque nous disons “Allâhou Akbar” cela ne signifie pas que Allâh serait un Être de grande taille, mais cette expression signifie que Allâh est plus puissant que tout autre et qu’Il a plus de science que tout autre.

Fév 25

L’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni explique le terme wajh dans le verset 88 de soûrat Al-Qasas

      

Dans son commentaire du Sahîh de l’Imâm Al-Boukhâri intitulé « ‘Oumdatou l-Qâri », après avoir mentionné la parole de l’Imâm Al-Boukhâri : « {koullou chay-in hâlikoun illâ wajhah} ce qui signifie : {Tout sera détruit sauf Son wajh} [c’est-à-dire] : Sauf Sa souveraineté (illâ moulkah) ; et il est dit aussi : sauf ce par quoi l’on recherche l’agrément de Allâh » [Retrouvez l’article à ce sujet : ici] l’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni commente en disant :

« وفسر الوجه بالملك. وكذا نقل الطبري عن بعض أهل العربية. وكذا ذكره الفراء وعن أبي عبيد إلا وجهه : إلا جلاله. قوله “ويقال” إلى آخره ، قال سفيان : معناه إلا ما أريد به رضاء الله والتقرب لا الرياء ووجه الناس »

 « Il (c’est-à-dire l’Imâm Al-Boukhâri) a interprété « al-wajh » par « al-moulk » (la souveraineté), et également l’Imâm At-Tabari a rapporté cela de certains spécialistes de la langue Arabe, et c’est également ce qu’a mentionné Al-Farrâ. Et selon Aboû ‘Oubayd « illâ wajhah » signifie « illâ jalâlah » (sauf Sa Majesté). Et concernant sa parole (c’est-à-dire la parole de Al-Boukhâri) : « il est dit aussi… » jusqu’à la fin (c’est-à-dire sa parole :  « il est dit aussi : sauf ce par quoi l’on recherche l’agrément de Allâh »), Soufyân [Ath-Thawri] a dit [que « illâ wajhah »] signifie : sauf ce par quoi on recherche l’agrément de Allâh et non les actes accomplis avec insincérité et par recherche des éloges des gens »

 

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), le Qâdî (le juge), le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), l’Imâm Badrou d-Dîn Abî Mouhammad Mahmoûd Ibnou Ahmad Al-‘Ayni Al-Hanafi est originaire d’Alep (Syrie), il est né en 762 à ‘Aytab (Gaziantep) dans l’actuelle Turquie et il est décédé en 855 de l’Hégire au Caire (Egypte) (رحمه الله), c’est-à-dire il y a plus de 580 ans. Son livre ‘Oumdah al-Qâri fait partie des plus célèbres commentaires du sahîh de l’Imâm Al-Boukhâri.

– Ici il commente en confirmant l’interprétation réalisée par l’Imâm Al-Boukhâri concernant le terme « wajh » dans le verset {كُلُّ شَىءٍ هَالِكٌ إِلَّا وَجهَهُ} qui signifie : {Tout sera détruit sauf Son wajh} par al-moulk (la souveraineté). Puis il dit que cette interprétation a également été soutenue par d’autres savants tel que le rapporte l’Imâm At-Tabari d’après plusieurs spécialistes de la langue Arabe du Salaf. Il mentionne également l’avis de l’Imâm Al-Farrâ à ce sujet.

– L’Imâm, le Chaykh des Mouhaddith Aboû ‘Abdi l-Lâh Mouhammad Ibnou Ismâ’îl Al-Boukhâri, l’auteur du célèbre « Sahîh » connu comme étant le livre le plus authentique après le Qour-ân, est né en 194 et il est décédé en 256 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1175 ans.  Il est une référence incontournable dans la science du hadîth. Consultez sa biographie : ici.

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth), le Moujtahid Aboû Ja’far Mouhammad Ibnou Jarîr At-Tabari est un célèbre savant du Salaf, il est né en 224 et il est décédé en 310 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a plus de 1120 ans. Son tafsîr connu sous le nom de « Jamî’ou l-bayân fî ta-wîl al-Qour-ân» est très réputé.

– L’Imâm, le Nahwi (spécialiste de la grammaire), le Loughawi (spécialiste de la langue Arabe), le Moufassir (exégète), Aboû Zakariyyâ Yahyâ Ibnou Ziyâd Al-Farrâ est né en 144 à Al-Koûfah (Irak) et il est décédé en 207 de l’Hégire (رحمه الله). Il fait ainsi partie de la période du Salaf et il est l’une des plus grandes références dans la langue et la grammaire Arabe.

  • Az-Zarkali a dit : « On disait de lui : Al-Farrâ Amîr al-Mouminîn fi n-nahoû (le Prince des croyants dans la science de la grammaire)» [Al-A’lâm].

– Puis l’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni mentionne l’interpretation de Aboû ‘Oubayd du terme « wajh » par « al-jalâl » (la majesté).

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste du Hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence) Aboû ‘Oubayd Al-Qâçim Ibnou Salâm est né en 157 à Harât (Afghanistan) et il est décédé en 224 de l’Hégire (رحمه الله) à La Mecque.

– Ensuite l’Imâm Badrou d-Dîn Al-‘Ayni continu en commentant le seconde interprétation mentionnée par l’Imâm Al-Boukhâri : « et il est dit aussi : sauf ce par quoi l’on recherche l’agrément de Allâh » en disant que ceci est notamment l’avis de l’Imâm Souyân Ath-Thawri. Et cette interprétation a également été rapportée de lui par d’autres savants tels que l’Imâm Al-Bayhaqi et l’Imâm As-Souyoûti [voir : ici].

– Cette seconde interprétation mentionnée par l’Imâm Al-Boukhâri a également été donnée par l’Imâm Ibnou l-‘Abbâs, par Moujâhid, par l’Imâm Abou l-‘Âliyah [voir l’article à ce sujet : ici] et autres qu’eux.

– L’Imâm, Chaykhou l-Islâm, le Moujtahid (jurisconsulte), Al-Hâfidh (spécialiste de la science du hadîth) Soufyân Ibn Sa’îd Ibn Masroûq Ath-Thawri, est né en 97 à Koûfa (Irak), et il est décédé en 161 de l’Hégire à Bassora (Irak) (رحمه الله), c’est à dire il y a plus de 1200 ans. Il est de la génération des pieux prédecesseurs (as-Salafou s-Sâlih), et il fait parti des rares savants du hadîth qui ont été surnommé “Amîrou l-Mou-minîn fi l-Hadîth” (Prince des croyants dans la science du hadîth). Il compte parmi les grands savants de la communauté qui ont fondé une école de jurisprudence (madh-hab) tout comme l’Imâm Mâlik, l’Imâm Al-Awzâ’i, l’Imâm Aboû Hanîfah, l’Imâm Al-Layth Ibn Sa’d, l’Imâm Ach-Châfi’i ou encore l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, mais son école (madh-hab) n’a pas subsisté.On compte parmi ses nombreux Chaykh, l’Imâm Ja’far As-Sâdiq et de parmi les gens qui ont reçu de sa science, des grands Imâm tels que Aboû Hanîfah, Al-Awzâ’i, ‘Abdou l-Lâh Ibn Moubârak, Foudayl Ibn ‘Iyâd … Nombreux sont les savants de la communauté qui ont fait ses éloges.

– Le mot « wajh » dans la langue arabe a plusieurs sens, et son sens premier est « visage » ou « face ». Mais ce n’est pas ce sens qui est retenu lorsqu’il est attribué à Allâh. En effet Allâh n’est pas composé de partie, Il n’est pas un corps, Il n’a ni membre, ni organe.

– Ainsi toute ces citations nous démontrent que les savants du Salaf avaient quelquefois recourt à l’interprétation détaillée. Et qu’aucun d’entre eux n’a dit que « wajh » dans ce verset signifierait le visage ou la face, contrairement à ce que les moujassimah (anthropomorphistes) ont pris comme croyance innovée.

– De nombreux autres savants ont interprété le mot « wajh » en fonction du contexte du verset. [Consultez des paroles de savants : ici] .

Fév 19

L’Imâm Ibn Hibbân confirme que la parole de Allâh est sans organe et sans comment

         

Dans son recueil de hadîth connu sous le nom de « Sahîh Ibnou Hibbân » (tome 3 pages 200 et 201 de cette édition), le Hâfidh Ibnou Hibbân a dit :

« صِفَاتُ اللَّهِ جَلَّ وَعَلا لا تُكَيَّفُ ، وَلا تُقَاسُ إِلَى صِفَاتِ الْمَخْلُوقِينَ ، فَكَمَا أَنَّ اللَّهَ جَلَّ وَعَلا مُتَكَلِّمٌ مِنْ غَيْرِ آلَةٍ بَأَسْنَانٍ وَلَهَوَاتٍ وَلِسَانٍ وَشَفَةٍ كَالْمَخْلُوقِينَ ، جَلَّ رَبُّنَا وَتَعَالَى عَنْ مِثْلِ هَذَا وَأَشْبَاهِهِ ، وَلَمْ يَجُزْ أَنْ يُقَاسَ كَلامُهُ إِلَى كَلامِنَا ، لأَنَّ كَلامَ الْمَخْلُوقِينَ لا يُوجَدُ إِلا بِآلاتٍ ، وَاللَّهُ جَلَّ وَعَلا يَتَكَلَّمُ كَمَا شَاءَ بِلا آلَةٍ »

« Il n’y a pas de comment aux attributs de Allâh jalla wa ‘alâ, et ils ne sont pas comparé aux attributs des créatures. Ainsi Allâh a pour attribut la parole, sans appareils tels que des dents, une luette, une langue, et des lèvres comme c’est le cas des créatures. Notre Seigneur est totalement exempt de telles comparaisons. Et il n’est pas permis de faire une similitude entre Sa parole et notre parole, car la parole des créatures n’a lieu que par le biais d’appareils, alors que Allâh parle comme Il le veut sans appareils. »

Informations utiles :

– L’Imâm, le Hâfidh (spécialiste de la science du Hadîth) Aboû Hâtim Mouhammad Ibnou Hibbân Ibnou Ahmad At-Tamîmi Al-Bousti, est un savant du Salaf, il est né en 270 et il est décédé en 354 de l’Hégire (رحمه الله) c’est-à-dire il y a environ 1080 ans. Il est un grand spécialiste de la science du Hadîth. Il est l’auteur du « Sahîh » réputé sous le nom de « Sahîh Ibn Hibbân ». Il était du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imâm Ach-Châfi’i.

– Ici, ce grand savant du salaf parle au sujet de l’attribut de la parole de Allâh en précisant que les attributs de Allâh n’ont pas de comment (kayf), que Sa parole n’est pas comparable à la notre, que Allâh parle sans langue ni lèvres ni aucun autre appareils.

– Le comment (al-kayf) : c’est ce par quoi on décrit les créatures, c’est-à-dire les dimensions, le début, la fin, la couleur, l’endroit, la direction, la forme, la position assise, la proximité, le mouvement, le déplacement, le changement et tout ce qui fait partie des attributs des créatures. Allâh est exempt de tout cela.

– Ainsi, Allâh a pour attribut la parole et Il parle sans langue, ni lèvres, ni voix, ni sons, ni lettres. Sa parole n’est pas une langue arabe, ni aucune autre langue et Sa parole ne ressemble pas à la parole des humains. En effet la parole de Allâh est un attribut de toute éternité alors que les lettres, les sons et les langues sont entrés en existence. Ainsi il ne Lui advient pas de silence ni d’entrecoupement car Sa parole n’est pas constituée de lettres ni de son.

– L’Imâm Aboû Hanîfah a dit à ce sujet : « Et Allâh parle, pas comme nous parlons. Nous, nous parlons grâce à des organes et des lettres, alors que Allâh ta’âlâ parle sans organes et sans lettres. Les lettres sont créées alors que la Parole de Allâh ta’âlâ n’est pas créée. » [Retrouvez l’article : ici]

– L’Imâm An-Naçafi (m.537 H.) a dit : « Allâh parle d’une parole qui est un attribut à Lui et qui est de toute éternité, qui n’est pas du genre des lettres et des sons. » [Retrouvez l’article : ici]

– L’Imâm As-Sanoûci a dit : « Allâh a pour attribut la parole qui n’est pas de lettre ni de son » [Retrouvez l’article : ici]

– Allâh Ta’âlâ dit : { وَكَلَّمَ اللهُ مُوسَى تَكْلِيمًا } [Soûrat An-Niça/ 146] ce qui a pour sens : « Allâh a assurément parlé à Moûçâ ».

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant l’attribut de la parole de Allâh : ici.

Nov 21

Le Chaykh ‘AbdoulLâh Al-Harari explique le jugement des innovations

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Dans son livre « Ar-Rawâ-ihou z-Zakiyyah fî Mawlidi khayri l-Bariyyah » (les senteurs pures dans la commémoration de la naissance de la meilleur des créatures), le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari a dit :

« فصل في تحقيق معنى البدعة وحكمها :

اعلم أن البدعة لغة ما أحدث على غير مثال سابق يقال: جئت بأمر بديع أي محدث عجيب لم يعرف قبل ذلك. وفي الشرع المحدَثُ الذي لم ينص عليه القرءان ولا جاء في السنة، قال ابن العربي: “ليست البدعة والمحدَث مذمومين للفظ بدعة ومحدث ولا معنييهما، وإنما يذم من البدعة ما يخالف السنة، ويذم من المحدثات ما دعا إلى الضلالة” ا.هـ.

أقسام البدعة: والبدعة تنقسم إلى قسمين:
بدعة ضلالة: وهي المحدَثة المخالفة للقرءان والسنة. وبدعة هدى: وهي المحدَثة الموافقة للقرءان والسنة.

وهذا التقسيم مفهوم من حديث البخاري ومسلم عن عائشة رضي الله عنها قالت: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: “مَن أحدث في أمرنا هذا ما ليس منه فهو رد”. ورواه مسلم بلفظ ءاخر وهو: “من عمل عملا ليس عليه أمرنا فهو رد”. فأفهم رسول الله صلى الله عليه وسلم بقوله:”ما ليس منه” أن المحدَث إنما يكون ردًّا أي مردوداً إذا كان على خلاف الشريعة، وأن المحدَث الموافق للشريعة ليس مردودًا.


وهو مفهوم أيضًا مما رواه مسلم في صحيحه من حديث جرير بن عبد الله البجلي رضي الله عنه أنه قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : “من سن في الإسلام سنة حسنة فله أجرها وأجر من عمل بها بعده من غير أن ينقص من أجورهم شىء، ومن سن في الإسلام سنة سيئة كان عليه وزرها ووزر من عمل بها من بعده من غير أن ينقص من أوزارهم شىء”.

وفي صحيح البخاري في كتاب صلاة التراويح ما نصه: “قال ابن شهاب: فتوفي رسول الله صلى الله عليه وسلم والناس على ذلك”، قال الحافظ ابن حجر: “أي على ترك الجماعة في التراويح”. ثم قال ابن شهاب في تتمة كلامه: “ثم كان الأمر على ذلك في خلافة أبي بكر وصدرًا من خلافة عمر رضي الله عنه”.
وفيه أيض تتميمًا لهذه الحادثة عن عبد الرحمن بن عبد القاريّ أنه قال:خرجت مع عمر بن الخطاب رضي الله عنه ليلة في رمضان إلى المسجد، فإذا الناس أوزاع متفرقون يصلي الرجل لنفسه ويصلي الرجل فيصلي بصلاته الرهط، فقال عمر: إني أرى لو جمعت هؤلاء على قارىء واحد لكان أمثل، ثم عزم فجمعهم على أُبيّ بن كعب، ثم خرجت معه ليلة أخرى والناس يصلون بصلاة قارئهم قال عمر: “نعم البدعة هذه”.ا.هـ. وفي الموطأ بلفظ: “نِعمت البدعة هذه”. »

« Chapitre de la précision du sens de l’Innovation et de son jugement :

Sache que l’innovation (al-bid’ah) dans la langue est ce qui a été innové sans équivalent antérieur ; on dit par exemple : tu as fait une chose badî’, c’est-à-dire une chose nouvelle, étonnante qu’on ne connaissait pas avant cela. Selon la Loi de l’Islâm, c’est ce qui a été innové sans que cela soit cité ni dans le Qour-ân ni dans la Sounnah.

Ibnou l-‘Arabi a dit : « L’innovation (bid’ah) et la nouveauté (mouhdath) ne sont pas blâmables pour leur appellation d’innovation et de nouveauté, ni pour leur sens, mais ce qui est blâmable parmi ce qui relève de l’innovation, c’est ce qui contredit la tradition prophétique, et ce qui est blâmable parmi les nouveautés, c’est ce qui appelle à l’égarement ». Fin de citation.

Les différentes sortes d’innovations : l’innovation se divise en deux sortes :

L’innovation d’égarement : c’est la nouveauté qui contredit le Qour-ân et la Sounnah ; et l’innovation de bonne guidée : c’est la nouveauté qui est en accord avec le Qour-ân et la Sounnah.

Cette classification, on la comprend du hadîth de Al-Boukhâri et Mouslim d’après ‘Â-ichah (رضي الله عنها) qui a dit : « Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a dit : « man ahdatha fî amrinâ hâdhâ mâ layça minhou fahouwa radd » [ce qui a pour sens : « Celui qui innove dans notre religion une chose qui n’y est pas conforme, elle est rejetée ») . Ce hadith a été rapporté par Mouslim en d’autres termes à savoir : « man ‘amila ‘amalan layça ‘alayhi amrinâ fahouwa radd » [ce qui a pour sens : « Celui qui fait une œuvre qui n’est pas en accord avec notre religion, elle est rejetée»] . Par sa parole : « mâ layça minhou » [qui a pour sens : « qui n’y est pas conforme»] , le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) a expliqué que la nouveauté est rejetée si elle va à l’encontre de la Loi de l’Islâm et que la nouveauté qui est en accord avec la Loi de l’Islâm n’est pas rejetée.

Cette classification est déduite également de ce qu’a rapporté Mouslim dans son Sahîh, du hadith de Jarîr Ibnou Abdi l-Lâh Al-Bajli (رضي الله عنه) qui a dit : « Le Messager de Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit :

« man sanna fi l-Islâmi sounnatan haçanah, falahou ajrouhâ wa ajrou ma ‘amila biha ba’dahou min ghayri an yanqousa min oujourihim chay ; wa man sanna fi l-Islâmi sounnatan sayyi-ah kâna ‘alayhi wizrouhâ wa wijrou ma ‘amila bihâ min ba’dihi min ghayri an yanqousa min awrâzihim chay » [ce qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah), il en aura la récompense et il aura une récompense chaque fois que quelqu’un la refait après lui sans que rien ne soit diminué de leurs récompenses. Celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah), il se chargera de son péché et il sera chargé d’un péché chaque fois que quelqu’un la refait après lui sans que rien ne soit diminué de leurs péchés» .]

Aussi, dans le recueil de Al-Boukhâri dans le livre la prière surérogatoire des nuits de Ramadan (at-tarâwîh), il est cité ce qui suit : Ibnou Chihâb a dit : « Le Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) est mort et les gens se conduisaient ainsi ». Le Hâfidh Ibnou Hajar  a dit : « C’est-à-dire qu’ils ne faisaient pas la prière surérogatoire des nuits de Ramadan en assemblée ». Puis Ibnou Chihâb dans la suite de sa citation a dit : « Et il en était ainsi à l’époque du califat de Aboû Bakr et pendant la première partie du califat de ‘Oumar (رضي الله عنه) ».

Il y est cité aussi, suite à cet événement que ‘Abdou r-Rahmân Ibnou ‘Abdi l-Qâri a dit ce qui signifie : « Je suis sorti avec ‘Oumar Ibnou l-Khattâb (رضي الله عنه) en une nuit de Ramadan, à la mosquée, alors que les gens étaient en groupes isolés et séparés ; certains faisaient la prière individuellement, d’autres se rassemblaient en petits groupes et faisaient la prière en assemblée, alors ‘Oumar a dit : Je vois que si je rassemble ces gens pour qu’ils soient dirigés par un seul homme récitant le Qour-ân, ce serait mieux. Puis il s’est décidé et les a rassemblés derrière Oubayy Ibnou Ka’b. Une autre nuit, je suis sorti avec lui alors que les gens faisaient la prière derrière celui qui récitait le Qour-ân, ‘Oumar a dit : quelle bonne innovation que voici (ni’ma l-bid’ah hâdhih) ». Fin de citation. Dans Al-Mouwattâ [de l’Imâm Mâlik] figure le terme : « Quelle bonne innovation que celle-ci (ni’mati l-bid’ah hâdhih) ». »

Informations utiles :

– Al-‘Allâmah (l’illustre savant), l’Imâm, le Mouhaddith (transmetteur du hadîth), le Faqîh (spécialiste de la jurisprudence), le Chaykh ‘Abdoul-Lâh Al-Harari Ach-Châfi’i Ach-Chaybi Al-‘Abdari connu sous le nom de Al-Habachi est décédé en 1429 de l’Hégire (رحمه الله). Il était un grand défenseur de la croyance de Ahlou s-Sounnah. De nombreux savants et responsables d’institutions islamiques ont fait son éloge. Parmi eux :

  • Le Chaykh Mouhammad Dhafar (Dâr al-‘ouloûm Amjadiyyah de Karachi au Pakistan) a dit : « L’illustre savant érudit (Al-‘Allâmah al-Kabîr) Al-Hâfidh Al-Mouhaddith (spécialiste de la science du hadîth) l’éducateur et l’honorable Chaykh Abdoullâh Al-Harari connu par Al-Habachi suit le Madh-hab Al-Haqq (l’école de droiture) et marche sur la voie droite, celle des Sahâbah du Messager de Allâh (صلى الله عليه وسلم) , des prédécesseurs vertueux ainsi que leurs successeurs. Puisse Allâh leur accorder à tous encore davantage d’agrément et d’approbation. Et il est un Imâm (guide et référence) très grand, et il est une référence en la religion (houjjatou fi d-Dîn). Il est pieux et vertueux, véridique et sincère. ».
  • Le Mouhaddith des contrées marocaines, le Chaykh ‘Abdou l-‘Azîz Al-Ghoumâri a dit à son sujet :  « Le Chaykh ‘Abdou l-Lâh est juste (‘adl)… Il a des ouvrages dignes de considération et des livres utiles dans l’explication des Lois de Allâh pour les musulmans, qui montrent bien qu’il fait partie des religieux qui ont une grandeur d’âme et qui œuvrent pour la religion de Allâh. Il n’est donc pas permis, après tout cela, qu’on le calomnie dans sa religion, qu’on le discrédite dans sa croyance ou qu’on récuse sa justesse ».
  • Le Chaykh Mouhammad Noûrou d-Dîn Al-Banjari Al-Makki (l’un des Chouyoukh d’Indonésie) a dit de lui : « Concernant la science il est difficile de trouver quelqu’un de semblable au Chaykh ‘Abdou l-Lâh Al-Harari ou quelqu’un qui se rapproche de son niveau ».

– Ici, après avoir donné la définition de l’innovation dans la langue et selon la Loi de l’Islâm, il confirme qu’elle est de deux sortes :

  • La bonne innovation : qui est en accord avec le Qour-ân et la Sounnah.
  • La mauvaise innovation : qui contredit le Qour-ân et la sounnah.

– Ici, le Chaykh Al-Harari (رحمه الله) est sur la voie et l’explication donnée par le grand savant du Salaf, l’Imâm Ach-Châfi’i (رحمه الله) [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici] et [voir : ici].

– Puis il argumente en mentionnant des hadîth et la célèbre parole de ‘Oumar Ibnou l-Khattâb rapporté par l’Imâm Al-Boukhâri [voir : ici] et l’Imâm Mâlik [voir : ici].

– Et comme l’a mentionné le Chaykh, le prophète (صلى الله عليه وسلم) a lui même enseigné qu’une innovation peut être bonne et récompensée par sa parole qui a pour sens : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition (sounnah) en aura la récompense et l’équivalent de la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs récompenses ne soient diminuées en rien ; et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition (sounnah) se chargera de son péché et de l’équivalent du péché de ceux qui œuvreront avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien. » (Rapporté par Mouslim) [Retrouvez l’article : ici].

– Quant au hadîth rapporté par Mouslim qui comprend les termes : ” وكل بدعة ضلالة ” (wa koullou bid’atin dalâlah), ce qui est visé par “koullou” dans ce hadîth est “la plupart” des innovations comme l’ont expliqués les savants de l’Islâm. [Voir la citation de l’Imâm An-Nawawi à ce sujet : ici]

– Dans la suite le son ouvrage le Chaykh Al-Harari (رحمه الله) fait l’éloge de la célébration du Mawlid [Retrouvez l’article : ici].

– Retrouvez d’autres paroles de savants concernant les bonnes innovations : ici.

 

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